Hypothèse pour l’éditeur de cartes S.A.P. (dont la production numérotée dépasse la centaine)
Nous avons étudié
ICI ► l’éditeur
Émilien Brocherioux et les cartes qu’il a publiées sous l’appellation "
La C.P.A.". Celui-ci ne s’est pas contenté de cela puisque le 17 mars 1905, il a créé une société au
n°23 quai Voltaire, au capital de 600.000 francs, désignée sous le nom de
Société Anonyme des Phonocartes (S.A.P.) ayant pour objet l’industrie et le commerce des cartes, appareils et cartons dits « phonocartes » qui font l’objet des brevets et marques de fabrique apportés à ladite société ainsi que d’autres objets énumérés à l’article 2 des statuts (en l’occurrence l’édition et le négoce des cartes postales).
Les actions sont attribuées aux apporteurs, à savoir : Émilien Brocherioux, Paul-Joseph Tochon, Léon-Louis Berteaux et Armbruster.
Dès le 1er mai 1905, la société est transférée au
n°68 boulevard Kellermann.
La société est ainsi répertoriée dans les annuaires à la rubrique des
éditeurs de cartes postales, jusqu’en 1907.
Nous ne relaterons pas les tentatives de commercialisation et d’exploitation du « Phonopostal » de la S.A.P. qui prévoyait que grâce à sa
« merveilleuse invention, il n’est plus besoin d’écrire, tout le monde peut correspondre de vive voix ; il ne s’agit plus d’entendre répéter plus ou moins bien un morceau de musique ou de chant tout enregistré, mais au contraire d’enregistrer soi-même paroles ou chant sur une SONORINE, seule carte postale qui parle et pouvant être expédiée par la poste comme une carte postale illustrée ordinaire ». (L’appareil était vendu entre 29 à 45 francs, soit avec pavillons en carton, soit en bois soit en aluminium) (explication du système : sur une carte enduite d’une pâte spéciale et devant laquelle on parlait, une pointe enregistrait les vibrations de la voix ; la carte ainsi impressionnée était envoyée à la poste où le destinataire la plaçait sur un appareil traducteur muni d’un pavillon qui répétait, parlée, la communication enregistrée sur la carte)
Il va sans dire que le succès n’est pas au rendez-vous et, le 18 juin 1907, l’assemblée générale des actionnaires décide de procéder à la liquidation de la société.