CPArama – Cartes Postales Anciennes – Lettre Info #43

CPArama est de retour !

Après environ un mois de stress, de réflexions, de déceptions, de joies, de déceptions encore, c’est finalement une grande satisfaction pour toute l’équipe de CPArama.com de pouvoir annoncer que le le forum et la galerie de cartes postales anciennes sont à nouveau ouverts.

Sauf erreur ou oubli de notre part, le site et très exactement dans l’état ou nous l’avions laissé il y a un mois. Un vraie renaissance. Renaissance aux forceps d’ailleurs. Je m’explique.

Pourquoi ces « travaux » ?

La prestation de l’ancien hébergeur (HostPapa) était devenue lamentable depuis plusieurs mois : ralentissements, blocages étaient le lot quotidien sur le forum. Il fallait donc prendre la décision de déménager. CPArama hébergeant toutes les images qu’il affiche, le site prend énormément de place et, étant donné qu’il est composé de deux scripts pointus (phpBB et WordPress), un tel déménagement est toujours une affaire longue et risquée.

Malheureusement, les choses se sont assez mal passées. Disons même qu’elles se sont très mal passées : après avoir déménagé tous les fichiers et les bases de données, les différents redémarrages du site étaient catastrophiques. Plantages, bugs, images perdues. La déprime s’est installée. J’en arrivais à me demander s’il ne valait pas mieux tout effacer et repartir à zéro.

Pour couronner le tout, ces problèmes sont arrivés juste avant que je prenne deux semaines de congés dans le Nord (à 1000 km de chez moi). Je n’avais la tête à l’informatique mais la situation de CPArama me tracassait tout de même beaucoup. Cela m’a permis de me rappeler qu’un ami américaine m’avait aidé sur un autre forum. Je l’ai contacté dès mon retour dans les Pyrénées et, grâce à lui encore, le site a été réparé. Des milliers d’images manquaient à l’appel pour une raison qui lui échappe mais comme je fais régulièrement des sauvegardes du site, j’ai pu les retrouver et nous en sommes aujourd’hui à une situation stable.

Pourvu que cela dure !

Si vous constatez des images manquantes ou des bugs, n’hésitez pas à nous les signaler dans le forum Vie du site.

  • OMBELLULE – Continue à nous régaler avec de superbes cartes de son cher XVIIIème arrondissement, toujours accompagnées de commentaires pour resituer la carte, tout autant dans l’espace que dans le temps, comme par exemple ce très beau cliché de la Maison Catherine, sur la Place du Tertre.

  • Mais elle n’hésite pas à traverser la France entière, pour y retrouver le parfum de Montmartre, témoin cette carte, très parisienne, du Carnaval de Nice.

  • ALCYON53 Nouveau venu sur CPArama (Inscrit le 30 septembre), il a déjà posté plus de 20 cartes de Saône-et-Loire principalement, et en particulier un beau reportage sur le village de Semur-en-Brionnais, et Thérèse, sa jolie Commissionnaire

  • MEKTOUB17 Délaissant provisoirement la mer et les côtes, il fait un bon dans l’espace et dans le temps, pour nous transporter à Rouen, sur la Place du Vieux Marché, un bien triste jour de l’année 1431 !

  • Après quoi il nous entraîne dans le monde sulfureux du Show-biz, à la recherche d’actrices craquantes … telle Baby Peggy !

La Bourse du Commerce de Paris, par Michel

L’ILLUSTRATION
29 octobre 1887

« Nivelant les terrains, abattant les vieilles constructions, répandant l’air et la lumière dans les voies largement ouvertes, Paris poursuit lentement, mais d’une façon continue, son incessante transformation. En ce moment, c’est tout un quartier, et non l’un des moins curieux, qui disparaît, ne laissant d’autre trace de son existence que des murs circulaires qui furent on dira bientôt : autrefois la Halle au blé.
C’est ce bâtiment qui, modifié, métamorphosé pour ainsi dire, va devenir la Bourse du Commerce, réclamée si ardemment depuis 1880 par le commerce parisien. La question, toute simple d’abord, consistant dans l’appropriation de la Halle au blé à la Bourse du Commerce, s’est compliquée d’un projet d’agrandissement des Halles. Il a donc fallu exproprier d’une part 67 immeubles d’une surface totale de 10.857m. 50 pour le dégagement de la Bourse du Commerce et, d’autre part, 41 immeubles d’une surface de 4.671m. 80 pour le dégagement des Halles centrales.
En d’autres termes, sur les 25 millions votés par le Conseil Municipal pour ces travaux, 14 millions sont consacrés aux expropriations nécessitées par la nouvelle Bourse, 9 millions aux expropriations concernant les Halles, et 2 millions à l’appropriation de la Halle au blé.


Les travaux de démolition ont commencé au printemps dernier et déjà le côté des numéros impairs de la rue d’Orléans, la rue des Deux-Ecus, depuis cette dernière jusqu’à la rue J.-J.-Rousseau, la rue Babille, la rue Mercier et la rue de Sartine n’existent plus. Toute cette partie n’est plus aujourd’hui qu’un désert au milieu duquel se dresse l’armature en fer de la coupole de la Halle au blé. C’est dans ces terrains que sera tracée la rue du Louvre prolongée en ligne droite jusqu’à la rue Coquillière.
Notre gravure représente l’état actuel des travaux. Ce que l’on aperçoit de la Halle au blé sera conservé et utilisé par M. Blondel, architecte, qui a obtenu la concession de la Bourse du Commerce, à charge par lui de construire, en plus de cet édifice, deux hôtels sur deux îlots d’une contenance de 2.630 mètres donnant sur la rue du Louvre et de verser à la Ville une redevance annuelle de 300.000 francs. 

 

Il y avait, autour de la rotonde qui subsiste, un mur circulaire de deux mètres d’épaisseur : M. Blondel a fait abattre ce mur et il en a fait reconstruire aujourd’hui un autre, approprié à la nouvelle destination de l’immeuble. Quant à l’armature de la coupole, elle est considérée comme une oeuvre d’art et l’on s’est bien gardé d’y toucher. Construite au commencement de ce siècle, à l’époque où l’on n’avait pour travailler le fer que des machines rudimentaires, elle a été pour ainsi dire forgée; toutes les pièces ont été faites au marteau par éléments successifs rapportés les uns aux autres.
Cette coupole sera vitrée dans sa partie supérieure. Dans sa partie inférieure  les deux tiers environ – elle sera recouverte de plaques de zinc ouvragé avec arêtes à motifs. A l’intérieur du hall, cette partie sera ornée de peintures allégoriques représentant les cinq parties du monde avec leurs attributs commerciaux et industriels. On avait craint un moment que le hall, dont l’entrée sera gratuite, n’offrit pas un espace suffisant et l’on citait le hall de la Bourse de Bordeaux qui a 1.600 mètres et celui de la Bourse du Havre qui a 1.228 mètres. Il est vrai que celui de la Halle au blé n’a que 1.180 mètres mais en utilisant 500 mètres de la galerie circulaire, qui ne sont pas occupés, il atteindra 1.600 mètres.
Quant à la tour qui s’élève à côté de l’édifice, c’est celle que fit construire à son arrivée en France Marie de Médicis pour l’astrologue qu’elle ramenait avec elle de Florence. Cet édifice sera conservé à cause de son caractère historique. De chaque côté de cette tour, dominant les toits des habitations voisines, on aperçoit le sommet d’une tour de l’église Saint-Eustache et le campanile d’un pavillon des Halles. »