Kiosques à Musique

Des thèmes seront créés selon le besoin.

Modérateur : JeanMarc

Répondre
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 2850
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

Retour au Sommaire :
Kiosques à musique de A à E
Kiosques à musique de F à L
Kiosques classés par Départements
Kiosques à Musique — Petits Plus

L'ISLE-EN-JOURDAIN - Le Kiosque et le Jardin public
(GERS)
L’unique représentation, encore que schématique, de la ville de l’Isle-Jourdain, avec ses fortifications encore debout est conservée grâce à un manuscrit du XVIIe siècle. On y voit que la cité est entourée de quatre bastions et d’une demi-lune, seules deux portes y donnent accès : la porte de Lectoure à l’ouest, en direction de la rivière de la Save et à l’opposé, au levant, la porte de Toulouse.
Les seigneurs Jourdain avaient commencé dès le XIe siècle, l’édification de cette enceinte, dans le même temps que la construction de leur château de la ville d’Ictium, laquelle devient par la suite L’Isle, en raison de son aspect insulaire entouré de ses fossés, puis L’Isle de Jourdain (parfois L’Isle-en-Jourdain et aujourd’hui L’Isle-Jourdain)
Au cours des guerres huguenotes, les églises lisloises sont les premières à subir les coups de boutoir des fanatiques religieux : en 1580, un notaire témoigne que dans la ville de L’Isle,
l'esglise collégiale Saint-Martin, les esglises de Saint-Ost, la Magdalaine, du Saint-Esprit et autres jusqu'au nombre de sept furent entièrement démolies en 1580 ; leurs propres lettres et documents livres de chescun bruslés et rompus.
En 1621, c’est au tour du Château et des fortifications : sous les instructions du duc de Mayenne qui y assiste personnellement à partir du 8 août 1621, le premier est rasé, le second est entièrement démantelé et les fossés sont comblés. (1)
Le même mois, le sieur François de Voisins, seigneur de Blagnac, capitaine d'une compagnie du régiment de Piémont, obtient par lettres patentes données au Camp de Montauban, que lui soit accordé l’emplacement des fortifications de L’Isle-Jourdain.
De leurs côtés, les religieux Franciscains vont récupérer les matériaux provenant des travaux de démolition desdites fortifications, lesquelles seront remplacées par des boulevards circulaires encerclant la cité.

Plan de L’Isle-Jourdain en 1846
Image
Image

Dès 1581, le Chapitre tente de reconstruire l’église collégiale Saint-Martin — qui était antérieurement ornée de quatre tours d’angle et dont, curieusement, la Tour-beffroi, dotée ultérieurement d’une horloge, est restée préservée de la destruction — à l’emplacement où elle se situait avant sa démolition de l’année précédente, à savoir près de son cimetière qui longeait les murs et le bastion sud-est de la ville. Durant les années suivantes, à plusieurs reprises, la nouvelle collégiale est à nouveau dévastée puis reconstruite provisoirement, en partie sur les ruines de l’église et en partie sur l’ancien cimetière. (2)
En 1779, sur un projet de l’architecte Jean-Arnaud Raymond (1742-1811), appuyé par Loménie de Brienne, archevêque de Toulouse, le Chapitre décide la reconstruction de la Collégiale sur son emplacement originel, mais adossée à la Tour-Horloge toujours en place. Le nouvel édifice est achevé en 1785.

L'Isle-Jourdain - Esplanade escalier du des Fossés, Collégiale Saint-Martin et Tourelle — Entrée de la Promenade boulevard du Fort
Image

L’ancien cimetière est, à cette occasion, définitivement translaté et la collégiale provisoire, ou ce qu’il en reste, est rasée. L’espace ainsi libéré, appelé l’Esplanade, longeant d’un côté la nouvelle collégiale et surplombant, de l’autre côté, le boulevard du Fort, va être aplani et doté de trois escaliers d’accès à partir des boulevards.
Quatre rangées d’ormeaux y sont plantées dès les années 1840, comme l’atteste le cadastre napoléonien de 1846.

L'Isle-Jourdain - La Promenade (cliché Cyril, Cparama)
Image

Deux formations musicales vont accompagner la vie lisloise pendant de nombreuses décennies : la Fanfare de la Société Philharmonique, fondée en 1848 et la chorale La Lyre de l'Isle-en-Jourdain créée dès avant 1879. L’une comme l’autre se rendent fréquemment à des concours et festivals régionaux et participent aux fêtes et manifestations communales, notamment à la fête patronale lisloise de fin juillet-début août, ou encore lors des foires qui se déroulent les 19 et 20 de chaque mois.
A l’occasion du concours spécial de la race bovine gasconne qui a lieu précisément les 19 et 20 septembre 1897, un concours d'orphéons, de musiques d'harmonie et de fanfares est organisé à L’Isle-Jourdain. Afin de donner plus d’allure à ce festival, la municipalité acquiert un Kiosque à musique démontable, lequel sera régulièrement utilisé par la suite pour les concerts donnés sur l’Esplanade, dorénavant appelée
Promenade des Pyrénées.

En 1927, le conseil municipal, dirigé par Joseph Barthélemy (1874-1945), maire de 1920 à 1940 et Ministre de la justice de 1941 à 1943, décide de faire installer un Kiosque à musique en dur sur l’Esplanade, aidé en cela par un don de la veuve de Claude Augé (1854-1924), petit neveu du fameux Pierre Larousse qui, devenu comptable de la société de celui-ci en 1885, en sera nommé directeur général.

L'Isle-Jourdain - Kiosque de la Promenade — L'Esplanade, la Collégiale et le Kiosque à musique
Image

Ce kiosque à musique de forme octogonale est construit sur un soubassement en pierre, entouré d’un garde-corps en fer forgé ; ses colonnes de fonte supportent sa toiture zinguée ; un escalier de sept marches y donne accès.
Aujourd’hui, ce kiosque est toujours actif, la Philharmonique également. La promenade est devenue un parking à ciel ouvert et les arbres ont été abattus, seuls une dizaine ayant été conservés.
Kiosque toujours en place.

voir ici, L’Esplanade de L’Isle-Jourdain et son Kiosque, aujourd'hui.(1/3) (2/3) (3/3)

L'Isle-en-Jourdain - Le Kiosque et le Jardin public.jpg
L'Isle-en-Jourdain - Le Kiosque et le Jardin public.jpg (187.28 Kio) Vu 564 fois
publié par Jean-Marc

5 août 1798 — L’arbre de la liberté n’est pas du goût de tous les lislois !…
— 9 thermidor. On apprend que l’arbre de la liberté a été coupé à l’Isle-en-Jourdain, par un rassemblement qui, pour hymne, avait celui du Réveil du peuple, et pour dessein, celui d’insulter aux patriotes, à la liberté, aux institutions républicaines, et avec elles au gouvernement et à la constitution de l’an III. Par-tout où ce chant anti-civique s’est fait entendre, il faut craindre les mêmes excès, ils auront lieu tôt ou tard.
Auradé, commune du même canton, n’a pas voulu rester en arrière, et a imité le chef-lieu ; l’arbre de la liberté y a été mis en fagot. Comme nous annonçons ce crime, nous espérons en annoncer la punition.


26 juillet, 1er et 2 août 1886 — Fête patronale de L’Isle-Jourdain : la société Philharmonique et les deux Orphéons lislois en concert, ascension d’un ballon, feu d’artifice etc…
— Notre petite ville, ordinairement si calme, présentait hier 26 juillet une grande animation : le 23e régiment d’artillerie était de passage, revenant de Toulouse, après avoir fait un séjour d’un mois au camp de Ger, pour se livrer aux exercices de canon à longue portée. L’excellente musique de l’école d’artillerie qui accompagnait ce régiment, a voulu remercier la population lisloise de son sympathique accueil, en lui offrant un concert.
— Les fêtes de l’Isle-Jourdain sont fixées au 1er et 2 août prochain. Le programme des deux journées est des plus intéressants. Il comprend, outre les jeux et les réjouissances ordinaires, un concert par la Société Philharmonique et les deux Orphéons de la ville, l’ascension d’un magnifique ballon, un feu d’artifice, etc. Comme les année précédentes, la Compagnie du Midi organise, à l’occasion de ces fêtes, des trains de plaisir à prix réduit.


31 mai 1891 — Concert de la Philharmonique sur la place de la Mairie
— Concert public. Aujourd'hui dimanche, à 5 heures, sur la place de la Mairie, la Société Philharmonique de l'Isle-Jourdain, voulant faire entendre les morceaux récemment couronnés au concours de Pau, donnera un concert public dont voici le programme :
1. Rêve de Gloire, marche (Weber). — 2. La Basoche, fantaisie (Messager). — 3. Robert-le-Diable, grande fantaisie (Meyerbeer). — 4. Le Carillonneur de Bruges, ouverture (Albert Grisart). — 5. La Mascotte, mazurka (Audran).


L'Isle-Jourdain - L'Esplanade ou Promenade des Pyrénées
Image

19 et 20 mai 1897 — Concours d'orphéons, de musiques d'harmonie et de fanfares et concours spécial de la race bovine gasconne
9 mai 1897 — Un concours d'orphéons, de musiques d'harmonie et de fanfares aura lieu à l'Isle-en-Jourdain (Gers) les 19 et 20 septembre, à l'occasion du concours spécial de la race bovine gasconne qui doit avoir lieu en septembre prochain. La Commission d'études nommée au mois de mars dernier a terminé ses travaux, et le Comité général est en voie de formation.
4 juillet 1897 — Le concours d'orphéons, de musiques d'harmonie, de fanfares et de trompes de chasse organisé par la ville de l'Isle-Jourdain, avec l'appui de la Société musicale la Philharmonique aura lieu les 19 et 20 septembre prochain. Cette solennité comprendra : 1° concours de lecture à vue ; 2° concours d'exécution ; 3° concours d'honneur ; 4° concours d'ensemble pour les trompes de chasse. Ces différents concours auront lieu le dimanche 19 pour les orphéons et les musiques d'harmonie et le lundi 20 pour les fanfares et les trompes de chasse.
Le groupement spécial au concours d'honneur a été établi comme suit : 1e section : Sociétés d'excellence, de division supérieure et de 1e division, prix 300 fr. ; 2e section : Sociétés de la 2e et de la 3e division, prix 200 fr. Pourront participer à ce concours les Sociétés ayant remporté un 1e ou 2e prix d'exécution.
Un festival aura lieu le dimanche pour les orphéons et les harmonies, le lundi pour les fanfares ; les lauréats du concours d’honneur seront tenus de s'y faire entendre. Les adhésions seront reçues jusqu’au 20 juillet par M. Hubert Abadie, secrétaire général du Comité, à la mairie de l’Isle-Jourdain.

29 au 31 juillet 1911 — Programme des réjouissances de la Fête patronale de L’Isle-Jourdain
— L'Isle-Jourdain. Fête patronale. — Voici le programme des réjouissances qui auront lieu à l'Isle-Jourdain, à l'occasion de la fête patronale les samedi 29, dimanche 30 et lundi 31 juillet 1911 :
Première journée. — Samedi 29 juillet : à 9 heures du soir, brillante retraite aux flambeaux par la Société philharmonique ; pendant la retraite 100 bombes seront tirées.
Deuxième journée. — Dimanche 30 juillet : Au point du jour, salves d'artillerie annonçant la fête ; à 2 heures du soir, grand bal sous la halle splendidement décorée, orchestre de 25 musiciens ; à 5 heures, concert par la Société philharmonique sur la place Gambetta ; à 8 h. 30, embrasement général de la ville : à 9 heures, sur la place Gambetta, brillant feu d'artifice ; à 10 heures, sous la halle, reprise du bal, ouverture par la Société philharmonique ; à 11 heures, bataille de confettis et de serpentins ; à minuit, quadrille infernal avec embrasement ; à 2 heures du matin, grande farandole finale.
Troisième journée. — Lundi 31 juillet : A 9 h. 30 du matin, grandes courses de bicyclettes, locale, régionale et internationale. — L'excellente musique de l'Isle-Jourdain se fera entendre pendant les courses.
A 2 heures du soir, grand bal sous la halle ; à 5 heures, sur le canal de la Save, course de natation ; grande course aux canards, mât de cocagne horizontal sur la Save. Prix unique, un remontoir en nickel ; à 9 heures, reprise du bal sous la halle ; à 10 heures, bataille de confettis et de serpentins ; à 2 heures du matin, grand rondeau final clôturant la fête.
Avis divers. — Les marchands forains sont prévenus que les lance-parfums, ainsi que les boites de poudre, seront formellement interdits. Les confettis multicolores, les serpentins et pétales de fleurs seront seuls autorisés. Les marchands sont aussi prévenus qu'il ne sera pas perçu de droit de place, pour les deux jours de fête.


L'Isle-Jourdain - Kiosque de la Promenade — Vue aérienne de l’Esplanade, du Kiosque et de la Collégiale
Image

2 septembre 1934 — Concert de la Société Philharmonique dirigée par M. Bouesse
— Il n'est que juste de signaler l'effort poursuivi un peu partout pour élever le niveau des programmes et les rendre plus instructifs et plus attrayants. Voici, par exemple, celui que la société philharmonique de l'Isle-Jourdain a brillamment exécuté récemment, sous la baguette de son éminent directeur, M. H. Bouesse :
Iphipénie en Aulide, ouverture (Gluck) ; Le Crépuscule des Dieux, marche funèbre (Wagner) ; Divertissement en ré majeur, menuet (Mozart) ; Werther, fantaisie (Massenet) ; L'Arlésienne, suite (Bizet).

Formations musicales actives à l'Isle-en-Jourdain en 1909 :
La Lyre de l'Isle-en-Jourdain (chorale), direction Boyer, 35 exécutants ;
La Société Philharmonique (fanfare), fondée en 1848, président Perare, direction Favard, 50 exécutants.

(1) Lettre du Duc de Mayenne du 8 août 1621, demandant du renfort et des piques, tranches, pelles et paniers pour hâter la démolition du Château et des Fortifications de L’Isle-Jourdain.
Messieurs. Je suis en ceste ville de l'Isle par le commandement de la Cour de Parlement pour faire procéder aux desmolitions du chasteau et de toutes les fortifications, et j'y ai séjourné onze jours sans vous appeler. Mais à présent le trouvant nécessaire pour la grandeur de ces desmolitions, et les circonvoisins y ayant sans cesse travaillé despuis mon arrivée, je vous prie m'envoyer le plus de gens que vous pourrez avec picques, tranches, pelles et paniers, et il me suffira que vous m'y assistiez pendant trois jours au plus pourveu que ce soit avec grand nombre. Vous le pouvez en y constraignant et mandant ceulx qui deppendent de vostre juridiction. Je me le promets de vostre zelle à l'honneur de Dieu et au service du roy, et si vous y manquiez, vous me nécessiteriez avec regret de requérir contre vous.
Vostre bien affectionné à vous servir, Mayenne. A l'Isle-Jourdain le VIIIe Aoust 1621.

(2) La Collégiale Saint-Martin a été fondée par Jean XXII en 1318 ; elle fait suite à plusieurs églises qui se sont succédés pendant plusieurs siècles, mais qu’aucun document l’attestant ne vient corroborer.
Classement : 10.53%
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 2850
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

L'ISLE-SUR-LE-DOUBS - La Salle des Fêtes
(DOUBS)
L’Isle-sur-le-Doubs est composé des quartiers de la Rue sur la rive droite du Doubs, de l’Isle proprement dite enserrée par la rivière, et du hameau du Magny — appelé autrefois Uxelles — sur la rive opposée. Ces trois quartiers sont reliés par deux ponts traversés par la route Royale de Lyon à Strasbourg (rue maréchal Delattre de Tassigny), ouverte en 1734.
Le faubourg du Magny qui nous intéresse restera longtemps très peu habité, tout au plus cinq à six maisons du XIVe au XVIe siècle. C’est sur son territoire, le long de la route Royale le traversant, qu’est installé le Champ-de-Foire au XIXe siècle. Le marché public hebdomadaire du lundi est connu de temps immémorial à L’Isle-sur-le-Doubs, et quatre foires annuelles y sont instituées.
Le 30 décembre 1831, l’ordonnance royale n° 4002 autorise la tenue d’une foire, le troisième lundi de chaque mois, en lieu et place des quatre foires précédemment accordées.


Plan de L'Isle-sur-le-Doubs, hameau du Magny en 1832
Image

Le marché des céréales, qui se tenait à ciel ouvert sur une place de la Rue, est transféré provisoirement, en 1840, dans une halle couverte située dans l’ancienne maison Briot, quartier de l’Isle. Finalement, la municipalité décide de faire édifier une vaste Halle aux grains, le long du Doubs, dans le prolongement du Champ-de-Foire ; celle-ci est achevée en août 1858.
Le Champ-de-Foire accueille régulièrement des comices agricoles organisant des expositions de matériel, se clôturant immuablement par un grand banquet dans la Halle aux grains. La Fanfare municipale des Sapeurs-Pompiers, fondée en 1872, toujours sur la brèche, participe à ces manifestations.
Lors de la fête patronale L’Isloise qui se déroule généralement pendant la première quinzaine de septembre, de nombreuses baraques foraines envahissent le Champ-de-Foire où sont installés des jeux et attractions divers.


L'Isle-sur-le-Doubs - Faubourg du Magny : vue du Doubs et du Champ de foire, à droite, précédé de la Halle aux grains longeant la rivière — Le Champ de foire et son bassin
Image

Une salle des Fêtes municipale est construite le long de la Halle aux grains au début des années 1920 ; une salle de cinématographe y est aménagée.
A la suite d’une demande de la Fanfare municipale sollicitant un Kiosque à musique pour ses musiciens, le docteur Jules Métoz (1876-1954) — maire de 1910 à 1940 puis de 1945 à 1954 —, décide, lors de la séance du conseil municipal du 14 juin 1924, de
mettre ce projet à l’étude.
L’édification du futur Kiosque à musique, enfin approuvée par la municipalité, il est procédé à sa construction face à l’entrée de la Salle des fêtes.
Inauguré le dimanche 5 juillet 1925, ce kiosque de forme octogonale, accessible par un escalier de six marches, est bâti sur un soubassement de pierre entouré d’un garde-corps en fer forgé ; ses colonnes de fonte soutiennent sa toiture de zinc surmontée d’une lyre.

L'Isle-sur-le-Doubs - Place du Champ de Foire, le Kiosque à musique et la Salle des Fêtes — La fontaine et son bassin sur le Champ-de-Foire, Ecole de garçon à droite
Image

Le 24 mars 1938, la municipalité fait supprimer la fontaine-bassin du Champ de foire qui y était installée depuis le XIXe siècle.
Aujourd’hui, le Champ de foire, maintenant nommé place Aristide Briand, est transformé en un vaste emplacement de parking, tous ses arbres ayant été abattus à cette occasion. Une école maternelle a été construite derrière la Salle-des-Fêtes-Cinéma, et le Kiosque à musique toujours debout accueille encore l’Harmonie municipale, sauvée in extremis de la disparition, en 2015, à la suite de sa mise en liquidation judiciaire.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Le Champ de foire de L’Isle-sur-le-Doubs et son Kiosque à musique, aujourd'hui.(1/5) (2/5) (3/5) (4/5) (5/5)

L'Isle-sur-le-Doubs - La Salle des Fêtes.jpg
L'Isle-sur-le-Doubs - La Salle des Fêtes.jpg (136.99 Kio) Vu 542 fois
publié par Jean-Marc

18 août 1907 — Le Comice agricole de L’Isle-sur-le-Doubs qui se déroule sur le Champ de Foire se termine par un banquet donné dans la Halle aux grains, accompagné de la fanfare de M. Dormoy
— Le concours annuel du Comice agricole du canton de l'Isle-sur-le-Doubs, s'est tenu au chef-lieu, dimanche 18 courant.
Pour la première fois cette année, le comité du Comice avait spécialisé dans ce concours la race montbéliarde ; par le train de neuf heures, sont arrivée MM. les délégués du Herd Boock de cette race, venant se mettre à la disposition des éleveurs qui, possédant des animaux se rapprochant le plus de ladite race, jugeraient à propos de les présenter à l'inscription d'origine : trois taureaux appartenant à des propriétaires du canton, ont été admis à ce titre par cette commission spéciale et seront, en conséquence, prochainement immatriculés à la corne et à l'oreille.
Devant les halles, exposition habituelle de machines agricoles : battoirs à manège, herses, hache paille et concasseurs divers de la maison Japy frères et Cie, battoirs et tarares Millot, écrémeuse Villing, etc.
A onze heures, distribution en séance publique, des primes et médailles dans la salle 1e réunion de l'hôtel de ville.
A midi, banquet à la halle aux grains qui, à cette occasion, avait été superbement décorée. Le banquet a été très bien servi par le restaurateur Virot. (… discours)
Après ces quelques paroles, la fanfare a continué son concert, lequel a pris fin vers quatre heures et demie.
Avant de lever la séance, M. Meiner se faisant l'interprète de tous, a remercié les musiciens ainsi que leur chef, M. Dormoy, du concours empressé qu'ils ont prêté à cette réunion comitiale.

L'Isle-sur-le-Doubs - Place du Champ de Foire
Image

17 août 1924 — Concours du Comice agricole
— C’est le dimanche 17 août, qu'aura lieu le Comice agricole, à 8 heures du matin, dans notre commune. Un banquet auquel assisteront les dirigeants de l'office agricole et de nombreux parlementaires, suivra le concours et sera servi à midi à la Halle aux grains. Prix du repas, 12 francs. Se faire inscrire à la Mairie.

23 novembre 1924 — La musique municipale organise un bal dans la Salle des Fêtes lors de la Sainte-Cécile
— La Musique municipale fêtera sa patronne Sainte-Cécile le dimanche 23 novembre. Un banquet aura lieu à l’Hôtel Robert et y sont conviés tous les membres honoraires.
En cette circonstance, la musique donnera un bal Salle des fêtes à 20 heures.

5 juillet 1925 — Programme de l’inauguration du Kiosque à musique
— Dimanche 5 juillet, la musique municipale inaugurera officiellement son kiosque. A cette occasion, avec le concours de la société des Trompettes, et dès samedi soit, les fêtes commenceront par la retraite aux flambeaux. Dimanche, à 15 heures, place du Champ de Foire, concert, suivi de concours, courses, attractions diverses et fête foraine.
Nous sommes heureux de pouvoir communiquer le programme du concert :
1. Louis XIV, pas redoublé avec tambours et clairons, par Millot. — 2. Kermesse Walorme, scènes champêtres, par Delchevalerie. — 3. L’Arlésienne, en 3 suites, arrangée par Christol. — 4. Fantaisie sur Miss Heliett, arrangée par Boisson. — 5. L'Ange des concerts, grande valse, par Marsal. — 6. Paris-Belfort, avec tambours et clairons, par Farigoul.

5 juillet 1925 — Inauguration du kiosque par le chef de la musique municipale L’Isloise, M. Koller
— L'Isle-sur-le-Doubs. — Musique Municipale. — Comme nous l’annoncions dernièrement, l'inauguration du Kiosque a eu lieu dimanche après-midi.
Malgré le temps peu favorable une foule nombreuse était accourue et à 15 heures, le kiosque tout pavoisé et enguirlandé résonnait pour la première fois sous les accents du la « Marseillaise ». Après notre hymne national,
M. Koller, chef de musique, s’adresse à la municipalité :
Monsieur le Maire,
Messieurs les Conseillers municipaux,
J’ai l’honneur, en même temps que le grand plaisir de remettre à la municipalité de L’Isle, le kiosque que nous avons fait édifier.
Nous avons essayé de le rendre digne de notre cité, de ses habitants de la municipalité, toujours d’une générosité éclairée lorsqu’il s’agit du bien être et de l’agrément de tous.
En mon nom personnel et au nom de toute la musique, je remercie le Conseil municipal et toutes les personnes qui ont si largement contribué l’édification de ce beau kiosque.
M. le docteur Métoz, maire, répond en remerciant et en acceptant pour la ville le don qui lui était remis.
Après le concert qui était très bien exécuté, les jeux commencent, courses à pied, course à la grenouille, concours de grimaces etc...
A partir de 18 heures, manèges et bal animèrent le champ de foire jusqu'à une heure avancée de la nuit.

11 septembre 1926 — La fête patronale de L’Isle-sur-le-Doubs sur le champ de foire, concert au Kiosque à musique par la Musique municipale
— La Fête patronale. Déjà le mois de septembre est ébréché et voici la fête de notre petite ville. Depuis quelques jours, le champ de foire se couvre de nombreux manèges, cinéma, bal, tir, cirque, etc… Toutes les attractions sont du jour.
La Musique Municipale, se prépare à nous faire entendre quelques jolis morceaux dès samedi soir au kiosque.
Programme : Marche triomphale des Sports (L. Martin). — Mosaïque sur Faust (organisée par G. Morand). — Brindilles parfumées, polka (Turine). — L’Arlésienne, mazurka (Bizet). — Edelweiss, valse (Turine). — Lille en liesse, marche (Gadenne).

L'Isle-sur-le-Doubs - Place du Champ de Foire, l'Ecole de Garçons, la Salle des Fêtes et le Kiosque à musique — Le Champ de foire, la Halle aux Grains, la Salle des Fêtes et le Kiosque à musique
Image

17 septembre 1927 — Concert de la Fanfare d’Audincourt sur le Kiosque à l’occasion de la fête patronale de L’Isle-sur-le-Doubs. L’ami Dudu prend le relais des musiciens dans le banquet
— L’Isle-sur-le-Doubs : nos visiteurs. La fête patronale a été agrémentée par la visite de la Fanfare de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers d’Audincourt, qui avait choisi notre localité pour sa sortie annuelle.
A dix heures du matin, la Société défilait au son d'un pas redoublé et se rendait à l'Hôtel de Paris, où une délégation de la Fanfare de l'Isle l'attendait pour lui présenter ses sentiments de cordiales sympathies, et lui offrir un apéritif d’honneur.
A onze heures, après s’être inclinés devant le monument aux Morts, la Fanfare d'Audincourt se rendit au Kiosque, où M. Morfaux, premier adjoint, accompagné des membres du Conseil Municipal, vint saluer les musiciens au nom de la Municipalité, et en quelques paroles bien senties, les remercia de leur pensée généreuse pour les glorieux morts, et du beau programme annoncé.
Nombreuses sont les personnes qui se pressent place du Kiosque, pour entendre le programme suivant :
1. Louis XV, pas redoublé (trompettes et clairons), M. Millot. — 2. La Gerbe d’Or, pas redoublé, E. Sciupi. — 3. L’ouverture fantastique, A. Govaert. — 4. Algésiras, mazurka de concert, E. Sciupi. — 5. L’ombre, fantaisie sur l'Opéra de Ploton. A Planel. — 6. Salut au Président, pas redoublé. J. M. Champel.
Tous ces morceaux furent brillamment exécutés et très goûtés par les auditeurs qui ne ménagèrent pas leurs applaudissements au sous-chef conduisant avec art, en l'absence du chef retenu par un deuil récent, cette phalange d’artistes.
Deux gentilles jeunes filles offrirent alors au nom de la Municipalité et de la Fanfare de l’Isle, chacune une superbe gerbe de fleurs au chef, qui les remercia en les embrassant, pendant que les braves crépitent dans la foule.
A midi et quart, les musiciens partirent tambour battant au restaurant Vautherin, où un succulent déjeuner les attendait. Le repas fut des plus gais, et les membres de la fanfare de l’Isle, y assistant connue invités, contemplaient d'un œil d'envie cette société bien organisée, où l'ordre et la discipline sont encore respectés et suivis.
Au dessert, les chanteurs s’en donnèrent à cœur joie, jusqu'à l’ami Dudu qui fut dans l'obligation de passer les
27 couplets de « Lou Courbé et lou renaî », dont les refrains furent repris en chœur par les 60 convives.
Après un tour de fête, un bon dîner avec friture réunit à nouveau nos hôtes autour des tables du restaurant Vautherin. A onze heures du soir, gais et contents, ils s'embarquèrent dans les camions qui les avaient amenés, heureux d’avoir passé une bonne journée de sortie malgré la pluie maussade.

13 et 14 juillet 1928 — La fête nationale de L’Isle-sur-le-Doubs : concert sur le Kiosque et Jeux divers
— Vendredi 13 juillet. A 20 h. 45, salves d'artillerie ; retraite aux flambeaux par les sociétés locales : compagnie de Sapeurs-pompiers, Fanfare de trompettes, Société de P.M. « La L’Isloise ».
A 22 heures. — (A l’issue de la retraite) Grand Bal populaire gratuit Place du kiosque.
— Samedi 14 juillet. A 6 h. 30, réveil en fanfare, salve d’artillerie.
A 8 heures : distribution de viande aux indigents.
A 16 h. 30 : Réunion des sociétés locales devant les Halles. Défilé.
A 16 h. 45 : Place du Monument, remise solennelle de médailles militaires.
A 17 h. : Place du kiosque : remise de quatre plaquettes et diplomes de la Fondation Carnegie.
A 17 h. 30. — Place du champ de foire : Concert par la Fanfare des Trompettes ; Présentation de la Société de P.M. « La L’Isloise » ; Leçon d'Education physique. Course à la brouette, courses aux oeufs, sauts, lancement du Poids, Jeu du Mitron, Jeu de Ciseaux, concours de vélos fleuris.
A 18 h. 15 : Match de basket-ball entre les équipes I et II de la « L’Isloise ».
Le Soir. — Illumination des édifices communaux. Grand bal place du Champ de foire.

14 septembre 1930 — Fête patronale : attractions foraines et jeux sur le champ de foire
— De nombreuses attractions s’installent au Champ de foire pour la fête patronale de dimanche prochain : luges, manèges d’autos pour grands et pour petits, bals, tirs, chevaux de bois etc… Il ne manquera, certes, pas d’amusements pour divertir tout le monde.
De plus, cette année, la foire de septembre correspondra au lundi de la fête, ce qui ne manquera pas d’amener une grosse affluence de visiteurs ce jour-là.


14 septembre 1930 — Chaque mois, la foire de L'Isle-sur-le-Doubs se déroule sur le Champ-de-Foire
— La Foire de septembre. Attirée par le lendemain de la fête, une foule nombreuse envahissait dès le matin le Champ de foire. Forains habituels et choix important de matériel agricole. Bétail très abondant. Tout contribue à faire de cette foire une des plus importantes de l'année.
Le prix des bêtes de race bovine va en s’accentuant :
Vaches : 4.000 à 4.800 ; Génisses : 3.000 à 3.500 : Bœuf pour la boucherie : 650 à 670 les 100 kilos sur pied ; Veau : 9 francs le kilo sur pied ; Porc 5.25 à 5.50 le demi kilo net.
Au marché aux petits porcs la vente est faible mais les cours se maintiennent. On cote :
Porcelets de six semaines 530 francs à 600 francs la paire.
Porcelets de 3 à 4 mois : 680 à 800 francs la paire.
Aux Halles, les premières pommes de terre du pays font leur apparition et se vendent de 12 à 14 francs le double décalitre ; Blé 35 francs le demi décalitre.
Volailles. Poulets, 25 à 35 francs ; Poules, 20 à 25 francs ; Canards, 18 à 20 francs ; Oies, 45 à 50 francs ; Lapin, 7 francs le demi-kilo.

Une seule formation musicale attestée à L’Isle-sur-le-Doubs en 1909 : La Fanfare des Sapeurs-Pompiers, fondée en 1872, dirigée par M. Dormoy avec 38 exécutants.
Classement : 15.79%
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 2850
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

LITTRY-LES-MINES - Le Jardin Public
(CALVADOS)
Le premier puits d’extraction houiller foncé à Littry, en 1743, en précède l’ouverture d’une vingtaine d’autres répartis sur plus de dix fosses. Une de celle-ci, la Fosse de la Machine à Feu, exploitée de 1749 à 1760, se situe le long de la Grande route d’Isigny à Bayeux par la mine (future rue de Bayeux).
Contigu à cette fosse, la Direction des mines fait construire ses bâtiments administratifs dans un enclos disposant d’un vaste terrain. Une pompe, permettant d’extraire les eaux d’infiltration des différents puits, est installée dans un bâtiment situé au centre de l’Enclos de la Direction des Mines.
La pompe ayant été transférée par la suite, près des zones des nouveaux puits créés, le bâtiment de celle-ci est converti en 1803-1804, par l’adjonction d’une tour surmontée d’un clocheton, en une Chapelle que les lystriens du Bourg de la Mine appelaient de leurs vœux depuis fort longtemps, l’église principale étant située à près de trois kilomètres de distance.

Littry-les-Mines - La Chapelle vue de la Place du Marché — Place de l'ancienne Direction des Mines et la Chapelle de la Mine
Image

Le Bourg de la Mine s’étant considérablement développé avec l’arrivée de nombreux ouvriers, et l’installation d’artisans de toute espèce, d’horlogers, de charrons, de maréchaux, d’épiciers, d’un pharmacien, d’aubergistes, de cafetiers, de marchands de denrées et comestibles sans oublier un notaire et le vicaire attaché à la Chapelle, la municipalité y constate l’absence d’un Marché devenu indispensable.
Aussi, le 30 mai 1822, Philippe Guillaume Lance (1769-1852), maire de Littry de 1821 à 1827 puis de 1834 à 1852, Directeur des mines de 1836 à 1852 (à la suite de Pierre-Olivier Noël de 1784 à 1836), sollicite-t-il le ministre de l’intérieur et le sous-préfet du Calvados, afin d’obtenir l’autorisation d’implanter un
Marché de grains, de comestibles, d’autres denrées et de bestiaux qui se tiendrait le jeudi de chaque semaine.
L’emplacement envisagé pour cette installation est situé aux abords de la Fosse de la machine à feu à présent inexploitée et bientôt recomblée, le long de l’Enclos de la Direction des Mines, près du Carrefour des Mines : le terrain guigné par la municipalité appartient aux dames Gouesmel et Savari qui possèdent 9 perches de terres labourables, closes de haies et de fossés, faisant angle aigu dont le sommet touche au Carrefour des Mines, les côtés bordent au couchant la Grande route de Balleroy, au Levant la rue des Ecoles et la base longe les propriétés des sieurs Gournai et André.
Seul problème à ce projet : l’absence de trésorerie de la municipalité pour son financement. Qu’à cela ne tienne ! La Direction des Mines, grand seigneur, propose d’acquérir les terrains Gouesmel-Savari et d’avancer les sommes pour l’installation du marché ; les Mines s’engagent à en rétrocéder la propriété à la Commune, dès que ses finances le permettront.
Cette acquisition a lieu devant notaire le 8 septembre 1822.

Plan du Bourg de Littry-les-Mines en 1824
Image

Par ordonnance royale du 23 juin 1823, la commune de Littry obtient l’autorisation d’installer son marché sur l’emplacement que la direction des mines vient d’acheter, faisant face à la Chapelle du bourg. Le terrain une fois déblayé, nivelé et aplani, une halle et un bureau des poids et mesures y sont construits et l’inauguration de la Place du Marché a lieu le 2 octobre 1823.
Sept loges boutiques destinées aux premiers besoins du marché sont aménagées en 1824 sur la
Berne des Ecoles, avec adossement au mur de clôture de l’enclos de la Direction des Mines, avec l’autorisation de cette dernière.
Et comme l’avait promis la Direction des Mines, celle-ci rétrocède la Place du Marché à la commune, par délibération du conseil municipal du 26 juin 1925, moyennant le remboursement des sommes que ladite Direction a engagées depuis 1822, à savoir 1954 frs 38 et 541 frs 41. La cession par elle-même est évaluée à 125 francs en tout et pour tout.
Une bonne affaire tout de même pour l’acquisition de 9 perches de terrain !

Littry-les-Mines - Le foirail de la place du Marché — Marché de la Mine le jour du Concours (cliché Babs, Cparama)
Image

La Société Philharmonique de Littry, fondée dès 1828, est la plus ancienne des formations lystriennes connues. Comptant jusqu’à 60 musiciens, elle se fait entendre à chacune des foires mensuelles et lors des festivités organisées dont l’inévitable Sainte-Barbe du deuxième dimanche de mai, la louerie des domestiques du second jeudi de juillet et la fête de Saint-Germain de la première semaine août.

Après un siècle d’exploitation intensive, les ressources minières de Littry sont épuisées et la Compagnie des mines dont le siège se trouve rue Saint-Honoré à Paris, dirige, à partir de 1840, l’extraction du bassin de Fumichon sur La Folie et Saint-Martin-de-Blagny, communes limitrophes de Littry.
Alors que la production des années 1830 s’élevait à 50.000 tonnes par an, celle-ci passe, sur le site de Fumichon, à 12.000 tonnes en moyenne dans les années 1860. La situation ne faisant que se dégrader (1876 11.903 tonnes ; 1877 : 18.970 tonnes ; 1878 : 5.871 tonnes ; 1879 : 5.317 tonnes ; 1880 : 4.445 tonnes), les mines sont abandonnées et la Compagnie des Mines de Littry, présidée par M. Pottier, est mise en liquidation. Son dernier directeur d’exploitation, Octave Tarnier aura dirigé l’exploitation de 1855 à 1880.
L’affaire proposée à la vente sur licitation pour le 29 mai 1880, au prix de 250.000 francs, n’ayant pas trouvé preneur, une seconde adjudication est placardée dans de nombreux journaux en juin, annonçant la vente à un prix réduit à 80.000 francs pour le mois suivant.
C’est le sieur Frédéric-Armand Rouxeville, treillageur et fabricant de châssis, demeurant 50 rue Crozatier à Paris, qui s’empare finalement des Houilles de Littry, de la concession, de l’ensemble des terrains, des bâtiments et du matériel d’exploitation.

Littry-les-Mines - Annonces foire annuelle de la Sainte-Barbe 24 mai 1843 — Vente sur licitation des terrains, bâtiments et matériels d’exploitation des mines de Littry du 29 mai 1880 — Nouvelle tentative de vente à prix réduit en juillet 1880 (annonce du 22 juin 1880)
Image

Rouxeville, qui renonce à relancer l’exploitation minière, commence aussitôt le dépeçage en règle des bâtiments qu’il vient d’acquérir, afin d’en récupérer les matériaux, notamment sur la Chapelle.
Charles Laloë, maire de 1862 à 1900, s’émeut de cette situation et, ayant toujours en vue la perspective d’accroître la superficie de la Place de son marché-foirail — jusqu’alors, afin de satisfaire aux nombreuses et imposantes foires aux bestiaux et loueries, la municipalité est contrainte de prendre en location un herbage d’un hectare situé à cinq cents mètres de la Place du Marché —, entame des négociations le 15 février 1882 auprès de Rouxeville, dans le but d’acquérir l’emplacement et les bâtiments de l’ancienne Direction des Mines.
Le Conseil municipal qui rechigne à débourser les 55.000 francs que Rouxeville exige, finit par accepter le 7 avril 1882, grâce à la promesse du baron Henri Gérard, député du Calvados, de participer pour 5.000 francs à cette acquisition. La cession a lieu à effet du 1er mai 1882. (1)
La municipalité acquiert ainsi les lots cadastrés n° 716 à 721, d’une contenance d’un hectare 36 ares et 30 centiares, incluant les Bâtiments de l’ancienne Direction, le Jardin de ladite direction et ses grilles et la Chapelle délabrée dont on a commencé à soustraire
bois, blocs de pierre, cloche et horloge. Rouxeville se réserve toutefois la propriété de la pompe du jardin avec son ange, des bancs et échelles du jardin, de la serre et des barrières et grilles du jardin, lesquelles sont celles qui ferment la cour d’honneur.
Dès cette acquisition, la municipalité fait procéder à l’agrandissement de la place du marché ; un premier devis de 5.000 francs est dressé, le 6 juillet 1882, pour ces travaux et pour la réfection de l’entrée de la Chapelle.

L’ancien jardin de la direction qui est entretenu depuis 1869 par René Capel, va être, sans engager trop de frais communaux, transformé en jardin public. En 1891, le conseil municipal se fend de l’installation d’un bassin pour 72 francs 50 et, à partir de cette date, la municipalité consacre, chaque année, pour l’entretien dudit jardin, une somme de 100 francs, réduisant même celle-ci à 50 francs en 1897, puis 40 francs en 1903…

Littry-les-Mines - Place de l'ancienne Direction des Mines et la Chapelle, vue depuis le Jardin Public. (la place visible sur ce cliché sera affectée à la construction de la nouvelle chapelle)
Image

Le 1er octobre 1903, le Conseil municipal, dirigé à présent par Edmond Dillée (1852-1920), maire de 1900 à 1920, décide, toujours dans le but d’agrandir la place du Marché, que la Chapelle qui obstrue ledit marché, sera démolie et reconstruite, par voie d’adjudication. La nouvelle Chapelle, sera érigée sur la place de la Direction, le long du Jardin Public, permettant de dégager un large parvis nécessaire pour les foires et marchés.
Le 29 juin 1904, l’architecte Aristide-Marie Bessèche présente ses plans et devis au conseil municipal ; le chiffrage des travaux à réaliser est arrêté à 34.160 francs. Le financement sera assuré par une souscription des habitants pour 6.323 francs, de M. Aimé Labbey pour 12.000 francs, du baron Gérard pour 3.000 francs, de divers autres pour 1.725 francs et du conseil municipal pour 10.000 francs. Le solde manquant de 1.112 devra être comblé par la baisse du prix de l’adjudication des travaux et par la vente des matériaux récupérés lors de la démolition de l’ancienne chapelle.

Littry-les-Mines - L’ancienne Chapelle de la Mine et la Place du Marché ; au fond, le Jardin public et l’emplacement de la future Chapelle — La place du Marché et la nouvelle Chapelle après suppression de l’ancienne
Image

La nouvelle Chapelle des Mines est inaugurée en 1906 et aussitôt, une adjudication est lancée, le 9 janvier 1907, pour procéder à la démolition de l’ancienne. Le sieur Vinard en est chargé, moyennant 540 francs, et les matériaux récupérés sur cette destruction seront vendus 1549 francs.
Curieusement le traitement du curé de la Chapelle, Armand Lemasquerier, d’un montant annuel de 400 francs, sera, pendant des années, maquillé sous le titre de
binage de la chapelle dans les comptes du conseil municipal, selon le souhait exprimé lors de la séance municipale du 6 juin 1906.

Les bâtiments de l’ancienne Direction des mines, devenus locaux municipaux, sont, pour la plupart loués à des particuliers, l’un d’eux est notamment affecté au Bureau des Postes et Télégraphes en 1906, le long de la travée menant au Jardin public et à la Chapelle.

Littry-les-Mines - La Chapelle, le Jardin public et le bureau des Postes et télégraphes — La nouvelle Chapelle et le Jardin public
Image

Les sommes consacrées à l’entretien du Jardin public, de 1908 à 1910, toujours dérisoires (cent francs par an), et la décision prise par le conseil municipal du 1er avril 1910, d’engager un Jardinier rémunéré à la journée, le temps nécessaire aux tâches à effectuer, ne permettent cependant pas de faire des miracles. René Capel, toujours responsable de cet entretien depuis plus de cinquante ans, est aidé par son fils Emile, fleuriste, lequel est chargé le 7 mars 1911, de fournir les plantes nécessaires pour le Jardin Public ; mais cela n’empêche pas la Société d’horticulture de Cherbourg, dans un article qu’elle consacre en 1913 au Jardin public de Littry, de faire quelques commentaires peu amènes :
A 14 heures, nous remontâmes en voiture, et en route pour Littry où nous avons visité ce que l'on appelle le jardin public. Ce jardin, de peu d’importance, comme d'ailleurs la localité dont il dépend, ne présente rien de remarquable autre qu’il est entretenu depuis 54 ans par un brave homme, M. Capel René, qui, malgré son grand âge, apporte le plus grand dévouement à l'accomplissement de sa tâche.
Le jury lui a accordé la note 4 ou « bien » en récompense de sa qualité de vieux et dévoué serviteur. A côté de ce jardin, se trouve celui du fils de Capel, qui se présente comme horticulteur.

Le Kiosque à musique du Jardin Public
En dépit de cette critique, le Jardin public accueille régulièrement les concerts organisés par Société Philharmonique, dirigée depuis 1893 par Auguste Le Coustey, lequel sera encore à sa tête lors du centenaire de cette phalange en 1928.
On ne connaît pas précisément la date à laquelle le
Kiosque à musique de Littry est construit dans le Jardin Public, les registres du conseil municipalité n’en faisant mention à aucun moment. On peut tout au plus, au vu de l’unique cliché ancien le représentant, situer son édification vers 1920-1925.
De forme octogonale, sa structure est en bois et sa toiture est recouverte d’ardoises. Il a ultérieurement été reconstruit avec un soubassement en pierre.


Le monument aux morts de 1914-1918
Il nous faut dire un mot d’Aimé Labbey (1845-1919), lystriens, installé comme négociant en soiries à Paris, demeurant au 86 bld Malesherbes et devenu un mécène pour sa ville natale. Nous avons déjà parlé ci-devant de sa généreuse participation à la reconstruction d’une nouvelle chapelle. Le 29 janvier 1917, il dresse son testament holographe, déposé en l’étude de Maître Albert Père, notaire à Paris, contenant un legs rédigé en ces termes :
« Je donne et lègue à la Commune de Littry une somme de cent mille francs et une somme de cinquante mille francs, cette dernière somme devra être affectée à un monument aux morts de la guerre de mille neuf cent quatorze, les noms devront être gravés dans la pierre. »
Aimé Labbey étant décédé le 6 août 1919, le conseil municipal décide, dès le 5 novembre que le futur monument aux morts, en partie financé par le legs de M. Labbey, sera édifié sur la Place de la Mine, sur le parvis de la Chapelle. Le sculpteur Auguste Maillard (1864-1944) signe un marché avec la municipalité, le 18 juin 1920, pour créer une œuvre monumentale en bronze, pour 35.000 francs : la fonte sera réalisée par Eugène Rudier. L’entreprise Brault se charge du soubassement et du socle pour 19.013 frs. 15 ; la maçonnerie et la pose est réalisée par l’entreprise Martin pour 4.182 frs. 67 sous la surveillance de l’architecte Xavier-Désiré Tranchefort (1869-1927), moyennant 1.230 frs. 79. Le coût total du monument s’élève à 65.284 frs 51 et la souscription publique à 11.581 francs.
L’inauguration de celui-ci a lieu le 21 août 1921.
Une grille de protection est installée, moyennant 2.554 francs, le 24 février 1922.

Le buste d’Aimé Labbey
La famille Labbey ayant offert, le 7 juin 1922, à la mairie de Littry, le buste d’Aimé Labbey, réalisé par le sculpteur E. Fournier, le Conseil municipal décide, le 18 octobre, d’ériger cette sculpture dans le Jardin Public. Un piédestal est commandé dont le coût s’élève à 3.176 frs 61.
Le monument est inauguré le 19 août 1923.

Littry-les-Mines - Le Monument aux morts, la Chapelle des mines et le Jardin Public — Buste d'Aimé Labbey dans le Jardin Public
Image

Lors de la séance du conseil municipal du 13 novembre 1925, Emile Capel (le fils) qui est adjudicataire de l’entretien du Jardin Public et du monument, demande une augmentation ; celle-ci est très mal accueillie, puisque le sieur Capel a déjà obtenu une augmentation rétroactive à compter du 1er janvier 1925 ; aussi, le conseil municipal décide de rechercher un nouvel adjudicataire pour le 1er janvier 1926.
En 1925, la rémunération annuelle pour ce service est de 400 francs, alors qu’un jardinier perçoit, dans le même temps, pour les années 1925 et 1926, un traitement annuel de 3.600 francs.
Finalement, le 12 octobre 1927, le conseil municipal décide qu’Emile Capel continuera l’entretien pour le même prix, 400 francs, et qu’il devra, en outre, fournir à l’école dentellière,
quelques fleurs pour l’entretien des parterres.

Le 23 janvier 1969, les communes de Littry et du Molay fusionnent pour former Le Molay-Littry.
Le monument aux morts a été transféré du parvis de la chapelle pour être placé à l’arrière de celle-ci, à l’entrée du Jardin public, dans les années 1960.
La Chapelle est toujours existante aujourd’hui tout comme le Jardin public et son Kiosque à musique. Le bureau des Postes a été déménagé dans de nouveaux locaux, routes de Tournières, en 1941.
En 2016, une aire de jeux pour enfants a été aménagée dans le Jardin public avec un groupe de balançoires, une nacelle, un gyrostat, un ressort et un tape-cul.
La Société Philharmonique des Mines de Littry, bientôt bicentenaire, est toujours active.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Jardin public de Littry-les-Mines et son Kiosque à musique, aujourd'hui. (1/6) (2/6) (3/6) (4/6) (5/6) (6/6)

Littry-les-Mines - Le Jardin Public.jpg
Littry-les-Mines - Le Jardin Public.jpg (218.73 Kio) Vu 517 fois
publié par Jean-Marc

8 mai 1842 — Fête de Sainte-Barbe à Littry
— Fête de Littry. Dimanche dernier a eu lieu la fête de la Sainte-Barbe, le temps quoique incertain, n’avait point empêché les habitants de Bayeux, de Saint-Lo et surtout des bourgs de Balleroy, Trévières, Cerisy et de Tilly-sur-Seulles de s’y rendre. — Dès le matin, toutes les maisons étaient pavoisées des couleurs nationales. La grand’messe a été célébrée par M. Michel, grand vicaire, assisté de M. le curé de la Cathédrale. — Tous les plaisirs s’étaient donné rendez-vous : manège, jongleurs indiens, etc. ; mât de cocagne où les mineurs de l’endroit ont, avec une étonnante agilité, enlevé les prix. — Cette réunion champêtre s’est terminée par des danses, un feu d’artifice et une illumination générale.

9 mai 1869 — Assemblée de la Sainte-Barbe. Une estrade est montée pour le concert de la musique
— Le maire de la commune de Littry informe le public que la belle assemblée dite Sainte-Barbe, qui se tient chaque année au Bourg des Mines aura lieu le dimanche 9 mai prochain. Programme :
A 8 heures du matin, messe militaire ;
A 4 heures d’après-midi, course aux ânes, parcours 1kilomètre aller et retour.
1er prix 15 francs ; 2e prix 10 francs ; 3e prix 5 francs.
Immédiatement après, exercice du Mât de Cocagne ;
Il y aura ensuite différentes variétés d’amusements pendant lesquels on entendra la musique du lieu, qui comme d’usage, sera placée sur une estrade au milieu de l’assemblée.
A la fin du jour, un feu d’artifice des plus variés sera tiré sur la place, par le sieur Le Bas ;
Le soir, grande illumination aux lanyernes vénitiennes et aux verres de couleur.
La foire qui se tient au même lieu chaque année, aura lieu le jeudi 27 mai courant.
Le Maire, Laloë.

8 juillet 1880 — Louerie de domestiques
— Le Maire de la commune de Littry informe le public que la Louerie de domestiques établie annuellement à Littry, au bourg des mines, le deuxième jeudi de juillet se tiendra cette année le jeudi 8juillet prochain.
En raison de l’importance de la Louerie et afin d'éviter l'encombrement sur les places et dans les routes, le marché aux bestiaux se tiendra dans le même emplacement de la foire du dernier jeudi de mai, et par dérogation aux arrêtés existants, la vente aura lieu aux heures suivantes :
A 6 heures du matin, pour les veaux de lait et les vaches de toutes espèces, et à 6 heures et demie pour les porcs et les moutons.
Littry, le 15 juin 1880, Charles Laloë.


29 mai 1892 — Assemblée Sainte-Barbe à Littry ; concert de la Société Philharmonique place de la mairie (place du marché)
— Assemblée Sainte. Littry. Cette assemblée, une des plus belles et des plus suivies des environs, se tiendra au bourg de la Mine, le dimanche 29 Mai prochain. Programme de cette fête :
Messe et vêpres en musique, à la Chapelle.
De 4 heures à 5 heures ½ du soir, l'excellente Société Philharmonique de Littry exécutera, sur la place de la Mairie, les morceaux suivants de son répertoire :
1° Allegro militaire. Mullot. — 2° Stéphanie, gavotte. Gibulka. — 3° La première pomme, mazurka. Bléger. — 4° Fantaisie, polka. X. — 5° Général Hoche, marche. Kling. — 6° Le Moulin, quadrille. X.
A 6 heures, Mât de cocagne, baptême du tropique, baiser de la tuile, casse-cou, etc.
Au défaut du jour, il sera tiré un Feu d'artifice très varié qui sera suivi d’une retraite aux flambeaux et aux lanternes vénitiennes.
Il ne sera perçu aucun droit de terrage.


26 mai 1895 — Concert de la Sainte-Barbe place de la mairie (place du marché)
— Assemblée Sainte-Barbe. Le dimanche 26 mai prochain. — Programme :
Le samedi 25, l‘annonce en sera faite par des salves d'artillerie.
Le dimanche 26, nouvelles salves. — A 10 heures, messe à la chapelle, avec le concours de la Société Philharmonique el de l’Union Chorale ; à 3 heures, vêpres en musique.
Immédiatement après les vêpres, amusements variés : Régates, mât de cocagne, baptême-du tropique, pêche en Californie, lanterne de Diogène, baiser de la tuile, casse-cou, etc...
A 5 h. ½, concert sur la place de la Mairie, par la Société Philharmonique.
1° Le Grondeur, allegro. Gurtner. — 2° Ouverture fantastique. Govaert. — 3° Theresen, valse. Carl Faust. — 4° Retsiem, fantaisie. Meister. — 5° Marche indienne. Sellenick.
Le soir, illumination de la Mairie, et tir d'un brillant feu d’artifice ; retraite aux flambeaux avec le concours de la musique.
Les habitants du bourg de la Mine sont instamment priés de pavoiser et d'illuminer.
Il est rappelé que le jour de la fête Sainte-Barbe, il n'est perçu aucun droit de terrage pour les cirques, curiosités, tirs, loteries et jeux autorisés.


4 août 1895 — La fête Saint-Germain à Littry (fête patronale)
— La fête Saint-Germain. Décidément à Littry l’on s'amuse : le 28 juillet, c’était une kermesse ; le 4 août, c’était la fête patronale.
L‘Union Chorale a rivalisé d'entrain avec la Société Philharmonique pour donner le plus d‘éclat possible à cette réjouissance.
Quoique la pluie soit venue interrompre le feu d’artifice, la journée s’est très bien passée et à la sortie du banquet présidé par M. Laloë, maire, qui malgré son grand âge est toujours solide au poste, chacun se disait à l‘année prochaine.
L’Union Chorale sous la direction de M. Le Coustey, a chanté à la messe et aux vêpres avec on ne peut plus de justesse ; un O Salutaris pour baryton et mezzo soprano a été fort gouté du public.
Deux charmantes quêteuses, Mlles Jeanne de Beaumorel el Hélène Ledent, conduites par MM. Fleuret et Lemoigne, ont fait la part des pauvres.
L’après-midi, la foule se pressait aux jeux et amusements : Pensez donc des régates à Littry !
Mais le clou de la fête était certainement le concert donné par la Société Philharmonique, sous l'habile direction de son chef ; elle n’a pas faibli à sa réputation et le second morceau qu’elle a exécuté, la Couronne d’or, nous a permis d’entendre un soliste de premier ordre, M. Poidevin, dont l’autre dimanche nous avions déjà constaté le talent d‘organisateur.
En somme, jolie fête, beaucoup de monde, de gaîté et d'entrain.


31 juillet 1898 — Concert de la Société philharmonique lors de la fête patronale Saint-Germain à Littry
— A l’issue des vêpres qui auront lieu à 3 heures et demie, concert par la Société Philharmonique sur l’emplacement où se tiendra la fête :
1. Allegro de Concert. X. — 2. Ouverture fantastique. Govaert. — 3. Les cloches de Corneville, Planquette. — 4. La berceuse de Jocelyn. Godard. — 5. Sélection sur les motifs. Mendelssohm. — 6. Champagne, polka chantée. Tourneur.


5 juillet 1903 — La Société Philharmonique de Littry remporte quelques beaux succès au concours musical malouin
— Concours musical de Saint-Malo du 5 juillet 1903 : la Société Philharmonique de Littry et ses 60 exécutants, classés en 2e division, 1e section, remporte le 1er prix ascendant, avec palme de vermeil et félicitations du jury en lecture à vue et en exécution. Elle obtient un 1er prix au concours d’honneur avec une prime de 200 francs.

23 mai 1906 — Les foires de Littry sont tout sauf insignifiantes ou négligeables !
— La foire de la Mine. A la foire qui a eu lieu jeudi dernier, il a été amené 712 bêtes à cornes, 180 veaux gras, 170 porcs gras, 20 taureaux, 200 petits porcs en cage, 15 chevaux, 10 ânes. Au total 1.307.

21 août 1921 — Inauguration du monument aux morts
— L’inauguration du monument aux enfants de Littry morts pour la Patrie aura lieu le dimanche 21 août courant. A 9 h. 30, réception à la mairie des autorités et des invités. A 10 h., à l’église, service funèbre avec le concours de la Société Philharmonique de Littry et la subdivision des Sapeurs-Pompiers. A 12 h. 30, à l’Hôtel-de-Ville, banquet par souscription.
A 15 h.30, remise du drapeau offert par la municipalité à la Section des mutilés et anciens combattants de Littry et de médailles d’honneur aux sapeurs-pompiers.
A 16 heures, Inauguration du monument ; pendant l'inauguration, la Société Philharmonique donnera l’audition des morceaux suivants :
Mors et Vita, Gounod. — Marche funèbre, Chopin. — Invocation, X. Leroux. — Grande Marche triomphale, Vanremoorlel. — La Victoire ou la Mort, Chomel. — La Marseillaise.


11 novembre 1921 — Fête de l’armistice à Littry : Bal et cortège au monument
— Pour fêter l'anniversaire de l'armistice, la Société Philharmonique de Littry organise un bal public le vendredi 11 novembre sous la halle, à 8 heures du soir. Entrée, 3 fr. 50 par personne.
A l'occasion de l'anniversaire de l'armistice, la section des mutilés et anciens combattants de Littry se rendra en cortège le dimanche 13 courant, déposer une couronne au monument des morts de la grande guerre.

Littry-les-Mines - Le monument aux morts et la Chapelle — Le Monument sur la Place du Marché
Image

2 juillet 1922 — Grand concert dans le jardin public de Littry
— Un grand concert, organisé par la Société Philharmonique, sera donné le dimanche 2 Juillet, dans le jardin public de Littry, à 14 h. 30, avec le concours de M. Charles Lemaitre, poète-chansonnier normand, M. Marcel Ducour, comique, M. Henri Gosselin. Monologuiste. Le piano d'accompagnement sera tenu par M. L. Marie.
Une quête sera faite au profit de la caisse des écoles. Prix des places 5 frs. par personne.
Gratuit pour les membres honoraires. On trouve des billets chez M. Asselot, bijoutier.

3 décembre 1922 — Concert de la Société Philharmonique de Littry dans la Chapelle de la Mine
— La société Philharmonique de Littry célébrera la fête Sainte-Cécile le dimanche 3 décembre à la messe de 10 h. 30, à la chapelle de la Mine. Elle donnera l'audition des morceaux suivants :
Adagio, symphonie pathétique. Beethoven. — Le Rocher fantôme, ouverture. Staz. — Mélodie religieuse. A. Le Coustey. — Marche originale. Maquet.


19 août 1923 — Inauguration du buste d’Aimé Labbey dans le Jardin public
— Dimanche 19 août grande fête organisée par la municipalité et la Société des Mutilés de Littry.
Programme : A 13 h. 30, salves d'artillerie ; à 14 heures, courses de bicyclettes, réservées aux amateurs de Littry et des communes limitrophes ; à 15 h. 30, concours et défilé de voitures fleuries. Tous les genres de véhicules sont admis à concourir ; formation du cortège, à l'entrée du bourg de la Mine, route de Balleroy ; à 17 heures, inauguration du buste de M. Labbey au Jardin Public : grand concert par la Société Philharmonique de Littry ; remise des médailles de la Famille Française ; distribution des prix aux lauréats de la fête fleurie et des courses de bicyclettes.
Le soir, à 21 heures, grande fête de nuit au Jardin Public ; bal à grand orchestre ; illuminations du Jardin. Entrée, 1 franc par personne.
Pendant cette fête, quêtes au profit de la Caisse des Mutilés. Les habitants sont invités à pavoiser et illuminer.


Littry-les-Mines - Buste d'Aimé Labbey dans le Jardin public — Le Jardin public, buste de Labbey et la Chapelle de la mine
Image

9 septembre 1923 — Fête de nuit au Jardin public, concert de la Philharmonie
— Le Dimanche 9 Septembre, à 8 heures ½ du soir, aura lieu au Jardin public, une grande fête de nuit organisée par la Société Philharmonique avec le concours de Mlle Nelly, cantatrice, M. Paul Pouchain, baryton, M. Marcel Ducour, comique. Programme :
1e partie : La Poupée, ouverture, par la Société. — J’ai dit qu'c'était moi, chansonnette, par M. Ducour. — J’oublierai, romance, par M. Pouchain. — Grande fantaisie concertante, par la Société. — C'est mon ami, romance, par Mlle Nelly. — Dis-moi quel est ton pays, M. Pouchain accompagné par la Société. — Merle et Pinson, polka pour piston et bugle, par la Société (solistes MM. Fallue et Leprunier).
2e partie : Thérésen, valse, par la Société. — Fantaisie sur Faust, Mlle Nelly et M. Pouchain accompagnés par la Société. — La journée de repos, chansonnette, par M. Ducour. — Sérénade orientale, par la Société. — Ecoute mon cœur, romance, par M. Pouchain. — La poupée et le pantin, par Mlle Nelly. — Retraite finale, par la Société.
Après le concert, bal à grand orchestre. Prix des places, 3 fr. par personne.
Illumination du jardin, buvette.


22 juin 1924 — Fête de nuit au Jardin public
— Le grand concert organisé par la Société Philharmonique de Littry, offert à ses membres honoraires, aura lieu demain dimanche 22 juin, à 21 heures 30 précises, au Jardin public, avec le concours de Mlle Jeanne Mallard, cantatrice ; Mlles G. Ducour et O. Hubert ; MM. P. Pouchain, baryton ; Gosselin, monologuiste ; J. Ducour. Comique ; Léonce Marie, pianiste.
Quête entre les deux parties du concert, par Françoise et Havard.
Ouverture des portes à 21 heures. Illumination du Jardin. Buvette.
Les personnes qui ne sont pas membres honoraires pourront entrer dans le Jardin public moyennant un droit d'entrée de 1 fr. Des places pourront leur être réserves moyennant le prix total de 5 francs.


20 mai 1928 — Concert au Jardin public pour la fête de la Sainte-Barbe
— Littry. La fête Sainte-Barbe aura lieu le dimanche 20 mai.
A 10 h. 30 messe en musique à la chapelle avec le concours de la Société Philharmonique et des sapeurs-pompiers. — A 14 h. 30 vêpres. Grande kermesse. — A 15 heures course de bicyclettes. — A 15 h. 30 course de chevaux attelés. — A 16 heures distribution de jouets et friandises aux enfants de la commune, de 10 ans et au-dessous.
A 17 h. 30 concert au Jardin public par la Société philharmonique ; le soir, illuminations.
Retraite aux flambeaux avec la participation de la Société Philharmonique.
A 10 h. 30 feu d'artifice.


3 juin 1928 — Programme des fêtes du Centenaire de la Philharmonie de Littry
— Fêtes du centenaire de la société Philharmonique de Littry. Le dimanche 3 juin, une grande fête sera organisée par la municipalité et le Comité des fêtes de Littry, sous la présidence d’honneur de M. Noël, préfet de Bayeux ; M. Clériste, président de la Fédération musicale de France, et de M. le docteur Verney, maire de Littry. En voici le programme :
A 9 heures, village des Petits-Carreaux, réunion de la Société Philharmonique.
A 10 heures, à l'église de Littry, messe en musique avec le concours de la Société Philharmonique.
A midi, banquet par souscription (prix : 22 francs). Se faire inscrire à la mairie jusqu’au 27 mai.
A 14 heures, village des Petits-Carreaux, réception de la Fanfare et du groupe de la section féminine « La Saint-Loise », défilé.
A 14 h. 45, à la mairie, réception de l'harmonie La Fraternelle de Caen.
A 15 heures défilé par la fanfare Saint-Loise.
A 16 heures, au Jardin public, Grand concert par l'harmonie La Fraternelle ; entrée 2 francs par personne (2 billets de participation donneront droit à une entrée).
A 17 h. 30, danses par la section féminine.
A 19 heures, banquet offert aux Sociétés. Le soir : Illumination générale, brillante fête de nuit.
A 21 heures, au Jardin public, grand concert par La Fraternelle (entrée, 2 francs).
A 22 h. 30, danses par la Section féminine avec projections lumineuses.
A minuit Retraite aux flambeaux par la fanfare de la « Saint-Loise ».
A l'issue de la retraite, grand bal populaire avec le concours de l'orchestre de la Société philharmonique.
Les habitants sont priés de décorer et illuminer leurs maisons.
Concours de maisons décorées et d'arcs de triomphe. Nombreux prix.

3 juin 1928 — Compte rendu de la Fête du centenaire de la Philharmonique
— Les Fêtes du Centenaire de la Société Philharmonique. Favorisées par un temps splendide, ces fêtes organisées par la municipalité et le Comité des fêtes, à l'occasion du centenaire de la Société Philharmonique, ont été très réussies. Le coquet bourg des Mines avait revêtu sa parure des grands jours de fête, les décorations des maisons rivalisaient de bon goût. Nombreux étaient les promeneurs venus de tous les coins de l'arrondissement.
Le matin, à l'église de Littry, la Société Philharmonique donna un fort joli programme.
A l'issue de la messe, un banquet réunissait les invités et musiciens dans une des salles de l'Hôtel de Ville. Plusieurs discours furent prononcés et un superbe souvenir fut remis à M. Le Coustey, qui depuis 35 ans, dirige la Société Philharmonique.
La Fraternelle de Caen prêtait son concours : elle donna deux superbes concerts au jardin public qui furent très appréciés. La fanfare et un groupe de la section féminine de la Saint-Loise participaient également à la fête et obtinrent un très gros succès.
Deux artistes du Trianon Lyrique, Mlle Jeanne Mallard, soprano, et M. Verger, ténor, accompagnés par un orchestre, se firent entendre l'après-midi et le soir sur la place du Marché, et charmèrent la foule qui se pressait compacte sur la vaste place.
Très goûtées furent les danses avec projections lumineuses exécutées par la section féminine Saint-Loise.
Une retraite aux flambeaux par la fanfare, et un bal par la Société Philharmonique clôturèrent cette belle journée tout à l'honneur de la municipalité et de l'actif Comité des fêtes que nous félicitons.

Littry-les-Mines - Fête du centenaire de la Société Philharmonique de Littry devant la Chapelle, 3 juin 1928 — La Chapelle et le Jardin public
Image

12 juillet 1928 — La Louerie de domestiques à Littry
— La grande louerie de domestiques aura lieu, cette année, le jeudi 12 juillet, à 8 heures du matin (heure légale). Il ne sera rien dérogé aux heures habituelles du marché.
L'après-midi, attractions, théâtre, cirque, carrousel, tirs, loteries, etc.

5 août 1928 — La fête Saint-Germain à Littry
— La Fête Saint-Germain. Cette fête, qui se tient chaque année, au bourg de Littry, aura lieu le dimanche 5 août.
A 10 h. 30 Grand'messe en musique avec le concours de la Société Philharmonique et de la subdivision des sapeurs-pompiers. — A 15 heures, vêpres en musique.
A 16 heures, concert par la Philharmonique.
A 17 heures, courses aux ânes. — A 17 h. 30, jeux de Pots. — A 18 heures, courses aux chaises (à bicyclette). — A 18 heures 30, courses cyclistes.
Fête foraine, carrousel, attractions.
A 19 heures, banquet par souscription. Illuminations.
A 22 heures, retraite aux flambeaux, feu d'artifice, bal champêtre.

14 juillet 1931 — Concert prévu au jardin public, exécuté sous les halles, à l’occasion de la Fête nationale
— Littry-les- Mines. La fête nationale a été contrariée par une pluie diluvienne. Le matin une course de bicyclettes (17 concurrents), fut disputée sur un parcours de 60 kilomètres.
Les attractions de l'après-midi n'eurent pas lieu à cause du mauvais temps.
A 18 h., le concert par la philharmonie de Littry qui devait être donné au jardin public fut exécuté sous les halles. Nos félicitations à M. Le Coustey pour son audition et le choix de son programme.
A 7 h. 30, 72 convives se trouvaient réunis dans la grande salle des séances de la mairie pour le banquet traditionnel. Au champagne, M. le docteur Verney, maire de Littry, remercia les organisateurs.


10 janvier 1932 — La Société Philharmonie en concert dans la Chapelle de la Mine pour la Sainte-Cécile
— La Société Philharmonique de Littry-les-Mines a célébré la Sainte-Cécile dimanche dernier 10 janvier, avec l'éclat des années précédentes.
Le matin, à 10 heures, elle s'est fait entendre à la « Chapelle de la Mine » devant une assistance nombreuse.
Un programme musical fut exécuté d'une façon impeccable, sous la baguette de son dévoué chef, le maëstro et compositeur, M. Le Coustey, dont la science musicale est toute l'âme de la Philharmonique.
La quête fût faite aux offices par la toute gracieuse Mme Canvet, accompagnée par M. Pascal Hébert.
Après les cérémonies toutes les notabilités et membres honoraires, musique en tête, se rendirent en cortège à l'Hôtel de Ville, où un banquet amical les réunissait à nouveau.
Après avoir fait honneur à l'excellent menu de M. Giron, dont la réputation de « chef » n'est plus à faire, on passa aux toasts. M. le docteur Verney, assura une fois de plus la musique du concours de la Municipalité et remercia comme il le convenait en termes choisis, M. Le Coustey, chef de musique et sa valeureuse société.
A 15 heures, un grand concert fût donné à la Salle des Fêtes devant une salle archi-comble.
Nos félicitations pour l'interprétation musicale du Roi s'amuse, de Léo Delibes.
Un bon point aux estimés solistes MM. Falue. Marguerite, Geslin, Bailleul et Couliboeuf.
Une mention spéciale à M. Asselot, dans le rôle du docteur Dupont, dans la comédie Le Roi des Gaffeurs, sans oublier le dévoué Adeline.
La coupe fut tendue par la distinguée Mme Vernay qu'accompagnait M. Houyvet, conseiller général de Littry. Une somme de 385 francs fût recueillie au profit de l'Harmonie,
Le soir, un grand bal fut donné dans la Salle des Fêtes, qui se termina comme toujours, au petit jour.

Littry- les-Mines - La Société Philharmonique de Littry
Image

25 août 1935 — Kermesse dans le Jardin public
— La kermesse annuelle de Littry se tiendra dimanche prochain 25 août à 14 h. 30 dans le magnifique cadre du jardin public de Littry avec le concours de nombreuses sociétés et des attractions de toutes sortes.
Voici le programme de la journée :
Le matin, à 10 h. 30, messe en musique par la fanfare des orphelins de Saint-Fraimbault de Prières ; à 13 h. 30, réunion à la salle paroissiale, carrefour des Ecoles et défilé cosmopolite avec toutes les sociétés et personnages divers ; à 14 h. 30, ouverture de la kermesse ; à 20 h. 30, continuation de la fête de nuit.
Illumination et concerts.

12 juin 1938 — Concert au jardin public
— Au Jardin Public, à 21 heures, grand concert suivi de bal par la Société Philharmonique de Littry.

Littry-les-Mines - Vue aérienne du Bourg de la Mine
Image

Formation musicale active à Littry en 1909 : Philharmonique de Littry (harmonie), fondée en 1828, présidée par Edmond Dillée, maire, et dirigée par Auguste-Gaston Le Coustey, 38 exécutants.

(1) Pour l’acquisition des terrains, du jardin et des Bâtiments de l’ancienne Direction, la municipalité va contracter un emprunt de 55.000 francs remboursable en 30 ans au taux de 4.80%.
Le 12 février 1883, le prix convenu entre la commune et M. Rouxeville est réévalué entre les parties à 57.000 francs.
Classement : 15.79%
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 2850
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

LOCHES - Le Jardin Public
(INDRE ET LOIRE)
Le Mail de Loches appelé communément le Grand-Mail — afin de ne pas le confondre avec le Petit Mail dit la Promenade, anciennement le Pré feu Sibille — est en place dès avant 1699 comme nous le dépeint clairement le superbe dessin rehaussé de couleur de Louis Boudan, intitulé Veüe des villes et chasteau de Loches et de Beaulieu, en Touraine, sur la rivière d'Indre, à neuf lieües de Tours et à cinq de Cormerie.
On y voit deux longues rangées d’arbres aménagées sur une prairie située à l’extrémité méridionale de l’île de la Madeleine formée par deux bras de l’Indre ; la seconde partie de cette île, reliée par un pont au faubourg de Quintefol au pied de la ville fortifiée de Loches, est occupée par le couvent des Cordeliers, fondé par Saint-Louis au milieu du XIIIe siècle. (1)

Loches - Dessin rehaussé de couleur (Louis Boudan, 1699). Vue du Grand-Mail sur l’Ile de la Madeleine, le long de l’Indre
Image

Antérieurement à sa plantation, le Grand-Mail était désigné comme le Marais, en raison de sa situation inondable.
Hormis son but de promenade et fréquenté par les lochois venant régulièrement contempler le point de vue admirable de la collégiale Saint-Ours et du Château, le Grand Mail accueille régulièrement les Comices agricoles et horticoles qui se déroulent chaque année le 15 août, jour de l’Assomption ; ces comices sont inévitablement suivis d’un grand banquet conviant parfois plusieurs centaines de participants. A l’occasion de ces fêtes, la Fanfare de Loches ou encore de l’Harmonie des Sapeurs-Pompiers y vont de leurs concerts et aubades. Parfois, les autorités militaires de Tours permettent à la musique du 32e R.I ou à celle du 66e R.I. d’accompagner ces festivités.


Loches - Lavoir attenant au Grand-Mail, le long de l'Indre
Sur les rives de l’île de la Madeleine, le long du Grand Mail, un grand lavoir municipal est construit.
Image

Lors de la construction du chemin de fer réalisée en 1877-1878 à Loches, la voie ferrée va traverser l’Ile de la Madeleine sur toute sa partie orientale ; pour mener à bien ces travaux, la chapelle semi-millénaire des Cordeliers est démantelée et le Grand-Mail subit une « ablation » conséquente de sa superficie.

Plan de Loches en 1826
Image

Le conseil municipal emmené par Henri Pousset, maire de 1898 à 1909, projette, dès 1906, un aménagement du Grand-Mail afin de le transformer en Jardin Public. Il est envisagé tout d’abord de conserver le lavoir municipal longeant l’Indre et de l’endiguer pour clôturer le futur Jardin Public. Finalement, en 1908, les édiles décident de déplacer le lavoir, et de prolonger le Jardin public jusqu’à la rivière.
Le Jardin public, aménagé à l’anglaise, doté d’un bassin circulaire avec effet d’eau, est achevé en 1909, comme l’atteste la fête organisée le dimanche 15 août 1909 pour l’érection de la statue d’Alfred de Vigny sur le Petit-mail, au cours de laquelle un concert de la Fanfare de Loches est organisé l’après-midi dans ledit Jardin public.

Loches - Emplacement de l'ancien lavoir, supprimé — Coin du Jardin Public
Image

Un Kiosque à musique est commandé en 1909 aux établissements Guillot-Pelletier à Orléans, destiné à orner le nouveau Jardin. Sa construction qui doit être impérativement terminée pour les grandes festivités prévues les 14 et 15 août 1910, est momentanément interrompue le 21 janvier 1910 par les inondations : « Loches est sans lumière, son jardin public est submergé ».
Les lochois qui croyaient avoir payé leur tribut sur l’autel des inondations n’en ont cependant pas fini pour autant, puisque le 3 juin de la même année, de violents orages suivis de pluies torrentielles provoquent une nouvelle crue qui envahit le Jardin public et son Kiosque à musique maintenant achevé. La décrue ayant eu lieu peu après, le Kiosque, une fois asséché est inauguré officiellement. De forme octogonale, il est accessible par un escalier de huit marches ; sa toiture en zinc surmontée d’une lyre repose sur des colonnes en fonte ; son soubassement en pierre est entouré d’un garde-corps en fer forgé.

Loches - Kiosque du jardin public, inondation du 3 juin 1910
M. Bardou, photographe de Loches immortalise le fugace moment de l’inondation du kiosque à musique du 3 juin 1910
Image

Dorénavant, le Jardin public est sollicité lors de l’Assemblée de la Pentecôte de mai ou juin ou à l’occasion de grandes kermesses cléricales. La fanfare municipale de Loches, future Philharmonique, dirigée à partir de 1910-1911 par M. Cauchie professeur de violon, donne des concerts sur le kiosque, certes de façon sporadique, mais toujours très appréciés par le public lochois. Parfois la société de gymnastique vient les accompagner de ses exercices.
De leur côté, après le conflit de 1914-1918, les Poilus lochois organisent chaque année des festivités, le 15 août, dans le Jardin public.

Le Kiosque à musique, peu actif, a cependant été très bien conservé à ce jour. Le Jardin public, dont une partie a été transformée en square pour enfants, est resté à l’identique, seuls quelques-uns des marronniers, malades, ont été remplacés.
Kiosque toujours en place.

voir Ici, Jardin public de Loches et son Kiosque à musique, aujourd'hui. (1/3) (2/3) (3/3)
Quelques marronniers malades (35) arrachés en 2015 devant le kiosque


Loches - Le Jardin public.jpg
Loches - Le Jardin public.jpg (253.36 Kio) Vu 488 fois
publié par Jean-Marc

14 et 15 août 1904 — Comice agricole installé sur le Grand-Mail et inauguration de l’Hôtel de ville restauré
— Les Fêtes de Loches. La vieille cité lochoise a quitté pour deux jours son calme traditionnel et profond.
Les rues débordent de personnages officiels, de curieux, de musiciens et de pompiers. Les terrasse des cafés sont encombrées, les hôtels combles.
Le Comice de l'arrondissement de Loches tenait, cette année, ses assises au chef-lieu d’arrondissement. Et le 15 août se trouvant un lundi, on en profita pour « faire la fête » deux jours.
Nous passerons donc, si vous le voulez bien, au compte rendu de la première journée, c'est-à-dire du dimanche 14 août.
A 10 heures du matin, le train de Tours amena les officiels, c’est-à-dire MM. Belle et Bidault, sénateurs, accompagnés de quelques moindres légumes. Le préfet d’Indre-et-Loire n’arrive que dans la journée,
A la gare, M. Chautemps, député ; M. Charmes, sous-préfet ; M. Pousset, maire, etc., reçoivent les sénateurs et, précédés de la musique, s’en furent à l’hôtel de ville, où d’importantes réparations ont été effectuées.
Ce joli hôtel de ville, que nos compatriotes ont certainement admiré, valait bien celle restauration et, dans son ensemble, elle fut assez intelligemment comprise.
Un vin d'honneur fut servi dans la salle des séances. M. Leroux, conseiller d’arrondissement, but à la République et aux invités de la ville de Loches.
Dans l'après-midi, visite de l'exposition agricole. Sur le grand mail étaient rangés les instruments agricoles.
Il faudrait citer tous les constructeurs, et la place nous ferait défaut. Nous n'en citerons aucun pour ne blesser personne, le palmarès réparera celte omission.
L’exposition d'horticulture, située dans la cour de l’école des garçons, était fort réussie. On y avait dressé un petit ruisseau, avec des ponts recouverts de verdure et de mousse, d’un fort joli effet.
De beaux et, je gage, de bons fruits, des légumes superbes, témoignent de l’habileté de nos maraîchers.
A l’école des jeunes filles, exposition Scolaire avec des herbes, des dessins, des cahiers, des travaux à l’aiguille, des broderies, etc.
L’école de Genillé se distingua principalement.
Beaucoup de commerçants du Lochois et aussi de Tours avaient exposé leurs produits. On y remarquait l'excellent beurre de Tauxigny, de MM. Dubois et Ruillaud ; la pressure liquide et l’anti-chenilles, les produits que M. Paré, de Tours, a fait si souvent récompenser dans les Comices où il a exposé ; les coqs, les poules et les pigeons des domaines de Coudray, etc.
Mail Droulin, expositions des bestiaux et des chevaux de trait.
Place du Palais-de-Justice eut lieu le grand concours de manœuvres de pompes à incendie et de manœuvres d'ambulances.
A 5 heures, nouveau discours de M. Leroux, président du Comice, et distribution des prix.
Le banquet traditionnel de 80 convives eut lieu à 7 h. ½, à l'Hôtel de la Promenade.
M. Leroux, président du Comice, remplaçant M. Pousset, maire, indisposé, présidait.
Le menu était simple et suffisant, et ne rappelait en rien l’empoisonnement du banquet de Ligueil, dont plusieurs ont, à coup sûr, gardé un cuisant souvenir.
La fête foraine était très animée au dehors. Un feu d’artifice fut tiré et les Lochois dansèrent un peu partout aux sons d'orchestres variés, aux lueurs de lanternes multicolores, sans se douter bien entendu, qu’ils donnaient au monde, le spectacle d’un peuple « maitre de ses destinées ».

25 juillet 1909 — Chaque année, une grande fête champêtre, dite la Fête de la Forêt, est organisée dans la prairie de Loches, face au Grand-Mail, où sont conviées les sociétés musicales et où se déroulent des jeux
— Loches. Société vélocipédique. Fête de la Forêt du dimanche 25 juillet 1909. Programme :
1e partie : 8 h. ½ matin, place de la Tour, rendez-vous des cyclistes.
Concours de décorations pour bicyclettes, automobiles et voitures.
Sonneries de trompes de chasse.
Midi : Vin d’honneur. — Banquet champêtre.
Défilé en ville avec le concours de la musique municipale et de la Société de gymnastique.
Départ pour la forêt. Rallye-Paper réservé aux membres de la S.V.L. et des Sociétés invitées.
2e partie : Fête champêtre, attractions foraines.
1 h. ½, mouvements d'ensemble, exercices et pyramides par la Société de gymnastique.
2 h. ½, concert par le rallye Saint-Hubert Lochois.
3 h. ½, course cycliste des trois couleurs nationales, réservée aux membres de la S.V.L.
4 h. ½ à 5 h. ½, concert par la musique municipale.
5 h. ½ à 6 h. ½, jeux divers.
8 h. ½, grande fête de nuit.

14 et 15 août 1909 — Programme de l’inauguration de la statue d’Alfred de Vigny sur la place du Petit-Mail, suivi d’un banquet, d’un festival musical, de courses et d’un Concert de la Fanfare de Loches sur le Jardin public
— Loches. Fêtes en l’honneur de l’inauguration de la statue Alfred de Vigny. — Programme :
Le samedi 14 août à 9 heures du soir, retraite au flambeau et salves d'artillerie.
Le dimanche 15 avril dès l'aube, salves d’artillerie, à 9 h. ½, réception des autorités à la gare et défilé ; à 10 heures, inauguration de la statue Alfred de Vigny, œuvre du sculpteur Sicard et de l’architecte Chaussemiche, sous la présidence de M. Alfred Capus.
Grand festival musical avec le concours des Sociétés de musique de Loches, Beaulieu. Saint-Hippolyte, Verneuil, Preuilly, Le Grand-Pressigny, Chévigny, Genillé, etc.
A 11 heures, banquet dans la grande salle de la minoterie Legay, sous la présidence de M. Trouillot, ministre des Colonies.
A 2 h. ½, courses organisées par la Société Hippique de Loches.
A 5 heures, concert par la Fanfare de Loches au jardin public.
De 6 à 7 heures, concerts sur les différentes places de la ville.
A 9 heures, feu d’artifice sur la place du Palais-de-Justice.
Fête de nuit.

21 janvier 1910 — Alors que le Jardin public vient tout juste d’être inauguré, les inondations le submergent
— La crue de l'Indre atteint 1 mètre 20. Loches est sans lumière, son jardin public est submergé. La voie ferrée est coupée entre Châtillon et Clion. Le pont de Saint-Hippolyte s'est affaissé. (Journal Le Matin 23 janvier 1910)

10 mai 1910 — Demande de subvention du Conseil général d’Indre et Loire pour la Fête fédérale des sapeurs-pompiers et les fêtes du Comice agricole des 14 et 15 août 1910
M. Bienvenu présente le rapport suivant :
Messieurs, A l'occasion du Comice agricole, de l'inauguration de la Caisse d'épargne et de la fête fédérale des sapeurs-pompiers de France, la ville de Loches organise des fêtes pour les 14 et 15 août prochain.
Ces fêtes attireront beaucoup d'étrangers qui prendront part à la fête fédérale.
Le Conseil municipal de Loches, par une délibération du 27 avril dernier, prie le Conseil général de lui accorder une subvention pour aider la ville à couvrir les dépenses occasionnées par ces fêtes.
D'un autre côté, l'Union amicale des sapeurs-pompiers d'Indre-et-Loire sollicite une subvention de 2.000 francs, du Conseil général, pour organiser un concours de pompes à incendie qui aura lieu ces mêmes jours à Loches.
La troisième Commission, considérant que des subventions ont été accordées à d'autres villes du département dans des circonstances semblables, vous propose d'allouer à la ville de Loches une subvention de 500 francs et à l'Union amicale des sapeurs-pompiers d'Indre-et-Loire la subvention de 2.000 francs sollicitée par cette association.
Ces conclusions sont adoptées.

13 au 15 août 1910 — Comice et fête fédérale des sapeurs-pompiers, inauguration de la Caisse d’Epargne ; Concert sur le Kiosque à musique flambant neuf
Les fêtes. — Voici le programme des 13, 14 et 15 août, organisées par la municipalité, le Comice agricole de l’arrondissement de Loches et la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, sous la présidence d'honneur de M. Briand, président du Conseil, et la présidence effective de M. le général Brun, ministre de la Guerre.
Samedi 13 août
A 2 heures, réunion des jurés du comice ; à 3 heures, à la gare, réception des congressistes et des membres du jury de la Fédération nationale ; à 4 heures, visite des instruments agricoles ; réception des congressistes à la mairie et à la sous-préfecture ; le soir, à 8 h. ½, salves d’artillerie et grande retraite aux flambeaux.
Dimanche 14 août
A 5 heures, salves d’artillerie ; à 6 h. ½, exposition des animaux près le Jardin public ; 7 heures, concours de labourage ; 8 heures, ouverture et visite par les jurés de l’exposition scolaire et d’horticulture (école de garçons).
A 8 h. et demie concours de chiens de berger, près du chalet de gymnastique ; réunion de la commission technique et examen des inventions et engins de sauvetage ; à 9 h. distribution de pain et viande aux indigents ; à midi et demie, rue de Tours, inspection du personnel et du matériel des compagnies de sapeurs-pompiers ; à 1 h. et demie, grand défilé par toutes les compagnies et la musique municipale ; à 2 heures, Place du Palais, concours de manœuvres de pompes à incendie et de sauvetage.
De 4 à 5 heures, concert par la musique municipale, kiosque du jardin ; à 6 heures, place du Palais, distribution des récompenses du concours de pompes sous la présidence de M. Delord, sous-préfet de l’arrondissement de Loches ; exécution de « la Marche fédérale des sapeurs-pompiers français », par la musique municipale de Loches ; à 9 h. du soir, grand défilé aux flambeaux par la musique municipale, la compagnie des sapeurs- pompiers de Loches et les batteries des compagnies ayant pris part au concours ; illuminations, embrasement des monuments de la Ville.
Lundi 15 Août
A 8 h., rue de Tours, courses de bicyclettes organisées par la S.V.L.
A 1 h. et demie, au jardin public, exercices de la société de gymnastique, mouvements d’ensemble avec accompagnement de la Musique municipale.
A 2 h. ¾, réunion des sociétés, place de la Gare ; à 3 h. réception de M. le général Brun, ministre de la Guerre et des autorités ; à 3 h. ½, réception à l’Hôtel-de-Ville ; à 4 heures, réception à la sous-préfecture.
A 4 h. ½, jardin de la sous-préfecture, présentation des sections des Vétérans de Loches, Ligueil, Le Grand-Pressigny et Preuilly ; à 4 h. ¾, inauguration de la Caisse d’épargne ; à 5 h. ¼, place du Palais, distribution solennelle des récompenses du comice agricole de l’arrondissement de Loches.
6 h. ½, salle Leney, grand banquet par souscription sous la présidence de M. le ministre de la Guerre ; 8 h. ½, feu d’artifice, grandes illuminations.
Emplacement gratuit pour les marchands forains.
A l’occasion de la présence à Loches du Ministre de la Guerre, le général commandant le 9e Corps a décidé l’envoi dans cette ville pendant les fêtes d'une des musiques militaires de la garnison de Tours.

Loches - 14 et 15 août 1910 Fêtes du Comice Agricole
Image

15 août 1911 — A la suite des courses hippiques lochoises, concert sur le Petit-Mail puis sur le Kiosque à musique du Jardin public
— Société hippique de Loches. Les courses de Loches auront lieu le mardi 15 août 1911, à 2 heures du soir.
A 6 h.30, sur le Petit-Mail, concert par la Société des Trompes de Chasse, le Rally Saint-Hubert Lochois.
A 8 h. 30, kiosque du Jardin public, concert par la Fanfare Municipale.
Illuminations.
A 9 h. 30, retraite aux flambeaux par la Fanfare Municipale et la Société de gymnastique. Arrêts : place du Marché-au-Blé et place de la Tour.

21 juin 1913 — Concert au Jardin public
— Société Philharmonique. Concert du samedi 21 juin, à 8 h. ½ du soir, au Jardin Public :
1. Prélude et Mazurka du Ballet de Coppélia. (Léo Delibes). — 2. Ouverture de Joli Gilles (Ferdinand Poise). — 3. Philémon et Baucis. (Fragments Symphoniques). a) Pastorale. b) Réveil. c) Mélodrame. d) Danse des Bacchantes (Gounod). — 4. Les Amourettes, suite de valses. (Gung’l). — 5. Salut à Copenhague, marche (Philippe Fahrbach).
Les parents sont instamment priés de ne pas laisser jouer leurs enfants autour du kiosque pendant l'exécution des morceaux.
Le Chef d’orchestre, Cauchie.

15 août 1913 — Courses de Loches et Concert sur le Kiosque
— Courses de Loches. Nous voici arrivés à la veille des Courses de Loches que nous devons à l'initiative du Comité de cette Société. Les épreuves sont au nombre de sept. La piste est parfaite et le terrain a été reconnu excellent. Les engagements reçus jusqu‘à ce jour sont au nombre de 40.
La Musique municipale se fera entendre dans les meilleurs morceaux de son répertoire pendant toute la durée des courses.
Le soir à 8 h. ½, concert au kiosque du Jardin public par la Musique municipale.

Loches - Le Jardin public et le Kiosque à musique
Image

31 mai 1925 — Jeux et concerts à l’occasion de l’Assemblée de la Pentecôte
— (…) Jeux cyclistes aux œufs et aux anneaux. A la plus grande satisfaction du public ce sont ensuite des jeux cyclistes aux œufs et aux anneaux. Résultat : pas mal d’omelettes et d’anneaux ratés.
Ce fut ensuite la ruée vers les diverses attractions (Manèges, Tirs, Loteries, Métro, etc.) installés sur la place de Verdun. C’est là que jusqu'au soir la jeunesse se divertit fort agréablement, tandis que les gens d’âge mûr se rendaient au Jardin Public où une manifestation artistique leur était offerte par « 1’Harmonie Libre », sous la forme d‘un régal musical du premier choix.
Enfin cette joyeuse fête se termina trop tôt par l’illumination et l’embrasement général de la coquette petite cité.

14 juin 1925 — Concert de la Fanfare de l’Ecole primaire supérieure de Saint-Aignan et des Normaliens de Loches au jardin public de Loches
— Comme nous l’avons noté, nous aurons deux concerts au Jardin public, dimanche prochain :
1° A 14 heures 30, par la Musique de l’Ecole de Saint-Aignan ;
2° A 21 heures, par celles des Normaliens de Loches qui interprétera les morceaux suivants :
Vieille Gaule, pas redouble. A Rapp. — Martha, fantaisie. Tilliard. — Le tourbillon, valse. J. Violette. — Nina, mazurka. Escudier. — Le Chant du travail, cœur. Saintis.

28 juin 1925 — Concert de la Philharmonique au Jardin public
— Le concert donné par la Philharmonique et annoncé par « L’Indre-et-Loite », a eu lieu, au jardin public, le 28 juin, à 21 heures devant un auditoire très fourni et très attentif...
M. Cauchie dirige avec son habituelle maitrise. Et chacun des morceaux est rendu à la satisfaction générale et se termina sous de chaleureux applaudissements.
A la fin du 3e morceau, M. A. Beigneux, maire, grand amateur de musique — autrefois président de la Société musicale de Loches — pénètre sous le kiosque et remet la nouvelle décoration, attribuée aux musiciens appartenant depuis 25 ans à la même Société musicale, à M. Tessier, excellent musicien, doyen de la phalange d’artistes que nous entendons at applaudissons toujours avec un plaisir nouveau.
En remettant à M, Tessier, la distinction qu’il mérite si bien, M. le Maire lui adresse quelques mots bien sentis et lui adresse ses plus vives félicitations.


15 août 1925 — La Fête des Poilus lochois : concert et représentation théâtrale au Jardin public
— Double fête. Ce fut bien, il n'est pas téméraire de le proclamer, une double fête, un double succès, qui remplit la radieuse journée du 15 août.
D’abord les courses, dans la prairie du Roy, et, ensuite, la fête de nuit des Poilus, au jardin public.
Pour la première fois, cette année, Loches a été favorisé d’un temps, à souhait, pour une fête en plein air, ce qui a grandement contribué au succès de cette fête.
A 18 heures, la prairie du Roy se vide. On s‘empresse vers les hôtels et restaurants ou vers les maisons amies, pour dîner rapidement, afin d’arriver dès le début de la fête de nuit des Poilus.
Au Jardin public. — « L’Indre et-Loire » qui s’efforce de noter tout ce qui peut se présenter d’intéressant pour les lecteurs, a tenu ceux-ci au courant des différentes réunions du bureau des Poilus Lochois et avait annoncé que — si le temps était propice —— le plus réel succès répondrait aux efforts des commissions chargées de la préparation de la fête. Les prévisions de notre cher journal se sont réalisées.
Dès 20 heures, les portes du jardin sont assiégées. Impatiemment, la foule en attend l‘ouverture. Et celle-ci opérée, c’est une ruée — calme tout de même — vers les chaises.
Elles sont nombreuses, mais nous devons reconnaître qu'il y eut, au cours de la fête de nuit, deux personnes debout pour une assise, et, partant de cette constatation, nous pouvons dire que 1000 personnes ont pénétré dans les jardins à partir de 20 heures.
Rendons hommage au service d‘ordre qui se fit fermement, mais toujours avec un sourire.
Les chaises réservées étaient strictement comptées pour les invités et leur famille.
Un orchestre libre, auquel participaient Mme et M. Cauchie prêtèrent leur concours si apprécié, se fit entendre à maintes reprises et reçut de mérités applaudissements.
A 21 heures, avec seulement 15 minutes de retard. M. Cauchie fait attaquer le 1er morceau.
Il est suivi du 1er acte de « Les Vivacités du Capitaine Tic », de Labiche.
L’excellente troupe Ropars, en cette soirée, fit merveille.
Deux superbes gerbes fleuries sont, aux applaudissements nourris de l'assistance, offertes à Mme Ropars.
C‘est après cela, la reprise de la comédie. Les deux derniers actes obtiennent le même succès que le premier.
Et la partie théâtrale s‘achève aux regrets de tous qui voudraient qu’elle se prolongeât encore.
Il ne nous est pas possible de laisser sous silence, l’éclairage du jardin. Notre ami Rabaté nous avait promis quelque chose de bien. Disons sans plus, qu'il fit merveille. Son moulin aux ailes déployées sont piquées d’ampoules électriques aux couleurs nationales, c’est on ne peut mieux. Et les canetons qui barbottent dans le bassin, qu’ils sont comiques avec leurs ampoules aux couleurs variées ! Et puis tout l'éclairage à profusion dispensé, n'est-il pas féerique ?
En terminant, qu‘il nous soit permis d'adresser non plus chaleureux compliments au Comité des courses et au bureau des Poilus Lochois.

27 juin 1926 — Concerts sur le Jardin public
— Au jardin public. La colonie scolaire da Bléré, après avoir déjeuné sur l’herbe en pleine forêt, à la pyramide de Genillé, gagna Loches. Elle arriva chez nous vers 14 heures, en auto ou camions, décorés de verdure et de fleurs.
Après avoir visité les principaux monuments de notre ville, elle vint au jardin public, où avait lieu les débuts du lac reconstitué.
Pendant que, sous la direction du M. Brault, les normaliens et jeunes pupilles exécutaient des mouvements d’ensemble, fort bien rendus, la musique de Bléré donnait un brillant concert.
Le public, assez nombreux ne ménagea pas ses applaudissements ni aux musiciens, ni aux gymnasiarques.
Concerts. — En dehors du concert donné par la musique de Bléré, les lochois eurent la bonne fortune d’avoir deux autres auditions musicales
L’Harmonie Libre, avec la fanfare de Beaulieu, donna dans cette ville, un concert très applaudi à 17 heures.
Le soir, à 21 heures, au Jardin public, nouveau concert par les élèves maîtres de l’Ecole normale.


Loches - Le Jardin Public et le Kiosque à musique ; au fond, la Collégiale Saint-Ours
Image

14 et 15 août 1926 — Les Poilus Lochois renouvellent leur fête en 1926 sur le Jardin public
— Les Poilus lochois. De grandes fêtes de nuit sont organisées au profit de la Caisse de secours de la société, dans le Jardin Public.
Samedi 14 août 1926, à 21 heures, grande représentation théâtrale avec le concours de Max Ropars, directeur artistique, chevalier de la Légion d'Honneur, de sa troupe, et de la Société Philharmonique de Loches, sous la direction de M. Cauchie.
Pour la première fois à Loches : « Chateau Historique », comédie en 3 actes de M. Bisson, du répertoire du Théâtre National de l’Odéon.
Pendant les entr’actes, morceaux par la Société Philharmonique de Loches, sous la direction de M. Cauchie, au piano Mme Cauchie.
Dimanche 15 août, soirée des courses de Loches. Grande kermesse, nombreuses attractions.
Très brillant concert au kiosque par la Société Philarmonique de Loches. En voici le programme :
Le roi d’Ys, ouverture (Lalo). — Les Contes d’Hoffmann, intermède (Offenbach). — Ballet de Sylvia (Léo Delibes). — Faust, 2e fantaisie (Gounod).
Brillantes illuminations électriques.
En raison des gros frais occasionnés pour la composition de ce beau programme, il sera demandé deux francs à l’entrée du Jardin Public, le samedi et un franc le dimanche.


24 janvier 1931 — M. Cauchie, chef de la Philharmonique, organise un concours musical à Loches pour les 6 et 7 avril 1931
— Sous le patronage de la Fédération musicale de France, la ville de Loches (Indre-et-Loire), organise, pour les 6 et 7 avril 1931, un concours réservé aux harmonies et fanfares.
Lundi 6 avril : épreuves de lecture à vue et d'exécution, défilé obligatoire, morceau d'ensemble.
Mardi 7 avril concours individuels de solistes appartenant ou non aux sociétés.
Récompenses aux sociétés : couronnes, palmes et médailles, primes kilométriques de 0 fr. 08 par exécutant à partir de 40 kilomètres de Loches ; primes de présence au défilé, 2 francs par membre. Aux solistes, médailles et diplômes.
Demander le règlement à M. Cauchie, directeur du concours, 5, rue des Ponts, Loches.

Sociétés musicales actives à Loches en 1909 :
Fanfare de Loches, fondée en 1891, direction Rivière, 43 exécutants ;
Harmonie des Sapeurs-Pompiers, 45 exécutants.

(1) Faute de pouvoir assurer financièrement l’entretien de ce monastère, les Cordeliers vendent l’ensemble de leurs bâtiments à Pierre-Etienne Cormeille, maître de Poste, le 28 janvier 1777 ; le couvent, transformé, devient l’Hôtel de France jusqu’à la révolution. A cette date, l’église et le cloître des Cordeliers sont affectés à l’usage de grange et d’écuries, un autre bâtiment devient une Salle de comédie.
Le 19 janvier 1789, Cormeille et son épouse Anne-Catherine Chauchemiche revendent l’ensemble à François-Gaston de Nogerée et Louis-Philippine Bourdon.
Après de nombreuses transactions, l’ancien couvent tombe, en 1869, pour 60.000 francs, dans l’escarcelle de Daniel Wilson, gendre du président Jules Grévy.
La Chapelle des Cordeliers, après expropriation, est rasée en 1878 pour laisser passer le chemin de fer, Wilson empochant, pour le terrain de la seule chapelle, 36.950 francs.
Wilson conservera les autres bâtiments et le jardin qui seront lotis en copropriétés en 1959.
Classement : 15.79%
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 2850
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

LOMME (Lille - La Délivrance) - Place de la Victoire
(NORD)
A la sortie du conflit 1914-1918 qui laisse exsangue une majeure partie de la région du Nord et de son réseau ferré, la Compagnie des Chemins de fer du Nord décide d’acquérir des terrains situés au nord-ouest de la métropole lilloise, afin d’y aménager une grande gare de triage adossée à une cité cheminote pouvant accueillir trois mille habitants.
Ce projet décidé dès le 2 mai 1919, autorisé par décret du 25 août 1919, est emmené par l’ingénieur Raoul Dautry (1880-1951), entré depuis 1903 dans la compagnie ferroviaire.
L’emplacement choisi, d’une superficie de soixante-neuf hectares, quasiment vierge de cultures et de constructions, situé sur les hameaux du Bourg et du Marais de Lomme, va être immédiatement désigné sous la dénomination de
Lille-Délivrance, nom évidemment attribué en raison de la libération lilloise tant attendue pendant quatre ans. (1)

Plan de Lomme en 1862 et détail du quartier Lille-Délivrance
Image
Lomme - Quartier des Cheminots de Lille-Délivrance
Image

Les travaux de terrassement nécessaires à la fondation de la gare de triage sont aussitôt entrepris. L’exploitation des lignes commence le mardi 4 octobre 1921 après l’ouverture d’un premier faisceau de 36 voies, lequel sera suivi d’un second faisceau de 41 voies. Le 21 octobre 1921, la gare Lille-Délivrance est inaugurée au point de vue technique en présence de M. Javary, ingénieur en chef de l'exploitation des chemins de fer du Nord, accompagnés des habituels sommités et édiles.
De son côté, la construction de la Cité des Cheminots va bon train : dès que le rapport du commissaire enquêteur est adopté lors de la séance du conseil municipal du 2 avril 1921, les travaux commencent, dirigés par plusieurs architectes, notamment Ernest Bertrand (1876-1943), Gustave Umbdenstock (1866-1940), Emile Molinié (1877-1964) et Charles Nicod (1878-1967).


Lomme - Lille-Délivrance - La cité des cheminots en construction — Voies de la gare de triage
Image

De nouvelles rues et places sont créées. 381 maisons individuelles conçues sur de multiples modèles différents, comportant 826 logements, sont ainsi édifiées en un temps record, puisqu’elles sont achevées en août 1921. Dès 1922, on y dénombre 2815 habitants — en 1926, ils sont 3228. Aucun immeuble collectif n’y sera construit.
La Cité de Lille-Délivrance étant conçue pour vivre en quasi autarcie, les établissements, équipements et commerces nécessaires sont installés :
— L’Ecole primaire, baptisée Ecole Pasteur, sur la place de la Victoire, où se déroule le marché hebdomadaire
— L’Ecole maternelle, rue de la Féerie (rue Albert Deberdt) ;
— Une école professionnelle, chemin du Beau Visage (avenue Roger Salengro) ;
— Une école ménagère, place Beaulieu ;
— Des bains-douches, rue Jules Goury ;
— Une Salle des fêtes et de réunion, bibliothèque, place Beaulieu ;
— Une coopérative pour les approvisionnements, près de la gare de triage ;
— Une infirmerie et un service médical, avenue de la Délivrance ;
— Une maison pour le médecin, rue Chrétien ;
— Un terrain de sports, rue de la Féerie ;
— Un débitant de tabac, un salon de coiffure, une papeterie-librairie, place Beaulieu ;
— Un estaminet, le Café de la Rotonde, avenue Anne Delavaux ;
— L’église Saint-Christophe, à laquelle la Cie des Chemins de fer du nord ne participe pas, est financée par le diocèse.

Lomme - Lille-Délivrance - Place de la Victoire, le marché et l’Ecole Pasteur - Débitant de tabacs, librairie papeterie, salon de coiffure
Image

Des fêtes et des concerts sont fréquemment organisés sur la Délivrance, auxquels participe parfois la Fanfare municipale de Lomme, fondée depuis 1869. Cette dernière, à la tête de quarante musiciens, est dirigée en 1923 par Félix Demanet, en place depuis 1910, et présidée par Kléber Planque.
Et bien entendu, dès 1922, l’Harmonie des Cheminots de Lille-Délivrance est créée, suivie aussitôt par la fondation de la Renaissance des cheminots de Lille-Délivrance, qui accompagne de temps à autre la phalange musicale.
Il est à noter que les quartiers de Lomme — le Bourg, le Marais, le Mont-à-Camp et le tout récent Lille-Délivrance — organisent chacun leurs fêtes, à des dates différentes, indépendamment les uns des autres, à l’exception des festivals musicaux qui impliquent que les formations musicales lommoises concourent entre elles.
Les fêtes dites du Mont-à-Camp se déroulent fréquemment dans le nouveau Jardin public de Lomme, au bout de l’avenue de Dunkerque, inauguré le 15 juillet 1924 (le monument aux morts de 1914-1918 y a été inauguré la veille). D’une superficie d’un hectare et demi, il comprend un terrain de sports et
une plage avec pelouse pour les jeux des enfants. Dans le parc, à l’abri du soleil, un Kiosque à musique, démontable, sur lequel pourront jouer 150 musiciens, y est à présent installé.

Le camarade Eugène Dereuse (1872-1953), tenancier, dès avant 1906, de l’estaminet La Liberté, situé au n°1 de la rue Dure Mort (future rue de l’Egalité), accueille dans son établissement de nombreuses réunions syndicales. Il devient maire de Lomme en 1919, fonction qu’il assume jusqu’en 1944.
En 1928, Eugène Dereuse, par délibération de son conseil municipal, décide de doter Lille-Délivrance d’un
Kiosque à musique, lequel sera édifié au centre de la Place de la Victoire, face à l’Ecole Pasteur : constitué entièrement en béton, il est de forme octogonale, avec une toiture à fond plat ; la rambarde qui l’entoure est en acier.

Lomme - Lille-Délivrance - Le Kiosque place de la Victoire
Image

Lors de l’occupation allemande de 1940-1945, la Royal Air Force britannique ne va pas épargner Lille-Délivrance et sa zone ferroviaire. Le 10 avril 1944, de 00 h 48 à 1 heure 20, pas moins de 239 avions de la RAF (halifax, lancasters et mosquitos) vont lâcher 2200 bombes sur Lomme (1336 bombes sont lancées sur les installations ferroviaires et 250 sur la Cité des Cheminots, 600 autres sont éparpillées dans la région). Ces destructions outrancières faites au « p’tit bonheur la chance », provoquent la mort de 419 civils sur Lomme et alentour, blessant en outre 355 personnes.
Sur les 381 maisons que compte la Cité, seules 80 restent debout.
Le Kiosque à musique, étonnamment resté debout, ne résistera cependant pas, dans les années 1980, aux coups de boutoir des démolisseurs.

Lomme - Lille-Délivrance - Bombardement meurtrier de la Royal air force britannique du 10 avril 1944
Image

La SNCF qui a succédé à la Compagnie des chemins de fer du nord, reconstruit la Cité des Cheminots de Délivrance, à peu près à l’identique, dans les années qui suivent la libération. Les terrains et constructions vont être cédés à la commune et aux bailleurs sociaux dans les années 1990. Une grande partie des maisons de 1920-1921, à l’architecture caractéristique remarquable, est encore aujourd’hui visible.
La place de la Victoire est devenue la place Edmond Dompsin ; à son centre, on a récemment édifié un nouveau Kiosque à musique, sobre, de forme octogonale, sans soubassement, muni d’une toiture conique élevée sur des doubles poutrelles de béton.
Kiosque détruit puis remplacé aujourd’hui.

voir ici, Place de la Victoire de Lille-Délivrance, devenue place Edmond Dompsin et son nouveau Kiosque, aujourd’hui. (1/2) (2/2)
La place Beaulieu aujourd’hui (1/3) (2/3) (3/3)

Lille - Délivrance - Place de la Victoire (1934).jpg
Lille - Délivrance - Place de la Victoire (1934).jpg (182.16 Kio) Vu 449 fois
publié par Jean-Marc

Les Fêtes à Lomme ne datent pas d’aujourd’hui ! Bien avant la création de Lille-Délivrance, concerts, festivals et jeux y sont fréquents
17 et 18 mai 1891 — Festival musical de Lomme
— La commune de Lomme organise pour les 17 et 18 mai 1891, un grand festival international d’harmonies, de fanfares et d’orphéons avec un tir à la cible chinoise pour les sapeurs-pompiers et les sociétés d’anciens militaires. Les sociétés qui désireraient prendre part, et qui n’auraient pas reçu de lettre d’invitation, sont priées de s’adresser à M. le secrétaire de la commission, avant le 10 avril au plus tard.
1er septembre 1903 — Cavalcade à Lomme
— Huit jours nous séparent de la grande cavalcade de bienfaisance au profit des pauvres de la commune le 6 septembre prochain.
Plusieurs sociétés de musique devant figurer au cortège ont déjà envoyé leur adhésion à M. Guilloux, président de la commission de musique.
Parmi ces sociétés, citons : la Fanfare des sapeurs-pompiers d’Haubourdin ; l’Harmonie municipale de Lambersart ; le Club des Quinze de Canteleu-Lambersart qui figurera au cortège en costumes bretons ; la Fanfare des Enfants du Nord de Canteleu-Lambersart ; l’Harmonie municipale de Lomme ; l’Harmonie municipale d’Haubourdin ; la Fanfare de Radinghem ; l’Harmonie des Accordéonistes lillois.
Les sociétés de musique prenant part au cortège seront reçues à une heure précise à l’angle des rues du Marais-de-Lomme et de Dunkerque par un commissaire désigné à cet effet.
Comme on peut en juger, cette fête sera des plus belles, si évidemment le soleil est des nôtres ce jour-là.
22 et 23 juillet 1906 — Fête du quartier du Flaquet de Lomme
— Dimanche 22 et lundi 23 juillet 1906 aura lieu une grande fête de quartier. Les jeux populaires commenceront dans l'ordre suivant :
A 4 heures, jeu de quilles pour enfants. — A 4 heures et demie, jeux de boules pour dames (en face de la cité Pottier). — A 5 heures, jeu de bac (au dé) pour hommes (en face de l’estaminet Leveugle). — A 5 heures et demie, jeu de fléchettes (en face de l’estaminet Derumeanx). — A 6 heures, jeu de billard-labyrinthe (en face
De l’estaminet Legrand). — A 6 heures et demie, jeu de bouchon (en face de l’estaminet des Quatre-Saisons). — A 7 heures, jeu de beigneau (en face de l’estaminet de la Croix d’Or). — A 8 heures, jeu de bouchon (en face de l’estaminet Dupont-Butin).
Pendant l’exécution des jeux, concert. A 9 heures. Illuminations et grand bal chez Dupont-Butin.
Lundi, à 7 heures du soir, en face de la Campagne de Mme Loyer, carrousel à brouette.
14 juillet 1909 — La Fête nationale à Lomme
— Le 14 au matin, distribution de pain et de viande dans les sections du Bourg, du Mont-à-Camp et du Marais, par les soins du bureau de bienfaisance. A 9 heures, distribution de gâteaux aux élèves de toutes les écoles.
A trois heures et demie de l’après-midi, revue et défilé des sapeurs-pompiers et des diverses sociétés, place du Bourg. — A 4 heures et demie, concert par la Fanfare municipale.
A 9 heures, décoration et illumination des rues de la Planche-à-Quesnoy, de l'Eglise et de l’Etoile, au Marais.
A 10 heures, feu d’artifice, rue de l'Etoile.
Le soir, bals publics : place de 1’Eglise, au Bourg ; route Nationale, au Mont-à-Camp ; place de la Linière, au Marais.

21 octobre 1921 — Inauguration technique de la gare Lille-Délivrance et ouverture de la Cité des Cheminots
— Hier a été inaugurée, au point de vue technique, la gare de triage dite de Lille-Délivrance et située sur le territoire de Lomme.
M. Javary, ingénieur en chef de l'exploitation des chemins de fer du Nord, était arrivé par train spécial ; de nombreuses personnalités du commerce et de l'industrie l'accompagnaient.
A 8 heures 50, un train arrive devant la partie de la gare où s'étend la cité. Mille maisons servant de demeures aux agents forment un groupe séduisant de coquettes villas. Quatre cents maisons sont actuellement habitées et ont suscité la curiosité des visiteurs.
M. Javary donna toutes les explications nécessaires sur le fonctionnement des divers services : cabine électrique commandant la manœuvre des wagons sur les trente-six voies, tobogan ou appareil spécial pour le levage, le triage, le dosage, le chargement automatique du combustible, les machines et l'atelier pour l'entretien et les réparations, l'hôtel des mécaniciens.
A noter qu'on emploie sur ces voies la téléphonie sans fil. Un agent est muni d'un appareil récepteur et porte les piles accrochées à un ceinturon et une antenne, fixée sur le dos, affectant assez la forme d'une grande auréole de cuivre.

Lomme - Lille-Délivrance - Groupe de maisons place de la Victoire — Ecole Pasteur place de la Victoire
Image

14 juillet 1922 — L’Harmonie des Cheminots de la Cité est déjà en place lors de la fête nationale 1922
— A Lomme. A 9 h. 30, revue et défilé des écoles publiques, avec le concours du Denier des Ecoles laïques, du
Corps des Sapeurs-Pompiers, de Ia Fanfare municipale, de la Fanfare du Marais et de l’Harmonie des Cheminots. A l’issue de la revue, distribution de gâteaux et de vin. — A 15 h., jeux et concours divers. — De 17 à 17 heures, fête de gymnastique, Grand’Place au Bourg, par la Jeunesse du Marais, avec le concours de l'Harmonie des Cheminots. Concerts à la Croix-de-Pierre et place de la Linière. — De 20 à 24 heures, bals.

14 juillet 1923 — Concerts de l’Harmonie des cheminots et de la Fanfare municipale
— De 16 à 17 heures, grande fête de gymnastique, derrière l’Eglise du Marais, par la société « La Jeunesse », avec le concours de la Fanfare du Marais. Concerts publics au Bourg (place de la Victoire) par la Musique municipale ; à Mont-à-Camp (place de 1’Eglise), par l'Harmonie des Cheminots ; de 20 à 24 heures, bals.

5 août 1923 — Cinquantenaire retardé de la Fanfare municipale de Lomme
— Dimanche prochain, 5 août, la laborieuse cité de Lomme, voisine de Lille, sera en fête pour commémorer dignement le cinquantenaire de la fondation de sa Fanfare Municipale, créée en 1869. En réalité, c’était en 1919, qu'aurait dû être célébré ce jubilé, mais par suite des circonstances difficiles qui existaient pour reconstituer cette vieille phalange, il fallut remettre à plus tard cette cérémonie.
A cette occasion, un grand festival international de musique et d’orphéons est organisé. Cinquante primes seront offertes aux sociétés. Aussitôt la revue, les sociétés se rendront au kiosque qui leur est affecté. Programme des fêtes :
Journée du 4 août. Grandes retraites aux flambeaux avec le concours de la Fanfare municipale, l’Harmonie des Cheminots, la Fanfare l’Avenir, la société de gymnastique la Jeunesse du Marais et la Compagnie des Sapeurs-pompiers. Rassemblement à la barrière à 21 heures et départ en deux groupes, l’un pour le Bourg, l’autre pour le Marais.

Journée du 5 août. Grand festival international d’harmonies, fanfares, orphéons, trompettes et symphonies. Réception des sociétés à 14 heures, avenue de Dunkerque, à l’angle de la rue du Marais. Les exécutions auront lieu sur les Kiosques suivants :
Mont-à-Camp : rue Jean-Jaurès, Jardin Public, rue Winckelmans. — Marais : place de l’Etoile, de la Croix-du-Tempe et de la Linière. — Bourg : rue Anne-Delavaux (Délivrance), Grand’Place, au Flaquet.
Bals populaires à grand orchestre à 21 heures : rue Neuve, rue Victor Hugo, Cité Mouray.

Journée du 6 août. A 15 heures, tirage des primes du festival à la mairie-Bourg.
A 17 heures, jeu de balles à main nue entre Lille et la Délivrance, sur le terrain des sports de Mont-à-Camp (parc de la mairie de Lomme transformé en jardin public).
A 20 heures, grands concerts publics :
Bourg : Grand’Place, par l’Harmonie des Etablissements Agache de Pérenchies. — Mont-à-Camp : Jardin public, par la Grande Fanfare de Fives. — Marais : place de la Croix-du-Temple, par l’Harmonie municipale d’Haubourdin.
A 22 heures, grand feu d’artifice tiré sur la butte de l’avenue de Mont-à-Camp.

Cinquante formations musicales ont participé au festival du 5 août 1923, venant notamment de Billy-Montigny, de Croix, de Séclin, Fleurbaix, Montigny-en-Gohelle, Hellemmes, Annoeullin, Wardrecques, Armentières, Berkem, Libercourt, Oignies, Roubaix, Ostricourt, Marquette, Lambersart, Wambrechies, Haubourdin, Tourcoing, Courrières, Werquin, Lille, Fives, Tournai, La Madeleine, Emmerin, Templeuve, Sailly-les-Lannoy, Abancourt…

6 avril 1924 — Concert de l’Harmonie des Cheminots de Lomme dans la Salle des Fêtes de la Délivrance
— Lomme. Dimanche 6 avril à 14 h. 30, aura lieu dans la salle des fêtes de « La Délivrance » un grand concert artistique vocal et instrumental, organisé par la Société « La Protection Mutuelle des Employés des Chemins de Fer de France et des colonies » (Section de Lille) au profit de sa caisse.
L'Harmonie des Cheminots de Lomme « La Délivrance » prêtera son concours ainsi que de nombreux artistes de toutes catégories des Théâtres et Conservatoire de Lille.
A l'issue du concert, causerie par M. Olivier, membre consultatif des Chemins de fer et du Conseil Supérieur des Chemins de fer, président de la protection mutuelle, chevalier de la Légion d'honneur.
Le soir à 20 heures, grand bal de nuit à brillant orchestre.

Lomme - Lille - Délivrance - La Salle des Fêtes, place Beaulieu — Rue René-Bodelle et place de la Victoire
Image

8 juin 1924 — Un concert de la Fanfare municipale de Lomme
— Dimanche 8 juin, à l’occasion de la solennité de la Pentecôte et pour fêter les noces d’or des époux Houque-Salingue, la Fanfare municipale se fera entendu pendant la Grand'Messe de 10 heures, en l'église du Bourg.
Sous l’habile direction de son chef M. Félix Demanet, elle exécutera les meilleurs morceaux de son répertoire et notamment :
Le Dauphin, marche de Allier. — Egmond, ouverture de Beethoven, transcrit par F. Ligner. — Cavaliera Rusticana, andante. — Lohengrin, fantaisie de Wagner arrangé par Girard ; Marche de Paris, de F. Popy.

15 juillet 1924 — Concert lors de l’Inauguration du Jardin public et du Parc des enfants de Lomme, avenue de Dunkerque où est érigé un Kiosque à musique démontable
— Inauguration du Jardin public et du parc des enfants à Lomme. Mardi 15 juillet, à 20 heures, grand concert public par l’Harmonie des établissements Agache de Pérenchies, sous la direction de V. O. Doye. Programme : 1e partie : 1. Sur les bords du Nil, marche (Saint-Saëns). — 2. La Flandre Héroïque, ouverture (G. Balay). — 3. Jour de Fête (G. Parès). — 4. Deuxième concert pour clarinette, romance et polonaise (Weber) ; soliste, M. Lucien Vanhée, 1er prix du Conservatoire de Paris.
2e partie. : 5. Marche Hongroise de la Damnation de Faust (Berlioz). — 6. Aïda, grande fantaisie (Verdi). — 7. Ballet d’Isoline (Messager). — 8. Chant d'Alouette, rondo pour flûte (L. Reynaud) ; soliste, M. L. Dewilde.

30 août 1924 — Concert de la Fanfare municipale sur le Kiosque à musique
— Lomme. Samedi, à 20 heures, un concert sera donné, sous les auspices de la Municipalité, par la Fanfare municipale, sur le kiosque du Jardin public.

2 septembre 1924 — Compte rendu du concert sur le kiosque du 30 août
— Lomme. Malgré le mauvais temps, peu clément, une foule nombreuse s'était rendue, samedi soir, au jardin, pour entendre le concert donné par la Fanfare Municipale, sur le merveilleux kiosque, tout récemment installé et brillamment illuminé pour la circonstance.
Dans une exécution impeccable, nos musiciens obtinrent un succès inespéré et furent chaleureusement applaudis. Toutes nos félicitations à M. Minet, adjoint, qui remit à M. Demanet une superbe gerbe et remercia tous les fanfaristes.

Lomme - Le Jardin public où était érigé un Kiosque à musique démontable
Image

4 et 5 octobre 1924 — 3e anniversaire de l’ouverture de la Cité de la Délivrance et Inauguration des cours ménagers et des jardins d’enfants
Programme de la fête
— Les fêtes de la cité de Lille-Délivrance. Le Conseil d’administration de la Cité de La Délivrance, à l’occasion du 3e anniversaire de l’ouverture de la Cité et de l’inauguration des jardins d'enfants, des cours ménagers et des cours professionnels, organise des fêtes champêtres au profit des Orphelinats des chemins de fer français et des colonies.
Elles auront lieu sous la présidence de M. Javary, directeur du réseau du Nord-Exploitation et des principaux ingénieurs en chef de la compagnie avec le concours des sociétés suivantes :
L’Harmonie des Cheminots de La Délivrance ; l’Harmonie des Cheminots d'Hellemmes ; la Fanfare municipale de Lomme ; la Fanfare l'Avenir du Marais de Lomme ; la Société de gymnastique La Jeunesse du Marais de Lomme ; le Club haubourdinois, section féminine (1er prix de la 5e fête fédérale de Rennes).
Programme des fêtes :

Samedi 4 octobre. A 20 heures, grande retraite aux flambeaux avec les Sociétés de musique de Lomme, de la Délivrance et des Sapeurs-Pompiers. Illuminations de la cité.
Dimanche 5 octobre. A 7 heures du matin, réveil en fanfare.
A 10 h. 30, rassemblement au Pont de Lomme, Café du Commerce, pour la remise d’une palme de bronze au monument aux morts de la commune de Lomme ; de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures, concours de jeux populaires : bouchons, javelots, fléchettes, ciseaux, trou-madame.
A 17 heures, concours de ballons pour les enfants ; démonstration de chiens policiers ; lâcher de pigeons ; jeu de balle à la pelote ; tennis ; football ; à 15 heures, inauguration des Jardins d'enfants et des cours ménagers et professionnels ; à 17 heures, concert par 1'Harmonie d'Hellemmes.
A 18 heures, concert par la Fanfare du Marais. Poses plastiques par la Société de gymnastique du Marais. A 19 heures, concert par la Fanfare municipale de Lomme ; à 20 h. 30, bal à grand orchestre à la salle des fêtes, 2 francs l’entrée ; à 21 heures, illumination place de la Victoire ; ballet par la société féminine d‘Haubourdin ; à 23 heures, grand feu d’artifice.
Lundi 6 octobre. — Continuation de la fête foraine.
Les forains qui voudraient venir s’installer pour les festivités, pourront s’inscrire dès maintenant au garde de la Cité, salle des fêtes de la Délivrance. Les emplacements seront distribués le jeudi 23 septembre à 14 heures. Le courant électrique sera mis à leur disposition.
7 octobre 1924 — Compte rendu des festivités du 3e anniversaire de l’ouverture de la Cité des cheminots
— Le soleil n’a pas favorisé la journée consacrée par la cité des cheminots à son 3e anniversaire. Une pluie, torrentielle par instants, est venu tremper l’installation et les chemins qui y amenaient. N'empêche qu'il y eut beaucoup de monde hier. Cette calme et originale cité qui n'a pas l'habitude de tant de bruit et de tels flots de peuple, reçut hier beaucoup de visites. Maintenant les Lillois la connaissent.
Ce fut d'ailleurs pour tous une promenade de grand air. Car c’est cela qui frappa, en cette fraîche journée : Lille-Délivrance est vraiment située dans le plein air.
Lille-Délivrance est comme une vaste étendue plane : les maisons, toutes dépourvues d’étages, s‘élèvent à peine au-dessus des jardins. Elles y sont largement dispersées. Il y a là-dedans plus de verdure que de pierre ; et ce qu'il y a de pierre est comme comprimé par la verdure.
Imaginez 1à-dedans quelques baraques foraines, quelques kiosques de fortune, un toboggan, des manèges dont les bruits, dispersés au large vent, sont moins criards qu’en ville.
Imaginez aussi, derrière les fenêtres, aux volets bariolés, les visages des habitants, qui, recevant leurs familles, sont restés chez eux. Voyez ces visages, calmes et heureux qui, du coin des rideaux, assistent au spectacle de la rue.
Et vous aurez toute la description de la fête. Fête du grand air, fête des familles, fête des jardins. Lille-Délivrance ne pouvait apparaître aux curieux venus pour la première fois, sous un jour en même temps plus attrayant et plus réel.
Le programme de la journée ? Mais, nous venons de le donner. Ajoutez-y les jeux familiers des agglomérations villageoises : fléchettes, javelots, bouchon, trou-madame, balle à la pelote, vous aurez toute la fête du 5 octobre.
Deux manifestations officielles sortent seulement de ce cadre : la visite des cheminots qui allèrent à 10 heures du matin, sans chef, mais en groupe compacts, poser une palme de bronze sur le monument des morts au cimetière de Lomme, et la conférence-causerie de M. Javary, directeur de la Compagnie du Nord.


Lomme - Lille-Délivrance - Ecole ménagère et école maternelle
Image

25 août 1926 — Les innombrables estaminets et cabaretiers de Lomme et Lambersart pratiquent une entente sur les prix !
— Lomme. Assemblée des cabaretiers. — Les cabaretiers de Lomme et Canteleu-Lambersart, réunis en assemblée générale extraordinaire, le mercredi 25 août, « A la Petite Botte de Paille », 316, avenue de Dunkerque, à Lambersart, après avoir entendu les explications de MM. Brunet et Dumoulin, et sous la présidence de MM. Brunet et Caucheteux, ont décidé, à l’unanimité des membres présents, d'appliquer le tarif suivant, dès le jeudi 26 août 1926 :
Bière : le litre, 1.25 à 1.30 ; grande chope, 0.60 ; bruxelloise, 0.40. — Liqueurs : genièvre fantaisie et eau-de-vie, 0.30 et 0.60 ; fine et rhum, 0.60 et 1.20 ; Cointreau, 1 à 2 fr. ; genièvre 49° et cognac authentique, 0.75 à 1.50. — Apéritif : sec, 0.60, 1.25, 1.50 ; à l’eau, 2 fr., sauf cressonnée et pernod. 2.25. — Limonades et eaux minérales : mousseline, 0.30 et 0.35 ; bruxelloise, 0.60 et 0.65.
Quant aux vins, dont les prix diffèrent d'une maison à l’autre, l’assemblée préconise : le petit verre, 0.30 ; mousseline. 0.60 ; bruxelloise, 1 fr.
Le secrétaire : Cl. Ogiez.

9 au 11 juin 1928 — Fête des Fleurs à Lille-Délivrance
— La Fête des Fleurs. Samedi, dimanche et lundi prochains, dans la cité fleurie des Cheminots de Lille-Délivrance, grande fête champêtre et du printemps. Voici le programme de ces festivités :
Samedi 9 juin, à 21 h., retraite aux flambeaux à travers la Cité, avec le concours de l’Harmonie des Cheminots et de la Société de gymnastique.
Dimanche, de 10 à 12 heures, carrousel cycliste et courses diverses. Exposition du chien de défense de la délivrance ; concert-apéritif par l’Harmonie des Cheminots, place de la Victoire.
De 14 h. 30 à 19 h. 30, démonstration sportive (mouvements aux agrès, ensembles et ballet des faucheurs et faucheuses par la société mixte de gymnastique.
Match de basketball ; jeux de bouchons et fléchettes ; javelots. Sur le terrain de dressage des chiens, challenge des chiens policiers. Lutte au Jeu de balle. Courses pédestres, en sacs et à la brouette. Match de football. Lâcher de pigeons. Concert. Course à la valise.
21 heures, bal roulant. — 23 heures, salle des fêtes, bal populaire.
Lundi 11 juin, de 9 à 18 heures, grand concours de piquet à la buvette de la salle des fêtes.
A 17 heures, concours de ballons, place Beaulieu.
A 20 heures, grand concert. — A 21 heures, distribution des prix, salle des fêtes.

4 août 1929 — Concert, bal et spectacle dans la Salle des fêtes de la Place Beaulieu
— Concert de bienfaisance. — Demain dimanche 4 août, à 15 h, 30. sera, donné dans la salle des fêtes de Lille-Délivrance, place Beaulieu, un grand concert vocal et instrumental organisé par la police locale, au profit de l’Orphelinat et de la Mutuelle de la Police, avec le concours de M. Léon Delmulle, baryton, de l’Opéra de Lille ; Mlle Mailliet, soprano, grand prix du Conservatoire ; M. Bibos, célèbre clown imitateur ; la Troupe des Six, les merveilleux acrobates de l’Empire de Paris…
Superbes décors ; chants ; luxueux costumes. Orchestre symphonique, direction Mme Buttin.
Ce concert sera suivi d'un grand bal à brillant orchestre et jazz. Le parquet sera ciré et on trouvera au vestiaire des cotillons, serpentins, etc…

22 juin 1931 — Inauguration de l’Ecole de fille de Lille-Délivrance, suivie d’un concert de l’Harmonie des Cheminots sur la Place de la Victoire
— La fête du cinquantenaire de l'Ecole laïque, bénéficiant d’un temps, on peut le dire, exceptionnellement beau, a obtenu, à Lomme, un magnifique succès.
Dimanche matin, la Municipalité procéda à l’inauguration de la nouvelle école de filles de Lille-Délivrance.
Ce fut une cérémonie brève qui réunit, autour des bannières, tous les amis de l'école. Un petit cortège se forma à l’angle de la rue Anne-Delavaux et de Dunkerque et, sous la conduite de l'Harmonie de Lille-Délivrance, suivie des élèves de l’école qui portera le nom de Mme Curie, les autorités se rendirent au nouveau bâtiment.
M. Dereuse, maire de Lomme, en une allocution de circonstance, exprima la satisfaction de tous de voir s’ouvrir pour le 1er octobre prochain une école nouvelle dans la commune. Mlle Nivet, directrice de l’école, remercia le maire et lui donna l’assurance que l’école, ses élèves et son personnel sauront faire honneur à Lille-Délivrance.
A 11 h. 30, l’Harmonie des Cheminots exécuta, place de la Victoire, un fort beau programme qui fut très applaudi.

Lomme - Lille-Délivrance - Ecole Madame Curie — Place de la Victoire un jour de marché
Image

14 juillet 1932 — La Fête nationale à Lomme ; concert de l’Harmonie des Cheminots, place de la Victoire
— Voici le programme général de la fête nationale du 14 juillet :
A 6 heures, salves d'artillerie. — A 9 heures, revue des défilés des enfants des écoles laïques du corps des sapeurs-pompiers et des sociétés locales. Rassemblement rue Victor-Hugo.
A 16 heures, jeux divers. — A 17 heures, démonstration de gymnastique, place de la Liberté par la Jeunesse du
Marais ; place Jules-Delvoye, par la Section féminine d’éducation physique.
A 18 heures, concerts : place de la Victoire par l’Harmonie des Cheminots ; Cité Mouray par la Vétérante Lommoise ; place de l’Etoile par la Fanfare L’Avenir.
A 21 heures, bals : Au Bourg (Mitterie) ; A la Délivrance (Veau-Gras et Mirador) ; Au Marais place de la Linière et à l’angle des rues Philippe-de-Girard et Lenglart ; à Mont-à-Camp, angle des rues Becker et Jean-Jaurès.

6 au 8 juin 1936 — Grande kermesse à Lille-Délivrance
— La Cité fleurie de Lille-Délivrance va connaître, les 6 et 7 juin, une grande animation. En effet, un programme très copieux a été mis sur pied pour ces deux journées, le lundi 8, journée de « Raccroc » sera aussi très animé.
Cette fête champêtre et kermesse flamande comprendra notamment : le samedi 6 juin, place de la Victoire, une grande fête foraine ; le dimanche 7 juin, de 9 h 30 à 11 heures, place Beaulieu, un carrousel cycliste ; de 14 à 18 heures, jeu de bou1es ; de 14 h 30 à 18 h. 30, terrain de basket-ball, O.L. contre R.C.L.D., ballets par les fillettes, fête nautique à la piscine avec concert par 1’Harmonie des Cheminots, match de football U.S Bailleul contre l'Avenir Sportif Lommois ; courses pédestres de 400 et 800 mètres, jeux populaires, courses en sac, jeux de ciseaux. etc...
A 20 heures, à la salle des fêtes de la place Beaulieu, bal populaire avec deux orchestres.
Le lundi 8 juin, de 14 h. à 18 h., place Beaulieu, jeu de boules ; à 17 heures, concours de ballons ; à 20 h. 30, à la bibliothèque, distribution des prix ; à 18 h 30, terrain des sports, grand match de football, 43e R.I. contre A.S.L. renforcé.
A 22 heures, un grand feu d'artifice sera tiré.
Nul doute qu'un tel programme n'attire, à la belle cité de Lille-Délivrance, la foule des grands jours.

Lomme - Place Edmond Dompsin (place de la Victoire) et le Kiosque à musique
Image

Formations musicales actives à Lomme en 1909 :
Fanfare municipale de Lomme, fondée en 1869, président H. Théodule, direction de Bleckerre, 44 exécutants ;
L'Alliance du Marais (chorale), fondée en 1894, président Dumoulin, direction Henri Hespel, 39 exécutants ;
L'Avenir du Marais de Lomme (fanfare).


La musique Lommoise la plus ancienne connue est fondée en 1846 sous le nom de Philharmonique. En 1860, la Cécilienne lui succède avant de devenir en 1869, sous la présidence de M. Becquart, la Fanfare municipale dirigée par M. Delestraint. Celui-ci, en 1877, en raison de sa santé, abandonne sa place à M. de Bleckerre qui conserve les rênes de la phalange jusqu’à son décès survenu en 1910. M. Félix Demanet, sous-directeur du Club des Vingt de Lille, prend alors la direction de la Fanfare.

(1) Quelques puristes, au nom de la lexicologie, considérant que Délivrance n’étant pas un « quartier » de Lomme, il est souhaitable d’utiliser le terme La Délivrance. Par simplification et suivant en cela l’usage régulier qui en est fait depuis maintenant un siècle, nous gardons cependant la syntaxe Lille-Délivrance.
Classement : 15.79%
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 2850
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

LONGUEAU - Le Kiosque
(SOMME)
Afin de débarrasser la gare d’Amiens de ses trains de marchandises toujours plus nombreux (transit du charbon, etc…), la Compagnie des chemins de fer du Nord d’Emile Péreire, constituée le 20 septembre 1845, décide en 1847 d’établir sur la commune de Longueau, un raccordement reliant directement la ligne de Paris à celle de la frontière belge et d’y implanter une grande gare de triage (composition et décomposition des trains)
Les terrains nécessaires à ces opérations, acquis par expropriation par la compagnie, sont situés sur le pourtour ouest de Longueau, en grande partie constitués de zones marécageuses.
L’aménagement de l’ensemble du dispositif, achevé en 1855, sera encore agrandi à plusieurs reprises, notamment en 1883 par l’adjonction de faisceaux supplémentaires. Un tiers de de la superficie totale de la commune, soit 94 hectares, vont être occupés par les voies, les zones de stockage de locomotives et les divers ateliers de réparation des wagons.


Longueau - La Gare de Triage - Le Dépôt (clichés Rigouard, Cparama)
Image

Progressivement, les cheminots du complexe ferroviaire s’installent dans les logements que la Compagnie des chemins du nord fait bâtir sur des terrains qu’elle acquiert, proches de la gare, au sud de la Route d’Amiens à Noyon (rue Henri Barbusse), Longueau-village étant, de son côté, situé au nord.
De 1845 à 1914, le nombre d’habitants de Longueau passe ainsi de six cents à mille quatre cents, cet accroissement étant essentiellement dû à l’arrivée des familles cheminotes.
En 1904, une phalange musicale forte de 22 musiciens, est fondée sous le nom de L’avenir Musical de Longueau. Présidée par le futur maire longacoissien, Jules Devauchelle, elle est dirigée par le facteur et receveur des Postes Jules Lafillez, lequel sera remplacé en 1906 par M. Laneuville.

Plan de Longueau-sud en 1811
Image

Lors de la guerre 1914-1918, Longueau et sa gare subissent plusieurs bombardements, le pont de chemin de fer sur l’Avre est détruit.
A l’issue du conflit, la Compagnie procède à l’agrandissement de la zone ferroviaire afin d’accueillir les activités de maintenance de wagonnage d’Amiens, entraînant une arrivée massive de nouveaux cheminots. Ceux-ci vont être logés dans les cités-jardins que la Compagnie fait bâtir de 1921 à 1926, à la suite des premières constructions initiales, au sud-ouest de la commune.
Hormis les équipements scolaires qui restent du ressort de la commune, toutes les aménagement récréatifs, sanitaires, ludiques ou sportifs sont financés par la Compagnie du Nord. Sont ainsi construits deux dispensaires, un jardin d’enfants, une école ménagère et une bibliothèque…

Longueau - La Cité des Cheminots
Image

L’Economat des cheminots, créé en 1922 sous forme de coopérative avec ses 350 sociétaires, est aménagé dans des wagons de la Compagnie des chemins de fer.
Vers 1926, un square-jardin public est aménagé, à l’extrémité de la rue Jean Jaurès, donnant son nom audit jardin, le long de la rue de la République, tout près des voies de triage.
Une salle des Fêtes est érigée sur le Jardin public en 1929.

Longueau - La Salle des Fêtes dans le Square Jean Jaurès
Image

La musique des cheminots, après s’être appelée, à partir de 1922, L’Avenir Musical et la Lyre des Cheminots de Longueau, sous la direction d’Eugène Coestier, employé au magasin du matériel roulant de Longueau, devient, en 1929, L’Avenir Musical des Cheminots de Longueau.
C’est très certainement à l’instigation d’Eugène Coestier que la Compagnie du Nord décide de faire édifier, en 1929, un Kiosque à musique, au bout du square Jean-Jaurès, en vis-à-vis du bazar de Longueau à l’enseigne Aux Galeries des Cheminots situé au 23 et 25 de la rue Georges-Debailly (articles de ménage, électricité, pêche, réparation de chaussures, tissus, mercerie, cuir, chapellerie et articles de Paris).
Ce Kiosque, de forme hexagonale, est constitué de bois pour son garde-corps et ses colonnes, sur lesquelles repose sa toiture surmontée d’une lyre ; son soubassement est en pierre et briques revêtues d’un crépit.


Longueau - Le Kiosque des cheminots et la Salle des Fêtes — Square Jean Jaurès et le Kiosque à musique
Image

A la veille du conflit de 1940, les Cités occupent un espace de 65 hectares pour 2300 cheminots.
Les bombardements alliés de 1942 à 1944 censés atteindre le réseau ferroviaire et ses bâtiments vont, comme à l’accoutumée, déborder largement le cadre de leurs objectifs. Si effectivement une grande partie des voies, des postes d’aiguillage et des ateliers sont détruits, les dégâts recensés s’étendent également sur la Cité des cheminots qui, fort heureusement, avait été évacuée prévisionnellement : 221 logements sont détruits et 303 endommagés sur les 647 logements que compte la Cité de Longueau.

Le Kiosque à musique a peut-être été détruit lors de ce pilonnage, de même que la salle des fêtes, à moins que ce ne soit la municipalité qui l’ait fait disparaître ! Toujours est-il que le Conseil municipal de Longueau, dirigé par Louis Prot, maire de 1925 à 1966 qui affiche à cor et à cri son appartenance au parti communiste, va jouer un petit tour de passe-passe avec le square Jean-Jaurès. Ce jardin public, situé avant 1945 le long de la rue de la République, côté des numéros impairs, réapparaît après 1960 sur la travée opposée, côté des numéros pairs, à l’angle de la rue Jean Jaurès et s’étendant jusqu’à l’impasse Gambetta. Le Kiosque à musique, qui aura vécu un peu plus de dix ans, ne sera pas reconstruit. A l’emplacement de l’ancien Jardin public, quelques immeubles locatifs sont édifiés.
Tout comme la plupart des cités cheminotes, celle de Longueau sera reprise par les bailleurs sociaux et la commune, la SNCF, continuatrice de la Compagnie des Chemins de fer du Nord, s’étant dégagé du foncier cheminot.
Kiosque supprimé.

voir ici, Le nouveau Jardin public Jean Jaurès de Longueau sans kiosque, aujourd'hui. (1/3) (2/3) (3/3)

Longueau - Le Kiosque (1934).jpg
Longueau - Le Kiosque (1934).jpg (196.13 Kio) Vu 411 fois
publié par Jean-Marc

22 septembre 1928 — Une visite de la Cité des Cheminots de Longueau
— La Cité de Longueau que nous avons visitée récemment réalise un bel ensemble autour d'un ancien château, doublé d'un pavillon à larges baies, le tout aménagé en foyer, de vastes pelouses, entre des allées bien sablées, ici un tennis, là un ruisseau perdu derrière un petit bois, et dans toute cette vraie verdure, de coquettes maisons semées avec une fantaisie plaisante, au milieu de leur jardin. Rien de la raideur ni de la promiscuité des corons. Le spectacle rappelle les plus riantes cités-jardins de la banlieue parisienne ou le faubourg-strasbourgeois de Stockfeld. C'est là que vivent six cents familles de cheminots ; dans des conditions qui n'ont rien d'exagéré : de 3 à 6 pièces, le loyer mensuel varie de 37 à 85 francs. Les célibataires, dans un « quartier » spécial qui leur est réservé, y trouvent même des chambres meublées pour 10 fr. par mois.
La vie collective de la Cité.
Pour toute cette population, la Compagnie a essayé de créer une vie collective qui élevât son niveau matériel et moral. Des fêtes sont organisées avec le concours d'une société de musique et d'une société de sports, formées l'une et l'autre de cheminots. Le club sportif a son terrain ; musiciens et « acteurs » auront bientôt leur vaste salle des fêtes ; un immeuble abrite le Foyer de la cité : salle de jeux, petite bibliothèque, école ménagère où des cours sont régulièrement donnés. Dans un autre est aménagé un Jardin d'enfants, vraie maison de l'art et de la joie dans l'harmonie de ses salles claires et de son minuscule mobilier.
Mais la fierté de l'administration, c'est la Pouponnière. Belle oeuvre en effet : c'est elle qui dirige l'élevage des enfants des cheminots et des nourrissons placés dans la cité, souvent des bébés chétifs et déjà sans passé. Quatre cents enfants ont été amenés régulièrement aux consultations et pesés l'année dernière.
Consultations scolaires, service de douches à bon marché, complètent le service d'hygiène.
(journal Le Populaire 22 septembre 1928)

Autres temps, autres mœurs : l’Harmonie-fanfare l’Avenir des Cheminots de Longueau, afin d’accroître son audience, fait diffuser ses concerts sur les ondes de Radio-PTT-Nord
18 avril 1931 — Concert de l’Avenir des Cheminots de Longueau
RADIO-P.T.T.-NORD (P. : 1 kw. L : 265 m.) 20 heures à 21 heures. Diffusion du concert donné par l'Avenir des Cheminots de Longueau. Programme :
Danses hongroises n° 5 et 6. Brahms, par l'Avenir des Cheminots de Longueau. — Reo Bel et Dudef : Chez le pharmacien (Bach et Laverne). — Pour rire en société (Bach et Laverne). —Conférence humoristique par Mlle Jacqueline de Valmont. — Au caprice du vent (Pesse). — Mme Butterfly, Sur la mer calmée (Puccini), par Mlle Maria Legrand. — Hamlet, Arioso (Thomas). — Le Jongleur de Notre-Dame (Massenet), par M. Riquier, baryton. — Les Noces de Jeannette, duo (Massé), par Mlle Legrand et M. Riquier. — Le comique grimé Dudef dans son répertoire. — Le rocher fantôme (Staz), par l'Avenir Musical des Cheminots de Longueau. — Interprétation de Le feu de joie, comédie en 3 actes de André de Lorde et C. Roland, avec autorisation spéciale des auteurs.

Longueau - Vue générale du Square Jean Jaurès et du Kiosque à musique, le long de la rue de la République
Image

25 juillet 1936 — Accompagnée de deux mille personnes, la Fanfare la Prolétarienne de Longueau défile dans la cité, entonnant l’Internationale et accompagnant Maurice Thorez venu prononcer quelques paroles dans la Salle des fêtes du Square Jean-Jaurès
— Plus de 12.000 personnes acclament Maurice Thorez à Amiens. 2.000 auditeurs à Longueau. La grande manifestation d'Amiens, une des plus grandes de notre Parti, a eu comme prologue une manifestation splendide qui s'est déroulée à Longueau, centre cheminot environnant la capitale de la Picardie. Plus de deux -mille personnes attendaient en gare notre camarade Maurice Thorez. Reçu par le camarade Prot, député-maire de Longueau, Marchand et Noël adjoints, de nombreuses gerbes de fleurs furent remises au secrétaire général de notre Parti pendant que la fanfare ouvrière faisait entendre l’Internationale reprise par la foule entière.
Un long défilé se déroula, dans la cité des cheminots. Dans la salle des fêtes, de nouvelles gerbes de fleurs dont une ornée d'un ruban tricolore, fut offerte à Thorez. Dans de courts exposés, Prot, puis ensuite Thorez, magnifièrent le Front Populaire et montrèrent la nécessité de rester unis, de resserrer encore les liens du Front Populaire.

Seul l'Avenir musical de Longueau (fanfare), fondé en 1904, dirigé par M. Laneuville, avec 22 exécutants, est actif à Longueau en 1909.
Classement : 15.79%
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 2850
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

LONGWY-BAS - Place de l'Industrie
(MEURTHE ET MOSELLE)
Longwy-Haut, campé au milieu de ses fortifications réalisées de 1680 à 1690, sous les instructions de Sébastien Le Prestre de Vauban, domine de quatre-vingts mètres le quartier dit Longwy-Bas, situé à environ 500 mètres à vol d’oiseau.
Implanté dans la vallée de la Chiers, Longwy-Bas s’industrialise progressivement à partir de 1848, à la suite de constructions de Hauts-fourneaux.
Longwy-Haut garde le privilège de son hôtel de ville, de son marché, de sa vaste place d’Armes et bien entendu des casernes de la citadelle, occupées par le 9e bataillon de chasseurs à pieds en garnison à Longwy depuis octobre 1886, par le 162e régiment d’infanterie et par un détachement d’artillerie. Dans le même temps, Longwy-Bas est cantonné à ses cités ouvrières, ses usines, sa faïencerie, et ses tanneries installées dans la vallée, le long de la rivière de la Chiers. Les longoviciens du bas, devenus nettement plus nombreux que ceux d’en haut (près de six mille sur une population totale de neuf mille en 1900), commencent à se faire entendre dans les assemblées municipales et réussissent à imposer quelques améliorations en dépit des fortes oppositions des électeurs de Longwy-Haut.

Plan du quartier place de l'Industrie de Longwy-Bas
Image

N’ayant pas de Place publique digne de ce nom sur Longwy-Bas, la municipalité décide d’en créer une, en prolongement du Pont menant à la gare, en procédant à l’aménagement de la rive gauche de la Chiers. En 1900, Martin Delleré, entrepreneur à Longwy, est chargé de diriger ces travaux d’une grande ampleur, moyennant un budget de 110.000 francs. Le 19 juin 1900, les travaux sont bien avancés : la place de Longwy-Bas, dont les travaux sont activement poussés par M. Delleré, prend déjà forme. Une digue a été bâtie en bordure de la rivière. En amont, la rivière est complètement dérivée par le vieux moulin, et l'ancien lit est comblé par l'usine de M. de Saintignon.

Longwy-Bas - La Chiers avant son endiguement puis sa couverture, vue du Pont de la Gare — Le Pont de la Gare et la Chiers une fois endiguée ; au fond, vue de la Salle des Fêtes
Image

La rive gauche ainsi endiguée et agrandie prend le nom de place de l’Industrie dès 1903. L’extrémité de celle-ci, appelée place du marché, donne sur un escalier descendant sur les berges où la municipalité fait installer un lavoir ; plus loin, en amont, la Chiers passe sous l’ancien moulin.

Longwy-Bas - Le Pont sur la Chiers et les premières constructions sur la place de l'Industrie — Vue de la Chiers endiguée ; jour de foire ou de marché le long des places de l’Industrie et du Marché
Image

Les capitaines d’industrie longoviciens
La sidérurgie longovicienne est essentiellement entre les mains de deux maîtres de forge : le baron Fernand d’Huart et son frère Hippolyte d’une part et Fernand de Saintignon d’autre part.
— Fernand d’Huart (1841-1911), également directeur des célèbres faïenceries de Longwy depuis 1866, est administrateur des hauts-fourneaux d’Athus à partir de 1872 et de la Société des produits réfractaires de Longwy en 1900, date à laquelle les bâtiments et les deux hautes cheminées de briques de ces usines finissent d’être construites près de la rivière, sur le chemin de Longwy-Bas à Rehon. Le 18 août 1900, Fernand d’Huart marie sa fille Marie-Antoinette avec le banquier de Longwy, Henri Thomas (1872-1954), par ailleurs administrateur de nombreuses sociétés et futur président de la Société des produits réfractaires de son beau-père.
— Fernand de Saintignon (1846-1921) devenu, en 1878, propriétaire du haut-fourneau de Lasauvage (Luxembourg), reprend et rénove en 1880, celui qui était édifié à Longwy-Bas en 1848 et en fait édifier trois autres à Longwy-Bas au cours des années suivantes. En 1901, il rachète deux haut-fourneaux dans le quartier Gouraincourt et en construit quatre autres.

Longwy - Place du Marché installée le long de la Chiers, dans le prolongement de l’embryon de la place de l’Industrie ; au fond, l’ancien Moulin — Le lavoir installé sur la Chiers en contrebas de la place du Marché ; au fond à droite, la Salle des fêtes et au bout, dérivation de la Chiers en direction l’ancien Moulin
Image

La musique à Longwy
Ces industriels ont bien entendu, de par leur position, la main mise sur toute la ville, y compris sur les phalanges musicales. Ainsi, l’Harmonie La Longovicienne, créée en 1898, dirigée par Georges Salière-Vaudois, est-elle présidée par le financier Henri Thomas, tandis que Fernand de Saintignon fonde L’Echo de la Sauvage dont les 42 cors de chasse sont emmenés, de même, par le professeur de musique Salière-Vaudois.
Les autres formations musicales de Longwy sont étroitement liées aux industriels et financées par ceux-ci, comme l’Harmonie des aciéries de Longwy, fondée en 1882, la chorale La Fraternelle de Longwy-Gouraincourt dirigée depuis 1895 par E. Jolibois ou encore l’Harmonie des Faïenceries de Longwy, fondée dès avant 1885.

Si la Longovicienne se fait entendre régulièrement sur la place de l’Industrie, notamment à l’occasion de la fête patronale de septembre, lors de la fête nationale ou encore sur la nouvelle salle des fêtes inaugurée le 2 août 1903, il n’en est pas de même de la fanfare du 9e bataillon de chasseurs, dirigée par Charles Bardoux (1) depuis 1897, qui, elle, donne systématiquement son concert dominical sur la place d’Armes de Longwy-Haut où il est même question d’édifier un
Kiosque à musique. Le journal le Longovicien, dans son numéro du 11 décembre 1901, propose ainsi de faire construire un Kiosque à musique sur la place d’Armes, en lieu et place de l’affreuse bâtisse, laide, encombrante et malpropre, qui abrite le puits central de Longwy-haut, et d’y aménager en sous-sol, une salle d’attente pour le tramway qui vient d’être installé. Ce souhait, renouvelé le 4 février 1902, appuyé par un projet de M. Gutton, architecte nancéien, proposant d’ériger un kiosque en fer dans le genre de celui de la Pépinière de Nancy, mais d'un style plus simple et d'une aubette en bois sculpté, avec larges baies vitrées, le tout d'un effet très décoratif, sera définitivement enterré.

Longwy-Bas - Les Lavoirs sur la Chiers, la Salle des Fêtes — Les lavandières installent leur linge à sécher, sur la place du Marché au-dessus
Image

La place de l’Industrie s’avère rapidement insuffisante, principalement pour la tenue des marchés ainsi que pour l’installation des baraques foraines chères aux longoviciens.
Lors d’une séance du conseil municipal, le 2 septembre 1908, Prosper Pérignon, conseiller, futur maire de 1910 à 1919, déclare qu’afin de pouvoir construire les écoles nécessaires à Longwy-Bas,
la seule solution serait de couvrir la Chiers en amont du pont, sur toute la surface comprise entre les propriétés Abraham-Lévy (3), le Comptoir métallurgique, la Société Fernand de Saintignon et Cie, et le mur de la place actuelle et d'y construire les locaux.

Longwy-Bas - La Chiers endiguée, avant l'installation des lavoirs et la construction de la Salle des Fêtes — Ancien moulin et lavandières
Image

Faute de financement, ce projet traîne dans les tiroirs jusqu’à ce que la commune décide de céder sa Maison d’octroi au plus offrant, réservant exclusivement le produit de cette cession à l’extension de la couverture de la Chiers, afin d’agrandir la place de l’Industrie. Le 19 février 1910, à la suite de surenchères, la vente est réalisée pour 66.200 francs, adjugée à MM. Gauche, devant maîtres Person et Féry.
Les travaux d’extension de la place sont confiés, en août 1910, à la maison Paul Piketty, succursale de Nancy, qui se charge de réaliser, en trois mois, la couverture de la Chiers en ciment armé. Le devis s’élevant à 77.000 francs, le baron Fernand d’Huart propose, afin de parfaire la somme obtenue de la vente de l’octroi, de prêter une somme de 15.000 francs remboursable sur cinq ans sans intérêts,
à la condition que les travaux d’élargissement du pont et de couverture de la Chiers soient commencés avant le 31 décembre 1910. Cette proposition est acceptée avec empressement par la municipalité.

Afin de réaliser les travaux, la salle des fêtes est démontée et réédifiée dans un coin de la place dans la première semaine de mai 1911. Le 13 août 1912, mise en vente par l’huissier de Longwy, maître Artisson, on en découvre, à cette occasion, la description : longue de 20 mètres et large de 12 mètres, elle est constituée de panneaux de bois démontable, d’un plancher en chêne et couverte en tôle galvanisée ; elle dispose de 150 chaises en bois et fer.

L’entreprise Piketty fait savoir, en août 1911, que les travaux de la place de l’Industrie, qui devaient être achevés pour la fête annuelle du 3 septembre, ne seront pas finis à cette date, seulement la moitié de l’ouvrage étant réalisé. La fête foraine aura cependant lieu sur la place en chantier.

Longwy-Bas - Place de l'Industrie en cours de formation
Image

A la fin de l’année 1911, la place de l’Industrie est enfin terminée, mais de nouveaux travaux vont être immédiatement entrepris. Le comte Fernand de Saintignon, invétéré homme d’affaires, à la suite de la découverte d’une source d’eau dite des Récollets à Longwy, s’engage dans l’aventure thermale. En 1912, il fait édifier au centre de la travée droite de la place de l’Industrie encore vierge, l’Hôtel Thermal des Récollets, comprenant 110 chambres et les divers salons en usage pour ce type d’établissement.

Longwy-Bas - Hôtel des Récollets en construction — Hôtel des Récollets, place de l'Industrie et Usine d'embouteillage
Image

La même année 1912, Saintignon fait construire, à l’extrémité centrale de la place de l’Industrie, une usine d’embouteillage destinée à la vente de l’eau des Récollets en bouteilles.

Longwy-Bas - Usine d'Embouteillage des eaux des Récollets, place de l'Industrie — Annonces publicitaires Eaux des Récollets, janvier et février 1914
Image

L’Hôtel des Récollets à peine achevé — le grand banquet annuel des Vétérans s’y déroule le 8 juin 1913 —, Saintignon met en chantier, attenant à l’Hôtel et relié à lui par une galerie couverte, un grand Etablissement thermal, parachevant ainsi la création de la nouvelle station balnéaire.

Lors de la séance du conseil municipal du 10 mai 1913, Prosper Pérignon fait voter une délibération décidant d’instaurer un marché sur la place de l’Industrie ouvrant chaque jeudi, lequel deviendra ultérieurement bi-hebdomadaire, les samedis et jeudis. Le premier marché de la place de l’Industrie, tant attendu, est inauguré le 1er octobre 1913.

Longwy-Bas - Marché sur la place de l'Industrie et construction de l'Etablissement des thermes — L'Hôtel des Récollets et l'établissement des Thermes
Image

La station thermale des Récollets ne pourra être inaugurée : dès le 9 août 1914, les allemands commencent à bombarder la forteresse de Longwy et sa région ; le lendemain, les longoviciens sont sommés de se rendre par le baron von Hollen. A partir du 20 août, Longwy-Haut est pilonné quotidiennement, et après quelques jours, est transformé en un amas de ruines. L’Hôtel de ville, tout comme la plupart des bâtiments du quartier sont détruits. Le 26 août 1914, la ville capitule. La Kommandantur s’installe dans les locaux de la banque Thomas.
Les troupes allemandes d’occupation libéreront Longwy quatre ans plus tard, sur plusieurs jours, du 8 au 16 novembre 1918.

Après la libération de Longwy, Fernand de Saintignon tente désespérément de lancer la station balnéaire mais l’heure est plus à la reconstruction de la ville qu’aux loisirs. Le décès de Saintignon, le 1er janvier 1921, arrête définitivement le destin thermal de Longwy.
L’Hôtel de Ville de Longwy-Haut ayant été détruit, un dilemme se pose en ce qui concerne sa reconstruction sur le même emplacement. En juin 1920, le conseil municipal est appelé à se prononcer sur ce projet : les 6 conseillers de Longwy-Haut votent pour, 14 conseillers de Longwy-Bas et Gouraincourt votent contre et une abstention se fait entendre. Longwy-Haut perdant irrémédiablement sa mairie et ses privilèges, les six représentants de cette section
se lèvent en protestant, prennent leurs chapeaux et quittent la salle, malgré les objurgations du maire.
A partir de 1922, les réunions et discussions vont bon train pour le projet d’acquisition, par la municipalité, de l’Hôtel des Récollets de la place de l’Industrie, afin d’y installer son nouvel Hôtel de Ville. De nombreux échanges ont lieu avec la préfecture de Meurthe et Moselle, une enquête de commodo et incommodo est ordonnée et des tractations se déroulent avec les héritiers de Fernand de Saintignon. En attendant la signature des actes, l’Hôtel des Récollets est utilisé pour les réunions, les assemblées générales et les fêtes publiques.
La transaction est effective en 1923 mais les services municipaux n’intègrent les locaux de leur nouvel Hôtel de Ville qu’en 1925, après que les travaux de transformation soient effectués et que le vendeur — la Société des Hauts Fourneaux de Longwy et de la Sauvage — ait vidé et débarrassé l’Hôtel des Récollets de son mobilier, vendu par adjudications.

Longwy-Bas - Hôtel des Récollets transformé en Hôtel de Ville - Annonces 1924, liquidation matériel de l’Hôtel des Récollets
Image

Le 27 juillet 1922, l’Harmonie municipale la Longovicienne, encouragée par la municipalité, décide de faire édifier, grâce au financement d’un groupe de partisans de la musique, un très joli Kiosque à musique provisoire sur la place de l’Industrie, face à l’Hôtel de Ville, et d’y organiser ses concerts d’été à partir du 29 juillet, à 20 heures 30. L’Harmonie s’engage en outre à continuer, autant que possible, ces auditions gratuites, tous les samedis à la même heure.
L’année suivante, un Kiosque à musique définitif prend la place de l’édicule provisoire. Sur un soubassement en brique, ce kiosque est de forme octogonale, sa toiture est soutenue par des piliers en bois ; son garde-corps est également en bois.
Sur l’espace compris entre le Kiosque à musique et l’Hôtel de Ville, un large carré est gazonné et entouré de petits arceaux en fer. Bien évidemment, aucun arbre ou arbuste ne viendra embellir la place de l’Industrie, la dalle de béton recouvrant la Chiers ne se prêtant guère à ce genre de plantations !


Longwy-Bas - Place de l'Industrie et le Kiosque à musique
Image

En acquérant l’Hôtel des Récollets, la municipalité s’est engagée par une convention du 20 décembre 1923, à agrandir une nouvelle fois la place de l'Industrie, sur une longueur d’environ 52 mètres, en amont de la couverture précédemment exécutée, en remblayant le déversoir. Après plusieurs projets et plans successifs, un devis définitif est accepté le 13 août 1926, s’élevant à 449.925 francs, pour réaliser ces travaux. Ceux-ci sont adjugés le 14 mars 1927 à Emmanuel Chambert, 13 rue de la Ravinelle à Nancy, avec un rabais de 12,10 %. Un emprunt de 450.000 francs est contracté auprès du Crédit Foncier à cet effet.
Cet ultime agrandissement de la place de l’Industrie signe l’éradication de l’ancien moulin. Dans la foulée du chantier, il est procédé à la transformation, en école secondaire, de l’usine d’embouteillage de la place de l’Industrie.
Les travaux sont juste terminés pour la fête patronale de septembre 1927. Dorénavant, le marché bi-hebdomadaire va pouvoir prendre toute son ampleur, principalement le samedi.

Afin de faire pendant à l’ancien établissement Thermal — qui a été repris par la Chambre de la Métallurgie en 1923 —, situé à la gauche de l’Hôtel de Ville, la municipalité autorise l’Etat à construire, à droite de la mairie, un bâtiment dédié à la Banque de France. Trois architectes s’associent pour élever cette construction en 1926 : Louis Hippolyte Boileau (1878-1948), Pierre Le Bourgeois (1879-1971) et Jean Zimmermann (1891-1989).

Longwy-Bas - Hôtel de Ville et Banque de France, Place de l'Industrie - La Banque de France
Image

La place de l’Industrie à présent définitivement fixée, Pierre Amidieu du Clos (1881-1955) — maire de 1924 à 1929 puis de 1935 à 1939 —, et sa municipalité, décident de consacrer le vaste emplacement ainsi récupéré sur la Chiers, à la construction de nouvelles écoles. Ce sont encore les architectes Le Bourgeois et Zimmermann qui, en 1928, se chargent des plans et de la conception de deux écoles primaires jumelles, une pour les garçons, une pour les filles. L’inauguration du groupe scolaire Albert 1er, situé sur l’endroit exact où s’installaient les lavandières au bord de la Chiers, a lieu en 1930.

Longwy-Bas - Ecole primaire de Garçons, place de l'Industrie - Ecole de Garçons à gauche et école de filles à droite
Image

Le Kiosque à musique construit en 1923, aura une vie de courte durée. En mars 1936, des gros travaux de reconstruction de la couverture de la Chiers, devant l’Hôtel de Ville et la Banque de France sont décidés : il s’agit de démolir le tablier des deux premiers carreaux, de procéder au curage de la rivière en amont et en aval et de reconstruire deux dalles jumelées en béton armé. Un devis de 1.720.000 francs est adopté et un crédit sur 30 ans est accordé par le Crédit foncier pour réaliser ces travaux.
Ce chantier, réalisé de la fin de l’année 1936 au début 1937, n’épargnera pas le Kiosque à musique : celui-ci disparaît, comme il était venu, à savoir en toute discrétion… Seul le parterre gazonné sera replacé sur la dalle située devant le parvis de l’Hôtel de Ville.

Jusqu’à 2016, la place de l’Industrie, devenue place du Général Leclerc, est restée telle qu’elle était en 1937. On a réussi à planter quelques arbustes à la place du carré de pelouse devant la mairie.
Depuis 2017, la municipalité emmenée par son maire Jean-Marc Fournel, a démarré de gros travaux, chiffrés à deux millions et demi d’euros, destinés à
métamorphoser Longwy-Bas et à remettre à l’air libre la Chiers situés sous la place de l’Industrie. En octobre 2017, on a commencé par supprimer les dalles de couverture situées en face de l’ancien Etablissement thermal, découvrant ainsi le lit de la rivière. Il est prévu d’aménager les bords de la Chiers sur plusieurs centaines de mètres ; donc l’affaire est à suivre…
Kiosque supprimé.


voir ici, Place de l’Industrie devenue place général Leclerc à Longwy-Bas, sans le kiosque, aujourd’hui.
Travaux de découverture de la Chiers sur la place de l’Industrie (général Leclerc), en cours en 2017-2018 (1/6) (2/6) (3/6) (4/6) (5/6) (6/6)

Longwy-Bas - Place de l'Industrie.jpg
Longwy-Bas - Place de l'Industrie.jpg (230.69 Kio) Vu 377 fois
publié par Jean-Marc

15 avril 1894 — La place de l’Industrie étant encore inexistante, les concerts de Longwy-Bas se déroulent place de la Gare
— Dimanche 15 avril 1894, à quatre heures du soir, sur la place de la Gare, à Longwy-Bas, la fanfare des ateliers de Pétange, chemins de fer du Prince-Henri (Luxembourg), offrira à MM. les agents de la compagnie de l'Est un concert dont voici le programme :
Première partie. 1. Les anciens de l'artillerie liégeoise (Rocive). — 2. Sous les Tilleuls (Canivez). — 3. Souvenir de Camprine (Krein). — 4. Fantaisie variée pour tuba (Christophe). — 5. Le trompette d'alarme (Legendre).
Deuxième partie. 1. La Couronne d'or (Kahnt). — 2. La jolie amazone (Gavotte). — 3. Schiller, marche (Meyerbeer). — 4. L'aurore d'un beau jour (Martin). — 5. Les Perles (Maeck).

14 juillet 1895 — Les festivités et concerts liés à la fête nationale sont systématiquement partagés entre Longwy-Bas et Longwy-Haut
— Fête nationale. Le 13 juillet, à huit heures et demie du soir, à Longwy-Haut, retraite aux flambeaux par les batteries et sonneries de la garnison, la musique municipale, la compagnie des sapeurs-pompiers, les élèves du collège et des écoles publiques.
A Longwy-Bas, à neuf heures et demie, retraite aux flambeaux par la musique municipale et les diverses sociétés de la ville.
Le 14 juillet, le matin, salves d'artillerie, décoration de tous les édifices publics et privés.
A huit heures : distribution extraordinaire de secours par les soins du bureau de bienfaisance.
A neuf heures ; revue des troupes de la garnison ; après la revue, chants patriotiques par la « Société chorale de Gouraincourt ».
De dix heures à midi : double concours de tir offert par la ville aux membres des Sociétés coopérant à la fête et aux élèves.
A midi : salves d'artillerie. De deux à trois heures : jeux populaires avec prix.
De trois à quatre heures : concert par la musique municipale.
De quatre à cinq heures : concert par la fanfare du 9e bataillon de chasseurs.
A cinq heures et demie : bal public à grand orchestre, à Longwy-Haut, Lonswy-Bas et Gouraincourt.
Le soir : salves d'artillerie, illuminations a giorno des édifices publies et des habitations particulières, reprise du bal.

La musique municipale de Longwy, muette depuis 1891, est réorganisée en juillet 1898 par le professeur de musique M. Salières-Vaudois et devient l’Harmonie La Longovicienne
11 octobre 1898 —En dépit d’un panaris au doigt, M. Salières exécute un morceau au violon très apprécié
— Longwy. Après une interruption de sept années, la musique municipale vient de donner un concert à ses membres honoraires.
A ce concert, dont l’Est républicain a publié le programme, différents artistes du dehors avaient bien voulu prêter leur concours gracieux. A citer Mlle Bébing, du Conservatoire de Bruxelles, qui s'est contentée du rôle effacé de pianiste accompagnateur ; Mme Salière, élève du Conservatoire national qui a chanté à la perfection une mélodie de Deuza et Pensée d’automne de Massenet. Douée d'une voix de soprano qu’elle sait finement nuancer, possédant une méthode sûre Mmr Salière, sans un enrouement intempestif aurait certainement donné toute la mesure de son talent dans le grand air de La Fille du Régiment, que le dit enrouement a fait retrancher du programme.
Enfin M. Salière, quoique affligé d’un panaris au doigt, a exécuté sur le violon la Méditation de Thaïs et la fantaisie burlesque de Roset. M. Salière possède un bon coup d'archet, il tire des sons très agréables de son violon et ne peut manquer de nous charmer dans les futurs concerts qu'il doit organiser à Longwy.
C'est grâce à lui que la musique municipale et la symphonie se sont réveillées de leur long sommeil, car il dirige également ces deux sociétés, qui ont brillamment exécuté différents morceaux. La symphonie possède de très bons exécutants.
Une sauterie a terminé la soirée, ou plutôt l'a prolongée presque jusqu'au jour. Allons M. Salière, remettez-vous à la besogne pour un nouveau concert que tout Longwy réclame !

Quelques concerts de la Fanfare du 9e bataillon de Chasseurs à pied de Longwy
25 juin 1899 — Longwy. Concert, place d'Armes, de la fanfare du 9e bataillon, le 25 juin, de 4 à 5 heures du soir : 1. Marche parisienne (Ganne). — 2. Les Mousquetaires au couvent, fantaisie (Varney). — 3. Malie, polka (Bardoux). — 4. Lohengrin, fantaisie (Wagner). — 5. Flots du Danube, valse (Bartholomeus). — 6. Le Vaillant Chasseur, allegro militaire (X.). Le chef de musique, Ch. Bardoux.
2 juillet 1899 — Longwy. Voici le programme que la fanfare du 9e bataillon de chasseurs donnera le dimanche 2 juillet, de quatre à cinq heures du soir place d'Armes : 1. Marchons au pas, allegro (X...). — 2 Le lac des Fées, ouverture (Auber). — 3. Marche arabe (Guillement). —4. Les Huguenots fantaisie (Meyerbeer). — 5. L'Alsacienne, valse (Laurain). — 6. Le Réveil, pas redoublé (X...). Le chef de fanfare, Bardoux.
13 août 1899 — Longwy. Voici le programme qu'exécutera, dimanche, de quatre à cinq heures, la fanfare du 9e bataillon de chasseurs : 1. La Faridondaine, ouverture (Groot). — 2. Rêves d'automne, valse (X...). — 3. Philémon et Baucis, fantaisie (Gounod). — Parade de la garde (Kessels). — 4. La Fille du régiment, fantaisie (Donizetti). — 6. Eux ou nous, allegro (Mme Puech-Trave). Le chef de fanfare, Bardoux.

Longwy - La Fanfare du 9e bataillon de chasseurs à pied
Image

14 juillet 1899 — La fanfare du 9e bataillon de chasseurs et la Longovicienne en concerts
— Longwy. Voici le programme de la fête nationale :
Le 13 juillet, à huit heures et demie du soir, retraite aux flambeaux, par la fanfare du 9e bataillon de chasseurs, les batteries et sonneries de la garnison, la musique la Longovicienne, la compagnie des sapeurs-pompiers.
Le 14 juillet. — Le matin : salves d'artillerie, décoration de tous les édifices publics et privés.
A huit heures : distribution extraordinaire de secours, par les soins du bureau de bienfaisance.
A neuf heures : revue des troupes de la garnison.
De dix heures à midi : double concours de tir, offert par la ville aux membres des sociétés coopérant à la fête et aux élèves.
A midi : salves d'artillerie ; à une heure et demie à deux heures et demie : jeux populaires avec prix.
De deux heures et demie à quatre heures : courses vélocipédiques internationales avec prix ; de quatre à cinq heures : concert par la fanfare du 9e bataillon de chasseurs.
A cinq heures et demie : bal public à grand orchestre à Longwy-Haut, Longwy-Bas et Gouraincourt.
Le soir : salves d'artillerie ; à neuf heures : feu d'artifice sur la place d'armes. Illuminations à giorno des édifices publics et des habitations. Reprise du bal.
Samedi 15 juillet, grand bal à l'hôtel de ville, offert par les jeunes gens de la ville.

30 mars 1901 — La fanfare du 9e bataillon de chasseurs donne un concert sur la place de la Gare de Longwy-Bas
— Longwy. Mardi et mercredi ont eu lieu à Longwy, des opérations d'embarquement du 9e bataillon de chasseurs à pied et du bataillon du 162e régiment de ligne, ces opérations ont réussi à souhait, la fanfare du 9e bataillon a exécuté quelques morceaux de son répertoire, sur la place de la gare pendant l'embarquement, et un public nombreux se pressait sur la place, d’autant plus que depuis quelque temps Longwy était privé de cette musique.
La fanfare est très bonne, grâce au dévouement de son chef, M. Bardoux, qui a su en peu de temps la reconstituer avec les recrues arrivées dernièrement.


14 juillet 1901 — La Longovicienne donne un concert sur la toute nouvelle place de l’Industrie de Longwy-Bas, tandis que la Fanfare du 9e bataillon de Chasseurs exécute ses morceaux sur la place d’Armes de Longwy-Haut
— Longwy. Programme de la fête nationale :
Le 13 juillet, à 8 heures ½ du soir, retraite aux flambeaux.
Longwy-Haut. — Avec le concours de la fanfare du 9e bataillon de chasseurs, des pompiers et de la garnison.
Longwy-Bas. — Avec le concours de la musique la Longovicienne et les pompiers.
Le 14 juillet, le matin, salves décoration des édifices publics et privés.
A 8 heures, distribution extraordinaire de secours par les soins du Bureau de bienfaisance.
A 9 heures ½, revue des troupes de la garnison.
De 11 h. à midi, concours de tir offert par la Ville aux membres des sociétés coopérant à la fête. A midi, salves.
De 1 h. ½ à 2 h. ½, concours de tir pour les élèves du collège et des écoles communales.
De 2 h. ½ à 4 heures, jeux populaires
De 4 à 5 heures, concert à Longwy-Haut, par la fanfare du 9e bataillon de chasseurs ; à Longwy-Bas par la musique la Longovicienne.
A 5 h. bal public à grand orchestre à Longwy-Haut, Longwy-Bas et Gouraincourt. Le soir, salves.
A 9 heures, feu sur la place, illuminations à giorno des édifices publics et des habitations particulières. Reprise du bal.
— Afin d’éviter tout danger pendant le tirage du feu du 14 juillet, qui se fera sur la place de la Ville-Haute, les habitants sont priés de fermer toutes les ouvertures des greniers.

Longwy-Bas - La Place dite Place de l'Industrie
Image

2 août 1903 — Inauguration de la Salle des Fêtes, en bois, de Longwy-Bas
— L'Association de la Jeunesse de Longwy-Bas, en l'honneur de l’inauguration de la Salle des Fêtes qui aura lieu le 2 août prochain, organise une course vélocipédique internationale de 15 kilomètres de Longwy-bas à Villers-La Montagne et retour. Départ à deux heures de l’après-midi, place de la gare.

15 septembre 1903 — Une des premières mentions de la nouvelle place dite de l’Industrie
— Longwy. M. Legrinçheux, le vieux correspondant du Longovicien écrit à notre confrère :
« La ville a dépensé 110.000 francs pour créer une place à Longwy-Bas. Cent dix mille francs ont été engloutis dans l'immonde marais d'autrefois et Longwy-Bas en fut heureux : il eut la place de l'Industrie.
Il l'eut. Il ne l'a plus. La place de l'Industrie est devenue un terrain à bâtir. On y a bâti depuis six mois une vaste baraque foraine en bois qu'on ne semble pas se hâter de faire disparaître.
Alors que sur la plaque indicatrice supprime « Place de l'Industrie » pour mettre « Place à bâtir », avec le prix de l'are.
Et on verra avec quelle logique on emploie ici les deniers du contribuable. »

3 juin 1911— La Longovicienne en concert sur la Place de l’Industrie
— L'excellente société musicale la « Longovicienne » a donné samedi soir, sur la place de l'Industrie, à Longwy-Bas, un concert très apprécié.
Nombreux étaient les Longoviciens venus entendre les artistes de la Longovicienne, auxquels on ne peut guère reprocher, que de se faire applaudir trop rarement.

20 août 1911 — La traditionnelle fête de Longwy-Bas du 3 septembre aura lieu, malgré que les travaux de couverture de la Chiers ne soient pas achevés
— La Fête de Longwy-Bas. Contrairement aux prévisions, la couverture de la Chiers et l'agencement de la place de l’Industrie ne seront pas terminés pour le 3 septembre, date de la fête annuelle.
Dans ces conditions, la fête ne pourra avoir toute l'ampleur que voulaient lui donner l'Association amicale des Commerçants et l'Union cycliste de Longwy-Bas. Voici les grandes lignes du programme des réjouissances :
Fête foraine se présentant sous les meilleurs auspices, participation de plusieurs sociétés musicales, défilé dans les rues de Longwy-Bas, concerts dans différents quartiers. Ceci pour le dimanche,
Le lundi, continuation de la fête foraine, course cycliste dite course de côtes, organisée par l'Union cycliste. Cette épreuve est un record cycliste à établir.
Le départ sera donné à trois heures de l'après-midi, place de l'Industrie. Itinéraire : rue Carnot, Grande-Rue, Gouraincourt, rue Pasteur, Mont-Saint-Martin, Longwy-Haut Longwy-Bas, deux fois le circuit, soit environ quinze kilomètres.

8 juin 1913 — Banquet dans le nouvel Hôtel des Récollets et Concert de la Longovicienne sur la place de l’Industrie à l’occasion de la fête patriotique des vétérans
— Longwy. Fête patriotique. La cérémonie commémorative annuelle des Vétérans des armées de terre et du « Souvenir Français » et le premier anniversaire de l’inauguration du monument élevé aux morts pour la Patrie, avec remise du drapeau national au Comité du « Souvenir Français », auront lieu le dimanche 8 juin prochain.
La fête est placée sous le patronage de la Municipalité, avec le concours des Sociétés patriotiques : Dames Françaises, Médaillés militaires, Sidi-Brabim, Société de tir, Sociétés de gymnastique et de préparation militaire, Conscrits. En voici le programme :
De 8 h. à 9 h. du matin — Réception à la gare des délégations.
A 9 h. — Réunion à la Porte de France, organisation du cortège. Ordre du défilé : Sociétés de gymnastique et de préparation militaire, les Conscrits, les Médaillés militaires, la Sidi-Brahim, la Société de tir, les Vétérans et « Souvenir Français » et leurs invités.
A 9 h. ½. — Défilé, musique en tête (La Longovicienne). Arrêt à l'hôtel de ville, présentation aux autorités, remise du drapeau par M. Niessen, distribution des récompenses.
A 10 h. ¼, — Rassemblement pour se rendre au cimetière. Au monument : Absoute, discours de MM. de Saintignon et Niessen.
A 11 h. — Nouveau rassemblement devant l'ancienne banque Thomas, pour se rendre à l’église de Longwy-Bas. Messe solennelle de Requiem. Quête au profit des deux Sociétés.
A midi ½. — Banquet patriotique au nouvel hôtel Thermal des Récollets, place de l’Industrie (6 francs par tête).
A 2 h. de l’après-midi. — Concert sur la place de l'Industrie.

1er octobre 1913 — Inauguration du premier marché de Longwy-Bas, place de l’Industrie
— Le nouveau marché de Longwy-Bas. C'est aujourd'hui, 1er octobre, qu'a lieu pour la première fois le marché de Longwy-Bas, créé par un arrêté de M. le maire de Longwy, pris en août, après avis favorable du conseil municipal qui discuta longuement la question.
Qu’il nous soit permis de rappeler à cette occasion que l'Est républicain préconisait la création d'un marché à Longwy-Bas en septembre 1911.
Comme toute idée juste et bonne, celle-là fit son chemin. On la discuta, on la commenta. En général, les habitants de Longwy-Bas la proclamèrent excellente, alors que ceux de Longwy-Haut la trouvaient plutôt mauvaise, on ne sait trop pourquoi d'ailleurs.
Le marché de la ville basse, réclamé à cor et à cri depuis quelques mois par la population de cette partie de la cité, existerait depuis longtemps déjà si une place avait été propice.
Mais voilà, il n'y en avait pas. Il fallut attendre que la place de l'Industrie fût agrandie et embellie avant de donner satisfaction aux voeux si légitimes des habitants de Longwy-Bas.

Longwy-Bas - Le marché de la place de l'Industrie, vu de la Chiers à présent recouverte — Place de l'Industrie, Hôtel des Récollets et Usine de l’embouteillage
Image

29 juillet 1914 — Annonce de la Fête de gymnastique sur le terrain d’aviation et du Concours des Harmonies sur la place de l’Industrie pour le 2 août 1914
— Une fête de gymnastique, organisée par l'Union Drouot, aura lieu à Longwy, le dimanche 2 août, jour des fêtes du comice agricole. Voici le programme :
Le samedi soir, grande retraite aux flambeaux, avec le concours de la Longovicienne et de plusieurs sociétés.
Le dimanche matin, arrivée des sociétés, défilé dans les principales rues de Longwy. Concours de gymnastique et de musique (cliques, clairons et trompettes) sur le terrain d'aviation, route de Longuyon ; le concours des harmonies aura lieu sur la place de l'Industrie, à Longwy-Bas.

Le 2 août 1914, veille de la déclaration de la guerre, le journal l’Est Républicain annonce :
— Le grand concours de gymnastique de Longwy organisé par l'Union Drouot pour le 2 août a été remis « sine die » en raison des circonstances.

21 septembre 1919 — La fanfare du Grund (Luxembourg) en concert sur la Place de l’Industrie
— Dimanche dernier, la fanfare du Grund (Luxembourg), présidée par M. Feyden, avocat, conseiller municipal de Luxembourg, est venu visiter Longwy et y a donné, sur la place de l'Industrie, un concert qui a été très applaudi.
— Pour la première fois depuis cinq ans, la fête patronale a été célébrée à Longwy-Bas. Le temps superbe avait provoqué une grande affluence. Les commerçants locaux et les forains ont encaissé de belles recettes. L'harmonie d'Halanzy qui avait déjà été très applaudie le 24 août, prêtait son concours aux réjouissances publiques.

9 février 1920 — Le Grand Hôtel des Récollets est utilisé pour les réunions et assemblées générales diverses
— Syndicat d'initiative. - Samedi 14 février, à 5 heures 1/2, dans les salons du Grand Hôtel des Récollets, aura, lieu l'assemblée générale du Syndicat d'initiative de Longwy, de la vallée de la Chiers et environs.
Cette réunion sera survie aussitôt d'une assemblée générale extraordinaire en vue d'apporter quelques modifications aux statuts.

10 octobre 1920 — Longwy est à la recherche d’un Chef de musique pour son Harmonie La Longovicienne
— Ville de Longwy. Chef de musique. Est demandé d'urgence pour la réorganisation et la Direction de l'Harmonie municipale.
Bons appointements avec emploi dans les services municipaux.
La Ville de Longwy forme avec les communes avoisinantes une agglomération de 20.000 habitants dépourvue de professeur de musique.
Le Chef de l'Harmonie pourra donc se créer dans l'avenir une belle situation.
Prière d'adresser les demandes accompagnées de bonnes références à M. Paul Corduant, n° 2, nue Carnot, à. Longwy.

Longwy-Bas - Place de l'Industrie — Le marché, l'Hôtel des Récollets et l'usine d'embouteillage
Image

14 juin 1924 — L'Harmonie municipale de Rodange (grand-duché de Luxembourg) en concert sur le Kiosque à musique de la place de l’Industrie
— Voici le programme des fêtes organisées à Longwy, le dimanche 15 juin, à l'occasion de l'arrivée de la grande course cycliste internationale Paris-Longwy, organisée par le Touring-Club Lorrain, l'Association amicale des commerçants de Longwy et environs et le journal la Pédale, avec le concours de Républicain, sous les règlements de l'U.V.F. sous le haut patronage de M. R. Poincaré et de la municipalité de Longwy.
13 heures, place de la Gare : réception des sociétés de musique ; 13 h. 30 : cross-country 8 kilomètres, 200 fr. le prix, départ et arrivée place de la Gare ; 15 heures, place de l'Industrie : concours de ballons.
Concerts. De 13 h. 30 à 14 h. 30, place de la Gare, par l'Harmonie des forges de la Providence ; 15 heures à 16 heures, place de l'Industrie et kiosque, par l'Harmonie municipale de Rodange (grand-duché de Luxembourg) ; place de la Gare, par l'Harmonie municipale la Longovicienne ; 16 à 17 heures, parc des Récollets, par l'Harmonie des sapeurs-pompiers d'Athus (Belgique) ; place de la Gare par l'Harmonie l'Emulation de Messancy (Belgique) ; 17 à 18 heures, place de l'Industrie, kiosque, concert par l'Harmonie municipale de Differdange (Luxembourg).
16 heures : arrivée de la course, avenue de Gouraincourt, parc des Récollets. Contrôle et signatures place de la Gare.
18 heures : réception des coureurs et des officiels par la municipalité.
20 heures, hôtel du Commerce : banquet par souscription.
21 h. 30, place de l'Industrie : grand bal public, illumination générale.

14 avril 1925 — La Longovicienne de Longwy en concert à Luxembourg
— L'Harmonie municipale « La Longovicienne » est allée en excursion à Luxembourg, en compagnie de MM. Amidien du Clos, maire, et L. Boncourt, adjoint au maire.
Elle fut reçue à la gare aux accents de la « Marseillaise », exécutée par la fanfare du Grund. La bienvenue lui fut souhaitée par M. Marcel Cahen, échevin ; M. Jacquemart, conseiller municipal de la ville de Luxembourg ; M. Alexandre, délégué général du « Souvenir Français » ; Pierre Thorn et Hilger, d'Esch-sur-Alzette, représentant le comité de l'oeuvre de Longwy martyr. Des gerbes de fleurs furent remises à son président.
Précédée de la fanfare du Grund, l'Harmonie se rendit devant la légation de France et donna une aubade à M. Julliard, ministre de France à Luxembourg, qui félicita ses compatriotes. Puis ce fut une visite au cimetière Notre-Dame et un hommage au Légionnaire inconnu et aux soldats français dormant là leur dernier sommeil. Outre la plupart des notabilités déjà citées, étaient présents : M. Mauges, président du « Souvenir Français » ; M. Théodore, de la légation de France, ainsi qu'une délégation de l'Alliance française. Les assistants allèrent également s'incliner devant le monument du Souvenir. L' « Oulzecht » fut joué par la Longovicienne ; la « Marseillaise », par la musique du Grund. De vibrantes allocutions furent prononcées par MM. Amidien du Clos, Marcel Cahen et Maugas.
Une réception à l'hôtel de ville suivit ; M. Gaston Diderrich fit entendre un éloquent discours que saluèrent les cris de : « Vive le Luxembourg ! Vive Longwy ! Vive la France ! »
La journée se termina par deux concerts, donnés l'un sur la place d'Armes, l'autre à la gare de Luxembourg par l'Harmonie « La Longovicienne », qui fut très applaudie et à qui furent encore offertes des gerbes de fleurs.

Longwy-Bas - Vallée de la Moulaine. De gauche à droite : Hauts-fourneaux, Usine d’embouteillage des Récollets, Etablissement thermal, Hôtel des Récollets
Image

28 mai 1928 — A l’occasion de la course cycliste Paris-Longwy, concerts à Longwy-Bas et Longwy-Haut
— Programme de la journée :
A 14 heures, à Longwy-Bas, concert sur les différentes places de la ville, par l'Harmonie des Hauts Fourneaux de Saulnes, la société la Libérale, de Messancy (Belgique) ; l'Harmonie des sapeurs-pompiers d'Athus (Belgique) ; l'Harmonie municipale la Longovicienne.
A Longwy-Haut, concert sur le passage de la course, par la Lyre des Forges de Gorcy.
Vers 14 h. 30, arrivée de la course, avenue des Récollets, par la rue de Metz.
A 18 heures, réception des coureurs et des officiels par la municipalité.
A 21 heures ; à l'hôtel de ville, grand bal organisé par l'Association amicale des commerçants de Longwy et environs. Illuminations.

20 juin 1928 — Concert de la Société Symphonique de Longwy place de l’Industrie
— Sous la direction de son chef, M. Lair, la Société Symphonique de Longwy offrira à la population, le mercredi 20 juin prochain, place de l'Industrie, à Longwy-Bas, de 21 à 22 heures, un concert.
Le comité prie instamment les auditeurs de ne pas circuler pendant l'exécution des morceaux et d'observer le silence le plus complet.

14 juillet 1929 — Fête aérostatique sur la place de l’Industrie
— A l'occasion de la fête nationale du 14 juillet aura lieu à Longwy un rallye-ballon cycliste et motocycliste, organisé par le Touring-Club Lorrain et l'Association Amicale des Commerçants de Longwy-Bas, avec le concours du journal « Le Petit Parisien ». Voici le programme de la fête :
Samedi 13 juillet, â 21 heures ; Retraite aux flambeaux par l'Harmonie municipale « La Longovicienne » et la société de gymnastique et de préparation militaire « l'Avant-Garde Longovicienne ».
Dimanche 14 juillet, sur la place de l'Industrie, à Longwy-Bas : à 8 heures, préparation du gonflement du ballon ; à 14 heures, concours gratuit de de ballonnets pour enfants, nombreux prix ; à 14 h. 30, gonflement définitif du ballon.
A 16 heures : « Lâchez tout » pour l'ascension du ballon (500 mètres cubes), monté et piloté par M. Maurice Vernanchet, aéronaute constructeur breveté, et son aide. Départ du rallye cycliste pour dames ; à 16 h. 15, départ du rallye cycliste pour hommes ; à 16 heures 30 départ du rallye motocycliste.
A 20 heures 30 grand bal public sur la place de l’Industrie
A 21 heures 30, grand feu d’artifice tiré du parc des Récollets. Illuminations

Longwy-Bas - Place de l'Industrie, un jour de marché ; Ecoles primaires au fond - Place de l'Industrie
Image

21 août 1935 — Faute de Kiosque à musique, supprimé par la municipalité, la Longovicienne donne ses concerts dans la cour de l’école maternelle
— Programme du concert public, qui sera donné par l'Harmonie « La Longovicienne », mercredi prochain 21 août, à 20 h. 45, dans la cour de l'école maternelle du quartier Jeanne-d'Arc, à Longwy-Bas, sous la direction de M. Ernest Mignon, premier prix du Conservatoire de Paris :
1. Hymne de l'infanterie de marine, pas redoublé (Coppé). — 2. La Chanson des Nids, polka pour deux clarinettes (Buot), solistes : MM. Sartori et Cosson. — 3. Défilé de la Garde républicaine, pas redoublé (Wettge). — 4. Le Pays du Sourire, fantaisie (F. Lehar, arr. Andrieu). — 5. Michel Strogoff, pas redoublé (Millot). — 6. Les Sirènes, grande valse (Waldteufel, arrangements Wittmann). — 7. Honneur aux Chasseurs à pied, pas redoublé avec trompes (J. Cosson).
C'est la première fois qu'un concert public sera donné par l'Harmonie « La Longovicienne » dans l'important quartier Jeanne-d'Arc. Ses habitants sauront gré de cette louable initiative à M. Albert Labro, président de notre excellente phalange artistique locale et adjoint au maire de Longwy.

1er août 1937 — La Longovicienne de Longwy en concert sur le Kiosque à musique de la Pépinière de Nancy
— Demain, dimanche 1er août, de 10 à 11 heures, l'harmonie « La Longovicienne » de Longwy donnera au kiosque de la Pépinière, un concert dont voici le programme :
Salut au 85e, défilé (E. Petit). — L'Arlésienne, fragments (Bizet, arr. Christol). n° 1 et 2, prélude et menuet, n° 3, entracte et finale ; solistes : MM. G. Denissel, flûte, 1er prix du Conservatoire de Lille ; E. Urbain, hautbois, prix du Conservatoire de Metz. — Défilé du 27e (J. Farigoul). — Rose-Marie, fantaisie (Friml). — Roncevaux, pas redoublé avec cors (F. Leroy).

20 et 21 mai 1939 — Grandes fêtes à Longwy, à l’occasion du Centenaire de l'Indépendance du Grand-Duché de Luxembourg
20 mai, à 20 h. 30, Concert par l'Harmonie « La Longovicienne » sur la place de l'Industrie, à Longwy-Bas.
21 mai. A 10 h. 15, réunion des personnalités officielles à l'Hôtel de Ville de Longwy-Haut.
A 10 h. 30, messe solennelle, suivie du Te Deum à l'église Saint-Dagobert, à Longwy-Haut, sous la présidence de S. Exc. Monseigneur Fleury, évêque de Nancy et de Toul.
A 11 h 45, dépôt de gerbes au Monument de la défense de Longwy, à Longwy-Haut et au Monument aux morts à Longwy-Bas.
A 12 h. 30, réception des personnalités officielles par la municipalité de Longwy à l'Hôtel de Ville de Longwy-Bas.
A 13 heures, banquet à la Chambre de la métallurgie à Longwy-Bas, sous la présidence d'un ministre luxembourgeois.
A 15 h. 30, baptême de « l'Avenue de la Grande-Duchesse-Charlotte » (rue devant la Banque de France, l’Hôtel de ville, la Chambre de la métallurgie.)
Manifestations sportives : A 16 heures, départ de la course cycliste des deux frontières, place de l'Industrie, arrivée vers 17 h. 30, avenue de Saintignon. Matches de basket-ball, à Longwy-Bas
Concerts : Entre 14 h. 30 et 17 h. 30, par les sociétés de musique de Luxembourg, Differdange, Esch-sur-Alzette et Pétange, aux endroits suivants : place d'Armes à Longwy-Haut, place de Gouraincourt, place de l'Industrie à Longwy-Bas ; parc des Récollets.
Illuminations. Course aux flambeaux.
A 21 heures : Illumination de la place de l'Industrie et de l'avenue de la Grande-Duchesse-Charlotte.
A 21 heures. Course aux flambeaux aux monuments de la guerre. Départ place de l'Industrie. Circuit : Monuments d'Herserange, Longlaville, Mont-Saint-Martin, Longwy-Haut, Rehon, Longwy-Bas.
Pendant la course : concert sur la place de l'Industrie à Longwy-Bas.
A 22 heures : Bal à la Chambre de la métallurgie.

Sociétés musicales actives à Longwy en 1909 :
Longwy-Bas. La Longovicienne (harmonie), fondée en 1898, président Henri Thomas, direction Georges Salière, 50 exécutants (M. Gamasse, chef de l’Harmonie en 1922-1925, M. Ernest Mignon en 1928-1935, M. Villemin en 1938)
Longwy-Bas. L’Echo de la Sauvage (cors de chasse), siège La Sauvage, frontière luxembourgeoise, président M. le comte Fernand de Saintignon, direction Salière-Vaudais, 42 exécutants ;
Longwy-Bas. Société symphonique de Longwy, président Beckrich, direction Salière-Vaudois, 30 exécutants.
Longwy-Haut. Société des trompettes des Sapeurs-Pompiers de Longwy, direction Morhange, 15 exécutants ;

Longwy-Bas - Vue générale de la Place de l'Industrie
Image

(1) Le 8 mai 1897, à la suite d'un concours, M. Bardoux, musicien au 138e régiment d'infanterie, en garnison à Bellac, est appelé pour remplacer M. Chastrète comme chef de fanfare au 9e bataillon de chasseurs. Chastrète, de son côté est envoyé en Algérie, à Oran, en tant que sous-chef de la musique au 2e zouaves.
Auparavant, depuis 1892, Carbonnier dirigeait la fanfare du 9e chasseurs.
En 1905, Albert-Pierre Nauwelaers, sergent-major, succède à M. Bardoux à la tête de la fanfare au 9e bataillon de chasseurs à pieds.

(2) Prosper Pérignon est nommé maire en octobre 1910, à la suite du décès de Félix Petitier (1840-1910), brasseur, lequel succédait au notaire Félix Féry qui a tenu les rênes de Longwy de mars 1900 jusqu’à sa démission de mars 1910.
Un autre Petitier, se prénommant Louis, également brasseur, sera élu à la place de Pérignon en décembre 1919.

(3) La Maison Abraham et Lévy, bien connue à Longwy, est installée sur la place de l’Industrie et y fait commerce de chevaux. Alphonse Abraham, marchand de chevaux, s’y marie en 1891 avec Cécile Cahen. Abraham s’associe avec les frères Lévy au début des années 1900. Cécile Cahen-Abraham, veuve en 1911 cède ses parts aux Lévy qui continuent cette activité jusqu’en 1920.
Classement : 15.79%
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 2850
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

LONS-LE-SAUNIER - Le Kiosque et le Kursaal
(JURA)
Par suite de nombreux pillages et brigandages, les Lédoniens obtiennent l’autorisation accordée par le seigneur de Montaigu, Tristan de Chalon, suivant un acte du 18 décembre 1364, de se doter de murailles et de fossés.
Ces fortifications d’une relative faible résistance, protégées de quelques tours, sont accessibles par trois portes : la porte de l’Horloge, à l’extrémité sud de la Grande-Rue, la future rue du Commerce, face au faubourg Saint-Désiré ; la porte Othenin (ou de Perrigny ou encore porte de l’Ecole) au bout de la rue des Juifs (rue de Balerne) ; porte Saint-Michel (ou du Faubourg des Dames) à l’extrémité nord de la Grande-rue. Une quatrième porte a été ouverte en 1704 sur les remparts, à la sortie de la rue des Cordeliers, donnant sur la rue de la Fusterie, future rue du Jura.
De multiples guerres, se terminant bien souvent par des incendies dévastateurs — notamment en 1510, 1536 1595 ou 1637 — ponctuent l’histoire de Lons-le Saunier qui finit par tomber, avec la Franche-Comté, dans l’escarcelle du roi Louis XIV, par le traité de Nimègue de 1678.
Les remparts vont tous être démantelés, à commencer par la démolition successive des portes : la porte Saint Michel en 1716, la porte des Cordeliers en 1724, la porte Othenin en 1737 et enfin la tour Carrée de l’Horloge en 1750. Celle-ci est remplacée neuf ans plus tard par une petite tourelle à l’angle de la Grande-rue et de la Grande Place (place de la Liberté).

Plans partiels de Lons-le-Saunier en 1809 et 1874
Image
Lons-le-Saunier, quartier de la Chevalerie en 1874
Image

Le nom de la cité lédonienne atteste de la grande importance que revêt le sel pour Lons-Le-Saunier.
Les ouvriers des salines de Lons-le-Saunier, se réservant tout le bois de combustion nécessaire à leur exploitation, obtiennent, par ordonnance royale du 3 janvier 1743, l’interdiction aux lédoniens de procéder à toute coupe et enlèvement de bois dans le rayon de quatre lieues desdites salines, sous peine de mille livres tournois d’amende.
En contrepartie, les saliniers s’engagent à rétrocéder aux habitants une quantité déterminée de bois pour leurs propres besoins, fixant eux-mêmes, non sans quelques litiges, les prix, les dimensions et essences des buches. Par délibération communale du 27 décembre 1743, il est décidé de choisir un emplacement pour le stockage du bois ainsi réservé au chauffage des lédoniens. Un champ que la ville possède près de la tour des Cordeliers, jouxtant le moulin de la Machine (ou de la Fusterie), fait l’affaire ; un petit lot acheté à un certain Grillet de Dole lui est joint tandis que les fossés des murs de la ville, qui longent l’ensemble, sont comblés et nivelés, à l’effet d’obtenir une large surface pour l’installation de ce chantier à bois, mis définitivement en place à partir de 1752.
Le 26 juin 1769, une convention est signée par les régisseurs saliniers qui s’engagent à livrer le bois à raison de
onze livres dix sous la corde, la bûche devant être d’une longueur de trois pieds et demi.
En 1789, la corde de bois se vend encore au prix de douze livres, et, l’année suivante, la fourniture du bois à la ville est arrêtée, du fait de la suppression du droit de la saline sur les forêts communales.
En 1825, les terrains de l’ancien chantier à bois sont cédés au département du Jura qui y fait édifier, de 1827 à 1846, le Palais de Justice, la Caserne de gendarmerie et la Prison. En face du palais de justice en construction, la vieille tour pentagonale à trois étages des Cordeliers est rasée le 24 juillet 1829.

Lons-le-Saunier - Promenade de la Chevalerie — Le Palais de Justice vu de l'entrée de la Chevalerie
Image

En vis-à-vis du chantier à bois et de la tour des Cordeliers, le long de la rivière de la Vallière, le mayeur fait aménager, dès avant 1743, un champ communal destiné aux tenues des foires aux bestiaux. Par délibération du 5 juillet 1755, il est accordé aux Chevaliers de l’Arquebuse, le droit d’établir une promenade et un jeu d’Arquebuse sur une partie dudit foirail qui est suffisamment grand pour l’accueillir, sans déroger à sa première destination.
La compagnie des Chevaliers de l’Arquebuse, dont la fondation remonte à 1518, se chargeait, apparemment difficilement, de la garde et de la défense de la ville. Dotés de nombreux privilèges, ses membres, habillés d’un uniforme écarlate à brandebourgs d’or, ne faisaient pas partie des plus pauvres de la ville. En dehors de leur prérogative, ils participaient régulièrement à des concours de tir à l’oiseau — le bien connu papegai —, et banquetaient plus souvent qu’à leur tour, accompagnés de chansons et musiques ; ils participaient également à des tournois, festivités et ripailles, avec d’autres compagnies d’arquebusiers, notamment celle de Poligny.

Les Chevaliers, dès 1755, font aménager le terrain qui vient de leur être accordé : 189 peupliers, tilleuls et platanes y seront complantés. A l’angle de la Promenade, face à la tour des Cordeliers, la Compagnie fait bâtir un Pavillon pour ses membres en 1762, édifice qui est partiellement transformé en théâtre en 1777.
Dissout en juillet 1790, le Corps des arquebusiers laisse son nom au parc qui devient dorénavant La Chevalerie ou la Promenade de
la Chevalerie.

Lons-le-Saunier - Promenade de la Chevalerie — Bassin et jet d'eau de la Chevalerie
Image

Le Pavillon de la Chevalerie est utilisé par la municipalité pour les fêtes, les concerts et spectacles et devient même une salle de bal en 1854.
La construction d’une nouvelle Ecole normale est décidée en 1864 ; en attendant l’achèvement des travaux, les élèves et instituteurs sont installés dans les locaux, pris à bail pour trois ans le 1er juin 1864, appartenant à M. Clertan, président du tribunal de commerce. Cependant lesdits locaux étant insuffisants, le conseil municipal autorise, moyennant un loyer annuel de 300 francs, l’installation de l'Ecole d'application annexée à l'école normale, dans le Pavillon de la Chevalerie.

La Chevalerie est le lieu de promenade favori des lédoniens. Des concerts sont régulièrement donnés tous les jeudis et dimanches, aussi bien par la Musique du 44e régiment d’infanterie en garnison dans la caserne Michel que par les phalanges musicales de la ville telles l’Harmonie municipale, attestée dès 1853, dirigé depuis 1874 par M. Langrenay ou encore l’Orphéon emmené par son chef M. Amyon, lequel porte également, en 1874, la casquette de la musique de Poligny (en 1877, Georgis prend la place de Amyon).
Au vu de cette permanente affluence musicale, le conseil municipal et son maire Camille Prost décident le 12 décembre 1878, de faire édifier un
Kiosque à musique sur la promenade de la Chevalerie.
Inauguré en 1879, ce kiosque octogonal, haut perché sur les neuf marches de son escalier d’accès, est entouré d’une plate-bande fleurie garnie de petits arbustes ; ses fines colonnes en fonte supportent sa toiture en zinc ornée d’un lambrequin ; son garde-corps est en fer forgé ouvragé.

Lons-le-Saunier - Concerts sur le Kiosque à musique de la Chevalerie
Image

Il était naturel qu’aux côtés du Kiosque à musique, on fasse édifier une statue en hommage à l’auteur du chant le plus entonné en France, l’illustre lédonien Claude Joseph Rouget dit Rouget de Lisle (1760-1836).
Le conseil municipal délibère en octobre 1880 pour l'érection de cette statue et vote un premier crédit de 500 francs pour sa réalisation. La municipalité avait, au préalable, lancé à cet effet, une campagne de souscription nationale appuyée par Victor Hugo, laquelle campagne avait permis de lever 3.500 francs de fonds dès le mois d’août. Le conseil général du Jura avait suivi le 24 août avec une subvention de 1.000 francs.
Le sculpteur Auguste Bartholdi (1834-1904) est chargé de la conception du monument en bronze dont le coût définitif s’élève à vingt-cinq mille francs.
Les édiles municipaux ne trouvent pas de meilleur emplacement que l’entrée de la promenade de la Chevalerie pour installer la statue de Rouget de Lisle. Ceci implique évidemment la suppression du Pavillon des Chevaliers de l’Arquebuse, lequel est rasé sans coup férir, dès 1881.
La municipalité aurait certainement été mieux inspirée de faire placer logiquement l’œuvre de Bartholdi exactement face au Kiosque à musique, plutôt que de dos, comme cela a été réalisé.
Le monument du compositeur de la Marseillaise est inauguré le 27 août 1882.

Lons-le-Saunier - Promenade de la Chevalerie et Statue Rouget de Lisle (cliché Jean-Marc, Cparama)
Image

Immédiatement après la suppression du Pavillon de la Chevalerie et l’érection du monument Rouget de Lisle, un nouveau pavillon est édifié, à l’usage de café-brasserie à l’enseigne du Café du Chalet. Construit face au Kiosque à musique sur la promenade de la Chevalerie, il dispose d’une salle de 400 places et d’une grande terrasse-jardin de 700 places, appréciée de la clientèle mélomane.

Lons-le-Saunier - Café du Chalet et Kiosque à musique de la Chevalerie — Le Café du Chalet agrandi devient le Kursaal
Image

Racheté en 1908, le Café du Chalet devient le Kursaal, sous la direction de la brasserie lédonienne Masson-Bück (Masson était le gendre du fondateur de la brasserie Bück). En novembre et décembre 1909, de nombreuses annonces proposent l’acquisition du Kursaal avec de bonnes conditions ; mais il semble que la cession n’ait pas eu lieu. Des séances de cinématographe sont organisées au Kursaal tous les mercredis, jeudis, samedis et dimanches à 6 heures ½ ; le dimanche, deux séances sont proposées à 3 et 5 heures.
En 1912, l’enseigne de l’établissement devient l’Eden-Cinéma.

Lons-le-Saunier - Le Kursaal devient l'Eden-Cinéma — Annonce du 27 novembre 1909, vente Kursaal par le brasseur Masson-Bück — Affiche publicitaire Brasserie lédonienne Masson-Bück
Image

A l’instar de milliers communes ayant rendu hommage aux victimes de la guerre 1914-1918, la municipalité de Lons-le-Saunier décide de faire édifier un Monument aux morts, à l’extrémité de la Chevalerie, à l’alignement de la statue de Rouget de Lisle. L’architecte lédonien Louis Augustin Bidot (1865-1923) est chargé de la réalisation de ce monument formé de colonnes disposées en hémicycle autour du bassin et de son jet d’eau, lequel est transformé en massif planté et gazonné à cette occasion. Entre les colonnes, sont installées dix stèles où seront gravés les noms des près de cinq cents tués lédoniens du conflit.
L’inauguration du monument, qui a lieu le 12 novembre 1922, est suivie d’un concert donné au Kiosque de la Chevalerie par l’Harmonie municipale des Travailleurs.

Lons-le-Saunier - Monument aux morts 1914-1918 édifié sur la promenade de la Chevalerie — Bassin et son jet d'eau, transformé en massif gazonné et planté, pour faire place au monument aux morts
Image

L’activité du Kiosque à musique se restreint d’années en années, d’une part du fait de la disparition des musiques militaires et d’autre part en raison de la progressive désaffection du public, attiré par d’autres distractions, notamment les séances de l’Eden-Cinéma situé face de lui. Aussi, en 1974, la municipalité le fait raser, probablement aussi à cause de sa vétusté.
L’Eden-Cinéma, quant à lui, devient le cinéma le Régent vers 1960, avant d’être racheté dix ans après par la société Alpes-Cinéma. Le 11 juillet 1980, le cinéma est à nouveau revendu, pour quatre cent mille francs et poursuit son exploitation jusqu’en 2013. A cette date il est entièrement démoli pour être remplacé, l’année suivante par la construction, sur le même emplacement, d’un complexe de sept salles de projections pouvant accueillir 996 spectateurs : le Mégarama.
Kiosque supprimé.

voir ici, Place de la Chevalerie de Lons-le-Saunier, sans son kiosque, aujourd'hui. (1/4) (2/4) (3/4) (4/4)

Lons-le-Saunier - Le Kiosque et le Kursaal.jpg
Lons-le-Saunier - Le Kiosque et le Kursaal.jpg (185.74 Kio) Vu 337 fois
publié par Jean-Marc

25 et 26 août 1762 et 24 août 1763 — Quand les Chevaliers de l’Arquebuses de Lons-le-Saunier rencontrent ceux de Poligny
— En 1762, le 25 août, la Chevalerie de Lons-le-Saunier vint à Poligny, à l'invitation de MM. les Chevaliers de Poligny, qui leur donnèrent une fête magnifique et des plus splendides dans l'hôtel-de-ville. Ceux de Lons-le-Saunier arrivèrent vers les onze heures du matin du 25, au nombre de 27, précédés de cors de chasse, de tambours et autres instruments. Ceux de Poligny furent à leur rencontre en corps jusqu'à Château-Châlon, Les deux troupes entrèrent dans la ville en bel ordre.
On avoit cédé, par honneur, le pas à la Chevalerie de Lons-le-Saunier, sauf que les capitaines des deux troupes marchoient sur la même ligne à la tête. Chaque chevalier de Poligny prit chez lui, un de Lons-le-Saunier ; quelques-uns en prirent deux qu'ils logèrent avec leurs chevaux. L'hôtel-de-ville avoit été orné de tapisseries, de lustres, d'emblèmes. (…)
Il y avoit dans la salle un couvert dressé, en forme de fer à cheval, ou plutôt en forme d'un carré long non fermé par l'un de ses côtés. Il y avoit cent cinquante couverts ou services. On fut servi de tout ce qu'il y avoit de plus exquis et de plus délicat avec une profusion étonnante, un ordre admirable, un concert charmant, une attention infinie, une cordialité et une gaieté peu communes. Le repas servi à quatre services fut prolongé jusqu'à onze heures dans la nuit. Il y eut quelques violons dans des maisons particulières, et toute la ville prit part à la bonne façon de nos Chevaliers qui se distinguèrent et par la générosité et par la grâce avec laquelle ils ont fait leurs honneurs et ceux de notre ville. Il se fit à cette occasion de jolies chansons à l'honneur de l'une et de l'autre troupe et des impromptus qui firent plaisir à tout le monde et égayèrent les convives. (…)
L'invitation fut suivie d'une ronde à une petite caraffe, car on fut sage et tempérant dans cette fête.
Le lendemain, jeudi 26 août, les Chevaliers tirèrent un prix entre douze choisis par leur Compagnie, six d'un côté et six de l'autre. MM. de Lons-le-Saunier ne réussirent pas, probablement parce qu'ils n'étoient pas faits au local, et qu'ils ne se servirent pas de leurs armes.
A midi, on servit de nouveau la même table, garnie des mêmes convives, et vers les quatre heures d'après-midi, MM. de Lons-le-Saunier s'en retournèrent. MM. de Poligny les accompagnèrent jusqu'à Château-Châlon, où, à l'entrée du bourg, on avoit fait préparer sous un feuillage une halte galante pour se dire adieu. Laquelle fut suivie d'embrassades et de témoignages d'amitié distingués. Madame l'abbesse de Château-Châlon et toutes les dames voulurent être les témoins de cette fin de partie.
Le 24 août 1763, MM. les Chevaliers de Poligny ayant été invités par MM. de Lons-le-Saunier à un prix pour le 25, jour de St-Louis, sont partis de notre ville le 24 en bel ordre. La fête a été superbe, rien de plus brillant que la ville de Lons-le-Saunier en ces jours-ci. Les Chevaliers d'Orgelet ont été invités et se sont rendus à l'invitation. Nos MM. ont eu, comme de droit il leur appartient, le pas sur tous les autres ; mais MM. de Lons-le-Saunier mieux logés et plus riches que les nôtres, se sont surpassés en magnificence et en dépense. Placée entre Poligny et Orgelet, leur ville a été choisie pour le rendez-vous des trois Chevaleries pour fraterniser, se donner un prix et se régaler à frais communs. Cependant, il m'est permis de le dire, il me semble que MM. de Poligny font trop que de se déplacer tous les ans.
En 1764, nos Chevaliers sont allés à Lons-le-Saunier, en conséquence des arrangements précédents, mais les frais ont été communs aux trois corps de Chevalerie. Les nôtres ne paroissent plus disposés à se rendre toujours à Lons-le-Saunier, mais à alterner.

(Bulletin de la Société d'agriculture, sciences et arts de Poligny 1871 — Notes inédites de F.F. Chevalier sur les Arquebusiers de Poligny)

28 juillet 1872 — L’Harmonie de Saint-Claude vient célébrer, à Lons-le-Saunier, la Fête patronale de la Saint-Désiré ; concert sur la promenade de la Chevalerie
— La société de musique de notre ville de Saint-Claude, l’Harmonie, s’est rendue dimanche dernier à Lons-le-Saunier, qui célébrait sa fête patronale, la St-Désiré. Elle y a été accueillie à bras ouvert, c’est, nous le croyons, le mot qui rend le mieux l’accueil cordial et fraternel qui lui a été fait.
Le train venant de Chalon a été salué à son arrivée à la gare de Lons-le-Saunier par l‘Harmonie de cette ville, puis, après les compliments et les félicitations réciproques, les deux sociétés se sont réunies et ont fait ensemble leur entrée en ville, bannières en tête, suivies d’une foule considérable.
Elles se sont ainsi rendues à l’Hôtel-de-ville où elles ont été reçues par les représentants de la cité.
Dans l‘après-midi, sur la belle promenade de la Chevalerie, les deux sociétés ont donné un concert où elles ont joué tour à tour devant un nombre très considérable de spectateurs qui ont témoigné du plaisir de les entendre par de chaleureux applaudissements.
L’orage survenu le soir a gêné la retraite aux flambeaux, qui a eu lieu dans des conditions défavorables, au milieu d’une poussière très gênante.
En somme, la fête a été fort belle. Nos compliments aux deux sociétés de munique, qui ont largement contribué à l'entrain de la journée.

16 août 1874 — Grand festival musical lors de la fête du 2e centenaire du rattachement de la Franche-Comté à la France
— Le deuxième centenaire de la réunion de la Franche-Comté à la France a été célébré samedi à Lons-le-Saulnier au milieu d'un immense concours d'assistants accourus de toutes les villes voisines. Lons-le-Saunier avait, dès le matin du 14 août, commencé à prendre un air de fête ; à l'entrée des principales rues, on avait tendu d'une maison à l'autre des guirlandes de mousses entremêlées de drapeaux et d'écussons aux armes des principales villes qui devaient se faire représenter au concours.
Le lendemain, arrivaient diverses sociétés chorales et, dans leur nombre, l'Union musicale de Strasbourg, dont les 50 membres ont été les véritables héros de la fête. Leur arrivée était signalée ; on avait projeté de leur faire une ovation solennelle, mais ils avaient fait savoir que le gouvernement prussien, qui ne les avait pas laissés partir sans difficultés, leur avait interdit de prendre part à aucune manifestation. La réception a donc été réduite aux plus minimes proportions.
Devant l'hôtel où ils sont descendus, les sociétés se sont succédé pendant plus d'une heure pour les saluer de leurs plus belles fanfares.
Le maire de Lons-le-Saulnier, M. Prost, a dit, en souhaitant la bienvenue aux Sociétés réunies :
« Soyez les bienvenus, enfants de l'Helvétie dont les montagnes, asile de la liberté, ont servi de refuge aux enfants de la France. Et vous aussi, frères de cette Alsace dont on ne peut prononcer le nom qu'en pleurant, nous vous saluons, vous dont le cœur n'a pas cessé, d'être Français. A tous, nous offrons dans cette fête le vin de nos coteaux jurassiens ! »
A six heures a eu lieu la distribution des récompenses. M. Reinack-Wœrth, préfet du Jura, d'origine alsacienne, a prononcé une allocution : « Je ne m'attendais pas, dit-il, à prendre la parole ; mais en présence de la bannière de Strasbourg, je n'ai qu'à m'incliner. Quand vous retournerez en Alsace, dites qu'en France on n'oublie pas, qu'on espère ! »
La fête s'est terminée par un brillant feu d'artifice, tiré sur la montagne de l'Ermitage.

27 août 1882 — Inauguration de la statue Rouget de Lisle sur la promenade de la Chevalerie
— La fête a commencé hier soir par une retraite aux flambeaux exécutée par la musique du 44e de ligne et les musiques locales.
Ce matin, en, s'éveillant, les habitants ont constaté avec tristesse que le ciel ne partageait pas leur allégresse, car une pluie battante fouettait les vitres. Néanmoins, à Lons le-Saunier, on ne se rebute pas facilement, et pour une fois que l'on a quelque chose à fêter, on veut s'en donner pour son argent.
C'est pourquoi la foule se pressait à l'arrivée des diverses sociétés de musique et de gymnastique qui étaient venues rehausser l'éclat de la cérémonie.
M. de Mahy est arrivé ce matin, à six heures c'est le seul représentant du gouvernement. Après les réceptions et les présentations officielles, le cortège, précédé par la fanfare lyonnaise et escorté d'un piquet du 44e de ligne, s'est rendu sur la place de la Chevalerie où s'élève la statue. Pendant que chacun s'installe sur l'estrade j'examine le monument. La statue est recouverte d'un voile vert d'où émergent deux bras levés. L'artiste a voulu saisir et représenter le moment de l'inspiration. Il n'y manque qu'un drapeau à la main pour reproduire une gravure que tout le monde a vue et qui a été publiée de nouveau à l'occasion de l'inauguration de la statue de Choisy-le-Roy.
Le monument à six mètres de hauteur ; quatre degrés supportent le piédestal, qui est en marbre.
Sur le devant du socle est inscrit le nom de Rouget de Lisle.
La foule officielle a pris place sur l'estrade à la droite de laquelle s'élève la tribune, affectée aux nombreuses musiques et sociétés chorales.
A la droite de M. de Mahy, président, se trouve le général Wolff, commandant le 7e corps, et à sa gauche M. Prost, maire de la ville.
Malgré les averses presque incessantes, une foule assez considérable remplit les rues et s'entasse aux fenêtres des maisons généralement pavoisées. Les places réservées au public sont combles et les spectateurs couvrent la place aux abords du monument.
Après l'exécution de la Marseillaise, de Sellenick, exécutée par toutes les musiques réunies du 44e, de Saint-Claude, Poligny, Arbois, Pontarlier, Champagnole, Bletterans, Orgelet, Gevingey, Saint-Amour, etc., et la marche du Prophète, par l'orchestre du théâtre de Besançon, les Sociétés philharmoniques de Dôle, Louhans et
Lons le-Saunier, le voile qui couvrait la statue tombe ; il est deux heures et demie.
Des acclamations saluent l'oeuvre de Bartholdi, lequel, placé au second rang sur l'estrade, est félicité par le ministre et par le général Wolff, qui lui serrent la main.
M. Paul Mounet, de l'Odéon, lit l'ode à Rouget de Lisle, par Louis Ratisbonne.
Puis commence la série des discours, écoutés, mais pas entendus. (…)
Aussitôt après, toutes les sociétés orphéoniques entonnent le chœur des Soldats de Faust ; puis toutes les musiques réunies exécutent l'air du Régiment de Sambre-et-Meuse. Alors devant la statue, commence le défilé de toutes les sociétés de musique et de gymnastique, qui se continue par les principales rues horriblement boueuses.
A six heures, un banquet de 160 couverts réunissait, au réfectoire du lycée, les membres qui composaient le cortège. En dehors des fonctionnaires obligatoirement présents, on ne voyait que de rares souscripteurs bénévoles.
Encore sous la triste impression de la journée pluvieuse, les convives se sont montrés d'abord assez froids ; mais les crus jurassiens aidant aux manifestations des consciences, grâce à leur influence, les langues se sont déliées et une vive animation a régné vers le milieu du repas. Au dessert, de nombreux toasts ont été portés.
Le ciel, plus clément le soir, a favorisé l'illumination ; les habitants se sont montrés discrets, peu de maisons sont illuminées. Dans les rues, on rencontre des groupes titubants et bruyants. En somme, maigre succès ; la pluie a beaucoup refroidi les enthousiasmes, et cette fête républicaine s'est passée avec calme.

Lons-le-Saunier - Entrée Promenade de la Chevalerie, à gauche Café du Chalet, statue Rouget de Lisle au fond — Statue Rouget de Lisle, Kiosque à musique au fond à gauche
Image

Quelques concerts sur la promenade de la Chevalerie
29 mai 1884 — Concerts qui seront donnés jeudi 29 mai, promenade de la Chevalerie, de 4 à 5 heures :
Musique du 44e : 1. La Marche des Drapeaux, Sellenick. — 2. Le Calife de Bagdad, Boiëldieu. — 3. Violetta (valse), Lambert. — 4. Giroflé-Girofla (fantaisie), Lecocq. — 5. Marie (galop).
De 8 heures ½ à 9 h. ½ du soir, Société philharmonique : 1. Marche turque, Mozart. — 2. Le Chevalier Breton (ouverture), Herman. — 3. Le Lac des oiseaux (valse), Bléger. — 4. Le Philtre (ouverture), Auber. — 5. Les Guitareros (sérénade), Hubans. — 6. Quadrille.

21 juin 1884 — Programme du concert qui sera exécuté dimanche à la Chevalerie, de quatre à cinq, par la musique du 44e. : 1. Les Cadets de Russie, pas redoublé, Sellenick. — 2. Les Diamants de la Couronne, ouverture, Aubert. — 3. La Nuit, valse, Métra. — 4. Fra Diavolo, fantaisie, Aubert. — 5. Souvenir de Serquigny, mazurka, Sellenick.
27 juin 1885 — Programme des morceaux qui seront exécutés par la Philharmonique, le samedi 27 juin, à la Chevalerie, de 8 heures à 9 heures ½ du soir : 1. Richard Wallace (marche), Sellenick. — 2. La Dame de trèfle (ouverture), Hermann. — 3. Une Soirée près du lac (fantaisie-mazurka pour hautbois), Leroux. — 4. Le Chant des fleurs (valse), Bléger. — 5. Amour discret (gavotte), Rossini. — 6. Après le punch (polka), Corbin.
2 juin 1886 — Voici le programme du concert que devait donner la Société philharmonique, jeudi dernier, au kiosque de la Chevalerie, et qui aura lieu mercredi 2 Juin, à huit heures du soir : 1. Le Lillois, pas redoublé, F. Leroux. — 2. Le Diadème, ouverture, A. Herman. — 3. Le Jour et la Nuit, valse, Olivier Métra. — 4. Anna Bolena, fantaisie, Donizetti. — 5. A ton bras, polka.

13 et 14 juillet 1885 — La Fête Nationale à la Chevalerie
Voici le programme de la fête du 14 juillet à Lons-le-Saunier :
— Lundi soir, 13 juillet, à huit heures et demie du soir. — Retraite aux flambeaux et tir des boîtes.
A neuf heures et demie. — Concert à la Chevalerie par la Philharmonique.
— Mardi 14 juillet, à cinq heures du matin, nouvelles salves de boîtes ; à ce signal, les édifices publics seront pavoisés.
A neuf heures. — Revue des troupes de la garnison à la Chevalerie.
A deux heures. — Jeux divers sur le marché au bois (des prix seront distribués).
A quatre heures. — Séance de gymnastique par la Jurassienne.
A huit heures et demie. — Concert donné par le 44e régiment d'infanterie à la Chevalerie.
Illuminations des bâtiments publics.
Pendant la séance de gymnastique, la fanfare de la Jurassienne exécutera les morceaux suivants : 1. Le Lorrain (pas redoublé), Leroux. — 2. Chant des fleurs (valse). Bléger. — 3. Rossignol (polka). Bléger. — 4. Le Sommeil de Diane (fantaisie), Bléger. — 5. Les Rochelais (quadrille), Mazeloux. — 6. Les chants nationaux, Leconge.
Pendant la durée des fêtes du 14 juillet, des jeux forains seront installés à la petite Chevalerie. Une kermesse sera également organisée à la grande Chevalerie.

Lons-le-Saunier - La musique du 44e régiment d'infanterie sortant de la caserne Michel — La musique du 44e régiment d’infanterie
Image

Chaque dimanche, de quatre à cinq heures de l'après-midi et le jeudi, de huit heures et demie à dix heures du soir, à la belle saison, la musique du 44e régiment d’infanterie donne ses concerts sur le Kiosque de la Chevalerie
23 juin 1895 — Aujourd'hui dimanche, de 4 à 5 heures, à la Chevalerie, la musique du 44e de ligne jouera : Le soldat de Floréal, pas redoublé. — Le Voyage en Chine, ouverture. — Thérèse, valse. — La Norma, duo pour piston et bugle. — Armen-Fest, polka.
14 juillet 1895 — Dimanche, à neuf heures du soir, au kiosque de la Chevalerie, le 44e de ligne jouera les morceaux suivants : La Marche des drapeaux, pas redoublé. — Le Cheval de bronze, ouverture. — Espana, valse. — Le Petit duc, fantaisie. — Les Trois couleurs, valse chantée (1ère audition).
14 août 1898 — Programme des morceaux qui seront exécutés le dimanche 14 août 1898, de 4 à 5 heures, au kiosque de la Chevalerie, par la musique du 44e de ligne : Jean-Bart, pas redoublé, Wettge. — Le Freischütz, fantaisie, Weber. — Souvenir de Saint-Sébastien, valse espagnole, Osssip Lœw. — L’Africaine, fantaisie, Meyerbeer. — Le Bon Bourgeois, polka, Sellenick.
Nota. — Ce programme sera le même pour le concert de jeudi prochain, de huit heures et demie à dix heures, plus un morceau qui sera : Sentinelles, avec chant, Hanse.

17 juin 1900 — Musique du 44e de ligne. Programme des morceaux qui seront exécutés aujourd'hui dimanche 17 juin 1900, de 4 à 5 heures, au kiosque de la Chevalerie : Allegro militaire, X. — Tancrède, ouverture, Rossini. — Mabel, valse, Godefroy. — Fantaisie sur la Traviata, L. Mayeur. — Bergeronnette, polka pour petite flûte, J. Jousselain.
Note. — Ce programme sera le même pour le concert du jeudi suivant, de huit heures et demie à dix heures, sauf le n° 6 qui sera : Les Trois couleurs, valse chantée, Ch. Six. La chef de musique, Provent.

23 mars 1901 — Programme des morceaux qui seront exécutés le dimanche 24 mars 1901, par la musique du 44e de ligne, de deux à trois heures du soir, au kiosque de la Chevalerie : Washington, post-march. J.-P. Sousa. — Une journée à Vienne, ouverture. Suppé. — Valse pour flûte et clarinette. Douard. — Le Jour et la nuit, fantaisie. Ch. Lecoq. — Ronde provençale, 1ère audition. N. Destrubé.
Le chef de musique, Provent.


18 septembre 1897 — L’Harmonie des Travailleurs de Lons-le-Saunier organise un festival musical
— Demain aura lieu à Lons-le-Saunier le grand festival organisé par l’Harmonie des Travailleurs, avec le concours du Rallye-Cor lédonien, de l’Estudiantina lédonienne et de la Société de gymnastique la Jurassienne.
Plusieurs sociétés musicales des environs prendront part à cette fête qui aura lieu au Champ de foire. En cas de mauvais temps, le concert aura lieu au Théâtre. Le Soir, concert suivi de bal champêtre à la Chevalerie.

17 juin 1900 — Concert de l'Harmonie des Travailleurs sur le Kiosque de la Chevalerie
— Programme des morceaux qui seront exécutés le dimanche 17 juin 1900, de 8 heures ½ à 10 heures du soir, au kiosque de la Chevalerie, par l'Harmonie des Travailleurs : Salut lointain, pas redoublé. Doring. — Nabuchodonosor, ouverture. Verdi. — Theresen, valse. Karl Faust. — Intermezzo. Léon Chic. — Cri-Cri, polka. Fargues.

Lons-le-Saunier - Cinématographe et Kiosque de la Chevalerie — Le Kursaal et le Kiosque
Image

17 et 18 août 1901 — Fêtes à Lons-le-Saunier
— Lons-le-Saunier. Samedi 17 août, à huit heures et demie du soir, grande retraite aux flambeaux, par la musique du 44e régiment d’infanterie.
Dimanche 18 août, de six à dix heures du matin, au stand de Monciel, grand concours de tir des sapeurs-pompiers avec nombreux prix individuels et collectifs.
A dix heures, sur le champ de tir, vin d’honneur, défilé des compagnies avec le concours de la musique militaire, départ du bureau d’octroi de la rue des Salines, à onze heures.
A la Chevalerie, à onze heures et demie, revue des compagnies par M. le préfet du Jura ; à cinq heures, sur la place Ferrand, départ d’un ballon monté par le capitaine Lecomte ; à huit heures et demie, sur la place de la Liberté, grand feu d’artifice tiré par l’artificier Rousseau, ballon lumineux et pièce finale allégorique.
De neuf à dix heures, sur la place de la Liberté, grand bal populaire avec brillantes illuminations.

6 juillet 1902 — Un banquet de 2.000 couverts est organisé sur la promenade de la Chevalerie
— En l’honneur de M. Trouillot. A Lons-le-Saulnier. — Banquet de 2.000 couverts. — Manifestation républicaine.
L'arrondissement de Lons-le-Saulnier a fêté aujourd'hui l'élévation de son député, M. Trouillot, au poste de ministre du commerce.
Un banquet donné sur la promenade de la Chevalerie, très bien organisé, réunissait près de 2.000 convives. Les tables étaient dressées sous des tentes ; le repas était organisé par M. Regad de l’Hôtel des Messageries. Pendant le banquet, un concert a été donné par la musique du 44e d’infanterie et des chœurs ont été exécutés par les élèves des écoles laïques de la ville.
Au dessert, plusieurs discours ont été prononcés. M. Trouillot a indiqué les réformes que le ministère, présidé par M. Combes voulait opérer. Il a eu un très grand succès, et a été salué de véritables et chaleureuses ovations. A la fin du banquet, l'ordre du jour suivant a été voté à l'unanimité :
« Dix-huit cents républicains, réunis à Lons-le-Saulnier dans un banquet offert à M. Trouillot, ministre du commerce, adressent au Président de la République, à M. Combes, président du conseil, et à tous les ministres, l'hommage de leur respectueux dévouement et de leur inaltérable attachement à la République. »

Lons-le-Saunier - Banquet démocratique du 6 juillet 1902 au parc de la Chevalerie — Le Kiosque de la Chevalerie et le Café du Chalet
Image

15 et 16 août 1903 — Concours de gymnastique de Lons-le-Saunier dont une partie est exécutée sur la Chevalerie
— 15 août 1903. — La fête de gymnastique. — C’est sous une pluie battante que les opérations du concours de gymnastique se sont continuées durant la journée. Elles cessent à six heures pour reprendre demain, dès cinq heures du matin.
M. Trouillot, ministre du commerce et député de l’arrondissement de Lons-le-Saunier, est arrivé à quatre heures et est descendu chez lui, en ville, sans aucun apparat.
La ville est très bien décorée au moyen d‘arcs de triomphe. Partout de la verdure et des drapeaux. En raison de la pluie, le feu d’artifice n’aura pas lieu.
Ce soir une foule nombreuse sillonne les rues.
— 16 août 1903. Le soleil est levé aujourd’hui et fait risette aux Lédoniens. Le réveil a été sonné à cinq heures ce matin, en fanfare, par la Lédonienne. La continuation du concours, ouvert hier, a repris aussitôt.
A dix heures, M. Trouillot, ministre du commerce, arrive à la préfecture. Sur tout le parcours, il est vivement acclamé. Aussitôt, les réceptions officielles commencent.
A midi a lieu un grand banquet dans la nouvelle salle des fêtes, décorée par les jeunes filles des écoles laïques au moyen de fleurs artificielles d’un joli travail. Nous avons remarqué surtout une glycine en papier d’une exécution parfaite.
Le menu était exquis. Au dessert, M. Chapuis, maire de Lons-le-Saunier, parlant au nom de la municipalité, souhaite la bienvenue à tous les hôtes de la ville et félicite les sociétés de gymnastique de s’être associées en faisant ainsi disparaître les petites rivalités de clocher.
Le maire félicite également les jeunes filles des écoles laïques et leurs dignes maîtresses qui, dans la décoration de la salle, ont fait preuve da goût et montré ce que peut faire l’école républicaine.
L’orateur termine en portant un toast à M.Trouillot. Il boit également aux sociétés de gymnastique.
Tous ces discours sont fortement applaudis. Le banquet est terminé à trois heures et demie, et le ministre se rend sur la place de la Chevalerie, où il assiste à des mouvements d’ensemble exécutés par les sociétés réunies.

Lons-le-Saunier - Concours gymnastique 15 et 16 août 1903 —- Le Kiosque à musique et le Café du Chalet
Image

Quelques concerts de la musique du 44e régiment d’infanterie sur le Kiosque de la Chevalerie
7 juin 1906 — Musique militaire. Programme du jeudi 7 courant, exécuté par la musique militaire, de 8 h. ½ à 10 heures du soir : Dijon-Nice, allégro militaire (Pivet). — Le Magicien, ouverture (Frévet). — Les Barbares, tragédie lyrique (Saint-Saëns). — Valse tendre (X.). — Premier essai, mazurka (Vivet).
10 juin 1906 — Musique militaire. Programme du 10 juin 1906, de 4 heures à 5 heures, au kiosque de la Chevalerie : Krasnoë-Selo (Saint-Servan), allegro militaire. — Richilde (G. Parès), ouverture. — Riviera (Subenow), grande valse. — La Vie du poète (Charpentier). Symphonie drame. — Polka (X.).
Nota. — Ce programme servira pour le concert du jeudi suivant, de 8 heures et demie à 10 heures du soir, en ajoutant : Fête galante (Lacôme) : 1. Barcarolle galante ; 2. Sérénade galante ; 3. Menuet galant.

14 juillet 1906 — Musique militaire. Programme du samedi 14 juillet, de 4 heures à 5 heures, au Kiosque de la Chevalerie : 1804, marche française (Borel-Clerc). — Sigurd, ouverture (Reyer). — Allons rêver, valse chantée (Camomille). — Polyeucte, ballet : a) Bacchus ; b) Bacchanale (Gounod). — La Marseillaise (Rouget de Lisle)
16 juin 1907 — Musique militaire. Programme des morceaux qui seront exécuté le dimanche 16 juin 1907, de quatre à cinq heures du soir, au kiosque de la Chevalerie : La Sainte-Barbe (P. Kelsen), allegro militaire. — Ruy Blas (Mendelssohn), ouverture. — Les chèvrefeuilles (P. Petit), valse. — Peer Gynt (E. Grieg), suite d’orchestre : 1. La morte d’Ase ; 2. La danse d’Anitra ; 3 Dans le hall du roi de la montagne. — Jean et Jeannette (G. Allier), polka pour deux pistons.
Nota. Ce programme servira pour le concert du jeudi suivant de huit heures et demi à dix heures du soir, en y ajoutant : Les Pêcheurs de Perles (Bizet), fantaisie.

12 juillet 1908 — Musique militaire. — Programme des morceaux qui seront exécutés ce soir, 12 juillet, de quatre à cinq heures, au Kiosque de la Chevalerie. : Beaucourt, marche (Cribeillet). — Fantaisie pour saxophone alto (Donizetti). — T’en souviens-tu ? valse idylle (Turine). — Les Francs Juges, ouverture (Berlioz). — Menuet du Petit Roi (Mouchet).

10 et 11 août 1907 — Fêtes données à la Chevalerie à l’occasion d’un comice agricole et de l’inauguration du chemin de fer Clairvaux-Foncine
Grande fête donnée les 10 et 11 août, à l’occasion des Concours agricoles spéciaux et de l’inauguration du chemin de fer départemental de Clairvaux à Foncine, sous la présidence de M. Pichon, sénateur, ministre des Affaires étrangères.
Le samedi 10 août
A 5 heures du matin, salves d’artillerie. — A 8 h. ½, ouverture des opérations du jury. Exposition publique à partir de 2 heures. — A 8 h. ½ du soir, retraite aux flambeaux par la musique, les tambours et les clairons du 44e régiment d’infanterie.
A 9 heures, au kiosque de la Chevalerie, concert pu la Société Philharmonique et sa Chorale.
Le dimanche 11 août
A 5 heures du matin, nouvelles salves d'artillerie.
Exposition publique des divers concours, de 8 heures du matin à 5 heures du soir.
De 2 heures à 3 h. ½, sur la place de la Liberté, grande fête aérostatique, sous la direction de M. Lassagne, aéronaute. Ascension du ballon gonflé au gaz l’Aiglon, enlevant un aéronaute.
A 4 heures, arrivée du train ministériel à la gare des Bains. Visite des concours agricoles au champ de foire et à la Halle aux gains. — A 5 h. ¼, au théâtre municipal, sous la présidence de M. Pichon, distribution des primes d’honneur. — A 7 h. ½, banquet à la Salle des Fêtes.
A 8 h. ½, sur la place de la Liberté, grand feu d'artifice, tiré par M. Rousseau, artificier de la ville de Lyon. Pièce allégorique finale : « le laboureur conduisant un bœuf à la charrue ».
A 9 heures, à la Chevalerie, grande fête de nuit, concert par la musique du 44e régiment d'infanterie. Brillantes illuminations.
Le maire, Edmond Chapuis.

Lons-le-Saunier - Entrée de la Chevalerie et statue — Kiosque à musique et Kursaal de la Chevalerie
Image

14 juillet 1908 — Concert de l’Harmonie des Travailleurs à la Chevalerie
— Harmonie des Travailleurs. — Concert-programme des morceaux qui seront exécutés demain, 14 juillet, à neuf heures du soir, au kiosque de la Chevalerie : The Liberty Bell, marche (J.-P. Sousa). — Nabuchodonosor, ouverture (Verdi). — Les Gouttes d’or, fantaisie, mazurka pour piston (Corbin). — Mascarade, airs de ballet : a) Cortège, marche ; b) Arlequin et Colombine, divertissement ; c) La Famille Polichinelle, menuet ; d) Les Mandolinistes, sérénade ; e) Finale, Polonaise, défilé (Lacôme). — La Marseillaise (Rouget de Lisle).

28 au 30 juillet 1911 — Programme de la Fête patronale de Lons-le-Saunier
— Fête patronale. — Le programme suivant a été arrêté pour la fête :
Vendredi 28 juillet, à 9 heures du soir, concert au kiosque de la Chevalerie, par la Philharmonie et sa chorale.
Samedi 29 juillet, de 4 à 5 heures du soir, distribution de secours aux indigents.
A 8 h. ½, salves d‘artillerie, retraite aux flambeaux.
Dimanche 30 juillet, à 5 heures du matin, salves d'artillerie.
10 heures du matin, à la salle des fêtes, couronnement de la rosière.
A 4 heures du soir, musique militaire.
Fête de nuit. — A 8 h. ½, grand feu d’artifice.
A 9 heures, concert par la musique militaire ; illuminations, attractions diverses.

Les derniers concerts de la musique du 44e R.I. avant le conflit 1914-1918
3 juin 1909 — Concert militaire — Programme des morceaux qui seront exécutés le jeudi 3 juin, de huit heures et demie à dix heures du soir, au kiosque de la Chevalerie, par la musique du 44e régiment d’infanterie : Marche militaire française (Gaudon). — Prélude de Faust (Ch. Gounod). — Reproche d’amour, valse (K Romsberg). — Lohengrin, fantaisie (R. Wagner). — Bella Bocca, polka (Waldteufel). — Polonaise de concert (G. Parès).
Le même programme, moins le n° 6, sera exécuté le dimanche 6 juin, de 4 à 5 heures.

30 juillet 1911 — Musique militaire. Programmes du dimanche 30 juillet, de 4 à 5 heures de l’après-midi : Carnaval niçois, allegro militaire (Durand). — Ouverture de l’Italienne à Alger (Rossini). — Fraîche et Rose, valse (Turine). — Scaramouche, ballet (Messager). — Le ruisseau, scène chorale.
De 9 à 10 heures du soir. Le Chevalier Garde, allégro militaire. — En exil, ouverture (Nodrari). — L’arabesque, valse pour petite flûte (Reynaud). — Thérèse, drame musical (Massenet). — Allons rêver, valse chantée.

14 juillet 1922 — Programme de la Fête nationale à Lons-le-Saunier
— Jeudi 13 juillet, à 16 heures, distribution de secours aux indigents à l’hôtel de ville. A 20 h. 30, retraite aux flambeaux par la musique du 44e d‘infanterie, les tambours et clairons du régiment, les sapeurs-pompiers et les sociétés de gymnastique. A 21 heures, concert par la Société Philharmonique et chorale à la Chevalerie.
Vendredi 14 juillet, à 6 heures, salves d’artillerie. Circuit du Jura. Grande course cycliste internationale (200 kilomètres), organisée par le Vélo-Club lédonien.
Départ 8 h. 45, route de Conliège, en face le casino. Vers 16 heures, arrivée des premiers coureurs en face le casino.
A 8 h. 30, à la Chevalerie, revue de la garnison, de la compagnie de sapeurs-pompiers et des sociétés de gymnastique, par M. le colonel de Saint-Germain, commandant provisoirement la 81e brigade et commandant d’armes, en présence des autorités et fonctionnaires civils.
A 16 heures, à la Chevalerie, séance de gymnastique par La Jurassienne.
Au Casino des Bains, à 17 heures, apéritif-concert, sous la direction de M Avalle. La Marseillaise, chantée par M. Cauchemont, de la Gaîté lyrique.
Au kiosque de la Chevalerie, à 17 heures, concert par la musique du 44e d’infanterie. A 21 heures, concert par l’Harmonie municipale des Travailleurs.


Lons-le-Saunier - La Revue des troupes du 44e régiment d'infanterie, le 14 juillet dans le parc de la Chevalerie
Image

11 et 12 novembre 1922 — Fête de la Victoire et inauguration du monument aux morts à la Chevalerie
— En complet accord avec les diverses associations de combattants de Lons-le-Saunier, la municipalité a arrêté comme ci-après le programme de la Fête de la Victoire et de l’inauguration du monument aux morts :
Le 11 novembre, à 9 heures du matin, place de la Chevalerie, revue des troupes de la garnison par M. le général Antoine, commandant d’armes.
Visite au cimetière. Départ de l'hôtel de ville à 11 heures, avec les associations de combattants.
A 14 heures, concert au kiosque de la Chevalerie par la musique du 44e d'infanterie.
Le lendemain 12 novembre, inauguration officielle du monument aux morts.
A 9 h. 45, sur la place Perraud, concentration des sociétés et délégations.
A 10 heures, à la Chevalerie, avec le concours de la musique militaire, de la Chorale et des chœurs des écoles, remise officielle du monument à la municipalité par le comité, en présence des pupilles de la Nation, des familles des morts, des associations de mutilés et d'anciens combattants, du conseil municipal, des autorités civiles et militaires, du comité permanent des fêtes, des fonctionnaires, des représentants de la presse locale, des sociétés de préparation militaire et sportives, etc.
A 14 h. 30, à la Chevalerie, concert par l’Harmonie municipale des travailleurs.
Afin de ne pas amener de désordre, les habitants sont invités à ne pas envahir la Chevalerie avant l'arrivée du cortège ; ils sont, en outre, instamment priés d’attendre la fin de la cérémonie pour déposer des fleurs aux bords du monument.
Ln municipalité invite en outre ses concitoyens à honorer les glorieux morts de la grande guerre en pavoisant durant les deux journées des 11 et 12 novembre.


Lons-le-Saunier - Place de la Chevalerie, statue Rouget de Lisle, Kiosque à musique, Monument aux morts
Image

14 juillet 1932 — Fête nationale, concert de l’Harmonie municipale au kiosque
— Fête nationale. — A 10 heures, à la salle des fêtes, distribution des prix aux élèves de l’Ecole Municipale de Musique sous la présidence de M. Perraud, adjoint au maire, délégué aux Beaux-Arts. Un petit concert sera donné par les élèves de l’Ecole.
A 21 heures, au kiosque de la Chevalerie, concert par l’Harmonie Municipale des Travailleurs. Au Casino Municipal : Grand gala de cinéma et Music-Hall, concert, Dancing, Jeux.
Pavoisement et illuminations des bâtiments communaux et de la Chevalerie. Les habitants sont instamment priés de pavoiser et illuminer.

Formations musicales actives à Lons-le-Saunier en 1909 :
Harmonie des Travailleurs, président H. Prost, directeur Marion, 45 exécutants ;
Union artistique lédonienne, président H. Prost ;
Rally-Cor lédonien, direction Marion, 15 exécutants ;
Société républicaine philharmonique, président docteur Chapuis, direction Mage ;
Société chorale de la Philharmonie, président Mathon, directeur Monot.
Estudiantina lédonienne, direction Vianney.
La musique du 44e régiment d’infanterie est dirigée, depuis le 8 janvier 1884 par M. Provent, pendant plus de 20 ans. Dès avant 1899, M. Girardon en devient le chef.
Classement : 15.79%
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 2850
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

LORETTE - L'Hôtel de Ville et les Écoles
(LOIRE)
C’est au lieu-dit Laurette — forme toponymique attestée par le cadastre napoléonien de 1811 et confirmée par Louis-Antoine Beaunier dans son Atlas du territoire houiller de 1813 —, situé sur la commune de Saint-Genis-Terre-Noire, que les frères Guillaume et André-Claude-Marie Neyrand, nés à Saint-Julien-en-Jarez (Saint-Chamond), jettent leur dévolu en 1823, pour y créer une forge. Dès avant 1813, un puits houiller de 232 mètres de profondeur, dit le Puits de Laurette, est déjà en exploitation à quelques mètres de cet emplacement, co-exploité par les frères Neyrand, Thévenet, Crozet, Dumas et Cie. (1)
L’ordonnance royale n° 15.782 du 10 septembre 1823 autorise les sieurs Neyrand à élever une usine avec dix fourneaux, feu de forge, machines à vapeur, gros marteau et quatre paires de cylindres…
Jusqu’à cette date, on est « ouvrier aux mines » de père en fils dans toute la région. Le métier de forgeur y fait ainsi son apparition, dans le même temps que le lieu-dit, appelé à prendre de l’extension, devient
Lorette. (1)

Ouverture du Puits de Laurette, extrait Atlas Beaunier 1813 — Ordonnance royale du 10 septembre 1823 autorisant les sieurs Neyrand à élever une usine de dix fourneaux. — Extrait atlas Beaunier 1813 : Puits Laurette et Fenderie de Laurette
Image

A la fois maîtres de forge et négociants, les frères Neyrand sont mariés aux deux sœurs Thiollière, d’où le nom de leur entreprise qui porte la raison sociale MM. Neyrand Frères et Thiollière. (2)
Rapidement, la Forge de Lorette prend un grand essor, et, lors d’une session du conseil général de la Loire, présidée le 26 août 1827 par le baron de Chaulieu, préfet du département, celui-ci présente ladite forge comme un des fleurons de l’industrie forézienne :

L’établissement de MM. Ardaillon et Bessy, à Saint-Julien-en-Jarrest, augmenté depuis peu de deux hauts fourneaux ; ceux de Janon et de Terre-Noire qui offrent ce que la France possède de plus parfait en ce genre ; et enfin l’établissement de MM. Neyrand, à Lorette. La production de ces usines s’élève à dix-huit millions de kilogrammes de fer, pour l’année en cours.

En 1836, la
Revue industrielle de l’arrondissement de Saint-Etienne donne une présentation sommaire de la Forge de Lorette de MM. Neyrand frères et Thiollière :
Le marteau, les dégrossisseurs, les finisseurs, la fonderie, sept laminoirs pour barreaux et petits échantillons, le tour, la soufflerie, etc., sont mus par deux machines à vapeur de la force de soixante et vingt et un chevaux.
Cette forge n'a point encore fait élever de hauts-fourneaux. Elle tire ses fontes de la Bourgogne, de la Champagne et de la Franche-Comté ; elle emploie aussi les fontes des hauts-fourneaux de Janon, qu'elle a affermé depuis quelque temps. Elle fabrique environ 50.000 quintaux métriques de fer de tous échantillons, dont la qualité est très-recherchée des consommateurs.

Devant son accroissement industriel et l’augmentation conséquente de sa population, le hameau de Lorette envisage de voler de ses propres ailes et obtient, le 31 mai 1840, d’être érigé en paroisse.
L’année suivante, le 25 août 1841, les habitants de Lorette sollicitent le Conseil général de la Loire, demandant l’érection de leur territoire en commune qui serait formée d’une partie des communes de Saint-Paul-en-Jarez, de Farnay, de Saint-Genis-Terre-Noire et de Rive-de-Gier. Cette demande est ajournée comme celles qui suivront, afin de
recueillir toutes les lumières propres à éclairer la question puis pour instruire légalement l’affaire.

A l’issue de six années de tergiversations et de contestations provenant des communes concernées, Lorette obtient gain de cause. Après le dépôt du projet de loi effectué à la Chambre des Pairs le 1er février 1847, la Chambre des Députés adopte, le 25 avril 1847, la loi permettant de créer la commune de Lorette, par distraction des quatre communes citées ci-avant.
Avec 1.873 habitants et 320 hectares, son territoire se compose :
— d’une section comportant précisément le lieu-dit Lorette situé au sud de Saint-Genis-Terre-Noire, le long de la rive gauche de la Gier ;
— d’une section de Saint-Paul-en-Jarez longeant la rive droite de la Gier ;
— d’une section de Farnay enclavée à l’est et au sud de Saint-Paul (536 habitants de Farnay sur un total de 1.076, deviennent lorettois !)
— d’une section de Rive-de-Gier longeant l’est de Farnay.

Plan de Lorette reconstitué à partir de l’Atlas Beaunier de 1813
Image

Fleury Thévenet (1785-1855), exploitant, avec sa famille, de plusieurs puits d’extraction portant son nom, également co-exploitant de la mine de Laurette en 1817, occupe le Logis Thévenet, un grand domaine situé près du pont Brulas, le long de la Grande route de Lyon à Saint-Etienne (rue Jaurès). Logiquement, il est choisi pour être le premier maire de Lorette.
A son décès, son fils Frédéric Thévenet (1826-1884) lui succède.
En 1856, Thévenet qui possède de nombreuses parcelles sur Lorette, cède un terrain à la commune, compris entre le chemin du Reclus à Saint-Paul et le chemin du Reclus au Bourg, sur lequel il fait aménager la première place publique. (3)


Lorette, futures implantations du quartier Mairie et Ecoles sur Atlas Beaunier 1813
Image

Devenu maire, en novembre 1859, à la place de Frédéric Thévenet, Prosper Hippolyte Bonassiès (1806-1864), directeur de l’aciérie d’Assailly de Lorette, s’attache dès le début de son mandat, à faire édifier une mairie accolée à une école de garçons sur la Place publique appelée dorénavant place Fleury Thévenet ou place de la Mairie.
La mairie-école est achevée en 1861.

Lorette - Mairie et Ecole
Image
publié par Rokoto Jeu 23 Jan 2014 17:01

Bonassiès disparu prématurément, Frédéric Thévenet reprend son poste à la mairie qu’il conservera pendant les vingt ans qui suivent.
Un cercle musical, fondé par Jean-Baptiste Geay, fort de 39 musiciens est actif, dès avant 1864, à Lorette, participant à des concours régionaux (Concours musical de Lyon le 22 mai 1864 ou encore de Saint-Chamond le 27 août 1865). Une fanfare, relativement discrète, est également créée à la fin des années 1860, mais restera muette à partir de 1872 et ce, pendant quinze ans.
Une nouvelle fanfare, l’Harmonie de Lorette, voit le jour en octobre 1888 à l’instigation de Charles Russery (1822-1905), maître de forges, fondateur des Aciéries et Forges de Lorette, futur maire de 1896 à 1905. Deux mois après sa renaissance, l’Harmonie est dissoute par le maire actuel, M. Prost, en raison de brouilles municipales.
Grâce à Russery qui en devient le président, la musique est reconstituée en mai 1889 et devient en 1890 l’
Union musicale sous la baguette de Pétrus dit Pierre Paponaud (1864-1930) qui va la diriger pendant deux décennies.
Egalement compositeur, Paponaud ne se contente pas de la direction de l’Harmonie lorettoise : dans le même temps, il est à la tête de l’Harmonie de Rive-de-Gier depuis 1889, de la Lyre instrumentale de Saint-Martin-la-Plaine à partir de 1892 et de l’Harmonie de Grand-Croix à compter de 1899.

Comme on peut le voir, Paponaud, n’ayant pas les deux pieds dans le même sabot, entraîne la cinquantaine de musiciens dans toutes les festivités, concerts, fête patronale, festivals musicaux, kermesses et concours, se déroulant pour la plupart sur la place de la Mairie qui, depuis 1888, est rebaptisée place Prosper Hippolyte Bonassiès.

Alors que l’école communale de garçons de la place Bonassiès est totalement insuffisante, et qu’une grande partie des établissements scolaires de Lorette sont tenus par des frères maristes, la loi de 1901 sur les congrégations va mettre un peu plus à mal la pénurie d’écoles. Aussi, en prévision de l’expulsion imminente des frères maristes, la municipalité décide de faire édifier deux ailes supplémentaires à l’Ecole-mairie : les travaux sont mis en adjudication le 1er juin 1902, sur des devis adoptés pour un coût de 48.000 francs, dont une subvention de 17.395 francs de l’Etat et du Département. Ces subsides étaient promis à toutes communes affichant un
avis hostile aux Frères maristes (ainsi à Grand-Croix, à La Ricamarie, à Saint-Rambert, à Saint-Just-sur-Loire, ou encore à Maclas…).
L’année suivante, en juin 1903, Charles Russery, toujours maire de Lorette, faire installer, sur ses fonds personnels, une horloge sur le fronton de la Mairie.

Lorette - Hôtel de Ville — Agrandissement du groupe scolaire, adjudication du 1er juin 1902
Image

En 1904, une nouvelle phalange musicale fait son apparition à Lorette. Sous la direction de son chef M. Rivoire, la Chorale l’Echo des travailleurs de Lorette et de Grand-Croix, avec ses trente chanteurs et musiciens, va obtenir une belle notoriété et participer à de nombreux concours régionaux et nationaux.

C’est le successeur de Charles Russery, Jean-Claude Teillard, maire de mai 1905 à mai 1908 qui, enfin, va parrainer un Comité chargé de lancer une souscription publique, en janvier 1908, en vue de faire édifier un
Kiosque à musique à Lorette. Les travaux, commencés début mai 1908, sont terminés pour l’inauguration qui a lieu le 14 juin 1908. A cette occasion, un festival musical est organisé auquel participent treize phalanges musicales, suivi d’un grand bal public clôturé par un feu d’artifice.
Ce Kiosque à musique est précisément installé à 16 mètres en avant et dans l’axe de la partie centrale du groupe Maire-Ecoles. De forme hexagonale, il est précédé d’un escalier de sept marches, sa toiture en zinc repose sur des colonnes en fonte ; sa rambarde en fer forgé est fixée sur un soubassement en briques et pierre.
A l’issue de la construction du kiosque, une tombola est organisée afin de parfaire le financement de celui-ci.


Lorette - Place de la Mairie, Ecoles et Kiosque à musique
Image

Dans l’entre-deux-guerres, les concerts sur le kiosque, de l’Union musicale dirigée à présent par Auguste Tissot, et de la société Chorale l’Echo des Travailleurs de Lorette et de Grand-Croix, deviennent moins fréquents, pour ne pas dire exceptionnels, puis quasiment inexistants.
Après 1960, la Mairie quitte définitivement la place Bonassiès pour s’installer dans de nouveaux locaux, rue du Pilat, les bâtiments étant à présent exclusivement consacrés aux Ecoles.
Dans les années 1970, il est procédé à un sévère remblaiement suivi d’un aplanissement général de la place Bonassiès, permettant de créer un « jardin aquatique » sur l’angle de ladite place. A cette occasion, l’escalier du Kiosque à musique perd trois de ses marches d’accès et le soubassement est reconstruit.
Par décision municipale du 1er octobre 2012, et pour un coût de 2.841.600 euros, dont 486.000 euros de subvention, la mairie de la rue du Pilat est à son tour abandonnée au profit de la construction d’un nouvel hôtel de ville, inauguré le 13 juillet 2016 sur une nouvelle place, pompeusement désigné sous le nom de place du troisième millénaire.
Le groupe scolaire de la place Bonassiès, quant à lui, est plus simplement baptisé, depuis le 2 septembre 2010, Ecole Jean de La Fontaine.
Kiosque toujours en place.


voir ici Place Bonassiès et son kiosque à musique, aujourd'hui. (1/3) (2/3). (3/3).

Lorette - L'Hôtel de Ville et les écoles (1916).jpg
Lorette - L'Hôtel de Ville et les écoles (1916).jpg (201.24 Kio) Vu 252 fois
publié par Jean-Marc

12 mai 1889 — L’Harmonie de Lorette, nouvelle phalange musicale, sur la place Bonassiès lors d’un concours de gymnastique
— Lorette. Fête musicale et de gymnastique. Dimanche prochain 12 mai, à partir de 1 heure du soir, la Société la Joyeuse donnera sur la place Bonassiès et dans les principales rues de la localité, une fête de gymnastique. La nouvelle société musicale l’Harmonie de Lorette prêtera à cette fête son gracieux concours, ainsi que la Société chorale de Grand’Croix.

10 juillet 1890 — L’Union musicale et son chef Paponaud, de retour d’un concert au Puy, font une entrée triomphale à Lorette
— L'Union musicale a fait son entrée, mardi soir, à Lorette, revenant du concours du Puy où elle avait brillamment lutté.
Cette société qui concourait pour la première fois, a obtenu en 3eme division, les prix suivants :
Concours à vue : 1er prix. — Concours de soli : 1er prix, avec diplôme d’honneur à M. Cumbersot. — Concours d’exécution : 1er prix, avec diplôme d’honneur à M. Paponaud, directeur. — Concours d’honneur : 2e prix, avec félicitation du jury.
Une foule énorme a suivi l’Union jusque sur la place de la Mairie où l’attendait la municipalité.
Après quelques mots de M. Prost, maire, et de M. Russery, président de l'Union musicale, les musiciens ont joué deux brillants morceaux et ont ensuite parcouru les rues splendidement pavoisées, recueillant sur leur passage, une vraie pluie de fleurs et de bouquets.
Au retour, un vin d'honneur leur a été offert.

20 décembre 1891 — Fête de la Sainte-Cécile à Lorette
— L’Harmonie de Lorette célébrait dimanche dernier la Sainte-Cécile. Après une messe en musique, membres honoraires et exécutants se sont réunis en un banquet à l'hôtel Bonjour.
Au dessert M. Russery, le sympathique président de la Société a, dans une chaleureuse improvisation, félicité les musiciens et surtout leur jeune chef, M. Paponaud de leurs rapides progrès.
M. Pérat, président de l’Harmonie de Rive-de-Gier, a porté un toast très applaudi.

11 mars 1894 — Concert de l’Union musicale sur la Place Bonassiès
— L’Union musicale donnera dimanche soir, à 3 heures, sur la place Bonassiès, un concert dont voici le programme :
Allegro militaire (Signard). — La poupée de Nuremberg, ouverture (Adam). — La Manouba, polka tunisienne (Boisson). — La Circassienne, fantaisie (Auber). —Mourmelon {Gardner).

21 octobre 1894 — Grand Concert-tombola Place Bonassiès
— Lorette. C’est après-demain dimanche qu’aura lieu, place Bonassiès, le grand concert-tombola organisé par l’Union Musicale de Lorette. En voici le programme :
Colomba, ouverture par l'Union Musicale de Lorette. — Jeanne Maillotte, ouverture par la Lyre instrumentale de Saint-Martin-la-Plaine. — Exercices divers par la société de gymnastique la « Joyeuse ». — Ténis, ouverture, par l’Harmonie de Rive-de-Gier. — Marche triomphale par les trois Sociétés musicales. — Exercices par la Joyeuse. — La Strasbourgeoise, marche française, par les trois Sociétés musicales.
A l’issue du concert, tirage de la tombola.

25 juin 1895 — Lauriers pour l’Union musicale, lors du concours de Nîmes
— L’Union Musicale de Lorette. Nous avions raison de croire que l'Union musicale, partie samedi pour prendre part au Concours de Nîmes, reviendrait couverte de lauriers. Qu’on en juge plutôt :
Une dépêche nous apprend en effet, que l’Union musicale a obtenu : un 1er prix de lecture à vue, un 1er prix de soli, un ler prix d'exécution (prix ascendant), un 1er prix d'honneur et un 1er prix d’honneur avec félicitations du jury.
C’est là un succès particulièrement brillant et qui fait honneur, à la fois, aux vaillants musiciens, à leur zélé directeur, M. Paponaud, et à leur tout dévoué président, M. Russery. Qu’il nous soit permis de les féliciter tous.
Extrait des appréciations du jury du concours de Nîmes. Union musicale de Lorette, harmonie de 3e division :
Lecture à vue. Très bonne lecture. Cette société possède d’excellents éléments et sa place serait plutôt en 2e division. 1er prix ascendant avec félicitations au directeur.
Concours de soli. L‘exécution a été telle que le faisait prévoir la lecture à vue, c’est-à-dire très bonne. Beaucoup d’ensemble, bons mouvements. Les solis sont bien exécutés. 1er prix.
Concours d’exécution. Très bonne société qui serait très bien à sa place en deuxième division. Exécution irréprochable et soignée. Nuances et mouvements bien observés. 1er prix ascendant, à l'unanimité, avec félicitations au directeur. Prix de direction.

22 novembre 1896 — Concert de l’Union musicale pour la Sainte-Cécile
— L’Union Musicale de Lorette a célébré dimanche sa fête patronale de Sainte-Cécile.
A 9 heures du matin, après un tour de ville, la Société s’est rendue à l'église et, sous la direction de son habile et sympathique chef M. Paponaud, s’est fait entendre pendant la grand’messe.
Programme des morceaux que l’Union musicale a exécutés : Marche d'Athalie (Mendelssohn). — Grande Fantaisie sur Jérusalem (Verdi). — Fragment de Lohengrin. (Richard Wagner). — En liesse (V. Turine).
A midi, un banquet de 100 couverts a été servi au restaurant Bonjour, sous la présidence de M. Russery, président de la Société et maire de Lorette ; parmi les invités, un grand nombre de conseillers municipaux et de notabilités de Lorette, une délégation de l’Harmonie de Rive-de-Gier et tous les membres honoraires.
Le banquet, inutile de le dire, a été des plus gais. Au milieu, la Société a magnifiquement interprété une fantaisie sur Jérusalem, et M. David, premier baryton, a exécuté un solo avec un talent vraiment remarquable.

Lorette - Place Bonassiès avant la construction du Kiosque
Image

16 mai 1897 Festival musical sur la place Bonassiès
— Dimanche dernier a eu lieu la grande fête organisée par l’Union Musicale de Lorette, sous le bienveillant patronage de la municipalité, et avec le concours des sociétés suivantes : la Société musicale de Rive-de-Gier, l'Harmonie de Saint-Paul-en-Jarez, la Lyre instrumentale de Saint-Martin-la-Plaine, la Fanfare de Saint-Genis-Terre-Noire, la Ripagérienne, société de gymnastique de Rive-de-Gier, et la société colombophile l’Aile d’acier de Lorette.
Dès samedi soir, la fête avait été annoncée par des salves d’artillerie et une brillante retraite aux flambeaux.
Dimanche, dès la première heure, les habitants des rues que devait parcourir le cortège, désireux de témoigner leur sympathie à la Société Musicale et à son dévoué président, M. Russery, avaient pavoisé et enguirlandé leurs habitations.
La réception des sociétés a eu lieu à une heure sur la Place Bonassiès ; puis le défilé commença. Le cortège a suivi l’itinéraire suivant :
Route nationale, rue Côte-Granger, rue d'Assailly, rue du Bas-Reclus, plaine de Grézieux. Sur tout le parcours, les rues ne formaient qu’une voûte de verdure, où des mats ornés de trophées et de drapeaux, jetaient de temps en temps leur note gaie.
Les applaudissements n’ont pas été ménagés au passage des sociétés, dont les membres garderont un vif souvenir du chaleureux accueil qui leur a été fait.
A trois heures, un concert a été donné sur la place Bonassiès. Une estrade d'honneur, décorée avec goût aux couleurs franco-russes, avait été dressée devant l'Hôtel de Ville. A citer parmi les nombreuses notabilités qui y avaient pris place :
MM. Russery maire et président l'Union Musicale, le général Mensier, M. Mensier fils, vice-président de la Société musicale de Rive-de-Gier, M. Chaumienne, les adjoints, les conseillers municipaux, les membres honoraires etc, et beaucoup de dames.
A quatre heures, aux sons de la Marseillaise, un lâcher de pigeons a été effectué.
Immédiatement après le concert, on a procédé au tirage de la tombola.
Les derniers numéros venaient d’être extraits, lorsque le bal a commencé. L‘orchestre était tenu par L'Union Musicale au grand complet sous l'habile direction de son chef M. Paponaud.
Le feu d’artifice a été tiré à neuf heures. Il a été suivi d'une reprise du bal, lequel s’est prolongé fort avant dans la nuit.
Pendant toute la journée les tramways ont été bondés de voyageurs et la foule était tellement pressée qu’il était difficile de s’y frayer un passage.

9 juin 1897 — Paponaud et l’Union Musicale remportent de brillants succès au concours de Marseille
— Au concours de Marseille. — L’Union musicale de Lorette, cette vaillante société que dirige M. Paponaud, a remporté de brillants succès au concours de Marseille : trois premiers prix, dont l’un au concours d'honneur.
Toutes nos félicitations à l'Union Musicale, à son chef et à son président, M. Russery.


11 juin 1897 — Retour du concours de Marseille
— Lorette. Une réception enthousiaste a été faite mercredi soir, par la population de Lorette à l'Union Musicale retour de Marseille avec trois premiers prix.
D’abord félicitée à la gare par la Commission qui l'attendait avec de superbes et nombreux bouquets et des rafraichissements, elle s‘est rendue à l’Hôtel de Ville en jouant de brillants pas redoublés.
MM. Blanc et Richard, adjoints, et de nombreux conseillers municipaux étaient là pour la recevoir.
Après l'exécution d’un morceau, M. Blanc prend la parole, en l'absence de M. Charles Russery, président de l’Union, souhaite la bienvenue à la Société, complimente son chef M. Paponaud, félicité les musiciens et les remercie tous pour l'honneur que l'Union Musicale fait à la commune.
Après une réplique de M. Paponaud, l’exécution de la Marseillaise termine la réception.
Puis la Société reprend son défilé à travers les rues de la ville, pavoisées et décorées comme aux plus grands jours de fête.


4 et 5 juillet 1897 — La Fête patronale de Lorette
— Lorette. La fête patronale aura lieu dimanche et lundi prochains.
Salves d’artilleries, retraites aux flambeaux, courses de chevaux, tir à l’anguille, illuminations, bal, rien ne manquera au programme des deux journées.
L’accueil le plus empressé est réservé aux étrangers.

21 septembre 1897 — Concert de l’Union musicale, place de la Mairie
— Lorette. L'Union Musicale de Lorette, sous la direction de M. Paponaud, a donné samedi dernier, à 8 heures du soir, un concert sur la place de la Mairie.
Parmi les morceaux les plus applaudis, citons l'Hymne Russe et la Polka des Bébés, qui ont bissés plusieurs fois.


14 juillet 1898 — La Fête nationale à Lorette, concert place Bonassiès
— Lorette. Fête du 14 juillet. — Le 13 juillet, la fête sera annoncée par des salves d’artillerie ; à 8 heures du soir, grande retraite aux flambeaux par la société l’Union musicale et la société des joueurs de boules.
Le jeudi 14 juillet, le matin, salves d’artillerie ; à 2 heures ½ du soir, sur la place de la mairie, grand concert par l’Union musicale sous l’habile direction de son sympathique chef M. Paponaud.
Voici le programme du concert :
La Marseillaise. — Marche triomphale. Von Pesch. — La Fille du régiment, fantaisie Vessel. — Polka des grelots. Signard. — Au bord du Sébaou (cris arabes). Sellenick. — Hymne Russe.


Lorette - La Mairie et l'Ecole
Image

12 août 1899 — Mille cinq cents personnes assistent au concert de l’Union musicale sur la place Bonassiès
— Concert. L’Union musicale de Lorette, dirigée par M. Paponaud, a donné jeudi soir, place de la Mairie, un concert qui a été très applaudi.
Plus de quinze cents personnes y assistaient.


18 mars 1900 — Le maëstro Paponaud et son harmonie, toujours très apprécié sur la place de la mairie
— Le concert donné dimanche dernier, par l’Union musicale de Lorette sur la Place de la Mairie, a obtenu un brillant succès.
Le soleil qui s’était mis de la partie, a contribué à amener une nombreuse foule d’auditeurs, et le programme des mieux choisis, sous l’habile direction du maëstro Paponaud, a été très bien enlevé.
A citer l’ouverture de Poète et paysan qui, malgré les nombreuses difficultés qu’elle renferme, a été exécutés avec précision et nuancée avec goût. Une grande fantaisie pour clarinette, jouée par M. Moulin, soliste, avec beaucoup de brio et de sûreté dans les traits, lui a valu des bravos répétés de toute l‘assistance.
Enfin, une polka fantaisiste due à la plume autorisée de M. Paponaud, a été très goûtée du public; qui ne lui a pas ménagé non plus ses applaudissements.


20 novembre 1901 — Concert de la Sainte-Cécile
Lorette. — Sainte-Cécile. — L’Union Musicale de Lorette célèbrera dimanche prochain sa fête annuelle de Sainte-Cécile.
Elle assistera à la grand'messe et s’y fera entendre dans le programme suivant : Marche triomphale. (Baudonck). — Grande fantaisie sur le Trouvère (Verdi). — Andante. (Mozart). — Salut à Lorette, Allegro. (Paponaud).
Après la grand'messe, défilé dans les principales rues de la commune.
Le banquet aura lieu au restaurant Bonjour, à midi et demi, sous la présidence d'honneur de MM. Charles Russery et Paul Verpilleux.
A 8 heures du soir, bal, exclusivement réservé aux membres de la Société, dans la salle du restaurant Bonjour.

1er mars 1903 — Concert de l’Union musicale, place de la Mairie
— Dimanche prochain, 1er mars, à deux heures et demie, l’Union musicale donnera, sur la place de la Mairie, un concert dont voici le programme :
1. En avant ! (Vaninetti). — 2. El Gitano, fantaisie (Kelsen). — 3. La Péronnière, mazurka (Paponaud). — 4. La Fée des Alpes, fantaisie (G. Panet). — 5. Marche du temps passé (Et. Barme).

19 avril 1903 — A présent que la municipalité a agrandi son école, elle peut éjecter les frères Maristes comme des malpropres !
— La guerre aux congrégations. Hier, a commencé dans le canton de Rive-de-Gier la guerre aux congrégations. L’envoyé de M. Combes, M. Mano, commissaire de police à Rive-de-Gier, s'est présenté hier matin chez les frères Maristes, dirigeant des écoles dans les communes de Saint-Martin-la-Plaine, Saint-Genis-Terrenoire et Saint-en-Jarez, pour leur signifier le refus d'autorisation.
Un délai d'un mois est accordé aux Frères pour se disperser.
Dans l'après-midi, M. Mano s'est rendu dans les communes de Lorette, Grand-Croix, Saint-Paul-en-Jarez pour faire la même signification aux frères Maristes qui y habitent.
La population de ces communes est dans la consternation, surtout à Saint-Genis-Terrenoire où les frères Maristes dirigent un pensionnat qui prospère et qui fait vivre une partie des habitants.


24 avril 1904 — Fête gymnique et musicale sur la place Bonassiès
— Lorette. Fête gymnique et musicale. — Voici le programme qui sera exécuté le dimanche 24 courant, sur la place Bonassiès, à l’occasion de la remise du drapeau à la société de gymnastique « La Française de Lorette et de Grand-Croix ».
A 3 heures, remise du drapeau par M. Charles Russery, maire de Lorette.
A 3 heures et demie, exercices de gymnastique et concert par les harmonies :
1. La Marseillaise (Rouget de Lisle). — 2. Préliminaires par les pupilles de la Française. — 3. Barres fixes. — 4. La Fille du Régiment, fantaisie (Donizetti). — 5. Parallèles. — 6. Le Vaillant, pas redoublé (Alexandre Carteron). — 7. Pyramides. — 8. Le Régiment de Sambre-et-Meuse (Rauski).
A 5 heures, lâcher de 5.000 pigeons, organisé la Société colombophile, l’Aile d’acier.
A 7 heures et demie, grand bal public sur la place Bonassiès, éclairée à giorno, orchestre de 25 musiciens, sous al direction de M. Rivoire.
A 9 heures du soir, feu d’artifice. A minuit, galop final.


11 août 1905 — Concert de l’Union musicale et de la Société chorale de Lorette et de Grand-Croix, place de la Mairie
— Lorette. Ce soir vendredi, à 8 heures ½, un grand concert sera donné sur la place de la Mairie par l’Union musicale et la Société chorale de Lorette et de Grand-Croix. En voici le programme :
Salut aux clairons, pas redoublé (Laborde). — Petit Duc, fantaisie (Lecoq). — Neige de fleur, chœur (Jean Ritz). — Ce que l 'on entend dans la forêt, chœur (Kling). — Vichy, polka (J. Bouteille).

16 mai 1907 — Concert de l’Union musicale, place Bonassiès
— L’Union musicale, sous la direction de M. Paponaud, donnera aujourd’hui, 16 mai, son premier concert d’été sur la place Bonassiès. Voici le programme, le même qui sera exécuté par notre excellente société, à Grenoble, lors de sa sortie annuelle, pour les fêtes de Pentecôte :
Spearmint, allegro (V. Turine). — Cavalerie, ouverture (Suppé). — Olé, valse espagnole (E. Avon). — Fantaisie, polka pour clarinette (A. Richard).


Lorette - Mairie et école, kiosque à musique
Image

23 janvier 1908 — Communiqué du Comité d’organisation créé pour l’édification du futur Kiosque à musique de Lorette
— Vous avez dû connaitre par la voie des journaux que la municipalité de Lorette, à l’unanimité, avait autorisé la construction d'un Kiosque à musique, par souscription publique, sur la place de la Mairie.
Ce Kiosque rendra de très grands services et favorisera notamment toutes les fêtes : vogue, concerts, concerts, festivals, fêtes de gymnastique, fêtes scolaires etc.
A l’occasion de son inauguration, de grandes fêtes seront organisées, avec le concours de nombreuses sociétés.
Vous comprendrez certainement tous les avantages que nous pouvons retirer d'un kiosque, et vous n'hésiterez pas à nous aider de votre appui pécunier. C’est pourquoi une délégation des membres du Comité d’organisation se présentera prochainement à votre domicile, à l’effet de recueillir votre généreuse souscription.
La liste de souscription qui vous sera présentée devra être revêtue du cachet de la mairie de Lorette et du timbre du Comité d’organisation.
Le Comité : Paul Verpilleux, président de l’Union musicale ; Antoine Chavanne, vice-président de l’Union musicale ; Claude Verpilleux, président de la société de gymnastique « La Française » ; Antoine Gachot, président de la chorale l’ « Echo des Travailleurs ».


Avancement de la construction du Kiosque à musique et préparatifs de l’inauguration
— 4 mai 1908. Les travaux pour la construction du Kiosque ont commencé aujourd'hui, et seront poussés très activement.
La grande fête d'inauguration qui avait d’abord été fixée nu 31 mai, a été renvoyée, et aura lieu probablement le 14 juin.
Le même jour, aura lieu en même temps, la fête de la remise du drapeau à la 2134e section des vétérans, nouvellement formée.
— 30 mai 1908. Les travaux pour la construction du Kiosque sont poussés très activement, et ne tarderont pas à être terminés.
Ces travaux sont maintenant suffisamment avancés pour permettre de constater que ce kiosque sera superbe. Cependant quelques personnes regrettent qu'il n’ait pas été édifié un peu plus au milieu de la place, moins près du groupe scolaire.
La grande fête d’inauguration, organisée avec le concours de toutes les sociétés locales et plusieurs autres de la région, est fixée au dimanche 14 juin prochain. Les grandes lignes du programme sont déjà arrêtées.
Le matin, à 10 heures, aura lieu la cérémonie de la remise du drapeau à la 2134e section des Vétérans. Le soir, à une heure et demie, défilé des sociétés dans les rues de la localité. Au retour, concerts, tombola et bal.


13 et 14 juin 1908 — Programme des concerts donnés lors de l’inauguration du Kiosque à musique
Lorette. — Voici le programme des concerts qui seront donnés samedi et dimanche, place de la Mairie.
Samedi, à 8 heures du soir.
Union musicale de Lorette : 1. Marche Indienne. Sellenick. — 2. La Poupée de Nuremberg. Adam. — 3. Adam et Eve, polka pour deux petites flûtes. Reynaud.
Société chorale l’Echo des Travailleurs : 1. Halte de nuit au désert. Dupont. — 2. Vercingétorix. M. Chapuis. — 3. Concorde. J. Carlez..
Dimanche, à 3 heures du soir.
— Première partie.
L’Alerte de Rive-de-Gier : L’Enlevant, pas redoublé. Causy.
Harmonie de St-Julien-en-Jarez : 1. Epousailles joyeuses, fantaisie. Violot. — 2. Papillon, air varié. Bouillon.
Chorale de Rive-de-Gier : 1. Menestrel et Chevalier. M. Chapuis. — 2. Concorde. J. Carlez.
Philharmonique de Saint-Chamond : 1. Cœcilia, ouverture, Reynaud. — 2. Marche américaine. Sousa.
Mouvements d’ensemble, exercices ordinaires concours d’Annecy, par les sociétés de gymnastique réunies, avec accompagnement de la Philharmonique de Saint-Chamond.
— Deuxième partie.
Harmonie de Saint-Paul-en-Jarez : l. Roméo et Juliette, fantaisie. Gounod. — 2. Les échos de Noirmont, valse. Richer.
Alerte de Rive-de-Gier : Fleurs d’avril, marche. Dussoir.
Harmonie de Grand-Croix : 1. Madelon, ouverture. Bazin. — Adam et Eve, polka pour deux petites flûtes. Raynaud.
La Saint-Chamonnaise : assaut de bâton.
Harmonie de Rive-de-Gier : 1. Ouverture symphonique. G Wettge. — 2. Sympathie, valse. Mezzacopo.
Exercices simultanés à la barre fixe et parallèles, concours d'Annecy, par les sociétés de gymnastique réunies.

13 et 14 juin 1908 — Programme de l’inauguration du Kiosque à musique place de la Mairie
— Festival-concert. Tout fait prévoir que la grande fête qui sera donnée, dimanche prochain, pour l’inauguration du kiosque, aura un grand succès. Voici le Programme complet de cette fête :
Samedi 13 juin, salves d'artillerie et concert, place de la Mairie, à 8 heures du soir, par l'Union Musicale et la Société Chorale.
Dimanche 14 juin, à 9 heures et demie, salves d’artillerie ; à 10 heures, remise du drapeau à la 2134e section de vétérans ; à 11 heures, banquet des Vétérans, servi par l'hôtel Bonjour.
A 1 heure et demie, réception des sociétés étrangères, place de la Mairie.
A 2 heures, départ du défilé. Itinéraire : rue Nationale, plaine de Grézieux, rue Saint-Denis, rue d'Assailly, pont du Dorlay, rue Côte-Granger, rue Nationale, place de la Mairie.
A 3 heures concert par les différentes sociétés, grand lâcher de 2000 pigeons, tirage de la tombola.
A 7 heures et demie, grand bal public, orchestre de 25 musiciens, sous la direction du maëstro Moulin. A 8 heures et demie, illuminations et embrasement général de la place. A 9 heures, feu d'artifice, ballet par la « Française ». A minuit, grand galop final.
Voici les noms des treize sociétés qui prêteront leur concours à la fête :
La Philharmonique de Saint-Chamond. — Les Harmonies de Saint Julien-en-Jarez, de Saint-Paul-en-Jarez, de Rive-de-Gier, de Grand-Croix. — L'Alerte (trompettes) de Rive-de-Gier. — Les sociétés de gymnastique : la Saint-Chamonnaise de St-Chamond ; La Ripagérienne de Rive-de-Gier ; La Française de Lorette et Grand-Croix. — Les sociétés chorales de Rive-de-Gier ; L’Echo des Travailleurs de Lorette et Grand-Croix. — La société colombophile L’Aile Acier de Lorette et l’Union Musicale de Lorette.

Lorette - Le Kiosque à musique de la place de la Maire
Image

14 juillet 1908 — Fête nationale de Lorette
— Lundi 13 juillet, au soir, grande retraite aux flambeaux par les sociétés subventionnées.
Mardi 14, divers jeux, notamment un tir, organisé par la Société des Chasseurs de Lorette, aura lieu toute la journée, sur la place Marché. De nombreux prix seront offerts aux lauréats.
A 4 heures du soir, magnifique concert sur la place de la Mairie, par l'Union musicale de Lorette ; L’Echo des Travailleurs (chorale) ; La Joyeuse de Lorette (gymnastique) ; lâcher de pigeons par la société colombophile L’Aile d’acier.

10 août 1908 — Avec raison certains estiment que la place de la Mairie devrait être nivelée…
— Lorette. Les concerts d’été. — Nos excellentes sociétés, l’Union Musicale (harmonie) et l'Echo des Travailleurs (chorale), ont donné, samedi soir, un concert très bien réussi, sur le Kiosque place de la Mairie.
Malgré un temps incertain et plutôt frais pour la saison, les auditeurs, sans être en nombre aussi imposant que pour le dernier concert, étaient cependant fort nombreux.
Inutile de dire que tous nos artistes ont, comme d’habitude, rivalisé de talent, et qu’ils ont recueilli de vifs applaudissements, bien mérités.
Il est à remarquer que depuis que la place de la Mairie est agrémentée d’un Kiosque, les concerts d’été ont un succès et un auditoire qu'ils n'avaient jamais connus.
Mais si l’on peut dire avec raison que notre Kiosque est superbe, et ne déparerait pas une ville plus importante que la nôtre, on ne peut que regretter que la place sur laquelle il est édifié soit si peu digne de lui. Et cependant, il ne serait pas très difficile, ni très coûteux d’améliorer cette place. Il suffirait à l’administration municipale de la faire niveler et de faire disparaître les cailloux dont elle est hérissée.
En plus de cela, si cette administration voulait bien faire installer quelques bancs sous les platanes qui ombragent le bas et les côtés de la place, ce serait parfait. La place de la Mairie deviendrait vite un lieu d’agrément très fréquenté.

Quelques concerts sur le Kiosque à musique de la place Bonassiès
3 septembre 1908 — L'Union musicale de Lorette donnera son dernier concert d’été, au kiosque de la place de la Mairie, le jeudi 3 septembre, à 7 heures et demie du soir, sous la direction de M. Rivoire, sous-chef. Voici le programme : Joyeux Retour, pas redoublé (J. Furgeot). — Souvenir, solo de concert pour baryton (Charles H.). — Ma Reine. Valse. — La Fille du Régiment (Arrangement par Kessels). — Vichy, polka pour deux pistons. (J. Bouteille).
17 juillet 1909 — L’Union musicale de Lorette donnera un concert samedi 17 juillet, à 8 heures du soir, place de la Mairie. Voici le programme : Bonson, pas redoublé (Alex Cartèren). — Madrid, boléro (Thévenin). — Lugdunum, grande ouverture (Allier). — Dans les Roses, valse (A Kling).
13 août 1909 — Ce soir, à 8 heures, l‘Union musicale et la Société chorale donneront ensemble un concert an kiosque de la place de la Mairie. Voici le programme : 1. Châteauvieux, pas redoublé (Paponaud), par l'Union musicale. — 2. Eveil de printemps (R. Chassain), par la Société chorale. — 3. Les trois couleurs (Fruchier), par la Société chorale (ces deux morceaux sont imposés au concours de Vienne auquel doit prendre part la Société chorale). — 4. Lever de soleil (M. Chapuis), morceau de choix par la Société chorale. — 5. Les Cadets d'Autriche, allegro (Parès) par l’Union musicale.
21 mai 1910 — Voici le programme du concert qui sera exécuté dimanche, à 3 heures ½ du soir, place de la Mairie, au cours de la fête des Vétérans : Première partie : Chorale de Rive-de-Gier : Les Trois couleurs, chœur à quatre voix (J.A. Fruchier). — Illusion, chœur à quatre voix (Vincent Fosse).
Union musicale de Lorette : Forez-Marche (Paponaud). — Fantaisie sur le Songe d’une nuit d’été (A. Thomas).
Société de gymnastique de Lorette et de Grand-Croix : Exercices préliminaires.
Deuxième partie. Union musicale de Lorette : Un soir à Madrid, valse (L. Duanot).
Chorale de Lorette et de Grand-Croix : Le drapeau tricolore (Monestier).
Société de gymnastique de Lorette et de Grand-Croix : Exercices aux barres parallèles.
Grand lâcher de 2000 pigeons.
Prix d'entrée au concert 0 fr. 50., donnant droit à un billet de tombola.

Lorette - Place Bonassiès, Mairie et écoles et Kiosque à musique
Image

Les derniers concerts sur le Kiosque à musique avant un silence de 5 ans, contraint par le conflit
4 mai 1911 — L'Union musicale et la Société chorale L’Echo des Travailleurs donneront un concert au kiosque de la place de la Mairie, jeudi 4 courant, à 8 heures du soir. En voici le programme : 1. Souvenir de Leuwarden, pas redoublé (J. Kalma). — 2. Hymne à la France, chœur (Gounod). — 3. Paysage provençal, chœur (Chillemond). — 4. Le Petit Duc, fantaisie (F. Boisson). — 5. Pour toi, mazurka (Bourrelis).
17 mai 1913 — La société chorale L'Echo des Travailleurs de Lorette et de Grand-Croix et l'Union Musicale de Lorette donneront aujourd'hui samedi, à 8 heures du soir, sur le kiosque de la place de la Mairie, un concert dont voici le programme : Les Petits Pierrot (P, Poyaux), par la Chorale. — Les Joyeux Vivants (Carteron), par la Chorale. — Le Vin (Kling), par la Chorale. — La Péronnière, mazurka (P. Paponaud), par la musique. — Cavalerie légère, ouverture (Briffaux), par la musique. — Le Compiégnois, pas redoublé (E. Leblanc), par la musique.
2 juillet 1914 — Nos deux sociétés musicales, la Chorale L’Echo des Travailleurs et l’Union Musicale, donneront ensemble, le jeudi 2 juillet, à 8 heures ½ du soir, sur le kiosque de la place Bonassiès, un concert dont voici le programme : Salut Amical, pas redoublé (Sciupi), par l’Harmonie. — La Terre, chœur (Ritz), par la Chorale. — Fête Gauloise, fantaisie (Painparé), par l'harmonie. — Hymne crépusculaire, chœur (Gaudefroy), par la chorale. — Soyons unis, marche, par la chorale. — Marche Folichonne (Daunot), par l'harmonie.
25 juillet 1914 — Nos deux sociétés, l'Union musicale et la Chorale, donneront un concert public samedi 25 courant, à 8 heures ½ du soir, au kiosque de la place Bonassiès. En voici le programme : Le Tourlourou, pas redoublé (Painparé), par l'Union musicale. — Concorde, chœur (J. Carlez), par la Chorale. — Neiges éternelles, fantaisie (Pontet), par l’Union musicale. — Neige de fleurs, choeur (J. Ritz), par la Chorale. — Les Pierrots, chœur (Peyraud), par la Chorale. — Castille, boléro (Ed. Avon), par l’Union musicale.

14 juin 1914 — Dixième anniversaire de la fondation de la Chorale l’Echo des Travailleurs
— Lorette. Festival-tombola. Dimanche 14 courant, aura lieu le grand festival organisé par la société chorale l’Echo des Travailleurs de Lorette et de Grand-Croix, en l’honneur du dixième anniversaire de sa fondation, avec le gracieux concours des sociétés suivantes :
La Ripagérienne, société chorale ; La Française de Lorette et de Grand-Croix, société de gymnastique ; Les Tambours et Clairons de l’A.L. de Lorette ; L'Union Musicale de Lorette ; l'Harmonie de L’Horme ; L’Aile d’Acier, société colombophile de Lorette.
Voici le programme de la fête :
A 2 heures du soir, réception des sociétés invitées, place de Grand-Croix ; à 2 heures ½, défilé de la place de Grand-Croix à la place la place Bonassiès, à Lorette ; à 3 heures, grand concert musical et gymnique, suivi d’un lâcher de pigeons ; à 6 heures, tirage de la tombola : à 8 heures, ouverture du bal, orchestre dirigé par M. Moulin ; à 9 heures, feu d’artifice tiré par M. G. Dubois, armurier à Grand-Croix.

Lorette - Vue aérienne de la Place Bonassiès et du Kiosque à musique
Image

L’entre-deux-guerres voit une raréfaction progressive de la fréquentation du Kiosque à musique
11 juillet 1922 — Lorette. Concert. Samedi 8 courant, a eu lieu place de la Mairie, le concert public organisé par la Société à l’occasion de sa sortie annuelle. Malgré le vent et la pluie menaçante, une foule nombreuse était venue applaudir nos sociétés locales. Le concert, ouvert par l'Amicale Laïque, suivie par la société Chorale « l’Echo des Travailleurs », et par l’Union Musicale, a été très goûté du public et vivement applaudi.
14 juin 1924 — Union musicale. L'Harmonie de Lorette donnait, le 14 juin, place de la Mairie, à 20 heures, son premier concert d'été. Malgré un temps incertain et froid, l’auditoire était nombreux et, sous la baguette magique de son sous-chef, M. Albert Vernay, cette phalange de musiciens sut se faire apprécier par ses belles exécutions.
18 avril 1925 — L’Union musicale et la Chorale donneront samedi 18 avril 1925, place de la Mairie, à Lorette, leur premier concert d’été. Le programme est des plus complets.
Par la Chorale : Le Moissonneur. — Salut à l’Helvétie.
Par l’Union musicale : Mignon, grande fantaisie, de A. Thomas. — Lucio-Silla, ouverture de Mozart. — Les coquelicots, valse de H. Vivet.

27 juin 1925 — Union musicale de Lorette. Cette Société, sous la direction de son chef, M. Tissot, donnera un concert le samedi 27 courant, à 8 heures ¾, au kiosque de la ville, avec le programme suivant :
Entente cordiale, allégro. Allier. — Salambo, sélection. Royer. — Cécile, polka pour flûte. Billant. — Néron, suite d‘orchestre. Huchmann. — Theresen, grande valse. G. Faust.

29 mai 1926 — Lorette. Sous la direction de son chef, M. Tissot, l'Union Musicale donnera un concert au kiosque, à 20 heures 45, samedi 29 courant.

16 juillet 1933 — Kermesse de Lorétane à Lorette
— Lorette. Kermesse de la Lorétane. C’est aujourd'hui dimanche 16 juillet que cette fête toujours si attrayante doit se dérouler au local de la soirée.
A 2 heures, défilé des sociétés invitées.
A 2 h. 30, ouverture des attractions. Du nouveau, de l’originalité, un gain facile !...
Dans l'après-midi, concert par l’Union musicale de Lorette et la Jeanne d‘Arc de Saint-Genjs.
A 5 h. 30, départ d’une Montgolfière.
A 6 heures, tirage de la tombola.

Lorette - La Mairie et le Kiosque à musique ; le sol de la place est enfin nivelé et aplani — Vue aérienne de la place de la Mairie et du Kiosque à musique
Image

Phalanges musicales actives à Lorette en 1909 :
Union musicale (harmonie), créée en 1890, président Paul Verpilleux, direction Pierre Paponaud (1er prix du conservatoire de Lyon), 45 exécutants ;
L'Echo des Travailleurs de Lorette et Grand-Croix (chorale), fondée en 1904, direction A. Rivoire, 31 exécutants.

(1) L’origine du nom du lieu-dit Laurette, transformé en Lorette, n’est certainement pas liée à la fameuse basilique italienne Notre-Dame de Lorette achevée au XVIIe siècle. Il est absolument impensable que les érudits auteurs du cadastre de Saint-Genis-Terre-Noire terminé sur le terrain le 1er juin 1811, MM. Pierre-Etienne Faure, géomètre de première classe et Jean-Hyacinthe de Boisboissel, ingénieur en chef, aient pu orthographier fautivement Laurette pour Lorette. De même, les recherches collectées et publiées par Louis-Antoine Beaunier dans son Atlas du territoire houiller de 1813, décrivant le puits de Laurette ne peuvent en aucun cas provenir d’une erreur typographique pour « Lorette ».
Il reste donc, aux spécialistes de l’onomatologie et de la toponymie, à découvrir la véritable origine de Laurette.
A noter qu’un savant mélange des genres a entraîné, en 1773, une origine totalement inexacte à Lorette relayée dans plusieurs ouvrages, en raison de la famille Boullioud de Chanzieu, originaire d’Italie, dont un des membres, avocat, installé à Saint Génis-Laval près de Lyon (donc rien à voir avec Saint-Genis-Terre-Noire), prétendait être
seigneur de Lorette et du Milanais (donc également aucun rapport avec le lieu-dit Laurette qui nous intéresse). Un fantaisiste a même été extrapoler en affirmant que les ancêtres Neyrand, des forges et du puits de Saint-Genis-Terre-Noire, étaient seigneurs de Lorette sur ladite commune…

(2) Les Frères Neyrand et les sœurs Thiollière
André Claude Marie Neyrand, dit Neyrand-Collenon (1780-1834) se marie en 1809 à Françoise Louise Thiollière (1792-1860).
André Claude Marie Neyrand, dit Neyrand-Buyet (1786-1832) se marie en 1813 à Pierrette Elisabeth Thiollière (1793-1870).
Le fils d’André Claude Marie Neyrand, Antoine Louis Neyrand (1813-1854), également négociant et maitre de forges, prend la succession de la Forge-Lorette et devient, par la suite, maire de Saint-Julien-en-Jarez (future section de Saint Chamond).
La
propriété dite de Lorette de Saint-Genis-Terre-Noire, devenue commune de Lorette, où résidaient les Neyrand-Thiollière, et en dernier ressort Françoise-Louise Thiollière, est vendue le 3 août 1847, pour 28.000 francs, à la Compagnie des mines de la Loire. A cette date, on en a la description précise suivante :
Composée d’une maison d’habitation, de grands bâtiments et hangars servant autrefois de fenderie, aisances, cour et jardin, le tout confiné au nord par la berge du canal de Givors (*), au soir par les bâtiments et dépendances d’une fabrique de fer à M. Martin, au midi par la rivière de Gier et au levant par un chemin public.
(*) cette partie du canal de Givors, comprise entre Rive-de-Gier et Grand-Croix n’a été creusée qu’en 1828.
L’usine Neyrand et Thiollière sera vendue le 29 octobre 1850 à la Compagnie des fonderies et forges de la Loire et de l’Ardèche.

(3) La municipalité de Lorette avait sollicité, auprès du Conseil général de la Loire, l’autorisation d’installer un marché hebdomadaire le jeudi sur la Place Publique. Toutes les communes consultées l’y ayant autorisé, à l’exception de la commune de Saint-Martin-en-Coailleux pourtant située à six kilomètres de Lorette, le Conseil général donne son accord à ce marché, mais uniquement pour les samedis au lieu des jeudis. Aussi, le conseil municipal estimant que
le samedi n’est pas un jour propice, ce projet est à nouveau d’actualité en avril 1908, lors de l’installation du Kiosque à musique, et cette fois-ci, il voit le jour.
Classement : 5.26%
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 2850
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

LORIENT - Place d'Armes
(MORBIHAN)
La création de Lorient est due à l’installation, à partir de 1666, de la Compagnie des Indes Orientales, venue y fonder la base de son commerce, sur un vaste emplacement de landes inhabitées entourées de vases formant presqu’île, à l’embouchure de la rivière du Scorff et du ruisseau du Faouëdic.
C’est à l’extrémité de cette presqu’île que la Compagnie des Indes fait édifier son chantier naval et les nombreux ateliers, magasins et bâtiments nécessaires à son activité, tant de construction navale, d’armement et de désarmement que de stockage et de négoce. L’ensemble est bientôt appelé l’Enclos, en raison de la clôture qui y est érigée en 1675, côté terre, au nord de la future corderie.
Le nouveau bourg de L’Orient va rapidement se développer, hors-la clôture nord de l’Enclos ; la population l’Orientaise qui atteint environ six mille âmes lors de son érection en paroisse le 18 février 1709, est plus que doublée en 1738.

Plan de Lorient en 1787 et 1926
Image
Plan de l'Enclos en 1787
Image

Sur l’invitation de Claude Céberet du Boulay (1647-1702), intendant et administrateur de la Compagnie des Indes à L’Orient — un temps, en 1687, co-ambassadeur au Siam —, Marie de Rabutin-Chantal (1626-1696), Mme de Sévigné en littérature, fait une visite d’une journée de l’Arsenal de L’Orient, le jeudi 11 août 1689, épisode qu’elle relate dans une lettre à sa fille Françoise de Grignan, décrivant succinctement l’importance du négoce qui s’y déroule. (1)

Depuis 1690, l’Enclos est sous l’administration militaire de la marine royale, et, à ce titre, y fait bâtir une caserne destinée à l’artillerie de la marine dès 1692.
Une tour, dite Tour des Signaux, haute de 110 pieds, à laquelle est affecté un gardien et son logement, est érigée en 1737, afin de surveiller la rade. En vis-à-vis de celle-ci, deux grands bâtiments jumeaux, en pierre de granit, sont édifiés de 1740 à 1742 par l’architecte Jacques Gabriel (1667-1742), prémices d’un plus vaste palais dont on n’a construit que les ailes : l’un sert de
Salle des Ventes et dépendances, le second d’Hôtel des Ventes et de logement à l’entreteneur.
Face à ces deux constructions, un vaste espace rectangulaire de cent mètres de long, qui va devenir la Place d’Armes, est aménagé de 1740 à 1742, consacré aux exercices de l’Artillerie de marine, aux fêtes et aux revues militaires.

Lorient - Place d’Armes, l’Hôtel des Ventes et la Salle des Ventes (cliché 1866)
Image

L’ensemble de l’Enclos et du Bourg de L’Orient est érigé en corps de ville par ordonnance royale signée à Versailles en juin 1738, enregistrée au Parlement de Bretagne le 11 août 1738. Etienne Perrault devient le premier maire de L’Orient qu’il dirige jusqu’en 1762.
A la suite de la suppression de la Compagnie des Indes, le 13 août 1769, et de sa mise en liquidation l’année suivante, l’ensemble des biens de la compagnie, en ce compris l’Arsenal, deviennent propriété du Roi.

Durant la période révolutionnaire, alors qu’est inauguré, le 28 novembre 1792, le fameux arbre de la liberté, sur le milieu de la place d’Armes du port, la Salle des Ventes est transformée en salle de réunion accueillant divers clubs se chargeant de refaire le monde avec de beaux discours. Un arrêté du 3 messidor de l’an 9 (22 juin 1801), décrète que la Salle des Ventes sera finalement affectée à l’usage de Bourse du commerce, six agents de change devant être nommés à effet du 1er vendémiaire (23 septembre).
Dans le même temps, une Préfecture Maritime est créée à Lorient à partir de 1800 ; celle-ci établit son siège dans l’ancien Hôtel des Ventes en 1808, près de la bourse du commerce.

Lorient - La Préfecture maritime, ex Hôtel des Ventes, sur la place d’Armes. Au fond, Tour des Signaux (cliché 1866)
Image

Le 26 juillet 1826, la Chambre de commerce propose au Département de la Marine, d’acquérir la Salle des Ventes, en échange d’une partie du Parc au Bois adjacente à la Calle Ory — le jardin de la Préfecture maritime —, lui permettant d’y construire sa nouvelle Bourse du Commerce.
L’administration de la Marine refusant catégoriquement ces conditions, le chevalier Audren de Kerdrel, maire de Lorient, approuve finalement, sans cette restriction d’échange, la cession de la Salle des Ventes à la Marine, d’autant que l’édifice en question est dans un
état de dépérissement, exigeant des réparations d’urgence pour ne pas tomber dans une ruine totale.
La Marine réunit ainsi les deux pavillons de la Préfecture maritime, tous deux reliés par une grande grille, le long de la Place d’armes.
Le pavillon gauche (ex-hôtel des ventes) reste toujours affecté à la préfecture maritime : salles de réceptions au rez-de-chaussée ; appartements du préfet au premier étage.
Le pavillon de droite (ex-Salle des Ventes, bourse du Commerce) est agencé au rez-de-chaussée en bureaux pour le préfet et en salle destinée au tribunal maritime ; le premier étage contient les archives et la bibliothèque maritime forte de plus de cinq mille volumes.
Le 1er février 1842, un incendie dévore la majeure partie de cette bibliothèque qui est aussitôt renouvelée au moyen d’un crédit de 25.000 francs alloué par la chambre des députés, grâce à l’intervention du ministre de la Marine et des Colonies.

Lorient - La Bibliothèque, ex Salle des Ventes, sur la place d’Armes (cliché 1866)
Image

Le vendredi 16 juillet 1847, la corvette à vapeur Le Caïman, arrive en rade de Lorient, avec à son bord une girafe, que le commandant Roux a embarquée à Saint-Louis du Sénégal, à destination du jardin des plantes parisien. Objet de toutes les attentions, la girafe est encore présente à Lorient pendant une semaine. Le dimanche 25 juillet, de 1 heure à 4 heures, le public lorientais est admis à la voir sur la Place d’Armes du port, laquelle est plantée de magnifiques tilleuls.

Les vastes bâtiments, édifiés de 1733 à 1748, au pied de la Tour des signaux, sont convertis à l’usage de caserne pour l’Artillerie, laquelle est réorganisée à compter de 1812. Cette caserne étant située à quelques pas de la Place d’Armes du port, la Musique de l’Artillerie de Marine fait de cette place, son terrain de concert, quasiment chaque jeudi et dimanche, dès avant 1848.
La fête du 15 août, appelée fête de Saint-Napoléon, y est particulièrement brillante, chaque année, avec sa grandiose revue militaire ; à cette occasion, l’Artillerie de la Marine et sa musique sont accompagnées du Régiment d’Infanterie de ligne et de sa musique, également casernés à Lorient.
La place d’Armes devient l’emplacement attitré des concerts de l’Artillerie, tandis que la musique de l’Infanterie, dont la garnison est située depuis 1839 dans la caserne Bisson, réserve ses sorties musicales sur la place de la Plaine, l’ancienne place Royale et future place Alsace-Lorraine, objet de notre prochaine chronique.
Il n’est cependant pas rare de voir ces deux musiques intervertir leurs places respectives de concert.

Lorient - Revue sur la place d'Armes (cliché 1866)
Image

Devant la fréquence des concerts de la Musique de l’Artillerie de Marine sur la Place d’Armes du Port, l’administration de la Marine se décide à y faire édifier un Kiosque à musique, au tout début des années 1880. Sa présence y est attestée le 16 juin 1883 lorsque le journal le Phare de Bretagne demande à ce que Lorient qui, quatre fois par semaine, écoute avec infiniment de plaisir les concerts qui sont donnés sur la Place d'Armes, la Bôve ou les Quais, et qui n’a ni Kiosque ni estrade pour les musiques, puisse enfin obtenir son Kiosque à musique.
Ce à quoi, le journal
Courrier de Bretagne répond fort justement et pertinemment : Lorient a un Kiosque pour la musique, place d'Armes. Ce premier Kiosque en bois dont nous ne possédons, par ailleurs, aucune autre description, hormis que sa toiture était constituée de toile, qu’il était de forme octogonale et qu’un grand mât disgracieux en ornait son sommet, se situait exactement au centre de la Place.

Au vu de la vétusté de la caserne d’artillerie qui ne présente plus de logement décent pour ses 1.400 artilleurs, la Marine décide de faire édifier une nouvelle caserne dénommée Quartier Frébault, du nom d’un ancien général de division. Celle-ci est construite de 1893 à 1894 au lieu-dit Kérolé, situé dans la Nouvelle-Ville, vaste quartier créé à partir de 1873, au sud-ouest de Lorient, sur des zones qu’il a fallu en partie assécher.

Lorient - Kiosque à musique sur la place d'Armes — L'Arsenal près de la Place d'Armes, Caserne d'artillerie
Image

En 1896, Louis de Bussy, ingénieur des constructions navales de Lorient, afin d’honorer un de ses confrères, Henri Dupuy de Lôme (1816-1885) ingénieur de la marine, se charge de créer un comité pour l’érection d’une statue en sa mémoire. Un devis est établi pour 31.400 francs qui sera couvert pour trente mille francs par souscription.
Le sculpteur Pierre Ogé (1849-1913) est chargé de la réalisation de ce monument en bronze, haut de deux mètres cinquante, érigé sur un socle de granit de quatre mètres cinquante, en avant duquel un génie aux ailes déployées est assis sur l’éperon d’un cuirassé. Les côtés du piédestal comportent deux bas-reliefs représentant les réalisations de Dupuy de Lôme : un aérostat à hélice et le cuirassé « Napoléon ».
Le monument construit sur la place d’Armes, entre le Kiosque à musique et la grille d’entrée des deux pavillons de la Préfecture maritime, est entouré d’une douzaine de bornes en fonte reliées par des chaines.
Son inauguration a lieu le lundi 26 juin 1899, à l’occasion du lancement du croiseur Jurien de La Gravière.

Le caustique journal
le Phare de Bretagne dans son commentaire du 28 juin sur cette inauguration, ajoute perfidement qu’il n’est à regretter qu’une chose, c’est que ce monument qui est fort beau, n’ait pas été placé au milieu de la place d’Armes en lieu et place de l’abominable kiosque à musique. Avec la terrasse et les splendides arbres qui ferment la place à l’est, c’eut été un fond splendide.

Lorient - Statue de l'ingénieur Dupuy de Lôme et Kiosque à musique sur la place d'Armes — La Préfecture maritime, statue Dupuy de Lôme et la tour des Signaux (cliché Carpostale, Cparama)
Image

Probablement entendue par le Phare de la Bretagne, l’Administration de la Marine décide, en septembre 1899, la démolition du Kiosque à musique de la place d’Armes afin d’en édifier un nouveau sur le même emplacement, suscitant quelques commentaires ironiques tels que : « il sera reconstruit avec plus de goût, paraît-il, ce qui ne sera pas difficile » ou encore : « nous aimons à croire qu'il fera meilleur effet sur la place d'Armes que l'ancien, qui depuis longtemps n'y était certes pas un ornement »
Le 22 septembre, les travaux commencent. Le 8 octobre la réfection de l’édicule est bien avancée : si la nouvelle charpente est annoncée comme beaucoup plus solide que l’ancienne, la toiture, quant à elle, est toujours constituée d’une bâche en toile ; le mât central est définitivement supprimé. La Marine décide que les bougies qui tenaient lieu d’éclairage aux concerts des artilleurs, seront remplacées par des becs de gaz.
Le 15 octobre 1899, le nouveau Kiosque est déjà achevé et le journal
l’Avenir de la Bretagne constate amèrement qu’en dehors de son état de délabrement antérieur, le nouveau kiosque ne présente guère de différences avec l’ancien.

Lorient - Place d'Armes, Kiosque à musique et Statue Dupuy de Lome
Image

La Musique de l’Artillerie, omniprésente sur le Kiosque de la place d’Armes, s’aventure de temps à autre sur les autres lieux de concerts lorientais tels les Quais, la Bôve ou la place Alsace-Lorraine. Le 1er janvier 1901, le régiment d’artillerie de marine devient le 1er régiment d’artillerie coloniale, et, progressivement jusqu’à la veille du conflit 1914-1918, la Fanfare de l’artillerie coloniale va céder le pas devant la musique du 62e régiment d’infanterie, ainsi qu’à quelques phalanges civiles comme le Choral Lorientais ou la Musique des Sapeurs-Pompiers.
En 1921, la musique des Fusiliers-marins de Lorient, dont le régiment à la célèbre fourragère rouge est constitué depuis le 7 août 1914, est reconstituée avec à sa tête, M. Albert Burlion, ancien clarinettiste des Equipages de la Flotte de Brest. Celui-ci va conduire cette formation avec de grands succès et donner ses concerts sur le Kiosque de la place d’Armes jusqu’à sa mise à la retraite en mars 1932, date à laquelle, Maurice Biret lui succède.

Emmanuel Svob, maire de Lorient, saisi de réclamations de mélomanes au sujet de l’éclairage des concerts nocturnes sur le kiosque, intervient auprès de la Préfecture maritime, laquelle est seule propriétaire du kiosque, afin d’obtenir l’autorisation d’y installer un éclairage électrique en lieu et place des anciens becs de gaz. Le contre-amiral Adhémar de Cransac, préfet ne s’y oppose pas, à condition que tous les frais soient à la charge de la municipalité. Le 29 mars 1926, un crédit de 1.200 francs est voté par le conseil municipal pour cette installation. En avril, le Kiosque à musique est ainsi doté de
deux grosses lampes électriques puissantes suspendues au plafond et de huit lampes de moindre force, placées intérieurement autour du lambrequin de la couverture. Ces lampes sont montées sur de gracieuses consoles en bronze argentées avec tulipes de cristal dépoli.
Le mois suivant, le Préfet maritime, décidément prévenant pour le Kiosque à musique, donne des instructions pour garnir de rosiers, l’entourage de celui-ci. Le 4 août, on annonce que, faute d’un arrosage approprié, les fameux rosiers plantés dans la rocaille contre le socle du kiosque, morts de soif, sont supprimés et remplacés par des blocs de béton destinés à consolider les poteaux de l’édicule.

Lorient - La Préfecture maritime, statue Dupuy de Lôme et Kiosque — Place d'Armes, Kiosque à musique et statue Dupuy de Lôme
Image

La place d’Armes et son kiosque à musique cessent d’exister, comme la quasi-totalité de la ville de Lorient, devant le déluge des 60.000 bombes qui y sont larguées par l’aviation des Alliés. La population civile lorientaise ayant été évacuée d’octobre 1942 à janvier 1943, le champ d’exercices et d’entraînement à la destruction, grandeur nature, est ainsi ouvert aux aviateurs britanniques et américains : aveuglément, tout ce qui est debout sur la zone est bombardé et incendié, essentiellement en janvier-février 1943.
A l’issue de ce carnage, la place d’Armes, tout comme la cité en ruine, est, pendant de nombreuses années, envahie de baraquements.

Lorient - Jardin de la préfecture maritime et ruines de ses deux Pavillons après le carnage des alliés en 1943, au bout à droite entrée de la place d’Armes — Baraquements sur la Place d'Armes après reconstruction de la Préfecture maritime en 1956-1959
Image

La statue en bronze de Dupuy de Lôme, fondue par les allemands en mars 1942, est dupliquée par une copie en fonte en 1954 et érigée, depuis, dans l’enceinte de la Direction des Constructions Navales Services (DCNS), quai du Péristyle.
En ruine, l’Hôtel de la Préfecture maritime, sous lequel un blockhaus allemand avait été installé, est reconstruit de 1956 à 1959. Le bâtiment voisin, la bibliothèque, qui a suivi le même sort, est également restauré. Les deux pavillons accueillent aujourd’hui les archives de la ville et présentent des expositions temporaires.
La place d’Armes, toujours en place, ne présente évidemment plus l’animation qui était la sienne, lors des concerts et revues militaires.
Kiosque disparu.

voir ici, Place d’Armes sans son Kiosque, aujourd'hui. (1/2) (2/2)
Pavillons de l’ancienne Préfecture Maritime sur la place d’Armes, aujourd’hui. (1/3) (2/3) (3/3)
Championnat des bagadoù 2012 dans les jardins de l’ancienne Préfecture maritime.

Lorient - Place d'Armes.jpg
Lorient - Place d'Armes.jpg (220.04 Kio) Vu 123 fois
publié par Jean-Marc

Concerts de l’artillerie de la Marine sur la place d’Armes
24 juin 1852 — Artillerie de la Marine. Musique. Jeudi, 24 juin 1852, à sept heures du soir, sur la place d'Armes : Le Serment, grande marche. (Guiard). — Robin des bois, ouverture. (Weber). — Grenoble, valse mazurka. (Camas). — Sainte-Cécile, ouverture. (L. Chic). — Le Rendez-vous des chasses, quadrille. — Albina, grande polka. (Gurtner).
8 juillet 1852 — Artillerie de la Marine. Musique. Le Jeudi, 8 Juillet 1852, à 7 heures du soir sur la place d'Armes : L'Africain, pas redoublé. E. Ernest. — Haydée, ouverture. Auber. — Jérusalem, grande mosaïque. Verdi. — Bastringuette, quadrille. Guiard. — Gille ravisseur, mosaïque. Dias. — L'Echo de la vallée, polka mazurka. Guiard.

15 août 1852 — Lors de la Saint Napoléon, défilé emmené par la Musique de l’Artillerie de la Marine et celle du 22e de ligne, se terminant par une grande revue sur la place d’Armes
— Programme des cérémonies et réjouissances qui auront lieu, à Lorient, le 15 Août à l'occasion de la Saint-Napoléon. Le 15 août, au lever et au coucher du soleil, une salve de 21 coups de canon sera faite par la place. Le même jour, la marine fera trois salves également de 21 coups de canon, la première à huit heures du matin, la seconde à midi, la troisième au coucher du soleil. Des secours seront distribués aux indigents de la ville et de la commune. Les militaires auront le vin et la portion de prêt pour mettre à l'ordinaire. Les marins à terre recevront une ration devin ; il en sera délivré une double, aux marins embarqués. A 11 heures et demie, les autorités civiles, militaires et maritimes, en grande tenue, se rendront à l'Hôtel de la Préfecture Maritime, pour aller ensuite à l'église paroissiale de Saint-Louis, où sera célébrée une messe qui sera suivie d'un Te Deum. A 11 heures et demie, une compagnie d'artillerie de la marine, un détachement de marins, une compagnie d'élite du 22e de ligne et une compagnie d'élite du 30e de ligne se rendront devant l'Hôtel de la Préfecture Maritime, pour former, sous le commandement d'un chef de bataillon, l'escorte d'honneur qui accompagnera les autorités civiles et militaires à l'église Saint-Louis. Les gendarmeries départementale et maritime ouvriront et fermeront la marche du cortège. Un piquet de 15 hommes de la ligne se rendra à la Mairie pour y prendre le corps Municipal et l'escorter jusqu'à l'Hôtel de la Préfecture Maritime, Un piquet de 15 hommes de la ligne ira également prendre le corps judiciaire pour lui servir d'escorte jusqu'à l'Hôtel de la Préfecture Maritime, et le ramènera au tribunal, à l'issue de la cérémonie religieuse. La Musique de l'artillerie de la marine marchera en tête du cortège, celle du 22e de ligne se rendra à l'église. Elles se placeront l'une et l'autre au pourtour du choeur. La compagnie d'artillerie de Marine et le détachement de marins se rangeront en haie dans la nef de l'église et dans le bas-côté, à droite. Les élèves du Collège assisteront à la cérémonie et seront rangés dans l'église, au pourtour du choeur. Des ordres du jour de la place et de la mariné indiqueront les lieux de réunion pour toutes les troupes, et les heures auxquelles elles devront être rendues sur le terrain. Le colonel du 22e de ligne prendra le commandement supérieur de toutes les troupes. A l'issue de la cérémonie religieuse, les autorités se rendront, accompagnées de l'escorte d'honneur, dans le même ordre qu'en partant de la Préfecture Maritime, sur la place d'Armes du Port où les troupes, composées de : l'artillerie de marine ; la 4e compagnie d'ouvriers d'artillerie de marine ; la batterie d'artillerie de terre ; le 22e régiment d'infanterie de ligne ; le Bataillon du 30e de ligne ; les enfants d'artillerie de marine ; les enfants du 22e régiment de ligne ; seront passées en revue par M. le Préfet maritime, et feront des évolutions militaires pour défiler devant les autorités. Le bon ordre sera maintenu par les soins des gendarmeries départementale et maritime. Dès le matin, les édifices publics seront décorés du pavillon tricolore, et ils seront illuminés le soir. Les habitants sont invités à arborer sur la façade de leurs maisons cet emblème national, et à illuminer. Tous les navires de l'Etat seront pavoisés, et une illumination aura lieu dans le Port. A deux heures de l'après-midi, auront lieu sur le cours des Quais les exercices d'un mât de cocagne au haut duquel seront placés des prix. A 4 heures, une compagnie d'artillerie et une compagnie d'élite du 22e de ligne se rendront, avec la musique de ce dernier régiment, à l'église Saint-Louis, pour accompagner la procession. A 8 heures ½ du soir, il y aura un tir de nuit au Polygone, exécuté par le régiment d'artillerie de marine.

13 et 14 août 1858 — Visite de Napoléon et de l’impératrice à Lorient. Revue des troupes sur la place d’Armes
— 13 août 1858. A dix heures, l'Empereur et l'Impératrice sont montés en voiture et ont pris la route de Lorient. A une lieue de Lorient, Leurs Majestés sont montées ainsi que leur suite dans des calèches découvertes. Un escadron du 6e de hussards les attendait pour les escorter à Ploermeur qui forme pour ainsi dire, un faubourg de Lorient. Leurs Majestés sont descendues de voiture pour recevoir les bénédictions du clergé rangé en avant de la porte de l'église de Saint-Christophe ; le cortège impérial a fait son entrée dans Lorient, à quatre heures, au son des cloches et au bruit des salves d'artillerie. Leurs Majestés ont trouvé, au pied des glacis, le maire, député du Morbihan, qui leur a offert les clés de la ville.
Le cortège impérial s'est dirigé vers l'église paroissiale. De l'église, le cortège s'est rendu à l'hôtel de la Préfecture maritime, au milieu d'une double-haie formée par les troupes de la marine et de l'armée de terre, qui avaient peine à contenir la population accourue sur le passage de Leurs Majestés. A leur descente de voiture, les augustes voyageurs ont trouvé une députation de jeunes filles qui ont offert à l'Impératrice, une corbeille de fleurs.
Le soir, l'Empereur réunit dans un grand dîner les chefs de l'armée de terre et de mer, les autorités civiles et religieuses, les directeurs de tous les services.
Le 14 août 1858. L'Empereur a passé ce matin, à dix heures, sur la place d'Armes, devant la préfecture maritime, la revue des troupes de l’armée de terre et de l'armée de mer réunies à Lorient. S. M., à sa rentrée, a discuté avec les représentants des services civils, militaires et maritimes des questions relatives aux divers travaux en cours d'exécution ou à exécuter à Lorient. A midi et demi l'Empereur, accompagné de l'Impératrice, est monté à bord de la Reine-Hortense pour aller visiter la rade de Lorient et la citadelle de Port-Louis.
Il était quatre heures lorsque Leurs Majestés sont rentrées à Lorient. L'Empereur s'est rendu immédiatement à l'arsenal. De là, l'Empereur a visité les travaux qui s'exécutent dans le port pour faire un bassin de radoub qui aura 40 mètres de long. Enfin Leurs Majestés ont terminé cette journée si bien remplie en assistant au lancement du bâtiment le Calvados.
Leurs Majestés sont rentrées à la préfecture à sept heures. Ce soir, elles assisteront à un bal qui leur est offert par la ville de Lorient.

Quelques concerts de la Musique d'Artillerie de la Marine, sur la place d'Armes
22 octobre 1859 — Programme des morceaux qui seront exécutés dimanche, par la Musique d'Artillerie de la Marine, sur la place d'Armes, à 3 heures ½. : 1. Le Canard, pas redoublé, Guiard. — 2. Martha, ouverture, Flotow. — 3. Grand air de la Juive, Halévy. — 4. L’Impératrice Eugénie, grande valse, Marx. — 5. La Gazelle, polka, Douard.
24 avril 1864 — Musique d'Artillerie de Marine. Programme du 24 avril, à 2 heures, place d’Armes : Le Triomphe, allegro militaire. Clément. — Grande ouverture composée pour l’inauguration de l’Exposition de Londres 1862. Auber. — Air d’Herculanum. Félicien-David. — Le Fremersberg, scène instrumentale imitative. Hoennemann. — Le bouquet de noce, redowa. Patrie.
21 mai 1865 — Musique d'Artillerie de Marine. Programme du 21 Mai, à 4 heures du soir, place d'Armes : Tire-toi de là comme tu pourras (bouffonnerie). Chéri. — Souvenir d’Eischen, grande valse. Humblet. — Trio de Guillaume Tell. Rossini. — Le Trouvère, fantaisie. Verdi. — La Valaque, Mazurka. Bousquet.

Lorient - Revue sur la Place d'Armes
Image

Quelques concerts des musiques des Régiments de ligne qui se succèdent sur la place d’Armes
29 mars 1863 — Musique du 74e de ligne. Dimanche 29 mars, à 2 heures, sur la place d'armes : Le Bivouac, allegro militaire. L. Chic. — Ouverture composée pour l’exposition de Londres. Auber. — La Fiancée, mosaïque. Auber. — Il Bacio, valse napolitaine. Ardité. — Le Trouvère, mosaïque. Verdi. — Inkermann, grand galop imitatif. Bender.
A partir de dimanche prochain, et pendant toute la durée de la foire, la musique du 74e exécutera ses concerts sur la place d'armes, à 2 heures.
14 septembre 1865 — Musique du 93e de ligne. Programme du 14 Septembre à 4 heures du soir, place d'Armes : Le Belge, allegro. Josneau. — Le Serment, ouverture. Auber. — Psyché, morceau. A. Thomas. — Lucie, septuor. Donizetti. — La Violette, mazurka. Faust.
7 juin 1866 — Musique du 10e de ligne. Programme du 7 Juin à 2 heures du soir, place d'Armes : 1. Allegro militaire. Josneau. — 2. Choeur et miserere du Trouvère. Verdi. — 3. Ouverture de Guillaume Tell. Rossini. — 4. Entre-acte du Pré-aux-Clercs. Hérold. — 5. Rossignol, polka. Moos.
12 août 1869 — Musique du 25e de ligne. Chef, M. Pilliard. Programme du 12 août : La femme à barbe (pas redoublé). P. Blanquières. — Cincinnattus (ouverture). Pilliard. — Les Naïades (valse). Pilliard. — Il Trovatore (cavatine). Verdi. — Le Hussard (galop). Pilliard.
9 juin 1870 — Musique du 25e régiment d’infanterie. Programme du 9 juin à 4 heures) : L'Oasis (pas redoublé). Pilliard. — Les Diamants de la Couronne (ouverture). Auber. — Indiana (valse). Marcailhou. — Luisa Miller (duo). Verdi. — Sturm (galop). Bilse.

6 et 7 juillet 1872 — Grande fête patriotique sur la place d’Armes, à l’occasion de la libération du territoire
— Voici le programme détaillé de la grande Fête patriotique qui aura lieu à Lorient, les 6 et 7 juillet prochain, au bénéfice de l'oeuvre de la Libération du territoire :
Samedi, à 7 heures du soir, sur la place d'Armes, Grand festival. Morceaux choisis exécutés par les trois musiques d’Artillerie de marine, du 62e de ligne et de l’Orphéon. Avec adjonction de chœurs nombreux.
Première partie : Orphéon. L’Etoile de France. Lamotte. — 62e ligne. La Juive, fantaisie, Halévy. — Artillerie. Ouverture de l'Exposition de 1867. Schodenecker. — Artillerie. Vive Lorraine ! Choeur chanté par 200 amateurs.
Deuxième partie : Orphéon. Brunette, redowa. Marie. — 62e de ligne. Le Premier jour de bonheur, fantaisie. Auber. — Artillerie. Bouquets de mélodies. Allart.
Retraite en musique par l'artillerie, le 62e et l'orphéon de Lorient. En quittant la place d'Armes, les trois musiques se diviseront pour parcourir, éclairées par des flambeaux et des lanternes vénitiennes, les différentes rues de la ville. L'une des trois musiques étendra son parcours jusqu'à Kerentrech. Des cartes pour ce festival sont en vente chez les libraires au prix de : Places réservées, dans le quinconce : 3 fr. ; Premières, sur la place d'Armes : 1 fr 50. ; Secondes, bas-côtés : 50 centimes.
Dimanche, à une heure de l'après-midi, Cavalcade historique, départ de la place d'Armes à une heure après-midi. Ordre de la Cavalcade : 1° L'Héroïne d'Hennebont. 2° Char des gloires de la Bretagne. 3° Char de la France en deuil. 4° Char de la charité. Chevaliers pages, écuyers, hommes et hérauts d'armes, arbalétriers, troubadours. Marches guerrières exécutées par les trois musiques.

16 juin 1872 — Musique de l’Artillerie. Place d'Armes, à 7 heures. Programme du 16 Juin. : 1. France, pas redoublé. L. Chic. — 2. Le roi Carotte, quadrille. Musard. — 3. Fra Diavolo, ouverture. Auber. — 4. La Reine Topaze, fantaisie. V. Massé. — 5. Bouquet de Mélodies. Allard.
12 juillet 1874 — Musique d'artillerie de marine. Programme du 12 juillet, sur la place d'Armes, à 4 h. : 1. Châteaudun (pas redoublé), Sellenick. — 2. Le Premier jour de Bonheur (ouverture), Auber. — 3. La Colombe (fantaisie), Gounod. — 4. Raymond (grande fantaisie), A. Thomas. — 5. L'Etoile des Concerts (polka), Desplace.
21 juillet 1878 — Musique d'artillerie de marine. Programme du 21 juillet, place d'Armes, à 7 h. ½. : 1. March-Wallace. Sellenick. — 2. Le Retour du Pardon, fantaisie. L. Chic. — 3. Kosiki, fantaisie. Lecoq. — 4. Bouquet de Mélodies. Allart. — 5. Primavera, mazurka. Dessaux. — 6. Guillaume Tell, ouverture. Rossini. Solistes : MM. Calot, sous-chef de musique, Bourlet, Ruggiery, Vital.
15 mai 1881 — Musique d'artillerie de la marine Programme du 15 mai, place d'Armes, à 3 h 15. : 1 Les Mousquetaires, Halévy. — 2. Le Tribut de Zamora, Gounod. — 3. Le Maitre de Chapelle, Paër. — 4 Le Trouvère, Verdi. — 5. La Fête des Chasseurs, Sellenick.

Lorient - Revue sur la Place d'Armes — Place d'Armes
Image

14 juillet 1882 — Fête républicaine sur la place d’Armes.
— Programme de la Préfecture Maritime A l'occasion de la Fête Républicaine du 14 juillet, une salve de 21 coups de canon sera tirée le 13, à 8 h. du soir, par la batterie la Tourmente ; Il sera fait également, le 14, par cette même batterie et par l’Euménide, 3 salves d'artillerie de 21 coups de canon ; la 1ere à 8 h. du matin, la 2e à midi, et la 3e au coucher du soleil (8 h. du soir). Au 1er coup de canon de la salve de 8 h. du matin, les bâtiments armés hisseront le grand pavois, et les bâtiments dans le port, le petit pavois, qu'ils garderont jusqu'au coucher du soleil. La porte principale de l'Arsenal, la Place d'Armes, l'Hôtel de la Préfecture, seront illuminés et pavoisés. Une double ration de vin sera distribuée aux troupes et il leur sera payé une ½ journée de solde. Une ½ journée de solde sera allouée aux marins-vétérans, aux pompiers, aux gardes-consignes et aux surveillants des prisons maritimes. Une journée de solde sera payée le 13 juillet, à l'occasion de la Fête du 14 juillet, aux ouvriers et autres agents de l'Arsenal recevant un salaire journalier. Les punitions disciplinaires seront levées le 13 au soir. La musique de l'Artillerie jouera de 4 h. ½ à 5 h. ½ sur la Place d'Armes. Elle se rendra à 9 h. du soir sur le quai, à la disposition de la Municipalité pour le feu d'artifices, et prendra part à la retraite aux flambeaux qui aura lieu vers 10 h. ½. La grille de la grande porte de l'Arsenal restera ouverte jusqu'à la rentrée de la retraite. La grande tenue sera portée par les Troupes et par MM. les officiers pendant toute la journée du 14. La revue des troupes de terre et de mer aura lieu sur la Place d'Armes, à 9 h. Un ordre de ce jour en déterminera les détails.

22 juin 1884 — Trop de poussière sur la place d’Armes lors des concerts ! Demande d’un autre kiosque à musique sur la Bôve pour le 62e de ligne (vœu qui ne sera jamais exaucé)
— Concerts du soir. Il n’y a certes pas de plus charmantes distractions, après une chaude journée, que de venir écouter de 7 à 9 heures, les musiques du 62e et de l'artillerie de marine, sur la Bôve et sur la Place d'Armes. Nos deux musiques militaires d'ailleurs ont droit à toute notre reconnaissance pour la belle façon dont ils exécutent, à chaque concert, les morceaux du programme, et tout serait pour le mieux si les auditeurs n'étaient pas incommodés par une aveuglante poussière produite par les pas des promeneurs et que les gamins ne se font pas faute d'augmenter encore en courant et en s'amusant.
Ne serait-il pas possible d'arroser un peu cette Place d'Armes ainsi que la Bôve, une demi-heure avant l'ouverture du concert ? La poussière alors ne serait plus à craindre.
A quand un kiosque pour la musique du 62e qui se trouve toujours relégué au bas de la Bôve ? L'hiver, elle est abritée en cet endroit par le théâtre. Ne pourrait-elle pas remonter un peu l'été et se tenir à l'entrée de la promenade. Les promeneurs auraient alors pour circuler et la Bôve et la place Bisson. Car il n'y a vraiment plus de place actuellement sur la Bôve seule pour tous ceux qui s'y pressent le jeudi soir.

Lorient - Concert sur le Kiosque de la Place d'Armes — La Place d'Armes et son Kiosque à musique
Image

19 juin 1886 — La Société Philharmonique, fondée en 1883, exceptionnellement, donne des concerts sur la place d’Armes
— Voici le programme du Concert qui sera donné par la Société Philarmonique le samedi, 19 juin, au Kiosque de la Place d'Armes, avec la gracieuse autorisation de M. le Vice-Amiral, Préfet Maritime :
1ere Partie : 1. Marche de la Reine de Saba. Gounod. — 2. L'Eblouissante, fantaisie pour clarinette, avec accompagnement d'orchestre. Bousquier. — 3. Ouverture de la Sirène. Auber. — 4. Très-jolie, valse. Wadteufel.
2e Partie : 1. Marche du Songe d'une Nuit d’été. Mendelsshon. — 2. La Vague, valse. Métra. — 3. Ouverture de Mireille. Gounod. — 4. Les Ecuyères, polka. Bléger.
On commencera à 8 h. ½. Les personnes étrangères à la Société Philharmonique pourront entrer dans l'enceinte réservée, moyennant 0 fr. 25 par personne. Les Sociétaires auront l'entrée gratuite.
Le produit de la fête (entrée et chaises) sera versé à la Caisse des Pauvres. La Place et le Kiosque seront illuminés.

19 et 23 juin 1889 — Régiment d’Artillerie de la Marine. Programme des morceaux qui seront exécutés sur la Place d’Armes les 19 et 23 juin de 7 heures 45 à 9 heures : Le Camp de Cercottes, allegro. Leroux. — Le 1er jour de bonheur, ouverture. Auber. — La Favorite, final du 3e acte. Donizetti. — Air favori de la Reine Leckzinska. Vasseur. — La Mascotte, fantaisie. Audran. Le Chef de musique, Ravel.
3 et 7 août 1892 — Régiment d’Artillerie de la Marine. Programme des morceaux qui seront exécutés sur la Place d'Armes, les 3 et 7 août, de 7 h. ¾ à 9 h. : Les Lanciers de la Garde, allegro. Gurtner. — Martha, ouverture. Flotow. — Le Cid, fantaisie. Massenet. — L'Arlésienne, fantaisie. Bizet. — Champagne, polka avec chant. Tourneur.
12 février 1896 — Concert militaire. 1er Régiment d'Artillerie de Marine. Programme des morceaux qui seront exécutes le 12 Février de 2 heures à 3 h. 15, sur la place d’Armes. : 1. Le Drapeau, Allégro. Leroux. — 2. Mireille, Ouverture. Gounod. — 3. Scènes pittoresques, air de Ballet. Massenet. — 4. Ouverture de Rienzi. Wagner. — 5. Sans Cervelle, polka. Auvray.
11 juin 1899 — 1er Régiment d'Artillerie de Marine. Programme du 11 juin 1899, de 3 heures 45 à 5 heures, place d’Armes : 1. Amiral Courbet, allegro. Signard. — 2. Guillaume Tell, ouverture. Rossini. — 3. a) Gavotte. Saint-Saëns ; b) Menuet. Boccherini. — 4. Esclarmonde, fantaisie. Massenet. — 5. Souviens-toi, valse. Waldteufel.

26 juin 1899 — Inauguration du Monument Dupuy de Lôme sur la place d’Armes.
— A 2 heures, lundi, a eu lieu sur la place d'Armes l'inauguration de la statue de Dupuy-de-Lôme, qui est un enfant de Ploemeur où il est né en 1816.
Autour de la statue, oeuvre du sculpteur Pierre Ogé, plusieurs discours ont été prononcés par M. Dislère, vice-président du Comité d’érection du monument ; M. l’amiral Ménard, préfet maritime ; M. de Maupéou d’Ableiges, directeur des Constructions navales et M. Claverie, de la Compagnie des Messageries maritimes.
À cinq heures, a eu lieu le lancement du Jurien de la Gravière, croiseur de 1ere classe, de 137 mètres de longueur, possédant 24 canons, 2 tubes lance-torpilles et 442 hommes d'équipage. Monseigneur Latieule, évêque de Vannes, a béni le navire, tandis que la musique d'artillerie jouait.

Lorient - Réception à la Préfecture maritime, Statue Dupuy de Lôme — Kiosque à musique et Statue de l'ingénieur Dupuy de Lôme
Image

Le nouveau Kiosque à musique de la Place d’Armes
8 octobre 1899 — Le Kiosque de la place d’Armes. Les travaux de réfection du kiosque de la place d’Armes avancent tous les jours. La toiture, qui cette fois encore est recouverte en toile, a reçu une charpente beaucoup plus solide qui résistera aux plus grands vents. Le grand mât disgracieux du milieu a été enlevé pour ne plus être remplacé.
Enfin la Marine a décidé de substituer, pour les auditions du soir, aux maigres bougies qui n’éclairaient pas, un nouvel éclairage plus moderne, le gaz. Tous les amateurs des concerts militaires se féliciteront de cet heureux résultat auquel pour notre part, nous avons largement contribué.
(Le Nouvelliste du Morbihan, 8 octobre 1899)
15 octobre 1899 — Kiosque de la place d'Armes. Le kiosque élevé sur la place d'armes, pour la musique de l'artillerie de marine, est à peu près complètement restauré. Nous voudrions pouvoir dire que ceux qui l'ont connu autrefois ne le reconnaîtraient plus ; malheureusement nous sommes forcé de constater qu'il n'en est rien. Il n'a subi que de légères modifications ; le coup d'oeil est à peu près le même. Le nouvel édicule est presque la reproduction de l'ancien, sauf son état délabré, bien entendu. (L’Avenir de la Bretagne, 15 octobre 1899)

L’artillerie de la marine devient le 1er janvier 1901 le 1er Régiment d'Artillerie coloniale. Ses concerts continuent sur la place d’Armes
3 mars 1901 — Musique du 1er Régiment d'Artillerie coloniale. Programme du Dimanche 3 Mars 1901, Place d'armes, de 2 à 3 h. 15. : 1. Guillaume III (allégro). Sellenick. — 2. Madame Turlupin (ouverture). Guiraud. — 3. Occident et Orient (marche). Saint-Saëns. — 4. Lackmé (sélection). Léo Delibes. — 5. Le roi de Lahore (valse). Massenet.
15 et 19 juillet 1903 — Musique d’artillerie coloniale en concert sur la place d’Armes. : 1. Allegro militaire. — 2. Le Roi d’Ys, ouverture. Lalo. — 3. Les flèches d’Antéros, valse lente. Garot. — 4. Samson et Dalila, fantaisie. Saint-Saëns. — 5. Prélude et Rondo, pour petite flûte. Garot.
15 et 19 juin 1904 — Musique d'Artillerie Coloniale. Programme du concert des 15 et 19 Juin 1904 de 8 h. ½ à 9 h. ½, Place d'Armes : 1. Voyage en Bretagne, pas redoublé. A. Bongay. — 2. Le Chant des Guelfes, ouverture de H. Litoff. P. Garot. — 3. Santiago, valse espagnole. Corbin. — 4. Grande fantaisie sur Aïda de Verdi. P. Garot. — 5. Hylda, polka pour piston, soliste : Laurent. Reynaud. Le Chef de Musique, P. Garot.
1er juillet 1909 — Fanfare de trompettes du 1er d’Artillerie coloniale. Programme du 1er juillet de 8 h. à 9 h. ½, place d’Armes : 1. Allegro militaire. Gadenne. — 2. Piselle, mazurka. Ch. Martin. — 3. Sous les châtaigniers. Martin. — 4. Lorient, polka. Martin. — 5. Aéro-valse. Martin. — 6. Sonnez trompettes, pas redoublé. Wettge. — Kéroman, trompes de chasse.

Divers concerts d’autres phalanges musicales sur la place d’Armes
31 mai 1906 — Musique du 62e d’infanterie. Programme du 31 mai, place d’Armes, et du 3 juin place d’Alsace-Lorraine, de 4 à 5 heures : 1. Allegro militaire. — 2. Mireille, ouverture. Gounod. — 3. Fiançailles, valse. Wesly. — 4. Rigoletto, fantaisie. Verdi. — 5. Menuet de Boccherini. Boccherini.
14 juillet 1908 — Concert sur la Place d’Armes le 14 juillet 1909 à 10 heures ¼ par le Syndicat des musiciens Lorientais et le Choral Lorientais. : 1. La Marseillaise (chorale et syndicat). Rouget de Lisle. — 2. La Châtelaine, ouverture (syndicat des musiciens). Maillochaud. — 3. Les Martyres aux arènes, choeur (Choral lorientais). Laurent de Rillé. — 4. La Fille de Mme Angot, fantaisie (syndicat des musiciens). Lecoq. — 5. La Polka du printemps (choral et syndicat). Kling.
14 juillet 1912 — Concert de 9 h. ½ à 10 h. ½ sur la place d’Armes par le Choral Lorientais et la Musique des Sapeurs-Pompiers. : La Marseillaise. (Musique des Sapeurs-pompiers et Choral). — Les Châtaigniers, chœur à 4 voix (Choral). Sourilas. — Le Lac des fées, ouverture (Musique des sapeurs-pompiers). Auber. — Fête printanière, chœur à 4 voix (Choral). Chapuis. — Mireille, fantaisie (Sapeurs-pompiers). Gounod. — France ! France ! chœur à 4 voix. (choral) A. Thomas. — Ondée, grande valse. (sapeurs-pompiers). E. Sciupi. — Le directeur du Choral, Maublanc. Le chef de la musique des Sapeurs-Pompiers, E. Budes.
1er juin 1913 — Musique du 62e régiment d’infanterie. Programme du 1er juin 1913 de 16 h. à 17 heures, place d’Armes : 1. Marche française. Mastio. — 2. Le Roi l’a dit, ouverture. Léo Delibes. — 3. La Source, mazurka. Léo Delibes. — 4. Tannhauser. Wagner. — 5. Polka réaliste. L. Ganne. Le Chef de musique. A. Pommier.

Lorient - Musique syndicale — Revue sur la Place d'Armes
(L’Orchestre de la Chambre Syndicale des Musiciens de Lorient, active dès avant 1902, est dirigée en 1909 par Eugène Budès qui est, dans le même temps, sous-chef de la musique des Sapeurs-pompiers)
Image

8 mai 1919 — La remise de la fourragère rouge aux Fusiliers-marins sur la place d’Armes
— M. le vice-amiral Ronarc'h qui a commandé cette glorieuse phalange à Dixmude et sur l'Yser, est arrivé à Lorient mercredi matin, délégué par le ministre de la marine, en vue de remettre solennellement au bataillon la distinction qui lui est attribuée.
C'est notre ville qui avait offert à la brigade le glorieux drapeau qui s'illustra sur tous les champs de bataille au cours de la guerre.
Cette cérémonie, qui eut lieu place d'Armes, fut d'une simplicité émouvante. Disposés sur les côtés du vaste terrain de la place d’Armes, des détachements en armes de toutes les troupes de la garnison, rendaient les honneurs. Dès avant l’heure fixée, les bas-côtés de la place d’Armes, les quinconces, sont combles d’un public enthousiaste, cependant que devant le kiosque, où se tiennent les autorités civiles et les membres de la presse, a pris place l’excellente musique des équipages de la flotte, composée de 45 exécutants sous la direction de son éminent chef, M. Farigoul, arrivé de Brest, hier soir, pour la circonstance.
A 14 h. 30, la plupart des directeurs et chefs de service étaient présents sur le kiosque, Nous avons remarqué de nombreux conseillers municipaux et fonctionnaires. A 14 h. 30, M. le vice-amiral Ronarc’h sort de l'hôtel de la Préfecture maritime, accompagné de M. le vice-amiral Aubry, préfet maritime, de M. le contre-amiral Laporte, major général, et des officiers attachés à la Place. Les clairons sonnent aux champs et la musique de la flotte joue la Marseillaise pendant que l'amiral Ronarc’h parcourt le front des troupes s'arrêtant parfois, devant un visage connu et devant le drapeau qu’il salue d'un geste large, d'une allure bien militaire. Puis, au milieu d'un silence impressionnant et devant toutes les troupes qui présentent les armes, l’ancien commandant de la brigade des marins lit le texte des splendides décorations qui ont été décernées à cette unité d'élite.
Un brillant défilé de toutes les troupes de la garnison s'est déroulé ensuite, aux accents entraînants de « Sambre-et-Meuse », exécuté par la musique de la flotte, et cette belle prise d'armes se termina par un dernier salut au drapeau des marins et à celui du 262e d'infanterie.

13 juillet 1919 — Concert de la Société Philharmonique sur la place d’Armes
— Place d’Armes, 13 juillet 1919, de 10 h. 30 à 11 h. 30, concert vocal et instrumental par les Chœurs de l’Ecole nationale de musique du Collège de jeunes filles, de l’Ecole primaire supérieure de jeunes filles et par l’Orchestre de la Société Philharmonique, sous la direction de M. Marius Guiol. Programme : 1. Marche (orchestre). Rousseau. — 2. Hymne aux morts pour la patrie (chœurs et orchestre). Bourgault-Ducoudray. — 3. Ouverture de la muette de Portici (orchestre). Auber. — 4. Vive la France ! (chœurs et orchestre). Saint-Saëns. — 5. La Marseillaise (chœurs et orcheste). Rouget de Lisle.

17 août 1922 Concert de la musique des Fusiliers-marin sur le kiosque de la place d’Armes
— Voici le programme du concert qui sera exécuté par la musique des Fusiliers-marins, le jeudi 17 août, de 16 à 17 heures sur la place d’Armes : 1. En avant, allegro. Fermard. — 2. Le lac des fées, ouverture. Auber. — 3. Messidor, entracte symphonique. Bruneau. — 4. Hérodiade, sélection. Massenet. — 5. Polonaise numéro IV. Chopin. Le chef de musique, Albert Burlion.

11 mai 1924 — Fête nationale de Jeanne d’Arc sur la place d’Armes
— Le contre-amiral, préfet maritime gouverneur passera, à 9 heures 30, sur la place d’Armes, la revue des troupes de toutes armes de terre et de mer.
Les sociétés patriotiques qui assisteront à la revue, se tiendront sur le côté Est.
A l’arrivée de l’amiral sur le terrain de la revue, la musique jouera la Marseillaise et la Marche Lorraine, pendant la revue. Aussitôt après que l’amiral aura passé devant les sociétés patriotiques, il procédera à la remise des décorations, qui sera suivie du défilé.

Lorient - Le Kiosque à musique sur la place d'Armes, grue de 150 tonnes — Défilé devant le Kiosque de la place d'Armes
Image

22 juin 1926 — Concert de la musique des Fusiliers-marins à la fourragère rouge, sur le kiosque de la place d’Armes, enfin doté d’un éclairage électrique
— Les fêtes musicales de Lorient, dont le succès a été si complet, aura vu celui de toutes les sociétés et surtout le triomphe des grands orchestres de Nantes et de Rennes, du Choral mixte de Fougères et de notre chère musique des Fusiliers-Marins qui ouvrit le ban sur la Place d’Armes, où pour la première fois, grâce à l'initiative de la ville, sur la demande de la Presse Lorientaise, et avec l'appui de notre dévoué Préfet Maritime, le kiosque, doté de l'électricité, a permis à nos musiciens à fourragère rouge de se faire entendre samedi soir, au grand plaisir de tous. Le concert qui avait attiré une foule immense sur notre coquette place maritime, fut d'ailleurs très vivement goûté ; les instrumentistes et leur distingué, chef, M. A. Burlion, furent combien applaudis, fêtés. Le programme, comportait notamment, une très belle fantaisie sur le noble « Sigurd », de Reyer, en ses pages les plus caractéristiques ; le délicieux morceau que le retour du beau temps faisait tout de circonstance : « Un jour d'été en Norvège » ; « Czardas n° 1 », de Michiels, ce charmant compositeur qui fut autrefois corniste solo à notre théâtre ; la « Marche du cortège de Déjanire », de Saint-Saëns, de facture élevée ; « Les Erynnies », cette adorable suite d'orchestre de Massenet, avec ses soli de clarinette, hautbois, saxophone ; « Le Dernier jour de la Terreur », sur lequel passe, frémissante, la Marseillaise. Toutes ces pages, magnifiquement dirigées par un chef de valeur, furent jouées avec cette perfection de lignes, cette finesse, cette musicalité, que nos compatriotes et tous les musiciens apprécient tant.

Quelques concerts des Fusiliers-Marins sur la place d’Armes
10 juillet 1927 — Ecole des Fusiliers-Marins Programme de la musique du dimanche 10 juillet de 20. h. 30 à 21 h. 30, place d'Armes : 1. En. Avant. (1e représentation). Menzel. — 2. Le Calife de Bagdad, ouverture. Boiëldieu. — 3. Sélection sur Hamlet. A. Thomas. — 4. a) Vous en souvient-il, marquise ? Gavotte. G. Marquet ; b) Gaillarde. L. Delibes. — 5. Un jour d'été en Norvège. Wilmers. Le Chef de Musique, A. Burlion.
22 septembre 1929 — Musique des Fusiliers-Marins. Programme du dimanche 22 septembre, de 20 h. 30 à 21 h. 30, place d'Armes : 1. Dixmude, marche. Huppermann. — 2. Ouverture de Phèdre. Massenet. — 3. Une soirée près du lac, Mazurka pour hautbois. F. Leroux. — 4. Sélection sur Paillasse. Léoncavello. — 5. Ballet égyptien. Luigini. Le Chef de musique, A. Burlion.
20 juin 1931 — Programme de la Musique de l'Ecole des Fusiliers-Marins qui sera exécuté ce soir, samedi 20 juin, à 20 h. 30, place d'Armes : 1. En Avant (1e représentation). Menzel. — 2. L'Etoile de Séville, ouverture. Balfe. — 3.) Sélection sur Esclarmonde. Massenet. — 4. Colombine, menuet. Delahaye. — 5. Rapsodie norvégienne. Lalo. Le Chef de Musique, A. Burlion.
27 août 1933 — Musique des fusiliers-marins. Programme du dimanche le 27 août à 10 h. 30, place d'Armes : Le Roi d'Ys, ouverture. Lalo. — Samson et Dalila, grande fantaisie. Saint-Saëns. — Les Préludes. Liszt. — Idylle Bretonne, pour deux hautbois. Pillevestre. — Suite algérienne. a) Rêverie du soir. b) Marche militaire. Saint-Saëns. Le chef de Musique : Maurice Biret.

14 juillet 1933 — Concert de l'Union Chorale Lorientaise sur le kiosque de la place d’Armes
— Voici le programme du concert qu'exécutera l'Union Chorale Lorientaise vendredi 14 juillet, de 20 h. 30 à 21 h. 30, sur la place d'Armes : 1. Les Bateliers, chœur à 4 voix d'hommes. Sourélas. — 2. Au temps des Vendanges, chœur à 4 voix. Fourcade. — 3. Les Marins de Kermor, chœur à 4 voix, avec soli de ténor. Saint-Saëns. — 4. La Légende Bretonne, chœur à 4 voix. Saintis. — 5. Les Fils des Chouans, chœur à 4 voix. Blémant.
Messieurs les Sociétaires sont priés d'être présents vendredi 14 juillet, à 20 h. 15, près du kiosque de la place d'Armes, pour l'exécution du concert vocal. Le port de la casquette et de l’insigne a été décidé au cours de la dernière réunion.

Lorient - Place d'Armes, Kiosque à musique et Statue Dupuy de Lôme
Image

(1) Lettre MCLXI du 13 août 1689 de Madame de Sévigné à sa fille Madame de Grignan
A Auray, samedi 13 août 1689.
Nous avons fait depuis trois jours le plus joli voyage du monde au Port-Louis qui est une très-belle place dont la situation vous est connue ; toujours cette belle pleine mer devant les yeux : si on les détournait, on verroit le visage effroyable de M. de Mazarin ! (…)
Nous allâmes le lendemain, qui étoit jeudi, dans un lieu qu'on appelle L’Orient ; à une lieue dans la mer ; c'est là qu'on reçoit les marchands et les marchandises qui viennent de l'Orient. Un M. Le Bret, qui arrive de Siam, et qui a soin de ce commerce, et sa femme qui arrive de Paris, et qui est plus magnifique qu'à Versailles, nous y donnèrent à dîner ; nous fîmes bien conter au mari son voyage, qui est fort divertissant. Nous vîmes bien des marchandises, des porcelaines, des étoffes ; cela plaît assez. Si vous n'étiez point la reine de la Méditerranée, je vous aurois cherché une jolie étoffe pour une robe-de-chambre ; mais j'eusse cru vous faire tort. Nous revînmes le soir avec le flux de la mer, coucher à Hennebon par un temps délicieux.
Classement : 15.79%
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 2850
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

LORIENT - Place Alsace-Lorraine
(MORBIHAN)
Le bourg de Lorient, développé à partir de 1700, au nord de l’Enclos originel, érigé en paroisse en 1709 puis en corps de ville en juin 1738, se voit doté, en 1763, de noms pour ses nouvelles places et rues. L’emplacement de forme carrée d’un hectare qui, jusqu’à cette date, était dénommé La Plaine, devient la Place Royale.
Le 16 avril 1785, l’ingénieur des travaux de Lorient donne les instructions à la municipalité afin qu’elle alloue un acompte, équivalent à la moitié, pour l’adjudication des pavés de la Place Royale accordée à Antoine Gohier.
Afin de mener à bien ces travaux, il sera nécessaire de démolir
deux à trois cabanes recouvertes de paille, construites en avant de ladite place. Les propriétaires des cabanes en question réussiront le tour de force de se faire indemniser par la municipalité, à hauteur de 3.041 livres 3 sols et 3 deniers, pour cette « expropriation ».
Antoine Gohier perçoit le 8 août 1785, son acompte de 8.437 livres 7 sols et 7 deniers, et, à l’issue de l’achèvement du pavage, reçoit le solde, de même montant, le 29 avril 1786.
Il est décidé, lors du conseil municipal du 25 février 1790, présidé par son maire, Jean-Jacques Lecointe, de procéder à des réparations pour remblayer et niveler la place Royale,
afin que le sol en soit de niveau partout.

En 1790 la ci-devant place Royale devient la place de la Fédération, puis place de la Montagne en 1794. La municipalité décide en octobre 1794 d’installer la guillotine sur ladite place, afin d’éviter des frais de transport à la république.

Plan de Lorient en 1787 et 1926
Image
Plan du quartier place Napoléon le Grand en 1811 (place Alsace-Lorraine)
Image
Image

Le 15 mai 1806, la place est rebaptisée Place Napoléon le Grand, avant de reprendre son ancienne appellation de place Royale en 1815.
Suite à une réclamation des lorientais, la place Royale est dotée de l’éclairage au gaz : un unique candélabre à cinq becs est édifié à son centre, en septembre 1846.
Depuis sa création, la place Royale accueille la plupart des manifestations et festivités de tous ordres : marchés, concerts, bals, jeux, foires etc.

Lorient - Fêtes du 28 et 29 juillet 1840 en commémoration de la révolution de juillet 1830
Image

Le régime de la royauté disparaissant en 1848, la place Royale reprend le nom qui était à l’origine de sa fondation, à savoir place de la Plaine.
Le 3 décembre 1853, le conseil municipal, afin de fournir de l’ouvrage aux chômeurs lorientais, alloue un crédit de 21.000 francs dont une partie est destinée à la plantation sur deux rangs de tilleuls sur la place de la Plaine, dont les arbres sont morts ou tombés en décrépitude.
A l’avènement de Louis-Napoléon Bonaparte, un conseiller municipal demande, dès le 13 mai 1854, à ce que la place de la Plaine prenne le nom de Bonaparte (le Petit) ; cependant, cette attribution n’est suivie d’effet qu’à partir de 1858.
A l’occasion d’un périple effectué sur les différents ports militaires, Napoléon et son impératrice, font une halte-visite de deux jours à Lorient, les 13 et 14 août 1858. Lors de la seconde journée, ceux-ci participent à une revue des troupes sur la place d’Armes, devant la préfecture maritime, avant d’assister, dans la soirée à un grand bal installé dans une salle aménagée spécialement sur la
place Napoléon.
Les matériaux — bois et fers —, apparemment très conséquents, une fois démontés après ces cérémonies, seront vendus par lots, aux enchères publiques, après approbation du conseil municipal donnée le 28 août 1858.

Lorient - Place Napoléon, côté ouest. Rue de Lutzen à gauche, rue d’Austerlitz au centre ; rue d’Iéna à droite. Hôtel de France (cliché 1866)
Image

Si la musique d’Artillerie de la Marine a élu domicile sur la place d’Armes, pour l’exécution de ses concerts, la Musique de l’Infanterie, dont le régiment est logé dans la caserne Bisson depuis 1839, concentre, quant à elle, la majeure partie de ses prestations sur la place Napoléon.
Jusqu’en 1871, les régiments d’infanterie et leur musique, affectés à Lorient, se succèdent régulièrement. C’est le 2e régiment d’infanterie de ligne qui le premier inaugure la caserne Bisson. Suivent en 1848, le 11e de ligne ; le 22e de ligne en 1851 ; le 74e de ligne en 1861 ; le 93e de ligne en 1865 ; le 10e de ligne en 1866 et enfin, en 1869, le 25e de ligne dont la musique est dirigée par M. Pilliard.

Le 9 novembre 1868, le conseil municipal est saisi d’une demande tendant à ce que les concerts militaires aient lieu, de manière alternée, tantôt sur la place Napoléon, comme cela se pratiquait autrefois, tantôt sur la place d’Armes.
La même année, quelques membres du conseil se plaignent que les saltimbanques endommagent les arbres de la place Napoléon, laquelle est occupée par les forains lors de chaque foire annuelle. Les paysans et leurs chevaux sont également mis en cause, du fait qu’ils attachent régulièrement leurs bêtes autour des arbres, les jours de marché.

Lorient - Place Napoléon, côté sud. A gauche rue de la Patrie et Comptoir Américain, sur l’emplacement duquel les Modern Galeries s’installeront en 1904 ; au centre rue de l’Assemblée nationale et ancien Hôtel restaurant des Etrangers (cliché 1866)
Image

Après le regrettable épisode prussien de 1870-1871, le 62e régiment d’infanterie commandé par le colonel Dauphin, vient prendre garnison dans la caserne Bisson en août 1871. Cette unité ne quittera plus Lorient jusqu’en 1914.
Dès le 25 février 1872, la Musique du 62e de ligne donne un concert sur la place de la Plaine, le nom de Napoléon ayant été supprimé de la place et de toutes les tablettes en raison du cuisant revers franco-allemand.
Deux fois par semaine, les jeudis et dimanches, cette phalange se fait entendre tantôt sur la
place de la Plaine, tantôt sur les Quais ou encore sur le cours Chazelles, venant parfois empiéter sur la place d’Armes, lieu de prédilection de la musique des artilleurs.

Lors de la séance du conseil municipal du 25 septembre 1872, dirigée par Edouard Beauvais, maire de 1871 à 1874, un des conseillers, M. Hausser demande à ce que la place de la Plaine soit appelée à l’avenir Place Colbert. Dans la foulée, le même Hausser sollicite le conseil afin qu’un
Kiosque pour la musique soit édifié en ville, notamment pour que l’excellente musique du 62e de ligne ait un emplacement convenable et confortable pour ses séances.
M. Hausser ne sera pas entendu pour ce qui est de Colbert. Le 29 octobre 1872, un autre conseiller, M. Villers, président de la Commission du budget supplémentaire, fait adopter une contre-proposition : la place de la Plaine s’appellera dorénavant place Alsace-Lorraine. L’usage du nom de La Plaine perdurera cependant pendant de nombreuses décennies.


Lorient - Place Alsace-Lorraine côté nord : Grand Café, rue Victor Massé, Spécialité de toiles, Bottier Auguste Choux — Place Alsace-Lorraine côté nord-est : Café tabac de la Source Mme veuve Le Cam, Caves armoricaines, rue Saint-Pierre, restaurant Le Gall
Image

Premier Kiosque à musique de la place Alsace-Lorraine
Pour ce qui est de la demande de Kiosque faite en 1872 par Edouard Hausser, lequel est par ailleurs ingénieur des Ponts et Chaussées, il va falloir attendre 1884 pour qu’un sérieux projet soit mis en place.
Lors de la fête nationale du 14 juillet 1884, un Kiosque à musique en bois, provisoire est installé sur la place Alsace-Lorraine ; devant le succès de cette expérience, près de trois cents lorientais adressent une pétition à Eugène Charles, maire de 1884 à 1886, demandant le maintien de ce kiosque en permanence. Saisi de cette demande, Eugène Charles contacte le maire de Niort, Ludovic Anatole Martin-Bastard, afin de connaître le prix qu’a coûté la construction du kiosque niortais du Jardin de la Brèche. Après réception de la réponse écrite du maire de Niort, confirmant que son kiosque a été payé 13.000 francs en 1880, le Conseil municipal lorientais décide, le 25 juillet 1884, qu’il y a lieu de construire un Kiosque à musique sur la place Alsace-Lorraine. Un des conseillers, M. Gléguen, tente bien de s’opposer à cette décision, prétextant que le kiosque gênerait la foire de Pâques, mais le Maire rétorque que
pour quelques baraques et quelques saltimbanques, il ne faut pas priver, pendant onze mois et demi, les habitants d’une construction qui sera un des plus grands attraits de la place.

Il est fait appel à Stéphen Louis Octave Gallot (1843-1931), architecte lorientais, également conseiller municipal, qui, le 18 octobre 1884, présente au Conseil, les deux avant-projets qu’il a dressés, l’un pour un devis de huit mille francs, le second pour neuf mille, précisant que le kiosque sera en bois et qu’il reviendrait à quatorze mille francs s’il est réalisé en fonte et fer forgé. De longues et fastidieuses discussions s’ensuivent et la décision est renvoyée à la commission des travaux et des finances.
Le 15 novembre 1884, un nouveau vote est nécessaire afin de mettre un terme aux contestations de quelques récalcitrants, concernant l’érection du kiosque. Le scrutin se termine par un résultat de 15 voix pour le kiosque contre 8.
Ont voté pour : MM. Martin, Bozellec, Tallec, Rio, Corfmat, Roche, Huet, Gallot (architecte), Gauthier (adjoint), Charles, Gautier (Claudius), Beaubois, Ploteau, Bellec et Le Diberder.
Ont voté contre : MM. Lefèvre, Quettier, Corvès, Postec, Civel, Fleury, Mabileau et Gléguen.
Le 22 novembre 1884, Stéphen Gallot présente au Conseil, le rapport de la Commission établi le 20 novembre, dont le choix s’est porté sur le projet n° 2, celui s’élevant à huit mille francs, qui consiste en
une base circulaire d’un mètre quarante de hauteur sur un diamètre de neuf mètres pris à l’extérieur de la balustrade ; les colonnettes, les arcatures, le baldaquin et la charpente sont en bois ; la couverture est en zinc.

Lorient - Place Alsace-Lorraine côté Est : Société générale, Bec-Auer, Café-Tabac Mme Bressangis, chapellerie Fashion House, rue des Fontaines, Grand restaurant américain, rue de la Patrie — Place Alsace-Lorraine côté sud-est : Fashion House, nouvel immeuble construit à la place du Grand restaurant américain, rue de la Patrie, Modern Galeries
Image

Il est décidé de faire inscrire sur le fronton de chacune des douze faces de ce kiosque dodécagonal, le nom de célèbres compositeurs de musique. Le peintre, qui avait commencé à inscrire ces noms, est arrêté dans son ouvrage par M. Ploteau, conseiller municipal, qui, constatant que deux noms figurent sur un même cartouche (Gounod-Thomas), demande d’une part qu’on ne porte qu’un seul nom par cartouche et d’autre part que ne soient indiqués que des compositeurs disparus. Aussitôt, le maire décide, le 6 juin 1885, de donner des instructions au peintre en ce sens et, précisément Gounod et Thomas, qui sont encore vivants, sont supprimés du kiosque. Les douze musiciens figurant au Panthéon du kiosque sont :
Daniel-François-Esprit Auber (1782-1871). — Jacques Fromental Halévy (1799-1862). — Victor Massé (1822-1884). — Félicien David (1810-1876). — Giacomo Meyerbeer (1791-1864). — Étienne-Nicolas Méhul (1763-1817). — Georges Bizet (1838-1875). — Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791). — Gioacchino Rossini (1792-1868). — François-Adrien Boiëldieu (1775-1834). — Jean-Baptiste Lully (1632-1687). — Ferdinand Hérold (1791-1833).

Lors de la même séance du Conseil du 6 juin 1885, le conseil municipal fait voter, non sans mal, un crédit de deux mille francs, correspondant à un devis de l’administration du Gaz, destiné à installer l’éclairage sur le kiosque.
Le Kiosque à musique est inauguré le jeudi 18 juin 1885. A cette occasion, en l’absence de la musique du 62e régiment d’infanterie partie en manœuvres au camp du Pas-des-Lanciers, près de Marseille, la Philharmonique de Lorient donne un grand concert de 8 heures ½ à 10 heures.
Après cette inauguration sans cérémonie particulière, des buissons sont plantés sur le pourtour du kiosque, protégés d’une clôture grillagée à mi-hauteur.

Lorient - Place Alsace-Lorraine, vue panoramique avec le Kiosque à musique
Image

En dehors des deux musiques militaires de l’Infanterie et de l’Artillerie, les phalanges musicales ont une existence relativement brève et éphémère à Lorient. La Société Philharmonique qui, on l’a vu, vient d’inaugurer le kiosque, est présidée par M. de Vogelsang et dirigée par deux chefs, MM. de Ron et Nogent, est mise sur pied depuis mai 1883. Sa première audition publique a lieu le 4 août 1883 suivi d’un grand concert le 27 septembre. Dès l’année suivante, M. Feautrier, également chef de la musique du 62e de ligne, reprend la baguette de la Philharmonique. En 1888, la Philharmonique cesse ses activités.
En mars 1890, une nouvelle phalange musicale, forte de 46 membres, voit le jour à Lorient : l’
Union musicale, présidée par M. Le Coupanec, et dirigée par M. Martin. Celui-ci quitte presqu’aussitôt cette fanfare, laissant sa place à M. O. Ruggieri qui, pendant cinq ans offrira de nombreux concerts sur le kiosque lorientais. L’Union musicale est dissoute en décembre 1895.
Une musique municipale, qui n’est autre que l’
Harmonie des Sapeurs-Pompiers, est fondée en 1892, dirigée par M. Nogent. Celle-ci, très active sur la place Alsace-Lorraine, perdurera avec succès pendant plusieurs décennies, jusqu’en 1927.
A sa suite, plusieurs formations tentent leur chance : en 1902, la société de trompes de chasse,
Le Bien-être lorientais-quimperlois, dirigée par Albert Oger ; en mai 1905 l’Harmonie lorientaise, présidée par M. Bouttes et dirigée par M. L. Breffy, disparue dès la fin 1907 et remplacée par la Lyre orphéonique dirigée par M. Ecre pour la section chorale et par M. Maublanc pour la section instrumentale ; en mai 1907, le Choral Lorientais, présidé par M. Bouttes et dirigé par M. Ecre.

Lorient - Le Kiosque à musique place Alsace-Lorraine — Place Alsace Lorraine (cliché Pascal bastille91, Cparama)
Image

Vers 1910, à l’occasion de la rénovation des peintures du kiosque à musique, on profite de cette cure de rajeunissement pour supprimer quatre des compositeurs n’ayant plus l’heur de plaire aux contemporains, inscrits aux frontons de la toiture dudit kiosque, pour les remplacer par des musiciens disparus récemment : Edmond Audran (1842-1901), Charles Gounod (1818-1893), Ambroise Thomas (1811-1896) et Ernest Reyer (1823-1909) viennent se substituer à Adam, Auber, Félicien David et à Victor Massé qui possède déjà sa rue et sa statue à Lorient.

Nous ne décrirons pas la vie grouillante de la place d’Alsace-Lorraine, ponctuée par ses innombrables concerts, ses marchés bi-hebdomadaires du mercredi et du samedi, ses festivités organisées à l’occasion de chacune des mises à l’eau des cuirassés et autres navires de l’Arsenal et surtout sa foire de Pâques qui, chaque année, pendant quinze jours en avril, accueille baraques et boutiques foraines, jeux, cirque et théâtres au milieu d’une foule immense, drainant tous les « cousins et cousines » de la région.
A cette occasion, la place Alsace-Lorraine étant insuffisante, une grande partie des attractions a lieu sur les Quais.
Le 25 janvier 1908, le conseil municipal décide qu’à compter de la prochaine Fête de Pâques, les forains devront s’installer sur la place Jules Ferry, nouvellement aménagée, seuls les établissements non bruyants pourront occuper la place Alsace-Lorraine :
Le Conseil vote le maintien d'une partie des forains sur la place Alsace-Lorraine, laquelle sera réservée à certains établissements silencieux ; ces établissements seront choisis parmi les plus propres ; ils devront être placés sur une seule ligne circulaire face au kiosque ; les arbres ne devront pas être touchés par ces établissements. Les forains ne répondant pas à ces critères seront installés sur la place Jules Ferry.

Lorient - Marché sur la place Alsace-Lorraine — Foire de Pâques, place Jules Ferry prise du cours Ducouëdic
Image

En 1919, il est constaté que la barrière entourant le kiosque est dans un état de délabrement très avancé, et M. Le Guennec, conseiller municipal, demande à ce qu'on procède à son remplacement une fois pour toutes ; le 4 septembre, le maire Pierre-Louis Esvelin promet de donner des instructions pour y remédier, mais son mandat s’arrêtant trois mois plus tard, rien n’est fait. Le 28 février 1920, un autre conseiller, Louis Le Borgne demande la réfection du jardinet ainsi que du Kiosque, en prévision de l’arrivée de la musique des Fusiliers-Marins dont les concerts vont bientôt alterner entre la place Alsace-Lorraine et la place d’Armes
Le 8 juillet 1926, le jardinet autour du kiosque est devenu un
véritable dépôt d'immondices.

Second Kiosque à musique de la place Alsace-Lorraine
Le 29 février 1932, notre kiosque ne s'arrange pas : un autre conseiller tire la sonnette d'alarme et constate l'état tout à fait lamentable du kiosque. Aussi, le 30 novembre 1932, plusieurs devis sont présentés au Conseil municipal prévoyant la construction d'un nouveau Kiosque à musique avec au sous-sol, un local servant de remise pour les sièges, bancs et pupitres de la musique ; et luxe suprême, des urinoirs pour hommes, des water-closets pour femmes et une loge pour la dame-pipi y prendront place ; les deux hideux urinoirs de la place étant supprimés à cette occasion.
Le 30 décembre 1932, un devis de 130.000 francs est acté par le conseil municipal se décomposant comme suit :
1° Démolition dhurey, entrepreneurs, 51 boulevard des Mûriers à La Varenne Saint-Hilaire, avec 14 % de rabais.u kiosque actuel, construction et aménagement du sous-sol : 102.016 francs 95 ;
2° Canalisation d’eau, appareillage électrique, appareils pour éclairage du kiosque, aménagement des jardinets avec clôture : 15.000 francs ;
3° Imprévus et divers : 12.983 francs 05.
En mars 1933, ces travaux sont adjugés à MM. Fasola et Tent
Le soubassement du nouveau kiosque à musique octogonal sera en pierre, ses colonnes en fonte, son garde-corps en fer forgé et sa toiture en zinc. La maison Guillot-Pelletier Fils et Jouffray, d'Orléans, est choisie, le 3 mars 1933, pour la fourniture du Kiosque à musique proprement-dit, moyennant 55.600 francs ; la même entreprise signe un devis de 7.800 francs le 11 juillet, pour la fabrication d’une grille de clôture en fer forgé à installer autour du futur jardinet du kiosque.

Le 1er avril 1933, les travaux commencent, le jardinet qui n’en était plus un, est rasé. Le 7 avril, l’ancien kiosque en bois qui avait vraiment fait son temps, est abattu. Le 4 mai, le nouveau soubassement est terminé. Le 28 juillet, le bâti en fer du nouveau kiosque, recouvert de minium, est en place. Les 7 et 8 août, on procède à l’installation du plafond en bois sur la charpente en fer.
Le nouveau Kiosque à musique est inauguré le vendredi 25 août 1933.

Lorient - Place Alsace-Lorraine, le nouveau Kiosque — Nouveau Kiosque avec WC au sous-sol
Image

A partir de juin 1940, Lorient est occupé par les Allemands qui font construire des blockhaus, casemates et autres abris de défense passive, dont celui situé sous la place Alsace -Lorraine, pouvant accueillir jusqu'à 400 personnes.
Comme nous l’avons relaté ci-avant, à propos de la place d’Armes, après l’évacuation des lorientais ordonnée à la fin de 1942, Lorient disparaît sous les soixante mille bombes explosives et incendiaires larguées par les alliés en janvier-février 1943.
Miraculeusement, le Kiosque à musique est épargné au milieu des ruines.

Lorient - Kiosque miraculé après la destruction massive de Lorient par les alliés (entrée de l’abri souterrain allemand à droite du kiosque) (cliché archives municipales Lorient 1943)
Image

Jusqu’à sa reconstruction en 1950, la place Alsace-Lorraine est occupée par de vastes baraquements. Plusieurs voies l’entourant sont supprimées (rue du Guesclin et rue de la Liberté) et la place ne retrouvera jamais la physionomie qui était la sienne antérieurement…
En mars 1957, la municipalité fait raser le kiosque à musique qui avait pourtant vaillamment résisté aux bombardements.

Lorient - Le Kiosque à musique entouré des baraquements d’après-guerre sur la place Alsace-Lorraine — Le Kiosque à musique est rasé par la municipalité
Image

L’abri-anti-bombes de la place Alsace-Lorraine a eu plus de chance que le kiosque à musique : le 19 mai 1994, la municipalité décide de le réhabiliter et de le transformer en lieu du souvenir de la ville détruite, moyennant un investissement d’un million deux cent mille francs.
Aujourd'hui, la place Alsace-Lorraine est un parking à ciel ouvert.
Kiosque supprimé.

Place Alsace-Lorraine à Lorient sans le kiosque, aujourd'hui.

LORIENT - Place Alsace-Lorraine
Description de la place au niveau du kiosque à musique, de gauche à droite :
— Grand-Hôtel de France et Café Continental
— Mme veuve Le Garfe, carrossier et voitures de louage. Augustine Joséphine Le Garfe, née Baladier en 1844, est mariée en 1868 à Ange-Marie Le Garfe (1840-1881), lequel, sellier au 3 place Napoléon en 1869-1871, devient par la suite carrossier au 3 place Alsace Lorraine. Au décès de Ange-Marie Le Garfe, Décédé en 1881, Augustine Joséphine Le Garfe continue son activité de carrossier jusqu’au 11 mars 1911, date à laquelle elle vend l’ensemble de l’immeuble au prix adjugé de 20.000 francs, après avoir tenté de le céder pour 25.000 francs le 20 août de l’année précédente. En 1912, l’ancien Carrossier devient le Café de la Plaine.
— Restaurant Le Grand Café (angle rue Victor Massé), édifié en 1866
— Magasin Spécialité de Toiles (aux enseignes diverses et variées : « Déballage » ou encore « A la Réforme Commerciale » avant de devenir la « Pharmacie de la Place » dans les années 1930).


Lorient - Place Alsace-Lorraine (1907).jpg
Lorient - Place Alsace-Lorraine (1907).jpg (205.71 Kio) Vu 83 fois
publié par Jean-Marc

4 mai 1851 — Concerts, jeux et ballon aérostatique sur la Plaine pour le 3e anniversaire de la constitution de la République
— Extrait du programme des Cérémonies et Réjouissances qui auront lieu à Lorient, à l'occasion du 3e Anniversaire du 4 Mai 1848. Le 4 mai, au lever et au coucher du soleil, une salve de 21 coups de canon sera faite par la place. Le même jour, la marine fera trois salves également de 21 coups de canon, la première à huit heures du matin, la seconde à midi, et la troisième le soir. Les militaires auront le vin et la portion de prêt pour mettre à l'ordinaire. Les marins embarqués recevront une double ration. A dix heures et demie du matin les troupes de terre et de mer seront passées en revue, sur la place d'armes du port, par le préfet maritime. A onze heures un quart, les autorités civiles, militaires et maritimes se rendront l'hôtel de la Préfecture maritime, pour aller ensuite à l'église paroissiale de Saint-Louis, où sera chanté un Te Deum. Dans l'après-midi, les exercices d'un mât de cocagne au haut duquel seront placés divers prix, auront lieu sur la Plaine. Deux ballons seront lancés le soir sur la même place. Dans le cours de l'après-midi et de la soirée les musiques militaires stationneront sur la Plaine.

10 avril 1853 — A l’occasion de la foire de Pâques, le Cirque Oriental installé sur la place de la Plaine, garantit qu’il n’y aura pas de coups de feu lors des représentations. Le succès du cirque Piétro Bono est assuré puisqu’il poursuit ses séances jusqu’au 12 mai 1853
— Place de la Plaine. Cirque Oriental du célèbre Piétro Bono, premier danseur acrobatique de l'Ecole de Paris. Aujourd’hui dimanche 10 avril 1853, grande représentation. Pour retenir les places à l'avance, s'adresser au Cirque, de 11 heures à 3 heures.
M. Pietro Bono a l'honneur de prévenir les habitants de cette ville, qu'ils peuvent conduire leurs dames et leurs enfants à ses représentations sans craindre qu'il y soit jamais tiré de coups de feu.
La réputation de M. Piétro Bono est toute faite, l'accueil qu'il a reçu dans notre ville, dimanche dernier et jours suivants, a dû lui prouver que nos concitoyens savent apprécier le vrai talent ; nous ne doutons pas que toutes les représentations que la troupe d'élite de M. Piétro donnera dans cette ville, n'attirent un grand nombre de spectateurs.


Lorient - Forains sur la place Alsace-Lorraine, kiosque à musique
Image

Les Musiques des régiments d’infanterie se succèdent sur la place Napoléon. La musique de l’Artillerie qui, habituellement joue sur la place d’Armes, déroge parfois à la règle et vient également sur la place Napoléon
3 mai 1862 — Musique du 74e de ligne. Demain, Dimanche, à 2 heures : Qui vive ! (Allegro militaire). Pariser. — Mosaïque d'Haydée. Auber. — Marche du Tannhauser. Richard Wagner. — Ouverture de Guillaume Tell. Rossini. — Fantaisie sur des motifs de Martha. Flotow. — Louise, redowa). Pariser. Le chef de musique, V. Flori.
12 mars 1865 — Musique d'Artillerie de Marine. Programme du 12 mars, à 2 heures, sur la place Napoléon : La Chanson du brésilien. Offenbach. — Ouverture de Robin des Bois. Weber. — Les Huguenots, bénédiction des poignards. Meyerbeer. — La Jardinière, valse. Labitzki. — Vaillance, polka. Ascher.
17 juin 1866 — Musique du 10e de ligne. Programme du 17 Juin à 7 heures du soir, place Napoléon : 1. Marche. — 2. Fantaisie sur une chanson créole. Léon Chic. — 3. Ouverture de la muette de Portici. Auber. — 4. Fantaisie sur la Juive. Halévy. — 5. L'Enclume, polka. Barlow.

24 mars 1872 — Le Cirque Bazola s’installe place de la Plaine, après avoir donné des représentations à Pontivy et avant de poursuivre à Vannes.
— Les débuts du cirque Bazola, dont nous avons déjà eu l'occasion de constater les succès par les rapports qui nous ont été adressés des dernières villes où il a séjourné, auront lieu aujourd'hui dimanche, place de la Plaine. Au milieu des spectacles de tous genres que la foire de Pâques offre au public lorientais, il convient de mentionner celui du Grand-Théâtre- Parisien, sous la direction de l'enchanteresse Carolina, physicienne-prestidigitatrice, dont la presse de Paris, à diverses reprises, a constaté les succès. La loge est située place de la Plaine. La prochaine séance aura lieu aujourd'hui dimanche 24.

Le 62e régiment d’infanterie, en garnison dans la caserne Bisson, à partir d’août 1871, ne quittera plus Lorient jusqu’en 1914. Pendant plus de quarante ans, la Musique du 62e, deux fois par semaine, le jeudi et le dimanche, les mélomanes lorientais attendront avec impatience l’exécution de ses concerts, essentiellement sur la place Alsace-Lorraine, mais également sur les Quais ou sur la place d’Armes.
25 février 1872 — Musique du 62e de ligne Aujourd'hui dimanche 25, concert place de la Plaine, à 2 heures : 1. Allegro militaire. — 2. Fra diavolo, fantaisie. Auber. — 3. La Vierge des Bois, valse. Douard. — 4. Faust, fantaisie. Gounod. — 5. Pâquerette, redowa. Strauss.
27 septembre 1874 — Programme du 27 septembre, sur la Plaine, à 2 h. ½. Musique du 62e de ligne : 1. Allegro militaire. — 2. Le Pardon de Ploërmel (fantaisie). Meyerbeer. — 3. Le Rossignol (valse). Tulon. — 4. Guillaume-Tell (fantaisie). Rossini. — 5. La Villageoise (polka). Sellenick.

La musique d’artillerie de la marine qui d’ordinaire joue sur la place d’Armes, vient de temps à autre, faire une incursion sur la place Alsace-Lorraine
4 mars 1877 — Musique d'artillerie de marine. Programme du 4 mars, sur la place Alsace-Lorraine, à 2 h. ½. : 1. La Croix de Calvin (ouverture). Munchs. — 2. Grande Ouverture. Rauchenecker. — 3. La Petite Mariée (quadrille). Lecoq. — 4. Bouquet de Mélodies. Allart. — 5. La Reine Topaze (fantaisie). V. Massé.

Lorient - Concert sur la Place Alsace-Lorraine, kiosque à musique
Image

11 et 12 août 1878 — Concert sur la place Alsace-Lorraine suivi d’une fête vénitienne sur le bassin à flot où un kiosque flottant est installé pour la musique d’artillerie
— Fête publique à l’occasion des courses. Programme des journées des 11 et 12 août 187$ Le dimanche, 11 août, à 8 heures du soir, sur la place Alsace-Lorraine, séance musicale donnée par la musique du 62e de ligne. Elle sera suivie d'une retraite aux flambeaux, avec feux de Bengale. Le lundi 12, de 1 heure ½ à 5 heures, le public sera admis à visiter la Tour de la découverte dans le port militaire. A 3 heures, mât de beaupré avec prix et courses aux canards, sur le bassin à flot. A 8 heures, fête vénitienne sur le bassin à flot, la musique d'artillerie jouera sur un kiosque flottant autour duquel circuleront des canots et des embarcations pavoisés et illuminés. Entre chaque morceau, pièces d'artifices. Bouquet final.

14 juillet 1882 — La Fête Nationale à Lorient. Concert de la musique du 62e de ligne sur le kiosque flottant du bassin à flot
— Vendredi 14 Juillet, décoration des édifices publics. A 1 heure, sur la place Alsace-Lorraine, jeux publics tels que : La ficelle gastronomique ; Jeu de Bague ; Baquet Russe ; la Pièce Enfarinée ; le Tourniquet ; Mât de Cocagne. Prix ; Montres, Chaînes, Timbales, Blouses, Pantalons, Gigots de mouton, Bouteilles de Champagne.
A 3 h., sur le bassin à flot, Courses à la nage, Mât de Beaupré ; et sur la promenade du Cours des Quais, Courses en sacs, Courses de Grosses Têtes.
A 9 h., Illumination du Cours des Quais, du cours de la Bôve, de la colonne Bisson, des édifices publics, des Quinconces, de la place d'Armes et de la Préfecture maritime. Fête Vénitienne. Un grand nombre de barques décorées et illuminées sillonneront le bassin à flot. Un vapeur, richement décoré, portera la musique de l'artillerie ; celle du 62e occupera le kiosque de l'enceinte réservée. Des Pièces d'Artifices, Feux de Bengale, seront tirés sur l'Eau. A 10 heures, Feu d'artifice.
A Kerentrech et à Merville, on dansera au Biniou.

Lorient - Place Alsace-Lorraine, fête du 14 juillet — Place Alsace-Lorraine, au fond à droite, entrée des rues des Fontaines et de la Patrie et Modern Galeries
Image

14 juillet 1884 — Un kiosque à musique provisoire est installé sur la place Alsace-Lorraine, afin de tester l’emplacement du futur kiosque définitif
— Concerts militaires du 62e de ligne. Le kiosque établi sur la Place Alsace-Lorraine pour y placer lundi la musique du 62e a donné de bons résultats. La qualité du son se trouve très améliorée par la hauteur de l'estrade ; les conditions d'acoustique, déjà très satisfaisantes, le seront encore plus lorsqu'une toiture aura été ajoutée au kiosque. On nous annonce que cet emplacement sera définitivement adopté par la musique du 62e, dès que le Conseil municipal aura voté l'exécution des travaux nécessaires, M. le Maire doit en faire la proposition au Conseil, et il y a tout lien d'espérer qu'elle sera adoptée.

18 juin 1885 — Programme du concert qui sera donné lors de l’Inauguration du kiosque à musique
— Société Philharmonique de Lorient. Place Alsace-Lorraine. Concert populaire De 8 heures et demie à 10 heures du soir. Programme :
Première Partie : 1. Ouverture de la Cavalerie légère. F. De Suppé. — 2. Fantaisie pour saxophone, avec accompagnement d'orchestre. Singelé. — 3. Marche indienne. Sellenick. — 4. Ogarita, redowa. J. Arnaud.
Deuxième Partie : 1. Ouverture du Calife de Bagdad. Boiëldieu. — 2. Souvenir de Keraliguen, grande valse. E. Feautrier. — 3. Le Tourbillon, fantaisie pour clarinette, avec accompagnement d'orchestre. Bouillon. — 4. Brigantine, polka. E. Marie.
N.B, Des chaises réservées au prix de 0,25 centimes, seront mises à la disposition du public.

18 juin 1885 — Inauguration du Kiosque à musique place Alsace-Lorraine
— Jeudi a eu lieu, sur la place Alsace-Lorraine, et au milieu d'une foule nombreuse et sympathique, l’inauguration du Kiosque et le 1er concert populaire donné par la Société Philharmonique de Lorient. Nos lecteurs connaissent le programme. Au second morceau de la 1ère partie, M. Nottelet, commissaire central suspendu, a exécuté un solo de saxophone qui lui a valu une chaleureuse ovation. Il importe que M. le Préfet du Morbihan sache qu'à Lorient, amis ou adversaires ne peuvent assez énergiquement blâmer, « son acte d'injustice ». La grande valse de M. Feautrier, « Souvenirs de Keraliguen », a surtout été très goûtée du public et ce jour-là les oreilles du chef de musique du 62e ont dû joyeusement lui tinter au Pas-des-Lanciers. En somme, cette soirée a été bonne pour la Société Philharmonique à laquelle on n'a pas marchandé les plus enthousiastes bravos. Ils nous semblaient venir du Café Continental, fort brillamment illuminé, A propos d'illuminations, on n'a pu terminer celle du kiosque avant le concert ; c'était regrettable.
(note : depuis le 10 mai 1885, deux bataillons du 62e régiment d’infanterie, accompagnés de la musique dirigée par M. Feautrier, sont partis au camp du Pas-des-Lanciers, près de Marseille, afin de constituer la réserve du corps expéditionnaire du Tonkin. Le 3e bataillon du 62e, donc privé de ses musiciens, reste à Lorient.)

Lorient - Place Alsace-Lorraine Modern, le Kiosque à musique — Annonce 18 juin 1885, inauguration du Kiosque à musique
Image

22 juin 1887 — La municipalité économise des bouts de chandelle sur l’éclairage du Kiosque
— La Musique du 62e. Mardi, il y avait six becs de gaz allumés au kiosque pour la musique. Jeudi on en a allumé douze. Douze sur quarante-huit, c'est encore peu. Si la municipalité pense que les musiciens en ont assez comme cela, les promeneurs trouvent, eux, qu'ils ne sont pas éclairés. Et comme c'est eux au bout du compte qui éclairent, ils demandent qu'on leur donne de la lumière pour leur argent.
N.-B. On nous apprend à la dernière heure, qu'une souscription est ouverte pour payer le gaz qui sera dépensé de 8 h. ½ à 9 h. les mardi et jeudi sur la place Alsace-Lorraine.
36 becs à 50 litres par bec = 1.800 litres ou un mètre cube 800. A 0 fr.28 le mètre cube (prix des particuliers), cela fera une dépense de 0 fr. 594. La souscription atteindra certainement ce chiffre.


Quelques concerts de l’Union musicale, fondée en 1890 et dissoute en 1895
15 février 1891 — Concert de l’Union musicale donné à 2 heures sur la place Alsace-Lorraine à l’occasion de la remise de sa bannière, offerte par Mme Le Coupanec, épouse du président : Allegro. Le Roux. — Brunette, mazurka. Feautrier. — Valencia, boléro. E. Marie. — Croquita, polka. Buisson. — Catarina, valse. Govaert.
29 juillet 1892 — Union musicale Lorientaise. Programme des morceaux qui seront exécutés sur la Place Alsace-Lorraine, le vendredi 29 à 8 h. ½. : Le Vengeur, allegro. Freschal. — Ouverture. Bléger. — Lina, polka pour piston. Leroux. — Espérance, fantaisie. Boisson. — Blanche, valse. Ziegler.

Lorient - Place Alsace-Lorraine et son Kiosque à musique
Image

Quelques uns des innombrables concerts de la musique du 62e sur la place Alsace-Lorraine
20 juin 1889 — 62e régiment d’infanterie de ligne. Programme des morceaux qui seront exécutés le 20 juin 1889, place Alsace-Lorraine, de 7 heures ½ à 8 heures ½ : Le Dieu et la Bayadère, ouverture. Auber. — Zampa, fantaisie. Hérold. — Les Diamants de la Couronne, fantaisie pour petite clarinette. Auber. — Le Prophète, fantaisie. Meyerbeer. — Souvenir de Cadix, valse. Gurtner. Le chef de musique, Cambis
5 et 7 février 1895 — Concerts militaires 62e Régiment d'Infanterie. Programme des 5 et 7 février 1895 de 3 à 4 h. : 1. Sotteville, allegro militaire. Mabire. — 2. Les quatre âges de l'homme, ouverture. Lackner. — 3. Pavane de Louis XIV. Brisson. — 4. Samson et Dalila, fantaisie. Saint-Saëns. — 5. Marche du Tannhauser. Wagner.

Lorient - Place Alsace-Lorraine Un jour de Fête (cliché « blanchi » de James, Cparama) — Le Kiosque à musique
Image

Créée en 1892, la Musique des Sapeurs-Pompiers, dirigée par M. Nogent, seule formation municipale lorientaise, fait du Kiosque de la place Alsace-Lorraine son lieu de prédilection, pendant plusieurs décennies
25 juin 1897 — Musique des Sapeurs-Pompiers. Concert du 25 juin à 8 heures ½, place Alsace-Lorraine : 1. Flambart, allegro. Boisson. — 2. Espérance, ouverture. — 3. La Jolie Patineuse, valse. Nayarre. — 4. Marche Indienne. Sellenick. — 5. Le Magicien, quadrille. Boisson.
15 juin 1900 — Musique des Sapeurs-Pompiers. Programme du 15 juin 1900, place Alsace- Lorraine, à 8 heures ¼. : 1. Marche de la 21e Division, allegro militaire. E. Fritsch. — 2. Jeanne d'Arc, ouverture, Bajus. — 3. Don Pasquale, fantaisie, Donizetti. — 4 Marche indienne, Sellenick.

7 avril 1900 — Le Tramway à traction électrique qui sera mis en service le 1er janvier 1901, passe par la rue Victor-Massé et la place Alsace-Lorraine
— Tramways. Quand pourrons-nous, nous promener de Ploemeur à Lorient, de Lorient à Hennebont en tramway ? Malgré notre bonne volonté nous ne saurions nous prononcer à ce sujet. Tout ce que nous pouvons affirmer c'est que les travaux sont menés activement. Sur la ligne Lorient-Hennebont, les rails ne tarderont pas à arriver au pont de Kerentrech. Dans la ville, la pose des rails est achevée depuis la porte du Morbihan, traverse la rue Victor-Massé, contourne la place Alsace-Lorraine et arrive à proximité de la place Bisson. Quant à la place Alsace-Lorraine elle est véritablement transformée d'abord par la restauration du Grand Café et ensuite par la construction d'une grande maison neuve à l’autre extrémité de la place, au coin de la rue St-Pierre où se réinstallera le restaurant Le Gal. Pour le moment elle présente un aspect assez lamentable mais sa transformation n'est plus qu'une question de jours. Quant aux tramways nous espérons les voir fonctionner dans le courant de l'été du moins de Ploemeur à Lorient si rien ne vient entraver la marche des travaux.

Lorient - Tramway sur la Place Alsace-Lorraine, le long de la travée de la Société Générale — Entrée de la place Alsace-Lorraine, vue de la rue des Fontaines où passe également le tramway
Image

26 juin 1901 — Grève de la musique des Sapeurs-pompiers
— La musique des Sapeurs-pompiers de Lorient, dirigée par leur dévoué chef, M. Nogent, s’est mise en grève le 23 juin, pour la raison que ses effets d’équipement étaient par trop usés et disparates et au vu du très mauvais état des costumes et de la différence des tenues (les uns habillés avec dolmans, les autres en tuniques, certains avec des képis d’artilleur, de sapeur-pompier ou des képis de fantaisie).

25 août 1901 — Concerts du 62e de ligne sur la place Alsace-Lorraine
— La musique du 62e régiment d’infanterie n'ayant pas fait de concert dimanche dernier, le programme pour demain sera donc le même. Le voici : 1. Allégro militaire. — 2. Le maréchal Chaudron, ouverture. Lacome. — 3. Verse-moi du Bourgogne, valse. Petit. — 4 Marche de l’Emir. Luigini. — 5 Marche Tunisienne. Parès.

27 mars 1904 — Concert de la Musique des Sapeurs-Pompiers sur le Kiosque
— Musique des Sapeurs-Pompiers Programme du dimanche 27 mars Place Alsace-Lorraine à 10 heures. : 1. Le Montmorillonnais, allegro. Belleville. — 2. Une chasse dans les Ardennes, ouverture. Marie. — 3. Schiller, marche. Meyerbeer. — 4. Le Chalet, duo. Adam.

Lorient - Place Alsace-Lorraine, Grand Hôtel de France et Grand Café — Concert sur le Kiosque à musique
Image

30 mai 1906 — L’Harmonie Lorientaise, fondée en mai 1905, en concert sur le kiosque de la place Alsace-Lorraine
— Harmonie Lorientaise. Programme du 30 mai 1906 à 8 heures ½, place Alsace-Lorraine : 1. Marche des Enfants de troupe. Furgeot. — 2. Blanche Lydia, ouverture. Gleize. — 3. Confidence, gavotte. Wesly. — 4. Le Petit duc. Lecoq. — 5. Joyeux ébats, polka. Wesly.
Le chef de l’Harmonie, L. Breffy, ex sous-chef du 1er régiment d’artillerie coloniale.

30 août 1908 — La Lyre Orphéonique, formation créée en juillet 1907, en concert sur le Kiosque
— Voici le programme du concert qui sera exécuté le dimanche 30 août sur la place Alsace-Lorraine par la Lyre Orphéonique, de 10 heures ½ à 11 heures ½. : 1. Le Refrain des Marsouins, pas redoublé, section instrumentale. Barbier. — 2. Sur les lagunes, chœur à 4 voix, section chorale. Sourillas. — 3. Euterpe, fantaisie, section instrumentale. Labole. — 4. Une larme, fantaisie pour mazurka, section instrumentale. Baston. — 5. Marche fédérale, toutes sections réunies. Richard.

19 mai 1909 — Les musiciens du Syndicat et le Choral Lorientais en concert sur le Kiosque
— Syndicat des Musiciens et « Choral Lorientais » Voici le programme du mercredi 19 mai, place Alsace-Lorraine, à 8 h. ¼. : 1. Le Tout Paris, allegro (Syndicat des musiciens). Loger. — 2. Les Maçons (Choral Lorientais). Saintis. — 3. La Bretonne, ouverture (Syndicat des musiciens). Suzanne. — 4. Les Paysans (Choral Lorientais). Saintis. — 5. La Diligence, fantaisie imitative (Syndicat des musiciens). Brunaux. — 6. Sur les Remparts (Choral Lorientais). Saintis. — 7. Fiançailles, valse (Syndicat des musiciens). Wesly.

Lorient - Place Alsace-Lorraine ; au centre entrée rue d’Austerlitz, à gauche rue de Lutzen — Place Alsace-Lorraine, Kiosque à musique, à gauche rue Victor Massé, à droite rue Saint-Pierre
Image

23 mars 1913 — Depuis avril 1908, la Foire de Pâques qui se déroulait traditionnellement sur la place d’Alsace-Lorraine, est scindée en deux parties : les activités calmes sur la Plaine (Alsace-Lorraine), les baraques par trop bruyantes et tonitruantes sur la place Jules-Ferry.
— La Foire de Pâques. Cette année, cousins et cousines de Pont-Scorff, Plouay, Hennebont, Quimperlé et d'ailleurs, ne seront point déçus en venant à la foire de Pâques, car jamais attractions foraines ne furent plus nombreuses et plus variées.
Sans compter les tirs, les confiseries, les loteries, les chevaux de bois, on compte trois cinémas : Watrin, sur la Plaine ; Kétorza et Brocard, place Jules Ferry.
Place Alsace-Lorraine, le théâtre Carmelli satisfera les amateurs de fantasmagorie et de physique amusante. Place Jules Ferry, la ménagerie Coudol, avec ses huit lions, ses léopards et ses hyènes, fera passer des frissons dans le dos des spectateurs, avec ses dompteurs et sa dompteuse Jana ; le toboggan, déjà tenu à Lorient, et la Roue joyeuse feront la joie des jeunes gens ; les vues panoramiques et le musée Terrot nous mèneront autour du monde ; le théâtre des marionnettes Mannoyeur attirera les enfants, qui riront aux ébats de ses acteurs articulés.
Avec le Panopticum, le bal Dijonnais, le musée de la Bastille, etc., il n'y aura pas de quoi s'ennuyer, et les jours de foire passeront trop vite.

Quelques derniers concerts sur le kiosque avant un silence de quatre ans
5 juin 1913 — La Lyre Lorientaise donnera demain, jeudi 5 juin, un concert sur la place Alsace-Lorraine, de 8 h. ½ à 9 h. ½. En voici le programme : 1. Le Maggyar, marche. G. Allier. — 2. La couronne de mariée, ouverture. M. Bléger. — 3. Nuage de dentelles, valse. J. Klein. — 4. Le Grand Casimir, fantaisie. Ch. Lecoq. — 5. Kermesse, mazurka. Pigneret. Le directeur, J. Monnier.
6 juin 1913 — Musique des Sapeurs-Pompiers. Programme du 6 juin 1913, de 8 ½ à 9 ½ du soir, place Alsace-Lorraine : 1. Marche des bébés. C. Levesque. — 2. La Petite mariée, ouverture. C. Lecoq. — 3. Un séjour à Grenoble, fantaisie. Sciupi. — 4. Les Huguenots. Meyerbeer. — 5. Idylle gasconne. C. Fournier.

Depuis le conflit, les concerts sur le Kiosque à musique se raréfient, d’autant que la musique municipale cesse ses activités en 1927 et que la musique du 62e de ligne a été en grande partie décimée par la guerre la musique militaire
8 mai 1921 — Dimanche 8 mai 1921, la musique municipale donnera de 10 h. ½ à 11 h. ½, sur la place Alsace-Lorraine, un concert dont voici le programme : Condé, pas redoublé. G. Wettge. — Les Confidences, ouverture. Leroux. — Babillage. E. Gillet. — Les Cloches de Corneville, fantaisie. Planquette. — Sympathie, valse. Reynaud.
— Voici le programme des fêtes organisées par la municipalité à l’occasion du premier mai. Vendredi soir, 30 avril, de 20 heures 30 à 21 heures 30, concert par la Musique municipale au Kiosque de la place Alsace-Lorraine, avec le programme suivant : Le Cimbre, pas redoublé. Signard. — Loin du pays, ouverture. Bouillon. — Les binious du Finistère, quadrille. Lazennec. — Véronique, fantaisie. Messager. — Linons et dentelles, valse. Pillon.

Lorient - Place Alsace-Lorraine (Hôtel Beauséjour et Imprimerie Le Bayon) — Kiosque à musique (Café tabac de la Source, Fashion House, Modern Galeries, Crédit Lyonnais)
Image

La musique des Fusiliers-marins de Lorient, constituée en 1921, avec à sa tête Albert Burlion, va donner un regain d’activité au Kiosque à musique qui, de son côté commence à se détériorer sérieusement
20 juillet 1927 — Musique des Fusiliers-Marins. Voici le programme du concert qui sera exécuté ce soir mercredi 20 juillet de 20 h. 30 à 21 h. 30, place Alsace- Lorraine : 1. Le Calife de Bagdad, ouverture. Boiëldieu. — 2. Fantaisie-Ballet. L. Ganne. — 3. Rondo pour petite flûte. Donjon. — 4. Un jour d'été en Norvège. Wilmers. — 5. Hyménée, valse. Wesly. Le Chef de musique, A. Burlion.
9 juin 1932 — Musique des Fusiliers-Marins. Programme du jeudi 9 juin 1932 à 20 heures 30, place Alsace-Lorraine : 1. Egmont (Ouverture). Beethoven. — 2. Tannhaüser (fantaisie). Wagner. — 3. Symphonie inachevée (Andante Con Moto). Schubert. — 4. Les Noces de Jeannette (Fantaisie). V. Massé. — 5. Marche héroïque. Saint-Saëns. Le chef de musique, Biret.

26 août 1933 — Inauguration du nouveau kiosque à musique de la place Alsace-Lorraine, en remplacement du kiosque en bois de 1885
— Hier soir, vendredi 25, a eu lieu, à 20 heures 30, en présence d'une foule considérable le concert d'inauguration du nouveau kiosque de la Place Alsace-Lorraine dont nous avons parlé et qui remplace avantageusement tant au point de vue décoratif qu'à celui de l'acoustique le vieux kiosque arrivé à bout de bord, comme on dit dans la Marine. Le nouveau kiosque a vraiment de la ligne : coquet et léger, il a été encore paré de verdure et de fleurs par l'excellent jardinier de la ville, M. Lefeuvre. Il reste encore quelques travaux de peinture et d’électricité à effectuer, mais M. Dréan, l'actif adjoint aux Travaux, n'a pas voulu qu'on attende davantage pour redonner à notre place Alsace-Lorraine toute sa vie commerciale autant qu'artistique. Pour cette soirée d'inauguration, M. Maurice Biret avait tenu à offrir aux Lorientais, et aussi aux touristes, un concert de haute tenue artistique sur lequel, faute de place, nous ne pouvons nous étendre. Disons tout de suite qu'il fut particulièrement goûté et applaudi. Le concert débuta par l'Amour Sorcier, de Manuel de Falla, une composition admirable dans laquelle le musicien espagnol concrétise tout le génie d'une race et d'une époque musicale. Samson et Dalila, cette oeuvre géniale de Saint-Saëns suivit. Et l'on eut plaisir à réentendre les pages, les airs les plus célèbres de la partition qui nous est devenue familière. Les Préludes, ce beau poème symphonique que Liszt écrivit sur les célèbres Méditations poétiques de Lamartine, eurent le don d'émouvoir d'auditoire Après le classique Andante de la 5e Symphonie de Beethoven, la célèbre ouverture du Roi d’Ys. Cette page symphonique magistrale fut, comme les autres oeuvres du programme, parfaitement exécutée ; le solo de cor anglais fut délicieusement rendu par le second-maître Paul Macé, nouveau venu à la musique. Ajoutons que le barde Le Cueff chanta en intermède, le charme, le pittoresque, la poésie des chemins bretons ainsi qu'une chanson bretonne dans la langue celtique. En résumé belle séance artistique qui fut suivie d'un bal parfaitement réussi.

LORIENT - Place Alsace-Lorraine


Lorient - Place Alsace Lorraine.jpg
Lorient - Place Alsace Lorraine.jpg (165.54 Kio) Vu 83 fois
publié par Jean-Marc

Quelques concerts sur le nouveau kiosque à musique
13 juillet 1936 — Le concert de la Chorale lorientaise. Notre vaillante société chorale que préside avec tant de tact, de compétence et de dévouement, M. Ferdinand Le Tallec, a offert lundi soir à la population lorientaise, un concert vocal des plus appréciés. Bien que l’acoustique du kiosque de la place Alsace-Lorraine soit des plus défectueux, nos choristes se surpassèrent sous la direction de M. Cherruel dans l’exécution du programme suivant : 1. Flic-Flac, chœur à 4 voix. — 2. Ce que l’on entend dans la forêt, fantaisie chorale. — 3. La Noce de village, scène chorale. — 4. Marche et chanson de bohême, chœur à 4 voix. — 5. Salut beau midi, chœur à 4 voix.
13 juillet 1938 — A l'occasion de la Fête Nationale, la Chorale Lorientaise organise le mercredi 13 juillet de 21 h. 15 à 22 h. 15, dans le kiosque de la place Alsace-Lorraine, un concert vocal dont voici le programme : 1. Chanson de Mai, chœur à deux voix d'hommes de Michel Chapuis. — 2. Les Charmes de l'Eté, chœur de Mendelssohn. — 3. Les saisons : a) Le Printemps, chœur à 4 voix de Robert Bréard ; b) L'Automne, chœur à 4 voix de Robert Bréard. — 4. Hymne à la Nature, chœur à 4 voix de Henry Février. — 5. Jour de Fête, chœur à 4 voix de Charles Lhomme. Le Directeur : L. Gautier.
Pendant l'exécution, le public est instamment prié d'observer le plus grand silence.

Lorient - Marché sur la place Alsace-Lorraine, nouveau Kiosque — Concert sur le nouveau Kiosque
Image

Phalanges musicales actives à Lorient en 1909 :
Harmonie des Sapeurs-Pompiers, fondée en 1892, direction Nogent, 42 exécutants ;
Le Bien-être lorientais quimperlois (trompes), fondé en 1902, direction Albert Oger, 15 exécutants ;
Société musicale d'Artistes amateurs (orchestre à cordes et chœurs), direction Penasse, 60 exécutants.
Classement : 10.53%
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 2850
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

LORIENT - La Place de la République
(MORBIHAN)
Lorient qui, on l’a vu précédemment, s’est constitué à partir du début du XVIIIe siècle au sud de l’Enclos de la Compagnie des Indes Orientales, est rapidement contraint de trouver les moyens d’étendre son territoire, hors de ses remparts.
La municipalité jette son dévolu sur une vaste zone, totalement inhabitée, dont une partie est constituée de
vases qui couvrent et découvrent à toutes les marées, située à l’ouest de la ville, le long du Bassin à flot mis en service en 1848.

Plan de Lorient en 1787 et 1926
Image

Le quai rive droite de ce Bassin — le quai de la Gare qui deviendra le quai Rohan — s’achève de 1857 à 1858 moyennant 179.380 francs financés par le Conseil général du Morbihan, et, un crédit supplémentaire de cent mille francs, voté en 1859, pour la poursuite de la maçonnerie du quai et pour en constituer les remblais ; ces travaux se terminent en 1861 avec une dernière rallonge de 228.686 francs.
Depuis 1857, de nombreux projets et plans sont établis pour créer ce futur quartier dit la Nouvelle-Ville. Une commission est nommée par le conseil municipal, afin d’établir le plan d’alignement de ce quartier du côté du contre-quai du bassin et, le 17 novembre 1862, Joseph Le Mélorel de La Haichois, maire de Lorient de 1850 à 1869, fait adopter ce plan par la municipalité.
Devant le gigantisme de ce projet, les travaux ne sont pas réalisés immédiatement, mais les voies en sont fixées, tracées et nommées rapidement : en août 1866, l’auteur anonyme du recueil
Lorient et les Lorientais, bien renseigné, relate que la nouvelle ville, comprise entre le Bassin du Commerce au nord, couvre une superficie presque aussi considérable que celle qu'occupe la vieille ville. Les rues en sont larges et tirées au cordeau ; une place gigantesque, la place Rohan, en occupe le centre ; les voies qui, courant de l'est à l'ouest suivent la même direction que le Bassin du Commerce, se nomment rue de Brest et de Toulon. Les autres rues principales s'appellent : du Pont-Tournant, d'Aiguillon, de la Belle-Fontaine, Perrault et de la Plaine.
Notre auteur anonyme, soi-disant parisien, précise toutefois que cette description n’en est, en fait, qu’au stade de projet …sur le papier. Cependant, elle précède de quelques années sa réalisation effective qui commence en 1873, le tracé définitif des voies ainsi que leur dénomination ayant été définitivement adopté après le passage obligé d’une Commission administrative, en avril 1870. Cette commission était composée de MM. J. Hébert, Dupuis, De Kerhor, Duhousset, Morard, Plassiard, Jégou, Willotte, Jozon, Rochard, Postec et Cuisinier.

Lorient - La Nouvelle-Ville et l'avant-port de commerce, le Bassin à flot
Image

Pendant dix ans, des déplacements de terres, remblaiements, assainissements, aplanissements sont entrepris précédant la mise en place de la voierie et la construction de nombreux immeubles, entrepôts et usines, afin d’ériger ce nouveau quartier lorientais.
Plusieurs terrains appartenant à des particuliers ayant été racheté par la commune, la municipalité vote, le 22 novembre 1884, un crédit de 14.232 francs pour procéder au dérasement desdits terrains et d’en transporter les quatorze mille mètres cubes sur la place Rohan, afin de la combler et d’en supprimer les
cloaques pestilentiels.
C’est à l’issue de ces travaux que la place Rohan prend son aspect définitif : large de quatre-vingts mètres sur cent quarante mètres elle est entourée des rues Etienne Perrault au nord ; rue de la Plaine au levant ; rue de Toulon au sud et rue de la Liberté au couchant.

Plan partiel de Lorient en 1852 : emplacement futur quartier de la Nouvelle-Ville
Image
plan de Lorient en 1874 : Quartier de la place Rohan
Image

Le 31 août 1887, M. Fasse conseiller municipal, demande qu’il soit exigé de la municipalité que les riverains de la place Rohan construisent leurs futures maisons sur un modèle uniforme ; cette proposition est rejetée par le maire qui explique qu’il faudrait pour cela exproprier les riverains de la place et procéder à la revente des terrains en imposant un modèle de construction prédéfini…
La place Rohan à peine achevée, et plantée de deux rangées arbres, le conseil municipal décide, dès le 9 mars 1891, de rebaptiser certaines de ses voies : la rue de Toulon devient la rue de l’Amiral Courbet ; la rue de la Plaine : rue Voltaire ; la rue Brizeux : rue Dupleix ; la rue et le Quai de la Gare deviennent le Quai Rohan.
Alors que la place Rohan vient d’être empierrée et bitumée sur son pourtour et sur ses deux diagonales par l’
Atelier de Charité, les usagers de la place pétitionnent pour qu’un éclairage y soit enfin installé. Le maire fait droit à ces demandes en faisant voter, le 25 mai 1891, un crédit de 720 francs pour l’acquisition de six lampes à pétrole qui seront placées très précisément aux quatre angles de la place, les deux autres au centre des travées les plus longues.

La place Rohan, décrite régulièrement comme boueuse, sale et mal entretenue, accueille quelques baraques foraines notamment lors de la Foire de Pâques, en fait les attractions qui ne trouvent pas preneur sur la place Alsace-Lorraine ou sur les Quais. Des danses publiques y sont organisées comme ce 14 juillet 1889, de 4 heures à minuit ; à cette occasion, la municipalité a
autorisé les débitants à dresser des tentes et échoppes sur la place Rohan pendant la journée et la soirée.

Lorient - La Nouvelle-Ville et vue de la place Rohan (place de la République)
Image

Mais c’est l’aménagement d’un vélodrome sur cette vaste place Rohan qui va donner un sérieux attrait à celle-ci.
En avril 1891, le Comité de la société d'instruction militaire
l’Armorique organise, pour le 14 juillet suivant, les premières courses vélocipédiques sur la place.
L’idée est reprise par la Société le
Véloce-Sport Lorientais qui, le 8 juin 1892, demande une subvention de 500 francs à la municipalité, et sollicite l’autorisation de faire supprimer trois arbres sur chaque coin de la place, afin d’aménager le vélodrome dans les meilleures conditions. Le 21 juin 1892, le conseil municipal accepte que, ponctuellement, une subvention soit allouée à l’occasion de concours sérieux, et décide de participer à la construction du vélodrome.
Le Véloce-Sport Lorientais organise ses premières grandes courses vélocipédiques le 14 août 1892 sur le Vélodrome de la place Rohan, lesquelles seront suivies de nombreuses autres.
La place Rohan accueille de temps à autre des cirques — le cirque Pinder en septembre 1896 —, ou encore des concours de gymnastiques accompagnés des musiques lorientaises, essentiellement la musique municipale des Sapeurs-pompiers.

En janvier 1899, le Véloce Sport Lorientais signe la mort prématurée du vélodrome de la place Rohan : le V.S.P. vient en effet de louer pour neuf ans, un vaste terrain situé entre le Scorff et le Cours Chazelle, derrière le jardin de Mme Delory, destiné à installer un nouveau vélodrome, le Vélodrome des Glacis, en remplacement de celui de la place Rohan.
Le 1er septembre 1899, une course de tricycles à pétrole, comprenant trente tours de piste, sera la dernière apparition des coureurs sur la place Rohan. Dès le 23 septembre on procède au nivellement de celle-ci, supprimant les aménagements en
montagnes russes qui avaient été construits au niveau des virages de la piste.

Le 21 février 1902, Adolphe L'Helgoualc'h, maire de Lorient de 1897 à 1903, fait voter une délibération substituant le nom de place de la République à celui de place Rohan. Cette question était latente depuis la session du conseil municipal du 5 juillet 1894, au cours de laquelle, le maire précédent, Edouard Broni, avait proposé de donner le nom de Carnot à la place Rohan, proposition qui n’avait pas été suivie par le Conseil en raison du caractère historique de Rohan à préserver…

Lorient - Place Rohan (place de la République) Nouvelle-Ville
Image

M. Brunel — organisateur de l’exposition internationale de Dijon qui s’est déroulée de juin à novembre 1898 —, ayant contacté la municipalité lorientaise en vue d’organiser une Exposition similaire à Lorient, présente un projet le 11 mars 1903 et obtient l’autorisation de l’installer sur des terrains privés contigus au Cours Chazelle entre le chemin d’accès à la petite gare et le glacis des fortifications.
Le 20 mars, Brunel décide finalement le conseil municipal à choisir la place de la République comme lieu de cette Exposition.
En mai, Henri-Gabriel Lange, conducteur de travaux et architecte communal de Lorient, est chargé des plans des bâtiments et de la porte principale de l’Exposition, tandis que M. Bernardot, entrepreneur nantais, s’occupe de leur construction. Les trois pavillons de l’Exposition, édifiés en bois, sont disposés sur le pourtour de la place de la République : tous trois sont d’une hauteur de 5 mètres. Le Palais de l’Industrie, situé de face, le plus vaste, mesure 52 mètres sur 12. Les deux autres — le Palais de l'alimentation à gauche et le Palais des arts libéraux affecté à l’habillement et au meuble à droite — mesurent 40 mètres sur 9. Un quatrième bâtiment (12 mètres sur 8), à l’usage de café, buffet et casino, est installé près du palais de l’alimentation.

Brunel fait appel à Gaston Chapal (1871-1921), fondeur à Auray pour réaliser une statue allégorique de la République, laquelle trônera à l’entrée de l’exposition sur la place éponyme. Le directeur de l’exposition ayant engagé une troupe italienne de danseurs et musiciens, la Tarentelle Napolitaine, pour la durée de l’Exposition, ne pouvait faire moins que de faire édifier un
Kiosque à musique sur la place de la République, afin d’accueillir dignement ces transalpins. Il est même prévu que l’Orchestre syndical y jouera tous les jours de 2 heures à 4 heures, de 5 heures à 7 heures et de 8 heures ½ à 11 heures.
Ce kiosque, conçu en bois, est du même type que la plupart des édicules conçus pour les expositions temporaires. De forme octogonale, il est entouré, à chacun de ses angles par de grands mâts voyants ; son garde-corps est composé de panneaux en treillis de bois ajouré ; le bas de la toiture est orné sur son pourtour d’un lambrequin de bois découpé.

Lorient - Kiosque à musique sur la Place de la République - Statue de la République sur la place
Image

A 10 heures précises, le dimanche 2 août 1903, l’Exposition ouvre ses portes. Il en coûte 0 fr. 50 le dimanche, 1 francs les autres jours. On se doute que lors de cette première journée l’affluence des visiteurs est considérable.
Le succès va cependant être malheureusement de courte durée !
Au lendemain de l’inauguration de l’Exposition, le lundi 3 août, une émeute surgit à Lorient, provoquée par solidarité avec l’arrestation d’un des grévistes, le sieur Le Bolay, aux Forges d’Hennebont. Ce jour-là, le mât de fête de l’Exposition est arraché par les émeutiers. La rue Saint-Pierre est barrée par des pavés arrachés à la chaussée, la place Alsace Lorraine est envahie. Le mardi, les manifestations se poursuivent, la place de la République n’est pas épargnée, et ce n’est qu’à partir du 7 août que les organisateurs de l’Exposition, après avoir remédié à ce grand désordre, peuvent rouvrir leurs portes.

Lorient - Annonces Exposition Lorient 1903
Image

Après ces échauffourées, l’Exposition continue, sans incident, avec une fréquentation mitigée, cette fois-ci due au temps défavorable qui sera son lot, pendant une bonne partie du temps, durant cette période.
La clôture de l’Exposition a lieu le dimanche 15 novembre 1903, et, pendant quelques temps, son directeur, M. Brunel, joue les prolongations en organisant des meetings et des conférences sur la place de la République.
Le Conseil municipal accorde à M. Brunel, le 18 novembre, l’autorisation d’occuper la place jusqu’au 1er janvier 1904, afin de remettre celle-ci dans son état primitif ; le maire en profite pour rappeler à Brunel qu’il est toujours redevable du droit des pauvres du au titre de cette exposition, pour un montant de 622 francs 35.
Lors de la même séance du 18 novembre, des habitants du quartier de la place de la République, demandent que le Kiosque à musique, la Statue de la République et le bâtiment du « Palais de l’Industrie » soient rachetés par la municipalité ; une commission ad hoc est nommée à ce sujet.
L’ensemble des bâtiments et du matériel, y compris le kiosque, étant mis en vente volontaire aux enchères publiques par M. Brunel pour le 4 décembre, il est urgent que la municipalité prenne une décision à cet égard. La veille de l’échéance, le 3 décembre, le conseil municipal donne sa décision en acceptant d’acquérir le Kiosque à musique au prix maximum de trois cents francs et en rejetant la demande d’acquisition de la galerie de l’industrie. Il est également question de racheter la statue de la République auprès du fondeur, Gaston Chapal, au prix de mille huit cents francs : la commission des beaux-arts sera consultée à ce sujet.

Lorient - Annonce vente aux enchères publiques, du 4 décembre 1903, des Bâtiments et mobilier de l’Exposition
Image

M. Bougnot, conseiller municipal, par ailleurs négociant, est chargé de traiter de gré à gré avec M. Brunel pour l’acquisition du Kiosque à musique de l’Exposition qui est finalement cédé à la municipalité, le 4 décembre 1903, pour 650 francs, et 32 francs 70 en sus pour frais de timbre et bordereau.
Le 29 janvier 1904, Chapal accepte de céder sa statue de la République à la ville au prix de 1.500 francs. Des devis sont établis par l’architecte, M. Lange, pour la mise en place définitive du monument. Le conseil municipal s’arrête, le 23 juin 1904, sur le projet consistant en la pose, autour du piédestal et de sa statue, rehaussés sur un monticule de terre, de bornes de pierre reliées par des chaines, pour un montant de 662 francs 28.
Une seconde inauguration aura lieu pour cette installation le 14 juillet 1904.

En dépit de l’achat du Kiosque à musique, la place de la République, qui ne bénéficie pas de la même aura que la place Alsace-Lorraine, tombe dans un abandon presque total de 1905 à 1907, pas même un concert lors de la fête nationale, tout juste un défilé, passant rapidement devant la statue de la République, s’empressant de rejoindre les quartiers plus huppés.
Sur demande de la municipalité, la musique municipale des Sapeurs-Pompiers est envoyée le 28 août 1908, sur
le kiosque en ruine au milieu d’un gazon jauni, afin de tenter de relancer l’activité sur la vaste place de la République. Mais faute d’éclairage au moyen de becs de gaz, le concert exécuté dans l’obscurité quasi-totale, n’attire pas les foules, d’autant plus que les musiciens avaient peine à voir leur partition dans la pénombre, et que la baguette de leur chef, M. Nogent, disparaissait parfois dans les ténèbres.
Aussi, à l’issue de cette prestation mal accueillie, Louis Nail (1864-1920), maire lorientais de 1904 à 1912, a beau jeu de proposer à son conseil municipal, le 3 septembre 1908, soit une semaine plus tard, de purement et simplement supprimer le Kiosque à musique ; après un vote à main levé, cette décision est adoptée par le Conseil.
Après l’éradication du kiosque, la situation de la Place de la République demeure sans activité notable.

Lorient - Place de la République ; après la suppression du kiosque, la Statue éponyme reste seule à côté des tas de charbon du négociant en bois et charbon
Image

Lors du conflit 1914-1918, devant la fréquence, devenue ingérable, des arrivages de chevaux destinés aux régiments d’artillerie de la garnison de Lorient, le général Paul Durand, commandant les dépôts d’artillerie de la 11e région, fait une demande pressante, le 20 janvier 1915, auprès du Vice-amiral et Préfet maritime lorientais, afin que soient construits des baraquements pour accueillir 500 chevaux. Des plans et devis sont établis pour un montant de 27.000 francs, pris en charge par la municipalité à hauteur de 2.500 francs.
Les premiers abris sont édifiés, en février 1915, rue du Finistère (320 m²), dans la cour de la crèche de Merville et ses hangars attenants (520 m²) et rue Belle-Fontaine (830 m²) ; construits en bois et recouverts de carton bitumé, ils sont immédiatement affectés aux chevaux des 4e et 29e régiments d’artillerie.
Ces trois locaux étant tout à fait insuffisants, il est décidé de réquisitionner la totalité de la place de la République, laquelle est aussitôt transformée, fin février 1915, en une gigantesque écurie. Ces baraquements couverts en bitume occuperont la place pendant les quatre années qui suivent tandis que la statue de la République ne manquera pas de compagnie en présence permanente de ces centaines de chevaux. Les rangées d’arbres de la place sont rasées pendant cette période.

A l’issue du conflit, après le départ des derniers chevaux en 1918, la place de la République, dans un état déplorable, n’est pas remise en état. Curieusement, au mépris de toute règle d’hygiène, le 27 février 1919, la municipalité autorise le commandant Verrières, ingénieur des Ponts et chaussées à Lorient, à utiliser une partie des baraquements à chevaux (1.500 m²) de la place de la République, afin de stocker les
céréales et autres denrées périssables provenant du Service du Ravitaillement. Pour prix de cette location, la municipalité lorientaise ramassera cent francs par mois !

La place de la République, toujours à l’abandon, se présente dans un état déplorable : en août 1920 les débris des anciennes écuries jonchent toujours le sol. De nombreuses demandes sont faites auprès de la municipalité, déclinées par celle-ci, afin d’utiliser cette place comme terrain de sport (1921), dépôt de charbon et bois (1921), court de tennis (1923), cité-jardin avec terrain de jeux pour enfants (1928).
En 1929, la place est à l’état de prairie. L’année suivante, alors que l’herbe continue à y pousser, il est constaté que ladite place est en très mauvais état, y compris la statue et son entourage. Et le 28 novembre 1930, M. Gaultier de Kermoal précise qu’il faudra bientôt un bateau pour circuler sur cette place, un véritable lac s’etant formé du côté des établissements Audiau, provoqué par l’obturation des égouts de la rue Perrault.

Emmanuel Svob, maire de Lorient, prend le taureau par les cornes et fait adopter par la municipalité, le 16 novembre 1935, un projet pour enfin remettre en état la place de la République : un terrain de jeu de 40 mètres sera aménagé au centre de la place, à l’Est duquel un bassin d’un diamètre de dix mètres sera construit symétriquement à la statue de la République gardée sur son emplacement originel. De l’allée circulaire entourant le terrain de jeu, quatre allées rejoindront les coins de la place. Une promenade de cinq mètres de large sera réservée tout autour de la place. Cette promenade et l’allée circulaire seront plantés de 66 arbres et dotés de 40 bancs. Un devis de 90.000 francs est accepté, dont le financement est déjà couvert par le crédit de 55.000 francs voté antérieurement et reporté d’année en année. Les travaux seront exécutés par l’Atelier Communal.

Durant l’occupation allemande de 1940-1945, un blockhaus est construit sur la place de la République qui, après la destruction de Lorient par les Alliés en 1943, va à nouveau accueillir des baraquements.
Le 6 août 1949, le conseil municipal est sollicité pour transformer le bassin du square de la place de la République en lavoir. Un devis de 200.000 francs est établi comprenant la maçonnerie en béton, les dallages et une charpente en bois recouverte de tôles ondulées pour abriter les lavandières.


Lorient - La place de la République méconnaissable en 1960-1970
Image

En 1956, décision est prise de supprimer la place de la République afin d’y édifier un immeuble collectif d’HLM qui sera inauguré en 1960. Le lavoir et le square disparaissent. Seule une portion congrue de l’ancienne place est conservée pour aménager un square pour enfants, la Statue de la République y étant préservée.
Le 11 juin 1960, alors que les immeubles HLM sont à présent livrés aux locataires, M. Cojean, conseiller municipal, alerte le Conseil, que le Blockhaus de la place de la République qui a été conservé et qui reste ouvert aux quatre vents, abrite des
scènes contraires à la morale. En conséquence, le Maire va faire procéder à la fermeture du Blockhaus.
De 1997 à 2003, l’immeuble HLM de la place de la République est métamorphosé et devient la Barre République, immeuble de 11 étages comprenant 99 logements. Le Square à ses pieds, avec la Statue de la République est toujours en place. La place de la République s’appelle dorénavant passage ou mail Micheline Ostermeyer.
Kiosque supprimé.


Ce qu’il reste de la place de la République de Lorient, aujourd'hui. (1/3) (2/3) (3/3)

Lorient - La Place de la République.jpg
Lorient - La Place de la République.jpg (108.4 Kio) Vu 36 fois
publié par Jean-Marc

19 avril 1891 — Premiers aménagements de la place Rohan pour l’installation de son vélodrome
— L'Armorique et ses fêtes. Nous sommes heureux de porter à la connaissance de nos lecteurs que, sur la demande du Comité de la société d'instruction militaire l’Armorique, notre municipalité fait établir, place Rohan, un magnifique vélodrome qui tout en étant spécialement destiné aux exercices de la section de vélocipédie nouvellement formée à la société, sera ouvert, cependant par esprit d'équité, à tous les champions de la bicyclette, sans distinction. A l'instar des Véloces-Club's de Nantes et de Brest, l'Armorique organiserait, dit-on, de grandes courses à l'occasion de cette inauguration. Elle préparerait, en outre, avec le concours de l’Union Musicale une brillante fête de Gymnastique au cours de laquelle, en présence, de ses présidents d'honneur, MM. Guieysse, député de Lorient ; Delory, maire ; Estelle, sous-préfet et Cord, colonel commandant le 62e de ligne.
Ces fêtes selon toute probabilité coïncideront avec notre fête nationale.

14 août 1892 — Le Véloce-Sport-Lorientais organise ses premières grandes courses vélocipédiques sur le vélodrome de la place Rohan
— Fête de vélocipédie. Voici le programme de la fête organisée par le Véloce-Sport Lorientais pour le dimanche 14 Août, sur le Vélodrome de la place Rohan.
A 1 heure : Grand défilé par la Société et tous les coureurs, départ du siège de la Société pour se rendre au Vélodrome.
A 1 heure ½ : Grand vélousel par les membres de la Société et bataille de fleurs.
A 2 heures : 1ère course, distance 2.800 mètres, 8 tours.
A 2 heures ½ : 2e course, distance 2.800 mètres, 8 tours.
A 3 heures : 3e course départementale, distance 4.000 mètres 12 tours.
A 3 heures ½ : 4e course military, bicycles et bicyclettes.
A 4 heures : 5e course régionale ; distance 7.000 mètres, 20 tours.
A 4 heures ½ : 6e course d'enfants de douze ans et au-dessous.
A 5 heures : 7e course internationale distance 10.500 mètres, 30 tours.
A 5 heures ½ : 8e course, dite de consolation, distance 3.500 mètres 10 tours.

23 septembre 1892 — L’Union Musicale, les Enfants de Lorient et le Véloce-Sport Lorientais donnent une fête musicale et de gymnastique sur la place Rohan.
— Journée de vendredi 23 septembre 1892. Nous avons eu vendredi la musique du 62e de 10 heures ½ à 11 heures ½, sur la place Alsace-Lorraine. A 1 heure ½, après un défilé à travers la ville, l'Union Musicale, les Enfants de Lorient et le Véloce-Sport Lorientais nous ont donné une fort jolie fête musicale et de gymnastique sur la place Rohan. Nos trois sociétés.se sont montrées ce qu'elles sont toujours, excellentes. On a particulièrement applaudi les mouvements exécutés avec accompagnement de musique et pour les vélocipédistes les courses de vitesse, tout à fait réussies.

Chaque été, de nombreuses courses se déroulent sur Le Vélodrome de la place Rohan, très prisé
14 août 1893 — Les courses vélocipédiques qui doivent avoir lieu lundi prochain sur la piste de la place Rohan s'annoncent comme devant être très intéressantes. Presque tous les champions des départements de la Bretagne et limitrophes sont déjà inscrits. On nous annonce même comme devant y prendre part plusieurs champions anglais di primo cartello. La lutte sera acharnée entre tous ces cyclistes de renommée. Allons, Lorient verra aussi de belles journées vélocipédiques. En voici le programme : Grandes courses vélocipédiques organisées par le Véloce- Sport-Lorientais avec le concours de ses présidents honoraires et de la Municipalité, sous la présidence d'honneur de M. Broni, maire de Lorient, de M. Guieysse, député et de M. le Préfet du Morbihan. Lundi 14 Août, vélodrome de la Place Rohan. A 1 heure ½, défilé obligatoire par tous les coureurs, Bataille de fleurs et confettis. Une médaille commémorative à ceux qui auront le mieux décoré leur machine.
Suivront 8 courses.

9 août 1896 — A l’occasion de la visite du président de la république à Lorient : à 3 heures, fête de vélocipédie sur le vélodrome de la place Rohan, grande course internationale, départementale et military, 530 francs de prix en argent. Concert pendant toute la durée des courses par la musique des Sapeurs-pompiers.

26 septembre 1896 — Le cirque Pinder en représentation sur la place Rohan
— Le cirque Pinder installé sur la place Rohan depuis hier, joue encore ce soir samedi et demain dimanche. Demain il y aura même deux représentations ; il y aura aussi grande cavalcade.

3 octobre 1897 — Fête de Gymnastique sur la place Rohan
— Me voici place Rohan. On fait des trous. Dans les trous on mettra des piquets, ce tantôt, sur les piquets, des planches et une balustrade, sur les planches des chaises, et sur les chaises nos conseillers municipaux. Car demain il y a un concours de gymnastique entre les sociétés de Lorient, de Vannes et de Landerneau. La musique des pompiers prêtera probablement son concours. MM. Guieysse et Broni présideront. Programme de la fête :
Dimanche prochain, 3 octobre, à l'occasion de la Victoire, la société de gymnastique La Lorientaise organise une fête concours avec la Vannelaise de Vannes et la Landernéenne de Landerneau. Le concours aura lieu le matin sur la place Rohan de 8 h. à 11 heures. La fête se fera au même endroit à 1 h. ½. La musique des pompiers prêtera son gracieux concours. Entrée chaises 0 fr. 50 ; bancs 0 fr. 10. Les cartes serviront pour le concours et la fête.


Les dernières courses sur le Vélodrome de la place Rohan avec son transfert sur le nouveau Vélodrome des Glacis
27 août 1898 — Demain dimanche, 28 août, auront lieu les grandes courses vélocipédiques, organisées par le Vélo-Sport-Lorientais, sous les auspices de la municipalité, sur le vélodrome de la place Rohan.
Demain, arrivée de la musique des colons de Belle-Ile par un bateau de la Compagnie Belliloise.
Jusqu’à vingt-cinq coureurs étrangers, de Rennes, Angers, Saint-Malo, Saint-Brieuc, se sont fait inscrire. Plusieurs coureurs parisiens prendront part à l’épreuve de l’internationale. Dans la course des coltineurs, il y a sept engagés.
La piste sera complètement entourée d’un clayonnage pour éviter les accidents.

26 juillet 1899 — Dimanche, sur le vélodrome de la place Rohan. Pendant les trente tours qu'ils avaient à faire, nos deux coureurs se sont tenus de très près, ce n'est qu'au dernier tour que Hays faisant un superbe emballage, est arrivé premier, gagnant Guilloréte d'une longueur de machine. Ce petit match avait attiré une certaine affluence de monde place Rohan.
1er septembre 1899 — Vendredi soir, 1er Septembre à 7 heures, un match aura lieu sur la place Rohan, entre MM. Léon Lair et Schultz. Cette épreuve comprendra 30 tours de piste et sera courue sur des tricycles à pétrole.

Lorient - Place de la République - Statue de la République sur la place
Image

19 juillet 1903 — Une pré-visite de l’Exposition internationale de Lorient sur la place de la République (ex place Rohan)
— Un tour à l'Exposition. Un tour à notre exposition internationale s’impose à la veille de son inauguration. Nous l'avons fait pour renseigner nos lecteurs sur cette manifestation commerciale.
La place de la République, d'une superficie de plus d'un hectare, est à peu près prise par les divers palais qui s'y élèvent sur le pourtour : palais de l'industrie, palais des arts libéraux, palais de l'alimentation. Sur les côtés de ce dernier palais se dresse un Café d'assez vastes proportions. Au milieu de la place même, nous remarquons des fontaines lumineuses, un socle qui attend une Statue de la République, un kiosque à musique, des pelouses attendant, elles aussi, que le gazon pousse et n'offrant pour l'instant que la vue de leur terreau. Les palais sont vastes, spacieux, bien ajourés, les fontaines sont coquettes, le kiosque le sera, les pelouses verdoieront, mais... quelques jours encore sont nécessaires. Notre cicérone nous fait toutefois observer que pour dimanche prochain, le montage des palais sera terminé. Resteront la peinture et les fioritures. En somme, ensemble joli, gai, dans un espace restreint.
Nous aurions voulu voir et visiter le village noir. Pas de trace. En dépit de la canicule, les nègres ont sans doute craint nos brusques variations de température et ne viendront pas. C'est peut-être regrettable pour ceux qui aiment à broyer du noir.
Par contre, nous aurons des concerts napolitains. La tarentelle fera rêver : c'est déjà quelque chose.
A noter la porte monumentale d'un aspect réellement imposant.
Arrive donc le 1er août, viennent donc nos ministres, et notre exposition battra son plein.

2 août 1903 — Inauguration de l’Exposition place de la République. Le Kiosque à musique y accueille un concert de la Musique de l’Ecole d’Artillerie
— Dimanche à 10 heures du matin, heure fixée par le comité, s’est ouverte l’Exposition internationale de Lorient, établie sur le terrain de la place de la République.
Ont pris part à cette cérémonie officielle, MM. Le vice-amiral Gigon, préfet maritime, accompagné de son officier d’ordonnance, le capitaine Perré, le général Réverard, les membres du conseil municipal ayant à leur tête M. Talvas, président du comité, dont tous les membres étaient présents.
Pendant que le cortège visitait les différents palais fort bien aménagés pour recevoir les produits exposés, la musique de l’école d’artillerie, placée sur le Kiosque, a fait entendre plusieurs morceaux choisis de son répertoire.
Après leur visite à la place de la République, les invités se sont rendus au musée Dousdebès où est installée l’exposition des beaux-arts. Tous ont paru émerveillés de la disposition de la salle où tous les objets sont groupés pour le plus grand plaisir des yeux.
Toute la journée, un nombre considérable de lorientais et aussi d’étrangers ont parcouru les locaux de l’exposition.
L’affluence a doublé quand est venu le soir ; une fête de nuit a retenu jusqu’à 11 heures, danseurs et danseuses entraînés par un excellent orchestre.
Nous n’ajoutons pas que les fontaines lumineuses et le feu d’artifice ont eu le succès prévu.
Chaque jour, pendant la durée de l’exposition, l’orchestre syndical se fera entendre sur le kiosque de 2 heures à 4 heures, de 5 heures à 7 heures et de 8 heures ½ à 11 heures.

Lorient - Place de la République, Statue et Kiosque à musique — Musique du Syndicat
Image

7 août 1903 — En dépit des émeutes qui font rage, les organisateurs de l’Exposition font montre de sang froid
— L'administration de l'Exposition est enfin parvenue à réaliser quelques-unes des attractions qu'elle se promet d'offrir au public. Dimanche prochain, 9 août, auront lieu deux concours de luttes bretonnes et de jeux athlétiques qui attireront à Lorient les plus fameux lutteurs de la région depuis Scaër jusqu'à Languidic. Le même jour, le ballon captif exécutera ses premières ascensions et emportera dans sa nacelle avec le président et le vice-président du Comité d'organisation, le secrétaire général de l'Exposition et quelques membres du Comité. Le danger est nul, le plaisir très grand, et le panorama merveilleux. Les ascensions nocturnes font, paraît-il, éprouver aux voyageurs des sensations inconnues du restant des mortels rivés à la terre. Aucune ascension n'aura lieu si le temps n'est pas favorable. Le ballon captif cube 1300 mètres cubes et sera conduit par le capitaine-aéronaute Grouard qui doit se rencontrer dans les nuages avec le fameux aéronaute brésilien Santos-Dumont parti en tourisme aérien.

15 août 1903 — Les danseurs et musiciens de la Tarentaise napolitaine occupent le Kiosque à musique
— Le deuxième dimanche de l'Exposition Internationale a été marqué par des attractions originales qui y ont attiré de nombreux visiteurs. Notons en première ligne la troupe des danseurs Cynghalais, composée de sept individus, hommes et femmes, au teint bronzé, mais dont le type indo-européen est très accusé surtout chez les hommes, qui sont superbes. Leurs danses originales et dont quelques-unes sont de vrais tours de force, ont été fort acclamées. Vers quatre heures, on a procédé au lancement du volumineux ballon dont nous avons déjà parlé, sous la direction de son habile capitaine, M. Grouard. Il a fallu un certain temps pour débarrasser cette masse de ses attaches terrestres, pendant lequel les premiers voyageurs, M. Talvas, premier adjoint au maire, en tête, ont sablé le Champagne aux heureuses ascensions futures. Enfin, le « laissez tout » sacramentel est prononcé et majestueusement l'aérostat s'élève aux applaudissements et aux cris plaisants du public. Bon voyage ; écrivez-nous, etc. Du haut de la nacelle, pleuvent jusqu'en dehors de l'enceinte des prospectus lancés par l'équipage, et bientôt la descente s'opère, non sans de légers zigzags qui font pâmer la foule de rire, joie bien partagée par les navigateurs. A celle-ci en succèdent d'autres, pendant que sur leur estrade, continue à retentir le gong des Hindous, et qu'installés au kiosque central, les danseurs tarentais exécutent, aux sons des violons et des mandolines, les plus gracieux spécimens de l'art chorégraphique italien. Le soir venu, la belle fontaine lumineuse a donné un reflet fantastique à cette fête grouillante et c'est assez avant dans la nuit que les portes se sont closes.

19 août 1903 — Les émeutiers ne désemparent pas et viennent envahir l’enclos de l’Exposition
— Au pays de l'émeute. Au cours de la fête de nuit, organisée par les Sociétés de gymnastique, venues à Lorient pour prendre part au concours national, fête qui avait lieu, hier soir, dans l'enclos du Concours, l'enceinte a été envahie par un millier de manifestants qui chantaient des chants révolutionnaires. La police étant impuissante, les Sociétés et le public ont dû se retirer. Les manifestants se sont alors emparés des lanternes qui servaient aux illuminations et ont continué leur course et leurs chants en ville jusqu'avant dans la nuit.

26 août 1903 — Concours de binious et danses bretonnes à l’Exposition
— Dimanche ont eu lieu, à l'Exposition de Lorient, des concours de binious et de danses bretonnes très intéressantes. Quatre prix de 50, 25, 15 et 10 francs ont été distribués aux meilleurs sonneurs de binious et de bombardes. Dans le concours des danses bretonnes, le « Jabadao », la « Stupig » et « Laridé » ont été dansés au son du biniou et de la bombarde. Quatre prix consistant en un tablier d'une valeur de 30 francs, le deuxième, un tablier d'une valeur de 20 francs, le troisième, en un foulard de soie d'une valeur de 10 francs, et le quatrième un flot de rubans, ont été gagnés par les meilleurs danseurs.

28 août 1903 — L’Exposition de la place de la République joue de malchance ! Après la prise d’assaut de l’enceinte par les émeutiers, les visiteurs sont bloqués par une inondation sur la place
— Les Egouts et l'Exposition. Dimanche dernier, malgré un affreux temps de novembre, pluvieux, brumeux, venteux, l'exposition battait son plein, grâce aux nouvelles attractions qui y étaient offertes aux visiteurs : danses bretonnes, concours de binious et bombardes, etc.
Mais voici bien une autre affaire : vers 4 heures, les nombreux curieux enfermés dans l'enceinte apprennent qu'ils sont cernés par les eaux... qui montent toujours. Devant la porte monumentale l'inondation atteignait un pied ; plus d'espoir par les rues adjacentes ; il a fallu attendre la marée descendante pour être débloqués. Ce phénomène, qui s'est du reste reproduit le lendemain, provient, nous a-t-on dit, de la pression exercée par la marée alors très haute, sur les prises d'eau obligées d'épandre ainsi au loin, et en telle quantité le trop plein de leur absorption. Si le temps avait continué on eût pu faire venir des gondoles de Venise pour visiter l'Exposition.

6 septembre 1903 — Concours de beauté, de costumes et de danses sur l’Exposition
— Grande fête à l'exposition. Dimanche 6 septembre, grand concours de beauté de costumes et de danses, entre les départements Bretons et Vendéens. Prix spéciaux à chaque département. Prix d'honneur. Le Concours de Beauté comportera des prix importants offerts par les principales maisons de Lorient. Le Concours de Costumes portera sur tous les costumes bretons et vendéens tant masculins que féminins et sera l'objet de prix distincts par sexe et par département. Le Concours de Danses, s'applique exclusivement aux dames et jeunes filles. Des prix spéciaux seront attribués aux danseuses de chaque département.
L’orchestre sera choisi parmi les meilleurs joueurs de binious du Finistère et du Morbihan.
Un orchestre italien fera danser des danses françaises. Enfin un prix d’honneurs auquel concourront les seules lauréates de chaque département sera décerné.


19 septembre 1903 — M. Nogent et sa musique des Sapeurs-Pompiers se laissent aller à jouer et chanter l’Internationale sur l’Exposition, poursuivant l’espièglerie jusqu’à bisser le morceau…
— Samedi soir, dans l'enceinte de l'Exposition où l'entrée était libre pour les syndiqués du port, une fête de nuit avait lieu à l'occasion du festival de musique qui a réuni, en tout et pour tout trois fanfares seulement. A cette fête, la musique municipale des sapeurs-pompiers de Lorient prêtait son concours. Quelle fut la stupéfaction de nombreux assistants, d'entendre, vers dix heures, cette musique, entonner l’Internationale, sous la direction de son chef. L'hymne révolutionnaire fut aussitôt chanté à plein gosier par un grand nombre d'ouvriers. Le morceau fut bissé. La musique municipale le joua deux fois, toujours avec accompagnement du choeur populaire. Plusieurs auditeurs qui, en manière de protestation, voulaient demander au café, à l'orchestre de la Tarentelle Napolitaine, de jouer la Marseillaise, n'osèrent pas donner suite à leur projet.

Lorient - La Place de la République et le Kiosque à musique de l’Exposition
Image

3, 4 et 5 octobre 1903 — Les concerts se poursuivent sur le Kiosque de l’Exposition pendant le concours agricole
— Le concours agricole organisé par l'exposition de Lorient prend tous les jours de plus en plus en plus l'importance d'un gros événement breton. On sait sur quel point il doit porter : la race bovine aura pour la représenter les plus beaux sujets amenés par les meilleurs éleveurs. La race chevaline a attiré l'attention des éleveurs les plus connus de la région. Nous ne parlerons pas des instruments agricoles, des appareils de laiterie, des appareils de cidrerie, des machines agricoles…
Ce soir, demain, dimanche et lundi, il y aura des fêtes variées à l’exposition.
Lundi, il y aura notamment une grande fête populaire organisée par la Fédération mutualiste lorientaise, avec le gracieux concours de toutes les sociétés locales, de la Tarentelle Napolitaine et de Buffalo.
A 8 heures du soir, grande retraite aux flambeaux par la musique des pompiers. Parcours : porte de Morbihan, rue du Morbihan, rue Paul Bert, rue des Fontaines, rue Française, rue du Finistère, rue Assemblée Nationale, place Ploemeur, Passerelle, rue Dupleix, rue Belle Fontaine, rue Carnot, rue Perrault, Exposition.
A 8 heures, concert instrumental par la Chambre syndicale des artistes musiciens de Lorient ; grand concert vocal par les sociétés lyriques les « Amis des arts et de la jeunesse lorientaise » dans leur répertoire ; pyramides, poses plastiques et mouvements d’ensemble par la société de gymnastique « Les Enfants de Lorient ».
Grandes sonneries de chasse par « Le Bien-Aller Lorientais Quimperlois ».
A dix heures du soir, Hymne de la Mutualité, chanté par un chœur sur le Kiosque.

15 novembre 1903 — Clôture de l’Exposition de la place de la République
— C'est dimanche prochain que sera close irrévocablement l'Exposition de Lorient. A cette occasion la direction se propose de donner une grande fête populaire dans les jardins et dans la grande galerie débarrassée de ses installations ; il y aura bataille de confettis et grand bal. A cinq heures précises aura lieu le tirage de la tombola qui comprendra plus de cent cinquante lots. Chaque visiteur aura droit moyennant vingt-cinq centimes, prix auquel l'entrée sera abaissée à un billet gratuit de cette tombola. Bien que contrariée par le mauvais temps, entravée par les troubles dont notre ville a été le théâtre, l’Exposition de Lorient restera dans le souvenir des Lorientais comme une leçon économique dont le commerce local aura pu retirer quelque profit. Il n'est pas douteux que si la journée de dimanche est, contre l'ordinaire, favorisée par un beau temps toute la population voudra avant qu'elle ne disparaisse, jeter en guise d'adieu un dernier coup d'oeil sur l'Exposition place de la République.

14 juillet 1904 — Nouvelle inauguration de la Statue de la République sur la place éponyme, après son rachat par la municipalité
— Après la revue. Sitôt le défilé, la foule s’est portée principalement sur l’ancienne place Rohan, où devait être inaugurée la statue de la République achetée par la municipalité à l’administration de l’Exposition de l’an dernier.
Pendant ce temps, l’amiral Melchior, en landau accompagné de ses aides de camp et des officiers d’ordonnance du général Doutreleau, officiers de chasseurs et de zouaves, précédé et suivi d’une escorte d’artillerie à cheval, regagnait la Préfecture maritime par la passerelle, la rue de la Patrie et la rue du Port.
Le bataillon de fusiliers-marins suivait à peu près la même route pendant que le 62e, à effectifs d’ailleurs très réduits, regagnait directement la caserne Bisson.
Les pompiers et l’artillerie coloniale se dirigeaient au contraire vers l’ancienne place Rohan, place de la République actuelle. M. le maire Talvas, entouré de ses adjoints, se plaça au pied de la statue, élégamment posée sur une colonne que cache une pyramide de terre arable déjà toute fleurie de géraniums et prononça un discours.
La foule s’est aussi pressée dans la matinée sur les quais où une flottille de trois torpilleurs était amarrée sous le commandement du lieutenant de vaisseau Le Goïc.

25 juin 1905 — Inauguration au rond-point du Morbihan, de la statue Jules Simon (reproduction en bronze de celle de la place de la Madeleine à Paris) : une des rares occasions de concert sur la place de la République. Le Kiosque est remis à neuf et le jardinet et sa statue de la république sont nettoyés à cette occasion
— Inauguration de la statue de Jules Simon. Samedi, 24 Juin, aura lieu une retraite aux flambeaux par la musique des Sapeurs-Pompiers et les tambours et clairons de la flotte. Départ de l'octroi de Calvin, à Kérentrech, à 8 h. ½ du soir.
Dimanche 25, 10 heures du matin, concerts sur la place Alsace-Lorraine par la musique du 62e régiment d’infanterie, sur la place de la République par la Musique des Sapeurs-Pompiers, sur la place de la Liberté par l’Harmonie Lorientaise.
A 10 h. ½, place de la République, choeur et formation du défilé des enfants des écoles communales se rendant à la place du Morbihan ; distribution de gâteaux.
A 11 heures, réception à la gare, de la famille et des membres du comité de la statue. A midi, à l'hôtel-de-Ville, déjeuner offert aux membres de la famille et au comité parisien.
A 2 heures, inauguration de la statue par M. Georges, secrétaire perpétuel de l'académie des sciences morales et politiques. A 3 heures, grande kermesse populaire sur les Glacis des remparts avec le concours des Sociétés lyriques, musicale et de gymnastique. Entrée libre. A 8 h. ½ retraite aux flambeaux par les musiques du 62e de ligne et des Sapeurs-Pompiers. Chars d'Artifices. Départ de l'Avenue de Merville, angle de la rue Ratier.
En prévision du concert qui sera donné place de la République, et du départ de cette place du cortège des enfants, on a remis à neuf le Kiosque à musique de cette place et on a nettoyé la statue en bronze qui se trouve à l’autre extrémité de la place ainsi que le jardinet qui l’entoure.
Les élèves des écoles primaires de garçons et de filles (ceux de la dernière classe exceptés) devront être sur la place de la République, le 25 juin, à neuf heures quarante-cinq du matin et se ranger ainsi qu'il suit entre le kiosque et la statue de la République, à l'intérieur de la deuxième rangée d'arbres :
1er Côté : 1° Ecole des garçons (Kerentrech). 2° Ecole des filles (Kerentrech). 3° Ecole des garçons (Merville). 4° Ecole des filles (Merville).
2e Côté : 5° Ecole primaire supérieure. 6° Ecole des garçons, (cours des Quais). 7° Ecole des filles, (rue de la Mairie). 8° Ecole des garçons, (rue Ducouëdic).
Après le premier morceau de musique, des drapeaux offerts par la Société d'Instruction seront distribués aux huit écoles. Pendant le deuxième morceau, les porteurs de drapeaux iront se placer des deux côtés de la statue, et les élèves faisant partie du choeur, viendront se ranger au pied du kiosque. Ensuite musique et choeur entonneront la Marseillaise. Aussitôt après, les chanteurs et les porte-drapeaux prendront place au milieu de leurs camarades et le défilé aura lieu en suivant l'itinéraire fixé par le Maire et dans l'ordre ci-dessus. Les élèves marcheront par rangées de huit. Arrivée à la place du Morbihan, la musique s'arrêtera à droite et jouera pendant le défilé.

Lorient - Inauguration de la statue de Jules Simon le 25 juin 1905, à l’occasion de laquelle un concert de la Musique des Sapeurs-Pompiers est donné sur le kiosque de la place de la République.
(Un des seuls clichés où apparaît la musique municipale des Sapeurs-Pompiers)
Image

12 octobre 1905 — Incendie sur les Chantiers Marcesche situés sur la place de la République
— Le feu aux Chantiers Marcesche. Dans la soirée d’hier, vers 8 heures ½, un incendie qui aurait pu avoir de très sérieuses conséquences, s’est déclaré dans le vaste chantier que possède dans la Nouvelle-Ville, la société Marcesche et Cie.
C’est l’usine à briquettes qui a été particulièrement éprouvée. Fort heureusement, une partie au moins du personnel se trouvait sur les lieux, ce qui a permis de n’avoir pas aujourd’hui un grave désastre à déplorer.
Il était 8 h. 15 quand le feu se déclara dans la partie de l’usine servant aux approvisionnements d’agglomérés, située en façade de la place de la République. Les flammes ne tardèrent pas à atteindre la toiture.
De toutes parts, les flammèches s’élevaient et s’abattaient dans le voisinage.
Courageusement, les employés et les ouvriers se mirent en devoir de combattre le fléau et d’en circonscrire le foyer, en attendant l’arrivée des pompiers. Ceux-ci survinrent d’ailleurs presque aussitôt sous la conduite du capitaine Herscher et des autres officiers. M. Herscher fit immédiatement brancher des tuyaux sur les conduites d’eau voisines. Des jets habilement dirigés par le sapeur Labrut et ses compagnons ne tardèrent pas à avoir raison des flammes.
Lorsque vers les 10 h., un piquet d’artillerie arriva au pas de gymnastique, tout danger était conjuré.
Les pertes éprouvées par la société Marcesche s’élèvent à environ 6.000 francs. Un transporteur, notamment, a été détruit, ce qui nécessitera un chômage de quelques jours. Ces dégâts sont couverts par des assurances à l’Urbaine et au Phénix.

28 août 1908 — Programme du dernier concert exécuté sur le Kiosque à musique de la place de la République
Musique des sapeurs-pompiers, programme du 28 août 1908, place de la République, à 8 heures ¼.
1. L’Annécien, pas redoublé. Théret. — 2. Les Brigands, ouverture. Frans von Suppé. — 3. Câline, grande valse. Penouille. — 4. Le voyage de Suzette, fantaisie. Vasseur. — 5. Sous la Feuillée, polka pour ocarina. Dours.

1er septembre 1908 — Compte-rendu du premier concert de quartier qui sera le dernier concert sur le Kiosque à musique
— Notre vaillante musique des sapeurs- pompiers a donné vendredi son premier concert de quartier pour répondre à un voeu émis à la dernière séance du conseil municipal. Dire que ce concert a obtenu un plein succès serait certainement exagéré. Si nos braves sapeurs-musiciens se sont fait applaudir après l'exécution de l'ouverture des Brigands de Suppé et de la fantaisie sur le Voyage de Suzette ; si des bravos encore plus chaleureux soulignèrent les dernières mesures d'une polka pour ocarina, interprétée par M. Le Bouédec, par contre ce public si enthousiaste, était cependant clairsemé. Quant à l'éclairage, il faisait défaut. De l'avis général, la place de la République ne se prête plus, à cette époque de l'année, à un concert nocturne. Le kiosque qui tombe de vétusté, déplore aussi l'absence de bec de gaz. C’est pour ainsi dire dans les ténèbres qu’il fallait se promener vendredi soir et courir le risque de sentir à chaque pas les pieds du voisin.
L’administration municipale avait pourtant mobilisé une vingtaine de pompiers armés de flambeaux, mais cet éclairage rudimentaire dut encore, ce soir-là, essuyer l’assaut d’un vent qui soufflait, certes avec exagération.
Bref, nos braves musiciens, peu satisfaits, durent faire des prodiges artistiques pour ne pas lancer de fausses notes et donner le vol à quelques canards intempestifs. Plus d'une fois le bâton de leur chef et la musique de leur carton disparurent à leurs yeux !
Il faudra se résigner à remettre cette tentative à l’année prochaine, lorsque les jours seront plus longs et la température moins maussade. Mieux vaut encore, en septembre, la place Alsace-Lorraioe et son kiosque si déplorable au point de vue de l'acoustique, que la place de la République avec son kiosque en ruines et son gazon jauni.

3 septembre 1908 — Discussion du Conseil municipal qui a précédé le vote de la suppression du Kiosque à musique de la place de la République
— Cette fois, gare au fameux kiosque de la Place de la République. Le rapporteur ne mâche pas châtaignes : « Le kiosque à musique existant sur la place de la République est dans un état de vétusté tel qu'une réfection complète s’imposerait si l’on voulait maintenir un kiosque sur cette place. Ce remplacement serait très coûteux et il n’est pas démontré que les concerts qu’on y donnerait seraient bien suivis. Il faudrait du reste y installer l’éclairage et pas suite, des conduites coûteuses. La Commission propose donc de prononcer purement et simplement l’enlèvement de ce kiosque ».
Le concert donné sur ce kiosque la semaine dernière, n’a pas été, en effet, des plus réussis, non faute des musiciens, mais faute d’auditeurs assez compacts. « C’était pitoyable ! » dit un conseiller. M. Penvern reconnaît bien l’état de vétusté de ce kiosque, mais ajoute que l’on ne doit pas priver de musique tout un quartier.
M. Le Grand rappelle les vœux proférés au sein du Conseil au sujet de concerts à donner dans les quartiers. Après l’essai d’un concert nocturne place de la République, il vaudrait mieux, pense-t-il, donner des concerts de jour.
M. Mansion. Je crois que l’avis des habitants du quartier est favorable à l’enlèvement de ce kiosque, les gamins enlèvent les planches une à une, et il est probable que le kiosque n’existera plus à la fin de l’hiver.
M. Le Mestric. La Commission dit tout simplement que ce kiosque devrait disparaître.
M. Le Grand. Tout aussi bien que la Statue de la République qui lui fait face. Cette place est abandonnée, l’herbe y pousse partout. Toutefois kiosque et statue ne gênent personne.
M. le maire. M. Le Mestric, vous maintenez votre proposition pour la disparition du kiosque ?
M. Le Mestric. Absolument.
M. le maire. Vous êtes cruel !
M. Grall. J’ajoute même que l’on devrait vendre ce terrain.
Après ce court débat, le Conseil adopte, à mains levées, la suppression du kiosque.

Lorient - Place de la République, Nouvelle-Ville
Image

6 mai 1921 — Etat de la Place de la République après sa transformation, pendant les quatre années de guerre, en une immense écurie occupée par les centaines de chevaux de l’artillerie
— La place de la République. Inutile de rappeler en quel état déplorable se trouve depuis la guerre, la place la plus importante de la Nouvelle-Ville qui, occupée par les baraquements du 29e d’artillerie, n’a jamais été remise en état.
Une maison d’exportation demandait la location pour une durée de cinq années, d’une portion de terrain près de la rue Perrault pour y créer un dépôt, soit de poteaux de mine à ciel ouvert, soit de charbon sous hangars clos.
M. Guiet lit un rapport qu’il a établi et concluant au rejet de la demande car les habitants de la place et de ses environs sont déjà assez gênés par les maisons de charbon et de bois voisines, dont ils voudraient bien voir l’émigration vers Kergroise et La Perrière. En tout cas, si la place de la République devait être occupée, ce devrait bien plutôt être par des baraquements dans lesquelles on pourrait loger tant de familles victimes de la crise du logement.
La question de la location, mise aux voix, est repoussée
Classement : 10.53%
Répondre

Retourner vers « Autres thèmes »