Tout Paris

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Re: Tout Paris

► Cartoliste Tout-Paris classée par numéros
► Cartoliste Tout-Paris classée par arrondissements

TOUT PARIS - 434 - Le "Clément-Bayard" évoluant au-dessus de la Station Corvisart - Boulevard Auguste-Blanqui (XIIIe arrt.)

Les édiles municipaux ont freiné des quatre fers durant vingt ans pour que le boulevard d’Italie ne soit pas rebaptisé Auguste Blanqui (1805-1881) ; il faut bien avouer que cette réticence parait être justifiée au vu du permanent activisme insurrectionnel, anarchiste et révolutionnaire de celui-ci, qui l’a immanquablement entraîné de longues années derrière les barreaux.
Dès le décès de celui-ci à son domicile du n°25 boulevard d’Italie, les pétitions vont se succéder auprès de la municipalité pour obtenir ce changement de dénomination : ainsi, le 3 novembre 1884, le député Cantagrel enraine, dans ce but, mais sans succès, onze cents signataires, habitants du XIIIe arrondissement ; cette demande est renouvelée à de multiples reprises auprès du conseil municipal : le 19 juin 1885, le 14 décembre 1889, le 8 novembre 1900…
La municipalité finit par céder le 7 novembre 1904 ; le préfet, Justin de Selves, prend un arrêté le 17 janvier 1905 et un décret est signé le 21 janvier 1905, attribuant le nom de Blanqui au boulevard d’Italie.

La ligne n°6 du métropolitain aérien (anciennement ligne n°2 sud) et la station Corvisart qui vient d’être ouverte le 24 avril 1906 ont, certes, la part belle sur ce cliché, mais nous pouvons également observer à gauche, au n°50 du boulevard, la
Chapelle Sainte-Rosalie, tenue par des pères lazaristes, reconstruite de 1867 à 1869 sur les plans de l’architecte Henri Théodore Marchand (1833-1911).
Sur la travée droite, au n°51, l’Hôtel-vins-restaurant est tenu par M. Geslin depuis l’acquisition qu’il en a faite de M. Quintin.

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publié par zelig jeu. 16 sept. 2021 11:17

Mais ce que nous ne voyons pas encore, c’est le Kiosque à musique qui prendra place sur le terre-plein de la contre-allée, en perspective de la station Corvisart.
Décidée par une délibération du conseil municipal le 19 avril 1909, sa construction demandée par de nombreux habitants du quartier Maison Blanche, va cependant soulever des protestations et polémiques en raison de la présence de deux maisons de tolérance situées précisément en face du futur édicule.
M. E.C., instituteur du 13e, se fera l’interprète des réclamations en publiant un article à ce sujet le 31 mai 1911 dans le journal Le Matin. Ce à quoi, les quatre sociétés musicales installées dans le 13e arrondissement, désireuses d’obtenir leur kiosque coûte que coûte, vont répondre, le 14 juin, qu’étant donné qu’
aucun signe extérieur, pas même un gros numéro, ne signalant la présence de cette maison close (et non deux), il n’y a pas lieu de s’en offusquer plus que les images pornographiques et autres polissonneries qui s'étalent librement aux vitrines de certains libraires. De la morale, soit, mais pas de pudibonderie.
En dépit des résistances, les travaux d’édification du Kiosque à musique, commencés en automne 1911, seront achevés en été 1912. Le 27 juillet 1912, la société musicale La Renaissance, dirigée par M. Charru, y donne un concert…

► voir ici la Station Corvisart vue du Kiosque à musique et le Kiosque du boulevard Blanqui
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TOUT PARIS - 1953 - Rue Saint-Maur (XIe arrt.)

Tout le monde a été alerté pour la prise du cliché : le bistroquet et le coiffeur à gauche, le marchand de meubles à droite, tous sont sur le pas de porte de leur boutique, préalablement briefés par le photographe.
Au premier plan à gauche, le marchand de vins situé à l’angle
n°141 rue Saint-Maur / n°49 rue des Trois-Bornes est tenu par Constant Noël Goupillon (1847-1912) et son épouse Adélaïde Blanche Roger (1851-1912) qui ont acquis ce commerce le 1er mars 1880 auprès de M. Ménétrier, lequel l’avait repris de M. Groux qui y était installé dès avant 1875.
Lors de la naissance du fils Goupillon, Constant Emile, le 5 novembre 1883, les deux voisins les plus proches viennent signer, en tant que témoins, le registre de l’état-civil : Auguste Gombault, âgé de 48 ans, marchand de beurre œufs fromages au n°126 rue Saint-Maur en face et Emile Tendron, âgé de 30 ans, coiffeur au n°143 rue Saint-Maur.
En 1897 et 1898, le « Comité Central socialiste révolutionnaire » organise régulièrement, en principe tous les vendredis, des réunions dans la salle Goupillon, sur le thème de la propagande dans le XIe arrondissement, mais également pour mener des actions « anti-réac ».
Constant Goupillon cède son fonds en 1901 à
Albert Charles Raveneau (1867-1902) et à son épouse Clémence Marcognet (1867-1940). Raveneau décédé l’année suivante le 22 février 1902, à l’âge de 35 ans, sa veuve gère l’affaire encore quelques temps avant de la vendre à M. Ridet le 1er avril 1904. Celui-ci, sous l’enseigne « A la biche » la conservera jusqu’à sa vente le 19 septembre 1908 à M. Chabrol lequel y exerce toujours son activité en 1914.

Nous avons vu qu’au
n°143 rue Saint-Maur, le salon de coiffure est tenu, dès avant 1883, par Emile Tendron (né en 1853 à Loudun), ancien perruquier. Celui-ci vend son fonds en 1892 à Émile Désiré Poitrimol (né à Angerville en 1866) et à son épouse Lucie Angèle Bordier, qui viennent juste de se marier le 19 avril 1892 ; Poitrimol était, à la date de son mariage, coiffeur 117 rue de Sèvres à Paris. Lors de la naissance de leur fille Suzanne, le 7 février 1893, le marchand de vins voisin, au n°145 rue Saint-Maur, Amédée Durand, est leur témoin à l’état-civil.
Les époux Poitrimol tiennent toujours leur commerce en 1914.

L’immeuble mitoyen du
n°145 rue Saint-Maur est occupé dès 1885 par la pâtisserie de M. Noël qui cède son fonds, le 30 novembre 1895 à M. Gaudier. M. Tatoud acquiert l’affaire en 1903 et la revend à M. Thoumieux en 1908. Le 12 février 1913, M. Bourgoin acquiert cette pâtisserie qui fait également « cuisine ».
Le même immeuble à droite recèle un autre commerce de marchand de vins, qu’Amédée Durand a acheté à M. Chevereau en 1892. Après une période d’instabilité (Grandidier en 1900 ; Lireau 1901 ; Judeau 1902-1905), Bessières reprend l’affaire de 1906 à 1912 et la revend à Hauser en 1913 puis Julien (1914).


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publié par rigouard mar. 3 août 2021 09:41

En face, le n°124 rue Saint-Maur fait l’angle avec le n°1 rue des Trois-Couronnes. La devanture nous indique la présence du Tabac-vins tenu par M. Fournier en 1891-1895, relayé par M. Châtelain jusqu’en 1903 puis par M. Trouiller jusqu’en 1914.
Le
n°126 rue Saint Maur, dont on voit qu’il ne se compose que d’un rez-de-chaussée, est cependant occupé par trois commerces et une entrée donnant sur l’Ecole communale de jeunes filles dirigée en 1892 par Mme Lhomme ; cet établissement s’étend jusqu’au n°3 de la Rue Morand où se situe son entrée principale.
Mitoyen au tabac du 124, le « Beurre œufs fromages » (BOF) a vu passer Jallier en 1892, Richard en 1900, Cholet en 1907, Bogud en 1913.
Près de lui, le « Bouillon » (restaurant-marchand de vins) a été acquis de M. Cournut, le 21 avril 1883, par
Léon Laurent Noinville (né en 1862 à Noisy-le-Roi) et son épouse Reine Poiret (née en 1863 à Laroche-en-Breuil), tout frais mariés du 31 mars 1883. Le couple Noinville conserve son bouillon jusqu’en 1912, le revendant ensuite au sieur Leplat.
Enfin, le troisième commerce du n°126 est occupé par M. Bazin qui y crée le 3 juin 1899 un magasin de literie puis de meubles ; en 1914, M. Bazin y exerce toujours cette activité.

Aujourd’hui le 141 est devenu le bar « Chair de poule » ; le 143, une laverie ; le 145, un immeuble d’habitation ; au 124, le tabac-vins a laissé la place au Café Lux.
Le 126 n’existe plus : il a été rasé pour construire un immeuble de « standing » de sept étages avec balcons, nettement plus juteux qu’une école de filles, un beurre-œufs-fromages et un bouillon.
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TOUT PARIS - 418 - Buttes-Chaumont - Entrée de la Grotte (XIXe arrt.)
collection F. Fleury

identique à TOUT PARIS - 29-418 - Buttes-Chaumont - Entrée de la Grotte voir ici

voir ici, quelques renseignements sur la Grotte des Buttes-Chaumont
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publié par zelig jeu. 18 nov. 2021 16:59
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TOUT PARIS - 1508 - Eglise Sainte-Marie des Batignolles (XVIIe arrt.)

Par une délibération du conseil municipal de Clichy du mois de janvier 1826, il est décidé de faire édifier une église entre Batignolles et Monceaux, territoires dépendant de Clichy, en remplacement d’une chapelle y détruite pendant la Révolution. Madame Duchesse d'Angoulême (1778-1851) fille de Marie-Antoinette et de Louis XVI, ayant eu vent de cette annonce, fait, pour cet objet, un don de 400 francs (c'est peu !) qui est aussitôt remis entre les mains de maître Leroux, notaire aux Batignolles.
L’emplacement choisi pour son érection se situe à l’extrémité de la future rue des Batignolles. L’architecte Auguste Isidore Molinos fils (1790-1848) est chargé des plans de cette chapelle, dont les habitants de la commune assurent le financement grâce à leurs souscriptions ; son père, Jacques Molinos, qui était également architecte, n’est pour rien dans cette construction, contrairement à ce qui est affirmé par ailleurs…
Elle est inaugurée le 4 octobre 1829 par l’archevêque de Paris, Hyacinthe-Louis de Quélen, assisté de MM. Boudot et Desjardins, vicaires généraux, sous l’invocation de Sainte-Marie. L’abbé Charles Alexandre Heuqueville (1800-1883) est nommé administrateur de cette chapelle, avant d’en devenir le curé, lorsque celle-ci est érigée en paroisse en 1830, la commune de Batignolles-Monceaux étant distraite de celle de Clichy pour former une commune indépendante le 10 février 1830.
A cette date l’église se présente avec sa
façade en péristyle sous lequel on parvient par six degrés ; six colonnes d’ordre dorique supportent un fronton au milieu duquel on a placé un cadran ; elle ne possède pas encore de clocher et seule sa nef est construite, sans le chœur et les bas-côtés qui restent à construire ; les stalles et le maître autel sont en place.
Afin de compléter l’assise de ce sanctuaire, des terrains attenants sont donnés les 19 et 20 avril 1831 par Jean Calixte Saumaniat dit Magny, marchand boucher, par M. Navard et par M. Giel, habitants de la commune. Une ordonnance royale du 18 février 1834 vaut acceptation de cette donation.
L’architecte Paul-Eugène Lequeux (1806-1873), qui construira également la mairie des Batignolles en 1847-1849, complète, de 1841 à 1851, l’édification de l’église, par la finition du chœur et des bas-côtés.
En 1878, le curé de Sainte-Marie-des Batignolles, Charles Alexandre Heuqueville, après 49 ans de sacerdoce, passe la main à Jacques-Théodore Lamarche…


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publié par zelig sam. 30 oct. 2021 10:17

Programme de l’inauguration de l’Eglise Sainte-Marie des Batignolles du 4 octobre 1829
Dimanche prochain, 4 octobre, la commune des Batignolles doit inaugurer sa nouvelle église. A cette occasion, et après la cérémonie religieuse, il y aura, dans ce bourg, fête et réjouissance, danses, mât de Cocagne, jeux de toute espèce, et le soir illuminations et feu d'artifice de M. Ruggiery.
(Journal La Quotidienne 2 octobre 1829)
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TOUT PARIS - 805 - Crue de la Seine, Inondation du Marché aux Pommes - Quai St-Paul (IVe arrt.)

Le journal l’Evènement du 7 janvier 1909 nous donne l’origine du Marché aux Pommes du quai Saint-Paul :
Paris possède des coins pittoresques, que le profane généralement ignore. Qui donc, par exemple, en dehors des initiés ou des intéressés, connait le « Mail » ou le Port aux Pommes ? Et cependant, depuis un mois, on voit venir s'amarrer au bas-port du quai de l'Hôtel-de-Ville, d'énormes bateaux recouverts d'une bâche : c'est « le Mail », ou Port aux pommes, un des rares survivants des marchés d'autrefois qui s'égrenaient tout le long de la rivière.
On appelait « Mail » autrefois un vaste emplacement généralement planté d'arbres, où on se livrait à une sorte de jeu, qui consistait à pousser avec un maillet à long manche une boule de buis à travers des cercles de fer, dont une moitié était enfoncée dans le sol ; ce jeu présentait donc une certaine analogie avec notre jeu de crocket.
Il était fort en honneur chez nos ancêtres et plusieurs emplacements y avaient été consacrés, un entre autres sur lequel on construisit, de 1633 à 1636, la rue du Mail, qui en perpétue le souvenir.
Henri IV avait fait établir au pied de l'Arsenal, le long du bras de la Seine, comblé plus tard en 1843, un mail avec « ses allées et une petite pelouse où la petite bourgeoise allait volontiers ».
Or, l'île Louviers, située vis-à-vis du Mail, fut un lieu de dépôt pour le foin, les fruits, les bois de charpente et de menuiserie, jusqu'en 1714, et le bras de la rivière qui la séparait de la terre ferme servait encore, en 1754, de gare pour les bateaux de fruits, dont la vente se faisait alors au port des « Miramiones », actuellement port de la « Tournelle ».
De là vient le nom de Mail, qui a été conservé au port aux fruits.
Les pommes, poires, étaient amenées directement des environs de Paris au quai Saint-Paul.
Il s'en faisait un grand commerce. La pomme était, au moyen-âge, le fruit de pleines dents : « la cahille », qui a l'odeur de violette ; le « fenouillet », qui sent l'anis ; « l'apy », qui a l'odeur de fraise.
La création d'un marché spécial pour les fruits ne remonte pas au-delà des premières années du dix-huitième siècle, et l'édit de 1730, par le rétablissement des charges et offices sur les quais et marchés de Paris, mentionne encore, parmi les marchandises transportées par les quatorze officiers forts du port Saint-Paul, les oranges marrons et fruits.


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publié par zelig dim. 27 juin 2021 10:16

L’auteur de l’article surnommé « Frontis » poursuit, décrivant le Marché aux Pommes tel qu’il est en 1909 :
Ce marché actuel est loin d'avoir l'importance d'autrefois ; la Seine ne transporte plus guère que les matériaux lourds et encombrants ; mais les pommes continuent à l'alimenter ; le raisin a complètement disparu et il n'y arrive guère que des pommes telles que la reinette grise, la bonne nature, la pomme d'api et la reinette de La Rochelle ; le Canada y est une exception, et la Caille presque inconnue.
Pendant les années 1881, 1885 et 1886, il a été expédié, au port aux fruits, 288 bateaux de pommes pesant 10.196.000 kilos ; 45 bateaux ont transporté les fruits ramassés en Auvergne, d'où la marchandise est expédiée par le chemin de fer aux docks de Montargis et réexpédiée par eau à Paris.
Les 173 autres étaient chargés des produits de Maine-et-Loire, de la Loire-Inférieure, des Deux-Sèvres, de la Sarthe et de l'Allier ; les pommes de ces contrées sont expédiées par le chemin de fer de Charenton et réexpédiées par les bateaux du port des Lions jusqu'au port du Mail.
La Normandie n'envoie rien ou presque rien aux marchés de Paris ; ses pommes et ses poires de dessert sont presque toutes expédiées en Hollande, en Angleterre et surtout en Russie.
La moyenne du prix des pommes, pendant les trois armées, a été de 40 fr. 45 les 100 kilogrammes, ce qui, pour 10.196.000 kilogrammes, donne un chiffre d'affaires de 4.124.282 francs.

Frontis
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TOUT PARIS - 1 - Le Parc Montsouris (XIVe arrt.)

En arrière-plan, vue du palais du Bardo, avant son incendie de mars 1991.
Ce monument qui était une réplique du siège du gouvernement à Tunis, avait été édifié au Champ-de-Mars, à l’occasion de l’exposition universelle de 1867 à Paris. A l’issue de cette manifestation, la ville de Paris l’avait acquis pour 150.000 francs et l’avait fait transférer en 1868-1869, moyennant 35.000 francs, dans le parc de Montsouris en gestation, afin d’y installer un observatoire météorologique, à l’instigation du ministre Victor Duruy.

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publié par rigouard ven. 30 juil. 2021 08:30

En premier plan, sculpture « 1789 » ou la Liberté de 1789.
Par délibération du conseil municipal du 6 juillet 1887 la ville de Paris est autorisée à procéder à l’acquisition, au prix de 5.000 francs, de la sculpture en plâtre d’Auguste Paris (1850-1915) intitulée « 1789 » qui vient d’être exposée au salon de mai-juin 1887.
Le modèle en plâtre sera transformé en bronze par la fonderie Thiébaut, également pour 5.000 francs, sur proposition du rapporteur, Emile Richard, adoptée par le conseil municipal le 31 décembre 1887.
Tout d’abord exposée sur la place de la Bastille, lors des fêtes du centenaire de la révolution de 1789, elle est ensuite transférée à l’entrée du Parc de Montsouris qu’elle ne quittera qu’en 1942, emmenée en Allemagne, dans les grands creusets des usines d’armement.
Son socle sera réutilisé pour installer, en 1984, « La Paix Armée » du sculpteur Jules Félix Coutan (1848-1939), dont le plâtre avait été exposé au Salon de 1886 et qui, une fois bronzée, avait pris place, en 1888, dans le Square d’Anvers.
Afin de construire un parking souterrain dans ce petit square, la municipalité avait sacrifié « La Paix Armée » en 1968 et l’avait stockée dans les entrepôts de la ville avant de la translater au parc Montsouris en 1984.
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Re: Tout Paris

TOUT PARIS - 312 - Observatoire du Parc Montsouris (XIVe arrt.)
Collection F. Fleury

Voir sur carte précédente quelques précisions sur le palais du Bardo devenu un observatoire météorologique.

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publié par zelig jeu. 18 nov. 2021 16:52
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Re: Tout Paris

TOUT PARIS - 560 - Parc de Montsouris - Monument Flatters et le Pont Rustique (XIVe arrt.)
Collection F. Fleury


A la suite d’une mission d’exploration destinée à étudier l’implantation d’une voie de chemin de fer transsaharienne, menée en 1880-1881 par le colonel Paul-François-Xavier Flatters (1832-1881), emmenant avec lui 96 personnes dont sept français, un massacre est perpétré par des touaregs dans le Sahara algérien, près de Bir-el-Garama en février et mars 1881 : seuls onze survivants autochtones échappent à cette tuerie.
Le 18 décembre 1881, les journaux relaient l’idée d’un monument commémoratif de ce massacre qui serait érigé au Parc Montsouris. Cette information est corroborée le 13 février 1882 par le conseil municipal qui accorde à la veuve de Flatters, Sarah-Marie Legros, la concession d’un terrain dans le parc, afin d’y élever une stèle pyramidale mémoriale, en pierre grise des Ardennes. L’architecte Edouard Singery (1838-1915) est chargé de la conception de ce monument sur lequel sera incrusté un médaillon en bronze à l’image de Flatters, réalisé par le sculpteur Jean Fleury Hainglaise (1854-1934). Achevé le 4 janvier 1883, le
monument de la Mission Flatters est installé au bord de l’allée qui fait communiquer les deux parties du parc.

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publié par zelig lun. 15 nov. 2021 19:18
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Re: Tout Paris

TOUT PARIS - 1027 - Parc Montsouris - Le Kiosque à Musique (XIVe arrt.)
Collection F. Fleury


Jusqu’en 1887, hormis les guérites de gardes disposées à chacune des entrées du parc de Montsouris, celui-ci ne dispose ni d’une buvette, ni de kiosque à musique ; seuls deux chalets-bébés, en 1879, et quelques statues à partir de 1881, viennent l’agrémenter.
Les concerts des musiques militaires et civiles ne restent qu’anecdotiques dans le parc Montsouris, notamment et principalement lors de la fête nationale du 14 juillet ; ce n’est qu’à partir de 1888 que les régiments d’infanterie y donnent un concert dominical hebdomadaire. Il était donc naturel qu’un kiosque à musique leur soit dédié. Précisément, depuis 1884, la municipalité a fait transférer au sud du lac,
le Pavillon de la Ville de Paris qui avait été construit et installé, dans l’allée centrale du Palais de l’industrie des Champs-Elysées, à l’occasion de l’Exposition universelle de l’électricité qui s’était déroulée du 11 août au 15 novembre 1881. Lors de son installation au parc Montsouris, il y est décrit comme un vaste pavillon-abri en bois.
C’est donc ce Pavillon en bois, de forme carrée, doté de douze poteaux et recouvert en ardoise, qui devient dorénavant le
Kiosque à musique.

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publié par zelig lun. 11 oct. 2021 11:56
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Re: Tout Paris

TOUT PARIS - 21-1028 - Parc Montsouris (XIVe arrt.)
Vue du Kiosque à musique à travers les frondaisons (kiosque en entier sur carte précédente)

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publié par zelig mer. 24 nov. 2021 14:45
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Re: Tout Paris

TOUT PARIS - 367 - Buttes Chaumont - Entrée de la Porte Bolivar (XIXe arrt)
Collection F. Fleury


voir ici, quelques renseignements sur la Maison de Garde porte Bolivar des Buttes-Chaumont
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publié par Carpostale lun. 21 févr. 2011 17:25
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Re: Tout Paris

TOUT PARIS - 1475 bis - Rue de la Tour (XVIe arrt.)

Ne cherchez pas une quelconque ressemblance de cette Cpa avec le site actuel !
Dès le 5 décembre 1913, après qu’une enquête ait été ouverte à la mairie du 16e arrondissement, le Préfet de la Seine adresse un mémoire au Conseil municipal projetant de prolonger l’avenue de la Muette (Chaussée de la Muette), au niveau du Ranelagh, jusqu’à la place du Trocadéro : par conséquent une large voie (future avenue Paul Doumer) sera ouverte à cet emplacement, empiétant notamment sur la rue de la Tour et la rue Bellini.
Ce projet est présenté au Conseil municipal qui délibère le 26 janvier 1914, fixant dès à présent la dépense envisagée à hauteur de 2.688.500 francs.
Le conflit 1914-1918 repousse le commencement de ces travaux en 1924…
Un arrêté préfectoral du 20 février 1929 déclare cessibles immédiatement les immeubles du carrefour rue de la Tour/rue Bellini représentés sur ce cliché ; cet arrêté est suivi, le 15 juin 1929, par les offres détaillées d’indemnisation des expropriations concernées, présentées par la préfecture de la Seine :
— l’immeuble situé à gauche sur cette Cpa, au
n°41 rue de la Tour, qui appartenait à Marie-Rose-Louise Chabrié, veuve de Léon Paul Gagneau, est estimé à 915.000 francs pour son éviction, non compté une somme de 80.000 francs proposée comme indemnité à titre d’occupante ; son locataire Jacques Deshayes est également indemnisé à hauteur de 12.000 francs.
— en vis-à-vis, au premier plan, à droite, la maison située à l’angle du
21 rue Bellini / 56 rue de la Tour, dont la dame Gaillard est propriétaire, est indemnisée pour 260.000 francs, tandis que le locataire du fonds touche 275.000 francs.
— situé en face, à l’angle du
22 rue Bellini / 58 rue de la Tour, le sieur Costrejean qui tient l’Hôtel-marchand de vins touchera 130.000 francs ; l’hôtel qui lui est mitoyen (Hôtel de la Tour), tenu par le sieur Letourneur, est indemnisé 55.000 francs.

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publié par zelig lun. 6 sept. 2021 13:29

Préalablement à sa disparition, l’Hôtel-marchand de vins faisant l’angle du 58 rue de la Tour appartient à Philippe Lardeau (1832-1891) et à son épouse Marie Clémentine Raynaud (1833-1905). Au décès de Lardeau survenu le 25 avril 1891, sa veuve vend son affaire, le 16 mai 1891, au sieur Bonnot qui la cède le 5 janvier 1903 à Jean Bargy.
La petite maison meublée mitoyenne à deux étages dénommée « Hôtel de la Tour », également à usage de marchand de vins au rez-de-chaussée, est la propriété Joseph-Alexandre Bouillon (1854-1905) et de son épouse Eugénie Krieg, née en 1881. Celle-ci continue à tenir l’affaire, après le décès de son mari survenu le 18 mars 1905.
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JeanMarc
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Re: Tout Paris

TOUT PARIS - 154 - Vue Panoramique prise du Musée du Louvre (Ie arrt.)

Identique à Tout Paris 126 ► voir ici

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publié par zelig sam. 6 nov. 2021 19:06
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