Tout Paris

Modérateur : droopyjm

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JeanMarc
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Re: Tout Paris

► Cartoliste Tout-Paris classée par numéros
► Cartoliste Tout-Paris classée par arrondissements

TOUT PARIS - 386 - Bastion de la Porte d'Italie (XIIIe arrt.)
Collection F. Fleury


En août 1862, l’administration décide la construction d’un bâtiment administratif et de quatre casernes, destinés aux employés de l’octroi et qui seront installés sur les bastions n°34, 17, 62, 68 et 87. Les travaux estimés à 1.765.547 frs 25 sont aussitôt mis en adjudication à l’Hôtel de ville. Il est prévu d’édifier trente-six autres casernes semblables sur le pourtour des fortifications parisiennes, dans l’intérieur des bastions et en bordure de la route militaire qui sera portée à quarante mètres de largeur sur tout son parcours.
La caserne du Bastion n°17 près de la porte de Ménilmontant, est la première mise en chantier en mars 1863.
Celle du Bastion n°87 située près de la porte de Fontainebleau (future porte d’Italie), le long du boulevard Kellermann est construite en 1863-1864, sous la direction de l’architecte Emile Vaudremer (1829-1914) assisté de l’architecte Stanislas Ludovic Renou (1833 - † après 1906)

Chaque année, le Gouverneur de Paris publie la répartition des troupes comprises dans le gouvernement militaire de Paris. Ainsi, en octobre 1877, pas moins de six Corps d’Armée (les 3e 4e 5e 9e 10e 11e et 12e) sont partiellement affectés sur les divers Bastions et Casernes parisiens et limitrophes. Le 11e Corps d’Armée y a, pour sa part, installé six de ses régiments, dont le 19e régiment de ligne réparti entre les Bastions 87 Kellermann, 81 et 82 Bld Jourdan.
Précédemment, en 1875, c’était le 46e de ligne, dépendant du 5e corps d’armée, qui était affecté au Bastion 87.

Bastion 87 boulevard Kellermann près de la Porte d'Italie (cliché Eugène Atget vers 1911)
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Le journal La Cloche du 23 novembre 1870, relayé les jours suivants par tous ses confrères (le Petit Journal, le Soir, le Panthéon, le Siècle, la Patrie, le Droit, le Journal des débats, le Faubourien etc…) relate un crime commis par le factionnaire chargé de garder le bastion 87 du boulevard Kellermann :
— Un crime au rempart. Vendredi, vers sept heures du soir, un crime odieux a été commis au bastion 87, près la porte d'Italie.
Le citoyen Forest, de la 4e compagnie du 59e bataillon, était en faction au bastion 87, avec consigne de ne laisser sortir personne. Un artilleur, de garde au même bastion, se présente pour sortir. Le factionnaire lui refuse passage. L'artilleur insiste vainement ; alors, il rentre au poste, prend son mousqueton, le charge et revient. — maintenant, me laisserez-vous passer ? dit-il à la sentinelle. Nouveau refus. Aussitôt l'artilleur met en joue et tire. Le malheureux Forest tomba mortellement blessé. On accourt, on le relève et on le transporte a une ambulance voisine, puis à de la Pitié où il succombe peu après son arrivée.
Forest état cordonnier, rue Saint-Victor ; il était âgé de 28 ans et laisse une jeune femme enceinte, avec deux petits enfants.
L’assassin, arrêté sur-le-champ, a déclaré qu'il était satisfait d'avoir tué la sentinelle qui avait refusé de le laisser sortir. Il était un peu aviné, mais non au point de n'avoir plus conscience de ses actions.
On nous assure que tout le poste d'artillerie se trouvait en état d’ivresse.
Il est plus que temps de prendre les mesures les plus rigoureuses contre l'ivrognerie aux remparts. Il y va, non seulement de la vie des hommes, comme on le voit, par le fait que nous rapportons, mais aussi de la sécurité de la défense.
(La Cloche 23 novembre 1870)

Le 27 novembre, le Siècle et quelques autres bonnes feuilles précisent que ce drame ne s’est pas déroulé au bastion 87 qui, selon les délégués des bastions 86 et 87 sont occupés par les élèves et volontaires de l’Ecole Polytechnique :
— Au sujet d'un odieux assassinat commis aux remparts, près de la porte d’Italie, et dont le récit placé dans nos Nouvelles diverses avait été emprunté au journal la Cloche, nous recevons la réclamation suivante que nous insérons avec empressement : « Le service d’artillerie (l'auteur du crime est un artilleur) des bastions 86 et 87 est exclusivement confié aux élèves et aux volontaires de l'école polytechnique, dont nous avons l'honneur de faire partie ; or, nous tenons à établir que le crime odieux dont vous parlez a pu se commettre ailleurs, mais que les artilleurs des bastions 86 et 87 y sont absolument étrangers. » Les délégués des bastions 86 et 87.
(Le Siècle 27 novembre 1870)

Finalement c’est le journal Le Gaulois qui, par un communiqué du 27 novembre, révèle que le crime a été commis au sein du bastion 88 :
— Un artilleur de l’Ecole polytechnique nous prie d’insérer la note suivante : « Plusieurs journaux, en faisant le récit du déplorable accident à la suite duquel un artilleur a tué un garde national, ont indiqué par erreur le bastion 87 comme étant celui sur lequel cet accident a eu lieu.
Nous vous prions de faire savoir au public que c’est au bastion 88 que cela s'est passé et non au bastion 87 occupé par la battre de l’Ecole Polytechnique. »

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publié par zelig jeu. 9 déc. 2021 17:19 ► ICI
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TOUT-PARIS – 663 bis - Mairie du XXe arrondissement - Place Gambetta (XXe arrt.)
FF. Paris


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Re: Tout Paris

TOUT PARIS - 135 - Les Abattoirs de la Villette Entrée principale (XIXe arrt.)
Quelques membres du personnel en observation
Collection F. Fleury


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Re: Tout Paris

TOUT-PARIS - 112 - Rue Saint-Vincent-de-Paul - Entrée de l’Hôpital Lariboisière (Xe arrt.)
Collection F. Fleury


En 1793, le Château de Monthorin, situé sur la commune de Louvigné-du-Désert voir ► ICI, appartenant à Louis-Charles de Ruellan (1741-1819) est saisi en tant que biens nationaux. Il est offert en 1807 par Napoléon 1er, au général d’artillerie Jean-Ambroise Baston de La Riboisière (1759-1812), en récompense de ses loyaux services.
Son fils Honoré Baston de La Riboisière (1788-1868) qui sera maire de Louvigné, épouse en premières noces, le 8 janvier 1814, Marie-Elisa Roy (1794-1851) ; au décès de Marie-Élisa Roy survenu le 27 décembre 1851, celle-ci institue la ville de Paris comme sa légataire universelle en nue-propriété, l’usufruit étant réservé à son époux toujours vivant ; ce legs, de près de 8 millions de francs est fait à la condition que ces fonds servent à fonder un hospice qui portera le nom de La Riboisière. C’est ainsi qu’a été financé, en grande partie, l’Hôpital Lariboisière, commencé en 1846 et achevé en 1854 au n°2 rue Ambroise-Paré dans le 10e arrt.

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TOUT PARIS - 1669 - Rue Duperré (IXe arrt.)
F.F. Paris


Voir ICI ► Vue actuelle de cet emplacement
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TOUT PARIS - 429 - Rue des Pyrénées - Jour de Marché (XXe et XIIe arrts)
Collection F. Fleury

version colorisée

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Re: Tout Paris

TOUT PARIS - 949 - Avenue du Maine prise de la Rue Daguerre (XIVe arrt.)
Collection F. Fleury


Le cliché est pris à hauteur du n°111 avenue du Maine où la rue Daguerre se termine au n°91, à notre gauche.
Le petit bâtiment d’angle d’un étage est affecté au commerce de Restaurant-vins-hôtel.
De nombreux exploitants s’y sont succédés, le premier connu étant J. Chevallier qui l’a occupé de 1870 à 1878, alors que la voie s’appelait rue de la Chaussée-du-Maine et que la maison portait le n°75, devenu n°111 en 1879. Ont succédé à Chevallier : J. Renaud en 1879-1880 ; à nouveau Chevallier en 1881-1882 ; Carriol en 1883, Santus en 1884-1885 ; Carriol en 1886-1888 ; en 1889-1891, Rivaux qui nomme son établissement Hôtel des Etrangers ; Jouanique en 1892 ; en 1893-1895 Jalbert qui changer l’enseigne pour Hôtel du Progrès.
En 1896, Anatole Diguère rachète le fonds de commerce à Jalbert et fait également l’acquisition des murs.
Alexandre Anatole Diguère (1863-1937), originaire de Ville- Ville sur Retourne dans les Ardennes, s’est marié le 30 novembre 1889 à Paris 16e, où il était cocher, demeurant 14 rue Duret chez le marchand de vins Alfred Couillaud ; son épouse, Marie Cottin (1859-1929), née à Peyrieu dans l’Ain, est, quant à elle, cuisinière. Le frère du marié, Léon Diguère, est fruitier au n°345 rue de Vaugirard.
Le 15 février 1894, Anatole Diguère et son épouse acquièrent un café-traiteur situé au n°88 rue de Jemmapes. C’est à cette époque que leurs deux filles naissent : Antoinette le 9 août 1895 et Lucie le 13 novembre 1896.
Les Diguère prennent possession de l’Hôtel du Progrès et du Café-Restaurant de l’avenue du Maine, font apposer en outre l’enseigne MAISON DIGUERE au fronton de leur entrée, et cèdent, le 12 mai 1897, le café de la rue de Jemmapes (aujourd’hui Café Canaletto) au sieur Gintrand.
► voir ici le Restaurant-Hôtel du Progrès (Maison Diguère) 111 avenue du Maine

En 1898, Diguère fait appel à l’architecte Léon-Georges Lemoine (1864-1914) pour redresser les combles de sa maison de l’avenue du Maine et dépose, à cette fin, les 26 décembre 1898 et 17 février 1899, des demandes de permis de construire.
Au rez-de-chaussée droite de l’immeuble de Diguère, en prolongement de son restaurant, une boutique est affermée à l’usage mercerie : Chomet en 1905-1906, Elore en 1908, Rauscher en 1911, Burdin en 1914…
Le 2 novembre 1904 les Diguère cèdent l’affaire à un certain Paran et se retirent à Beaune, où ils achètent une propriété rue Auguste Colbert. Leurs deux filles mineures y poursuivent leurs études, et l’une d’elle, Lucie Diguère (1896-1968), fera l’acquisition, à Beaune, du fonds de commerce de mercerie-bonneterie à l’enseigne Au Bas d’Argent, situé n°4 place Carnot / 2 rue Pasumot ; elle s’y mariera le 21 juillet 1926.
Anatole Diguère est décédé en janvier 1937 à Beaune, rue du 16e Chasseurs ; son épouse, Marie Cottin, l’avait précédé le 7 novembre 1929.

Revenons au n°111 avenue du Maine où l’Hôtel-Restaurant du Progrès vient de changer de propriétaire en 1904. Les nouveaux propriétaires sont très certainement les deux fils de Jean-Casimir Paran (1851-1918) et Rosalie Fabre son épouse qui tiennent, depuis 1884, le Café-Hôtel Sauval, au 4 rue Sauval dans le 1er arrt., à savoir Louis Paran (né 16 mai 1884) et Pierre Paran (né le 29 mai 1885). Cette hypothèse reste cependant à confirmer.
En 1913, l’affaire change de main, le sieur Moreau ayant racheté le fonds…
Aujourd’hui, un immeuble locatif d’une douzaine d’étages a remplacé ce petit hôtel-restaurant, avec à son pied des commerces à l’enseigne de Netovia et Franprix.

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publié par zelig mar. 25 janv. 2022 09:34 ► ICI
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