Kiosques à Musique

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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 9 janv. 2018 16:48

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Kiosques à musique de A à E
Kiosques à musique de F à L
Kiosques classés par Départements
Kiosques à Musique — Petits Plus

HENDAYE - Place de la République et le Kiosque de Musique
(PYRÉNÉES-ATLANTIQUES)
Lors des violents combats franco-espagnols d'avril 1793, la petite cité d'Hendaye, bombardée et incendiée, est quasiment anéantie. Il ne subsiste qu'une trentaine de maisons sur les deux cents foyers qu'elle comptait auparavant. L'Eglise Saint-Vincent, construite entre 1598 et 1617, qui fait également partie des victimes, n'est rouverte au culte qu'en 1807.
Les années suivantes voient les hendaiars revenir s'installer dans la ville et la relever lentement de ses ruines.
Le premier étage du clocher de l'église sert de mairie et d'école jusqu'en 1836, date à laquelle ledit clocher est frappé et endommagé par la foudre. Les réunions municipales vont alors se tenir dans la maison Imatz, Grand-Hôtel fondé en 1830, situé en face de l'église, sur la Place. La Place, appelée également Place de l'Eglise ou Place du Marché deviendra ultérieurement la Place de la République. Une fois les désordres de l'Eglise réparés, le conseil municipal reprend ses quartiers en haut du clocher pour tenir ses réunions, jusqu'à un nouvel incendie en 1865, à partir duquel, la municipalité aménage une mairie pour une vingtaine d'années.

Plan d'Hendaye en 1831
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Sur le terrain adjacent au Grand-Hôtel Imatz de la Place, faisant angle avec la rue de la Liberté, l'indispensable Jeu de paume est installé avec son mur de rebot. En 1884, la municipalité décide de faire édifier à cet emplacement, sa nouvelle mairie faisant également office d'école de garçons ; un nouveau rebot est érigé dans l’allée d’Irandatz.
La Place est le lieu d'activité permanent du bourg ponctué par les offices très suivis et respectés de l'Eglise Saint-Vincent, par le coloré et animé marché hebdomadaire du mercredi et par les grandes fêtes basquaises célébrées notamment à l'occasion de la Bichincho attirant une foule considérable dont Pierre Loti, hendaiar d'adoption, s'est fait le chantre.(1)

Hendaye - Eglise Saint-Vincent et la Place du Marché — Mairie-école et église, emplacement futur Kiosque en face
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Qui dit fêtes dit musiques et, à Hendaye, elles ne sont pas les dernières à faire parler d'elles. Deux fanfares sont en guerre ouverte dès 1878 sur la ville : la Fanfare municipale la Basquaise protégée par les édiles et la Lyre Hendayaise, fanfare d'obédience catholique, rattachée à l'église Saint-Vincent, dont le desservant, Alphonse Durruty, n'a franchement pas les faveurs des élus locaux. (2)

En 1881, la Fanfare d'Hendaye est à nouveau l'objet d'attaques municipales ! A la suite des répétitions un peu tapageuse qu'elle exécute au premier étage d'une maison inoccupée et louée par elle, Clément Hapet, Jean-Baptiste Hirigoyen et autres sont convoqués par le Tribunal de Police, le 7 janvier 1882, pour trouble de la tranquillité nocturne et condamnés à 1 franc d'amende. L'affaire arrive jusqu'en cour de Cassation le 5 mai 1882 où la Fanfare s'en sort avec les honneurs, le juge considérant que les musiciens jouant avant dix heures du soir, fenêtres fermées,
le bruit provenant du jeu des instruments de musique, au cours de cette répétition n'était pas de nature à troubler et, en réalité, n'avait pas troublé la tranquillité des habitants.

En 1902-1904, la municipalité fait édifier un premier Kiosque à musique, au milieu de la Place, face à la mairie. Constitué de bois, sans couverture, le garde corps et les parements du soubassement sont recouverts de lattes de bois en croisillons.

Hendaye - La Place et son premier kiosque en bois
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Peu après, la Lyre hendayaise, fait édifier son propre Kiosque à musique, en bois, sur les Allées. Une petite cabane surélevée sur quatre piliers est précédée de ce kiosque carré entouré d'une balustrade de bois découpé où la Fanfare vient jouer tous les dimanches.

Hendaye - Kiosque de la Lyre Hendayaise
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En 1908, la Musique municipale laïque obtient enfin un vrai Kiosque à musique, construit sur le même emplacement que l'ancien, face à la Mairie. De forme carrée aux coins coupés, il est bâti en pierre, servi par une volée de cinq marches et entouré d'une rambarde en fer forgé. Une toiture en zinc lui sera adjointe seulement en 1928.

Hendaye - Place de la République, Kiosque et mairie à droite — Mairie, Ecoles et Kiosque à musique sur la Place
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Le Kiosque en bois de la Lyre a été supprimé à une date indéterminée ; celui de la Place de la République, quant à lui, a résisté jusqu'en 1964, date à laquelle, ladite Place qui était piétonnière est, à l'inverse des autres, devenue voie de passage, nécessitant la suppression du Kiosque qui était situé au mitan de la route. Son transfert n'a jamais été envisagé, la destruction est tellement plus aisée !
La Mairie a été transformée en hôtel des impôts, et un nouvel Hôtel de ville a été construit en face.
Kiosque supprimé.

voir ici, Place de la République, sans kiosque, devant l'ancienne Mairie l'hôtel des impôts, aujourd'hui.
Eglise Saint-Vincent et vue intérieure de l'édifice. (1/2) (2/2)
Fêtes d'Hendaye devant l'Eglise et le nouvel Hôtel de ville (février 2015).(1/3) (2/3) (3/3)

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publié par JeanMarc Mar 9 Jan 2018 15:55

9 janvier 1890 — La Fanfare la Basquaise enchaîne les concerts sur la Place pendant trois jours, durant les Fêtes hendayaises de Bichincho.
— On écrit de Hendaye : Nos fêtes de Bichincho se sont terminées mardi soir au milieu de l'allégresse générale. Et, une fois de plus, le vénéré patron de Hendaye a réalisé le tour de force de nous donner trois merveilleuses journées d'été en plein hiver.
Bravant l'influenza et son cortège, les inimitables danseurs des deux rives de la Bidassoa ont fait assaut pendant trois jours d'élégance et de souplesse. Et pendant trois jours aussi un ordre admirable n'a cessé de régner au milieu de l'animation extraordinaire qui semble être à Hendaye l'apanage exclusif des fêtes de Bichincho.
La Société basquaise, dont la souscription a été ouverte, cette année, par notre éminent compatriote, M. Antoine d'Abbadie, membre de l'Institut et conseiller municipal de Hendaye, s'est fait entendre durant les trois jours, sur la place communale, aux applaudissements de la foule massée devant son balcon, et nous croyons pouvoir dire, sans offenser la modestie de son savant chef, M. Pierre Curutchet, que certains morceaux exécutés sous sa direction, pendant les journées du dimanche et du lundi, lui ont valu une véritable ovation.
M. le Maire de Hendaye a prêté, comme l'an dernier, son bienveillant concours à la fête, et il a pu constater, une fois de plus, à notre satisfaction, que la fête de Bichincho, si chère à tous les Basques, bat aujourd'hui dans tous les cœurs.
Nous ne savons pas à quel saint du calendrier correspond le vénéré Bichincho.

26 août 1912 — La lutte fratricide des Fanfares hendayaises continue...
— Musique républicaine démocratique. Les baigneurs et les touristes qui fréquentent la jolie plage d'Hendaye apprendront avec plaisir que la municipalité, ne reculant devant aucun sacrifice, a décidé la création d'une musique républicaine démocratique.
Il y bien déjà, en effet, une musique à Hendaye ; mais, lorsque l'on assistait à un de ses concerts, une oreille un peu avertie ne pouvait manquer de s'apercevoir, dès les premières notes : Oh ! oh ! Voici qui sent le Syllabus !
Et il n'était pas besoin d'attendre l'allégro final pour démêler, à travers l'éclat des cuivres et entre deux soli de clarinette, quelque louche manoeuvre des réactionnaires et la ténébreuse influence de la Congrégation.
Fort heureusement, tout cela va cesser, et les amateurs pourront prochainement satisfaire à leur goût d'harmonie sans rien avoir à renier de leurs opinions radicales.
Un avis affiché à la porte de la mairie vient, je le répète, d'informer la population hendayaise qu'une musique municipale républicaine démocratique est en voie de formation.
Mais, comme on peut être un excellent républicain démocrate sans, pour cela, jouer d'aucun instrument ni même posséder les moindres éléments de solfège, les républicains démocrates de la ville d'Hendaye sont informés, par le même avis, que des cours de musique gratuits seront faits deux fois la semaine par le secrétaire de la mairie.
Des cours républicains démocratiques, évidemment ; car j'imagine que ce secrétaire de la mairie ne va pas s'amuser à parler aux démocrates conscients de blanches et de noires : — des rouges, rien que des rouges, sinon ce ne serait pas la peine...
Aussi bien, l'important, — par quoi la municipalité entend bien que sa musique se distingue de l'ancienne, — ce n'est pas tant d'avoir des musiciens qui sachent la musique, c'est avant tout, n'est-ce pas, qu'ils soient bien pénétrés des idées républicaines démocratiques.
— Que pensez-vous de l'impôt sur le revenu ? demandera le secrétaire de la mairie au futur trombone.
El s'il arrive que le piston fasse un couac ou que la petite flûte ne parle pas en mesure, ce sera une grande consolation de penser que ça ne les empêche pas de connaître à fond la question des retraites ouvrières et d'être prêts à verser tous leurs sous contre la représentation proportionnelle.
(Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain (1872-1934). Fiches d'histoire contemporaine, 1912)

Hendaye - Place de la République, Eglise et Kiosque couvert — Kiosque à musique et sa couverture
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(1) Si Pierre Loti (1850-1923) décrit les Basques comme un petit peuple qui danse au sommet des Pyrénées, en bas de celles-ci, à Hendaye, on n'en danse pas moins. Certes les danses évoluent et changent, mais la Bichincho hendayaise traverse les siècles sans perdre de sa vigueur et Loti en témoigne, lui qui est venu s'installer à Hendaye en 1891 dans une petite maison prise en location, qu'il a ensuite acquise en 1903, y réalisant de gros travaux et y séjournant ponctuellement jusqu'à son décès. (voir ici, la demeure de Pierre Loti à Hendaye, aujourd'hui)

Dimanche d'Hiver. (Nouvelle de Pierre Loti, janvier 1899, extraite de « Figures et choses qui passaient »)
Où dansera-t-on le plus aujourd'hui ? Je dis le plus, car on dansera sans doute partout, comme chaque dimanche.
A Hendaye, à Behobie, à Behobia, à Irun ou à Fontarabie, c'est toujours fête, au son des musiquettes locales, dans l'un quelconque de ces petits pays sans cesse voisinant. Et les garçons, les filles, courent de l'un à l'autre, passent et repassent la frontière, se dépêchant, allongeant leur pas de montagnard, pour ne rien perdre. Vois-tu, mon cher Tamboul, c'est à ce point qu'un écrivain du siècle dernier — (combien je regrette de ne pouvoir te dire lequel ! mais tu sais que j'ai toujours manqué d'érudition ; je crois bien pourtant que c'était M. de Voltaire) — a défini les Basques : un petit peuple qui danse au sommet des Pyrénées.
Donc, rebroussons chemin vite et prenons le vent pour savoir d'où viennent aujourd'hui les musiques.
Nous revoici dans Hendaye, où la gaie fanfare entonne, avec des notes un peu à côté parfois, un air de fandango.
— Hélas! sur la rive française, on en danse de moins en moins, des fandangos, depuis sept ans que j'y habite ; cela s'en va, remplacé par les fades mazurques ou les quadrilles de barrière. — Puisque la fanfare prélude, c'est que ce sera ici même, presque chez nous, aujourd'hui, le principal centre du plaisir ; alors, il n'y a pas à hésiter,
nous devons prendre la route d'Espagne pour croiser ainsi la foule des petites danseuses qui vont se dépêcher d'arriver de là-bas... Tiens ! sur cette place d'Hendaye, des chevaux de bois qui tournent ! Un reste de dimanche dernier, qui était la Saint-Bichincho, la fête d'ici. Vive émotion chez Tamboul, qui n'a jamais vu ces machines-là de si près ; oreilles subitement dressées, velléités de pointer... Mais non, cependant... « Après tout, se dit-il en lui-même, puisqu'il y a tant de monde autour, ça ne doit pas être bien dangereux. Passons, et prenons la chose gaîment au contraire. » Et il passe, très émoustillé, sautillant en cadence, sur un air de valse que l'orgue de Barbarie lui joue.

(2) Alphonse Durruty et ses musiciens ne s'en laissent pas conter par la municipalité.
Les 11 et 22 juin 1879, Jean-Baptiste Ansoborlo, maire de 1876 à 1888, publie un arrêté interdisant à Alphonse Durruty et à ses musiciens les sieurs Paul Imatz, Jean-Pierre Bouchoo, Benoist Ithurria, Charles Lafosse, Joseph Michelena et Alphonse Barrieu, de jouer sur la voie publique, et plus particulièrement lors d'une procession organisée dans les rues d'Hendaye pour le 22 juin.
Durruty qui ne se laisse pas intimider, saisit tous les recours et instances possibles : le Préfet des Basses-Pyrénées le 24 juillet, l'Evêque de Bayonne le 14 août, le Ministère de l'intérieur et des cultes le 28 novembre et enfin le Conseil d'Etat le 29 novembre. Peine perdue, le pauvre Durruty voit ses demandes rejetées en date du 26 janvier 1880, le Conseil d'Etat considérant que les décisions du maire ne présentent pas d'abus administratif, n'ayant fait qu'user légitimement de son droit de police.

Les Fêtes à Hendaye, cavalcade.(1/4) (2/4) (3/4) (4/4)
Danses sur la Place d'Hendaye (août 2014). (1/4) (2/4) (3/4) (4/4)

Formations musicales actives à Hendaye en 1895-1900 :
Fanfare municipale la Basquaise, dirigée par Pierre Curutchet avec ses 20 musiciens.
Fanfare la Lyre hendayaise, dirigée par Joseph Octo, 35 musiciens
Classement : 16.67%
 

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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 12 janv. 2018 09:19

HÉNIN-LIÉTARD - La Place de la République et la Poste en 1928
(PAS DE CALAIS)
Durant le XIe siècle, des remparts munis de cinq portes et de plusieurs tourelles sont bâtis tout autour de la ville, entourés de larges fossés remplis d'eau.
En 1297, à la suite d'échauffourées avec le comte de Flandres, Hénin-Liétard est pillé, incendié et ruiné. Les murs d'enceinte sont démantelés et finalement détruits en 1302 ; seuls les fossés restent en place, dans lesquels, il est interdit aux pelletiers de laver peaux et laine, sous peine de cinq sols d'amende.
L'invasion houillère héninoise à partir de 1851 et la poussée démographique qui en est la conséquence (3.000 habitants en 1850, 14.000 en 1900), vont rapidement combler les zones inoccupées.

Plusieurs marchés sont tenus sur Hénin-Liétard, tout d'abord, seulement les vendredis. Jusqu'en 1864, ils ont lieu sur la Petite Place (place Jean-Jaurès) puis sur la Grande Place (place Carnot).
Comme pour une majorité de communes, la création de nouvelles foires relève de l'exploit, compte tenu des difficultés administratives que cela engendre. En dépit des oppositions d'Arras, de Béthune et de Carvin, Hénin-Liétard obtient, en 1842, l'autorisation d'organiser deux foires annuelles tenues les deuxièmes vendredis de février et de novembre.

Plan de Hénin-Liétard en 1826
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Les fêtes ne manquent pas à Hénin-Liétard. Elles sont l'héritage des ducasses et kermesses qui y sont attestées, dès 1500, célébrées le 3e dimanche de septembre. En 1559, lors du cortège de chars se déroulant à travers la ville, les acteurs sont affublés d'accoustrements et travestissements que le sieur Adrien Cuigniet est chargé d'aller quérir à Douai, moyennant vingt et un pattars. De son côté, Jan Locquier le jeune a pour mission de ramener l'effigie de quatre enffants de bois pour les nourrices jouantes à ladite procession. Il en coûte en outre soixante pattars pour les joueurs musiciens ayant participé au cortège.
Les nombreuses formations héninoises donnent leurs concerts sur la Grande place Carnot, sur la petite Place mais également, dès les années 1880, sur les emplacements stratégiques d'Hénin-Liétard où sont installés des Kiosques à musique provisoires, lors des ducasses, des festivals et concours musicaux et autres fêtes nationales. Les sociétés, telles l'Harmonie de l'Industrie et du Commerce, forte de plus de cent musiciens ou encore l'Orphéon et harmonie des Mines de Dourges, ne dédaignent pas de venir démontrer leur talent dans tout le Pas-de-Calais, le Nord ou la Somme et même de pousser jusqu'en Belgique ou en Suisse.

Le 28 février 1906, la municipalité d'Hénin-Liétard, emmenée par Léon Pruvot (1869-1937), maire de 1904 à 1919, décide d'acheter une pièce de terre dite
le Grand Terrain, longue de 110 mètres et large de 45 mètres, s'étendant de la rue de l'Abbaye, qui longeait les anciens fossés de la ville, jusqu'à la rue Monpanché (Montpencher). Le Grand Terrain, en friche, accueillait jusqu'à cette date une partie des baraques et activités foraines lors des ducasses. Le propriétaire actuel, M. Peugniez, accepte de céder son bien pour 75.000 francs. Le Conseil municipal vote dans le même temps le principe d'un emprunt de cent mille francs destiné à cette acquisition, aux frais d'aménagement de ce terrain en Place publique et à l'édification d'un Kiosque à musique sur celle-ci. Une nouvelle taxe sur les alcools vendus à Hénin-Liétard est en outre instituée, permettant, selon Léon Pruvot, de ne pas augmenter les charges des contribuables.
Le 9 avril 1906, le conseil municipal est réuni pour choisir entre les différents projets relatifs au futur Kiosque à musique : c'est l'entrepreneur Auguste Cassoret de Saint-Sauveur-les-Arras qui, pour un budget de 12.000 francs, est chargé de sa construction au centre de la nouvelle Place dénommée place de la République, ... juste avant que Cassoret ne se déclare en faillite en février 1908...

Lors de la même séance du 9 avril 1906, le maire annonce que les travaux de terrassement et de nivellement de la nouvelle Place, que l'agent-voyer Fournier a chiffrés à neuf mille francs, sont déjà commencés ; le Conseil municipal décide de réserver une bande de terrain tout au long de la nouvelle Place, dont une partie est destinée à faire bâtir un nouvel Hôtel des Postes, la seconde partie, d'environ 1.500 m², étant morcelée en treize lots à vendre pour être construits.
Les travaux d'aménagement de la Place de la République — fourniture et pose sur massif de béton des bordures de trottoirs en granit, établissement des caniveaux pavés longeant les bordures, fourniture de porphyres et de sable graveleux — sont adjugés le 22 juin 1906, pour 7.264 francs 25, à Mme Rinquin-Derond, de Béthune, qui consent un rabais de un pour cent sur le devis initial.

L'affaire du Kiosque à musique ne traîne pas en longueur puisqu'il est inauguré le dimanche 12 août 1906 ; à cette occasion toutes les musiques d'Hénin Liétard y vont de leurs concerts, se succédant sans discontinuer de quatre heures jusqu'à minuit.
De forme octogonale, le Kiosque de la place de la République est érigé sur un soubassement doté d'une cave ; son garde corps est en fer forgé ; ses colonnes en fonte supportent sa toiture en zinc ornée sur son pourtour de ciselures en fer forgé, surmontée d'une lyre ; une grille de protection est disposée à un mètre tout autour du monument ; d'un diamètre de neuf mètres cinquante,
110 musiciens peuvent aisément y prendre place.

Hénin-Liétard - Kiosque sur la Place de la République
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Le 24 septembre 1906, comme la municipalité l'avait programmé lors de l'acquisition du Grand Terrain auprès de M. Peugniez, a lieu la mise en vente de treize lots pris sur la bande de terrain allant de la rue Montpenché à la rue de l'Abbaye, longeant la place de la République, laissant l'emplacement nécessaire à la future construction de l'Hôtel des Postes. Maître Butruille, notaire, est chargé de trouver preneur pour ces 14 ares et 16 centiares, au prix de 53.300 francs. Seuls trois lots trouvent preneurs ce jour-là : le premier est adjugé à Alphonse Lemire pour 2400 francs, le suivant à M. Peugniez-Bécu pour 4000 francs et enfin le dernier au prix de 4700 francs à M. Alphonse Théry. Les dix lots non vendus mettront plusieurs années à trouver preneur.

L'architecte Cailleaux est chargé, en février 1907, d'établir les plans et devis du futur Hôtel des Postes, d'une dimension arrêtée à onze mètres de longueur. La municipalité prévoit d'y consacrer 30.000 francs et de le louer ensuite à l'administration des postes à raison de 1.600 francs annuel, assorti d'un bail de dix-huit ans. Le 7 mai 1907, on procède à l'adjudication de la construction de l'Hôtel qui est attribuée au seul entrepreneur à s'être présenté, M. Jean-Baptiste Crépin-Chevalier d'Hénin-Liétard qui consent tout de même un rabais de 5% sur le budget initial.
Lors de la première semaine d'octobre 1907, l'ancien bureau des Postes du 30 de la rue Elie Gruyelle ferme ses portes ; les services des postes, télégraphe et téléphone sont transférés dans le nouvel Hôtel des Postes flambant neuf, de style renaissance, face au Kiosque à musique de la place de la République.

Dès l'inauguration du Kiosque les concerts ont lieu essentiellement sur la place de La République. Les Ducasses sont partagées entre les trois places héninoises, Carnot, petite Place et République ; les marchés du mardi et vendredi font de même.


Hénin-Liétard - Place de la République, jour de marché et Kiosque, avant et après guerre
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Le 3 octobre 1914, les uhlans occupent Hénin Liétard. Les onze mille habitants héninois sont totalement évacués entre les 26, 27 et 28 avril 1917, emmenés dans la région de Wavre en Belgique, dans des wagons à bestiaux. La Ville est alors dévastée et en grande partie ruinée par les allemands qui s'enfuient en octobre 1918.
La Mairie et l'Eglise Saint-Martin sont rasées de même que 700 autres immeubles, la façade de l'Hôtel des Postes ne tient plus que par un fil, l'arrière ayant disparu, le Kiosque à musique est sérieusement endommagé.

En 1928, l'Hôtel des Postes est reconstruit, sans son campanile. Le Kiosque à musique est, de son côté, remis en état.
A la fin des années 1950, la place de la République est "rénovée" : le Kiosque à musique est rasé, criminel qu'il est d'exister encore, les arbres passent à la tronçonneuse, on a trop d'oxygène, et enfin des places de parking sont créées...
En 1971, Hénin-Liétard fusionne avec Beaumont-en-Artois donnant naissance à Hénin-Beaumont.
Kiosque supprimé.

voir ici Place de la République de Hénin-Beaumont sans son kiosque, aujourd'hui.(1/2) (2/2)

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publié par JeanMarc Jeu 11 Jan 2018 13:09

17 février 1861 — Fête des arbalétriers à Hénin-Liétard, accompagnés de leur musique
— On nous écrit d'Hénin-Liétard : lundi dernier a eu lieu la fête des arbalétriers (société dite la Joyeuse). Dès le matin les arbalétriers accompagnés de leur excellente musique, se sont rendus au lieu ordinaire de leurs réunions, rue de Lens. Après une courte pause, ils ont continué leur marche dans les principales rues; en tête un individu, taillé en Bucéphale, amusait la fouie par ses évolutions grotesques. A midi, une salle improvisée et décorée avec goût réunissait plus de 50 convives ; quelques personnes des plus notables du pays assistaient à ce banquet, où la bonne harmonie n'a pas un seul instant cessé de régner. M. Tournant, surtout, a beaucoup égayé la réunion par ses chansonnettes, ainsi que M. C... qui a bien voulu chanter quelques romances dont il est l'auteur.
Un bal des plus brillants, qui s'est prolongé bien avant dans la nuit, grâce à la permission de M. le Maire, a terminé cette belle journée.


4 octobre 1861 — Fête communale de Hénin-Liétard
— Hénin-Liétard. Plusieurs jeunes gens de notre localité avaient eu l'heureuse idée d'organiser, pour notre fête communale, le mois dernier, une soirée musicale suivie d'un bal. Cette soirée a été des plus brillantes. La vaste salle disposée à cet effet était remplie d'une foule nombreuse et choisie venue de notre chef-lieu de département, des villes voisines, et voire même de l'étranger. Nos jeunes gens, avec leur galanterie habituelle, ont procuré à leurs danseuses (qui pour la plupart étaient charmantes) tous les agréments qu'elles attendaient.
Grâce au succès obtenu, il a été décidé qu'une soirée du même genre serait organisée pour le mois de novembre, à la Sainte-Catherine. Nous ne pouvons qu'applaudir à cette décision, et nous souhaitons à notre jeunesse des résultats toujours aussi satisfaisants.

18 juin 1882 — Concours musical à Hénin-Liétard
— L'Harmonie Hiroux-Dupont de Sains-du-Nord, 2e division, 1re section, prendra part dimanche prochain, 18 juin, au concours de musique qui aura lieu à Hénin-Liétard (Pas-de-Calais). Nous souhaitons bonne chance à notre voisine.

21 septembre 1893 — Si les régiments sont nombreux dans le Pas-de-Calais, et notamment à Hénin-Liétard, ce n'est pas pour y démontrer leurs talents musicaux !
Quelques renseignements sur les emplacements affectés aux troupes envoyées pour la grève et dont le quartier général est à Lens :
A Hénin-Liétard, un bataillon du 33e de ligne ; à Lens, un bataillon du 110e ; à Liévin, une compagnie du 8e ; plusieurs compagnies réparties entre Billy-Montigny, Bully-Grenay, Carvin ; à Harnes, un escadron du 19e chasseurs à cheval ; à Avions, un autre bataillon de chasseurs ; à Houdain, un escadron du 21e dragons ; à Bruay, deux compagnies du 33e ; à Auchel et Nœux également une compagnie du 33e.

A défaut d'un kiosque à musique, les musiciens héninois donnent leurs concerts sur la Grande place Carnot ou sur la Petite Place
4 septembre 1898 Concert de la Musique Municipale. L'Harmonie municipale d'Hénin-Liétard donnera dimanche prochain 4 septembre, un grand concert sur la Place. Ce concert commencera à quatre heures précises. En voici le programme : 1. Retraite croate. Gabriel Marie. — 2. Ouverture de Jubel. Flotow. — 3. Concerto pour trombone. Roussel. — 4. Sélection sur Mignon. Ambroise Thomas. — 5. La Chanson des Nids, fantaisie polka pour petite flûte et deux clarinettes. Buot.
Des chaises seront réservées dans une enceinte aux familles des membres actifs et honoraires.
La Musique du 127e de ligne prêtera sans doute son concours à ce concert. Le Directeur, A. Vanduick.

18 juin 1899 — La Musique municipale donnera dimanche 18 Juin, à quatre heures du soir, sur la Place Sadi-Carnot, un concert dont voici le programme : Marche des Preux. Houziaux. — Cadet Gentilhomme, fantaisie. E. Roux. — Ouverture de Phèdre. Massenet. — La Cigale, valse. Houziaux. Le Directeur, A. Vanduick.
24 septembre 1899 — Place Sadi-Carnot, à quatre heures du soir, grand concert donné par la Musique municipale. Programme : Dunkerque, marche. Houziaux. — Marche aux Flambeaux. Delannoy. — Haydée, fantaisie. Auber. — Sélection sur Mignon. A.Thomas. — L'Aubépine, valse. C. Dorni.
3 juin 1900 — La Musique municipale donnera le dimanche 10 juin, de 4 heures ½ à 6 heures du soir, un concert sur la place Carnot. En voici le programme : Le Diable sur terre, marche (Suppé). — Odette, ouverture (A. Richart). — Franco-Russe, valse (Beaumont). — Saragosse, fantaisie espagnole (Jonghers). — L’Armida, fantaisie pour petite clarinette. Soliste : M. C. Willeferl (Boué). — Le bout du Monde, mazurka (Leroux).
5 août 1900 — Hénin Liétard. Grand Concert. Le dimanche 5 août, à 6 heures du soir, sur la place Sadi-Carnot, aura lieu un grand concert, donné par l'Orphéon des Mines de Dourges, avec le gracieux concours de la société « Les Trompettes. » En voici le programme :
Première partie : Allegro. Trompettes. — Hymne au Drapeau. — Patrie ! Orphéon. — Les Cavaliers du Caucase. Trompettes.
Deuxième partie : Marche Française, Les Boërs, fantaisie de J.Crépin, et Fantaisie pour 4 Trompettes. Trompettes. — Les Paysans, Gaule et France et la Marseillaise. Orphéon.

22 juillet 1900 — Description de l'habillement des Trompettes lors de l'adjudication de celui-ci
— L'habillement des Trompettes d'Hénin Liétard. Vendredi matin à la Mairie, a eu lieu l'adjudication pour l'habillement des Trompettes. Le modèle soumis se rapportant beaucoup à celui de la garde républicaine, comporte le pantalon en drap bleu gendarme avec bandes noires, la tunique drap bleu foncé avec lyre sur manches, col musicien, aiguillettes rouge et or, et le képi drap bleu foncé, forme demi-saumur, lyre, bride et soutache or, plumet en plumes de coq.
La mise à prix pour 40 costumes : 54 francs était de 2.160 francs. M. Boutry, de Lille, seul soumissionnaire a été déclaré adjudicataire avec un rabais de 3,12%.

Hénin-Liétard - Fanfare La Prolétarienne — La Prolétarienne des Mineurs
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23 juin 1901 — Programme du festival musical d'Hénin-Liétard
— Demandez le programme ! Les sociétés seront reçues et amenées à l'Hôtel-de-Ville de dix heures à une heure par Messieurs les instituteurs pour trinquer.
Le défilé parcourra les principales rues de la ville. En tête du défilé on verra : Les tambours et clairons des Sapeurs-Pompiers d'Hénin, la Musique Municipale d'Hénin, et les Sapeurs-Pompiers d'Henin ; puis, vers le milieu, l'Harmonie de l'Industrie et du Commerce, entre une musique de la Sarthe et une de la Suisse ; plus loin l’Harmonie des mines de Drocourt ; puis plus loin... à la fin, les Trompettes d'Hénin-Lietard, un détachement des Sapeurs-Pompiers, et en arrière-garde, plus loin, très loin, fort loin... la Musique Libre qui, en sa qualité de société subventionnée, doit mériter son allocation.
Le défilé suivra l’itinéraire suivant, si nos renseignements sont bien exacts : Rues de Rouvroy, Notre-Dame-de-Grâces, Napoléon, Bon-Secours, des Anges, Elie Gruyelle, Hénocq, Saint-Roch, Hanovre, des Vaches, de l'Abbaye, Petite Place, Grande Place.
Après la dislocation, les sociétés se rendront à leurs kiosques respectifs.
La Fanfare Municipale jouera sur le kiosque de la Grand’Place, l'Harmonie des Mines de Drocourt, sur le kiosque de la rue de l‘Abbaye, à Saint-Joseph. Une difficulté a surgi : le même chef dirige ces deux sociétés, il a fait observer qu'il ne peut battre la mesure en même temps rue de l'Abbaye et sur la Grand‘Place. « Comment faire pour contenter les deux » (authentique). Bref, nous ne savons pas comment l'incident a été clos.
Les Trompettes feront l'ouverture rue Pasteur.
L'Harmonie de l'Industrie et du Commerce jouera rue de Douai, près la Gendarmerie, et la Musique Libre... loin... bien loin très loin.
Participeront à ce festival, quatorze sociétés de musique : les fanfares de Dourges, Saint-Laurent-Blangy, Leforest, Lens, Lambres, Méricourt, Evin, Mingovel, Harnes, Savy-Berlette, Libercourt, et les harmonies de Courrières et de Mericourt ; trois chorales : celles de Lens, d’Harnes et de Roubaix ; une société de Mandolinistes, les Lill' Minstrels ; huit compagnies de sapeurs-pompiers : celles de Dourges, Libercourt, Lens, Evin, Courrières, Beaumont, Méricourt, Vermelles, et deux sociétés de trompettes : celles de Carvin et de Wahagnies.

Des Kiosques à musique provisoires et sommaires sont dressés pour les musiciens sur les diverses places lors des festivals et fêtes
14 juillet 1901 — Concert sur le kiosque (temporaire) de la place Carnot
Hénin Liétard. L’Orphéon des Mines de Dourges donnera, le 14 juillet, sur le kiosque de la Place, une audition des morceaux suivants : Patrie. Augé. — L’Orphéon c'est le peuple. Saintis. — Joyeuse Fête. Aubry. — La Marseillaise.

11 avril 1902 — La Ducasse est installée sur la Grande et petite Place ainsi que sur le Grand Terrain, en friche, future place de la République. Les enseignes des forains sont tout un programme.
— Il y aura des amusement de toute nature à la ducasse de la Pentecôte, et si tous les forains qui ont demandé un emplacement viennent, les deux Places et le grand terrain menacent d’être trop restreints. Voici un aperçu des diverses distractions.
Les théâtres Deschamps, Louis XV Grandsart, des Fantoches Violette, Hardi les Boërs Pivallier, le chemin de fer circulaire Chaimol ; les Montagnes russes circulaires Lesage ; les manèges Maille, Desreumaux ; les balançoires Salomon. Deleu, Van Howenghem ; les musées Gallais, Jonaux ; la ménagerie Poisson ; les panoramas Ralu, Soiche ; les confiseries Vercruyse, Deleu, Folet, Nœureuil, Beauvisage; les tirs Cloes, Velge, Fourdinier, Frémy ; les loteries Salomon, Petit Zouave Tavan, Monnier, les photographies Caron, Efira, Dupont, Hening ; les jeux de platine Delabie ; le Concert arabe et l'avaleur de sabres Renaud ; l'oisellerie exotique Counet ; le cirque des puces Witteven ; l'Hippo-Palace Rumilly ; les fritures Dupont, Burin, Brogniard ; et quantité d'autres attractions.
Comme ou la voit, les moyens de se distraire à la Pentecôte ne manqueront pas, à condition qu'il fasse un peu plus beau.


14 juillet 1904 — Lors de la Fête nationale, les diverses musiques disposent d'au moins quatre kiosques à musique disséminés à travers la ville
— A quatre heures précises, sur la Place Carnot, revue et défilé des sociétés locales pendant lequel départ de petits ballons et de sujets comiques.
A l'issue de la revue, remise solennelle de décorations.
Grands concerts publics par les Sociétés musicales de la ville qui exécuteront les programmes suivants :
A six heures et demie, Kiosque n° 1 de la Place Carnot, Harmonie de l'Industrie et du Commerce.
La Marseillaise. — Rosabelle, ouverture. Wettge. — Il crociato, pour basse. Meyerbeer. — Le sourire, valse. Houziaux. — Marche triomphale. Delannoy. — Sélection sur l'Africaine. Meyerbeer. — Chanson des nids. Buot. — Marseillaise et Chant du Départ.
A cinq heures, Kiosque n° 2 de la rue de Douai, Orphéon des Mines de Dourges.
Salut au Drapeau. — L'Orphéon c'est le peuple. — Aubade villageoise. — Les martyrs aux arènes. — La Marseillaise.
A cinq heures, Kiosque n° 3 de la rue de l’Abbaye, les Trompettes héninoises.
Allegro. — L'union française, fantaisie. Gadenne. — Fête lilloise, marche. Gadenne. — Allegro. — Fantaisie. — Murmure du soir, valse. Gadenne. — Justine, polka. Gadenne. — Allegro.
A cinq heures, Kiosque n° 4 de la rue de Drocourt, Fanfare municipale des Sapeurs Pompiers.
Allegro militaire. Allier. — Robert le Diable, fantaisie. Meyerbeer. — Valse de concert. Wesly. — Polka-marche. Loyer. — Rip, fantaisie. Planquette. — Basse-cour, polka imitative. Gomes. — La Marseillaise.

19 juin 1904 — Concert de la Fanfare municipale, place Carnot
— Voici le programme du Concert public que donnera la Fanfare municipale, le dimanche 19 Juin, de six à huit heures du soir, sur la Place Carnot :
Première partie : En liesse, allegro. Turine. — Rip, fantaisie. Planquette. — Fiançailles, valse. Wesly.
Deuxième partie : Le Tsar à Paris, allegro. Lambert. — Les dragons de Villars, fantaisie. Maillard. — Myrto, polka. Petit.

8 juillet 1905 Répétition place Carnot du concert des Trompettes héninoises qui sera donné à Saint Valéry-sur-Somme
— Les Trompettes héninoises qui prennent part, les 9 et 10 juillet au concours de Saint-Valéry-sur-Somme, donneront, samedi prochain 8 juillet à huit heures et demie, sur la Place Carnot, une audition des morceaux de concours dont voici le programme :
Allegro. X. — Vers la victoire. Gadenne. — Retour de Dunkerque, fantaisie. Gadenne. — L'Union française. Gadenne. — Polka.


5 août 1906 — Annonce de l'Inauguration du Kiosque à musique place de la République pour le dimanche 12 août 1906
— Par décision de la Commission des fêtes, à laquelle assistaient MM. Léon Pruvot, maire, Lefebvre-Blondesax. adjoint, Guislain Galland, Edouard Gosselin, conseillers municipaux, l'inauguration du kiosque se fera le dimanche 12 août. Toutes les Sociétés musicales seront invitées ; dans le cas d'acceptation, elles devront produire leur programme pour dimanche. Le concert sera ouvert à 4 heures, par la Fanfare municipale, et terminé vers 10 heures.

Hénin Liétard - Inauguration du Kiosque à musique de la place de la République du 12 août 1906 — Chanson patoisante El' Kiosse composée par Maurice Lheureux en hommage au kiosque héninois
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22 septembre 1906 — Concert de l'Harmonie sur le Kiosque place de la République où la ducasse est maintenant installée
— Voici le programme du concert qui sera donné sur le Kiosque de la Place de la République, ce soir samedi 22 septembre à huit heures, par l'Harmonie de l'Industrie et du Commerce :
Vieux Condé, allegro militaire. Wettge. — Ouverture du Paludier du bourg de Batz. Febvre. — Le Soulier de Madelon, sélection sur l'Opéra. H. Bresles. — Grand air varié, par tous les instruments. V. Delannoy. — Les Heures, valse. a) heures d'amour. b) heures tristes. c) heures glorieuses. H. Bresles.
— La ducasse a dû être bonne pour les forains qui, après le temps pluvieux de dimanche, ont, grâce aux journées plus belles de lundi, mardi et mercredi, vu la foule se presser joyeuse autour des attractions multiples qu'ils lui offraient. Les trois places : place de la République, place Carnot et Petite Place étaient garnies, sans excès, de baraques diverses : cinématographes, cirque, hippodrome, arène athlétique, manèges, fritures, etc.


1er octobre 1906 — Les 73 musiciens des Bigotphones d'Hénin-Liétard très attendus au festival de Lens
— Lens. Le festival-concours organisé par la Société des Bigotphones lensois, qui a eu lieu dans cette ville, a bien réussi. Trois sociétés avaient répondu à l'appel du comité organisateur : les Joyeux de l'Alouette de Saint-Denis, 17 exécutants ; les Bigotphones d'Hénin-Liétard, 73 exécutants ; les Bigotphones de Montigny-en-Gohelle, 39 exécutants. Une foule de curieux, avides de suivre les joyeux bigotphonistes, se pressaient sur le parcours du défilé qui a eu lieu à trois heures.
M. Basly, député-maire, a tenu à recevoir les sociétés à la mairie, où les vins d'honneur ont été offerts.
Bigotphones d'Hénin-Liétard ont obtenu le 2e prix et une prime de 110 francs.


11 et 12 août 1907 — Festival musical et fête aérostatique sur les diverses places de Hénin-Liétard
26 décembre 1905 — Le comité d'organisation du festival qui aura lieu le 24 juin 1906, à Hénin-Liétard, vient d'être constitué. Il se compose, notamment, des présidents et directeurs des Sociétés musicales de la localité.
Le règlement est à l'étude et sera prochainement adressé aux sociétés intéressées.

8 juillet 1907 — Le festival de Hénin-Liétard, primitivement fixé au 24 Juin 1906, et qui avait été remis à diverses dates, est irrévocablement fixé aux 11 et 12 août 1907. Le dernier délai d'inscription est le 20 juillet. Les Sociétés inscrites pour les 4 et 5 août, peuvent s'abstenir de renouveler cette inscription ; ce silence sera considéré comme une adhésion au changement de date. Celles qui ne pourront prendre part au festival à la date des 11 et 12 août sont priées d'en informer le comité.
10 août 1907 — Concert et essais d'éclairage électrique pour le festival. L’excellente Harmonie de l'Industrie et du Commerce donne, ce soir, samedi, de huit à dix heures, sur le kiosque de la Place de la République, une audition du programme suivant : Allegro de concert. Allier. — Tanit, polka pour petite flûte, Coquelin. (Soliste : M. Aubry, 1er prix Conservatoire Lille). — Fête aux Flambeaux. Wettge. — Electric, polka pour trompette, Sellenick. (Soliste : M. Gigot, lauréat Conservatoire Paris). — Péché mignon, polka, Gentil.
Il y aura foule, d’autant plus qu'au cours de l'audition, on procédera aux essais d’éclairage électrique.


29 septembre 1907 — Fête de nuit sur la place de la République
— Une fête de nuit, organisée par la Société de gymnastique et d'armes l'Etoile avec le concours d'une section de l‘Harmonie de l'Industrie et du Commerce, aura lieu demain dimanche 29 septembre, de sept à neuf heures du soir, sur le kiosque de la place de la République.
Dirigée par l'excellent chef qu'est M. Fiérens, cette Société fera les exercices d'ensemble avec armes, qui lui ont valu le prix d’honneur du concours de Calais, puis interprétera le ballet des Clowns, des poses de marbre et le grand ballet des Gitanos.
Les poses de marbre nécessitant un fond noir qui sera placé entre le kiosque et la rue de l'Abbaye, le public est invité à se tenir sur la Place entre la rue Montpencher et le kiosque, face à l’entrée.
Après ce spectacle, il y aura bal de nuit.


Quelques Concerts sur le Kiosque à musique
22 août 1908 — Après l'Harmonie, après les Trompettes qui, eux aussi, ont eu leur part de succès, c'est l'Orphéon des Mines de Bourges qui donnera, ce soir, samedi 22 Août, à huit heures, sur le kiosque de la Place de la République, un Concert dont voici le programme :
Première partie : 1. Les Bateleurs, de Rougnon. — 2. Le Navire, (1er prix du Concours de Rennes, morceau imposé), de Guy Ropartz. — 3. Les Forains, (1er prix du Concours de Rennes : morceau de choix), de Maréchal.
Deuxième partie
1. Marche et Chanson bohêmes, de Paillard. — 2. Les Villes mortes, (1er prix d'honneur du Concours de Rennes), de Maréchal. — 3. La Marseillaise, de Rouget de l'Isle.

29 août 1908 — Ce soir, samedi 29 août, à huit heures, sur le Kiosque de la place de la République, l'Harmonie de l'Industrie et du Commerce se fera entendre dans un répertoire absolument nouveau :
1. Les Cadets d'Autriche, pas redoublé. Parès. — 2. Quand l'oiseau chante, fantaisie. Vinay. — 3. Tanit, polka pour flûte. Coquelin. — 4. Carnaval parisien, fantaisie burlesque. Popy. — 5. Parfum d'éventail, valse. Allier. — 6. Smarteuse, polka. Popy.

31 juillet 1909 — Ce soir samedi 31 juillet, à huit heures, le « Club des Vingt » exécutera, sur le kiosque de la place de la République, le programme suivant : Luciana, marche de concert. E. Dufrenne. — Images de rêve, fantaisie. Bouchel. — Lucienne, polka pour clarinettes. E Dufrenne. (solistes : MM. Léon Santerre, Emile François et Dutilleul Eugène). — Nymphes de Jouvence, ouverture. Bouchel. — Carnavalesque, polka burlesque. H. Fernand.
28 mai 1910 — Le concert mensuel public de l'Harmonie de l'Industrie et du Commerce aura lieu ce soir samedi 28 mai, à huit heures, sur le kiosque de la Place de la République. En voici le programme : Vivat el Torero, de Anduaga, arrangé par Allier. — Marche de triomphe, de G. Parès. — La belle meunière, polka imitative, de H-J Parès. — La tourterelle, polka pour flûte, de Damaré, arrangée par Moussart (soliste, M. Aubry). — Les Erynnies, divertissement de Massenet, arrangé par Momeja. — La Housarde, valse militaire de Ganne.

Hénin-Liétard - Kiosque à musique Place de la République
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2 et 3 octobre 1910 — 104 sociétés musicales assistent à la grande fête organisée à l'occasion de l'inauguration du groupe scolaire Fallières.
Dimanche 2. A trois heures et demie, défilé à travers la ville. Cinq gendarmes à cheval prendront la tête du défilé. Ordre du défilé : rue de Lens, Napoléon-Demarquette, de la Place, Petite Place, Place Carnot, rues Elie-Gruyelle ; de Douai ; Boulevard des Ecoles ; rues de Dourgne ; de l’Abreuvoir ; Saint-Roch ; des Roses ; du Hanovre, de l’Abbaye ; Place du la République dislocation.
Les Membres de la Commission du Festival iront se placer sur le Kiosque de la Place de la République pour assister au défilé. La place de la République sera dégagé en partie et le public maintenu par tous les gendarmes et tous les agents disponibles.
A quatre heures et demie, auditions musicales données par les Fanfares, les Harmonies et les Chorales sur leurs kiosques ou dans leurs locaux respectifs.
Kiosques. — Place de la République, Place Carnot, rue de l'Abbaye, rue Pasteur, rue Notre-Dame-de-Grâces, rue de Lens, rue du Hanovre, angle des rues Enoch et Saint-Roch.
Salle d'audition. — Salle des fêtes du Groupe Loubet.
Journée du lundi. A deux heures et demie de l'après-midi, salle de la Mairie, distribution des prix, trage au sort des prix et des primes, tirage de la tombola.
A quatre heures et demie, sur la Petite Place, ascension du ballon Le Rapide, monté par M. Terlynck de Roubaix.
De huit à dix heures, Place de la République, concert artistique par l'Harmonie des mines de Courrières et par l'Harmonie de l'Industrie et du Commerce réunies qui joueront sous la direction de M. Dusotoit :
Les cadets d'Autriche, allegro, Parès. — Marche du triomphe, Parès. — Ballet des deux Pigeons, n° 1, entrée des Tziganes, orchestrée par Haring. Messager. — Les Erinnyes, Massenet. — Parfum d'éventail, valse. Popy. — Concerto pour Clarinettes, Wettge. — La Marseillaise, Rouget de l’Isle.
A dix heures, Place Carnot, feu d'artifice.

Les derniers concerts sur le Kiosque avant un silence forcé de quatre ans
27 mai 1911 — Le premier concert d'été sera donné place de la République, ce soir samedi 27 mai. à 8 heures, par la la Fanfare de l’Union. Le programme sera le suivant : 1. Souvenir de Rome, allegro (J. Monnereau) ; 2. Retsiem, ouverture (Meister) ; 3. La Voyante, scottisch (J. Bouchel) ; 4. Marche des fiançailles (G. Parès) ; 5. Jour de fête, petites scènes romantiques (G. Parès) ; 6. Souvenir d'Ostende, air varié pour basse (Bouillon). (soliste, M. Namur) ; 7 Pompon rose, marche (M. Maquet).
1er juillet 1911 — L'Harmonie de l'Industrie et du Commerce donnera samedi prochain 1er juillet, à huit heures et demie, concert sur le kiosque de la Place de la République, Elle y fera entendre ses morceaux du concours de Lausanne : Némora, de Villermin ; Mars et Bellone, de Parès, morceaux imposés ; Réformation de Beethoven, morceau de choix.
11 juillet 1912 — Après l'Union qui a obtenu, samedi soir, un succès triomphal complété par une exécution redemandée de la célèbre valse de la Veuve joyeuse, c'est au tour de la Société Les Trompettes et Fifres des Mines de Bourges, de donner, place de la République, un Concert sur le kiosque. Cette phalange qui a obtenu, à Berck, de si beaux lauriers, interprétera, jeudi prochain 11 juillet, le programme suivant :
Première partie. — Les loisirs du chasseur, première partie. Trompes de chasse. — Marche fédérale, pas redoublé de Grandjean. Fifres. — Sous l'ombrage, fantaisie de Gadeune. Trompettes. — Au Colisée, fantaisie de Granjean. Fifres.
Deuxième partie. — Les loisirs du chasseur, deuxième partie. Trompes de chasse. — La belle aurore, fantaisie de Grandjean. Fifres. — La voûte de fer, marche triomphale de J. Crépin. Trompettes. — La Marseillaise. Fifres.

27 juin 1914 — L'Harmonie de l'Industrie et du Commence donnera, ce soir, samedi 27 Juin, à huit heures, sur la Place de la République, une audition du programme suivant :
Allegro de Concert, de Parès. — Marche de triomphe, de Parès. — Pantomime, de Lacome. (Léandre et Isabelle ; Scaramouche et Colomblne ; Ballabile) — Les Erynnies, de Massenet. — Massilia, de Kakosky, pour clarinette (soliste, M, Paul Delacroix).


Hénin-Liétard - Place de la République et maison des associations — Accordéonistes héninois
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31 octobre 1918 — Témoignage de Paul Gillet sur l'état de Hénin-Liétard, quelques jours après le massacre.
— Hénin-Liétard. Après la libération. M. Charlon Adrien, secrétaire général de la Mairie de Hénin-Liétard, nous communique les renseignements ci-après, dus à l'obligeance de M. Paul Gillet, maire de Mortagne et beau-frère de M. Léon Pruvot, sur l'état de la ville d'Hénin-Liénard après le départ de l'ennemi.
D'une façon générale, la ville semble n'avoir guère beaucoup souffert après l'évacuation de la population.
Il ne reste, bien entendu, aucun mobilier, aucune porte, aucune fenêtre, tout bois a été proprement démonté et enlevé.
Sur 4.500 maisons environ, il peut, en rester, à première évaluation, 3.800 réparables.
La Mairie a été incendiée ainsi que le pâté de maisons : Crédit du Nord Wantier, Franc-Picard. L'église et le clocher ont dû sauter, car il n'en reste qu'un amas de pierres. Les maisons Dablain, Quévy et d'une façon générale, tous les immeubles situés sur la place Carnot sont fort endommagés, sauf l'établissement Deladerière et la maison Poteau. La rue Montpencher jusque chez Nizolle, détruite.
La place de la République en assez bon état, à part l'hôtel des postes et l'épicerie Potin qui ont été la proie des flammes.
Les habitations Campion, Boulinguez, Wartelle et Willefert en parties détruites. La rue Napoléon-Demarquette, croisement des rues de Lens et rue de Rouvroy, les châteaux Butruille et Murez et rue avoisinantes fortement atteintes.
Tout le quartier de la Petite Place, rue Pasteur, de Bon-Secours, Voitelette, Napoléon, Gare a été un centre de destruction.
La gare, chose étrange, est encore debout ainsi que le buffet Gustave Vandewalle.
Les châteaux de MM. Gruyelle, en ruines incendiés. Les quartiers presque intacts sont ceux situés au-delà d'une ligne partant de la rue de l'Abbaye à l'établissement Lomprez. Les rues Gruyelle, Hénocq, Saint-Aubert, Abattoir, Dourges, de Douai, les Corons, les bureaux des Mines, le château de M. Prudhomme et toutes les habitations des environs sont relativement intactes.
Le Temple protestant, l'Hospice des Vieillards, la Petite-Place forment, tout comme l'église, un amas de décombres.
L'Administration municipale n'a encore pu se rendre sur les lieux, ainsi que l'ont fait non nombre d'officiels d'autres villes moins importantes.
Il y aurait cependant un grand intérêt à organiser une surveillance suivie contre les rôdeurs qui, nous en avons déjà la certitude, opèrent sous des aspects divers.
Douai est pourvu d'une gendarmerie.
Hénin-Liétard n'a reçu encore aucune visite officielle. Il serait à désirer que les représentants d'une ville qui comptait près de 20.000 habitants, puissent d'urgence se rendre compte de l'état général du pays, afin de s'entendre avec l'Administration préfectorale pour les mesures il prendre : clôture des habitations, vitrerie. aménagement en mobilier et ravitaillement.
Nous espérons qu'au titre de secrétaire général de la Mairie, en l'absence du Maire, de président de l'Association des sinistrés de la ville d'Hénin-Liétard et du canton de Carvin, ainsi qu'en celui de journaliste, M. Charlon pourra se rendre très prochainement sur les lieux et donner à ses concitoyens tous détails attendus impatiemment

Hénin-Liétard - Kiosque place de la république, Hôtel des Postes en ruines — Ruines des PTT et de la Caisse Nationale d'Epargne
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13 et 14 juin 1926 — Concert sur le Kiosque de la place de la République lors de l'inauguration du nouvel hôtel de ville
— A l'occasion de l'inauguration du nouvel hôtel de ville de la place Jean Jaurès d'Hénin-Liétard, de grandes fêtes ont eu lieu à travers toute la ville. Le lundi 14, de 17 à 20 heures, un concert a été donné sur le Kiosque à musique de la place de la République. Ensuite de 21 heures 30 à 23 heures un bal populaire a été organisé sur la même place, le tout étant retransmis par TSF sur les places Jean Jaurès et Place Carnot.

Sociétés musicales actives à Hénin-Liétard en 1909 :
Harmonie de l'Industrie et du Commerce, fondée en 1874, président Pruvot-Gillet, maire, direction A. Vanduick, 110 exécutants ;
Fanfare municipale des Sapeurs-Pompiers, président Pruvot-Gillet, maire, direction Nast, 56 exécutants ;
Les Trompettes d'Hénin-Liétard, président Pruvot-Bartier, direction Joly, 37 exécutants ;
Orphéon et Symphonie des Mines de Dourges, président M. Thorel, direction Morel, 65 exécutants.
Classement : 11.11%
 

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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » jeu. 8 févr. 2018 13:45

HÉRICOURT - Place d'Armes - Le Kiosque à musique
(HAUTE SAÔNE)
Les foires, tant à bestiaux que commerciales diverses, sont implantées à Héricourt de longue date : le 10 février 1647, le duc de Wurtemberg, Léopold Frédéric, comte de Montbéliard et seigneur d'Héricourt, en fixe déjà les statuts de par les règlements qu'il impose aux différents corps de métiers de la ville. Deux foires existent déjà à cette date : la Saint-Georges du 23 avril et la Simon & Jude Thaddée du 28 octobre.
Le 23 septembre 1701, deux nouvelles foires sont autorisées : le lundi suivant la Saint-Jean-Baptiste et le lundi précédent la Saint-Laurent. Enfin une cinquième foire est fixée le lundi suivant le Carême en 1773.
En 1785, les cinq foires en vigueur, toutes d'un jour chacune, se déroulent les 23 avril, 3 mai, 30 juin, 24 août et 28 octobre,
Le Champ de Foire est situé le long de la Grand'Rue, à son extrémité. La Grand'Rue, qui prend également l'appellation de Faubourg de Belfort à partir de l'emplacement du foirail, fait partie de la route Royale n° 83 de Lyon à Strasbourg.

Plan d'Héricourt en 1817 et 1843
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En l'an XIII (1805), la Révolution, qui n'a rien de mieux à faire que de modifier tout ce qui a été codifié avant elle pendant des siècles, seules trois foires subsistent — il faut dire que les denrées se font rares après les saccages et pillages de cette dernière décennie ! —, imposées à de nouvelles dates : le deuxième jeudi de brumaire, le dernier jeudi avant carême (en ventôse) et le quatrième jeudi de messidor.
Le décret du 10 mars 1807 accorde une quatrième foire ; finalement une ordonnance royale du 16 janvier 1822 simplifie enfin les choses, en fixant définitivement douze foires tenues le second jeudi de chaque mois.

Le Foirail de la Grand'Rue n'est bien entendu pas réservé uniquement aux foires et marchés. Compte tenu de sa proximité immédiate avec la place de l'Hôtel-de-Ville, le Champ de foire attire les foules lors de toutes les manifestations : fêtes patronales — premiers dimanches de mai et septembre —, fêtes foraines, concours de tirs et de gymnastique, concerts et festivals musicaux.

En 1878, la ville d'Héricourt sollicite la construction d'une
maison d'écoles auprès du conseil général de la Haute-Saône. Le 10 avril, M. Michel, rapporteur de la 4e commission renvoie la municipalité afin quelle revoit sa copie : la dépense envisagée s'élevant à 71.500 francs pour un apport municipal de 34.000 francs, l'opération ne peut avoir lieu en raison du montant de la subvention demandée ; celle-ci ne saurait être supérieure à l'apport de la commune.
Edouard Schwob (1844-1929), maire d'Héricourt de 1879 à 1919, va être plus convaincant que son prédécesseur. Il faut dire que sa position est prédominante, étant à la tête de filatures cotonnières employant près d'un millier d'ouvriers. En avril 1883, le conseil général de la Haute Saône accepte de subventionner le nouveau Groupe Scolaire d'Héricourt à hauteur de 93.536 francs, la commune ne participant que pour 80.000 francs sur un devis initial de 173.536 francs.
Construit le long du Champ de foire, le Groupe Scolaire auquel est annexée une grande salle de gymnastique est inauguré le 25 juillet 1886, lors d'une grande fête organisée dans la cour du nouveau bâtiment : un grand concours de gymnastique s'y déroule sous les hospices de la Vaudoise, société héricourtoise créée en 1883.

Le Foirail est appelé différemment selon l'usage qui en est fait : désigné Champ de foire lors des présentations et ventes de bestiaux ou des fêtes foraines, il devient place des Ecoles pour accueillir les élèves du groupe scolaire, puis place d'Armes pour les manifestations musicales, sportives ou militaires.
La Fanfare des Enfants d'Héricourt, fondée vers 1885-1886, donne ses prestations, le plus souvent, soit sur la place d'Armes, soit sur la place de l'Hôtel de ville. Fréquemment, elle accompagne les prestations de gymnastique de la Vaudoise, soit sur le Champ de Foire-place d'Armes, soit dans la grande salle ou le préau du groupe scolaire. En 1892, le maire et cotonnier Edouard Schwob fonde sa propre fanfare : l'Union ouvrière des Usines Schwob frères.
En 1900, la municipalité fait édifier son Kiosque à musique sur le Champ de foire, face aux Ecoles. De forme octogonale, ses colonnes en fonte et sa couverture en zinc reposent sur un soubassement de pierre. La balustrade, à l'origine en bois, est remplacée peu après par un garde corps en fer forgé.


Héricourt - Kiosque et groupe scolaire
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Depuis le mois d'août 1894, il est question d'installer une ligne de tramway de Lure à Héricourt : l'objectif premier serait d'acheminer les produits du bois et des nombreuses carrières du parcours, assuré d'un tonnage rémunérateur, le transport des personnes passant en second ordre. Après un premier rapport commandé par le Conseil général de la Haute Saône le 17 octobre 1894, le projet aboutira cinq ans après.
Le 30 octobre 1899, la Compagnie générale des chemins de fer vicinaux, représentée par M. de Wandre, ingénieur, obtient, auprès du préfet du département M. Maringer, la concession pour l'entretien et l'exploitation de la ligne de chemin de fer d'intérêt local de Lure à Héricourt, avec embranchement de Roye à Ronchamp.
La convention prévoit pour l'aménagement de cette voie un budget limité à 2.480.000 francs. D'une longueur de 43 km, le tramway dessert les stations de Lure-la-Verrerie, Frotey, Lyoffans, Moffans, la Forge d'Athesans, Mignavillers, Granges-la-Ville, Granges-le-Bourg, Saulnot, Champey, Couthenans, Héricourt (Ville) et Héricourt (P.-L.-M.). La ligne, déclarée d'utilité publique le 7 juillet 1900, est inaugurée le 1er janvier 1904.
Empruntant la Grand'Rue d'Héricourt, le tramway à vapeur à voie métrique longe le Champ de Foire et son Kiosque à musique. Il fermera définitivement le 1er mars 1938.

Héricourt - Faubourg de Belfort (Grand'Rue) bureau d'octroi, tramway à vapeur et tout au fond à droite place du kiosque — Grand'Rue, Kiosque et voie du Tramway
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Le Champ de foire, après s'être appelé place d'Armes et place des Ecoles, est rebaptisé vers 1925, place Anatole France, pour enfin adopter, après 1945, le nom de place du 16 juillet 1942. Le Kiosque à musique en a profité, dans le même temps, pour jouer la poudre d'escampette, disparu sans laisser de traces, faisant la part belle aux parkings venus prendre sa place.
La Grand'Rue est devenue dans les années 1960, l'avenue Léon Jouhaux.
Un nouveau champ de foire, lui aussi principalement consacré à servir de parkings, a été installé derrière le Groupe Scolaire après 1975, sur des terrains situés à l'angle de la nouvelle rue Bérégovoy et de la rue Victor Hugo.
Kiosque supprimé.

voir ici, place du 16 juillet 1942, ancien Champ de Foire d'Héricourt sans son kiosque, aujourd'hui. (1/2) (2/2)

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publié par JeanMarc Mer 7 Fév 2018 14:19

25 juillet 1886 — Inauguration Groupe Scolaire
— Dimanche dernier, la ville d'Héricourt était en fête. La municipalité, à l'occasion de l'inauguration du splendide groupe scolaire qu'elle vient de construire, avait organisé un concours de gymnastique auquel prenait part l'union des sociétés de gymnastique du pays de Montbéliard regroupant huit formations : Valentigney, Sainte-Suzanne, Audincourt, Pont-de-Roide, Terre-Blanche, Héricourt, Saint-Hippolyte, Lure.
Dès la première heure du jour, les notes martiales du clairon sonnaient le réveil. Les gymnastes se groupaient et commençaient, devant un Jury composé des meilleurs professeurs de la région, les opérations de leur concours.
A dix heures, M. le sénateur Noblot, M. Leroux, le distingué préfet de la Haute-Saône, qui avait bien voulu accepter la présidence de ces fêtes, prenaient place sur l'estrade élevée dans la cour du nouveau bâtiment scolaire. Ils étaient accompagnés de M. Schwob, maire d'Héricourt, qui ouvre la séance avec un discours (...)
Tous ceux qui s'intéressent à l'éducation physique de la jeunesse admirent la splendide salle de gymnastique qui ferait honneur aux plus grandes villes de France.
Dans l'après-midi, les concours ont continué par les exercices de secours et, la distribution des prix a eu lieu sous la présidence de M. le sénateur Noblot.

14 juillet 1887 — Concert sur la place d'Armes, à l'occasion de la Fête Nationale
— Voici le programme de la fête nationale à Héricourt : Jeudi 14 juillet. A dix heures du matin, place de l'Hôtel de Ville, revue des sapeurs-pompiers et remise par M. le maire d'une médaille d'honneur accordée par M. le ministre de l'intérieur au sapeur pompier Emile Pernot.
A deux heures et demie du soir, place d’Armes, exercices de gymnastique par la société la Vaudoise et par les enfants des écoles.
Concert de musique, sous la direction de M. E. Chabas, dont voici le programme :
1. Le Chalet, Adam. — 2. Ouverture héroïque, E. Chabas. — 3. Menuet de la Camargo, X. — 4. Lucie de Lammermoor, fantaisie, Donizetti. — 5. La Marseillaise.
Le soir, illuminations.

14 juillet 1895 — La place de l'Hôtel de Ville sollicitée par la fanfare des Enfants d'Héricourt
— Fanfare Les Enfants d'Héricourt. Programme des morceaux qui seront exécutés dimanche 14 juillet, de 2 à 3 heures du soir, sur la place de l'Hôtel-de-Ville :
1. Départ pour Madagascar, allégro militaire, (1e audition). E. Chabas. — 2. Ouverture héroïque franco-russe, F. Rigoulot. — a) Hymne russe, Lwoff. — b) La Marseillaise, Rouget de Lisle. — c) Les Girondins, Franz Hitz. — d) Le Chant du départ, Méhul. — e) 1793, L Gaudesone. — 3. Martha, fantaisie, Flotow. — 4. Le Chant des Fleurs, grande valse. F. Rigoulot. — 5. Nabuchodonosor, fantaisie, Verdi. — 6. Vive Saumur, polka avec chant, X.
Le chef de fanfare, F. Rigoulot.

Le 14 juillet 1896, la Fanfare des Enfants d'Héricourt présente le même programme que lors de la fête nationale de 1895, ajoutant trois morceaux en plus :
Gillette de Narbonne, fantaisie. Audran. — Blancs flocons de neige, fantaisie. Arnoux. — Le Corso blanc, polka. H. Tellam.


Le Champ de foire est très fréquenté les jours de foires à Héricourt, les commentaires y sont intéressants à suivre.
8 mars 1900 — Héricourt. La foire du 8 courant a été assez importante dans notre localité.
Beaucoup de bêtes de toute sorte ont été exposées sur nos champs de foire.
Transactions nombreuses, mais pas à l'avantage des vendeurs pour les bêtes à cornes.
Les moutons ordinaires étaient peu demandés.
Les porc gras valaient de 0 fr. 45 à 0 fr. 48 le demi-kilogr. sur pied. Les porcelets sont toujours de plus en plus recherchés.
Les forains et le commerce local ont dû faire bonne recette.

14 juin 1900 — Héricourt. La foire du 14 courant a été assez importante. Passablement de bétail sur nos champs de foire. Les transactions ont été assez nombreuses. Les bœufs gras ont subi une baisse.
En général, les cours n'étaient pas si élevés qu'à la dernière foire, l'apparence des fourrages laissant beaucoup à désirer.
Les forains, très nombreux, ont fait de bonnes affaires, de même que le commerce local.

9 août 1900 — La foire du 9 courant a été bien peu importante dans notre ville ; la moisson battant son plein, les cultivateurs, en grande partie, sont restés à leurs travaux.
Très peu de bétail et guère plus d'achetours ; aussi les transactions n'ont pas été nombreuses. Les cours restent stationnaires.
Journée peu avantageuse pour les forains, aussi bien que pour les commerçants de la localité.

11 avril 1901 — Héricourt. La foire du 11 courant a été peu avantageuse dans notre ville. Les cultivateurs ayant profité de la journée ensoleillée pendant quelques moments pour vaquer aux travaux des champs.
Très peu d'animaux sur nos champs de foire. Des transactions ont été tranchées aux cours actuels pour le bétail rouge.
Les porcelets se vendirent bien.
La faveur de la foire a été pour les chevaux réformés de l'artillerie d'Héricourt, lesquels ont été adjugés à des prix très rémunérateurs.
Les forains et le commerce local n’ont pas été favorisés.

10 juillet 1902 — Héricourt. Meilleure qu'on ne croyait a été notre foire du 10 courant. On voit que la fenaison doit s'avancer, car les étrangers étaient assez nombreux dans notre ville.
La marché au bétail renfermait passablement d'animaux. Aussi, il y a eu des transactions passées dans de bonnes conditions pour les vendeurs.
Journée assez avantageuse pour tout le monde.


Héricourt - Place d'Armes et Kiosque
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17 mars 1900 — Concert de l'Union Ouvrière et des Enfants d'Héricourt, bal de la Vaudoise.
— Le concert du 17 mars prochain, complètement organisé, promet d’être des mieux réussis. La salle de gymnastique, remise à neuf et embellie par une scène de théâtre, offrira tout le confortable qu’il est possible de lui demander.
Nos invités seront certainement surpris agréablement de cette transformation, car d'une salle froide et nue, la Vaudoise a su en faire une jolie salle de fêtes. Les cartes du concert s'enlèvent rapidement et si d’ici samedi la vente continue, on n’en aura pas pour tout le monde.
Le programme qui va paraître décidera bien des personnes à venir écouter les artistes de choix, qui rivalisent de zèle pour la bonne exécution des différentes parties. Qu'on se le dise, c’est pour samedi 17 mars. Voici le programme du concert :
— Première partie : La Fée aux Fleurs (Stoupan), fantaisie, par la fanfare l'Union ouvrière. — Préliminaires et pyramides, par les pupilles de la Vaudoise. — Noir et blanc, entrée comique. a) Cavatine, pour violon et piano; b) Mazurka, pour violon et piano. — A la Terre de France, monologue.
— Deuxième partie : Marie-Antoinette (L. Montagne), ouverture, par la fanfare les Enfants d'Héricourt. — Duetto-concertant, pour clarinette et saxophone, avec accompagnement de piano. — Les Déboires d’un Artiste, chansonnette comique et ombres chinoises. — Valse (L. Dupuy-Quintette), 1e violon, 2e violon, alto, violoncelle, contrebasse, piano. — Statue fin de siècle, pantomime.
— Troisième partie : Joyeux Soldats (C. Faust), polka-caprice, par la fanfare les Enfants d'Héricourt. — Préliminaires et leçons de boxe, par la Vaudoise. — L'Africaine, romance. — Duo de Guillaume Tell (Rossini), pour flûte, hautbois, clarinette, avec accompagnement de piano. — La Foire de Chabreloche, chansonnette comique.
— Quatrième partie : Le Chant des Mousses, chœur, par la fanfare l'Union ouvrière. — Menuet (L. Dupuy-Quintette), 1e violon, 2e violon, alto, violoncelle, contrebasse, piano. — Dernier jour d'un forçat, monologue. — Trio pour flûte, hautbois et clarinette, avec accompagnement de piano. — Bonjour Ninette, romance. — Les Clowns mélomanes, grande scène musico-comique.
Sortie : Pas redoublé, par la fanfare les Enfants d'Héricourt.

27 mai 1900 — 5e Fête de l'Union départementale des officiers, sous-officiers et sapeurs-pompiers de la Haute-Saône à Héricourt. La Revue est exécutée sur la place des Ecoles
— Le matin, la coquette petite ville d'Héricourt a pris son air des grands jours. Presque toutes les maisons sont pavoisée.
Les différentes délégations des sociétés affiliées sont reçues à la gare par M. le capitaine Meizger, de la compagnie d’Héricourt. A dix heures, le vin d'honneur est offert aux officiers, à la mairie.
M. Schwob, conseiller général, maire d'Héricourt, souhaite la bienvenue aux pompiers.
A midi, un banquet a été servi aux sapeurs-pompiers. Environ trois cents convives avaient pris place dans la vaste salle confortablement et magnifiquement aménagée de la société de gymnastique d'Héricourt. Ce banquet était présidé par M. Schwob. Est-il besoin d'ajouter que la plus franche gaieté n'a pas cessé de régner pendant tout le repas, les pompiers n'engendrant pas la mélancolie.
Le menu du banquet a été très bien servi par M. Marchandon.
On peut remarquer que la cancoillotte, chère aux estomacs comtois, figurait au menu. Hélas ! elle n'y figurait qu'en effigie. Il parait qu'à Hericourt on appelle cancoillotte le fromage de Gruyère...
Pendant le banquet, les Enfants d'Héricourt ont joué quelques jolis morceaux de leur répertoire.
La revue. A l'issue du banquet, à 2 heures, les sapeurs-pompiers se rendent route de Belfort, place des Ecoles, où doit avoir lieu la revue et la remise des médailles commémoratives. La délégation des sapeurs-pompiers de Montbéliard est arrivée.
La tenue des pompiers a été très admirée par le public nombreux qui assistait à la revue.
Le défilé. Les sapeurs-pompiers défilent ensuite dans le Grande-Rue. Les clairons de la Vaudoise ouvrent la marche. Puis viennent : la gymnastique la Vaudoise, les clairons du 1e groupe, la musique de l'Isle-sur-le-Doubs, les pompiers de Montbéliard, Grand-Charmont, Vieux-Charmont.
Les clairons du 2e groupe, les trompes de Beaucourt, les Enfants d'Héricourt dirigés par M. Courtès, les pompiers de Belfort, Beaucourt.
Les clairons du 3e groupe, la musique l'Union ouvrière dirigée par M. Manchot, les pompiers de Mélincourt et Héricourt.
Le défilé a été superbe. Les manœuvres d'usage ont été exécutées sur la place de l'Hôtel de Ville.

4 août 1900 — Premier concert connu sur le Kiosque à musique d'Héricourt
— Héricourt. Concert. Programme des morceaux qui seront exécutés par la fanfare les Enfants d'Héricourt, samedi 4 août, de huit à neuf heures du soir sur le kiosque :
Alsace-Lorraine, pas redoublé, Ben Tayoux. — Marie-Henriette, ouverture, L. Montagne. — La Belle Meunière, polka, G. Parès. — Le Chalet du poète, fantaisie, P. Pautrat. — Les Grelots d'argent, quadrille, G. Morad.

11 mai 1900 — Le Cirque Pinder s'installe sur le Champ de Foire, place des Ecoles
— Hier, vendredi, le cirque Pinder faisait son entrée à Héricourt, et quelques heures après, son installation était déjà terminée sur la place du Champ-de-Foire.
Le cirque Pinder par ses artistes, son travail et son nombreux personnel, tant en hommes qu’en chevaux, est une de ces caravanes célèbres qui parcourent nos contrées et viennent de temps à autre nous émerveiller par de nouvelles attractions et des productions inédites.
Une seule représentation a été donnée à Héricourt, et le public aussi nombreux qu'enthousiaste a su reconnaître le travail remarquable de la troupe.
Nous regrettons que cette phalange artistique ait si tôt quitté nos murs et nous la recommandons aux amateurs de représentations réellement intéressantes.

5 mai 1901 — La fanfare les Enfants d'Héricourt en concert sur le Kiosque à musique
— Concert. La fanfare les Enfants d'Héricourt donnera un concert le dimanche 5 mai, de trois à quatre heures du soir, sur le Kiosque. Programme :
Sous l'Aigle Double, allegro, Wagner. — Un Jour de Fête, ouverture, Schneisberg. — Doux Mystères, grande valse, A. Korn. — Conte d'automne, fantaisie, A. Giraud. — Té-Vé, poîka pour deux petites flûtes, C. Courtès. Le chef de fanfare. Courtès.

14 juillet 1901 — L'Union ouvrière des usines Schwob frères en concert sur le Kiosque à musique
— Concert. Programme des morceaux exécutés le dimanche 14 juillet 1901, à cinq heures du soir, sur le kiosque, par l'Union ouvrière (usines Schwob frères), avec le bienveillant concours de l'Union artistique (section chorale).
Le chant du départ. — Ouverture du Jeune Henri, avec trompes de chasse. — Olga, mazurka russe. — La Fédérale (chœur), par l’Union artistique. — Miliana, fantaisie pour piston, soliste M. Michel. — Le retour à la vie, grande valse. — Dis-moi quel est ton pays ? chant alsacien, par l'Union artistique et la fanfare. — La Marseillaise. Le chef de musique, A. Monchot.

Héricourt - Fanfare les Enfants d'Héricourt — Fanfare de l'Union ouvrière des usines Schwob (clichés Pierre Vinot)
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Quelques fêtes nationales à Héricourt
14 juillet 1902 — Héricourt. La fête nationale sera très brillante cette année dans notre ville.
Dimanche soir, veille de la fête, grande retraite aux flambeaux par les sociétés de la ville.
Le 14 juillet, concert par les musiques d'Héricourt de 2 h. ½ à 3 h. ½.
A 4 h. ½, exercices par la société de gymnastique la Vaudoise.

14 juillet 1903 — Héricourt. A l'occasion de la fête du 14 juillet, la société de gymnastique La Vaudoise exécutera sur la Place d’Armes, à partir de deux heures du soir :
1° Préliminaires à mains libres. — 2° Mouvements simultanés au reck. — 3° Mouvements individuels au reck. — 4° Exercices aux barres parallèles. — 5° Mouvements exécutés par les pupilles. — 6° Exercices facultatifs par tous les gymnastes.
14 au 16 juillet 1905 — Héricourt. Fête des 14, 15 et 16 juillet, organisée par le comité de la société cours des Trompettes héricourtoises, du Foot-Bail héricourtois et des délégués de l'Union artistique. des Prévoyants de 1'Avenir et de la Société des sapeurs-pompiers :
Vendredi 14, à 8 heures, réception des sociétés invitées. — De 8 heures à 8 heures ½, vin d'honneur offert au local de gymnastique par la Vaudoise. — De 8 heures ½ à midi, concours individuel de gymnastique.
A 1 heure ½, défilé de toutes les sociétés.
Parcours : route de Montbéliard, faubourg de Besançon, Grande-Rue, faubourg de Belfort, champ de fête.
De 2 heures ½ à 6 heures, productions de gymnastique, jeux de pots, course en sac, sauts, attractions diverses.
De 7 heures à minuit, fête de nuit, grand bal.
Grand cinématographe de la maison Froissard, de Paris ; l'entrée donne droit à la vue (pas de supplément à payer).
Samedi 15, de 7 heures à minuit, fète de nuit ; bal et cinématographe.
Dimanche 16, à 1 heure ½, défilé des sociétés invitées : la Fanfare du Valdoie, la Belfortaine, de Belfort ; l'Avenir, de Colomber-Fontaine ; la Golutche, de Bethoncourt ; les Trompettes de Brevilliers ; la Gymnastique de Couthenans ; les Trompes de chasse de Belfort ; les Trompettes héricourtoises, la Vaudoise d’Héricourt.
De 2 heures à 7 heures, audition des sociétés de musique, productions de gymnastique, jeux, course vente, course en sac, jeu de pot, etc.
De 7 heures à minuit, fète de nuit, grand bal, grand Cinématographe.
Clôture à minuit. Grand feu d'artifice.


19 novembre 1905 — Les musiciens de l'Union artistique d'Héricourt en banquet annuel !
— L'Union Artistique d'Héricourt se fait un plaisir d'informer ses membres honoraires que le banquet annuel de la Société aura lieu le samedi 25 novembre, à sept heures du soir, à l'Hôtel de l'Europe.
La Société invite cordialement ses membres honoraires à se joindre à elle à cette occasion.
Les inscriptions seront reçues, jusqu'au jeudi 23, chez M. Garnier, président de la société, et chez MM. les membres du comité. Le prix de la carte est fixé à 3 fr. 50.

14 décembre 1905 — La Société des trompettes l'Espérance Héricourtoise suit l'exemple de l'Union artistique
— Héricourt. Banquet de l'Espérance. Le samedi 16 courant, M. Oudot, restaurateur à Héricourt, Faubourg de Besançon, servira à la Société des trompettes « L'Espérance Héricourtoise », pour son banquet annuel, un menu très bien composé. Le prix est de 3 francs.
Le comité de la Société invite MM. les membres honoraires qui voudront y prendre part de vouloir bien se faire inscrire au moins 21 heures avant le banquet.

2 juin 1907 — Grand festival de musique à Héricourt
— Le festival organisé à Héricourt, par les sociétés de musique du pays de Montbéliard, sous la présidence d'honneur de MM. Reboul, préfet de la Hte-Saône, Renoult, député et Schwob, maire d'Héricourt, a recueilli un plein succès.
Malgré la pluie qui n'a pas cessé de toute la journée, les différentes parties du programme ont pu être remplies à la satisfaction de tous.
La ville était pavoisée et ornée avec beaucoup de goût et d'humour, oriflammes, verdures, arcs-de-triomphe, toute une lyre d'ornements, que la pluie battante a saccagés sans pitié.
De neuf heures à midi, réception des sociétés au local de l'Union, vin d'honneur, souhaits de bienvenue de la part du dévoué président M. Garnier.
Dix-neuf sociétés ou délégations assistaient au festival.
Le Comité de l'Union artistique offrait un banquet à l'hôtel des deux Clefs, aux membres du comité de l'Union des sociétés musicales du Pays de Montbéliard.
Menu succulent, vin exquis, service parfait, M. Roth a reçu toutes félicitations.
Au dessert, M. Garnier a toasté aux invités et aux représentants de la presse.
A deux heures, défilé sous la pluie battante, qui n'a l'air de gêner les musiciens d'aucune façon. Ils conservent jusqu'au bout l'allure crâne et le brio nécessaires.
Une armée de parapluies entoure le kiosque ; tout le monde veut entendre la Marseillaise exécutée par toutes les sociétés, mais surtout la Marche de l'Union, composée par M. A. Monchot, qui en a conduit l'exécution avec une véritable maëstria. MM. Reboul, Renoult et Schwob n'ont pas été les derniers à féliciter le compositeur-chef d'orchestre.
M. Albert Gelin, toujours sur la brèche quand il s'agit de l'Union musicale prononce ensuite un discours.
Le concert a eu lieu ensuite malgré la pluie. Les fanatiques de la musique demeurent autour des deux kiosques, mal abrités sous les parapluies.
Nous devons une mention toute spéciale à la Société des Usines de Belfort pour la parfaite exécution de l'ouverture de Tannhauser ainsi qu'à la Fanfare des Usines Schwob, dirigée par M. Monchot.
Belle et bonne fête, la première donnée en notre pays, et dont le souvenir durera. Nous ne saurions trop engager les sociétés de musique à s'inscrire en nombre à la Fédération.

29 juin 1907 — Concert au kiosque de l’Union ouvrière des usines Schwob frères
— Héricourt. Programme des morceaux exécutés par l’Union ouvrière des usines Schwob frères, le samedi 29 juin à 8 heures ¼, sur le kiosque :
Le Vin lorrain, marche (Sandoz). — La Villa des roses, ouverture (Vivenot). — Coquette, mazurka (L. Cribeillet). — Souvenir des ormeaux, fantaisie (Giraud). — Valse bachique de castagnettes (Sandoz).
Le chef de musique, A. Monchot.

Héricourt - Faubourg de Belfort, Ecoles et Kiosque à musique — Place des Ecoles
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9 juillet 1910 — L'Union Artistique en concert sur le Kiosque
— Concert. Programme des morceaux exécutés par l'Union Artistique, le samedi 9 juillet, à 8 h. ¼, sur le kiosque :
Albert, marche (A. Monchot). — Le Calife de Bagdad (Boîeldieu). — La cinquantaine. — Ballet de Coppélia (Léo Delibes). — La Tempête, chœur à trois voix (Bazin).

13 juillet 1910 — L'Union ouvrière, l'Union Artistique et la Vaudoise alternent à Héricourt
— Héricourt. Fêtes artistiques. Il y a quelques jours, I’Union ouvrière nous donnait sur le kiosque un concert des plus réussis. Samedi dernier, c’était l'Union artistique, que, depuis des années, nous n'avions pas entendue sur la place. Les applaudissements recueillis par les musiciens de cette gentille société nous font espérer qu'ils seront à l'avenir moins avares de leur si douce et si agréable musique.
L'Union ouvrière et l'Union artistique parties dimanche matin par le train de 8 heures, pour assister au festival de Montbéliard, ont rapporté de cette fête musicale et de l'accueil qui leur a été fait sur leur passage, le plus agréable souvenir.
Ce soir mercredi, retraite aux flambeaux par l'Union ouvrière, les pompiers, la gymnastique et la Société de préparation militaire.
Le 14 juillet, à 4 heures, la gymnastique alternera avec la musique dans un programme très varié qui se terminera par les mouvements d’ensemble du concours de Belfort accompagnés par la musique.

7 août 1913 — Concours de Tir suivi d'un concert de la Fanfare de l'Union ouvrière des usines Schwob
— Héricourt. Société de tir. A l'occasion du 25e anniversaire de sa fondation et de la clôture des tirs et concours de 1913, la société de tir du canton d'Héricourt organise pour le dimanche 10 août, au champ de tir, de 14 à 17 heures, des concours publics, avec distribution de prix à l'issue de la séance.
Breloques de diverses valeurs, à partir de 65 points en trois séries, sur cibles Unions et de 30 points sur cibles Silhouettes.
Une bouteille de champagne sera délivrée à la première mouche de l'après-midi sur cibles Union et sur Silhouettes.
A 15 heures, concert par la fanfare l'Union Ouvrière des usines Schwob. Programme :
Beaucourt, marche (Cribeillet). — Nouveau seigneur du village, ouverture (Boieldieu). — Speranza, valse (André Schwob). — Les Saltimbanques, fantaisie (Ganne). — Joyeux mirlitons, polka imitative (Parès). — Sonnez fort, pas redoublé avec tambours et clairons.

13 et 14 juillet 1920 — Après guerre, les fêtes reprennent
— Fête nationale. Programme :
13 juillet. — A 8 heures du soir, retraite militaire par la fanfare des trompettes du 47e régiment d'artillerie ; à 9 heures du soir, défilé de la fanfare les Enfants d'Héricourt, suivi de concert au kiosque, place des Ecoles à 9 h. 30.
Le 14 juillet (matin) — A. 7 h. 30, course de bicyclette, distance 10 kilomètres, départ de la Place des Ecoles ;
à 9 heures, défilé du 47è régiment d'artillerie : place des Ecoles, faubourg de Belfort ; distribution de vivres aux indigents.
(Après-midi). — Grande fête sportive, champ de foire, inaugurée par un défilé des éléments constitutifs de la fête, savoir : Fanfare les Enfants d'Héricourt, groupe des moniteurs de la subdivision militaire de la 7e région, élèves des écoles publiques de filles, élèves des écoles publiques de garçon, société d'éducation plysique ; à 13 h. 30, rassemblement au croisement des routes : Besaçon, Lure, Montbéliard ; à 13 h. 45, départ suivant itinéraire : faubourg de Belfort, Grande Rue, Champ de Foire ; à 16 h. 30. exécution du programme de la fête sportive.
La fanfare les Enfants d'Héricourt jouera pendant l'exécution du programme.
Soirée — Bal public et gratuit de 8 heures à 11 heures du soir, avec l'orchestre de la fanfare les Enfants d'Héricourt, place de l'Hôtel de-Ville. Salves d'artillerie.

5 septembre 1925 — La Fanfare des Enfants d'Héricourt en concert sur le Kiosque à musique
— Héricourt. Concert. La fanfare Les Enfants d'Héricourt exécutera le 5 courant, à 20 heures, au Kiosque, le programme suivant :
1° Le Triomphateur, marche (Delbecq). — 2° Bettina, ouverture (D. Snock). — 3° Précoce Jeunesse, valse (A. C. Doyen). — 4° La Fête au Village, fantaisie, (A. Fajolle). — 5° Rose et Reine, (Ruelle).
La Fête. — Dimanche prochain, Héricourt sera en fête ; déjà, de nombreux forains se sont installés sur le champ de foire. A voir par le nombre et la variété des attractions, on peut dire que tous, jeunes et vieux, pourront s'en donner à cœur joie.


Formations musicales actives à Héricourt en 1909 :
Union ouvrière des Usines Schwob frères (fanfare), fondée en 1892, président E. Schwob, direction Monchot, 45 exécutants ;
Union artistique (orchestre symphonique), président F. Garnier, direction A. Monchot, 25 exécutants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 13 févr. 2018 14:48

HERSIN-COUPIGNY - Le Jardin Public
(PAS DE CALAIS)
En 1812, date du plan napoléonien, Hersin-Coupigny compte un millier d'habitants ; l'extraction de houille aidant, la population est six fois plus nombreuse un siècle plus tard.
Nous sommes en 1912, date à laquelle la commune installe son nouvel hôtel de ville, dans la propriété qu'elle vient d'acquérir, sur
la Place dite également place de la Mairie, auprès de Fernand Wattebled, tuilier de son état. L'ancienne mairie hersinoise était, quant à elle, située à l'angle de la Grande Rue et de la Place.

Plan d'Hersin-Coupigny en 1812

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Sur la place de la Mairie, est érigée une Fontaine sculptée, ornée sur ses quatre faces, de têtes de Neptune crachant de l'eau et surmontée d'une Statue de femme (Héméra ?, déesse de la lumière) brandissant un fanal. Ce monument a certainement été édifié en 1906, lors de l'inauguration de la canalisation d'eaux potables et de la mise en service de l'éclairage par le gaz à Hersin-Coupigny ; à cette occasion, Guislain Decrombecque, maire de 1896 à 1919, a organisé un festival musical, pour le dimanche 13 mars 1906, auquel la Fanfare municipale n'a certainement pas manqué de participer.
Un nouveau festival musical est programmé à Hersin-Coupigny pour le 12 mai 1907, doté de primes en espèces d'une valeur de 2.000 francs.

C'est à l'arrière de son nouvel édifice municipal que le Jardin public est aménagé, accessible également par une seconde entrée rue de l'Egalité.
En 1912-1913, un Kiosque à musique de type rustique est édifié au milieu de ce petit jardin communal. De forme octogonale, ses piliers en rondins de bois et sa toiture en chaume sont fixés sur un soubassement maçonné en pierre ; la balustrade est constituée de branches d'arbres.

Hersin-Coupigny - Jardin public et Kiosque à musique, toiture en chaume — Place de la Mairie et Fontaine Neptune (ancienne mairie au fond, à gauche)
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Si Hersin-Coupigny ne subit pas l'occupation allemande en 1914-1918, la ville n'en demeure pas moins sous les bombardements incessants et la menace permanente, compte tenu de son immédiate proximité du front situé à quelques 7 kilomètres, entre Bully et Loos (Liévin, Lens et La Bassée sont en zone occupée).(1)
Un perpétuel va et vient de troupes transite par Hersin-Coupigny : les uns en cantonnement dans l'attente de repartir au massacre, d'autres en revenant pour y soigner leurs blessures. La Compagnie du 11e régiment de génie y est chargée en décembre 1915 et janvier 1916 d'établir des abris et de monter des baraques.
A partir de la place de la Mairie, un service d'autobus au sigle R.V.F. (Ravitaillement en Viande Fraîche) est mis en place, un chassé croisé assurant continuellement l'alimentation des troupes en campagne.

Hersin-Coupigny - Autobus RVF (Ravitaillement de viande fraiche) en 1915 sur la Place de la Mairie et fontaine Neptune qui sera déplacée dans le jardin public en 1924. (cliché Agence Rol 1915)
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Après l'armistice, le Jardin Public est quelque peu aménagé, des bancs sont installés. La toiture de chaume du Kiosque à musique est remplacée par une couverture de plaques carrées zinguées.
En hommage à ses nombreux morts, la municipalité décide d'ériger un monument sur la place de la Mairie, face à l'entrée du Jardin Public. La statue, due au sculpteur Louis Maubert (1878-1949) et au marbrier Delocre, est inaugurée le 8 juin 1924, pour un coût de 22.000 francs. (2)
Apparemment en raison de l'espace restreint de la place de la Mairie, la Fontaine de Neptune est transférée, en 1924, dans le Jardin Public, face au Kiosque à musique.

Hersin-Coupigny - Nouvelle mairie et salle des fêtes, entrée jardin public à droite — Monument aux morts 1914-1918, place de la Mairie
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Si la Fanfare municipale des mineurs d'Hersin-Coupigny a exercé ses talents sur la région de l'Artois, il semble qu'elle n'ait que très peu participé à des concerts sur le Kiosque du Jardin Public. A sa décharge, les 55 musiciens de la fanfare auraient eu du mal à tenir sur le modeste édicule, et d'autre part l'emplacement discret pour ne pas dire secret du Jardin et son entrée touffue et mystérieuse ont probablement rebuté plus d'un amateur.
En 1928, une nouvelle formation musicale, l’Harmonie du commerce, est fondée par Georges Duburque, un ancien musicien de la Fanfare des mineurs. Avant que de devenir ce qu'elle est aujourd'hui — l'Harmonie compte une soixantaine de musiciens en 2018 — elle a modestement exercé ses talents sur la Place, en avril 1932, et même sur le Kiosque à musique, en juin et juillet 1933.
Après le conflit 1940, l'Harmonie du Commerce se paiera le luxe d'avoir son propre Kiosque à musique démontable de 30 m² ! A son 20e anniversaire, elle organise, le dimanche 29 août 1948, un Festival de musique sur Hersin-Coupigny, regroupant 13 sociétés et 750 participants.
Le 24 août 1958, on remet ça avec 16 formations musicales et 900 exécutants.

Jouxtant l'Hôtel de Ville, une salle des Fêtes à la façade résolument moderne, est construite en 1937, jurant insolemment avec la classique mairie qui, elle, sera démolie et remplacée, dans les années 1970, par un bureau de Poste brut de béton.
Le monument aux morts, endommagé, est supplanté en 1992, par quatre parallélépipèdes de marbre pour le prix de 398.778,13 francs.
Le Kiosque à musique a, semble-t-il, été supprimé à une date indéterminée.
Lors d'une délibération du conseil municipal du 14 mars 2016, Jean-Marie Caramiaux, maire d'Hersin-Coupigny décide de lancer un appel d'offre pour la réhabilitation du jardin public avec création d’une aire de jeux pour enfants. L’agence Odile Guerrier est chargée de l'étude du projet paysager pour 16.770 euros et le 3 octobre 2016, la société Bonnet SA de Montigny-en-Gohelle emporte le marché pour 161.895 euros. En outre une aire de jeux, subventionnée par la CAF, est envisagée pour un devis de 30.000 euros ht...
Kiosque supprimé.

voir ici Jardin Public d'Hersin-Coupigny sans kiosque, aujourd'hui.
Entrée du jardin public sur la place de la mairie.

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publié par JeanMarc Lun 12 Fév 2018 14:48

4 février 1907 — Annonce du festival musical d'Hersin-Coupigny du 12 mai
— Un festival de musique aura lieu à Hersin-Coupigny le dimanche 12 mai. Des primes relativement importantes seront tirées au sort entre les sociétés participantes.

13 et 17 mai 1923 — Concerts sur le Kiosque à musique du Jardin public
— Concert. A l'occasion de la fête nationale de Jeanne d'Arc, la Fanfare des Mineurs d'Hersin donnera un grand concert sur le kiosque du Jardin public le dimanche 13 mai à 16 heures et jeudi 17 mai, à 20 heures. Voici le programme des morceau qui seront exécutés :
1. Touring-Club, marche. Andrieu. — 2. Si j'étais Roi, ouverture. Adam. — 3. Heureux présage, fantaisie. Louis Boyer. — 4. Neige d'antan, valse. Paul Kelsen. — 5. Faust, sélection sur l'opéra. Gounod.
A l'occasion de la fête communale, la Fanfare donnera des concerts le dimanche 27 mai et le mardi 29 mai sur le kiosque. Le Grand-Bal Modern-Alcazar Garnier Gonnet est installé sur la place Pétain, face au café Weppe Paul.

Harmonie du Commerce d'Hersin-Coupigny, aujourd'hui.(1/3) (2/3) (3/3)

Sociétés musicales actives à Hersin-Coupigny en 1909 :
Fanfare municipale d'Hersin-Coupigny, président Delaval, direction Vanduick, 55 exécutants.


(1) 1914-1918 — Hersin-Coupigny, à quelques kilomètres du front, subit les bombardements en permanence.
— 21 décembre 1915. Nous avons cité Charles Massin, victime du premier bombardement d'Arras, le 6 octobre 1914. Plus douloureux encore furent les résultats du bombardement d'Hersin-Coupigny, le 21 décembre 1915.
Vers 3 h. ½ de l'après-midi, quelques obus de 105 tombèrent sur la gare d'Hersin ; l'école libre n'est pas éloignée, aux corons de Coupigny. Comme le bombardement se rapprochait, ce fut bientôt de la panique chez les enfants, que les maîtres voulaient retenir en classe.
Pour aller rassurer leurs parents, quelques grands élèves partirent, de force, au nombre d'une quinzaine. Ils avaient à peine parcouru dix mètres qu'un obus éclatait au milieu d'eux, faisant sept victimes, sous les yeux de leur maître impuissant. Voici leurs noms : René Bachelaert (13 ans) ; Jules Leroux (10 ans) ; Joachim Jouffray (12 ans) ; Joseph Godart (12 ans) ; Marcel Raviez (12 ans) ; Paul et Louis Vancouvelaert (10 et 13 ans), deux frères) ; tous étaient fils de mineurs ou d'employés de la mine.

D'après les notes envoyées par M. le curé d'Hersin et M. le doyen de Barlin. Guerre en Artois 1916

Hersin-Coupigny - Jardin public — Le Kiosque avec sa nouvelle toiture, quelques bancs en plus
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(2) Grand festival à l'occasion de l'inauguration aux morts d'Hersin-Coupigny
— Un grand festival est organisé par la municipalité d’Hersin-Coupigny le 8 juin prochain à l’occasion de l’inauguration du monument élevé en l’honneur des enfants de la commune morts pour la France. Les sociétés de musique : Harmonie, fanfares, trompettes, orphéons, chorales, trompes de chasses, les sociétés de gymnastique, mutilés de guerre, anciens combattants, sapeurs-pompiers, sont invités à y prendre part. Ne seront pas admises les sociétés de moins de 25 membres ni celles présentant un caractère excentrique. Adresser son adhésion avant le 27 mai à M. Théodore Delecour, secrétaire du festival, mairie d’Hersin-Coupigny. Le jour de la fête, les sociétés devront se rassembler à 14 h. 30 aux endroits indiqués par leur commissaire et se placer suivant le numéro d’ordre. Le commissaire vérifiera l’effectif de la société et distribuera les tickets pour le tirage des primes. Il sera distribué à chaque société un numéro de tirage au sort des primes pour le premier groupe de 25 membres actifs, ensuite par groupe de 10 membres actifs. A 14 h. 45, mise en place pour le défilé dont le départ aura lieu à 15 heures pour se rendre sur la place Pétain. Le festival commencera aussitôt après le défilé. Les sociétés, accompagnées de leur commissaire, se rendront à leur kiosque respectif. Les sociétés musicales exécuteront deux morceaux à leur choix, à l’exclusion des pas redoublés. Elles auront à justifier du nombre de kilomètres par chemin de fer de la gare de départ à la gare d’Hersin-Coupigny. Tirage et distribution des primes : le tirage et la distribution des primes auront lieu le lundi 9 juin, à 10 heures, à l’hôtel de ville d’Hersin-Coupigny. Toute société n’a le droit qu’à une seule prime de participation. Ne pourront prendre part à cette distribution et à ce tirage que les sociétés qui auront satisfait aux conditions fixées par le règlement. Celles qui ne pourraient se rendre à l’heure fixée, pourront être représentées par le délégué du festival qui devra être muni d’une autorisation pour toucher. Dans le cas contraire, les primes échues seraient adressées par la poste, déduction faite des frais d’envoi. Tableau des primes :
Sociétés musicales, 4.800 francs. 1er, 800 francs ; 2e, 600 francs ; 3e, 500 ; 4e, 400 ; 5e, 350 ; 6e, 300 ; 7e, 250 ; 8e, 225 ; 9e, 200 ; 10e, 175 ; 11e, 150 ; 12e, 125 ; 13e, 100 ; 14e, 75 : 15e, 50.
Sapeurs-pompiers, 1.150 francs de primes. 1er, 300 francs ; 2e, 250 ; 3e, 200 ; 4e, 150 ; 5e, 100 ; 6e, 75 ; 7e, 50 ; 8e, 25.
Gymnastique, 1.150 francs de primes. Même répartition que les sapeurs-pompiers.
Mutilés et anciens combattants, 1.150 francs de prime, même répartition.
Primes d’éloignement, 750 francs. 1er, 300 francs ; 2e, 200 ; 3e, 100 ; 4e, 75 ; 5e, 50 ; 6e, 25.
Le comité augmentera les primes au cas où les adhésions dépasseraient les prévisions. Toute société participante aura une prime.
L’Avenir de l’Artois. jeudi 29 mai 1924.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 16 févr. 2018 15:15

HESDIN - Square Boucher-Cadart
(PAS DE CALAIS)
Entièrement détruite en 1553, reconstruite les années suivantes sur les territoires de la seigneurie de Marconne, la cité hesdinoise est devenue une plate forte au XVIIe siècle, dont la construction est achevée avant 1661. Elle est défendue par 6 bastions, des demi lunes et n'est accessible qu'au moyen de deux portes : la Porte Neuve ou de Montreuil et la Porte Vieille ou de Béthune.
L'emplacement que nous nous proposions de décrire est en fait indescriptible, étant situé en plein dans les glacis et contreforts des fortifications de Hesdin, dont le déclassement est décidé par l'ordonnance royale du 6 décembre 1842.

Plan de Hesdin en 1661
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Afin d'éviter que les terrains provenant de ce déclassement ne soient exploités par les tourbiers et ne deviennent par conséquent insalubres, la municipalité sollicite le Conseil général du Pas-de-Calais, le 31 août 1853, afin que l'Etat cède cette zone à la commune.
Des devis de l'ordre de 300.000 francs sont proposés en 1855 pour réaliser les travaux d'arasement et de mise à niveau de l'enceinte fortifiée hesdinoise. L'Etat cède ces terrains, d'une superficie de 55 hectares, à la ville d'Hesdin le 6 juin 1857, au prix de 31.748 fr. 76 ; la Ville s'engage à faire disparaître à ses frais les fortifications et niveler le tout dans un délai maximum de 20 ans en commençant, prioritairement, par les bastions.(1)
En 1855, soit avant la cession, les travaux sont déjà commencés : un rapporteur du Conseil général note que :
le déclassement d'Hesdin comme place forte a fourni l'occasion de redresser la route dans la traversée des fortifications. La ville y gagne un accès incomparablement plus commode et plus court et de charmantes promenades, car les nouveaux percements ont pris, sous la direction de M. Mehaye, un petit air monumental qui sied à merveille aux abords de la charmante petite ville d'Hesdin et de la belle forêt domaniale qui en couronne l'horizon.

A l'extrémité de la rue de Saint-Omer aboutissant sur la porte Neuve, entre les bastions de Richelieu et du Prince, une nouvelle voie est créée sur les anciens glacis, afin de rejoindre la future Gare de Hesdin. La ligne de chemin de fer reliant Arras à Etaples par Hesdin et Montreuil, construite de 1875 à 1878, est déclarée publique depuis le 25 juin 1864.
Le 26 août 1876, le Conseil Général du Pas de Calais demande que la future Gare d'Hesdin bénéficie d'un quai d'embarquement destiné à la troupe et que d'autre part elle soit bâtie sur le modèle de celle de Montreuil ou encore de Méru dans l'Oise. Son voeu va être exaucé, la Station hesdinoise sera effectivement dotée, en 1877-1878, d'une gare sensiblement similaire aux modèles demandés.
Face à la Gare, côté entrée extérieure, la Place dispose d'un emplacement laissé vacant, le long des fortifications arasées : la Ville ne possédant aucun espace vert, la municipalité décide d'y créer un square sur lequel vont être plantées quelques rangées d'arbres entre 1890 et 1900.

Hesdin - Square de la Gare
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En 1908, la famille du naturaliste et explorateur Victor Jacquemont (1801-1832) décide de faire édifier une statue en hommage à son célèbre ancêtre. Sa nièce par alliance, Victoire-Adèle-Lucile-Thérèse Thierry, épouse Jacquemont du Donjon (1858-1943) se charge elle-même de cette sculpture.
Le 6 septembre 1908, en présence de nombreuses personnalités et de Louis Brébion (1850-1926), maire d'Hesdin de 1905 à 1926, l'oeuvre est inaugurée sur le square de la Gare qui n'avait probablement jamais vu autant de monde. Le buste de bronze de Victor Jacquemont trône sur une stèle de marbre, un médaillon du père de celui-ci, Wenceslas Jacquemont de Moreau (1757-1836), étant incrusté sur le bas du monument.

Hesdin - Inauguration buste Jacquemont Square de la Gare 6 septembre 1908 — Monument Jacquemont
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Louis Brébion, maire, qui est par ailleurs président du Réveil musical, fanfare d'Hesdin fondée en 1879, décide avec sa municipalité de faire édifier un Kiosque à musique au centre du Square de la Gare.
Inauguré vers 1909, de forme octogonale, son soubassement en pierre est construit au-dessus d'une cave de rangement ; ses colonnes sont en fonte, son garde corps en fer forgé ; sa toiture de zinc est surmontée d'une lyre.

Alfred Boucher-Cadart (1836-1910), sénateur et conseiller général du Pas-de-Calais, lors de l'inauguration du monument en l'honneur de Victor Jacquemont de 1908, pensait-il que, 3 ans plus tard, les Hesdinois procéderaient à une cérémonie similaire en sa faveur dans le même Square de la Gare ? Probablement pas. Toujours est-il que dès 1911, une stèle en marbre surmontée d'un bronze du au sculpteur Édouard Houssin (1847-1919) est érigé tout près du Kiosque à musique.
A cette occasion, le jardin prend la dénomination de Square Boucher-Cadart.(2)

Hesdin - Square et monument Boucher-Cadart — Buste Boucher-Cadart fondu par les Allemands en 1941, stèle rescapée. Gare de Hesdin au fond
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Les allemands qui, comme on le sait, avaient un amour immodéré pour les statues en bronze pendant les deux conflits mondiaux, n'ont fait, en 1941, qu'une fondue avec les malheureuses effigies de Victor Jacquemont et d'Alfred Boucher-Cadart, terminées en obus. Seul le médaillon de Wenceslas Jacquemont, ne les a pas intéressés. Aujourd'hui, les stèles de marbre sont toujours en place, attendant désespérément que le vide soit comblé.
Le Kiosque à musique, qui, lui, a résisté aux guerres, n'a pas pu tenir tête à la municipalité qui l'a fait disparaître, dans les années 1980, sans donner de raisons.
Kiosque supprimé.
voir ici Square de la Gare Boucher-Cadart d'Hesdin sans son kiosque, aujourd'hui.(1/4) (2/4) (3/4) (4/4)

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publié par JeanMarc Jeu 15 Fév 2018 14:25

20 août 1908 — Cavalcade à Hesdin. En prémices du kiosque à musique, un édicule avec des musiciens est tiré sur une voiture du cortège
— Comité de Hesdin. Fête au profit des Blessés du Maroc. — Cette fête patriotique a eu lieu le 20 août et a parfaitement réussi. Chacun s'était ingénié à rendre brillante et animée la cavalcade qui a défilé à travers la ville.
En tête du cortège les trompettes du 6e Chasseurs jouent des marches entraînantes et sont suivies par la délégation de la 573e Section des Vétérans de terre et de mer. Puis, c'est toute une série de voitures décorées et fleuries, un superbe aéroplane, un kiosque abritant un groupe de musiciens, un coquet nid de Pierrot et le char de la meunerie superbement décoré, etc.
Le grand succès de la journée a été pour le char-aumônière du Comité, puis ce fut la vente de la "marguerite" de l'Association des Dames Françaises, offerte par des jeunes filles de la ville, qui avaient revêtu, pour la circonstance, le costume d'ambulancières.
Le produit de la recette, envoyé au Comité central, est destiné au Corps expéditionnaire du Maroc, aux blessés et aux malades, qui béniront une fois de plus les Dames Françaises de la Croix-Rouge.

6 septembre 1908 — Inauguration, sur le Square de la Gare, du buste de Victor Jacquemont et du médaillon de son père Wenceslas Jacquemont de Moreau
— Nous sommes arrivés vers midi. Le maire de la ville, M. Brébion, et son conseil municipal étaient à la gare pour recevoir le comité et les invités : M. le Dr Hamy, de l'Institut, président du comité et délégué par le ministre de l'Instruction publique, M. Arthur Chuquet, délégué de l'Académie des sciences morales et politiques, accompagné de Mme Chuquet ; le sous-préfet de Montreuil, MM. de Florival, président du tribunal civil d'Abbeville ; R. Le Cholleux, secrétaire général du comité, Florent Buret, etc.
Mme Jacquemont du Donjon et sa fille ; M. Vallée, député de Saint-Pol ; M. le chanoine Rohart, président de l'Académie d'Arras ; M. Alfred Demont, président des Rosati du Ternois, étaient arrivés précédemment.
Le Banquet
C'est au milieu d'une foule sympathique que le cortège se rendit à l'hôtel de France, qui a conservé en partie son curieux cachet d'hôtellerie de relais, du temps où il existait encore des diligences.
Soixante convives se trouvaient réunis autour de la table très bien servie pour écouter et applaudir les orateurs.
M. Alfred Boucher-Cadart, conseiller général prit alors la parole (...)(discours)
Inutile de dire combien on applaudit ces orateurs. C'est après cet échange de compliments courtois que nous fûmes au monument.
Au monument
Dès l'arrivée du cortège il y avait énormément de monde. Le buste, le très beau buste de Victor Jacquemont a été élevé dans le jardin public d'Hesdin, en face de la gare; la foule s'était placée autour des grilles, en sorte qu'elle isolait fort à propos l'estrade présidentielle et en faisait un exquis petit théâtre, noyé dans la plus fine verdure.
Le buste de Victor Jacquemont domine une stèle élégante sur laquelle est appliqué le médaillon de son père Wenceslas Jacquemont.
Lorsque la toile tomba, on ne put se tenir d'applaudir avec enthousiasme ce délicat morceau de sculpture et tous les compliments allèrent, sincères et pressés, au statuaire, Mme Jacquemont du Donjon.
Au nom du ministre de l'Instruction publique, au nom, également, du Muséum et du Comité, M. le docteur Hamy a pris le premier la parole, voici son discours (...)(nombreux discours)
La cérémonie fut close sur ces mots et nous avons laissé la petite ville d'Hesdin avec la joie de son bel héritage.

Le Kiosque à musique du Square de la Gare, dit Boucher-Cadart, semble ne pas avoir été fréquenté assidûment. Son emplacement, près de la gare bruyante et relativement éloigné du centre communal devait en être la raison. Aussi, le Réveil Musical, fanfare puis plus tard harmonie hesdinoise, se trouvait-il très fréquemment concourir sur la région et même à Paris, notamment à l'hospice de Berck en juin 1892, au concours musical de Lille en août 1902, en juillet 1924 au concours musical du 17e arrondissement, au festival de Montreuil-sur-Mer en septembre 1904, en juin 1908 au festival de Saint-Pol-sur-Ternoise, etc...

Hesdin - Kiosque à musique et buste Jacquemont — Kiosque à musique et buste Boucher-Cadart
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Le 12 septembre 1922, le journal La Presse note fort à propos que l'abbé Prévost est injustement oublié des inaugurations pourtant nombreuses de statues d'hommes célèbres.
— Les déplacements de la guerre nous ayant conduit à Hesdin en 1915, nous avons bien pu nous faire indiquer, par les habitants, la maison où naquit l'abbé Prévost en 1697 mais on y chercherait vainement, sur une place publique de la petite ville, une statue ou un simple buste qui reproduisît les traits de l'écrivain.
Hesdin a su recueillir les fonds pour ériger un monument à la gloire d'un politicien du cru, du nom de Boucher-Cadart (1836-1910) dont on peut voir la noble effigie coulée en bronze, la poitrine chamarrée de décorations, parmi lesquelles figurent les palmes académiques ; mais cette cité n'a pas jugé, à propos d'ouvrir une souscription pour reproduire en bronze ou en marbre les traits de l'écrivain dont la gloire, les Hesdinois peuvent en être certains, est plus solide et d'une qualité plus pure que celle de leur Boucher-Cadart, ancien conseiller général du Pas-de-Calais.
(La Presse 12 septembre 1922)

L'Harmonie d'Hesdin, aujourd'hui.(1/2) (2/2)

Seule la Fanfare Le Réveil musical est active à Hesdin en 1909. Fondée en 1879, elle est présidée par Louis Brébion depuis 1895, dirigée par Riquier en 1893. 52 musiciens l'animent.

(1) Acquisition des fortifications d'Hesdin auprès de l'Etat
Loi du 6 juin 1857 promulguée le 15 juin.
— Loi qui autorise la cession à la ville d'Hesdin (Pas-de-Calais) de terrains domaniaux provenant des anciennes fortifications de cette ville. (XI, Bull. DVII, n. 4640.)
Art. 1er. Est autorisée la cession, à la ville d'Hesdin (Pas-de-Calais), de terrains domaniaux d'une contenance de cinquante-cinq hectares quatre-vingt-quatorze ares quatre-vingts centiares, provenant des anciennes fortifications de la même ville, et désignés, tant au procès-verbal d'expertise en date des 11-17 juin 1836 qu'au plan dressé le 16 du même mois, lesquels demeureront annexés à la présente loi.
Art 2. Cette cession aura lieu moyennant le paiement, par la commune d'Hesdin, d'une somme de trente et un mille sept cent quarante-huit francs soixante et seize centimes (31.748 fr. 76 c), sur lesquels deux mille neuf cent cinquante-deux francs cinquante centimes (2.952 fr. 50 c.) produiront intérêt à compter du 25 janvier 1855, comme représentant la valeur de diverses parcelles dont la commune a été mise provisoirement en possession à cette époque.
Art. 3. Indépendamment des conditions ordinaires des ventes de biens domaniaux, la cession sera faite à la charge, par la commune d'Hesdin, de démolir les fortifications et de niveler les terrains conformément aux profils arrêtés. Les travaux seront entrepris immédiatement en commençant par les bastions de l'enceinte ; et ils devront être continués chaque année, de manière à être terminés dans le délai de vingt ans, à partir du jour de la mise en possession.
Toutefois, si les circonstances venaient à l'exiger, le ministre de la guerre pourra, dans un intérêt de défense générale, mettre la commune en demeure d'exécuter sans délai la démolition complète. Dans ce cas, il sera tenu compte à la commune de la valeur des années de jouissance dont elle aura été privée, suivant les proportions établies par les experts dans le procès-verbal précité.
Art 4. Dans aucun cas, la commune ne pourra exercer de recours en garantie contre l'Etat, à raison des droits prétendus par des tiers sur les terrains qui feront l'objet de la cession.

(2) Sans en avoir l'air, Alfred Boucher-Cadart, agissait au Conseil Général du Pas-de-Calais, même pour des points de détail anodins.
Août 1908. Chemin de fer du Nord.
Eclairage de la gare d'Hesdin
La gare d'Hesdin continue à être éclairée avec un nombre très restreint de lampes à pétrole. En hiver surtout, lorsque les jours sont courts, l'éclairage est insuffisant. Les jours de marchés (le jeudi), les jours où les soldats permissionnaires partent (le samedi) et reviennent (le dimanche), toujours le soir, les quais sont encombrés de voyageurs, de paquets et de bagages.
Le Conseiller général renouvelle une demande, déjà faite par lui, et propose à ses Collègues d'émettre le voeu que la gare d'Hesdin, la plus importante comme rendement de la ligne d'Arras à Boulogne, soit suffisamment éclairée par le gaz ou l'électricité.
Signé : Boucher-Cadart.
Trains d'ouvriers. — Demande arrêt au passage à niveau de Grigny, à 2 kilomètres de la gare d'Hesdin
Un train d'ouvriers part d'Hesdin à 2 heures 50 du matin et revient à Hesdin à 4 heures 30 du soir.
Ce train est employé par 70 ou 80 ouvriers qui viennent le prendre à la gare d'Hesdin.
13 ou 20 de ces ouvriers habitent les communes de Grigny, Marconne, Huby-Saint-Leu et Le Parcq. De la gare d'Hesdin à leur demeure, il y a environ 2 kilomètres, qu'ils sont obligés de faire à pied deux fois chaque jour. Cette fatigue, avant et après le travail, leur serait évitée si le train s'arrêtait quelques minutes au passage à niveau de Grigny.
Le Conseiller général soussigné propose à ses Collègues d'émettre le voeu qu'un arrêt soit établi pour le train spécial dont s'agit chaque jour de la semaine.
Signé : Boucher-Cadart.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 20 févr. 2018 15:07

HIRSON - Le Kiosque de Musique
(AISNE)
Le 23 avril 1763, très précisément à cinq heures du soir, le feu se déclare dans la maison d'un couvreur de Hirson, petit bourg comptant 277 feux. En moins de deux heures, plus de trois cents bâtiments sont calcinés avec tous les meubles, grains, fourrages et effets qui s'y trouvoient enfermés, les papiers des notaires et des employés des fermes et même l'argent comptant.
---

Un plan de la ville du 20 mars 1775 indique qu'un pont — le Pont-Neuf dit de Pierre — est en construction ; il permettra de mettre en communication les deux parties de la commune situées de part et d'autre de l'Oise. A l'emplacement du prolongement de ce pont, quelques maisons vont être expropriées afin d'aménager un passage donnant accès à une petite place en gestation, la Place d'Armes, située entre la rue Chantelaine — future rue de Guise —, et l'Eglise Notre-Dame entourée de son cimetière.(1)
Au delà de cette nouvelle place d'Armes, une nouvelle voie de communication est créée : la Grande Rue, prolongée de la Route de Lille à Charleville.
La dimension très modeste de la Place d'Armes n'empêchera pas quelques exaltés, afin de sacrifier à la mode du temps, d'y planter, le 23 septembre 1792, leur fameux arbre de la liberté, alors que, faute de place, aucune plantation n'avait jamais vu le jour à cet emplacement.

Plan d'Hirson en 1834
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Hirson accueille ses marchés tous les lundis et jeudis, essentiellement sur la place de la Halle dite place du Marché ; les foires se déroulent le 15 de chaque mois sur la place du Jeu-de-Battoir pour les bestiaux et porcins, la Place d'Armes étant réservée au marché aux chevaux.
Hormis foires et marchés, les diverses festivités, notamment la fête patronale de la Sainte Catherine du 25 novembre, la Pentecôte ou encore la fête du premier mardi suivant Pâques, très appréciées, sont organisées sur les diverses places hirsonnaises simultanément ou successivement, principalement place d'Armes, place du Jeu de Battoir et plus tard place du Fort Vincent.
Marchands ambulants et forains s'installent sur les lieux municipaux autorisés.

Ce n'est que bien après l'armistice du 28 janvier 1871 que les Prussiens s'invitent une première fois à Hirson. Le 17 avril 1871,
500 fantassins saxons débarquent sur la Place d'Armes et viennent réclamer des billets de logement au maire. Le docteur Louis Rousseau (1812-1887), maire d'Hirson de janvier à mai 1871 puis de 1876 à 1884 (2), tient tête à l'officier saxon et refuse de lui délivrer lesdits billets, prétextant que les pays non encore envahis à la date de la signature du traité de paix ne sauraient être occupés par les troupes allemandes. On se doute bien que les fanfaronnades du docteur font long feu et qu'aussitôt les prussiens vont désigner d'office le nombre d'hommes à répartir dans les logements, par des marques portées à la craie sur les portes, à commencer par la mairie que l'officier se réserve pour son usage personnel. Finalement, Rousseau, mis au pas, obtempère et finit par délivrer les billets de logements permettant de procéder à une répartition équitable...

L'Harmonie municipale de Hirson, fondée en 1861, composée de plus de 70 musiciens, est omniprésente sur toutes les manifestations communales et obtient de beaux succès, avec médailles et primes, lors de ses déplacements aux concours et festivals de la région. La Fanfare des Verreries hirsonnaise, certes plus modeste avec ses 20 musiciens, créée au début des années 1890, n'en demeure pas moins très appréciée lors de ses concerts.
Des kiosques à musique démontables en bois sont dressés sur la place d'Armes et les différentes places hirsonnaises désignées pour les fréquents concours et festivals. Ainsi, le 17 juin 1894, cinq kiosques sont construits sur les places d'Armes, du Marché, d'Artillerie, de la Gare et du Fort-Vincent, afin de pouvoir auditionner les 120 sociétés inscrites au grand festival d'Hirson, devant un public estimé à 12.000 personnes ; l'édicule de la place d'Armes, décoré par un certain Jules Gérard, fait l'objet de l'admiration de bon nombre de spectateurs.
Lors de la fête de la Pentecôte et de son raccroc en mai-juin de chaque année, un Kiosque démontable est très souvent érigé sur la place d'Armes où se succèdent pendant quatre à cinq jours, les concerts donnés par l'Harmonie municipale et la Fanfare des Verreries.
Ce kiosque, attesté de 1898 à 1900, est finalement remplacé par la construction, au centre de la Place d'Armes, d'un Kiosque à musique définitif, inauguré lors d'un concert exceptionnel donné le 27 mai 1901 par la Fanfare Municipale de Fourmies dirigée par M. Varnerot et l'Harmonie municipale d'Hirson et son chef M. Fromont.
Ce
joli kiosque, de forme octogonale, avec colonnes et soubassement en bois, est accessible au moyen d'un escalier de cinq marches ; sa balustrade est en bois découpé ajouré, sa toiture de zinc est ornée sur son pourtour d'un lambrequin.

Hirson - Kiosque sur la Place d'Armes, foire aux Chevaux
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Concerts sur le Kiosque à musique, foires aux chevaux, festivals et concours vont ainsi égrener la vie sur la place d'Armes jusqu'à la venue des Uhlans en 1914 qui, pendant quatre longues années, vont occuper Hirson. Jusqu'à ce 9 novembre 1918 où la ville est enfin libérée lors de l'arrivée des 11e R.M.T. et 412e R.I.

En 1918, le Kiosque à musique a disparu, probablement détruit par les troupes d'occupation. A partir de 1919, le marché aux chevaux est supprimé de la place d'Armes, les foires aux bovins, porcins et équidés étant toutes regroupées à cette date sur la Place du Jeu de Battoir.
En dépit de la disparition du Kiosque, les fêtes musicales et les marchands forains et attractions reviennent à chaque célébration de la Pentecôte comme lors de la Sainte-Catherine.
Hirson a cédé, comme bon nombre de villes, aux sirènes de la mode des Géants, en créant le sien, baptisé
No Piot, faisant l'objet d'une grande cavalcade annuelle depuis 1928. Dotée de prix importants attribués par la municipalité — 11.000 francs en 1930 —, elle ne pouvait que se développer.
A partir de 1925, une grande partie des festivités et manifestations se déroulent sur le nouveau square Saint-Nazaire d'Hirson : courses et compétitions sportives, comices, concerts... Un kiosque à musique y est même édifié en 1934, dont nous n'avons malheureusement aucune reproduction pour le décrire. La mythique Musique de la Garde Républicaine a donné un grand concert sur ce kiosque le dimanche 27 mai 1934 et, le samedi 25 août 1934, c'était au tour de l'Harmonie municipale d'Hirson, dirigée par M. E. Hacout.
En 1935, la Place d'Armes a été rebaptisée du nom de son ancien maire Emile Villemant (1863-1934), élu de 1912 à 1925 puis de 1929 à 1934.
Kiosque disparu.


voir ici, Place Villemant ex place d'Armes d'Hirson, sans son kiosque, aujourd'hui.
Cavalcade No Piot d'Hirson en 2014 (1/2) (2/2)

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publié par JeanMarc Lun 19 Fév 2018 17:21

1er au 5 juin 1884 — La Fête patronale de la Pentecôte à Hirson
— Fête patronale de la Pentecôte, les 1, 2, 3, 4, et 5 juin 1884. Programme :
La veille, retraite aux flambeaux.
Le dimanche 1er juin, à 3 heures. Course à âne ; à 5 h., grand concert.
Mardi 3 juin, à 2 h. ½. Course à brouette avec trois boules.
Mercredi 4 juin, à 2 h. ½, Jeu de chevilles.
Jeudi 5 juin, à 1 h., Concours de boules ; à 2 h. ½. Jeu de pot cassé.
Grand feu d'artifice mercredi 4 juin, à 10 h. du soir.
Tous les soirs, bal champêtre de 6 à 8 h. et de 9 h. à 1 h. bal à grand orchestre.


5 avril 1885 — Concert de la musique municipale sur la Place d'Armes
— Hirson. Programme des morceaux qui seront exécutés le dimanche 5 avril à 4 heures du soir, par la musique municipale, sur la Place d'Armes :
1. Défilé, pas redoublé. C. Chaulier. — 2. Jeanne d'Arc, ouverture. Verdi. — 3. Le tour du monde. H. Cling de Genève. — 4. Fantaisie italienne. J.-B. Le Brun. — 5. Polka pour 2 pistons. Nurbel.


7 juin 1885 — Les musiques d'Anor et de Saint-Michel en concert sur la place d'Armes, lors du Raccroc de la Pentecôte
— Comme continuation de la fête de la Pentecôte, la ville d'Hirson avait invité à un concert-festival les musiques d'Anor et la Renaissance de St-Michel. Ces deux sociétés, fidèles à l'invitation qui leur avait été faite, se sont rendues à Hirson, dimanche dernier.
Elles ont été reçues, à trois heures, par l'harmonie qui les a ensuite conduites sur la place d'Armes, couverte de personnes venues des environs, pour écouter le concert.
Le programme, composé d'ouvertures, fantaisies, etc. a été enlevé avec un entrain et un brio remarquables ; chaque société a recueilli sa part d'applaudissements qui, du reste, n'ont pas été ménagés.

2 septembre 1888 — Festival international musical d'Hirson
12 août 1888 — Voici le programme du Festival international, qui sera donné à Hirson le 2 septembre prochain :
Dans la matinée, réception à la gare des Sociétés, par les commissaires de la fête, qui les conduiront à l'Hôtel-de-Ville où les vins d'honneur seront offerts.
A onze heures du matin, réunion et défilé de toutes les Sociétés de Musique, de Tir et de Gymnastique.
Pendant le défilé, tirage au sort par les Présidents des Sociétés de Musique, et en présence de M. le Maire d'Hirson, de six cents francs de primes en argent.
A deux heures, Concerts par les différents groupes de Musiques dans les kiosques qui leur seront désignés.
Concours pour les Sociétés de Tir au stand des Carabiniers. Exercices de Gymnastique.
A six heures du soir, distribution des médailles, primes et prix du Concours de Tir.
A huit heures du soir, Fête de Nuit. — Grand Bal sur la Place d'Armes splendidement illuminée.

6 septembre 1888 — Le festival d'Hirson a eu la chance, rare cette année, de jouir d'une journée, à peu près complètement belle. Sur quarante-sept sociétés qui s'étaient fait inscrire sept seulement ont manqué à l'appel, retenues chez elles par le mauvais temps du matin.
C'est donc quarante sociétés qui ont pris part au défilé, qui a été magnifique. Musiques, Sociétés de tir et de Gymnastique ont parcouru les divers quartiers de la ville au milieu d'une foule considérable. Les rues étaient pavoisées et, sur les drapeaux, arcs de triomphe et oriflammes, se lisaient des souhaits de bienvenue à l'adresse des étrangers.
Après le défilé, les sociétés musicales se sont rendues aux différents kiosques qui avaient été élevés en plusieurs endroits, pendant que les sociétés de gymnastique exécutaient leurs exercices et que les sociétés de tir se rendaient au stand.
A huit heures du soir, la musique d'Hirson ouvrait le bal, qui a été très animé et qui ne s'est terminé que très avant dans la nuit.

17 au 20 mai 1891 — Concert de la musique municipale et fêtes de nuit sur la place d'Armes lors des fêtes de la Pentecôte
— Fête patronale de la Pentecôte d'Hirson du dimanche 17 au mercredi 20 Mai 1891. Programme :
Dimanche 17 mai, à 4 h. après-midi, courses en sacs ; départ : chemins des Scieries ; arrivée : Pont-d'Arcole. 1er prix, un jambon ; 2e prix, deux bouteilles de Champagne.
Lundi 18 mai, à 3 h. après-midi, place d'Artillerie, grande fête de gymnastique et d'escrime, donnée par la société Hirsonnaise.
A 5 heures, place d'Armes, Grand concert donné par la Musique Municipale, dont voici le programme :
1° Au Pas, allegro militaire, Lebrun. — 2° L'Ariégeoise, fantaisie, Payolle. — 3° Violettes des bois, polka. Bidegain. — 4° Carmen, fantaisie, Bizet. — 5° Premier aveu, valse, Sigmand.
Aussitôt après le Concert, défilé vers le jeu de Battoir pour l'ouverture du Bal.
Mardi 19 mai, à 10 h. du matin, Courses pour tous vélocipèdes. — Itinéraires : Départ de la place d'Armes, rue de La Capelle jusqu'à l'entrée du bois, retour par la même rue, monter rue de Vervins, rue d'Alsace, Avenue de la gare, descendre rue de Charleville, arrivée à la mairie. — 1er prix, un objet d'art, valeur 50 fr. ; 2e prix, service à café, valeur 25 fr. ; 3e prix, trois bouteilles de Champagne.
Aussitôt la première course, Concours de lenteur sur la place du fort Vincent, pour bicycles et bicyclettes seulement. Prix unique : six cuillères à café en ruoltz.
A 3 heures de l'après-midi, place du Marché, Jeu de douches polonaises : 1er prix, une montre ; 2e prix. un porte-monnaie garni.
Mercredi 20 mai, à 10 heures du matin, place Brisset, Jeu de chevilles : 1er prix, un service à café ; 2e prix, une pipe en écume.
A 1 heure de l'après-midi, Grand concours de boules : 1er prix, 3/6 des entrées et 20 fr. ; 2e prix, 2/6 des entrées et 10 fr. ; 3e prix, 1/6 des entrées et 5 fr.
Tous les jours de la fête, Bal à grand orchestre, de 6 h. du soir à la nuit, place du jeu de Battoir, et de 9 h. du soir à 1 h. du matin, place d'Armes.
Fête de nuit, place d'Armes. Splendides illuminations.
Approuvé par le premier adjoint faisant fonctions de maire. La commission des fêtes : Collet.

21 et 22 septembre 1892 — Fête du Centenaire de la République Française
— Mercredi 21 septembre, à huit heures et demie du soir, grande Retraite aux flambeaux avec le concours de la Musique municipale, de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers et de la Société de Gymnastique.
Jeudi 22, à huit heures du matin, à la Mairie, distribution de pain, viande et bière aux indigents.
A onze heures du matin, Place du Jeu de Battoir. Courses de Vélocipèdes, offertes aux membres du Cycle Hirsonnais : 2 prix.
Tir à la Cible. — A une heure après-midi, départ de la Mairie de toutes les Sociétés pour se rendre au stand.
A cinq heures du soir. Place de la Mairie. Réunion de toutes les sociétés pour se rendre sur la place d'Armes. Grand concert par la musique municipale.
Bal à grand orchestre sur la place d'Armes, de 8 heures du soir à 1 heure du matin.
Illuminations et pavoisement des monuments publics.

30 septembre 1894 — Concert de l'Harmonie municipale place Brisset
— L'Harmonie municipale d'Hirson donnera dimanche prochain, à 4 heures, place Brisset, un concert dont voici le programme : 1. En Avant, marche militaire. Menzel. — 2. La Bohémienne, ouverture. Balfe. — 3. Jeanne d'Arc, fantaisie. Deslauriers. — 4. Duguesclin, polka. Bisch. — 5. La Czarine, mazurka. Ganne.

21 octobre 1894 — Concert de la Fanfare des Verriers, place de la Gare
— Programme du concert qui sera donné dimanche 21 octobre, à 3 heures, sur la place de la gare, par la Fanfare des Verriers, sous la direction de M. H. Clément : 1° Allegro militaire. — 2° La Belle Italie, fantaisie. — 3° La garde d'honneur, marche. — 4° Souvenir de printemps, fantaisie. — 5° L'automne, grande valse.

18 avril 1897 — Concert sur la place d'Armes
Grand concert sur la place d'armes, le dimanche de Pâques, à 4 h. précises du soir. Programme :
1. Allegro militaire. Rausky. — 2. Le Défi, air varié pour basse. Soliste, M. Bertin. Clodomir. — 3. Robert-le-Diable, sélection sur l'opéra de Meyerbeer. — 4. Diavolino, air varié pour petite clarinette, Soliste, M. Paul Boulanger. Mullot. — 5. Le Courrier, polka imitative. Corbin
N. B. — A l'issue du concert, la musique municipale se rendra sur la Place du Fort Vincent, où elle exécutera divers morceaux de son répertoire.

Hirson - Festival de musique et de gymnastique 17 juin 1894 — Fête patronale de la Pentecôte 9 mai au 1er juin 1898 — Fête nationale du 14 juillet 1899
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10 avril 1898 — Concert de la Fanfare des Verreries, place de la Gare et place du Fort-Vincent
— Programme du concert du Lundi de Pâques, donné par la Fanfare de la Verrerie, sur la place de la Gare et sur la place du Fort-Vincent :
1. Allegro militaire. Mougeot. — 2. Le Sommeil de Diane, fantaisie. Bléger. — 3. Polka (duo de piston). — 4. L'Ile d'Amour, fantaisie. Poulet. — 5. Valse des fiancés. Delaunay.

13 juin 1897 — Concerts donnés sur la place d'Armes à l'occasion du Comice agricole
— Programme de la Fête qui aura lieu à Hirson, le Dimanche 13 Juin 1897, (Jour du Comice Agricole) :
A une heure, à la Gare, réception de la Fanfare du Pommereuil par les Sociétés de la ville.
A 2 heures, à la Mairie, vin d'honneur offert aux Sociétés.
A 2 h. ¼, sur la place d'Armes, Grand Concert donné par la Fanfare du Pommereuil (Directeur, M. Caudron ; Président, M. Carpentier, député du Nord) qui exécutera ses morceaux de concours couronnés dernièrement à Saint-Gobain et à Saint-Quentin.
A 3 h., départ des membres du Comice et des autorités, accompagnés de toutes les Sociétés vers le champ de concours, rue de La Capelle, où les Sociétés la Fanfare du Pommereuil, la Fanfare de la Verrerie et l'Harmonie muncipale exécuteront différents morceaux de leur répertoire pendant la distribution des prix.
A 5 heures, sur la place d'Armes, Grand Concert par toutes les Sociétés réunies. — Morceau d'ensemble par 125 exécutants.
Sur la Place d'Armes, de 8 h. ½ du soir 1 h. ½ du matin, Grand Bal public — Brillantes Illuminations.
Les cafés sont autorises à rester ouverts jusque 2 h. du matin.

5 juin 1898 — Raccroc de la Pentecôte, Concours de grimaces sur le Kiosque de la Place d'Armes
— Dimanche 5 juin sur la Place d'Armes, à onze heures du matin, Jeu de Noir et Blanc, 10 prix en argent.
Place d'Armes, sur le kiosque, à 1 h. ¾, concours de grimaces, pour hommes, dames et demoiselles. Les concurrents, placés chacun dans un tonneau, devront, au signal donné par le commissaire, sortir leur tête et faire une grimace dont les plus comiques, appréciées par la Commission, obtiendront un des trois prix qui leur sont alloués.
A 2 heures du soir, réunion de l'Harmonie Municipale et de la Société de Gymnastique l'Hirsonnaise.
Défilé dans les rues principales de la Ville.
Place de la Gare, à 3 heures, grand concert donné par l'Harmonie Municipale.
Place du Fort Vincent, à 4 heures du soir, grande fête de gymnastique par la société l'Hirsonnaise, avec le concours de l'Harmonie Municipale.
A 5 heures, défilé des Sociétés place du Jeu de Battoir.
Grand Bal Public, de 5 h. ¼ à 8 h. du soir, place du Jeu de Battoir ; de 9 heures du soir à 1 heure du matin, place d'Armes.
Les Cafés sont autorisés à rester ouverts jusqu'à 2 heures du matin.


Concerts donnés sur le Kiosque provisoire de la Place d'Armes
3 septembre 1898 — Un concert sera donné samedi soir 3 septembre, sur le kiosque de la place d'Armes, par l'Harmonie municipale d'Hirson.
25 juin 1899 — Programme du Concert qui sera donné par l'Harmonie municipale, le dimanche 25 juin, sur le kiosque de la place d'Armes : 1. Marche des Amours, Desormes. — 2. Première Marche triomphale, Delannoy. — 3. Air varié pour Baryton, Christophe. (Soliste M. Bertin, 1er prix au concours de Compiègne). — 4. Mamzelle Quat'sous, fantaisie, Planquette. — 5. La chasse du jeune Henri, Mehul.
4 juin 1900 — Un concert sera donné par l'Harmonie municipale le lundi de la Pentecôte 4 juin, de 5 à 6 heures, sur le kiosque de la Place d'Armes.
7 avril 1901 — Programme des morceaux qui seront exécutés par l'Harmonie municipale, le dimanche 7 avril, à 4 h. ½ du soir. sur la Place d'Armes.
1. La Vie Militaire, allegro, Steenbrugen. — 2. Les Dieux en exil, ouverture, Bosch. — 3. Giriméo, polka concertante pour petite et grande clarinette, Gatti. — 4. La Mascotte, fantaisie, Audran. — 5. Dolorès, valse, Waldteufel.


27 mai 1901 — Grand concert des musiques de Fourmies et d'Hirson sur le nouveau Kiosque à musique de la place d'Armes
19 mai 1901 — Annonce et programme du concert
— Nous avons déjà annoncé que la musique municipale de Fournies se rendrait le lundi de la Pentecôte, 27 mai, à Hirson, pour y donner un concert avec la musique d'Hirson. Voici le programme de cette audition musicale :
Harmonie municipale d'Hirson (chef, M. Fromont) : 1. L'Audacieux. Leroux. — 2. Les Dieux en exil, ouverture. Bosch. — 3. Solo de saxophone-alto sur un air de Donizetti, (soliste, M. Arthur Roy). Léon Chic. — 4. Le Prophète, grande fantaisie, (solistes MM. Labarre et Guérin Albert). Meyerbeer. — 5. Rigoletto, grande fantaisie pour clarinettes (soliste, M. P. Boulanger). Verdi.
Fanfare Municipale de Fourmies (chef, M. Varnerot). : 1. Le Volontaire, pas redoublé. Benoodt. — 2. Lucie de Lammermoor, ouverture. Donizetti. — 3. Les Dragons de Villars, fantaisie. Maillard. — 4. L'Africaine, fantaisie. Meyerbeer. — 5. Les deux Commères, polka pour deux pistons. Labit.
Morceaux d'ensemble par les deux sociétés : 1 Cléry, pas redoublé. F. Gillard. — 2. Le Sannoisien, pas redoublé. Prat Mérat.

2 juin 1901 — Compte rendu du concert
— Enormément de monde, lundi à Hirson, sur la place d'Armes, autour du joli kiosque tout nouvellement érigé, la foule était compacte et on y remarquait surtout beaucoup de dames et demoiselles en riches et belles toilettes.
La musique municipale de Fourmies, reçue à la gare par la Commission des fêtes, et à la mairie par le maire, a donné, à cinq heures, un très joli concert qui a été chaleureusement applaudi.
Nombre de fourmisiens avaient d'ailleurs accompagné la société dans cette sortie qui prouve l'excellent accord qui règne entre les deux villes voisines.
Les musiques de Fourmies et d'Hirson ont ensuite exécuté, ensemble, deux beaux pas redoublés, le premier sous la direction du chef de Fourmies, le second sous celle du chef d'Hirson.
La musique d'Hirson a continué le concert en exécutant plusieurs morceaux qui ont également été salués de chaleureux bravos.

Hirson - Concert sur le Kiosque de la Place d'Armes — Harmonie municipale d'Hirson
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16 juin 1901 — Concert de l'Harmonie municipale sur le Kiosque à musique de la Place d'Armes
— Programme du concert qui sera donné par l'Harmonie municipale, le dimanche 16 juin 1901, à 4 h. ½ du soir, sur le kiosque de la place d'Armes : 1° Gare que je passe ! allegro. Jomeaux. — 2° Zampa, ouverture. Hérold. — 3° Solo de saxophone-alto. Léon Chic. — 4° La Mascotte, fantaisie. Audran. — 5° Giriméo, polka pour petite et grande clarinette. P. André.
Le chef de musique, J. Fromont.

4 août 1901 — Concours international d'harmonies et fanfares d'Hirson. Gabriel Parès, chef de la musique républicaine, préside au Jury
Organisé de longue date par la municipalité, celle-ci vote un crédit de 12.000 francs pour son organisation et les divers prix à attribuer. Une souscription des hirsonnais obtient en outre des dons de 5.000 francs. 84 sociétés sont inscrites pour les concours.
— Dans la matinée a eu lieu, dans les cours des écoles, hors de la présence du public, les concours de lecture à vue et quand nous arrivons, à 1 heure et demie, on rencontre déjà des sociétés précédées de pancartes qui proclament leurs premiers succès.
Mais le cortège se forme pour le défilé. A deux heures et demie, il se met en marche et parcourt, bannières au vent et en jouant de joyeux pas redoublés, les principales rues de la Ville. Une foule immense se presse sur les trottoirs. On a estimé à environ 30.000 le nombre des personnes qui se trouvaient dimanche à Hirson. La gare a, pour sa part, relevé l'arrivée d'environ 16.500 voyageurs.
Les concours d'exécution n'ont commencé que vers 3 heures et demie. Onze kiosques avaient été établis avec tribunes pour le jury, dans les différents quartiers de la ville. Tous étaient luxueusement et artistement décorés.
Toute l'après-midi, une foule nombreuse s'est pressée autour de tous ces kiosques pour assister aux exécutions des sociétés concurrentes ; mais c'est surtout sur la place d'armes, où se trouvait le principal jury et où s'est, le soir, réuni le jury d'honneur, composé de tous les membres des divers jurys, que la foule était compacte.
Il était près de 7 heures, lorsque les succès se précisant, les concours d'honneur commencèrent aux kiosques des places d'armes, d'artillerie, du Fort-Vincent, du Marché et du Jeu de Battoir.
A 11 heures, ces concours furent interrompus pour le feu d'artifice, qui a été tiré sur le pont de l'Oise, près de la place d'armes, qui était noire de monde. A 11 heures et demie, le concours d'honneur se continuait, toujours en présence d'une foule considérable, et ne se terminait que vers 3 heures du matin.
Le jury, présidé par M. Gabriel Parès, éminent chef de la musique de la Garde républicaine, a été véritablement stoïque, pendant toute cette journée et cette nuit toutes ces exécutions ont été suivies par tous les jurés avec une scrupuleuse attention ; tout a été discuté, noté minutieusement et certaines attributions de prix ont nécessité jusqu'à deux et même trois tours de scrutin.
Un peu avant trois heures, alors qu'il restait encore trois sociétés à entendre, une légère panique se produisit ; les lanternes vénitiennes de la place d'armes étaient éteintes ou brûlées ; tout à coup, le gaz s'éteignit au kiosque et dans les cafés, par suite d'une fausse manoeuvre à l'Usine à gaz, nous a-t-on dit. Mais l'obscurité (relative puisque le jour commençait à poindre) ne dura qu'une minute ; les becs furent rallumés et le concours d'honneur put se terminer sans nouvel incident.
La plupart des sociétés et des curieux sont repartis dans la soirée et dans la nuit par les nombreux trains ordinaires ou spéciaux

22 au 25 mai 1904 — Fête patronale de la Pentecôte. Concours de fumeurs et Concerts sur le Kiosque à musique de la place d'Armes
Dimanche 22 mai — A 2 heures du soir, aux Champs Elysées, Jeu de passe boules. — A 4 h. du soir, sur le kiosque de la place d'Armes, Concours de fumeurs. — A 5 h., place Brisset, Courses aux pommes de terre.
Lundi 23 mai — Tir populaire au stand des carabiniers, de 8 heures du matin à midi. — A 3 h. ½, place du Marché, Jeu de matraque.
— A 5 heures, place d'Armes, Grand Concert par Harmonie Municipale. Directeur, M, Vantomme.: 1° Salut lointain, allegro, Signard. — 2° Poète et paysan, ouverture, Suppé. — 3° Mina, valse, Haring. — 4° Tannhauser, fantaisie, R. Wagner. — 5° Boléro, pour grandes clarinettes, Blémant. Solistes : MM. Boulanger, Génard, Guérin, Morelle.
A 10 heures du soir, Grand feu d'artifice tiré par la maison Ruggiéri, artificier du gouvernement, rue de La Capelle, de la hauteur de l'hôpital, vers la place d'Armes.
Mardi 24 mai — A 10 heures du matin, Bas Rouet. Jeu de passe-boules. A 3 heures du soir, Course à brouette. Départ : rue du Haut Rouet, angle de la rue des Hautes Ardoises. Arrivée, passage à niveau. — A 4 heures du soir, rue de Macquenoise, Jeu de ciseaux. — A 5 heures du soir, rue de Vervins, Course de lapins. Chaque amateur devra être muni d'un lapin. Départ : rue de Vervins, angle de la rue H. Martiu. Arrivée : rue de Vervins, angle de la rue de Charleville.
Mercredi 25 mai — A 9 heures du matin, au stand des carabiniers, Tir à la cible.
2 heures du soir, Grand concours de boules, 1er prix, 3/6 des entrées et 20 fr. ; 2e prix, 2/6 des entrées et 10 fr. ; 3e prix, 1/6 des entrées et 5 francs. Il sera perçu un droit de 1 franc par joueur.
Tous les jours de la fête, Grand Bal public. Orchestre choisi. De 6 heures à 8 heures du soir, Place du Jeu de Battoir ; de 9 heures à 1 heure du matin, place d'Armes.
Les cafés sont autorisés à rester ouverts jusque deux heures du matin.

Hirson - Kiosque sur la Place d'Armes, marché aux chevaux — Fête nationale du 14 juillet sur le Kiosque de la Place d'Armes
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22 au 24 novembre 1925 — Foires et Forains à la fête de Saint Catherine d'Hirson
— La Foire Sainte-Catherine. La période fiévreuse de préparation est enfin terminée et au moment où nous paraissons, les places d'Hirson sont couvertes d'installations foraines.
Tout est là pour satisfaire les goûts des plus difficiles et les visiteurs peuvent être assurés de passer à Hirson des moments agréables.
Tous les genres d'attractions se sont réunis à Hirson et en jetant un coup d'oeil nous avons rencontré :
Place d'Artillerie : le Grand Cirque Ricono qui obtint un réel succès l'an dernier et l'Américan Dancing Méry Lambert.
Place d'Armes : Le Théâtre Jeanne d Arc où la famille Clément (10 enfants) nous montrera sou savoir-faire dans un genre de spectacle encore inconnu jusqu'ici, le Toor the Bill Jourdas, attraction des plus amusantes et le manège de vélos enfantins Chognons.
Place Pasteur : Le Manège des chevaux de bois Pourrier.
Place du Marché : Le Skating Cavier.
La Place Victor Hugo rassemble toutes les attractions possibles, confiseries, loteries, fritures, tirs, musées, jeux variés ne manquent pas et sont complétées par les Arènes de lutte Campistron et Meunier, les Etablissements zoologiques Tissens et Bousquet, les Exhibitions et Rigolarium Bettens, le Palais du Rire Weinberg, le Toboggan de Clercq, les Lits Tournants Colpaert, le Palais des Singes Thuru, le Carrousel Métro Lampe, la Roue dansante Gransart, enfin de quoi dérider même les plus moroses qui pourront constater leur retour à la gaieté lors de leur visite à Hirson en se faisant photographier sur le champ de foire.
Rien ne manquera et les amateurs de choses utiles trouveront tout ce dont ils ont besoin chez les Commerçants locaux concurrencés par les nombreux camelots installés rues de Charleville et de Vervins.
Les amateurs de bétail trouveront Place du Jeu de Battoir un choix magnifique d'animaux des espèces bovine, chevaline et porcine.
L'exposition automobile certaine d'obtenir la visite de nombreux amateurs se tiendra Place du Fort Vincent à 100 mètres du champ de foire, cette place sera comble de véhicules et toutes les marques seront représentées.
Dans ces conditions, tous pourront trouver à Hirson de quoi les satisfaire et nous verrons défiler pendant les journées des 22, 23 et 24 novembre 1925 une foule nombreuse avide de se procurer l'utile en passant une journée agréable.

4 mai 1930 — 3eme Cavalcade « No Piot » à Hirson
Programme du Dimanche 4 Mai :
Chars. — 1. Char de la Reine ; 2. Char du Commerce ; 3. Char de la Perle ; 4. Char de « No Piot » ; 5. Char de l'Agriculture ; 6. Char des « Longues Pipes », etc...
Groupes. — 1. N'oublies pas « No Plot » ; 2. Dragons de 1914 3. Trompettes à cheval ; 4. Les Pierreries ; 5. La Samaritaine ; 6. Marins Américains ; 7. Groupe X. Y. ; 8. Les Sans-Souci de Fumay ; 9. La Reine de Chimay et ses demoiselles d'honneur ; 10. Les Hirondelles ; 11. Les Longues Pipes ; 12. La Roche-Paradis et sa rosière ; 13. Les trompettes d'Effry-Wimy ; 14. Les Pierrots muticolores ; 15. Les Fleurs Printanières ; 16. Les Cow-Boys ; 17. L'Hirsonnaise ; 18. Groupe anonyme ; 19. La Noce enfantine de Montcornet; 20. Un Grand ? ; 21. Les Habitations à Bon Marché de Fournies.
Le cortège quittera la Place Victor-Hugo à 14 heures.
La circulation des véhicules sera interdite sur le parcours.

10 mai 1930 — Compte rendu de la 3eme cavalcade « No Piot » d'Hirson
— Favorisée cette année par un temps magnifique, la Cavalcade « No Piot », le nouveau géant de Thiérache, a été réussie et une foule nombreuse en suivit le long et gracieux cortège. De cinquante mille à la ronde, comme on disait jadis, on y vint et ce fut une journée toute empreinte de gaieté, Phoebus ayant voulu être de la partie.
Il va être 15 heures quand le défilé, parti de la place Victor Hugo, s'engage dans les rues de la ville précédé par un peloton de dragons « 1914 ». Nous avons cité les principaux chars. Bornons-nous à nommer les jeunes gymnastes de l'Hirsonnaise en Bretons bretonnants, les Pierrots, les gracieuses Hirondelles cheminotes, le char amusant des joueurs de cartes, la Rosière de la Roche Paradis, les Longues Pipes, les Pierrots roses de Jemappes, le char de l'Agriculture et « No Piot » devenu un bébé plein de vie, dans sa glissière...
Il y a encore Charlot, les Pierreries, le char de la Perle où une ravissante jeune femme sort d'une coquille, la Reine de Chimay et celle du Commerce, sur son char.
Nous mentionnerons la Maison à bon Marché de Fourmies, toute pimpante et qui fait la joie de nos compatriotes.
Vers 18 heures la fête bat son plein sur la place Victor Hugo. Les danses se succèdent, les musiques jouent en l'honneur de la Reine du Commerce et de « No Piot » ... A l'Hôtel de Ville, M. Villemant, maire d'Hirson et M. Evrat, président du Syndicat d'Initiative du Commerce hirsonnais, reçoivent les rois et reines du jour cependant que la bataille fait rage sous les confettis.
Et le soir, on se presse au bal, heureux de cette troisième sortie de « no gros gamin », « puisque c'est No Piot à tout l'monde... »

24 au 26 mai 1931 — Fête patronale d'Hirson. Concert de l'Harmonie municipale sur la place d'Armes
— La fête patronale aura lieu les 24, 25 et 26 mai. Dimanche matin, et après-midi, jeux divers, tir populaire ; à 11 h. 30, place Victor-Hugo, départ du championnat de marche de la Thiérache (50 kilomètres) ; à 16 heures, square Saint-Nazaire, exercices gymniques par l'Hirsonnaise, concert par la société de trompes de chasse de Charleville.
— Lundi matin, jeu.de passe-boule ; à 15 h., courses pédestres ; à 16 h., place d'Armes, concert par l'harmonie municipale.
— Mardi, à 9 h., concours de tir réservé aux sociétés locales ; à 13 h., concours international de boules ; à 17 h. 30, place Foch, bal d'enfants.
Chaque soir de la fête, bal public et gratuit.


Hirson - Place d'Armes, Kiosque et nouvelle Eglise Notre-Dame — Place d'Armes, kiosque disparu
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27 mai 1934 — Grandes fêtes musicales d'Hirson. Concert de la Garde Républicaine sur le Kiosque à musique du Square Saint-Nazaire
19 mai 1934. De grandes fêtes musicales organisées à l'occasion du Congrès de la Fédération des Musiques de l'Aisne auront lieu à Hirson le 27 mai prochain. Le concours réunira trente-cinq Sociétés.
Le soir, à 18 heures, la Musique de la Garde Républicaine donnera au Square Saint-Nazaire. un concert de gala dont le programme comprendra les meilleures œuvres du répertoire de cette phalange unique au monde.
Les auditions de la Musique de la Garde Républicaine sont hélas trop rares dans notre région, et les amateurs ne
manqueront pas cette heureuse fortune que leur offre la Ville d'Hirson.
Des tribunes sont aménagées face au kiosque. Des places peuvent être retenues à l'avance. Tribunes seulement 10 francs ; autres places sans location au prix de 5 et 3 francs.
26 mai 1934 A l'occasion des grandes fêtes musicales et du festival-concours d'Hirson de dimanche prochain, la célèbre Musique de la Garde Républicaine se fera entendre au Square Saint-Nazaire à 18 h. 15.
Voici le programme de cette journée :
8 h. 30. Réception, à l'Hôtel de Ville, du Comité de la Féderation de l'Aisne et des membres du Jury. — 9 heures, Concours de Musique. — 11 h. 30, Congrès de la Fédération à l'Hôtel de Ville. — 14 heures, Festival. Concerts sur les différentes Places de la Ville. — 10 heures, Défilés divers. — 10 h. 30, Rassemblement de toutes les Sociétés, Place Victor Hugo : Morceau d'ensemble. — 17 heures, Remise du fanion fédéral à l'Harmonie municipale. — 17 h. 15, Distribution des récompenses et tirage au sort des primes. — 18 h. 15, au Square Saint-Nazaire, Concert par la Musique de la Garde Républicaine. — 20 h. 30, Grand Bal public, Place Victor-Hugo.

25 août 1934 — Concert au kiosque à musique du Square Saint-Nazaire.
— Concert. L'Harmonie municipale d'Hirson offrira un concert sur le kiosque du Square Saint-Nazaire, samedi 25 août à 20 h. 30.

Harmonie d'Hirson.
Concert de l'Harmonie d'Hirson en 2007

Formations musicales actives à Hirson en 1909 :
Harmonie municipale, fondée en 1861, président Rambaud, direction Vantomme,78 exécutants ;
Musique libre, direction J. Carpentier.
L'Harmonie municipale est fréquemment auréolée de lauriers, notamment en août 1898 à Saint-Quentin, à Compiègne en juin 1899, à Levallois-Perret en août 1900, à Lille en août 1902...


(1) L'Eglise d'Hirson, dont l'origine daterait du XIIe siècle, est reconstruite en 1791 et on procède à la translation du cimetière qui l'entourait en 1815. Sur une partie de l'emplacement de ce dernier, la municipalité fait construire sa nouvelle mairie en 1835.
Le 9 janvier 1906, l'église est anéantie par un incendie. La nouvelle Eglise Notre-Dame est reconstruite en 1907, sur les plans de l'architecte Gustave Malgras (1863-1923), consacrée par l'évêque de Soissons, Mgr Pierre-Louis Péchenard.

(2) Durant la période 1868 à 1871, la vie municipale semble quelque peu perturbée : une série de maires tiennent leur fonction par intérim. Louis Joseph César Rohaut, notaire, qui était maire depuis 1858, est remplacé par Etienne Delaroche de 1868 et 1869. Benjamin Huet lui succède de 1869 à 1870. Le 5 janvier 1871, le docteur Louis Auguste Napoléon Rousseau, délégué par la commission municipale, devient maire provisoire ; c'est lui qui fait face aux Prussiens ce 17 avril 1871 mémorable.
En mai 1871, Benjamin Huit, reprend du service pour quelques jours, et enfin le 25 mai, Louis Joseph César Rohaut reprend ses fonctions de maire jusqu'à la fin de son mandat en 1876. Louis Rousseau lui succède de 1876 à 1884.
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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 23 févr. 2018 13:25

HIRSON - La Place du Jeu du Battoir un jour de Fête
(AISNE)
La châtellenie d'Hirson, ainsi que nombre d'autres seigneuries, devient, en 1528, par lettre patente de François 1er, la propriété de la famille des ducs de Guise, en la personne de Claude 1er de Lorraine (1496-1550).
Le duché-pairie de Guise passe, plus tard, entre les mains de Louis Joseph de Bourbon-Condé (1756-1830) qui, le 2 août, à l'occasion de la naissance de son unique fils Louis-Antoine-Henri (1772-1804), dernier duc d'Enghien, donne les ordres pour préparer de grandes festivités.
Les délibérations du conseil municipal d'Hirson du 3 octobre 1772 nous renseignent précisément sur les instructions données pour mettre en place ces fêtes hirsonnaises :
— L'on enverra chercher, à Anor, 14 boittes qui seront tirées, savoir : une première décharge ledit jour dimanche, à 6 heures du matin pour annoncer la fête, une deuxième lors du Te Deum, et la troisième, lorsque l'on allumera le feu ci-après, à l'effet de quoi il sera fourni 14 livres de poudre.
La jeunesse sera invitée de se mettre sous les armes pour accompagner MM. les officiers du corps de ville, tant au Te Deum qu'au feu, et sera fourny à chacun, deux onces de poudre.
Il sera commandé deux tambours , 4 viaulong, une basse, un haut-bois, pour accompagner la jeunesse dans la marche qui sera prescritte, lesquelles seront payés selon qu'il en sera convenu.
Il sera fait dans le
jeu de battoir, un feu de joie de 50 fagots au-devant duquel sera dressé un feu d'artifice représentant les armes de M. le prince de Condé, ainsi qu'il en a été convenu avec l'ouvrier, auquel sera payé, s'il est bien exécuté. la somme de 36 livres et auquel feu chacun se rendra, en observant son rang, à la sorty du Te Deum.
Il sera ordonné à chacun des habitants d'illuminer leur maison suivant leur faculté, à peine d'amende.
Il sera donné un souper de corps à M. Joly, secrétaire des commandemens de Son Altesse sérénissime, MM. d'Alincourt et Gonbeaux ses officiers, auquel seront invités messieurs les officiers de la prévôté et de la gruerie et auquel assisteront pour représenter le corps de ville, les échevins et auquel seront invités M. le curé et M. le vicaire, le tout à raison de cent sols par tête et sera au surplus fourny en outre deuy bouteilles de vin musqua.
Les autres officiers du corps de ville, au retour du Te Deum prendront le souper et les rafraîchissements dans l'endroit qu'ils jugeront à propos, lesquels souper et rafraîchissements seront payés sur le mémoire qu'il en sera fourny.

On sait ainsi qu'au XVIIIe siècle, dès que les occasions se présentent, Hirson sort les feux d'artifice, les habitations sont illuminées, les hautbois et violons sortent de leurs étuis, les musiciens sont fin prêts à défiler et jouer la sérénade, on banquette, arrosé de muscat, et le jeu de battoir fait déjà partie de la culture hirsonnaise.

L'Encyclopédie nous rapporte qu'au XVIIIe siècle, le jeu de battoir consiste à
chasser, avec une palette à long manche, une balle dure de chiffons bien ficelés et couverte d'une étoffe, que les joueurs doivent tâcher de renvoyer en la reprenant à la volée ou au premier bond. On joue en partie au battoir ; la moitié des joueurs se mettent à un bout d'une allée et l'autre moitié à l'opposite.
Hormis quelques villes de la région telles Sinceny, Corbie ou Saint-Valéry-sur-Somme, ce jeu a disparu laissant place aux autres formes du jeu de Paume avec raquette, à main nue ou à main gantée.
Le Jeu de Battoir d'Hirson est donc installé, dès le XVIIIe siècle, sur la Place éponyme ; tout près du Pont de Bazeilles enjambant l'Oise, il est situé à l'angle du Chemin du Champ Roland — future rue Thiers — et de la rue Chantelaine — devenue rue de Guise.

Plan d'Hirson en 1834
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Comme nous l'avons dit précédemment, la place d'Armes d'Hirson ayant une taille très restreinte, seuls les chevaux y sont présentés lors de la foire du 15 de chaque mois, pendant que la place du Jeu-de-Battoir accueille les espèces bovines et porcines.
En dehors de ses foires très fréquentées et très bien approvisionnées, la Place est employée à d'autres usages : régulièrement et faisant fureur, des courses vélocipédiques et pédestres, dotées de nombreux prix y sont organisées, des concerts et de nombreux bals y sont donnés ; lors des festivals musicaux, elle est sollicitée pour accueillir les formations musicales venues concourir. Pendant ces concours ou encore à l'occasion des fêtes de Pentecôte ou de la fête patronale de Sainte Catherine, un Kiosque à musique démontable est parfois érigé sur le Jeu de Battoir.
Le 4 août 1901, le Grand festival musical d'Hirson qui a engagé 84 formations musicales ne va pas lésiner sur les moyens pour recevoir les 30.000 visiteurs sur la ville : pas moins de 11 kiosques à musique sont édifiés pour permettre aux sociétés de faire entendre leurs compositions. L'un de ces kiosques est installé sur la Place du Jeu-de-Battoir.
Est-ce ce Kiosque qui aurait été conservé sur la place ou bien un autre, construit quelques années plus tard ? Toujours est-il qu'à partir de 1904, un Kiosque à musique permanent est attesté au milieu du Jeu-de-Battoir.
Ce Kiosque, de forme octogonale, est construit sur un soubassement en briques ; muni d'une rambarde en bois, ses colonnes également en bois soutiennent une toiture de zinc.

L'occupation forcenée allemande de 1914 à 1918 va chambouler la vie hirsonnaise. Comme sur la place d'Armes, le Kiosque à musique de la place du Jeu de Battoir va disparaître sans laisser de traces, après le conflit.
Dès 1919, les marchés aux bestiaux reprennent le chemin du Jeu de Battoir, regroupant maintenant chevaux, porcs et boeufs. A partir du 16 septembre, un marché aux bestiaux gras y aura lieu dorénavant tous les mardis.

En mai 1929, par décision municipale, le Jeu de Battoir devient la Place Foch, enterrant définitivement la mémoire des traditions. Dans la foulée, la place d'Artillerie devient place de la Victoire et le Fort-Vincent, Place Sarrail.
Kiosque disparu.

voir ici, Place Foch, ex Place du Jeu de Battoir d'Hirson, sans son kiosque, aujourd'hui.
Place du jeu de Battoir (place Foch) près du Pont de Bazeilles, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Jeu 22 Fév 2018 13:44

6 juillet 1884 — L'infanterie passe sa revue sur le jeu du battoir
— La revue d'une partie de l'infanterie du détachement du fort a été passée samedi dernier sur la place du Jeu de Battoir, par le général de division Lacretelle. On a remarqué l'excellente tenue de soldats et la précision de leurs mouvements dans les exercices.

2 avril 1885 — Bal de nuit sur la place du Jeu de Battoir. Eclairage d'un Kiosque-phare.
— A l'occasion des fêtes de Pâques et pour profiter de l'éclairage du Kiosque-Phare, on organise sur la place du jeu de Battoir un bal de nuit, à grand orchestre, de 6 heures à minuit, le dimanche et le lundi. Lundi à 2 heures, concours de boule.

24 au 28 mai 1885 — Pentecôte : Danses publiques la place du jeu de Battoir. Un Jeu de Battoir est organisé sur la place d'Artillerie.
— Fête patronale de la Pentecôte, du dimanche 24 au jeudi 28 mai 1885. Programme :
Samedi 23 mai à 8 heures du soir, grande retraite aux flambeaux.
Les dimanche, mardi et jeudi de la Fête, de 9 h. à midi et de 2 h. à 5 h. ainsi que le dimanche suivant de 1 h. à 6 h., grand concours de tir.
Dimanche 21 à 4 heures, course à brouette avec boules. Avenue de la gare.
Lundi 25 à 3 heures, course à âne du Pont d'Arcole à la place d'Armes.
A 4 heures ½, grand Concert, place d'Armes, par la musique municipale et sociétés voisines, dont la réception aura lieu à 4 heures.
Mardi 26 à 3 heures, place Brisset, jeu de chevilles. A 5 heures, course en sac, et Jeu de Battoir à la place d'artillerie.
Mercredi 27, à 1 heures, promenade de la Société de Musique ; à 9 heures, place du Fort Vincent, Jeu du pot cassé ; à 4 heures, course pour garçons, de la Place de la Gare, par la rue de Vervins.
Jeudi 28, à 1 heure et demie, concours de Boules ; à 3 heures, place du Marché, mât de cocagne.
Pendant la durée de la Fête, danses publiques de 6 à 9 heures du soir, sur le place du jeu de Battoir.
Fête de nuit sur la place d'Armes. Illuminations splendides.
Approuvé par M. le maire : Signé : Gallas.

11 juin 1885 — Le Bataillon scolaire exécute ses exercices sur le Jeu de Battoir
— Le bataillon scolaire du canton d'Hirson, convoqué par M. l'inspecteur primaire, s'est réuni jeudi 11 courant, sur la place du Battoir.
Outre les instituteurs, M. Gallas. maire d'Hirson, M. Rousseau, conseiller général, et beaucoup de curieux ont assisté aux différents exercices : maniement du fusil, mouvements d'assouplissement, etc., parfaitement exécutée
par deux cents enfants environ.
Le bataillon était commandé par un sergent du 45e de ligne, dont on a beaucoup apprécié la bonne méthode.
Au moment du défilé sur la place d'Armes, les élèves de l'Ecole supérieure d'Hirson ont chanté un très beau chœur, le Serment, que le public a couvert d'applaudissements.
On a, une fois de plus, remarqué l'excellence de cette institution qui, tout en développant la force et la santé chez nos jeunes gens, contribuera à former des hommes capables de faire de bons soldats.

12 juillet 1891 — Courses vélocipédiques sur la Place du Jeu de Battoir
— Courses vélocipédiques organisées par le Cycle hirsonnais, offertes à ses membres honoraires, le dimanche 12 juillet 1891, sur la place du Jeu de Battoir, avec le concours de la Musique Municipale et de la Société de Gymnastique. Programme :
1re Course, 1800 mètres. — A 2 heures. Réservée au membres du C.H. Bicycles et Bicyclettes : 3 prix, Médaille argent et bronze.
2e Course, 1200 mètres. — Tricycles : 2 prix, médailles argent et bronze.
3e Course, 3000 mètres. — Bicycles et Bicyclettes : 3 prix, Médailles vermeil, argent et bronze.
4eme Course, 6000 mètres. — Bicycles et Bicyclettes : 3 prix, Médailles vermeil, argent et bronze.
5eme Course, 2400 mètres, d'Honneur obligatoire pour les Lauréats des Courses précédentes. — prix unique : Médaille vermeil.
6eme Course, 600 mètres. — A pied. Individuelle pour la Société de gymnastique. Prix : Médaille argent.
Les engagements seront reçus chez M. Rousseaux, 3, Place d'Armes, jusqu'au 8 Juillet, inclus.
Tout coureur étranger au C.H. paiera un droit d'engagement de 2 fr. La tenue vélocipédique est de rigueur.
Après les Courses distribution des prix place d'Armes.
Pendant la durée des Courses et la distribution des récompenses, grand Concert par l'Harmonie municipale.
Grand bal et fête de nuit.

Hirson - Place du jeu de Battoir, Kiosque, Pont Bazeilles sur l'Oise à gauche — Place du jeu de Battoir et Kiosque
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5 au 8 juin 1892 — Les fêtes de la Pentecôte se déroulent sur toutes les place d'Hirson : le jeu de Battoir, pour sa part accueille systématiquement les Courses, les Bals et quelques concerts
— Ville d'Hirson. Fête patronale de la Pentecôte, du dimanche 5 au mercredi 8 juin 1892. Programme :
Le Dimanche 5 juin, à 4 h. après-midi, Courses en sacs. — Départ : Avenue de la Gare ; arrivée : place d'Alsace. — 1e prix : un Jambon — 2e prix : un Jambon.
Lundi 6 juin, à 10 h. du matin, Courses pour tous vélocipèdes. 1er prix : objet d'art (statuette Jeanne d'Arc) ; 2e prix : objet d'art (2 sujets bronze).
Couses de consolation. — Distance 3000 mètres, Place du Jeu de Battoir. 1er prix : 12 cuillères à café, service Russe ; 2e prix : une médaille d'argent. Cette course n'aura lieu qu'autant que 5 coureurs y prendront part.
A 3 heures après-midi, place d'Artillerie, Jeu de chevilles. — 1er prix : une montre à remontoir en nickel — 2e prix : une pipe écume.
A 5 h. place d'Armes, grand concert donné par la Musique Municipale. — Aussitôt après le concert, défilé vers le jeu de Battoir pour l'ouverture du Bal.
Mardi 7 juin, à 9 heures du matin, Tir à la cible pour les Sociétés de la Ville. Deux prix seront offerts à chaque société. — A dix heures du matin, chemin des Scieries, Jeu de pots cassés. 1e prix : un service à café ; 2e prix : une pipe écume ; 3e prix : un porte-monnaie garni.
A 3 heures après-midi, place du marché, Jeu de passe boules. 1e prix : un réveil ; 2e prix : 6 cuillères à café.
Mercredi 8 juin, à 10 heures du matin, place du Fort Vincent, Jeu de douches polonaises. 1er prix : une montre remontoir en nickel ; 2e prix : une pipe Choquin.
A 1 heure après-midi, grand concours de boules. 1er prix : 3/6 des entrées et 20 fr. ; 2e prix : 2/6 des entrées et 10 fr. ; 3e prix : 1/6 des entrées et 5 fr.
A 3 heures après-midi, place Brisset, Jeu de ciseaux pour femmes et fillettes. 1e prix : un jersey ; 2e prix : un tablier ; 3e prix : une paire de jarretières.
Tous les jours de la fête, Bal à grand orchestre, de 6 heures du soir à la nuit, place du jeu de Battoir et de 9 heures du soir à 1 h. du matin, place d'armes. — Splendides illuminations.

2 septembre 1894 — Courses de vélocipèdes accompagnées par la Lyre Ouvrière de Trélon sur le Jeu de Battoir
— Dimanche dernier, ont eu lieu, sur la place du jeu de Battoir, à Hirson, les Courses vélocipédiques organisées par le Cycle Hirsonnais.
Dès une heure le monde arrivait en foule pour prendre les places assises et ce n'était qu'avec peine que l'on pouvait circuler. Les vélocipédistes d'Avesnes, de Trélon, de La Capelle, d'Anor et de Fourmies s'étaient aussi rendus à l'invitation de leurs camarades du Cycle Hirsonnais.
A deux heures et demie une sonnerie de clairons annonçait le commencement des Courses.
Pendant les courses, qui ont été très intéressantes, la Lyre Ouvrière de Trélon s'est fait entendre au grand plaisir des spectateurs. Cette petite fête, comme toutes celles de ce genre, s'est terminée le soir par un grand bal sur la place d'Armes.

20 septembre 1896 — Les courses vélocipédiques du Jeu de Battoir empruntaient le circuit : tour de la Place/rue de Guise/virage sur la place d'Armes/retour sur la place du Battoir
— Le Cycle Hirsonnais organise pour le 20 septembre des courses réservées aux amateurs habitant Hirson et aux membres du Cycle. Ces courses auront lieu autour du Jeu de Battoir, rue de Guise, avec virage sur la Place d'Armes. Le départ pour la première course sera donné à 2 heures prêches.

25 juillet 1897 — On enchaîne courses sur courses sur la Place du Jeu de Battoir
— Voici le programme des courses vélocipédiques organisées par le Cycle Hirsonnais, avec le concours des sociétés locales et sous le patronage de la municipalité, qui auront lieu le dimanche 25 juillet sur la Place du Jeu de Battoir.
1ere Course départementale, 2.400 mètres ; quatre prix, consistant en objets d'art, valeur 25 fr. ; 15 fr. ; 10 fr. et 5 fr
2e Course régionale, 3.600 mètres, pour les départements de l'Aisne, du Nord, de la Somme, du Pas-de-Calais, de la Marne, de l'Oise et des Ardennes ; 1er prix, 40 fr. ; 2e prix, 25 fr., 3e prix, 15 fr , 4e prix, 10 fr.
3e Course, pédestre, 500 mètres, réservée aux membres actifs de la Société de gymnastique Hirsonnaise, 1e prix, 12 fr., 2e prix 8 fr., 3e prix 5 fr.
4e Course, grande internationale, par série de 1.800 mètres en 3 tours, à courir aussitôt la départementale ; finale sur 6.000 mètres ; 1e prix, 100 fr. ; 2e prix 50 fr. ; 3e prix 25 fr.
5e Course, Concours de Dames, 1.200 mètres ; 3 prix consistant en objets d'art.
6e Course, deuxième internationale, 4.200 mètres, réservée aux coureurs non classés dans la grande internationale, 1er prix, 40 fr. ; 2e prix, 20 fr. ; 3e prix, 10 fr.
7e Course, Honneur, 1.200 mètres, obligatoire sous peine de déchéance pour les premiers et seconds prix des 1e, 2e, 4e et 6e Courses ; prix unique, un objet d'art.
Le soir, Grand Bal sur la place d'Armes.
Les engagements accompagnés d'un droit d'inscription de 2 francs, seront reçus jusqu'au 22 juillet au soir, chez M. Pierre, secrétaire du Cycle Hirsonnais, rue de Charleville.

HIRSON - La Place des Battoirs
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publié par JeanMarc Jeu 22 Fév 2018 13:49

En raison de la fièvre aphteuse, quelques précautions sont prises pour la foire aux petits porcs du Jeu de Battoir
15 juin 1899 — Le Préfet du département de l'Aisne vient de prendre l'arrêté ci-après :
Hirson. Par dérogation à l'article premier de l'arrêté du 14 septembre 1898 et à titre exceptionnel, la foire qui se tient à Hirson est autorisée pour le 15 juin courant, pour les espèces bovine, ovine, caprine et porcine sous la réserve expresse qu'il n'y sera amené que des animaux du canton d'Hirson et que les conducteurs des dits animaux seront munis du certificat prescrit par l'article 2 de l'arrêté du 14 septembre modifié par l'arrêté du 20 mai 1899.
31 mai 1900 — La foire aux petits porcs qui doit avoir lieu à Hirson le 1e juin est autorisée, sous la réserve expresse que les animaux soient transportés à l'aller et au retour dans des paniers ou des caisses ad hoc, et qu'ils soient maintenus en paniers ou en caisses pendant le stationnement.
Les vendeurs devront être munis du certificat prescrit par l'art. 2 de l'arrêté du 14 septembre 1898, modifié par l'arrêté du 20 mai 1899.
Le Préfet de l'Aisne a l'honneur de faire connaître à M. le Maire d'Hirson, qu'en raison des nombreux cas de fièvre aphteuse constatés dans le canton d'Hirson, il ne lui est possible d'autoriser la foire du 1er juin prochain que pour les animaux d'espèce porcine.


18 au 21 mai 1902 — Les vélocipèdes du Jeu de Battoir deviennent les bicyclettes.
— Programme de la fête patronale de la Pentecôte, 18, 19, 20 et 21 mai 1902.
Dimanche 18 mai
De 2 h. à 6 h. du soir, au stand des carabiniers Tir populaire, 6 prix. — A 3 h., aux Champs-Elysées, Jeu de passe-boules, 3 prix. — A 3 h. ½, Place d'artillerie, Course de pommes de terre, 3 prix. — De 3 à 4 heures, Place de la Gare, Concert par la Société musicale du Personnel des chemins de fer. — A 4 h. ½, Place du Marché, Fête de gymnastique donnée par l'Hirsonnaise.
Lundi 19 mai
A 11 h. du matin, Course de bicyclettes réservée aux amateurs du canton d'Hirson. Départ, Place d'Armes ; arrivée, Place du Jeu de Battoirs, Itinéraire : route de La Capelle, rue des Marais, Wimy, Ohis, Neuve-Maison, arrivée Hirson, place du jeu de Battoir. ler prix : Une pendule ; 2e prix : 12 cuillers à café métal argenté service russe.
A 2 h. ½, Place Brisset, Jeu de noir et blanc, 8 prix en argent. — A 3 h. ½, Place du jeu de Battoir, Jeu de matraque. 3 prix. — A 5 h. du Soir, Place d'Armes, Grand Concert par l'Harmonie Municipale. Directeur M. J. Fromont, officier d'académie.
Mardi 20 mai
A 9 h. ½ matin, chemin des Scieries, Jeu de passe-boules, 3 prix. — A 11 h. du matin, Place du Fort-Vincent, Douches polonaises, 3 prix. — A 8 h. du soir, rue de Macquenoise, Jeu de Ciseaux, 8 prix. — A 5 h. du soir, rue de La Capelle, près de l'Hôpital, Course de Lapins, 3 prix,
Mercredi 21 mai
A 9 h. du matin, Tir à la Cible pour les Sociétés de la Ville. Départ, Place d'Armes à 8 h. ½, Harmonie Municipale, 6 prix ; Sapeurs-Pompiers, 4 prix ; Gymnastique, 4 prix.
A 1 h. ½ du soir, Grand Concours de Boules. ler prix, 3/6 des entrées et 20 fr ; 2e prix, 2/6 des entrées et 10 fr. ; 3e prix, 1/6 des entrées et 5 fr.
Il sera perçu un droit d'entrée de 1 fr. par joueur.
Tous les jours de la fête, Grand Bal Public, orchestre choisi, de 6 heures à 8 heures du soir, Place du Jeu de Battoir ; de 9 h. du soir à 1 h. du matin, Place d'Armes.
Les cafés sont autorisés à rester ouverts jusqu'à 2 h. du matin.

Hirson - Place du jeu de Battoir et Pont de Bazeilles sur l'Oise — Le Jeu de Battoir et le Bar de la Place
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25 novembre 1921 — L'immuable foire de Sainte Catherine d'Hirson
— La célèbre foire annuelle du 25 novembre dite Sainte Catherine brillera cette année d'un éclat tout particulier. De nombreuses attractions ont retenu leurs emplacements et depuis plusieurs semaines toutes les places sont prises. Comme habituellement la foire aux bestiaux, chevaux et porcs se tiendra place du Jeu de Battoir, le marché aux légumes, place du Marché ; les places Victor Hugo, Pasteur, d'Artillerie, d'Armes et rue de Charleville sont réservées pour les marchands forains et les attractions.
Le 25 novembre tombant un vendredi, la commission des fêtes a décidé en outre d'autoriser les forains à ouvrir le samedi 26 ainsi que le dimanche 27 novembre, l'Harmonie Municipale célébrant la fête Sainte Cécile ce jour-là.

19 au 26 mai 1929 — L'harmonie du Familistère de Guise en concert place du Jeu de Battoir, lors des fêtes de Pentecôte
— Fête patronale de la Pentecôte d'Hirson. Programme :
Dimanche 19 mai. — Jeux divers ; concours de boules à 14 heures au Pas-Bayard. — Au Stand, Concours de Tir.
A 17 heures Place Sarrail (Fort Vincent), Farandole cycliste.
Lundi 20 mai. — Jeux de Passe-boules dans les divers quartiers.
A 16 heures, Place d'Armes, Grand Concert par l'Harmonie Munipale (directeur, M. Vantomme).
Mardi 21 mai. — Concours de tir et concours de boules. Jeux.
A 17 h. 30, Place Foch (Jeu de Battoir), Bal d'enfants et tombola.
Dimanche 26 mai. — A 15 h. 15, Concert, Place du Jeu de Battoir, par l'Harmonie du Familistère de Guise.
A 21 heures, Place d'Armes, Concert Artistique par la Symphonie de l'Union Commerciale et Industrielle (président, M. Le docteur Petit, directeur, M. G. Moizet).
Chaque soir, bal à grand orchestre de 18 heures à 19 h. 30, Place Foch et de 21 heures à 1 heure du matin, Place Victor Hugo.

Hirson - Place du jeu de Battoir — Place Foch, ex place du Jeu de Battoir
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24 novembre 1929 — La fête foraine bat son plein à Hirson lors de la Foire Sainte-Catherine. La place Foch, ex place du Jeu de Battoir y accueille toujours ses nombreux bestiaux
— Dimanche sera l'ouverture de la fête et déjà de nombreux commerçants établis dans le centre de la ville offriront leurs marchandises aux personnes qui ne peuvent venir le lendemain.
Sur la Place Foch (Jeu de Battoir) se déroulera le grand marché aux bestiaux.
Les services d'autobus et trains ordinaires seront renforcés.
Voici les principales attractions qui, outre les nombreuses confiseries, tirs, friture, loteries, etc... sont présentes :
Place du Marché : Cirque Albus.
Place Breffort : Roue Joyeuse.
Place d'Armes : Carrousel Salon Petitpré.
Place Victor-Hugo : Américain Slide, Autos électriques Potet, Football Ghelfi, La Chenille, Les manèges d'autos Vanneste et Violette, Le Saut de la Puce Martinez, Le Palais des Mirages, La Sphère d'Acier, La Boule Infernale, La Course Romaine, Musée Mécanique, Le Travail du Verre, La Femme Poisson.
Place Pasteur : Le Manège The Fooss.
Places d'Artillerie, d'Armes et Pasteur : Exposition automobile.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 7 mars 2018 14:36

HONDSCHOOTE - Grand'Place - Statue de la Victoire
(NORD)
La sayetterie qui a fait la fortune des hondschootois pendant un peu plus de trois cents ans, à partir du XVe siècle, a bel et bien disparu définitivement au début des années 1700 ; la serge y était produite en quantités considérables, employant près de trente mille ouvriers drapiers de la région à sa confection, alors que la ville comptait dix mille habitants. Les recenseurs et statisticiens étant apparemment fort nombreux en cette période, l'un de ceux-ci nous rapporte que 3024 drapiers sont recensés sur la ville en 1581, pendant que le 22e curé d'Hondschoote, Jean Strabant, établit un rapport en 1568, nous affirmant que sa paroisse compte 18.000 communians. Toute cette industrie s'est délocalisée en Flandres belges à partir du XVIIe siècle, la population d'Hondschoote passant à trois mille âmes.

De sa prospérité fulgurante, il ne reste que quelques monuments regroupés autour de
la Place, principalement l'Hôtel de Ville et l'Eglise Saint-Vaast.
Edifiée au centre de la Place au début du XVIe siècle, cette église est détruite lors de l'incendie de 1582, seule la Tour dite blanche, datant de 1513, reste debout. Cet incendie fait partie d'une série de pillages et saccages très fréquents, mis
sur le compte des français ; déjà en 1576, six cents ateliers-maisons avaient été détruits, mais en 1582 on fait encore mieux : dix sept de ses rues sont anéanties, neuf cents maisons brûlées.
A la suite de cet incendie, une charte du 14 avril 1584 émanant du gouverneur représentant Philippe II d'Espagne (1527-1598), autorise la ville d'Hondschoote à établir des impôts sur la bière, les vins, les sayes, pour en employer le produit à la reconstruction des édifices brûlés ; après avoir dû abandonner au feu et au pillage tout leur avoir, les habitants de ladite ville, qui ont été
contraintz de se sauver où la nécessité les poussoit, sont la plupart d'iceux mortz et peryz de povretez et misère et ladite ville mise tellement à sacq par le feu que de plus de quatre mille maisons à peine en restent deux cents, lesquelz encore depuis, notamment la maison eschevinale et halle aux sayes, ont esté en tout despouillées de leurs noquières et canals de plomb, fers et ferrailles, de sorte qu'elles sont tombées en ruine, pareillement l'église qui pors lors estoit restèle, depuis huit à dix mois en cha a esté bruslée, de manière que n'est n'y cloistre, hospital, ny chapelle pour celebrer maintenant le service divin.
Insatiables, les incendiaires ne désemparent pas : le 15 octobre 1585, la ville n'étant pas encore reconstruite, un certain Nicolas Van Reniere, chef de partisans à Lille, fait adresser aux échevins d'Hondschoote une missive tentant d'extorquer cinq cents livres de gros, sous menace d'incendie...
L'Eglise Saint-Vaast est reconstruite de 1602 à 1620, auprès de la tour conservée, prolongée d'une flèche octogone, culminant à 82 mètres.

Sur la travée de la Place, en prolongement de la rue de Capuchain — devenue rue des Jardins puis rue de la Cour —, les échevins d'Hondschoote font édifier, entre 1556 et 1558, leur nouvelle Maison de Ville, de grès et de pierre blanche, face à l'Eglise.
Comme on l'a vu ci-dessus, lors du carnage et incendie d'Hondschoote de 1582, la maison de l'eschevinage — Hôtel ou Maison de ville —, subit quelques dommages majeurs : elle est dépouillée de ses éléments en fer et plomb, noquières, canals (gouttières, canalisations, couvertures), tout comme la Halle aux Sayes, également située sur la Place, derrière l'église. Elle sera remise en état dans les années suivantes.


Plan d'Hondschoote en 1812 et incrustation de la Place en 1864
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Lors de l'intronisation, le 24 août 1749, de Jacques Josse Coppens (1711-1783) comme nouveau seigneur d'Hondschoote, Josse Ghyselin, curé de la paroisse de 1745 à 1776, retranscrit fidèlement le détail des fêtes et cérémonies qui accompagnent cette prise de possession qui se déroule essentiellement sur la Place appelée également le Marché, dans l'Eglise, dans la Maison de Ville, rue de l'Occident (rue de l'Ouest) et à la Prévôté située à l'extrémité de cette dernière.(1) (2)
En 1773, Jacques Josse Coppens fait construire une demeure bourgeoise sur la Place, près de l'église, sur l'emplacement des anciennes Halles aux Sayes. Cette maison aux pignons à redents sera occupée, dans les années 2000, par la Caisse d'Epargne.

Les biens de l'Eglise Saint-Vaast sont saisis en tant que bien nationaux, lors des troubles périodes révolutionnaires, les cultes idolâtres de l'être suprême et de la raison deviennent la norme ; l'église est transformée en magasin à fourrage pour les troupes.

A la suite des journées des 6, 7 et 8 septembre 1793, de fameux récits homériques hauts en couleur dignes des meilleurs romans de Victor Hugo vont redorer le blason terni des hondschootois ayant perdu leur suprématie drapière. Les chiffres les plus fantaisistes émaillant ces morceaux de bravoure, nous nous contenterons de relater que, lors de ces trois glorieuses, les armées françaises emmenées par le général Jean Nicolas Houchard (1739-1793) vont repousser à Hondschoote, l'armée anglaise, constituée d'anglais, d'autrichiens et d'hanovriens, menée par le duc d'York. La bataille laissera des milliers de morts et de blessés de part et d'autre.
... et le malheureux Houchard termine sur l'échafaud le 17 novembre 1793.

Au débouché de la rue de Furnes, au pied de l'église, une citerne publique de mille cinq cents hectolitres est creusée en 1810, destinée à récupérer les eaux de pluie de l'édifice ; une fontaine est aménagée au-dessus, alimentée par une pompe qui sera offerte en 1835 par Alphonse de Lamartine, député de Bergues de 1834 à 1837. Lamartine séjournait fréquemment à Hondschoote où résidait sa soeur, Marie Eugénie Prat de Lamartine, épouse du baron Bernard de Coppens.
Entre 1812 et 1860, une partie de la Place d'Hondschoote est amputée : une zone triangulaire, accolée à l'Eglise Saint-Vaast, est bâtie en prolongement de la rue du Nord, future rue Coppens.

Hondschoote - Grand Place ; ancienne demeure de Jacques Josse Coppens dans la maison aux pignons à redents à droite — Grande Place, église, monument de la Victoire du 8 septembre 1793 et Kiosque à musique
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La Place, qui va devenir la Grande Place, accueille ses marchés tous les mardis et vendredis. Un arrêté du Conseil général du Nord du 30 septembre 1862 autorise Hondschoote à y vendre en outre des céréales, des grains et graines, et des lins. En octobre 1865, un autre arrêté permet à la commune l'établissement de quatre foires ou marchés aux bestiaux à tenir le premier vendredi de chacun des mois d'avril, mai, octobre et novembre.
En dehors de ces nouvelles foires, deux kermesses-ducasses sont organisées depuis toujours à Hondschoote : la première a lieu le deuxième dimanche de juillet, suivie d'une foire durant cinq jours, la seconde se déroule le vendredi suivant la Pentecôte.
Il est dit, en 1829, que les foires d'Hondschoote étaient jadis magnifiques mais qu'
il ne reste plus que le souvenir de cette situation florissante...

En juillet 1884, Auguste-Louis-Josse Boudeweel (1824-1885), notaire, maire à peine pendant un an de 1884 à 1885, fait voter un projet au Conseil municipal en vue faire édifier un monument commémorant la Victoire d'Hondschoote du 8 septembre 1793. Un premier crédit de la municipalité de 1.000 francs est voté. Boudeweel va ensuite battre le rappel auprès des communes et du Conseil général pour obtenir les 15.000 francs nécessaires à la réalisation de la statue envisagée.
Au décès de Boudeweel en juillet 1885, le projet est repris par Alfred Outters (1846-1918), nouveau maire de 1885 à 1918, qui fait voter une rallonge de 2.000 francs pour le projet. Le conseil général, de son côté alloue une somme de 1.500 francs le 24 août 1884. Le solde sera payé par souscription publique, sachant qu'aux 15.000 francs prévus pour la réalisation de la sculpture, un devis supplémentaire de 4.000 francs est signé pour le fondeur, Thiébaut frères.
L'inauguration du monument de la Victoire, a lieu le 15 juin 1890, sur la Grande Place, face à l'Eglise Saint-Vaast. Réalisée en bronze en 1886 par Albert Darcq (1848-1895), la statue sera, plus tard, protégée par une grille et éclairée de quatre réverbères.

HONDSCHOOTE - Statue de la Victoire
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publié par mimigege Lun 14 Oct 2013 11:56

Très ancienne, la musique municipale hondschootaise reste pour autant relativement effacée. Lors d'un concours musical organisé pour le 4 août 1833 à Hondschoote, la musique municipale offre un prix de 600 francs : la société d'harmonie militaire de sapeurs pompiers de Poperinghe, dirigée par C. Van Renynghe, remporte le 1er prix d'exécution à ce concours.
En juillet 1835, avec dix autres formations, dont trois sociétés belges, la musique communale d'Hondschoote prend part au grand concours de Dunkerque, sur l'Esplanade de l'Hôtel de Ville où elle obtient le troisième prix d'exécution derrière Saint-Omer et Calais, mais devant Poperinghe et Hazebrouck. On la voit encore participer au grand concert de Bergues en septembre 1873 où elle interprète l'ouverture des Diamants de la couronne de Auber, et Si j'étais Roi, une fantaisie d'Adam.

La Grand'Place accueille son premier Kiosque à musique, édifié au pied de l'église et de la statue de la Victoire en novembre 1902. Rustique, construit totalement en bois, de forme octogonale, sa toiture de zinc est ornée d'un lambrequin de bois découpé.

Hondschoote - Eglise Saint Vaast, kiosque et monument de la Victoire du 8 septembre 1793
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Le conflit de 1914-1918 transforme Hondschoote en une vaste zone où transitent les troupes en partance pour le front ou s'en retournant, pour les rescapés...
Le 4e Escadron du Train des Équipages militaires, chargé du transport et de l'approvisionnement du matériel, des vivres et des munitions est divisé en trente compagnies : une de celles-ci, la 22e compagnie, est cantonnée à Hondschoote du 1e octobre 1915 au 15 août 1916, avec un effectif composé de 3 officiers, 16 sous-officiers, 225 brigadiers et conducteurs et 387 chevaux.

Hondschoote - Grand concert militaire sur le Kiosque à musique de la Grande Place
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publié par woip7750 Dim 28 Fév 2010 20:29

Le Kiosque à musique, probablement très usé par les nombreux militaires l'ayant utilisé en 1914-1918, demande à être remplacé. Henri Mallengier, maire d'Hondschoote de 1919 à 1925, décide en avril 1923, la construction d'un nouvel édicule sur le même emplacement.
De forme octogonale, son soubassement en pierre est construit sur une cave de rangement, ses colonnes en fonte sont surmontées d'une couverture de zinc, sa rambarde est en fer forgé.

Mallengier qui ne rechigne pas à la dépense, lance, le 23 novembre 1923, un projet de Monument aux morts en hommage aux hondschootois victimes de 1914-1918, à édifier sur la Grand'Place, adossé à l'église Saint-Vaast, payable par souscription publique.
Le 11 avril 1924, l'entrepreneur d'Hondschoote Arthur Delaye est chargé de la construction de ce monument en granit, la statue étant en marbre blanc de Carrare, pour un devis s'élevant à 48.000 francs.
Tout semble donc se passer au mieux, si ce n'est que le président de la commission historique du Nord, le 28 octobre 1924, émet une opposition au monument au motif qu'il défigure l'église. Le 6 mars 1925, la municipalité propose d'adosser le monument sur une autre face de l'église, contre le mur du transept, proposition qui est acceptée et entérinée le 25 mai 1925.
Au vu des retards subis par les tergiversations de la commission historique, Arthur Delaye demande et obtient de la municipalité, une indemnisation de 1.000 francs le 5 février 1926.
Le 7 septembre 1925, Georges Bertein, quincaillier à Hondschoote signe un devis avec la municipalité pour réaliser une grille en fer et installer l'éclairage sur le monument aux morts, pour un montant de 2.047 francs.
L'inauguration du monument aux morts a enfin lieu le dimanche 20 septembre 1925.

Hondschoote - Ancien Kiosque à musique sur la Grand'Place, mortiers de 240 en premier plan (cliché du 12 novembre 1917) — Monument aux morts 1914 1918
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La Grand'Place est devenue place du général de Gaulle, après 1945.
Le Kiosque à musique a été totalement rénové en 1999 et l'Orchestre d'harmonie municipal y donne toujours des concerts.
Kiosque toujours en place.


voir Ici : Statue et Kiosque sur la Grande Place d'Hondschoote, aujourd'hui. (1/6) (2/6) (3/6) (4/6) (5/6) (6/6)

HONDSCHOOTE - Grand'Place - Statue de la Victoire
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publié par JeanMarc Mar 6 Mar 2018 13:48

25 mai 1834 — Alphonse de Lamartine, député de Bergues, préside le banquet qui lui est offert à l'Hôtel de Ville d'Hondschoote.
— On nous écrit d'Hondschoote, 29 mai. Les électeurs et les habitans d'Hondschoote ont offert le 25 mai un banquet à leur député, M. de Lamartine. Ce banquet, qui réunisssait près de 80 convives, a eu lieu à l'Hôtel de Ville. La grande salle, ornée pour la circonstance de drapeaux et de verdure, offrait un coup d'oeil aussi riche qu'élégant.
La musique de la garde nationale a exécuté pendant le dîner différens morceaux brillans et choisis. (... suivent toasts et discours)
Un grand bal a succédé au banquet. Cette fête ne s'est terminéeque fort avant dans la nuit.

Le monument de la Victoire d'Hondschoote. Le commentaire de cet événement national est diffusé à l'identique par tous les journaux de l'époque. Un seul, la Lanterne, fait preuve d'originalité et de curiosité en présentant un commentaire plus étoffé sur la journée de cette fête, nous parlant même des moulins à vent d'Hondschoote.
15 juin 1890 — Inauguration du monument de la Victoire d'Hondschoote du 8 septembre 1793
(version journal La Lanterne)
— Les fêtes d'aujourd'hui ont lieu par un temps magnifique. Les routes sont sillonnées par des voitures arrivant de tous les points de la région.
Partout des arcs de triomphe et des oriflammes. Les rues sont superbement décorées, les moulins à vent même qui se trouvent à l'entrée d'Hondschoote ont été enguirlandés.
Le monument commémoratif est l'oeuvre du sculpteur Darcq. Il représente une Victoire brandissant un glaive de la main droite et tenant de l'autre un drapeau.
Le monument
A une heure, une foule immense stationne dans les rues par lesquelles doit passer le cortège officiel.
Les musiques de trente sociétés différentes venues de tous les points de la région se massent autour du monument. On attend l'arrivée du général Loizillon, commandant en chef du 1er corps d'armée, représentant le ministre de la guerre.
Enfin, à deux heures, le général Loizillon entre à Hondschoote, les tambours battent aux champs, les musiques font entendre la Marseillaise.
Toutes les autorités administratives du département, le préfet, le secrétaire général, le sous-préfet, les conseillers de préfecture, le général Jung, gouverneur de Dunkerque, sont là.
On découvre le monument ; sur chacune des faces des inscriptions figurent.
Sur la façade principale se trouvent les mots : « Victoire d'Hondschoote, 8 septembre 1793. »
Sur la face opposée se trouve le récit succinct de la journée d'Hondschoote.
Le général Loizillon a rappelé les faits héroïques de la bataille de Hondschoote dans un long discours (...)
Après l'exécution de divers morceaux de musique et la lecture d'une poésie de M. Manso, poète lillois, toutes les sociétés, un bataillon du 110e de ligne et le corps des sapeurs-pompiers ont défilé devant l'estrade officielle.
Un banquet a eu lieu à l'Hôtel de Ville.
Les autorités ont visité le moulin où s'est passé le fort de la bataille de Hondschoote. Ce moulin a été admirablement décoré pour la circonstance.
Le festival. — Les illuminations
Pendant le festival a eu lieu un banquet à l'Hôtel de Ville, sous la présidence de M. Outters, maire, ayant à ses côtés les généraux Loizillon et Jung, le préfet du Nord, et M. Claeys, sénateur.
La Jeune France de Dunkerque a chanté deux chœurs qui ont été très applaudis.
M. Outters a porté la santé du Président de la République et de l'armée. Le général Loizillon lui a répondu.
Un grand enthousiasme régne en ville, où l'on prépare des illuminations qui promettent d'être fort brillantes.
Le préfet et le général commandant le corps d'armée, avec les autres autorités, rentreront à Lille par Bergues.
(journal La Lanterne 17 juin 1890)

15 juin 1890 — Inauguration du monument de la Victoire d'Hondschoote du 8 septembre 1793
(version journal de monsieur tout le monde)
— On a inauguré dimanche à Hondschoote, le monument élevé en souvenir de la glorieuse bataille qui fut livrée dans cette localité en 1793.
Cette patriotique cérémonie a été très brillante et une grande animation régnait en ville.
Le monument commémoratif est l'œuvre du sculpteur Darcq. Il représente une Victoire brandissant un glaive de la main droite et tenant de l'autre un drapeau.
M. le ministre de la guerre s'était fait représenter par le général Loizillon commandant du 1er corps d'armée, à Lille.
L'inauguration a eu lieu à deux heures. Plusieurs discours ont été prononcés ; une pièce de M. Charles Manso, poète lillois a obtenu un vif succès.
Une cantate a été chantée par la société chorale de Dunkerque, la Jeune France ; puis les diverses sociétés qui ont pris part à la fête ont défilé devant les autorités.
Un festival a eu lieu à cinq heures, puis un banquet à l'Hôtel de Ville et une fête de nuit.

HONDSCHOOTE - La Grande Place
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publié par JeanMarc Mar 6 Mar 2018 13:53

(1) La seigneurie d'Hondschoote est attribuée en 1440 à Jean de Hornes, de par une charte de Philippe le Bon.
Cette seigneurie ayant, comme on l'a vu, perdu de son importance par suite du départ des drapiers de la ville, le prince de Hornes, résidant bruxellois, descendant de Jean de Hornes, cède en 1749 ses droits sur la seigneurie à Jacques-Josse Coppens (1711-1783), seigneur de Coupigny et d'Hersin, négociant et armateur dunkerquois, pour cent quarante mille florins, charges comprises.

(2) Cérémonies du 24 au 26 août 1749, lors de l'intronisation de Jacques Josse Coppens, seigneur de Hondschoote. Résumé du récit du curé de la paroisse, Josse Ghysselin.
Ce 24 août, les confréries de St-Sébastien, Ste-Barbe et Ste-Elisabeth, armées de fusils, arrivent sur le marché (la Place d'Hondschoote) vers neuf heures, prennent les échevins au passage à la Maison de ville, empruntent la rue de l'Ouest jusqu'au pont qui sépare la Prévôté de la ville afin d'y attendre le seigneur Coppens. Celui-ci arrive par le chemin dit Loo-weg, accompagné de quinze voitures et carrosses remplis de seigneurs et de nobles dames de Dunkerque ; les carrosses laissent leurs passagers à la Prévôté et reviennent à vide sur la Place.
Les cloches de l'église sonnent alors à toutes volées tandis que le seigneur Coppens revient, à pied, en cortège depuis la Prévôté jusque dans l'église. Les confréries lancent alors des salves d'artillerie. La grand messe est chantée à grand musique, puis cloches, salves et coups de canons sont à nouveau de la partie. Les confréries et le curé Josse Ghysselin sont alors invités par le Seigneur à la Maison de ville à dîner et souper. Les principales maisons sont alors illuminées. A la suite de ce souper de gala de quatre-vingts convives, un bal est donné qui dure jusqu'à quatre heures du matin.
Le lendemain, des jeux de tir à l'oiseau sont ensuite organisés par la confrérie de Saint-Sébastien, auxquels le seigneur Coppens est convié.
Le 26 août, la confrérie de Saint-Elisabeth a offert une représentation théâtrale : la tragédie de Catullana. Le lendemain, c'est au tour de la confrérie de Sainte-Barbe de convier le nouveau seigneur à un tir à l'oiseau.
Lors de chaque journée suivant le gala de la Maison de ville, le seigneur Coppens, le curé Ghysselin et quarante convives ont fait bombance chez le sieur Plets, rue de l'Ouest.
Un sixième de vin rouge (110 litres) est offert aux confréries, pendant que deux sixièmes sont distribués au peuple sur la Place et que des pains français et des saucisses sont jetés à la foule.

Concert orchestre d'harmonie municipal d'Hondschoote sur le Kiosque en mars 2012 et juin 2014.(1/5) (2/5) (3/5) (4/5) (5/5)

Seule l'harmonie municipale Saint-Cécile est active à Hondschoote en 1909. Fondée en 1809, elle est présidée par Alfred Outters, dirigée par J.-B. Cattoir, à la tête de 45 musiciens.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 13 mars 2018 14:46

HONFLEUR - Place Thiers et le Théâtre
(CALVADOS)
Les fortifications d'Honnefleu, principalement édifiées au XIVe siècle sous Charles V, perdent leur caractère défensif trois siècles plus tard. Sur l'emplacement des fossés, deux vastes bassins portuaires — le Vieux bassin de l'Ouest et le bassin Neuf du Centre — sont créés à partir de 1681, reliés entre eux par une large zone de rétention servant de chasse pour le nettoiement desdits bassins.
Cette zone, visible mais surtout olfactive, derniers vestiges des Fossés honfleurais, située tout au long de l'ancien Bastion Saint-Léonard près de l'ancienne Porte de Rouen, est devenue la bête noire d'Honfleur et va lui pourrir la vie pendant de longues années. Ce réservoir de plus d'un hectare, alimenté par des écluses, est un immonde cloaque nauséabond produisant les
émanations les plus insalubres.

Alfred Luard (1811-1899), maire de 1851 à 1879, énergique bâtisseur d'Honfleur, va s'attaquer à ces fossés putrides. Le 30 août 1858, Luard intervient auprès du Conseil général du Calvados afin d'obtenir l'autorisation de combler ces fossés, d'y construire un aqueduc de communication entre les deux bassins portuaires et d'y aménager des rues et place.

Ayant obtenu le feu vert, la municipalité, le 23 septembre 1859, lance un projet d'emprunt de 235.000 francs, dont 190.000 francs sont destinés aux travaux de remblais et de la construction du futur aqueduc. S'ensuit de longues tractations avec le Ministère des travaux publics concernant le chiffrage de l'indemnisation que la ville d'Honfleur devra débourser à l'Etat pour les terrains qu'elle disposera, une fois les travaux terminés.
La superficie totale des fossés étant de 10.254 m² dont 3.133 m² seront couverts par l'aqueduc, la surface disponible réelle est de 7.121 m². Il est envisagé de consacrer 2.415 m² à l'aménagement d'une place et de rues, le surplus, soit 4.606 m², serait vendu aux riverains. L'Etat estime la valeur des terrains concernés à 2 fr 25 le m², à la charge de la ville. Après passage d'experts, la municipalité obtient, le 26 janvier 1860, une nouvelle valeur des terrains arrêtée à 1 fr 25 le m², soit un montant total de 5.757 frs 50 pour les 4.606 m².
Le 17 décembre 1860, avant que les travaux ne démarrent, les derniers devis révisent la future dépense à 255.000 francs répartie entre : l'Aqueduc et le battage du palplancher : 130.064 fr 84 — les Remblais 45.415 mètres cubes à 1 fr 60 : 72.664 fr — la Chaussée, les trottoirs et la Place : 18.632 fr 31 — des imprévus : 33.638 fr 85.
Le gigantesque chantier va durer du début 1861 jusqu'en mai 1862. Une partie des travaux de remblais, dont la note va s'allonger de 1.337 mètres cubes en plus des 45.415 mètres cubes prévus, est réalisée par l'entreprise honfleuraise des Frères David.
Au vu du bon déroulement des travaux, Alfred Luard propose, le 27 janvier 1862, d'allouer 3.100 frs à l'ingénieur Arnoux et au conducteur de travaux Godreuil, mais la municipalité réduit sa générosité à 500 frs pour le premier et 300 frs pour le second.

Sur l'emplacement nouvellement créé, après de longues discussions municipales, il est décidé, le 30 mai 1862, d'aménager deux voies parallèles — le Cours des Fossés et le quai Le Paulmier — et une grand place : la Place des Fossés.
Le 24 mai 1864, Alphonse Luard fait voter une délibération du Conseil, pour qu'on procède enfin au nivellement de la Place des Fossés, que la chaussée projetée soit établie et qu'on aménage des trottoirs en granit.
Quelques années plus tard, des Marronniers vont venir enjoliver la Place des Fossés.

Plan de Honfleur en 1886
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Dès le 27 mai 1862, un certain Gaillet, directeur de salles de spectacles autant éphémères qu'improvisées à Honfleur, pétitionne auprès de la municipalité, proposant de faire construire, à ses frais, une salle de spectacle sur l'emplacement des anciens fossés, maintenant comblés. Gaillet demande toutefois que la municipalité lui verse une subvention pendant 10 ans, à la suite de quoi, la propriété de la salle reviendrait à la ville. Il ne sera pas donné suite à cette proposition. Précurseur, il devance, en cela, la construction du futur théâtre.
Lors de la séance du 8 juin 1868, à la suite de deux années de tergiversations et après de longues palabres quant à son emplacement, à sa forme et à son prix, le conseil municipal décide de faire édifier un Théâtre sur la Place des Fossés, près du lavoir public Saint-Léonard. Le nombre de spectateurs pouvant être accueillis devra être de 650 personnes. Le budget adopté est limité à 50.000 francs : un montant de 15.000 francs est porté au budget ; le solde de 35.000 francs est prêté par des souscripteurs privés, organisés autour du capitaine Jules Satie (1842-1903), courtier maritime et père du compositeur Erik. L'emprunt sera remboursable en sept ans de 1870 à 1876.
Construite en briques rouges et blanches sur les plans de l'architecte Ruel, cette nouvelle salle de spectacles est achevée fin 1869, munie de l'installation du gaz d'éclairage. En décembre, Jules Satie qui collecte des fonds pour acquérir les décors du théâtre, arrête les dernières souscriptions, après avoir récolté 3.000 francs.
Le théâtre est inauguré le 27 janvier 1870, dirigé par Dupont Hilaire, futur directeur du Théâtre Lafayette de Rouen et ancien ouvrier typographe.
La pose d'une horloge à cadran lumineux sur le fronton de la salle de spectacle n'a lieu qu'après le vote municipal du 15 juin 1870 d'un crédit de 600 francs.

Honfleur - Inauguration du Théâtre le 27 janvier 1870 et Programmes du mois suivant
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Jusqu'à la création de la Philharmonique municipale en 1868 par Henry Sauvagniac, les musiques honfleuraises se font rares. On a bien la Fanfare du Collège qui joue essentiellement de temps à autre dans l'église Saint-Léonard ou encore dans le cadre scolaire. M. Fallouard organiste de Saint-Catherine dépose même une requête, le 6 juillet 1856, auprès du Principal du Collège, afin que la Fanfare vienne jouer sur les places publiques, une fois par semaine. Sa demande est entendue puisque le 3 août 1856, ladite Fanfare donne un concert, à cinq heures, sur le Terre plein de la jetée de l'Ouest. Et à compter de cette date, elle viendra régulièrement donner la sérénade sur une des places honfleuraises, notamment sur la place de l'Hôtel de Ville, le rond-Point du Cours d'Orléans ou sur la nouvelle Place des Fossés. Cette dernière est d'ailleurs rapidement adoptée afin d'y installer un de ses marchés hebdomadaires, mais également pour organiser des festivals et concours musicaux ou encore la Foire de Saint-Catherine du 26 novembre, accompagnée de ses nombreux forains et généralement d'une foule immense.

Lors de la séance du conseil municipal du 9 février 1878, la place des Fossés est rebaptisée place Thiers. Celui-ci vient de décéder le 3 septembre 1877.

L'événement dont tout le monde parle à Honfleur en cette fin de siècle est bien entendu l'
Exposition d'Ethnographie et d'Art Populaire le Vieux Honfleur qui se déroule du dimanche 30 juillet 1899 au 1er octobre 1899 sur la Place Thiers, organisée par le colonel Lachèvre, président de la Société normande d'ethnographie d'Honfleur.

La place Thiers est entièrement monopolisée pour cette manifestation. On accède à l'enceinte de l'exposition — prix d'entrée 50 centimes, ou 25 centimes pour visite du jardin — par une reconstitution monumentale de l'ancienne porte de Rouen, avec ses machicoulis, ses échauguettes, installée face à la rue de la Ville. Deux longs bâtiments — l'un de 40 mètres de long sur 9 de large, le second de 60 mètres de long — sont installés sur la place, séparés par un jardin fleuri aménagé autour d'un Logis de Ferme, édifié pour la circonstance, et du Théâtre. Sur ce dernier, des représentations théâtrales sont assurées quotidiennement.
Devant le Théâtre, un
Kiosque à musique est construit, sur lequel des concerts sont donnés tous les jours pendant l'exposition.

Honfleur - Exposition 1899, Kiosque à musique, Porte de Rouen et Galeries de l'exposition (détail affiche)
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Construit par l'entreprise Blairon de Charleville, ce Kiosque, qui n'est pas le banal édicule des foires et expositions, est construit pour durer : de forme octogonale, ses fines colonnes de fonte portent une toiture de zinc surmontée d'un lanterneau. Ses balustrades de fer forgé ouvragé et stylisé sont fixées sur un soubassement de pierre.
Pendant que les mélomanes s'intéressent au kiosque ou au théâtre, les visiteurs peuvent venir observer les nombreux artisans avec leurs anciens métiers, venus s'installer dans le jardin.
L'intérieur des galeries propres à l'exposition est agencé
à la normande avec des poutres entrecroisées : l'une d'elle présente les coutumes, traditions et folklores de la région, la seconde est consacrée à un Salon regroupant quelques centaines de tableaux de peintures.

Honfleur - Affiche de l'Exposition d'Ethnographie et d'Art Populaire du 30 juillet 1899 au 1er octobre 1899 sur la Place Thiers
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On commence à démonter le matériel de l'exposition dès le 4 octobre 1899. Tout va disparaître dans la semaine suivante : grands halls, ferme normande, porte monumentale de Rouen. Seul le Kiosque à musique reste sur la place Thiers, en attente de son sort.
Le 6 octobre 1899, le colonel Lachèvre, président de la Société normande d'ethnographie populaire du Vieux Honfleur,
voulant laisser un souvenir durable de l'Exposition, décide de faire don à la ville du Kiosque à musique. La municipalité, en date du 8 octobre, s'empresse d'accepter cette offre à l'unanimité.
Plusieurs mois de discussions serrées seront nécessaires pour fixer l'emplacement définitif du Kiosque : les uns penchent pour le transférer sur une autre place, notamment place Carnot, un autre comme M. Oudot, conseiller municipal, estime, haut et fort, que
le rond-point de la République est la vrai place du Kiosque à musique.
Julien Noël du Tilly, maire d'Honfleur de 1899 à 1904, expose, le 25 mai 1900, que l'architecte demande une somme exorbitante de 1.800 francs pour le déménagement de l'édifice, sans compter le coût des grilles à installer. La municipalité, suivant le conseil de M. Piaggi, un autre conseiller, décide finalement de laisser le Kiosque là où il a été édifié.
Le 30 juillet 1900, l'adjudication de la réfection du soubassement du Kiosque à musique pour 559 fr 50 et de l'installation de grilles de protection autour dudit kiosque pour 528 fr. n'ayant pu trouver preneur, la municipalité s'engage à
agir au mieux des intérêts de la ville...

Sans être trop fréquenté, le Kiosque à musique va cependant être animé très régulièrement de concerts à chaque occasion estivale ayant lieu à Honfleur telles les régates et fêtes nautiques, les fêtes aérostatiques ou lors des festivals musicaux.

Honfleur - Kiosque place du théâtre — Théâtre et Kiosque à musique
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On ne saurait parler d'Honfleur sans évoquer Alphonse Allais, sarcastique humoriste natif de cette ville en 1854, qui, même après son décès en 1905, s'est payé le luxe de mourir une seconde fois : enterré au cimetière de Saint-Ouen, la Royal Air Force, et ses bien connues bombes aléatoires, est venue pulvériser la sépulture du malheureux Allais le 21 avril 1944. S'il a disparu deux fois corps et biens, il nous laisse ses pages de prose, telle celle relative au kiosque à musique, tirée de son journal de 1901 : Dans la petite ville que j'habite, existe un kiosque à musique où, tantôt la fanfare du régiment, tantôt la « Mélodie municipale » viennent rouler les habitants en des flots d'harmonie...

A l'occasion de l'inauguration, prévue le 3 septembre 1922 sur la Place Thiers, d'un monument érigé en hommage à l'historien honfleurais Albert Sorel (1842-1906), une étonnante et gigantesque cérémonie d'apparat est mise en place, déplaçant une foule de personnalités, à commencer par le président du Conseil Raymond Poincaré en personne.
Dès la veille, le samedi 2, un concert de la Philharmonie est donné sur le Kiosque de la place Thiers ; le 3 au matin, de grandes fêtes nautiques avec joutes se déroulent sur le Vieux Bassin ; en matinée, après les réceptions et défilés des officiels, les discours d'usage et le traditionnel banquet, on érige sur la place une stèle de marbre portant l'incrustation d'un médaillon de bronze du au sculpteur Jules Chaplain (1839-1909). Les fêtes continuent ensuite sur le Kiosque à musique de la Place Thiers avec un concert grandiose de la célèbre Musique des Equipages de la Flotte de Brest suivi d'un second concert en soirée réunissant toutes les société musicales.

3 septembre 1922 Inauguration du monument Albert Sorel Place Thiers
Arrivée de Raymond Poincaré et du maire de Honfleur, Léon Gosselin-Fouché — Discours de Poincaré sur la place Thiers, devant le monument (cliché agence Rol)
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Alors que la ville d'Honfleur a miraculeusement été épargnée de toute dégradation durant la seconde guerre mondiale, elle a subi les pires outrages le 28 avril 1949. Ce jour-là, Maurice Delange, maire honfleurais de 1947 à 1971, assisté de sa Municipalité et de la Commission des travaux, décide d'éradiquer le Kiosque à musique. Delange, a eu la prudence de faire contresigner sa décision par Maurin, sous-préfet de Lisieux, le 13 mai 1949. C'est plus sûr d'avoir quelques appuis...

Titre : Copie de l'arrêt de mort du Kiosque à musique du 28 avril 1949
Délibération du Conseil municipal du 28 avril 1949. Sur la proposition de Monsieur le maire et de la municipalité, la Commission des Travaux a envisagé le démontage du kiosque à musique qui ne présente aucun intérêt. Son architecture disgracieuse ne confère aucun charme à l'endroit. Son utilité pratique est quasiment nulle. Il est très possible d'y trouver un bénéfice par les matériaux que la commune récupérera.
A sa place pourra être tracé un parterre dont le sujet reste à fixer. L'étude en sera reprise lorsque, au démontage du bâtiment, il ne restera que le léger soubassement.
Monsieur Frémont s'inquiète si en cas de fête, l'absence du kiosque ne se fera pas sentir. Les endroits ne manquant pas, le Conseil est unanime à décider de la disparition du kiosque et autorise Monsieur le Maire à faire procéder au moment opportun, à la vente des matériaux que la Ville ne pourra pas utiliser, au commerçant le plus offrant.

signé : Maurice Delange, maire, 28 avril 1949 — contresigné : Maurin, sous-préfet de Lisieux, 13 mai 1949
28 avril 1949. Extrait délibération du Conseil municipal d'Honfleur ayant décidé d'éradiquer le Kiosque à musique
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Un socle ressemblant au soubassement de l'ancien kiosque a été édifié, sensiblement sur le même emplacement de la place Thiers : quelques sculpture y ont été "plantées".
Tandis que le Kiosque est donc supprimé, le Théâtre quant à lui, a quelque peu changé de destination : transformé en cinéma de 1928 à 1989, l'office du Tourisme est venu prendre sa place ; une construction nouvelle est venue s'adosser dessus, à usage de médiathèque.
La Place Thiers est également appelée aujourd'hui place de la Porte de Rouen.
Plus de cinquante ans après sa destruction par la mairie, la nouvelle municipalité ayant apparemment quelques regrets, a fait édifier un nouveau kiosque à musique sur le Jardin des personnalités aménagé et inauguré en 2004, sur l'ancienne vasière de l'estuaire de la Seine, à l'embouchure de la Morelle.
Kiosque supprimé.

voir ici, Place Thiers devenue place de la porte de Rouen, sans kiosque, sans théâtre, avec Office du tourisme et médiathèque, aujourd'hui.
Monument Albert Sorel, aujourd'hui.
Nouveau socle et statues substitués à l'ancien soubassement du kiosque à musique rasé.
Kiosque du Jardin des personnalités à Honfleur, édifié en 2004.(1/2) (2/2)

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publié par JeanMarc Lun 12 Mar 2018 13:56

20 juillet 1856 — Avant la fondation d'une Harmonie municipale honfleuraise, les musiciens du Collège d'Honfleur assumaient les concerts aussi bien dans les églises que dans les place publiques.
— Collège d'Honfleur. Les élèves composant la fanfare du collège exécuteront le dimanche 27 juillet, à la messe de midi, en l'église Saint-Léonard, sous la direction de M. Gouget, les morceaux suivants :
Ouverture des Diamans de la Couronne, de F.E. Auber. E Gouget. — Duo pour Pistons sur la Norma de Bellini, avec accompagnement d'orgue exécuté par MM. Gouget et Aubert. — Grande Mosaïque du songe d'une nuit d'été, d'Ambroise Thomas. E. Brepsant. — Le Roi des mers, pas redoublé. Gurtner.
L'orgue sera tenu par Mlle Lecesne. Une quête sera faite par Madame Luard.

11 juillet 1869 — Concert de la Musique municipale place de l'Hôtel de ville
— Nous rappelons que demain à quatre du soir, place de l'Hôtel de Ville, la Musique municipale éxécutera les morceaux suivants :
1. Les Typos, pas redoublé. A. Lagny. — 2. Ouverture des Diamants de la Couronne. Auber. — 3. La Chute des feuilles, polka. Delabaut. — 4. La Grande duchesse de Gerolstein, quadrille. Sauvagniac.

25 juillet 1869 — Concert de la Fanfare du Collège au rond-point du Cours d'Orléans
— La Fanfare du Collège exécutera demain dimanche, à 7 heures du soir, au rond-point du Cours d'Orléans, les morceaux suivants :
1. L'Etoile du Nord, marche. Meyerbeer. — 2. Trovatore, mosaïque. Verdi. — 3. Les Dragons de Villars, pas redoublé. A. Meillard. — 4. Zampa, marche. Hérold.

14 novembre 1869 — Festival musical de la Philharmonie, avant création du théâtre
Programme du Festival offert par la Société Philharmonique à ses membres, le dimanche 14 novembre à 2 heures.
Première partie : 1. En Marche. (A. de Roubin). Orphéon. — 2. Valse concertante pour piano et violon. M et Mlle Sauvagniac. — 3. Si j'étais Roi (Adam). M. Peutat. — 4. Souvenir de la Savoie, fantaisie pour saxophone. — 5. Le travail, mélodie (Séguin). — 6. Couplets du Guerrier Valentin (Petit Faust d'Hervé). M. Pottier. — 7. Fantaisie sur Richard Cœur-de-Lion (opéra de Grétry). Musique municipale.
Quête pour les Pauvres.
Deuxième partie : 1. Fantaisie sur Obéron (opéra de Weber). Musique municipale. — 2. Page, écuyer et capitaine, mélodie (Membrée). — 3. Air des Mousquetaires de la Reine. M. Peutat. — 4. Un monsieur amusant, chansonnette. M. Pottier. — 5. Air varié pour le violon, de Bériot. M. Sauvagniac. — 6. La Noce de Village (Laurent de Rillé). Orphéon.

22 février 1870 — Concert de la Société Philharmonique de Honfleur au Théâtre
— Concert au bénéfice de M. Henry Sauvagniac, donné le mardi 22 Février I870, à 8 heures du soir.
1e partie : 1. Les moissonneurs de la Brie, Chœur. chanté par l'Orphéon. Laurent de Rillé. — 2. Fantaisie sur Lara, Exécutée par la Musique municipale. Maillart. — 3. Le Moulin des amours, romance. chantée par Montangérand. — 4. Les Epouseux du Berry, chanté par Mme Hilaire. Paroles et musique de E. Lhuillier. — 5. Ah ! Qué malheur ! Chansonnette. comique, chantée par Renauld. Klotz. — 6. Air de Guillaume Tell, sombres forêts. Chanté par Mme Bouton. Rossini. — 7. Fantaisie pour Violon sur la Traviata, exécutée par M. Sauvagniac. Allard. — 8. Le Guet, choeur. Chanté par l'Orphéon. E. d'Ingrande.
2e partie : 9. Fantaisie sur la Norma, exécutée par la Musique Municipale. Bellini. — 10. Ave Maria, avec accompagnement de Piano, Orgue et Violon. Chanté par Mme Beretta. Gounod. — 11. Fantaisie pour saxophone sur la Somnambule, exécutée par M. Blotière. Singelée. — 12. Romance des Porcherons, chantée par Mme Bouton. Grisar. — 13. Le fusilier Merluchon, chansonnette comique, chantée par M. Férénoux. — 14. Rondo de Méphisto, chanté par Mme Hilaire. (Petit Faust) Hervé. — 15. Grand air varié pour violon, Exécuté par M. Sauvagniac. Ghys. — 16. Le Vieux buveur, chansonnette, chantée par Mme Renauld. Robillard. — 17. Les Paysans, choeur chanté par l'Orphéon. Saintis.
Le Piano sera tenu par Mme Beretta.

Honfleur - Place Thiers vue du Vieux-Bassin, Théâtre au fond — Marché et Kiosque sur la place Thiers
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21 juin 1896 — Concert de la Société Philharmonique, place de la République
— Un concert sera donné demain dimanche, à 4 heures et demie, sur la place de la République, par la Société Philharmonique. Voici le programme des morceaux qui seront exécutés :
Bordeaux, allegro militaire. Lantier. — Les Voix de la Patrie, ouverture. Borrel. — Petites Fleurs, mazurka. Trant. — Le Char d'Iris, cortège triomphal. P. André. — Narcisse, pas redoublé. Labole.

23 août 1896 — Concours musical à Honfleur
— Ville de Honfleur. Grand Concours musical du dimanche 23 Août 1896 (Orphéons, musiques d'harmonie, fanfares, trompes et trompettes) 105 sociétés inscrites, 3000 participants. Programme :
Samedi soir, 22 août, à 8 heures, salves de 21 coups de canon ; à 9 heures, grande retraite aux flambeaux.
Dimanche 23 août, à 8 heures du matin, salves d'artillerie ; à 9 heures, réception du jury à l'Hôtel de ville ; à 9 heures ½, Concours de lecture à vue ; à 1 heure ½ de l'après midi, concours d'exécution ; à 3 heures ½, concours d'honneur.
Les différents concours auront lieu au endroits déterminés par le programme.
A 4 heures ½, cours de la République, réunion de toutes les sociétés avec bannières et insignes ;
A 5 heures, défilé de toutes les sociétés
Itinéraire : rue de la République, du Dauphin, place de l'Obélisque. rues du Puits, des Capucins, Boulard, de l'Homme de Bois, de l'Hopital, Gambetta, place Hamelin, quai Sainte-Catherine, rue Montpensier, quai Saint-Etienne, place de l'Hôtel de Ville, quai de la Quarantaine, rue de la Ville, place Thiers, place Notre-Dame, rue des Buttes, Cachin, Saint-Léonard, route de la Gare, rue Victor Hugo, quai Le Paulmier ; dislocation place Thiers.
A 9 heures, Place Thiers, distribution solennelle des récompenses.
Concert par les Sociétés concurrentes. Exécution de la Marseillaise.
Fête de Nuit : fête vénitienne, fontaines lumineuses

30 juillet 1899 — Inauguration de l'exposition et premier Concert sur le Kiosque à musique d'Honfleur, place Thiers.
— A 4 heures, Concert par la Philharmonique, au Kiosque de l'Exposition. Programme :
l. La Marseillaise. — 2. Le Voyage de Suzette. Vasseur. — 3. Macédoine Normande. André. — 4. Gourko, marche héroïque des Balkans. Jaubert. — 5. Le Conscrit. Allier.
A 6 heures, banquet réunissant sociétaires et congressistes.
A 8 heures, concert dans le jardin de l'Exposition par l'Orchestre.


31 juillet 1899 — Ouverture de l'Exposition de Honfleur
Exposition de Honfleur. Grand succès à l'ouverture de l'exposition du « Vieux-Honfleur » et du congrès de la Société d'ethnographie nationale.
Après de brèves allocutions du colonel Lachèvre, du maire de Honfleur et du recteur, M. Zévort, M. André Theuriet a prononcé quelques paroles très applaudies et a annoncé l'ouverture du Congrès. A neuf heures on se rendait à l'exposition qui, fait. assez rare, était entièrement prête. Tout le monde a été frappé de l'originalité des dispositions, de la richesse des costumes, de l'exactitude des reproductions, qui présentent le plus haut intérêt. C'est une exposition modeste par ses 'dimensions, mais comme on n'en voit nulle part. Le soir, grande foule pour l'inauguration des concerts Weingeertner. Dimanche prochain fête musicale, où l'on entendra d'anciens airs et
chansons normands avec un curieux quatuor d'instruments anciens. Le Salon de peinture est des plus remarquables.

1er octobre 1899 — Clôture de l'Exposition et du 3e congrès de Tradition Nationale, Concert sur le Kiosque.
— A 3 heures, au Théâtre, distribution offcielle des récompenses, sous la présidence de M. Lefort, délégué de M. le Ministre de l'instruction publique et des Beaux-Arts ; à 6 heures, banquet.
Le Soir, Illumination du Jardin de l'Exposition
A 8 heures ½, concert au kiosque, par la Société Philharmonique ; entrée libre.
1. Hellemmes-Lille, allegro militaire. A. Richart. — 2. Gillette de Narbonne, fantaisie. Audran. — 3. Gourko, marche des Balkans. Jaubert. — 4. Macédoine Normande. André.

Programme de l'Exposition d'Ethnographie et d'Art Populaire du 30 juillet 1899 au 1er octobre 1899 sur la Place Thiers
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26 novembre 1899 — Foire de la Sainte-Catherine sur la place Thiers
7 novembre Annonce de la Foire
Foire Sainte-Catherine. — C'est la foire !
Elle se prépare... pour dans trois semaines. Les bâtiments de l'Exposition du “ Vieux Honfleur ", en parties enlevés, cèdent la place à ceux des forains. Déjà les baraquements de la ville arrivent pour être installés à leur
emplacement habituel, sous le grand quinconce de la place Thiers. Le tout se déblaie du reste, et à part le kiosque de l'orchestre, qui doit rester provisoirement du moins, tout aura disparu dans une huitaine de jours.
Les riverains de la place Thiers n'auront au moins pas eu trop d'interruption, en tant que visiteurs. Après l'exposition, la Sainte-Catherine.
Les attractions que nous promet celle-ci, nous les indiquerons dans un prochain numéro.
25 novembre Installation de la Foire Sainte-Catherine.
— Pendant que d'un côté les ouvriers démolissent sur la place Thiers la belle Porte de Rouen, de l'autre les forains donnent le dernier coup de main à leur installation.
L'ouverture des divers établissements aura lieu demain dimanche et le Théâtre de M. Baute donnera comme première représentation Les Deux Gosses.
Le Manège Mérieult, richement installé, fera le bonheur des petits et des grands enfants, avec ses beaux coursiers transformés en lapins ou en... canards.
Non moins attrayante sera la Grande Roue, non pas de Paris mais de Honfleur, avec sa ligne aérienne qui a pour point de départ la gare Firmament.
Les loteries, tirs, panorama attireront également de nombreux visiteurs et l'établissement qui aura un incontestable succès sera certainement celui du Père-Ca-Brule. Succès tel les années précédentes qu'un de nos concitoyens, par une louable initiative, a installé un établissement similaire où on mangera le Plaisir Honfleurais.
Puis le carrousel de M. Louis Mérieult (chevaux sauteurs) ; les vélos de M. A. Mérieult ; l'aquarium de M. Prévost ; un panorama, complément oblige des foires.
Encore, un certain nombre de loteries ; les tirs Fournier, Loriol, Hudelot, Laporte, Leborgne ; des salons d'exhibitions, etc. ; et les marchands de gaufres et de choux à la crème, Mme Legonidec.
Souhaitons que le beau temps soit de la partie et que le marché aux bestiaux qui doit avoir lieu lundi donne de nombreuses transactions et beaucoup de promeneurs.

2 et 5 mai 1901 — Les sorties de la Philharmonie, rares avant la création du Kiosque, vont augmenter la fréquence de leurs concerts.
— Demain. à 8 heures ¾, si le temps le permet, la Société Philharmonique donnera son premier concert de nuit au kiosque. Programme :
Ronde des Marcheurs, chanson-marche. Allier. — Le Grand Mogol, fantaisie. Audran-Parès. — Fleurette, valse. Lignier. — Le Petit Duc, fantaisie. Lecoq. — Beaufort, allegro militaire. Novelli.
Le Chef de musique, C. Cavaillier.
On nous dit que les auditions au kiosque vont se continuer tous les quinze jours, pendant la belle saison. Souhaitons-le ! Ce sera une distraction trop rare chez nous depuis quelques années.
Le 5, pour que chacun ait un peu son tour et son heure, un concert sera donné à 5 heures sur la place de la République :
Ronde des Marcheurs, chanson-marche. Allier. — Fleurette, valse. Lignier. — Le Petit Duc, fantaisie. Lecoq. — Patrouille Alpine. Manotte. — Electric-Cuxac, pas redoublé. Pagès

Honfleur - Place Thiers et Kiosque à musique
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Quelques concerts sur le Kiosque à musique, Place Thiers
23 septembre 1900 — Demain à 5 heures, la Société Philharmonique donnera un concert au kiosque de la place Thiers. Programme : Electric-Cuxac, allegro militaire. P. Pagès. — Marche des Preux. Parès. — Rapsodie sur Gourko. Jaubert. — Ronde des marcheurs. Allier. Le chef de musique, G. Cavaillier.
18 mai 1905 — Demain soir, à 8 h. ¾, concert par la Société Philharmonique, sur le kiosque de la place Thiers. Programme : 1. En liesse, pas redoublé. Turine. — 2. Les Bords de la Loire (fantaisie). Michel. — 3. Fille d'Eve, polka pour piston. Boisson. — 4. La Fête des moissonneurs, fantaisie. Delchevalerie. — 5. Le Magyar, marche. Allier. Le Chef, Glatz.
2 juin 1907 — Demain soir, au Kiosque, à 8 h. ¾, la Société Philharmonique donnera son premier concert de l'année. Au programme : Les Cadets de Russie, pas redoublé. Sellenick. — Les Cloches de Corneville, fantaisie. R. Planquette. — Rigoletto, polka. Mougeot. — Ce que l'on entend dans la forêt, fantaisie. H. Kling. — Bruxelles-Attractions, allegro. Turine. Le chef. Glatz.
13 mai 1909 — Société Philharmonique. Concert du jeudi 13 mai 9 h. au Kiosque. Programme :
1. Le Bon Bourgeois, pas redoublé. Leroux. — 2. Ouverture de la Poupée de Nuremberg. Adam. — 3. T'en souviens-tu ? valse. Turine. — 4. Grande Fantaisie-Polka. pour clarinettes. Solistes : MM. Fontaine et Hommet. De Nattes. — 5. Ké Son, allégro, Bidegain. Le Chef, Glatz.

24 juin 1909 — Jeudi prochain, à 9 heures du soir, sur le kiosque de la place Thiers, la Société Philharmonique à l'occasion de l'élection de son nouveau Bureau, et l’Union des Travailleurs, à l'occasion des succès qu'elle vient de remporter au Concours d'Argentan, donneront un concert public auquel la Société Symphonique prendra part et dont voici le programme : 1. Saint-Georges, allegro. Allier. Société Philharmonique. — 2. Ouverture de la Poupée: de Nuremberg. Adam. Société Philharmonique. — 3. Retour au Pays. Pastor. Union des Travailleurs. — 4. Arlequin et Colombine, fantaisie. Lamotte. Orchestre Symphonique. — 5. Très Jolie, grande valse. Waldteufel. Orchestre Symphonique. — 6. Aubade à la mariée. Saintis. Union des Travailleurs. — 7. La Gazelle, polka pour piston. Fernand Petit. Soliste : M.A. Flambard.
18 mai 1911 — La Société Philharmonique donnera son premier concert public de l'année au kiosque de la place Thiers, jeudi prochain, 18 courant, à 9 heures du soir. Voici le programme de ce concert : 1. Strasbourg. marche. F. Andrieu. — 2. Lefebvre d'Orval, ouverture. Guilment. — 3. Reproche d'amour, valse. Farigoul. — 4. Ballet antique. Guilment. — 5. Fier soldat, allegro. F. Andrieu. Le chef, A. Glatz.
6 juillet 1911 — En dehors du concert que la Société Philharmonique donnera demain dimanche à 9 h. ½ du soir, place de l'Hôtel de Ville, elle se propose d'en donner un autre, au kiosque de la place Thiers, jeudi prochain. à 21 heures du soir. Voici le programme de jeudi : 1. Voyage en Provence. allégro. Giraud. — 2. Marguerite des Prés. fantaisie. Planel. — 3. Etoile de Mer, valse. Allier. — 4. Lina, polka pour piston, Leroux. — 5. Les Cadets de Russie, pas redoublé. Sellenick. Le Chef, Glatz.
29 mai 1914 — La Société Philharmonique donnera son deuxième concert de l'année au kiosque de la place Thiers, vendredi prochain, 29 courant, à neuf heures du soir. Voici le programme de ce concert : 1. Entrée solennelle. Blémant. — 2. Le Camp de César, ouverture. J. Dorr. — 3. Myrtho, polka pour piston. (Soliste : M. Le Forestier). A. Petit. — 4. Robert le Diable, fantaisie. Meyerbeer. — 5. Amour et Printemps, valse. Waldteufel. Le Directeur, J. Dorr.

2 et 3 septembre 1922 — Inauguration du Monument Albert Sorel sur la place Thiers. Grandes fêtes, Concerts au Kiosque et discours de Poincaré
Samedi 2 septembre. De 20 h. ½ à 21 h. ½, concert au Kiosque par la Société Philharmonique. Programme :
Marche des Drapeaux. Sellenick. — Polonia (Polonaise de concert). Sali. — Broceliande (Légende bretonne). Farigoul. — Au pays lorrain (ouverture). Balay. — Marche Lorraine. Ganne.
Dimanche 3 septembre 1922.
A 8 heures 30, annonce de la Fête par la Fanfare Pierre Berthelot qui parcourra les principales rues de la Ville
A 9 heures, Fêtes nautiques et Joutes dans la Vieux-Bassin organisées par la Société nautique honfleuraise.
A 11 heures, réunion à l'hôtel de ville des sociétés locales ; à 11 heures 30, départ de l'hôtel de ville pour la gare ; à 12 heures, réception du Président du Conseil et des autorités qui l'accompagnent ; à 12 heures ½, réception à l'Hôtel de Ville des Corps constituée et des Sociétés par M. Poincaré.
Pour se rendre à la Mairie, le cortège prendra l'itinéraire suivant : Route de la Gare, rue Saint-Léonard, place St-Léonard, rue Cachin, rue de la République, rue du Dauphin, place de l'0bélisque, rue Prémord.
A 13 heures, Banquet au Collège, sous la Présidence de M. Poincaré. — A 14 heures, réunion Place de l'Hôtel de Ville des sociétés locales. — A 15 heures, inauguration du Monument Albert Sorel.
De 16 à 17 heures, concert au Kiosque Place Thiers, par la Musique de la Flotte de Brest. Programme :
Dejanire (Marche de Cortège). Saint-Saëns. — Obéron (Ouverture). Weber. — Messidor (Entracte). Bruneau. — Scènes Pittoresque : a) Marche. b) Air de Ballet. c) Angélus. d) Fête Bohème. — La Burgonde (Fragments de Ballet). P. Vidal.
De 20 h. 30 à 21 h. 30, concert au Kiosque, Place Thiers, par la Société philharmonique et la Musique des Equipages de la Flotte de Brest. Programme :
Polonia (Polonaise de concert). Sali. — Au Pays Lorrain (Ouverture). J. Balay. Société Philharmonique. — Marche Hongroise de la Damnation de Faust. Berlioz. — Gretna Green (Divertissement). Guiraud. — La Maladetta (Adagio et valse). P. Vidal. Musique des Équipages de la Flotte.
A 21 heures, illuminations des Edifices publics, du Musée du Vieux-Honfleur, du Vieux-Bassin, du Quai Sainte-Catherine et du Monument Albert Sorel.
A 21 heures 30, Grand feu d'artifice nautique sur 1e Vieux-Bassin, avec le Concours de la Fanfare Pierre Berthelot.

3 septembre 1922 Inauguration du monument Albert Sorel Place Thiers
Discours d'André Lebon devant le monument Albert Sorel, place Thiers (cliché agence Rol) — Monument Albert Sorel
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1er mai 1924 — Société Philharmonique en concert sur le Kiosque
— Jeudi prochain 1er Mai, concert au Kiosque Place Thiers, de 21 à 22 heures. Programme :
Retour de Bernay, Allegro. M. Caens. — Mélancolie, Ouverture. M. Caens. — Jean et Jeannette, Polka pour 2 cornets. G. Allier. Solistes MM. C. Leterreux et Pierrelée. — Un Soir d'Eté à la Côte de Grâce. Scènes locales en 5 parties : 1. Départ pour la Cote. 2. Idylle sous les Platanes. 3. A la Chapelle, le Salut. 4. Aux Sapinettes. 5. A la Grande-Cour : le Bal. M. Caens. — Marche des Preux. G. Parès.
Le Président, G Bansse ; Le Chef de Musique, M. Caens.

28 juin 1928— Concert sur le Kiosque
— La « Société Philharmonique » donnera un concert au kiosque de la place Thiers, aujourd'hui jeudi, à 21 heures. Au programme : Concorda, Andrieu. — Les Saltimbanques, Ganne. — Ballet de Faust, Gounod. — Marche Hongroise de la Damnation de Faust, Berlioz.

7 mars 1929 — Concours de travestis à Honfleur, jury sur le Kiosque de la place Thiers
— Honfleur. Jeudi prochain 7 mars se tiendra dans notre ville un concours de travestis.
Les opérations du jury auront lieu au kiosque de la place Thiers, de 16 à 17 heures. Les concurrents s'y présenteront dans l'ordre de leur arrivée et devront s'en tenir à proximité jusqu'à la clôture des opérations.
Les concurrents devront obligatoirement prendre part au défilé qui partira à 17 heures du kiosque et suivra l'itinéraire suivant rue Notre-Dame, place Saint-Léonard, rue Cachin, rue de la République, rue du Dauphin, place de l'Obélisque, rue Prémord, Hôtel de Ville (dislocation).
La distribution des récompenses aura lieu le soir même à 20 h. 30, à l'Hôtel de Ville, avec le concours de la Société Philharmonique.

11 mai 1930 — Fête Nationale de Jeanne d'Arc à Honfleur. Concert au Kiosque de la place Thiers
— Programme de la Fête nationale de Jeanne d'Arc. A 7 h., sonneries de cloches ; à 10 h., messe en musique à l'église Saint-Léonard ; à 11 h. 15, défilé par la Société Pierre-Berthelot.
Itinéraire place St-Léonard, rue Cachin, rue des Buttes, place Albert-Sorel, cours et rue de la République, rue du Dauphin, place Pierre-Berthelot, rue Prémord, place Samuel-Champlin, place de l'Hôtel-de-Ville, rue de la Ville, place Thiers, rue Notre-Dame, place et rue Saint-Léonard, rue Pestel (dislocation).
De 15 h. à 16 h. (place Thiers), au kiosque, concert par la société philharmonique.
De 16 h. à 17 h. (place Thiers), fête de gymnastique par la société Pierre-Berthelot (mouvements d'ensemble,
barre fixe et pyramides).
De 17 h. à 18 h. (place Thiers), au kiosque, concert par la fanfare Pierre-Berthelot.

14 août 1930 — Les Orphelins de Saint-Georges de l'Isle de Saint-Fraimbault de Prières en concert sur le Kiosque de la place Thiers
— Un concert original. La plus jeune fanfare de France, les Orphelins de Saint-Georges de l'Isle de Saint-Fraimbault de Prières (Mayenne), faisant une tournée musicale en Normandie, donnera un concert à Honfleur, au kiosque de la place Thiers, jeudi 14 août prochain, de 13 heures à 14 heures.
Cette fanfare. unique en France (60 exécutants), est composée d'enfants de 5 ài 12 ans vêtus en vareuses blanches et cols bleus.
Les entants, dont l'instruction musicale est surprenante, ont le plus grand succès dans les villes où ils se font entendre et sont la plus grande attraction des kermesses en Bretagne où l'on fait appel à leur concours.

21 novembre 1931 — Des désordres matériels touchant le Kiosque à musique et le monument Sorel ayant lieu en permanence, le Maire est obligé de prendre un arrêté municipal
— Kiosque à musique Place Thiers. Considérant que des dégâts sont constamment faits au kiosque à musique et aux monuments Albert-Sorel et du Souvenir Français sis place Thiers, M le docteur Bréhier, maire de Honfleur, conseiller d'arrondissement, a pris l'arrêté suivant.
Pendant la durée de la foire Sainte-Catherine et les jours de foires et marchés, il est interdit à qui que ce soit :
1°) de fixer ou attacher des cordes ou autres dispositifs sur les grilles et montants du kiosque à musique et des monuments ci-dessus, afin de ne pas détériorer ceux-ci ou d'en altérer la solidité ;
2°) d'installer des boutiques, tentes, éventaires, etc, à moins de un mètre de mur extérieur ;
3°) d'escalader les dites grilles.

Formations musicales actives à Honfleur en 1909 :
Union des Travailleurs (chorale), président Abel Dubourg, direction Feuillye, 55 exécutants ;
Société philharmonique (fanfare), fondée en 1868, direction Glatz, 40 exécutants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 19 mars 2018 15:15

HOUILLES - Le Jardin public
(YVELINES)
De 1820 à 1870, mille deux cents ovillois peuplent le bourg, regroupés autour de son seul monument, l'Eglise. Avec l'ouverture de la station de Chemin de Fer en 1869, la commune va se transformer, certes progressivement, mais inexorablement (sept mille habitants en 1910, vingt mille en 1930).
En juillet 1872, après avoir fait l'acquisition du terrain Verdier, au 29 rue Saint-Denis — également appelée rue de Paris, future rue Gabriel Péri — la municipalité y fait construire, au prix de 52.000 francs, sa première mairie et ses écoles, inaugurées en 1874.
L'expansion de la ville entraîne le corps municipal à envisager de changer de locaux : lors des délibérations des 29 juillet et 12 septembre 1903, plusieurs projets sont étudiés en ce sens.
Le 7 novembre 1903, Louis-Philippe Monget (1836 - † après 1904), maire de 1900 à 1904, et son Conseil municipal votent l'achat de la propriété Domère (1), dans le but d'y édifier un nouvel Hôtel de Ville, une salle des fêtes et un groupe scolaire. Aussitôt après, le 27 novembre, la municipalité lance un emprunt de 98.000 francs, remboursable en trente annuités, pour l'acquisition de ce terrain situé rue Gambetta (anciennement rue des Princes jusqu'en 1899).

Plan de Houilles en 1820
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La nouvelle Mairie est inaugurée en 1905, mais, face à elle, les terrains Domère acquis en 1903 ne seront construits et aménagés qu'ultérieurement : les nouvelles écoles, commencées en 1909, sont achevées pour leur première phase en 1912, bâties par l'entreprise Fernande sur les plans des architectes Henri Defresne et Paul Fétiz. L'édifice scolaire prendra le nom de Groupe Scolaire Félix-Toussaint, en hommage à l'instituteur ovillois parti, lors du conflit, le 29 septembre 1915.
Le long de ces nouvelles écoles, un vaste Jardin Public est aménagé, d'une superficie de près de deux hectares, accessible par l'avenue de la Gare, la rue Gambetta et la rue de la Marne.
Les années suivantes, après guerre, plusieurs édifices et installations viennent compléter les infrastructures ovilloises le long du Jardin Public, empiétant sur lui : une crèche municipale voit le jour près de l'entrée du Parc, sur l'avenue de la Gare. Puis des Bains Douches sont inaugurés face aux Ecoles, le 28 novembre 1924, conçus par l'architecte Jacques Corot. A l'extrémité du Jardin Public, un terrain de sports avec vestiaires est aménagé, du côté de la rue de la Marne, ancienne rue de Saint-Germain.

Dès 1921, la municipalité décide de lancer un concours pour ériger un monument aux morts de la guerre 1914-1918 dans le jardin public. Le budget est fixé à 45.000 francs au plus. Le 2 octobre, une grande kermesse est organisée pour récolter les premiers fonds. En mai 1924, Jean Galle (1884-1963), ancien élève de l'Ecole des Beaux-Arts de Rennes, qui a remporté le concours pour ce groupe sculpté, est récompensé au Salon des Artistes Français. Le monument, placé face au Ecoles, au centre du Jardin Public, est inauguré le 1er mars 1925, en présence du maire de Houilles, M. André, du ministre des Pensions, M. Bovier-Lapierre et de nombreuses personnalités.

Houilles - Le Jardin Public, monument aux morts et Groupe Scolaire Félix-Toussaint — Monument aux morts
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Il n'est jamais trop tard... , un Kiosque à musique est enfin programmé en juin 1933, par Guillaume Détraves, maire de 1930 à 1941 et sa municipalité. L'architecte Henri Mottu est chargé de sa conception et l'entreprise Charles Pougheon s'occupe de sa construction prévue à l'entrée du Jardin Public de l'avenue de la Gare.
Inauguré le 9 septembre 1934 par un concert de la fanfare la Renaissante ovilloise fondée en 1869, ce Kiosque maçonné en béton, de forme carrée, est accessible par un escalier de huit marches. Le garde corps est en fer forgé. Son coût de près de 110.000 francs va bien entendu fait tiquer beaucoup d'ovillois !

Implantations sur le Jardin Public de Houilles
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Le Kiosque et le jardin public des années trente est fort mouvementé, non seulement par des fêtes et concerts organisés à partir de la gare toute proche, mais surtout par de nombreux meetings politiques qui drainent, par une multitude de publicités tapageuses imprimées à tout va, des milliers de sympathisants...

En 1945, le Jardin Public est rebaptisé, une fois n'est pas coutume, Parc Charles de Gaulle, la place de la Gare adoptant le même nom.
Si la crèche municipale est toujours en activité aujourd'hui, les Bains douches ont cessé toute activité dans les années 1970. Le Kiosque à musique, quant à lui, accueille régulièrement des concerts, très fréquentés.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Jardin Public (parc de Gaulle) et son kiosque à musique, aujourd'hui.(1/2) (2/2)
Concert de la Police de Khmelnitsky (Ukraine) le 12 septembre 2016 sur le Kiosque à musique de Houilles.(1/2) (2/2)
Monument aux morts du jardin public de Houilles, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Lun 19 Mar 2018 13:35

Lors de la belle saison, depuis que le Chemin de fer arrive à Houilles en 1869, de nombreuses réclames essaient d'attirer les parisiens hors de la capitale, en quête de guinguettes et autres attractions. Houilles qui ne possède ni auberges, ni cabarets, ni rivières pour canotiers en goguette, n'en essaie pas moins d'organiser des festivités, accompagnée de sa Fanfare, fondée en 1869 par l'ancien trompette de la Garde Républicaine Louis Roquillon et sa vingtaine de musiciens.
18 mai 1873 — Houilles (ligne de Maisons-Laffitte). Dernier dimanche de la fête. Jeux pour les jeunes gens et les demoiselles; grand bal ; café-concert. Hôtels et restaurants confortables pour les visiteurs.
21 mai 1876 — Houilles (gare Saint-Lazare, ligne de Rouen, 20 minutes de Paris). Fête patronale. La veille au soir, grand concert vocal et instrumental. Dimanche, jeux du tourniquet et des surprises. Grand feu d'artifice, embrasement général de la place de la fête. Grand bal, illuminations et ballons vénitiens.
26 mai 1878 — Houilles (gare Saint-Lazare). — Jeux, cirque, marchands forains. A une heure, les flûtes enchantées, jeu de ciseaux. A deux heures et demie, tombola à la mairie. A neuf heures, brillant feu d'artifice et embrasement général. — La veille au soir, concert par la fanfare et artistes de Paris.
9 mai 1880 — Houilles. Continuation de la fête et des jeux. A deux heures, tirage de la tombola ; grand feu d'artifice ; grand bal ; brillantes illuminations.
29 avril 1883 — Houilles. Spectacles et parades, le bataillon de la Moselle, course aux tourterelles, retraite aux flambeaux, musique par la fanfare. — Lundi, tir des pompiers.
18 mai 1884 — Houilles. Spectacles et saltimbanques, jeux et divertissements, exposition des lots de la tombola (...) Concert par la fanfare avec artistes de Paris, jeux ; bal et divertissements.
10 mai 1885 — Houilles. Course de bébés, jeux pour la jeunesse, ballons grotesques, exposition à la mairie des lots de la tombola. — Lundi, retraite aux flambeaux.

7 juillet 1901 — Festival musical à Houilles
— La fanfare de Houilles organise, sous les auspices de la municipalité, un concours ouvert aux harmonies et fanfares, fixé au dimanche 7 juillet. Le règlement sera prochainement adressé aux sociétés musicales.
Pour renseignements et adhésions, s'adresser à M. Paul Domère, conseiller municipal, secrétaire général du concours.
Participerons à ce concours festival : les Harmonies de Passy, l'Harmonie du 17e arrondissement La Persévérante, l'Harmonie socialiste de Levallois-Perret, lUnion musicale de Ville d'Avray et de Delizy, les Fanfares de Saint-Nicolas d'Igny, de Chambly, de Pacy-sur-Eure, de Deuil, de Crépy-en -Valois, de Vanves, de Crouy-sur-Ourcq, de Noisy-le-Roi, de Saint-Aubin, de Baulne, de Bray-sur-Somme et de Nanteuil-le-Haudouin.

13 juillet 1903 — Inauguration d'un buste de la République sur le jardin de la première mairie, rue Saint Denis (rue de Paris). Le nouvel hôtel de ville et le Jardin public ne sont pas encore créés. Ce monument sera ensuite transféré face à la nouvelle mairie. Banquet suivi d'un festival de gymastique et d'un Concert de la Fanfare
— Le général André, ministre de la guerre, accompagné du commandant Lemerle, l'un de ses officiers d'ordonnance, s'est rendu, hier matin, à dix heures, à Houilles, où il a présidé la cérémonie d'inauguration d'un buste de la République, élevé dans le jardin de la mairie.
M. Maurice Berteaux, député de la circonscription, M. Monget, maire de Houilles, les membres du conseil municipal de cette commune et les maires des communes avoisinantes ont reçu le ministre à la gare, et lui ont souhaité la bienvenue. Un cortège s'est ensuite formé comprenant la musique militaire, la fanfare de Houilles, les sociétés de Vétérans avec leurs drapeaux, les membres d'une société de tir en uniforme, avec fusil, baïonnette au canon. Au milieu de toute la population qui l'acclame qui crie « Vive André ! - Vive la loi de deux ans ! » le ministre gagne le jardin de la mairie, où il prend place avec les personnes qui l'accompagnent, sur une estrade élevée en son honneur.
Le voile qui recouvre le moulage en bronze de l'œuvre du sculpteur Jacques France, tombe tandis que la musique joue la Marseillaise et M. Berteaux prend la parole. (...) (discours).
Un banquet de trois cents couverts a ensuite été servi à l'hôtel du Lion d'Or.
Puis, dans l'après-midi, l'Avant-Garde a donné un grand festival de gymnastique qui a été suivi de manœuvres de pompe à incendie et d'un concert organisé par la fanfare de Houilles.

21 juillet 1912 — La fanfare La Renaissante de Houilles en concert sur le Sillon à Saint-Malo
— Retraite aux flambeaux sur le Sillon. Aujourd'hui, nous recevrons la visite de la fanfare La Renaissante de Houilles, qui vient excursionner sur notre plage. Après un concert, elle donnera une retraite aux flambeaux sur le Sillon, jusqu'à la côte d'Emeraude.

9 septembre 1912 — La fanfare La Renaissante assiste à toutes les cérémonies de Houilles
— M. André, maire de Houilles, à l'issue d'un banquet amical qui a réuni les vétérans de la commune et des environs, a présidé, hier après-midi, la cérémonie de la remise des diplômes et médailles aux combattants de 1870-71. Puis le conseil municipal, les vétérans, la société de gymnastique l'Avant-Garde, la fanfare la « Renaissante », avec les pompiers et plusieurs sociétés de gymnastique des environs, sont allés déposer une gerbe sur le monument élevé dans le cimetière à la mémoire des enfants de Houilles morts pour la Patrie.
Une grande fête de gymnastique a terminé la journée.

4 mai 1913 — Concours musical de Houilles
20 janvier 1913 — Un concours musical, ouvert spécialement aux fanfares de trompettes, trompes de chasse, tambours et clairons, et organisé par l'Avenir de Houilles, aura lieu, dans cette localité, le dimanche 4 mai 1913.
Dès à présent les demandes de renseignements sont reçues par. M. Eugène Ténadey, directeur de l'Avenir de Houilles, secrétaire général du concours, 49, rue des Blanches, à Bezons.

3 février 1913 — Le règlement du concours de trompettes, trompes de chasse et tambours et clairons qui aura lieu à Houilles, le 4 mai 1913, va paraître prochainement. Il sera adressé à toutes les sociétés qui en feront la demande. Ce concours comprend : 1° sonneries et batteries d'ordonnance ; 2° épreuve d'exécution avec audition d'un morceau au choix ; 3° concours d'honneur, accessible aux sociétés qui obtiendront un 1er prix dans l'une des deux épreuves précédentes.
Les récompenses consisteront en primes en espèces, couronnes, palmes, médailles et prix de direction. Le jury sera présidé par M. J. Paget.

23 février 1913 — Les rubans de décorations font toujours recette !
— Houilles et de deux. Dimanche 23, les musiciens de Houilles, et même quelques-uns d'ailleurs, furent mobilisés (oh pas par Briand, n'ayez crainte), mais pour aller vider un verre en trempant un biscuit, et aussi, cela va sans dire, pour jouer quelques morceaux de leur répertoire (la musique adoucit les mœurs) chez M. Couchy, dit Roger, notre conseiller municipal électricien. Cela va peut-être vous étonner, mais ce monsieur aura désormais son petit ruban aussi, car il paraît qu'on lui a décerné le titre de chevalier du Mérite agricole, et c'est pour ce motif qu'il y a eu tant de bruit, dimanche dernier, dans notre pays si calme d'ordinaire. Mais tout de même, cela tombe dru, les décorations au Conseil : il y a quelques semaines, c'était M. le Maire, aujourd'hui c'est un conseiller, et certainement, si tout continue de ce train là, lorsque dans trois ans le Conseil se représentera, ces messieurs seront tous décorés, et de ce fait ne craindront plus de se présenter devant leurs électeurs pour rendre compte de leur mandat, comme en mai dernier.
Maintenant cela servira peut-être à faire diminuer la valeur des terrains nécessaires pour le cimetière.

1er mars 1925 — Inauguration du monument aux morts dans le Jardin Public de Houilles
— L'inauguration du monument aux morts de la ville de Houilles a eu lieu, hier 1er mars, sous la présidence de M. Bovier-Lapierre, ministre des pensions, assisté du préfet de Seine-et-Oise M. Bonnefoy-Sibour, de MM. Goust et Leredu, députés ; André, maire de Houilles ; Jules Rein et Gontrain, conseillers généraux, qui, dans leurs discours, ont magnifié l'héroïsme des soldats de la grande guerre. A l'issue de la cérémonie, quelques orateurs communistes éprouvèrent le besoin de se faire entendre. Il n'y eut pas d'incident.

Houilles - Entrée du Jardin public avenue de la Gare, Crèche municipale — Jardin Public, bains douches à gauche, monument aux morts au fond
Image

7 juillet 1932 — Concert de l'Harmonie La Renaissante dans le Jardin public de Houilles
— Concert public à Houilles au jardin public à 16 heures. Harmonie la Renaissante (M. Reingard) :
Défilé de la 56e brigade (X.). — Samson et Dalila (Saint-Saëns). — La Berrichone (Reingard). — Marche du Prophète (Meyerbeer). — Loin du pays (Bouillon). — Défilé de la garde républicaine (Wettge).

20 mars 1933 — Manifestation à Houilles. Trois mille travailleurs au Jardin public.
— Puissante manifestation à Houilles. Trois mille travailleurs, venus en cortège d'Argenteuil, de Bezons, de Carrières se pressaient hier après-midi autour de la tribune élevée au milieu du jardin public de Houilles.
Les sections socialistes, invitées par notre Parti à participer à la démonstration, s'étaient dérobées, à l'exception de la section de Bezons, qui avait répondu favorablement.
Malgré cela, outre ceux de Bezons, nombreux étaient les ouvriers socialistes de la région qui, aux côtés de leurs camarades communistes étaient présents hier. Des cris répétés « Libérez Marty ! Vive Thaelmann ! » s'élèvent lorsque Teulade ouvre le meeting, le plaçant sous la présidence d'honneur de Cachin et de Thaelmann...
(L'Humanité du 20 mars 1933)

3 juin 1934 — Fête de Gymnastique et festival musical à Houilles
— La grande fête de gymnastique de Houilles. Aujourd'hui, à Houilles, une grande fête de gymnastique et un festival de tambours, clairons et trompettes organisés par la Société de gymnastique de l'Avant-Garde et l'Association des commerçants avec le concours du Petit Journal fêteront le 50e anniversaire de la vaillante société locale. Le Comité d'organisation, composé de M. Leclerq, Miral, Morim, Guegen, Ruis, Leroux, Gélien, Saran, Pinchaux et Chéry a mis tout en œuvre pour que le succès réponde favorablement au magistral travail fourni. La municipalité de Houilles et le Petit Journal ont, du reste, mis tout en oeuvre pour qu'il en soit ainsi, et pour que le bureau de bienfaisance et la caisse des Ecoles bénéficient d'une recette copieuse. Le programme de la journée :
De 8 heures à 12 heures, au Parc de la Mairie, cinquantième championnat de gymnastique de l'Association des sociétés de gymnastique de Seine, Seine-et-Oise, Marne et Oise.
A 9 heures, place de la Gare, réception des Sociétés musicales. — De 10 heures à 12 heures, auditions musicales dans divers quartiers de la ville ;
A 14 heures, rassemblement des sociétés, grand défilé. — A 15 heures, démonstration gymnique. — A 16 heures, concert musical par toutes les sociétés participantes.
Au cours de la fête, concert musical. Le prix d'entrée a été fixé à 3 francs pour les adultes et 1 franc pour les enfants. Un programme détaillé sera vendu.

La construction du Kiosque à musique ne fait pas que des heureux ! Un ovillois, très mécontent, titre son article paru dans Le Journal du 2 novembre 1934 : Ils voulaient de l'eau et des routes on les gratifia d'un kiosque à musique et d'un chalet de nécessité.
— La sagesse des nations, laquelle porte dans la vie courante, le nom de bon sens dit que le nécessaire doit l'emporter sur le superflu.
Il faut croire qu'il y a des gens qui ne sont pas de cet avis.
Ainsi, vous connaissez Houilles, ville charmante. Eh bien, les habitants de sa périphérie sont furieux.
Depuis des années ils se plaignaient de n'avoir ni eau, ni tout-à-l'égout et d'être contraints, dès les premières pluies d'automne, de patauger jusqu'à la cheville dans d'invraisemblables chemins.
Lorsque, l'an passé, la municipalité contracta un emprunt voisin d'un million, ils eurent une grande espérance. Déjà ils rêvaient de salles de bains, et de chaussées macadamisées. Hélas! on leur a donné un kiosque à musique, une caserne de sapeurs-pompiers et de jolis water-closets.
Nous ne vous surprendrons pas en vous apprenant que ces cadeaux, d'ailleurs assez coûteux, ne les ont pas contentés du tout.
On se f... de nous, clament-ils, résumant sous cette formule un peu triviale mais expressive leurs rancœurs à l'égard de leurs édiles, lesquels sont, comme on sait, en grande majorité, S.F.I.O.
Un hasard nous a conduit, voici deux jours, par un temps à ne pas mettre un chien dehors, dans les quartiers déshérités de Houilles.
Quelle marmelade, Seigneur ? A elle seule la rue Lavoisier — pour ne point parler de la rue Diderot, où des ouvriers travaillent — la rue Lavoisier, donc, qui serpente entre de charmantes villas, fleurant la bonne campagne, suffirait à justifier toutes les récriminations.
Ce ne sont que flaques d'eau, trous et ornières. Et pour terminer, un véritable cloaque. On en sort crotté comme barbet, trop heureux de n'avoir pas ramassé une bûche retentissante.
Il en est de même du côté du cimetière ; toutes les rues y conduisant sont dans un état incroyable.
Passe-t-il une voiture ? on est copieusement aspergé. C'est là, d'ailleurs, un mal qui sévit jusque, dans le centre de la ville, les commerçants de la rue de Paris — artère principale — en savent quelque chose.
— Ah! si nous avions une balayeuse ! disent ceux-ci. A défaut de cette balayeuse, ils ont, en tout cas, des trottoirs, des chaussées solidement pavées, et de l'eau. Les habitants de la. banlieue de Houilles, eux, n'ont rien.
— Plus de deux mille personnes, nous a dit l'un d'eux qui depuis plus de vingt ans demeure dans le quartier de la « Main de Fer », vivent ici, dont énormément d'enfants.
Faute d'une école, ces derniers sont obligés d'aller au groupe Toussaint, à la mairie. Il y a 25 minutes de marche, par des chemins défoncés ; c'est une véritable corvée pour tous ces gosses.
Le kiosque à musique dont on a orné le jardin public a coûté près de 110.000 francs, grevant le budget d'une annuité de 12.000 francs ; or, avec 70 ou 80.000 francs on eût pu refaire, à tout le moins là où elles sont impraticables, chaussées et rues ; ce n'est pas là, d'ailleurs, le plus grave des maux dont nous souffrons. C'est l'eau surtout que nous voulions. (...) (Le Journal 22/11/1934)

Houilles - Le Kiosque à musique — Monument aux morts, Crèche municipale au fond à gauche
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6 juillet 1935 — Tournoi de football sur le terrain du Jardin Public de Houilles, sous l'étiquette "antifasciste"
— Demain à Houilles. Pour la première fois les sportifs ouvriers disputeront dimanche prochain un tournoi de football à Houilles (Jardin public). Placée sous le patronage de la municipalité antifasciste et présidée par Detraves, maire ; Lecomte, conseiller d'arrondissement, et Gabriel Péri, député, cette rencontre doit remporter un grand succès.
Les 16 équipes engagées se rencontreront dans l'ordre suivant ;
9 heures ; Carrières-Argenteuil — 9 h. 25 : Bezons-Nanterre — 9 h. 50 : Nanterre-Houilles — 10 h. 15 : Banlieue-Nord-Courbevoie — 10 h. 40 : Louveciennes-Argenteuil — 11 h 5 : Louveciennes-Bagnolet : 11 h. 30 : Boulogne-Bezons — 12 heures : Boulogne-Bezons.
Nous prions les équipes d'être exactes pour l'heure des rencontres.
Buvette sur le terrain. Entrée : 1 fr.

1er août 1937 — Un autre grand meeting dans le Jardin public de Houilles, accompagné de l'Harmonie municipale de Sartrouville
— Section de Houilles. Grand rassemblement populaire au jardin public de Houilles, le dimanchhe 1er août, à 14 heures. Sous la présidence du camarade Robert Prieur, chef du cabinet de Paul Faure, ministre d'Etat; avec la participation des élus socialistes de Houilles, Sartrouville, Conflans, Poissy, etc.
Superbe Partie artistique avec Anne Daneray, Parisol et de nombreuses autres vedettes.
Avec le concours de l'Harmonie municipale de Sartrouville. Jeux ; attractions ; buvette.

Formations musicales actives à Houilles en 1909 :
Fanfare de Houilles, fondée en 1869, direction Reingard, président Braendlin, 58 exécutants ;
Fanfare Théâtrale, direction Guilmot Joseph.

(1) Paul Louis Arthur Domère, né à Houilles le 12 octobre 1838 est Maître Carrier, à partir de 1860.
En 1874, on voit Domère, associé à Ebroussard, propriétaire et exploitant de carrières de pierre à bâtir situées à Houilles, dont les galeries souterraines s'étendent dans la commune de Carrières-sur-Seine, limitrophe de Houilles. En fait, après extraction à Carrières, les pierres sont taillées sur le territoire de Houilles. De ce fait, les sieurs Domère et Ebroussard demandent et obtiennent le 7 mai 1875, à être déchargés de la patente sur Carrières, payant déjà leurs taxes sur Houilles.
Paul Louis Arthur Domère s'est fait élire maire de sa commune de 1878 à 1880.
Son fils, Paul Joseph Marie Domère, né le 16 juillet 1869, continue l'exploitation de son père : de 1889 à 1894, il est membre de la chambre syndicale des marchands carriers et exerce toujours son activité d'exploitation en 1903.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » jeu. 22 mars 2018 14:06

HOUPLINES - Hôtel-de-Ville
(NORD)
Le Château fortifié dit de Molimont, attesté au XIVe siècle, est la propriété de la Seigneurie des Moulins et Portes d'Houplines-sur-la-Lys, tenue de la Salle de Lille. Il est situé sur la Grande Rue — rue Camille Desmoulins/rue Bataille aujourd'hui —, à proximité d'une passerelle de bois précaire franchissant la Lys, au bord de laquelle deux moulins à eau sont installés. Le fief de Molimont est constitué d'un demi-bonnier (soit 2 journaux ou encore 5.000 m²), de deux moulins à blé, un à papier et un à huile ; le seigneur du fief exerce en outre un tonlieu — octroi — sur tout passage sur la Lys et une interdiction de pêcherie sur la rivière, sauf à son bénéfice, jusqu'au moustier — monastère — d'Houplines. Enfin, il bénéfice d'un franc moulage sur une vaste étendue allant du pont d'Armentières jusqu'à la chaussée de Frelinghien, les contrevenants utilisant d'autres moulins étant taxés de 60 sous d'amende, et leurs chevaux, carrioles et autres brouettes étant saisis immédiatement.
Les seigneurs d'Houplines se succèdent ainsi jusqu'à la révolution, la dernière, la comtesse de Lauraguais, princesse d'Isenghien, Antoinette-Candide-Pauline de Brancas (1758-1812), se hâtera, dès 1790, de faire supprimer la banalité dans ses moulins.
Nous ne connaissons pas le moment exact de la disparition du Château de Molimont, mais le cadastre du Consulat de 1803 à 1806 indique clairement qu'il a totalement disparu à cette date.

Plan de Houplines en 1833
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La municipalité qui ne possède pas de mairie en propre, décide d'acquérir le terrain de l'ancien château de Molimont, afin d'y faire bâtir son Hôtel de Ville et sa Poste. Le 10 mars 1885, Henri Roussel, maire d'Houplines de 1880 à 1892, fait voter par son conseil municipal, un emprunt de 72.000 francs, payable sur trente années, destiné à cette opération. La première pierre de cette construction est posée le 18 mai 1886. En dernier lieu, il est décidé d'ajouter un campanile au projet, au dessus du fronton de la façade, pour un montant de 4.061 francs. L'Hôtel de Ville est inauguré le 31 juillet 1887, suivi par un festival musical.

Les sociétés musicales sont loin d'être inexistantes à Houplines, notamment la Cécilienne, orphéon fondé en 1860 qui est très apprécié dans la région avec ses 70 exécutants. De même, le Réveil Musical, fanfare de 50 musiciens et la Musique municipale, harmonie dirigée par P. Defer depuis 1893, ponctuent la vie houplinoise de leurs concerts.
En 1903, Léon Vanderschelden, président de la Musique municipale propose à la municipalité représentée par Emile Sohier (1866-1947), maire de 1900 à 1912, d'acquérir un Kiosque à musique pour un montant de 1.000 francs. Le conseil municipal accepte la proposition à condition que sa participation à cet achat soit limitée à 400 francs, qu'en cas de dissolution de la musique municipale, le Kiosque reste la propriété de la mairie et que l'entretien en soit confié aux musiciens.
Le Kiosque à musique, édifié sur l'esplanade de l'Hôtel de ville, de forme octogonale, est en totalité construit en bois, à l'exception de la toiture zinguée.

Houplines - Hötel de ville avant construction du kiosque - Hôtel de Ville et Kiosque à musique
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Empêtrés dans de longues grèves à répétition des nombreuses filatures de coton installées à Houplines, il semble qu'hormis les nombreux meetings rassemblant plusieurs milliers de manifestants, et un festival musical organisé le 14 mai 1905, les occasions de concerts et de festivités aient été rares sur le kiosque.

Le conflit 1914-1918 va être un cataclysme sur la ville d'Houplines. Envahie par les allemands en août 1914, la ville subit un déluge de bombardements et les destructions sont considérables dès les premiers mois. Pendant que plusieurs journaux nationaux minimisent les faits, afin de ne pas inquiéter la population,
Ouest Eclair expose clairement, le 9 décembre 1914, la situation d'Houplines : les usines, les immeubles, l'Eglise, la Mairie et bien entendu le Kiosque à musique sont éradiqués :
Destruction d'Houplines. Comme dans tous les grands centres industriels, les Allemands se sont acharnés sur les usines. Une filature a reçu à elle seule plus de 40 obus. Houplines, le grand faubourg d'Armentières, a été pour cette raison, le point de mire des vandales. La dévastation y est complète. Pas une maison n'est intacte, mais c'est par centaines, que l'on compte les immeubles complètement rasés.
Que citer au hasard parmi ce chaos informe ? Mon guide me nomme les usines Mahieu, Colombier, aux trois quarts incendiées ; les établissements Ruyant, Débosque, Villars. Combien d'autres ont été détruites par les barbares. Toute la partie droite de la mairie d'Houplines, si coquette et si élégante, s'est effondrée. L'église Saint-Charles, bijou d'architecture, n'est plus qu'un monceau de ruines...
Le 26 décembre 1914, ces navrantes nouvelles sont confirmées :
Selon un réfugié qui a quitté Houplines il y a huit jours, la mairie, la poste, l'église Saint-Charles sont presque entièrement détruites par les obus. Dans le village, les fermes sont brûlées.
Il n'y a plus de bêtes, non plus que d'oeufs, beurre, lait, non plus que de pétrole, d'essence et de bougies. En revanche, on a autant de pain qu'on veut, la coopérative en fabrique.
Pour se chauffer, on prend du charbon des usines d'alentour. On s'éclaire au moyen de petits lampions d'huile.
Cinquante civils environ ont été tués.

Houplines - Ruines de l'Hôtel de ville en 1914
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La ville a beau être quasiment anéantie, les bombardements n'en continuent pas moins à tomber de temps à autre sur les quelques habitants revenus s'y installer : l'abbé Bailleul, curé de Sainte-Anastasie d'Houplines en sera une des victimes, tué par un éclat d'obus le 3 mai 1915. Et, malencontreux hasard des guerres, le deuxième curé d'Houplines, l'abbé Jérémie Delanghe, subit le même sort que son coreligionnaire, le 20 janvier 1916, également frappé par un obus. L'abbé Delanghe qui était l'officiant de l'église Saint-Charles, avait fait parler de lui en 1902, pour sa ténacité à maintenir les processions face à son adversaire, le maire Emile Sohier. (1)(2)

Après l'armistice, en attendant la reconstruction, de nombreux baraquements sont construits à Houplines permettant le relogement des réfugiés retrouvant leur ville en ruines. L'un de ces baraquements est installé sur la place de la République, le long de la rue Victor Hugo, emplacement qui servait régulièrement de lieu de rassemblement des meetings et manifestations. Curieusement, la municipalité décide en 1923 de reconstruire l'Hôtel de ville disparu, non pas sur son emplacement initial de la Grande Rue (rue Camille Desmoulins), mais précisément sur la place de la République.
Grâce à la confortable indemnité pour dommages de guerre de 1.100.000 francs, l'architecte Albert Baert va pouvoir faire des miracles. L'inauguration de cette nouvelle mairie prévue en août 1930 est annulée pour cause de grèves des tisserands et reportée au 5 avril 1931.

L'Eglise Sainte-Anastasie, quant à elle, sera reconstruite sur l'emplacement de l'ancienne mairie, rue Camille Desmoulins, et bénie le 23 décembre 1934 par l'évêque de Lille, Achille Liénart. Cette place prendra le nom de place Sainte-Anastasie.
Kiosque détruit.

voir ici, Hôtel de Ville d'Houplines reconstruit place de la République.
voir ici, Eglise Sainte-Anastasie d'Houplines reconstruite rue Camille Desmoulins, sur l'emplacement de l'ancienne mairie.

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publié par JeanMarc Jeu 22 Mar 2018 09:12

L'Orphéon la Cécilienne d'Houplines est très apprécié à Issy, à Amiens comme à Valenciennes...
— mai 1875. Au concours festival d'Amiens de mai 1875, la Cécilienne d'Houplines obtient le 2e prix d'exécution des Orphéons, tandis que les Sapeurs Pompiers d'Houplines ont le 2e prix de lecture à vue des Harmonies. La Musique municipale d'Houplines reçoit le prix ascendant d'exécution.
— 12 août 1891. Festival d'Issy. On a beaucoup remarqué, au concours de dimanche, la Société chorale la Cécilienne d'Houplines (Nord). Cette Société qui compte trente et une années d'existence, n'est composée que des modestes éléments que peut donner une petite localité de la frontière franco-belge, exclusivement ouvrière. Mais à défaut du nombre, elle est formée d'un petit noyau arrivant à des résultats vraiment étonnants, grâce à un travail acharné, à une discipline absolue, et à une science musicale des plus étendues. Elle a surtout la bonne et bien rare fortune d'avoir à sa tête un chef excellent, professeur di primo cartello, le meilleur peut-être de cette région du Nord si passionnée pour la musique.
La Cécilienne a été parfaite au concours d'exécution, où elle a tenu en échec une des meilleures sociétés parisiennes; mais elle s'est surtout surpassée au concours d'honneur, où elle s'est trouvée aux prises avec d'importantes masses chorales. On a été surpris de ne pas lui voir attribuer le prix d'honneur.

— 5 et 6 août 1894. Lors du concours festival de Valenciennes des 5 et 6 août 1894, l'Union Chorale d'Houplines remporte le 3e prix, médaille de vermeil de lecture à vue et le 2e prix d'exécution.

20 janvier 1905 — Annonce du Festival international musical d'Houplines prévu le 14 mai 1905
Un festival international d'orphéons, fanfares, trompettes et accordéons, suivi d'une fête de gymnastique, aura lieu à Houplines (Nord), le 14 mai 1905.
Les adhésions seront reçues à la mairie jusqu'au 2 avril.

Sociétés musicales actives à Houplines en 1909 :
La Cécilienne (chorale), fondée en 1860, direction Carpentier, 70 exécutants ;
Union chorale, président E. Walbecque, direction Louis Leurs, 45 exécutants ;
Musique municipale (harmonie), président Vanderschelden, direction P. Defer, 56 exécutants ;
Le Réveil musical (fanfare), président Lemoure, direction Louis Leurs, 51 exécutants.

(1) L'abbé Jérémie Delanghe a maille à partir avec Emile Sohier, maire socialiste d'Houplines
Le 1er juin 1902, l'abbé Delanghe, après être sorti de l'église d'Houplines par la porte principale donnant accès sur la rue, sous un dais, précédé d'un certain nombre de personnes portant des bannières et des flambeaux, a fait, processionnellement, à l'extérieur, le tour de cette église.
Convoqué le 26 juillet par le Tribunal de simple police d'Armentières, pour répondre d'infraction à un arrêté municipal du maire Emile Sohier du 22 août 1900, interdisant les processions religieuses hors des édifices réservés au culte, Jérémie Delanghe est condamné à trois jours de prison et 5 francs d'amende.
L'abbé fait appel de ce jugement le 29 octobre 1902 et obtient auprès du tribunal correctionnel de Lille que sa peine d'emprisonnement soit supprimée ; cependant l'amende de 5 francs est maintenue.

(2) Emile Sohier, maire d'Houplines, en fuite à Détroit
La Coopérative socialiste « l'Union d'Houplines », 5 place de la République, fondée en 1895 (l'Humanité du 11 février 1907 publie les chiffres du bilan de cette coopérative au 1er semestre 1906 : 236.715 pains fabriqués, 11.034 francs de bénéfices ; 1% du chiffre d'affaires, 250.000 francs en 1904, est prélevé par le comité de propagande socialiste) est également à la tête de coopératives situées à Pérenchies, à Comines et au Quesnoy-sur-Deûle ; elle s'occupe en outre du commerce du charbon et possède un estaminet...
Le maire d'Houplines, Emile Sohier, en est le directeur gérant jusqu'en février 1912, date à laquelle il fuit la ville d'Houplines, soupçonné d'avoir emporté avec lui une somme de vingt mille francs détournée sur la Coopérative socialiste. Retrouvé à Detroit (Michigan) en avril 1912, il est expulsé en Angleterre, arrêté, puis extradé en France ; il est incarcéré à la prison de Lille en septembre 1912. Jugé, il affirme au tribunal que
la caisse de la coopérative alimentait une autre caisse — la caisse noire — servant à la propagande du parti socialiste d'Houplines et que cette caisse était à la disposition des dirigeants du parti ; à la suite de ces explications, Sohier obtient un non-lieu...
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 27 mars 2018 13:02

HYÈRES-LES-PALMIERS - Le Kiosque de la Musique
(VAR)
Les premières fortifications de Hyères du IVe siècle vont être étendues et très largement renforcées au cours des siècles ; un château y est construit vers le XIe siècle. Une seconde enceinte repoussant les limites vers le sud (Ville Basse) est achevée au XIVe siècle. Une dizaine de tours protègent la ville accessible par la porte Cafabre et la porte de Baruc en ville Haute, et par la porte de Fenouillet, le Portalet (petite Porte) et la porte des Salins ou de la Rade en ville Basse. A la suite de plusieurs guerres successives, le château est, en 1620, sous Louis XIII, en grande partie démantelé.

Les frères Récollets qui occupaient l'Ermitage et sa chapelle Notre-Dame de la Consolation depuis quelques années, décident de s'installer hors les murs de Hyères, à proximité immédiate de la Tour d'angle sud-ouest, sur le Chemin de Toulon à Hyères. A partir de 1621, à l'aide de la communauté hyéroise, les religieux font édifier un couvent
au couchant de la ville, doté d'un jardin, le long du canal du Béal. En 1700, ces franciscains sont au nombre de quinze.
En 1790, lors de la révolution, les religieux sont expulsés, leurs biens sont vendus aux enchères. Un certain M. Serre qui s'est porté acquéreur, fait bâtir l'Hôtel d'Angleterre sur l'église attenante au couvent, face à la Place dite des Récollets ou Grande Place, longeant le chemin de Toulon à Hyères.

Plan de Hyères en 1828 (partiel) et plan d'ensemble en 1882 en incrustation
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En 1827, l'hôtel d'Angleterre de Hyères se présente comme une auberge où les voyageurs seront bien traités. En 1832, Jules Marnier nous conseille, précisant que parmi les hôtels, ceux de l'Europe et d'Angleterre lui paraissent les mieux tenus.
La même année 1832, la municipalité fait ériger, sur la place des Récollets, une fontaine pyramidale — appelée plus tard obélisque — portant l'inscription A Monsieur le baron Stulz, la ville d'Hyères reconnaissante. (1) Ce monument construit en pierre de taille de Cassis par M. Roux, comporte une vasque alimentée par le Béal qui va être progressivement couvert.
En 1834, P.N. Fellon dans son guide de Hyères-en-Provence nous confirme que la fontaine est bien en activité à cette date et qu'à la belle saison, on vient souvent
s'asseoir sous les vieux ormeaux de la place des Récollets, pour jouir du merveilleux tableau de la campagne, et pour aspirer avec le frais du soir le parfum délicieux des orangers.

Hyères - Place des Palmiers et fontaine pyramidale, avant édification du Kiosque à musique (gravures de 1865 et 1873)
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Jusqu'en 1840, hormis la Grande Place des Récollets, il n'y a ni promenades, ni jardins publics à Hyères ; seuls deux jardins privés sont remarquables : celui de MM. Filhe et Farnous dirigé par M. Rantonnet, avec ses magnifiques allées d'orangers et ses collections de plantes rares et exotiques ; le second, plus vaste, appartient au Comte Auguste Charles Paul de David-Beauregard (1800-1859), maire de Hyères de 1849 à 1859, qui possède un vaste domaine avec superbe magnolia et de pittoresques palmiers qu'il est le seul à avoir acclimaté dans la ville. (2)
C'est Alphonse Denis (1794-1876), maire de 1830 à 1848, influencé et conseiller par le Comte David-Beauregard, qui va planter, lui-même, en 1840, les sept fameux phoenix dactylifera, palmiers-dattiers, sur la Place des Récollets qui va devenir la fameuse Place des Palmiers. Alphonse Denis écrit d'ailleurs en 1841 qu'il escompte que ces palmiers
en prenant un rapide accroissement donneront bientôt à cette partie de la ville un caractère particulier.

En 1860, la municipalité qui a acquis le terrain situé en contrebas de la place des Palmiers, le long du Chemin de Sainte-Anne — future rue Galliéni —, le fait aménager en Jardin Public.
L'architecte Pierre Chapoulard (1849-1903) est chargé de réaménager cet emplacement en 1877. De 1878 à 1882, il fait construire une fontaine monumentale avec bassin et rocailles dans le Jardin public (futur square Stalingrad) ; au dessus de celle-ci, il fait édifier des escaliers symétriques, entouré de nombreuses balustrades de pierres et ciment, reliant ledit Jardin Public à la Place des Palmiers. Au milieu de ces escaliers concentriques, Chapoulard fait alors ériger un Kiosque à musique, dont l'accès est situé sur la Place des Palmiers.
Achevé en 1882, ce kiosque à l'aspect monumental, de forme octogonale, est monté sur un soubassement en pierre abritant un sous-sol ; sa toiture de zinc surmontée d'une lyre est posée sur des colonnes de fonte ; ses rambardes sont, semble-t-il, également en fonte.

Hyères - Vue de Hyères et des palmiers de la place, Kiosque en fond (cliché James Jackson 1891)
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Les innombrables concerts qui seront donnés sur ce kiosque pendant plusieurs décennies sont très appréciés des hyérois et autres touristes en villégiature, non seulement pour la qualité de ses musiciens, mais également par le cadre exceptionnel dans lequel ces représentations sont données, la musique étant perceptible par les auditeurs soit de la place des Palmiers, soit du Jardin Public en vis-à-vis.
Les principales formations musicales, la Musique municipale — en 1896, celle-ci, pour une indemnité municipale de 12.000 francs annuels, donne 80 concerts publics à Hyères, essentiellement sur le Kiosque —, l'Orphéon les Enfants d'Olbie, la Symphonie et l'Harmonie, ainsi que plusieurs sociétés de trompettes, ne sont pas de trop pour alimenter la demande des mélomanes.
Le 22e régiment d'infanterie Colonial, créé le 17 janvier 1901, va venir s'installer à Hyères, après la construction de la Caserne Vassoigne qui lui est allouée, inaugurée le 1er octobre 1903. La musique du 22e R.I.C. va ainsi venir deux fois par semaine, le jeudi et le dimanche, hiver comme été, offrir ses concerts sur le Kiosque à musique des Palmiers, hormis les périodes de mission pendant lesquelles la Coloniale est envoyée tous azimuts, notamment en Indochine, au Tonkin ou au Madagascar.
A la demande des autres quartiers de la ville, les musiques vont également donner leurs représentations sur les autres places de la ville : place de la Rade, de la République, place dite du Magasin Aux Dames de France.
D'autres kiosques à musique, démontables, sont installés occasionnellement : ainsi, en 1895 sur la place de la Rade, en 1924 sur la place Clémenceau ou encore dans le jardin de la mairie en 1936...

HYÈRES - Le Jardin Public et le Kiosque
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publié par JeanMarc Lun 26 Mar 2018 13:18

Les premières discussions entamées au Conseil général du Var, pour l'installation d'un chemin de fer à voie étroite — Tramway — reliant Hyères à Toulon, datent d'août 1884. De palabres en ergoteries, le projet finit par se concrétiser le 12 avril 1904 par la signature d'une convention et de son cahier des charges entre l'Entreprise Waller frères et Charles Bonnerot, préfet du Var, et par un décret du 11 mai 1904 déclarant d'utilité publique les lignes de tramways de Toulon aux Quatre-Chemins et de la Valette à Hyères.
Les frères Waller s'engagent à construire et à exploiter à leurs frais, risques et périls, les lignes de ce tramway à traction mécanique destiné au transport de voyageurs et de marchandises. Comme il est d'usage lors de la plupart des concessions de tramways, celle-ci sera rétrocédée ultérieurement à une autre société, en l'occurrence, la Société des Chemins de fer et tramways du Var et du Gard.
La traction des voitures est assurée par l'électricité avec fil aérien à trolley ou à archet. La largeur de la voie est de 1 mètre 44. Les rames se composent de trois voitures au plus et leur vitesse est limitée à 20 kilomètres à l'heure. Un minimum de 21 voyages est prévu dans chaque sens sur le réseau. Le tarif est fixé par tête et par kilomètre à 0,055 fr. du kilomètre.
Les voitures partent de Toulon place Albert-Ier, passent à Saint-Jean-du-Var, la Palasse, la Ginouse, la Garde, les Quatre-Chemins, la Pauline, les Palmiers et arrivent à Hyères terminus. Passant devant le Kiosque à musique de la place des Palmiers, elles empruntent l'avenue des Iles d'Or et l'avenue Alphonse Denis.

Alors que les usagers attendent la livraison de leur nouveau Tramway, alors que tous les rails et les boulons sont débarqués le 31 juillet 1905 tout au long du trajet prévu et que le 24 août, une escouade d'ouvriers commence à poser les rails sur les emplacements adéquats, on apprend, le 1er novembre 1905, qu'un
service particulier de tramway est mis en place, en dehors donc de la ligne Toulon-Hyères, reliant le quartier des Iles d'Or à la caserne Vassoigne, fonctionnant tous les jours de 7 heures du matin à 7 heures du soir, toutes les heures. La Caserne semble avoir obtenu des passe droits pour avoir une ligne à son usage exclusif avant tout le monde !...
Les hyérois vont donc encore devoir patienter deux ans pour pouvoir emprunter leur transport. Après des essais concluants effectués le 16 mai 1907, les premiers voyageurs inaugurent le nouveau Tramway le 19 mai 1907.


Hyères - Place des palmiers, Tramway et Kiosque — Couvent des Dames de l'Espérance et voie du Tramway
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En 1936, le Kiosque à musique bénéficie d'une restauration complète, à l'issue de laquelle, un concert de gala de l'Harmonie hyéroise est donné le 4 juillet, à 21 heures.
Il paraît bien incompréhensible que la municipalité ait finalement décidé de supprimer le Kiosque en 1947, alors qu'il venait d'être rénové ! Nos édiles ont toutefois conservé le socle du kiosque avec une nouvelle rambarde.
Fort heureusement les municipalités ne se ressemblent pas toutes, et, Jean-Pierre Giran, maire actuel de Hyères, engage en 2016 de gros travaux de rénovation du square Stalingrad, ex Jardin Public, et fait édifier un nouveau Kiosque à musique, sur le socle conservé. Ce nouveau Kiosque est inauguré le 26 janvier 2017.

Que sont donc les palmiers de la place éponyme devenus ? La réponse est prévisible : remplacés par des places de parkings. Aussi, faute de palmiers, on a supprimé toutes indications de place sur cet emplacement.
L'hôtel d'Angleterre de l'ancienne place des Palmiers a été, en son temps, occupé par des Religieuses de Notre-Dame-de-l'Espérance, avant d'être transformé en immeuble d'habitation.
La fontaine pyramidale, toujours en place, est devenue, par la force des choses, un simple obélisque, puisqu'on lui a supprimé sa fontaine et sa vasque.
Kiosque supprimé et remplacé... soixante dix ans plus tard.

voir ici, ancienne place des Palmiers de Hyères, sans palmier et sans Kiosque, mais avec son socle, aujourd'hui.(1/2) (2/2)
voir ici, Jardin public Square Stalingrad de Hyères, aujourd'hui.(1/2) (2/2)
voir ici, nouveau Kiosque de Hyères, inauguré le 26 janvier 2017 (1/3) (2/3) (3/3)

HYÈRES-LES-PALMIERS - Le Kiosque de la Musique
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publié par JeanMarc Lun 26 Mar 2018 13:20

Si le Kiosque de la musique de la place des Palmiers était fréquenté avec succès pour ses concerts, lors de la fête nationale, il ne bénéficiait par contre que rarement de dispositions particulières et même semble toujours avoir été boudé des hyérois qui préféraient organiser fêtes et bals sur les autres place de la ville.
14 juillet 1883 — La Fête Nationale du 14 Juillet sera célébrée pompeusement cette année à Hyères, et le programme en est des plus variés.
Vendredi, veille de la fête, à la Mairie, de 2 à 4 heures, distribution de secours aux indigents. A 9 heures, retraite aux flambeaux ; lancement d'un ballon, accompagné de feux de bengale et jets de fusées.
Samedi 14 Juillet, à 7 heures du matin, les tambours battront au champs. A 10 heures, dans le bal, concours de chants patriotiques, le prix : 25 fr. ; 2e prix : 10 fr. ; 3e prix : 5 francs.
A 2 heures après-midi, concert vocal et instrumental donné par la Musique municipale et l'Orphéon les Enfants d'Olbie. A 5 heures du soir, grand bal public et gratuit, sur la place de la République transformée en salle verte. A 9 heures du soir, feu d'artifice et reprise du bal.

14 juillet 1885 — La Fête Nationale du 14 Juillet s'est annoncée la veille par une retraite aux flambeaux à laquelle assistaient la municipalité, la musique municipale. le bataillon scolaire, les employés de la mairie, et qui s'est terminée par un punch sur la terrasse du coquet Café de l'univers.
Les fifres et tambourins ont parcouru la ville dès la matinée du 14, et à 10 h. ½, devant la Mairie, sur la place Massillon, le Maire, accompagné de son conseil, des employés de la municipalité, de nombreux citoyens, après un discours éloquent et patriotique, a remis au bataillon scolaire le drapeau qui doit servir de guide à ces jeunes soldats de l'avenir.

14 au 16 août 1886 —Fête patronale de Hyères
— Voici le programme de la fête locale d'Hyères qui sera célébrée les 14, 15, 16 et 16 août prochain :
Samedi 14 août à 9 h. du soir, grande retraite aux flambeaux
Dimanche 15, à 10 h. du matin, concours de chansonnettes, place de la République ; à 11 h., concours de romances, Café de la Paix ; à 2 h., grande lutte romaine ; à 3 h., place de la Rade : mât de cocagne, prix divers ; à 4 h., place des Palmiers : grand concert donné par la musique municipale ; à 5 h., grand bal public et gratuit; à 5 h. ½, quartier du Bon-Puits, course des hommes ; à 9 h. reprise du bal.
Lundi 16, à 11 h. place de la République, concours de romances ; à 10 h. ½, terrain Magnier, concours de boules ferrées pour les joueurs de la commune ; à 11 h., courses de vélocipèdes pour les jeunes gens de la commune ; à 2 h.. lutte romaine ; à 4 h. ½, place de la Rade, la Bigue ; à 5 h., grand bal de société, offert gratuitement aux étrangers, place de la République ; à 6 h. aux Iles-d'or, courses d'ânes attelés d'Afrique.
Mardi 17, à 10 h., grand assaut d'armes. Café de la Paix ; à 11 h., avenue de la Gare, grande course régionale vélocipédique ; à 2 h., Café du Siècle, concours de danses de caractère ; à 3 h., grand concours de boules ferrées pour les étrangers, dans les terrains Magnier ; à 4 h., assaut de boxe et chausson, Café du siècle ; à 6 h., avenue de la Gare, course de chevaux au trot attelé.
Pendant. toute la durée de la fête, Grand bal de société offert gratuitement aux étrangers.

8 juin 1888 — Le 8 courant, la Musique Municipale d'Hyères a inauguré les concerts d’été qui auront lieu au Kiosque sur la place de la République, et sur l'avenue des Palmiers, en face de l'Hôtel des Postes.

3 avril 1895 — M. Bonnaud, sous-chef de la musique des Equipages de la Flotte de Toulon, "intérimaire" de la Musique municipale de Hyères, fait un tabac au Kiosque des Palmiers
— Hyères. Concerts. Nos concerts bi-hebdomadaires, conduits par M. Bonnaud, sous chef de la musique des équipages de la flotte de Toulon, ont un grand succès. La place des Palmiers est envahie depuis sa direction. M. Sallis ne pouvait mieux choisir pour le remplacer dans ses fonctions à la tête de notre musique municipale, qu’une interruption trop prolongée de direction avait énormément affaiblie. Nous souhaitons que M. Bonnaud conserve, jusqu'au rétablissement de M. Sallis, notre sympathique chef, la baguette magique qui enchante nos concerts.

13 juin 1895 — M. Gérin reprend provisoirement la direction de la musique municipale
— Hyères. Musique municipale. Programme du 13 juin, de 8 h. ½ à 10 h. du soir, au kiosque des Palmiers : L’Arrivée, allegro. Sallis. — Raphaël et la Fornarina, ouverture, Sallis. — Jérusalem, mosaïque, Verdi. — La Vallée d’Ossau, valse. Benoist. — Lucie de Lamermoor, sextuor, Donizetti. — La Trompette magique, valse, Va1-Hamm.
Il y avait foule jeudi soir, sur la place des Palmiers, pour entendre le concert donné par la musique municipale.
Nous nous faisons un véritable plaisir de constater que les morceaux portés au programme ont été exécutés d'une façon irréprochable ; nous adressons, à cette occasion nos plus sincères compliments à M. Gérin qui dirige provisoirement notre corps de musique et nous joignons nos applaudissements à ceux que 1e public a prodigués à nos vaillants musiciens.

Hyères - Kiosque à musique et le Jardin Public
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Un Kiosque à musique provisoire, démontable, est installé quelques temps sur la Place de la Rade
20 juin 1895 — Hyères. Musique municipale. Programme du 20 juin, de 8 h. ½ à 10 h. du soir, au kiosque de la place de la Rade : Le Mousquetaire, allegro, Saurel. — Une Soirée à Vienne, ouverture, Suppé. — la Traviata, fantaisie, Verdi. — Rhodanusia, marche gauloise, Sallis. — Le Barbier de Séville, introduction, Rossini. — Polka des Masques, Auber.
27 juin 1895 — Hyères. Musique municipale. Programme du 27 juin, de 8 h. ½ à 10 h. du soir, au kiosque de la place de la Rade : Lou Mazet, allegro, Borel. — Zénobie, ouverture, Sallis. — La Part du Diable, fantaisie, Auber. — Jenny Bell, valse, Auber. — La Favorite, duo du 1er acte, Donizetti. — Le Petit Postillon, polka, Feautrier.
11 juillet 1895 — Hyères. Musique municipale. Programme du 11 juillet, de 8 h. ½ à 10 h. du soir, au Kiosque de la Place de la Rade : 1. Allegro militaire. Saurel. — 2. La Muette de Portici, ouverture, Auber. — 3. Lucie de Lamermoor, sextuor, Donizetti. — 4. Gavotte Fanchon, Sallis. — 5. Guillaume Tell, duo, Rossini. — 6. Mourillon-Polka, Nicaire.
25 juillet 1895 — Hyères. Musique municipale. Aujourd'hui jeudi 25 juillet, de 8 h. ½ à 10 heures du soir, place de la Rade : Allègro, Romain. — Martha, ouverture, Flotow. — Le Cœur et la Main, mosaïque, Lecocq. — Don Pascale, valse, Donizetti. — La Fille du Régiment, fantaisie, Donizetti. — Bella-Bocca, polka, Waldteufel.

Les concerts sont partagés entre le Kiosque de la Place des Palmiers et le kiosque provisoire de la Place de la Rade.
1er août 1895 — Musique municipale, aujourd'hui jeudi ler août, de 8 h. ½ à 10 heures du soir, au Kiosque des Palmiers : Le Wurtembourgeois, allegro, Gurtner. — La Sirène, ouverture, Auber. — Scène et air d’Attila, Verdi. — Fleur de Mai (1e audition), danse havanaise, Meurgey. — Madame Favart, fantaisie, Offenbach. — J’ai du bon tabac (1e audition), polka, Meurgey.
5 septembre 1895 — Musique municipale, aujourd’hui jeudi 5 septembre, de 8 h. ½ à 10 heures du soir, au Kiosque des Palmiers : Allegro. — La Grande-Duchesse, ouverture. — Belle de Nuit, fantaisie. — La Fille de Mme Angot, valse. — Le Voyage en Chine, fantaisie. — Danse Javanaise.

17 au 20 août 1895 — La traditionnelle Fête patronale de Hyères
— Le 4e jour des fêtes a amené à Hyères un grand nombre de visiteurs des communes voisines. A 10 heures du matin, la musique l’Avenir Toulonais, présidée par l'aimable M. Aubin, arrive de Toulon pour prêter son concours à nos réjouissances ; elle est presque immédiatement suivie de la musique l'lndépendante, de Cuers, qui a bien voulu, elle aussi, prendre art à nos fêtes. Chacune de ces sociétés musicales traverse notre ville en jouant un allegro entraînant pour se rendre à la mairie saluer nos autorités. Dès ce moment, la foule va toujours en augmentant et c’est avec peine qu’on peut circuler dans nos rues. Mais c’est dans l'après-midi surtout que l’animation a été grande et c'est par masses compactes que la population se porte vers les différents points de la ville où l'appellent les réjouissances annoncées par le programme.
Foule à l'Eden-Gasino pour le concours de romances pour dames et demoiselles, immédiatement suivi de la grande lutte romaine, également pour dames ; on s'y est beaucoup amusé ; puis le défilé des musiques se rendant au kiosque de la place des Palmiers, où elles doivent donner un premier concert attire la plus grande partie de la population ; nos jeunes danseuses, elles-mêmes, abandonnent le bal pour aller applaudir nos invités...

18 septembre 1895 — La troupe des Chanteurs Ambulants en concert sur le kiosque des Palmiers
— Les chanteurs ambulants se sont fait entendre ce soir, sur les diverses terrasses des cafés de notre ville et notamment devant le domicile de M. le maire Massel. Après le dîner ils ont donné une audition sur le Kiosque des Palmiers. Partout la population s’est portée foule et nous sommes persuadé que la recette du être fructueuse.
Disons en passant que le régisseur de cette troupe a annoncé à notre population que dans la matinée il avait été versé entre les mains de M. le vice-amiral, préfet maritime de Toulon, la somme de 800 francs, produit de leur collecte.

HYÈRES - Place des Palmiers et Avenue des Iles-d'Or
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publié par Ernest27 Ven 28 Oct 2016 10:49

Quelques concerts sur le Kiosque à musique des Palmiers
25 juin 1896 — Hyères. Musique municipale. — Programme du 25 juin, de 8 h. ½ à 10 heures du soir, au Kiosque des Palmiers : Pasa calle, pas redoublé. Meurgey. — Le Cœur et la Main, mosaïque. Lecocq. — Scène et air d’Attila. Verdi. — Gavotte-Fanchon. Sallis. — La Fille du Tambour-Major, fantaisie. Offenbach. — Baden-Baden, polka. Unrath.
21 février 1897 — Musique municipale. Concert du 21 février, de 2 h. à 3 h. 30, au Kiosque des Palmiers :
Allegro. Borel. — L’Olbienne, ouverture. Meurgey. — Le Trouvère, fantaisie. Verdi. — Don Pasquale, valse. Donizetti. — Le Pré aux Clercs, mosaïque. Hérold. — Lutine, polka. Meurgey.

4 août 1898 — Musique municipale. Programme du 4 août, de 8 h. ½ à 10 heures du soir, au kiosque.
Marche de l'armée française au Tonkin, Desormes. — La Favorite, fantaisie et trio, Donizetti. — Le Rossignol, valse pour petite flûte, Julien. — Le Philtre, ouverture, Auber. — L'Africaine, grande fantaisie, Meyerbeer. — Le Verre en main, polka. Farbach.

21 juillet 1898 — Musique municipale. Programme du 21 juillet, de 8 h. ½ à 10 heures du soir, au kiosque.
L'enfant de troupe, pas redoublé, Th. Boyer. — L'ambassadrice, ouverture, Auber. — Liébeskusse, valse, C. Faust. — Le Chalet, air de basse, Adam. — Roméo et Juliette. fantaisie, Gounod. — La Chanson des Nids, fantaisie pour deux clarinettes, Buot.

5 juin 1901 — Musique municipale. Programme des morceaux qui seront programmés aujourd'hui de 8 h. ½ à 10 heures du soir, au Kiosque des Palmiers : Le Cimbre, Signard. — Une Soirée à Vienne, ouverture, Suppé. — Orphée aux Enfers, fantaisie, Offenbach. — Le Favori, pas de quatre, A. Maurel. — Hernani, cavatine pour trombone, Verdi. — Galop de Chasse, E. Sallis.

Les corsos et carnavals du mardi gras, immuables fêtes de Hyères, ne s'attardaient pas spécialement sur le kiosque à musique et étaient organisés principalement sur les artères principales, avenue Gambetta ou avenue Victoria. Les concerts n'avaient pas lieu ces jours-là, les badauds étant tous occupés à leur fête.
17 février 1898 — Carnaval du Mardi Gras, Corso carnavalesque
Préparatifs des fêtes du Carnaval. Demain, jeudi gras, 17 février, à 2 heures de l'après-midi, avenue Victoria, grand corso carnavalesque et bataille de confetti parisiens. 3.000 francs de prix, en argent et bannières, distribués immédiatement après le corso, au Casino des Palmiers. Prix d'entrée, 50 centimes. Les chars et les voitures à 1 ou 2 chevaux, 5 francs ; 10 francs à 4 chevaux ; en plus 50 centimes par personne. Les piétons masqués, l franc. Entrée pour les vendeurs de confetti, 3 francs par personne.
Le soir, au Casino des Palmiers, grande redoute parée masquée, donnée par la Pédale Olbienne sous le patronage du Comité des Fêtes.
Les cavaliers ne seront admis que costumés ou en noir. L'entrée est gratuite pour les dames, qui ne peuvent venir qu'accompagnées, costumées ou en toilette de soirée.
Compte rendu du Corso. Malgré la promesse faite hier de relater dans tous ses détails la célébration de notre corso carnavalesque, nous voilà obligé, réflexion faite, d’en appeler encore à, l'obligeance de nos lecteurs. Comment, en effet, accomplirions-nous une besogne qui consisterait à adresser cent fois au moins les compliments les plus chaleureux ? Nous avouons en être absolument incapable, surtout s'il fallait ne point trop nous répéter dans l'expression de nos vives félicitations. Aussi nous bornerons-nous à crier tout haut et pour tous que notre corso carnavalesque a obtenu un immense succès.
Cependant il convient de signaler tout au moins les principaux vainqueurs, nous voulons parler des chars, des voitures et des groupes à pied. Le 1er prix a été attribué aux Polichinelles dans la Lune, le second au Dragon des Hespérides, le Jeu de Cartes remportant le troisième...

Hyères - Place des Palmiers et couvent des soeurs de l'Espérance, Kiosque — Carnaval et cavalcade
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21 juin 1905 — Les troupes du 111e R.I., de passage à Hyères, donnent quelques concerts sur les places de la ville avant de regagner leurs épaisses litières de paille...
— Hyères. Troupes de passage. Le 3e bataillon du 111e régiment de ligne est arrivé, hier, dans notre ville. sous les ordres du commandant de la Bernardie. Parmi les officiers de ce bataillon nous avons remarqué M. le capitaine Vérignon, très connu dans notre ville où il compte de nombreux parents et de grandes sympathies.
Ces troupes ont été cantonnées à l'école des filles et au théâtre municipal. Les officiers et sous-officiers ont été logés chez les habitants.
Hier soir, avant de gagner les litières épaisses de paille qui leur avaient été préparées, les soldats de la ligne, réunis en plusieurs endroits, ont donné quelques petits concerts où quelques-uns se sont fait applaudir.


Fête aérostatique à Hyères. Les aventures de Valère Lecomte et de son dirigeable
23 août 1905 — Nous apprenons que M. Valère Lecomte, l'aéronaute qui devait faire une ascension le jeudi 17 août à l'occasion des fêtes patronales, fera cette ascension dimanche après-midi si le temps le permet. Nous pouvons annoncer dès maintenant que cette fête aéronautique comportera un programme de diverses autres distractions : concert de musique, lâcher de pigeons, etc. qui attireront sûrement un grand nombre d'amateurs au départ, très attrayant, de ce ballon de forme peu ordinaire.
26 août 1905 — Nous rappelons à nos lecteurs que l'ascension en ballon (forme dirigeable) projetée par M. Valère Lecomte, déjà connu et apprécié dans notre ville, aura lieu demain. Gonflement à 2 heures au Rond-Point.
A 2 heures départ des ballons destinés à connaître la direction du vent. A 11 heures départ de l'aéronaute. La fête s'achèvera par un Rally-Ballon à bicyclette.

28 août 1905 — Hier après-midi, malgré le vent assez fort qui soufflait sur la ville, une grande partie de la population hyéroise s'était rendue sur le rond-point de l'avenue Gambelta, pour assister à l'ascension du ballon monté par son constructeur, M. Valère Lecomte. Le gonflement, commencé vers 3 heures, était terminé à 5 h. ½, mais l'aéronaute hésitait à se mettre en route à cause du vent assez fort qui lui aurait fait franchir en un rien de temps l'espace le séparant de la mer. Suivant le conseil de quelques-uns de nos concitoyens, M. Lecomte attendit le déclin du jour et à 6 h. 45, il prononçait le lâchez-tout ordinaire et s'élevait rapidement dans les airs, se dirigeant à une vive allure vers l'embouchure de la Grande Lonne.
Soulevant la soupape, M. Valère Lecomte arrêta son ballon pour ne pas être entraîné vers la Méditerranée et il atterrit dans les prés qui se trouvent après le nouvel abattoir.

Les Concerts militaires d'été s'installent sur les différents emplacements hyérois
— Les concerts militaires qui avaient lieu cet hiver au kiosque des Palmiers, seront désormais donnés à tour de rôle à la place de la Rade, devant la Poste, et au kiosque des Palmiers, le soir, de 8 h. 30 à 10 heures.
Aujourd'hui jeudi 1er juin, sur la place de la Rade, à 8 h. 30, la musique du 22e donnera son premier concert d'été.

4 juin 1905 — Concert. Programme des morceaux qui seront exécutés par la, musique du 22e colonial, ce soir, de 8 h. ½ à 9 h. ½, sur le boulevard des Palmiers, devant l'hôtel des Postes et Télégraphes : L'Etat-major, allegro militaire, Tourneur. — La Fée des Eaux, ouverture, Hemmerlé. — Amour et Printemps, valse, Waldteufel. — Nabuchodonosor, fantaisie, Verdi. — Menuet du Régent, Meurgey.
11 juin 1905 — Programme des morceaux qui seront exécutés par la musique du 22e colonial, ce soir, de 8 h. ½ à 9 h. ½,, sur la place de la Rade : Condé, allégro militaire, Wettge. — Ouverture symphonique, Th. Boyer. — Suite de valse, Haring. — Le Grand Mogol, fantaisie, Audran. — Les Gouttes d’Or, mazurka, solo de piston, Corbin.
14 août 1905 — Programme des morceaux qui seront exécutés ce soir, de 8 h. 30 à 9 h. 30, sur la place des Palmiers, par la musique militaire : Jean-Bart, allegro militaire, Wettge. — Glorieuse Etoile, ouverture, Coquelet. — Brise du soir, valse, Gillet. — Mireille, mosaïque, Gounod. — Fête à Claire, mazurka, L. Degaye.
17 décembre 1905 — Musique du 22e Colonial. Voici le programme du concert qui sera donné aujourd’hui dimanche, de 3 heures à 4 heures, au kiosque des Palmiers : Ouvre l’œil, allegro militaire, L. Dégaye. — Ouverture de concert, O. Coquelet. — Solo de grande clarinette, Musta. — Rip-Rip, fantaisie. Planquette. — Amour et Printemps, valse, Waldteufel.

19 août 1905 — La musique du 22e Colonial sauve les meubles lors de la fête patronale
— Echo de la fête patronale. De superbes affiches annonçaient hier l'audition de trois concerts, l'un par la Chambre Musicale, l'autre par le musique du 22e Colonial et le troisième par la Lyre Indépendante. Un seul de ces concerts eut lieu, celui du 22e Colonial.
Sans vouloir rechercher les raisons qui ont décidé les deux sociétés civiles à nous priver des concerts annoncés, nous ne pouvons que déplorer leur décision, car il est vraiment regrettable qu'avec les éléments que possède une ville de 20.000 habitants, on ne puisse arriver à voir une société musicale bien organisée, homogène et au sein de laquelle règne en terme musical l'accord parfait.
Heureusement que nous avons encore le plaisir de posséder une musique militaire. Et nos musiciens du 22e, toujours sur la brèche, obligés d'assurer deux concerts par semaine aux heures de liberté pour les autres soldats,
soumis aussi très souvent à faire des retraites aux flambeaux, pallient au désaccord régnant entre les musiciens civils.
Seulement ce désaccord disparaît bien vite lorsqu'il s'agit de gagner quelque argent pour empêcher nos musiciens militaires de se dédommager un peu des nombreux ennuis que leur crée le service des concerts.
C'est ainsi que tous les bals leur échappent et sont faits par les mêmes musiciens civils qui n'arrivent pas à s'entendre pour donner un concert qui reposerait au moins de temps en temps nos musiciens militaires déjà bien occupés par les services du régiment, marches, défilés, etc.

Quelques uns des innombrables concerts du 22e régiment d'infanterie Colonial sur le Kiosque à musique des Palmiers
10 juin 1906 — Musique du 22e Colonial. Voici le programme du concert qui sera donné aujourd'hui dimanche, de 8 h. ½ à 9 h. ½, au kiosque des Palmiers : La Ronde des Paludiers Bretons, allegro, Bériot. — Dans les Alpes, ouverture, Jacob. — Solo de grande clarinette, Corbin. — Faust, fantaisie, Gounod. — Rosina, mazurka, Murgey.
22 juin 1906 — Musique du 22e régiment Colonial. Programme du jeudi 28 juin et dimanche 1er juillet 1906, de 8 h. 30 à 9 h. 30, kiosque des Palmiers : 1. Romainville, allegro, Niezel. — 2. Marie Stuart, ouverture, Bléger. — 3. Suite de valse, Strauss. — 4. Les Cloches de Corneville, fantaisie, Planquette. — 5. Le Rossignol, polka.
5 mai 1907 — Musique du 22e. — Programme du concert qui sera exécuté aujourd'hui, de 2 à 3 heures, au kiosque des Palmiers : Paris, allegro, Raynaud. — Melusine, ouverture, Destubé. — Souffle d'ivresse, valse, Farigoul. — Faust, mosaïque, Gounod. — Marche bretonne, Fritsch.
8 août 1909 — Voici le programme des morceaux qui seront exécutés par le 22e colonial, le dimanche 8 août, de 8 h. ½ à 9 h., square des Palmiers : Nevers, allegro, Farigoul. — Les Huguenots, mosaïque, Meyerbeer. — Souvenir d'Espagne, boléro, Ryembault. — La Fille du Régiment, fantaisie, Donizetti. — Tourbillon, galop, Eustace.
9 avril 1914 — Programme du concert qui aura lieu cet après-midi, de 2 à 3 heures, au kiosque des Palmiers : Marche Folle, Bresles. — Ouverture de Guillaume Tell, Rossini. — Marche indienne, Sellenick. — Idylle Bretonne pour deux hautbois, Pillevestre. — Lozi, polka. L. Magnan.
28 juin 1914 — Programme du concert du 28 juin, de 20 h. ½ à 21 h. 15, place des Palmiers : l. Marche militaire, E. Gaudon. — 2. Egmond, ouverture, Beethoven. — 3. La chanson de Pierrette. J. Watelle. 4. Peer-Gynt, suite d'orchestre. Grieg. — 5. Fiançailles, valse, Wesly.

Hyères - Musique du 22e Régiment d'infanterie Colonial
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Les concerts sur le Kiosque entre les deux guerres deviennent un peu moins fréquents
19 juin 1924 — Concert du jeudi 19 juin 1924 donné par le 22e Colonial, au kiosque des Palmiers, à 20 heures : 1. La Fille du Régiment, Donizetti. — 2. Mélopée Orientale, Benoît. — 3. Ballet Egyplien, Luigini. — 4. L'Arlésienne, Bizet. — 5. Dédé, mosaïque sur l'opérette, Christiné. Le chef de musique, Crassous.
4 mai 1925 — Programme des morceaux de musique qui seront exécutés par la musique du 22e, aujourd'hui de 4 heures à 6 heures, au kiosque des Palmiers : Le Cimbre, allegro militaire, Signard. — La Croix de Jérusalem, ouverture. Bléger. — Si vous m'aimiez, valse, Giraud. — Souvenir des Ormeaux, fantaisie, Giraud. — Deauville, polka pour clarinette, Corbin.
26 mai 1934 — Harmonie Hyéroise. Demain soir, ouverture des concerts d'été, Kiosque des Palmiers, à 21 h. Au programme : l. Iéna, allegro, avec clairons, Farigoul. — 2. Au Pays Lorrain, ouverture, soliste M. Bernard Victorin, Balay. — 3. Conte d'autrefois, gavotte, Popy. — 4. Rêve de valses, sélection, Strauss. — 5. Auprès de ma Blonde, avec clairons, Mongeot.
4 juillet 1936 — Concert kiosque après rénovation. Harmonie Hyéroise. — Programme qui sera exécuté aujourd'hui sanuedi, à 21 h, au kiosque des Palmiers : Marche tintamarresque. — La Bouche, sélection. — Le régiment qui passe. — Bouquet de valses. — Idylle bretonne, duo pour hautbois.

Hyères - Place des palmiers et Kiosque à musique
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10 juin 1936 — Pendant que le kiosque est en rénovation, des concerts sont donnés place Saint Paul
Afin de satisfaire la population des hauts quartiers de la ville, la musique du 3e R.I.A. donnera mercredi, à 21 h., un concert sur la place Saint-Paul. Voici le programme de ce concert : 1. Marche Française du XVIIe siècle, Corroyez. — 2. Les Joyeuses Commères de Windsor, ouverture, O. Nicolaï. — 3. Dans les steppes de l‘Asie Centrale, esquisse, A. Borodine. — 4. Le Roi d'Ys, suite épisodique sur l'opéra, E. Lalo. — 5. Bécassine, valse, J. Porporat. — 6. Marche de la Légion, défilé avec tambours et clairons, Queru.

19 juin 1936 — Un Kiosque à musique, démontable, est installé dans le Jardin de la Mairie
— Dans le jardin de la Mairie. — La municipalité a fait installer le kiosque pour le concert d'été. La Symphonie Hyéroise inaugurera le cycle vendredi 19 juin, à 21 h. Au programme : œuvres de Flotow, Gounod, André Messager, Maurice Ravel, Paul Lacôme. Il y aura foule à cette occasion.

Le peintre Raoul Dufy (1877-1953) a été inspiré à plusieurs reprises par le Kiosque à musique de la place des Palmiers. Ici en 1927 :
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Sociétés musicales actives à Hyères en 1909 :
Orphéon les Enfants d'Olbie, président Pument, 36 exécutants ;
Symphonie hyéroise, président Castre, direction Charles Roullier, 30 exécutants ;
Lyre indépendante hyéroise, président Blanc, direction Charles Roullier, 30 exécutants ;
Estudiantina, président Besson, direction Panconi ;
Trompettes de cavalerie, président Robertier ;
Tambours et clairons, président Pierron, direction Plat.

(1) La fontaine pyramidale est érigée en 1832 sur la place des Récollets, future place des Palmiers en hommage au baron Georges Stultz (1771-1832) pour services rendus.
Stultz, originaire du duché de Bade, avant d'être tailleur de la cour d'Angleterre, avait fait ses preuves à Karlsruhe, à Genève puis à Londres. Fortuné et devenu malade, il vient s'installer à Hyères où il acquiert en 1825 un château et son domaine. Magdelaine Sohn, héritière et nièce de Stultz, épousera le maire de Hyères, Alphonse Denis (1794-1876), le planteur des palmiers de la place éponyme. Le château Stultz, devenu le Château Denis, sera acheté en 1876 pour 200.000 francs par la ville de Hyères, puis transformé en Muséum et bibliothèque.

(2) Le Comte Auguste Charles Paul de David-Beauregard (1800-1859), maire de Hyères et conseiller général du Var est né à Norfolk (Virginie). Son père était le marquis Alexandre de David-Beauregard.
A son décès son immense domaine, morcelé, est racheté en grande partie par le fameux Alexis Godillot (1816-1893), le gros manufacturier de brodequins. Non content de faire fortune dans la "godasse", il va également s'enrichir dans le lotissement du domaine hyérois qu'il vient d'acquérir. Les palmiers de David-Beauregard disparaîtront sous les pelleteuses...
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 3 avr. 2018 13:38

ISBERGUES (MOLINGHEM) - Le Kiosque de la Nouvelle Cité
(PAS DE CALAIS)
Quelques Molinghemois du secteur dit du Calvaire d'Isbergues, frontalier de la riche commune d'Isbergues, ont bien tenté de fausser compagnie à leur petite commune d'origine de Molinghem en réclamant, en 1912, au Conseil général du Pas-de-Calais, le rattachement de leur quartier audit Isbergues. Mais la municipalité de Molinghem ne lâche pas ses ouailles facilement et refuse de céder la moindre parcelle de son territoire.

Isbergues est effectivement dans une situation aisée depuis ce 30 juin 1883 où les Aciéries de France ont commencé leur exploitation. Fondée en 1881, la société possède à Isbergues un terrain de 32 hectares, raccordé au chemin de fer de Dunkerque à Arras, où elle a fait construire des fours à coke, une aciérie, des laminoirs, une fonderie et deux hauts-fourneaux produisant 120 tonnes de fonte par jour. Son activité essentielle, c'est la fabrication de rails de chemin de fer. Dès son premier semestre d'exploitation, du 1er juillet au 1er décembre 1883, sur 5 mois, elle livre 19.573 tonnes de rails.
En 1884, les Aciéries de France possèdent également des aciéries et houillères à Aubin dans l'Aveyron, des mines métallifères, une usine à Cadayrac et des forges à Grenelle lui
permettant l'écoulement d'une grande partie des vieux rails achetés à la Compagnie d'Orléans.
Ses bénéfices sont conséquents : un bénéfice brut de 1.911.000 francs en 1894 pour les seules usines de Isbergues et Grenelle ; 924.000 francs pour Isbergues en 1903...
Employant trois mille personnes sur ses diverses usines en 1910, la Société va acquérir des terrains et faire bâtir des maisons ouvrières pour son personnel : ainsi, en 1910, elle fait construire plusieurs habitations ouvrières et trois maisons d'ingénieur sur Halouze ; puis en 1911 et 1912, 42 logements-ouvriers de type moderne très confortables dans son nouveau site de Vimy-Fresnoy.

Enfin, à partir de 1911, jusqu'en 1921, la Société des Aciéries de France d'Isbergues fait réaliser deux lotissements sur la commune de Molinghem, près des voies de chemin de fer, l'un sur le secteur de la Cense de Bacque, la Cité des Maréchaux, le second sur le secteur des Sablons, la Cité Saint-Eloi. Deux cent soixante maisons avec jardins y sont édifiées permettant à un millier d'ouvriers d'y loger leur famille.

Les Sablons sont situés sur Molinghem, en limite communale d'Isbergues, à l'extrémité de la rue Traversière des Sablons, future rue Gaston Chevalier. Les maisons ouvrières de la Cité Saint-Eloi sont alignées le long de la rue du Docteur Roux, de l'avenue Le Châtelier et de la rue de la Cense Bacque.
La Cité des Maréchaux, elle aussi sur Molinghem, tout près de la Cité Saint-Eloi, est alignée sur les rues du maréchal Foch, du maréchal Pétain — rebaptisé en 1945 rue de la Libération — et du maréchal Joffre.

Plan d'Isbergues et Molinghem en 1820-1826
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Plan de la Cité Saint-Eloi à Molinghem en 1963
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Dès l'achèvement de la construction de ces deux lotissements en 1921, la Société des Aciéries de France fait aménager un square à l'angle des rues de la Cense Bacque, Gaston Chevalier et avenue Le Châtelier. Au milieu de ce petit parc, elle fait ériger un Kiosque à musique : celui-ci, de forme octogonale, doté de colonnes en fonte et de gardes corps en fer forgé — un jeu d'enfant pour les aciéries ! —, est installé sur un soubassement de pierre ; sa toiture domale est en zinc.

Isbergues - Cité Saint-Eloi n°1, kiosque à musique en fond — Cité Saint- Eloi
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Ce kiosque sera relativement peu animé, compte tenu de son emplacement excentré. L'Harmonie municipale d'Isbergues, fondée en 1895, va fort heureusement venir pallier à l'absence de musique municipale à Molinghem.
Ce n'est que le 2 février 1931 que naît la Fanfare du Commerce de Molinghem, dirigée par M. Hubert, présidée par le docteur Baillet et forte d'une quarantaine de musiciens. Sans être omniprésente, elle va cependant participer fréquemment aux festivités, aux ducasses et défilés, donner des concerts, notamment sur le kiosque du square, et se produire sur plusieurs concours régionaux.

Après être passées en plusieurs mains, les Aciéries de France sont devenues Ugine et Alz (Arcelor-Mittal). Il y a bien longtemps que les rails de chemin de fer qu'on fabriquait à la pelle à Isbergues n'y sont plus usinés. Les Aciéries qui, pendant le conflit de 1914-1918 s'étaient reconverties en fabriques de ronds d’acier pour obus, produisent, depuis 1961, des tôles inoxydables.

Molinghem, Isbergues et Berguette fusionnent, pour former une seule commune, Isbergues, à compter du 1er janvier 1996.
Le Kiosque à musique a été supprimé à une date indéterminée, mais le square subsiste encore... L'Harmonie municipale d'Isbergues et la Fanfare de Molinghem-Isbergues sont toujours en activité aujourd'hui.
Kiosque supprimé.

voir ici, La Cité Saint-Eloi d'Isbergues-Molinghem sans son kiosque, aujourd'hui.(1/3) (2/3) (3/3)

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publié par JeanMarc Mar 3 Avr 2018 13:04

Avril 1893 — A quoi tient le nom d'une station de Chemin de Fer ? Molinghem-Berguette, Berguette-Molinghem ou Isbergues ?
— Chemin de fer du Nord — Dénomination de la station de Berguette. M. le Préfet a transmis à l'administration supérieure la copie du voeu émis par le Conseil général tendant à obtenir que la station de Berguette soit dénommée Isbergues.
M. le Ministre des Travaux publics, à qui a été adressée également une délibération par laquelle le Conseil municipal de Molinghem demande qu'à défaut du nom de Molinghem-Berguette, la station de Berguette prenne celui de Berguette-Molinghem, a répondu à ces communications, à la date du 7 mars 1893, dans les termes suivants :
« Saisi du voeu émis par le Conseil municipal de Molinghem, la compagnie du Nord a fait connaître qu'elle consentirait à le réaliser si les intéressés prenaient à leur charge les frais (environ 440 fr.) qu'entraînerait le changement de dénomination dont il s'agit.
Comme d'autre part, le Conseil général du Pas-de-Calais avait émis le voeu que la station de Berguette fût dénommée Isbergues ; il conviendra de demander à cette assemblée si elle n'a pas d'objection à élever contre la dénomination « Berguette-Molinghem. »
Le 4e bureau considérant que la commune d'Isbergues possède une halte qui est déjà dénommée Isbergues, émet l'avis qu'il y aurait confusion à donner le nom d'Isbergues à la gare de Berguette et qu'il n'y a aucune objection à ce que cette gare soit dénommée Berguette-Molinghem.
— Adopté. —


Quelques nouvelles musicales d'Isbergues
15 juin 1903 — La municipalité d'Isbergues organise, avec le concours de l'Harmonie municipale, un festival ouvert aux orphéons, harmonies, fanfares et trompettes, qui aura lieu le dimanche 2 août 1903.
Une prime de 100 fr., 1 de 75 fr., l de 50 fr., 1 de 30 fr., 1 de 25 fr. et 1 de 20 fr., seront tirées au sort entre toutes les sociétés participantes.
Pour adhésions, s'adresser à M. Ponche, maire, jusqu'au ler juillet.

Octobre 1906 — Au Festival de Malo-les-Bains d'octobre 1906, le chef de la fanfare de la Lyre des travailleurs d'Isbergues touche une prime de 35 francs et un objet d'art, tandis que le chef de la Musique municipale d'Isbergues obtient 40 francs.

Molinghem - Le Kiosque de la Cité
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La Fanfare de Molinghem, aujourd'hui.
L'Harmonie d'Isbergues, aujourd'hui.(1/2) (2/2)

Formations musicales actives à Isbergues et Molinghem en 1909 :
La Lyre des travailleurs d'Isbergues (harmonie, en 1903 Fanfare d'Isbergues), président Boulinguez, direction Soots, 37 exécutants ;
Harmonie communale, président Ponche, direction V. Cordier, 30 exécutants.
Classement : 16.67%
 

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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 10 avr. 2018 17:00

ISSOIRE - Place de la Montagne et la Gendarmerie
(PUY-DE-DÔME)
Issoire se dote d'une enceinte fortifiée du XIe au XVe siècle, accessible par trois portes : la porte du Ponteil, la porte du Pont au sud et la porte de la Barbisialle — Berbéziade aujourd'hui —, au nord. Tout comme bon nombre de villes fortifiées, à la sortie des portes, hors les murs, des ordres religieux viennent s'installer, bénéficiant de nombreux terrains disponibles, d'où ils peuvent tirer les revenus, essentiellement agricoles, nécessaires à leur survie. C'est ainsi que les Capucins fondent leur monastère à partir de 1608-1609, suivis par les Bénédictines du couvent Notre-Dame qui font bâtir leur couvent près de la porte du Pont Neuf de 1629 à 1650.(1)
En 1657 c'est au tour des soeurs de la Visitation-de-Sainte-Marie, dont l'ordre est fondé depuis 1610, de prendre possession d'un couvent en sortie nord de la ville près de la porte de Berbéziade, en direction de Clermont. En 1699, cette communauté compte dix-huit religieuses.
Les remparts sont progressivement démantelés ; la porte de Berbéziade, contiguë au couvent de la Visitation, est détruite en 1788.

On sait ce qu'il advient de tous les couvents et églises l'année suivante ! Le décret du 2 novembre 1789 entérine la confiscation de tous les biens des communautés religieuses, les déclarant biens nationaux et les religieuses de la Visitation-de-Sainte-Marie sont expulsées dans les mois qui suivent.
La maréchaussée issoirienne, devenue Gendarmerie nationale en 1791, prend alors possession du couvent spolié, le transformant en Caserne, ce qui occasionnera, un siècle plus tard, de 1888 à 1892, quelques frictions et litiges avec la municipalité qui estimait que les locaux en question lui revenaient de droit. Il va sans dire que le maire n'obtiendra pas gain de cause.
A partir de 1811, la Caserne de Gendarmerie conservant les étages supérieurs, la municipalité occupe le rez-de-chaussée des locaux, affectés d'une part à un cours d'enseignement mutuel et d'autre part au dépôt des pompes à incendie. Le cours est ensuite installé au collège de la ville en 1843, tandis que les pompes à incendie sont transférées sur un autre local en 1867, à la suite de quoi la gendarmerie occupe à nouveau l'ensemble de la caserne.

Attenant à la Caserne de la Gendarmerie, dans son prolongement le long de la route de Clermont — route Royale n° 9 de Paris — un vaste emplacement, propriété communale, est aménagé à partir de 1809 : rehaussé et aplani, il est ensuite planté d'ormeaux. Devenu la
Place Publique, il est consacré, à partir de 1823, aux marchés, aux foires aux bestiaux et à la vente de bois provenant de la région.
La Place Publique devient alors simultanément la
Place de la Montagne, la Place du Marché-au-Bois et la Place de la Caserne, les trois places étant en fait contiguës. Et à l'occasion des très importantes foires issoiriennes, l'ensemble de ces trois places est nommément désigné comme place du Foirail.
En novembre 1881, la municipalité décide d'assainir le foirail et y consacre 700 francs : ledit foirail étant traversé par un cours d'eau servant à l'irrigation de jardins, l'eau coule sur un large espace à cause du manque de pente ; de l'angle sud-est de la place de la Montagne à la maison Esclatine nous avons un véritable cloaque qu'il n'est pas facile de franchir même dans la belle saison ; il n'est que temps de remédier à ce grave inconvénient.

Plan d'Issoire en 1827
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Tandis que le marché hebdomadaire se tient le samedi à Issoire, les foires se déroulent le 26 janvier, le lundi de la Quasimodo, le 10 août et le samedi de septembre veille de la célébration de Notre-Dame.
Lors des foires, alors que la Grande Place — future place de la République — accueille les nombreux marchands étalagistes et le marché aux volailles et gibier, un monstrueux attroupement de bestiaux est parqué sur le foirail de la place de la Montagne, de trois à sept mille bovins, ovins et porcs selon les années...(2)

Le marché-au-Bois, quant à lui, permet de louer, auprès des scieries de la région, un emplacement destiné à stocker des bois pour la vente : on voit ainsi, en avril 1882, un certain M. Courtine, marchand de bois à Saint-Germain-en-l'Herm, passer des réclames informant le public
qu'il vient d'établir sur la place du marché au bois à Issoire, un assortiment complet de toutes espèces de bois, les personnes intéressées devant s'adresser, lors des jours de foires et marchés, à la veuve Fargette, aubergiste.
Une délibération municipale du 30 juin 1884, constatant que le commerce du bois se faisant de plus en plus rare, décide qu'à compter du 1er janvier 1885, la place du Marché-au-Bois sera exclusivement réservée aux bestiaux, et que les dépôts de bois se feront dorénavant le long du mur du jardin du collège.

Cavalcades, fêtes patronales, attractions foraines et kermesses, fêtes musicales et festivals et bien entendu concerts ont un point commun à Issoire : un passage obligé par la place de la Montagne.
La
Société Lyrique est la première fanfare issoirienne organisée et structurée. Elle est fondée par M. Verny le 22 août 1875. Son premier chef, compositeur, est M. Blin. Celui-ci sera suivi, de novembre 1876 à octobre 1880 par M. de Bligny, ancien chef de Clermont. M. Fouant-Jolibois prend la suite jusqu'en novembre 1884.

Dès le mois de novembre 1881, la municipalité issoirienne envisage de faire édifier un Kiosque à musique sur la Place de la Montagne et vote à cet effet, un premier crédit de 800 francs pris sur le budget des dépenses extraordinaires. Cependant, cette intention vertueuse n'est suivie d'aucune réalisation, le crédit semble avoir été utilisé pour un autre usage.

La
Société musicale des Enfants d'Issoire fait une courte mais fructueuse apparition de 1882 à 1884, participant à toutes les fêtes et clôturant fréquemment ses concerts de la Place de la Montagne par un défilé sur le Tour de Ville (les boulevards d'Issoire).
Antony Violot (1836-1908), ancien chef de la Société musicale de Thiers, prend les rênes de la Société Lyrique d'Issoire à partir de décembre 1884 et ne les lâchera plus jusqu'en 1908. Il va faire des pieds et des mains pour obtenir enfin un Kiosque à musique, auprès d'Eugène Gauttier (1835-1911), maire de 1885 à 1906.
En attendant la construction d'un édicule réclamé à corps et à cris, les concerts des musiciens sont joués sur
quelques tombereaux de terre amoncelés place de la Montagne.
Le 8 mai 1887, la Société Lyrique prend les choses en main et décide d'organiser un concert dont la recette sera destinée à la construction d'un kiosque. La municipalité accepte finalement de mettre la main à la poche et, le 7 août 1887, M. Gauttier annonce fièrement que son conseil municipal participe à la construction pour 500 francs. Le devis du Kiosque étant fixé à 917 francs, la Société Lyrique qui avait mis de côté 344 francs, devra encore débourser 73 francs pour solder ses comptes.
A ce prix là, le Kiosque à musique n'aura ni colonnes de fonte, ni couverture, ni éclairage, ni même de garde-corps.(3)
Inauguré le 21 août 1887, lors d'une grande fête, le Kiosque à musique de la place de la Montagne est donc juste constitué d'un soubassement octogonal en pierre, précédé d'un escalier de six ou sept marches. A cette occasion, afin d'immortaliser cet instant historique, M. Toulot, photographe à Issoire, installe son attirail photographique devant le Kiosque où il a réuni tous les danseurs et danseuses du Grand Bal d'Enfants.

Issoire - Place de la Caserne ; place de la Montagne, sous les arbres — Fête foraine et foire sur la place de la Caserne
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A partir de cet instant, de nombreux auditeurs mélomanes issoiriens n'auront de cesse de lancer piques et sarcasmes ayant trait à l'absence de chapeau au kiosque, et de solliciter la municipalité afin qu'elle fasse procéder à la finition dudit kiosque et à sa couverture. Pendant des décennies, ce sera peine perdue.
En dépit du Kiosque inachevé, la Société Lyrique est très prisée et très active et donne concerts sur concerts sur la place de la Montagne.
Sachant que la municipalité est très regardante sur les dépenses ayant trait à la musique, la Société Lyrique prend les devants et fait installer elle-même, en juillet 1893, des lanternes éclairées au gaz reliées par des rampes, sur le kiosque de la place de la Montagne pour ses concerts de nuit. Le 15 novembre 1893, Antony Violot, le chef de la musique, sollicite le maire Gauttier afin que le conseil municipal participe à la dépense engagée : un crédit de 100 francs lui est royalement alloué, et
à la condition expresse que tous les objets faisant partie de l'installation restent la propriété de la ville.

En 1908 Gustave Guerrier reprend le flambeau de la Société Lyrique, mais toujours pas de couverture du Kiosque. Le 5 décembre 1908, Pierre Boyer, le nouveau maire de 1906 à 1919, prend bien la décision de construire un nouvel édicule sur la place de la Montagne, mais en fait, il s'agit... d'une vespasienne qui coûtera 814 frs 80 à la municipalité.

C'est Pierre-Antoine Rouvet, maire de 1923 à 1925 qui, en juin 1923, prend finalement la décision de charger l'architecte Paul Raymond d'établir plan et devis de la future toiture du Kiosque à musique. Le coût estimatif de celui-ci est fixé à 8.516 fr. 17. Après deux tentatives d'adjudication des travaux en octobre 1923 et janvier 1924, et n'ayant pas trouvé de preneur, le conseil municipal décide de traiter de gré à gré avec un entrepreneur.
En attendant cette construction et pour faire patienter encore une fois les mélomanes et les musiciens, M. Adam, électricien procède en juin 1923 à l'installation de l'éclairage électrique du kiosque, en remplacement des becs de gaz.
Une grande fête est programmée pour le 27 juillet 1924 à l'occasion de l'inauguration de l'achèvement du Kiosque, enfin chapeauté. Dès le 13 juillet 1924, la Société Lyrique vient donner un concert sur le kiosque en travaux, à présent couvert : les spécialistes apprécient les améliorations apportées, notant qu'
il y a davantage de sonorité, beaucoup plus d'ensemble, les ondes harmonieuses ne se perdent plus dans l'espace, mais se groupent agréablement.
Le 27 juillet, jour de la fête de l'inauguration annoncée, le Kiosque à musique, maintenant pourvu de son toit en zinc brillant, est décoré d'une parure superbe où se nichent des centaines d'ampoules électriques multicolores.

L'année suivante, en avril 1925, M. Faure, serrurier, installe une rambarde de fer sur le kiosque.
Le 19 juillet 1933, le Conseil municipal vote le goudronnage du plancher du kiosque à musique ; ce travail sera confié à la Société du Bitume Liquide un an plus tard, le 24 novembre 1934. Dans le même temps, le maire d'Issoire, François Albert-Buisson signe un devis, pour 2.205 francs, le 3 août 1934, ayant pour objet de bétonner le sol environnant le kiosque.

Le 1er juin 1929, le Rugby-Club Issorien (R.C.I.) crée la section du Basket Ball d'Issoire. Muni de leur propre équipement, les sportifs vont s'entraîner et organiser leurs compétitions, pendant les deux premières années d'existence du club, sur le terrain des Casernes, en d'autres termes la place de la Caserne, contiguë à la place de la Montagne. Par la suite, les rencontres auront lieu sur le stade Albert-Buisson.
De son côté, la Boule Issoirienne organise, pendant la même période des années 1930, des concours de boules sur un terrain aménagé à cet effet sur la place de la Montagne.

En 1968, la Gendarmerie nationale a quitté les lieux, ses locaux ont été détruits, remplacés par un immeuble neuf, à usage commercial et d'habitation. Le Kiosque à musique a été supprimé dans le même temps et l'ensemble de la place de la Montagne et du Foirail a été transformé en un vaste parc de stationnement.
Kiosque supprimé.

voir ici Place de la Montagne et du Foirail d'Issoire sans son kiosque, aujourd'hui.(1/3) (2/3) (3/3)

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publié par JeanMarc Lun 9 Avr 2018 13:14

Les concerts de la Société Lyrique se déroulent quasiment systématiquement sur la Place de la Montagne
16 avril 1876 — Programme des morceaux qui seront exécutés dimanche prochain 16 du courant par la Société Lyrique, à 4 heures et ½ sur la place de la Montagne : 1° Le Troubadour, pas redoublé, Sellenick. — 2° Victoria, redowa. Christophe. — 3° La Fille de Madame Angot, valse. Lecocq. — 4° Ouverture de la Croix d'honneur. Bléger. — 5° Claudinette, polka pour flûte. Blin. — 6° Le Petit-Mas, quadrille. Blin.
8 juillet 1877 — Société Lyrique d'Issoire. Programme des morceaux qui seront exécutés le dimanche 8 juillet 1877, à 8 heures et ½ du soir, sur la place de la Montagne : 1° Mascaret, pas redoublé. Clodomir. — 2° L'Aventurier, ouverture. — 3° Haydée, (fantaisie sur l'opéra de). Auber. — 4° Les Noces de Jeannette, mosaïque. V. Massé. — 5° Le Franc-Juge, quadrille. Jhean.
19 février 1879 — Dimanche dernier, comme nous l'avions annoncé dans notre précédent numéro, la Société Lyrique s'est fait entendre sur la place de la Montagne. Le programme était des plus alléchants; l'exécution des morceaux a été parfaite. Les solis ont été enlevés d'une façon brillante et avec beaucoup de sûreté par MM. Ferrier, Paire, Guerrier et Pallas. Programme : Brisket, allégro militaire. Khunn. — Barbe-bleue, fantaisie. Offenbach. — Barbier de Séville, cavatine. Rossini. — Haydée, fantaisie. Auber. — Aria di Bravura, variations. Jhean. — La jolie Hongroise, valse. Fischer.
7 mai 1879 — La Société Lyrique n'ayant pu se faire entendre dimanche dernier, à cause du mauvais temps, donnera son concert dimanche prochain, sur la place de la Montagne, à 4 heures ½ du soir. Programme : 4. Vichy, allégro militaire. A. Brunet. — 5. Kyss-my, valse. Jehan. — 5. Haydée, fantaisie. Auber. — 4. L'Aventurier, ouverture. Martini. — 5. La Phénicienne, mazurka, De Bligny. — 6. Ivanouna, allégro militaire. Rosenboom.

7 au 10 septembre 1878 — La Place de la Montagne est l'épicentre de la Fête patronale d'Issoire
— La fête patronale de notre ville qui sera célébrée les 7, 8, 9 et 10 de ce mois, s'annonce sous les plus brillants auspices, et ne peut manquer d'attirer un grand nombre de visiteurs. Les amusements seront aussi nombreux que variés, et on pourra en juger par le programme que nous publions plus bas. Nos édiles ont eu l'heureuse idée, et ce ne sera pas un des moindres attraits de la fête, de faire revivre les anciennes bourrées dansées par nos pères aux sons du fifre et du tambour, et de les mettre en parallèle avec les polkas, les mazurkas, les schottisch et autres danses plus ou moins tournantes, importées chez nous par l'émigration polonaise, et que la mode a adoptées au détriment de l'adresse et de la science chorégraphique qu'exigeaient nos vieilles contredanses, de la grâce et de l'entrain de nos bourrées gauloises.
A ce tournoi prendront part seulement les anciens, car aux termes de l'arrêté municipal ne pourront y figurer que des personnes âgées d'au moins cinquante ans.
Le revers de la médaille sera de voir s'escrimer à qui mieux mieux avec plus de bonne volonté que de grâce, des femmes dont on citait autrefois la fraîcheur et la beauté, remplacées aujourd'hui par des rides profondes, et dont la taille autrefois si svelte, a succombé sous le faix des ans et des rudes travaux des champs.
Le concert qui sera donné le 9 par notre Société lyrique, attirera nécessairement de nombreux amateurs du voisinage, car outre une exécution excellente, le programme dont nous donnons le détail, sera en parfait rapport avec la solennité.
De nombreuses invitations ont été faites, et si le temps ne vient pas se jeter au travers de nos préparatifs nous pouvons proclamer que la fête sera splendide.
— Samedi 7 septembre. Retraite par les tambours et les clairons des Sapeurs Pompiers, à 8 heures du soir.
— Dimanche 8 septembre. A 5 heures du soir. — Place de la montagne. Concours pour le prix de danse (Bourrées d'Auvergne), âge minimum, 50 ans.
On pourra se faire inscrire à la mairie jusqu'au samedi soir, 7 septembre. Plusieurs prix seront distribués par un Jury composé d'Anciens.
A 8 et ¼ grande retraite aux flambeaux par la Société Lyrique. La retraite fera le tour des boulevards, en partant de l'hôtel Egal, à son arrivée sur la Place de la République. Grand feu d'artifice.
— Lundi 9 septembre. Salle du spectacle, grand concert vocal et instrumental.
— Mardi 10 septembre. A 5 heures du soir, Concert public sur la Place de la Montagne. Et à l'issue du Concert pour la clôture de la Fête, grande retraite aux flambeaux.

La Société musicale Les Enfants d'Issoire fait une rapide apparition de 1882 à 1884
26 mars 1883 — Société musicale Les Enfants d'Issoire. Programme du concert qui aura lieu à 4 heures ½, sur la place de la Montagne, le Lundi 26 Mars : 1. Les Enfants d'Issoire, pas redoublé, Martin. — 2. La Jarretière de Rosine, valse, Mullot. — 3. Cyclope, allegro militaire, Tillard. — 4. La Fleur d'or, fantaisie, Sinoquet. — 5. La Réjouissance, quadrille, Ziégler.
5 mars 1884 — Dimanche prochain, la Fanfare de Champeix, désireuse de fraterniser avec les musiciens de notre ville et de procurer un peu de distraction à nos concitoyens, se rendra à Issoire. C'est une excellente idée dont nous félicitons nos aimables voisins. Voici le programme de la petite fête musicale de dimanche :
A 2 heures ½., réception de la Fanfare de Champeix par les Enfants d'Issoire. Défilé des deux Sociétés, qui exécuteront les morceaux suivants : Salut à la France, La Marseillaise, Périgueux.
A 4 heures, concert Place de la Montagne. Programme : 1. Les Girondins pas redoublé, par la Fanfare de Champeix. — 2. Les Trois Grâces, scottisch, par les Enfants d'Issoire. — 3. Martha, fantaisie, par la Fanfare de Champeix. — 4. Joli Cœur, allegro militaire, par les Enfants d'Issoire. — 5. Fleur de Corail, valse, par la Fanfare de Champeix. — 6. La Vallée des Roses, ouverture, par les Enfants d'Issoire. — 7. Le Marchidial, pas redoublé, par les deux Sociétés.
Tour de ville : retraite pendant laquelle les Sociétés exécuteront la Retraite du Concours de Champeix.

Faute de Kiosque à musique, les concerts se déroulent sur quelques tombereaux de terre amoncelés place de la Montagne
13 mai 1885 — Notre Société Lyrique se fera, entendre jeudi prochain, jour de l'Ascension, à 4 h. ½, sur la place de la Montagne. Nous donnons ci-dessous le programme des morceaux qui seront exécutés. Programme : 1. Fontainebleau, allegro militaire. Brunet. — 2. Fantaisie sur la Mascotte. Audran. — 3. Espérance, valse. O. Métra. — 4. Fantaisie sur la Traviata. Verdi. — 5. La Bachellette, polka-mazurka, A. Violot. Le Chef de musique, Antony Violot.
16 juin 1886 — Dimanche prochain, place de la Montagne, aura lieu à 5 h. du soir, un concert public. Le programme que nous publions ci-dessous comprend les morceaux du concours de Nîmes. Programme : 1. Maillochon, allegro militaire. Sallis. — 2. Ouverture de l'Ambassadrice, Auber. — 3. Air Varié et Tyrolienne (solo de baryton et saxophone alto), Hummel. — 4. Ouverture-Fantaisie, A. Violot. — 5. Lille, valse, Strauss. Le Chef de musique, Antony Violot.
22 juin 1887 — Dimanche prochain, notre Société Lyrique donnera, Place de la Montagne, un concert public, à 5 h. ½ du soir. Voici le programme de ce concert : 1. Allegro Militaire, Leroux. — 2. Ouverture de la Sirène, Auber. — 3. Fantaisie sur le Trouvère (1e partie) Verdi. — 4. Reine des Prés, valse, A. Violot. — 5. Fantaisie sur les Noces de Jeannette, Massé. — 6. Polka du Rossignol, Farlow. Le Chef de musique, Antony Violot.

21 août 1887 — Grande fête à l'occasion de l'inauguration du Kiosque à musique, sans toiture. Le photographe d'Issoire a immortalisé l'événement sur le kiosque
— La Fête a commencé à 4 heures. Depuis 3 heures on voyait déjà sur nos boulevards de jeunes Jockeys à ânes se livrer à l'entraînement classique de leurs montures, qui, pour la plupart se montraient fort rétives. Un de ces robustes coursiers entr'autres avait une prédilection toute marquée pour les trottoirs et les magasins ; ce qui a vivement amusé la galerie. A 4 heures précises a eu lieu le départ des concurrents pour courses à ânes et courses à pied.
Le bal d'enfant qui a eu lieu après les courses a été aussi gracieux, aussi beau que celui de la Kermesse.
Nous avons revu ces nombreux, élégants et gentils travestis, dont le succès n'a pas été moindre cette fois encore. Tout ce petit monde se trémoussait avec un sérieux des plus comiques au son de l'orchestre dirigé par M. Violot.
Photographie de ce groupe original a été prise par M. Toulot, d'Issoire.
Le tour de ville, qui a suivi le bal, a soulevé partout sur son passage de nombreux et chaleureux applaudissements ; le fait est que le coup d'œil était réellement charmant.
La Société lyrique a ouvert, à 9 heures et demie, la Fête de nuit par un concert des mieux composés. Les morceaux du programme ont été exécutés à la perfection, et la partie vocale, tenue par MM. Boucheron, Tesche, J. Vessely et Faure, n'a pas eu moins de succès.
La place de la Montagne présentait alors un spectacle des plus agréables à l'œil ; les feux des illuminations tranchaient agréablement sur le rideau de verdure des arbres, la foule allait et venait dans une demie lueur donnant à toute chose un aspect quasi fantastique.
Joli décor pour les sonneries de cor, dont le défaut capital a été d'être entendues de trop près !
La société de Gymnastique a pris part à la Fête de nuit en exécutant une pantomime comique, très réussie, et des groupes gymniques qu'on a vivement applaudis.
Une illumination, ou plutôt, un embrasement général de la Montagne a clos la Fête et annoncé la tombola.
En un instant, le Kiosque où se trouvaient exposés les lots, aussi variés que nombreux, a été entouré, assiégé.
Au moment de mettre sous presse, on nous communique le chiffre de la recette, qui est un joli chiffre, ma foi. Les organisateurs ont encaissé, dimanche dernier, la somme de 1435 francs.

Annonce d'Issoire Inauguration du Kiosque le 21 août 1887 - Fête patronale du 10 au 13 septembre 1887
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14 juillet 1889 — Fête nationale du Centenaire de la révolution de 1789 à Issoire
Samedi 13 juillet. — A 8 h. ½ du soir, salves d'artillerie, place de la République. Retraite aux Flambeaux par la Société Lyrique, avec le concours de la Société de Gymnastique.
Dimanche 14 Juillet. — Réveil en Campagne par les Tambours, et les Clairons des Sapeurs Pompiers de la Société de Gymnastique. Salves d'artillerie au moment du départ.
A 11 heures, banquet populaire
A 2 h. ½. Formation du Cortège, accompagné de la Société Lyrique, sur la place de la Mairie. — Départ à 3. h. moins ¼, pour aller prendre M. le Sous-Préfet, président de la Fête et se rendre, en passant sur les boulevards, place de la République pour inaugurer la Statue de la République.
A 5 heures, Concert, place de la Montagne, par la Société Lyrique. Programme :
1. L'Espoir de la Patrie, pas redoublé avec fifres, Lefèvre. — 2. Marche Indienne, avec fifres, Sellenick. — 3. Les Gloires de la France, fantaisie patriotique, Bléger. — 4. Léona, valse, Escudié. — 5. La Marseillaire, hymne national, Rouget de Lisle.
A 6 heures, lancement de Ballons grotesques, place de la Sous-Préfectuce.
A 8 heures, retraite aux Flambeaux, par la Société Lyrique. A 9 heures ½, feu d'artifice, place de la République.
Illuminations générales des monuments publics, places et boulevards.
Bals champêtres de nuit sur les places de la Montagne et de la Sous-Préfecture.

Les concerts se poursuivent de plus belle sur le Kiosque de la place de la Montagne, en dépit des réclamations qui affluent relatives à l'absence de toiture à celui-ci
26 avril 1891 — Dimanche prochain 26, à 5 heures, la Société Lyrique donnera un Concert sur la place de la Montagne. Le soleil daignant nous gratifier de sa visite, depuis quelques jours, nous sommes certain, si le beau temps se maintient, qu'il y aura foule autour du kiosque. Les concerts que nous offre la Société Lyrique si gracieusement, sont d'autant plus goûtés qu'ils sont très bien exécutés et que le programme est chaque fois en grande partie renouvelé.
1. Marche des Lycéens, Mougeot. — 2. Styrienne. A. Violot. — 3. La Douix, valse. Destrubé. — 4. Fantaisie sur Si j'étais Roi. Adam. — 5. Léa, mazurka. Hitz.
Le Chef de musique, Antony Violot.

29 mars 1893 — Dimanche prochain, à 4 heures, sur la place de la Montagne, la Société Lyrique donnera un concert. Si le temps, comme tout le fait espérer, se maintient au beau, il y aura autour du kiosque une affluence considérable. Programme : 1. En Avant, allegro militaire. Bourrellis. — 2. Cavaline. Rossini. — 3. Mathilde, valse. A. Violot. — 4. Fantaisie sur le Petit Duc. Lecocq. — 5. Paillettes d'Or, polka pour piston. Fajolle.
23 juillet 1893 — Nous publions ci-dessous le beau programme du concert que la Société lyrique donnera dimanche soir, 23 juillet, à 8 h. ½, sur la place de la Montagne : 1. David-Marche, Strobl. — 2. Ouverture de Poète et Paysan, Suppé. — 3. Espana, Valse, Waldteufel. — 4. Sur la Montagne, Fantaisie caractéristique, A. Violot. — 5. La Czarine, mazurka russe, L. Ganne. — 6. Les Bébés, polka drolatique, Buot.

18 juillet 1897 — Une des rares apparitions, sur le Kiosque à musique, de la Société chorale, fondée en 1897 dirigée par M. Cohalion
— Dimanche dernier 18, à 9 heures du soir, la Société chorale, sous la direction de M Cohalion, son chef, a donné un concert sur la place de la Montagne.
Affluence considérable et succès pour les chanteurs qui ont été applaudis après chacun de leurs morceaux. Vive la France, un chœur à 3 voix a été surtout bien interprété et a été bissé sur la demande du public.
Nos félicitations aux chanteurs et à M. Cohalion, le directeur de la Société qui a su, par son travail et son zèle former, en peu de temps, un excellent ensemble.
La section des trompettes a joué plusieurs morceaux qui ont été très applaudis.
En somme, beau concert pour une Société qui en est à ses débuts et qui compte de fort jolies voix de ténor.

7 décembre 1898 — La tête du Kiosque à musique est mise à prix
— Entre la première et la deuxième partie du concert, après une annonce humoristique, une quête a été faite pour la décapitée de la place de la Montagne, pour le kiosque qui réclame sa tête.
Cette quête a produit la somme de 55 francs ; réunie à celle qui a déjà été rassemblée dans ce but, elle servira, pourvu qu'elle grandisse, à fournir à ce malheureux kiosque une tête de bois doublée de zinc, pour lui permettre de faire concurrence à l'invalide à la tête de même.

Issoire - Place de la Caserne de Gendarmerie. Kiosque à musique — Concert Place de la Montagne
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5 mars 1902 — Cavalcade d'Issoire
— La cavalcade organisée par la jeunesse issoirienne et qui a eu lieu, dimanche dernier, a été fort réussie.
Sans comité, sans patronage quelconque, avec les ressources qu'ils étaient allés solliciter eux-mêmes, les jeunes issoiriens ont pu monter six chars bien ornés et former de nombreux groupes à pied et à cheval.
En tête du cortège qui s'est déroulé sans incident, ni accident, à travers nos boulevards et les principales rues de la ville, au milieu d'une affluence considérable venue des environs, chevauchaient cinq mousquetaires : l'un portait l'étendard vert de l'arrondissement, les autres sonnaient de la trompette.
Puis venaient : le Char de la Musique : un kiosque verdoyant surmonté d'une lyre, où la Société Lyrique jouait de gais pas redoublés ; le Char portant le Cuirassé le Terrible, un bateau avec fort tangage et roulis, monté par un équipage de jeunes mousses ; le Char Carnavalesque où se pressaient les arlequins, les clowns, les pierrots ; le Char de Gambrinus, un immense foudre sur lequel était assis le roi de la Bière ; le Char des Fleurs, orné de plantes vertes, où dans une corbeille tournante se trouvait une quantité de fillettes costumées en fraîches fleurs ; enfin le Char Anglo-Boër, où sur un kopje, un Boër tenait en respect une demi douzaine d'Anglais qui avaient écopé, mais à qui il avait laissé leur superbe uniforme.
Entre les chars s'avançaient des groupes à pied et ù cheval, aux costumes frais et riches. A citer : un Rajah de l'Inde tout scintillant, un François 1er rose, à toque et manteau de velours vert, un Henri II au maillot rose et au pourpoint bleu, un Charles IX tout blanc, des toréadors, des marquis, des seigneurs de tous plumages, des princes et dos ducs à cheval, l'épée nue à la main, des jockeys modernes, des picadors à cheval, etc., etc.
Les groupes comiques faisaient également bonne mine ; à noter : un couple auvergnat au pittoresque costume d'antan, des pierrots blancs à bicyclettes, des clowns à dos d'âne, des gardes champêtres, etc., etc.
Le temps s'était mis de la partie et avait daigné faire trêve à ses averses de la veille.
Durant le parcours, il a été fait une quête au profil des Pauvres de la ville et du « Sou des Boërs ».
En résumé, belle fête et bonne œuvre.

Quelques concerts sur le Kiosque avant le conflit
17 juin 1900 — La Société Lyrique donnera un concert public dimanche prochain, 17 juin, à 5 heures, sur la place du la Montagne. En voici le programme : 1. Souvenirs de Pontaumur, allegro militaire. A. Violot. — 2. Marche de l'Emir. Luigini. — 3. Venetia. valse. Buccalosi. — 4. Dans les Bois, fantaisie. A. Violot. — 5. Les Forgerons, polka. Bléger.
Le chef de musique, A. Violot.

10 mai 1905 — Dimanche prochain 14 mai, la Société Lyrique donnera un concert public, sur la Place de la Montagne, à 4 h. ½ du soir. En voici le programme : 1. Garde à vous, allegro militaire. Lepagnole. — 2. Cortège de Ballet, fantaisie. Avon. — 3. Rêve d'Orient, fantaisie. A. Violot. — 4. Fantaisie sur les noces de Jeannette. V. Massé. — 5. Le Verre en main, polka. Farbach. Le Chef de Musique, Antony Violot.
27 juillet 1911 — Voici le programme des morceaux qui seront exécutés au concert donné par la Société Lyrique, le jeudi 27 juillet, sur le Kiosque de la place de la Montagne, 8 h. ½ du soir : 1. Union et Fraternité. Flamand. — 2. Euterpe, ouverture. Andrieu. — 3. Souvenir d'Espagne, boléro. Ryembault. — 4. La Muezzin, morceau de genre. Allier. — 5. Clochelinette, polka. Simon. Le Directeur, Guerrier.
14 septembre 1913 — A 20 h. ½, place de la Montagne, concert par l'Orchestre Symphonique. Programme : 1. Joyeuse étape, marche. Tavan. — 2. Ouverture de lu Poupée de Nuremberg. Adam. — 3. Morena, valse espagnole. Lacoste. — 4. La petite mariée, fantaisie. Lecocq. — 5. Marche des Petits Soldats. Ganne.
15 Septembre 1913 — A 17 h., place de la Montagne, concert par l'Orchestre.Symphonique. Programme : 1. La Danubienne, marche. Bayer. — 2. Ouverture de Martha. Flotow. — 3. La Fille du Régiment, fantaisie. Donizetti. — 4. Faust, grande mosaïque. Gounod. — 5. La Mousmée, mazurka Ganne.

30 mars 1914 — L'arrivée du 16e d'Artillerie à Issoire
— C'est, lundi matin 30 mars, à 10 heures ½, que sont arrivées les 1re, 8e et 9e batteries du 16e d'arlillerie qui avec la 7e, déjà à Issoire depuis le 15 janvier, formeront la garnison de notre ville jusqu'au mois d'octobre prochain. Disons en commençant qu'Issoire a fait aux trois batteries auxquelles s'était jointe la 7e, une magnifique réception.
La ville s'était entièrement pavoisée ; l'appel adressé par M. le Maire aux habitants a été entendu, et partout, comme par enchantement, les maisons se sont ornées de drapeaux et d'oriflammes ; jamais, on peut l'affirmer, il n'y a eu dans notre ville, une telle unanimité.
Devant la caserne de gendarmerie s'élevait un arc de triomphe, précédé d'une véritable allée de mats ornés d'écussons et d'oriflammes.
Sur le boulevard de la Halle, partout des drapeaux ; sur le boulevard de la Manlière c'est une véritable voûte de pavillons multicolores ; de nombreux magasins sont décorés de guirlandes tricolores d'un goût parfait ; et, c'est ainsi tout le long de la voie que doit suivre le défilé. A la barrière de Clermont une banderole porte ces mots :
« Soyez les Bienvenus » : plus loin, on lit sur une autre : « Salut aux Soldats de la République. »
Bien avant 10 heures ½, une foule compacte se presse du côté de l'arrivée, foule où toutes les classes de la société sont fraternellement confondues. On remarque : la Municipalité, le Conseil municipal, des autorités, des notabilités, la Société Lyrique, sous la direction de M. Guerrier, la Société de gymnastique avec sa section de fillettes, sous les ordres de M. Manuby, la Société des Vétérans, avec son président M. Canaguier, la Société des Sports Athlétiques, etc.
Mais les trompettes se font entendre ; c'est le groupe qui arrive, commandé par M. le chef d'escadron Floutier, ayant à ses ordres le capitaine Marchand de la 9e batterie, le capitaine Motte de la 7e, le lieutenant Bigondeau, commandant la 1re, le lieutenant Guillard, commandant la 8e, les autres lieutenants et sous-lieutenants.
Les clairons et tambours de la Société de Gymnastique et des Sapeurs-Pompiers sonnent et battent aux champs, la Société Lyrique joue la Marseillaise, la foule applaudit, c'est un moment inoubliable.
Les officiers arrivent devant la place de la Montagne ; la colonne s'arrête : M. Boyer ayant à ses côtés MM. Cibrand et Rouvet, adjoints, s'avance et prononce l'allocution suivante (...) (discours)
On crie « : Vive l'armée ! Vive la France ! Vive la République ! Vive le 16e ! » et le défilé s'organise. En tête, les trompettes qui sonnent de joyeuses fanfares, puis les diverses Sociétés qui marchent crânement, on admire surtout la section des jeunes filles de l'Issoirienne dans leur coquet costume blanc, avec en sautoir, un ruban tricolore. La Société Lyrique joue un brillant pas redoublé et c'est au milieu d'une véritable haie humaine, devant des maisons aux balcons et aux fenêtres chargés de curieux, que les Batteries gagnent le quartier.
A 4 h. ½, il y eut vin d'honneur à l'Hôtel de Ville, auquel étaient invités les officiers et sous-officiers du 16e, ainsi que les corps constitués et les fonctionnaires. La Société Lyrique prêtait son concours à cette fête toute fraternelle ; placée dans la cour, elle a salué l'entrée des officiers par la Marseillaise et joué les meilleurs morceaux de son répertoire.
Une foule considérable était accourue et tenait par sa présence à manifester sa sympathie.
Le soir, il y eut retraite aux flambeaux et illuminations générales. En tête venait un piquet à cheval, puis la Société Lyrique encadrée par des soldats porteurs de lanternes ; en queue, un autre piquet. Une foule immense précédait, suivait et entourait musiciens et soldats.
La retraite a suivi non seulement son itinéraire habituel, c'est à dire le Tour de ville, mais encore a parcouru les principales rues de la ville et du faubourg. Les illuminations étaient nombreuses et superbes; on aurait vraiment dit un soir de fête nationale.

Issoire - Arrivée du 16e d'Artillerie le 30 mars 1914 place de la Montagne
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13 juillet 1924 — Après 37 ans de vaines réclamations, les Issoiriens obtiennent enfin une couverture pour leur Kiosque. Les premiers essais de concert sur celui-ci, encore en travaux, semblent satisfaisants.
— La fête du 14 juillet a été célébrée à Issoire avec l'entrain habituel. La veille, le 13, il y eut une belle retraite aux flambeaux, à laquelle prirent part les trompettes du 113e d'artillerie, la Société Lyrique, les clairons et tambours des Sapeurs Pompiers et de l'Issoirienne. La foule a beaucoup goûté les pimpantes fanfares sonnées par les trompettes qui sont maintenant en nombre sérieux.
La revue qui figurait au programme a été supprimée par suite de la température sénégalienne dont nous pâtissons.
Dans l'après-midi, l'Issoirienne a donné une séance sur la Place d'Espagne au milieu d'une affluence considérable. Considérable aussi était celle qui se pressait à 21 heures 15 sur la Place du Collège pour assister au feu d'artifice, le premier que l'on tire, depuis la guerre.
A l'issue de ce point du programme, la foule se dirigea vers la Place de la Montagne où la Société Lyrique donnait un concert, sur le kiosque actuellement en achèvement.
Bien qu'il ne soit pas encore complètement terminé, le public a déjà pu se rendre compte de son influence sur les morceaux exécutés. Il y a davantage de sonorité, beaucoup plus d'ensemble, les ondes harmonieuses ne se perdent plus dans l'espace, mais se groupent agréablement.
La fête s'est terminée par un grand bal, au Café des Tilleuls qui a eu son succès habituel.

27 juillet 1924 — Fête Issoirienne ; la toiture du Kiosque est terminée
— La place de la Montagne se prête admirablement aux fêtes comme celle que la Société Lyrique a donnée dimanche et qui a obtenu le plus franc succès.
Vaste, séparée de la voie publique, d'accès facile, ombragée par des ormes séculaires, elle est le meilleur cadre d'une kermesse aux attractions diverses.
Le kiosque de la musique, maintenant pourvu de son toit en zinc brillant avait reçu une parure superbe où se nichaient des centaines d'ampoules électriques multicolores.
Ajoutez à cela un théâtre champêtre, un carrousel de chevaux de bois, un tir et vous aurez une faible image de ce qu'était, ce 27 juillet, la place aux lignes d'habitude sévères.
A 14 h. 30, la Société Lyrique, précédée des clairons et tambours et d'une section de la Société de Gymnastique l'Issoirienne, défila sur les boulevards et gagna l'enceinte de la fête.
Celle-ci fut ouverte par un superbe concert donné par la Société, sous la direction de son chef, d'orchestre, M. Gustave Guerrier, avec un programme choisi.
Tous les morceaux furent enlevés avec un brio, un ensemble, une observation des nuances, accueillis par des applaudissements chaleureux. Le public se rendait compte que désormais, la Société se trouvait déjà placée dans de meilleures conditions qu'autrefois, pour faire ressortir ses qualités.
La fête de nuit a été réellement splendide; avec ses deux mille ampoules électriques multicolores, la place de la Montagne offrait un coup d'oeil comme jamais Issoirien ne lui avait encore vu. Le kiosque, en particulier, étincelant de clarté, fleuri du haut en bas, à profusion, ressemblait à un palais de lumière.
L'électricien bien connu, M. Adam, qui s'était chargé de cette illumination, mérite de sincères félicitations, d'autant plus qu'il n'y eut aucune lacune, aucune panne désagréables. Aussi la foule était-elle considérable et ne ménageait-elle pas sa satisfaction.
L'Orchestre Symphonique, que dirige M. Gustave Guerrier avec un zèle et un dévouement constants, qui prêtait son concours à cette partie de la fête, a joué divers morceaux bien choisis qui ont suscité de longs bravos; car c'était la première fois qu'il pouvait donner la mesure de ses qualités.

Issoire - Route de Clermont, Kiosque et sa toiture tant attendue, place de la Montagne
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11 au 14 septembre 1926 — Fête patronale d'Issoire. Concert sur le Kiosque, meeting d'aviation...
— Samedi 11 septembre 1926. A 20 h. 15, Retraite aux Flambeaux par la Société Lyrique, avec le concours des élèves tambours et clairons, des tambours et clairons de la Cie des Sapeurs-Pompiers et des trompettes du 113e Régiment d'Artillerie.
— Dimanche 12 Septembre 1926. A 17 heures, place de la Montagne, grand Concert par la Société Lyrique.
Programme : Les Cadets de Russie, allegro. Sellenick. — Ste-Cécile, ouverture. Blémant. — Marche de l'Emir. Luigini. — Faust, fantaisie. Gounod. — Bourrées d'Auvergne. Marthe.
— Lundi 13 Septembre. A 14 heures, sur le terrain de manœuvres du 113e d'artillerie, Grand Meeting d'Aviation, avec le concours de l'as Gilbert Sardier, président de l'Aéro-Glub d'Auvergne, des pilotes Pinot et Dubief, etc. et de Mlle Gollin, parachutiste. (La Société Lyrique prêtera également son concours).
— Mardi 14 Septembre, à 14 heures, Courses cyclistes. Bals, attractions diverses, théâtre.

Quelques Concerts sur le Kiosque enfin doté de sa couverture
2 juillet 1925 La Société Lyrique donnera le Jeudi 2 juillet, à 21 heures, sur le kiosque de la place de la Montagne, un concert de nuit dont voici le programme : 1. Le Mornant. Paponaud. — 2. Ouverture la Fée Mimosette. P André. — 3. Rip-Rip, fantaisie. Planquette. — 4. Epousailles joyeuses, fantaisie. Violot. — 5. Bonne nuit, retraite. Bajus.
Le chef de musique, G. Guerrier.

18 mai 1930 — La Société Lyrique, sous la direction de son chef, M. Ronger donnera dimanche prochain 18 Mai, à 15 heures sur le kiosque de la place de la Montagne, un concert dont voici le programme : 1. Flamanda, pas redoublé. Flamand. — 2. Le Lac des Fées, ouverture. Aubert. — 3. Frêle Esquif, valse. H. Devoivre. — 4. Hans le Joueur de Flûte, fantaisie. L. Ganne. — 5. La Saint-Cyrienne, défilé. Houziaux.
30 août 1930 — Concert de Nuit par la Société Lyrique, sous la direction de son chef M. Ronger. Samedi prochain à 21 heures, sur le kiosque de la place de la Montagne : 1. Excelsior, pas redoublé. Devoivre. — 2. La Victorieuse, ouverture. L. Flamand. — 3. Préambule et Cortège. Barat. — 4. Printemps Charmeur, valse de concert. J.M. Champel. — 5. Sans Peur, pas rédoublé. Jules Watel.
21 avril 1934 — Samedi prochain 21 avril, à 21 heures la Société Lyrique sous la direction de son chef M. Oudin, donnera sur le kiosque de la place de la Montagne, son premier concert de nuit. Voici le programme : 1. Dilbeck-Marche, pas redoublé. Marchand. — 2. Les Ruines d'Hippone, fantaisie. Aron. — 3. La Fille de Madame Angot, fantaisie. Lecoq. — 4. Faust (mosaïque sur). Gounod. — 5. Gloire à Bacchus, polka chantée.
Des chaises seront mises à la disposition du public. La location de chaque chaise donnera droit à un billet de tombola.

14 mai 1931 — Concert des Trompettes du 16e R.A.D. sur le Kiosque de la place de la Montagne
— Devant une nombreuse assistance dans laquelle on remarquait toutes les personnalités issoiriennes et notamment M. le colonel Pichot, les trompettes du 16e régiment d'artillerie ont donné, jeudi 14 mai dernier, jour de l'Ascension, un concert sur le kiosque de la place de la Montagne.
Favorisé par un temps magnifique, il a obtenu un beau succès et nos artilleurs, bien dirigés par leur chef, le maréchal des logis Henri, recueillirent tout au long du programme, de chaleureux applaudissements.

6 septembre 1931 — Concours de boules sur la place de la Montagne. Le Kiosque à musique sert au tirage au sort
— Le Concours de Boules du 6 Septembre organisé par La Boule Issoirienne sous le patronage de la municipalité se déroulera sur la Place de la Montagne, aménagée à cet effet.
Le Comité d'organisation a tout mis en œuvre pour assurer la réussite de cette belle manifestation.
Son succès est d'ores et déjà assuré ; les meilleures quadrettes de la région ont fait parvenir leurs engagements, et si le beau temps veut bien se mettre de la fête, les issoiriens auront l'occasion d'applaudir les exploits de 150 joueurs.
Le tirage au sort aura lieu le dimanche 6 septembre à 8 h. 30, sur le kiosque de la place de la Montagne.
Les parties seront jouées en 13 points et les finales en 15 points. Chaque quadrette devra être munie d'un but.
Le concours se terminera dans la même journée.

28 octobre 1934 — Foire aux bestiaux sur le foirail place de la Montagne suivi d'un concert au Kiosque
— Le Comice agricole que M. Amilhon préside toujours avec autant de dévouement que de compétence, tint à 9 heures, une réunion à l'Hôtel de Ville. Le jury fut constitué. Ses membres se rendirent ensuite place de la Montagne où, ils procédèrent aux diverses opérations d'examen et de classement des animaux présentés.
On constatait avec plaisir que le nombre des sujets amenés, était nettement supérieur à celui des années précédentes. Les bovins appartenaient, comme de coutume, aux trois races qui sont utilisées dans la Limagne : ferrandaise, charollaise, salers, et étaient pour la plupart d'un bel aspect.
Il y avait également sur le foirail une dizaine de lots de moutons, quelques spécimens des espèces chevaline et porcine, des oies, et enfin de jolies poules Leghorn.
Tout à côté, on pouvait admirer une exposition des produits du sol, présentée par M. Vigier-Boucheix,
de Brioude, le Syndicat d'Orbeil et divers autres producteurs. L'attention des visiteurs était encore retenue sur la même place par une intéressante exposition de machines agricoles.
A midi, au kiosque à musique, M. Azant, secrétaire du Comice, entouré des membres du bureau, donna lecture du palmarès. La distribution des récompenses fut faite immédiatement après.

Issoire - Place du Foirail (cliché La Montagne 1969 et 1983)
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31 mai 1939 — Concert de l'Harmonie Municipale de Vichy sur le Kiosque de la place de la Montagne
— L'Harmonie Municipale de Vichy, musique d'honneur du Festival, donna à 20 h. 30, un magnifique concert sur le kiosque de la place de la Montagne, brillamment illuminé. Les abords du kiosque étaient noirs de monde.
La phalange vichyssoise qui compte dans ses rangs de brillants artistes et un chef de grande valeur, M. Danjaume, obtint un succès triomphal et légitime. L'exécution des Echos d'Auvergne, de La Walkyrie et des Scènes Pittoresques, de Massenet fut particulièrement goûtée du public qui souligna l'interprétation de ces œuvres par d'enthousiastes applaudissements.
Aussi, à notre tour, félicitons-nous sans réserve, tous les musiciens et principalement leur chef et les solistes : MM. A Relin, Cagnard, Magnez, Daguillon, ainsi que le sous-chef, M. Marocaine.
Le concert terminé, la foule s'écoula lentement ; les uns se dirigeant sur le centre de la ville où ils ne se lassèrent pas d'admirer l'aspect féerique que donnaient à la cité ses milliers de feux multicolores, les autres, vers les attractions foraines et les bals publics.

Sociétés musicales actives à Issoire en 1909 :
Société Lyrique (fanfare), fondée en 1875, président A. Boucher, direction Gustave Guerrier, 40 exécutants ;
Société chorale, fondée en 1897, président Fiocre, direction Cohalion, 30 exécutants ;
Orchestre symphonique, président Drouot, direction Gustave Guerrier, 30 exécutants.


(1) Le couvent Notre-Dame des Bénédictines de la porte du Pont-Neuf, au sud de la ville, a bien souvent fait l'objet de confusion, par les divers narrateurs, avec le couvent de la Visitation-de-Sainte-Marie qui était, lui, situé près de la porte de Berbéziade, au nord.
Le couvent Notre-Dame situé au bord de la rivière de la Couze Pavin, après les vicissitudes de la révolution, sera mis en adjudication au prix de 45.000 francs en juillet 1905. L'enchère sera emportée par la ville d'Issoire pour 80.200 francs. La municipalité donnera immédiatement ce beau bâtiment (qui existe toujours) en location à un certain Lescure, fabricant de dentelles. L'établissement de M. Lescure s'appelait La Gergovia.

(2) Par délibération du Conseil Municipal d'Issoire du 29 décembre 1878, le Maire, Jean Naffre, prend un arrêté concernant la répartition des animaux sur le foirail : les animaux gras sont parqués place de la Montagne, les bêtes de trait et vaches laitières sur le Marché-au-Bois, lequel est contigu à ladite place de la Montagne.
La foire de Quasimodo, tout comme celle de Saint-Paul étaient très bien achalandées. Des milliers de bêtes y étaient acheminées et vendues.
Les chiffres de la foire de Quasimodo du 26 avril 1876 sont éloquents :
Bœufs amenés 341, vendus 196; vaches amenées 227, vendues 133; vaches de trait amenées 1036, vendues 499; moutons amenés 1234, vendus 511 ; porcs amenés 77, vendus 32 ; cochons de lait amenés 407, vendus 192 ; poulets amenés 186, vendus 186.
Les ventes ne feront qu'accroître d'année en année. Alors que bon nombre de foires geignent continuellement et se plaignent de la marche des affaires, à Issoire, les transactions sont toujours au beau fixe.
Sur la foire du 10 août 1892,
rarement on a vu tant de monde et un si grand nombre de transactions : au foirail on comptait 897 bêtes à cornes dont 650 ont été vendues ; 617 moutons dont 569 vendus, 44 porcs gras dont 33 vendus, 515 porcs ordinaires dont 426 vendus, avec une certaine baisse dans les prix.
En février 1893,
la place du foirail et la place de la Montagne étaient garnies de bêtes à cornes : 807 bœufs, 1103 vaches grasses, 1619 vaches de trait, en tout 3529 têtes s'y trouvaient réunies. 3088 têtes ont été vendues :
692 Bœufs, 894 vaches grasses, 1502 vaches de trait.
Durant toute l'après-midi et durant une partie de la journée du lendemain la gare des marchandises était occupée à expédier les animaux achetés pour le dehors ; elle a employé à cet usage environ 84 wagons.
Le marché aux chevaux n'est pas de reste : 83 animaux ; 47 ont été vendus.
Au marché aux moutons se trouvaient 1206 bêtes ; 1109 ont été vendues.
Au marché aux porcs il y avait 1523 de ces animaux ; 1373 ont été vendus....

(3) L'absence de garde corps au Kiosque à musique occasionnera d'ailleurs plusieurs accidents. Ainsi, le dimanche 18 décembre 1887,
pendant le concert, un gamin, poussé par un de ses camarades, est tombé du haut du kiosque de la musique et est resté assez longtemps sans connaissance. Toutefois, son état n'inspire aujourd'hui aucune inquiétude.
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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 17 avr. 2018 15:20

ISSOUDUN - Jardin des Champs-Élysées - Le Kiosque
(INDRE)
Les fortifications d'Issoudun, commencées avant l'an mil, s'étalent sur plusieurs siècles. En 1566, Jean Chaumeau, sieur de Lassay, avocat au siège présidial de Bourges, nous décrit très fidèlement la cité Issoldunoise et plus précisément ses quatre faux bourgs, situés hors les murs de la ville : Villatte au midy, Sainct Patier — Paterne — à l'occident, Romme du costé du septentrion et enfin celuy qui est du costé de l'Orient appelé de Sainct Jean, prez duquel y a un beau et grand cemitière, et prez d'iceluy le couvent de Saint François.
François de Belle-Forest en 1575 confirme que le cemitière du faux bourg de Sainct Jean est des plus beaux qu'on voye et note que le couvent de Saint-François des Cordeliers a une chapelle de bon revenu.
Le beau cimetière est donc situé en sortie de ville, près d'une des sept portes d'accès, la porte de l'Avenier ; il est mitoyen au couvent, lequel est fondé peu après 1240 avec l'aide financière des seigneurs de Chauvigny.

Plan d'Issoudun en 1837
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Les Cordeliers cessent leurs activités en 1787 et les bâtiments sont alors démolis. Le 18 vendémiaire an V — 9 octobre 1796 —, le Directoire exécutif du conseil des cinq cents demande l'autorisation d'acquérir l'enclos des ci-devant Cordeliers d'Issoudun pour y établir son cimetière. Les motifs allégués sont que le cimetière actuel n'est pas assez spacieux, ni suffisamment aéré, et qu'il en émane, lors des chaleurs, des exhalaisons méphitiques occasionnant régulièrement des épidémies. Le séculaire et beau cimetière attenant au couvent des Cordeliers, situé entre Le Petit Fossé et la future rue de l'Ancien Cimetière, devait d'ailleurs refuser du "monde" depuis qu'il était en activité !
Le nouveau cimetière ouvre ses portes deux ans plus tard en l'an VII (1798), sur la rue des Champs d'Amour.
En 1833, le nouveau cimetière, tout comme l'ancien sont transférés, comblés et aplanis. A leur emplacement, on crée, sur le plus récent, le Champ de Foire aux bestiaux, et sur le plus ancien, le Jardin Public des Champs-Élysées.
Le nouveau square est planté d'arbres, des allées sont tracées, un bassin circulaire avec effet d'eau central est aménagé, des grilles sont installées tout autour. Ses rues attenantes seront rebaptisées ultérieurement boulevard des Champs-Élysées pour
Le Petit Fossé et rue de l'Égalité pour la rue de l'Ancien Cimetière.
Dans le coin du Jardin, à l'angle de la rue des Champs d'Amour, un Château d'Eau en pierre est construit en 1877.

Issoudun - Entrée du Jardin des Champs-Élysées — Le Jardin public et le Château d'Eau
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Le couvent des Ursulines, installé à Issoudun à partir de 1637, est, à l'instar de tous les édifices religieux, saisi et vendu lors de la révolution. Il est occupé par une école jusqu'en 1837, date à laquelle il est transformé en caserne d'infanterie, devenue caserne Jardon en 1859. Le 68e régiment d'infanterie y est en garnison à partir de 1875.
La musique du 68e R.I., dirigée par M. Hoste depuis le 10 mars 1884, est présente à toutes les cérémonies Issoldunoises tout comme la Fanfare municipale. Les Gâs du Berry, qui écument la région depuis 1888, ne sont jamais bien loin quand il s'agit d'une fête.
Un Kiosque à musique devient donc indispensable à Issoudun et la municipalité se charge de sa construction.
Il est édifié, vers 1898, dans le jardin des Champs-Élysées, près du bassin. De forme circulaire, constitué d'un simple soubassement en pierre rehaussé d'une margelle, ce Kiosque à musique est accessible au moyen d'un escalier de trois marches et demie. Faute de toiture, huit arbres sont plantés tout autour de l'édifice. Huit piliers de fonte, installés sur sa bordure, soutiennent un cerceau sur lequel est disposée une rampe de lampes. Un lampadaire est installé au centre du plateau du kiosque.

Issoudun - Les Champs-Élysées, Bassin et Kiosque à musique
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En 1911, le conseil municipal dirigé par le docteur Fernand Guilpin (1867-1927), maire de 1908 à 1914, est chargé de faire édifier un monument en hommage au philanthrope François Mousnier (1804-1883). Ce dernier, propriétaire d'exploitations forestières situées dans l'Indre et le Cher, mort sans descendance, a légué à son décès, une rente perpétuelle tirée de ces exploitations, à attribuer à « trois pères pauvres considérés comme les plus pauvres et vertueux ». (1)
Le sculpteur Raoul Martin (1873 - † après 1927) est chargé de la conception et de l'exécution du monument représentant, en bronze, deux enfants debout devant un piédestal supportant le buste de Mousnier, également en bronze. L'oeuvre est inaugurée le 21 avril 1912, dans le jardin des Champs-Élysées, tout près du Kiosque à musique.
Raoul Martin, les 9 et 10 mars 1927, va faire la une de tous les journaux. (2)

Issoudun - Monument en hommage au philanthrope François Mousnier, jardin des Champs-Élysées
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Honoré de Balzac (1799-1850) qui a séjourné à plusieurs reprises, de 1834 à 1838, au Château de Frapesle d'Issoudun, lors de la rédaction de La Rabouilleuse, a été consacré par de nombreuses sculptures en son honneur.
A Issoudun, un premier buste, réalisé par le sculpteur Liger est inauguré le 19 juin 1927.
Il est suivi par la réalisation d'une stèle en granit bleu d'Auvergne dans laquelle est incrusté un médaillon de bronze réalisé en 1843, du vivant de Balzac, par le sculpteur Pierre-Jean David d’Angers (1788-1856). Le monument, offert par le docteur Moreau-Defarges, est érigé, le 29 juin 1930, dans le jardin des Champs-Élysées, entre le Kiosque à musique et le bassin circulaire, à l'occasion des fêtes du romantisme à Issoudun.


Issoudun - Bassin, Kiosque à musique et stèle Balzac — Stèle Balzac, monument Bonnenfant au fond
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Deux ans après, en 1932, c'est au tour de Léon Bonnenfant (1847-1938), architecte à qui on doit la restructuration du jardin des Champs-Élysées, d'être honoré par l'érection d'un buste en bronze à son effigie. Ce monument, du au sculpteur Paul-Gabriel Capellaro (1862-1956), est dressé en face de la stèle de Balzac.
Cinquante ans avant, en août 1872,
le jeune Bonnenfant avait sollicité la Commission de l'Instruction publique du Conseil général de l'Indre, afin d'obtenir une subvention de 600 frs pour l'aider dans ses études...

Issoudun - Buste de l'architecte Léon Bonnenfant au Jardin des Champs-Élysées
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Entre 1953 et 1958, un nouveau Kiosque à musique, tout en béton, prendre la place de l'ancien. Le soubassement est sensiblement identique, l'escalier d'accès compte maintenant six marches et demie.
La toiture en ardoises conique est supportée par neuf colonnes, ce qui en fait un ennéagone, un des rares kiosque ayant cette forme.

Issoudun - Nouveau Kiosque aux Champs-Élysées
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Le buste de Mousnier et les sculptures d'enfants, en bronze, sont partis à la fonte en Allemagne en 1942. En 1953, le buste du philanthrope est remplacé par un monument en pierre, mais les enfants disparaissent à tout jamais.
Le Château d'Eau de 1877 est dynamité par décision municipale en 1972, pour être remplacé par une salle des fêtes. Celle-ci est à son tour éradiquée en 2002, en même temps que le bassin circulaire : un centre des congrès est construit à cet emplacement en 2004. A cette occasion de grandes fouilles ont abouti nécessairement à l'exhumation de nécropoles et de fosses communes : il était évident que la place de l'ancien cimetière renfermait de tels vestiges.
En 2009, la municipalité découvrant quelques arbres malades sur le jardin, décide de faire tout abattre l'année suivante. Et dans la foulée, la mairie fait passer les bulldozers sur le Kiosque à musique des années 1960 : c'en est fini du jardin paysager, de son kiosque, de son bassin de ses statues...

Issoudun - Kiosque rasé par les bulldozers en 2010
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Le jardin des Champs-Élysées devient alors le jardin public Mendès-France. On y construit en toute hâte un nouveau Kiosque à musique en forme de soucoupe volante.
Cinq ans après, en 2015, la soucoupe volante, réalisée en bois et en résine, menace ruine. Il est décidé, de toute urgence, de procéder à son remplacement.
Même les kiosques en bois précurseurs des années 1860 à 1900 duraient plus longtemps !...
La stèle de Balzac est maintenant cachée dans la minuscule place Saint-Jean.
Kiosque supprimé, puis remplacé à trois reprises.

voir ici le Jardin Mendès-France, ex Champs-Élysées d''Issoudun et son nouveau Kiosque "soucoupe volante", aujourd'hui.
Concert sur le nouveau Kiosque d'Issoudun en 2015.
Stèle Honoré de Balzac, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Lun 16 Avr 2018 09:48

27 septembre 1907 — Concert sur le Jardin public : l'Internationale n'est pas censée plaire à tout le monde !
— On écrit d'Issoudun qu'à la suite d'une fêté organisée par la municipalité dont M. Dufour, député socialiste unifié, est le chef et à laquelle la Bourse du travail de Bourges et une musique populaire prenaient part, un incident auquel a été mêlé un officier de la garnison, le lieutenant Brault, s'est produit à la suite des faits suivants. La musique donnait un concert dans le jardin public. Dans la foule se trouvait en tenue civile le lieutenant Brault. Parmi les morceaux mis au programme figurait — délicate attention pour l'armée — l'Internationale.
Pendant l'exécution de ce chant révolutionnaire, l'officier perdit patience et siffla énergique ment. Aussitôt divers ouvriers qui l'avaient reconnu se précipitèrent sur lui en criant : « A bas les officiers ! » Il appela deux agents pour lui prêter main-forte ; mais ceux-ci ne voulurent pas intervenir. M. Brault fut enfin expulsé du jardin et non sans avoir été assez sérieusement bousculé. Rentré chez lui, il formula une plainte au procureur de la République pour outrages et violences. Cette affaire aura sans doute son dénouement devant le tribunal correctionnel.
Il n'est pas inutile de faire remarquer — ce qui explique d'ailleurs tout l'incident —, que les deux agents qui ont
refusé d'intervenir sont les employés de la municipalité ! Et il est vraiment admirable que ces unifiés, les mêmes qui préconisent la grève générale, l'antimilitarisme et la crosse en l'air, puissent posséder une parcelle d'autorité gouvernementale et avoir, notamment, la police à leur disposition ! Il ne manquerait plus, comme bouquet, qu'on leur donnât l'armée à commander !...
(Le Figaro 27 septembre 1907)

21 avril 1912 — Inauguration du monument en hommage à François Mousnier
— On nous écrit d'Issoudun. Dimanche dernier 21 avril, dans un bel élan d'enthousiasme, les Issoldunois ont tout à la fois célébré la mémoire du philantrope Mousnier, et acclamé le talent du jeune sculpteur Raoul Martin, deux enfants du pays qui les honorent.
Raoul Martin a su, dans une oeuvre aussi belle que sobre, traduire les sentiments de reconnaissance et d'admiration de ses compatriotes et fidèlement faire revivre les traits du regretté Mousnier. Ce monument perpétuera dans leur petite patrie, les vertus de l'un et le talent de l'autre.

3 août 1924 — Grand concert de l'Harmonie Issoldunoise sur les Champs-Élysées, à l'occasion de la fête des Sapeurs Pompiers
— Union départementale des Sapeurs-Pompiers de l'Indre. La petite manifestation organisée par l'Union de l'Indre promet beaucoup. A l'heure actuelle, plus de 350 sapeurs-pompiers ont donné leur adhésion officielle à cette fête et chaque courrier apporte de nouvelles adhésions. Nous donnons ci dessous le programme de la journée :
A 10 heures à la Mairie, salle du Conseil, assemblée générale de l'Union.
A 11 h. 30, réception des sapeurs de Châteauroux, Buzançais, Le Blanc, etc.
A 13 h. 30, rassemblement des compagnies et subdivisions place de la République.
A 14 h., revue par M. Jamet, maire d'Issoudun, conseiller général de l'Indre, accompagné des membres du Bureau de l'Union.
A 14 h. 30, défilé avec le concours de l'Issoldunoise et de sa batterie.
A 15 h., place des Marchés, démonstrations de manoeuvres et de moto-pompe.
A 16 h., place des marchés, concours de tambours et clairons, distribution des primes et médailles,
De 17 à 18 h., au jardin public, grand concert par l'Harmonie Issoldunoise.

Issoudun - Les Gâs du Berry au Kiosque des Champs-Élysées — Le Réveil d'Issoudun fondé en 1926
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29 juin 1930 — Centenaire du romantisme à Issoudun. Inauguration de la Stèle Balzac au jardin des Champs-Élysées
— Issoudun fêtait, dimanche, le centenaire du Romantisme en inaugurant une stèle dans son jardin public « Les Champs Élysées », en l'honneur de Balzac. Honoré de Balzac vécut, en effet, de longs mois au château de Frapesle, où il écrivit La Rabouilleuse.
Une exposition de souvenirs de 1830-1850, livres, reliures, gravures, bustes, peintures, dans les salles du collège, intéressa vivement, les visiteurs.
Cet ensemble, réunie par MM. Joseph Pierre et Joseph Thibaut, fut particulièrement goûté du président Edouard Herriot, qui était venu prononcer un discours-conférence sur Flaubert et George Sand.
Après un grand banquet qui groupa un millier de personnes, parmi lesquelles Mme Aurore Lauth-Sand, petite-fille de George Sand, Mme Harloy, MM. Cosnier, Dauthy, sénateurs ; Bellazel, Héliès, députés, etc.,
un cortège, qui comprenait toutes les reines des cantons, en robes blanches, les Compagnons du Devoir, avec leurs rubans el leurs cannes, les gars du Berry, sonneurs de vielles, soit les maîtres sonneurs et les Compagnons du Tour de France, célébrés par George Sand, se rendit sur la grande place où Edouard, Herriot prononça un admirable discours.
Propagé dans toute la ville par des haut-parleurs puissants, ce discours, plein d'émotion et de générosité, constitue une admirable page de littérature et d'histoire, évoquant la splendide amitié qui unit Balzac, George Sand et Flaubert. Herriot montre, aux auditeurs tout ce que la démocratie actuelle doit au romantisme. Il exalte cette foi en l'avenir qui fut celle de tous ces grands auteurs.
Cette conférence, coupée d'ovations fréquentes, dura une heure environ. Puis, ce fut la visite à Frapesle, l'inauguration du monument offert par le docteur Moreau-Defarge.
Le président Herriot alla ensuite visiter Nohant, où il admira le théâtre de marionnettes qui est resté intact depuis la mort de la grande romancière de La Mare au Diable.
Le soir l'Aiglon a été magnifiquement interprété par une tournée composée uniquement d'artistes des grandes scènes parisiennes, dont Mlle Ventura de la Comédie-Française, était la vedette.

17 juillet 1932 — La fête nationale à Issoudun. Les écoliers attendent impatiemment leur prix devant le Kiosque à musique où les officiels se sont installés. Concert de l'Harmonie Issoldunoise
— Mercredi soir,la fête nationale a débuté par la retraite aux flambeaux qui a connu une certaine animation malgré la pluie quelque peu tombée tandis que le cortège se trouvait à Villatte.
La retraite partie à 21 heures 30 de la Mairie, et comprenant les trompettes du Réveil d’Issoudun, les sapeurs-pompiers, l'Harmonie Issoldunoise et les porteurs de torches et de lanternes, parcourut l'itinéraire fixé.
Rue du juge de Paix, devant la maison de M. H. Mérillac, maire d'Issoudun, la foule était nombreuse. M. le maire prononça un petit discours.
Le cortège reprit ensuite sa marche pour se terminer place des Marchés, où se fit la dislocation après l'exécution de la Marseillaise.
Jeudi 14 juillet, tandis que des pétards fusaient place des Marchés, un lâcher de pigeons était effectué à Villatte par le Messager Argentonnais.
Dès 9 heures, le cortège officiel, comprenant les Trompettes du Réveil, l'Harmonie Issoldunoise, M. François Chasseigne député d'Issoudun, M. Mérillac maire d'Issoudun, M. Chaput vice-président du Conseil général, MM. Gaillard et Théveau, conseillers d'arrondissement, la Municipalité et quelques notabilités de la ville, se dirigeaient au jardin public des Champs-Elysées.
Au Jardin, les écoliers et écolières d'Issoudun étaient déjà en place, autour du Kiosque à musique, impatients de toucher déjà le prix que chacun devait avoir, cette année encore.
Le cortège fit son entrée, et les officiels prirent place sous le kiosque, où se tenaient déjà les directeurs d'écoles, les maîtres et maîtresses... et les prix.
Après l"exécution d'un morceau de musique, M. Chasseigne prit la parole et prononça une allocution. Puis la Marseillaise éclata et la distribution des prix commença parmi les bravos.
Vers 11 heures 30, le cortège se reforma pour défiler en ville, aux sons de marches entraînantes et au milieu d'une d'une foule nombreuse.
A 15 heures, un concert était donné au Jardin public par l'Harmonie Issoldunoise, dont le programme obtint un grand succès.
A l'issue du concert, la foule se portait sur l'avenue Wilson et la place de la République pour assister au tirage du feu d'artifice de jour qui obtint un grand succès.
Vers 16 heures 30, la foule rejoignait le bas du boulevard Baron pour assister à l'arrivée du Pri d'Issoudun à la marche.
Sur le boulevard Nicolas-Leblanc, les gymnastes de l'Issoldunoise attiraient la foule qui suivit avec curiosité les évolutions des athlètes qui furent applaudis dans leurs mouvements d'ensemble, aux barres fixes, parallèles et aux pyramides.
En ce 14 juillet, la ville était très bien décorée de drapeaux sur les boulevards, à la Tour blanche, sur les édifices publics ; de lampions aux arbres et notamment, au Jardin Public.

27 juin 1937 — Le couronnement de la Rosière et le festival de Gymnastique. L'Harmonie issoldunoise et le Réveil d'Issoudun sont de de la fête
— C'est dimanche 27 juin qu'aura lieu le couronnement de la Rosière et le Grand festival de Gymnastique, organisé pas l'Issoldunoise, avec le concours du champion de France Maurice Rousseau, de la Société Féminine de Gymnastique, des Pas-calmes de Clermont-Ferrant, des champions régionaux, de nombreuses Sociétés de Gymnastique avec Fanfares, des P'tits Flûtiaux d'cheux nous, de l'Harmonie Issoldunoise et du Réveil d'Issoudun.
Programme. Matin : Couronnement de la Rosière. Mlle Liniez. legs Victor Coudereau. Participation : 5 Sociétés de Gymnastique.
A 10 heures, rassemblement à la Mairie des invités du Conseil municipal, de l'Harmonie Municipale, du Réveil, des Sociétés de Gymnastique : les Pascalines, la Vaillante, la Vierzonnaisc, l'Avant-Garde et l'Issoldunoise.
A 10 h. 15. — Départ pour les Champs-Élysées. Itinéraire : place Voltaire, place des Marchés, rue Porte-Neuve, boulevard Baron.
A 10 h. 30. — Couronnement de la Rosière. — A 12 heures. — Banquet par souscription.
Après-midi. — A 14 heures précises, sur le Boulevard Champion, Grand festival de Gymnastique, avec le concours du champion de France Maurice Rousseau : les Pascalines de Clermont-Ferrand.
Sociétés engagées : les Petits Flûtiaux de Cheux Nous, de Pruniers, la Vierzonnaise, l'Avant-Garde, la Vaillante, l'Union Sportive Saint-Florentaise, la Mehunoise, la Vigilante, la Biturige, l'Etoile Saint-Amandaise, le Club Sportif de Foëcy, l'Issoldunoise, sections filles et garçons. L'Harmonie Issoldunoise et le Réveil d'Issoudun.
Plus de 900 gymnastes avec leurs fanfares.
A 13 heures. — Rassemblement de toutes les sociétés dans la cour du Collège. — A 13 h. 30. — Départ pour le défilé en ville : Boulevard Wilson, Boulevard Baron, Boulevard Nicolas-Leblanc, Boulevard Diderot, Boulevard Champion. De 14 à 18 heures. — Fête gymnique.
18 heures. — Retour en ville : Rue des Alouettes, Rue Garibaldi, Rue Emile-Zola, Villatte, Rue des Fosses-Villatte, Rue de la République, Place des Marchés. Dislocation.
Grande fête de nuit Boulevard Champion : Productions gymniques par le Champion de France ; Présentation de ballets et danses costumées par les Pascalines (Programme de 2 heures) ; Exhibition des célèbres gymnastes acrobates, les Frères André ; l'Issoldunoise (section féminine et masculine).
L'Harmonie Issoldunoise prêtera son concours à la fête de nuit. A 11 h. 30. — Bal de nuit au Café du Théâtre.
Prix des places (après-midi) : Pelouse. 2 francs. Places assises, 4 frs. Fête de nuit, prix unique 2 francs.
Entrée gratuite pour les enfants accompagnés de leurs parents.

Une seule formation musicale active à Issoudun en 1909, la Fanfare municipale, dirigée par Aubrun à la tête de 45 musiciens.
D'autres formations sont créées plus tard :
En 1917, on trouve l'Harmonie Issoldunoise indépendante, présidée par Moucheboeuf, dirigée par Nicolas.
En 1926 est fondé le Le Réveil d'Issoudun.


(1) François Mousnier (1804-1883), généreux philanthrope.
C'était la moindre des choses de connaître la date de naissance de François Mousnier que tout le monde ignorait. C'est chose faite. François Mousnier, tout comme son père Jean-Jacques était propriétaire de bois situés : l'un dit de La Chaise, sur la commune de Saint Pierre de Jards, canton de Vatan, département de l'Indre ; l'autre sur la commune de Saint-Oustrille, canton de Graçay, département du Cher.
Lors de son décès, en présence d'un cousin, sa seule famille, Mousnier lègue ces bois, le 19 avril 1883, à la municipalité d'Issoudun avec pour condition de redistribuer tous les ans, le fruit de l'exploitation de ces bois à trois familles pauvres.
Ainsi, le legs Moustier s'élève pour l'année 1937 à 11.800 francs 70. Aujourd'hui, les sommes attribuées aux heureux bénéficiaires se montent tous les ans à 33.000 euros, soit 11.000 euros répartis sur trois pauvres.

(2) Raoul Martin, auteur du monument, inauguré le 21 avril 1912, à la mémoire de François Mousnier, représentant le buste de ce dernier et deux enfants debout en bronze, va faire parler de lui ce 9 mars 1927, dans tous les journaux.
Ce jour-là, le sculpteur va assassiner de deux balles de revolver, l'ancien maire d'Issoudun Fernand Guilpin (1867-1927), médecin-chef de l'hôpital issoldunois.
C'est Fernand Guilpin qui en tant que maire, avait, en 1911-1912, décidé de l'attribution de la commande du monument Moulnier à Raoul Martin...
Le 1er juillet 1927, Raoul Martin reconnu irresponsable, est interné...

Un des nombreux articles relatant le drame du 9 mars 1927
— Médecin tué par un malade. Le docteur Fernand Guilpin, médecin-chef de l'hôpital d'Issoudun, depuis une trentaine d'années, a été tué hier matin, de deux balles de revolver, par un malade de cet établissement. Le meurtrier, Raoul Martin, 53 ans, sculpteur, avait longtemps résidé à Paris. Il était revenu à Issoudun au mois d'août dernier et était entré à l'hôpital comme pensionnaire payant.
Hier matin, vers 10 heures, alors que le docteur Guilpin arrivait à l'hôpital, Martin, qui se promenait dans une allée, engagea la conversation avec lui. Puis, comme le docteur s'éloignait, légèrement tourné vers lui, et sans que rien ait pu faire prévoir un drame, Martin tira sur lui deux coups de revolver. Atteint au côté, le docteur poussa un cri. « Je suis tué ! » Il eut néanmoins la force de gagner un pavillon voisin et il s'affaissa sur un lit. Un de ses confrères vint l'examiner et jugea son état désespéré.
Une demi-heure plus tard, le docteur Guilpin, qui avait conservé toute sa lucidité d'esprit, rendait le dernier soupir. Quant au meurtrier, il se laissa désarmer sans la moindre résistance. Et quand on lui demanda le motif de son crime, il ne répondit que ceci : J'ai fait une bêtise !
On se trouve certainement en présence de l'acte d'un dément.
(L'Homme Libre - 10 mars 1927)
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 23 avr. 2018 17:33

ISSY-LES-MOULINEAUX - L'Hôtel de Ville pris du Parc
(HAUTS DE SEINE)
Quand on est fortuné au XVIIIe siècle, on ne l'est pas à moitié ! Nicolas Beaujon (1718-1786) n'est pas à proprement parler un va-nu-pied grâce à ses diverses juteuses spéculations sur les céréales. Avant d'acquérir et réaménager l'hôtel d'Evreux, le futur palais de l'Elysée, pour un million de livres en 1773, Beaujon fait main basse, en 1760, sur un domaine de 27 arpents, situé à Issy, sur l'ancien fief dit de La Gentillesse, acquis auprès d'un certain Adine de Villesavin.
Ces terres s'étendent le long de la Grande Rue — future rue Ernest Renan, puis rue du général Leclerc — et sont limitées en fond par la rue des Vaches, qui deviendra rue J-J. Rousseau puis rue du gouverneur Eboué. La rue des Prés (rue Diderot) et la rue de la Reine (rue Victor Hugo) constituent les côtés du large quadrilatère de ce domaine sur lequel est édifié l'hôtel de Villesavin depuis 1718.
Beaujon charge l'architecte Étienne Louis Boullée (1728-1799) d'agrandir et d'embellir l'hôtel initial : de 1760 à 1773, deux ailes sont ajoutées, un jardin à la française y est créé, une orangerie est installée.


Plan de 1842 d'Issy-sur-Seine devenu Issy-les Moulineaux (en inscrustation Plan de 1947)
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Le 3 septembre 1784, Beaujon cède le domaine d'Issy, pour 600.000 livres, à Pedro d'Alcantara de Toledo, duc de L'Infantado (1729-1790) et à son épouse Marie-Anne-Victoire, princesse de Salm-Salm (1740-1816).
Dès l'année suivante, la famille L'Infantado fait parler d'elle : le 28 août 1785, Léonard Alban et Mathieu Vallet, pilotes d'un Ballon aérostat de leur invention, en compagnie du marquis de Cubières, entreprennent un de leur périple, partant de leur Manufacture de Javel à 9 heures, et manoeuvrant sur le Sud du côté d'Issy, en vue de descendre sur Bellevue. Afin de rendre un
hommage de reconnaissance à la duchesse d'Infantado, les aéronautes et leur Ballon se portent sur son jardin, et, arrivés au milieu, jettent leur pique et s'amarrent. L'équipée repart aussitôt, accompagnée de la duchesse d'Infantado et de ses fils qui prennent tous la gondole et se dirigent au bas des murs de la ferme des Moulinots, près de Bellevue. Après avoir lâché du lest, le Ballon s'élève à 140 toises avant de redescendre vers 11 heures.(1)

Luc-Vincent Thiéry nous décrit en 1788 dans son
Voyageur à Paris, le jardin pittoresque d'Issy et les embellissements et aménagements apportés au parc isséen par le duc et la duchesse de L'Infantado : le jardin est à présent disposé à l'anglaise, agrémenté par des parterres gazonnés, une serre, un pont rustique et une rivière, un étang, une guinguette à l'enseigne les bonnes gens, une volière chinoise, et même une glacière...

Issy-sur-Seine - Ballon aérostat Le Comte d'Artois conçu et piloté par Léonard Alban et Mathieu Vallet en 1785 (dessin L Chays) — Description du Jardin du duc de L'Infantado en 1788 (Le voyageur à Paris, Luc-Vincent Thiéry 1788)
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Après le décès du duc de L'Infantado en 1790 et de sa fille en 1792, tous les biens de son épouse la duchesse Salm-Salm sont confisqués en tant que bien National. C'est la période des "bonnes affaires" l'avènement des nouveaux riches. Le domaine de L'Infantado est vendu en deux lots le 27 juillet 1792 : un lot de 13 arpents, incluant l'Hôtel particulier est acheté par le marchand de bois, Pierre-Jacques Cuvier ; le second lot attenant, de 14 arpents, est acquis par le marchand de suif pour chandelles Louis Bourgain (1752-1837).

Le 25 janvier 1793, Cuvier recède son lot à l'avocat Jean-Baptiste Treilhard (1742-1810). Celui-ci, grâce à son étroite promiscuité avec le Conseil des cinq-cents et le Comité de Salut Public, réussit à se maintenir dans le domaine où il mène grand train tout en frôlant l'échafaud à plusieurs reprises.
Le 16 messidor an VII (4 juillet 1799), le citoyen Prudhomme dans le
Courrier de l'Empire, constate que de nouveaux ducs ont pris la place des anciens, s'appropriant les vastes domaines et maisons de plaisance de la république et, citant nommément Treilhard, précise que celui-ci est le propriétaire actuel de la superbe maison de campagne d'Issy, où la duchesse d'Infantado avait réuni tous les magnificences des arts et la délicatesse du sybaritisme le plus raffiné. Ajoutant qu'on met aujourd'hui autant d'affectation à cacher la fortune qu'on en mettait autrefois à l'étaler et même à l'exagérer.

Treilhard va se défaire de son Palais et de ses jardins, décidément un peu trop voyants, pour les repasser en 1801 au maréchal Édouard Mortier, duc de Trévise 1768-1835) et à son épouse, Ève-Anne Himmès (1779–1855), fille d'un hôtelier maître de poste de Coblentz.
Finalement, Louis Bourgain, le marchand de chandelles qui est toujours propriétaire, on l'a vu plus haut, du lot acquis en 1792, reprend le parc et l'hôtel du maréchal Mortier en 1813, réunissant ainsi l'ensemble du domaine entre ses mains. Victor Hugo, dans
Les Misérables de 1862, consacre un paragraphe au marchand chandelier isséen Bourgain et à son Parc, relatif à l'année 1817, où il compare le millionnaire Beaujon à Turcaret, mettant en scène le cardinal de Bernis qui fréquentait effectivement tout le gratin. (voir ici)

Au décès de Bourgain en 1837, puis de sa veuve en 1846, la succession est réglée en deux phases : le 20 mars 1852, une des héritières, Mme Bougier, cède le lot appartenant anciennement à Treilhard.
Le bénéficiaire de cette cession se trouve être la Communauté des Dames Chanoinesses de Notre Dame de Saint-Augustin qui tient une institution au Couvent des Oiseaux du 84-86 rue de Sèvres à Paris. (2)
En 1854, le reste de la succession dépendant du domaine est adjugé pour 128.822 francs à la Communauté Notre-Dame, représentée par Charles Augustin Delhomel.
La communauté religieuse fait réaliser des travaux, installer un cloître et une chapelle dans les bâtiments d'Issy existants et, en 1854, deux divisions du pensionnat prennent place dans les locaux.

Le 16 janvier 1891, M. Langet acquiert le domaine des religieuses de Notre-Dame de Saint-Augustin en vue de procéder à un lotissement. En attendant la réalisation de ses projets, Langet met à la disposition de
la Société républicaine d'Issy, les bâtiments de l'ancien hôtel-couvent, afin d'y tenir leurs réunions bi-annuelles : la chapelle du couvent est transformée en une vaste salle de banquet ; la statue de la Vierge qui trônait dans une niche est délogée pour faire place à un buste de la République entouré de drapeaux...
La belle mairie d'Issy de la place Voltaire, construite de 1849 à 1857, devenant trop étroite pour ses besoins, Jean-Baptiste Charlot, maire de 1888 à 1894, décide avec sa municipalité, d'acquérir auprès de M. Langet, une grande partie du Domaine incluant l'ancienne maison de maîtres et le couvent, en vue d'y installer son nouvel Hôtel de Ville et d'y établir une Place publique.

Issy-les-Moulineaux - Ancienne mairie place Voltaire
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Le 11 novembre 1892, le conseil municipal vote un premier crédit de 225.000 frs : 85.000 frs pour l'acquisition, 140.000 frs pour les travaux de viabilité. L'architecte Louis Bonnier (1856-1946) est chargé des travaux de transformation et de réhabilitation, réutilisant les bâtiments en place, pour donner naissance au nouvel hôtel de ville auquel sera attenant un Square à créer, le tout sur 7.810 m². M. Tellier, géomètre, est adjudicataire, le 1er mai 1893, de l'établissement des plans de l'ancien couvent.
Le Conseil général de la Seine sollicité pour participer à ces travaux, va subventionner Issy à hauteur de 110.000 francs. En dehors des frais d'acquisition, les travaux d'appropriation des bâtiments coûteront au final, 460.382 fr.
L'inauguration du nouvel hôtel de ville a lieu le 13 octobre 1895.

Au devant de la nouvelle mairie, sur l'emplacement de l'ancien parc du couvent, désigné provisoirement Place de la Nouvelle-Mairie, puis Place de la République, la municipalité décide de faire installer un Square et une grille. L'adjudication des travaux, est fixée pour le jeudi 2 septembre 1897 à 10 heures. Le 16 septembre 1897, le conseil municipal approuve la dépense prévue pour 22.897 fr. 16, dont 5.791 fr. 57 pour la maçonnerie, 6.269 fr. 25 pour la serrurerie et 1.820 francs pour les plantations.
Le nouveau Square de la mairie est ainsi aménagé de 1897 à 1898, arboré, orné de parterres et de massifs et clôturé d'une grille.

Issy-les-Moulineaux - L'Hôtel de Ville et le Square
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Les formations musicales sont relativement nombreuses à Issy : la fanfare Le Réveil des XIX d'Issy fondée en 1883, la société Chorale La Lyre d'Issy créée vers 1887 ; la Musique municipale ; l'Avenir d'Issy de 1898 ou encore la Société de Trompettes La Jeunesse d'Issy et, à partir de 1911, l'Union Musicale. Et bien entendu, les fanfares et chorales des Enfants du Pensionnat de Saint Nicolas et leur centaine d'exécutants.
Concerts et festivals se déroulent sur la place Voltaire près de l'ancienne mairie, puis sur le square du nouvel Hôtel de ville, place de la République. Deux fêtes patronales ont lieu à Issy : l'une dure deux semaines, à partir du deuxième dimanche suivant la fête nationale. La seconde fête, dite du printemps, dure deux semaines à partir du lundi de Pâques et se déroule quartier Voltaire.
Pratiquement, lors de chacune de ces grandes manifestations, un événement aérostatique avec envol d'un ballon ou d'un dirigeable est organisé : pendant le gonflement parfois interminable des ballons, et afin de faire patienter les très nombreux spectateurs, des concerts sont organisés.

Ce n'est qu'en 1925 que la municipalité, dirigée par son maire Justin Oudin, décide enfin d'édifier un Kiosque à musique, dans le Square, face à l'Hôtel de Ville.
Ce Kiosque de forme octogonale est construit sur un soubassement de pierre ; ses colonnes en fonte supportent une toiture de zinc surmontée d'un lanterneau. Les grilles de la rambarde sont en fer forgé ouvragé.
Son apparition tardive n'aura d'égale que sa disparition prématurée. En effet, dès le début des années 1960, la municipalité fait procéder à son éradication.
Préalablement à sa suppression, un nouveau Kiosque, en béton, est construit sur le nouveau Parc Henri Barbusse, dont nous publierons quelques notes sur notre prochaine chronique.

Le Square de la Mairie a pris le nom de Bonaventure Leca (1887-1973), maire d'Issy de 1953 à 1973.
Face à l'Hôtel de Ville, à l'emplacement où se situait le Kiosque à musique, un buste du Maréchal Leclerc de Hauteclocque a été édifié en 1989, oeuvre de Maïrée Männick, sculpteur estonienne.
Kiosque supprimé.

voir ici Hôtel de Ville d'Issy-les-Moulineaux sans le Kiosque, aujourd'hui.(1/2) (2/2)
Buste du général Lerclerc de Hauteclocque, place de l'Hôtel de ville, square Bonaventure Leca.(1/2) (2/2)

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publié par jeanmarc Lun 23 Avr 2018 16:20

29 juillet au 13 août 1883 — Fête patronale d'Issy. Le Réveil des XIX d'Issy donne ses concerts sur la place Voltaire, face à la première mairie.
— Fête d'Issy les dimanches 29, lundi 30 juillet, dimanche 5, lundi 6 et dimanche 13 août.
Samedi 28 juillet, à neuf heures, retraite aux flambeaux avec le concours de la compagnie des sapeurs-pompiers et de la société musicale le Réveil des XIX d'Issy ; bal de la ville de Paris.
Dimanche 29 juillet, à midi, annonce de la fête par des bombes aériennes ; à deux heures, bal d'enfants : quadrilles, danses de caractères et toutes les rondes du bon vieux temps.
Lundi 30 juillet, à trois heures, place de la Mairie, la Corbeille fleurie, jeu pour les jeunes filles, avec prix.
Jeudi 2 août, à deux heures, sous la tente du bal, matinée enfantine pour les enfants de la commune, avec le concours d'un artiste prestidigitateur, théâtre Guignol et distribution de jouets.
Dimanche 5 août, à trois heures, place de la Mairie, concert public donné par la société musicale le Réveil des XIX.
Lundi 6 août, à trois heures, rue des Prés, tir des malades imaginaires, jeu avec prix pour les garçons.
Jeudi 9 août, à neuf heures et demie, bal au profit des pauvres, sous le patronage de la municipalité et du bureau de bienfaisance.
Dimanche 12 août, à neuf heures, feu d'artifice, par M. Ballossier, artificier de la ville de Paris ; bal de nuit ; tombola gratuite.

11 août 1891 — Concours musical lors des fêtes d'Issy-sur Seine, bientôt rebaptisé, en 1893, Issy-les-Moulineaux.
— Les fêtes d'Issy-sur-Seine, commencées depuis le 26 juillet, se continuent joyeuses et animées. La municipalité avait organisé hier un grand concours musical qui a fait de cette journée la plus brillante de la série.
Il faisait un temps magnifique. Les invités avaient répondu en foule à l'appel qui. leur était fait, puisque plus de soixante sociétés ont pris part au concours, et, de leur côté, les habitants d'Issy s'étaient mis en frais pour faire honneur à leurs hôtes.
Un grand nombre de maisons particulières sont pavoisées ; les principales rues sont décorées d'arcs de triomphes, de mâts, d'oriflammes et de guirlandes de verdure. Il faut signaler en particulier la décoration de la Grande rue. A son entrée, du côté de Paris, a été élevé un arc de triomphe qui en occupe toute la largeur. Quatre colonnes simulées en porphyre forment les côtés, et, sur le fronton, les initiales dorées R.F. émergent d'un bouquet de palmes vertes ; au dessous, on lit cette inscription : « Concours de musique ».
Tout le long de la rue, des mâts sont dressés et des cordons de verres blancs sont préparés pour l'illumination du soir.
Dans les trophées de drapeaux qui décorent la mairie et les arcs de triomphe, nous remarquons, mêlées aux couleurs françaises, les couleurs russes et belges.
Disons que la société belge, la Fanfare de Namur, à laquelle a été fait le plus chaleureux accueil, prenait part au concours.
Le jury du concours était présidé par M. Wettge, le chef de la garde républicaine, et M. Laurent de Rillé, le bien connu compositeur.
Le défilé qui a eu lieu avant la distribution des récompenses et qui a parcouru la Grande rue, les rues du Château, du Fort, de l'Eglise, des Noyers, des Prés, du Vivier, de Javel, pour arriver sur la place de la Mairie, a été fort brillant et a soulevé les acclamations de la foule qui se pressait sur le passage des Sociétés.
La distribution des récompenses a été présidée par M. Charlot, maire d'Issy, assisté des membres du jury, de ses adjoints, MM. Dupont et Lahire, ce dernier, président du concours ; des membres du conseil municipal et de la commission de la fête.
Les principaux prix, consistant en primes d'argent, objets d'art, palmes, couronnes et médailles, étaient offerts par M. le président de la République, M. le ministre des beaux-arts, le Conseil général de la Seine, MM. Goblet et Poirier, sénateurs, Champeaux et Saint-Ange, conseillers d'arrondissement, le maire, les adjoints, les conseillers municipaux, par les deux sociétés musicales d'Issy, le Réveil et la Lyre, et enfin par de nombreux habitants de la commune.
Un banquet, présidé par M. Charlot, a ensuite réuni, dans la salle des fêtes de la mairie, hôtes et invités et un brillant feu d'artifice a clôturé la fête.

23 et 24 juillet 1892 — Concert de la fanfare le Réveil des XIX et de la Société chorale La Lyre d'Issy. Ascension du Ballon La Ville d'Issy
— Samedi 23 juillet, à neuf heures. Retraite aux Flambeaux, avec le concours de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers et la Société musicale Le Réveil des XIX d'Issy.
Dimanche 24 juillet, à midi, annonce de la fête par des bombes aériennes.
Place de la Mairie : A 3 heures, concert donné par la fanfare Le Réveil des XIX et par la Société chorale La Lyre d'Issy.
A 4 heures, ascension du ballon La Ville d'Issy, monté et dirigé par M. Edmond Chereau, président de l'Ecole normale d'aérostation de Paris, accompagné de trois élèves de ladite Ecole.

Issy-les-Moulineaux - La Fanfare Saint-Nicolas
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31 juillet 1892 — Les ascension de Ballons accompagnées de Concerts musicaux se succèdent à Issy
Fête communale. — Samedi soir, une magnifique retraite aux flambeaux a inauguré notre fête communale.
La façade de la mairie était illuminée.
Le soir jusqu'à minuit l'animation et la gaieté n'ont cessé de régner dans les rues de notre ville. On faisait partir des pétards, on entonnait des chants joyeux et on chantait la « Marseillaise». Mais le clou du premier jour de la fête était pour le lendemain, où le ballon l'Uranus, dirigé par les membres de l'École normale d'aérostation devait s'enlever dans les airs, emportant quatre voyageurs. Cette ascension a parfaitement réussi, et les aéronautes se sont élevés dans les airs aux acclamations des spectateurs qui couvraient la place et toutes les rues adjacentes.
Il ne faut pourtant point remercier la Compagnie du gaz, qui, comme on le verra plus bas, a fait ce qu'elle a pu pour faire rater l'enlèvement du ballon.
Nos compliments à la musique et à la Société chorale qui ont charmé les oreilles des spectateurs pendant le gonflement du ballon. Ce concert agréable a été accueilli fréquemment par des applaudissements.
Nus publions la communication suivante que nous recevons de l'un des aéronautes.
L'ascension du ballon. — Le gonflement du superbe ballon en soie, cubant 1.000 mètres, a été commencé dès le matin, par l'Ecole normale d'aérostation, mais il n'a malheureusement pu être terminé entièrement, grâce au mauvais vouloir de la Compagnie du gaz portatif.
Néanmoins, l'aérostat s'est enlevé devant une foule nombreuse, vers cinq heures, ayant à bord M. Edouard Chéreau, président de l'Ecole, MM. Adam et Georges, élèves de ladite Ecole, et un voyageur, M. Dauphin. Le ballon a monté avec une grande rapidité dans la direction S.-S.-O., a atteint l'altitude de 2.200 mètres, et a heureusement atterri près de Voisins-le-Bretonneux.

22 juillet au 8 août 1894 — Fête d'Issy-les-Moulineaux sur la Place de la Nouvelle-Mairie
— Les dimanche 22, lundi.23, jeudi 26, dimanche 29 juillet, jeudi 2, dimanche 5 et mercredi 8 août 1894.
Emplacement de la Fête : Rue de la République, place de la Nouvelle-Mairie.
Samedi 21 juillet, veille de la Fête, à neuf heures, retraité aux flambeaux, avec le concours de la Compagnie des sapeurs-pompiers et de la Société musicale municipale.
Dimanche 22 juillet, grand concours interscolaire de gymnastique entre les élèves des écoles des anciens cantons de Sceaux et Villejuif. Bal de la Ville de Paris.
Lundi 23 juillet, à 3 heures, sur le quai d'Issy, grande joute à la lance pour tous les amateurs, nombreux prix.
Jeudi 26 juillet, à 3 heures, place de l'Eglise, jeux avec prix pour les garçons.
A 9 heures du soir, sous la Tente du bal, grand bal au profit des Pauvres, sous le patronage de la Municipalité et du Bureau de bienfaisance.
Dimanche 29 juillet, à 2 heures, sous la Tente du bal, grand bal d'enfants.
A 4 heures, place de la Mairie, ascension d'un ballon, monté et dirigé par l'aéronaute Bloch. Pendant le gonflement du ballon, concert par la musique municipale.
Jeudi 2 août, sur l'emplacement de la Fête, jeux avec prix pour les jeunes filles.
Dimanche 5 août (clôture de la fête), distribution des prix aux enfants des écoles communales.
A 9 heures, feu d'artifice.
Mercredi 8 août, grande .représentation donnée par le Théâtre de la Fête au profit d'oeuvres de bienfaisance.
Pendant toute la durée de la Fête, grand Théâtre Forain, Décorations, Illuminations, Jeux, Marchands Forains, Chevaux de bois, Tir, etc., Bal sous la tente, Divertissements variés.
Le Maire d'Issy : J.B. Charlot.

13 octobre 1895 — Inauguration de la Mairie d'Issy-les-Moulineaux
— La nouvelle mairie d'Issy-les-Moulineaux a été inaugurée hier et cette cérémonie avait attiré dans la localité une foule nombreuse.
A une heure et demie, M. Dupuy-Dutemps, ministre des Travaux publics, arrive en voiture, accompagné de son chef de cabinet M. Auzouy, de M. Poubelle, préfet de la Seine et de M. Leroux, directeur des affaires départementales.
Sous une tente placée sur le perron de l'ancienne mairie, M. Mayer, maire d'Issy-les-Moulineaux, entouré de son Conseil municipal, reçoit ses hôtes et leur souhaite la bienvenue.
Le cortège, qui comprenait MM. Lucipia, président du Conseil municipal de Paris, Gervais, représentant le Conseil général, Barodet et Constant, députés Lefebvre, sénateur, Laurent, secrétaire général de la Préfecture de police, etc., se forme et se dirige, par la rue Ernest-Renan, vers le nouveau palais municipal.
Sur tout le parcours, les Sociétés de gymnastique, les chorales, les fanfares font la haie. Deux immenses arcs de triomphe s'élèvent dans la rue Renan, toutes les fenêtres sont pavoisées. A deux heures, on arrive à la nouvelle mairie ; la visite du monument commence alors.
Par un vaste corridor, très bien éclairé par de hautes fenêtres donnant sur une cour transformée en jardin et dans laquelle est installée la musique du 124e de ligne, on arrive à la salle des fêtes, qui est d'un aspect imposant.
Cette pièce est d'un très bel effet bâtie dans l'ancien cloître du couvent, la colonnade supportant la galerie supérieure est celle du monastère.
Le jour arrive clair par un plafond en verre et par un vitrail donnant sur la rue Renan.
Au rez-de-chaussée, l'on visite encore la salle des mariages, du plus pur style Louis XVI, et qui est une petite merveille ; la salle, peinte en vert tendre, est agrandie comme perspective par des panneaux de glaces.
Après une visite rapide des bureaux, installés au rez-de-chaussée, on passe au premier étage par l'escalier d'honneur aboutissant à la galerie de la salle des fêtes. La salle des séances du Conseil municipal est installée avec beaucoup de goût.
La visite terminée, on se rend dans la salle des fêtes, où le Ministre remet les palmes d'officier d'académie à MM. Mayer, maire de Vanves, Grillet, chef d'atelier de l'usine Gévelot, et Perrot, professeur de musique.

Il est près de trois heures lorsque le cortège se met en route pour visiter l'usine Gévelot.
A ce moment, quatre cents exécutants massés sur la place de la République, comprenant les Sociétés chorales de Clichy, du dix-septième arrondissement, des Alsaciens-Lorrains, des harmonies d'Issy, de Malakoff et de Grenelle entonnent l'hymne Salut la Russie ; l'auteur, M. Darthu, en dirige lui-même l'exécution.
A trois heures et demie, on arrive à l'usine ; M. Gévelot souhaite la bienvenue à ses hôtes et leur fait visiter l'établissement.
Le retour à la mairie a eu lieu à six heures et les invités se rendent à la salle des fêtes transformée en salle de banquet.
Au dessert, des discours ont été prononcés par MM. Poubelle, Mayer, Dupuy-Dutemps et Lucipia.
Au moment où le banquet prend fin, les Sociétés entonnent le Salut présidentiel.
On se dirige alors vers une immense tente installée à l'autre extrémité de la place de la République, et le bal commence pour ne prendre fin que très tard dans la nuit.
Pendant qu'avait lieu le banquet officiel, une cinquantaine de socialistes de la région dînaient dans un établissement de la rue Renan sous la présidence de MM. Coûtant, député de la circonscription et Laserges, adjoint au maire d'Issy.

Issy-les-Moulineaux - L'Hôtel de Ville et le Square — Square de la Mairie place de la République
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2 août 1896 — Lors de la fête patronale, le magnifique et immense square du nouvel hôtel de ville accueille une foue considérable
— La fête d'Issy-les-Moulineaux, qui a commencé dimanche dernier pour se continuer jusqu'au 16 août, attire chaque jour une foule considérable qui se presse dans le magnifique et immense square du nouvel hôtel de ville pour admirer les attractions nouvelles et vraiment intéressantes cette année.
Les commerçants et industriels forains sont effectivement très nombreux.
D'autre part, le public amateur de la promenade et du grand air jouit en même temps du haut du parc qui couronne le coteau des Moulineaux, du plus beau coup d'oeil de Paris, et peut respirer l'air le plus pur des environs.

29 avril 1900 — Festival d'harmonies et de fanfares d'Issy-les-Moulineaux
9 avril 1900. Annonce du festival. — Un festival, exclusivement réservé aux harmonies et aux fanfares, aura lieu à Issy-les-Moulineaux le dimanche 29 avril.
Les récompenses consisteront en couronnes, palmes et primes en espèces. Pour les renseignements et adhésions, s'adresser à M. Bruneau, secrétaire général. 19, rue Ernest-Renan, à Issy (Seine).
14 mai 1900. Résultats du festival. — Voici les résultats du festival-concours qui a eu lieu à Issy-les-Moulineaux :
Harmonies : la Vanille du 15e arrondissement, 1e prix avec félicitations et prix de direction ; l'Harmonie de Meulan, 1e prix et prix de direction.
Fanfares: 1e prix avec félicitations du jury, la Fanfare de Vanves et prix de direction ; la Fanfare du Kremlin-Bicêtre, 1e prix et prix de direction ; les Amis de la musique de Vanves.
Division spéciale d'enfants : 1e prix, Institution Eymonnot, d'Antony.
Trompettes : 1e prix, l'Alerte de Puteaux.
Trompes de chasse : 1er prix, les Joyeux de Puteaux.


9 juillet 1900 — Des exercices de gymnastiques sont organisés sur le square de la mairie
— La municipalité d'Issy-les-Moulineaux a donné, samedi soir, une soirée-concert, dans la salle des fêtes de la mairie, avec le concours d'artistes de Paris et des sociétés locales, au profit des victimes des deux incendies qui ont éclaté dernièrement, dans la commune.
La fête s'est continuée hier par des exercices de gymnastique dans le square de la mairie, par la Société d'Issy, avec le concours de membres de la Société suisse de Paris.

Issy-les-Moulineaux - L'Hôtel de Ville et le Square — Dirigeable Le Malécot sur Issy
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28 juillet 1901 — Fêtes sur le Square de la mairie, place de la République
— Issy-les-Moulineaux (tramways, ceinture, gare Montparnasse). - Emplacement de la fête : avenue et place de la République, Le soir, samedi, à 9 h., grande retraite aux flambeaux, avec le concours de la compagnie des sapeurs-pompiers, de la fanfare l'Avenir d'Issy-les-Moulineaux, de la Société de gymnastique et de la Société de Trompettes.
Lieu de réunion : place de la République, à 8 h. ½. Itinéraire de la retraite : place de la République, rue Ernest-Renan jusqu'à la rue des Glaises, rue Foucher-Lepelletier, rua Jean-Jacques-Rousseau, avenue de la République, avenue de l'Hôtel-de-Ville, place de l'Eglise, avenue de l'Hôtel-de-Ville, rue Etienne-Dolet, rue du Château, route des Moulineaux jusqu'au bureau d'octroi mixte avec Meudon.
Demain dimanche, à midi, annonce de la fête par la détonation de bombes aériennes ; à 2 h., place de la République, fête de gymnastique donnée par la Société d'Issy-les-Moulineaux ; à 4 h. ½, place de la République, courses pédestres pour professionnels, amateurs et jeunes gens de la commune. Les prix consisteront en objets d'art et espèces. Jeudi, place de la République, à 3 h. jeu de la seringue et jeu da la chandelle (avec prix) pour les jeunes garçons de la commune.

11/8/1901 — Concerts pendant le gonflement du ballon « La Ville d'Issy-les-Moulineaux », place de la République
— Issy-les-Moulineaux (tramways, chemin de fer de ceinture, bateaux-omnibus). — A 3 heures, place de la République : ascension du ballon « La Ville d'Issy-les-Moulineaux ». Pendant le gonflement, concert donné par la fanfare l' « Avenir d'Issy-les-Moulineaux », directeur M. Adam, et par la Société chorale La Lyre d'Issy-les-Moulineaux, directeur M. Ransan ; à 9 heures du soir, grand feu d'artifice tiré par M. Palardelle, artificier de la ville de Paris. Jeudi, grandes joutes à la lance.

Issy-les-Moulineaux - Ballon captif (cliché agence Rol 1e novembre 1913) — Préparatifs de départ d'un ballon le 23 avril 1913 (cliché agence Rol 23 avril 1913)
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14 juillet 1910 — Gymnastique et chorale lors de la Fête nationale au jardin de l'Hôtel de ville
— A Issy-les-Moulineaux, dans le jardin de l'Hôtel de Ville, des mouvements d'ensemble ont été exécutés par les gymnastes et par les enfants des écoles qui ont ensuite chanté des chœurs de circonstance. Puis le maire, M. Mayer, qui était assisté de M. Gervais, sénateur, a remis des médailles d'honneur du travail.

30 avril 1911 — Festival concours musical à Issy-les-Moulineaux
— Issy-les-Moulineaux. — Le dimanche 30 avril, aura lieu un festival-concours d'harmonies, fanfares et trompettes. A l'issue des épreuves, les harmonies et fanfares réunies exécuteront « Richard Wallace » et les trompettes « Michel Strogoff ».
Les harmonies et les fanfares se partageront les prix en espèces suivants : 150 fr., 95 francs et 50 fr. et les trompettes : 75 fr., 40 fr. et 25 francs.
Adhésions et demandes de renseignements à M. Reymond, président du Comité, 1, place Voltaire, à Issy.

30 mai 1914 — Concert de l'Union musicale d'Issy
— Issy-les-Moulineaux. Union musicale d'Issy-les-Moulineaux. Directeur M. P. Penet. Programme du concert du samedi 30 mai 1914, à 9 heures du soir, carrefour Rouget-de-L'isle-Camille-Desmoulins : 1. Genève, pas redoublé. Andrieu. — 2. Les Fantômes, ouverture. Coquelet. — 3. Fête militaire, mazurka pour trompette. soliste : M. Giroux, sous-chef. Petit. — 4. Au Pays des Cigales, fantaisie. Loge. — 5. Sur la Riviéra, fantaisie. Allier. — 6. Caressante, valse. Romsberg. — 7. Petits pelons, pas redoublé. Andrieu.

29 septembre 1921 — Concert au square de la Mairie
— Concert public. Issy-les-Moulineaux. Concert à 20 h. 30, par l'Isséenne, à la mairie.
Les cadets. — Pour Yvonnette. — Coco Bel-Œil. — La Noce Villageoise. — Faust, fantaisie. — Vers la Victoire. — Lison-Lisette.

3 et 4 juin 1922 Concours musical lors des fêtes de la Pentecôte
23 janvier 1922. Annonce du concours
— L'Union Musicale d'Issy-les-Moulineaux organise un concours fixé aux fêtes de la Pentecôte. Les harmonies, fanfares, chorales, trompettes, tambours et clairons pourront y prendre part. Pour tous renseignements, adresser la correspondance à M. E. Perret, directeur de l'Union musicale d'Issy-les-Moulineaux.
12 juin 1922 — Liste des sociétés ayant participé au concours d'Issy-les-Moulineaux
Chorales : Lyre de Montmartre. — Renaissance de Luneray. — Lyre Ouvrière de Fougères. — Chorale laïque de Fougères.
Harmonies : Municipale de Colombes. — Union Cherbourgeoise. — Harmonie de Haybes.
Fanfares : Fanfare Saint-Médard. — La Chambourgeoise. — Municipale de Balagny. — Municipale de Cayeux. — Municipale de Berthecourt. — Union Musicale du Drancy.
Trompettes : Enfants de Bohain.
Tambours et clairons : Eveil Vanvéen. — La Fontenaysienne. — Société de Colombes, — Réveil Meulannais.

Quelques concerts donnés sur le Kiosque du square de la Mairie
23 juillet 1927. — Issy-les-Moulineaux. A l'occasion de la fête communale un concert sera donné dimanche à 16 heures, square de la Mairie, par l'Union musicale.
10 août 1929. — 16 heures. Issy-les-Moulineaux, square de la mairie, concert symphonique.
8 février 1930. — 20 h. 45. Commune libre du clos des Moulineaux, mairie d'Issy-les-Moulineaux, concert et bal. Election de la fermière 1930.
19 mai 1938. — Issy-les-Moulineaux. Square de la mairie, concert à 20 h. 30 par l'Union musicale, direction Usquelis.

Issy-les-Moulineaux - Place de la Mairie et Kiosque à musique dans les années 1950
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Sociétés musicales actives à Issy-les-Moulineaux en 1909 :
L'Avenir d'Issy-les-Moulineaux (fanfare), créée en 1898, président Roger, direction Adam, 34 exécutants ;
Les Enfants de Saint-Nicolas (chorale), direction Mongars, 100 exécutants ;
Les Enfants de Saint-Nicolas (fanfare), direction Mongars, 95 exécutants ;
La Jeunesse d'Issy (trompettes), président Germain, direction Bahuaud, 25 exécutants.

(1) L'eau de Javel et les ascensions en ballon font bon ménage
Léonard Alban (1741-1803) et son associé Mathieu Vallet, né en 1734, possèdent une Manufacture d'acide sulfurique basée sur le quartier de Javel limitrophe d'Issy, créée en 1784. En dehors du vitriol, on y fabrique précisément l'eau de Javel, qui vient d'être découverte par Claude-Louis Berthollet.
Alban et Vallet s'aventurent dans les expériences aérostatiques et lancent leur premier ballon actionné par une hélice, le 24 mai 1785...

(2) Le Couvent des Oiseaux
Fondée en 1634, la Congrégation de Notre-Dame possédait trois établissements à Paris : rue de Chasse-Midi quartier Saint-Germain (à ne pas confondre avec Cherche-Midi), à Charonne quartier Saint-Antoine et à la porte Montmartre. La révolution étant passée par là, la Congrégation va se replier en 1818 dans l'hôtel dit l'Amaury, 84-86 rue de Sèvres qui appartenait jusqu'en 1793 à M. de Mory, caissier général de la Compagnie des Indes, contraint de fuir lors de la terreur. Depuis 1793, l'hôtel a tout d'abord été transformé en prison, puis a accueilli les élèves de l'Ecole polytechnique et enfin un hôpital militaire.
L'origine de la dénomination
Couvent des Oiseaux est attestée par le témoignage de la marquise de Créquy (1714-1803) qui explique dans ses Souvenirs de 1710 à 1803, que le Marquis du Lau d'Allemans qui occupait l'Hôtel avant la révolution avait fait installer une belle volière au bout du jardin dudit hôtel, volière qui se voyait du boulevard des Invalides et dont les grilles seront brisées et ouvertes dès l'apparition des patriotes de tout poil.
La congrégation venant installer sa communauté et son pensionnat en 1818, aurait ainsi perpétué le nom des oiseaux en l'attribuant à son couvent.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 30 avr. 2018 15:10

ISSY-LES-MOULINEAUX - Le Parc Henri-Barbusse - Le Kiosque à musique
(HAUTS DE SEINE)
Le parc du Petit-Olympe d'Issy s'est constitué à partir de la réunion, réalisée aux XVe et XVIe siècles, de plusieurs fiefs et propriétés situés à Issy : le fief de Gracé de Morainvilliers, les jardins, cour et dépendances du Comte d'Eu Charles d'Artois, une partie du fief de Saint-Magloire et enfin de nombreuses acquisitions de terrains faites, de 1607 à 1612, par la reine Marguerite de Valois (1553-1615). Cette dernière s'était réfugiée à Issy où elle avait acheté la demeure et les terres appartenant à l'orfèvre du roi, Jean de La Haye.

Attenant au parc du Petit-Olympe, le fief de Villepreux doté du
vieil chastel éponyme, fondé depuis le XIIe siècle, est depuis 1639, la propriété du président Jacques de Thou. Ce dernier revend ce château en 1657 à messire Lainé, seigneur de la Marguerie et de Villepreux qui le donne en échange, en 1660, à Macé Bertrand de la Bazinière (vers 1623-1688) moyennant 1.500 livres de rente, rachetable pour 27.000 livres.
La même année 1660, Bertrand de la Bazinière réunit à son fief de Villepreux, le domaine du Petit-Olympe, après l'avoir acquis à la criée — suite à la difficile succession de Marguerite de Valois — auprès de M. Jean de Choisy (1598-1660), garde des sceaux du duc d'Orléans.
Lors de cette vente, réalisée au prix de 8.333 livres de rente annuelle, rachetable à 150.000 livres, le Petit-Olympe est précisément décrit par le notaire :

Le logis contient : une grande cour, un corps de logis de quatre travées de long couvert en thuiles, un jardin et une chapelle, un second logis de deux travées de long couvert de thuiles, une grande cour, un corps de logis de six travées de long couvert en tuiles, des étables, des écuries, deux remises de carrosses...
Le parc : des cascades, des fontaines d'eaux vives et jaillissantes, des ruisseaux courants, un jardin clos de murs en forme de hache, un grand clos au derrière, une longue allée, de toute la longueur plantée d'ormes et palissades de charmilles, et aux côtés d'icelles, sont bois de haulte futaye et taillis, huit allées de traverse, escalier de pierres de tailles...

Macé Bertrand de la Bazinière, par ailleurs trésorier de l'Epargne depuis 1643, va exercer l'activité de "traitant", pour laquelle il sera lourdement taxé puis emprisonné en 1661, l'entraînant dans la faillite. Sa fille Marguerite Bertrand de la Bazinière, mariée en 1660 au maître des requêtes Jean-Jacques de Mesmes, reprend in extremis le domaine d'Issy avant la ruine de son père.
Le 5 septembre 1680, Denis Talon (1628-1698), avocat général, rachète le fief et le château d'Issy et charge, en 1681, l'architecte Pierre Bullet (1639-1716), d'y édifier un nouveau Château. L'incontournable André Le Nôtre (1613-1700), va concevoir les jardins et fontaines.

François-Louis de Bourbon, prince de Conti (1664-1709) reprend le domaine pour 140.000 livres, le 20 janvier 1699. Le prince de Conti et sa famille qui lui succède jusqu'en 1776, font agrandir le château et embellir son Parc, admiré de tous et parfois appelé le petit Versailles.

Plan du parc d'Issy en 1860 et parc Henri Barbusse en 1947
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Adrien Jules Gaultier Designy, président des requêtes, acquéreur de la propriété en 1776, la revend en 1782 à Madeleine Charlotte Le Pelletier de Saint-Fargeau, princesse de Chimay (1740-1794). Arrêtée le 3 brumaire an II (24 octobre 1793), elle est incarcérée au couvent des Oiseaux de la rue de Sèvres (voir ici) d'où elle est extraite le 8 thermidor an II (26 juillet 1794) pour être guillotinée en tant que conspiratrice.

Le domaine d'Issy, devenu Bien National, racheté en 1809 par le Directeur de la Monnaie de Paris, le Comte Charles-Pierre de l'Espine (1736-1821), est conservé par ses deux fils, le Vicomte Alexandre-Émile de l'Espine (1799-1865), maire d'Issy de 1827 à 1830, et le Comte Charles de l'Espine (1797-1856).
En 1852, les frères l'Espine poussés par le docteur Léopold Wertheim, font transformer le château en Etablissement d'Hydrothérapie, appelé tout d'abord Hydropathique.

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Le 19 juillet 1856, le Journal amusant, journal pour rire, se fait un malin plaisir de railler l'Hydrothérapie du Château d'Issy : (voir ici) (et ici) (zoomer avec le signe plus à gauche)

1857 sonne le glas du domaine des Conti : cette année là, Alexandre-Émile de l'Espine cède le Parc et son château hydrothérapique au banquier Edouard Naud & Cie, dirigeant du Comptoir central de Crédit.
En dépit des réclames vantant les bienfaits des eaux et le cadre enchanteur du parc de 33 hectares, le succès ne sera pas au rendez-vous. En 1862, le docteur Wertheim passe la main pour l'hydrothérapie isséenne et vient s'installer aux thermes de Dieppe ; on le retrouve aux thermes d'Enghien en 1864...
Edouard Naud (1829-1894) dont le but n'est bien évidemment pas de conserver le patrimoine infructueux, tente de louer le Château. Sans succès, il lance alors, à partir de 1866, des campagnes publicitaires pour réaliser des lotissements dans le Parc.

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Ce vaste dépècement est interrompu par l'arrivée des Prussiens en juillet 1870, n'empêchant pas le banquier de poursuivre désespérément la publication de petites annonces pour tenter de revendre ses terrains et son château.
Mais si les Prussiens semblent n'avoir commis aucune exaction sur le domaine castral d'Issy, il n'en est pas de même des insurgés de la Commune qui vont, le 4 mai 1871, à trois heures de l'après-midi, incendier entièrement le Château d'Issy, suivi par le
parc de l'Epine à quatre heures. Le Château d'Issy brûlait encore à cinq heures.(1)

Ruines du Château d'Issy (cliché Eugène Atget 1901)
Image

De 1871 à 1878, Edouard Naud se fait élire maire d'Issy : ses opérations de lotissement en seront facilitées d'autant ! Les 33 hectares initiaux du parc vont fondre comme neige au soleil. A l'issue des ventes successives de terrains, il ne restera que 4 misérables hectares.

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La majeure partie des ruines des bâtiments sera rasée en 1910.
La municipalité qui a fini par récupérer, en 1930, les quelques vestiges et les quatre hectares subsistant de l'ancien parc Le Nôtre d'Issy, décide, par une délibération du 27 janvier 1936, de transformer les lieux en un nouveau parc municipal à la sauce XXe siècle, donc la conception est confiée à l'architecte-paysagiste Bessas.
Le parc, qui prend le nom d'Henri Barbusse, est inauguré le 5 juillet 1936.
Un Kiosque à musique est édifié en 1936, créé par l'architecte Marcel Chappey (1896-1983) qui est également l'auteur de l'escalier monumental construit dans le parc.
Ce kiosque à musique en béton, circulaire, est doté de quatre colonnes supportant la toiture ; son garde-corps est en fer forgé. (2)
Plusieurs sculptures parsèment le parc : Aphrodite d’Ernest-Charles Diosi (1881-1937) — Apollon secourant Hyacinthe de Julien-Michel Menant (1880-1915) — Praxitèle ou Le penseur d’Auguste Carli (1868-1930) — L’étreinte de Michel Léonard Béguine (1855-1929) — Pastorale de Félix Desruelles (1865-1943).
Kiosque toujours en place.

Entrée de l'ancien Château aujourdhui .
Le Bassin du parc Henri Barbusse, aujourd'hui.
Concert sur le Kiosque du Parc Henri Barbusse d'Issy les Moulineaux, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Lun 30 Avr 2018 10:20

(1) La chronologie de la disparition du Château et du Parc d'Issy
Le Journal officiel de Paris tenu par Rossel, délégué à la guerre, relate quotidiennement les tragiques événements d'Issy survenus entre Versaillais et Communards.
— Le 2 mai 1871, à 9 h 15, le général Faron annonce que l'attaque faite par le général la Mariouze commandant les bataillons du 35e et du 42e, sur le château d'Issy, a parfaitement réussi, que les pertes des insurgés sont énormes — trois cents morts sur le terrain —, et qu'en outre trois cents prisonniers fédérés sont dirigés sur Versailles.
— Le 4 mai 1871, Rossel déclare que, les fédérés étant revenus,
le Château d'Issy a été incendié le 4, à trois heures de l'après-midi.
Un autre rapport signale : à quatre heures du soir le parc l'Épine a été incendié par les fédérés et la position occupée.
Puis : le Château d'Issy brûlait encore à cinq heures.
— Le 12 mai 1871, les Fédérés baissent la garde sur Issy : Quelques heures plus tard, un bataillon du 46e de marche (brigade Bocher) enlève à la baïonnette une forte barricade dans le village d'Issy, ainsi que le couvent des Oiseaux et le séminaire.
Cette attaque, brillamment exécutée, avait jeté un tel effroi parmi les insurgés, qu'ils abandonnent successivement, dans la soirée, toutes les parties du village qu'ils occupaient encore, et, dans la nuit, nos troupes s'établissent dans l'hospice des Petits-Ménages et le lycée Louis-le-Grand.

Issy-les-Moulineaux - L'Ancienne porte du château, entrée du parc — Parc Henri Barbusse, kiosque visible au fond à droite
Image

(2) Erreur, quand tu nous tiens !
Une malheureuse confusion, reproduite d'articles en articles, affirme que le Kiosque à musique d'Issy-les-Moulineaux construit dans le Square de la mairie en 1925 aurait été ensuite transféré dans le Parc Henri-Barbusse, après la création de ce dernier en 1936.
En fait il n'en est rien. Le Kiosque de la mairie, aux matériaux et formes classiques, reproduit dans la CPA qui est entre nos mains (la seule CPA à notre connaissance ; deux CPSM la reproduisent également), effectivement édifié en 1925, n'a pas grand chose à voir avec le bloc de béton armé aux quatre colonnes qui a été érigé en 1937 dans le Parc Henri-Barbusse.
En outre, le Kiosque du Square de la Mairie est resté en place jusque dans les années 1960, date de sa destruction municipale. Il eût mieux fallu démonter ce dernier et le remonter à la place de celui en béton qui a, lui, été conservé jusqu'à ce jour...
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » jeu. 3 mai 2018 17:30

IVRY-SUR-SEINE - Place de l'Hôtel de Ville
(VAL DE MARNE)
Nous sommes en 1812. La ville d'Ivry compte mille deux cents habitants (deux siècles plus tard, soixante mille), soit un peu plus de trois cents foyers. La longue Voie ou Rue de Seine qui mène du bourg au fleuve, est presque entièrement dénuée de constructions, hormis une grande bâtisse construite au XVIIe siècle, entourée d'un vaste jardin planté d'un petit bois, de prés et de vergers. Cet enclos est converti par la suite en jardins maraîchers.
Plusieurs hypothèses, parfois croustillantes, sont émises quant à l'occupation de cette maison de maître à ses origines ; la seule certitude attestée est l'arrivée, en 1820, d'une succursale du Collège Sainte-Barbe Delanneau qui y enseigne à ses élèves pendant quelques années.

Plan d'Ivry en 1812
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Dans les années 1830-1840, un certain Saget prend possession de la propriété, et aménage sur les locaux annexes, un atelier où il fabrique pour la commune, des lampes à huile à réflecteurs paraboliques, selon le système inventé par Ami Argand, continué par Isaac-Ami Bordier-Marcet.
Au décès de Saget, sa veuve est contactée par Pierre Philibert Pompée (1809-1874), instituteur qui vient de démissionner de l'école Turgot en décembre 1852. Celui-ci, à la recherche d'une école à créer, fait affaire avec la veuve Saget qui lui loue sa maison de maître et les vastes jardins. L'école est ouverte dès le 7 mars 1853 avec une cinquantaine de pensionnaires dont le nombre atteint rapidement 260 élèves : le jeune Félix Faure, futur président de la République, fera partie de ceux-ci, pendant trois années, de 1854 à 1857.
La veuve Saget continue de son côté son petit commerce de becs à huile, puisque le 13 décembre 1857, elle renouvelle son traité relatif à cette activité, avec la municipalité.

Ivry - Réclames Ecole Philibert Pompée en 1859 et 1868
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Ivry-sur-Seine - Ecole Philibert Pompée, façade sur le parc — Vue du Parc de l'école Pompée
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L'école Pompée voit donc son affaire se développer et perdurer jusqu'à l'invasion prussienne de 1870.
Philibert Pompée est élu maire d'Ivry le 31 août 1870, le
premier maire républicain. La commune ne possédant pas de mairie en propre, Pompée fournit un local pris sur son école, en guise de maison de Ville.
Le conseil municipal ivryen décide, le 29 mars 1871, de prendre à bail, moyennant 4.000 francs par an, le bâtiment mitoyen de l'école Pompée, appartenant à la maison Collard, et d'y transférer sa nouvelle mairie, qui sera finalement rachetée par la municipalité en 1879.
L'Ecole Pompée, quant à elle, continue, depuis le décès de son fondateur, son activité en tant qu'internat primaire pour garçons.


Ivry-sur-Seine - Ecole Philibert Pompée (cliché Eugène Atget 1901)
Image

Dès le 18 juin 1892, le conseil municipal envisage de faire construire un Hôtel de Ville ; les chiffres de l'ordre de quatre cent mille francs avancés, font frémir certains conseillers qui regimbent : vous jonglez avec l'argent des contribuables. En dépit des oppositions, le 14 août 1893, un projet est mis en place et déposé en décembre 1893 par Emile Louis Bruyer (1842-1922), maire de 1893 à 1896, charbonnier de son état.
Un concours est organisé, à compter du 1er janvier 1894, pour la réalisation de cet édifice prévu sur le terrain appartenant à la commune, à l'angle de la rue de la Mairie (ancienne rue de Seine) et de la rue Raspail (ancienne rue des Champs Blancs), ledit terrain jouxtant donc l'actuelle mairie de l'ancienne maison Collard.
Les maquettes, plans et devis des divers projets seront exposés, du 4 au 18 février 1894 devant le jury sur le Champ-de-Mars parisien, dans la Galerie des Jardins du palais des Arts libéraux. Les trois premiers primés recevront respectivement 4.000 frs, 3.000 frs et 2.000 frs.
Le coût du monument, qui devra comporter deux étages, est limité à 700.000 francs, non compris l'ameublement, la décoration intérieure et les appareils d'éclairage. L'architecte retenu sera rémunéré à raison de 5% des travaux.
Sur les 72 projets déposés, le premier prix est attribué, le 5 mars 1894, à Adrien Chancel (1853-1901), architecte à Paris, qui est chargé de l'exécution des travaux et du règlement des mémoires.
L'adjudication des travaux a lieu le 20 décembre 1894 avec la répartition de 17 lots chiffrés :

1er lot. Maçonnerie, terrasse et carrelage : montant des travaux 376.845 fr. 13 — 2e lot. Pavage et asphalte : 9.921 fr. 89 — 3e lot. Ciments et égouts : 6.705 fr. 77 — 4e lot. Menuiserie, parquets : 80.719 fr. 15 — 5e lot. Charpente : 26.498 fr. 43 — 6e lot. Serrurerie : 46.544 fr. 55 — 7e lot. Serrurerie d'art : 25.330 fr. — 8e lot. Fumisterie : 21.710 fr. — 9e lot. Marbrerie : 8.587 fr. 49 — 10e lot. Peinture, vitrerie, tenture : 32.912 fr. 69 — 11e lot. Stuc : 25.000 fr. — 12e lot. Couverture, plomberie, eau et gaz : 31.379 fr. 97 — 13e lot. Ardoiserie : 330 fr. — 14e lot. Horloge, paratonnerre : 2.462 fr. 05 — 15e lot. Sculpture sur pierre : 13.785 fr. — 16° lot. Sculpture d'intérieur, pierre, staff : 3.200 fr — 17e lot. Sculpture statuaire : 25.400 fr.

La pose de la première pierre du nouvel hôtel de ville a lieu le dimanche 3 février 1895, en présence d'une kyrielle de notables et personnalités politiques conviés à cette occasion, le maire Bruyer en tête. Un défilé est organisé auquel participent les sociétés musicales ivryennes : l'harmonie l'Espérance d'Ivry-Centre, l'Harmonie d'Ivry-Port, l'Union musicale d'Ivry et les Sociétés de trompettes d'Ivry.
Et le dimanche 19 avril 1896, se déroule l'inauguration du grandiose monument qui aura coûté plus d'un million de francs. Sont présents, le fameux préfet de la Seine, M. Poubelle, le maire Bruyer et les personnalités désormais habituées d'Ivry. Un gros banquet payant — 10 francs par personne — est organisé, accompagné par la musique du 46e R.I. dirigée par le chef Guignard. Des commentateurs vont s'étonner que les musiciens et le valeureux Guignard
n'aient pas été mieux traités et qu'ils aient à peine eu un verre de vin.

Ivry-sur-Seine - Hôtel-de-Ville
(le photographe s'est efforcé de cadrer son objectif de manière à éviter la vue du kiosque, mais pourtant il est forcément là au moment de la prise du cliché)
Image
publié par Carpostale Lun 10 Jan 2011 00:59

Lors de la séance du conseil du 25 janvier 1896, une délibération est prise concernant le sort de l'ancienne mairie dite de la maison Collard : il est décidé de transformer son rez-de-chaussée en dispensaire municipal et d'affecter le premier étage en logements pour les employés communaux. Le maire Bruyer propose que son ami Chancel, l'architecte, s'occupe des plans, du devis et des travaux nécessaires. Ce à quoi, les conseillers Nicolas et Robineau s'opposent, estimant que l'architecte voyer, Lamour, peut être chargé de cette tâche, par surcroît gratuitement. Lamour est par conséquent chargé du devis de transformation du futur dispensaire.

Ivry-sur-Seine - Le Kiosque à musique, le Dispensaire municipal et mur de la cour de récréation à droite — Cour de récréation de l'Ecole Pompée et Nouvel Hôtel de ville en fond
Image

Une fois l'Hôtel de ville installé, reste à aménager la grande esplanade qui lui fait face le long de la rue de la Mairie. Il est tout d'abord convenu de déplacer les fontaines Wallace d'Ivry sur la nouvelle place.
Le 6 février 1897, grâce au conseiller Supiot, une commission est nommée pour étudier la création d'un Kiosque à musique devant la nouvelle mairie. En attendant, le conseiller Maussang fait voter la plantation de 64 arbres, pour un devis arrêté à 190 francs : un sagace observateur fait observer que
si pour trois francs on peut avoir un arbre, il manque le prix du trou pour le mettre... Finalement lors de la séance du 26 février 1897, on apprend, qu'après une adjudication éclair, M. Gondouin fils, jardinier ivryen, est déjà à pied d'oeuvre et que les trous pour les tilleuls de la place sont bien commencés.

Les 23 avril et 25 octobre 1897, Ferdinand François Roussel (1839-1914), le nouveau maire d'Ivry de 1896 à 1908, fait adopter, par son conseil municipal, les plans pour aménager la place de l'hôtel de ville : un jardin orné de quatre massifs de verdure et de fleurs, une double rangée d'arbres et un Kiosque à musique
en fer ouvragé d'une grande élégance installé au centre. Une somme de 1.000 francs annuelle est même votée servant à dédommager les société musicales pour leurs déplacements. L'adjudication de ces travaux est prévue pour le 9 décembre 1897.
La Société anonyme des Ateliers de Neuilly, siégeant à Levallois-Perret, est adjudicataire de la fabrication et du montage du Kiosque à musique pour 4.676 fr. 95 tandis que les travaux de pavage et de sablage sont attribués à M. Ardaille du Kremlin-Bicêtre, pour 6.868 fr. 05.
L'ensemble global du coût de l'aménagement de la place et la construction du Kiosque est arrêté à 33.135 fr. 31.

Au milieu d'une nombreuse affluence, le Kiosque à musique est inauguré le 1er mai 1898. De forme octogonale, édifié sur un soubassement de briques et de pierre, ses colonnes en fonte supportent une toiture en zinc surmontée d'un lanterneau et d'une lyre à l'extrémité ; son garde corps est en fer forgé.

Pour parfaire l'aménagement de la place de l'hôtel de ville, des bancs y sont installés en 1899, et un jardinet et une grille sont édifiés devant le dispensaire municipal. En 1903, des grilles sont disposées autour des massifs du jardin de l'hôtel de ville, moyennant un mémoire de 7.525 francs.

Ivry-sur-Seine - L'Hôtel de Ville et le Kiosque — Le Kiosque à musique
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L'école Pompée qui ferme ses portes définitivement en 1911 est rachetée par la commune.
Jules Coutant (1854-1913), maire d'Ivry de 1908 à 1913, fait voter par sa municipalité, le 29 octobre 1912, la démolition du dispensaire municipal et, par la même occasion de l'école Pompée, afin d'aménager le nouveau Parc de la Mairie.
Ce dernier est inauguré, le 27 juillet 1913, par Raymond Poincaré, en présence de la musique du 102e R.I. installée sur le Kiosque à musique et d'une foule considérable. Jules Coutant qui préside à cet événement, décède le 30 août. Le parc de la mairie sera, aussitôt après, baptisé Parc Jules Coutant.

Jusqu'en 1939, le kiosque à musique reste très actif grâce aux nombreuses formations musicales Ivryennes. Nous le verrons sur notre prochaine publication, un second kiosque à musique est venu en renfort.
Tous les ans, une grande kermesse est organisée sur la place, dont les bénéfices vont aux enfants partant, lors des congés scolaires, dans une colonie de vacances qui leur est réservée.

Ivry-sur-Seine - Rue de la mairie, tramway, place de la mairie et kiosque à musique — Hôtel de ville et Kiosque à musique
Image

D'incessants meetings politiques attirent syndiqués ou badauds, fréquemment suivis de concerts sur la grande place de l'Hôtel de ville ; bien souvent, le kiosque à musique devenu trop étroit devant cette cohue, une large estrade est dressée pour les harangueurs.
Le 11 juin 1950, une grande fête est organisée accompagnée d'un festival musical en présence de Maurice Thorez, afin d'inaugurer le nouveau
parc Maurice Thorez, et la nouvelle rue Joseph Staline... nom donné à l'ancienne rue de Seine devenue rue de la Mairie.
La municipalité a fait raser le Kiosque à musique dans les années 1950.
Kiosque supprimé.

voir ici Hôtel de Ville d'Ivry-sur-Seine sans son kiosque, aujourd'hui.(1/4) (2/4) (3/4) (4/4)

(voir à gauche du kiosque, au fond, une des fontaines Wallace et à droite, derrière le mur, la cour de récréation de l'école Pompée)
Image
publié par JeanMarc Jeu 3 Mai 2018 16:15

20 janvier 1895 — Programme des fêtes à l'occasion de la pose de la première pierre de l'Hôtel de Ville du 3 février 1895
— Pose de la première pierre du futur Hôtel de Ville. Le dimanche 3 février 1895, à 2 heures du soir, sous la présidence de MM. Poubelle, préfet de la Seine, et Lépine, préfet de police, sous le patronage de la municipalité d'Ivry, assistée de MM. Coûtant, député de l'arrondissement ; Levêque, conseiller général ; Rondu, conseiller d'arrondissement, et des municipalités du canton.
Les diverses Sociétés de sapeurs-pompiers, de musique et de gymnastique d'Ivry et des communes du canton prêteront leur concours à cette fête. Programme :
A 1 heure précise, réception des Sociétés dans le parc de la Mairie. Grand défilé (annoncé par des bombes aériennes).
Itinéraire : Rue de la Mairie, rue de Paris, rue du Grand-Gord, rue du Liégat, rue Raspail, place Parmentier, rue Parmentier, place de la République et retour à la Mairie.
Prendront part au défilé : La compagnie des sapeurs-pompiers d'Ivry et les compagnies des communes du canton ; l'harmonie l'Espérance d'Ivry-Centre, directeur M. Rabuat ; l'Harmonie d'Ivry-Port, directeur M. Bouché ; l'Union musicale d'Ivry, directeur M. Houllier ; les Sociétés de trompettes d'Ivry et les Sociétés musicales du canton.
A 2 heures, cérémonie de la pose de la première pierre. Discours et solennité.
Après la cérémonie, réception officielle des invités dans le salon de la Mairie.
Décoration et pavoisement par M. Voisin, entrepreneur de fêtes publiques.
A 8 heures, grande retraite aux flambeaux organisée par la Commission, avec le concours de toutes les Sociétés de la ville; pièces d'artifice, feux chinois, girandoles, fontaines lumineuses, etc.

15 février 1896 — Le banquet payant prévu pour l'inauguration de l'Hôtel ne fait pas l'unanimité
— Le clou de la séance du conseil a été l'article 8 de l'ordre du jour : Inauguration de l'Hôtel de Ville (décisions à prendre) :
La date fixée au 29 mars précédemment choisie est reculée et votée au 19 avril.
L'on comprendra dans cette fête un banquet de 80 couverts à 10 fr., 2 bals, avec illuminations à giorno.
Un bal payant et un bal non-payant.
M. Burgard s'élève contre le bal payant. La fête doit être populaire, personne ne doit payer.
Sur la somme de 8.000 francs demandée par le maire, M. Schneider demande que la partie pour les pauvres soit portée de 3.000 à 5.000 francs. (Les élections approchent, les pauvres vont en profiter.)

12 avril 1896 — Programme de l'inauguration de l'Hôtel de ville pour le dimanche 19 avril 1896
Inauguration du nouvel Hôtel de Ville. Itinéraire. A midi : réunion des Sociétés sur la place de l'Hôtel-de-Ville.
A une heure précise : Grand défilé.
Ordre. — Rue de la Mairie, boulevard Sadi-Carnot, place Nationale, rue Nationale jusqu'à la rue Victor-Hugo, retour jusqu'à la rue de Seine, rue de Seine, rue de la Mairie, rue du Liégat, rue du Grand-Gord, rue de Paris, rue de la Mairie, rue Raspail, place Parmentier, rue Parmentier, rue de la Mairie et retour place de l'Hôtel-de-Ville.
Cortège :
Un groupe d'agents. — L'Union des Trompettes. — L'Etendard (anciens militaires). — Les Sociétés Colombophiles. — Harmonie d'Ivry-Port. — Les Sapeurs-Pompiers du canton. — Les Sociétés de Gymnastique du canton. — L'Harmonie l'Espérance. — Les Gendarmes. — Le Conseil municipal et les invités. — Union musicale d'Ivry. — Fanfare de l'usine Bac. — La Société municipale de Secours mutuels. — La Société des membres honoraires des Sapeurs-Pompiers. — Le Cercle l'Union d'Ivry. — Harmonie des Prévoyants de l'Avenir. — Les Prévoyants et la France prévoyante. — Les Sauveteurs de France. — La Loge Qui? Vérité. —
Fanfare de Choisy-le-Roi. — Les Travailleurs d'Ivry. — La Fourmilière. — Fanfare de Vitry. — La Fraternité. — La Libre Pensée. — La Jeunesse d'Ivry (trompettes). — Un groupe d'agents.
Banquet.
dans les Salons de l'Hôtel-de-Ville, à six heures du soir, sous la présidence de M. Mesureur, ministre du Commerce et de l'Industrie.
Prix : 10 francs,

19 avril 1896 — Compte rendu de l'inauguration du nouvel Hôtel de Ville
— Il était à peine midi, dimanche dernier, que les Sociétés arrivaient se ranger pour prendre place au défilé devant précéder la cérémonie. A trois heures, on voyait arriver la musique du 46e, venant apporter son concours à la solennité, et sa première exécution a été pour recevoir M.Poubelle, peu d'instants après.
A quatre heures, sur l'estrade dressée devant le monument, les autorités avaient pris place : M. Poubelle, préfet ; M. Bruyer, maire ; MM. Luzeau et Jobelin, adjoints ; Laurent, secrétaire général de la préfecture de police ; Levéque et Reulos, conseillers généraux ; Rondu, conseiller d'arrondissement ; Leroux, directeur des affaires départementales.
M. le maire a fait ses compliments d'usage à M. le préfet, dans un assez long discours fort bien tourné, comme il sait le faire, puis a passé la tubéreuse à M. Chancel et donné son petit bouquet à tous ces Messieurs de l'administration.
Au début de la solennité les assistants avaient été agréablement émotionnés par un intéressant lâcher de pigeons voyageurs, dont le vol et le départ, par le temps clair et pur, avaient provoqué le satisfecit de la foule. Il en fut de même encore quand on entendit alors les enfants des écoles d'Ivry (filles et garçons) exécuter une cantate composée pour la circonstance par M. Laurent de Rillé, inspecteur général du chant pour le département de la Seine. Cette cantate est intitulée Les Enfants d'Ivry.
L'impression que l'on a ressentie, en entendant ces enfants, a été profonde et elle leur a été largement manifestée par les assistants. Il en a été encore de même quand ces enfants ont chanté la Marseillaise, accompagnés par l'Harmonie l'Espérance d'Ivry.
Alors le maire et les invités sont descendus de l'estrade s'avançant à travers la foule vers le monument qui se dressait en face.
Puis après, M. Bruyer a fait les honneurs du nouvel Hôtel de Ville aux autorités qui ont pris part à un lunch tout préparé dans l'une des salles.
Enfin, à 8 h. ½, a eu lieu le banquet dont voici le menu.:
Consommé printanière Royale — Bouchées à la Monglas
Saumon sauce Genevoise — Filet de Boeuf financière — Dindonneaux truffés —
Salade de saison — Haricots verts à la maître d'hôtel —
Glaces — Nélusko, Mexicaine — Pièces montées — Franco-Russe, Ivry-Port — Desserts
Vins : Madère, Saint-Emilion — Champagne : Gérard de Rocondo
Le colonel Robert du 46e de ligne avait gracieusement mis la musique de son régiment à la disposition de notre municipalité. Comment se fait-il que le valeureux chef de musique du 46e, M. Guignard et ses musiciens n'aient pas été mieux traités et qu'ils aient à peine eu un verre de vin. Beaucoup de sociétés invitées ont été dans le même cas.

Ivry-sur-Seine - Place de l'Hôtel de Ville et kiosque à musique
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1er mai 1898 — Inauguration du Kiosque à musique et de la place de l'Hôtel de Ville
— La municipalité a inauguré hier, au milieu d'une nombreuse affluence, la place de l'Hôtel-de-Ville et le kiosque quelle y a fait construire. Plusieurs Sociétés locales prêtaient leur concours à cette solennité, au cours de laquelle plusieurs médailles d'honneur ont été décernées.
Les commentaires de cette inauguration du dimanche 1er mai 1898 sont plutôt laconiques. Il faut toutefois préciser que pas plus tard que la veille le samedi 30 avril, M. Poggi, commissaire de police d'Ivry a fort à faire sur sa commune :

— Ivry-Centre. Samedi soir, 30 avril, au cours d'une réunion électorale organisée au Petit-Ivry, des désordres se sont produits. Les becs de gaz ont été soufflés, au cours d'une bagarre, des électeurs furent violemment pris à partie et blessés grièvement. La police a du faire évacuer la salle.

26 août 1899 — Concert sur le Kiosque de la place de la Mairie
— Ivry (tramways place du Châtelet). Ce soir, sous le kiosque de la place de la Mairie, concert public par l'Harmonie municipale.

3 juin 1900 — Concours international musical à Ivry
14 mai 1900 — Le comité d'organisation du concours international d'Ivry-sur-Seine du 3 juin a reçu près de 80 adhésions. Ce résultat est très remarquable, étant donné le peu de temps que les organisateurs ont eu pour la préparation de cette fête.
Les sociétés inscrites vont recevoir très prochainement la liste des primes en espèces.
Le tirage au sort réglant l'ordre du concours a eu lieu hier dimanche à la mairie d'Ivry-sur-Seine.
3 juin 1900 — Le Concours musical du dimanche 3 juin. Ainsi que nous l'avons annoncé hier, nous donnons aujourd'hui le compte rendu et la liste des récompenses du concours d'orphéons qui a eu lieu dimanche à Ivry.
67 sociétés, ont pris part à ce concours, organisé sous les auspices de l'administration municipale.
Le comité directeur était composé de MM. Roussel, maire d'Ivry ; M. Léger, président et A. Brunet directeur du concours. Le jury était présidé par M. Lory.
La cérémonie avait lieu sous la présidence d'honneur de MM. le ministre de l'instruction publique, de Selves, préfet de la Seine, Coûtant, député de la Seine.
A midi le concours de lecture à vue était terminé. Il a été suivi d'un banquet offert à l'hôtel de ville, à la municipalité, par la commission d'organisation, Des discours ont été prononcés par MM. Coûtant, Roussel, Lory.
L'après-midi a été remplie par le concours d'exécution.
A huit heures, la distribution des récompenses a été faite sur la place de la mairie.

2 mai 1906 — Concert sur le Kiosque et fêtes à Ivry
— En prévision des incidents qui pourraient se produire en banlieue, d'importantes mesures d'ordre ont été prises, et principalement dans les centres industriels.
A Ivry, des forces imposantes ont été massées. Par voie d'affiches, la municipalité a convié la population à une fête dont voici le programme :
A 8 heures du matin, distribution extraordinaire de secours aux indigents ; à 3 heures de l'après-midi, réception à l'Hôtel de Ville par la municipalité et le Conseil municipal des groupes et Syndicats ouvriers. Le soir, illumination de l'Hôtel de Ville, concert instrumental sous le kiosque par l'harmonie municipale.

30/4/1906 — Une Fête du travail à Ivry. Concert au Kiosque
— La municipalité d'Ivry-sur-Seine a invité, par voie d'affiches, la population à se joindre à elle pour célébrer avec éclat la fête annuelle du travail.
Le programme de la fête est ainsi établi :
A huit heures du matin, distribution extraordinaire de secours aux indigents, à trois heures de l'après-midi, réception à l'hôtel de ville, par la municipalité et le conseil municipal, des groupes et syndicats ouvriers. Le soir, illumination de l'hôtel de ville.
Concert instrumental sous le kiosque par l'Harmonie municipale.

Quelques concerts sur le Kiosque de l'Hôtel de Ville
7 août 1909 — Concert du samedi 7 août 1909 sur la Place de l'Hôtel-de-Ville. La Revanche d'Ivry-sur-Seine. Directeur M. Téreins : — Gladiateur, Vittmann. — Marche aux flambeaux, Vittmann. — Dans la lande, Renault. — L'Orchidée, Gadenne. — Ixelles-Bruxelles, Roger. — Les Violettes, Téreins. — Sérénade au hameau, Margastel.
4 mai 1910 — A 9 heures du soir au Kiosque de l'hôtel de ville. Harmonie d'Ivry-sur-Seine. Directeur M. Bouché : Vel d'Hiv, H. Maquet. — Poète et Paysan, Suppé. — Boléro, L. Blémant. — Venezia, Leroux. — Spearmint, V. Turine.
14 mai 1910 — A 9 heures du soir, à Ivry-sur-Seine sur le Kiosque de l'Hôtel de Ville. Harmonie d'Ivry-sur-Seine. Président : V. Drouin : — Genève, F. Andrieu. — Polonaise de Concert, P. Vidal. — Fraîche et Rose, V. Turine. — Boléro, Blémant. Paris-Bruxelles, V. Turine.
3 août 1911 — Ivry, place de l'Hôtel-de-Ville, Harmonie l'Indépendante du Petit-Ivry. Directeur M. Ed. Pipet :
Marche de l'Exposition, Bure. — Athénœum. Blémant. — Diavolino, Mullot. — Les Saltimbanques, Ganne. — Salut à Copenhague, G. Wittmann.

20 mai 1911 — Kiosque de l'Hôtel de Ville. Harmonie d'Ivry-sur-Seine. Directeur M. P. Bouché : Marche Italienne, J. Rousseau. — Les Saltimbanques, Ganne. — Les Jolies Viennoises, G. Wittmann. — La Fille du Régiment, Donizetti. — Paris-Bruxelles. V. Turine.
11 mai 1912 — Concert de 9 à 10 heures. Kiosque de l'Hôtel de Ville. Harmonie d'Ivry sur Seine. Chef : M. P. Bouché : — Marche Italienne (J. Rousseau). — Mireille (Ch. Gounod). — Murmures de la Mer (A. Gomès). — Werther (Massenet). — Coppelia, polka-mazurka (Mastio).

Ivry-sur-Seine - L'Harmonie d'Ivry devant l'Hôtel de Ville — Les Joyeux Boul-O-Phones devant l'Hôtel de Ville
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27 juillet 1913 — Inauguration du Parc de la Mairie d'Ivry par Raymond Poincaré La musique du 102e R.I. sur le Kiosque
— Dès une heure, une foule considérable vient se ranger dans les différentes rues et sur les différentes places que suivra le cortège présidentiel. L'annonce de la présence du chef de l'Etat dans cette localité de la banlieue parisienne avait attiré un grand nombre de curieux qui trouvaient là une excellente occasion de saluer le nouveau président de la République. Aussi, les acclamations ne lui furent-elles pas ménagées.
A la Mairie. La maison commune avait été très somptueusement décorée peur la circonstance.
Sous le vélum de velours grenat, à crépine d'or, la bienvenue est souhaitée au président de la République par M. Jules Coûtant, député et maire, entouré de tous les membres de la municipalité, pendant que la musique du 102e d'infanterie, placée dans le kiosque municipal, joue la Marseillaise.
Après avoir gravi le grand escalier d'honneur orné de plantes vertes et de fleurs rares, sur les marches duquel se tiennent les pompiers de la ville, le cortège présidentiel pénètre dans la salle du Conseil municipal où a lieu la réception officielle du président de la République.
M. Poincaré, suivi de MM. Klotz, ministre de l'Intérieur ; de M. Maurice Quentin, président du Conseil général ; de M. Jules Coûtant, maire, de tous les sénateurs et députés présents, de tous les conseillers généraux, de MM. Delanney et Hennion, préfets de la Seine et de police, de tous les conseillers municipaux de la ville d'Ivry, va prendre place sur une estrade réservée. (...) (discours)
Après le discours du président, un lunch est servi dans la grande salle des fêtes. Après le lunch, le cortège présidentiel, que guide M. Jules Coutant, vient se placer devant la mairie, où, aux accents de la musique du 102e d'infanterie, a lieu un superbe défilé des enfants des écoles, de vétérans, de sociétés de gymnastique, de pompiers et de mutualistes. L'enthousiasme est considérable.
Avant de quitter Ivry, le président de la République s'est rendu à l'école d'apprentissage et a inauguré le parc de la mairie.

Les derniers concerts sur le Kiosque avant le conflit
30 août 1913 — Concert de 9 à 10 heures. Kiosque de l'Hôtel-de-Ville). Harmonie Municipale. Chef, M. V. Leroy : — Bohême joyeuse, marche (L. Ithier). — Le Baptême d'une poupée, fantaisie (J. Bouchel). — Albana, valse (V. Leroy). — Cortège des Muses, fantaisie-ballet (L. Daunot). — Polka des Commères (G. Alller). — Marche glorieuse (L. Daunot).
16 juin 1914 — Harmonie d'ivry-sur-Seine (directeur M. Bouché) : — Le Régiment de Turenne, Gaffet. — Les Saltimbanques, L. Ganne. — Valse câline, Turine. — Ballet de Coppélia, Léo Delibes. — Marche des Cadets de Gascogne, Furgeot.

9 juillet 1921 — Kermesse annuelle d'Ivry
— Ivry-sur-Seine. Kermesse au profit de l 'œuvre des petits Ivryens à la campagne. Ce soir, bal à l'hôtel de ville. Demain, nombreuses attractions dans le parc et autour de la mairie.

Kermesse des 9 et 10 juillet 1927 à Ivry-sur-Seine
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Quelques derniers concerts sur le Kiosque avant que les grand meetings politiques avec estrades surélevées ne prennent le dessus...
14 juillet 1926 — Chorale région parisienne. Tous à 20 h. 30, kiosque place de la Mairie, à Ivry. Tram 82.
18 mai 1932 — A 21 heures, kiosque de la mairie d'Ivry. — Philharmonie municipale d'Ivry (M. Jean Rouquié) :
— Tip-Top, marche (Allier). — Noces de Figaro, ouverture (Mozart). — Hilda, fantaisie polka pour cornet (J. Reynaud). — Erggin, fantaisie pour clarinette solo (G. Meister). — Le Réveil de la meunière, rondo pour bugle solo (Ad. Delaunois). — Vallée d'Osseau, valse (G. Benoit).

7 juillet 1932 — Ivry, Kiosque de la mairie. Harmonie d'Ivry (M. Bouché). Souvenir de Compiègne (Maquet). — La Chanson des nids. — Fantaisie sur Faust (Gounod). — Ballet d'Isoline (Messager). — Néron (Popy).
29 juillet 1932 — Kiosque de la mairie. Philharmonie municipale (M. Rouquié) : Le Coquet (Bourgeois). — La Poupée de Nuremberg (Adam). — Lakmé (Delibes). — Hylda (Reynaud). — Retour à la vie (Chabas).

Ivry-sur-Seine - Fête populaire en mai 1937 sur le Kiosque à musique pavoisé — Hôtel de ville en 1965, kiosque supprimé
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9 juin 1939 — Grand concert à l'Hôtel de ville, sous la présidence de Maurice Thorez
— Ce soir, vendredi 9 juin, à 21 heures, au parc de la mairie, à Ivry, la municipalité, le Travailleur et les « Amis de l'Humanité » organisent un concert qui sera présidé par notre camarade Maurice Thorez, député de la circonscription. Au cours de ce concert, on entendra l'Harmonie municipale, les accordéonistes de l'Humanité et la chorale Jean-Baptiste-Clément.
Rendez-vous pour les accordéonistes. Nous rappelons aux accordéonistes participant au concert que des voitures les transporteront sur place.

Sociétés musicales actives à Ivry-sur-Seine en 1909 :
Cercle symphonique libre, direction Pathier, 30 exécutants ;
Harmonie municipale d'Ivry, président Roussel, direction Gambet, 67 exécutants ;
La Jeunesse d'Ivry (société de trompettes), président Solinski, direction Warin, 20 exécutants ;
La Revanche (trompettes), président Brunet, direction Tereins, 28 exécutants ;
Harmonie d'Ivry-Port, président V. Drouin, direction P. Bouché ;
Les Mandolinistes Ivryens, direction Tupinier, 20 exécutants.

(1) De nombreux écrits légendaires voudraient que l'actrice Louise Contat et le poète de Parny aient résidé dans la Maison de Maître, future école-pension de Philibert Pompée. Les légendes sont également de mise concernant les soi-disant galipettes qui se seraient déroulées entre Jeanne-Antoinette Poisson, la Pompadour, et Louis XV, dans la même bâtisse d'Ivry.
La confusion pourrait provenir de la disposition des lieux : l'ancienne Mairie d'Ivry était située près de l'Ecole Pompée ; de même le bureau de bienfaisance de la Mairie et la maison de plaisance ci-après étaient mitoyens.
Le bureau de bienfaisance de la mairie a été installé autrefois dans la chapelle Notre-Dame-des-Anges, offerte en donation, en 1803, par le sieur de Mauperché, ayant droit des seigneurs d'Ivry, bien qu'il avait acquis en 1791. Cette chapelle était située rue des Champs Blancs (future rue Raspail) le long d'une maison de plaisance, construite au XVIIe siècle par Jean de Loynes, appartenant depuis 1803 à l'actrice du Théâtre Français, la célèbre Louise Contat (1760-1813), mariée à Paul-Marie-Claude de Forges de Parny, neveu du poète Évariste de Parny. Louise Contat va contester la propriété de cette chapelle, la considérant sienne. En première instance du 20 octobre 1809, le préfet de la Seine obtient gain de cause contre l'actrice qui, sur appel du 30 juin 1810, retourne l'affaire en sa faveur.
La maison de plaisance de Louise Contat a finalement été cédée au gouverneur de la Banque de France, le comte Jaubert, le 14 février 1811 qui a ainsi récupéré la possession de la chapelle Notre Dame-des-Anges.
Cette résidence sera incendiée en 1896, son parc sera loti.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 7 mai 2018 16:31

IVRY-SUR-SEINE - Square de l'Insurrection
(VAL DE MARNE)
Par une délibération du conseil municipal d'Ivry du 6 février 1886, le Rond-Point où aboutissent la rue de l'Est et la voie du Bac prend le nom de Place Philibert Pompée en hommage au fondateur de l'école éponyme dont nous avons relaté l'historique sur le Kiosque de l'Hôtel de Ville ivryen.
Cette place circulaire plantée d'arbres est animée par les kermesses annuelles organisées par la commune et également, à partir de 1895, par les concerts qu'y donnent Paul Boucher et les 40 musiciens de son Harmonie d'Ivry-Port. Celle-ci est incroyablement active sur tous les quartiers d'Ivry pendant la belle saison.

Plan d'Ivry en 1812
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En 1925 Georges Marrane (1888-1976), maire de 1925 à 1939 puis de 1945 à 1965, fait voter par sa municipalité, l'aménagement d'un square paysager et la construction d'un Kiosque à musique sur la place Philibert-Pompée.
Les travaux sont réalisés de 1925 à 1926 : des massifs de plantes et de fleurs sont créés, des allées sont tracées, des bancs sont installés, des arbustes complantés et une grille est aménagée tout autour du nouveau square.
Le Kiosque à musique, également achevé en 1926, est de forme hexagonale : son soubassement est en pierre, le garde corps en fer forgé, les poteaux en fonte et la toiture en zinc.

Le 16 novembre 1927, la municipalité entérine le décompte définitif de l'aménagement du square Philibert Pompée arrêté à 221.673 frs.71, chiffre qui est revu à la hausse le 31 décembre pour 225.503 frs 47.
Des travaux supplémentaires sont votés depuis le 16 février 1926, pour un montant de 22.720 francs, destinés à l'installation de l'éclairage au gaz, au moyen de tribecs, sur le square. La société E.C.F.M. (Eclairage, chauffage et force motrice) de la rue de Calais est chargée de leur réalisation.

Ivry-sur-Seine - Square Philibert Pompée, Kiosque à musique et la Nouvelle Cité (devenue Cité de l'Insurrection) — Place Philibert Pompée et Kiosque à musique
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Dans le même temps, Georges Maranne, qui commence son vaste programme de constructions d'H.B.M. sur Ivry-sur-Seine, lance sa première opération d'envergure, la Nouvelle Cité Philibert Pompée, devant le Square éponyme, sur des terrains acquis par la commune.
Après le dépôt des projets, le 8 janvier 1926, par les architectes, les frères Henri et Robert Chevallier, la municipalité approuve lesdits projets le 16 février et dote l'office d'H.B.M. des terrains appréhendés par la ville.
279 logements sont prévus, répartis en cinq blocs. Le devis initial définitif, à hauteur de 11.608.785 francs, est approuvé en juillet 1926 par le conseil général, la municipalité et l'office des H.B.M.
La municipalité fournit 1.741.317 frs, une subvention de 3.522.971 frs est donnée par l'Etat, un emprunt de 6.343.800 francs, auprès de la Caisse des dépôts et consignations, est mis en place pour la réalisation de cet ensemble.
Les travaux commencés en décembre 1926 sont achevés en 1929.

En 1945, le Square Philibert Pompée est rebaptisé Square de l'Insurrection d'août 1944.
Le Kiosque à musique a été rasé dans les années 1960...
... et la Cité Pompée, devenue Cité de l'Insurrection, a fait des petits...
Kiosque supprimé

voir ici Square de l'Insurrection d'août 1944, ex square Philibert Pompée d'Ivry-sur-Seine, sans son kiosque, aujourd'hui.
Sculpture Le ça de Léonardo Delfino en 1979, square de l'Insurrection.

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publié par JeanMarc Lun 7 Mai 2018 16:11

30 juin 1895 — L'Harmonie d'Ivry-Port donne ses concerts tous azimuts
— Samedi soir, de 9 à 11 h. ½, cette société donnait un concert aux habitants de ce quartier.
Disons que cette récréation a été fort goûtée du public qui était venu en grand nombre (au moins 600 personnes faisaient cercle autour des musiciens).
Les morceaux du reste ont été joués avec beaucoup d'entrain ; quadrilles, valses, mazurkas, schottischs, polkas, fantaisies. Aussi avons-nous vu là des danseurs s'en donner à coeur joie, espérons que nos musiciens voudront bien encore égayer le quartier, en se rendant quelquefois au square Philibert Pompée avant les mauvais temps ; là, ils sont sûrs de trouver un public plus nombreux encore.
Un amateur de musique.

Quelques concerts donnés sur le Rond-Point, place Philibert Pompée
10 mai 1908 — Concert du dimanche 10 mai 1908, de 3 à 4 heures, Place Philibert-Pompée par l'Harmonie d'Ivry-Port. Directeur M. P.. Bouché : — Marche des Petits Lignards, J. Loudet. — Le Lac des Fées, Auber. — Marche saharienne, Scurilas. — Les Huguenotes, Meyerbeer. — Marche triomphale, J. Delrain. — Vers l'Avenir, A. Turiel.
19 juin 1909 — Concert de 9 à 10 heures. Rond-Point Philibert-Pompée. Harmonie dlvry-sur-Seine. Directeur M. P. Bouché : — Paris-Garnison, F. Sali. — Au pays des Cigales, Chillemont. — Fraîche et rose, valse, Turine. — Polonaise de concert. P. Vidal. — Pour la Patrie, Pujos.
26 août 1910 — Concert de 5 à 6 heures. Place Philibert-Pompée. Harmonie d'Ivry-sur-Seine. Directeur M. P. Bouché : — A Signorina, Popy. — Coppélia, Delibes. — Murmures de la mer, Cornes. — Souvenir de garnison, Martin. — Viva Espana, Allier.
10 juillet 1913 — Place Philibert-Pompée. Harmonie d'Ivry-sur-Seine. Directeur M. P. Bouché : — Kéramis (V. Turine). — Polonaise de concert (P. Vidal). — Vénézia (L. Desormes). — L'Olympienne (H. Mullot). — Gaieté champenoise (G. Gourdin).
9 juillet 1914 — Concert de 9 à 10 heures du soir. Place Philibert-Pompée. Harmonie d'Ivry-sur-Seine (directeur, M. Bouché) : — Saint-Georges, Allier. — Mireille, Gounod. — Fraîche et Rose, V. Turine. — Ballet égyptien, Luigini. — Le Magyar, Allier.

Ivry-sur-Seine - Harmonie d'Ivry sur le Kiosque de la place Pompée — Place de l'Insurrection (ex square Philibert Pompée), Kiosque à musique
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Le Kiosque à musique est enfin édifié, le Square Philibert Pompée enfin aménagé !
17 juin 1932 — Ivry, place Philibert-Pompée. Société la Philharmonie d'Ivry (M. J. Rouquié) : — Marche des Cotillons (Popy). — Ouverture de concert (A. Giraud). — La Poupée de Nuremberg, ouverture (A. Adam). — Boléro pour clarinettes (Clémont). — Fête militaire, fantaisie mazurka pour cornet (Petit).
30 juin 1932 — Ivry-sur-Seine. Harmonie d'Ivry (M. Bouché) : — Le Grognard (Parés). — Ouverture fantastique (Govaert). — Ballet d'Isolyne (Messager). — Dolorès (Waldteufel). — Poète et Paysan (Suppé). — Le Grenadier (Parès).

Calendrier des concerts donnés à Ivry-sur-Seine pour l'année 1931, sur les deux kiosques à musique et sur les autres places ivryennes
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 11 mai 2018 15:02

AZAY-LE-RIDEAU - La Place un Jour de Musique
(INDRE ET LOIRE)
Le premier château d'Azay-le-Rideau est édifié et fortifié dès le XIIe siècle.
Chargée de garder le domaine castral à la fin de l'année 1417, une garnison fournie par le duc de Bourgogne va avoir maille à partir avec le dauphin Charles VII ; celui-ci, dès l'année suivante, fait le siège de la place : le château et les fortifications de la ville sont démantelés et trois cent cinquante soldats sont immédiatement pendus.
La seigneurie d'Azay, confisquée, devient la propriété de Jean du Puy du Fou dit le Gallois, maître d'hôtel du Roi, de par l'acquisition qu'il en faite le 14 mai 1422 au prix de
1700 moutons d'or, auprès de Beraud III, comte de Clermont. Jean de Montgoméry succède à Jean du Puy du Fou après avoir épousé Marie d'Auxigny, veuve de ce dernier.
Ces seigneurs successifs vont relever le château de ses ruines mais, en cette période, le seul et unique souci du bourg étant de se protéger contre pillards et manants qui règnent dans la contrée, Jean de Montgoméry et Marie d'Auxigny obtiennent, par lettres patentes de Charles VII d'avril 1442, l'autorisation de fortifier la ville d'Azay-le-Rideau ; en contrepartie, les habitants ont l'obligation de
faire guet et garde à la ville et au château.
Le 26 octobre 1446, une convention est signée au siège royal de Chinon entre Catherine du Puy du Fou, dame d’Azay-le-Rideau, et les habitants de la ville, pour l'organisation du guet. (1)
Louis XI, par lettres patentes du 5 mai 1465, autorise les ridellois à lever
un droit d'aide pour rétablir les fortifications de la ville et, le 14 mai 1466, un arrêt provisoire du parlement de Paris, ordonnant de parachever celles-ci, est confirmé par un mandement du gouverneur de Touraine, Georges de la Trémoille du 30 mai 1466.
Le 4 septembre 1466, Georges de la Trémoille prend un nouvel arrêté ordonnant aux ridellois de
vider et curer les fossés et les fondements des murailles, et à hâter les travaux.
Ainsi, à cette date, Azay-le-Rideau semble maintenant à l'abri derrière ses murailles.

Le paiement de ces fortifications ne se fait pas sans difficultés puisque, le 17 mai 1492, soit vingt six ans après l'achèvement des remparts, une transaction intervient devant le Parlement de Paris, entre les ridellois d'une part le nouveau seigneur d'Azay, Jehannet du Boisjourdain d'autre part, concernant le financement de ces travaux et la rétribution du capitaine ayant été chargé de ceux-ci.
Le droit d'aide qui avait été institué le 5 mai 1465 pour ce financement est reconduit, par lettres patentes de Charles VIII du 17 octobre 1493, obligeant tous les habitants,
y compris nobles et ecclésiastiques, à payer encore pendant deux ans.
Plusieurs ridellois se font encore tirer l'oreille pour verser leur écot, puisque le 15 janvier 1511, le tribunal de Chinon est contraint de prendre un arrêt contre ceux-ci, afin qu'ils payent le droit d'aide leur incombant ; finalement, ceux-ci remettent un
sac de pièces le 14 janvier 1513, contre récépissé, après l'intervention du nouveau seigneur d'Azay, Gilles Berthelot.

La région n'est toutefois pas complètement sereine puis Gilles Berthelot demande et obtient, par lettres patentes de Louis XII du 1er mai 1514, l'autorisation de fortifier les bourgs limitrophes de Cheillé et de La Chapelle-Saint-Blaise, suite à sa requête, on ne peut plus explicite :
le grant passaige d'Azay à Chinon attire plusieurs mauvais garçons, larrons publicques, espieurs de chemin et aultres gens vaccabuns mal vivans qui faisoient souventes fois de grans noises, débatz, pilleries, larrecins, bastures, oultraiges, meultres et plusieurs aultres maulx et inconvéniens et se retirent ensuite dans les grans foretz de Chinon et aultres boys.

Gilles Berthelot (vers 1460-1529) qui est porteur des titres de conseiller, notaire et secrétaire du Roi Louis XII, maître des comptes en 1511 puis trésorier de France, est également, à partir du 28 octobre 1519, maire de Tours. De 1518 à 1523, Berthelot et son épouse Philippa Lesbahi font édifier le Château d'Azay-le-Rideau tel qu'il est encore actuellement. Berthelot n'en profitera pas bien longtemps puisqu'il est contraint de fuir en 1524 à Metz, alors hors de France, après que son cousin Jacques de Beaune, baron de Semblançay, surintendant des finances du roi, ait été poursuivi dès 1523 par suite de manigances de la reine mère Louise de Savoie. Disgrâcié, Berthelot voit son château et tous ses biens saisis. Il est en outre condamné à seize mille livres tournois de restitution, vingt mille livres tournois d'amendes et treize mille trois cent quatre vingt dix neuf livres tournois de dommages. (2)
La terre d'Azay-le-Rideau et son château passent alors dans l'escarcelle d'Anthoine Raffin, dit Pothon, capitaine de la garde du Roi, offerts par François 1er en juin 1528, officialisés par un acte du 22 août 1534.

Plan d'Azay-le-Rideau en 1814
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Trois siècles plus tard, le cadastre de 1814 nous montre que l'enceinte fortifiée, maintenant démantelée, a fait place à un tour de ville dénommé Les Douves (les futures rue de l'Abreuvoir et rue Carnot) partant de l'Indre et rejoignant la rue du Château (future rue Balzac) avant d'atteindre la cour dudit Château.
On y voit également que le cimetière communal ridellois est toujours en place le long des Douves : celui-ci, attesté dès 1512
près les murailles de la ville, donc hors-les-murs est, à cette date, servi par Gabriel Desaiche, prêtre qui officie en l'église Saint-Symphorien. Ce cimetière va être désaffecté et translaté en 1889 ; à cet emplacement, la commune, manquant cruellement d'un foirail pour tenir ses fréquents comices agricoles, fait aménager la place du Champ de Foire.
Jusqu'en 1835, Azay-le-Rideau dispose de quatre foires annuelles ; l'ordonnance royale du 23 avril 1835, porte ce nombre à cinq, se tenant le premier mercredi des mois de janvier, mars, mai, septembre et novembre. Le 20 mai 1837, une sixième foire lui est accordée, se déroulant le premier mercredi de juillet.
Les comices agricoles d'Azay-le-Rideau sont l'occasion de grandes fêtes et jeux accompagnés de concerts donnés par la fanfare municipale.

La présence d'une Fanfare municipale ridelloise, lors du comice agricole de 1851 ne présume pas de l'antériorité de sa création. Le peu de publicité faite à son activité nous laisse sur notre faim. Une seconde formation, la Fanfare Saint-Cécile, fondée en 1891 par M. Buard, avec vingt et un musiciens, disparaît vers 1904. Seule la Fanfare municipale qui change fréquemment de chef, continue à animer les manifestations d'Azay-le-Rideau : ses trente musiciens sont dirigés en 1899-1903 par M. Dupuy, en 1905-1906, par M. Bazin, puis à partir de 1907 par M. E. Moreau.
La municipalité décide de faire édifier un Kiosque à musique pour ses fanfares vers 1905-1910, sur la place du Champ-de Foire, le long de la rue Château. De forme octogonale, accessible au moyen d'un escalier de six marches, son soubassement en pierre est entouré d'une rambarde de fer forgé ; aucune toiture ne lui sera adjointe.

Azay-le-Rideau - Place du Champ de Foire et détail du kiosque à musique
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Quelques témoignages contemporains nous relatent à posteriori l'ambiance festive qui régnait sur la place du Champ de Foire, devenue ultérieurement place de La République, avant que le kiosque à musique ne soit supprimé vers la fin des années 1930. (3) (4)

A quelques mètres de l'ancien kiosque à musique supprimé, des lavatories en béton, de forme octogonale, ont été édifiés le long de la place de la République, et, curieusement sur ces vespasiennes, la municipalité a fait installer un nouveau kiosque à musique, sans toiture, mais avec une rambarde de fer forgé. On peut juste se poser la question de savoir si un kiosque à musique est conciliable avec les odeurs émanant du sous-sol des water-closets et à l'inverse, si ce dernier lieu est compatible avec l'éventuel vacarme de la fanfare des musiciens ?!
Toujours est-il que de temps à autre des groupes musicaux viennent y donner des concerts tels le Maracu'jah en juin 2015 ou encore les FerAilleurs en juin 2012...
Kiosque supprimé, remplacé aujourd'hui.

voir ici, Place de la République d'Azay-le-Rideau et le nouveau kiosque-lavatories, aujourd'hui. (1/4) (2/4) (3/4) (4/4)

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publié par JeanMarc Ven 11 Mai 2018 14:23

3 septembre 1851 — Un des premiers comices agricoles se déroulant sur la commune d'Azay-le-Rideau. La Fanfare municipale accompagne la fête, les concours et les jeux
— Les fanfares exécutées par la musique d'Azay au cours du comice agricole suivi d'une fête, danses, jeu établis le long de l'indre, sur les prairies etc..
Le comice agricole de l'arrondissement de Chinon s'est tenu a Azay-le-Rideau. Cette fête, troublée le matin par une pluie, d'orage qui n'a cessé qu'à dix heures, a néanmoins été terminée par un beau temps et au milieu d'une foule nombreuse.
Parmi les notabilités qui l'ont honorée de leur présence, on remarquait M. le comté de Flavigny, membre du corps législatif ; MM. de Quinemont, Boislesve et Foucqueteau, membres du conseil général ; M. Hainguerlot, propriétaire à Villandry et les membres de la commission de la Société d'agriculture d'Indre-et-Loire.
Le concours dé bestiaux, qui a eu lieu à neuf heures, a dû sans doute au mauvais temps le petit nombre de bestiaux qui ont concouru.
A une heure de l'après-midi, les laboureurs entraient en licence au nombre de dix-neuf. Cette partie du concours était la plus digne d'intérêt ; c'est elle qui a présenté le plus d'attrait. Les fanfares exécutées par la musique d'Azay, les encouragements donnés par la foule faisaient oublier les sueurs et les fatigues de ces hommes qui, courbés vers la terre, y traçaient un profond et pénible sillon.
Le résultat du concours a été satisfaisant ; aussi, le comice s'est plu à proclamer que ceux-là mêmes qui n'ont pu obtenir des primes avaient droit à des éloges mérités.
Après le concours a eu lieu la distribution des prix ; le président, du comice, M. Martin d'Anzay l'a fait précéder d'une allocution. Ce discours terminé, les noms de ceux qui avaient obtenu les prix ont été proclamés.
Les jeux, qui ont emprunté un charme de plus aux belles prairies de l'Indre où on les avait établis, ont constamment entretenu dans la foule lat plus vive gaieté. Les danses et la variété des promeneurs au milieu des pelouses et des beaux horizons qui distinguent la vallée de l'Indre donnaient à la fête un charme qu'il serait difficile de trouver ailleurs.
Au repas offert par la ville d'Azay à ses hôtes, de nombreux toasts ont été portés.
Le soir, l'illumination, le feu d'artifice et les danses, que secondaient un beau clair de lune, offraient dans la prairie un tableau vraiment féerique, dont les habitants d'Azay conserveront un agréable souvenir.

La famille du marquis de Biencourt est propriétaire du Château d'Azay-le-Rideau de 1791 à 1904. Son grand-père Charles ayant goûté quelques mois aux geôles thermidoriennes de 1793, le petit fils Charles-Marie-Christian de Biencourt, propriétaire en 1879, ne pouvait guère apprécier les finesses de la Marseillaise ! (l'Etat finira, en 1905, par acquérir le Château et son parc pour 200.000 francs)

29 août 1879 — Le marquis Charles-Marie-Christian de Biencourt ferme les portes de son parc en raison de la programmation de la Marseillaise lors de la fête patronale
— Le Journal d'Indre-et-Loire rend compte d'un désagrément que l'exécution forcée de la Marseillaise a causé aux habitants de la petite ville d'Azay-le-Rideau.
Ordinairement la fête patronale d'Azay se tient dans le beau parc du château, que M. le marquis de Biencourt met très libéralement ce jour-là à la disposition du public. Cette année, M. de Biencourt, ayant su que la Marseillaise pourrait bien figurer parmi les morceaux du concert dont la fête est l'occasion, a demandé au chef de la fanfare d'Azay, dont, par parenthèse, il est le président d'honneur, si réellement l'air soi-disant patriotique était sur le programme, ajoutant que la fanfare était, du reste, entièrement libre, qu'il n'avait pas la prétention d'exercer une pression sur elle, parce qu'il savait respecter la liberté de tous et de chacun.
Le chef a répondu que la Marseillaise n'était pas sur le programme, mais qu'elle lui était imposée par le maire d'Azay, ou plutôt par le conseiller municipal faisant fonctions de maire. Car, Azay-le-Rideau, soit dit en passant, est la seule commune de France qui n'ait ni maire ni adjoints depuis trois ans.
Alors M. de Biencourt a fermé son parc.
C'est ainsi que l'odieuse Marseillaise, qui, à tout prendre, ne rappelle d'autres victoires que celles du bourreau d'il y a 86 ans, sur les victimes de la Terreur, aura été une fois de plus, de par la volonté despotique de quelques tyranneaux le trouble-fête de toute une population.

22 août 1890 — Lors du comice agricole se déroulant sur la place du Champ de foire, les mesquineries politiques sont de mise
— Les ennuis du préfet Gentil. M. Gentil, préfet d'Indre-et-Loire, doit trouver fort gênant d'avoir dans son département un député comme celui de Chinon, M. Jules Delahaye.
Malgré son mandat de député, M. Jules Delahaye s'était vu exclure par le préfet du comice agricole d'Azay-le-Rideau. Au lieu de gémir dans le silence du cabinet sur cet outrage fait à ses électeurs, M. Delahaye a avisé au contraire ceux-ci de son intention d'aller quand même à la réunion du comice agricole ; non pas au milieu des fonctionnaires et personnages officiels, puisque l'entrée de l'enceinte lui était interdite, mais parmi ses électeurs.
C'est ce qui a eu lieu. Escorté dès la descente du train par plusieurs centaines de ses électeurs, M. Delahaye s'est mis en marche pour la ville d'Azay-le-Rideau, distante d'un kilomètre et demi environ, au milieu d'une ovation permanente. De nombreux conservateurs de la région, plusieurs maires révoqués par M. Gentil étaient venus à la rencontre de M. Delahaye. Dans la charmante ville d'Azay, tout le monde était sur le seuil des portes pour voir défiler le cortège. On aurait dit une vraie marche triomphale. Quand le préfet, M. Gentil, eut appris que M. Delahaye se proposait de partir pour Azay le-Rideau dans le même train que lui, il changea son itinéraire, et, craignant à juste titre un conflit où il s'attendait bien à ne pas être le vainqueur, il prit une voiture. C'est donc beaucoup plus tard, accompagné du sénateur Guinot, qu'il a fait son entrée dans la ville. Reçu par le maire qui, souhaitant la bienvenue au préfet, exprimait l'espoir de trouver dans son administration un régime équitable pour tous, le préfet, dépité, a répondu qu'il saurait faire respecter les droits de tous les républicains du département.
Comme la foule se dirigeait, attendant les autorités, vers la petite place où était dressée la tribune officielle, M. Delahaye est apparu, portant ses insignes de député, entouré de son nombreux cortège, et s'est placé fièrement à l'entrée de l'enceinte réservée aux invités, entrée qui lui était refusée, à lui député de Chinon. Ses partisans étaient enthousiasmés de sa crânerie, ceux du préfet n'osaient rien dire.
M. Delahaye est resté ainsi pendant deux heures, debout en plein soleil, au milieu de ses électeurs, et en face de la tribune officielle, où se tenait, entre autres, son concurrent blackboulé Joubert. L'estrade était devenue dès lors une sellette, où les personnages officiels se sentaient visiblement mal à l'aise. Aussi, contrairement à l'usage, le préfet n'a t il pas osé prononcer de discours, craignant sans doute que M. Delahaye ne prît à son tour la parole pour remercier la foule, qui l'accablait de ses marques de sympathie. C'est ainsi qu'on a vu les vieux serviteurs médaillés, les honnêtes cultivateurs couronnés, venir spontanément lui présenter leurs diplômes et leurs récompenses, après les avoir reçus du préfet, et chercher auprès de leur député quelques mots de félicitation et d'encouragement. C'était curieux et touchant.
A la sortie, comme à l'entrée de l'enceinte, le préfet a dû passer sous les regards de M. Delahaye et de son cortège, et en recevant d'un air peu rassuré le coup chapeau du député de Chinon, M. Gentil avait l'air de redouter que le chapeau ne fût chargé.
M. le marquis de Biencourt, dont le concours a été assuré à M. Delahaye dès qu'il a eu vu l'union des conservateurs se faire sur sa candidature, il y a un an, avait mis sa propriété à la disposition de M. Delahaye et de ses amis pour un banquet de trois cents couverts, sons la présidence de M. Collas.
Plusieurs discours ont été prononcés : par M. le marquis de Biencourt, par M. Collas et par M. Jules Delahaye, excitant l'enthousiasme de tous.
Au banquet du coin, où était le préfet, il y avait moitié moins de convives, et le préfet, tout-à-fait mélancolique, n'a pas ouvert la bouche. Il a regagné Tours, le soir, sans encombre ; mais, à voir la mine des voyageurs officiels, c'est eux qu'on aurait pris pour les exclus du comice agricole.

Azay-le-Rideau - Place de la République
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18 juin 2012 — Programme des festivités du 21 juin 2012, grande scène sur la place de la République et le Kiosque
— Le 21 juin, chanteurs, groupes et orchestres, amateurs et professionnels vont envahir Azay-le-Rideau pour partager avec tous leur passion de la musique au cours de cette fête qui promet d'être, cette année encore, un événement de grande ampleur.
Les festivités commenceront dès 18 h 30 avec l'école de musique municipale, l'Atelier Jazz, et l'orchestre municipal sur le podium région Centre. La fête se répartira ensuite sur deux pôles principaux – une grande scène sur la place de la République et le kiosque avec les groupes les plus importants – et une scène ouverte place des Halles.
Mais elle aura aussi lieu, dans l'église, sur les terrasses des cafés et dans les rues du centre-ville où tous les musiciens ou groupes qui souhaitent se produire seront les bienvenus.
Les têtes d'affiches
Mary-Lou . Podium région Centre, à 20 h 30, au carrefour de la chanson et des musiques acoustiques nord-américaines. L'un des principaux représentants du courant folk francophone.
Los Duendes . podium région Centre, à 22 h. Venu de Nantes, c'est un groupe de dix musiciens proposant une improvisation musicale alliant cuivres et percussions autour des rythmes afro-cubains.
Dandy Boulevard . Place de la République, à 21 h 30. Une touche de chanson française pour les textes, une pincée de swing pour la bonne humeur, un soupçon de rock pour l'énergie…
Ensemble Cantilena. Église, à 19 h. Créé par Anthony Goodchild, ce chœur de configuration variable propose aussi bien des prestations de solistes que celles d'un chœur mixte, alternées avec celles d'un petit ensemble de voix de femmes dans un répertoire très varié. Œuvres classiques et religieuses jusqu'au jazz avec des détours par la comédie musicale.
Tranziztor. Place de la République, à 20 h. Rock'n'roll, blues, reggae, pour des reprises des années 50-60 : Chuck Berry, Bob Dylan, Beatles etc. souvent réarrangées.
Les FerAilleurs. Podium région Centre, à 23 h 30. Soul et funk des années 60-70 dépoussiérées…
Mais aussi la chorale Par Si par là (église 20 h 15) ; L'ensemble folk de l'école de musique et « Doucement les basses » (place Gambetta) ; « Fly Old Fox » (bar des Halles) ; trio de musique ancienne (Petit Gousier)…


27 juin 2015 — Fête de la musique à Azay-le-Rideau. Cinq groupes animent le Kiosque de la place de la République
— La Fête de la musique, à Azay-le-Rideau, pourtant bien organisée, a été modestement fréquentée, notamment en soirée.
L'école de musique a proposé, tout l'après-midi, des concerts d'élèves et des différentes formations musicales sur le podium installé dans la cour du château.
La maison des Jeunes avait, quant à elle, invité cinq groupes qui ont animé différents points du centre-ville et le kiosque de la place de la République. De petites formations, parfois très talentueuses, sont également venues s'installer dans les rues.
Dans un concert 100.000 volts, le groupe Maracu'jah a, en soirée, véritablement emballé son public avec son reg'n roll. Le chanteur du groupe a scandé ses chansons revendicatrices entraînant le public avec lui.
Quelques formations ont aussi animé les bars-restaurants qui ont été bien fréquentés comme les stands de restauration et les fouées du comité des fêtes.

Une seule formation musicale est active à Azay-le-Rideau en 1909 : La Fanfare municipale, dirigée par E. Moreau à la tête de 30 exécutants.

(1) Catherine du Puy du Fou, fille aînée de Jean du Puy du Fou, épouse de l'écuyer Fouques du Boisjourdain, seigneur du Plessis, devient Dame d'Azay-le-Rideau au décès de Marie d'Auxigny.

(2) François 1er qui, depuis son avènement en 1515, dépense sans compter dans la construction de palais et châteaux, va s'en prendre à ceux-là même qui subviennent à ses besoins dispendieux, à savoir ses trésoriers et contrôleurs des finances. A commencer par Jacques de Beaune, baron de Semblançay, bourgeois tourangeau très fortuné, surintendant des finances du Roi et cousin de Gilles Berthelot. A la suite d'un procès manipulé par la reine mère Louise de Savoie, François 1er récupère tous les biens de Jacques de Beaune et le fait exécuter le 12 août 1527 sur le gibet de Montfaucon. (le gibet de Montfaucon se trouvait à Paris, place du Combat, aujourd'hui place du colonel Fabien, à quelques pas du siège du Parti communiste. Désaffecté à partir de 1629, il sera détruit en 1760).

(3) Dans l'excellent
Bulletin de la Société des Amis du Vieux Chinon n° 8 de 1984, Michel Charreau faisant appel à ses vieux souvenirs nous décrit l'Azay-le-Rideau de son enfance, n'oubliant pas de mentionner le kiosque à musique :
— Vers les années 1930, la fête patronale à Azay-le-Rideau donnait prétexte à bien des réjouissances auxquelles tout le pays participait.
Chaque année, le Conseil Municipal en fixait la date, mais en principe était retenu le dimanche qui suivait la Saint-Symphorien (22 août), patron de la paroisse.
Les registres de délibérations consultés, de 1898 à 1947, ne mentionnent pas le détail de ces fêtes dont l'organisation était confiée à un comité. Je fais donc uniquement appel à mes souvenirs d'enfant pour décrire les différents moments de cette journée.
La grand'messe de dix heures se déroulait avec une solennité toute particulière et Saint-Symphorien y était très spécialement invoqué. Mais les jeunes et les moins jeunes ne manquaient pas de se rendre, dès 14 heures, Place de la République où se déroulaient les jeux. Les candidats avaient le choix : on trouvait, répartis autour de la place : « trou du lapin », courses à la grenouille, aux oeufs, à la valise, en sac, jeux de ciseaux, seau arroseur. A ces réjouissances, tout le monde trouvait son compte : les heureux gagnants empochaient quelques pièces et les spectateurs riaient de bon coeur et sans malice des mésaventures survenues aux candidats malchanceux.
Au grand complet, sur le kiosque, la musique municipale exécutait les meilleurs morceaux de son répertoire, pour le plus grand plaisir des assistants. Faut-il rappeler qu'à l'époque peu de foyers disposaient d'un poste de T.S.F. et que les baraques de fête foraine ne distillaient pas les airs à la mode comme maintenant ?
Seul, le manège de chevaux de bois avait son orgue de Barbarie.
Vers 17 heures, tous désertaient la place pour se rendre, musique en tête, sur le pont de pierre, vers la chapelle du château. La partie nautique des réjouissances commençait. Arc-boutés derrière leurs longues perches, les amateurs de joutes lyonnaises tentaient de précipiter l'adversaire à l'eau, tandis que de nombreux nageurs se retrouvaient derrière le cheval verseur fixé à l'extrémité nord de la prairie en aval du pont du bras sud de l'Indre...
Ce fameux « cheval verseur » était une attraction nautique constituée d'un cheval en bois articulé d'un mètre trente de longueur glissant sur un madrier et sur lequel les amateurs montaient à califourchon dans le but d'attraper un fanion pratiquement insaisissable sous peine de culbuter dans l'eau, sous les rires des spectateurs.

4) Un autre témoignage rapporté dans ses Mémoires en 2011 par Roland Bauchot qui passait ses vacances à Azay-le-Rideau nous apprend que, dans les années 1930, la Fanfare municipale ridelloise était
dirigée de main de maître par le charcutier du bourg qui jouait les répétitions le vendredi soir à la mairie, accompagné de Gaston Bance à la contrebasse, de Georges, gendre de Bance, à la trompette et d'André, son petit fils, au tambour.
Chaque année avait lieu, le 14 juillet, sur la place de la République, la grande fête du village, avec jeu variés pour les adultes (mât de cocagne, joutes sur charrettes, stands de tir) et les enfants (courses en sac, courses à la grenouille, courses au oeufs, traversée des clapiers, et j'en passe), sans oublier les buvettes, le défilé dans les rues et le concert de la Fanfare municipale. Les samedis soir, en été, il y avait cinéma en plein air sur la place de la République. On tendait un grand drap entre deux mâts et le projectionniste jouait lui-même tous les rôles et commentait l'action...
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