
Paris - Statue République - Bas-relief de Léopold Morice - Abolition de l'esclavage - 4 mars 1848
1875 PARIS. - Bas-relief de la Statue de la République (4 mars 1848) ND Phot
Ce dixième bas-relief de la statue de la République commémore le 4 mars 1848, date de l'abolition de l'esclavage, en ce qui concerne la France.
Dans le droit fil de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen qui stipule que : « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » un premier décret d'abolition de l'esclavage avait été promulgué le 4 février 1794. Une autre raison, sous-jacente, était l'espoir de mettre fin à l'agitation qui régnait en Haïti, et d'éviter son indépendance.
La décision mécontente évidemment les planteurs qui y voient surtout le risque d'une forte diminution de leurs revenus.
En 1802, Napoléon Bonaparte, alors Premier Consul, annule le décret et rétablit l'esclavage dans un certain nombre de colonies. En fait, la restriction sera contournée, et l'esclavage reprendra dans l'ensemble des territoires.
La question ne progressera que faiblement par la suite, l'opposition des planteurs ne permettant qu'une série de mesures visant à " humaniser " la condition des esclaves.
En 1846, Louis-Philippe abolit l'esclavage à la Martinique et à la Guadeloupe.
C'est Victor Schoelcher qui va réellement être la cheville ouvrière du décret d'abolition. Depuis 1831, il défend l'idée selon laquelle l'esclave est avant tout un homme, et que cela même conduit à supprimer l'esclavage. Il écrit articles et ouvrages sur le sujet, organise une pétition et multiplie les actions pour faire aboutir son projet.
A la chute de Louis-Philippe, en février 1848, alors qu'il est au Sénégal, il décide de regagner Paris. Arago le nomme alors sous-secrétaire d'Etat chargé des colonies et des mesures relatives à l'esclavage.
Enfin, le 4 mars 1848, le Gouvernement provisoire de la République promulgue le décret qui nomme Victor Schoelcher Président de la Commission d'abolition de l'esclavage.




















