Kiosques à Musique

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JeanMarc
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Kiosques à musique de A à E
Kiosques à musique de F à L
Kiosques classés par Départements
Kiosques à Musique — Petits Plus

LIÉVIN - Église, Kiosque et Salle des Fêtes du n°3 des Mines de Lens
(PAS DE CALAIS)
La commune de Liévin qui, en 1850, ne compte guère plus d'un millier d’habitants, prend une expansion considérable à partir de l’ouverture de plusieurs fosses houillères et de leur exploitation par la Compagnie des Mines de Liévin fondée le 1er décembre 1862 qui en a obtenu la concession. Sept fosses sont ainsi mises successivement en exploitation, la fosse n°3 ayant été, quant à elle, ouverte préalablement par la Compagnie de Lens le 28 juin 1858, puis concédée à partir du 15 septembre 1862 à la Compagnie de Liévin.

Plan de Liévin en 1950-1955
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Plan de Liévin en 1950-1955 (détails)
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Près de la Fosse n°3 dite de la Compagnie des mines de Lens, une cité ouvrière prend naissance, suivie par la construction de l’Ecole Saint-Amé en 1875 pour un coût de cent mille francs et par l’édification d’une école de garçons et d’une école de filles, pour cent dix-huit mille cent soixante francs, le tout financé par la Compagnie des Mines de Liévin.

Liévin - Eglise Saint-Amé — Ecole des garçons place Saint-Amé et Fosse n° 3 des Mines de Lens
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Fondée en 1863, l’Harmonie des Mines de Liévin, dont les membres sont recrutés au sein des travailleurs de la mine, va compter plus de cent musiciens. Quatre professeurs sont chargés de la formation de ceux-ci : deux pour l’étude du solfège, deux pour les instruments. Un pavillon est spécifiquement construit pour accueillir la musique et pour y dispenser les cours et les répétitions ; selon toutes vraisemblances, cette Salle de l’Harmonie est située sur le futur square Henri Barbusse donnant sur la rue Jean-Baptiste Défernez.
Le lundi 29 août 1864, au concours musical d’Arras, la toute nouvelle Harmonie de Liévin, classée en troisième division, gagne un troisième prix et une médaille d’argent. En juillet 1869, classée en 4e division, l’Harmonie obtient le 1er prix et une médaille de vermeil ; en juin 1875, au concours de Rouen, hissée en 1ère division, le 1er prix d’exécution, le 2e prix de soli et le 1er prix de solo lui sont attribués.
L’Harmonie va ainsi de succès en succès, remportant les meilleurs classements : au concours de Guise de 1886, tous les premiers prix tombent dans son escarcelle, la propulsant en division d’excellence. Mêmes résultats à Dieppe en juin 1888, à Abbeville en 1890, à Reims en août 1892…
En 1894 elle est dirigée par Gustave Renard à la tête de 85 exécutants.

Dès les années 1890, des Kiosques à musique en bois, démontables, sont édifiés à Liévin pour les musiciens de l’Harmonie, mais également pour les autres formations musicales, dont la Société Chorale de Liévin et la Fanfare municipale dite la Liévinoise fondée en 1899. L’un de ces kiosques est monté régulièrement sur la Grande place du Marché devenue la place Gambetta.

Liévin - Le Marché place Gambetta et Kiosque à musique — Place du marché et pylone d'exercice des sapeurs-pompiers
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Un second kiosque, plus solidement construit, est dressé en permanence depuis le début des années 1900, devant la Salle de la Grande Harmonie : de forme octogonale, sa structure est constituée de troncs d’arbres et sa toiture de zinc est surmontée d’une lyre.

Liévin - Kiosque à musique et salle de la Grande Harmonie des mines de Liévin — Salle de musique de l'Harmonie des Mines de Liévin
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Un autre Kiosque à musique, bâti cette fois-ci en dur, est érigé en 1905-1906, sur le square aménagé face à l’Ecole des filles et à l’Eglise Saint-Amé.
De forme octogonale, ses colonnes en fonte supportent sa toiture zinguée surmontée d’une lyre ; son garde-corps en fer forgé est fixé sur un soubassement en pierres et briques.

Liévin - Kiosque et Eglise de la Fosse n°3 des mines de Lens — Place Saint-Amé, Kiosque, Eglise et Fosse n°3
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Liévin est occupé par les allemands à partir du 4 octobre 1914. La quasi totalité de la ville est reprise en avril 1917 par les britanniques qui, en fait, ne récupèrent qu’un vaste champ de ruines. Trois cent tués sont à déplorer ; écoles, églises, mairie, maisons, kiosques à musique, fosses, tout est détruit ; la reconstruction sera laborieuse.
Alors que Liévin n’a pas encore redressé ses ruines, Léon Degréaux, maire de 1919 à 1925, réunit son conseil municipal le 11 septembre 1920, afin de décider de la construction d’un Monument à la mémoire des Enfants de Liévin morts pour la France. Un premier crédit de 2.500 francs est voté à cet effet. L’architecte Jean Goniaux (1883-1948) est chargé par la municipalité de dresser les devis et plans de cet édifice qui sera, en fait, financé grâce aux subsides alloués pour les dommages de guerre. La municipalité, en date du 8 mars 1923, entérine le projet, chiffré à 61.276, 95 francs, comprenant outre le monument, l’aménagement d’un square public entouré de balustrades destiné à l’accueillir. Un devis complémentaire d’un montant de 41.305,11 francs est approuvé le 22 octobre 1924. Les travaux sont réalisés par l’entrepreneur liévinois M. Delmoitiez, la sculpture est réalisée par André Lahoust (1843-1924). La facture finale s’élève à 98.360 francs, et l’inauguration du monument a lieu le 21 octobre 1923, sur le Chemin départemental n°58 d’Acq à Lens, future rue Jean-Baptiste Defernez prolongée de la rue Jean-Jaurès. En 1976, le monument aux morts sera transféré de la rue Jean-Jaurès au square Henri Barbusse, devant l’ancienne Salle de la Grande Harmonie.

Liévin - Ruines de l'Eglise Saint-Amé — Monument aux morts 1914-1918
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En 1923, un Jardin public est créé à l’angle de la rue du docteur Biat et de la rue du 4 septembre. Financée par la fondation humanitaire américaine Kindergarden, La Maison de Tous, dont la première pierre est posée le 2 septembre 1925, est inaugurée dans le Jardin public le 29 Mai 1927, lequel est baptisé Jardin Jules Bédard, du nom de l’ancien maire de Liévin de 1925 à 1929.
L’Eglise Saint-Amé est reconstruite en 1935.
Liévin n’ayant plus de kiosques à musique depuis leur destruction de 1914-1917, la municipalité en décide, en 1935, la construction d’un nouveau dans le Jardin public.
Inauguré en 1936, ce kiosque de forme octogonale, dénommé ultérieurement Honeste Citras en hommage au tambour-major de l’Harmonie des mines, est accessible au moyen d’un escalier de quatre marches ; son soubassement en pierre est entouré d’une balustrade de fer forgé ; ses colonnes de fonte supportent sa couverture zinguée.


Liévin - Les Ecoles, la Maison de Tous et le nouveau Kiosque à musique du Jardin public — La Maison de Tous
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Une copie du monument aux morts, réalisée en bronze en 2006 par la Fonderie de Mouscron, est inaugurée le 8 mai 2007 face au Kiosque à musique, dans le jardin Public.
Kiosque toujours en place.

voir ici, le Jardin public de Liévin et son Kiosque à musique, aujourd'hui. (1/4) (2/4) (3/4) (4/4)
Liévin - Eglise, Kiosque et Salle des Fêtes du n°3 des Mines de Lens (1908).jpg
Liévin - Eglise, Kiosque et Salle des Fêtes du n°3 des Mines de Lens (1908).jpg (212.62 Kio) Vu 667 fois
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17 juin 1894 — L’Harmonie des Mines de Liévin en concert à Valenciennes
— Aux fêtes de la Croix Rouge à Valenciennes, l’Harmonie donne un concert complet :
Première partie : 1. Zanetta, ouverture. Auber. — 2. Roméo et Juliette, fantaisie. Gounod. — 3. Célèbre Menuet. Boccherini. — 4. Thème varié pour saxophone soprano. Mayseder. — 5. Réformation, 5e symphonie. Mendelssohn.
Deuxième partie : 6. Lohengrin, marche nuptiale. Wagner. — 7. Jérusalem, fantaisie. Verdi. — 8. Yedda, fantaisie sur ballet. Olivier Métra. — 9. Symphonie pastorale. Beethoven. — 10. La Livry, polka pour 14 clarinettes. Pirouelle.
Après le concert, grand bal.
La réception de la musique aura lieu à 4 heures 53 à la gare. Elle exécutera des pas redoublés pendant le parcours de la gare à la place. Itinéraire : rue Ferrand, rue de Paris, Place d’Armes.

12 juillet 1896 — La Grande Harmonie des Mines de Liévin dirigée par Gustave Renard donne un concert sur le kiosque de la fosse n°1
— A Liévin. A l'occasion de la Fête nationale, mardi prochain, la grande harmonie des Mines de Liévin, dirigée par M. Gustave Renard, donnera un concert, vers 5 heures du soir, sur le kiosque de la fosse n°1. Voici le programme des morceaux qui seront exécutés : Allegro militaire (X...). — Menuet (Provent). — Fête aux flambeaux, 1er prix d'exécution au concours d’Arras (Wettge). — Valse. — Péché mignon, polka (V. Lentil). — Air varié (G. Renard). — Réformation symphonie, 1er prix d'honneur au concours d'Arras (Mendelsohn). — Concerto pour 15 clarinettes (Wettge). — Hymne national.

11 septembre 1898 — La Fête patronale de Liévin sur la Grande place Gambetta
— Fête patronale. Les demandes d’emplacement pour jeux divers ont été nombreuses et la fête promet d’avoir cette année le plus grand succès.
En effet, il y aura sur la place un cirque superbe, un beau théâtre, un grand musée, divers panoramas, plusieurs manèges de chevaux de bois et vélocipèdes, deux salons d’hypnotisme, sans compter une multitude d’autres jeux.
A cette occasion, la Compagnie du chemin de fer de Lens à Frévent organisera plusieurs trains supplémentaires, lesquels partiront à des heures tardives.
L’on ne doute pas de l’affluence considérable des visiteurs qui descendront pendant ces jours de fête à Liévin.
D’avance ils peuvent compter sur le meilleur accueil qui leur sera réservé par les habitants de la ville de Liévin, toujours si sympathique en pareille circonstance.


23 juillet 1899 — Fondation de la Fanfare Liévinoise
— La commission de la fanfare est définitivement constituée : elle se compose de M. Edouard Defernez maire, conseiller d’arrondissement, président ; chef, M. Philippe ; sous-chef, M. Henri Philippe ; secrétaire, M. Canat ; trésorier, M. Sceaux ; archiviste, M. Thobois ; membres, MM. Urbal, Delhart, Playet, Vanderschueteren, Corbeil, Fauvergue, Machez, Monscourt.
Cette jeune et déjà vaillante société compte actuellement plus de quarante exécutants, et elle se propose de se rendre au concours l’an prochain. Son exécution a été très applaudie à la fête du 14 juillet.

29 juin 1902 — Festival musical de Liévin. Cinq Kiosques à musique sont construits lors cette grande manifestation
16 avril 1902 — Premières annonces du festival de Liévin
— Liévin. Un festival de musiques d'harmonie, de fanfares et de trompettes, avec tir à la cible chinoise, organisé avec le concours de l'administration municipale, aura lieu le 29 juin.
Une médaille commémorative sera remise à chaque société participante.
A l'issue du festival, il sera procédé, dans la salle des fêtes de la mairie, au tirage au sort des primes en espèces qui se montent à près de 2.000 francs.
16 juin 1902 — Programme du festival liévinois
— 43 sociétés de musique et 44 compagnies de sapeurs-pompiers prendront part au festival qui aura lieu à Liévin le 29 de ce mois.
Le comité d'organisation vient de décider que les musiques se feront entendre sur 5 kiosques placés : 1. à la cité du numéro 3 de Liévin ; 2. à la cité de la Plaine ; 3. dans le quartier de la gare du tramway ; 4. près de la fabrique et 5. Place Gambetta.
Pour les sapeurs-pompiers, 8 cibles seront dressées sur divers points de la Ville.
Le défilé se fera par colonnes de façon à en abréger le parcours et à donner satisfaction aux sociétés qui se sont souvent plaintes du long trajet qu’on leur a imposé dans les précédents festivals.
Voici la liste des sociétés qui prendront part au festival de Liévin.
Sociétés musicales. — 1. Fanfare communale de Choques ; 2. Fanfare républicaine des Enfants de Leforest ; 3. Fanfare municipale de Fouquières-les-Lens ; 4. Fanfare la Cécilienne d’Inchy-en-Artois : 5. Trompettes d'Hénin-Liétard ; 6. Fanfare la Concorde de Thumeries ; 7. Fanfare municipale de Dourges ; 8. Harmonie municipale des Sapeurs-pompiers de Béthune ; 9. Fanfare fraternelle de Barlin ; 10. Harmonie de Méricourt ; 11. Fanfare Saint-Pierre de Santes ; 12. Harmonie La Jeune France de Bully ; 13. Fanfare la Cécilienne de Diéval ; 14. Trompettes de Wahagnies ; 15. Trompettes de Camphin-en-Carembault ; 16. Fanfare municipale de Wingles ; 17. Fanfare municipale d'Ablain-Saint-Nazaire ; 18. Fanfare municipale de Neuville-Saint-Vaast ; 19. Fanfare municipale de Méricourt ; 20. Les Trompettes La Jeune France de Bruay ; 21. Grande Harmonie des Mines de Liévin ; 22. Harmonie municipale d'Avion ; 23. Fanfare le Réveil musical de Divion ; 24. Fanfare la Jeunesse de Loison ; 25. Fanfare Ouvrière municipale de Lens ; 26. Fanfare l‘Avenir musical de Noyelles-sous-Lens ; 27. Grande Fanfare des Mines de Lens ; 28. Harmonie la Renaissance d'Auchy-lez-La Bassée ; 29. Fanfare des Sapeurs-Pompiers d’Hénin-Liétard ; 30. Harmonie la Concorde de Libercourt ; 31. Harmonie municipale de Vimy ; 32. Chorale St-Edouard de Loos-en-Gohelle ; 33. Fanfare la Renaissance de Labuissière ; 34. Harmonie La Jeunesse musicale d’Auchy ; 35. Fanfare de Violaines ; 36. Fanfare La Concorde de Loos-en-Gohelle ; 37. Harmonie des Enfants de la Plaine de Lens ; 38. Fanfare de Leforest ; 39. Fanfare municipale d’Auby ; 40. Fanfare municipale de Chocques ; 41. Fanfare de Guesnain ; 42. Fanfare de Vendin-le-Vieil.
28 juin 1902 — Déroulé du festival de Liévin
— Demain dimanche 29 juin aura lieu dans cette ville le festival de musique et la fête militaire organisée par la municipalité ; 92 sociétés y compris musiques et pompiers y assisteront.
A deux heures et demie du soir aura lieu le long de la rue François Courtin, rue Montgolfier et rue Germain Delbecque, la revue des Sociétés par la municipalité, le comité et le jury.
Le commencement de la revue sera annoncé par trois coups de canon.
Aussitôt la revue terminée, le cortège se formera en cinq groupes et partira dans l’itinéraire suivant :
1er Groupe. — Kiosque de la place du Tramway. — Rue François Courtin, rue J.-B. Defernez, (centre), rue Faidherbe, place Gambetta, rue Victor-Hugo, place Lamartine, rue Chanzy, rue Hoche, rue J.B. Defernez. Dislocation place gare du tramway.
2e Groupe. — Kiosque de la rue J.B. Defernez. — Même parcours que le 1er groupe. Dislocation à l’arrivée de la fin du groupe au côté droit du Kiosque.
3e Groupe. — Kiosque de la cité numéro 3, rue Thiers. — Même parcours jusqu’à la rue Defernez, puis rue de Lens et rue Thiers. Dislocation au Kiosque n°3.
4e Groupe. — Kiosque de la rue G. Delebecque. — Même parcours jusqu’à la rue Defernez puis rue Saint-Amé, rue Abregain, rue Montgolfier, rue G. Delebecque. Dislocation au Kiosque Delebecque.
5e Groupe. — Kiosque place Gambetta. — Rue François Courtin, rue J.-B. Defernez, rue Faidherbe, pourtour de la place Gambetta. Dislocation place Gambetta.
Après le défilé, les sapeurs-pompiers se rendront aux cibles qui leur auront été désignées et les musiques aux Kiosques ci-dessous.

16 juillet 1902 — Résultats du festival de Liévin
— Sociétés primées :
Harmonie de Wimy, Menestrel Saint-Pierre-de-Loos, Fanfare la Concorde de Thumeries, Harmonie des Enfants de la plaine de Lens, Sapeurs-pompiers de Neuville-Saint-Vaast, Fanfare d'Ablain Saint-Nazaire, Fanfare municipale d'Hénin-Liétard, Chorale Saint-Edouard de Loos-en-Gohelle.

Liévin - Le Kiosque et la Salle des Fêtes
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31 août 1902 — Concert de la Liévinoise Kiosque place Gambetta
— Dimanche 31 août, à 5 heures du soir, la Fanfare municipale La Liévinoise donnera un grand concert sur le kiosque de la place Gambetta. Programme :
Les Bourguignons salés, allegro. Grillet — Jeanne Maillotte, ouverture. Reynaud. — Un Festival dans la forêt, fantaisie. Borrel. — Thérésen, grande valse. C. Faust. — La Fille du Tambour-Major, fantaisie. Offenbach. — Les Vêpres siciliennes, fantaisie. Verdi.

24 octobre 1918 — « Ballade » dans les ruines de Liévin ; la salle des fêtes de l’Harmonie n’est plus qu’un squelette
— Le lieutenant Paul Phalempin, actuellement en convalescence dans le Pas-de-Calais, à la suite de graves blessures reçues en combat aérien, a pu se rendre à Liévin et à Lens.
Voici quelques passages de la lettre qu’au retour de ce poignant pèlerinage il adressait à M. Dumont, conseiller municipal de Lens, actuellement attaché à l’administration du journal La France Envahie.
(…) à la sortie vers Liévin, là où passèrent longtemps les premières lignes, les maisons sont complètement rasées ; voici les ruines d‘une église : tout auprès, sur un large pan de mur qui subsiste, on lit encore Ecole Jean Macé, Ecole La Fontaine. Deux cent mètres plus loin, nous traversons les anciennes lignes allemandes, nous gravissons une côte : Liévin est à nos pieds ; j’ai encore dans les yeux la vision d'autrefois : la ville vivante et dont l’activité se manifestait par des milliers de fumées blanches et noires : j’ai encore dans les oreilles le bruit infernal qui nous saisissait là, bruits mêlés dc roulements de fers entrechoqués, de soufflements de machines... Plus rien : le silence lourd et plus une fumée, si, une seule, légère : c’est le terri de la fosse n° 1 qui continue de brûler... Nous voudrions descendre vers l’arrêt de Bully, mais le pont sur la ligne de chemin de fer est détruit ; nous tournons, nous suivons une route bordée de maisons affaissées parmi lesquelles des soldats anglais circulent ; nous tournons encore pour descendre vers le centre de la ville ; toutes les maisons sont atteintes ; à gauche, la salle des fêtes de l’Harmonie n’est plus qu’un squelette ; à droite, la fosse n°1 a gardé aussi ses molettes ; sur un pan de mur, on lit : Ateliers. Le croisement de cette rue avec la rue J.-B. Defernez a particulièrement souffert ; les maisons n‘existent plus ; plus loin la place sillonnée de tranchées est toute couverte d’herbes... Je remonte vers Lens ; à droite, à gauche, sur les murs des bâtiments en ruines, je lis : Pharmacie, Café du Centre, la maison Pollet vend de tout… Voici les restes des grands bureaux, voici la gare sur laquelle on lit encore : Liévin-station... Nous continuons d’avancer toujours au milieu des maisons minées jusqu’à un passage à niveau ; là, nous arrêtons ; la route devient impraticable.
(Bulletin des réfugiés du Pas-de-Calais 24 octobre 1918)

Liévin - Kiosque et église du n°3 des mines de Lens — Les ruines place du Marché en 1918
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2 au 4 septembre 1939 — Concours international d’accordéons organisé par la Symphonie ouvrière des accordéonistes liévinois.
— Le comité d'organisation du concours international d'accordéons organisé par la ville de Liévin (Pas-de-Calais) et la Symphonie ouvrière des accordéonistes liévinois, les 2, 3 et 4, septembre 1939, nous informe de l'accueil enthousiaste que reçoit ce concours. De toutes parts affluent les adhésions et la participation d'émérites virtuoses de France et de Belgique est assurée. Ce sera donc un régal artistique d'entendre les as du piano à bretelle interpréter les plus belles œuvres de la musique populaire.
Aussi, pour faciliter le classement par divisions (hors concours honneur excellence amateurs juniors et débutants), le comité a demandé au président du jury, M. Emile Van Herck, de fixer les titres des morceaux imposés.
Rappelons que plusieurs milliers de francs de primes, objets d'art, coupes, médailles, diplômes, etc. sont à répartir entre les lauréats.
La clôture des adhésions étant imminente, écrire d'urgence à la mairie de Liévin (Pas-de-Calais), section du concours international d'accordéons.


Liévin - Vue panoramique du Jardin public et du Kiosque à musique — Symphonie ouvrière des Accordéonistes liévinois
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Sociétés musicales actives à Liévin en 1909 :
Grande Harmonie des mines, fondée en 1863, président Simon, direction Gustave Renard, 104 exécutants ;
La Liévinoise (fanfare municipale), fondée en 1899, président Lamendin, maire, direction Philippe, 58 exécutants.
Symphonie Mozart, direction Louis Fénelon.
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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

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LIGNY-EN-BARROIS - Kiosque et Allée Principale du Parc
(MEUSE)
La châtellenie de Ligny sur l’Ornain appelée en l’an 962 Lineium super fluvium Orneum, possession des comtes de Champagne au XIIe siècle, passe aux mains des comtes de Luxembourg en 1231. Pendant les deux siècles suivants, ceux-ci font édifier des fortifications autour de la cité au centre de laquelle ils installent leur Château.
En 1549 la cité adopte l’appellation de Ligny-en-Barrois.
Le 6 novembre 1719, Charles-François-Frédéric de Montmorency-Luxembourg (1662-1726) vend la Ville, le Château et le Comté de Ligny et toutes ses dépendances, à Léopold 1er, duc de Lorraine (1679-1729), moyennant le prix de
deux millions six cent mille livres frans deniers dont deux cent mille livres de pot de vin, le tout en argent de France.
François III de Lorraine (1708-1765), fils de Léopold et vice-roi de Hongrie, est contraint par Charles VI, roi de Hongrie, en 1737, d’échanger son duché de Lorraine contre le grand-duché de Toscane. Le bénéficiaire de cette transaction n’est autre que le beau-père de Louis XV, Stanislas Leszczynski, roi de Pologne (1677-1766).
Le 25 juin 1746, Stanislas signe un arrêté du conseil des finances, ordonnant la démolition du
Château des Luxembourg, afin de faciliter l’abord de la ville. En lieu et place de celui-ci, une nouvelle rue est percée, la rue Royale (la future Grande-Rue devenue rue de Strasbourg) allant de la porte de Nancy (vis-à-vis du nouveau pont sur l’Ornain) au futur Hôtel de ville édifié en 1749 (place Royale devenue place Nationale puis de la République). Dans le même temps, les fortifications suivent le sort du château, les pierres extraites lors des démolitions servant pour la construction des nouveaux bâtiments de la ville. De 1747 à 1756, les fossés de la cité, comblés, sont acensés à des particuliers.
Un second arrêt du roi Stanislas, daté du 5 janvier 1748, décide que le parc du Château qui longe l’Ornain au sud de la Ville, sera conservé et transformé en promenades publiques. A cette époque, celles-ci, d’une superficie de huit hectares, étaient, en grande partie, plantées de noyers, bientôt remplacés par marronniers et tilleuls.


Plan de Ligny-en-Barrois en 1840
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Alors qu’il se rend, en février 1748, à la cour du roi Stanislas au château de Lunéville, messire François-Marie Arouet de Voltaire, en compagnie de sa maîtresse Emilie du Châtelet, fait une halte à Ligny au cours de laquelle, en quelques octosyllabes, il esquisse une description du Parc linéen qu’il a rapidement visité après avoir, semble-t-il, fait bombance à l’Hôtel du Lion d’Or :
Nous cheminâmes vers ces tours
où logeaient les vieux Luxembourg.
Assis au bas de la montagne,
Ligny ce pays de cocagne,
offre à l'oeil un tableau charmant ;
Son parc, qui plait assurément
par son assiette et son espace,
aurait encore meilleure grâce
et serait souvent fréquenté,
s'il avait plus de propreté,
car c'est toujours un vrai dommage,
de négliger pareil ouvrage.
(extrait de Voyage historique et pittoresque sur les ruines de Nasium… Ranxin 1825 et de Chroniques Barroises du IV-XIXe siècle. Baillot 1847)

Ligny en Barrois - Entrée du parc, allée des Tilleuls — Un coin du Jardin Anglais
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En 1835, les guides de voyage indiquent que les promenades du parc de l’ancien château passent pour les plus belles et les plus agréables du département.
La fête patronale linéenne est instituée dès cette époque. Elle a lieu chaque année, à l’occasion de l’Ascension, donc généralement au mois de mai, et se déroule sur plusieurs jours dans Le Parc des Luxembourg. Jeux, concours, concerts, tir, installation de baraques foraines, théâtre, y attirent un public toujours nombreux.
En 1879-1880, la municipalité fait aménager une partie du Parc des Luxembourg en Jardin anglais, en bordure de l’Ornain. A la belle saison, des concerts y sont régulièrement donnés par la musique de Ligny.

Fondée en 1873, la Fanfare de Ligny-en-Barrois, en plus de ses prestations musicales lors des festivités linéennes, participe à de fréquents concours et festivals musicaux On la voit ainsi se produire à l’Exposition universelle le 15 juillet 1878, au Concours musical du XVIIe arrondissement de Paris en juin 1895, au Concours de Versailles de juin 1900 ou encore au Festival de Montreuil de juillet 1902 où elle obtient les 1ers prix de lecture et d'exécution et le 3e prix d'honneur.

Ligny en Barrois - Fêtes de l'ascension mai 1880 — Concert de la Fanfare, dirigée par Simonin, le 23 septembre 1891 — Fête patronale mai 1881
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Le premier chef de la Fanfare de Ligny connu, Charles-Victor Simonin (1855-1901), connaitra un fin tragique. Dès avant 1889, à la tête d’une quarantaine de musiciens, il dirige, sans histoire, cette phalange qui évolue en seconde division. Egalement secrétaire de la mairie de Ligny et trésorier de la société de secours mutuel, Simonin est très apprécié de ces concitoyens jusqu’en février 1901 où, rattrapé par la justice, il est écroué à Bar-le-Duc pour abus de confiance au préjudice de la ville, ayant « mangé la grenouille », une « grenouille » d’environ 3.000 francs. Simonin puisait régulièrement depuis 1898 dans les caisses municipales, soustrayant les indemnités destinées aux indigents ; en outre, il prélevait sa « quote-part » sur la caisse mutuelle.
Condamné à six mois de prison le 23 avril 1901, il est incarcéré à Saint-Mihiel. Le 1er mai 1901, il est retrouvé assassiné, à coup de barres de lit en fer, par son co-détenu Léon-Honoré Liégeois, lequel venait d’être condamné à dix ans de travaux forcés. Liégeois est condamné, le 18 juillet 1901, à la peine de mort par la Cour d’assises de la Meuse, peine commuée en prison à vie par le président Emile Loubet.

Le nouveau chef de la Fanfare linéenne, M. Laporte, prend ses fonctions dès juin 1901. M. J. Dorr lui succède l’année suivante, gardant la direction de la musique jusqu’en 1906 pour rejoindre l’Harmonie de Sens en 1908. A partir de 1907, M. Rières reprend la baguette de la formation.
Un premier
Kiosque à musique est édifié dans le Parc au tout début des années 1900. De forme circulaire, ce kiosque, très rustique, accessible au moyen d’un escalier de cinq ou six marches, est constitué de pierres et ne possède ni rambarde, ni toiture.

Ligny en Barrois - Le premier Kiosque à musique rustique vers 1900
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A proximité du front (Saint-Mihiel et Apremont sont sous l’occupation allemande à moins de 20 kilomètres), Ligny-en-Barrois, pendant le conflit 1914-1918, accueille en permanence des troupes françaises et bientôt américaines, chargées du ravitaillement ou de rapatrier des blessés. Des campements militaires sont installés notamment dans le Parc municipal.

En 1919, les concerts de la Fanfare de Ligny reprennent, dirigés par Socrate-Antoine Gonnand, musicien qui y était engagé depuis 1908, lequel mènera la phalange jusqu’à sa retraite en décembre 1938.

Mandatée par la municipalité, la commission des chemins et promenades de Ligny dresse un rapport concernant la réfection totale du Kiosque à musique qui est tombé en totale décrépitude. Le Conseil municipal, mené par Jean Marie Eugène Husson, notaire de Ligny depuis 1902, maire de 1912 à 1940, décide, en sa séance du 22 avril 1922, de procéder à sa reconstruction. Un crédit de 4.000 francs est ouvert à cette fin.
A peine un mois plus tard, le 31 mai 1922, Husson informe le conseil que
les travaux de reconstruction du Kiosque de la Musique dans la promenade publique du Parc sont en voie d'achèvement ; le président de la Fanfare, M. Gillard, également conseiller municipal, obtient qu’un éclairage électrique soit installé sur le kiosque pour les concerts diffusés tous les samedis soir ; un devis de 1.200 francs est accepté par la municipalité pour ces travaux qui seront réalisés par la Société d'énergie électrique de Meuse et Marne.
Le nouveau
Kiosque à musique, dont le soubassement est en pierre, de meilleur aspect que le premier, de forme octogonale, est surmonté de lampadaires à chacun de ses huit angles ; accessible au moyen d’un escalier de six marches, il ne dispose toujours pas de toiture ni de garde-corps. Une rambarde basse sera toutefois installée ultérieurement puisqu’en avril 1930, à la demande de M. Martelot, conseiller municipal, l'entourage du kiosque de la musique fait l’objet d’une remise en peinture en même que les grilles et portes du Parc.

Des demandes de riverains du Parc, tendant à obtenir l’ouverture d’une porte donnant directement accès sur la promenade, à partir de leurs jardins privatifs, sont régulièrement rejetées par la municipalité. Ainsi, le 21 juillet 1922, Armand Lécullée, heureux propriétaire d’une maison située au bord du Parc, voit sa requête repoussée par le Conseil, au motif qu’une précédente réclamation du même ordre, provoquée par un certain Michaux, s’est terminée par un procès avec la Ville.

En 1921, le choix d’un monument aux morts à ériger à Ligny-en-Barrois soulève les passions. Au point qu’en juillet 1921, le maire Eugène Husson, n’ayant pas obtenu la majorité pour l’œuvre qu’il avait préconisée, démissionne de son poste. Il reprend cependant ses fonctions le 31 juillet, à la suite de nouvelles élections, et parvient à imposer la sculpture « Soldat tué », œuvre de Gaston Broquet (1880-1947) qui sera exposée au Salon des Artistes Français sous le n° 3235.
Ce monument d’un coût de plus de 70.000 francs, y inclus une subvention de l’Etat de 5.600 francs, composé du bronze de Broquet érigé sur un socle-autel de l’architecte Georges Hardelay est inauguré le 7 octobre 1923 en présence de Raymond Poincaré et du fameux ministre de la guerre Maginot, sur l’allée centrale du Parc municipal de Ligny,
en avant du grand massif du Jardin Anglais.

Le grandiose palais du Trocadéro édifié à l’occasion de l’Exposition universelle de 1878, détruit en 1935 pour faire place au palais de Chaillot, laisse derrière lui un grand nombre d’orphelines, statues qui ornaient ce chef d’œuvre. Deux de celles-ci, qui étaient exposées sur le haut du portique au-devant de l’édifice, sont transportées en 1936 à Ligny-en-Barrois, et installées dans le Parc, devant l’esplanade menant au monument aux morts : l’allégorie de « l'Anthropologie », réalisée par Georges Clère (1829-1895), et celle de « la Chimie », due au sculpteur Hyacinthe Chevalier (1825-1895).

Ligny en Barrois - Entrée du Parc, statues allégoriques anciennement au Palais du Trocadéro ; au fond, monument aux morts — Le Monument aux morts 1914-1918
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Depuis 1936, Kiosque à musique, Monument aux morts et Statues allégoriques sont restés en place et le Parc des Luxembourg au bord de l’Ornain reste une promenade agréable pour les linéens, la municipalité ayant certainement écouté les pertinentes remarques de messire de Voltaire…
Kiosque toujours en place.

voir ici, Parc municipal de Ligny-en-Barrois et son kiosque à musique, aujourd'hui. (1/6) (2/6) (3/6) (4/6) (5/6) (6/6)

Ligny-en-Barrois - Kiosque et allée principale du Parc (1929).jpg
Ligny-en-Barrois - Kiosque et allée principale du Parc (1929).jpg (272.42 Kio) Vu 645 fois
publié par Jean-Marc

29 avril 1883 — Fête patronale du 6 mai 1883
— M. le Maire de la ville de Ligny prévient le public que la fête de ladite ville aura lieu le dimanche 6 mai prochain. — Elle se tiendra au Parc comme les années précédentes.
Il y aura divertissements de toutes sortes : théâtres, cirque, chevaux de bois, vélocipèdes, tirs divers, bals, etc.

27 mai 1895 — Des buvettes sont installées dans le parc lors de chaque fête
— Ligny. Dans la nuit du 26 au 27 mai dernier, des malfaiteurs se sont introduits, par effraction, dans une buvette qu'un nommé Noël avait fait construire dans le Parc de la ville à l'occasion de la fête patronale, et y ont soustrait onze litres de liqueur. Les premières recherches faites par la gendarmerie pour découvrir les coupables furent infructueuses, mais la ténacité de ces derniers dans leurs recherches vient de leur permettre d’établir la culpabilité des nommés Duvoy et Dusseaux, tous deux repris de justice actuellement en fuite.
Le brigadier Morge et le gendarme Lavisse ayant appris indirectement que ces liqueurs avaient été bues en partie chez le frère de Duvoy, informèrent la commissaire de police qui se transporta immédiatement avec ses agents au domicile dudit Duvoy, où une perquisition en règle a fait découvrir dans une armoire fermée à clef quatre litres des liqueurs volées et trois litres ayant contenu de ces liqueurs,
Duvoy, interrogé, a déclaré que ces liqueurs avaient été apportées chez lui pendant la nuit par son frère et par Dusseaux.
Procès-verbal a été dressé.

1er juillet 1899 — Le Concert de la Fanfare prévu dans le Parc, transféré place Nationale
— Fanfare de Ligny. Par suite de la pluie qui avait tombé toute la nuit du samedi au dimanche, le concert que la Fanfare devait donner au Parc, à 2 heures et dont nous avons publié le programme dans notre dernier numéro, a eu lieu sur la place Nationale.
Malgré l’absence de huit musiciens empêchés pour cause de maladie, ou par les réunions de famille (c‘était la première communion), les cinq morceaux du programme ont été exécutés avec la justesse et la précision qui caractérisent notre Société de musique.
Remarqué : dans Les Mousquetaires au Couvent, un charmant duo de cornet et de petit bugle ; dans La Reine Topaze (accompagnée inopportunément par la sonnerie des cloches annonçant les vêpres), la Chanson de l'Abeille, par un bugle qui a de bien jolis sons, et qui chante à ravir ; à la fin du Souvenir de Dijon, fantaisie-étude variée, une gavotte élégante dont le motif initial, qui revient à plusieurs reprises, est joué très légèrement par un autre bugle ; et, pour finir, L’Alsacienne, mazurka pour saxophones soprano et alto, très mélodieuse, dont les motifs principaux sont bien remis en relief par l’auteur qui jouait le soprano.

9 juillet 1899 — Concert de la Fanfare dans le Parc
— Programme du concert du dimanche 9 juillet 1899, à 3 heures de l’après-midi, au Parc : 1. La Toulousaine, chant languedocien. Monnereau. — 2. La Jolie parfumeuse, fantaisie. Offenbach. — 3. Le Calife de Bagdad, ouverture. Boïeldieu. — 4. Rip-Rip, fantaisie. Planquette. — 5. Le vieux ménétrier, polka. Signard.

30 juillet 1899 — Concert de la Fanfare de Ligny au Parc
— Programme du dimanche 30 Juillet, à trois heures de l'après-midi au Parc : 1. Salut à Copenhague. Farbach. — 2. Les Dames de la ville, fantaisie. Corbin. — 3. Miss Helyett, fantaisie. Audran. — 4. Le Cœur et la Main, fantaisie. Lecocq. — 5. Toast à l’Alsace, valse. H. Senée.
En cas de mauvais temps le présent programme servira pour le dimanche suivant.


22 octobre 1899 — Concert place Nationale
— Voici le programme du concert que la fanfare de Ligny donnera sur la place, dimanche 22 octobre, à 3 heures de l'après-midi : 1. Défilé des bleus, pas redoublé (Simonin). — 2. Une noce au village, fantaisie (Mullot). — 3. Auréole d'or, fantaisie (Morand). — 4. Valse des officiers (L. de Beaufort). — 5. La Fille du tambour-major, fantaisie (Offenbach).

Ligny en Barrois - Fanfare de Ligny, chef M. Simonin en 1890 — Fanfare de Ligny, chef M. Dorr vers 1903 (clichés Marie-France Malingrey, Pierre Lefevre, Gilles Gartiser)
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10 au 19 mai 1901 — Fête patronale dans le Parc
— Du vendredi 10 mai prochain jusqu'au dimanche 19 mai inclus, a lieu, dans le Parc, la fête de Ligny-en-Barrois.
Comme de coutume, pour cette occasion, un grand nombre d'attractions diverses viendront s'installer au Parc, pour la durée de la fête.
Parmi ces attractions, nous relevons les suivantes : Théâtres, cirque, théâtre Guignol, cinématographes, manèges de chevaux de bois, voyage dans la lune, musée d'anatomie, musée du bagne, balançoires, tirs à la carabine, loterie de porcelaines, tirs mécanique, jeux de couteaux, confiseries, photographies, exhibitions et boutiques diverses, etc.
Programme de la fête : Le samedi 11 mai, à huit heures et demie du soir, grande retraite aux flambeaux, par la fanfare, les tambours et clairons des sapeurs-pompiers.
Le dimanche 12 mai, à deux heures et demie de l'après-midi, au Parc, grand concert donné par la fanfare.
Le soir, à huit heures, illumination de la promenade du Parc et grand bal public. (Six buvettes seront installées près du bal.)


31 juillet 1901 — Fête musicale au parc de Ligny. M. Laporte, nouveau chef de la musique linéenne
— Ligny-en-Barrois. — La fête musicale organisée par la fanfare de Ligny a été un véritable succès pour cette société.
Dès deux heures de l’après-midi, la place de la gare était prise d’assaut par le public, qui attendait avec impatience l'arrivée de la chorale de Loisey, invitée à collaborer à cette fête par le conseil d'administration de la musique de Ligny.
Vers deux heures et demie, la fanfare se place près de la porte de sortie, et à trois heures juste, la société orphéonique, déjà nommée, descend du train et fait son entrée dans Ligny, saluée par M. Laporte, chef de musique, et entraînée vers le parc, lieu du concert, aux accents d'un des meilleurs pas redoublés de la fanfare.
Sitôt arrivé, le concert commence, interrompu fréquemment par les acclamations et les ovations, sans cesse renouvelées, par la nombreuse population de la localité et des environs, qui avait tenu à venir goûter une fois de plus les exécutions de cette vieille fanfare de Ligny, si réputée à juste titre, et cette jeune société chorale si douée de bonne volonté et d'espérance.


14 juillet 1902 — M. Dorr succède à M. Laporte à la tête de la fanfare. Concert au Parc
— La Fanfare de Ligny-en-Barrois a pris part au concours musical de Montreuil, où elle a obtenu les premiers prix de lecture et d'exécution et le 3e prix d'honneur.
C'est la première fois que cette Société remporte un pareil succès, grâce aux efforts persévérants et au talent de son habile directeur, M. J. Dorr, nouvellement placé à la tête de la Société.
Au lendemain de ce concours, la fanfare a donné un concert au parc où elle a fait entendre les morceaux couronnés et « Bourges-Ligny », allegro de M. J. Dorr, qui ajoute à sa qualité de chef celle d'excellent compositeur.
Cette audition a obtenu le plus brillant succès.


30 avril 1903 — Chaque année, l’attribution des buvettes près du kiosque du parc se fait par adjudication
— Ligny-en-Barrois. L'adjudication des emplacements des buvettes et du bal de la fête patronale, ainsi que de la buvette située près du kiosque de la musique aura lieu lundi prochain 4 mai, à 2 heures du soir, au Parc.

13 septembre 1903 — Concert au Parc
— Ligny-en-Barrois. Fanfare de Ligny. Dimanche 13 septembre 1903, à trois heures de l'après-midi, concert au parc. Programme : 1. Bohème joyeuse (Ithier). — 2. Les Mousquetaires de la Reine (Halévy). — 3. Georgelline, valse — 4. La Fille du régiment (Donizetti). — 5. Serpentins et confetti (André).
Le chef de musique, Dorr.
Nota. — Ce même programme sera exécuté à Velaines, le dimanche 27 septembre à 2 heures 1/2.


15 novembre 1903 — Festival musical organisé à l’occasion de l’inauguration de la statue du général Barrois
— Ligny-en-Barrois. A l'occasion de l'inauguration de la statue du général Barrois due au sculpteur Jean Mayran, un festival-concours d'orphéons, harmonies, fanfares et trompes de chasse, a eu lieu le dimanche 15 novembre à Ligny-en-Barrois.
Le jury, présidé par le sympathique compositeur de musique, M. Jules Raux, a décerné des récompenses aux sociétés suivantes :
Orphéons. — Chorale de Morley ; Chorale des Chemins de fer de l'Est, Nancy.
Harmonies. — Musique municipale des sapeurs-pompiers de Bar-le-Duc.
Fanfares — Fanfare de Mézières ; Fanfare d'Euville ; Fanfare de Givry-en-Argonne ; Fanfare libre d'Arrigny ; Fanfare de Laimont ; l'Espérance de Demange-aux-Eaux ; le Réveil de la Meuse, Branvilliers.
Trompes de chasse. — La Saint-Hubert de Bar-le-Duc.
La distribution des récompenses a été précédée de l'exécution, par les sociétés instrumentales réunies, du morceau d'ensemble « le Linéen », de M. J. Dorr, l'excellent directeur de la Fanfare de Ligny-en Barrois, sous la direction de l'auteur.


Ligny en Barrois - Le Parc (un jeudi) — Bord de l'Ornain au Parc
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21 août 1908 — Le cirque Ricono s’installe dans le Parc de Ligny
— Accident dans un cirque, à Ligny-en-Barrois. — Le cirque Ricono donnait à Ligny une représentation. Au milieu de la soirée, par suite du trop grand nombre d'assistants placés sur les banquettes de premières, ces dernières vinrent à se rompre, entraînant avec elles un grand nombre de spectateurs.
Aux premiers moments une panique se produisit encore plus grande par suite de la rupture d'un tuyau de gaz, qui plongea le cirque dans l'obscurité.
Tous cherchaient à fuir ; des cris, des bousculades se produisaient ; mais le personnel nombreux et bien organisé rétablit bientôt l'ordre et une demi-heure après, la séance continuait sans autre accident que quelques égratignures sans importance.


26 octobre 1913 — Concert des Trompettes à Ligny, sur la place Nationale
— Ligny-en-Barrois. La société de gymnastique et de trompettes L'Espérance organise pour dimanche prochain 26 octobre une fête dont voici le programme : à 2 heures, sur la place Nationale, séance de gymnastique par les pupilles : mouvements d'ensemble avec engins ; boxe ; leçons composées ; pyramides.
Concert par les trompettes : 1. Le Gaulois, pas redoublé ; 2. L'Enjoleuse, polka ; 3. La. Joyeuse, mazurka ; 4. La Nationale, schottisch ; 5. Fleur d'Alsace, valse ; Pierrette, polka.
Le soir, à 9 heures, à l'hôtel du Cheval-Blanc, bal à grand orchestre offert aux membres honoraires.


Ligny en Barrois - Le parc municipal pendant la guerre 1914-1918 — Convoi militaire dans le Parc en 1916
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13 et 14 juillet 1921 — Fête nationale de Ligny
— A Ligny-en-Barrois. Le mercredi soir, brillante retraite aux flambeaux à laquelle participèrent toutes les sociétés de la ville et une foule enthousiaste.
Le jeudi matin, les Linéens furent réveillés au son des trompettes.
A 10 h. eut lieu la principale cérémonie.
Un défilé imposant qui comprenait plus de 900 élèves de toutes les écoles, y compris les bambins de l'école maternelle, les vétérans des armées de terre et de mer, les Mutilés de la grande guerre, les veuves et les pupilles de la Nation, les vétérans du travail, les Prévoyants de l'Avenir, la société de gymnastique la Légion St-Georges, la fanfare, les sapeurs-pompiers, la municipalité, le Conseil Municipal et les fonctionnaires des différentes administrations, se rendit au Parc, où fut servi un vin d'honneur offert aux enfants des écoles et aux orphelins de l'hospice.
L'après-midi, jeux divers au parc et concerts.
A 21 h., un magnifique feu d'artifice fut tiré sur le versant de la côte de Belle-Vue, pendant qu'un brillant orchestre jouait sur le débarcadère.
Les illuminations étaient nombreuses et superbes. Un grand bal public termina les réjouissances de la journée.


27 novembre 1921 — La Sainte Cécile à Ligny
— Fanfare de Ligny. Programme de la fête de Ste-Cécile.
Le samedi 26 novembre à 8 h 1/2 du soir grand bal à l’hôtel du Cheval blanc, offert aux membres honoraires.
Le bal étant exclusivement réservé aux musiciens et aux membres honoraires, toute personne étrangère à la société devra payer un droit d'entrée de 10 francs.
Le dimanche 27 novembre à 10 h. ¾, messe en musique.
La fanfare exécutera « L'ouverture » de Paul André et « la Sérénade » de Toselli pour soprano, à 2 h. 1/2 concert sur la place Nationale.
1. Le légendaire ; 2. Calme et Tempête ; 3. Amour et Printemps ; 4. Dans la Montagne ; 5. Le joyeux trompette.
Le samedi 20 novembre à 6 h. 1/2 du soir, grand banquet à l’hôtel du Cheval blanc. Prix du banquet 10 francs par personne.


30 avril 1922 — Il est interdit de pâturer dans le Parc municipal…
— Ligny-en-Barrois. Fête patronale.
Le maire de Ligny informe les habitants que le samedi 6 mai, à 2 heures de l'après-midi, il sera procédé au Parc, à l'adjudication :
1° de l’emplacement des buvettes et du bal à installer pour la durée de la fête patronale.
2° de l'emplacement de la buvette à installer près du kiosque à musique.
Attention !
Il rappelle aux habitants qu'en vertu des règlements de police, il est interdit d'aller à l'herbe dans les prés et luzernes.
Des procès-verbaux seront dressés aux contrevenants.


21 au 28 mai 1922 — La « ducasse » meusienne
— La fête de Ligny-en-Barrois aura lieu cette année du dimanche 21 au dimanche 28 mai.
Comme les années précédentes elle se tiendra au Parc.
Parmi les nombreuses attractions, citons : le théâtre Berthier-Riga, le Cirque Canadien, les Vagues de l'océan, le Manège « Tunnel sous-Marin », le Carrousel à vapeur, le Cri-cri japonais, la Grande roue de Paris, la Loterie de volailles, la Loterie de pigeons, la Loterie de champagne, la Loterie de vaisselle, les Tirs à la carabine, les Tirs mécaniques, l’Etablissement de pommes de terre frites, des Confiseries et exhibitions diverses.
Bal champêtre au parc. Cinq buvettes seront installées près du bal.
Le dimanche 21 mai, à 2 h. ¾ au Parc, concert par la fanfare.
Le samedi 20 mai, à 8 h. du soir, retraite aux flambeaux par la fanfare, les trompettes de la Légion Saint-Georges et la subdivision de sapeurs-pompiers. Itinéraire habituel, dislocation près du parc.


6 et 7 octobre 1923 — Inauguration du monument aux morts dans le Parc municipal
Voici le programme de cette cérémonie.
Samedi 6 octobre : 20 heures 15, Sonnerie de cloches, glas funèbre. Formation d’un cortège composé de la Fanfare de Ligny, des trompettes de la Légion Saint-Georges, de la subdivision des sapeurs-pompiers, de la section des Anciens combattants, de la société des Vétérans de Terre et de Mer et de la population.
Dimanche 7 octobre : 6 heures, sonnerie de cloches, glas funèbre.
9 heures : service funèbre de l’église. A l’issue du service (10 heures), dépôt d’une palme au cimetière.
11 heures 30 : réception à l’Hôtel de ville de M. Poincaré, Président du Conseil, et de M. Maginot, Ministre de la guerre.
12 heures : déjeuner à l’école maternelle (prix du banquet 15 francs).
13 heures 45 : formation d’un cortège sur la place de l’Asile, départ par les rues de Saint-Dizier et de Neufchateau.
14 heures : inauguration du monument. Discours de M. le maire. Appel des morts. Discours de M. le président du conseil.
16 heures : concert sur la place Nationale par la Fanfare de Ligny et les Trompettes de la Légion Saint-Georges.


20 avril 1924 — Concert de la Fanfare de Ligny
— Dimanche prochain, 20 avril, à 15 heures, sur la place Nationale, la fanfare de Ligny, sous la direction de son chef M. Socrate Gonnand, donnera un grand concert, dont voici le programme : Les Cadets de Russie (allegro). — Le Centenaire (marche solennelle). — Valse des Officiers. — La Fête au Village (fantaisie). — Le Meusien (défilé).
En cas de mauvais temps, le concert aura lieu salle de la Justice de Paix.


4 avril 1925 — Subvention pour l’acquisition d’instruments de musique destinés à la Fanfare
— Comme suite à sa délibération du 6 janvier 1925, le Conseil fait droit à une demande de subvention extraordinaire présentée par la « Fanfare de Ligny », destinée à l'achat d'instruments de musique, et ouvre à cet effet un crédit de 2.000 francs.

31 mars 1929 — Concert place Nationale
— La Fanfare de Ligny donnera demain, dimanche 31 Mars, son premier concert de l'année, à 14 h. 30, sur la Place Nationale.
Programme : I - Souvenir de Ballens, allegro, Chaillet. — II - Silène, ouverture, Delhaye. — III - La Petite Frileuse, valse, Bouchel. — IV - Sélection sur Lakmé, L. Delibes. — V - La Fille du Régiment, Donizetti.


23 mai au 1er juin 1930 — Fête patronale linéenne
— La fête patronale aura lieu cette année du vendredi 23 mai au dimanche 1er juin inclus.
Parmi les nombreuses attractions qui se tiendront dans la promenade publique du Parc, nous citerons : Le
Grand Autodrome ; Les Courses Romaines ; Thé Foot-ball ; La Petite Suisse ; La Grande Roue de Paris ; Le Grand Musée d'Anatomie ; La Boule Infernale ; Le Grand Manège de Chaises ; Le Manège Enfantin ; Le Billard Japonais ; La Poule aux OEufs d'Or ; Les Balançoires ; Les Tirs mécaniques et de salon ; Les Jeux automatiques ; L'Homme Accumulateur ; Les Loteries de volailles, pigeons, fétiches, biscuits, vaisselle, de Champagne, etc. ; Les Etablissements de pommes de terre frites, de gaufres et d'oublis ; Les Confiseries, etc.
Le samedi 24 Mai, à 8 h. du soir, retraite aux flambeaux par la Fanfare, les trompettes de la société de gymnastique « La Légion Saint-Georges », et les tambours et clairons des sapeurs-pompiers.
Le dimanche 25 Mai, à 2 h. de l'après-midi, au Parc, concert par la Fanfare.
Pendant toute la durée de la fête, grand bal champêtre. Des Buvettes foraines seront installées près du bal.

13 et 14 juillet 1931 — Programme de la Fête nationale
Lundi 13 juillet
A 17 heures. — Au Marché Couvert, distribution de vivres aux familles inscrites au bureau de bienfaisance, à l'assistance aux familles nombreuses et à l'assistance aux vieillards.
A 20 heures. — Volée de cloches.
A 21 heures. -- Retraite aux flambeaux par toutes les sociétés musicales de la Ville.
Mardi 14 juillet
A 6 heures. — Volée de cloches. Réveil par les clairons et trompettes des sociétés musicales.
A 7 h. — Au Parc, près du monument aux Morts, en présence de la commission des fêtes et de la municipalité : départ de la grande épreuve nationale de marche « Ligny-Bar-Verdun » organisée par les « Chevreuils Linéens » et le journal le « Bulletin Meusien ».
A 8 h. 1/2. — Réunion du conseil municipal, des fonctionnaires et des invités à l'Hôtel de Ville. Rassemblement des élèves des écoles communales et de toutes les sociétés sur la Place Nationale.
8 h. — Départ du cortège pour le Parc par la rue de Neufchâteau.
Arrêt près du monument aux Morts (sonnerie aux Champs).
A 9 heures. — Près du kiosque : revue des sociétés. Remise de décorations. Vin d'honneur offert aux élèves des écoles communales et aux orphelins de l'hospice. Chants patriotiques par les élèves des écoles communales.
Intermèdes par la fanfare et les trompettes de la société de gymnastique « La Légion Saint-Georges ». Tombola gratuite pour les enfants des écoles communales. Retour du cortège par la rue de Strasbourg.
A midi. — Volée de cloches.
A 15 heures. — Au Parc, concert par la Fanfare. Alternativement pendant le concert, jeux divers, épreuves de natation pour les personnes âgées d'au moins 21 ans. (Les amateurs sont invités à se faire inscrire à la mairie avant le 13 Juillet au soir). Prix nombreux.
Dans le Parc, épreuve de marche de 1500 mètres avec obstacles, pour les pupilles en dessous de 13 ans.
Rallye-Montgolfières avec prime de 25 francs par montgolfière rapportée le même jour.
Départ des montgolfières sur le champ de foire, après les jeux.
A 21 h. 30. — Bal gratuit sur la Place Nationale. Illuminations.

Ligny-en-Barrois - Allée du Parc pavoisée — Le Parc, Jardin Anglais
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19 au 21 septembre 1931 — Cortège historique sur Ligny suivi d’un concert au Parc
— La braderie. Comme nous l'avions annoncé, l'Union Commerciale et Industrielle avait organisé pour les 19, 20 et 21 Septembre, une grande braderie avec reconstitution d'un cortège historique avec costumes de l'époque.
Un temps exceptionnel a favorisé cette braderie qui amena à Ligny une grande affluence.
La plupart des commerçants de la ville avaient installé des comptoirs et des boutiques sur le trottoir où toutes sortes d'articles et d'objets soldés étaient mis en vente à des prix réels de bon marché ; aussi, clients et commerçants durent faire de bonnes affaires.
La journée du dimanche fut exceptionnellement animée. A toute heure de la matinée, les trains et autobus déversaient des flots de voyageurs et, à partir de deux heures de l'après-midi, c'est à peine si l'on pouvait circuler dans les rues de la ville, noires d'une foule qui al tendait avec impatience la reconstitution promise de l'entrée de François 1er, roi de France, à Ligny, venant rendre visite à Antoine II de Luxembourg et à Marguerite de Savoie, —A trois heures, Antoine de Luxembourg et son épouse Marguerite de Savoie, accompagnés des dames de la
Cour, en costumes de l'époque, se rendirent à la « Porte Dauphine », porte monumentale située à l'extrémité de la rue Leroux, où arrivait peu après le roi de France, François 1er, et son escorte.
Là, après quelques paroles de bienvenue, Antoine Je Luxembourg remit à François 1er les clefs de la cité et l'invita à visiter la ville et le Parc, réputé comme le plus beau de tout le comté.
Le cortège, escorté de cavaliers et de trompettes, se mit alors en marche, et c'est à grand peine qu'il put se frayer un chemin au travers de la foule innombrable pour parcourir les principales artères de la ville et visiter la magnifique promenade du Parc, où furent lues les proclamations, exactement les mêmes que celles qui furent lues à cette époque, c'est-à-dire au moment où François 1er quittait Ligny pour partir en guerre contre Charles-Quint.
Vers quatre heures et demie, de retour sur la Place Nationale, le cortège historique se disloqua, et l'excellente fanfare de Ligny, sous la direction de son chef, M. Gonnand, joua quelques-uns des plus beaux morceaux de son répertoire pour terminer cette belle journée dont les Linéens conserveront longtemps le souvenir.

22 août 1932 — Classement du Parc de Ligny-en-Barrois parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque.
— Classement du parc de Ligny-en Barrois. M. le maire de Ligny vient de recevoir du ministère de l'Education nationale, l'arrêté ci-dessous :
Le sous-secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts,
Vu la loi du 2 mai 1930 réorganisant la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque,
Vu l'avis émis par la commission départementale des monuments et des sites naturels dans sa séance du 21 mai
1932,
Vu l'engagement en date du 5 décembre 1931 pris par le conseil municipal de Ligny-en-Barrois,
Arrête :
Article premier. — Le parc de Ligny-en-Barrois (Meuse) est classé parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque.
Art. 2. — Le présent arrêté sera notifié au préfet du département de la Meuse et au maire de Ligny-en-Barrois, qui seront responsables chacun en ce qui le concerne, de son exécution.
Art. 3. — Il sera traduit au bureau des hypothèques de la situation du site classé.

22 juillet 1933 — Grand concours de pèche suivi d’une grande fête dans le Parc
— Ligny-en-Barrois. Grand concours national de pèche. La Société Linéenne de pêcheurs à la ligne organise le dimanche 6 Août prochain un grand concours de pêche, avec la participation de la fanfare et des trompettes de la Légion Saint-Georges.
Plus de 12.000 francs de prix en espèces et en nature, seront distribués.
A 8 heures : Rassemblement de tous les pêcheurs, au Parc, Champ de Foire.
A 8 h. 45. Défilé par société.
Itinéraire : Rue de Neufchâteau, place Nationale, rue de Strasbourg, rue des Tanneries, boulevard de l'Ornain, rue Leroux, rue de Saint-Dizier, Pont Saint-Dizier.
Concours : Durée de 9 h. à 11 heures. Aussitôt la clôture du concours, comptage et pesage du poisson sur les bords du canal.
Retour : Rassemblement Pont St-Dizier, boulevard de la Gare. rue de la Gare, dislocation place Nationale.
A 12 h. 30 : Banquet par souscription.
A 14 h. 30 : Rassemblement sur la place Nationale pour se rendre au Parc, avec la Fanfare de Ligny, où aura lieu la distribution des prix.
Le soir, à 21 heures, au Parc, grande fête de nuit, illumination, fête foraine et bal par les musiciens.
Des buvettes bien approvisionnées seront installées.

24 août 1935 — Concours de tir sur le stand près du kiosque suivi d’un concert de la fanfare
— Ligny-en-Barrois. A la société de tir. Nous rappelons que c'est demain dimanche qu'a lieu au Parc, sous la présidence de M. Husson, la distribution annuelle des prix.
A partir de 10 heures, un stand à la carabine sera ouvert, emplacement près du kiosque ; des lots spéciaux seront réservés à cette journée.
A 14 h. 30, départ en musique de la place Nationale, entrée au Parc par la porte principale.
A 15 heures, concert donné par la fanfare, sous la direction de M. Gonnand.
A 17 heures, distribution des prix aux diverses catégories de tireurs. Tirage au sort du lot surprise.


19 juillet 1936 — Fête enfantine dans le Parc
— La fête enfantine a eu lieu dimanche dernier 19 juillet, au Parc, à 14 heures. On entendit successivement : morceaux de musique par la fanfare ; poésies « l'Enfant de V. Hugo » et « Je te salue », de H. Franck : nains et géants, par l'école maternelle ; les marionnettes, par l'école des tllles ; gentil moulin, par l'école des garçons ; Sur le pont d'Avignon, par l'école maternelle avec la musique ; guirlandes fleuries, par l'école des filles ; morceaux de musique par la fanfare : polka des bébés par l'école maternelle ; le dimanche, par l'école des garçons et, pour finir, la Marseillaise, chantée par les écoles de garçons et les filles réunis.
La fanfare joua ensuite le Chant du Départ et ce fut la dislocation.
Il nous reste à féliciter maîtres et maîtresses pour leur dévouement et nous n'oublierons pas la fanfare de Ligny, dont les concerts sont toujours appréciés du public.

Ligny en Barrois - Le Parc et l'Ornain — Le Parc, Allée principale
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13 juin 1937 — Grand festival de Ligny-en-Barrois
— Sous les auspices de l'Union Meusienne, la Légion Saint-Georges, de Ligny-en-Barrois, organise un grand festival, à Ligny, dimanche prochain 13 juin.
Douze sociétés ont actuellement promis leur présence, c'est donc près de 400 gymnastes sélectionnés parmi les meilleurs qui prendront part à cette belle et importante manifestation sportive.
De son côté, la Fanfare de Ligny prêtera son précieux concours, sous la direction de son distingué chef, M. Gonnand.
De 8 à 10 heures : concours de tir de l'Union Meusienne ; concours d'athlétisme ; concours de musique.
11 heures : église paroissiale, messe des gymnastes ; allocution de M. l'abbé Gaussot, directeur diocésain des oeuvres.
13 h. 30 : rassemblement des sociétés, place de la Gare ; défilé rue de la Gare et rue de Neufchâteau.
14 heures : dépôt d'une gerbe de fleurs au monument aux morts. Allocution.
Défilé, allée du Parc, rue de Strasbourg et rue Leroux.
14 h. 30 : arrivée des personnalités et des invités au Stade (rue Leroux) ; réception ; ouverture du festival.
Le festival se déroulera d'après l'ordre du programme paru la semaine dernière.
La Fanfare de Ligny fera concert.
De frais ombrages tamiseront les rayons du soleil et permettront au public de jouir agréablement du spectacle.
Prix d'entrée : pelouse, grandes personnes, 2 fr. ; militaire et enfants, 1 franc.
Les cartes de membres honoraires, selon la couleur, donneront droit à une ou deux entrées.
Places assises : supplément, tribunes, 5 fr. (nombre limité); pelouse, chaises, 2 fr. .
Des buvettes seront installées sur le terrain.

11 novembre 1938 — Les cérémonies du 11 novembre à Ligny. Grand concert de la Fanfare
— Voici les cérémonies qui se dérouleront à Ligny, le 11 novembre :
A 10 h. 30, aura lieu le rassemblement des enfants des écoles, de la fanfare de Ligny, de la Légion St-Georges, de la Compagnie des Sapeurs-pompiers, des associations d'Anciens Combattants, des sociétés locales, des personnalités et du conseil municipal sur la place Nationale. Le cortège se rendra au monument aux Morts par la rue de Neuf-château et le parc.
Des discours seront prononcés par le président des anciens combattants et par le président des médaillés militaires. Il sera procédé ensuite à une remise de décorations, puis le cortège s'en retournera par le parc, la rue de Strasbourg et la place nationale, ou aura lieu la dislocation.
L'après-midi, un concert sera donné par la fanfare de Ligny. Un grand bal public clôturera la journée.

Formations musicales actives à Ligny-en-Barrois en 1909 :
Fanfare de Ligny-en-Barrois, fondée en 1873, président Gugnon, direction Riéres, 43 exécutants ;
La Lorraine (fanfare), fondée avant 1900, direction Defortery, 21 exécutants.
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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

LIGUGÉ - Le Kiosque à Musique
(VIENNE)
A l’instar de l’abbaye ligugéenne de Saint-Martin dont l’origine remonte au IVe siècle, les foires de Ligugé, même si leur importance n’a pas celles de sa voisine de Poitiers, sont multiséculaires. Dès avant 1668, une assemblée installée sans autorisation à Ligugé, le jour de la fête de Saint Laurent du 10 août, est supprimée pour être remplacée, grâce à des lettres patentes de Louis XIV de juin 1668, par deux nouvelles foires fixées le 26 janvier, lendemain de la fête de la Conversion de Saint-Paul et le 12 novembre, lendemain de la fête de Saint-Martin.
L’ordonnance royale n° 14089 du 13 novembre 1839 fixe la foire de Ligugé au jour de la Pentecôte en lieu et place de celle qui se déroulait auparavant le 5 février, lesdites foires étant destinées à
faciliter la vente des fruits et denrées.
Le Champ de foire de Ligugé se situe, à cette époque, en face du presbytère, au carrefour de l’actuelle rue Saint-Paul, au bout de la rue de Pontegon (future rue Clément Peruchon).

Plan de Ligugé en 1837 (détail et ensemble)
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En août 1876, Emile Véron (1833-1890), maire de 1867 à 1890, associé depuis 1856, avec Louis Carlos Céleste Hambis (1833-1904), dans l’importante filature de chanvre, de jute et de lin sous la dénomination de Société Hambis et Compagnie, n’y va pas par quatre chemins : il sollicite, du Conseil général de la Vienne, la création d’un marché aux bestiaux tous les quinze jours, soit 24 marchés par an et l’établissement d'un marché aux denrées alimentaires tenu le vendredi de chaque semaine. Il va sans dire qu’après consultation de quarante-trois communes concernées, cinq d’entre elles, prépondérantes, rejettent les prétentions d’Emile Véron, d’autant que dans la précipitation de sa demande, celui-ci a omis de préciser les dates de ses foires.
Plus raisonnablement, Véron revoit sa copie le 30 août 1889 et obtient auprès du Conseil général, un avis favorable pour la création de trois nouvelles foires fixées le 24 des mois de mars, juillet et septembre…

Maintenant que plusieurs foires sont autorisées sur la commune, il reste toutefois à trouver un emplacement plus spacieux que ne l’était la place face au presbytère. En 1893, l’occasion se présente à la municipalité, grâce à l’offre de M. Baudrin, marchand de biens qui propose, pour 14.000 francs, un champ situé au lieu-dit
Le Pré de la Fontaine, partie du lot cadastral n° 254 : ce terrain provient du domaine de l’ancien conseiller municipal Emile Gaborit comte de Montjou (1829-1909). Celui-ci, propriétaire de près d’un tiers du foncier à Ligugé, vient d’être victime d’une escroquerie qui lui a fait perdre trois cent mille francs ; exsangue, il a été contraint en 1892 de céder les parcelles de son domaine à M. Baudrin, lequel procède depuis au démembrement et au lotissement de ce domaine.
Le prix demandé par Baudrin à la municipalité pour son futur Champ de Foire étant par trop dispendieux, le nouveau maire, de 1890 à 1904, le filateur Louis Hambis, propose de n’acquérir que la partie basse du lot cadastral 254, pour une dépense communale de 10.500 francs, la bande restant en partie haute, plantée d’arbres, étant conservée par M. Baudrin, lequel revendra cette portion à l’ancien notaire, M. Piard, en 1895.
L’acquisition du Champ de foire communal est actée par un document sous seing-privé le 23 septembre 1893, enregistré par un acte notarié du 3 avril 1894.


Ligugé - Le Champ de Foire
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La bande de terrain longeant le haut du nouveau Champ de foire, « laissée pour compte » par la municipalité et acquise par M. Piard, va intéresser vivement l’écrivain mystique Joris-Karl Huysmans (1848-1907), tenté de devenir oblat près de l’abbaye bénédictine Saint-Martin de Ligugé. En 1898, Huysmans, dont la carrière de trente ans au Ministère de l’Intérieur vient de s’achever, contacte M. Piard qui consent à lui céder les 35 ares 50 centiares du terrain pour 4.500 francs. Finalement, après discussion, Huysmans obtient de ne payer que 3.700 francs à condition de donner, en sus, 500 francs à un couvent modeste de religieuses. La cession est réalisée le 22 août 1898 chez maître Morier, notaire à Poitiers.
C’est sur ce terrain que Huysmans va faire immédiatement bâtir la maison dite Notre-Dame, à frais partagés avec ses amis Léon et Marguerite Leclaire. Léon Leclaire (1861-1932) vivait des rentes constituées par sa famille, lors de l’exploitation des carrières de gypse des Buttes-Chaumont, de Montmartre et de la région parisienne, de la fin du XVIIIe siècle jusqu’au XIXe.
Huysmans et Leclaire font appel à l’architecte diocésain Alcide Boutaud (1844-1929) pour l’édification de ce pavillon précédé d’une galerie d’arcades romanes avec des chapiteaux sculptés dont la première pierre est posée le 7 décembre 1898. On est loin de la
hutte que Huysmans prétend habiter à partir du 17 juin 1899, date de l’inauguration de cette demeure ! Alors que les Leclaire emménagent au rez-de-chaussée de celle-ci, Huysmans adopte le premier étage d’où il aperçoit le Champ de foire, finalement transformé en Jardin public.

Les projets d’oblature de Huysmans auprès des bénédictins de l’abbaye Saint-Martin de Ligugé vont faire long feu. Dès 1901, les moines sont condamnés à l’exil en Belgique — à Herck-la-Ville puis à Chevetogne — de par la loi sur les associations et Huysmans, de son côté, se replie définitivement sur Paris en septembre de la même année. Toute une littérature, tenant plus de la légende que de la réalité, liée à ce très bref passage de Huysmans à Ligugé, sera relayée par d’innombrables ouvrages et périodiques, pendant plusieurs décennies.

Ligugé - Maison Notre Dame de Joris-Karl Huysmans et le Champ de Foire
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Louis Carlos Céleste Hambis, maire et filateur-tisseur, fonde, à la fin des années 1890, la Fanfare de la filature, la première formation musicale ayant eu quelque retentissement à Ligugé.
La Fanfare de la filature ligugéenne devient, en octobre 1908, l’Union Musicale de Ligugé-Smarves (Smarves est une commune mitoyenne de Ligugé), à l’initiative du docteur Hippolyte Brunet (1873-1934) qui en est le directeur. Brunet, médecin exerçant à Ligugé, participe régulièrement à la vie communale et siège au conseil municipal de 1904 à 1927 ; dans les années 1920, il est adjoint au maire.
En 1923, Hippolyte Brunet, toujours chef de l’Union Musicale, fait édifier, à ses frais, un
Kiosque à musique, sur le Champ de Foire promu Jardin Public.
De forme octogonale, ce kiosque, servi par un escalier de sept marches, est construit sur un soubassement cimenté ; ses rampes et balustrades sont en bois ; sa toiture surmontée d’une lyre est en ardoise.

Aujourd’hui, la Maison Notre-Dame domine toujours le Jardin public, lequel est devenu le Parc Sonning. Le Kiosque à musique, rénové en 1951 puis en 2011, a vu son garde-corps en bois remplacé par une rambarde en acier.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Champ de foire de Ligugé, son Kiosque et la maison Huysmans, aujourd'hui. (1/7) (2/7) (3/7) (4/7) (5/7) (6/7) (7/7)

Ligugé - Le Kiosque à Musique.jpg
Ligugé - Le Kiosque à Musique.jpg (170.69 Kio) Vu 581 fois
publié par Jean-Marc

28 mai 1900 — Le paternalisme est de vigueur aux filatures de Ligugé… L’éternelle lutte acharnée des « républicains » contre les « réactionnaires ». Une des très rares manifestations de la Fanfare ligugéenne relatée dans la presse locale
— Ligugé. Une fête de famille. Après l’interminable campagne menée contre M. Hambis par la réaction, au cours des élections municipales, les ouvriers de la Filature, pour célébrer le succès de leur patron et lui témoigner leur affection, avaient décidé de lui offrir un bouquet.
Aussi, dimanche dernier, à deux heures, avec la Fanfare de Ligugé en tête, tous faisaient leur entrée dans le jardin anglais de M. Hambis et venaient s’arrêter à l’ombre des marronniers, le long de la prairie.
M. Hambis que l’on va prévenir arrive et aussitôt, la fanfare exécute la Marseillaise, que l’on écoute avec recueillement.
Alors l’un des employés de l’usine prononce l’adresse suivante :
« Monsieur le Maire et cher patron,
C’est en vain que les ennemis de la République et de la liberté ont essayé, par les procédés les plus perfides de semer la discorde entre vous et votre personnel (…)
Malgré la polémique odieuse dont vous êtes l’objet de la part d’ennemis se dérobant toujours, quoi qu’on puisse faire et quoi qu’on puisse dire, nous ne vous ferons jamais défaut.
Et c’est comme gage de notre profond respect, de notre inaltérable attachement et notre dévouement sans bornes que nous vous prions d’accepter ces modestes fleurs. »
Un tonnerre d’applaudissements fait retentir la vallée. Les cris répétés de Vive M. Hambis ! Vive la République ! se font entendre.
Le silence rétabli, c’est un jeune couple d’ouvrier et ouvrière qui s’avance vers M. Hambis et lui dit quelques strophes (…)
Les applaudissements et les vivats recommencent de plus belle.
M. Hambis, très ému, prend la parole. Après avoir remercié avec effusion les ouvriers de leur magnifique bouquet, il fait ressortir la nécessité qu’il y a pour tous les républicains de se serrer les coudes, afin de faire face à la coalition de toutes les forces réactionnaires qui marchent à l’assaut à l’assaut de la République.
Les cris enthousiastes de vive la République ! vive M. Hambis ! résonnent avec force une fois encore.
Avant de se séparer de son nombreux personnel, M. Hambis tient à trinquer avec tous. La fanfare, pendant ce temps, exécute de bien jolis morceaux ; bientôt des dans s’organisent et les quadrilles se déroulent sur la verte pelouse de la prairie.
Charmante fête ; vraie fête de famille touchante surtout par la bonté du patron et par l’affection des ouvriers et par la confiance réciproque des uns et des autres.
Un voyageur.
(Journal de la Vienne 28-29 mai 1900)
Le « voyageur » auteur de cet article est bien évidemment un très bon ami de M. Hambis…

Ligugé - Rue du Champ de Foire - Maison Huysmans
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11 et 12 mai 1913 — Concours musical de Ligugé lors de la Pentecôte
9 mai 1913 — Annonce du concours musical du dimanche 11 mai 1913
— Vu le nombre croissant des adhérents au concours de solistes de trompes de chasse, le Comité a décidé d’augmenter les prix : 1er prix, 25 fr. ; 2e prix, 15 fr. ; 3e prix, 10 fr ; 4e médaille en argent ; 5e cinq francs ; 6e à 9e médailles en bronze ; 10e autres diplômes.
La société de trompettes L’Etendard de Troyes participera le lundi de Pentecôte au concours organisé à Ligugé.

12 mai 1913 — Compte rendu du concours musical
— Le concours de musique de Ligugé a été favorisé dans sa première journée par un temps magnifique. Par la route et par les trains, des flots de curieux sont allés donner à cette fête un succès sans pareil. On avait rarement vu foule aussi nombreuse à Ligugé. Par contre, le temps détestable de lundi ne laissa presque, à Ligugé, que les seuls musiciens. Participants du concours musical :
Harmonies et Fanfares : Les Moulins de la Cultuelle. — La Fraternelle de Biard. — L’Harmonie de La Couarde. — L’amicale de Nouaillé. — L’Indépendante de Champigny-le-Sec. — La Fanfare de Migné. — Union musicale indépendante de Jaunay.
Trompettes, trompes de chasse : Union poitevine. — L’Etendard de Troyes.
Chorales : Chorale de Poitiers. — Fraternelle de Saint-Georges

17 mai 1913 — Commentaires sur le concours musical de Ligugé
— On nous écrit : Bravo Ligugé ! Il fut d’abord à la peine, mais il fut ensuite à l’honneur et cet honneur était mérité.
Les habitants de cette charmante commune qui fait partie de la banlieue de Poitiers, avaient paré leurs quartiers, leurs maisons de leurs plus beaux atours. Ah ! si le soleil avait voulu être plus clément, si le vent avait voulu être moins désagréable et si toutes les initiatives avaient voulu se grouper, les mains dans les mains, oubliant les querelles, Ligugé aurait pu rivaliser avec les grandes villes par son ornementation, par l’affluence de public. Ah ! ce public, il fut émerveillé d’entendre et de voir de si belles choses ; il comprit qu’on pouvait, même dans un tout petit pays, accomplir des prodiges quand il y avait de la ténacité dans l’organisation.
Ligugé, ne vous arrêtez pas là ; les fêtes nous manquent à Poitiers et démontrez à votre grande sœur qu’elle peut organiser elle aussi, pour le commerce et le bien de la Cité Pictavienne, des fêtes qui attireront les étrangers, les circumvoisins si désireux de se déranger et de laisser dans nos murs l’impôt que l’on peut prendre sur le plaisir des yeux et des oreilles.
La vieille Société Chorale, si réputés, fit des prodiges ; on la connaissait déjà, elle fut goûtée encore parce qu’on savait sa valeur et qu’elle a fait des progrès merveilleux dans sa nouvelle direction. Elle obtint des premiers prix avec félicitations du Jury et du public, et le chef eut le prix de direction qu’il méritait.
L’Harmonie de La Couarde eut sa grosse part de succès ; son programme était judicieusement choisi ; aussi, le jury lui accorda un prix ascendant et la fit passer de la 3e division 2e section, en 3e division 1e section.
Mais la palme est pour l’Etendard de Troyes. Cette société de trompettes fut accueillie dès son arrivée par les acclamations d’une foule enthousiaste qui n’avait jamais été à pareil régal. Sa valeur artistique fut dignement récompensée : une palme en argent, une médaille en vermeil grand module, une couronne en vermeil et une prime en espèces firent oublier à cette phalange les fatigues d’un long voyage.

17 août 1913 — L’Union musicale de Ligugé au concours de Rochefort
— Un succès de l’Union musicale. Au concours musical de Rochefort, dans la journée du 17 août, l’Union musicale de Ligugé a remporté le 2e prix ex aequo de lecture à vue, et le 2e prix ex aequo du concours d’exécution dans la troisième division.

Ligugé - Fanfare de la filature de Ligugé-Smarves (cliché Nouvelle République)
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25 juillet 1920 — Inauguration du monument aux morts de Ligugé. Concert de l’Union Musicale de Ligugé, de la Société Chorale de Poitiers et de l'Harmonie l'Union Poitevine
— Fête commémorative du 25 Juillet. Ligugé inaugurait le 25 juillet dernier un monument élevé à la mémoire des habitants de la commune morts pour la France, pendant la grande guerre. Cette fête, favorisée par le beau temps, fut vraiment belle et jamais, de mémoire de Ligugéens, pareille affluence ne s'était rencontrée dans cette charmante cité.
A 10 heures et demie, dans l'église, pavoisée de drapeaux tricolores, une cérémonie aussi belle qu'imposante avait lieu, avec le concours de la Société chorale de Poitiers et de l'Union Musicale de Ligugé.
Des places avaient été réservées à la Société Philanthropique, la Société des Démobilisés de Ligugé et enfin à une délégation de l'Association amicale et Mutuelle des Réformés de guerre de Poitiers.
A 3 heures avait lieu la réception officielle. Remarqués dans l'assistance : M. le Conseiller de Préfecture Pascal, représentant M. le Préfet ; M. Didier, Maire de Ligugé, MM. les Sénateurs : Albert et Duplantier, MM. les députés Niveaux, de Montjou, Tranchand et Périvier ; M. Desmazeaux, conseiller d'Arrondissement (M. Bouelle, Conseiller Général, retenu par un deuil dans sa famille s'était fait excuser).
Après un brillant défilé, exécuté par les Pupilles de la Nation, les enfants des Ecoles, la Société des Démobilisés de Ligugé, l'association amicale et Mutuelle des Réformés de Poitiers, La Chorale, l'Harmonie l'Union Poitevine et l'Union Musicale de Ligugé et que les Pupilles eurent déposé des gerbes de fleurs au pied du monument, M. le Maire de Ligugé prononça un discours empreint de chaud patriotisme, qui émut vivement l'assistance
MM. Pascal, Duplantier, de Montjou, et Tranchand, prirent également la parole et furent vivement applaudis.
Enfin, pour clore la série des discours, notre camarade Himbert, l'un des vice-Président, de notre association amicale et Mutuelle des Réformés, prit la parole et remercia la municipalité et la population de Ligugé d'avoir élevé un monument à la mémoire de nos camarades morts au champs d'honneur.
Ensuite un concert des plus réussis fût exécuté par les 3 sociétés musicales et à 7 heures un banquet réunissait toutes les autorités.

29 mai 1921 — Concert de l’Union musicale de Ligugé-Smarves
— Ligugé. Programme du concert qui sera donné par l’Union musicale de Ligugé-Smarves le dimanche 29 mai 1921 à 15 heures : Le Boulevardier, pas redoublé. Delbecq. — Le Rameau d’argent, ouverture. Mourgue. — La Marche des fêtards. Avon. — Les ruines d’Hippone, fantaisie. Avon. — Ma Reine, valse. Bucalossi.

Lors de l’inauguration du monument aux morts de Smarves, commune limitrophe de Ligugé, l’Union musicale de Ligugé-Smarves précède le cortège avant d’entonner la Marseillaise sur la place de la Mairie. A l’issue des cérémonies, concert de l’Union musicale
30 avril 1922 — Inauguration du monument élevé à la mémoire des enfants de Smarves morts pour la patrie
10 heures ½. — Sur la place publique, groupement des autorités civiles et militaires, des sociétés des combattants et des enfants des écoles.
11 heures le quart. — Départ pour l’église. Le cortège sera précédé de la Musique de Ligugé-Smarves.
Service religieux pour nos soldats. Discours de M. l’abbé Brillault, curé doyen de Saint-Julien-l’Ars, médaillé militaire. Absoute, bénédiction du Monument par Monsieur l’abbé Coutant, chanoine titulaire de la Cathédrale de Poitiers, délégué de Monseigneur.
14 heures 30. — Rassemblement des autorités, des Sociétés des combattants et des Enfants des écoles place de la Mairie.
15 heures. — Réception du Préfet et des parlementaires aux Quatre-Assiettes.
« La Marseillaise » par l’Union musicale Ligugé-Smarves.
15 heures ¼. — Défilé.
15 heures ½. — Inauguration du monument sous la présidence de Monsieur le Préfet. Appel des morts.
« La Victoire ou la Mort » par l’Union Musicale. Discours.
17 heures. — Concert par l’Union Musicale.
18 heures. — Banquet par souscription. S’inscrire chez M. Auguste Gervais, trésorier.

Smarves - Fanfare de Ligugé-Smarves lors de l’inauguration du monument aux morts de Smarves le 30 avril 1922 (cliché Centre Presse Gérard Simmat)
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10 septembre 1922 — Fête annuelle de Ligugé clôturée par le Concert de l’Union musicale de Ligugé et par un bal
— Assemblée du quartier de la gare. Voici le programme de l’assemblée qui aura lieu le dimanche 10 septembre 1922 :
12 heures. — Concours de voitures fleuries ou ornées, 100 francs de prix ; concours de bicyclettes fleuries ou ornées, 50 francs de prix ; Défilé.
16 heures. — Courses à pied surprises, 20 francs de prix.
17 heures. — Courses aux œufs, 10 francs de prix.
18 heures. — Course de lenteur à bicyclette, 20 francs de prix.
18 heures ½. — Distribution des prix.
19 heures. — Concert par l’Union musicale de Ligugé.
Illuminations, attractions, jeux, bals.
S’inscrire pour les différentes courses à l’Hôtel Penichon ou Rat jusqu’au 7 septembre.

3 juin 1923 — Concert de l’Union musicale de Ligugé
— Programme du concert donné par l’Union musicale, le dimanche 3 juin, à 15 heures : 1. Le Tricolore, allegro militaire. Ramay. — 2. Fiéros Gitanos, marche espagnole. Delchevalerie. — 3. Ouverture du Calife de Bagdad. Boiëldieu. — 4. Guirlande de roses, mazurka. Dumaine. — 5. L’Helvétien, pas redoublé. Maquet.

11 août 1923 — Concert de l’Union musicale de Ligugé
— Programme du concert donné par l’Union musicale le samedi 11 août 1923 à 9 heures du soir : L’Aviateur, allegro militaire. — Le baptême d’une poupée, fantaisie. — Arbanette, polka pour piston. — Rêve guerrier, marche. — Léopold II, pas redoublé.

15 août 1923 — Fête de Ligugé organisée par le docteur Brunet, chef de l’Union musicale
— Une belle fête. La fête organisée à Ligugé, le mercredi 15 août, a obtenu le plus francs succès. De toutes les communes d’alentour et de Poitiers, de nombreuses personnes étaient venues visiter la charmante ville.
Il est juste de dire que le programme de la journée avait été très bien composé.
A 2 heures ½, un concert fut donné par la société chorale de Poitiers et l’Harmonie l’Union Poitevine, auxquelles succéda la société bigophoniste de Vivonne. Pendant le concert, les athlètes du Stade Poitevin firent une démonstration très applaudie. On apprécia beaucoup ensuite, les danses rythmiques et le ballet hindou exécutés par le foyer féminin des sports de Tours, sous la direction de Mlle Evelyne Fournier.
A 20 heures ½, commençait la fête de nuit avec le concours des sociétés musicales. MM. Pacaut, Peyrat, Gaillard, Thévenet se firent applaudir dans leur répertoire. M. Raveau, jongleur-équilibriste fut très remarqué.
Tout l’honneur du succès de cette belle fête revient à M. le docteur Brunet qui s’est dépensé sans compter, et auquel son dévouement, son intelligente et bienfaisante activité ont valu de si nombreuses sympathies dans notre région. Nous sommes heureux de lui adresser toutes nos félicitations.


Ligugé - Parc municipal et maison Huysmans - Jardin public et Kiosque à musique
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12 au 14 juillet 1925 — Fête nationale à Ligugé
— Assemblée de Ligugé et Fête Nationale. Programme :
12 juillet, assemblé. A 13 heures, grande course cycliste, 100 kilomètres. Attractions diverses.
13 juillet. A 22 heures, concert et feu de joie.
14 juillet. A 9 heures, concours de tir. A 14 heures, jeux divers. 21 heures, feu d’artifice.


11 septembre 1927 — Annonce concert de l’Union musicale de Ligugé
— A l’occasion de l’Assemblée annuelle du quartier de la gare, l’Union musicale de Ligugé donnera un concert sur la place de la République, le dimanche 11 septembre à 15 heures.
Le Président, docteur Brunet.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

Les Kiosques à musique de Lille
(NORD)
Devant les nombreuses manifestations musicales, festivals et concours organisés à Lille et face à l’accroissement de la population et de la superficie lilloise, la municipalité multiplie les constructions d’estrades et de kiosques à musique permettant d’accueillir la multitude de phalanges venant exécuter ses concerts.
On voit ainsi, lors du concours musical lillois des 15 et 16 août 1902, où 165 formations musicales de la région se sont inscrites, pas moins de
quatorze kiosques à musique attestés sur Lille : Kiosque du Jardin Vauban. — Kiosque de la place Arago. — Kiosque de la place de la Casquette. — Kiosque de la place du Concert (square du Maire André). — Kiosque de la place Saint-André. — Kiosque de la place Catinat. — Kiosque de la place de l’Arbonnoise. — Kiosque de l’Esplanade. — Kiosque de la place Jeanne d’Arc. — Kiosque de la place Jacquart. — Kiosque de la place Ruault (place du Réduit). — Kiosque du Jardin de Fives-Lille. — Kiosque de la rue Blanche. — Kiosque de la Grand’Place.
Six d’entre eux sont construits de façon pérenne
(Jardin Vauban, Rond-point de l’Esplanade, Square Ruault, Square du Maire André, place Catinat, Jardin de Fives-Lille), les autres sont des kiosques démontables, reconstruits lors de chaque festival musical important.
Il est à peine croyable qu’aujourd’hui, pas un seul de ces édicules n’ait été conservé ou restauré : tous ont été rasés par les municipalités successives. Probablement pris de remords, le Conseil municipal décide, en 1982 (vote d’un crédit de 150.000 francs, le 16 octobre 1982, pour l’implantation d’un kiosque à musique), de faire édifier un nouveau kiosque à musique sur la Croisette, mais curieusement, choisit un quartier réputé pour être une des plaques tournantes du trafic de drogues à Lille, la Résidence de la Briqueterie du chemin des Broutteux. Aussi, ce dernier kiosque n’aura-t-il qu’une brève existence !... La municipalité voulait probablement prouver par ces décisions farfelues que les Kiosques à musique n’avaient décidément plus leur place à Lille…
Lomme, commune associée à Lille, aura plus de chance avec son Kiosque à musique installé dans sa cité ouvrière appelée Lille-Délivrance : lui aussi supprimé, sera remplacé par un édicule contemporain.
Les Kiosques à musique qui ont coexisté à Lille, possédant leur histoire propre, nous consacrerons donc une chronique séparée pour chacun d’entre eux :

1 — Kiosque de la Grand'Place.
2 — Kiosque du Rond-Point de l'Esplanade près du Pont Napoléon.
3 — Kiosque du Jardin Vauban.
4 — Kiosque de la Place du Concert face à la Statue du Maire André.
5 — Kiosque du Square Ruault (anciennement square du Réduit).
6 — Kiosque Place Catinat.
7 — Kiosque du Jardin de Fives-Lille (Square Lardemer).
8 — Kiosques de l’Exposition internationale de Lille de 1902.
9 — Kiosques de l’Exposition internationale de Lille de 1920.

Plan de Lille en 1893 et implantation des Kiosques à musique
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Hormis les Kiosques fixes et pérennes de Lille, la municipalité louait ou acquérait régulièrement des édicules :
— Séance du conseil municipal du 11 juin 1880. L'Harmonie lilloise, qui s’est fait entendre chaque dimanche l’an dernier, au rond-point du square de la République, réclame l’établissement d’une estrade pour ses concerts.
Nous avons fait dresser le devis de la dépense. Elle s’élève à 2.000 francs. Adopté, voté.
— Programme de la fête Nationale du 14 juillet 1881. Concert à dix heures sur la place de la République par toutes les Sociétés symphoniques et chorales réunies. Etablissement d’un kiosque faisant face à la Préfecture et construit près du jardin. Eclairage de la place de la République avec la lumière électrique et girandoles de verres de couleur.
— Séance du conseil municipal du 10 juillet 1896. Le Conseil a manifesté le désir que des concerts soient donnés périodiquement sur les places publiques par les musiques de la ville. Nous avons trouvé l'occasion de donner satisfaction à ce désir, par l'achat d'un kiosque démontable, qui nous est offert pour le prix de 3.500 francs ; le fournisseur en ferait gratuitement l'installation pour la fête du 14 juillet.
Le Conseil vote un crédit de 3.500 francs, autorisant le Maire à traiter de gré à gré.
— Séance du conseil municipal du 10 mars 1913. Le 27 Février 1913, une Commission composée de M. Laurenge, adjoint délégué aux Travaux, assisté de MM. Duponchelle et Legrand-Herman, conseillers municipaux, s’est transportée au Palais-Rameau afin de procéder à la réception définitive de la fourniture d’un kiosque démontable (10 mètres de diamètre ; 3.593 francs).
Après un examen détaillé du kiosque, la Commission a reconnu qu’il avait été construit conformément au projet et a décidé d’en prononcer la réception. Adopté.

— Séance du conseil municipal du 18 juin 1922. Les toiles des kiosques démontables ne sont plus utilisables et leur remplacement s'impose. M. Debieuvre, 7, rue d'Aboukir, s'engage à remplacer les chapiteaux des deux kiosques, celui du grand, pour 2.100 francs, celui du petit, pour 1.900 francs. Soit au total 4.000 francs.
Nous soumettons à votre approbation, d'accord avec le service des fêtes et votre 2e Commission, le marché passé avec M. Debieuvre. La dépense sera prélevée sur le crédit des fêtes. Adopté.


Kiosque de la Grand'Place — Kiosque du Rond-Point de l’Esplanade — Kiosque du Jardin Vauban
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Kiosque Place du Concert — Kiosque Square Ruault — Kiosque Place Catinat
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Kiosque Jardin public Lardemer Fives-Lille — Kiosques Exposition Lille 1902 — Kiosques Exposition Lille 1920
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Formations musicales actives à Lille en 1909 :
Chorale lilloise, 8, place Simon-Vollant, président Deverly, direction Ch. Villerval, 40 exécutants ;
Les Sans-Soucis, Chorale Desrousseaux, fondée en 1885, 58, rue de Tournai. Président A. Courouble, direction Gustave Belière, 28 exécutants ;
Union chorale des orphéonistes lillois, fondée en 1846, rue Faidherbe, président Batteur, direction L. Carpentier, 140 exécutants ;
Le Réveil musical (harmonie), président Piquet, direction Delerue, 44 exécutants ;
Musique du bataillon des Canonniers sédentaires (harmonie), président lieutenant-colonel Batteur, chef Ch. Bacqueville, 120 exécutants ;
Le Cercle Berlioz (harmonie), direction Quesnay, 120 exécutants ;
Le Club des vingt (Cercle musical, fanfare), fondée en 1892, président Rainot-Marchand, direction A. Quesnay, 100 exécutants ;
Harmonie des sapeurs-pompiers, 4, rue Malus, président V. Druez, direction Bourelle, 90 exécutants ;
La Madrilène (mandolines), fondée en 1896, président Groult, direction Alfred Robiquet, 11, place Rihour, 25 exécutants ;
Les Enfants de Gutenberg (harmonie), président Lefebvre, direction. A. Paulvaiche, 40 exécutants ;
Les Infants d’Faidherbe, 58, rue Henri Kolb, (société chorale patoisante et de bienfaisance), président H. Philippo, directeur Auguste Paulvaiche, 45 exécutants ;
L'union Vaubanaise (cercle choral philanthropique), président G. Decaillon, direction Lelong, 30 exécutants ;
Le Fa-dièse club (chorale), président L. Perrant, direction Florimond Becquart, 35 exécutants ;
Trompettes des Halles, président Prouharam, directeur Léon Demey, 30 exécutants ;
Orchestrina des Accordéonistes de Lille, 197, rue Léon-Gambetta, président d'honneur Gabriel Crépy, président A. Jonquet, directeur E. Bauwens, 40 exécutants ;
Les Lièvres (chorale), président Bapaume, direction E. Grimonprez, 32 exécutants ;
Fanfare du Sud, 21, rue du faubourg des Postes, président Binauld, direction F. Thys, 60 exécutants ;
Les Infants de l’Vaclette (chorale lyrique), 200, rue Léon-Gambetta, président Fleury-Delefolie, direction Léon, 45 exécutants ;
La Fanfare du Centre, 58, rue Henri-Kolb, 60 exécutants ;
Les Amis réunis (fanfare), 21 rue St-Pierre-St-Paul, direction Adhémar Lebrun, 60 exécutants ;
Emulation chorale de Lille, rue Henri-Kolb, président G. Wauquier, direction Paul Fanyau, 120 exécutants ;
L'Union ouvrière (chorale) président Vanloo, direction E. Quillot, 30 exécutants ;
Les Travailleurs (La jeune fanfare des trompettes), président Goudin, direction Gelande, 35 exécutants ;
Club Nouveau-Siècle (chorale), direction Camille Stien, 30 exécutants ;
Fanfare de l'imprimerie Danel, 93 rue Nationale, président L. Danel, direction A. Delerue, 40 exécutants ;
Concerts Hoquet, 25, rue Patou, orchestre, 100 exécutants, chœurs 250 exécutants ;
La Fabrycienne (estudiantina), président V. Cacan, direction J. Dupriez, 17 exécutants ;
Les Ménestrels (estudiantina), président C. Crespel, direction Dominique, 20 exécutants ;
La Lyre des Travailleurs (chorale), direction Cracco, 30 exécutants ;
L'Union (chorale), 147, rue d'Arras, président Dhuy, direction Castelain, 40 exécutants ;
Cercle mandoliniste l'Espérance, fondé en 1900, 153 boulevard Montebello, président Goetghebeur, direction Eugène Pauvelyn, 18 exécutants ;
Fanfare des Halles centrales, 112, rue Gambetta, direction D. Lecauge, 70 exécutants ;
Les Médiators Clubs (mandolinistes lillois), fondé en 1898, 47 rue de Béthune, président. E. Cateaux, direction G. Duffet, 25 exécutants ;
La Lyre madeleinoise (chorale), président L. Desmons, direction H. Carcel, 30 exécutants.

(à suivre)
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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

1/9 - Les Kiosques de Lille - Kiosque de la Grand’Place

LILLE - La Grand'Place
(NORD)

La Grand’Place de Lille qui constitue le cœur historique de la ville, est, dès le XIVe siècle, consacrée à la tenue de marchés hebdomadaires, d’où sa première dénomination de Place du Marché à l’origine.
Etendue sur huit hectares, sa superficie est réduite de moitié par la construction, sur sa partie orientale, de la Bourse, de 1651 à 1653, de bâtiments d’habitation et enfin, en 1785, du Théâtre lillois dû à l’architecte Michel-Joseph Lequeux (1753-1786). L’emplacement devançant le théâtre devient la petite place ou place du Théâtre ; cette Salle de spectacle disparaîtra lors de l’incendie du 5 avril 1903.

La Grand’Place, rebaptisée Place d’Armes après la Révolution, reprend sa dénomination antérieure au milieu du XIXe siècle. Elle est appelée parfois place de la Déesse en raison de l’édification en son centre, de la colonne dite de la déesse, inaugurée le 8 octobre 1845 ; le premier projet de cet édifice, prévoyait d’installer, dès 1842, une « colonne Obsidionale » devant l’Hôtel-de-Ville, place Rihour. Ce monument, dont la dépense totale ne devait pas excéder 15.000 francs, érigé en commémoration de la résistance Lilloise au siège autrichien de 1792, est composé d’une colonne de douze mètres en granit, œuvre de Charles Benvignat (1805-1877), surmontée d’une statue de trois mètres en bronze du sculpteur Théophile Bra (1797-1863).


Plan de Lille en 1881 - Quartier de la Grand’Place
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Au tout début du XIXe siècle, la Grand’Place accueille les marchés aux légumes tous les mercredis et samedis, les grains et graines n’y étant proposés que le mercredi. Les autres places lilloises ont leurs marchés attitrés spécifiques : marché du lin (place des Reignaux) ; marché aux fruits (place du Concert) ; marché aux tripes (rue Saint-Nicolas) ; marché aux fleurs et marché au fromage (rue du Marché au fromage) ; marché à la toile (passage sous le corps de garde de la Grand’Place) ; marché aux poissons (place éponyme) ; marché à la volaille (rue des Fleurs) ; marché aux chevaux (rue éponyme) ; marché au Charbon de bois et aux Bestiaux (rue du Marché aux bêtes) ; marché au beurre (rue des Fleurs) ; marché aux Oiseaux (place des Bleuets).

La Grand’Place est mise à contribution lors des grandes manifestations festives et commerçantes, notamment lors de la Fête Communale annuelle de juin, pendant la Fête nationale du 14 juillet ou encore à l’occasion de la fameuse braderie.

Lille - La Grand'Place, marché du samedi (cliché 1855) - La Braderie
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De nombreux concerts, concours et festivals musicaux se déroulent très fréquemment sur la Place, auxquels participent régulièrement la Musique des Sapeurs-Pompiers, le Club des 20, les Orphéonistes lillois ou encore le Cercle Berlioz.
Pour chacun de ces événements, dès les années 1880, un Kiosque à musique démontable, loué à une entreprise par la municipalité, est installé au pied de la colonne de la déesse. De forme octogonale, très vaste, constitué de piliers et balustrades en fer et bois, cet édicule est couvert d’une toile de couleurs bariolées.
Lors de la séance du Conseil municipal du 8 février 1895, un des conseillers, M. Gronier-Darragon, interpelle M. Géry Legrand (1837-1902), maire de 1881 à 1896, affirmant que la ville pourrait faire des économies en acquérant une fois pour toutes un kiosque démontable, plutôt que de le louer à un entrepreneur qui,
au bout de trois locations, est largement payé de son matériel, et ce d’autant plus qu’il existe d'ailleurs à Lille un kiosque démontable dont on ne se sert pas… Un autre intervenant, M. Basquin, qui a étudié la question de près, affirme que la véritable économie consiste à continuer à louer le kiosque, celui qui est remisé n’est en outre pas conforme pour les Grandes Fêtes ; de plus, avant d'acquérir un matériel aussi encombrant, il faut savoir comment on le remisera et ce qu'il coûtera à entretenir et à réparer. Géry Legrand se range à la voix de M. Basquin et le conseil vote un crédit de 9.000 francs pour le service des Fêtes sur l'exercice 1894.

Lille - La Grand'Place
Lille - La Grand'Place (1906).jpg
Lille - La Grand'Place (1906).jpg (163.95 Kio) Vu 357 fois
publié par Jean-Marc

Après les forts bombardements du 3 au 13 octobre 1914, provoquant la destruction de huit cent quatre-vingt-deux bâtiments, les Allemands prennent place à Lille qu’ils occuperont jusqu’au 17 octobre 1918.
Des exhibitions de prisonniers français défilant par colonnes sont régulièrement planifiés par les allemands dans les places et rues lilloises, notamment sur la Grand’place.

Lille - Pendant l'occupation allemande. Arrivée de la landsturm — Prisonniers français traversant la Grand’place pendant l’occupation 1914-1918
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C’est pendant cette période que s’achève la reconstruction, sous les instructions de l’occupant, du Théâtre incendié en 1903. Le nouveau bâtiment, devenu le Deutscher Theater est inauguré en décembre 1915.
De fréquents concerts militaires allemands sont organisés tant sur la Grand’Place que dans le Jardin Vauban et autres places lilloises, tandis que des parades avec tambours et fifres sillonnent les villes.

Lille - Concerts allemands sur la Grande Place pendant l'occupation
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La Grand’place qui est devenue en septembre 1944 la place du général de Gaulle n’a plus de kiosque démontable depuis la fin des années 30 et les concerts y sont devenus forts rares.
La Déesse au sommet de sa colonne a traversé le temps sans être déboulonnée comme nombre de ses consoeurs en bronze, et, en 1989, de manière heureuse, une fontaine et un bassin circulaire sont venus l’entourer.
La braderie reste toujours l’attraction majeure de la Grand’Place où les Géants Lydéric et Phinaert continuent leurs traditionnelles processions annuelles.
Kiosque supprimé.

voir ici, Grand’Place de Lille sans kiosque, aujourd'hui. (1/2) (2/2)

Lille - La Grande Place
Lille - La Grande Place (1909).jpg
Lille - La Grande Place (1909).jpg (210.83 Kio) Vu 357 fois
publié par Jean-Marc

8 octobre 1848 — Un banquet monstre de 5.000 couverts sur la Grand’Place à l’occasion du 55e anniversaire du siège de Lille de 1792. La musique de la Garde Nationale de Paris y officie.
Le 8 octobre 1848, jour anniversaire de la levée du siège de Lille en 1792, un banquet fraternel fut offert sur la Grand’Place par la municipalité, aux Gardes nationaux de Paris, à l’occasion du drapeau remis par eux à leurs camarades de Lille.
La Grand’Place avait reçu une décoration magnifique : feuillages, girandoles de papier, banderoles tricolores à profusion. Le banque ne comptait pas moins de 5.000 couverts, mais, dit l’ « Echo du Nord » de l’époque, « paraissait avoir été, sauf leintime vin, ordonné plutôt par des Spartiates », ce qui n’a rien d’étonnant, ajoutait-t-il, puisque nous sommes en République… Les bouteilles étaient surmontées de petits drapeaux tricolores. On servit du cervelas et de la viande, tandis que la musique de la Garde Nationale de Paris jouait des pas redoublés. Le public interpelait les convives. Ce fut très gai.

Lille - Fête du 8 octobre 1848 sur la Grand'Place, banquet de 5000 couverts (daguerréotype)
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22 août 1890 — Plus de mille musiciens sur la Grand’Place en soutien des victimes de l'incendie de la Martinique. Les géants lillois, Lyderic et Phinaert, participent au cortège
— Une grande promenade flamande est organisée à Lille pour dimanche prochain 24 août au bénéfice des victimes de l'incendie de la Martinique et de l'explosion des mines de Saint Etienne.
La Municipalité lilloise a demandé aux villes environnantes d'envoyer leurs géants pour cette promenade.
La municipalité d'Ypres (Belgique) a bien voulu mettre à la disposition du comité, Goliath, le géant légendaire de cette ville.
Lyderic et Phinaert, les géants lillois, marcheront naturellement.
Il y aura dans le cortège trois musiques de mineurs, celles de Marles, de Lens, de Carvin.
De plus, la quête sera faite par un grand nombre de mineurs en tenue de travail.
Les compagnies de Lens, de Marles, de Carvin, d'Anzin enverront des délégations d'ouvriers.
Cette promenade ne sera pas la seule attraction de la journée.
La Fédérale de Massenet sera exécutée sur une estrade élevée devant la Grand'Place par l'Union orphéonique, l'Union chorale, les Orphéonistes lillois, l'Avenir moulinois, l'Orphéon de Loos, la Chorale lilloise, la Société des Amateurs, la Phalange d'Armentières, les Folies Lyriques, l'Union chorale de St-André, la Lyre Ouvrière de Marcq-en-Baroeul, les Joyeux Enfants, la Cécilienne, les Amis Réunis, les Sans-Souci, l'Union Fraternelle, l'Union Chorale d'Esquermes, l'Union Intime, les Enfants du Vieux-Lille, soit huit cents chanteurs.
La musique du 43e de ligne et la musique du 16e bataillon de chasseurs accompagneront les chanteurs. On peut ainsi évaluera 1000 le nombre des exécutants.
A l'issue de la promenade flamande, c'est-à-dire à 8 heures, une grande fête vénitienne aura lieu au Jardin-Vauban.

15 juin 1896 — Concert sur la Grand’Place par la Musique des Canonniers Sédentaires
— Voici le programme du concert qui sera donné sur la Grand’Place, demain lundi, de 10 à 11 heures du soir :
Gourko, marche héroïque des Balkans (Janin Jaubert). — Naufrage de la Méduse, ouverture (Reissiger). — Marie-Thérèse, bluette (E. Colin). — Les Huguenots, fantaisie (Meyerbeer). — La Fête de Lille, marche caprice (E. Colin). — Les Chants du soldat, valse (J. Gung’l). La Marseillaise.

25 juin 1896 — Festival musical permanent sur le Kiosque de la Grand’Place
— Les commerçants de la Grand’Place ont organisé une série de concerts sur la Grand’Place. Le premier de ces concerts sera donné juedi prochain, à 9 heures du soir, par la Fanfare de Fives-Lille.
Première partie : Allegro militaire. — Grande marche nuptiale (Canivez). — Air varié pour basse (Smagghe). — Parade de la garde (Kessel). — Les Sylphes, morceau imposé au concours d’exécution de Choisy-le-Roi (H. Borrel).
Deuxième partie : Les Parques 1e partie, symphonie (Buot). — Premier printemps, valse (Lepagnol). — Bonjour Suzon, gavotte (Mayeur). — La veillée de Reichoffen, morceau imposé au concours d’honneur de Choisy-le-Roi (H. Borrel). —Oudin-Mellet-Firmin-Guillet-Chuchette, polka pour cinq pistons (Mayeur).
Dimanche 28 juin, concert à 8 heures ½ du soir, par les Jeunes Aveugles de Ronchin sur le même kiosque. Programme :
En avant, pas redoublé (Gérard). — Eros, ouverture (P. Vidal). — L’Enlevante, marche (Marie). — Tribut de Zamora de Gounod (Dureau). — L’Union, polka pour piston (Cochet). — Constadt-Toulon, marche franco-russe (J. Strauwen).

Lille - La Grand'Place et le Kiosque à musique le jour des fêtes de Lille — Affluence sur la Grand'Place lors d’un concert de la Fanfare
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11 juin 1899 — Concert sur le kiosque de la Grand’Place lors des Fêtes de Lille
— La soirée. Grâce au beau temps, la soirée a été, comme la journée, extrêmement animée. Les monuments publics avaient été illuminés aux approches de la nuit.
Mais la foule s’est portée surtout à la Grande-Place, où la musique des Sapeurs-Pompiers a donné un concert très applaudi.
Le kiosque, très élégant et décoré de drapeaux tricolores surmontant des écussons aux initiales R.F. était fort bien illuminé par une rampe de gaz d'abord, puis par des arabesques de verres multicolores formant une pyramide lumineuse dont le sommet se confondait avec la flèche du kiosque.
Les rampes de gaz du corps de garde, des grands cafés, et de l’Echo du Nord, avaient été également allumées.
Les terrasses ont regorgé de spectateurs jusqu’à une heure avancée de la soirée.
Le succès de la première journée des Fêtes de Lille permet d'augurer favorablement de la seconde.

14 juillet 1899 — Un 14 juillet 1899 très mouvementé, notamment sur la Grande-place
— Sur la Grande-Place, l’effervescence reprend de plus belle.
La Marseillaise et l’Internationale sont chantées par des groupes qui se menacent à chaque minute.
Les cannes s’agitent dans l'air, les poings sont tendus, les sifflets stridents des gendarmes à cheval, très nombreux — une centaine — sont accueillis par des cris de : « Vive l’armée ! » auxquels répondent des huées.
Il est minuit et demi ; les cerveaux, surexcités par une longue soirée de manifestations, songent aux pires violences.
La gendarmerie à cheval se déployant en ligne, refoule les manifestants vers les terrasses des café et dans les rues adjacentes.
On siffle, on chante, on crie : « Vive l’armée ! Vive la sociale ! A bas la calotte ! Vive Loubet ! et même Vive Picquart ! »
Tour à tour, au hasard des groupements, la Marseillaise et l’Internationale dominent.
L'affaire Dreyfus et l'affaire Flamidien, causes des manifestations, paraissent oubliées, la colère des collectivistes se concentre sur les gendarmes.
Vers une heure moins le quart, les manœuvres des gendarmes à cheval déblaient la Place. Les accents de l'hymne national et du chant révolutionnaire se perdent dans la nuit.

24 juin 1900 — Lors de la Fête communale annuelle, des jeux divers et attractions sont organisés sur tous les quartiers, suivis d’un concert sur le Kiosque de la Grand’Place
— Fête communale de Lille. De 6 h. à 7 h., rue des Canonniers : concours de pinsons.
A 10 h., boulevard des Ecoles : revue des Sociétés. — Jeux de bouchon : place Casquette, place de la Nouvelle-Aventure, place Philippe-de-Girard, rue Arago, rue Philadelphie, boulevard Victor-Hugo, boulevard Louis XIV. — Jeu de bac : place Deliot. — Tir à l’arc au berceau : A la « Réjouissance », rue Gantois ; Au « Château », rue Auber. — Tir horizontal au fusil-arbalète, boulevard Montebello. — Jeu de palets, dit beigneau, dans les différents quartiers de la ville.
A 2 heures, concours de pêche à la ligne, au Grand-Carré.
A 2 heures ½, régates internationales sur la Haute Deûle
Place de Tourcoing : carrousel vélocipédique.
Tir à l’arc à la perche, au siège de la société « les Francs-Tireurs », à Canteleu-Lille.
Concours de poste aérienne, organisé par la Fédération des sociétés colombophiles lilloises.
Jeu de balle, boulevard des Ecoles.
Square Ruault : Jeu de Ballon.
Jeu de boule : au faubourg Saint-Maurice et à Moulins-Lille.
De neuf heures à onze heures du soir. — Sur la Grand’Place, concert d’harmonie par la Musique des Sapeurs-Pompiers.

26 juin 1900 — Soirée de la fête communale sur le Kiosque
— La soirée a été ce qu’elle est habituellement. Le kiosque élevé la Place, assez élégant, avait été décoré de faisceaux de drapeaux tricolores et illuminé par une rampe à gaz et par dix arabesques de verres de couleurs.
Le concert donné sur la Grande-Place avait attiré une foule nombreuse qui a fréquemment applaudi les musiciens.

14 juillet 1900 — Concert sur le Kiosque de la Grand’Place par l’Emulation chorale et le Club des Vingt
— Grâce au temps qui est resté favorable, la soirée a été très belle.
La seule attraction faisant partie du programme de la fête consistait en un grand concert qui a été donné sur la Grand’Place, par l’Emulation chorale et le Club des Vingt. L’éloge de ces deux phalanges artistiques n’est plus à faire.
L‘exécution des remarquables morceaux de leur répertoire a été accueillie par les applaudissements, voire même les acclamations de la foule considérable qui s’était portée sur la Place.
C’est le Club des Vingt qui a ouvert le concert.
Le magnifique chœur de M. Oscar Petit, 1’Hymne du Centenaire, chanté par 1’Emulation chorale, avec accompagnement du Club des Vingt a été bissé, comme chaque année,
L’Emulation chorale a exécuté ensuite avec le même succès, les chœurs qu’elle chantera au concours de Paris, Moines et Forbans, Fraternité et Sylvestrick.
Le kiosque était décoré de faisceaux de drapeaux et illuminé par une rampe de gaz et des suspensions de verres de couleurs.
Autour de la Place, courant de mât ou mât, des verres de couleur et des lanternes vénitiennes avaient été disposés. Ces illuminations à giorno ont parfaitement réussi. Sur la Grand’Place, le Grand-Garde et l’Echo du Nord étaient illuminés.
Les rampes à gaz des monuments publics étaient également allumées : la Préfecture, l’Hôtel-de-Ville, le Théâtre, les écoles, etc.
Les illuminations de la gare étaient assurées par des fanaux multicolores du plus bel effet. Le siège de la Société des Anciens Militaires du train, place des Reigneaux, était également illuminé. L’animation a été extrême pendant toute la soirée.

14 juillet 1900 — Concert du Club des Vingt sur le Kiosque de la Grand’Place
— Voici le programme du concert qui sera donné le 14 juillet sur le kiosque de la Grande-Place, par le Club des Vingt, de 9 heures à 11 heures :
Allegro militaire. — Marche solennelle (Parès). — Fantaisie sur Lakmé (L. Delibes). — Espana, valse (Chabrier). — Marche guerrière (A. Richart). — Wihelmina, gavotte (L. Montagne). — Fantaisie sur le Tannhaüser (R. Wagner). — Polka pour 4 cornets (Martin).

Lille - Harmonie des accordéonistes lillois — Kiosque à musique près de la Colonne de la Déesse de la Grand'Place
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18 juin 1901 — Concert sur le kiosque de la Grand’Place ; tramways et fiacres interrompus pour l’événement
— La soirée. Le concert de la Grand’Place. Pour clore le programme de cette première journée des fêtes, qu’aucune attraction originale n’a caractérisée, un concert a été donné, de neuf à onze heures sur la Grand’Plaçe, par la musique des Sapeurs-Pompiers.
L’asssitance, assez clairsemée au début, a fini par occuper toute la Grand’Place ; la station des fiacres avait été déplacée et le service des tramways interrompu.
Deux guirlandes de lampes et de lanternes vénitiennes couraient autour du kiosque central.
Le concert a été brillant : il n’en pouvait être autrement avec la musique des Sapeur-Pompiers.
Aussi, l’assistance n’a-t-elle pas ménagé ses applaudissements et ses bravos.
L’animation dans la rue, très active jusqu’au départ des nombreux étrangers, a insensiblement diminué dans la soirée.
Vers minuit, la ville présentait son calme ordinaire.

10 et 11 juin 1902 — Fête Communale dans les quartiers de Lille. Concert sur le kiosque de la Grand’Place
Première Journée.
Dès le réveil, les ra et les fla de tambours résonnent : ce sont les Sociétés qui se rendent par le chemin des écoliers au boulevard des Ecoles, où elles doivent être passées en revue. Il en arrive de tous les points. Elles répandent par nos rues l'animation et la gaîté. Elles se comptent par centaines. Beaucoup de sociétés de pêcheurs, d’archers, de boules, de billards, d’arbalétriers ; mais ce sont les bouchonneux qui sont les plus nombreux. Tous les monuments publics sont pavoisés et pas mal de maisons particulières qui ont voulu cette année comme les précédentes arborer le drapeau national.
La Soirée. Le Concert des Sapeurs-pompiers.
Bien avant 8 heures et demie, la Grande-Place est envahie par une foule de promeneurs et les cafés regorgent de consommateurs.
Le Kiosque est magnifiquement éclairé de guirlandes, de lanternes blanches et rouges.
De 9 heures à 11 heures, l’excellente musique des Sapeurs-Pompiers a fait entendre ses meilleurs morceaux, aux applaudissements de la foule. Elle a joué la Marseillaise, avant de le retirer.
Une grande animation n'a cessé de régner jusqu’à une heure fort avancée de la nuit.
Deuxième Journée
Voici le programme de la journée d’aujourd’hui : à huit heures du matin, Champ-de-Mars, tir à la cible par le bataillon des sapeurs-pompiers.
Jeu de bouchon (quatre jeux) : boulevard Victor-Hugo, boulevard du Maréchal-Vaillant, rue Malsence, place de la Nouvelle-Aventure.
A deux heures, dans le bassin de la Bassse-Deûle, joute sur l’eau par les ouvriers de la grue.
A trois heures, quai Vauban, en face des Docks, jeu de bagues sur l'eau. Après la clôture de ce jeu, chasse aux canards.
A quatre heures, bascule hydraulique : Place du Vieux-Marché-aux-Chevaux, place Philippe-de-Girard, rue de Fives.
A six heures, Kiosque de l’Esplanade, distribution générale des prix.

8 octobre 1902 — Concert de la « Fanfare du Sud » sur la Grand’place près de la Colonne de la Déesse
— Ce soir mardi, à huit heures et demie, il y aura concert sur la Grand’Place. L’Union française des Trompettes jouera dans le Campanile de la Bourse et la Fanfare du Sud près de la colonne.
La Compagnie du Gaz, après entente avec la municipalité a bien voulu remplacer les lanternes des réverbères par des étoiles de feu.
Voici le programme des morceaux qui seront par la Fanfare du Sud : 1. Le Fiston, pas redouble. Garnier. — 2. Rotsiem, ouverture. Meister. — 3. Aller-retour, fantaisie. Girardon. — 4. Suzanne, polka pour piston (soliste Ed. Pelemeule, sous-chef). Bacqueville. — 5. Plume au vent, marche. Turine.
Les membres de la Fanfare du Sud sont priés de se réunir aujourd'hui mardi, à 8 heures trois quart, à Gambrinus.
La Fanfare du Sud jouera alternativement avec l’Union Française des Trompettes de Lille qui, placée au campanile de la Bourse, exécutera, sous la direction de M. Arthur Clarey, les morceaux suivants : 1. Alerte, galop. — 2. Union, fanfare. — 3. Fanfarette, sonneries. — 4. Garde à vous. Senée. — 5. Desrousseaux, fanfare. — 6. Michel Strogoff, défilé.

Lille - Le Kiosque de la Grand'Place — Braderie sur la Grand'Place
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Du 26 juin au 18 septembre 1904, tous les dimanches et mercredi, un Festival musical permanent est organisé sur le Kiosque à musique de la Grand’Place
26 juin 1904 — Le festival permanent de Lille. — La soirée de dimanche, belle à souhait, quoique un peu lourde, avait favorisé les promeneurs venus en grand nombre assister aux débuts du festival permanent.
Jusqu’à onze heures, les cafés de la Grande Place, avoisinant le kiosque, ceux de la place Rihour et de l’entrée de la rue Nationale, ont regorgé de consommateurs.
De neuf heures à onze heures, l’Harmonie municipale d’Orchies, chef M. Feraud, et la Fanfare dc Saint-Hubert ont joué, aux applaudissements d’un public attentif, les plus jolis morceaux de leur répertoire.
A tour de rôle, entremêlant leurs motifs, les deux sociétés ont exécuté les programmes suivants :
Harmonie d’0rcbies : Allegro militaire. — Marie-Henriette, ouverture de Montagne. — Armelica, fantaisie (Gadenne). — Au Bois de Phalempin, fantaisie (Gadenne). — Concordia, grande valse (Bossche). — Souvenir, fantaisie. — La Reine des Vagues, fantaisie (Bléger). — Fleur de rosée, air varié (Blanchetot). — Grande Polka.
Fanfare Saint Hubert. — Hallali, air de chasse. — Acteon, pas redoublé pour trompes (Gourdin). — Honneurs du pied, air de chasse. — Succès, valse (L. Colmier). — Marche de la Vénerie, air de chasse. — La légende de Saint-Hubert, fantaisie. A) Le départ pour la fête ; b) Les voix mystérieuses de la forêt ; c) Le rendez-vous des chasseurs ; d) Les Cloches de l’Abbaye ; e) La Chasse fantastique (Wittmann).
Comme dernier morceau, l’Harmonie municipale d’Orchies exécuta la Marseillaise.
Les auditeurs, en même temps qu'elles entonnèrent l‘hymne national, formant autour du kiosque un orphéon improvisé. De chaleureux applaudissements accueillirent les dernières notes des musiciens professionnels et des chanteurs volontaires.
L’ouverture du festival a obtenu un réel succès.
Nous rappelons à nos lecteurs que les concerts seront continués jusqu’au 18 septembre, les dimanches de 4 à 6 heures et de 9 à 11 heures du soir, et les mercredis de 9 à 11 heures du soir.

10 juillet 1904 — Le cinquième concert du festival permanent de la Grande-Place aura lieu ce soir dimanche, de 9 à 11 heures avec le concours de l’excellente Fanfare municipale d’Hellemmes-Lille, qui compte 70 exécutants. M. Bonnier qui dirige avec talent cette pléiade d’artistes, a placé la Fanfare municipale d’Hellemmes-Lille au rang des premières fanfares du Nord de la France.
Mercredi 13 juillet, l’harmonie les Amis-Réunis de Lys-lez-Lannoy, qui comprend 75 musiciens, continuera la série des concerts de la Grand Place, de 9 à 11 heures au soir.
Jeudi 14 juillet, à la même heure, concert suivi de bal de nuit, également sur la Grand’ Place de Lille.

21 août 1904 — Festival permanent. — Le 20e concert sera donné dimanche 21 août, de quatre heures à six heures du soir, par 1’Harmonie de Templeuve, directeur, M. F. Brienne. Voici le programme :
Première partie. — 1. Max (Salabert). — 2. Le Domino noir, ouverture (Auber). — 3. Sur le Bosphore, mazurka (Coard). — 4. Carmen, fantaisie (Bizet). — 5. Pinson et Fauvette, polka pour deux pistons (Labole).
Deuxième partie. — 1. Faust, fantaisie (Gounod). — 2. Gavotte Milady (Bouchel). — 3. Si j’étais Roi (Adam). — 4. Santiago (Corbin). — 5. Le Voyage en Chine (Bazin).

22 août 1904 — Concert permanent. — Le 21e concert sera donné dimanche de neuf heures à onze heures du soir, par la Musique des Sapeurs-pompiers de Lille, directeur M. Bourelle.
Première partie. — 1. Saint-Georges, allegro (G. Allier). — 2. Grande ouverture (G. Wettge). — 3. Frétilon, polka pour 2 cornets, solistes MM. Portebois et Dumont (Leroux). — 4. Marche de fête (Parès). — 5. Fée d’amour, mazurka. (H. Weyts).
Deuxième partie. — 1. Cavalliera rusticana (Mascagni). — 2. Perle de Rosée, grande valse (Lataste). — 3. La Vivandière, fantaisie (Godart). — 4. La Volière, polka pour petite flûte, soliste M. Schaller (Douard).
Mercredi 24 août, vingt-deuxième concert, de neuf à onze heures du soir.

26 juin 1905 — 20.000 personnes assistent, sur la Grand’Place, au concert de la musique des Canonniers sédentaires
— La soirée. Le concert de la Grande-Place de 9 heures à 11 heures.
Le public lillois, toujours avide du spectacle féerique qui, samedi et dimanche, avait déjà fait son admiration, s’est porté, lundi soir, en plus grand nombre encore sur la Grande-Place.
Les illuminations n’étaient pas seules, il est vrai, à justifier son enthousiasme.
Il n'est pas donné tous les jours aux amateurs de bonne musique, et ils sont très nombreux à Lille, d’entendre l’excellente musique des Canonniers sédentaires.
Sous la direction de leur chef, M. Alfred Quesnay, les Canonniers ont interprété « Tancrède » de Rossini ; une fantaisie sur les Saltimbanques, de Ganne ; le Cortège de Dejanire, de Saint-Saëns ; une fantaisie sur Hamlet, d’Ambroise Thomas et l’inévitable et toujours aimé « Petit-Quinquin » de Mastio.
La pluie, ce détestable trouble-fête, a failli compromettre le succès de ce magnifique concert.
De 9 heures à 9 heures ½, elle tomba timidement, assez perçante toutefois pour inquiéter les promeneurs.
Il fallut l’apparition de quelques étoiles, dans une trouée du ciel noir, pour rassurer la foule.
Jusqu’à onze heures, 20.000 personnes environ se tinrent sur la Grande-Place, debout ou à la terrasse des cafés, charmées par les accents de la Musique des Canonniers.
Programme complet du concert : 1. Le Petit Quinquin, allegro (Mastio). — 2. Ouverture de Tancrède (Rossini). — 3. Fantaisie sur les Saltimbanques (Ganne). — 4. Valse interrompue (L. Montagne). — 5. Corlège de Dejanire (Saint-Saëns). — 6. Babillage, gavotte (Divoir). — 7. Fantaisie sur Hamlet (A. Thomas). — 8. Polka pour 6 pistons (Mayeur).

24 juin 1906 — Concert de l’Harmonie des Jeunes Aveugles, sur la Grande-Place
— Voici le programme qui sera exécuté par l’Harmonie des Jeunes Aveugles, sur la Grande-Place, de 9 heures à 11 heures du soir.
Première partie : 1 En Avant, allegro militair (Gérard). — 2. L'Estocq, ouverture (Auber). — 3. Grand air du Chalet, solo de baryton (Adam). — 4. Boléro (Bléger). — 5. Le Pompier fidèle, marche (Leroux).
Deuxième partie : 1. Le saut du Chamois, pas redoublé (Duhamel). — 2. Les Noces de Figaro, ouverture (Mozart). — 3. Air varié pour flûte (Weber) arrangement Gadenne. — 4. Marche Hongroise (Berlioz). — 5. L’Enclume, polka (Lecocq).

19 avril 1908 — Le montage des Kiosques à musique mobiles à Lille, un jeu d’enfant !
— Le montage des Kiosques. Les fêtes de Pâques doivent être des spectacles curieux, mais leurs préparatifs eux-mêmes suscitent chez ceux qui en sont témoins un vif intérêt...
Le montage du kiosque mobile, installé sur la Grande-Place, entre la colonne obsidionale et le refuge faisant face à l'hôtel de l' « Echo du Nord », a été, comme on peut en juger par le cliché, ci-dessous, une opération très intéressante.
Le kiosque, y compris son plancher, sa charpente et la tente qui le surmonte, est compris tout entier dans le chariot qu'on aperçoit dans le médaillon de gauche.
Le plancher est composé de celui du véhicule et de ses côtés, lesquels sont articulés à charnière et se déplient pour former instantanément une vaste surface circulaire. Le grand cliché d'ensemble donne l'aspect du kiosque après cette opération.
Des panneaux mobiles, qu'on aperçoit dans une charrette en stationnement à gauche, servent à garnir les côtés du kiosque. Une fois mis en place, ils constituent une balustrade avec banc. Il ne reste plus qu'à ouvrir la tente en écartant du mât central les tiges de bambou, dont on aperçoit le faisceau et qui remplissent exactement la fonction des baleines dans un parapluie. Quelques légers haubans assurent la rigidité de l'ensemble.
Et le tout est effectué en une heure à peine...

L’ingénieux système du montage des kiosques à musique mobiles
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26 juin 1910 — Le Kiosque à musique est très apprécié sur la Grand’Place
— La Grand‘Place brillamment illuminée et le concert donné par la Musique des sapeurs-pompiers ont contribué à provoquer dans le centre de la ville une grande animation.
La foule ne pouvait détacher ses regards du kiosque sur lequel avait pris place la Musique et du joli spectacle qu’offrait la façade de l’hôtel de « l’Echo du Nord », ingénieusement décorée avec des bandes souples électriques aux courbes harmonieuses.
On a constaté avec plaisir que la Musique des sapeurs-pompiers travaillait à reconquérir son ancien prestige. Elle a exécuté avec beaucoup de Conscience et d’homogénéité plusieurs belles pages musicales ; des fantaisies sur « Lakmé », la « Veuve Joyeuse », et « Faust ».


Lille - Rentrée du 43e régiment d'infanterie sur la Grand'Place, de retour du Camp de Sissonne vers 1910 — Arrivée des allemands sur la Grand'place en 1914
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17 juin 1914 — La toile de la toiture du kiosque de la Grand’Place déchirée par les rafales de vent
— A Lille, l'orage a été extrêmement violent. De 4 à 7 heures des rafales de vent d'abord, puis l'orage, et ensuite une avalanche d'eau ont pendant plus d'une heure et demie balayé les rues de Lille et les campagnes.
La toiture du kiosque établi sur la Grand-Place a été déchirée et l'obscurité fut si grande qu'il fallut, dans les cafés, allumer l'électricité.
Le nombre de caves inondées est considérable.


20 juin 1914 — M. Laigre et son harmonie des Sapeurs-Pompiers, sur le Kiosque de la Grande-place
— De 9 à 11 heures du soir, l’excellente musique des pompiers s’est fait entendre sur le kiosque de musique élevé Grand’Place, au milieu d'un auditoire nombreux.
Elle joua, à la satisfaction générale, plusieurs morceaux populaires, dont la fantaisie sur 1e « Petit-Quinquin », que nos concitoyens écoutent toujours avec plaisir.
On apprécia, une fois de plus, les efforts poursuivis par M. Laigre et ses musiciens, pour faire de l’Harmonie municipale des pompiers une musique de premier ordre.
La Musiqme des pompiers fut chaleureusement applaudie, quand, à l’issue du concert, elle joua une vibrante Marseillaise.


21 juin 1914 — Un des derniers concerts donnés par le Cercle Berlioz et les Orphéonistes Lillois sur le Kiosque de la Grand’place avant l’invasion allemande
— C’est toujours un régal pour nos concitoyens que d’entendre le Cercle Berlioz et les Orphéonistes Lillois.
Aussi, se pressaient-ils en foule, dimanche soir à neuf heures, autour du Kiosque de la Grande-Place, où ces deux excellentes musiques donnaient un concert dont le programme était particulièrement intéressant.
Le Cercle Berlioz joua tout d'abord le « P'tit Quinquin », de Mastio ; « le Secret de Maître Cornille », de Parès, morceaux entraînants et colorés que la foule applaudit avec enthousiasme.
Il fit ensuite apprécier ses brillantes qualités dans une interprétation très soignée de la scène de Manon de Saint-Sulpice, une fantaisie sur Samson et Dalila, de Saint-Saëns et la Suite algérienne, marche de Saint-Saëns.
Mais son plus grand succès auprès de l’auditoire lui fut procuré par le Père la Victoire, de Ganne, et la « Marseillaise », joués avec beaucoup de brio et de virtuosité.
Quant aux Orphéonistes Lillois, ils ont fait une profonde impression en chantant la « Charité » de Castor ; « Watteau » de Carlice, et cette belle page de Pailhard, « La Légende du Gui », où se manifestent dans toute leur plénitude, leurs magnifiques qualités d’ensemble.
Pour terminer, le Cercle Berlioz exécuta une magistrale « Marseillaise », reprise par les Orphéonistes Lillois. Les deux excellentes sociétés furent bissées et chaleureusement acclamées.


Lille - Musique anglaise jouant sur la Grand'Place lors de la délivrance de 1918 — Chorale les XXX de Lille (cliché Christian Declerck)
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4 septembre 1920 — La Musique municipale des Sapeurs-pompiers en concert sur le Kiosque à musique démontable de la Grand’Place, à l’occasion du Cinquantenaire de la République
— Le jubilé républicain a été fêté samedi soir par un Concert, Grande-Place. Le kiosque démontable avait été agrémenté de guirlandes d’ampoules multicolores du plus bel effet.
A 21 heures, la Musique municipale des Sapeurs-pompiers exécuta la « Marseillaise » pour débuter, puis, jusqu’à 23 heures, l’air résonna aux accents les plus entraînants.
« Tu le r’verras Paname », la « Madelon de la Victoire », « Flotte, Petit Drapeau », les « Cloches de Corneville », « Faust », « Carmen », etc… faisaient partie du programme.
Malgré le temps bruineux, un public nombreux était venu applaudir les musiciens.

17 octobre 1920 — Concert de la musique divisionnaire sur la Grande Place
— Programme du concert donné par la musique divisionnaire, le 17 Octobre de 21 à 22 h., Grande-Place.
1. Sambre-et-Meuse, défilé avec tambours et clairons. G Ranski. — 2. Marche du Couronnement de la Muse du Peuple. G. Charpentier. — 3. Werther, fantaisie. J. Massenet. — 4. Toast à l’Alsace, valse. H. Sénée. — 5. Les Saltimbanques, fantaisie. L. Ganne. — 6. Alsace-Lorraine, défilé avec tambours et clairons. Ben Tayou.


14 juillet 1923 — Concert de la Musique du Centre et des Orphéonistes Lillois sur la Grand Place
— C’est devant un public clairsemé que se donna l’audition musicale prévue sur la Grande-Place, de 16 à 18 heures.
La « Musique du Centre » et les « Orphéonistes Lillois » défendirent vaillamment leur vieille renommée.
Dirigée par M. Desquiens, la « Musique du Centre », abordant « Lohengrin » de R. Wagner ; « Jour de Fête », de Parès ; La « Vallée d’Ossau », la valse si entraînante de Benoît, fit montre de sa grande maîtrise accoutumée, qui ne fait que s’accroître avec les années.
De façon magistrale. « Les Orphéonistes Lillois », dans « Nouvelle Patrie », de Grieg, dans « L’Angelus de la Mer », de Goublier, dans « La Marseillaise », 1’Hymne National étant accompagné bar la Musique du Centre — affirmèrent la vitalité de leur groupement, dont la reconstitution se continue d’année en année, de la plus heureuse façon qui soit.
M. Marichez dirigeait l’audition d'hier, d’une main à la fois souple et précise. Félicitations pour ce beau concert.
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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

2/9 - Les Kiosques de Lille - Kiosque du Rond-Point de l’Esplanade

LILLE - Le Kiosque et le Pont Napoléon
(NORD)

De 1667 à 1673, l’omniprésent Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban (1633-1707), fait édifier la Citadelle, à l’ouest de Lille. Les fortifications orientales de celle-ci sont bordées par une zone de manœuvres militaires, le Champ de Mars, et par le canal de la moyenne Deûle, percé en 1750-1751, le long duquel une large promenade plantée d’arbres, dénommée l’Esplanade, est aménagée dès l’achèvement de l’enceinte défensive. Préalablement à la construction de ladite Citadelle, l’Esplanade occupait en partie les fossés des premiers remparts de Lille.
L’extrémité nord de l’Esplanade aboutit au Manège civil (1), au-delà duquel se trouve encore l’Octroi et la Porte d’Eau dite du petit Paradis ; le Manège est entouré à droite par le magasin d’artillerie dit le Parc à Boulets, et, sur la rive gauche du canal, sur le Champ-de-Mars, par la Poudrière du Petit Paradis.

Plan de Lille en 1881 - Quartier Esplanade et Champ-de Mars
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Trois ponts franchissent la Deûle au niveau de l’Esplanade : le Pont levant du Petit Paradis édifié en 1886 près de l’entrée du Manège, dont le préposé à la manœuvre émarge pour 800 francs annuels (2) ; le Pont-levis du Ramponneau aménagé en 1818, face au Café-guinguette éponyme installé depuis 1755 au sud de la promenade ; enfin le Pont Napoléon, construit en 1809, à mi-chemin des deux précédents, par l’architecte Benjamin Joseph Dewarlez (1768-1819).

Lille - Le Pont Napoléon — Le Pont du Ramponneau et Pont Napoléon en arrière-plan
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Le temps de quelques saisons, comme toutes modes passagères, le pont Napoléon devient, en 1814, le pont du duc de Berry, avant de retrouver son patronyme définitivement.
L’entrée du Pont Napoléon côté Esplanade est désormais appelée le Rond-Point. Au centre de celui-ci, la ville décide de faire ériger, par souscription publique, une statue de pied en hommage au général François-Marie-Casimir de Négrier (1788-1848), mort lors des combats de juin 1848, dans le quartier de la Bastille. D’un coût atteignant plus de cinquante mille francs, sa statue de trois mètres en bronze, dressée sur un piédestal de quatre mètres en granit, orné de bas-reliefs en bronze, est due au sculpteur Théophile Bra (1797-1863). Inauguré le 28 octobre 1849, le monument est entouré d’une grille circulaire protectrice de trente et un mètres de circonférence, agrémentée de quatre candélabres ciselés destinés à l’éclairer, posés sur des socles de granit.

Lille - Statue du général Négrier au Rond-point de l'Esplanade (cliché 1855) — Statue de Négrier transférée devant le Manège Civil
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En 1866, la statue Négrier est transférée sur l’Esplanade nord, face au Manège civil. A sa place prend place un Pavillon de la musique qui va, chaque dimanche, faire les beaux jours des promeneurs lillois pendant près d’un siècle.
Un escalier de sept marches donne accès à ce Kiosque à musique de forme octogonale ; le plateau des musiciens est entouré d’un garde-corps en fer forgé ; ses colonnes en fonte soutiennent sa couverture de zinc ornée sur son pourtour d’un lambrequin ciselé ; le soubassement en pierre est entouré d’un parement de bois ajouré. Lors des concerts, une toile colorée est tendue autour de la toiture, rejoignant le sommet de piques fixées au pied des colonnes.
En raison de sa proximité immédiate au Champ-de-Mars et à la Citadelle, respectivement emplacements de manœuvres et de garnison du 43e régiment d’infanterie — en place à partir de 1871 —, l’essentiel des concerts dominicaux exécutés sur le Kiosque à musique de l’Esplanade seront des musiques militaires, très prisées à cette époque.
La musique du 43e R.I., dirigée pendant plus de vingt ans par son chef M. Mayeur à partir d’avril 1888, est rejointe par celle du 16e Bataillon des Chasseurs à pied qui vient s’installer, de 1877 à 1913, dans la Caserne Vandamme de Lille.

Lille - Kiosque à musique construit sur le Rond-Point de l'Esplanade à l’emplacement de la statue du général Négrier transférée devant le Manège civil — Pont Napoléon et Kiosque au fond
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Depuis le 5 août 1875, le service des chaises est assuré, à Lille, par M. Hilaire qui gère les droits de place des sièges, celui-ci ayant acquis à cette date un stock de 2.200 chaises et de 300 fauteuils, au prix de 23.000 francs. La location, à cette date, en coûtait 5 centimes pour les chaises et 10 centimes pour les fauteuils, le tarif étant doublé les dimanches et jours fériés (le tarif sera unifié à 10 centimes pour chaque jour indistinctement, à compter du 1er janvier 1920).
Le traité de M. Hilaire expirant le 2 décembre 1881, celui-ci propose à la municipalité de reprendre son matériel et d’assurer elle-même la continuité de ce service. Après transaction, le conseil municipal accepte, le 20 janvier 1882, de racheter 2.074 chaises (six francs la chaise) et 293 fauteuils (quatorze francs le fauteuil) pour 15.000 francs. En sus, pour 50 francs, le Conseil municipal rachète l’enclos de l’Esplanade où sont stockées les chaises.
Devant l’affluence croissante du public, les chaises vont commencer à manquer cruellement sur le Kiosque à musique de l’Esplanade, sur le Jardin Vauban, sur le Palais Rameau et sur les nombreux Squares et Kiosques qui seront, comme nous le décrirons plus tard, bientôt mis à la disposition des mélomanes en 1899.
Aussi, lors de la séance du conseil municipal du 4 août 1896, M. Gustave Delory (1857-1925), maire de 1896 à 1904 puis de 1919 à 1925, fait-il procéder à l’acquisition de 500 chaises supplémentaires au prix de 1.675 francs et obtient un crédit de 250 francs pour réparer les chaises détériorées.
Le 27 juillet 1900, Gustave Delory passe une commande de 1.000 chaises pliantes en fer avec lames en pitchpin rivetées, à 4 francs 20 l’unité, soit 4.200 francs, auprès M. Merveille, fabricant de meubles à Lille, au 14 quai de la Basse-Deûle.
Les chaises de Merveille ayant fait l’affaire, la municipalité lui passe une seconde commande de 1.000 nouvelles chaises, le 17 mai 1901, au même prix de 4.200 francs.

Hormis les concerts militaires, la promenade de l’Esplanade et son kiosque accueille chaque année les ducasses, les baraques foraines, la braderie, les fêtes communales. Une Exposition internationale pour la renaissance du Nord de la France sera organisée en 1920 sur l’Esplanade ; l’exposition internationale qui l’a précédée en 1902, circonscrite au seul Champ-de-Mars, n’y participera en aucune façon. Nous consacrerons une prochaine chronique à ces deux grandes expositions lilloises.

Lille - La Foire sur les Promenades de l'Esplanade — La Deûle et l'Esplanade, vue prise du pont de Ramponeau ; pont Napoléon en arrière-plan
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Lors de l’occupation de Lille par les Allemands du 13 octobre 1914 au 17 octobre 1918, toutes les constructions établies sur la promenade de l’Esplanade sont mises à mal : le Kiosque est très dégradé par suite de la fréquentation effrénée des musiques bavaroises ; la statue du Général Négrier, de son côté, est transpercée par deux projectiles mais reste toutefois en place ; les Ponts longeant l’Esplanade sont, quant à eux, tous trois dynamités par les allemands en fuite, entre le 16 et le 17 octobre 1918.

A l’occupation germanique succède l’installation des troupes britanniques de libération qui, dès novembre 1918, construisent leurs baraquements sur l’Esplanade, entre le Ramponneau et le Kiosque à musique.
Le 18 avril 1819, les anglais obtiennent l’autorisation auprès de la municipalité, d’implanter un dépôt de camions automobiles sur la partie de l’Esplanade comprise entre le Manège civil et le Kiosque, et de monter 10 nouvelles baraques à proximité du Kiosque. Cette autorisation donnée pour 6 mois, sera renouvelée par périodes d’un mois.

Rapidement, le Pont du Petit-Paradis est remplacé par une passerelle provisoire, ce qui n’est pas le cas des deux autres ponts de l’Esplanade : deux arcs sur trois du Pont Ramponneau étant inutilisables, les Ponts et Chaussées l’ont totalement éradiqué ; quant au Pont Napoléon, il a disparu au fond du canal, ne laissant subsister que ses quatre culées de part et d’autre de la Deûle. L’Exposition internationale de 1920 devant avoir lieu, à partir du 10 juillet, sur l’Esplanade et sur le Champ-de-Mars, l’absence de pont reliant ces deux emplacements risque de fortement en perturber le bon déroulement. L’administration des Ponts et Chaussées contactée, ne daignant pas répondre aux demandes de la mairie. Gustave Delory qui après 15 ans d’absence, a repris la municipalité depuis 1919, prend les choses en main et fait approuver, dans l’urgence, lors de la séance du conseil du 22 mai 1920, la reconstitution à titre définitif des maçonneries des ponts Napoléon et Ramponneau, et
l'établissement, à titre provisoire, d'un tablier en charpente à chacune des deux passerelles, pour un coût arrêté à 50.000 francs, à valoir sur le crédit ouvert au titre des dommages de guerre.
Les dépenses de cette opération se décomposent en travaux définitifs de terrassements et maçonneries, pour le Pont Napoléon (19.704 francs) et la Passerelle du Ramponneau (7.532 francs) ; en travaux provisoires de fabrication et montage des tabliers en charpentes (fourniture du bois non comprise) pour le Pont Napoléon (6.240 francs) et la Passerelle du Ramponneau (11.060 francs) ; estacades et divers (5.464 francs).

Lille - Le Pont Napoléon détruit par les Allemands le 16 Octobre 1918 (cliché Le Did Cparama) — Pont Napoléon reconstruit provisoirement en juin 1920
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Une fois l’exposition de 1920 terminée (le 29 septembre), la promenade de l’Esplanade reprend son cours normal, mais le kiosque à musique n’aura jamais la même popularité qu’avant, la raréfaction des militaires ayant amenuisé d’autant les diffusions de concerts à cet emplacement.
Foires et braderies continuent cependant à en assurer l’animation.
Le tablier en bois du Pont Napoléon est à nouveau détruit par les Allemands en 1944. Il faudra patienter soixante-dix ans, pour le voir reconstruit à l’identique en 2014.
En 1945, la statue Négrier est démontée pour réparation mais disparaît à cette occasion, sans laisser de traces…
Le Manège civil a suivi la même voie que le général Négrier, volatilisé pour laisser place à un parking.
En 1955, le kiosque à musique,
actuellement délabré et inutile, ne bénéficie d’aucun entretien ni encore moins de rénovation et, dès le début des années 1960, la municipalité lilloise le fait raser discrètement.
Kiosque supprimé.


Reconstruction du Pont Napoléon sur l’Esplanade de Lille en 2014. (1/5) (2/5) (3/5) (4/5) (5/5)

Lille - Le Kiosque et le Pont Napoléon (1907).jpg
Lille - Le Kiosque et le Pont Napoléon (1907).jpg (170.17 Kio) Vu 276 fois
publié par Jean-Marc

3 juillet 1838 — Les intrépides aéronautes s’envolent fréquemment de l’Esplanade de Lille et du Champ-de-Mars
— Lille. M. Margat est descendu le jour de son ascension à huit heures et quart du soir dans la commune d'Obigies, près Tournay. Son voyage aérien a eu lieu sans accident el le célèbre aéronaute est rentré le lendemain à Lille, à la grande satisfaction de tous ceux qui avaient été témoins de l'intrépidité dont il a fait preuve au moment de son départ.
Les habitans d'Obigies (Hainault), ne furent pas médiocrement effrayés mardi dernier, vers 8 heures ¼ du soir, en voyant planer dans les nues, puis s'abattre dans leurs prairies, un monstre énorme, de forme bizarre , dont la robe bariolée de jaune et de rouge, ne ressemblait pas mal à un habit d'arlequin. Quelques-uns se sauvèrent à cette apparition, et les plus hardis prirent leurs fusils pour cribler de balles le Mastodonte aérien ; mais leur crainte se changea bientôt en surprise lorsqu'ils virent sortir de la tête bleue de la grosse bête, un monsieur décoré et portant lunettes, qui leur demanda en bon français de vouloir bien lui prêter main-forte pour dompter le monstre qui l'avait enlevé au-dessus des nuages.
Ce monsieur n'était autre que M Margat, l'aéronaute, qui était parti à 7 h. 1/2 de l'esplanade de Lille, dans son ballon, aux grandes acclamations de la population lilloise, et qui avait fait son entrée en Belgique par une route sur laquelle on n'établira pas de sitôt de bureau de douane. M. le baron De Ville qui a son château à Obigies s'est empressé d'offrir l'hospitalité à l'intrépide voyageur qui venait de terminer aussi heureusement son 52e voyage aérien. M. Margat a traversé hier notre ville où, cette fois, il a pris la diligence pour retourner d'où il était parti.

14 et 15 juin 1846 — Une estrade est plantée sur les Allées de l’Esplanade, pour les concerts des musiques de la garnison, lors de la Fête Communale de Lille pour l’inauguration du Chemin de Fer du Nord.
— Dès le 13 à six heures du soir, les édifices publics seront pavoisés des couleurs nationales.
Le dimanche 14, à trois heures de l'après-midi, les autorités militaires et civiles se rendront, accompagnées de détachements de la Garde nationale, du corps des Sapeurs-Pompiers et des troupes de la garnison, sur les glacis de la porte de Tournai, pour recevoir le Duc de Nemours et le Duc de Montpensier, qui honoreront de leur présence la cérémonie d'inauguration du Chemin de Fer du Nord.
Journée du 14. A onze heures du matin, les Commissaires délégués par l'Administration municipale, accompagnés de la musique et des tambours de la Garde nationale, se rendront sur le Champ-de-Mars, pour ouvrir les Jeux de Tir à la Perche, Tir au fusil-arbalète et Jeu de Boule.
Le même jour, à neuf heures du soir, plusieurs Musiques militaires réunies sur une Estrade, au centre de l'Esplanade, exécuteront, sous la direction de M. Berlioz, la Grande Symphonie triomphale composée par lui pour l'Inauguration de la Colonne de Juillet à Paris. L'exécution sera précédée et suivie de salves d'artillerie tirées des remparts de la Citadelle.
A la même heure, les Allées de l'Esplanade seront illuminées ainsi que l'Estrade sur laquelle les musiques de la garnison continueront à exécuter des Morceaux d'Harmonie jusqu'à onze heures.
Les Édifices publics seront illuminés pendant la soirée.
Un Bal sera donné à l'Hôtel-de-Ville.
Journée du 15. A trois heures de l'après-midi, aura lieu une Joute sur l'eau dans le Bassin de la Basse-Deûle.
Cette Joute sera suivie d'une Chasse aux Canards.
La Distribution des Prix aux Vainqueurs des Jeux aura lieu le 15, à sept heures du soir, sur l'Esplanade, près du Manège civil.
Immédiatement après la Distribution des Prix, les Musiques militaires placées sur l'Estrade, comme la veille, exécuteront des Morceaux d'Harmonie pendant le reste de la soirée.

25 octobre 1849 — Concert sur les Allées de l’Esplanade
— Nous avons déjà dit qu'un concert au bénéfice des pauvres serait donné à Lille par la musique de la 2e légion de la garde nationale de Paris ; aujourd'hui, nous sommes en mesure d'offrir les noms des artistes distingués qui y participeront. Citer les noms de MM. Verrous frères, Lignereux, Ribes, Malézieux, Sainte-Fois, et celui de Mlle Zoé Duez, notre compatriote, et par-dessus tout cela, le but philanthropique de cette soirée, c'est assez pour y attirer en masse toute la belle société de Lille. Immédiatement après la revue qui aura lieu dans les allées de l'Esplanade, toutes les musiques de Lille réunies, musiques militaires et musiques de la garnison exécuteront ensemble un pas redoublé monstre. Le pas redoublé Négrier est dû à M. Wattier, un de nos compositeurs en vogue. On assure que près de 300 instrumentistes y prendront part.

23 mai 1875 — Concert public sur le rond-point de l'Esplanade
— On vient d'afficher en ville, dit l’Echo du Nord, le programme des fêtes communales de Lille pour les dimanche et lundi 6, et 7 juin. La journée du dimanche s'ouvrira par des salves d'artillerie. A neuf heures, revue sur le boulevard d'Italie des sociétés qui prendront part aux différents jeux et qui se rendront à l'Esplanade par les rues de Paris, des Manneliers, Grand'Place, rue Nationale et boulevard de la Liberté. Les jeux populaires commenceront aussitôt, comprenant tirs de toute espèce, palets, seau, courses en sacs, mâts de cocagne, billard anglais, concours international de pigeons voyageurs, etc.
A 3 heures, au Champ-de-Mars, grande fête de gymnastique.
Concert public de 7 à 9 heures, au rond-point de l'Esplanade ; concert de bienfaisance à sept heures et demie au Jardin Vauban. A dix heures du soir, retraite aux flambeaux partant de la place de la République.
La journée du lundi comprendra un concours d'escrime sur l'Esplanade à dix heures du matin ; un spectacle gratis au Grand-Théâtre à deux heures de l'après-midi ; ascension du ballon l'Hercule et descente en parachute par M. Glorieux ; concerts publics, distribution des prix, et le soir illumination de l'Esplanade avec concert militaire au Rond-Point.

Lille - L'Esplanade et le Kiosque à musique
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14 juillet 1880 — La première fête nationale du 14 juillet fêtée sur l’Esplanade de Lille
— Une foule énorme parcourt la ville depuis ce matin. L’enthousiasme est très grand ; malheureusement le temps ne favorise pas les illuminations pour ce soir. Vingt et une sociétés ont prêté leur concours à la fête.
Des milliers de drapeaux flottent aux fenêtres. Tous nos citoyens rivalisent de zèle pour l’ornementation de leur façade. C’est à qui se mettra le plus en frais pour répondre à l'appel de la municipalité. Les décorations des cercles libéraux, des cafés et des magasins sont particulièrement brillantes.
A neuf heures et demie, la foule se porte sur 1’Esplanade. Là, un spectacle d’un genre tout nouveau s’offre aux regards : 1.000 enfants âgés de 6 à 10 ans réunis dans les allées. Ce sont les élèves de nos écoles supérieures et primaires de garçons. Tous portent à la boutonnière une cocarde tricolore.
Ces enfants, placés sous la conduite des instituteurs et des adjoints, sont répartis en six groupes.
Chaque groupe est précédé d’une fanfare ct chaque école a son étendard.
A dix heures précises, M. Jules Dutilleul arrive sur l’Esplanade. La fanfare du 19e Chasseurs à cheval fait entendre la Marseillaise qui est bientôt répétée par les autres musiques présentes : la fanfare de Flers, l’harmonie lilloise, la fanfare des sapeurs-pompiers, la fanfare de la société de gymnastique l’Ancienne, la fanfare de la Société de gymnastique de Saint-Maurice-Fives.
Le maire passe en revue les élèves. Puis les enfants vont se masser à l’extrémité de l’Esplanade, à l’exception des porte-étendards qui se groupent autour du kiosque. M. Dutilleul prend alors place dans le kiosque et prononce une allocution et annonce la société du sou des écoles laïques a mis à la disposition de l’administration municipale, pour être distribués dans les écoles laïques de garçons et de filles, 500 livrets de caisse d‘épargne.
La fête se termine par un défilé.

3 février 1887 — Festival sur les allées de l’Esplanade
— Fête du Denier. — Le Comité du Denier des Ecoles laïques chargé de l'organisation de la fête populaire de la Pentecôte dans les allées de l'Esplanade, à Lille, informe les sociétés d'harmonie et de fanfare, que le programme comprendra un grand festival.
Le Comité prie les sociétés d'amis, les cercles, les réunions d'amateurs qui voudraient organiser des jeux ou des réjouissances quelconques de vouloir bien l'en informer, afin qu'il puisse les aider dans leur initiative.

11 juin 1889 — L’Esplanade accueille la fanfare de Thivencelles pour un festival-concert
— La fanfare de Thivencelles a pris part dimanche à un festival-concert organisé à Lille, sur l'Esplanade, par la Société du Denier des Ecoles laïques. Le Progrès du Nord fait en ces termes l'éloge de cette musique :
« M. Dewavrin, de Thivencelles près Condé avait bien voulu amener au festival sa belle fanfare, qui mérite de figurer parmi les meilleures sociétés de nos grandes villes. Nous le remercions au nom de la Société du Denier et de son oeuvre philanthropique.


Les concerts sur le Kiosque à musique du Rond-Point de l’Esplanade sont assurés chaque jeudi et dimanche par les musiques du 43e Régiment d’infanterie et du 16e Bataillon de Chasseurs à pied
10 mai 1891 — Voici le programme des morceaux qui seront exécutés par la musique du 43e de ligne, chef M. P. Mayeur, le dimanche 10 mai, de quatre heures à cinq heures, au rond-point de 1’Esplanade : Les Huguenots, pas redoublé (Meyerbeer). — L’Ambassadrice, ouverture (Auber). — Lucie de Lammermoor, fantaisie (Donizetli). — Ronde turque (Mozart). — Si j'étais Roi, mosaïque (Adam). — Impromptu-valse (J. Herman). Solistes : J.M. Rossignol, E. Carbonnel, Dumont et Viruelle.
5 juillet 1891 — Voici le programme des morceaux qui seront exécutés par la musique du 43e de ligne, chef M. P. Mayeur, le dimanche 5 juillet, de quatre à cinq heures, au rond-point de l’Esplanade : Marche des Saint-Cyriens (Pihier). — Les Noces de Figaro, ouverture (Mozart). — La Juive, 1ere fantaisie (Halévy). — Loin du Bal (Gillet). — Ballet d’Hamlet (A. Thomas). — Le Carnaval à Paris, bouquet de valses. (L. Mayeur). Solistes : MM. Rossignol et Dumont.
19 juin 1892 — Voici le programme des morceaux qui seront exécutés par la musique du 43e régiment d‘infanterie, chef M. P. Mayeur, le dimanche 19 juin, de quatre à cinq heures, au rond-point de l’Esplanade : Richard Wallace, allegro (Sellenick). — Ouverture de concert (Boiëldieu). — Miss Helyett, fantaisie (Audran). — La Garine, mazurka (Ganne). — Si j’étais roi, fantaisie (Adam). — Bouquet de valses (L. Mayeur).
18 juin 1893 — Voici le programme des morceaux qui seront exécutés par la musique du 43e régiment d’infanterie, chef M. P. Mayeur, le dimanche 18 juin, de quatre à cinq heures du soir, au rond-point de l’Esplanade : Félix-Marsch (Sellenick). — Le Calife de Bagdad, ouverture (Boieldieu). — Les Dragons de Villars, fantaisie (Maillart). — Mazurka de l'Etoile du Nord (Meyerbeer). — Le Cid, entr’acte et airs de ballet (Massenet). — La Lilloise, valse pour petite flûte (J. Hermann).
21 juin 1896 — Voici le programme des morceaux qui seront exécutés par la musique du 43e régiment d’infanterie, chef M. P. Mayeur, le dimanche 21 juin, de quatre à cinq heures du soir, au rond-point de l’Esplanade : Marche militaire (Glinka). — L’Egarement, ouverture (Suppé). —La Vivandière, fantaisie (Godard). — Rossignol et Fauvette (Brunet). — Lohengrin, fantaisie n° 2 (Wagner). — Sérénade (Richter).
28 juin 1896 — Voici le programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pieds, chef M. L. Devos, dimanche 28 juin, de quatre à cinq heures du soir, au rond-point de l’Esplanade : Vienna, marche (Komzack). — La Renaissance, ouverture (Meurer). — Les Huguenots, fantaisie (Meyerbeer). — Echo d’Espagne, boléro (Thévenin). — Bouquet de mélodie sur Lucie (Donizetti). — Rose d’Or, mazurka.

Lille - Concert sur le Kiosque à musique de l'Esplanade
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27 juin 1897 — Concerts militaires. A partir du dimanche 27 juin et jusqu’à nouvel ordre, les concerts donnés par la musique du 43e, au Jardin Vauban, auront lieu au kiosque de l’Esplanade.
Voici le programme du concert que la musique du 43e régiment d’infanterie (chef M. Mayeur) donnera dimanche, de 4 à 5 heures, à l’Esplanade : Gigerl, marche (Wagner). — Eros, ouverture (Vidal). — La Jolie fille de Perth, fantaisie (Bizet). — Polka du Cavalier (Holzhaus). — Aïda, fantaisie (Verdi). — Lecocq-Walzer (Lecocq). Solistes : MM. Lallement, Carpentier, Houzieaux, David, Carlier, Lhomme.

2 juillet 1899 — Voici le programme des morceaux qui seront exécutés, dimanche 2 juillet, de 4 à 5 heures du soir, à l’Esplanade, par la musique du 43e de ligne, chef M. Mayeur : Les Viennoises (P. Lincke). — Herculanum, fantaisie (F. David). — Mail Coach (Wittmann). — Juanita, fantaisie (Suppé). — Diane, gavotte (L. Mayeur). — Lecocq-Walzer (Lecocq). Solistes : MM. Gilles, Coustenoble, Hazard.
13 mai 1900 — Voici le programme des morceaux qui seront exécutes, dimanche 13 mai, de 4 à 5 heures du soir, à l’Esplanade, par la musique du 43e de ligne, chef M. Mayeur : Le Valentinois, allegro (Baillon) — Silver-Bells, polka (Sellenick). — Les Muletiers de Tolède, ouverture (Méhul). — Gavotte Molière (L. Mayeur). — Le Premier Jour de bonheur, fantaisie (Auber). — Vénétia, valse (Lowthian).
12 mai 1901 — Voici le programme des morceaux qui seront exécutés, dimanche 12 mai, de 4 à 5 heures du soir, au rond-point de l'Esplanade, par la musique du 43e régiment de ligne, chef M. Mayeur : Le beau pays d’Alsace (Sellenick). — Le Voyage en Chine, ouverture (Bazin). — Marsa, mazurka ((Gentil). — Faust, scène de l'église (Gounod). — Ronde du Marin (Fritsch). — Valse bleue (Margis).
7 juin 1903 — Programme des morceaux qui seront exécutés par la musique du 43e régiment d’infanterie (chef M. Mayeur), le dimanche 7 juin, de 4 à 5 heures, à l’Esplanade : 1. Le Guide, marche (Parlow). — 2. Violetta, fantaisie (Verdi). — 3. Wilhelmina, gavotte (Montagne). — 4. Bouquet de mélodies (Ritter). — 5. La Source, mazurka (Delibes). — 6. Myosotis, valse (Knegtel). Solistes : MM. Joachim, sous-chef ; Lotterie, Veys.
22 mai 1904 — Programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied (chef M. Fourez), le dimanche 22 mai, de 4 à 5 h., au kiosque de l’Esplanade. 1. Condé, pas redoublé (Wettge). — 2. Une chasse en forêt, fantaisie (Eustace). — 3. Menuet de Boccherini. — 4. Gavotte de Demol. — 5. Kip-Kip, fantaisie (Planquette). — 6. La Fête des chasseurs, valse (Sellenick).

27 août 1904 — Foire de Lille : toboggan et cinématographe sur l’Esplanade
Le grand Toboggan français. — C’est aujourd’hui dimanche, à 2 heures, que sera inauguré avec la foire du Champ-de-Mars, allée des Marronniers, le grand Toboggan français à double descente, le seul voyageant en Europe.
Pendant le montage, de nombreux promeneurs sont restés à la fois étonnés et intéressés par cet établissement, unique en son genre, construit par un de nos concitoyens, M. F. Houdard, inventeur de la double glissade brevetée.
La surprise de la première heure fera bientôt place au succès déjà considérable du Toboggan français.
Les échos ne tarderont pas à retentir du traditionnel : Tobogganez-vous.
Allée des Marronniers (Esplanade). Le grand Cinématographe français est installé allée des Marronniers sur l'Esplanade. Cet établissement ne ressemble en rien aux loges similaires. Il apporte à Lille de véritables primeurs qui sont sa propriété personnelle. Citons notamment : Le carnaval à Charleroi ; le cortège du 1er mai, pris sur la place du Centre ; Vues de l'Exposition de Liège ; le Roi visitant les travaux ; le Palais des Beaux-arts ; l’attentat anarchiste de Liège ; funérailles du commandant Papyn ; la confrontation des accusés à la frontière Erquelinnes, etc… Plus de 300 tableaux en couleurs de toutes provenances. Changement de programme dimanches et jeudis.

Lille - Le Kiosque à musique sur les promenades de l'Esplanade
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Les concerts continuent sur le Rond-point jusqu’en 1914 et deviendront, faute de musiques militaires, nettement moins fréquents après la libération
27 mai 1906 — Voici le programme des morceaux qui seront exécutés le dimanche 27 mai, par la musique du 16e bataillon de chasseurs à pied, de 4 à 5 heures, au Rond-Point de l’Esplanade : 1. Allegro militaire (X.). — 2. Byzance, ouverture (Blémant). — 3. Gracieuse, polka pour piston (Koch). — 4. Menuet Poudré (Andrieu). — 5. Mireille, fantaisie (Gounod). — 6. Ombre légère, valse (Gaudefroy).
10 juin 1906 — Voici le programme du concert qui sera donné par la, musique du 43e régiment d’infanterie, le dimanche 10 juin, de quatre à cinq heures, au Rond-Point de l’Esplanade : 1. Les Dragons de Villars (Maillart). — 2. Tanhaüser, fantaisie (Wagner). — 3. Attila, fantaisie (Verdi). — 4. Ivresse de Pierrot, polka (Pellioni). — 5. Les Cloches de Corneville, fantaisie (Planquette). — 6. Fiançailles, valse (Vesly).
7 juin 1908 — La Fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied jouera, dimanche7 juin, sur 1‘Esplanade, de 4 à 5 heures. Programme : — 1. Marche joyeuse, pas redoublé (Mougeot). — 2. Voyage en Chine, ouverture (Bazin). — 3. Fleur d’Ajonc, mazurka (Gaudefroy). — 4. Quand l’Oiseau chante, fantaisie (Tugliafico). — 5. Carnaval parisien, polka (Popy). — 6. Hélène, valse (Veys).
18 juillet 1909 — Voici le programme qui sera exécuté par la musique du 43e régiment d'infanterie, sur l’Esplanade, de quatre à cinq heures, dimanche 18 juillet : 1. Vive Vienne ! allegro. Bayer. — 2. L'Italienne à Alger, ouverture. Rossini. — 3. Le Cœur et la Main, fantaisie. Lecocq. — 4. Frais Sourire, polka. Sellenick. — 5. Ballet russe. Luigini. — 6. Marseille, valse. Desormes.
17 avril 1910 — Voici le programme du concert qui sera donné par la musique du 43e régiment d’infanterie, le dimanche 17 avril, à 1’Esplanade, de 4 à 5 heures : 1. Le Guide, allegro (Haberth). — 2. La Sirène, ouverture (Auber). — 3. Herculanum, fantaisie (F. David). — 4. Gavotte Lauzun (L. Mayeur). — 5. Werther, fantaisie (Massenet). — 6. Le Bengali, valse pour petite flûte (Sellenick).

(1) Le Manège Civil
L’Académie de manège, dite le Manège Civil, située à l’extrémité de la promenade de l’Esplanade, est construite et dirigée en 1752 par l’écuyer académiste, Augustin Muller.
Lors de la révolution, le bâtiment est transformé en boucherie où il est fort probable que les vieilles carnes ont été rondement débitées…
Racheté par la ville, le Manège Civil, qui deviendra l’Ecole d’Equitation, est transformé en 1810-1811 par l’adjonction d’une façade au style néo-classique due à l’architecte du Pont Napoléon, Benjamin Joseph Dewarlez. Un logement pour l’écuyer y est construit dans le même temps.
En 1850, le marchand de chevaux Ruelens est le directeur du Manège civil de Lille.


(2) Le pont du Petit-Paradis
Ce pont existait avant 1880 mais n’était pas levant. Lors d’une délibération du 1er octobre 1880, il est décidé de procéder à la transformation dudit pont ; les travaux ne seront exécutés qu’en 1885. Le traitement de l’employé affecté à ce nouveau pont-levis est fixé à partir du 6 février 1886 à huit cent francs annuels. A cette date, un garde est affecté à la surveillance de l’Esplanade, dans l’intérêt des bonnes mœurs ; M. Baggio, conseiller municipal, faisant observer que les faits immoraux se passent le soir, c’est-à-dire après le départ du garde, demande que le nouvel agent occupé aux manœuvres du pont du Petit-Paradis soit, sans augmentation de salaire, chargé de garder le quartier du Pont. Géry Legrand, maire de Lille, qui est d’avis de maintenir les gardes des jardins publics, rejette la proposition de Baggio, précisant qu’aucune économie ne serait réalisée puisqu’un agent de police devrait y être attaché…
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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

3/9 - Les Kiosques de Lille - Kiosque du Jardin Vauban

LILLE - Pièce d'Eau du Jardin Vauban
(NORD)
Enserrée dans ses fortifications, la cité Lilloise ne rêve que de l’extension de son domaine habitable et exploitable. A la suite de divers projets, Lille parvient au tour de force de tripler sa superficie en obtenant l’annexion des communes de Wazemmes, d’Esquermes et de Moulins-Lille, par décret impérial du 2 juillet 1858. Un second décret du 13 octobre 1858 complète l’agrandissement de la métropole en absorbant la commune de Fives dont les deux sections, Saint-Maurice et Fives, deviennent des faubourgs de Lille.
Wazemmes, désormais partie intégrante de Lille, situé au sud des glacis de la Citadelle, en est séparé et traversé par un tronçon du canal de la Haute Deûle et par la rue du Faubourg de la Barre.


Plan de Wazemmes en 1850 avant l’annexion à Lille de 1858
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C’est sur cette zone que la municipalité jette son dévolu pour créer son premier espace vert conséquent, le futur Jardin de l’Impératrice Eugénie dont un premier projet est présenté au Conseil municipal le 28 décembre 1860. Un traité, autorisant la transformation d’une portion des glacis de la citadelle, est conclu au préalable, le 9 juin 1860, entre l’Etat et la Ville, dont les conditions sont rapportées dans l’article 8 :
Cette autorisation est donnée sans préjudice aux droits de propriété de l'Etat, lesquels demeureront entiers, et en outre à la condition de ne faire aucun mouvement de terre qui ne soit concerté avec le chef du Génie de la place de Lille et de remettre les terrains ainsi occupés au département de la guerre, dans l'état où le tout se trouvera sans indemnité lorsque les besoins du service l'exigeront impérieusement. Cette nécessité devra être constatée par une décision ministérielle. Il sera payé pour cette occupation une redevance annuelle de 250 francs.

La récupération des glacis n’est cependant pas suffisante pour atteindre les objectifs fixés pour le projet du Jardin : il faut encore dévier le Canal de la Haute Deûle afin qu’à partir de la porte de Dunkerque (sud-ouest de la Citadelle), il rejoigne, en ligne droite, le quai de Wault et le pont de Ramponneau (sud-est de la Citadelle). Dans le même temps, il est nécessaire de rectifier la route impériale n°42 de Lille à Boulogne (ancienne route Royale et future route Nationale), de manière à ce qu’elle longe le canal de la Haute Deûle maintenant détourné, avant de rejoindre la rue de la Barre.
Le décret impérial n°10.637 du 3 août 1862 ordonne toutes ces décisions dont l’exécution est confiée à l’Ingénieur en chef Henri Kolb assisté de M. Grille.


Décret du 3 août 1862 autorisant la déviation du canal de la Haute Deûle et la rectification de la route impériale n° 42 (futur quai la Haute Deûle) pour permettre la création du Jardin Vauban
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A l’issue de ces opérations, le canal de la Haute Deûle et la route impériale n°42, seront parallèles au futur Jardin de l’Impératrice qui, lui, va être aménagé en partie sur l’ancien canal une fois comblé. A hauteur du jardin, la route impériale n°42 sera dénommée quai de la Haute Deûle.

Plan de Lille 1881 - Quartier du Jardin Vauban
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Pour la réalisation des plans du Jardin de l’Impératrice dont les travaux commencent en 1863, le conseil municipal ne fait pas appel à n’importe quel jardinier paysagiste ! Jean-Pierre Barillet-Deschamps (1824-1873), prolifique jardinier en chef de la ville de Paris, est chargé de sa conception.
Inauguré en 1865, le Jardin de l’Impératrice, agencé à l’anglaise, d’une superficie de trois hectares et demi, est complanté d’arbres d’essences variées, orné de pelouses et d’allées, agrémenté d’une grotte, d’une cascade et d’un cours d’eau parsemé de gués, alimenté par une prise d’eau installée en amont du canal de la Haute Deûle, avant son entrée en ville.
En 1868, le Parc est prolongé, au couchant, par l’adjonction d’un terrain d’un demi-hectare (4.750 m²), sur lequel la municipalité fait aménager un jardin d’arboriculture fruitière destiné à enseigner la culture des arbres fruitiers. Tout d’abord fermé au public — le Maire précise qu’
il pourrait y avoir danger à y introduire le public, particulièrement dans la saison des fruits —, on y délivrera cependant des cartes d’admission aux personnes désirant visiter le jardin, à condition de décliner leur identité.
Le Jardin de l’Impératrice devient le Jardin Vauban à compter de juillet 1870.


Lille - Jardin Vauban, la rivière — Jardin Vauban, la grotte (cliché vers 1872, archives bibliothèque de Lille)
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En 1872, l’Association artistique des Concerts Vauban voit le jour, à l’initiative du directeur du théâtre de Lille, M. A. Bonnefoy. Cette Société symphonique inaugure, le 14 juillet 1872, la longue série des concerts qu’elle offrira dans le Jardin Vauban jusqu’en 1896. Lors de son premier concert, on peut y entendre « Austerlitz », ouverture de Barwolf ; « La Muette de Portici » d’Auber, « Poète et Paysan » de Franz von Suppé et « Sérénade Espagnole » de Ferdinand Lavainne.
Jean-François-Edouard Barwolf (1842 - † après 1906), compositeur né à Bruges, dirige cet orchestre de 46 musiciens, de 1871 à 1885, assurant simultanément la direction de l’orchestre au jardin et au théâtre.
Les concerts sont donnés chaque dimanche, sauf en cas de temps maussade, sur le Rond-point du jardin Vauban, moyennant une participation de 50 centimes.
Dès la saison 1873, l’Association des Concerts Vauban fait édifier un premier
Kiosque à musique dans le Jardin par un entrepreneur : celui-ci reste propriétaire dudit kiosque et le loue à l’Association, moyennant 500 francs annuels. Entièrement en bois, de forme octogonale, ce kiosque dispose d’une toiture et d’un garde-corps et bénéficie d’un éclairage au gaz.

Lille - Jardin Vauban et le Kiosque à musique, entrée principale (cliché 1872 bibliothèque de Lille) — Détail du Kiosque à musique
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Le 7 juillet 1875, Charles-Alexandre-Joseph Rameau (1791-1876), conseiller municipal, riche agronome, dresse, devant maître Victor-Joseph Dujardin, notaire à Lille, un acte de donation en faveur de la commune.
La teneur de son legs considérable — une somme de trois cent mille francs — est faite sous de strictes conditions :
— la somme devra être employée à ériger sur la place de Roubaix (boulevard Vauban, face au Jardin éponyme), des constructions à vocation horticole dont les locaux devront abriter une société d’horticulture et où des salles permettront d’organiser des expositions de fleurs, de plantes et de fruits et pouvant servir, au besoin, aux fêtes musicales et aux expositions artistiques ;
— un parc spécial sera aménagé pour les chèvres de M. Rameau. Depuis vingt-trois ans, celui-ci a mis en place un élevage d’une vingtaine de chèvres indigènes qui, dit-il, sont la « vache du prolétaire ». Ces chèvres devront être soignées afin d’être perpétuées et propagées ;
— la municipalité s’oblige à entretenir la tombe du donateur au cimetière Sud, et à y faire cultiver à perpétuité, un fraisier, une pomme de terre, un dahlia, une vigne et un rosier.
Le projet monumental du futur Palais à ériger ayant pris des proportions imprévues, Rameau, en date du 16 septembre 1875, rédige une donation complémentaire de cent mille francs, devant Maître Dujardin.

Au décès de Charles-Alexandre-Joseph Rameau le 25 août 1876, ses chèvres (dix-huit chèvres et un bouc) sont rapatriées dans le jardin Vauban ; le conseil municipal vote, le 30 décembre 1876, un premier crédit pour leur entretien qui nécessite une dépense annuelle de 2.920 francs (40 centimes de nourriture par jour pour 20 chèvres), à laquelle il faut ajouter 1.000 francs correspondant à la rémunération du gardien qui assure également les fonctions de jardinier. Devant les débuts de récriminations de certains conseillers municipaux renâclant aux dépenses liées à l’entretien du petit troupeau de chèvres, Géry Legrand (1837-1902), futur maire de 1881 à 1896, rappelle les intentions du généreux donateur et demande leur exécution plutôt que la
réalisation de mesquines économies ; il ajoute que l’on pourrait installer une petite crémerie à côté du kiosque, les promeneurs iraient volontiers y prendre une tasse de lait.

Le Palais Rameau, édifié de 1876 à 1879 sur la place de Roubaix, selon la volonté du testateur, sert, dans un premier temps, essentiellement pour les concerts lorsque l’inclémence du temps ne permet pas l’utilisation du Kiosque à musique du jardin Vauban. Ce sont les architectes Auguste Mourcou (1823-1911) et Henri Contamine (1818-1897) qui réalisent ce monument, achevé en juillet 1879, dont la facture finale s’élève à 771.135 francs. La place de Roubaix sera, par la suite, rebaptisée Square Rameau.
Le 14 mars 1879, le Conseil municipal se décide enfin à mettre en œuvre la dernière volonté de Charles-Alexandre-Joseph Rameau, à savoir, la construction d’un Chalet destiné à abriter les chèvres du Jardin Vauban. Un crédit de 9.000 francs est voté pour cette opération et le conseil note à cette occasion que les chèvres ont, depuis leur prise d’entretien d’août 1876, coûté 189 francs par mois. La réception des travaux de ce chalet, également appelé la laiterie, est réalisée le 25 février 1881.

Lille - Le Palais Rameau — Le Chalet des chèvres dit la Laiterie
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Dès le 11 juin 1880, la municipalité remonte des informations laissant entendre que le Kiosque à musique du jardin Vauban, qui appartient toujours à une entreprise privée, devrait bénéficier d’une restauration d’urgence. Mais les ressources de la ville ne permettent pas son remplacement qui s’élèverait à plus de dix mille francs.
Les recettes des concerts Vauban ne sont pas aussi juteuses qu’espéré ! La Société symphonique des Concerts Vauban souligne qu’afin d’éviter le paiement de l'entrée à 50 centimes pour le rond-point et son Kiosque, le public s’installe dans les allées latérales d’où il entend parfaitement la musique. La Société ayant eu en outre à faire face à des intempéries empêchant la tenue régulière des concerts, sollicite le Conseil municipal et obtient, le 2 juillet 1880, une subvention de mille francs ; le 7 juin 1881, elle obtient mille huit cents francs, et réussit à faire perdurer cette aide annelle à son fonctionnement.

Hormis la Société Symphonique des Concerts Vauban, bien d’autres formations viennent se faire entendre sur le Kiosque, notamment la Musique des Canonniers sédentaires de Lille, l’Harmonie des Sapeurs-Pompiers lilloise, le Club des 20 et bien entendu la Musique du 43e de ligne.

Lille - Musique municipale des sapeurs pompiers dirigée par Paul Laigre, sous-chef. Cliché pris le 30 avril 1912 au Jardin Vauban. (M. Brisy, le chef de la musique est absent, malade, ce jour-là.)
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En 1885, le maestro Barwolf, appelé à d’autres fonctions (1) laisse sa place de chef d’orchestre des Jardins Vauban et du Théâtre à Oscar Petit (1846-1926) jusqu’en 1896, date à laquelle, l'Association des concerts Vauban meurt sous les coups de la nouvelle municipalité collectiviste de Lille, nous affirme le journal Le Ménestrel du 26 septembre 1897.

Quelques maisons construites sur Wazemmes sont restées enclavées entre le jardin Vauban et le jardin d’Arboriculture, au moment de la création du Jardin Vauban. C’est notamment le cas de la maison située au 1-3 rue d’Armentières, appartenant à M. Georges Lefebvre. Le 13 octobre 1899, le conseil municipal se décide à acquérir lesdites maisons (un estaminet et quelques petites maisons d'habitation), au prix de 90.000 francs payable en neuf annuités. Démolies un peu plus tard, le terrain sera récupéré pour accroître la superficie du Jardin Vauban.

La Société symphonique des Concerts Vauban ayant disparu, on l’a vu, en 1896, relayée par les concerts militaires de la Musique du 43e régiment d’infanterie, le Kiosque à musique du Jardin Vauban continue à être loué par la municipalité, à raison de 180 francs par an, à Jean-Baptiste Dhennin, entrepreneur lillois qui, associé à Léon Carlier, s’occupe de l’entretien et de la construction des bâtiments communaux.
Jean-Baptiste Dhennin étant décédé le 11 janvier 1897, le liquidateur de son entreprise propose au Conseil municipal de racheter le Kiosque à musique à un prix raisonnable tenant compte de la vétusté des matériaux. C’est ainsi que le 7 novembre 1897, le maire de Lille, Gustave Delory, fait l’acquisition du Kiosque à musique Vauban pour 220 francs.
En 1902, le
Kiosque à musique qui était, dès 1880, en très mauvais état, devenu cette fois-ci délabré et ruiné, est remplacé par un nouvel édicule en bois, toujours de forme octogonale mais d’aspect moins frêle que le premier ; financé par la municipalité, il est doté d’un lustre central et de huit appliques comportant des becs papillons à acétylène.

Lille - Programme du concert donné au Jardin Vauban le 3 mai 1883 par la Musique des Canonniers sédentaires de Lille — Nouveau Kiosque à musique édifié en 1902
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Plusieurs statues ont été installées, au fil du temps, dans le Jardin Vauban :
— Quelques statues mythologiques ou symboliques ;
— Une Statue de la Délivrance inaugurée le 19 octobre 1919, réalisée à de nombreux exemplaires par Émile Guillaume (1867-1942) ; la copie du Jardin Vauban est reléguée au palais Rameau avant d’être cédée à la ville de Nantes.
— Un Monument en hommage au compositeur Edouard Lalo (1823-1892) : cette statue en bronze, réalisée par Maurice Quef (1878-1957), est exposé au salon du Grand Palais parisien en juin 1911, mais inaugurée au Jardin Vauban seulement le 3 juillet 1922 ; la stèle de granit est due à l’architecte Georges Dehaudt (1870-1947). Cette œuvre, partie pour la fonte allemande en 1942, a été remplacée par une stèle ornée d’un médaillon de bronze. Le conseil municipal en avait décidé la construction dès le 28 février 1908 par une souscription de 3.000 francs, le même jour qu’un second crédit de même montant pour l’érection d’un monument au maire André qui, lui, sera édifié immédiatement, le 26 avril 1908, sur la place du Concert.
— Un monument en pierre, en hommage au poète Albert Samain (1858-1900), inauguré le 4 octobre 1931, réalisé par la sculptrice Yvonne Serruys (1873-1953) et l’architecte Jacques Alleman (1882-1945).
— Une Fontaine monumentale avec vasques et bassin, inaugurée dans le jardin d’arboriculture dès avant 1881. Il s’agit d’une copie réalisée d’après un original de Mathurin Moreau (1822-1912) et d’Hubert Lavigne (1818-1882), choisi sur le catalogue des fonderies du Val d’Osne.

Lille - Quelques sculptures du Jardin Vauban
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Après l’occupation allemande de 1914-1918, le kiosque continue à faire l’objet de soins de la municipalité et, le 21 octobre 1925, celle-ci décide de s’occuper sérieusement de l’éclairage dudit kiosque et de le remplacer par neuf lampes Littleton de 250 bougies disposées, l'une, au centre, et les huit autres au pourtour. Chacune de ces lampes à système renversé comporte cinq petits manchons. Le conseil municipal vote un crédit de 4.600 francs pour ce nouvel éclairage au pouvoir lumineux cinq fois plus élevé que l’ancien, dont les travaux sont confiés à la Compagnie Continentale du Gaz.
Les années fastes des concerts du Jardin Vauban sont cependant bel et bien révolues après la seconde guerre mondiale et le Kiosque à musique est définitivement supprimé à cette période.
Les chèvres de Charles Rameau, ou tout au moins leurs descendantes, disparaissent du paysage vers 1950, et le Chalet qui les abritait reste pendant plusieurs décennies à l’abandon, avant qu’il ne soit ressuscité en 1989, restauré et transformé en théâtre à marionnettes, sous le nom de Théâtre Le P’tit Jacques, pour le grand bonheur des P’tits Lillois.
Kiosque supprimé.


voir ici le Jardin Vauban sans kiosque, aujourd'hui.

Lille - Pièce d'Eau du Jardin Vauban (1902) précurseur.jpg
Lille - Pièce d'Eau du Jardin Vauban (1902) précurseur.jpg (173.57 Kio) Vu 212 fois
publié par Jean-Marc

28 juin 1874 — La musique des guides de Bruxelles, dirigée par M. Stapps, en concert au Jardin Vauban
— Ainsi que nous l'avions annoncé, la musique des guides de Bruxelles, dirigée par M. Stapps, doit venir à Lille le dimanche 28 juin donner un concert au profit de l'Oeuvre des orphelins de la guerre. C'est à quatre heures de l'après-midi, au Jardin Vauban qu'aura lieu cette fête musicale.
Le prix d'entrée a été fixé à deux francs.

8 août 1875 — Concert de la Musique communale de Valenciennes au Jardin Vauban
— Notre Musique communale de Valenciennes se rendra à Lille dimanche prochain 8 août, à l'effet d'y donner un concert au jardin Vauban.
Le départ s'effectuera par le train de 2 heures 15 du soir.
La dernière répétition des morceaux qui doivent être exécutés à Lille aura lieu sur la place Verte valenciennoise le samedi 7 courant, à 8 heures précises du soir.
(compte-rendu du 11 août 1875 : A propos des fêtes nautiques qui ont eu lieu dimanche à Lille, les journaux de l'ancienne capitale des Flandres font un grand éloge de notre musique communale qui a été chaleureusement applaudie au jardin Vauban où elle a donné un brillant concert.)

28 août 1881 — Edouard Barwolf et son orchestre symphonique ainsi que la musique des Canonniers sédentaires de Lille, lors de l’ouverture de l’Exposition des Beaux-arts de Lille au Palais Rameau
— M. Turquet, sous-secrétaire d'Etat de l'instruction publique et des beaux-arts, est arrivé aujourd'hui à midi quinze minutes.
A l'arrivée du train, MM. Paul Cambon, préfet du Nord ; Bouffet, secrétaire général ; Delpech, Delaporte et Joppé, conseillers de préfecture, ont reçu M. Turquet. Le sous-secrétaire d'Etat s'est ensuite arrêté quelques instants dans le salon d'attente de la première classe où étaient réunies la municipalité et la commission d'organisation de l'Exposition des beaux-arts ; M. Géry Legrand, maire de Lille, a prononcé une allocution.
M. le maire a ensuite présente à M. Turquet les autres membres de la municipalité et la commission des beaux-arts.
Sur la place de la Gare, un peloton de gendarmes à cheval rend les honneurs au moment de la sortie du cortège qui se forme dans l'ordre suivant, pour se rendre dans les voitures de la municipalité à la préfecture où doit avoir lieu un déjeuner intime.
Sur le parcours du cortège, une foule sympathique se presse avec les démonstrations les plus bienveillantes pour M. Turquet.
Le déjeuner a lieu à midi quarante-cinq. Y assistent Edmond About, rédacteur en chef du XIXe siècle, Carolus-Duran, etc. Après le déjeuner, le cortège se rend, par le boulevard de la Liberté et le boulevard Vauban, au Palais-Rameau.
Une haie est formée de la porte du boulevard Vauban au grand vestibule d'honneur par un peloton du 43e de ligne.
A droite est rangée la musique des Canonniers ; à l'étage, l'orchestre symphonique sous la direction de M. Barwolf, exécute la Marseillaise. La foule, qui remplit les galeries, est immense outre les notabilités ; presque tous les souscripteurs ont profité de l'invitation qui leur a été faite d'assister à l'inauguration.
Du haut de l'escalier, le coup d'oeil est superbe ; le resplendissement des toilettes et des uniformes, mis en valeur par le drap noir des habits et les plastrons blancs, forme un spectacle merveilleux.
M. Turquet s'arrête quelques instants auprès du premier bronze qui est à l'entrée de la grande galerie, et manifeste en quelques paroles toute l'admiration que provoque chez lui l'aménagement de notre Exposition.
M. Géry Legrand prend à son tour la parole et dit qu'il ne prononcera aujourd'hui aucun discours « la littérature devant céder le pas à la peinture ».
Après ces paroles, soulignées par quelques applaudissements discrets, la visite du Palais commence au milieu d'une foule pressée qui s'écarte devant le sous-secrétaire d'Etat et lui fait l'accueil le plus sympathique.
A l'issue de la visite des galeries, M. Turquet a annoncé que l'Etat se rendrait prochainement acquéreur du tableau de notre regretté compatriote Salomé, « la Maison de Thérèse », et du « Samson » de Comerre.
M. Barvolf a été félicité par M. Turquet pour l'exécution des divers morceaux joués, par l'orchestre symphonique.
M. Turquet, avant de quitter le Palais, est entré dans le cercle formé par la Musique des Canonniers et, s'adressant à eux dans la personne du commandant Ovigneur :
« Vous avez, Messieurs, dit-il, dans votre histoire des souvenirs tels, qu'il serait impossible qu'un représentant de la République, venant parmi vous, reçût un accueil différent de celui que vous m'avez fait ; je vous en remercie. »
Le cortège officiel est remonté alors dans les voitures qui l'avaient amené, et, escorté par le peloton de gendarmerie, s'est dirigé vers la Halle aux sucres, pour y visiter le Musée industriel. On a inauguré ensuite les salles du nouveau musée archéologique, installé dans une aile du palais Rihour, lequel vient d'être restauré dans le style du temps.
M. Turquet a félicité la ville de Lille du magnifique cadeau qu'elle vient de recevoir du chimiste de Brunfaut, et qui consiste en volumes entiers d'autographes de Racine, Bossuet Voltaire, Beaumarchais.
Le soir un banquet de 200 couverts a eu lieu. M. Turquet y a prononcé un grand discours sur les beaux-arts.

Lille - Grotte du Jardin Vauban - Le chalet des chèvres de Charles Rameau (cliché Carpostale, Cparama)
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5 mai 1883 — Le 400e anniversaire des Canonniers lillois au Jardin Vauban
Le Quatrième centenaire des canonniers lillois. Avant-hier a eu lieu, à Lille, une fête aussi touchante que patriotique. Les canonniers lillois célébraient le 400e anniversaire de la création de leur corps (2 mai 1483)
Des députations de la division d'artillerie de la garde civique de Bruxelles et des canonniers sédentaires de Valenciennes s'étaient rendus à l'invitation du sympathique commandant Ovigneur. Nous savons que nos concitoyens sont loin de regretter la journée qu'ils ont passée au milieu de leurs camarades de Lille.
Après une réception des plus cordiale, les deux députations ont pris place dans le cortège pour se rendre à la messe. Pendant le trajet de l'hôtel des canonniers à l'église Saint-Sauveur et surtout pendant l'office, l'excellente musique du bataillon dirigée par son habile chef M. Colin a véritablement charmé ses auditeurs.
Une quête a été faite au profit des pauvres ; puis la colonne s'est reformée pour retourner à l'hôtel en passant par la Place d'Armes où est élevée, comme on le sait, la colonne commémorative de la belle défense de 1792.
Dans la vaste cour de l'hôtel, le commandant a reconnu devant le front des compagnies un capitaine et cinq lieutenants nouvellement promus.
De trois à cinq heures du soir la musique du bataillon s'est de nouveau et à la grande joie des amateurs, fait entendre au jardin Vauban. La foule était compacte dans les larges allées de ce beau jardin.
A six heures un banquet eut lieu dans une des salles de l'hôtel décorée avec un goût tout militaire. (…)

7 juin 1883 — La musique de la Garde Républicaine au Jardin Vauban
— Les fêtes de Lille se sont continuées mardi et mercredi par des jeux populaires, par l'inauguration de la promenade nouvellement créée du Bois de la Deûle, et par deux concerts donnés par la fameuse musique de la Garde républicaine de Paris, sous la direction de M. Sellenick. A ces deux concerts qui ont été donnés mardi à l'Hippodrome et hier au jardin Vauban, une foule considérable assistait.
Les journaux de Lille donnent naturellement de justes éloges à la musique de la Garde républicaine. « Nous avons entendu, dit le Progrès du Nord, la musique de la Garde royale prussienne, celle des Autrichiens, et nous restons convaincus que la Garde républicaine reste la première musique militaire d’Europe.

22 juin 1886 — Festival Wettge au Jardin Vauban
— Voici le programme du Festival qui sera donné, dimanche prochain à Lille, au Jardin Vauban, par la musique des Sapeurs-Pompiers. Ainsi qu'on le sait, ce programme ne comporte que des morceaux de la composition de notre concitoyen M. Gustave Wettge : on sait aussi que le chef de la Musique de la Garde Républicaine viendra diriger ce Festival, qui est donné au bénéfice de la Caisse de retraites du bataillon des Pompiers lillois.
1. Versailles, marche militaire. — 2. Mysora, ouverture symphonique. — 3. Paris, suite de valses. — 4. Rosabelle, grande fantaisie. — 5. Concerto, exécuté par douze clarinettes solos. — 6. La Cascade, fantaisie-polka pour flûte.

Lille - Le Jardin Vauban
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12 juillet 1891 — Les concerts d’Oscar Petit au Jardin Vauban sont très appréciés
— Les concerts organisés par M. Oscar Petit au Jardin Vauban, de Lille jouissent toujours d'une très grande vogue et attirent un nombreux public.
Nous relevons, sur le dernier programme, les noms de Mlle Yvel, très fêtée dans le duo d’Hamlet avec M. Minssart, un baryton de grand talent, et de M. Imbart de la Tour, qui a délicieusement soupiré l'aubade du Roi d'Ys et très artistiquement chanté la prière du Cid. L'orchestre, sous la direction de son habile chef, a fort bien accompagné les chanteurs et a obtenu un très beau succès en exécutant les airs du ballet de Coppélia.

14 juillet 1891 — Concert de l’Orchestre symphonique, sous la direction de M. Oscar Petit au Jardin Vauban
— Jardin-Vauban. Mardi 14 juillet 1891, à huit heures et demie du soir, grand concert extraordinaire, avec le concours de Mme Bonvoisin, forte chanteuse du Théâtre Lyrique et de la Monnaie ; de M. Gardoni, première basse du Théâtre-Royal de la Monnaie, et de l’Orchestre symphonique, sous la direction de M. Oscar Petit. Programme :
Première partie. — Galanterie française, marche (Perpignan). — Une Journée à Vienne, ouverture Suppé). — La Chute des Feuilles, valse, redemandée (Pierre Muller). — Grand air de Jérusalem, chanté par M. Gardoni (Verdi). a) Amour discret, gavotte (Ruech) ; b) Entr‘acte de la Colombe (Gounod). — Ave Maria, chanté par Mme Bonvoisin, avec accompagnement d'orchestre (Gounod).
Deuxième partie. — Ballet de Sylvia (Delibes). — Robert-le-Diable, air chanté par M. Gardoni (Meyerbeer). — La Véritable Manola, air chanté par Mme Bonvoisin (Bourgeois). a) Danse valaque (Hareng) ; b) Vieille chanson, intermède (Th. Herman). — Les Huguenots, duo chanté par Mme Bonvoisin et M. Gardoni (Meyerbeer). — Charlotte russe, polka. (Fauchaux).
Prix d’entrée : un franc.

15 aout 1891 — Concert de la Philharmonique de Condé-sur-l’Escaut au Jardin Vauban
— Samedi 15 août, à quatre heures de l’après-midi, au Jardin Vauban, grand concert donné par la Société philharmonique de Condé-sur-1’Escaut. Programme :
Première partie : Allegro militaire (X.). — Ouverture des Dieux en exil (Bosch). — Fantaisie sur l’Ombre (Flotow). — Concerto pour clarinette (G. Wettge).
Deuxième partie : Marche du Prophète (Meyebeer). — Ouverture du Pré-aux-Clercs (Hérold). — Grande
Fantaisie sur Lakmé (Léo Delibes). — Polka pour petite flûte.
Prix d’entrée : 50 centimes.

9 juillet 1893 — Le Réveil musical de Lille, dirigé par M. Blondel, en concert au Jardin Vauban
— Dimanche prochain 9 juillet, à trois heures de 1'après-midi, un grand concert sera donné, au Jardin Vauban, par l’Harmonie le Réveil musical de Lille, directeur M. Th. Blondel. Cette société exécutera les morceaux qu’elle étudie pour le concours international de Paris qui aura lieu le 16 juillet. Elle prendra part à ce concours en première division. Voici le programme de ce concert :
Première partie. — Allegro militaire (Leroux). — Souvenir de la Forêt d’Hesdin, fantaisie (Guillemet). — Gavotte (Demol). — Fantaisie pour saxophone (Donizetti), soliste M. Leignel. — Indiana, valse (Marchaillou).
Deuxième partie. —— Marche de la Reine de Saba, morceau imposé (Garnier-Marchand). — Les quatre Ages de l’Homme, ouverture, morceau au choix du concours d’honneur (Lachner). — Echo des Alpes, mazurka pour hautbois et clarinette. — Marco Visconti, grande fantaisie, morceau au choix du concours d‘exécution (Petrella). — Le Rossignol de l’Opéra, polka pour deux petites flûtes (Darameau).
Prix d'entrée : 0 fr. 50.

3 septembre 1893 — Concert de la Musique des Sapeurs Pompiers dirigés par M. Bourelle au Jardin Vauban
— Dimanche prochain 3 septembre, à quatre heures, un grand concert sera donné par la musique des Sapeurs-Pompiers de Lille, directeur M. Ed. Bourelle. En voici le programme :
1. Avenir, allegro (G. Wettge). — 2. Rienzi, ouverture arrangée par Mastio (R. Wagner). — 3. Air varié pour deux pistons, solistes MM. Gabelles et Delevoie (Wittmann). — 4. Souvenir d’Etretat, valse (V. Divoir). — 5. La Surprise (Haydn). — 6. Samson et Dalila, grande fantaisie (Saint-Saëns). — 7. Dans le Bois, fantaisie pour hautbois, soliste M. Deren (Leroux). — 8. Chérubin, gavotte (Vasseur). — 9. La Lilloise, grande valse pour petite flûte, soliste M. Schaller (J. Herman).
Entrée : 50 centimes. Les enfants accompagnés de leurs parents entreront gratuitement. En cas de mauvais temps, le concert aura lieu au Palais-Rameau.


28 juin 1896 — Concert du Club des Vingt et de la Musique municipale d’Haubourdin au Jardin Vauban
— Aujourd’hui dimanche à 4 heures, un grand concert sera donné au Jardin Vauban par le Club des Vingt et la Musique municipale d’Haubourdin :
Première partie, Club des Vingt (concours de Rouen) : Sévilia, marche espagnole (J. Montagne). — Grande ouverture du naufrage de la Méduse (Reissiger). — J’y pense, gavotte (Ellembert). — Taras-Boulba, scène slave (Alex. Georges). — Amour et printemps, grande valse (Waldteufel).
Deuxième partie, Musique municipale d’Haubourdin (concours de Chartres) : Le Phocéen, allegro (Kakosky). — Finale de la première symphonie, morceau au choix (Charles Gounod). — Ouverture des francs-juges (Berlioz). — Déidamie, entracte et danse (H. Maréchal). — Marche russe, par les deux musiques réunies (L. Ganne).

9 mai 1897 — Concert de la musique du 43e régiment d’infanterie sur le Kiosque Vauban
— Voici le programme des morceaux qui seront exécutés par la musique du 43e régiment d’infanterie, chef M. P. Mayeur, le dimanche 9 mai, de quatre à cinq heures du soir, au Jardin Vauban, à Lille :
Robert, marche (Burmesten). — Le Naufrage de la Méduse, ouverture (Russiger). ——Miss Helyett, fantaisie
(Audran). — Hymne à la France (Flégier). — Les Huguenots, fantaisie (Meyerbeer). — Valse espagnole (Bucalossi). Solistes : MM. Lallement, Riddez.

11 juillet 1898 — Concert de l’Association symphonique des Concerts d’Eté de M. Bromet au Jardin Vauban
— Voici le programme du concert gratuit qui sera donné par l’Association symphonique des Concerts d’Eté (directeur M. P. Bromet), au Jardin Vauban, le lundi 11 juillet, à 8 heures ½ du soir :
Premièrc partie. — Retour du Mail (Lauqueteau). — Les Mousquetaires de la Reine, ouverture (Halévy). — La Fête des Vignerons (Gregh). — Le Chalet, fantaisie (Adam). — Colonel, polka (Hervé).
Deuxième partie. — Les Cancans du jour, valse (D. Trave). — Danse espagnole (Desormes). — Aurore boréale, mazurka (Wibert). — La Fille du Régiment (Donizetti). — Serpentibus (Jouberti).

Lille - Le Jardin Vauban
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15 août 1900 — Le Club des Vingt et la Musique municipale de Tourcoing en concert sur le Kiosque du Jardin Vauban
— Un public nombreux se pressait, à quatre heures, dimanche, dans le Jardin-Vauban et autour du kiosque pour entendre les deux réputées sociétés qui s’y faisaient entendre, le Club des Vingt et la Musique municipale de
Tourcoing.
C’est le Club des Vingt qui ouvrait le concert. Notre belle fanfare lilloise, sous l’artistique direction de M. Quesnay, a interprété excellemment Dernière étape de Weber ; la grandiose Marche solennelle de Parès ; les
Amourettes de Gung’l et l’ouverture si colorée de la Bohémienne de Balfe, qu'elle a détaillée avec un sentiment artistique tout à fait remarquable.
La Musique municipale de Tourcoing, sous l’habile direction de son distingué chef, M. Grisey, était chargée de la seconde partie.
Elle a atteint la perfection dans des œuvres très difficiles comme le Saltarello de la Symphonie italienne de Mendelssohn et Une fête à Aranjuez, de Demersmann.
Ces qualités se retrouvent dans tous les morceaux du programme : Dépêche télégraphique, grande valse de Strobel ; Capricante, grande marche de Wachs. Un rondo de petite flûte a permis d’apprécier la grande virtuosité du soliste M. Guguenheim.
Le soir, un dîner tout intime a réuni à l'hôtel de l’Europe les états-majors des deux sociétés.

Quelques-uns des innombrables concerts donnés par la Musique du 43e R.I. sur le Kiosque à musique du Jardin Vauban
26 août 1900 — Voici le programme des morceaux qui seront exécutés, dimanche 26 août, de 4 à 5 heures du soir, au Jardin Vauban, par la musique du 43e régiment de ligne, chef M. Mayeur : Marche des Cambrioleurs (Berger). — La Féria (Lacôme). — Gais ombrages (L. Chic). — Mélange méthodique (Cunrady). — Dis-moi quel est ton pays ? (Sellenick). — Valse Bleue (Nargis).
29 juin 1902 — Programme des morceaux qui seront exécutés par la musique du 43e d’infanterie (chef M. Mayeur), le dimanche 29 juin, de 4 à 5 heures du soir au Jardin Vauban : Marche lilloise (Desrousseaux). — Rabelais, fantaisie (Ganne). — Menuet (Haydn). — Les Noces de Jeannette, fantaisie (V. Massé). — Cavalleria Rusticana (Mascagni). — Souvenir de Gratz (Schrammel).
24 août 1902 — Programme des morceaux qui seront exécutés par la musique du 43e régiment d’infanterie (chef M. Mayeur), le dimanche 24 août, de 4 à 5 heures, au Jardin Vauban : Marche alsacienne (F. Sali). — Le Brasseur de Preston, ouverture (Adam). —- Ronde des Moujiks (Renelle). — Violetta, fantaisie (Verdi). — Caprice, exécuté par quatre pistons (L. Mayeur). — Retraite tunisienne (Raspail).
23 août 1903 — Programme des morceaux qui seront exécutés par la musique du 43e régiment d'infanterie (chef M. Mayeur), le dimanche 23 août, de 4 à 5 heures, au kiosque du Jardin Vauban : 1. Le Pays d’Alsace (Sellenick). — 2. La Poupée de Nuremberg, ouverture (Adam). — 3. Diane de Méridor, gavotte (L. Mayeur). — 4. La Fille du Tambour-Major, fantaisie (Offenbach). — 5. Les Dragons de Villars (Maillard). — 6. Venezia, valse (Desormes).
1er mai 1904 — Programme des morceaux qui seront exécutés par la musique du 43e régiment d'infanterie (chef M. Mayeur), le dimanche 1er mai, de 4 à 5 h., au kiosque du Jardin Vauban : 1. Desrousseaux, marche (Mastio). — 2. La Fête du Village voisin, ouverture (Boieldieu). — 3. Marie Leczinska, gavotte (Vasseur). — 4. Robert le Diable, fantaisie (Meyerbeer). — 5. Les Petits Oiseaux (Brunet). — 6. Le Printemps, valse (Donizetti).
21 août 1904 — Voici le programme des morceaux qui seront exécutés par la musique du 43e régiment d’infanterie (chef M. Mayeur), le dimanche 21 août, de 4 à 5 heures, au kiosque du Jardin Vauban : 1. Le Troubadour, allegro (Sellenick). — 2. Les Dragons de Villars, ouverture (Maillart). — 3. Diane de Méridor, gavotte (L. Mayeur). — 4. Polonaise de concert (Vidal). — 5. Lohengrin, fantaisie (Wagner). — 6. Los Panderos, valse (Junius).

Lille - Jardin Vauban concert sur le kiosque par la musique du 43e R.I.
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25 juin 1906 — Les Fêtes de Lille dans le Jardin Vauban
— Au Jardin Vauban, l'Harmonie du Cercle Berlioz a donné, sous l’habile direction de M. Quesnay, un concert qui attira une énorme foule. Sous les ombrages de notre magnifique square, nombre de Lillois étaient venus jouir de la fraîcheur nocturne, le ciel s’étant rasséréné vers le soir.
Les motifs d'illuminations électriques ont fait défaut cinq minutes, vers 9 h. 15, puis la lumière s'est reversée à nouveau sur les frondaisons épaisses.
Détail du concert donné par le Cercle Berlioz de neuf heures à onze heures du soir, au Jardin Vauban : 1. Gloire au travail, marche (A. Dubois). — 2. Airs de Ballet (Delaye). — 3. Invitation à la vase (Weber) — 4. Marche de cortège (Saint-Saëns). — 5. Marche Romaine (J. Clerise). — 6. Symphonie Fantastique n° 5 (H. Berlioz). — 7. Ouverture du Carnaval Romain (H. Berlioz). — 8. Le P’tit Quinquin, allegro (Mastio). — 9. La Marseillaise.


22 mai 1910 — Concert du Club des Vingt au Jardin Vauban
— Le Club des Vingt donnera dimanche 22 mai 1910, à quatre heures précises au Jardin Vauban (en cas de mauvais temps au « Palais Rameau »), un grand concert. Prix d’entrée : 50 centimes ; les enfants au-dessous de 10 ans auront l’entrée gratuite. En voici le programme : 1. Les Chasseurs autrichiens. Ellemberg. — 2. Ouverture du Roi d'Ys. Lalo. — 3. Andante de la Symphonie en ut mineur. Beethoven. — 4. Les Hirondelles, fantaisie. Hirchsmann. — 5. Cortège fleuri. Strauwen. — 6. Valse printanière. Montagne. — 7. Fantaisie sur le Tannhauser. R. Wagner. — 8. Polka pour six cornets.

Les derniers concerts de la Musique du 43e R.I. avant l’arrivée de la landsturm de 1914 à 1918
30 juin 1907 — Voici le programme des morceaux qui seront exécutés par la Musique du 43e de ligne, chef M. Mayeur, le dimanche 30 juin, de quatre à cinq heures : 1. Les Cadets de Russie, allegro. Sellenick. — 2. Les Diamants de La Couronne, ouverture. Auber. — 3. Wagneriana, fantaisie. Wagner. — 4. Marthe, polka. L. Veys. — 5. Faust, fantaisie. Gounod. — 6. François les Bas bleus. Bernicat.
15 juillet 1909 — Voici le programme du concert qui sera donné par le 43e régiment d’infanterie, le jeudi 15 juillet 1909, au Jardin Vauban, de quatre à cinq heures : Vienna up to Date, Komzack. — Raymond, ouverture, Thomas. — Lucrèce Borgia, fantaisie pour clarinettes, Donizetti. — La Zamacueca, Ritter. — La Statue, ballet, Reyer. — Parfum d’Eventail, Giko Nika.
28 août 1910 — Voici le programme qui sera exécuté par la musique du 43e régiment d’infanterie, le dimanche 28 août 1910, de 4 à 5 heures, au Jardin Vauban : 1. Martin et Martine, allegro (Chaulier). — 2. Prométhée, ouverture (Beethoven). — 3. Scènes pittoresques : n° 1 Marche ; n° 2 Air de Ballet ; n° 3 Angelus ; n° 4 Fête Bohême (Massenet). — 4. Prélude d’Axel (A. Georges). — 5. Stances, chant (Flégier).

Lille - Concert allemand pendant l'occupation dans un square
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17 octobre 1920 — Fêtes de la délivrance de Lille. Remise de la Croix de Guerre à la ville de Lille sur la Grand’Place par le Maréchal Philippe Pétain. Concert et poème au Kiosque du Jardin Vauban devant la statue de la Délivrance
— La Croix de guerre sera remise à la Ville de Lille par le maréchal Pétain, le dimanche 17 octobre.
Programme des Fêtes :
A 11 heures, réception à la gare du maréchal Pétain, du général Delobbé, lieutenant-général commandant la circonscription des Flandres ; de la Musique des Guides de Bruxelles et de la Délégation belge.
A 11 heures 45, Grand’Place, remise officielle de la Croix de guerre à la ville de Lille, par le maréchal Pétain.
A 12 heures 30, à l’Hôtel de Ville, réception officielle par la Municipalité du maréchal Pétain, du général Delobbé et de la Délégation belge.
A 13 heures, au Palais de la Ville de 1’Exposition, banquet offert à M. le Maréchal Pétain, représentant le gouvernement de la République.
A 15 heures, place de la République, fête de gymnastique organisée par l’Union régionale des Sociétés de gymnastique.
A 15 heures 30, au Jardin Vauban, poème « Lille 1914-1918 », cantate « L’Hymne de la Délivrance », exécutée par les Orphéons lillois devant la statue de « La Délivrance ».
De 16 à 17 heures 30, kiosque du Jardin Vauban, concert par la Musique municipale des sapeurs-pompiers.
De 17 à 18 heures, concerts populaires, Places Catinat, Cormantaigne, Square Ruault, Jardin de Fives et Place Vanhoenacker.
De 22 à 24 heures, bal, Place du Concert. Bal roulant dans la section d’Esquermes, Wazemmes, Vauban.
De 21 à 22 heures, Grand’Place, concert par la Musique militaire divisionnaire.
Grandes illuminations. Embrasement de la colonne commémorative du siège de Lille.
De 22 heures 30 à 24 heures, bal à grand orchestre.

17 juin 1921 — La municipalité ayant fixé des prix prohibitifs pour la location du Jardin Vauban, le Cercle Berlioz cesse d’y offrir ses concerts
— Dans la journée de mardi, les journaux de Lille, recevaient du Cercle Berlioz, la communication suivante :
« Le cercle Berlioz a le regret d’informer le public, que, par suite de la fixation par l'administration municipale de Lille, d'un taux de location absolument prohibitif, il ne pourra donner son Concert d’Eté qui devait avoir lieu au Jardin Vauban le dimanche 19 juin courant. »
Au programme figuraient : le Cortège de Bacchus de Léo Delibes, la Bourrée Fantasque de E. Chabrier, la Voix des Cloches de Luigini, la Rhapsodie Norvégienne de notre grand Lalo, la Suite Algérienne de Saint-Saëns et les pittoresques Danses hongroises de Brahms.
Lundi dernier — six jours avant le concert — l'Administration municipale se réunissait et nous faisait savoir que la taxe de location du Jardin Vauban serait de 300 francs, plus la location des chaises.
« Nos frais se montant déjà à 600 à 700 francs, la recette que l’on peut réaliser n’étant que de 800 à 1.200 francs, nous ne pouvons songer à faire nos frais et sommes dans l’obligation de renoncer à ce concert. »
La municipalité s’explique : « En présence des nombreuses demandes d’occupation qui lui parviennent pour le Jardin Vauban et pour ne pas priver le public de cette promenade, la municipalité vient de décider de n’accorder, pour les concerts, que les abords immédiats du Kiosque, moyennant une redevance de 300 francs, plus le prix des chaises. »

3 juillet 1922 — Inauguration du monument en hommage à Edouard Lalo dans le Jardin Vauban
— Ce fut une journée d'apothéose favorisée par un ciel splendide. Le monument, oeuvre du sculpteur Quef, est imposant dans sa simplicité. Le buste de Lalo se trouve au haut d'une stèle de granit au pied de laquelle les trois principaux personnages du Roi d'Ys, Rozen, Margared et Mylio sont groupés en une pose pathétique. Cet ensemble imposant (les personnages sont plus grands que nature) se détache admirablement sur un fond de verdure dans le magnifique jardin Vauban où de longues générations lilloises pourront contempler l'image de leur illustre compatriote.
Dans un discours où il se fit l'interprète ému du Comité d'organisation, M. Wallaert remit le monument à la ville de Lille, puis M. Alfred Bruneau, inspecteur général de l'enseignement musical, représentant le ministre des
Beaux-Arts, prit la parole et, avec une haute éloquence, rappela la vie laborieuse de Lalo, ses débuts pénibles, ses découragements devant l'indifférence de la foule et enfin sa gloire tardive et si durement conquise.
Un très beau choeur, oeuvre de M. Capon pour les paroles et de M. Ratez pour la musique, fut exécuté par la société chorale des Orphéonistes Lillois, sous la direction de M. Louis Carpentier ; une délégation des élèves du Conservatoire vint déposer une palme de bronze au pied du monument, puis les élèves des écoles, bannières en tête, défilèrent devant lui en le couvrant de fleurs.
L'après-midi, un public nombreux se pressait dans la vaste salle de l'Hippodrome où un Festival Lalo était organisé par la Société des Concerts populaires.
Enfin un dernier concert attirait le soir une foule nombreuse au jardin Vauban, illuminé à giorno. Il était donné par le Cercle Berlioz, sous la direction de M. Julien Dupuis. Il comprenait, naturellement, des oeuvres de Lalo, l'Ouverture du Roi d'Ys, Namouna, la Rapsodie norvégienne, admirablement rendues par cette célèbre harmonie et quelques morceaux de Saint-Saëns, « Orient et Occident », de Henri Bouillard, « le Sculpteur de Bruges » et d’Emile Ratez, « le Dragon vert ». Ainsi se clôtura cette journée consacrée à la mémoire d'un des plus grands compositeurs dont la France puisse s'enorgueillir.


Lille - Jardin Vauban, monument Edouard Lalo — Statue de la Délivrance inaugurée au Jardin Vauban
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14 juillet 1923 — Concert de l'Association Symphonique des Concerts d'été et du Cercle choral « Les XXX » sur le Jardin Vauban
— Le concert donné au Jardin Vauban de 16 à 18 heures a eu lieu avec le concours apprécié de l'Association Symphonique des Concerts d'été, dirigée par M. H. Bouillard et du Cercle choral « Les XXX » dont le chef est M. Raymond Robillard.
Au programme, on applaudit tout particulièrement l’ouverture de « Entrata » dont l’auteur est M. Bouillard ; la délicieuse suite d’orchestre sur « Sylvia » de Leo Delibes et la fantaisie sur « La Tosca » de Puccini.
Le Cercle choral « Les XXX » fit apprécier la remarquable cohésion de ses divers éléments et son sens artistique dans la grande scène chorale « Dieu » de Radoux et dans « La Chanson des Vagues » de Riga.
La « Marseillaise » toujours vibrante, vivante et acclamée, termina ce magnifique concert.

4 octobre 1931 — Inauguration du monument Albert Samain dans le Jardin Vauban
— Dans le cadre exquis du Jardin Vauban, se déroula dimanche matin la cérémonie modeste et émouvante de l’inauguration du monument à Albert Samain.
On sait avec quel bonheur a été choisi l’emplacement du beau monument d’Yvonne Serruys. L’architecte, M. Alleman, et le directeur des jardins M. Bedène, ont réussi par une collaboration heureuse, à faire de cette partie du parc, l’un des plus jolis coins de notre ville.
Sous une voûte de cyprès de platanes, de saules et de frênes, le monument se détache et sa forme blanche se reflète dans l’eau calme du lac.
La cérémonie.
De nombreuses personnalités avaient répondu à l’appel des organisateurs. Une tribune avait été dressée au bord de la pelouse centrale, et les invités se placèrent en demi-cercle sur le rond-point du Kiosque.
Après l'audition du P’tit Quinquin de Desrousseaux, transposé en mineur, M. Emile Ferré, président du comité Albert Samain, gravit les marches de la tribune et prononça son discours.
A l’issue des cérémonies, la Musique municipale dirigée par M. Paul Laigre exécutera deux morceaux sur le Kiosque : Fantaisie sur le Roi d’Ys, de Lalo et la Grande marche triomphale de V. Delannoy.


Lille - Le Cercle Berlioz dirigé par Julien Dupuis en juin 1912
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10 juin 1935 — La Grande Fanfare de Fives dirigée par Edmond Pellemeule donne un concert sur le Kiosque à musique du Jardin Vauban
— A 20 heures, sous le kiosque du Jardin Vauban, la Grande Fanfare de Fives, dont la réputation n‘est plus à faire, donnait un concert d’art. La venue de cette admirable phalange avait amené sous les frondaisons du vieux parc lillois, d’innombrables amateurs de bonne musique. Disons-le, tout de suite, ce fut un régal de choix, sous la baguette attentive de M. Edmond Pellemeule, professeur au Conservatoire de Lille et directeur de la société. On goûte très particulièrement dans ce programme de choix la « Danza deï Zoccoli », variation pour vingt-cinq bugles, de Maquet.
Bien sûr, cette manifestation artistique qui ne fut pas la dernière de cette journée bien remplie, se termina comme il se devait aux sons du « P’tit Quinquin ».

(1) Jean-François-Edouard Barwolf (1842 - † après 1906)
Quittant son poste de chef à Lille, Barwolf rejoint la direction de l’orchestre du Cercle d’Aix-les-Bains en 1885 ; de là il passe quelques temps à Liège en 1888. En mai 1889, il est nommé premier chef du Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, en remplacement de M. Joseph Dupont, démissionnaire. Après quatre ans passés à Bruxelles, on le retrouve à Rouen chef de l’orchestre du Théâtre des Arts en 1892.
En 1895, Barwolf prend la direction du Grand théâtre municipal de Marseille ; à la belle saison, en juin et juillet 1895 et 1896, plusieurs fois par semaine, il dirige la musique sur le Kiosque à Musique des quinconces des allées Meilhan.
Le 26 juillet 1896, « épuisé », il démissionne de Marseille, mais il réapparait, ragaillardi le 31 août 1896 en tant que chef d’orchestre du Casino de Royan où il remplace « provisoirement » M. Flon.
Tout en continuant à assurer les concerts d’été au Casino de Foncillon de Royan jusqu’en 1901, il prend la baguette de chef du grand Théâtre Royal Français de La Haye à partir d’avril 1897, poste qu’il occupe encore en 1906.
A partir de 1906, on perd la trace de l’intrépide Barwolf.
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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

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4/9 - Les Kiosques de Lille - Kiosque de la Place du Concert

LILLE - Monument du Maire André - Kiosque de la Place du Concert et la rue Saint-Pierre
(NORD)
L’actuelle Place du Concert, une des places les plus exiguës de Lille, cache un passé insoupçonné.
C’est sur cet emplacement qu’est fondée, de 1055 à 1065, la Collégiale Saint Pierre, consacrée le 2 août 1065 par l’Evêque Baudouin de Tournai.
Cette coûteuse construction est vraisemblablement financée grâce aux subsides du comte Baudouin V de Flandres qui, par une charte de 1066, dotera la collégiale et son chapitre de biens et de rentes considérables, assurant ainsi l’entretien des bâtiments et la subsistance et le train de vie des chanoines. Ceux-ci, au nombre de quarante (dix prêtres, dix diacres, dix sous-diacres et dix acolytes), sont dirigés par un Prévôt, chef honoraire du chapitre, dont le premier, Fulcard, nommé en 1055, exercera ses fonctions jusqu’en 1080. La paroisse de Saint-Pierre est dirigée en outre par un Curé-doyen.
Lors du saccage commis en 1213 par le roi Philippe Auguste, la ville de Lille est anéantie et la Collégiale, non épargnée, est entièrement brulée. Reconstruite à partir de 1220, elle subit un nouvel incendie partiel, notamment la toiture et la nef, en 1354, avant d’être à nouveau remise sur pied.

Lille - Collégiale Saint-Pierre en 1790 (gravures)
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Le plan cadastral de 1745 nous indique précisément l’emplacement de la Collégiale Saint-Pierre et de son cloître qui occupaient entièrement le terrain situé de la rue Saint-Pierre jusqu’au Grand Rivage devenu le Quai de la Basse Deûle, le long du Canal. Des jardins et vergers l’entourent tandis de nombreux bâtiments sont édifiés, notamment une bibliothèque, un hôtel prévôtal, une grande maison canoniale et une Chapelle dédiée à Saint-Michel.

Plan de Lille en 1745 - Quartier Collégiale Saint-Pierre
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La révolution sonne le glas de la Collégiale, dont le 49e prévôt, François de Valory de la Pommeraye, chanoine depuis 1741, nommé par le Roi en 1760, sera le dernier représentant. Le dernier curé, Pierre-Louis-Joseph Nolf, cesse ses fonctions en 1790. L’ultime office canonial est célébré le 5 novembre 1790, et le lendemain, les scellés sont apposés par les commissaires délégués, sur les archives, la sacristie et le chœur. L’ordonnance du 28 mai 1791 entérine la fermeture définitive des portes de l’Eglise Saint-Pierre.

La Collégiale Saint-Pierre, devenue bien national suite aux confiscations révolutionnaires, est mise en vente par adjudication le 24 juillet 1792, avec une mise à prix de 125.000 florins comprenant l’Eglise collégiale, la Chapelle Saint-Michel, la Bibliothèque sans les ouvrages saisis séparément, le Préau et deux maisons, un jardin au bord du quai et le terrain de l’ancien cimetière ; un second lot comprenant la galerie menant à la bibliothèque est proposé pour 2.400 florins.
Un Dunkerquois remporte l’enchère le 8 août 1792 pour 247.000 florins (1er lot 242.000 florins ; 2ème lot 5.000 florins). L’acheteur étant insolvable, la vente est résolue.

Sur ces entrefaites, Lille est assiégé par l’armée autrichienne du 29 septembre au 5 octobre 1792, période pendant laquelle, la ville est bombardée et incendiée à outrance. La collégiale, de son côté, transformée en magasin, subit de nombreuses déprédations.
Curieusement, le 15 novembre 1792, les bâtiments sont réquisitionnés pour y abriter un troupeau de moutons, les commissaires ayant pris cette décision, expliquant
qu'il n'était plus possible de laisser les bêtes destinées à alimenter les armées de la République, hors de la ville, exposées aux injures du temps. Il est vrai que l’expulsion des quarante chanoines de la Collégiale ne faisait pas bonne mesure en comparaison de la protection d’un troupeau d’ovins !...
Une nouvelle enchère est organisée le 23 mars 1793, à l’issue de laquelle, un Syndicat, composé notamment d’un plombier et d’un architecte demeurant rue d’Angleterre, précisément en vis-à-vis de la Collégiale, fait l’acquisition de ladite Collégiale et de ses dépendances au prix de 212.500 florins. Mis en possession des bâtiments le 8 juin 1793, le Syndicat va les démantibuler pour en récupérer le moindre matériau et ne laissera aucune pierre debout à l’issue de ce démantèlement forcené.

A l’issue de cette destruction en règle, le jardin du cloître devient une place publique, appelée
le Clos de la Réforme.
En 1803, la municipalité fait édifier, à l’exact emplacement du cloître et du narthex de l’ancienne église collégiale, une Salle de Concert dans laquelle sont disposés des gradins élevés en amphithéâtre autour d’une scène de forme ovale. Il semblerait, au vu des nombreuses critiques émises, que l’acoustique y laissait nettement à désirer…
Le Clos de la Réforme prend alors l’appellation de Place du Concert, sur laquelle est construit le marché couvert aux fruits et légumes en 1810, ouvert tous les matins.
Le long de la salle de spectacle, une voie est tracée, en 1821, perpendiculairement à la rue Saint-Pierre, rejoignant le quai de la Basse Deûle ; ce passage prend le nom de
rue du duc de Bordeaux en hommage à la naissance, le 29 septembre 1820, d’Henri d’Artois, petit-fils de Charles X, roi de 1824 à 1830.
En octobre 1828, le conseil général du Nord décide d’élever un monument, sur la place du Concert, en hommage à Charles-Ferdinand d’Artois, duc de Berry (1778-1820) (fils de Charles X), assassiné le 14 février 1820.
Cette statue du duc de Berry, en bronze, due au statuaire Théophile Bra (1797-1863), est inaugurée le 26 août 1829 par l’évêque de Cambrai, monseigneur Belmas.
Le 17 février 1831, quelques individus bonapartistes et anti-royalistes, renversent l’effigie du duc de Berry, la détruisent et en jettent les débris à travers la place du Concert.
Dans le même temps la rue du duc de Bordeaux prend le nom de rue de la Deûle.


Lille - Place du Concert et la statue du duc de Berry en 1829 (lithographie Edouard Boldoduc 1893)
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En 1833, alors que la Salle de Concert devient l’Académie de musique, la municipalité acquiert le bâtiment situé à l’angle de la Place du Concert et de la rue de la Monnaie (prolongement de la rue Saint-Pierre). Après quelques travaux d’aménagement, l’Académie de peinture et d’architecture s’y installe l’année suivante.
L’Académie de musique-Salle de Concert, agrandie en 1847-1848, est dotée d’une annexe et devient dorénavant le Conservatoire de musique.

Lille - Le Conservatoire et la place du Concert à gauche — Le Conservatoire et l'Ecole des Beaux-Arts (Ecole académique)
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Ainsi que le cadastre de 1881 nous le montre, une rangée de maisons, construites dès avant 1745, subsiste entre la rue Saint Pierre et la place du Concert, à laquelle on accède soit par un petit passage donnant sur ladite rue Saint-Pierre, soit en passant devant le Conservatoire, rue de la Deûle. La municipalité envisage depuis longtemps d’agrandir la place du Concert en récupérant cette fameuse série de maisons bordant la rue Saint-Pierre.
Les négociations avec les propriétaires des bâtiments concernés commencent en 1893.
M et Mme Vittu, propriétaires de la maison située au n° 6 bis rue Saint Pierre et 3 place du Concert ayant, en avril 1893, demandé 40.000 francs pour céder leur bien, finissent par
consentir de nouveaux sacrifices et acceptent, le 2 juin 1893, la somme de 36.000 francs, payable en six annuités.
Lors de la séance du conseil du 27 juillet 1894, c’est au tour de la maison du 6 rue Saint-Pierre (3 place du Concert) de M. Bommart d’occuper le devant de la scène municipale : celui-ci, ayant, en premier lieu, demandé 100.000 francs, la Commission des Travaux baisse les prétentions de celui-ci à hauteur de 75.000 francs.
L’année suivante, le 8 février 1895, M. Narcisse Corman laisse sa petite maison, de la place du Concert, à l’angle de la rue Saint-Pierre, pour 20.000 francs ; un quatrième bâtiment appartenant à M. Rigot, est cédé sans histoire, aux environs de 40.000 francs.
Restent les deux maisons appartenant à la veuve Wavrin-Claeyssens qui exige 150.000 francs pour quitter les lieux. Après les pourparlers engagés avec la Commission des Travaux, celle-ci annonce, le 13 décembre 1895, en séance du conseil municipal, que la propriétaire est revenue à de meilleurs sentiments avec une proposition à 100.000 francs, montant que le Conseil se hâte d’accepter.
L’affaire rondement menée, les six maisons de la rue Saint-Pierre sont démolies dès 1896-1897, donnant à la place du Concert la dimension qu’elle a conservée jusqu’à aujourd’hui.

Plan de Lille en 1881 - Quartier Place du Concert
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La municipalité qui conservait dans ses cartons, depuis le 9 novembre 1894, un projet s’élevant à un million deux cent mille francs pour reconstruire à neuf le Conservatoire qui tombe en ruines et l’Ecole des Beaux-arts bâtie de manière défectueuse et dangereuse, voit son projet rejeté et remplacé par une simple restauration et transformation du Conservatoire, pour un montant de 149.126 francs 28. Les plans et devis de ces travaux, réalisés par l’architecte lillois Émile Vandenbergh (1827-1909), sont approuvés par le Conseil municipal le 17 février 1897. L’inauguration du Conservatoire lillois restauré aura lieu le 29 juillet 1899, sous la présidence de Théodore Dubois, directeur du Conservatoire de Paris.

Le Kiosque à musique
Ayant déjà été fort disert sur notre chronique consacrée à la place du Concert, nous ne conterons pas immédiatement les circonstances exactes qui ont amené la municipalité à commander, le 1er février 1898, quatre kiosques à musique destinés à être installés respectivement place du Concert, place du Square Ruault, place Catinat et Jardin de Fives-Lille. Afin de ménager quelque suspense aux lecteurs, nous en dévoilerons les tenants et aboutissants lors de notre rubrique prochaine sur la Place Catinat, étoffant ainsi l’histoire de ce lieu qui n’a pas la chance de posséder le riche passé des autres places.
Les Ateliers Bourée-Thibaut, entreprise de serrurerie d’art ayant son siège social à Lille au n° 48 de la rue Jean-Sans-Peur, et dont les usines sont installées sur le Grand Boulevard de Marcq-en-Barœul-lez-Lille, sont chargés de la réalisation de ces quatre Kiosques à musique fabriqués selon deux modèles différents : le kiosque de la place du Concert est ainsi totalement identique à celui du Jardin de Fives-Lille : de forme dodécagonale, il est construit sur un soubassement en pierres et briques entouré par un garde-corps en fer forgé et accessible par un escalier de huit marches ; ses colonnes en fonte supportent une toiture zinguée surmontée d’un bulbe. (la seule différence avec celui de Fives-Lille réside dans son nombre de marches d’accès : sept à Fives-Lille)
Réceptionné par la municipalité le 29 septembre 1899, le Kiosque à musique de la place du Concert aura coûté 7.500 francs.
Dans le même temps, le conseil municipal, qui avait adopté, en date du 27 octobre 1897, un devis de 9.209 fr 35 destiné aux plantations à réaliser sur la place du Concert, fait procéder à la rénovation arborée de la place.

Lille - Le Kiosque à musique place du Concert — La place du Concert et son kiosque (cliché 1900)
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A compter de l’agrandissement de la place et de la construction du kiosque, les concerts, principalement exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied dirigée par M. Fourez, son chef, deviennent régulier sur la place du Concert.
Lors de chaque fête lilloise, lors de chaque défilé ou festival, les nombreuses musiques ne manquent pas de faire une halte sur le kiosque.

La commission des travaux représentée par M. Legrand-Herman, réunie pour choisir l’emplacement du futur monument à ériger en hommage au maire André — François André-Bonte (1735-1812), maire de Lille en 1791-1792 puis 1795-1796 —, héros du siège tenu contre les autrichiens en octobre 1792, propose au conseil municipal d’installer une statue à l’angle de la place du Concert, face au Kiosque à musique. Après d’interminables discussions quant au choix opportun de cette place, les élus optent pour celle-ci lors de la séance du 25 mars 1908. Au préalable, le 28 février 1908, le Conseil municipal avait voté un crédit de 3.000 francs pour la construction de cette statue, en même temps qu’une seconde souscription d’égal montant pour l’érection d’un monument en hommage à Edouard Lalo qui, lui, attendra le 3 juillet 1922 pour être installé au Jardin Vauban.
Le
monument au maire André, œuvre en bronze du sculpteur Jules Déchin (1869-1947), installé sur un monumental piédestal offert gracieusement par l’architecte Désiré-Auguste Ghesquier (1861-1934), est inauguré le dimanche 26 avril 1908, sous la conduite du maire Charles Delesalle. A l’issue de la cérémonie et des discours habituels, une cantate est exécutée sur le kiosque à musique par les chœurs mixtes des Orphéonistes Lillois, sous la direction de M. Carpentier, accompagnés par la musique des sapeurs-pompiers.

Lille - Monument du maire André et Kiosque à musique place du Concert
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A la suite de l’occupation allemande de 1914-1918, le Kiosque à musique de la place du Concert répare ses plaies : le 18 octobre 1919, l’entreprise Donnez est chargée, pour 993 francs 35, de divers travaux de maçonnerie et de menuiserie imputés au budget « dégâts causés par les allemands ».
Le matériel d’éclairage du kiosque de la place du Concert ayant été supprimé par les allemands, la Compagnie Continentale du Gaz est chargée de procéder à sa réinstallation par la municipalité, le 3 décembre 1920, moyennant une dépense de 980 francs, coût imputable sur le budget des dommages de guerre.
La statue du monument au maire André ayant été emmenée par les occupants pour la fonte, le Conseil municipal, en date du 20 janvier 1921, délibère pour sa réédification et obtient une avance sur dommages de guerre de 33.000 francs. Le 16 avril 1923, la reconstitution en est confiée à Jules Déchin qui en était le concepteur, Désiré Ghesquier se chargeant de la réfection du soubassement en pierre bleue de Soignies et de la grille de clôture, le tout pour 34.291 francs.

Quelques mois plus tard, le 26 août 1923, la municipalité constatant que le plancher du Kiosque à musique menace de s’effondrer, décide de le remplacer par un plancher à armature en fer, avec remplissage en béton et dallage en ciment... pour 7.500 francs,
dépense un peu élevée, sa durée sera pour ainsi dire illimitée…
Si le plancher était effectivement à durée illimitée, c’était sans compter avec la frénésie de destruction de Kiosques à musique dont ont fait preuve les municipalités successives : comme tous les kiosques lillois, le Kiosque de la place du Concert sera éradiqué dans les années 1960.
La statue du maire André veille toujours sur la place du Concert et son marché.
Kiosque supprimé.

voir ici, Place du concert, Square du Maire André sans kiosque, aujourd'hui. (1/3) (2/3) (3/3)

Lille - Monument du Maire André - Kiosque Place Concert (1908).jpg
Lille - Monument du Maire André - Kiosque Place Concert (1908).jpg (179.3 Kio) Vu 166 fois
publié par Jean-Marc

17 février 1831 — La mise à bas et la destruction de la statue du duc de Berry sur la place du Concert
— Le 14 février, des troubles sérieux avaient lieu à Paris, à l’occasion d'un service funèbre célébré dans l‘église Saint-Gemain-1’Auxerrois, pour le duc de Berry. L'église fut dévastée, l’archevêché démoli, plusieurs monuments publics dégradés. Le lendemain, dès que cette nouvelle fut arrivée à Lille, le préfet engagea la population à rester calme. Néanmoins, le 17, vers midi, quelques personnes se présentent à la Mairie, pour demander que la statue du duc de Berry, érigée sur la place du Concert, fût transportée au Musée. Le Maire avait déjà donné des ordres pour effectuer cette translation. Et, en effet, l’architecte de la ville était sur la place du Concert, avec cinq ou six ouvriers. Quelques jeunes gens sortant de la Bourse, se dirigèrent vers le monument, en compagnie d’une troupe assez nombreuse. Ils jettent une corde au cou de la statue et s'efforcent de l’abattre. Elle résista quelque temps. On nous a assuré que des ouvriers du rivage, sollicités de donner un coup de main, refusèrent de s'y prêter. Enfin, le bronze tombe avec fracas et se brise sur le pavé ; on achève de le mutiler, on en traîne les débris autour de la place. La grille et le piédestal furent aussi endommagés, il ne resta d'intact, sur le socle, que cette inscription historique :
« Entre-nous, c’est désormais à la vie et à la mort ».

25 mai 1902 — La musique du 16e Bataillon de chasseurs, place du Concert
— Promenade flamande. A 2 heures ½, départ du boulevard des Ecoles par la rue de Paris.
Concerts et bals. — A 3 heures ½, salle du Conservatoire, concert de l’Association des élèves de l'école Monge ; à 2 heures, au Champ-de-Mars, concert de 1’Exposition au profit des sinistrés de la Martinique ; à 4 heures, au Jardin Vauban, concert par la musique du 43e ; à 4 heures, place du Concert, concert par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs ; à 4 heures, à la « Vue des Courses », chemin du Bois, concert champêtre suivi de bal de famille ; à 4 heures ½ , à, la « Guinguette des Lilas », fête champêtre organisée par la société de secours mutuels des coupeurs et réceptionneurs de Lille ; à 7 heures, au siège, parvis St-Maurice, concert par la chorale l’Union ouvrière ; à 7 heures, salle du Nouveau-Lille, rue Gambetta, soirée par la Fédération des syndicats indépendants de Lille et des environs.
A 8 heures, à l’Alcazar, inauguration des jardins et bal de nuit.
A 8 heures, au Petit-Paris, rue Henri-Kolb, fête musicale de la Chambre syndicales des boulangers.

27 juillet 1902 — M. Fourez, chef de la fanfare du 16e bataillon de chasseurs assure des concerts régulièrement sur le Kiosque place du Concert
— Fanfare du 16e chasseurs — Programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied (chef M. Fourez), le dimanche 27 juillet, de 4 à 5 heures, place du Concert :
Les Mousquetaires, allegro (X…). — Les Fantômes, ouverture (Coquelet). — Gage d’amour, mazurka (Mullot). — Gavotte Milady (Bouchel). — Le Jour et la Nuit, fantaisie (Lecocq). — Sur les Flots, valse chantée (Morano).

Lille - Place du Concert, Kiosque et monument André
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2 juillet 1903 — Le Festival musical du vieux Lille a lieu sur quatre kiosques à musique dont celui de la Place du Concert
— Le comité des fêtes du vieux Lille avait organisé un festival qui a merveilleusement réussi.
Le défilé, qui a eu lieu après la réception des sociétés, ne comportait pas moins de 3.000 participants, divisés en quatre groupes qui ont parcouru les principales voies pour aboutir à la rue des Fossés-Neufs où s'est faite la dislocation.
De nombreuses sociétés, réparties aux kiosques de la place du Concert, de la place du Gard, de la rue de la Barre et de la place aux Bluets, ont fait entendre de superbes morceaux brillamment interprétés, que le public a couverts de chaleureux applaudissements.
Le tirage des primes en espèces a eu lieu le lendemain. En voici le résultat :
Primes aux sociétés étrangères à la ville : Grande fanfare d'Armentières, 1,000 fr.; Fanfare républicaine d'Attiches, 600 fr.; Trompettes de Loos, 300 fr.; Fanfare Municipale de Genech, 250 fr.; Harmonie de Mons-en-Pevèle, 200 fr.; fanfare l'Avenir de Singhin-en-Mélantois, 150 fr.; Union des trompettes de Lys-les-Lannoy, 100 fr.; fanfare la Libérale d'Hornaing, 75 fr. ; Fanfare communale de Monchy-au-Bois, 50 fr. 1 ; Union des trompettes du Moulin-des-loups, à Saint-Amand, 50 fr.
Primes aux sociétés lilloises : Fanfare de Saint-Sauveur, 200 fr.; les Amis réunis de Wazemmes, 100 fr.; Trompettes, des Travailleurs, 75 fr.; Fanfare du Centre, 75 fr.; Musique des pompiers, 50 fr.

Quelques concerts sur le Kiosque de la place du Concert
23 août 1903 — Fanfare du 16e chasseurs. Programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied (chef M. Fourez), le dimanche 23 août, de 4 à 5 heures, au kiosque de la place du Concert : 1. Le Bon Accueil, pas redoublé (Van de Maële). — 2. Clorinde, ouverture (Eustace). — 3. Polka des Artilleurs (Blémant). — 4. Gavotte (Demol). — 5. La Vivandière, fantaisie (B. Godard). — 6. L’Aubépine, valse (C. d’Orni).
17 avril 1904 — Fanfare du 16e chasseurs. Programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied (chef M. Fourez), le dimanche 17 avril, de 4 à 5 h., au kiosque de la place du Concert : 1. Allegro militaire (X.). — 2. La Fille du régiment, fantaisie (Donizetti). — 3. Menuet Chantilly (Kelsen). — 4. Gracieuse, polka pour piston (Koch). — 5. Les Flots du Danube, grande valse (Ivanovici). —- 6. Le Vieux Zouave, pas redoublé (Eustace).
8 mai 1904 — Programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied (chef M. Fourez), le dimanche 8 mai, de 4 à 5 h., au kiosque de la place du Concert : 1. Condé, pas redoublé (Wettge). — 2. Une chasse en forêt, fantaisie (Eustace). — 3. Menuet de Boccherini. — 4. Gracieuse, polka pour 4 pistons (Koch). — 5. La Vivandière, fantaisie (B. Godard). — Le Danube bleu, grande valse (Strauss).
21 août 1904 — 16e bataillon de chasseurs. Voici le programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs (chef M. Fourez), le dimanche 21 août, de 4 à 5 heures, au kiosque de la place du Concert : 1. Allegro miluaire (X.). — 2. Une chasse en forêt, fantaisie (Eustace). — 3. Menuet poudré (Andrieu). — 4. Ode au Drapeau, chant patriotique (Blément). — 5. Rip-Rip, fantaisie (Planquette). — 6. Les Paysans, chœur (Saintis).
14 mai 1905 — Voici le programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs (chef M. Fourez), le dimanche 14 mai, de 4 à 5 heures, au kiosque de la place du Concert : 1. Tip-Top, pas redoublé (Allier). — 2. La Fête des Fanfares, fantaisie (Blémant). — 3. Patrouille alvine (Manotte). — 4. Introduction et bolero pour piston (Blémant). — 5. Panurge, fantaisie (Planquette). — 6. Caressante, grande valse (Grillet).
10 juin 1906 — 16e bataillon de chasseurs à pied. Voici le programme du concert qui sera donné par la Fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied, dimanche 10 juin, de quatre à cinq heures, place du Concert : 1. Tourcoing-Exposition. (Montagne). — 2. Le Calife de Bagdad, ouverture (Boïeldieu). — 3. Menuet Poudré (Andrieu). — 4. Souvenir de Cluses, valse (Eustace). — 5. Byzance, ouverture (Blémant). — 6. Hymne à la Nuit, chœur à quatre voix. (Arnoud).
25 avril 1909 — Dimanche 25 avril 1909, place du Concert, de 4 à 5 heures, fanfare du 16e chasseurs à pied. Programme : 1. Brillante Etape, marche, Turlet. — 2. Le Verre en main, polka, Fahrbach. — 3. Le Cœur et la Main, fantaisie, Lecocq. — 4. Mansouna, mazurka, Wettge. — 5. Lulu-Cécile, polka pour 2 pistons, Veys. — 6. Adélina, valse, Veys.

Lille - Monument du maire André et le Kiosque à musique — Le Conservatoire, le Kiosque et la statue André
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26 avril 1908 — Inauguration du monument au Maire André sur la place du Concert, face au Kiosque à musique où les Orphéonistes Lillois, dirigés par M. Carpentier, entonnent leur cantate
— Bien avant l’heure fixée même pour le rassemblement du cortège, la foule se presse sur la Grand’Place, devant le Palais Rihour, et c’est devant une haie déjà respectable de spectateurs que la musique du 43e d’infanterie, suivie d’une compagnie du 1er bataillon du même régiment, sous les ordres du capitaine Rogier, vient se ranger place Rihour.
Il est dix heures à peine, et déjà les délégations militaires et les sociétés affluent. C’est d’abord la musique des Canonniers, et le bataillon des Canonniers sédentaires ; deux pelotons du 6e chasseurs à cheval ; un détachement du train des équipages, la musique des Pompiers et le corps des Pompiers ; des officiers de réserve et de territoriale ; une délégation des chasseurs à pied.
La foule devient de plus en plus dense et le service d'ordre a peine â ne pas laisser envahir la place Rihour, et à masser les curieux sur les trottoirs.
M Charles Delesalle, maire de Lille, accompagné de M. Gossart, entre à ce moment.
Il est onze heures, les faisceaux se rompent, les ordres se croisent, les rangs se forment, des bombes sont tirées près de la mairie, les musiques éclatent, et le défilé commence.
En tête, marchent le 43e aux sons entraînants de la « Marche de Marengo », puis la musique des Canonniers sédentaires, suivie du bataillon. Toutes les sociétés suivent ensuite.
Le cortège passe par la Grand’-Place devant la colonne commémorative du siège de Lille, par la rue du Vieux-Marché-aux-Fromages, la place du Théâtre, rue de la Grande-Chaussée, places du Lion-d’Or et Saint-Martin, rue de la Monnaie et la place du Concert.
La foule qui assistait aux préparatifs du départ suit le cortège, tandis que tout le long du parcours, les musiques jouent des marches entraînantes.
Il est onze heures un quart, quand la tête du cortège arrive place du Concert.
Les gendarmes sc rangent à l'entrée de la rue d’Angleterre pour laisser passer la musique du 43e et les détachements des groupes de la garnison qui, après avoir exécuté un mouvement tournant derrière le kiosque vont se masser à gauche du monument. Le centre de la place, autour de la statue et du kiosque, est occupé par les autorités civiles et militaires.
Le service d'ordre est organisé par M. le lieutenant Lesurq, du 16e chasseurs.
Quand le cortège tout entier fut massé sur la place du Concert, M. Bigo-Danel ordonna l’enlèvement du grand drapeau tricolore qui enveloppait Ia statue. Une vibrante et enthousiaste « Marseillaise » salue l’apparition du maire André.
Malheureusement, le ciel fit crever un nuage sur la foule qui, de minute en minute, grossissait place du Concert. Mais bientôt l’averse cessa et M. Bigo-Danel put lire jusqu’au bout, avec une égale conviction patriotique, son discours.
Quand M. Delesalle, maire de Lille, monta à son tour sur l’estrade pour répondre au discours de M. Bigo-Danel, la pluie recommença à tomber de plus belle. Le maire n’en prononça pas moins d’une voix forte et vibrante son discours.
A l’issue de celui-ci, les autorités se portent vers le kiosque de musique sur lequel les chœurs mixtes des Orphéonistes Lillois, sous la direction de M. Carpentier et accompagnés par la musique des sapeurs-pompiers, exécutaient la cantate en l’honneur d’André dont les auteurs sont restés inconnus.
Des bravos enthousiastes ont accueilli la fin de cette belle cantate dont on réclamait une deuxième audition.
Les Orphéonistes l’ont interprétée avec sentiment. Ils ont su vaincre les passages difficiles d’une œuvre à laquelle ils travaillèrent pendant un mois. Les applaudissements du public ont été la meilleure récompense de leurs efforts.
Suivit un défilé au cours duquel, en bon ordre, précédées de leurs musiques qui jouaient leurs marches respectives, les troupes passèrent devant le monument aux applaudissements de la foule.
Il prit à ce moment au soleil la fantaisie de se montrer et de faire resplendir la statue reluisante de pluie.
Les fanfares joyeuses lançaient leurs fiers accents à tous les échos ; les marrons et les pétards leur répondaient par une étrange musique.
Pendant cinq minutes, une véritable fièvre patriotique avait parcouru la foule.

24 mai 1914 — Concert au Conservatoire de la Place du Concert
— Lyre Madeleinoise. Cette Société organise le dimanche 24 mai, à cinq heures, une grande soirée artistique, dans la salle du Conservatoire, place du Concert ; elle s’est assuré le concours d’artistes distingués : Mlle J. Gras, diseuse ; MM. Gustave Van Brussel, diseur ; Camille Osieur, ténor ; Etienne Donnay, baryton ; Henri Carcel, basse ; Fernand Dumoulin, comique de genre ; Marcelly, comique militaire.
La Société, sous la direction de M. Louis Lambin, exécutera le chœur à quatre voix de Saint-Saëns, Sérénade d’hiver.
Le piano sera tenu par M. Camille Stien.

Lille - Conservatoire de musique place du Concert — Kiosque et monument André
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2 juillet 1922 — Manifestation antimilitariste sur la Place du Concert. Orateurs et parlementaires envahissent le Kiosque à musique
— La Fédération du Nord du parti socialiste avait organisé, pour dimanche, une manifestation contre la guerre, qui devait parcourir les principales artères de Lille et se terminer par un meeting, en plein air, place du Concert. Elle a, eu lieu sans le moindre incident, hier après-midi.
Si telle était vraiment l’intention du parti socialiste, que n’a-t-il songé à organiser ces sortes de manifestations en Allemagne même ? Car en réalité, le danger vient de ce pays. C'est là que le feu couve toujours sous la cendre, — comme en 1914. Le meurtre récent de M. Rathenau en est une nouvelle preuve. Le parti pangermaniste et militariste allemand n’a pas désarmé.
Il est très regrettable, d’autre part, qu’hier, les manifestants aient profité de la circonstance pour injurier l’honorable M. Poincaré. L’éminent président du Conseil des ministres ne manque pourtant pas une occasion d’affirmer notre volonté de paix et, maintes fois, il a fait table rase des perfides calomnies qui visent à faire croire que la France poursuit une politique d’impérialisme.
Cette digression était nécessaire pour ouvrir les yeux des rares Français qui n’auraient pas encore compris ce qui se cache sous ces manifestations, qui, nous le répétons, ne devraient pas se passer chez nous.
Le cortège.
Le cortège se forma, à 15 heures, au boulevard des Ecoles ; à la foule des manifestants se mêlaient pas mal de curieux. Il s’ébranla à 15 h. 45, bannières rouges au vent. En tête venaient des cyclistes, un cordon de policiers, puis les parlementaires et orateurs, belges et français. Le cortège était composé, en majeure partie, de délégations socialistes du Nord, du Pas-de-Calais et de la Belgique (région de Menin-Mouscron).
Durant le parcours, des fanfares jouèrent tout le répertoire révolutionnaire. Puis le défilé se continua lentement par les rues Esquermoise, Basse, dc la Grande-Chaussée et de la Monnaie.
Le meeting.
Les manifestants arrivèrent place du Concert à 16 h. 50, annoncés par des pétarades.
Parlementaires et orateurs prirent place sur le Kiosque.
Sur la proposition de M. Salengro, Jules Guesde — absent comme toujours — fut proclamé président d'honneur du bureau et M. Gustave Delory président.
Les discours.
M. Anseele, le premier des orateurs inscrits, parle d‘abord en flamand, puis il traduit son discours en français. Il affirme que les Belges qui ont émigré en France, sont venus y renforcer le parti socialiste. (…)
M. Compère-Morel commence par un interminable dithyrambe, pour démontrer que la menace de guerre est toujours suspendue sur nos têtes. (…)
M. Piérard, après avoir parlé de l'amitié franco-belge, remue les grandes questions du jour : réparations et reconstruction de l’Europe. (…)
M. Paul Faure, secrétaire général du Parti socialiste de France, fait le procès de la « bourgeoisie Internationale ». (…)
Tous ces discours prononcés dans le bruit, furent applaudis de confiance par le public qui avait pris part au cortège.
Pour finir, M. Delory remercia 1es orateurs et la foule s‘écoula lentement. Il était 18 heures 05.

Lille - Manifestation antimilitariste du dimanche 2 juillet 1922, sur le Kiosque de la place du Concert — Discours Compère-Morel sur le Kiosque
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11 juin 1935 — Concert de l’Amicale Fanfare Royale de Saint-Ghislain sur le Kiosque de la place du Concert, lors de la Kermesse des Fêtes Franco-Belges.
— La soirée. A 19 heures, la pluie ayant cessé, une audition artistique fut donnée par l’Amicale Fanfare Royale de Saint-Ghislain, dans le kiosque de la place du Concert.
Cette belle phalange, qui compte 80 exécutants, interpréta, sous la baguette d’un chef distingué, M. Emile Lefèvre, de jolies pages musicales de Saint-Saëns, Alexandre Georges, Cavallo, Rossini, De Smid, Strawen. Elle joua également une œuvre de son chef : Danse Napolitaine, par Emile Lefèvre.
A partir de 21 heures, des bals à grand orchestre mirent la gaîté, Grande-Place, rue Saint-André, rue Gustave- Delory, rue du Marché et place Déliot.
Sur la Grande-Place, un excellent orchestre exécute un concert qui attira de nombreux auditeurs.
Durant toute la soirée, une grande animation régna dans tous les quartiers de la ville.
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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

5/9 - Les Kiosques de Lille - Kiosque du Square Ruault (place du Réduit)

LILLE - Kiosque du Square Ruault
(NORD)

Alors que la Citadelle est en cours de construction de 1667 à 1673, le marquis de Vauban complète les fortifications autour des nouvelles limites de Lille et décide, en 1672, de faire édifier le Fort du Réduit, en complément de la défense sud de la ville, entre la porte des Malades et la Porte Saint-Sauveur. De ce fait, l’ancienne porte Saint-Sauveur qui était déjà fermée depuis 1595, est démolie en 1674.
Face à ce fort, intra-muros, un emplacement rectangulaire d’environ 30 mètres de large sur 170 mètres de long est aménagé, auquel est attribuée l’appellation d’Esplanade du Fort ou Place du Réduit.
Cette place débouche, à l’est, sur la rue Saint-Sauveur bordée par l’Hôpital Saint-Sauveur fondé dès 1215 et agrandi au XVIIe siècle, derrière lequel est située l’Eglise éponyme construite au XIVe siècle.
A l’opposé de la place on aboutit, par la petite rue des Sahuteaux, à la rue des Malades — devenue rue de Paris —, qui tenait son nom de la maison pour lépreux qui y était installée ; à l’origine, cette voie s’appelait rue de la Cordwannerie (cordonnerie).
Dès avant 1745, la place du Réduit est plantée d’une double rangée d’arbres.


Plans de Lille en 1572 et 1745 - Quartier Saint-Sauveur
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Le quartier Saint-Sauveur, et plus particulièrement la place du Réduit, s’est fait une spécialité de la fabrication des camelots : au XVIIIe siècle, des témoignages attestent qu’on voyait sur cette place un grand nombre de poteaux auxquels étaient, chaque jour, accrochées les chaînes en fil de laine destinées à cette manufacture.
Les camelots, étoffe de laine se déclinant en de multiples variétés, largeurs et qualités, en couleurs unies, rayées ou jaspées, étaient généralement livrés écrus pour être vendus aux négociants de Lille qui les faisaient teinter, apprêter et expédier.
Une ordonnance royale du 18 février 1767 institue même une espèce de Camelot, appelée Capitation, réservée aux manufacturiers lillois, dont l’étoffe sera composée de
filets superfins de trente-quatre portées, à seize bobines la demi-portée et la trame de fins grains, et les lisières bordées de trois fils blancs et trois bleus. Cette étoffe était commercialisée avec l’obligation d’y apposer un plomb portant la mention Camelot du Roy, façon d’Angleterre.
Lors du siège lillois des autrichiens de 1792, une grande partie des métiers du quartier Saint Sauveur sont détruits. Les communautés religieuses, grandes consommatrices de ces camelots, ayant disparu lors de la révolution, cette fabrication cessera faute de débouchés suffisants.

Plans de Lille en 1881- Quartier place du Réduit (Square Ruault)
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La place du Marché-aux-chevaux de Lille, où se déroulait ledit marché tous les mercredis, près de la porte de Béthune, ayant, en seconde moitié du XVIIe siècle, été réduite à sa plus simple expression, à la suite de l’ouverture des rues du Cours-Debout et du Bleu-Mouton, prend le nom de place du Vieux-Marché-aux-chevaux. Le marché aux chevaux est alors transféré sur plusieurs emplacements dont notamment le quartier Saint-André, celui de Saint-Maurice, ou encore sur la place Philippe-de-Girard en 1865.
Il est question, peu avant 1860, de créer un marché aux chevaux sur la place du Réduit. Des plans sont dressés à cet effet, indiquant précisément les emplacements des traverses en fer vieilli, ancrées sur des assises en pierre bleue encastrées dans le sol ; quatre cents anneaux sont prévus pour arrimer les futurs chevaux.
Ce projet ne sera cependant pas réalisé.

Lille - Projet marché aux chevaux sur la place du Réduit
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En dépit de son positionnement à l’extrémité méridionale de Lille, la place du Réduit n’en participe pas moins aux fêtes traditionnelles lilloises qui sont célébrées chaque mois de juin. On la voit ainsi, le 29 juin 1851, organiser ses habituels jeux, dont le spectacle des mâts de cocagne et de la course dans les sacs, suivi le soir par un grand bal public.
Le Fort Saint Sauveur ou du Réduit ayant été déclassé en 1859, les fossés l’entourant sont comblés et les remparts sont démantelés dès l’année qui suit. De ce fait, la place du Réduit ayant gagné une quinzaine de mètres dans le sens de sa largeur, est transformée en square en 1861-1862.
Un premier projet pour y aménager un parc et des promenades est envisagé en 1865, mais il faut attendre 1872 pour qu’il prenne forme. A cette date, la municipalité fait appel à Jean-Pierre Barillet-Deschamps (1824-1873) qui, on l’a vu, vient de créer le Jardin Vauban de Lille de 1863 à 1865 ; celui-ci est alors chargé de transformer le Square du Réduit en Jardin anglais qui sera entouré partiellement d’une clôture en bois, munie d’une grille d’entrée.

Lille - Square Saint Sauveur dit Square du Réduit, Hôpital Saint-Sauveur au fond [cliché vers 1872, Alphonse Le Blondel (1814-1875)]
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Dix ans plus tard, la palissade en bois du square du Réduit est en état de délabrement complet. Alarmé par le maire, M. Géry Legrand, le conseil municipal décide, le 25 août 1882, de remédier à cette situation et vote un crédit de 4.300 francs permettant de réaliser une clôture en treillage (230 mètres de longueur), munie de portes à deux vantaux de deux mètres de large, et de réparer la grille en fer ; un urinoir est en outre installé, pendant ces travaux, dans un coin du jardin.

Le Square du Réduit,
très fréquenté par des familles d’ouvriers, est rebaptisé officiellement, le 8 octobre 1882, Square Ruault, en hommage au général Jean-Baptiste André Isidore de Ruault (1744-1817), qui avait pris part à la défense de Lille lors du siège des autrichiens en 1792. A cette occasion, une grande fête historique se déroule à Lille où un immense cortège de douze chars accompagnés de plus de trente formations musicales et de tous les corps armés, défilant à travers les rues, fait une longue halte précisément dans le Square Ruault, avant d’être dirigé vers le Jardin Vauban et le Palais Rameau. Lors de cette halte dans le square Ruault, un poème de Valéry Vernier est récité et une plaque gravée est fixée dans le jardin, rappelant les phrases adressées par Ruault en réponse à la sommation du prince Albert de Saxe :
« Monsieur le Commandant général. La garnison que j'ai l'honneur de commander et moi, sommes résolus de nous ensevelir sous les ruines de cette place, plutôt que de la rendre à nos ennemis, et les citoyens, fidèles comme nous à leur serment de vivre libres ou de mourir, partagent nos sentiments et nous seconderont de tous leurs efforts.
Lille, le 29 septembre 1792, l’an 1er de la République Française. Le Maréchal de camp, commandant de Lille, Ruault. »

Lille - Square Ruault et Hôpital Saint-Sauveur — Bâtiments militaires de l'ancien Fort du Réduit, vus du square Ruault (cliché 1890, bibliothèque Lille)
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Un des conseillers municipaux, M. Gondin, aux petits soins pour le Square et ses habitants, demande le 10 juillet 1896, l’arrangement des bancs du jardin qui sont actuellement tous démolis, afin qu’ils soient en place pour la fête nationale ; Gondin, précisant que c’est l’affaire d’une journée puisqu’il n’y a que des tringles en bois à poser et visser là où elles manquent, insiste auprès du maire qui promet de faire son possible.
Le 27 octobre 1897, le Conseil municipal et son maire Gustave Delory, ayant l’autorisation de puiser sur la donation de Léon-Henri-Gabriel-Joseph Lardemer que nous détaillerons dans notre prochaine chronique, affectent 32.244 francs 95 pour le
remaniement du square Ruault et la transformation du jardin anglais en promenade plantée d'arbres. Delory expose ensuite qu’ainsi le jardin profitera à un plus grand nombre de personnes et simplifiera beaucoup la surveillance. Ce crédit comprend, pour 7.000 francs, l’établissement d’un Kiosque à musique sur un rond-point central du square, facilitant le service des concerts publics.
Ce kiosque fera donc partie des quatre édicules réalisés par les Ateliers Bourée-Thibaut, commandés le 1er février 1898 et fera l’objet d’un devis supplémentaire de 500 francs lors de la passation de la commande.
Construit à l’identique du kiosque de la place Catinat dont nous aurons l’occasion de parler prochainement, il est réceptionné par la municipalité le 29 septembre 1899 ; accessible par un escalier de huit marches en pierre, de forme dodécagonale, il est érigé sur un soubassement en pierres et briques et entouré par un garde-corps en fer forgé ; sa toiture en zinc surmontée d’un clocheton repose sur des colonnes en fonte.

Lille - Le square Ruault, le Kiosque à musique et l'église Saint-Sauveur — Kiosque à musique du Square Ruault
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Le square Ruault peut enfin accueillir dignement les concerts donnés par la musique du 16e bataillon des chasseurs à pied, dirigée par M. Fourez, lesquels sont très assidus sur le Kiosque à musique, quasiment tout au long de l’année.
Dès 1900, un
jeu de ballon, prémices du football, est organisé dans le square, notamment lors de la fête communale.

Le matériel d’éclairage du kiosque du Square Ruault ayant été supprimé par les allemands lors du conflit 1914-1918, la Compagnie Continentale du Gaz est chargée de procéder à sa réinstallation par la municipalité, le 3 décembre 1920, moyennant une dépense de 980 francs, coût imputable sur le budget des dommages de guerre.

Lille est décidément voué aux incendies de ses édifices : après celui de la Collégiale Saint-Pierre de 1354, c’est au tour de l’Eglise Saint-Sauveur d’être, le 29 mars 1896, la proie des flammes qui se propagent en outre sur son voisin, l’Hôpital. Tous seront reconstruits ou réparés. Puis c’est au tour du Théâtre, près de la Grand’Place, de disparaître le 5 avril 1903. Enfin, le 23 avril 1916, l’Hôtel-de-Ville de la place Rihour est entièrement calciné.
Non reconstruite, provisoirement installée dans l’hôtel de la Monnaie, puis au 81 rue Gambetta, la Mairie est à la recherche de ses futurs locaux.
Le 22 mars 1920, Gustave Delory, toujours maire de Lille, réunit son conseil municipal afin de choisir l’emplacement où sera établi le nouvel Hôtel-de-Ville : le quartier du Square Ruault l’emporte par 25 voix, la place de la République ne récoltant que 17 voix ; ce premier projet prévoit que la mairie sera implantée sur l’ensemble du Square et sur les terrains et constructions de l’ancien Fort du Réduit à acquérir auprès de l’Etat.
Le 3 mai 1920, une seconde option est choisie pour l’implantation définitive sur l’emplacement constitué par le square Ruault et les immeubles situés entre ledit square, les rues Saint-Sauveur et Godefroy et la cour du Soleil prolongée jusqu'à la rue Saint-Sauveur. Le Fort du Réduit sera ainsi préservé, tandis que le Square Ruault sera entièrement supprimé.
Le 9 octobre 1922, l’architecte Emile Dubuisson (1873-1947) remet son premier projet à la Commission des travaux de Lille. Son devis est scindé en deux parties : la partie administrative, où seront placés les bureaux et services, chiffrée à 26 millions de francs, et la partie réception (salles de réunion, de fêtes, de mariage, de délibérations et annexes), estimée à 32 millions de francs. Ne sont pas compris dans ces montants, les acquisitions de terrains et les honoraires d’architecte.
Les travaux seront mis en adjudication au fur et à mesure de l’avancement du chantier.

Plan de 1930 du nouvel Hôtel de Ville de Lille, édifié sur l’emplacement du Square Ruault et du Kiosque à musique et implantation du nouveau Square du Réduit
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Le 29 mai 1923, le 1er lot correspondant au déblaiement et terrassement du nouvel hôtel de ville est adjugé 94.950 francs à M. Carette Duburcq de Roubaix. La réception définitive des travaux de terrassement s’élève au final, remises déduites, à 86.428 francs le 27 décembre 1924. Le 2e lot, adjugé le 20 octobre 1923 pour 13.540.343 francs, comprend le gros œuvre du bâtiment administratif. Suivront ainsi plus de quarante adjudications jusqu’à l’achèvement du monument.

En 1924 commence la longue série des expropriations et acquisitions des immeubles situés sur le quartier du square Ruault et des Etaques,
destinés à être démolis en vue de l’assainissement général de la ville. L’estimation des 28.000 m² à acquérir pour l’opération des expropriations est fixée à 10 millions de francs.
Ainsi, le 27 avril 1924, le n° 47 square Ruault, lot cadastral 2321 (83 m²), est cédé par Mme veuve Grumeaux, née Lehen, pour 20.000 francs ; la maison Grumeaux est en fait, comme beaucoup d’autres, construite sur des terrains appartenant aux hospices civils de Lille de temps immémorial, arrentés pour 99 ans depuis le 22 juin 1853 devant maître Leclercq, le bail devant expirer le 1er octobre 1952.
Plusieurs cessions, assorties de coutumes moyenâgeuses, vont avoir lieu : les époux Arthur Courouble-Lemaire, propriétaires du n° 31 du Square Ruault (angle du 38 ter rue Wicar), occupent l’épice-buvette installée au rez-de-chaussée du 38ter Wicar. Le reste de l’immeuble de trois étages est occupé par des locataires, dont M. Parmentier au rez-de-chaussée du 31 Ruault. Les Courouble, arrentataires de l’ensemble dudit immeuble jusqu’en 1952 sont redevables, chaque année, d’
un canon de 17 hectolitres 10 litres de blé. Le 24 février 1928, ils prennent un accord avec la municipalité pour quitter les lieux le 1er août 1928, moyennant 40.000 francs pour leurs droits d’arrentement et l’éviction commerciale.

Les locataires commerçants sont nettement mieux lotis que les habitants pour leur indemnisation. On voit ainsi trois commerces obtenir le 29 avril 1927 : M. Delbecqueau au n° 25 square Ruault, 4.500 francs ; Mme veuve Cailleret, au n° 13, 5.000 francs et M. Despret, au n° 27, 3.500 francs.
Les autres locataires « ordinaires » reçoivent en moyenne 200 francs pour leur éviction. Les locataires les plus récalcitrants et résistants toucheront, en 1929, des indemnités de l’ordre de 1000 à 3000 francs. La ténacité peut payer !...

Le nouvel Hôtel-de-Ville, dont le plan original n’a pas été respecté, la seconde aile prévue en avant n’ayant jamais été édifiée, achevé et inauguré en 1932, a donc pris exactement la place du Square Ruault et du Kiosque à musique, lequel, au lieu d’être logiquement transféré, a été éradiqué dès 1923.


Lille - Hôtel de ville et hôpital Saint-Sauveur — Hôtel de Ville construit sur l’emplacement du Kiosque et du Square Ruault, nouveau Square du Réduit aménagé sur le terre-plein de l’ancien Fort du Réduit
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Face au nouvel Hôtel-de-Ville, la voie qui longeait le Square Ruault prend le nom de rue Boilly, avant d’être changée en rue du Réduit ; un nouveau Square du Réduit est aménagé sur l’autre côté de cette rue, le long des bâtiments militaires de l’ancien Fort du Réduit.
Kiosque supprimé.

voir ici, Hôtel de ville ayant supplanté le Square Ruault et le Kiosque à musique ; vue du Square du Réduit devant l’hôtel de ville, aujourd'hui.

Lille - Kiosque du Square Ruault.jpg
Lille - Kiosque du Square Ruault.jpg (187.91 Kio) Vu 127 fois
publié par Jean-Marc

29 juin 1851 — Jeux et Bals sur la place du Réduit lors du Festival de Lille
— La première journée du grand festival de Lille a été célébrée le dimanche 29 juin par un concert d'harmonie militaire exécuté par toutes les musiques des villes voisines, réunies autour de la colonne commémorative du siège de 1792, où Lille résista héroïquement à une puissante armée. Voici quelques détails extraits du Journal de Lille du 1er juillet :
Au moment où nous commençons ces lignes, la première journée de fête est terminée, la seconde va commencer.
La première s'est passée en liesse générale ; la foule inondait les rues et les places publiques ; ce que l'on y voyait moins, c'était l'habitant de Lille lui-même. Les étrangers étaient les plus nombreux. A une heure commença le concert d'harmonie militaire.
La place du Réduit appelait la population de Saint-Sauveur plus spécialement pour le spectacle des mats de cocagne et de la course, dans les sacs. Tout cela s'est passé avec le plus grand ordre et ainsi que l'avait organisé le programme officiel, plus les plaisanteries et les éclats de rire qu'aucun programme ne saurait organiser. Les bals publics de la place du Réduit et de la place de Saint-André ont été d'une animation extrême malgré l'atmosphère de feu que le soleil versait avec ses rayons.
Le soir, les compagnies d'archers et d'arbalétriers revenaient par nos rues, ayant à leur tête les tambours qui se livraient à la plus étonnante variété de ra et de fla qui aient jamais résonné sur la peau d'âne. Ces compagnies, très nombreuses, elles étaient au nombre de trente-six, ont fait leurs preuves habituelles d'adresse ; pour quelques-unes, les jeux ont duré jusqu'à la nuit, et en ce moment nous entendons le tambour de plusieurs qui vont les reprendre.
La journée d'aujourd'hui sera bien remplie pour tous : festival pour les uns, jeux divers et spectacles nautiques pour les autres, puis les illuminations. A ce soir donc pour compléter notre compte rendu de la fête communale.

Quelques concerts sur l’éphémère Kiosque à musique du square Ruault, détruit prématurément par la municipalité
22 juin 1902 — Musique du 16e chasseurs. — Programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied (chef M. Fourez), le dimanche 22 juin, de 4 à 5 heures, square Ruault : Les Cadets de Gascogne, allegro (Furgeot). — Joyeuse, ouverture (Richard). — Gavotte Milady (Bouchel). — Gage d’amour, mazurka (Mullot). — Panurge, fantaisie (Meister). — Chanson des Chasseurs, marche chantée (Blémant).
24 août 1902 — Programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied (chef M. Fourez), le dimanche 24 août, de 4 à 5 heures, square Ruault : Les Mousquetaires, allegro (X.). — Gage d’amour, mazurka (Mullot). — Sans souci, polka (Ganne). —Lallaing-Marck, allegro (Chaulier). — Barcelone, valse (X.). — Les Cadets de Gascogne, allegro (Furgeot).
21 décembre 1902 — Fanfare du 16e chasseurs. — Programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied (chef M. Fourez), le dimanche 21 décembre, de 3 à 4 heures, square Ruault : Le Bon Accueil, pas redoublé (Van-de-Moêle). — Gage d‘amour, mazurka (Mullot). — Gavote milady (Bouchel). — El Coréo, polka (Corbin). — Idéale, valse (Bellini). — En liesse, pas redoublé (Turine).
19 juillet 1903 — Fanfare du 16e chasseurs. — Programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied (chef M. Fourez), le dimanche 19 juillet, de 4 à5 heures, au kiosque du square Ruault : 1. Corydon, pas redoublé (Eustace). — 2. Les Deux Marquises, fantaisie (Bouchel). — 3. Sous les Tilleuls, mazurka (Griffon). — 4. Le Bon Bourgeois, polka (Sellenick). — 5. La Timbale d’argent, fantaisie (Vasseur). — 6. Ombre légère, valse (Gaudefroy).
9 août 1903 — Fanfare du 16e chasseurs. — Programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied (chef M. Fourez), le dimanche 9 août, de 4 à 5 heures, au kiosque du square Ruault : 1. Les Mousquetaires, pas redoublé (Buot). — 2. Scènes cosmopolites : n° 1, Hongroise ; n° 3, Polonaise (Kelsen). — 3. Polka des Artilleurs (Blémant). — 4. Gavotte (Demol). — 5. Le Petit-Duc, fantaisie (Lecocq). —6. Souvenir de Cluses, valse (Eustace).

Lille - Le Square Ruault, le Kiosque à musique et l'Eglise Saint-Sauveur
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21 mai 1905 — Voici le programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs (chef M. Fourez), le dimanche 21 mai, de 4 à 5 heures, au kiosque du square Ruault : 1. Allegro militaire (X.). —2. Panurge, fantaisie (Planquette). — 3. Fleur d’ajonc, mazurka (Gaudefroy). — 4. Introduction et boléro pour piston (Blémant). — 5. Faust, fantaisie (Gounod). — 6. Caressante, grande valse (Grillet).
17 juin 1906 — Voici le programme du concert qui sera donné par la Fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied, dimanche 17 juin, de quatre heures à cinq heures, au square Ruault : 1. Allegro militaire (X.). — 2. Byzance, ouverture (Blémant). — 3. Gavote Milady (Bouchel). — 4. Ombre légère, valse (Gaudefroy). — 5. Renouveau, fantaisie (Gaudefroy). — 6. Hymne à la Nuit, chœur à quatre voix (Arnoud).
1er juillet 1906 — Voici le programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied, le dimanche 1er juillet, de 4 à 5 heures, au square Ruault : 1. Ascq-March, P. R. (Fourez). — 2. Renouveau, fantaisie (Gaudefroy). — 3. Les Deux Bavards, polka pour pistons (Andrieu). — 4. Souvenir de Cluses, grande valse (Eustace). — 5. Les Saltimbanques, fantaisie (Ganne). — 6. Sur les flots, valse chantée (Morand).
9 mai 1909 — Fanfare du 16e chasseurs. — Voici le programme du concert qui sera donné le 9 mai, au square Ruault, de quatre à cinq heures : 1. Bon Accueil, pas redoublé. Van de Maele. — 2. Caudry-Polka. Veys. — 3. Mélodies. Donizetti. — 4. Pour avoir la fille. Walter. — 5. Simonne, polka. Veys. — 6. L’Aubépine, valse. d'Orni.
15 mai 1910 — Voici le programme du concert qui sera donné, square Ruault, le dimanche 15 mai 1910, à quatre heures, par la Fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied : 1. La Guapa, marche andalous. Buisson. — 2. Julienne, polka pour piston. Veys. — 3. La Fille du Régiment, fantaisie. Donizetti. — 4. Hommage aux Dames, mazurka. Govaert. — 5. Course de traineaux, polka. Zikoff. — 6. T’en souviens-tu ? valse. Turine.

8 juin 1921 — Concert au Square Ruault (un des derniers concerts dans le square avant sa disparition)
— Les concerts de l’après-midi. Le beau temps avait amené dans les rues de Lille, dans les jardins autour des estrades surtout où se donnaient des concerts, un nombreux public avide de distraction. Nos sociétés musicales qui se firent entendre en cette occasion, obtinrent grand succès. Au Square Ruault, de 5 heures 30 à 7 heures, la Musique du Centre, sous la direction de M. E. Siégel, son chef réputé, se fit applaudir dans le populaire « Petit Quinquin », dans les « Saltimbanques ».... c'est l'amour qui flotte dans l’air à la ronde (air connu), dans « Les deux Ramiers » (bravo les deux cornets à piston), et dans « Robert le Diable.
Non moins grand fut le succès du Club Amical de Wazemmes, au Kiosque de la Place Saint-André (kiosque démontable). Au programme : Lakmé, Faxoela, la jolie Polka des Pierrettes et le fameux Tu le r’verras Panam, modèle de marche populaire. Félicitons M. Deulemeulle, le distingué chef du Club Amical. Cette fanfate est en grand progrès.
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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

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6/9 - Les Kiosques de Lille - Kiosque de la Place Catinat

LILLE - Place Catinat (Coin de la rue Colbert)
(NORD)

Nous sommes à Wazemmes, commune qui, comme sa voisine Esquermes, va être annexée, le 13 octobre 1858, à la ville de Lille. Wazemmes étant parcouru par la Deûle et ses nombreux canaux, il est indispensable d’en connaître le parcours. La Deûle, rivière qui prend sa source à Ablain près de Lens, passe à Haubourdin, à Loos et à Lille avant de se jeter dans la Lys à Deulémont.
A son arrivée à Loos, la Deûle se divise, au lieu-dit
le Fourchon, en deux branches. La branche principale continue son parcours sous le nom de Haute Deûle, passe le pont de Canteleu, longe le Grand-Tournant sur sa droite avant d’entrer à Lille à l’écluse du pont de la Barre rejoignant le Canal de la Basse Deûle.
La branche secondaire de la Deûle parcourt de nombreux fossés, arrive à Esquermes où elle forme deux bras dont l’un,
l’Arbonnoise, parcourt la commune de Wazemmes, longe sur sa gauche la rue du Sabot, le Port Vauban et le Faubourg de la Barre, avant de rejoindre la branche principale de la Haute Deûle.

Plan de Wazemmes en 1829, quartier Faubourg de la Barre et incrustation plan 1850
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Dès avant 1829, une nombreuse population est installée à Wazemmes sur le Faubourg de la Barre, regroupée pour l’essentiel le long de la rue d’Armentières (anciennement rue du Faubourg de la Barre).
La zone située au nord de l’Arbonnoise, fortement marécageuse, est, jusqu’en 1850, presque dénuée d’habitations. La construction de l'église Notre-Dame-de-Consolation, de 1852 à 1855, par l’architecte Charles Leroy (1816-1879), ouvre la voie à l’urbanisation du quartier ; elle est édifiée sur la nouvelle rue Notre-Dame qui sera rebaptisée rue Colbert en 1863, face au port Vauban qui sera aménagé à partir de 1862. Une école communale de garçons est bâtie dès 1855-1856, le long de l’Eglise (en 1880, M. Coée en est le directeur).
Au-devant de l’école, une Place innommée, non aménagée et non viabilisée, longue de quatre-vingts mètres sur une vingtaine de large, est attestée sur les cadastres successifs de Wazemmes en 1829 et 1850. Cette place, dominée au nord par la flèche de l’Eglise Notre-Dame-de-Consolation, commence à l’extrémité de la rue du Sabot et de la rue Charles-de-Muyssart, voie ouverte en 1860, et longe au sud l’Arbonnoise à partir de la rue du Sabot. Provisoirement cette place, prend le nom de la voie la plus proche, à savoir Place Charles-de-Muyssart.
On accède à cette place et à son quartier qui se couvre rapidement d’habitations, en franchissant un pont sur l’Arbonnoise.

Lille - Place Catinat et l’Eglise Notre-Dame-de-Consolation - Eglise Notre-Dame-de-Consolation sur la rue Colbert, face au port Vauban, à gauche Ecole Communale
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Lors de la séance du Conseil municipal du 6 novembre 1875, une intense et interminable discussion est entamée à la suite du rapport de M. Delécaille de la Commission des Travaux, à propos d’un devis de 18.000 francs destiné à procéder à la couverture des 88 mètres du canal de l’Arbonnoise traversant la place Charles-de-Muyssart. Les caves des immeubles de la rue Colbert et des rues voisines étant périodiquement inondées par les débordements de l’Arbonnoise, il est nécessaire de remédier à cette situation et de faire disparaître ce trou ignoble ; en outre la proximité immédiate de l’école communale le long du canal qui a une largeur moyenne de 8 à 10 mètres et même plus en divers endroits, présente un danger permanent pour les enfants. Cette couverture du canal permettrait en outre la création, dont le besoin se fait de plus en plus sentir, d’un marché en cet endroit.
Plusieurs conseillers proposent, par mesure d’économie, de n’établir qu’un simple garde-corps ou un lattis de chaque côté du canal pour deux mille francs. M. Testelin, de son côté, est partisan de ne rien faire du tout : il y a 20 ans qu’une école est ouverte sur la place Charles-de-Muyssart ; si quelques enfants sont parfois tombés à l’eau, comme cela arrive partout, on n’a jamais eu aucun accident grave à déplorer.
Le maire, André Catel-Béghin, finit par convaincre une majorité qui décide de voter un crédit de 17.200 francs pour la couverture de l’Arbonnoise dans sa traversée de la place Charles-de-Muyssart et pour l’empierrement de ladite place.

Plan de Lille en 1881, quartier place Catinat
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En 1877, la place Charles-de-Muyssart prend définitivement le nom de place Catinat en mémoire de Nicolas Catinat de la Fauconnerie (1637-1712) qui, après s’être distingué lors de l’attaque de la contrescarpe au siège de Lille de 1667, avait obtenu de Louis XIV, la sous-lieutenance au Régiment des Gardes.
Le 15 Juin 1877, la place Catinat accueille son premier marché destiné aux denrées et produits alimentaires.
La municipalité est à nouveau sollicitée, le 13 septembre 1878, au sujet du canal de l’Arbonnoise, pour sa partie longeant la rue du Sabot, comprise entre la place Catinat et la rue Roland. Il s’agit cette fois, non de couvrir le canal, mais d’y construire, pour la sécurité, un nouveau trottoir et un garde-corps ; la commission des travaux entérine le vote d’un crédit de 3.000 francs pour cette réalisation.

La place Catinat, tout comme les nombreux squares et places lillois, est particulièrement fébrile lors des fêtes de juin et d’août, à l’occasion desquelles, chaque année, jeux et concerts y sont organisés.
Mais c’est l’inespérée construction d’un Kiosque à musique sur la place Catinat qui donne à cette place ses lettres de noblesse. Nous avons déjà abordé, lors de nos chroniques sur les kiosques de la place du Concert et du Square Ruault, la construction de ceux-ci en 1899, mais il nous faut détailler les circonstances qui ont amené la municipalité à commander quatre Kiosques à musique le 1er février 1898.

Le legs Léon Lardemer
Léon-Henri-Gabriel-Joseph Lardemer (1842-1893), avocat qui demeurait au 7 rue Colbrant, près de la place Sébastopol, dans le quartier Wazemmes de Lille, n’ayant aucun héritier direct, laisse à son décès survenu le 24 juillet, un legs relativement conséquent à la ville de Lille, assorti de conditions restées volontairement imprécises ; Lardemer se contente de vouloir contribuer à l’embellissement de la cité qu’il aimait et de participer au bien-être de ses citoyens, laissant à la sagesse de la municipalité le choix de l'emploi à faire des biens légués.
Le maire, Géry Legrand, se permet alors, dans un rapport du 10 novembre 1893, de décider que les fonds à recueillir seront employés pour moitié à la création définitive d'un asile de nuit, rue de la Baignerie, la seconde moitié étant consacrée à l’embellissement de la place de la République. Cependant, fort heureusement, Legrand est contraint d’en passer par l’autorisation de la Commission des Travaux qui doit décider de cette affectation en dernier ressort.
Maitre Georges Danel, notaire, dresse le compte de liquidation de la succession de Léon Lardemer le 17 août 1895, aboutissant à un montant net disponible de 248.000 francs que la municipalité s’empresse d’accepter.
Le nouveau maire, Gustave Delory, chargé de l’emploi de cette donation, propose, le 11 décembre 1896, que la moitié, qui devait être affectée à l’aménagement de la place de la République, soit réservée à la
création de squares dans les quartiers populeux qui en manquent, au nombre de trois à cinq, et à l'installation de plusieurs fontaines Wallace.
La délibération du conseil municipal du 27 octobre 1897 arrête définitivement la destination des libéralités de Léon Lardemer. Un devis de 114.387 frs. 22 est établi et accepté, ayant pour objet :
La construction de quatre kiosques à musique estimés chacun à 7.000 francs, en attendant une adjudication à venir. Ces kiosques seront édifiés place du Concert, square Ruault, place Catinat et Place Madeleine-Caulier quartier de Fives-Lille (ce kiosque sera en fait érigé, nous le verrons plus tard, dans le futur Jardin de Fives-Lille)
2° Le remaniement du square Ruault et la transformation du jardin anglais en promenade plantée d'arbres pour 25.244 francs 95.
3° Des plantations à réaliser sur la place du Concert pour 9.209 francs 35.
4° Les plantations de la place Catinat pour 2.762 francs 30.
5° Les plantations et bancs du futur jardin public de Fives-Lille pour 3.438 francs 55.
6° La création d’un jardin clôturé avec massifs place Richebé pour 34.159 francs 40.
7° Des plantations à réaliser sur diverses places (place de l’Arbonnoise, 1.870 frs ; place de la Nouvelle-Aventure, 3.174 frs ; boulevard de la Liberté près de la place de la République, 845 frs ; place Sébastopol, 3.122 frs ; place Vanhoenacker, 1.809 frs ; place Barthélémy-Dorez, 666 frs ; rond-Point de l’Esplanade, 435 frs)

Nous verrons, sur notre prochaine rubrique, que la moitié du legs de Léon Lardemer dont la destination première devait être consacrée à la création définitive d'un asile de nuit, sera affectée à un tout autre usage…

Pour l’adjudication des kiosques à musique, la municipalité est amenée à porter le prix de chacun d’eux à 7.500 francs. La décision de commander ces kiosques est entérinée le 1er février 1898. Les Ateliers Bourée-Thibaut, entreprise de serrurerie d’art ayant son siège social à Lille au n° 48 de la rue Jean-Sans-Peur, et dont les usines sont installées sur le Grand Boulevard de Marcq-en-Barœul-lez-Lille, emportent le marché. Deux modèles de kiosques, différant par la forme de leur toiture, sont choisis : le kiosque de la place Catinat sera identique à celui du square Ruault ; le kiosque de la place du Concert sera similaire à celui du Jardin de Fives-Lille.
Ces similitudes et la forme
champignon oriental d’un des modèles entraîneront les quolibets de quelques conseillers municipaux en goguettes, dont M. Hannotin :
« Quand on sera place du Concert, il sera difficile de remarquer que le kiosque de la place Catinat est semblable à celui du square Ruault ».
« Où il y a surtout un grand changement, c'est dans le « champignon », permettez-moi de l'appeler ainsi. Il y a un kiosque dont le champignon est du genre oriental ; l'autre est plutôt de forme classique, comme le kiosque de l'Esplanade ; Eh bien, on en fera deux de chaque sorte ; il y en aura deux pour les gens qui aiment les toits pointus ; on les mettra dans votre quartier, si vous voulez ! »

Le même Hannotin, adjoint délégué aux travaux, accompagné des conseillers Bergot et Clément, procède à la réception définitive des quatre Kiosques à musique le 22 juillet 1899 et constate la bonne exécution de l’entreprise des Ateliers Bourée-Thibaut. La municipalité homologue le procès-verbal de cette réception le 29 septembre 1899.
Le Kiosque de la place Catinat, tout comme celui du square Ruault, est de forme dodécagonale, accessible par son escalier en pierre de huit marches ; son soubassement de pierre et briques est entouré par son garde-corps en fer forgé ; ses colonnes en fonte portent sa toiture en zinc surmontée d’un clocheton.

Lille - La Place Catinat et le Kiosque à musique - Page publicitaire de la Serrurerie d'art Entreprise Bourée-Thibaut qui a conçu les kiosques à musique place Catinat, square Ruault, place du Concert et Jardin de Fives-Lille
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La musique du 16e bataillon des Chasseurs à pied dont le régiment tient sa garnison dans la caserne Vandamme de Lille de 1877 à 1913, va être très assidue sur le Kiosque de la place Catinat, mais également sur celui du square Ruault, grâce à son chef M. Fourez.

A l’issue de l’occupation allemande à Lille, pendant les quatre longues années de 1914 à 1918, force est de constater que le Kiosque à musique a souffert. Le plancher de l’édicule étant
complètement pourri et en grande partie démoli, la maçonnerie étant très amoindrie, M. Donnez, entrepreneur, sis 2 rue Détournée, est chargé dans l’urgence, avant la fête nationale du 14 juillet 1919, de la réparation dudit kiosque pour 2.219 frs 95. Le conseil municipal approuve cette dépense, à posteriori, le 18 août 1919. Le même mois, la Société du Gaz de Wazemmes est dépêchée pour remettre en état le matériel d’éclairage du Kiosque à musique, mis à mal par les allemands.

Les années 1960 ont été fatales au Kiosque à musique qui a été supprimé par la municipalité, comme tous les kiosques généreusement offerts par Léon Lardemer.
Une leçon à méditer pour les futurs donateurs !...
En 1980, la place Catinat a été entièrement et heureusement transformée en un square public, échappant à la sempiternelle conversion en places de stationnement.
L’école communale de la place Catinat est devenue la Mairie du quartier Vauban-Esquermes. L'Eglise Notre-Dame-de-Consolation est toujours en place mais a perdu sa flèche.
Kiosque supprimé.


voir ici, Place Catinat de Lille sans kiosque, aujourd'hui.
Eglise Notre-Dame-de-Consolation, aujourd’hui.

Lille - Place Catinat (Coin de la rue Colbert).jpg
Lille - Place Catinat (Coin de la rue Colbert).jpg (156.51 Kio) Vu 52 fois
publié par Jean-Marc

Quelques concerts sur le Kiosque de la place Catinat
10 août 1902 — Fanfare du 16e chasseurs. — Programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied (chef M. Fourez), le dimanche 10 août, de 4 à 5 heures, place Catinat : Les Cadets de Gascogne, allegro (Furgeot). — Joyeuse, ouverture (Richart). — Pulcinella, mazurka (Faust). — Gavotle Milady (Bouchel). — La Timbale d’argent, fantaisie (Meister). — Sur les Flots, valse chantée (Morand).
5 juillet 1903 — Fanfare du 16e chasseurs. — Programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied (chef M. Fourez), le dimanche 5 juillet, de 4 à 5 heures, au Kiosque de la place Catinat : 1. Ké-Son, pas redoublé (Bidegain). — 2. Franche amitié, fantaisie (Martin). — 3. Pulcinella, mazurka (Faust). — 4. Gavotte (Bouchel). — 5. La Vivandière, fantaisie (Godard). — 6. Idéale, valse (Bellini).
26 juillet 1903 — Fanfare du 16e chasseurs. — Programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied (chef M. Fourez), le dimanche 26 juillet, de 4 à 5 heures, au kiosque de la place Catinat : 1. Les Mousquetaires, pas redoublé (Buot). — 2. Le Petit-Duc, fantaisie (Lecocq). — 3. Gavotte (Demol). — Marche Indienne (Van Gaël). — 5. Scènes cosmopolites : n° 1, Hongroise ; n° 3, Polonaise (Kelsen). — 6. Souvenir de Cluses, valse (Eustace).
28 août 1904 — 16e bataillon de chasseurs. — Voici le programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare du 16e bataillon de chasseurs (chef M. Fourez), le dimanche 28 août, de 4 à 5 heures, au kiosque de la place Catinat : 1. Condé, pas redoublé (Wettge). — 2. La Fille du Régiment, fantaisie (Donizetti). — 3. El Coréo, polka (Corbin). — 4. Marche des Pupilles (Blémant). — 5. Mignon, fantaisie (A. Thomas). — 6. Sur les flots, valse chantée (Morand).

Lille - La Place Catinat et le Kiosque à musique
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29 août 1909 — Musique miltaire. — Voici le programme du concert qui sera donné le dimanche 29 août à 4 heures sur la place Catinat, par la Fanfare du 16e chasseurs : 1. Brillante Etape, pas redoublé (Turlet). — 2. Lulu-Cécile, polka (Veys). — 3. Frivole, valse (Delmas). — 4. Le Cœur et la Main, fantaisie (Lecocq). — 5. Mazurka pour soprano (Nattes). — 6. Petite Nelly, valse (Hordé).
17 avril 1910 — Concerts militaires. — Voici 1e programme du concert qui sera donné, place Catinat, le dimanche 17 avril, à quatre heures, par la Fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied : 1. Le Madgyar, marche. Allier. — 2. Carnavalesque, polka. Fernand. — 3. La Fille du Régiment, fantaisie. Donizetti. — 4. Bray-sur-Somme, pas redoublé. Bajus. — 5. Quand l’amour meurt, valse. Crémieux. — 6. Rentrons ! polka-marche. Berniaux.
22 mai 1910 — Concert militaire. — Voici le programme du concert qui sera donné le dimanche 22 mai, à quatre_heures, place Catinat, par la Fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied : 1. Le Madgyar, marche. Allier. — 2. Le Voyage en Chine, fantaisie. Bazin. — 3. Le Baiser, valse lente. Crémieux. — 4. La Fille du Régiment, fantaisie. Donizetti. — 5. Ma Reine, grande valse. De Coote. — 6. Course de traîneaux, polka. Zikoff.
28 août 1910 — Voici le programme qui sera exécuté dimanche 28 août, à quatre heures, place Catinat, par la Fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied : 1. Bray-sur-Somme, allegro. Bajus. — 2. La Fille du Régiment, fantaisie. Donizetti. — 3. La Parisienne, polka. Ganne. — 4. Miss Helyett, fantaisie. Audran. — 5. Hommage aux Dames, mazurka. Govaert. 6. T’en souviens-tu ? valse. Turine.
30 juin 1912 — Voici le programme qui sera donné place Catinat, dimanche 30 juin, de quatre à cinq heures, par la Fanfare du 16e bataillon de chasseurs à pied : Grand’route, allegro de Gaudefroy. — Retsiem, ouverture de Meister : O ! maman, valse de Guillement. — Petite bretonne, polka d’Allier. — Vierge folle, valse de Blémant. — Allons, en route ! allegro de Frémeaux.
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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

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7/9 - Les Kiosques de Lille - Kiosque du Jardin public de Fives-Lille

LILLE - Jardin public de Fives-Lille - Le Kiosque
(NORD)

Après l’absorption de Wazemmes et d’Esquermes par la métropole de Lille, c’est, trois mois plus tard, au tour de la commune de Fives et de sa section de Saint-Maurice de tomber dans l’escarcelle Lilloise par décret impérial du 13 octobre 1858, en tant que faubourg.
Grace au legs de Léon Lardemer (1842-1893) destiné à
contribuer à l’embellissement de la cité de Lille qu’il aimait, la municipalité dispose d’une somme de 248.000 francs qu’elle décide, en premier lieu, de répartir par moitié à la création définitive d'un asile de nuit, la seconde partie étant consacrée à l’aménagement des jardins et squares de la ville, dont la construction de quatre Kiosques à musique. Le 27 octobre 1897, le Conseil municipal signe des devis à hauteur de 114.387 francs dont 10.438 francs 55 doivent être réservé au quartier de Fives-Lille : 7.000 pour ériger un Kiosque sur la place du marché Madeleine Caulier (emplacement de l’ancien cimetière de Fives) et 3.438 frs 55 pour la plantation d’arbres et l’installation de bancs.
C’est une aubaine pour Fives qui, pas plus tard que le 8 juin 1897, recevait les doléances de M. Poulet, conseiller municipal, relatives à l’absence criante de kiosque pour la musique et de distractions dans le faubourg :

— Il y a passablement d'ouvriers à Fives-Saint-Maurice qui demandent qu'un kiosque soit établi sur une des places de ce quartier, où les musiques pourraient se faire entendre ; nous n'avons aucune distraction, ni jardin, ni promenade.
Le 1er février 1898, M. Poulet, décidément très attaché au bien être de Fives, remet en cause l’emplacement choisi pour le futur kiosque : — Au sujet de la place Madeleine-Caulier, il n'y a pas possibilité d'y mettre des bancs ; le marché qui s'y tient est déjà trop à l'étroit : qu'on fasse ce que je disais tout à l'heure, qu'on crée un square avec des bancs pour Fives-Saint-Maurice.
Le même jour, le Conseil municipal décide de commander les quatre kiosques, dont le coût passe à 7.500 l’un ; l’adjudication de ceux-ci est remportée par les Ateliers Bourée-Thibaut, entreprise de serrurerie d’art sise à Lille au 48 rue Jean-sans-Peur. Il ne reste plus qu’à trouver l’endroit adéquat où placer le kiosque de Fives.

En 1898, le maire de Lille, Gustave Delory, engage des pourparlers auprès de la famille Barrois, pour l’acquisition d’un terrain et d’une maison sis au 18 ter rue de Bouvines, dans le but d’y créer un square et d’y installer le Kiosque à musique.
La famille Barrois est bien connue à Lille puis à Fives. François-Joseph Barrois (1759-1848), maire de Lille en 1830, député, co-fondateur du chemin de fer du Nord, laisse une fortune colossale (3 millions de francs) à ses deux fils Théodore (1792-1851) et Henri (1790-1870). Ceux-ci fondent une filature de coton à Lille au n° 49 rue de Tournai. En 1836, Théodore crée une seconde filature à Fives, au n° 18 rue de la Mairie (rebaptisée en 1864 rue de Bouvines), qui devient une des plus importante du département. Les enfants de Théodore — Théodore (1825-1902) et Gustave (1829-1885) —, qui poursuivent l’entreprise de leur père sous la raison sociale « Théodore Barrois frères », créent une seconde filature à Fives, rue de Lannoy…
Compliquons un peu les choses : la filature de Lille voit coup sur coup décéder son fondateur Henri Barrois en 1870 et son fils, un autre Henri, en 1872. La veuve de ce dernier, Julie Jeanne Virnot, va reprendre vers 1884, pour ses deux fils — Henri-François (1863-1927) et Adolphe (1865-1940) — la filature dont il est parlé ci-dessus, du 18 rue de Bouvines, l’entreprise prenant pour nom « Henry Barrois frères »
Le 2 mai 1896, dans la nuit du samedi au dimanche, la filature de la rue de Bouvines est totalement calcinée lors d’un incendie d’une grande violence.

La famille Barrois, qui est également propriétaire du terrain 18 ter rue de Bouvines, attenant à sa filature non reconstruite, est disposée à céder à la municipalité pour 175.000 francs, la belle maison de maître de trois étages et son terrain agencé en parc, d’une superficie d’un hectare quatre-vingt-quinze ares soixante-dix centiares.
Cette propriété est longée au nord par la rue Lafontaine, au levant par la rue de la Gaîté et au midi par la rue de la Phalecque (anciennement Sentier de l’Eglise à la Guinguette, puis Sentier de la Phalecque) qui, jusqu’en 1890, longeait le Becquerel, petit cours d’eau recouvert à cette date, permettant l’élargissement de ladite rue.

Plan de Fives-Lille en 1881 - Quartier de la filature Barrois, futur Square Lardemer
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Gustave Delory, lors de la séance municipale du 7 juillet 1898, expose qu’en sus du prix de 175.000 francs arrêté pour l’acquisition du futur jardin public, il faudra également débourser 17.000 francs pour les frais ; pour financer cette opération, il propose de se servir de la partie du legs Lardemer qui était en principe destinée à la création d'un asile de nuit, dont il reste disponible 130.000 francs, et de payer en trois annuités, assorties d’un intérêt de 4%, le solde de 54.000 francs nécessaire.
Le 19 août 1898, la Commission des travaux, représentée par M. Beaurepaire, entérine ces décisions, décide que la maison de maître sera affectée à un service communal et transmet le dossier à Maître Martin, notaire à Lille, pour la cession définitive qui aura lieu le 9 novembre 1898.
Dès le mois de juin 1899, le terrain est converti en Jardin Public et un complément de dépenses de 17.500 francs est voté pour son aménagement ; le
Kiosque à musique est enfin érigé sur celui-ci, réceptionné par la municipalité le 29 septembre 1899. Construit sur le même modèle que celui de la place du Concert, il est de forme dodécagonale et accessible au moyen d’un escalier de sept marches (au lieu de huit marches pour son clone de la place du Concert) ; son soubassement est en pierre et briques avec un garde-corps en fer forgé ; ses colonnes de fonte soutiennent une couverture en zinc surmontée d’un gros bulbe à l’orientale.

Lille - Fives-Lille - Jardin public et la Maison Barrois transformée en patronage laïque - Jardin public, kiosque à musique visible à droite
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Ainsi qu’il était prévu dès le 19 août 1898, la Maison de maître des Barrois, nichée au fond du nouveau Jardin Public, est affectée aux œuvres de la commune : le 2 mars 1900, la Société des « Patronages laïques du Nord de la France » obtient l’autorisation de s’y installer, moyennant un loyer annuel de 5 francs assorti d’un bail de neuf années. Une subvention lui est en outre accordée, à hauteur de 12.000 francs pour y réaliser quelques travaux d’aménagement permettant d’accueillir les patronages mixtes de la ville de Lille.

Plusieurs formations musicales ont élu domicile sur le quartier Fives-Saint-Maurice. Dès 1890, la fanfare de Fives-Lille dirigée par Victor Hennebelle y est présente ; l’Harmonie de Fives-Saint-Maurice, la chorale La Lyrique ou encore la Lyre Fivoise lui emboitent le pas. Traditionnellement des fêtes sont organisées chaque année lors du 15 août, sur le quartier Fives-Saint-Maurice, à l’occasion desquelles, défilés, jeux et concerts ont lieu dans le Jardin public et son kiosque et à travers la ville où sont installés régulièrement des Kiosques amovibles.
Sur la proposition de M. Duponchelle faite le 6 février 1906, le conseil municipal décide, le 22 juin 1906, que le Jardin de Fives prenne la dénomination de Square Lardemer. C’était le moins que puisse faire la municipalité pour son généreux donateur !

L’occupation de Lille par les allemands, de 1914 à 1918, entraîne de nombreuses déprédations : le plancher du Kiosque à musique du square Lardemer est, tout comme celui de la place Catinat,
complètement pourri et en grande partie démoli pendant cette période. M. Fichelle, entrepreneur demeurant 3 rue Saint-Gabriel, est chargé de sa réparation pour un coût de 2.903 frs 56, que le Conseil municipal prend en compte le 18 août 1919.
Le matériel d’éclairage du kiosque du Square Lardemer ayant été supprimé par les allemands, la Compagnie Continentale du Gaz est chargée de procéder à sa réinstallation par la municipalité, le 3 décembre 1920, moyennant une dépense de 980 francs, coût imputable sur le budget des dommages de guerre.

Chaque année, la société des Patronages laïques du Nord de la France, qui occupe toujours la maison Barrois du Square Lardemer, fait passer une subvention de la municipalité à son profit. Ainsi, les subsides qui lui sont accordés passent à 5.000 francs par an lors de la séance du conseil municipal du 24 décembre 1901. En 1904, sa subvention se trouve portée à 6.872 francs, mais l’année suivante, une tentative de passer en force ladite subvention à 10.000 francs, provoque le 17 février 1905, une échauffourée verbale entre conseillers municipaux et entraîne un report sine die de ces subsides…
Le patronage laïque est fréquemment sollicité pour accueillir toutes sortes d’activités associatives ou municipales : on y voit ainsi, en 1909, le Comité des Fêtes de Fives-Saint-Maurice y tenir ses réunions.
En 1910, provisoirement, les locaux de l'ancien patronage laïque de la rue de Bouvines sont aménagés pour installer la Cuisine populaire, ainsi que les cours des Beaux-Arts et de l'Union Française de la Jeunesse, logés précédemment dans l’ancienne mairie de Fives qui vient d’être démolie. Ces services seront ultérieurement transférés dans l’école Paul-Bert, rue du Long-Pot, après sa transformation.
Le 3 juin 1921, le Conseil municipal décide de convertir la Maison Barrois en Caserne de pompiers. L’architecte Favier est chargé des plans et devis de ces travaux, dont le coût est arrêté à 357.848 frs 36 pour la transformation des bâtiments et dépendances en logements et bureau et à 81.602 frs 23 pour la construction d'un garage pour automobiles.

Lille - Fives-Lille - Maison Barrois transformée en Caserne des Pompiers, vue du jardin Lardemer à gauche
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Le monumental et dispendieux (515.000 francs !) projet du Groupe des fusillés lillois que la municipalité va faire édifier sur le square Daubenton de Lille, a pour conséquence la suppression de son bassin et de son jet d’eau. Aussi, le conseil municipal décide-t-il, le 17 décembre 1923, de récupérer les pierres de ce bassin pour les réinstaller dans une des pelouses du square Lardemer. Un devis de 30.000 francs est établi à cet effet, prévoyant la fourniture et la pose d’un appareil réflecteur, la canalisation pour l’amenée du courant, la fourniture d’un appareil et de sa plomberie, ainsi que les travaux de terrassement, de maçonnerie et d’asphaltage.
Le 19 octobre 1924, le crédit alloué pour ces travaux fait l’objet d’une rallonge de 9.723 fr. 64 en raison des erreurs de mesure du bassin à transférer (17 mètres de diamètre au lieu de 12 mètres), de la construction d’une chambre pour recevoir les robinets-vannes de manoeuvre et d’un aqueduc visitable pour installer la canalisation.

Lille - Bassin et fontaine du square Daubenton transférés dans le Square Lardemer en 1924
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La municipalité décide en 1962 de faire bâtir une école maternelle (école Louis Blanc) empiétant en partie sur le Square Lardemer. Et afin de pouvoir aménager une cour de récréation pour les bambins, il est nécessaire de raser le Kiosque à musique.
La question se pose : pourquoi n’a-t-on pas suivi le même raisonnement que pour le bassin Daubenton transféré au square Lardemer ? Il aurait été judicieux de déplacer le kiosque de quelques mètres, la place ne manquait pas, plutôt que de l’éradiquer.
Toujours est-il que le 21 septembre 1962, le conseil municipal, après avoir lancé un appel d’offre pour procéder à la destruction du Kiosque à musique, choisit l’entreprise la moins-disante, à savoir la société Dorchies Louis et Cie, 1 bis rue du Faubourg de Roubaix, qui, pour 280 nouveaux francs, se charge, en trois semaines de régler son compte au malheureux édicule…
C’est ainsi que tous les kiosques lillois, dont les quatre financés grâce au legs de Léon-Henri-Gabriel-Joseph Lardemer, ont disparu du paysage.
Kiosque supprimé.

voir ici, Square Lardemer de Lille sans son kiosque, aujourd'hui. (1/3) (2/3) (3/3)
Cours de l’Ecole maternelle Louis Blanc de Lille ayant supplanté le Kiosque à musique du Square Lardemer.

Lille - Fives-Lille - Jardin public - Le Kiosque (1931).jpg
Lille - Fives-Lille - Jardin public - Le Kiosque (1931).jpg (205.55 Kio) Vu 26 fois
publié par Jean-Marc

3 mai 1896 — Incendie de la filature 18 rue de Bouvines, attenante au parc et à la maison Barrois, futur Square Lardemer
— Dans la nuit du samedi au dimanche, vers minuit et demi, un incendie d'une grande violence a éclaté dans les ateliers de la filature de coton de MM. Barrois Henry frères, rue de Bouvines, à Fives-Lille.
Les pompiers, prévenus par téléphone, sont arrivés immédiatement sur le lieu au sinistre.
MM. Géry Legrand, maire de Lille, et Contamine, secrétaire de la mairie, sont également arrivés aussi tôt.
Le service d'ordre était assuré par le 16e bataillon de chasseurs.
Après deux heures d'efforts, les pompiers ont pu se rendre maîtres du feu, mais la majeure partie de la filature est complètement brûlée. Les dégâts sont estimés à 800.000 francs.
Environ deux cents ouvriers vont se trouver sans travail.
A l'heure actuelle, les pompiers arrosent les décombres et tout danger est conjuré.
Aucun accident de personne ne s'est produit.

16 août 1898 — Lors des fêtes des 15 et 16 août, sept kiosques à musique amovibles sont établis à Fives-Lille
— Le festival. La première journée des Fêtes de Fives-Saint-Maurice a obtenu un succès considérable. Dès l’aube, l’animation est extrême dans ces quartiers à la décoration desquels les habitants donnent une dernière main. Partout des drapeaux et des feuillages.
Pendant la matinée, les visiteurs commencent à affluer, malgré la chaleur intense.
Vers midi, les sociétés musicales arrivent peu à peu, jouant des marches.
Quantité de curieux se portent sur leur passage et les accompagne rue Pierre Legrand où doit avoir lieu la réception.
A une heure, les bureaux des sociétés sont reçus au siège de la Société des Fêtes 151 rue Pierre Legrand.
La réception, très cordiale, dure jusqu'à trois heures, heure à laquelle a lieu, rue du Long-Pot, la revue des cent cinquante sociétés qui sont venues au festival.
La foule est immense dans la rue du Long-Pot, au moment de la revue.
A l’issue de la revue, on donne le signal du défilé, le cortège se met en marche et suit l’itinéraire ci-après : rues Pierre-Legrand, Jules de Vicq, du Calvaire, Rabelais, des Guinguettes, du Faubourg de Roubaix, Saint-Gabriel, place Madeleine-Caulier, rues de Bouvines, de Lannoy, Paul-Bert, Philadelphie, Pierre-Legrand.
Sur tout le parcours, la foule nombreuse applaudit. L’animation est extrême.
Les pas redoublés succèdent aux pas redoublés au milieu d’acclamations qui renaissent sans cesse. Les musiciens paraissent à peine de ce soleil intolérable qui frappe les cuivres et redouble la chaleur si intense.
Les tambours battent, les clairons sonnent, les pistons et les trombones lancent leurs notes éclatantes à tous les échos, c’est pendant une heure un entrain et un mouvement considérables ; la vie des quartiers de Fives et de Saint-Maurice paraît localisée au passage du cortège.
La dislocation a lieu dans la rue Pierre-Legrand, à la douane de Fives. Les musiciens se répandent aussitôt dans les cafés voisins qui regorgent déjà de consommateurs.
Le festival commence aussitôt. Les kiosques sont établis rues Pierre-Legrand, du Long-Pot, du Grand-Balcon, du Faubourg de Roubaix, des Guinguettes, de Flers et place Madeleine-Caulier.
Les premières sociétés montent sur les kiosques qui leur sont assignés.
Toutes ont obtenu un vif succès. Nombre d’entre elles ont dû, sur la demande des auditeurs, donner une seconde exécution de leur programme.

17 août 1898 — Deuxième journée des Fêtes de Fives-Saint-Maurice
— La journée de lundi ne l'a cédé en rien, comme animation, à celle de dimanche. La plupart des musiques qui étaient restées, y ont contribué pour leur bonne part.
A 10 heures et demie du matin, à l’Orphéon, a eu lieu la mise en étuis. Un représentant de chaque société ayant pris part au festival assistait à cette opération, qui s’est terminée à midi.
A cause de la grande chaleur, la fête n’a battu son plein, à proprement parler, que dans la soirée.
Les masques, par groupes ou séparément, se dirigeaient en grand nombre vers les kiosques, où les jurys, présidés chacun par un des membres de la municipalité, prenaient des notes pour les récompenses. C’est ainsi que chaque concurrent a dû défiler devant quatre jurys.
Ce n’est que vers huit heures et demie que le travail des jurys a cessé.
De trois à cinq heures, sur la place d'Oran, non loin de la gare de Fives, la Fanfare ouvrière de Frameries avait donné un concert. A 1’Alcazar, il y a eu aussi un bal des plus brillants.

Lille - Fives-Lille - Place Madeleine Caulier où étaient donnés des concerts et où devait être construit le kiosque à musique
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23 juillet 1899 —Concert de la Fanfare de Fives-Lille dans le tout nouveau Jardin de Fives
— Jardin de Fives-Lille. Samedi 23 juillet, à 9 heures du soir, concert offert aux habitants par la Fanfare de Fives-Lille, directeur M. Victor Hennebelle. Voici le programme de ce concert :
1. Allegro militaire (A Richart). — 2. Marche triomphale (H. Borrel). — 3. Polka des Oiseaux (Bosch). — 4. Les Kadjars (O. Coquelet). — 5. Premier printemps, valse (Wittmann). — 6. Marche du Couronnement (Meyeerber). — 7. Oudin, Mellet, Firmin, polka pour 6 pistons (L. Mayeur).
L’entrée du Jardin sera libre et gratuite.

14 août 1899 — Concert au kiosque du jardin de Fives lors des Fêtes de Fives-Saint-Maurice.
— Lundi 14 août 1899, dans le Jardin de Fives-Lille, à 8 h. ½ du soir, sera donné un concert au profit des pauvres. Ce concert est organisé par la Société des Fêtes Populaires de Fives-Saint-Maurice, avec le concours de l’Union chorale des Orphéonistes lillois, 100 exécutants, directeur M. Carpentier, et de la Fanfare de Fives-Lille, 77 exécutants, directeur M. Victor Hennebelle. En voici le programme :
Première partie. — Allegro militaire (Turine). — Grande marche guerrière (Alf. Richart). — Les Kadjars (Coquelet), par la Fanfare de Fives-Lille. — Les Voix de la Mer, par l’Union chorale des Orphéonistes (Paliard).
Deuxième partie. — Adieux à la Patrie, par l’Union chorale des Orphhéonistes, soliste M. A. Carpentier. — Le Cid (Massenet). — Marche du Couronnement (Meyerbeer). — Oudin, Meillet, Firmin, Guillet, polka six pistons, solistes MM. Boite, Dernoncourt, Demanet, Courtois, Gabelles et Verschave (L. Mayeur). — La Marseillaise, par la Fanfare de Fives-Lille.
Prix d’entrée : 25 centimes.

13 août 1900 — Fêtes de Fives-Lille ; huit kiosques à musique sont installés dans le quartier, en complément du Kiosque Lardemer…
— Festival de Fives-Saint-Maurice. De 11 heures à 1 heure, réunion des sociétés au siège du Comté des fêtes, 151 rue Pierre-Legrand.
A 3 heures, revue, rue Pierre-Legrand ; à 4 heures, défilé par les rues Guillaume-Werniers, du Calvaire, place Madeleine-Caulier ; à 5 heures festival, kiosques rues du Buisson, du Faubourg-de-Roubaix, des Guinguettes, du Commerce, du Long-Pot, de Philadelphie, Pierre-Legrand, de Flers.
Des forains seront installés rue Pierre-Legrand.

15 août 1901 — Fêtes de nuit et concert dans le Jardin public de Fives
— A neuf heures, au Jardin de Fives, fête de nuit : mouvements, poses plastiques et ballet par la société de gymnastique « La Concorde », avec accompagnement de l’Harmonie de Fives-Saint-Maurice.
Pendant la fête, concert par la Fanfare de Fives.
Projections lumineuses, embrasement du jardin.

20 mai 1902 — Festival de Fives-Saint-Maurice clôturé par une grande fête de nuit dans le Jardin de Fives
— D’une heure à deux heures et demie, le citoyen L. Dupied, adjoint au maire, entouré de la commission d'organisation a reçu au siège du comité des Fêtes 16 rue de Bouvines, les bureaux des différentes sociétés musicales. Un vin d'honneur a été servi.
Tout comme les années précédentes, les rues où doit passer le défilé, celles où sont installés des kiosques, regorgent de promeneurs. Les toilettes claires des jeunes filles semblent braver le temps.
Revenons aux Sociétés musicales et orphéoniques qui se massent dans la rue du Long-Pot pour partir pour le défilé. Naturellement, les curieux affluent à cet endroit. Les lazzis pleuvent de tous les côtés à l'adresse de certains membres de sociétés chorales qui, pour donner la note joyeuse se sont grimés, voire même masqués.
Tout d’un coup arrive de Lille la musique des Sapeurs-Pompiers, jouant un de ses airs entraînants. Quelques centaines de personnes lui font cortège, réglant leur pas à la musique ; et comme si c’était le signal, les sociétés se forment en rangs, quelques unes jouent des pas redoublés, et en route pour le défilé.
Vers 4 heures, commence la revue des Sociétés. En tête de la commission, marchaient les citoyens L. Dupied et Gaudin, adjoints au maire et plusieurs conseillers municipaux. Les sociétaires se découvrent et la Marseillaise sort formidable de tous ces instruments de cuivre. Puis c’est le défilé.
Les sociétés défilent d’un pas rapide, rue Pierre-Legrand, jusqu’à l’ancienne mairie de Fives où s’opère la disjonction. Chacune d’elle, une cinquantaine, gagne ensuite son kiosque respectif.
Alors que chaque société s’était rendue à son kiosque respectif, les nuages qui menaçaient toujours ont crevé et l’orage, la grêle et la pluie ont dispersé rapidement les curieux qui s’amassaient autour des kiosques, les obligeant à rechercher un abri dans les estaminets hospitaliers des alentours.
Enfin l’orage passé, la fête de l’après-midi a pu recommencer et malgré quelques ondées, il a été possible d’écouter et d’applaudir les courageux musiciens et chanteurs.
Le programme d’aujourd’hui : à une heure précise, jeu de bouchon aux emplacements suivants : rue des Dondaines (face à la rue du Becquerel), rue du Faubourg de Roubaix, rue des Processions, rue d'Oran, rue du Grand Balcon, rue Philadelphie, rue du Bois, rue de Flers.
Le rebattage aura lieu rue du Calvaire. A une précise également, jeu de boule, rue Vautroyen.
A neuf heures précises du soir, au Jardin de Fives, brillante Fête de Nuit, avec le bienveillant concours de la Société de gymnastique La Concorde, la Fanfare de Fives-Lille et l’Harmonie de Fives-Saint-Maurice.
Cinématographe, projections, illuminations et embrasement du Jardin.

25 juin 1905 — Concert du Jardin de Fives
— A trois heures et demie, l’Emulation chorale et le Club des Vingt ont donné, au Jardin de Fives, un concert des plus goûtés par la population qui était accourue, nombreuse, se régaler de cette audition de tout premier choix.
Un temps superbe, des arbres en pleine verdure, des toilettes ravissantes et de la bonne musique !
La foule enthousiaste a applaudi longuement la société chorale et le Club des Vingt, qui, en l’absence de M. Quesnay, empêché, a exécuté, sous la direction de M. Demaret, sous-chef, des morceaux très goûtés du public : « le Petit Quinquin », de Mastio ; « Sénitta » et « Cortège et Rallye », de Montagne ; une Gavotte de Demol ; « Scènes légendaires » de Richard ; « Amour et Printemps », de Waldteufel, et « Clairette », de L. Blanc.
Le concert a duré jusqu’à six heures, heure à laquelle la foule s’est écoulée, enchantée d’un après-midi passé aussi agréablement.

22 juillet 1906 — Concerts et élection d’une reine des ouvrières de Fives-Saint-Maurice.
— On ne s’ennuie pas à Five Saint-Maurice ! Grâce à l’initiative et au dévouement désintéressé de l'actif comité des fêtes, que préside M. Soudoyez, secondé par la municipalité, les habitants de ces deux quartiers populaires et essentiellement ouvriers sont conviés, pendant la saison estivale à des réjouissances de toutes sortes.
Il y a quinze jours, des concours, des jeux populaires, un carrousel, des bals, mettaient en joie les habitants du quartier Saint-Maurice. Hier, dimanche, des concerts donnés à quatre heures de l'après-midi, à l'angle des rues Pierre-Legrand et Guillaume-Werniers, par la fanfare de Fives, la Lyrique de Fives-Saint-Maurice et la Chorale patoisante la Lyrique Fivoise, provoquèrent une grande animation dans le quartier de Fives.
Mais le « clou » de la journée fut l’élection d’une reine — celle des ouvrières de Fives-Saint-Maurice — et de ses quatre demoiselles d’honneur.
Le comité des fêtes organise, en effet, pour le 12 août, une grande fête de quartier, à laquelle participeront plusieurs sociétés figurant dans un cortège composé de plusieurs chars en tête duquel marchera celui de la reine — char magnifique d'une composition de bon goût, traîné par quatre bœufs.
L’élection a eu lieu à six heures, dans la salle de l’ancienne mairie de Fives, rue Pierre-Legrand, en présence de M. Cointrelle, adjoint aux fêtes, et des membres du comité.

30 juin 1907 — La musique du 43e régiment d’infanterie fait parfois un saut jusqu’au « lointain » Square Lardemer pour y donner un concert
— Fêtes de Fives-Saint-Maurice. A huit heures, grand concert au Jardin de Fives, par la Musique du 43e.

27 juin 1909 — La Fanfare de Fives-Lille, dirigée par M. Brodelle en répétition avant le concours d’Albert
— Aujourd'hui dimanche 27 juin, la Fanfare de Fives-Lille, directeur M. H. Brodelle, doit prendre part au concours d’Albert. Jeudi, salle de l’Alcazar, en présence d’une nombreuse assistance, cette société a donné une audition des morceaux qu’elle doit exécuter à ce concours.
Nos excellents musiciens se sont fait longuement applaudir dans la « Marche des Fiançailles » (Parès) et « Les Francs Juges » (Berlioz), morceaux imposés.
Les solistes qui participent au concours individuel : MM. Iberis, piston ; Belleville, bugle ; Calin et L. Hennebelle, saxophones ; Blondel, trombone et Dereville, basse, eurent leur part de succès,
Cette charmante soirée laisse bien augurer quant aux résultats du concours pour la Fanfare de Fives-Lille.

5 septembre 1920 — Concert du Club Orphéonique Lillois en face des grands bureaux de l’usine de Fives
— Concert public à Fives. Le Club Orphéonique Lillois (directeur, M. Henri Six), d’accord avec la musique de la Compagnie de Fives-Lille (directeur, M. Etienne Boite), donnera demain dimanche 5 septembre, de 16 à 18 heures, un concert public en face des grands bureaux de l’usine de Fives, à l’occasion du cinquantenaire de la République.

Lille - Fives-Lille - Le Jardin public et le Kiosque à musique
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11 juillet 1923 — Les Fêtes de Fives ; grand concert donné par l'Harmonie le Cercle Berlioz et le Choral des XXX. Dans le square Lardemer
— Nous avons déjà annoncé que le Comité du Commerce Fivois organise des fêtes, dont le programme s’annonce très important, les samedi, dimanche et lundi 28, 29 et 30 juillet.
Voici les principales lignes des festivités qui se dérouleront, festivité qui coïncident avec les fêtes Sainte-Anne et Sainte-Marthe.
Samedi soir 29 Juillet, à 9 heures, grande retraite aux flambeaux avec le concours des sociétés de gymnastique et cyclistes et trois sociétés de musique locales.
La retraite défilera dans les principales rues de Fives.
Dimanche 29 juillet, grand concours de pigeons-voyageurs sur Survilliers.
A 9 heures du matin, rassemblement des sociétés de jeux populaires, rue Pierre Legrand.
A 10 heures, revue et défilé par les principales rues de Fives.
Grand festival concert. — A 2 heures, rassemblement des sociétés : musiques, chorales, gymnastique, etc., prenant part à la fête.
A 2 heures 30, formation du cortège et revue. — A 3 heures, défilé par les principales rues de Fives. Pendant la fête, quête au bénéfice des mutilés et orphelins de guerre. — De 4 à 6 heures, grands concerts et fêtes de gymnastique dans chacun des six secteurs de Fives.
De 8 à 9 heures, grande représentation théâtrale en plein air. — De 9 heures à minuit, bals populaires dans chacun des six secteurs de Fives.
Dimanche, jeux populaires. — A 2 heures, ouverture des jeux de bouchon, 1.000 francs de prix ; jeux de javelots, billards anglais, jeux de seau. etc.
Toutes les sociétés, pour être admises aux jeux, devront assister à la revue et au défilé du dimanche matin, avec tambour et drapeau.
A 2 h. 30, course à pied (professionnels). — A partir de 4 heures, jeux populaires divers dans les différents secteurs. Carrousel en vélos.
Journée du lundi 30 juillet. — A partir de 4 heures après-midi, continuation des jeux populaires dans chaque secteur.
A 5 heures, grande course cycliste Lille-Pont-à-Marcq (45 kilomètres). — A 6 heures, course à pied (amateurs).
A 8 h. 30, au Jardin de Fives, grand concert artistique gratuit donné par l'Harmonie le Cercle Berlioz et le Choral des XXX.
A 11 heures, place Delcroix (angle des rues de Flers et de Rivoli), grand feu d’artifices.

9 juillet 1926 — Fête annuelle des Amicales dans le Jardin Lardemer. Concert de la Fanfare de Fives, sous le Kiosque Lardemer, interrompu par l’orage
— La Fête des Amicales de Fives. Fives est fier de posséder un des plus jolis parcs qui existent dans la région.
Le jardin Lardemer, adossé à la caserne des pompiers de la rue de Bouvines est, en effet, magnifique. De superbes plates-bandes garnies de plantes variées et fleuries, plantées d'arbres et d'arbustes toujours verts, de belles pelouses, d'un coquet bassin — avec jet d'eau — où glissent quelques canards, font de ce coin rêvé un lieu de délices. C'est parmi ces fleurs et ces plantes variées que le groupement des Amicales de Fives Saint Maurice avait l'intention de donner sa fête annuelle de charité.
Les succès des années précédentes avaient encouragé les membres organisateurs à donner un spectacle plus intéressant encore cette année-ci. Tous les commissaires, dès 14 h. 30, étaient à leur poste : les comptoirs de vente, les tables de jeux étaient achalandés et prêts à recevoir les visiteurs qui commençaient déjà à arriver en foule. La grâce séduisante des jeunes filles des amicales attirait déjà les promeneurs bienveillants, les affaires s'annonçaient bonnes et fructueuses. Tout à coup, un orage formidable éclatait, et ce fut un « sauve qui peut » général.
Les musiciens de la fanfare de Fives, à l'abri sur le kiosque, avaient néanmoins commencé leur audition, mais ils durent eux aussi abandonner la place.
Cette fête qui s'annonçait si charmante s'arrêta ainsi au grand désespoir des organisateurs et au préjudice des élèves des écoles de Fives, Saint-Maurice.
Parmi les personnalités qui avaient tenu à apporter leurs encouragements, nous avons noté M. Rousseau, conseiller municipal ; Viste, président de l'Amicale Arago ; Desmarchelier, président du groupe de Wazemmes, Esquermes, Vauban.

Formations musicales actives au Faubourg de Fives en 1909 :
Fanfare de Fives-Lille, fondée en 1890, président A. Soudoyez, direction Victor Hennebelle, 70 exécutants ;
Fives-Saint-Maurice. La Lyrique (chorale), direction O. Gombert, président. E. Cowez, 65 exécutants ;
Les Folies lyriques (chorale), direction X., président V. Liekens, 35 exécutants ;
Fanfare de Fives-Saint-Maurice, direction Lambert, 25 exécutants ;
Harmonie de Fives-Saint-Maurice, président Vittre, 35 exécutants ;
La Lyre Fivoise (chorale), direction Doornaert, président L. Vaillant, 30 exécutants ;
Fanfare du Cercle artistique.
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