Tout Paris

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JeanMarc
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Re: Tout Paris

► Cartoliste Tout-Paris classée par numéros
► Cartoliste Tout-Paris classée par arrondissements

TOUT PARIS - 87 - Place d'Italie - Mairie du XIIIe arrt
Collection F. Fleury


Lors de l’annexion du XIIIe arrondissement à Paris en 1860, la première mairie s’est installée dans le Pavillon ouest de la barrière d’octroi dite de Fontainebleau ou d’Italie ; un second Pavillon, accolé à un corps de garde, lui faisait pendant à l’est. Ces deux pavillons étaient ornés de cinq colonnes à arcades. ►(voir ici la Barrière d’Italie en 1819, eau forte aquarellée par Jean Louis Gaspard Bernardin Palaiseau)

Les locaux de cette mairie étant par trop exigu, le Conseil municipal décide la construction d’une nouvelle mairie à la taille de son arrondissement. L’architecte Paul-Émile Bonnet (1828-1881) est chargé de dresser les plans et devis de ce bâtiment qui aura sa façade principale sur la place d’Italie, face à l’ancienne mairie du pavillon d’octroi, sur un terrain délimité par l’avenue des Gobelins, la rue Philippe de Champagne et le boulevard de l’Hôpital. Le 3 mai 1867, les travaux sont adjugés, en trois lots :
— 1er lot (terrasse, maçonnerie et carrelage), évalué à 1.292.785 fr. 85, adjugé au sieur Hunebelle, 17 boulevard de la Madeleine, moyennant un rabais de 8%.
— 2e (charpente), évalué à 67.559 fr. 13, adjugé aux sieurs Maillochon frères, 183 rue Lecourbe, moyennant un rabais de 15,50%.
— 3e (ferronnerie et serrurerie), évalué à 147.797 fr. 88, adjugé aux sieurs Leturc et Baudet, 27 rue des Fermiers, à Batignolles, moyennant un rabais de 24,10%.
La construction, évidemment interrompue par le conflit 1870-1871, ne reprend qu’en 1872, avec un projet provisoirement réduit à 600.000 francs. Une fois la nouvelle mairie achevée et livrée en 1877, l’ancienne est aussitôt démolie ; le second pavillon d’octroi qui lui faisait face avait été rasé dès 1873.
Plusieurs décorations intérieures viennent embellir le monument, notamment : des peintures de Gustave-Rodolphe Boulanger (1824-1888) représentant les Vertus civiques
► (voir ici), réalisées en 1878, pour 20.000 francs, installées dans la salle des mariages ; la peinture à fresque allégorique du grand escalier réalisée par Fernand Lematte (1850-1929), réalisé en 1879 pour 10.000 francs.

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publié par zelig jeu. 8 juil. 2021 20:58

Pour autant, la construction de la mairie n’est pas encore terminée. Un second bâtiment, servant de pendant au premier, et un pavillon à deux étages reliant les deux, sont édifiés.
Une troisième phase d’agrandissement ayant pour objet la surélévation du bâtiment Philippe de Champagne et l’installation d’une Salle des Fêtes, est ensuite décidée le 6 août 1884, sur des plans établis par l’architecte Antoine Soudée (1839-1909), pour un devis estimé à 1.890.000 francs.
Le 14 mars 1885, une première adjudication est allouée pour 261.818 francs. Elle est suivie par une nouvelle tranche de travaux décidée le 29 juillet 1887, pour un montant de 1.073.895 frs 54 réduit par suite de rabais à 804.221 frs 61. La phase d’achèvement se soldera par un nouveau crédit de 116.104 fr.46 voté le 2 décembre 1892.
En guise d’inauguration, la Mairie du XIIIe arrondissement accueille le 9 juillet 1893, le préfet Eugène Poubelle, venant inaugurer en réalité, la Salle des fêtes, avec un discours, en présence du maire Jean Thomas, pharmacien de son état ; ladite salle des fêtes sera décorée par deux grandes tapisseries réalisées en 1902-1906 et 1920-1928 par la manufacture des Gobelins, sur des cartons peints par Jean-Paul Laurens (1838-1921) qui en avait obtenu la commande pour quarante mille francs, le 24 décembre 1898.
►(voir ici les Tapisserie de la Salle des Fêtes de la mairie du XIIIe)
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TOUT PARIS - 419 - Buttes Chaumont - Kiosque de la Musique (XIXe arrt.)
Collection F. Fleury


version colorisée
► voir ici version noir et blanc
voir ici, quelques renseignements sur le Kiosque à musique des Buttes-Chaumont
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publié par JeanMarc ven. 30 juil. 2021 15:13
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TOUT PARIS - 1375 - Place de la Nation - Foire aux Pains d'Epices (XIe et XIIe arrts.)

La Foire aux Pains d’épices ou Foire du Trône, telle que nous la décrit si bien le Petit Parisien le 18 avril 1911 :
Faubourg Saint-Antoine, comme boulevard Voltaire, boulevard de Charonne, boulevard Diderot, avenue de Bouvines ou de Taillebourg, il n'y a guère que les petits forains. Les autres, les directeurs des grands spectacles, des grands manèges, des attractions nouvelles, les gros commerçants sont installés tout autour du monument de Dalou, et tout le long du cours de Vincennes, jusqu'à la barrière du même nom.
Il y a là, sur tout l'immense champ de fête, 853 forains installés, qui paient leurs emplacements à raison de 3 fr. 50, 2 francs ou 1 fr. 25 le mètre, selon les zones qu'ils occupent. En y ajoutant les 400 forains volants, qui vont et viennent, cela fait plus de 1.200 commerçants, grands ou petits, qui, pendant un mois, vont donner à ce coin de Paris une physionomie toute nouvelle. A eux tous, ils font rentrer dans les caisses municipales un peu plus de 56.000 francs, et près de 12.000 dans celle de l'Assistance publique.
Au milieu des manèges innombrables, les plus classiques comme les plus audacieux, la foule se montrait diverses attractions nouvelles. Le steam-swing, innovation anglaise ; le parc américain, avec ses multiples créations excentriques ; les aérodromes ; les toboggans vertigineux ; les montagnes russes, droites et circulaires. Quant aux salles de spectacle, elles sont plus attrayantes les unes que les autres. C'est Corvi avec ses artistes à quatre pattes, ce sont les ménageries Delille, Ahmed ben Amar, Macdonald, Métayer, la Goulue, le cirque Lambert, les théâtres Legois, Becker, Chanu, Vignard, etc., qui, tous, offrent des spectacles nouveaux, sans oublier les représentations cinématographiques, qui font toujours fureur…

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publié par zelig dim. 11 juil. 2021 09:11

Au préalable, le même quotidien nous donne un bref historique de cette foire, dont les grandes lignes n’ont guère changé dans les innombrables commentaires publiés depuis et jusqu’à ce jour :
La fameuse foire au pain d’épices remonte au moyen âge. Philippe le Bel les créa en conférant aux moines de Citeaux le privilège de vendre leur miel, leur pain et leurs cochons en plein air, le printemps venu. Ce marché devait se tenir, à partir de la Bastille, sur la route de Vincennes, qui plus tard prit le nom de faubourg Saint-Antoine.
Les Parisiens y accouraient en foule. Ils trouvaient là des cochons vivants, et le pain d'épices, qu'ils considéraient, à cette époque printanière, comme un excellent dépuratif. C'est là l'origine de ce marché.
C'est ce qui permet de s'expliquer cette coutume déjà fort ancienne et qui a survécu jusqu'à nos jours, de fabriquer ces petits compagnons de saint Antoine en pain d'épices, dont quantité de Parisiens vont aller faire l'emplette, et rapporteront triomphalement à la maison, après y avoir fait dessiner en sucre filé leur prénom le plus usuel.
Après la Révolution, les moines, ayant perdu leurs privilèges, furent remplacés par des commerçants qui vinrent débiter là du pain d'épices de fabrication diverse. Il y a cinquante ans encore, le marché se tenait faubourg Saint-Antoine. Mais aux marchands de sucreries vinrent s'ajouter les saltimbanques, les banquistes dont les établissements étaient trop vastes pour tenir dans le faubourg. Et la foire déborda sur la place de la Nation, puis, avec le nombre toujours croissant des forains, sur le cours de Vincennes.
Et maintenant c'est là que la kermesse bat son plein.


Autres Cartes relatives à la Foire aux pains d’épices
TOUT PARIS - 1373 - Place de la Nation - La Foire aux Pains d'Epices (Mektoube 17)
Paris 644 Foire au Pain d'Epices - Station du Métro - Au centre, le Chemin de Fer Circulaire sous le Tunnel - Manège Lesau (Vaugirard12)
Paris - 2078 - Place de la Nation - La Foire du Trône (Zelig)
TOUT PARIS - 1579 - Cours de Vincennes pendant la Foire aux Pains d'Epices (Zelig)
TOUT PARIS - 1375 - Place de la Nation - Foire aux Pains d'Epices (Zelig)
TOUT PARIS - 1372 - Place de la Nation - La Foire aux Pains d'Epices (Zelig)
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TOUT PARIS - 1372 - Place de la Nation - La Foire aux Pains d'Epices (XIe et XIIe arrts)

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publié par zelig mer. 8 sept. 2021 10:18
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TOUT PARIS - 1579 - Cours de Vincennes pendant la Foire aux Pains d'Epices (XIe et XIIe arrts.)

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publié par zelig jeu. 27 mai 2021 19:17
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TOUT PARIS - 307 historique - Caserne de la Tour Maubourg (VIIe arrt.)

La Caserne dite de la Tour Maubourg, dont l’entrée se situe au 51 boulevard de la Tour-Maubourg, a été édifiée dans le cadre de l’implantation de l’Hôtel des Invalides ordonné par Louis XIV, construit de 1671 à 1674, et se trouve ainsi insérée dans l’un des angles de celui-ci.

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publié par zelig mar. 5 oct. 2021 15:01
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TOUT PARIS - 1792 - Rue Saint-Dominique à la Rue de Bourgogne (VIIe arrt.)

Le 24 août 1892, le Ministère de la Guerre dont on aperçoit, à gauche sur ce cliché, les deux bâtiments de façade non alignés, a bien failli terminer, pulvérisé et réduit en cendres, lors de l’hasardeuse expérience tentée par son voisin Gustave-Patient Dumouthiers, le « pharmacien de l’Assemblée nationale », installé à l’angle contigu, 20 rue Saint-Dominique/11 rue de Bourgogne. (1)
L’
Hôtel de Brienne, anciennement Hôtel de Conti, qu’occupent les Armées, au n°14 de la rue Saint-Dominique, a été acheté par celles-ci, le 19 février 1817, au prix de 680.000 francs, le mobilier en sus pour 85.000 francs, auprès de Maria Letizia Ramolino (1750-1836), la mère de Napoléon 1er ; l’hôtel mitoyen dit le Petit Hôtel de Conti, au n°16, a été acquis par le ministère de la Guerre la même année et réuni au premier.

Face à l’Hôtel de Brienne, on aperçoit au n°35, en proéminence, l’
Hôtel de Broglie qui, lors de cette prise de vue, appartient, depuis leur acquisition de 1882, au marquis Charles de Nicolay (1832-1918) et à son épouse Marthe de Bonneval (1835-1901). En 1921, cet hôtel sera loué à diverses entreprises puis, à partir de 1945, par des ministères successifs, avant que l’Assemblée nationale l’acquiert, le 16 novembre 2016, pour 63 millions d'euros.

► voir ici plan du quartier Saint-Dominique vers 1900

Revenons à notre apothicaire apprenti-sorcier du 11 rue de Bourgogne. Curieusement, la numérotation de la rue change par deux fois : jusqu’en 1850, cette fort ancienne officine est officiellement située au n°11, de 1850 à 1901 au n°19, et à partir de cette date, elle reprend le n°11 initial. M. Léguillette qui y est établi à compter du 26 juillet 1834, cède son fonds en 1863 à Edouard Gustave Leclerc (né à Paris le 22 décembre 1836), qui se marie, dans le même temps, le 18 juin 1863, avec Félicie Jeanne Sottas. Amédée Bornet (né à Guérigny le 24 novembre 1836 et marié avec Anna Célanie Dubus le 20 juillet 1875) succède à Leclerc en 1870.
C’est donc en 1890 que
Gustave-Patient Dumouthiers (né à Champigneulles le 11 septembre 1858, marié à Sèvres le 18 septembre 1890, avec Elisabeth Claire Lorimey) s’installe à la place de M. Bornet ; son fils Jacques-Eugène Dumouthiers suivant la même voie que son père, celui-ci lui donne la moitié de son officine en date du 20 août 1924. Le 24 février 1924, tous deux apportent leur fonds de pharmacie à la société « Pharmacie Dumouthiers »…
A l’angle situé en vis-à-vis, au
n°13 rue de Bourgogne (anciennement n°21), le Restaurant-Tabac de l’Assemblée ne compte plus ses exploitants successifs. A une certaine dame Simonet, propriétaire depuis 1897, succède le 27 août 1905 le sieur Escarpit, lequel vend son commerce à M. Fournier le 3 juin 1908 qui après trois ans le recède le 4 octobre 1911 à M. Madaule…
Aujourd’hui, un siècle plus tard, restaurant et pharmacie sont toujours en place.


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publié par zelig jeu. 23 sept. 2021 10:44

(1) Gustave-Patient Dumouthiers, le pharmacien de l’Assemblée, apprenti sorcier !
L'explosion de la rue de Bourgogne. — Hier, à midi et demi, s'est produit à la pharmacie Dumouthiers, 19 rue de Bourgogne, un commencement d'incendie dû à l'explosion d'un alambic contenant une préparation alcoolique de quinquina sur un feu de coke.
Les flammes ont été projetées de tous côtés du laboratoire, de telle sorte que les produits chimiques, plantes, ustensiles divers, verreries et boiseries se sont trouvés détruits en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. M. Dumouthiers et l'un des garçons de laboratoire ont eu le haut du visage et les cheveux brûlés ainsi que les vêtements. Il y avait en ce moment en préparation dans le même laboratoire, et à une distance d'un mètre à peine, 95 kilos de chloroforme en purification et en contact avec l'acide sulfurique.
Il est à considérer comme d'un heureux hasard que cette préparation n'ait pas été atteinte ; car, dans ce cas, l'explosion et les dégâts eussent été considérables, et les personnes présentes se seraient trouvées dans le plus grand danger.
Lorsque les sapeurs-pompiers du poste de la Chambre des députés et du ministère de la guerre sont arrivés sur les lieux, tout était terminé, grâce au sang-froid du chef du maison et des employés.
Les dégâts matériels sont évalués à environ 2.500 fr. couverts par une assurance.
(journal La Petite République 25 août 1892)
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TOUT PARIS - 1092 - Buttes Chaumont - Le Pont suspendu pris du côté du Belvédère (XIXe arrt.)
Collection F. Fleury


voir ici, quelques renseignements sur le Pont suspendu des Buttes-Chaumont
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publié par Carpostale lun. 21 févr. 2011 18:01
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TOUT PARIS - 178 - Rue de Crimée (XIXe arrt.)
Collection F. Fleury


A gauche, l’angle que forme le n° 21 rue Meynadier avec le n° 97 rue de Crimée est occupé par le Comptoir des Liquoristes tenu par M. Boulassier ; celui-ci l’a acquis en 1905 auprès du sieur Desbrosses.
En vis-à-vis, au n° 106 de la rue de Crimée, le sieur F. Cousin tient un commerce de tabacs-marchand de vins qu’il a repris en 1904 auprès de M. Fleury, avant de le revendre le 2 septembre 1909 à M. Majorel.
A droite, près de la rue de Lorraine, on accède à la Station Belleville-Villette du chemin de fer de ceinture.


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publié par rigouard mar. 21 mai 2013 09:42
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Re: Tout Paris

TOUT PARIS - 36 M - Montmartre - La Basilique du Sacré-Cœur terminée (XVIIIe arrt.)
Le funiculaire de Montmartre

La société nouvelle des établissements Decauville aîné obtient, le 22 juillet 1899, la concession pour l’installation du funiculaire de Montmartre, ayant proposé la meilleure offre à la municipalité qui devra recevoir 15% des recettes brutes de son exploitation.
Commencés en mars 1900, les travaux durent à peine quatre mois : l’inauguration a lieu le 12 juillet 1900.
Ce premier funiculaire fonctionnera, jusqu’en 1931, avec un système de contre-poids d’eau, celle-ci étant fournie par le réservoir situé au-dessus de la rue Foyatier ; en 1935 il sera mû par l’électricité.


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publié par rigouard mer. 4 juin 2014 10:08

12 juillet 1900 — Inauguration du funiculaire de Montmartre
— Sans aucune solennité, le funiculaire de Montmartre a été inauguré hier matin... par des ouvriers se rendant à leur travail.
Ce funiculaire fait le trajet place Saint-Pierre - rue Lamarck : il passe en terrasse devant la basilique du Sacré-Cœur. Il est composé de deux voitures divisées chacune en quatre compartiments pouvant contenir cinquante voyageurs, et éclairées le soir par quatre puissantes lampes à réflecteurs.
Le service des trains est fixé à cinquante par jour et dans chaque sens ; les trains réguliers ont lieu tous les quarts d'heure, mais les voyageurs peuvent exiger des départs plus fréquents, par exemple de demi-quart d'heure en demi-quart d'heure, ou rame de cinq en cinq minutes, s'ils sont au nombre de six ou de douze par voiture ascendante.
Le tarif est fixé à dix centimes pour l'ascension et à cinq centimes pour la descente. Matin et soir, des trains ouvriers transportent les voyageurs dans les deux sens au prix unique de cinq centimes.

(Journal l'Evènement 13 juillet 1900)
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Re: Tout Paris

TOUT PARIS - 843 - Square du Père-Lachaise - "Le Déclin" - L'Aurore (XXe arrt.)

C’est au Salon de mai-juin 1895 que le statuaire Léopold Steiner (1853-1899) expose pour la première fois son groupe sculpté en plâtre intitulé « Le Déclin ». Bien accueilli, il est immédiat acquis par la ville de Paris, pour 3.500 francs, sur décision du Conseil municipal du 20 juin 1895.
Le critique d’art Félix Jahyer (1834-1907), dans la revue Vert-Vert du 23 juin 1895 nous donne une description de cette œuvre :
Le Déclin, groupe plâtre par M. Steiner, est représenté par deux bons vieillards, paysans en sabots, assis tranquillement l'un près de l'autre, attendant, figure souriante, la fin d’une existence doucement passée en commun. Cela vit et pense sans effort, simplement traduit dans une exécution souple qui dénote beaucoup de science sans en faire apparat.
Le 21 mars 1896, il est décidé d’exécuter en marbre le Déclin, pour le prix de 4.000 francs, afin de l’installer dans un des squares parisiens. La version du monument, à présent en pierre, est exposée au Salon de juin 1898.
Le Conseil municipal décide, le 9 juin 1899, d’affecter le Déclin de Steiner au square Gambetta, quelques six mois avant le décès de son auteur le 29 décembre…

Le square du Père Lachaise ou Gambetta est devenu le square Samuel-de-Champlain ; le Déclin, vandalisé en 2002, a été retiré du jardin et entreposé dans les réserves.


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publié par zelig mer. 15 sept. 2021 16:16
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Re: Tout Paris

TOUT PARIS - 1704 - Boulevard Haussmann (VIIIe arrt.)

Cet immeuble, pour le coup authentiquement « haussmannien », est situé au n°190 du boulevard. Il se poursuit, à droite, par les n°1 et 3 rue de Monceau. A sa gauche est accolé l’Hôtel Haussmann marquant l’angle du n°192 avec la rue du Faubourg-Saint-Honoré ; le rez-de-chaussée de l’établissement est occupé par des marchands de vins qui se succèdent rapidement ; le sieur Rousseau, le plus longévif, après avoir acquis ce fonds en 1909, y est toujours en activité en 1914.
Au second étage, comme nombre d’immeuble bien placés, des chirurgiens-dentistes sont installés signalant leur présence par une large pancarte réclame ; les sieurs Wirtz et Jacobson y dispensent leurs soins, cédant leur clientèle en 1905 au docteur Saola.
Au rez-de-chaussée, quatre commerces se partagent les lieux :
— une papeterie, tenue par Mlle Champcenest en 1900, qui, après plusieurs cessions successives, est la propriété de M. Allard de 1911 à 1914.
— une teinturerie-dégraissage que tenait le sieur Barbin dès avant 1881, reprise en 1906 auprès de M. Lainé, par M. Doisteau.
— la Société d’Ambulances Express et de garde-malades McClean active depuis 1905 jusqu’en 1914.
— un marchand de parapluies où est installé M. Val depuis 1871, lequel cède sa boutique le 5 octobre 1879 à L. Gibiat (1). Ce dernier conservera son fonds plus de trente ans avant de le vendre en 1911 à M. Dumat.
L’affaire de marchand de vins située dans le bâtiment mitoyen au n°1 rue de Monceau, est tenue depuis 1886 par Emile Morin (1858-1901) et son épouse Julia-Marie Coralie Huet (née en 1859 à Sancerre) qui l’ont acquise de M. Chevallier, lequel y était installé depuis 1881. A la suite du décès de Morin, survenu le 29 janvier 1901, sa veuve Coralie Huet continue quelques temps l’exploitation avant de la céder aux époux Narche. A son tour, Narche décède en 1903, laissant sa veuve seule à la tête de l’affaire. M. Vaivrand reprend l’affaire en 1907, avant de la revendre le 11 juillet 1910 à M. Galut.
L’enseigne « Pianos à louer », au n°3 rue de Monceau, qui jouxte la « maison Morin », a été ouverte en 1894 par le facteur de pianos Jacques-Auguste Schindler, né à Paris le 1er février 1852, qui s’est installé dans la boutique qu’occupait auparavant Mlle M.E. Gignoux professeur de piano. En fait Schindler, ébéniste de formation, s’était marié le 16 octobre 1884 avec Anne Labrousse, née à Limoges le 19 septembre 1863, laquelle était la fille du fabricant de pianos, Léonard Labrousse, et la sœur de Pierre-Léonard-Joseph Labrousse, facteur de pianos, tous deux exerçant leur activité sur Paris.
Schindler puis ses enfants, Gaston et Paul, feront perdurer l’entreprise jusqu’en 1934 sur la rue de Monceau. Leur magasin principal était situé au 9 rue de Rivoli et leur atelier au 39 rue François-Miron, puis au 7 rue de Maubeuge.


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publié par rigouard ven. 30 juil. 2021 08:44

(1) La famille Gibiat, d’origine tulliste, comptait plusieurs membres spécialisés dans les cannes et parapluies notamment Jean Gibiat, fabricant de cannes à Paris, 31 rue Quincampoix, qui avait déposé le 18 octobre 1861 à la préfecture de la Seine, le brevet n° 51594 de 15 ans, pour des manches ou poignées de parapluies, ombrelles, cannes ou fouets en émail à froid.
Un autre Jean Gibiat (1801-1855), était également marchand de parapluies. Son fils cadet, Léon Adolphe, né en 1843, était ouvrier en cannes. Son fils aîné, François, né le 6 décembre 1836, est tout d’abord commis voyageur 12 rue du Caire à Paris ; on le retrouve en 1870 au 17 passage du Désir où il vend cannes et parapluies. A partir de 1871, il est installé 131 boulevard Sébastopol en tant que fabricant de cannes, fouets et cravaches, puis de cannes fantaisie. Lors des naissances de ses deux enfants, Jeanne Hélène et Georges Léon, en 1873 et 1875, les témoins d’état-civil sont tous des fabricants de parapluies parisiens : Pierre Lachaud au 37 Chaussée d’Antin ; Antoine Falcinaigue au 115 boulevard Sébastopol ; Hugues Laparra au 61 galerie Vivienne.
A partir de 1890, Léon Duval succède à François Gibiat pour la fabrication des cannes fantaisie du boulevard Sébastopol.
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TOUT PARIS - 44 - Buttes Chaumont - Promenade autour du Lac (XIXe arrt.)

► voir ici version noir et blanc
► voir ici version sans le n°44
voir ici, quelques renseignements sur le Lac des Buttes-Chaumont
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publié par zelig mer. 25 août 2021 10:38
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TOUT PARIS - 1032 - Rue de Clignancourt prise à hauteur de la Rue André-del-Sarte (XVIIIe arrt.)
Collection F. Fleury


Ce cliché présente la rue de Clignancourt, avec à droite la place Jeanne Bohec (créée en 2016) et l’amorce de la rue Poulet. La rue André del Sarte est, par contre, franchement loin derrière nous.

Jusqu’au 2 octobre 1865, la
Chaussée de Clignancourt, commençant au boulevard Rochechouart, se continuait, à gauche, par la future rue Ramey jusqu’à la rue Marcadet ; après cette date, rebaptisée rue de Clignancourt, son tracé est modifié et, bifurquant à droite au niveau de ladite future rue Ramey, elle emprunte la rue Neuve de Clignancourt jusqu’à la rue Oudot, la future rue Damrémont.
Au milieu de ces multiples modifications, nous avons pu suivre la trace de
Jacques-René Peschard (1801-1873) et de son épouse Jeanne Marie Drivon qui installent leur première horlogerie-bijouterie en 1850 au n°61 Chaussée Clignancourt, à l’angle de la rue Muller. En 1861, la numérotation changeant avec l’annexion de Montmartre à Paris, l’horlogerie Peschard se trouve maintenant au n°55 Chaussée Clignancourt, soit le n°1 rue Ramey. C’est à ce moment-là que, le 3 mai 1861, Peschard prend la tête d’une campagne pétitionnaire qui, par l’intermédiaire du journal La Patrie, demande que l’on intervienne pour que cesse l’infection nauséabonde de l’atmosphère provenant des résidus bourbeux du réservoir des eaux de la Seine qui se déversent sur la Chaussée Clignancourt. ► voir ici Article du 4 mai 1861, La Patrie

Le problème des miasmes fétides ayant dû être résolu, toujours installés au n°1 rue Ramey, les époux Peschard marient leur fille Marie Eugénie Augustine Peschard (1846-après 1912) le 18 juillet 1867 à Marie Hyppolite Alvère Péguret (1841-1885), horloger qui travaille chez son beau-père.
En 1871, la boutique est transférée à quelques mètres, au n°41 rue de Clignancourt, tandis qu’un chemisier du nom de Machon s’installe rue Ramey.
Après le décès de Jacques René Peschard survenu en 1873, sa veuve
Jeanne Marie Drivon crée, le 16 juin 1874, la société Veuve Peschard et Cie, en association avec son gendre Péguret. Celui-ci, à partir de 1880, conserve l’affaire, seul, et la numérotation de son immeuble passe, à cette date du n°41 au n°39.
Son fils
Armand Antoine Marie Péguret (1877-1923) et son gendre Benoit Louis Aristide Moniet (1858-1909) marié le 7 octobre 1886 avec Jeanne Marie Eugénie Péguret (1868-1947) poursuivent ensuite l’activité sous l’enseigne A LA CLOCHE D’OR, Maison de confiance A.Péguret et L. Moniet (une cloche est d’ailleurs accrochée au fronton de la boutique).
Le 20 mai 1912, Jeanne Marie Eugénie Péguret, veuve Moniet, devient seule propriétaire de la bijouterie-horlogerie-joaillerie-orfèvrerie en rachetant la part d’Armand Péguret. Elle cèdera son fonds à un certain Mossé, le 27 octobre 1931, lequel y était encore actif en 1955…

► voir ici le même emplacement sous un autre angle

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publié par zelig lun. 27 sept. 2021 11:16

Contigu à la Cloche d’Or, une autre bijouterie est installée depuis 1907, au n°41 Clignancourt, tenue par Paul Leib (1857-1936), avec à sa droite, la pharmacie de Jean Laurencin (1862-1927).
Au deuxième étage du
n°43, M. Jean Bey annonce sa présence par un large panonceau CHIRUGIEN DENTISTE, en directe concurrence avec son vis-à-vis du n°36, Victor Félix Conte (1874-1948) qui utilise le même procédé comme réclame.
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Re: Tout Paris

TOUT PARIS - 1024 - Sortie de la gare d'Orléans - Le ventre de la gare (XIIIe arrt.)
Collection F. Fleury


Seconde version (► voir ici)
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publié par rigouard sam. 1 nov. 2014 08:22
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Re: Tout Paris

TOUT PARIS - 1618 - Rue Michel Bizot à l'Avenue de Saint-Mandé (XIIe arrt.)

Ce carrefour est, aujourd’hui, identique à ce qu’il était en 1900 ; seul a été changé le nom de la rue Michel-Bizot qui, après être devenue une avenue en 1915, a été rebaptisée en 1962, sur la portion visible sur ce cliché, avenue du docteur Arnold Netter.
Au n°67 de l’avenue de Saint-Mandé, formant angle avec le n°1 rue du Rendez-vous, la boulangerie est tenue par M. Coutuit dès avant 1900. En 1903 M. Hubert la lui rachète, mais la revend l’année suivante, le 10 mars 1904 à M. Chevrier. M. Houssu reprend l’affaire en 1909 qu’il tient encore en 1914…
A l’angle formé par la rue Michel-Bizot, le n°71 de l’avenue Saint-Mandé et la rue de la Voûte, le Restaurant que tenait M. Pallatin est vendu à M. Martin le 19 novembre 1876. Au décès de Martin en 1893, sa veuve continue l’affaire jusqu’en 1907. Auguste Fautriat (1869-1918) et son épouse Marie Louise Bataille (1866-1937) en font l’acquisition et la conserve jusqu’au décès de Fautriat survenu le 26 octobre 1918.


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publié par rigouard mar. 3 août 2021 09:31
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Re: Tout Paris

TOUT PARIS - 366 - Buttes Chaumont - Pont suspendu menant au Belvédère (XIXe arrt.)

voir ici, quelques renseignements sur le Pont suspendu des Buttes-Chaumont
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publié par zelig sam. 25 sept. 2021 11:35
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Re: Tout Paris

TOUT PARIS - 516 - Rue Oberkampf à la Rue St-Maur - L'Aéronef " Malécot " passant au-dessus du XIe arrt.

Ce cliché représente la rue Oberkampf, au niveau du n°103 (à gauche) et du n°92 (à droite) à l’angle que celle-ci forme avec la rue Saint-Maur.
Alors que le dirigeable Malécot survole fictivement le quartier, le tramway, bien réel, de la ligne n°97 de la Cie des Tramways de l’Est Parisien, en provenance de la mairie de Bagnolet, emprunte cette voie avant de rejoindre son terminus de la place de l’Opéra.


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publié par zelig jeu. 9 sept. 2021 12:14
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Re: Tout Paris

TOUT PARIS - 717 - Monument de Charles Garnier à l' Opéra (IXe arrt.)
Collection F. Fleury


Au décès de l’architecte de l’Opéra, Charles Garnier, survenu le 3 août 1898, à l’âge de 73 ans, un comité est mis en place par la Société des Artistes Français, destiné à élever un monument à sa mémoire. Dès le 13 novembre 1898, vingt mille francs sont réunis par les donateurs, sur la somme de cinquante mille francs nécessaire pour ce projet. L’architecte Jean-Louis Pascal (1837-1920) est désigné pour les plans et la conception de ce monument qui devra être installé sur le pourtour de l’Opéra, à l’intersection des rue Auber et Scribe.
Il est décidé de récupérer le buste représentant Garnier, propriété de Mme veuve Garnier, qu’avait réalisé Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875) en 1869, et de charger le sculpteur Gustave Germain (1843-1909), d’en exécuter un agrandissement, aux fins d’être installé au sommet d’un piédestal de marbre rose qui sera orné de bas-reliefs symboliques ; ceux-ci seront composés de deux figures allégoriques de la Renommée et de l’Etude, dues au sculpteur Gabriel-Jules Thomas (1824-1905).
Afin de compléter les souscriptions, une représentation de « la Burgonde » à l’Opéra de Paris, est organisée les 20 et 23 décembre 1898, permettant un apport supplémentaire de quinze mille francs.
L’inauguration a lieu le 20 juin 1903 en présence du ministre des Beaux-arts, Joseph Chaumié, et d’une kyrielle de peintres, sculpteurs, écrivains, compositeurs, notamment Bouguereau, Hébert, Gérôme, Saint-Saëns, Massenet, Chaplain, Detaille etc…


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publié par zelig mar. 12 oct. 2021 14:42
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Re: Tout Paris

TOUT PARIS - 62 - Avenue de Wagram (XVIIe arrt.)
Collection F. Fleury


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publié par rigouard lun. 4 juin 2018 14:11
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