► Cartoliste Tout-Paris classée par arrondissements
TOUT PARIS - 1367 - Rue Nollet (XVIIe arrt.)
(Rue Mollet pour Nollet)
Il était vraiment superflu de surajouter un dirigeable dans le ciel pour intéresser les cartophiles à ce cliché.
Nous sommes au croisement de la rue Nollet et de la rue La Condamine.
En dépit du grand panneau-réclame Poule au Gibier tous les samedis à 9 h, qui pour les profanes reste une énigme, la fameuse carotte ne fait aucun doute sur l’activité qu’exerce L. Mélinat au n°46 rue La Condamine.
Pour les non-initiés, cette « poule au gibier » désigne tout simplement le jeu de billard à deux billes : une rouge, une blanche.
C’est en 1909 que Mélinat et son épouse Cédulie Monnet ont acheté ce fonds de commerce auprès de Michau, lequel le tenait depuis le 22 novembre 1902 du sieur Schueller.
Louis Lucien Mélinat (1868-1922), parisien, a épousé en premières noces, le 10 juillet 1894, Marie-Augustine Bourbon (1875-1905) ; à cette date Mélinat qui demeure 5 rue Pleyel dans le 12e, est comptable. En 1905, ils acquièrent, auprès de Jean Kniébuchler, le fonds de tabacs-vins situé au 15 rue d’Aligre dans le 12e (aujourd’hui café Chez Charlette). Après le décès de son épouse survenu le 22 décembre 1905, Mélinat convole en secondes noces, dès le 8 mai 1906, avec Cédulie Célestine Monnet (née à La Chapelle sur Aveyron dans le Loiret le 15 décembre 1878).
Trois ans plus tard, en 1909, Mélinat cède l’affaire de la rue d’Aligre pour venir s’installer à La Condamine qu’il conservera jusqu’au 27 avril 1912, date de sa cession à Élie Escurier. Les époux Mélinat partent aussitôt s’installer à Chelles, 78 boulevard de la Gare où ils sont à nouveau débitants de tabacs, commerce bientôt connu sous le nom d’Auberge Mélinat. Ils tiendront celle-ci jusqu’après 1919 et reviendront en 1921 à Paris 12e arrt. où Mélinat décédera le 27 juillet 1922 au n°259 bis avenue Daumesnil.
Le nouvel exploitant buraliste de La Condamine, Élie Antoine Léger Escurier est né le 15 juillet 1873, à Paris dans le 18e au n°12 rue Berthe où ses parents Léger Escurier (1844-1902) et Julie Clémentine Dardé (1852-1915) sont bouchers. Ces derniers se sont ensuite installés au 30 rue des Cendriers dans le 20e en 1885, où Élie Antoine Escurier est devenu garçon boucher chez ses parents. Il se marie le 10 avril 1906 dans le 20e arrt., avec Blanche Thomas (1877-1973) dont les parents, François Alexis Thomas et Estelle Pêche sont traiteurs au 3 rue Mandar dans le 2e. L’année suivante Éie Escurier reprend l’affaire de marchand de vins du n°18 rue de Moscou qui était tenue jusque-là par sa tante Virginie Dardé, avant de venir s’installer en 1912 au tabac du 46 rue La Condamine, qu’il exploitait encore en 1922.
Curieusement, on retrouvera Élie Antoine Léger Escurier, en 1932, marchand de couleurs au n°37 rue de l’Annonciation dans le 16e arrt…
Aujourd’hui, ce café tabac est devenu boutique de cigarettes électroniques, à l’enseigne de Kitclope.
publié par zelig mer. 2 mars 2022 12:15 ► ICI
