Kiosques à Musique

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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » sam. 29 nov. 2014 09:38

Retour au Sommaire :
Kiosques à musique de A à E
Kiosques à musique de F à L
Kiosques classés par Départements
Kiosques à Musique — Petits Plus

AUTUN - Le Kiosque du Champ-de-Mars
(SAÔNE ET LOIRE)
Le Champ-de-Mars, vaste esplanade multi-séculaire, constitue le point central d'Autun, entouré de l'Hôtel de ville, du Théâtre, de l'Eglise Notre-Dame,
de l'Ecole et de nombreux commerces.
En 1897, le Kiosque à musique, octogonal, est édifié par l’architecte Jean Truchot (1870-1939), près de l'Eglise Notre-Dame, sur la Terrasse, promenade plantée de
rangées d'arbres surplombant la place du Champ-de-Mars.
L'Ecole militaire de Cavalerie d'Autun, créée en 1886, qui possédait une fanfare d'une quarantaine de musiciens, ne manquait probablement pas d'aller défiler et pousser
la note sur le Champ-de-Mars et sous le Kiosque.
Kiosque toujours en place.


voir ici, Fanfare de l'Ecole de Cavalerie en 1917 (Blog de Patrick l'Autunois).
voir ici, Concert en 2010 au Kiosque d'Autun.
voir ici, Kiosque du Champ-de-Mars d'Autun, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Ven 28 Nov 2014 10:06

Formations musicales actives en 1909 :
La Lyre Eduenne (chorale), créée en 1896, président Billont, directeur Jouve, 46 exécutants ;
Union musicale (fanfare), créée en 1896, directeur A. Rizet, président Dirand, 54 exécutants ;
Chorale St Lazare, président abbé Dory, directeur Cloye, 25 exécutants.

******
AUTUN - Place Champ de Mars - Jour de foire 1er septembre
Commerces visibles de gauche à droite : Restaurant, Restaurant Milleret (anciennement Bouchoux), Epicerie, Coiffeur, Restaurant Muller (loge à pied), Restaurant Morletat, Lamaille-Dumont.
Comme on peut le deviner, Autun est célèbre pour ses foires, essentiellement bestiaux et chevaux. La fameuse foire du 1er septembre est celle à ne manquer sous aucun prétexte. Elle dure de 8 à 15 jours, selon les années et, de nombreux acheteurs et vendeurs de chevaux et bétail s'y pressent, venant de toute la région. S'ajoute à cette foire marchande, les fêtes de Saint-Ladre, déformation de la fête initiale dédiée à Saint-Lazare. Des milliers de pélerins affluent de la contrée à cette occasion...
En 1855, pas moins de 14 foires annuelles sont autorisées à Autun : 14 et 28 janvier, 1er mars, veille Rameaux, 7 et 26 mai, 30 juin, 31 juillet, 1er septembre (15 jours), 27 septembre, 15 octobre, 12 novembre, 28 novembre (2 jours), 19 décembre.
Non contente de celà, régulièrement, Autun dépose régulièrement des demandes de jours de foires supplémentaires. Ainsi, en 1886, le Conseil municipal d'Autun dépose une demande pour 3 foires supplémentaires : 22 mars, 15 avril et 11 juillet, et la suppression de la foire "mobile" des Rameaux.
Comme bon nombre de places, le Champ-de-Mars est aujourd'hui principalement consacré, non pas à des foires, mais au stationnement des voitures. Seule la foire de Saint-Ladre, purement laïque, survit le 1er septembre, avec une fête foraine et une foire commerciale et agricole ; mais des bestiaux et chevaux, on n'en voit pas le moindre naseau !

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publié par JeanMarc Sam 29 Nov 2014 08:21

En 1875, le nombre de foires autorisées en Saône et Loire est de 863, dont 128 pour l'arrondissement d'Autun. Un chiffre impressionnant qui n'inclut bien entendu pas les marchés. Une commune, pour avoir le droit de postuler à une date de foire, devait disposer d'un terrain adéquat d'un minimum de un hectare. Les demandes d'autorisation faites auprès du Conseil général du département foisonnaient chaque année. En 4 ans de 1870 à 1874, 79 nouvelles autorisations avaient été accordées. Aux dires des membres du Conseil général, si les demandes étaient si nombreuses c'est que les conseils municipaux des communes concernées se laissaient influencer par les "conseils des cabaretiers".
Il est vrai qu'au vu de la carte d'Autun ci-dessus, sur 7 commerces visibles, 4 étaient des aubergistes-restaurants.

En 1890, 209 marchés ou foires sont autorisés sur l'arrondissement d'Autun ; 37 communes ont des foires au bétail. Pour le département de la Saône et Loire, 1143 marchés et foires sont répertoriés.

Autun - Place du Champ de Mars en 1780 (dessin Jean-Baptiste Lallemand)
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 8 déc. 2014 15:15

AUXERRE - Le Kiosque de la musique
(YONNE)
voir ici, les renseignements déjà publiés sur le kiosque d'Auxerre.

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publié par JeanMarc Lun 8 Déc 2014 14:11

Les 4, 5 et 6 août 1934, un concours international de musique réunissant 41 sociétés et 2.500 exécutants a lieu à Auxerre.
A cette occasion, la ville s'est parée de banderoles et de décors sompteux ; un Kiosque à musique temporaire a été édifié Place Charles Surugué (ancien maire d'Auxerre).
La réunion de toutes les sociétés participantes se fait sous la grande Halle du Marché couvert, puis un défilé d'ouverture avec chaque société portant un drapeau se déroule à travers la ville. Y participent notamment, les harmonies d'Hautmont et de Nanterre, les chorales de Wasmes (Belgique), de Tunis, la Chorale municipale de Courbevoie et l'Harmonie des usines Renault avec ses 100 musiciens.
A l'issue du Concours qui a lieu au Marché couvert pendant 3 jours, les Lauréats en division d'Excellence sont :
— Harmonies : Union philharmonique d'Hautmont ;
— Chorales : Réveil de Wasmes ;
— Fanfares : Fanfare des écoles laïques de Montceau-les-Mines ;
— Trompettes : La Nogentaise de Nogent-sur-Marne ;
— Tambours et clairons : L'Elan de Bab-el-Oued
A la fin du concours, l'ensemble des musiciens exécutent "Le 4ème de ligne" dirigé par M. Vivier, chef de la musique militaire et Directeur de l'Harmonie Municipale d'Auxerre. Et bien sur, un grand banquet réunissant les édiles clôture cette manifestation.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 9 déc. 2014 14:52

AUXONNE - Le Kiosque
(CÔTE D'OR)
Un premier kiosque à musique est édifié à Auxonne en 1876, dans le jardin situé derrière l'Hôtel de Ville. Il est construit sans balustrade, sans couverture, seul le soubassement en pierre, de forme octogonale, signale son existence. Un éclairage au gaz y est même installé. C'est vraisemblablement le 10ème Régiment d'Infanterie cantonné à Auxonne depuis 1875, qui a susurré au Conseil Municipal, l'idée de cette construction. Des concerts bi-hebdomadaires y sont donnés tout l'été.
Auxonne n'étant pas exempt d'intempéries, le kiosque sans toiture se dégrade très rapidement. Il est décidé de bâtir un Kiosque classique, toujours de forme octogonale, avec balustrades, colonnes en fonte et toiture en zinc.
Il est fait appel à l'entreprise Blairon & Fils de Charleville. Le nouveau Kiosque à musique est inauguré le 10 août 1901.
Le 10ème de ligne y exerce ses talents jusqu'en 1914, conjointement au 8ème Régiment de Chasseurs à cheval qui est venu le rejoindre à Auxonne depuis 1895.
Kiosque toujours en place.


voir ici, Kiosque du Jardin de l'Hôtel de Ville d'Auxonne, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Mar 9 Déc 2014 13:48
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 10 déc. 2014 14:26

AVESNELLES - La Place
(NORD)
Kiosque à musique hexagonal construit en 1910, sur le côté droit de l'Eglise Saint-Denis. Seuls le soubassement et la balustrade sont édifiés. Ce n'est que plusieurs années après que les six colonnes et la couverture sont montées. En fait, il semble bien que l'emplacement de construction du kiosque ait été fort mal choisi : un arbre très volumineux trônait de longue date sur la Place, et le Kiosque a été édifié très exactement autour de cet arbre. Il n'était donc guère possible de poser une toiture dans ces conditions pour le moins extravagantes. Aussi, l'arbre a-t-il été abattu, afin de finir le kiosque.
Située à 15 km de la Belgique, Avesnelles a été occupée par les Allemands pendant toute la guerre 1914-1918.
L'Eglise Saint-Denis, bâtie vers 1590, a été modifiée par le chanoine Carlier avec l'ajout des deux bas-côtés, en 1938.
La Place a été baptisée Place Marcel Hardy, du nom de l'ancien maire d'Avesnelles, dont le mandat a duré 40 ans, de 1949 à 1989.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Kiosque d'Avesnelles, aujourd'hui.
voir ici, Eglise Saint-Denis d'Avesnelles, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Mer 10 Déc 2014 13:18

Kiosque d'Avesnelles, premier état de construction, avant d'abattre l'arbre central de la Place :
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Une seule formation musicale répertoriée en 1910 : la Fanfare municipale d'Avesnelles, présidée par Chameroy, dirigée par G. Bailliez, comptant 55 musiciens.

Avesnes-sur-Helpe, commune limitrophe et "amie !?" d'Avesnelles fera l'objet du prochain article : tentative d'annexion de territoire et quelques piquants règlements de comptes verbaux...
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » jeu. 11 déc. 2014 15:18

AVESNES-SUR-HELPE - La Rotonde - Kiosque à danser
(NORD)
En 1811, Sébastien Van Werwick, maire d'Avesnes de 1808 à 1814, fait procéder à des plantations pour aménager la Promenade de la Rotonde, réservant un emplacement arrondi destiné aux Bals de la ville, ce qui serait à l'origine de la dénomination "rotonde". En face de cette salle de bal en plein air, un terrain est installé et réservé au Jeu de Balle, jeu très prisé en cette période ; les parties de balles donnaient lieu à des paris et des prix de 14 à 15.000 francs, dans tout la région du Nord.
Le Kiosque à danser, circulaire, édifice propre à la région de l'Avesnois, est installé en 1890. Des lampadaires à gaz sont prévus pour les bals de nuit. Les musiciens montaient sur la plate-forme à l'aide d'une échelle qu'on retirait ensuite. La musique pouvait commencer et les danseurs guincher sur la piste circulaire.
Le kiosque est constitué d'une charpente métallique et d'une toiture en zinc, le plancher de la plateforme en bois.
Une autre forme de kiosque à danser était utilisée en Avesnois : constitué d'une plateforme rectangulaire à armature métallique, montée sur quatre pieds.
Tout comme Avesnelles, sa voisine et rivale (1), Avesnes-sur-Helpe subit l'occupation Allemande de 1914 à 1918.
Le kiosque à danser a été restauré en 2012.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Rotonde d'Avesnes-sur-Helpe et son Kiosque à danser, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Jeu 11 Déc 2014 14:07

19/1/1930 — Fédération des sociétés musicales du Nord et du Pas-de-Calais. Au pays des mines, la traditionnelle Fête de Sainte Cécile est toujours attendue avec joie et célébrée avec enthousiasme ; les vivats, triple bans, pintes et chansons se succèdent sans interruption, et patoisement le P'tit Quinquin termine toute bonne réunion.
A Avesnes-sur-Helpe, l'Union Chorale offre un brillant concert pour fêter la patronne des musiciens. Thyl, de l'Opéra, Vibert de la Gaîté-Lyriquc, Lemoine, de l'Olympia paraissent devant un public enthousiasmé.

(Le Petit Parisien)

voir ici, Kiosque d'Avesnes toujours en activité musicale, aujourd'hui. (15 juin 2013)

Formations musicales actives en 1909 à Avesnes-sur-Helpe :
Harmonie municipale, président Marquis, directeur Ricard père, 64 exécutants ;
Union chorale avesnoise, président Herbecq, directeur Georges Bailliez, 57 exécutants.

(1) La Belgique, située à quelques encablures d'Avesnes-sur-Helpe, n'a qu'à bien se tenir, si elle ne veut pas terminer dans l'escarcelle de celle-ci !
De 1875 à 1882, Avesnes-sur Helpe, commune ayant effectivement un petit territoire en comparaison de sa grande voisine Avesnelles, mène une lutte acharnée aux fins d'annexer de belles zones commerciales de celle-ci.
Avec des prétextes fallacieux, Avesnes-sur-Helpe va plaider sa cause jusqu'au Conseil Général du Nord, mais Avesnelles ne s'en laisse pas conter, et défend pied à pied sa commune et ses ouailles.
Finalement le Conseil général du Nord, en date du 18 juillet 1882 rejette les prétentions d'Avesnes.

Les raisons invoquées par les uns et les autres ne manquent pas de saveur, mais, résumées par nos soins, perdraient de leur piquant ; aussi, nous ouvrons une rubrique "Kiosque à musique - Petits plus" afin d'y placer les textes ou autres informations qui pourraient intéresser d'éventuels curieux, et afin de ne pas perdre les éléments de nos recherches. En l'occurrence, les attendus et conclusions de ces escarmouches entre Avesnes et Avesnelles sont on ne peut plus édifiantes... voir ici, Débats détaillés au Conseil Général du Nord.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 12 déc. 2014 17:03

AVIGNON - Les Allées de l'Oulle un jour de musique
(VAUCLUSE)
Les Allées de l'Oulle qui longent les remparts d'Avignon au bord du Rhône, sont une des promenades favorites des Avignonnais de longue date. Ainsi en 1873, « les Francs-Touristes, qui sous l'habile direction de M. Béraud se sont fait entendre samedi 19 juillet, aux allées de la porte de l'Oulle ont obtenu un immense succès bien mérité ».
Dès 1892, un premier kiosque est construit sur les Allées, kiosque ne comportant qu'une estrade en bois.
En 1894, le 7ème Régiment du Génie s'installe à Avignon à la Caserne d'Hautpoul. C'est lui qui va rythmer, de 1894 à 1914, date de la dissolution du Régiment, les sorties avignonnaises sur la Promenade de l'Oulle, par ses Concerts donnés deux fois par semaine pendant toute la saison estivale ; pendant la période hivernale, la Musique militaire n'est pas de reste : toujours deux fois par semaine, elle joue cette fois alternativement Place du Palais des Papes et place de l'Hôtel de Ville.
En dehors de ses concerts, le 7ème Régiment présente des revues ponctuelles sur la Promenade de l'Oulle, notamment le 14 juillet.
Probablement à la demande du 7ème Régiment qui, jouant l'hiver sur la Place de l'Horloge, ne voulait plus "jouer les pieds dans l'eau" (1) sans broncher, le kiosque y est transféré en 1896. Cependant, quelques temps après, on le retrouve installé à nouveau sur les Allées de l'Oulle. C'est vraisemblablement celui qui est représenté sur notre carte, muni d'une balustrade en bois.
En 1924, un Kiosque, cette fois-ci non précaire, avec soubassement en pierre, balustrade et toiture, est édifié sur les Allées. Le Kiosque à musique est encore attesté en 1933 : un certain Santolini, en date du 10 mars 1933 déclare faillite de son Bar, dit « Bar du Kiosque des Allées de l'Oulle ».
Kiosque disparu.

voir ici, Les Allées de l'Oulle, paysage habituel d'aujourd'hui... Mais où est donc le kiosque ?...

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publié par JeanMarc Ven 12 Déc 2014 15:53

Avignon - Kiosque de l'Oulle après 1924 (cliché Robert Bailly)
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Marcel Aymé nous a délecté de son "Passe-Muraille", mais avant lui on avait le Casse-muraille !
Le maire d'Avignon de 1888 à 1903, Joseph-Gaston Pourquery de Boisserin (1852-1920), a, certes, procédé à divers travers d'aménagements de sa ville, mais en ce qui concerne les remparts, il était temps que son mandat se termine en 1903 ! Il a, à son actif, la destuction de deux belles portes : la Porte de l'Oulle en juillet 1896 et la Porte Limbert à la fin de 1900.
En 1895, il a même réussi à faire adopter un vote du Conseil Municipal pour la destruction de toute la partie des murailles comprise entre la porte Saint-Roch et la porte Saint-Lazare, portion longue de deux kilomètres.
Heureusement, de nombreuses voix se sont élevées, y compris celle de la Commission des Monuments Historiques, contre ce projet-assassin.


Porte de l'Oulle et Porte Limbert volontairement démolies en 1900 et 1896
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(1) Les Allées de l'Oulle sont à déconseiller pour ceusse qui : — 1) ne sauraient pas nager — 2) auraient le mal de mer ! L'emploi de barques est fréquent pour se déplacer sur ces allées, des inondations très fréquentes viennent les submerger inéluctablement. Quelques dates de ces inondations : août 1900, mars 1902, décembre 1910, novembre 1914, février 1919, avril 1922, novembre 1923, février 1925, novembre 1926, février 1928, mai 1930, mars 1937, .... septembre 2002, décembre 2003, novembre 2011, etc...
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » sam. 13 déc. 2014 09:52

AVIGNON - Place du Palais, le Dimanche
(VAUCLUSE)
La Place du Palais, dit Palais des Archevêques, lieu de fréquentation par excellence à Avignon, est l'endroit idéal pour se faire voir ou entendre. Aussi, la Musique, tout comme les prestations artistiques de tout ordre ne se privent pas de s'exhiber en ce lieu de prédilection. Et un Kiosque, tout comme celui des Allées de l'Oulle, constitué d'une simple estrade avec une toute petite rambarde pour ne pas en tomber, est dressé sur cet emplacement dans les années 1890-1900. Et c'est donc le 7ème régiment du Génie (voir ci-dessus Avignon - Allées de l'Oulle) qui vient y jouer toutes les semaines pendant la saison d'été, depuis 1894 jusqu'à la déclaration de guerre.

La Statue de bronze sculptée par Louis Veray (1820-1891), fondue par Thiébaut est inaugurée le 3 mai 1858, sur la place de l'Horloge en Avignon. Elle rend hommage à Louis des Balbes de Berton de Crillon (1543-1615), surnommé « le brave Crillon » par Henri IV, son compagnon d'armes.
En 1891, la statue est déplacée pour être installée sur la Place du Palais. En 1942, elle faillit bien être fondue, l'armée allemande l'ayant confisquée. Retrouvée saine et sauve à la fin de la guerre, elle rejoint son socle de la place du Palais, avant d'être finalement transférée dans la commune de Crillon-le-Brave.

Après avoir été occupé par une école au XIXème siècle, le Palais des Archevêques est devenu le musée du Petit Palais depuis 1976.
Kiosque disparu.

voir ici, Place du Palais, musée du Petit Palais anct. Palais des Archevêques), aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Sam 13 Déc 2014 08:42

Place du Palais (cliché Agence Rol 1913) — Statue de Crillon, Place du Palais (cliché Agence Meurisse 1912)
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Principales formations musicales avignonnaises en 1909 :
Avignon.-Les Patriotes du Rhone (société de trompettes), président Augier, directeur Solle, 33 exécutants ;
Société philharmonique avignonnaise (harmonie), directeur Franc, 60 exécutants ;
L'Avant-Garde, (trompes de chasse), président Bonvachon, directeur François Ozée, 12 exécutants ;
Estudiantina avignonnaise, président Charpentier, directeur Ripert, 25 exécutants ;
L'Etendard avignonnais (trompettes), président Delingue, directeur Lassia, 25 exécutants ;
La Lyre Avignonnaise (harmonie), directeur Brun, 50 exécutants ;
Les Patriotes du Rhône (tambours et clairons), président Augier, directeur Solle, 11 exécutants ;
Orphéon du Comtat, président Vincent, directeur Chauvet.


AVIGNON - Façade principale du Palais des Papes et la Cathédrale
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publié par Marmotte Lun 21 Nov 2011 20:24

Au moins les tomates, ça fait pas d'bruit !
17 mai 1895 — Le sifflet est-il un " tapage injurieux " ? Le spectateur qui siffle commet-il un délit ?
La Cour de cassation vient d'avoir à examiner cette question. Des spectateurs du Concert des Variétés, à Avignon, avaient sifflé les artistes qui interprétaient des chansonnettes qui leur avaient paru assez déplacées.
Ils furent traduits devant le tribunal de simple police d'Avignon qui les relaxa.
Le ministère public près le tribunal civil se pourvut en cassation contre la décision du tribunal de simple police. Ce fut une fâcheuse inspiration car la Cour de cassation vient de donner raison au tribunal de simple police et de proclamer, dans son audience du 17 mai dernier, que les spectateurs qui sifflent au théâtre ne tombent pas sous le coup de l'article 489, n° 8, du Code pénal. Les dispositions de cet article régissent exclusivement les bruits et tapages injurieux et nocturnes qui se produisent sur la voie publique, dans l'intérieur des villes, bourgs ou villages, ou dans une cour commune non close et attenant à cette voie, ou dans l'intérieur des habitations particulières lorsqu'elles portent atteinte à la tranquillité générale des habitants. Les sifllets qui se produisent au théâtre constituent donc une variété de tapage nocturne qui reste en dehors du terrible article 479.
Est-ce à dire que le sifllet soit assuré de toutes les impunités ?
Ce serait une grave erreur que de le croire.
La loi a pour le sifflet et les siffleurs des foudres spéciales, des foudres municipales.
S'ils échappent au Code pénal, les gens qui sifflent au théâtre n'échappent point à l'article 3, n° 1 du titre XI de la loi du 16-24 août 1790.
Celle loi investit l'autorité municipale du droit de faire régner le bon ordre dans les lieux publics, tels que les spectacles, les concerts, les bals.
Maintenant il resterait à déterminer si les bravos ne constituent pas eux aussi autant que les sifflets un tapage.
Et si lorsque ce tapage est nocturne, il n'est pas lui aussi de nature à troubler la tranquillité des voisins.
Ce n'est pas l'une des moindres chinoiseries qui se dégagent du titre XI de la loi du 16-24 août 1790.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 15 déc. 2014 11:19

AVION - Le Jardin public
(PAS DE CALAIS)
Durant la guerre 1914-1918, Avion est occupé par les Allemands et bombardée par les alliés. La ville est ruinée à l'issue des conflits ; près de 500 victimes militaires et civiles.
Pierre Duvieuxbourg, maire de 1920 à 1935 est l'artisan de la reconstruction d'Avion, et notamment de la création du Jardin public. Le terrain sur lequel il est créé a été racheté à la Compagnie des Mines de Lens, son aménagement est assuré par l'entreprise Béghin de Lillers.
Le 31 août 1924, un grand festival est organisé par la ville d’Avion, de nombreuses sociétés sont présentes et 9300 francs de primes sont distribuées.
En 1924, l'architecte Jules Vinsous dresse les plans du Kiosque à musique, octogonal, qui est inauguré en 1925.
Le 3 mai 1931 sont organisées les festivités pour le 70ème anniversaire de la fondation de l'Harmonie Libre. Un défilé ainsi qu'un concert-apéritif, suivis d'un grand banquet, sont organisés. De nombreuses personnalités locales et régionales sont présentes.
Les bombardements alliés du 20 au 21 avril 1944 vont encore faire des dégâts considérables, 500 victimes une nouvelle fois. Avion a payé son tribut. Le Jardin public est impacté d'une trentaine de bombes, mais le Kiosque à musique est miraculeusement préservé.
Le 36ème concours fédéral national a lieu à Avion en 1949 et des grands concours pour accordéon, nationaux et internationaux, sont de nouveau organisés par la municipalité et les sociétés musicales locales.
Le Jardin public a été baptisé du doux nom de Parc Lénine....
Le parc et son kiosque ont été réhabilités et restaurés de 2011 à 2013. Le Kiosque, quant à lui, reste toujours "dangereusement" incliné de près de 40cm en raison de l'instabilité du terrain sur lequel il est bâti, à savoir d'anciens mines.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Parc Lénine et son Kiosque, aujourd'hui.
et Ici.
Inauguration du Kiosque restauré en 2013.

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publié par JeanMarc Lun 15 Déc 2014 10:12

L'Harmonie Municipale en 1902 — L'Harmonie Libre en 1906 (clichés Cédric Contant et Jean-Pierre Lepagnot : voir leur étude très complète sur les Harmonies d'Avion — https://www.harmonie-avion.fr)
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Formations musicales actives à Avion en 1909 :
Harmonie libre, créée en 1860, président Victor Pieron, directeur J. Lecat, 55 exécutants ;
La Concorde (fanfare de la cité d'Avion), créée en 1855, président V. Botteaux, directeur J. Ballois, 35 exécutants ;
Harmonie municipale, président Octave Delcourt, maire ; chef Joseph Guffroy, 40 exécutants ;
L'Union orphéonique (chorale), président Guillet, directeur Voisart, 40 exécutants.


Bal au Kiosque de Musique d'Avion - Affiche rétro 2 Septembre 2014
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 16 déc. 2014 16:53

AVRANCHES - Kiosque du Jardin de l'Evêché
(MANCHE)
Depuis 1790, le Jardin de l'Evêché, aménagé au pied des remparts d'Avranches, est propriété de la commune, après que l'Etat se soit approprié les biens ecclésiastiques. Auparavant les évêques successifs avaient arboré ce lieu, principalement constitué de potager et de verger.
Le 16 septembre 1832 est inaugurée, dans les Jardins de l'Evêché, à la suite d'une fête somptueuse, la statue du Général Jean-Marie Valhubert (1764 Avranches - mort dans la bataille d'Austerlitz en 1805). Ce marbre réalisé en 1815, commandé par Napoléon, est dû au sculpteur Pierre Cartellier (1757-1831). Installé à l'origine dans une cour des Invalides, il est transféré à Avranches en 1829 grâce à la ténacité du beau-frère de Valhubert, et donc inauguré en 1832 dans le Jardin de l'Evêché. (1)
Ce jardin, agrémenté de bassins et de parterres, est délimité par un mur et des grilles. Le Kiosque à musique y est édifié avant 1907, non loin de la statue du fameux militaire.
A partir du 7 juin 1944, des avalanches de bombes sont larguées sur Avranches par l'aviation alliée, provoquant des destructions massives de la ville, des victimes civiles par dizaines sont sacrifiées.
A partir de 1945, faute de logements, les commerçants sinistrés de la guerre, vont s'abriter aux alentours de la statue et vont constituer une ville provisoire dans le jardin ; baptisée Cité Valhubert, elle va disparaître lors d'un incendie le 11 août 1954. Le jardin a presque entièrement disparu au profit d'un parking, la statue est toujours debout, le kiosque a été détruit.
Kiosque disparu.

voir ici, Statue du Général Valhubert, toujours en place aujourd'hui.
voir ici, Jardin de l'Evêché, sans le kiosque, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Mar 16 Déc 2014 15:47

Formations musicales d'Avranches en 1909 :
Fanfare Sainte-Cécile, président baron de Tonge, chef E. Lecellier ;
Musique municipale (harmonie), président Chèvre, maire, directeur H. Coitit, 35 exécutants.


(1) Un fascicule de 60 pages est d'ailleurs consacré à cette cérémonie intitulé : "Relation de la fête célébrée à Avranches, le 16 septembre 1832, pour l'inauguration de la statue du général Valhubert" écrit par T. Boyssou, publié par la Veuve Tribouillard (Avranches). (voir Gallica)
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 17 déc. 2014 15:29

AX-LES-THERMES - Concert au kiosque
(ARIÈGE)
- Carte photo
voir ici, les renseignements déjà publiés sur le kiosque d'Ax-les-Thermes.
Par décret présidentiel du 24 décembre 1888, la ville d'Ax prend comme nouvelle dénomination Ax-les-Thermes.
Le Casino municipal est édifié en 1903 sur la promenade du Couloubret, le kiosque à musique est vraisemblablement construit dans la foulée, au plus tard en 1905.

Image
publié par JeanMarc Mer 17 Déc 2014 14:18

20 août 1910 — Ax-les-Thermes — Fêtes Franco-Espagnoles
Lundi se sont déroulées, au milieu d'une affiuence considérable les fêtes franco-espagnoles que nous avions annoncées.
Favorisées par un temps superbe, ces fètes ont été des mieux réussies et ont constitué une charmante distraction pour la nombreuse colonie de baigneurs qui se presse en ce moment dans notre station.
Le programme a été de tout point exécuté.
A 3 heures, la Société « La Sarda », précédée de la commission d'organisation fait son entrée en Ville. Elle compte environ 70 exécutants, tant orphéonistes que musiciens, tous coiffés du bonnet rouge catalan, assez semblable au bonnet phrygien. La curiosité de cette société réside dans ce fait que les chœurs chantés sont pour la plupart accompagnés par un orchestre tout spécialement composé de violons, fifres, flûtes, clarinettes, et bruyants instrument de cuivre et pour l'exécution de certains morceaux de castagnettes et tambours basques. L'effet produit par cet ensemble est à la fois des plus curieux et des plus charmants.
Après les indispensables souhaits de bienvenue présentés par M. le Maire d'Ax et auxquels répond M. le Maire de Puigcerda, la «Serdana» exécute au milieu des applaudissements la «Salutation à la Villa» qui est suivie de l'hymne espagnol exécuté par l'orchestre symphonique du Casino.
A cinq heures sur la promenade du Couloubret les espagnols exécutent avec beaucoup de grâce des danses spéciales à la Cerdagne, qu'accompagne la musique particulièrement brillante de leur société.
(Journal Le socialiste du Gers)

Trois formations musicales répertoriées en 1908 à Ax-les-Thermes :
La Fauvette axéenne (chorale), président E. Champeu, directeur F. Marty, 60 exécutants ;
L'Axéenne (harmonie), président Gomma, directeur P. Cottin, 25 exécutants ;
Les Virtuoses de la Chasse, directeur P. Rives, 15 exécutants.


Séjourner à Ax vers 1900 :
Hôtels (avec table d'hôte pendant la saison) :
— Hôtel Boyer (7 fr. par jour ; pension, pour la nourriture seulement 5 fr.)
— Hôtel Sicre (8 fr. par jour ; 70 chambres ; jardin ; établissement, thermal d'eaux sulfureuses) ;
— Hôtel de BordeauxAppartements meublés : — pendant la saison, on trouve des appartements à différents prix dans presque toutes les maisons de la ville.
Établissements thermaux :
Établissement du Couloubret, 32 baignoires.
Établissement du Breilh, au fond du jardin de l'hôtel Sicre, 20 baignoires, douches, une étuve et plusieurs buvettes.
Établissement dit le Teich-Saint-Roch, rive gauche de la rivière d'Orlu, 52 baignoires, 10 douches, étuves, etc.
Établissement dit le Modèle (1867), rive gauche de la rivière d'Ascou, en face de l'esplanade du Couloubret, 50 baignoires.
Les eaux thermales ou froides sulfurées sodiques proviennent de cinquante trois sources ; elles sont vantées pour leurs effets contre le rhumatisme, les maladies de la peau et les scrofules.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » jeu. 18 déc. 2014 14:51

AŸ - Le Kiosque
(MARNE)
Le Kiosque octogonal d'Aÿ est construit avant 1907 dans le jardin municipal dit "les promenades", boulevard Sadi-Carnot. Le beau soubassement abrite un sous-sol éclairé par huit petites fenêtres-soupirail sculptées en forme de lyre.
Curieusement, et de façon originale, les marches d'accès au kiosque sont disposées de côté, l'accès de face étant la norme en la matière.
En 1911, le 12 avril, Aÿ subit une descente de plus de six mille cossiers (vignerons) venus de toute la région, qui mettent à feu et à sang le siège des maisons de négoce du champagne, après les révélations diffusées par le Sénat, quant aux fréquentes pratiques de coupage du champagne faites avec des vins moins onéreux. La totalité de ces négociants vont être pillés puis incendiés, avant que l'armée, les 106e et 94e R.I., n'intervienne en force.
Alors qu'elle ne présente aucun intérêt stratégique, la ville d'Aÿ va subir d'intenses bombardements des forces alliées le 11 août 1944 ; 60 civils vont payer de leur vie ces erreurs, et le centre ville se trouve anéanti.
Le boulevard Sadi Carnot est tout de même rebaptisé boulevard Charles de Gaulle, les Promenades ont quasiment disparu, le kiosque également [sous réserve confirmation], des parkings ont été créés.
Kiosque disparu.

Image
publié par JeanMarc Jeu 18 Déc 2014 13:44

Escalier d'accès au kiosque :
Image

Trois formations musicales sont actives en 1908 à Aÿ :
L'Indépendante (chorale), direction l.avallée, 43 chanteurs ;
L'Harmonie municipale, direction Roux, 60 musiciens ;
L'Agéenne (société de trompettes), direction Roge, 45 musiciens.


Aÿ - Emeutes des cossiers du 12 avril 1911, réprimées par l'Armée (clichés Agence Rol)
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 19 déc. 2014 14:09

BACCARAT - Monument de 1870 et le Kiosque
(MEURTHE ET MOSELLE)
Le Kiosque à musique est inauguré le dimanche 24 juillet 1904 sur la Promenade du Pâtis, devant la Salle des Fêtes (à gauche sur cette carte) située sur la Place du même nom. La fête, présidée par le Maire, M. Michaut, est accompagnée par toutes les musiques locales venues donner un grand concert : la philharmonie des cristalleries, la fanfare du 20e bataillon de chasseurs à pied et la chorale de Deneuvre.
C'est seulement le 30 mai 1905 que le Conseil municipal approuve le procès verbal de réception du Kiosque du Pâtis.
En 1912, le 23 juin, le Monument des Vétérans est inauguré un peu plus loin sur la promenade. En hommage aux combattants de 1870, il est dû au sculpteur Joseph Verrelle (1856-1928).
Baccarat a fortement été endommagé en 1915 par les bombardements : son église, sa mairie et nombre de bâtiments ont été totalement détruits, le kiosque a été épargné.
Durant la Seconde Guerre mondiale, en 1944, la ville est de nouveau soumise à de nombreuses destructions, mais notre kiosque est vaillant, il reste intact.
Toujours en place dans les années 1960, il a cependant été supprimé, probablement lors de la restructuration de la Promenade du Pâtis, transformée en Parc Michaut, du nom des dirigeants de la cristallerie de Baccarat de 1868 à 1936. Un nouveau Kiosque à musique a été édifié. En avril 2003 le Monument des Vétérans est transféré à l'entrée du Parc, rue Pasteur, et en 2005 la salle des Fêtes a fait peau neuve.
Kiosque démoli, remplacé.


voir ici, le nouveau Kiosque à musique de Baccarat, aujourd'hui.
Répétitions au kiosque avant le concert 2014.
voir ici, le Monument des Vétérans, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Ven 19 Déc 2014 13:04

24 juillet1904 — Inauguration du kiosque de la place du Pâtis. Grand concert.
— Dimanche 24 juillet, à 5 heures 1/2 du soir, a eu lieu l'inauguration du kiosque par la philharmonie des cristalleries, la fanfare du 20e bataillon et la chorale de Deneuvre.
Les morceaux suivants ont été exécutés :
Ouverture de concert (Giraud) ; la Marseillaise, choeur par la Chorale ; Polka pour deux pistons ; le Trouvère, par la philharmonique ; la Marche lorraine, par la fanfare et la philharmonique. Lorsque la musique a joué la Marseillaise, tous les assistants se sont découverts. M. Michaut, maire, a complimenté les exécutants et leur a payé la bière à la salle des fêtes.


Quelques concerts donnés sur le Kiosque de Baccarat.
30 avril 1905 — Dimanche 30 avril, la société philharmonique des Cristalleries a donné un concert au kiosque, sur le Pâtis. La population, très nombreuse, s'était rendue à ce concert, le premier de l'année ; morceaux qui ont été joués : 1. Allegro militaire (Leblan) ; 2. Egypte, ouverture (Sully) ; 3. Fantaisie sur la Dame Blanche (Boieldieu) ; 4. Le Régent (Meurgey) ; 5. Thérésa, grande valse (G. Faust).

18/7/1908 Fanfare du Bataillon de chasseurs, au kiosque municipal, de 3 h. 1/2 à 4 h. 1/2. Programme : 1. Saint-Maur (X.). — Lakmé, fantaisie (Delibes). — Jean Soleil (Gadenne). — Psyché (Reynaud). — T'en souviens-tu ? (Popy). — Bonne chance (X.).

9/5/1909 — Concert du 9 mai 1909, au kiosque municipal, de 3 à 4 heures, par la fanfare du 20e bataillon de chasseurs à pied : 1. Le Tonkinois, défilé (X...) — 2. Graziella, ouverture (Andrieu). — 8. Espérance, mazurka (Urizar). — 4. François-les-Bas-Bleus (Bernicat). — 5. Jolie Hongroise, valse (Klosé).— 6. Le 2e chasseurs, défilé (Mougeot).
Le chef de fanfare, R. Paris.


16/5/1909 — 20e bataillon de chasseurs à pied. — Concert du 16 mai 1909. — Kiosque Municipal, de deux heures et demie à trois heures un quart : 1. Le 20e Défilé, défilé (R. Paris). — 2. Psyché, ouverture (Reynaud). — 3. La Malmaison, valse (Salabert). — 4. Le Grand Mogol, fantaisie (Audvan). — 5. L'Ami de la France, défilé (X...).
Le chef de fanfare, R. Paris.


19/6/1909 — 20e bataillon de chasseurs. — Concert du 20 juin 1909, au kiosque municipal, de 3 heures et demie à quatre heures et demie : 1. Défilé avec trompettes (Millot) — 2. Ouverture (Reynaud). — 3. T'en souviens-tu, valse (Turine). 4. Walignies, marche (Vanremoortel). — 5. Polka des grelots (Signard). — 6. Bonne humeur (Mougeot).
Le chef de fanfare, R. Paris.


19/6/1910 — 20e bataillon de chasseurs à pied. — Concert du 19 juin 1910, au kiosque municipal, de 3 h. 1/2 à 4 h. 1/2 : 1. Le Tram, défilé (Mougeot). — 2. Originale, fantaisie (Mougeot). — 3. Amour et Printemps, valse (Waldteuffel). — 4. Baptême dune poupée, fantaisie (Bouchel). — 5. Joyeux ébats, polka (Wesly). — 6. Fend l'air, trompettes (Grandmougin).
Le chef de fanfare, R. Paris.


Une seule formation musicale répertoriée en 1909, la Société philharmonique des cristalleries (harmonie), dirigée par Géhin.

Depuis quelques années, toutes les semaines de juillet et août, le samedi et le dimanche, la municipalité de Baccarat initie des concerts dans le Kiosque du Parc Michaut.
Ainsi en 2013, au programme :
Dimanche 28 juillet - 15h : La Mem, fanfare de Baccarat composée de 15 musiciens.
Samedi 3 août - 21h : La Tchav'project - Groupe Electro-pop de Lunéville.
Dimanche 11 août - 15h : Eric Poinçot - Chanteur solo
Dimanche 18 août - 15h : Marcel Musette - 7 musiciens retraités lunévillois.
Samedi 24 août - 20h30 : Peggy soul show - Duo vosgien.
Samedi 31 août - 20h30 : Aie Potes - Pop jazzy - Duo de Bertrichamps.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » sam. 20 déc. 2014 09:30

BAGNÈRES-DE-BIGORRE - Allée des Coustous
(HAUTES PYRÉNÉES)
voir ici, les renseignements déjà publiés sur le kiosque de Bagnères-de-Bigorre.
Le terme « coustous » serait dérivé d'un mot latin signifiant « le talus, le remblai qui est près d'un fossé et qui est formé par la terre qu'on en a retirée. »
Le premier Kiosque à musique, en bois, constitué d'une estrade, d'un escalier et d'une rambarde, est édifié dans les années 1900. Un second, cette fois-ci ouvragé, avec soubassement en pierre, colonnes en fonte et couverture lui succède avant 1906.
Force est de constater que le Kiosque et le Théâtre de la Nature installés près du Casino de Bagnères, que nous décrirons dans le sujet suivant, présentaient une attraction autrement considérable que le petit kiosque des Coustous. Il n'en a pas moins été très apprécié, les concerts, fêtes et manifestations ne manquant pas à Bagnères.(1)
Au fond de l'allée des Coustous — légèrement visible sur cette carte — a été érigé en 1894 un buste en marbre de Jean Escoula Roland (1851-1911) en hommage à Alfred Roland (1797-1874), initiateur des orphéons en France et créateur de la fameuse phalange des Chanteurs Montagnards.
Le Kiosque a été supprimé dans les années 1960, lors de la restructuration de l'Allée des Coustous, places de stationnement obligent !
Kiosque démoli.

voir ici Allée des Coustous, sans kiosque, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Ven 19 Déc 2014 13:22

Allée des Coustous entre 1894 et 1900 - Buste Alfred Roland, mais pas de Kiosque.
Image

La convivialité des Bagnérais n'est pas une légende !...
Lors d'un congrès du Club Alpin Français du 3 au 7 août 1901 à Bagnères, les 137 congressistes, après de multiples excursions alentour, vont se réunir autour d'un grand banquet final. Et une grande fête populaire est organisée en leur honneur aux Coustous, féeriquement illuminés, avec le concours de l'Harmonie Bagnéraise et de l'Oillado Mountagnolo massés sur la terrasse du café Riche, siège social du congrès.


Hôtels sur l'Allée des Coustous en 1888 :
— Hôtel de Paris : depuis 9 fr. par jour en hiver ; 12 fr. en été.
— Hôtel Beauséjour : 10 fr. par jour.
— Hôtel de Londres et d'Angleterre : 10 fr. par jour.


Monument Alfred Roland sur l'Allée des Coustous (carte publiée par Carpostale 29-1-2012).

BAGNÈRES-DE-BIGORRE - Nouvel Hôtel des Postes sur les Coustous
Image
publié par JeanMarc Sam 20 Déc 2014 08:19

Chanteurs montagnards (cartes Cyril)

Image

Groupes musicaux en activité en 1909 à Bagnères :
Harmonie Bagnéraise, président. B. Pérès, direction Richard, 45 exécutants ;
Rallye-Bigorre (société de trompes de chasse), président Dr Cazalas direction J.-M. Lomne, 8 exécutants ;
Le Rallye montagnard (trompes), direction G. Rachon ;
Oillado montagnolo, direction Laclaverie ;
Les Chanteurs Montagnards, dir. Ch. Bouget.


Voir ici, les fameuses cartes dûes à Cyril sur les Chanteurs Montagnards qui sévissaient à Bagnères-de-Bigorre et toute la région. Encore aujourd'hui, ils sont incontournables dans le pays de Bigorre.

(1) 27 juin 1892 — Nous recevons le programme des fêtes qui s'organisent pour la saison 1892 à Bagnères-de-Bigorre : Bataille de fleurs, Kermesse, Foire tintamarresque, Fêtes pyrénéennes où se feront entendre les Chanteurs montagnards tant applaudis au Figaro pendant l'Exposition.
Bals d'enfants, cavalcade miniature, courses internationales de vélocipèdes, concours de musique, représentations extraordinaires au casino, fêtes de nuit, feux d'artifice, etc.. etc... Bagnères-de- Bigorre ne peut pas être dépassé.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 22 déc. 2014 14:48

BAGNÈRES-DE-BIGORRE - Le Casino
(HAUTES PYRÉNÉES)
Dès 1873, on prévoyait d'édifier un Kiosque à musique sur la partie droite du Casino. En définitive, il sera construit, avant 1888, sur le côté gauche, devant le Casino.
En 1875, le Conseil municipal de Bagnères-de-Bigorre envisage la mise en ferme du Casino et des établissements thermaux qui lui appartiennent, mais au préalable doit obtenir, soit à l'amiable, soit par expropriation pour cause d'utilité publique, la concession des terrains sur lesquels doivent être assises des constructions nouvelles. Aussi, ce n'est qu'en 1879 que l'adjudication est décidée : une première tentative prévue pour le 15 octobre est repoussée in extremis, en raison de modifications quant aux dépenses présumées concernant l'édification d'un nouvel établissement à réaliser par le futur concessionnaire. La mise en adjudication est finalement signée le 15 décembre 1879, pour une durée de 50 ans, pour une dépense de construction des nouveaux Thermes modifiée à 1.100.000 francs et une redevance annuelle à payer par le bénéficiaire de la concession fixée à 20.000 francs.
En 1888, le Casino est décrit ainsi : salons de restaurant, de café, de lecture, de conversation, de bal et de jeu, grande piscine de natation, avec jardin dont les allées serpentent sur le flanc de la colline. A l'entrée du jardin est un kiosque où des concerts ont lieu tous les jours, de 4 h à 6 h. Le casino est ouvert du 15 juin au 15 octobre ; prix d'entrée, 1 fr.
Plusieurs concessionnaires successifs sont chargés de la gestion du Casino et des Thermes, certains ne sont pas tout à fait irréprochables (1). L'un d'eux, Bréchoire (2), ancien directeur du Casino et des Thermes d'Enghien-les-Bains, chargé de la concession de 1905 à 1907, va entreprendre de grands travaux : construction des deux escaliers de façade du Casino, suppression du kiosque à musique en 1906, aménagements et réparations diverses, etc... La municipalité ayant voté un budget limité à 160.000 francs pour les travaux entrepris par Bréchoire, celui-ci va s'engager sur des sommes nettement supérieures avec l'entrepreneur Briauhant. Bréchoire, déchu de son mandat, Briauhant va poursuivre la municipalité en paiement de sa créance, gagner en première instance le 24 janvier 1910, mais perdre en cassation le 2 mars 1915.
Le Kiosque supprimé en 1906, les amateurs vont se rabattre tantôt sur le kiosque rustique du parc des Thermes (notre prochaine carte), tantôt sur le Théâtre de la Nature, aux allures de kiosque, bâti face au casino ; ce bel édifice servait pour toutes les manifestations artistiques, et bon nombre de concerts y ont été donnés, le public, fort nombreux, étant installé dans les allées du parc lui faisant face.
Kiosque démoli.

voir ici, Casino de Bagnères-de-Bigorre sans son kiosque, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Lun 22 Déc 2014 13:35

L'article ne précise pas si l'entrée au Casino est offerte aux ecclésiastiques !
14/6/1892 De Bagnères-de-Bigorre — Le nouveau concessionnaire des thermes, M. Gavillon, vient de prendre une série de mesures qui rendent son entreprise plus sympathique encore au public.
A signaler l'application du demi-tarif aux membres du clergé, aux employés de l'Etat dont le traitement ne dépasse pas 2.000 fr., et aux militaires dont le grade ne dépasse pas celui de colonel, ainsi qu'en faveur des vétérinaires civils et militaires, de leurs femmes et de leurs enfants.

(Gavillon a gardé la concession jusqu'en 1898, au minimum)
———
24/7/1892 — Les concerts de l'après-midi sont très suivis cette année au Casino de Bagnéres. Il est vrai que l'orchestre, dirigé avec une grande habileté par M. Ch. Haring, compte dans ses rangs des solistes remarquables, entre autres MM. Dreyfus, hautbois premier prix du Conservatoire de Paris, Fonvielle, piston, de l'Opéra-Comique, Gaspard, violon, du Grand-Théâtre de Bordeaux, etc.
———
29/6/1893 — La transformation du Casino de Bagnères-de-Bigorre est entièrement terminée et c'est samedi prochain, 1er juillet, que ce bel Etablissement ouvrira ses portes.
L'excellente troupe lyrique doit donner pendant la première semaine : Lakmé, Mireille, Manon, Faust, Carmen et Werther.
De brillantes fêtes sont en préparation et continueront jusqu'au 15 septembre.


BAGNÈRES-DE-BIGORRE - Le Casino
Image
publié par Cyril Sam 14 Juin 2014 09:34

Du beau monde dans le Parc du Casino !
30/8/1896 —De Bagnères-de-Bigorre — La première bataille de fleurs a attiré tout ce qu'il y a de plus élégant dans la station. Parmi les chars les plus remarqués, ceux de la préfecture des Hautes-Pyrénées et de la Moisson, organisés par le statuaire Mengue.
Aperçu sous les ombrages du Casino : comte Lepic, marquis et marquise de Nadaillac, marquis de Chambure, comtesse de Terssac, baron et baronne Niedermeyer, général Bourbaki, général Munier de Bédorède, général de Varaigne, comtesse de Kerhué...

———
Encore du beau monde !
9/9/1896 — De Bagnères-de-Bigorre — Aperçu sous les délicieux ombrages du Casino, cette première semaine de septembre marquis de Canolle, baron et baronne de Cardaillac de Saint-Paul, Léon de Guigné, comte Dubosc de Pesquidoux et comtesse, comte d'Auber de Peyrelongue, M. Emile de La Chariotterie, générale Bourbaki, baron de Gury, M. Francis Planté, baron de Godon de Baudéant, comte de Marcellus, etc., etc.

Bagnères-de-Bigorre - Kiosque du Casino (photographie vers 1900)
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Affiche publicitaire du Casino et des Thermes de Bagnères-de-Bigorre
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Annonce mise en adjudication du Casino et des Thermes 15 octobre 1879.
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23/6/1908 — Une intéressante saison d'opéra et d'opéra-comique va s'ouvrir au Casino de Bagnères de Bigorre, sous la direction de M. Bourdette.
Parmi les artistes engagés, nous voyons Mmes Mikaelly, Léo Constant, Dupuis, MM. Mikaelly, Albony, Vallory, Béguin, etc., etc.
L'orchestre sera placé sous la direction de M. Dupuis, premier chef d'orchestre des théâtres de Lille.

———
5/7/1913 — Grâce aux efforts avisés de la Société des casinos pyrénéens qui exploite les casinos de Luchon, Cauterets, Bagnères-de-Bigorre, la saison s'annonce comme particulièrement brillante.
Les organisateurs se sont assurés le concours, pour les spectacles lyriques, de Mmes Z. Brozia, F. Litvinne, J. Marchai, Lipkowska, de l'Opéra ; S. Cesbron, M. Herleroy, Korsof, M. D'Oligé, de l'Opéra-Comique ; E. Perry, du Métropolitain Opéra ; MM. Albers, Noté, V. Marcoux, Jaunie, de l'Opéra ; Devriès, de l'Opéra-Comique ; et pour la comédie, des artistes tels que MM. de Féraudy, A, Brasseur, Gémier, Max Dearly, Signoret, etc.
De très belles représentations aux théâtres de verdure ainsi que des concerts de musique ancienne et moderne sont en outre annoncés.

Bagnères-de-Bigorre - Le Théâtre de la Nature - Un Bal d'Enfants au Casino - La Farandole
Image
publié par Cyril Jeu 13 Juin 2013 10:47

(1) Le Directeur du Casino de Bagnères-de-Bigorre en cavale !...
17 octobre 1883 — Les journaux des Hautes Pyrénées racontent qu'un sieur Tigaud, qui avait exploité, pendant la saison des eaux, le casino de Bagnères-de-Bigorre, était condamné, samedi dernier, par le tribunal correctionnel de cette ville, à deux ans de prison et 300 francs d'amende pour escroquerie.
Après le prononcé du jugement, l'accusé reconduit en prison par la gendarmerie, mais laissé libre, marchait devant ces derniers, causant avec sa femme qui avait pris son bras. Tout à coup, trompant la vigilance des gendarmes stupéfaits, l'escroc prend sa course, poussant lui-même le cri de ses gardiens: « Arrêtez-le ! »
passe devant la prison et disparaît.
(Journal Le Temps)
(2) Bréchoire laisse encore des casseroles derrière lui !
Le 6 juillet 1907, le Conseil du Syndicat des Artistes dramatiques décide d'intenter une action contre l'ex-directeur du Casino de Bagnères de Bigorre (M. Bréchoire) pour non-exécution d'engagements envers deux artistes syndiqués.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 23 déc. 2014 15:31

BAGNÈRES-DE-BIGORRE - Kiosque et Square des Thermes
(HAUTES PYRÉNÉES)
Ce Kiosque rustique a vraisemblablement été construit en remplacement de celui qui était placé devant le Casino et qui a été supprimé en 1906.
Fabriqué par l'entreprise Latécoère, comme nombre d'ouvrages à Bagnères, il est édifié dans les allées du parc du Casino, à flanc de colline du Mont Olivet.
Tout comme le premier Kiosque, celui-ci sera détruit, sa structure n'ayant d'ailleurs pas été choisie pour perdurer.
Kiosque supprimé


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publié par Carpostale Dim 29 Jan 2012 17:29

BAGNÈRES-DE-BIGORRE - Le concert dans le parc du casino
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publié par Cyril Dim 27 Oct 2013 17:26

BAGNÈRES-DE-BIGORRE - Pendant le Concert du matin au Parc
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publié par Cyril Lun 9 Déc 2013 10:22

Au 1er janvier 2006, les Thermes sont gérés en direct par la commune de Bagnères de Bigorre, à l'aide de sa société d'économie mixte la Semetherm, après qu'elle ait résilié le traité de concession existant avec la Société Fermière de Bagnères depuis 1991. Coût de cette résiliation anticipée : 350.000 euros. La commune tire ainsi un bénéfice de 511.000 euros par an grâce à la gestion de son eau... (chiffre de 2008)
En ce qui concerne le Casino, il est toujours en concession. Le dernier traité d'affermage a été conclu, pour 25 ans, à compter du 14 décembre 1983, prolongé jusqu'en 2012, avec la "Nouvelle société d'exploitation du Casino de Bagnères". Les murs du Casino ont été vendus au goupe Tranchant en 1998, pour un montant de 713.000 euros. La recette communale pour 2008 s'élève à 505.000 euros.
A titre anecdotique, en 1835, Bagnères accueillait chaque année 3.000 "étrangers" qui laissaient chaque saison 400.000 francs...
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 26 déc. 2014 11:09

BAGNOLES-DE-L'ORNE - Établissement Thermal, la cour Victoria à l'heure de la musique
(ORNE)
Une Source, quelques financiers pour édifier des Thermes, quelques médecins vantant les effets bénéfiques de cette source, quelques journalistes pour relayer l'information par des articles élogieux, un Casino, un Parc, un Kiosque à musique, des Hôtels haut-de-gamme, quelques sommités artistiques ou politiques qui fréquentent de temps à autre les lieux, un peu de réclame-publicité et le tour est joué ! Voilà tous les ingrédients pour transformer une petite ville à l'origine modeste en une Station thermale de renommée nationale, voire plus.
Bagnoles de l'Orne ne déroge pas à la règle. Dès la fin du XVIIIè siècle, vers 1785-1790, les Eaux de Bagnoles sont étudiées et analysées et on y trouve une maison des bains qui commence à être fréquentée, à laquelle un certain docteur Piette est attaché. 40 ans plus tard, ce même médecin y est toujours. En 1795, ce sont les frères Gilles et Gabriel Jeanvrin, qui se portent acquéreurs de la maison des bains ; en 1806, celle-ci est donnée à bail à Scholastique Lefebvre, veuve Viel, pour le prix de 1.400 livres.
En 1812, un certain Alexandre Lemachois se porte acquéreur des Bains de Bagnoles de l'Orne pour le prix de 21.700 francs. Il reprend la vieille maison des bains et la transforme en Etablissement Thermal digne de ce nom.
Afin de remplir un peu plus l'établissement, des marchés sont passés avec l'administration militaire qui envoie régulièrement de nombreux soldats malades. (1)
En 1824, des tracts publicitaires pour les Bains de Bagnoles sont distribuées par le concierge de l'Hôtel Wagram, rue de la Paix à Paris, prospectus délivrés "gratuitement", est-il précisé, indiquant le tarif des frais de séjour ; en outre le même gardien de l'hôtel Wagram peut procurer à ceux qui en font la demande, des vues de Bagnoles lithographiées avec soin ; il n'est pas précisé si celles-ci sont gratuites !
Et puisqu'il faut un médecin pour garantir les vertus de ces eaux, c'est le "bon" docteur Boin, membre de la chambre des Députés, inspecteur-général des Eaux minérales de France, qui est chargé de l'affaire. Mais pour plus de force dans l'argumentaire, un second docteur va venir appuyer ses thèses : le docteur Vallerand.
L'affaire est lancée. Lemachois, décédé en 1826, sa veuve va continuer son action jusqu'en 1841, date à laquelle l'affaire est mise en adjudication, remportée par un pharmacien, Louis Desnos, pour 228.000 francs.
Un premier casino est construit en bois et, devant le succès, il est remplacé par le casino des Thermes en 1891.
Deux beaux hôtels sont bâtis, l'un en 1896 le Grand Hôtel près du lac, le second le Grand Hôtel des Thermes en 1900.
Et pour compléter la panoplie de la station thermale type, le Kiosque à musique est édifié en 1898-1900 devant l'Etablissement Thermal, dans la Cour Victoria, près du Grand Hôtel des Thermes.
Avant 1900, l'Etablissement Thermal reçoit environ 2 000 curistes par an, 5906 en 1933. Les curistes ne sont pas des buveurs d'eau : toujours en 1933, seulement 640 bouteilles sont consommées sur place, 3050 sont expédiées. Il faut dire qu'entre les bains et les douches, les malades sont rassasiés en ce qui concerne l'eau.
A partir de 1930, Bagnoles de l'Orne, qui a fini par connaître une renommée internationale, se restructure et procède à de nouvelles constructions, telles le grand Casino du Lac, pour répondre à l'affluence touristique. Aussi le kiosque à musique est-il sacrifié et détruit. Dès cette date, tous les jours en juillet et août, des concerts sont donnés dans les petits kiosques en bois du parc de l'Hostellerie de la Madeleine, en lieu et place du Kiosque détruit.
Les Thermes de Bagnoles de l'Orne appartiennent actuellement à des fonds d'investissements (NCI).
Kiosque disparu.

voir ici, Les Thermes de Bagnoles-de-l'Orne, sans kiosque, aujourd'hui.
voir ici, Les Thermes de Bagnoles-de-l'Orne, vue d'ensemble, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Ven 26 Déc 2014 10:00

"Célébrités" en séjour à Bagnoles de l'Orne annoncées à grand renfort de manchettes dans les journaux :
M. Albert Duval, M. Georges Sonnery en août 1905
Mme Lenglet, Mme la comtesse Récopé, M. Maurice Springer en août 1906
Mme Abel Couvreux, Mme Georgery, Mme Groten, Mme Leaglet, Mme Nichan-Effendi Harentz en août 1909
Mlle Cécile Sorel, en juillet 1910
Mme et Mlle Massa, M. Marcel Poilay en août 1913
(...)
Mlle Delacour, Mme de Saint-Haquen, en septembre 1930

Bagnoles de l'Orne - Affiche publicitaire Etablissement Thermal 1890
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Bagnoles de l'Orne - Affiche publicitaire Etablissement Thermal 1890 (détail)
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(1) Extrait d'un Rapport de 1838 (Mémoire de l'Académie de Médecine) sur les Eaux de Bagnoles (Orne)
Cette source est si peu minéralisée qu'elle sert à tous les usages journaliers, de boisson habituelle, cuit les légumes, sert à faire le pain, à savonner, etc. L'eau est un peu louche, onctueuse au toucher, et gazeuse, lorsqu'elle vient de sortir de la source ; mais au bout de quelques heures, on ne la distingue pas de l'eau commune. (...) Il n'est pas de maladies que ces eaux ne guérissent; on vous le dit, tantôt par complaisance, souvent par intérêt, rarement par conviction.
L'argent laissé dans le pays ne s'élève qu'à 60 mille francs, y compris celui laissé par les militaires dont le ministre de la guerre paie les journées d'hôpital à raison de 3 francs par jour, ce qui suppose une très petite fréquentation de ces eaux (il n'y a jamais plus de 60 à 80 militaires à la fois, 150 dans toute la saison, quoique l'hôpital puisse contenir 160 lits , et 50 malades civils environ.) Les militaires restent deux ou trois mois en traitement.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » sam. 27 déc. 2014 08:44

BAGNOLES-DE-L'ORNE - Kiosque de l'Allée du Dante
dit Kiosque aux Gâteaux ou encore Kiosque de la Pâtisserie
(ORNE)
On aperçoit ce kiosque dans le fond de la 1ere carte consacrée aux Kiosques de Bagnoles de l'Orne (ci-dessus).
Ce kiosque rustique en bois avait été construit en principe pour y servir le thé, ainsi que des pâtisseries diverses, mais à l'usage, il va devenir fréquemment un Kiosque à musique. Un chemin (balisé) situé à droite du kiosque mène à la Chapelle de l'Etablissement Thermal. Il a été détruit en même temps que le premier kiosque à musique, dans les années 1930.
Kiosque disparu.


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publié par JeanMarc Sam 27 Déc 2014 07:34

BAGNOLES-DE-L'ORNE - Le Kiosque aux Gâteaux
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publié par Morton1905 Sam 5 Oct 2013 23:16

Tarifs et réglementation des Bains Thermaux de Bagnoles de l'Orne en 1935.
Les bains thermaux de Bagnoles-de-l'Orne sont donnés au public du 15 mai au 30 septembre :
1° à l'Etablissement Thermal proprement dit en semaine tous les jours, sauf le dimanche :
Bains :
Bain simple (linge compris) 12 fr.
Bain simple, cabine et heure réservée 16 fr.
Bain simple, cabine et heure réservée, de luxe 20 fr.
Bain simple, l'après-midi 7 fr.
Bain de piscine, eau courante 7 fr.
Bain de piscine, enfants au-dessous de 15 ans 5 fr.
Hydrothérapie :
Douche sous-marine 5.50 fr.
Grande douche 7 fr.
Douche vaginale 2.50 fr.
Douche en hamac 15 fr.
Soins spéciaux :
Douche filiforme 25 fr.
Inhalation, pulvérisation 10 fr.

2° à l'Hôtel des Thermes fonctionnant comme annexe de l'Etablissement Thermal, bains donnés en semaine et le dimanche.
Bain « extra-luxe » 45 fr.
Ce prix comporte la libre disposition pendant une heure et demie de la chambre avec lit, annexée à chaque salle de bain ;
Le prix des bains dans les deux cabines ne comportant pas de chambre est fixé à 20 francs.
— La direction de l'Hôtel des Thermes doit prendre toutes dispositions pour que les demandes de bains extra-luxe provenant de baigneurs non client de l'Hôtel soient toujours satisfaites.

— La Technique Sanitaire de l'Etablissement thermal comporte :
1° en ce qui concerne les cabines de bains et douches, entre chaque bain, une large aération de la cabine, ainsi que le nettoyage à la brosse de la baignoire avec du savon noir.
2° en ce qui concerne la piscine, deux fois par semaine, la vidange complète de la piscine et son nettoyage par projections sur les parois et sur le sol d'une solution d'hypochlorite de soude. Le courant d'eau alimentant la piscine ne doit subir aucun arrêt ni le jour ni la nuit.
3° les peignoirs et serviettes mis à la disposition des baigneurs doivent, chaque fois qu'ils ont servi, être passés à l'eau bouillante.

— A l'établissement Thermal chaque client doit se fait inscrire à son arrivée et reçoit un n° d'inscription avec ticket, lui indiquant son rang.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 29 déc. 2014 11:39

BAILLEUL - Hôtel de Ville
(NORD)
voir ici, les renseignements déjà publiés sur le kiosque de Bailleul.
L'Hôtel de Ville daterait à l'origine de 1439. Le Beffroi du XIIème siècle, haut de 62 mètres, ancienne tour de la Halle, est enclavé dans l'Hôtel de Ville. Aujourd'hui, seul le bas du Beffroi, ancienne salle des gardes, est d'origine ; il est classé monument historique. L'ensemble a été reconstruit en 1932 par l'architecte Louis-Marie Cordonnier (1854-1940).
Kiosque détruit.


voir ici, Beffroi et Hôtel de Ville de Bailleul sans son kiosque, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Lun 29 Déc 2014 10:32

Les catastrophes et destructions successives de Bailleul ne l'ont pas empêchée de faire la fête. Le Carnaval de Bailleul et la fête de la Saint-Martin en sont les témoins. Le Carnaval qui date de 1853, fondé par la Société Philanthropique, a lieu tous les ans avant le Mardi-Gras durant 5 jours ; sa mascotte est le géant Gargantua. Grands cortèges, parades, défilés, bals, musiques, animations diverses, fête foraine, la ville durant cette période est méconnaissable. Le prochain aura lieu du 13 au 17 février 2015, qu'on se le dise !

Carnaval à Bailleul.
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Photos du Carnaval de Bailleul prises par Michel

Deux formations musicales actives à Bailleul en 1909 :
Le Réveil musical (fanfare), président Ringo, directeur J.-B. Carton, 27 musiciens.
L'Harmonie municipale, directeur Cazalbou président Van Eslande, 60 musiciens.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 30 déc. 2014 13:06

BAINS-LES-BAINS - Le Parc et Kiosque de la musique
(VOSGES)
En 1864, les Eaux de Bains-en-Vosges sont déclarées d’intérêt public par un décret de l’Empereur Napoléon III.
Suite à une réclamation du Conseil municipal de 1891 auprès du Conseil général des Vosges, la dénomination de la commune est changée en 1892 pour Bains-les-Bains.(1)
Le petit Kiosque rustique est construit près du Chalet du Parc de l'Etablissement Thermal, avant 1913.
En 1930, le Chalet de bois, qui servait de salon de thé, et le Kiosque ont été remplacés par un bâtiment baptisé la Potinière, en raison des cancans et potins des curistes des Thermes. En 1974, la Potinière a fermé également.
L'Etablissement thermal, toujours existant, a été acquis en 1987 par la Chaîne Thermale du Soleil, comme nombre de stations.
Kiosque démoli.


voir ici, Un coin du parc thermal aujourd'hui (10 hectares), sans le kiosque.

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publié par JeanMarc Mar 30 Déc 2014 11:59

Affiche Publicitaire Etablissement Thermal de Bains-les Bains
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(1) Rapport de la Commission au Conseil Général des Vosges, séance du 18 août 1891.
Messieurs, le Conseil municipal de Bains demande qu'à l'avenir cette commune soit dénommée Bains-les-Bains.
Le maire de cette commune expose que la dénomination officielle de Bains-en-Vosges adoptée par l'administration des postes pour désigner la commune de Bains prête à confusion et ne la détermine plus suffisamment depuis que plusieurs localités des Vosges où il y a des établissements balnéaires ont pris cette même qualification de Bains.
Votre Commission, Messieurs, vous propose de donner un avis favorable à la demande de Bains, et de dénommer dès à présent, cette commune sous le nom de Bains-les-Bains.
Délibération - Les conclusions du rapport sont adoptées.

Un décret du 9 septembre 1892 concrétise cette demande.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 31 déc. 2014 14:02

BANDOL-SUR-MER - Le Nouveau Kiosque
(VAR)
Le Kiosque à musique est construit en 1933 par l'architecte Fleury Linossier (1902 - † après 1982) sur l'Allée Alfred Vivien, le long du port de Bandol-sur-Mer.
En Septembre 1910, un buste d'Alfred Vivien — maire de Bandol de 1889 à 1903 —, dû au sculpteur Nicolas Grandmaison, est érigé sur l'Allée.
Sa situation méridionale, près du port, fait que le Kiosque à musique est un point de ralliement à Bandol, des festivités s'y déroulent fréquemment, des concerts sont programmés régulièrement, et une animation perpétuelle est organisée par ... les joueurs de pétanque.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Kiosque de Bandol, aujourd'hui.
voir ici, Rendez-vous des pointeurs autour du kiosque.
voir ici, Pause (ou pose) des Majorettes au Kiosque, après un défilé (1967).

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publié par JeanMarc Mer 31 Déc 2014 12:59
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