Paris - Rue de Flandre

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JeanMarc
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Re: Paris - Rue de Flandre

Paris XIXe - Rue de Flandre
Édition Léon Boka, 32 rue de Flandre

A gauche, au n°29 rue de Flandre, près de l’angle de la rue du Maroc, on aperçoit le Café-Concert des Folies Parisiennes ouvert en septembre 1865 sous le nom de Théâtre de la Villette, construit par Émile Durafour (1832-1893), artiste dramatique, pour ce qui est de la salle de spectacle et par les frères Eugène et Édouard Clément pour les bâtiments d’administration et d’habitation.
Préalablement à cette inauguration de 1865, les deux frères Clément dirigeaient la salle de bal dite Salle Barthélémy, rue du Château d’Eau.
Jean-Gabriel dit Édouard Clément (1819-1870), artiste dramatique, venait d’épouser, le 21 mars 1865, Françoise Louise Adeline Gouault (1836-1904), passementière. Son frère, Charles François Eugène Clément (1824-1905) était photographe, installé au n°43 rue de Rivoli (en 1873, il demeure à Vincennes, 2 cours de Marigny)
Après le décès d’Édouard Clément survenu le 13 mai 1870, le théâtre est dirigé par sa veuve, Françoise Louise Adeline Gouault qui se remariera le 1er décembre 1875 avec un autre artiste dramatique Jean Baptiste Berger (1851-1881) qui assurera la direction de l’établissement.
En 1873, deux des artistes du Théâtre de la Villette, Albert Ballet et Aristide Madoeuf, qui avaient collaboré pendant le siège de la Commune, à « l’œil de Marat », avaient, pour ces faits, été condamnés à la déportation.
Jean-Baptiste Berger étant décédé le 22 février 1881, le théâtre continue encore sous la direction de la veuve Clément-Gouault qui épouse en troisièmes noces, le 23 janvier 1883, Jean Marie Emmanuel Énaut, artiste dramatique et directeur de théâtre.
L’année suivante, le 1er mars 1884, le théâtre est vendu à Fasquelle qui le transforme en Café-Concert, à l’enseigne du Grand Concert de la Villette. Le dénommé Fasquelle, pour lequel nous n’avons pu trouver aucun renseignement, avait tenu, de 1880 à 1883, le Grand Café des Enfants de Paris situé au n° 77 rue du faubourg du Temple.
Trois ans après, en mars 1887, Fasquelle fait machine arrière en redonnant à l’établissement son statut de théâtre ; dans la foulée, en juillet 1887, il procède à la dissolution de la société Fasquelle et Cie qu’il avait créée pour exploiter le Grand Café-Concert de la Villette.
En 1891, Fasquelle cède son Théâtre à Charles Forêts (1869-1943) qui, dès le 28 octobre 1892, est déclaré en faillite. L’année suivante, l’affaire est reprise par Paul-Jules Ruez (1860-1920) qui, à son tour modifie l’exploitation de l’établissement qui devient dorénavant le Café-Concert des Folies Parisiennes. En 1895, Paul Ruez cède ce café-concert de la Villette, pour se consacrer au Bijou-Concert du 37 faubourg du Temple, puis au Concert de la Fourmi du Boulevard Barbès.
Le Café-Concert des Folies Parisiennes perdurera jusqu’en 1919. En novembre 1920, après transformation, il ouvre ses portes en tant que salle de cinéma, sous le nom de Flandre Palace Cinéma.
Le 7 juin 1948, François Lota, préfet de police à Paris, prend un arrêté ordonnant la fermeture du Flandre Palace, en raison de l’insécurité qui y règne, des travaux qui y ont été prescrits n’ayant pas été exécutés.

Un arrêté d’expropriation est pris par la préfecture en date du 3 novembre 1961, avec exécution immédiate, faisant suite au projet d’acquisition de la Ville de Paris, en vue de l’élargissement de la rue de Flandre, de la création d’un espace libre public et de la construction de logements par l’Office public d’habitations à loyer modéré ; cet arrêté concerne les immeubles situés aux n°27 à 47, 57, 61 à 65 rue de Flandre, 2 à 8 rue du Maroc et 19 bis à 23 rue Riquet.
L’ex-Théâtre de la Villette, Café-Concert puis Cinéma du 29 rue de Flandre / 6 rue du Maroc, occupant une superficie de 618 m², appartient à cette date à la famille Terrollion [Philippe-André Terrollion (1884-1960), Julien-Robert Terrollion (1883-1971), Jeanne-Alice Terrollion (1886-1974) et Andrée-Françoise Terrollion], dont le père Joseph Louis Terrollion (1850-1891) avait épousé, en 1880, Marie Louise Joséphine Claire Fasquelle, et repris la pâtisserie de son beau-père, Louis Fasquelle, située au n°7 rue Bourdaloue. (nous n’avons pu déterminer si ce « Fasquelle » était de la même famille que celui qui avait tenait le Grand Concert de la Villette à partir de 1884).

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Re: Paris - Rue de Flandre

Tout Paris - 1290 - Rue de Flandre à la hauteur du n°24 (XIXe arrt.)
Collection F. Fleury

Tout Paris - 1290 - Rue de Flandre à la hauteur du n°24 (XIXe arrt.).jpg
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Face au Café-Concert des Folies Parisiennes que nous avons étudié ► ICI, l’immeuble de quatre étages, surmonté de son dôme, formant l’angle du n°28 rue de Flandre avec la rue de Soissons, a été construit sur les plans déposés en mairie le 8 avril 1903, établis par les architectes Émile Germinal Charlet (1872-1954) et Henri Michel, pour le compte de Charles Klein qui, à cette date, tenait un commerce de vente de meubles au n°59 rue de Flandre.
Cet établissement du n°59 rue de Flandre a été ouvert en 1888 par François Ferdinand Lepelletier (1858-1892), originaire de Belleville et son épouse Cécile Zolobodjean (1856-1945) née dans le 10e arrt ; ceux-ci s’étaient mariés le 27 octobre 1883, à Aubervilliers, alors que Lepelletier était tapissier, tout comme son témoin au mariage, Victor Bazin, âgé de 21 ans, demeurant précisément au 59 rue de Flandre.
François Ferdinand Lepelletier décède le 18 avril 1892 ; afin de conserver l’affaire de marchand de meubles de la rue de Flandre, son épouse Cécile Zolobodjean s’associe le 15 juillet 1893 Charles Klein, formant la société Veuve Lepelletier et Klein au capital de 25.000 francs.
Charles Antoine Klein (1859-1942), originaire de Strasbourg, dont le père était épicier demeurant dans le 19e arrt., 12 rue du Département, a épousé, le 22 janvier 1885, Eugénie Pacquement (1858-1900) ; à cette date, Klein est négociant, tandis que son épouse est fleuriste. En 1888, alors que nait leur fille Hélène au 234 boulevard de la Villette, Klein est employé de chemin de fer, sa femme étant toujours fleuriste ; le couple s’installe ensuite à Noisy-le-Sec où nait leur seconde fille Renée Cécile, en janvier 1893.
Six mois après, Charles Antoine Klein, est désormais marchand de meubles, au n°59 rue de Flandre, avec son associée Cécile Zolobodjean-Lepelletier, puis seul, à compter du 29 mars 1897, après avoir acheté ce fonds de commerce à celle-ci.
Après le décès d’Eugénie Pacquement survenu le 20 mars 1900 (à la suite de la naissance d’une enfant sans vie le 16 mars), Charles Antoine Klein se marie en secondes noces, le 25 septembre 1900, avec Eugénie Émilie Laforêt (1860-1938) ; témoigne à ce mariage, Dominique Bazelot, directeur de la Société Générale demeurant à Villemomble, ami du marié.
Charles Klein obtiendra probablement l’aide de Bazelot, banquier, pour financer la construction de Palais de l’Ameublement qui sera construit trois ans plus tard, au n°28 rue de Flandre, comme nous l’avons relaté plus haut. Précédemment, cet emplacement était occupé par un coiffeur du nom de Couderc ; Michel, un marchand de vins ; F. Garde, marchand de chevaux et la société Orange et Cie, huiles et graisses.
Le 6 juillet 1904 Charles Klein procède à une augmentation de capital de sa société Charles Klein et Cie pour le porter à 650.000 francs.

Rue de Flandre - Palais de l'Ameublement Charles Klein
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Charles Klein exploitera son Palais de l’ameublement pendant quinze ans, avant de céder l’immeuble en 1919 à Alfred Lévy (1873-1935) et Jérôme Lévy (1862-1926), les propriétaires des Chaussures André, lesquels transformeront les lieux pour y aménager leur manufacture.
En 1991, le Groupe André procédera à l’agrandissement des locaux du 28 rue de Flandre, et deviendra le groupe Vivarte à partir de 2001…
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Re: Paris - Rue de Flandre

57 - Paris XIXe - Rue de Flandre – E.V.
Version colorisée

Le cliché est pris à hauteur des n°57 et 59 rue de Flandre.
Au n°57, François Bescher signale la présence de son magasin de fleurs naturelles et de fabrique de couronnes grâce à son store coloré que personne ne peut ignorer.
François Bescher est né à Arquenay en Mayenne le 1er février 1849. Alors qu’il est caissier et demeure au n°6 rue de Clignancourt dans le 18e arrt., il se marie dans le 14e arrt., le 20 janvier 1874, avec Adèle Julie Deleau (née à Paris le 26 septembre 1854), lingère. De 1888 à 1897, Bescher ouvre, avec son épouse, son premier magasin de fleurs naturelles à Paris 18e, au n°10 rue Hermel, avant de s’installer l’année suivante, au n°57 rue de Flandre où il restera jusqu’en 1909. Paul Bescher, son fils, tentera d’ouvrir une boutique similaire en 1909 au n°3 rue de Mazagran dans le 10e arrt., puis, en 1911, au n°31 rue de l’Échelle, mais ne poursuivra pas l’expérience…
Au n°59, on aperçoit la Maison d’Ameublement, magasin de meubles, précurseur de Charles Antoine Klein (1859-1942), qui l’a tenu de 1893 à 1903, avant de faire édifier son Palais de l’Ameublement en 1903 au n°28 rue de Flandre voir ► ICI

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rigouard
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Re: Paris - Rue de Flandre

57 - Paris XIXe - Rue de Flandre - E.V.
Version en noir et blanc

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Re: Paris - Rue de Flandre

86 - Paris XIXe - Rue de Flandre
Inimitable DK

A gauche, à l’angle du n°2 rue du Maroc et du n°27 rue de Flandre, accolé au Café-Concert des Folies Parisiennes étudié plus avant, la boutique du rez-de-chaussée était tenue, en 1862, par un bourrelier, le sieur Sebert. Depuis 1870, un marchand de vins et liqueurs lui a succédé, du nom de P. Bailly, suivi par Topsent, Royer, Bourg, etc… En 1918, Chouchon, marchand de meubles, a repris la boutique, puis en 1926, une entreprise de transport, à l’enseigne « Express transport ».
Toujours à gauche, à l’angle du n°1 rue du Maroc et du 25 rue de Flandre, la boutique est occupée depuis 1861 par le pharmacien Charles Henry Thomas.
Originaire de Parthenay, Charles-Henry Thomas (1835-1918) a épousé, le 19 décembre 1861 à Paris 6e, Marie Léontine Bourec (1836-1878), née à Douai. Veuf depuis le 9 juillet 1878, Thomas se marie en secondes noces le 15 mars 1879, avec Berthe Thérèse Quentin (1860-1896) qui, à son tour, décède à 36 ans le 2 mars 1896.
Charles-Henry Thomas tient son officine jusqu’à son décès survenu le 23 février 1918, remplacé par son fils, également pharmacien, Fernand Thomas (1883-1966)…

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Re: Paris - Rue de Flandre

Tout Paris - 1290 - Rue de Flandre à la hauteur du numéro 24
Collection F. Fleury
version colorisée (variante coloris)

A droite, face au Palais de l’Ameublement de Charles Klein, à l’angle de la rue de Soissons et du n°26 rue de Flandre, Désiré Tintelin tient un commerce en gros de bois et charbons depuis 1863 ; son affaire s’étend tout au long de la rue de Soissons depuis le 26 rue de Flandre jusqu’au n°25 Quai de Seine qui longe le bassin de la Villette.
Désiré Tintelin, né le 13 février 1836 dans l’Aisne, à Montreuil-aux-Lions où son père est teinturier, a tout d’abord commencé dans le bois et charbon, en 1859, dans le 18e arrt., au 10-12 rue de Jessaint.
Alors que son père décède le 1er octobre 1865, Tintelin se marie le 25 octobre 1865, dans le 18e arrt., avec Marie Rosalie Leroy, et cède son affaire l’année suivante à Félix Stanislas Desgranges ; Tintelin part s’installer définitivement en tant que viticulteur à Montreuil-aux-Lions où il sera élu maire de 1892 à 1896 et nommé, en janvier 1893, Chevalier du mérite agricole.
Félix Stanislas Desgranges (1835-1893), fils d’un marchand de bois de Viels-Maisons dans l’Aisne, a épousé en juin 1862, Joséphine Lallé, également fille d’un marchand de bois parisien ; à cette date, Desgranges exerce la même activité, demeurant au n°26 rue des Vertus dans le 3e arrt.
Desgranges tiendra son commerce de bois et charbons de la rue de Flandre jusqu’à son décès survenu étrangement à Aix-les-Bains, à l’Hôtel Beauséjour du boulevard des Côtes, tenu par un certain Antoine Grobert, le 18 août 1893.
L’affaire est aussitôt reprise par L. Jacquard et Cie, société en nom collectif créée par Émile Auguste Léon Jacquard (1854-1930), qui, le 5 mai 1898, se mariera à Paris 1er arrt., avec Aline Marie Madeleine Ravinet, avant d’être déclaré en faillite le 30 août 1900.
Gabriel Antonin Dechaume (né le 3 avril 1865 à Saint-Parize-en-Viry dans la Nièvre) rachète ce négoce de bois et charbons auprès du liquidateur. Dechaume avait épousé le 23 mai 1890 à Paris 10e, Clémence Marie Girouard, fille de Camille Gustave Girouard, marchand de charbons en gros installé 128 Quai de Jemmapes dans le 19e arrt., avec qui il s’était associé.
En 1909, Dechaume cède son commerce à Henri Jules Florimond Martin (né à Douai le 8 août 1879), directeur des Chantiers du Nord et de Breiz-Izel devenus, après 1918, les Chantiers du Nord et de Bretagne, lesquels y existaient toujours en 1934.

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Au n°24 rue de Flandre (anciennement grande route de Flandre à la Villette jusqu’à l’annexion à Paris), disposé comme le marchand de bois et charbon du n°26, avec une entrée au fond, au n°23 quai de Seine, un fabricant de chocolat est installé depuis 1846 : ce sont les frères Boudant qui, le 18 février 1846, ont créé une société en nom collectif ayant pour objet le commerce de denrées coloniales et principalement la fabrication et la vente de chocolat.
L’aîné, Alexandre Boudant (1807-1863), né à Fourilles dans l’Allier, était, en 1833, employé des contributions indirectes à Versailles, avant de se marier le 13 mai 1837 à Crespières avec Adélaïde Louise Parmentier. Son frère, Auguste Jérôme Boudant (1812-1873), né à Ussel d’Allier, marié en premières noces le 25 mai 1839 à Saint-Germain-en-Laye avec Marie Léontine Leguay (1819-1841), a épousé en secondes noces, le 14 novembre 1842 à Saint-Quentin, Adèle Joséphine Delaby (1819-1892) ; à cette date, celui-ci est négociant demeurant à Paris, 9 rue de Paradis.
Après le décès d’Alexandre Boudant le 29 décembre 1863, son frère continue la chocolaterie jusqu’à son propre décès le 10 février 1873.
La fabrique est reprise par Nicolas et Martin en 1874, puis, en 1876, par Émile Édouard Marnet (1836-1889), né à Dourdan, marié depuis le 15 juillet 1862 avec Adrienne Ernestine Millochau (1840-1877).
Émile Édouard Marnet décède le 24 décembre 1889, un an après avoir cédé l’affaire à Edmond Ménetret qui ne fera pas long feu rue de Flandre.
Edmond-André-Fortuné Ménetret (1863-1908), dont le père était plumassier depuis 1861 au n°5 rue Saint-Sauveur puis au n°77 rue des Petits-Champs, a épousé le 25 juin 1888 à Paris 16e, Laure Rose Charlotte Boudeville ; à cette date, il est demeure toujours chez ses parents rue des Petits-Champs, mais déclare être chocolatier. Le 30 juin 1889, il écope d’une amende de 25 francs pour falsification de chocolat, puis à nouveau de 5 francs le 18 août 1889, pour les mêmes motifs. Le 14 février 1890, Ménetret est mis en liquidation judiciaire et l’année suivante, il reprend les plumes familiales de la rue des Petits-Champs. Il divorcera le 10 juillet 1896 pour se remarier le 3 juillet 1902 avec Gabrielle Angèle Verax (1871-1925) ; lors de son décès du 9 novembre 1908, sa veuve déclare qu’il est « Ingénieur constructeur »…
La chocolaterie du n°24 rue de Flandre a disparu ce 24 février 1890.

Toujours au n°24 rue de Flandre, le rez-de-chaussée gauche de l’immeuble est affermé depuis 1894 à Henri Radot qui y exerce l’activité de corroyeur puis de négoce de cuirs et crépins, à partir de 1896.
Henri Louis Adrien Radot (1862-1958) né à Paris dans le 9e arrt., s’est marié le 2 mai 1892 dans le 10e arrt., avec Henriette Augustine Marinot (1865-1943). En 1892 et 1893, Radot était corroyeur au n°266 Faubourg Saint-Martin où est née sa fille Léontine Henriette le 25 août 1893, décédée deux ans plus tard.
Henri Radot conservera sa boutique pendant près de 40 ans, avant de céder son fonds de commerce en 1933 à M. Morel.
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