Kiosques à Musique

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Kiosques à musique de A à E
Kiosques à musique de F à L
Kiosques classés par Départements
Kiosques à Musique — Petits Plus

BAYONNE - La Place d'Armes. (La Côte d'Argent)
(PYRÉNÉES-ATLANTIQUES)
Kiosque construit vers 1890 sur la Place d'Armes (aujourd'hui Place Charles de Gaulle) conquise grâce à la démolition des anciennes fortifications et fossés.
La place est prolongée par les jardins Léon Bonnat et René Cassin.
L'Harmonie Bayonnaise, créée en 1879 par M. Frontière, est présente tantôt aux Arènes de Bayonne, tantôt au kiosque à musique. Actuellement encore, la quarantaine
de musiciens qui la composent reste une des figures emblématiques colorées du pays basque, jouant un répertoire éclectique très varié. Kiosque toujours en place.

3 minute 50 de l'Harmonie Bayonnaise...(mettre le son !)
https://www.youtube.com/watch?v=5Ka0kA78tCE

voir ici : Kiosque de Bayonne aujourd'hui
Image
publié par bojojo76 Sam 26 Jan 2013 19:33
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

AUCHY-LES-MINES - La Place et son kiosque
(PAS DE CALAIS)
Place Jean Jaurès aujourd'hui
Auchy-les-la-Bassée est totalement détruite et ruinée pendant la guerre 1914-1918.
Jusqu'en 1926, la commune porte le nom d'Auchy-les-la-Bassée. Dès 1924 celle-ci se plaint de la "grande perturbation qui existe dans les correspondances de la commune, laquelle, bien qu'ayant un bureau de poste, reçoit des correspondances nombreuses retardées par le fait qu'elles passent par La Bassée." Aussi, il est proposé de renommer la ville : Auchy-les-Violaines.
Mais ce n'est qu'en 1926, par décret du 29 juillet, qu'elle obtiendra gain de cause, le nom adopté définitivement étant Auchy-les-Mines.
En 1926, le maire d'Auchy, M. Holle, inaugure le Monument aux morts, placé devant la mairie. Coût du monument : 21.150 frs. Y est inscrit l'épitaphe suivant : "La Commune d’Auchy reconnaissante et douloureuse à ses Enfants victimes de la Guerre."
Un second monument sera érigé sur la place, un buste de Marianne.
Le kiosque Alciaquois, au demeurant peu avenant, tout de béton construit, a été détruit dans les années 1970-1980, pour faire place à des places de parking et ne laissera pas un souvenir impérissable...
Le 13 septembre 2013, après de longs et coûteux travaux de restauration et réaménagement — 570.000 euros — la place Jean Jaurès et ses deux monuments ont été inaugurés ; la place, redevenant piétonne, sera consacrée de nouveau aux festivités, au marché hebdomadaire et aux rassemblements populaires. Les musiciens d'Auchy ont même assuré leur prestation, mais sans kiosque, et on a procédé à un lâcher de pigeons ! Kiosque détruit.


voir ici : Auchy-les-Mines sans son kiosque avant travaux 2013 et Monument aux morts

Image
publié par JeanMarc Ven 23 Mai 2014 09:32
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

ASNIERES - Le Parc de la Mairie
(HAUTS DE SEINE)
En 1875, la Ville d'Asnières n'ayant jamais eu de bâtiment communal à disposition pour son Hôtel de Ville, décide d'acquérir auprès de la famille de M. Vanin de Courville, ancien magitrat et juge, décédé en 1874, une propriété d'1 hectare 23 ares. Ainsi, ce bâtiment va devenir la Mairie, avec sont Parc y attenant, le Parc de la Mairie. Devenue trop exiguë, en 1895, une nouvelle Mairie est construite par l'architecte Emmanuel Garnier, et, en 1899, l'ancienne mairie est détruite. Le Parc de la Mairie, lui, sera maintenu et rebaptisé en 1948 square du Maréchal Leclerc. En 1891, le kiosque à musique est édifié pour un montant de 15.000 francs. Il est inauguré dans la soirée du 11 mai 1891, le même jour que M. Poubelle inaugure aux côtés de M. Goblet, sénateur de la Seine, les groupes scolaires Michelet. A l'époque le Parc comprend en outre une grande allée de tilleuls, quatre parterres de fleurs et deux jeux de boules. Kiosque toujours en place.

La musique d'Asnières a bien failli disparaître !...
Le 15 août 1898, le train de Trouville partant de Paris, à bord duquel à pris place l'Harmonie d'Asnières, constituée d'une cinquantaine de jeunes gens, déraille à hauteur de Lisieux à 4 heures du matin. A un endroit où la voie est en réparation, sur une pente assez raide, le train déraille, parcourt 300 mètres sur le ballast ; les wagons de troisième classe, en milieu de convoi, sont littéralement écrasés.
On relève dix morts et trente-sept blessés sur un convoi de 1.500 personnes. D'autres échos font état de 14 morts et 160 blessés... La Compagnie parle de 7 morts et de 41 blessés. Havas relate 3 morts et 20 blessés (avec nom, prénom, profession adresse etc...)
"Le premier corps retrouvé sous les décombres est celui d'un soldat : les jambes étaient complètement séparées du tronc." Rien ne nous est épargné quant aux détails, aussi "gore" soient-ils !
M. Audouy, président de l'Harmonie d'Asnières, alerté par les autorités, va préciser que les jeunes gens, une cinquantaine, ont quitté Asnières hier soir à dix heures pour se rendre au concours qui a lieu aujourd'hui à Vimoutiers (Orne). Il va être finalement rassuré quant à son Harmonie municipale qui ne souffira d'aucun blessé important...

voir ici : Le Kiosque du Square Lerclerc aujourd'hui

Image
publié par bojojo76 Sam 29 Jan 2011 17:35

Le Figaro 20/6/1908
Demain dimanche, dans le parc d'Asnières, kermesse au profit des Dames françaises, avec le concours de M. G. Wague, des Folies-Bergère et Mlle Christine Kerff de Marigny, qui interpréteront l'Age d'or, pantomime de G. Wague au piano, le compositeur A. Chantrier Mme Lucy Léo, du Châtelet et M. Howey, du Palais-Royal, qui joueront les Deux Périls, un acte de J. Pléyber et E. Seurette; Mlle Yette Yriel, de la Scala et M. Portal, du Châtelet, dans On papote... hein ? revue de A. de Mauprey et E. Seurette, en un acte au piano, le compositeur-
auteur A. de Mauprey.
A noter, en outre, le concours assuré de Mlles Mante, Schwaz et Cochin, de l'Opéra Mmes Tylda Rafaele et Marguerite Favard MM. Yves Martel et Sevestré, qui interpréteront, avec Mlle Marthe Meunier, une pièce
de M. Albert Delacour.
La musique du 104e d'infanterie se fera entendre au cours de cette fête organisée par notre confrère, le magazine théâtral La Rampe, et qui comprendra concours d'ombrelles fleuries, reportage photographique, surprises, etc.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BELFORT - La Place d'Armes, son kiosque et le Château
(TERRITOIRE DE BELFORT)
Ville de garnison depuis 1870, Belfort vit au rythme des musiques militaires qui ont le beau rôle sur la Place d'Armes. Aussi, afin de protéger les musiciens des intempéries, un premier kiosque en bois est édifié en 1876, de forme pentagonale, face à l'église Saint-Christophe. Il est remplacé par un kiosque durable en acier en 1904, inauguré le 3 juin 1905 ; l'entreprise parisienne Schwartz et Maurer en a la charge, ayant déjà eu la confiance de la municipalité pour la construction du marché couvert de la rue du Docteur Fréry. De forme octogonale, il prend place face à l'Hôtel de Ville ; la statue "Quand Même" qui occupait cet emplacement est transférée de l'autre côté de la place d'Armes.
La statue de bronze "Quand Même", réalisée en 1882, inaugurée en août 1884, est due à Antonin Mercié (1845-1916) ; elle célèbre la résistance de Belfort pour rester à la France tout en commémorant la mémoire d'Adolphe Thiers et Pierre-Philippe Denfert-Rochereau.
Les militaires ne sont pas les seuls à donner de l'instrument. En 1871-1872, la Société Alsacienne de Construction Mécanique (SACM ; ex-société André Koechlin & Cie et Usine de Graffenstaden), spécialisée dans la production de locomotives, s'installe à Belfort. Et, dès 1885, une fanfare issue des ouvriers de la SACM est créée, la Fanfare des Usines, à l'instigation et sous la présidence du directeur de ladite société. Pour faire face à cet afflux de musiciens et mélomanes, un second kiosque est construit, place du marché, en 1912.
La Fanfare des Usines, qui comptait une trentaine de membres, sera rebaptisée en 1998 Harmonie Alstom, perdurera jusqu'en 2000, pour s'associer avec la Lyre Belfortaine, devenant ainsi l'Orchestre d'Harmonie de la Ville de Belfort.
Kiosque toujours en place

voir ici : Kiosque et Bronze de Belfort et Kiosque Place d'Armes aujourd'hui

Bronze d'Antonin Mercié : "Quand même"

Image
publié par Carpostale Ven 21 Jan 2011 19:10

extrait roman historique de 1892 "Les mystères de Belfort" de Georges Spitzmuller
Le temps était délicieux. Une douce tiédeur circulait dans l'air. Sur la place d'Armes, la fanfare du 29e donnait une sérénade dont les différents morceaux
étaient pris dans les oeuvres du répertoire à la mode : le Nouveau seigneur du Village, les Deux Chasseurs et la laitière, le Déserteur, le Tableau parlant, etc.
Une foule nombreuse se promenait autour du cercle des musiciens...
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BEAUVAIS - Le Jeu de Paume
(OISE)
A partir de la Révolution, cette Place s'est appelée Champ de la Fédération, Champ Civique, Champ de la Réunion, Champ de Mars, pour finalement prendre son nom actuel de Place du Jeu de Paume.
Pourquoi Jeu de Paume ? De longue date, sept siècles, l'Oise a perpétué ce Jeu. On jouait à la paume à Pierrefonds au XIVème siècle. Des documents d'archives attestent qu'un certain Jehan Bagot, en 1382, est poursuivi par le tribunal ecclésiastique pour blasphème en public sur le terrain de paume de Pierrefonds…
A Beauvais, en 1429, le capitaine La Hire, compagnon d'armes de Jeanne d'Arc, y jouait à la paume.
Le kiosque a été détruit en 1967, en même temps que les baraquements "provisoires" qui subsistaient d'après guerre, baraquements destinés à abriter les familles en attente de reconstruction de leurs logements...
La Place du Jeu de Paume et son jardin sont détruits en 2013 pour faire place à un vaste Centre Commercial en 2014. Kiosque et place détruits.

Kiosque du Jeu de Paume - Enlèvement des souches d'ormes (Archives dép. Oise-Fonds Fernand Watteeuw)
Le Jeu de Paume en avril 2014 - Un paysage lunaire !

Image
publié par Mektoub 17 Dim 18 Mai 2014 17:56
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Kiosques à Musique

Message par Titus02 »

Voici un autre kiosque de St-Quentin (Aisne) tiré de cette carte SM placée ici : saint-quentin-t704.html#p82892
Il existe d'autres cartes de ce kiosque que je n'ai pas encore pu me procurer.

Image

Ce kiosque, que j'ai connu et où j'ai joué en étant très jeune, était "art déco" il avait été construit en béton armé vers les années 1933/1935. Il était décoré avec une multitude de morceaux de carrelage de toutes les couleurs.
La place où il était érigé s'appelait "place Romain Tricoteaux" du nom d'un ancien maire de St-Quentin. Une fête foraine, dite de St Maurice, s'y installait tous les ans en septembre juste avant la foire de la St-Denis (9 octobre) qui s'installait place de la liberté.
Il a été détruit vers les années 1970/1980 pour laisser place à une bretelle de sortie sur la route qui mène au viaduc de Picardie (D1029)
Actuellement, d'un côté de la bretelle routière, il y a un parking et de l'autre un square qui va jusqu'au bas de la rue de Paris. Depuis jullet 2011, le buste de Romain Tricoteaux a été déplacé de la place de la gare vers ce square qui porte son nom.
https://sastq.fr/articles.php?id_article=129
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BOULOGNE-SUR-MER - La Digue et le Boulevard Sainte-Beuve
(PAS DE CALAIS)
Sur adjudication du 16 avril 1894, les plans du kiosque de la promenade de la digue sont établis par l'architecte Louis Cordonnier. Ce sont les entreprises Bled Leclercq pour la maçonnerie et Pichon Rougement pour la ferronnerie qui procèdent à sa construction.
En regard du kiosque, en 1909, le conseil municipal décide d'édifier un monument en hommage au général argentin José de San Martin (1778-1850), héros de l'indépendance de l'Argentine du Pérou et du Chili, mort à Boulogne-sur-Mer. Le projet est confié à Henri Allouard (1844-1929), l'ensemble est inauguré le 24 octobre 1909.
Les bombardements alliés de 1943-1944 vont détruire Boulogne-sur-Mer : 500 lâchers de bombes vont tuer 700 personnes ; sur 9584 immeubles existants, 5192 disparaissent,
3967 sont endommagés. En septembre 1944, tout le front de mer, y compris les immeubles du boulevard Sainte-Beuve, est en ruines, le kiosque est emporté dans la tourmente.
Le général San Martin, ou du moins sa statue, écope de quelques balles perdues, mais reste cependant debout !... Kiosque détruit.

voir ici : Boulevard Sainte-Beuve à Boulogne sans son kiosque aujourd'hui et Statue du Général San Martin

Image
publié par Carpostale Ven 22 Juin 2012 14:55

Si le kiosque de Boulogne-sur-Mer n'a pas survécu à la guerre, il avait fait front à la tempête !
Boulogne-sur-Mer, 29 janvier. — Une nouvelle tempête a sévi ce matin et cet après-midi sur le détroit et le littoral du Pas-de-Calais. Des vagues gigantesques
sont venues s'abattre sur le kiosque à musique édifié sur la digue Sainte-Beuve. Durant plusieurs heures, au moment de la mer haute, la circulation des tramways
et des automobiles a dû être interrompue sur la route de Boulogne à Vimereux, qui longe la côte.

Prélude aux marées noires, les marées rouges !
15 fûts de vin de 600 litres chacun ont été rejetés par la mer entre Boulogne et Audresselles. Ils proviennent du cargo Briséis, qui essuya, au large de Guernesey,
plusieurs coups de mer qui lui enlevèrent une partie de sa cargaison. Ce vin sera vendu comme épave au profit de l'Etat.

(Ouest Eclair 30/1/1938)
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BRESSUIRE - La Place St-Jacques - Le Kiosque
(DEUX-SÈVRES)
Le conseil municipal décide en 1892 la construction d'un kiosque place St Jacques, l'Union Musicale de Bressuire en ayant fait la demande. De forme octogonale, il est érigé en 1893. Il sera utilisé jusqu'après 1945, puis sera laissé à l'abandon. En 1953 une tempête va parachever sa chute. En mai 1955, le conseil municipal entérine sa destruction totale, un tracteur est requis pour son anéantissement.
La place Saint-Jacques est transformée en places de parkings... Kiosque détruit.


voir ici : Place St Jacques de Bressuire sans son kiosque aujourd'hui

Image
publié par Budd Sam 30 Juil 2011 13:50

En 1909, Bressuire compte une formation musicale : l'Union musicale (harmonie), présidée par M. Barbaud et dirigée par M. Bossard ; elle compte 47 exécutants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

CABOURG - Le Grand-Hôtel, le Casino, le Kiosque et la Plage
(CALVADOS)
Un emplacement de rêve pour ce kiosque bâti en 1892 ! A marée haute, les vagues viennent l'affleurer, les baigneurs viennent s'y réfugier, les promeneurs s'y reposer, les joueurs du casino s'y consoler. Il est omniprésent dans la vie estivalière de Cabourg.
Le premier Grand-Hôtel est édifié en 1861 par M. Desgranges (Deschange selon d'autres sources...), près d'un Casino en bois déjà en place. En 1867, M. Isouard acquiert le Grand-Hôtel et fait bâtir un vaste Casino agencé au goût du jour.
En 1887, la ville fait construire une digue-promenade de 1200 mètres en raison de la forte érosion des marées.
En 1892, Charles Bertrand, futur maire de Cabourg en 1896, achète l'ensemble Grand-Hôtel-Restaurant-Casino et le donne en gérance à des "professionnels", MM. H. Noël et Pattard — déjà propriétaires du Grand-Hôtel à Monte-Carlo — qui en deviennent ainsi concessionnaires. Grâce à leur renommée, une élégante clientèle est drainée sur la nouvelle plage en vogue, les baronnes et princesses font la une des journaux dès leur arrivée. Ainsi le quotidien Gil Blas nous signale, en 1893, qu'on y rencontre, chaque jour sur la plage, la baronne Van Zuilen et la princesse Duleep Singh épouse du maharadjah de Lahore, le marquis de Casariera, M. Haritoff, le comte de Chavagnac, la comtesse Grabowska, le comte de Narcillac, le comte de Kélyer, etc., tout ce beau monde installé au Grand-Hôtel du Casino.
Jusqu'en 1900, les journaux ne tarissent pas d'éloge sur les prouesses que Noël et Pattard déploient quant à leur sens de l'hospitalité comme sur la bonne chère qu'ils servent à leurs hôtes. En 1902, on les retrouve à Aix-les-Bains à diriger les hôtels de l'Europe, Victoria et Bristol, où l'élite de la société élégante les a suivis, et où le raffinement reste toujours de mise.
En 1907, Charles Bertrand fait appel aux architectes Lucien Viraut et Émile Mauclerc pour reconstruire le Grand-Hôtel, puis le Casino en 1909, tels qu'ils sont visibles aujourd'hui.
Tristan Bernard (1866-1947) fréquente Cabourg régulièrement tout comme Marcel Proust (1871-1922).
Proust, dès le décès de ses parents, en 1905, loue un sombre appartement à sa tante, 102 boulevard Haussmann, et y vit en solitaire de 1906 à 1919, sortant rarement ; puis le logement ayant été vendu, s'installe au 44 rue Hamelin, jusqu'à sa mort. Son isolement depuis 1907, consacré à l'écriture de son chef d'oeuvre "A la recherche du temps perdu", n'est entrecoupé que par les séjours estivaux qu'il fait au Grand Hôtel de Cabourg à compter de cette date. Ainsi Cabourg devient Balbec dans son roman "A l'Ombre des Jeunes filles en fleurs" (Prix Goncourt 1919), et Proust y fait la démonstration de son sens inné de l'observation en déversant sa verve descriptive toujours teintée d'humour.
Proust a cessé de fréquenter le Grand-Hôtel en 1914, emportant avec lui le kiosque à musique, disparu concomitamment... Kiosque détruit.
CABOURG - Le Grand Hôtel - Façade sur la mer.
Image
publié par janineB Lun 2 Jan 2012 12:24
Affiches publicitaires du Grand-Hotel-Restaurant-Casino avec son Kiosque en bonne place (1902 et 1892)
Les autres plages de la planète n'ont qu'à bien se tenir !...

Image
voir ici : Grand-Hôtel et Casino de Cabourg, sans le kiosque aujourd'hui
CABOURG - Le Grand-Hôtel, le Kiosque et la Plage
Image
publié par Mektoub 17 Mer 8 Sep 2010 08:07
Extrait "A l'Ombre des Jeunes filles en fleurs" M. Proust
Nous avons regardé me disait le soir Albertine pour voir si vous descendriez. Mais vos volets sont restés fermés même à l'heure du concert. A dix heures, en effet, il éclatait sous mes fenêtres. Entre les intervalles des instruments, si la mer était pleine, reprenait coulé et continu, le glissement de l'eau d'une vague qui semblait envelopper les traits du violon dans ses volutes de cristal et faire jaillir son écume au-dessus des échos intermittents d'une musique sous-marine.
Présidée par M. Gaugy, la Fanfare municipale de Cabourg est dirigée par M. Coty et compte 27 exécutants. Et donc, à 10 heures, Proust ne doit effectivement pas être réveillé en douceur!

voir ici : Promenade Marcel Proust de Cabourg, sans le kiosque aujourd'hui

CABOURG - Le Grand Hotel, le Casino, le Kiosque et la Plage
Image
publié par mimigege Sam 5 Oct 2013 17:53
Extrait "A l'Ombre des Jeunes filles en fleurs" M. Proust
(Lecture en apnée ! Attention, comme à l'accoutumée avec Proust, il faut prendre son souffle avant de commencer une phrase !...) Promenade sur la digue à Cabourg.
C'était l'heure où dames et messieurs venaient tous les jours faire leur tour de digue, exposés aux feux impitoyables du face-à-main que fixait sur eux, comme s'ils eussent été porteurs de quelque tare qu'elle tenait à inspecter dans ses moindres détails, la femme du premier président, fièrement assise devant le kiosque de musique, au milieu de cette rangée de chaises redoutée où eux-mêmes tout à l'heure, d'acteurs devenus critiques, viendraient s'installer pour juger à leur tour ceux qui défileraient devant eux. Tous ces gens qui longeaient la digue en tanguant aussi fort que si elle avait été le pont d'un bateau (car ils ne savaient pas lever une jambe sans du même coup remuer le bras, tourner les yeux, remettre d'aplomb leurs épaules, compenser par un mouvement balancé du côté opposé le mouvement qu'ils venaient de faire de l'autre côté, et congestionner leur face) et qui, faisant semblant. de ne pas voir pour faire croire qu'ils ne se souciaient pas d'elles, mais regardant à la dérobée pour ne pas risquer de les heurter les personnes qui marchaient à leurs côtés ou venaient en sens inverse, butaient au contraire contre elles, s'accrochaient à elles, parce qu'ils avaient été réciproquement de leur part l'objet de la même attention secrète, cachée sous le même dédain apparent ; l'amour par conséquent la crainte de la foule étant un des plus puissants mobiles chez tous les hommes, soit qu'ils cherchent à plaire aux autres ou à les étonner, soit à leur montrer qu'ils les méprisent. Chez le solitaire, la claustration même absolue et durant jusqu'à la fin de la vie a souvent pour principe un amour déréglé de la foule qui l'emporte tellement sur tout autre sentiment, que, ne pouvant obtenir quand il sort l'admiration de la concierge, des passants, du cocher arrêté, il préfère n'être jamais vu d'eux, et pour cela renoncer à toute activité qui rendrait nécessaire de sortir.

Les podoscaphes et périssoires (Gil Blas 7/1893)
Cabourg — Comme partout ailleurs, la journée est partagée entre les bains de mer et les excursions aux environs.
L'heure du bain est la plus gaie, et les fermiers de la plage, pour lui donner une plus grande animation, ont eu l'heureuse idée de créer une flottille de podoscaphes (1) et de périssoires (2).
Rien de plus amusant que d'assister aux évolutions de ces petits navires, qui souvent s'abondent, s'entrechoquent, occasionnent des chavirements et des plongeons très inoffensifs, mais très comiques.

Périssoire - Podoscaphe
Image
(1) Les périssoires, joujoux nautiques destinés à égayer la foule, malgré leur sinistre désignation, sont des barquettes pouvant à peine contenir un seul rameur, qui doit y rester assis le corps immobile pour ne pas chavirer.
(2) Le podoscaphe (bateau de pied) a excité bien des rires. Le podoscaphe, debout sur une paire de lames en bois, très-longues, très-étroites et suffisant tout juste à le porter, manœuvre au moyen d'une double pagaie et glisse sur l'eau d'une façon très-originale; mais qu'il perde l'équilibre et le voilà dans l'eau. Inventé en 1878 par l'anglais M. Fowler (18..- †1896).
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

CASTRES - Jardin et Kiosque de l'Evêché
(TARN)
Suite à de nouvelles recherches que nous avons entreprises, nous sommes à même de développer les renseignements que nous avions publiés sur les Kiosques Castrais. Nous nous empressons de donner ce nouvel historique. (voir ici)

CASTRES - Le Jardin de l’Évêché
Image
publié par Carpostale Ven 14 Oct 2011 16:38

CASTRES - Jardin et Kiosque de l'Evêché
Image
publié par Cyril Jeu 5 Déc 2013 09:38
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

CHALONS-sur-MARNE - Le Kiosque de Musique
(MARNE)
Inauguré le 14 juillet 1885, érigé dans le jardin du Jard, conçu par l’architecte Ernest Collin et construit par la métallerie des Ateliers de Neuilly. La structure métallique repose sur des fondations en pierre, décorées de parements en brique dues à l’entreprise de maçonnerie Blasson & Lambert. De forme décagonale, il a coûté 22 936,46 francs. Jusqu'en 1925, le kiosque est équipé d'un éclairage au gaz.
Il accueille les sociétés musicales, fort nombreuses jadis à Châlons-en-Champagne (*).
Le jardin du Jard est créé en 1861 à l'issue du concours régional agricole. En 1870, les murs d'octroi qui en masquaient la vue sont abattus et on l'a augmenté peu d'années après en y joignant un terrain qui bordait la rive droite du canal. Ces deux parties ont été reliées par une passerelle en 1877. Des statues à caractère mythologiques sont créées en 1887 : Mercure, le Joueur de flûte, Bacchus à la grappe, Diane chasseresse, Prométhée, Bacchus à la coupe. Kiosque toujours en place.

voir ici : Kiosque de Châlons-sur-Marne (Châlons-en-Champagne) aujourd'hui

Image
publié par mimigege Mar 15 Oct 2013 10:10

(*) Harmonies et fanfares actives à Châlons en 1910 :
— Société philharmonique de Châlons dirigée par M. Debeau, 70 exécutants
— Musique municipale dirigée par Debeau, 80 exécutants
— L'Harmonie du cercle catholique dirigée par M. Dupuy
— Les enfants d'Orphée dirigés par M. Choiset, 50 exécutants
— L'Harmonie municipale dirigée par M. Furgeot, 80 exécutants
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CHAMBARAN (Isère) - Vue du Kiosque pendant la Musique
(ISÈRE)
Sur des terrains acquis par l'Etat en date du 12 novembre 1881, d'une superficie de 1450 hectares, le Ministère de la guerre engage, le 30 septembre 1882,
des travaux de construction de chemins pour un champ de tir destiné à l'usage de la 14e brigade d'artillerie pour 55.238 francs.
Le 3 mars 1883, les travaux de construction des bâtiments du champ de tir de la même brigade sont adjugés pour la somme de 428.837 francs. Pour la guerre on ne lésine pas !
Ce camp a essentiellement servi pour l'entraînement de l'artillerie au tir d'obus, jusqu'en 1914.
Ce kiosque était apparemment constitué de bois avec toit de chaume, aussi, n'a-t-il pas résisté au temps.
Le camp est toujours en activité à ce jour. Kiosque détruit.


voir Ici : Camp de Chambaran, sensiblement le même endroit (même type de bâtiment à l'arrière du kiosque)..., aujourd'hui

Image
publié par lamarck31 Lun 14 Jan 2013 20:57
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CHÂTEAUROUX - Le Jardin public et son Kiosque
(INDRE)
En 1760, l'enclos du couvent des religieuses Notre Dame de Saint-Augustin occupait l'emplacement de l'actuel Jardin Public, le lycée Jean Giraudoux, situé actuellement près dudit jardin, correspondait, quant à lui, aux bâtiments conventuels.
Entre-temps ces jardins du couvent ont été utilisés comme Champ de foire jusqu'en juin 1882, date de l'exposition horticole et forestière de Châteauroux pour laquelle l'architecte
Arveuf (2), a été chargé de créer ce jardin. A l'occasion de l'ouverture ce ce dernier, un journaliste "jardinophile" de la Revue du Centre part dans une envolée lyrique et dithyrambique,
en quête d'un jardin des Hespérides ! (1)
Un petit Lac, plusieurs sculptures, dont une Vénus de Milo, un chalet rustique en bois, un kiosque à musique, des concerts, un ruisseau, rien ne manque à ce jardin.
Devaient s'y produire les groupes musicaux tels que la Société musicale de la Manufacture du Parc dirigée par Lemarié, l'Harmonie municipale avec son chef Moreau ou encore le Rallye Chateauroussin sous la baguette de Bellemain, tous trois actifs au début du siècle.
Le Jardin Public — 3 hectares — a bénéficié en 2012 d'une extension de plus d'un hectare...
... après avoir diminué d'autant, au préalable : l'aménagement du rond-point de Paris et la construction du gymnase du lycée Jean Giraudoux lui avaient raboté la même superficie ! Kiosque disparu


voir ici : Jardin public de Châteauroux sans son kiosque, aujourd'hui et Ici

CHÂTEAUROUX - Le Jardin public
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publié par Carpostale Jeu 26 Juil 2012 13:08

(1) Le dessin du jardin est vraiment charmant. Il serait à souhaiter que Châteauroux, ville privée jusqu'ici d'un square, pût conserver ce nouvel enclos des Hespérides ! On ne se lasse pas dans ses gracieux méandres ! Tandis qu'à droite un pavillon construit avec des bûchettes de toutes les espèces de bois jette sa note silvestre dans ce concert de Flore, un joli kiosque, élevé au milieu d'un gazon vert et moucheté de pâquerettes blanches, sert de théâtre aux musiciens qui viennent à tour de rôle joindre l'harmonie des sons à l'harmonie finement nuancée des couleurs.
M. Arveuf, l'architecte de Paris-Murcie, le créateur de notre nouveau jardin, a eu pour collaborateur un homme intelligent, fils d'une des illustrations de la science contemporaine, M. Sainte-Claire-Deville, sous-inspecteur des Forêts à Châteauroux, qui a su en quelques jours édifier un chalet rustique où se trouvent réunis les animaux utiles et nuisibles des forêts, les armes ou les outils en usage dans les bois. Rien n'a été oublié : les magnifiques chênes de la forêt de Châteauroux gisent autour de la puissance de nos arbres forestiers ; des spécimens étonnants d'arbres verts poussés avec une force inouïe dans le parc des Chapelles, à Brion, révèlent les ressources inconnues de régions qui passent pour déshéritées sous ce rapport ; les huttes de cantonnier et de charbonnier mêlent le pittoresque des habitations humaines à cet ensemble riche d'harmonie, de distinction et de couleur.
Le ruisseau qui coule si heureusement au milieu du square permet aux visiteurs de risquer sans danger le passage de l'onde sur un pont imperceptible et d'aller contempler les larges fleurs qui forment le rideau du fond et les blanches statues dont le ton s'allie merveilleusement avec celui du parc tout entier. Les fleurs sont celles de tous les jardins, il est bien inutile d'en donner les noms que l'on trouvera dans la liste des lauréats.
Revue du Centre 15/6/1882

CHÂTEAUROUX - Jardin public - Le Kiosque
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publié par Goliath Jeu 17 Nov 2011 04:52

(2) Fransquin Arveuf, architecte au 4 rue La Pérouse à Paris (né en 1847 - † après 1893 Etats-Unis ?) — un autre Arveuf, architecte, très prolixe, est né en 1802 et décédé en 1876 — , en dehors de la conception du Parc de Châteauroux, a travaillé à Paris pour un projet de l'Expo 1878 : la réalisation d'un Palais de la Presse pour le Figaro. Le Figaro 22/4/1877
En outre, il a conçu le village espagnol de Murcie sur les pistes de l'Hippodrome de Paris à l'occasion de la Fête de Paris-Murcie donnée en décembre 1879 au profit des inondés d'Espagne... et des pauvres de Paris. Lors de cette fête, tant la foule que le gratin parisien vient se presser. La grande Sarah Bernhardt est même venue organiser les enchères de vente de tambours basque décorés de dessins et aquarelles d'artistes contemporains. Chaque tambour est vendu entre trois cent à cinq cent francs !
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Message par JeanMarc »

CHATELLERAULT - Promenades nord
(VIENNE)
Kiosque construit en 1880 sur le Boulevard Blossac, de forme hexagonale.
Situé sur un lieu très fréquenté grâce à la proximité de l'église, de l'hôtel de ville, du théâtre puis des cinémas et des dancings, le kiosque en constitue comme le noyau central, point de repère et de rencontres. Les fêtes et représentations musicales y sont nombreuses, tant militaires que civiles. Aux traditionnels 14 juillet, Mardi gras et mi-Carême, viennent se greffer la Saint Roch (2ème quinaine d'août), la fête de l'aviation, les cavalcades et kermesses, la grande braderie. On a même un festival de la musique de deux jours les 16 et 17 mai 1937.
L'aérostatique n'est pas de reste sur la promenade Blossac ! Les très spectaculaires ascensions de ballon attirent le monde et on s'y adonne à Chatellerault à partir de 1877. Puis on renouvelle l'expérience en 1881, en 1886, 1890 —3 ballons et une grande montgolfière —, 1892 — Sadi Cardot y est présent —, 1900 et 1908.
Les Dancings et Bals, entre les deux guerres, font florès : ainsi le 3 février 1935, on assiste au banquet et bal des charretiers livreurs et camionneurs (à La Fauvette).

Si le boulevard Blossac n'est pas encore ouvert, il y a tout lieu de penser que la grande fête annelle que les Couteliers de Chatellerault organisent jusqu'au début du XVIIIe, se déroule approximativement au même endroit. Cette fête a lieu pendant plusieurs siècles le 31 août, le jour de la Décollation de St Jean-Baptiste. (Saint Patron des Couteliers et Tonneliers)

Le kiosque a été démoli en 1959. Reconstruit en 1992, de forme octogonale, son sous-sol est aménagé en boutique de vente de titres de transport. Kiosque détruit et reconstruit.


voir ici : Kiosque de Chatellerault aujourd'hui

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publié par vilmaug Lun 14 Nov 2011 11:32

4 formations musicales à Chatellerault en 1910 :
— La Société chorale de Chatellerault, directeur A. Lerpiniere, 42 exécutants.
— La Société philharmonique, 35 exécutants
— L'Harmonie de Chatellerault, créée en 1874, dirigée par M. Vincent, 62 exécutants
— La Fanfare la Châtelleraudaise, dirigée par Brunet, 45 exécutants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

CHAUMONT - Le Kiosque du Boulingrin
(HAUTE MARNE)
Edifié en 1895 dans le square éponyme, ce kiosque est de forme octogonale avec colonnes en fonte et garde-corps en fer forgé.
S'y produisent régulièrement l'Etendard Chaumontais, société de trompettes (25 exécutants) dirigée par M. Simonnot, la Philharmonique de Chaumont, dirigée par Vautrin (35 exécutants), l'Harmonie Chaumontaise (Sapeurs pompiers et Lyre chaumontaise : 59 exécutants) dirigée par M. Gachon.
Non loin du kiosque, dans le même square, une fontaine monumentale a été installée en juillet 1880. Elle avait été acquise auprès de la célèbre fonderie de Tusey en 1865 pour 4.000 francs.
voir ici : Nymphe et ses Amours
Kiosque toujours en place.


Sur l'origine de Boulingrin
Kiosque du Boulingrin de Chaumont aujourd'hui

CHAUMONT - Le Kiosque du Boulingrin
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publié par Sartoris Lun 3 Mar 2014 22:38

Une des nombreuses cérémonies militaires suivies de fêtes qui avaient lieu régulièrement au Boulingrin :
La fête de la remise du Drapeau de la 201e Section du dimanche 20 août 1899.
Dès le samedi soir la fête commence avec la retraite organisée par l'Etendard et l'Harmonie Chaumontaise et par le concert donné ensuite au Boulingrin.
Le dimanche Chaumont est en fête partout. Le Maire, le Préfet et toutes les sociétés chaumontaises (Les Vétérans, les médaillés militaires, l'Amicale des combattants, les Alsaciens-Lorrains,les Anciens Combattants Hauts-Marnais, la Compagnie de pompiers, la Gymnastique etc...) sont présents. Des salves d'artillerie sont tirées, a lieu la remise du drapeau, puis suivent des discours ; la musique militaire prête son concours à cette fête, à côté de l'Harmonie et de l'Etendard. Un cortège conduit à un dépôt de palmes au monument y dédié, puis l'assemblée se rend ensuite à l'Hôtel de Ville où le vin d'honneur est offert par la municipalité. Discours de M. Fourcaut, maire de Chaumont.
On se dirige ensuite vers l'église, bondée, pour assister à un service funèbre, célébré en mémoire des enfants de la Haute-Marne morts pour la patrie. La Philharmonie prête son gracieux concours et Mlle M. G. se fait entendre à la satisfaction générale.
La journée se poursuit par un banquet servi à l'Hôtel de l'Ecu : 80 couverts. Pendant toute la durée du déjeuner une gaieté communicative n'a cessé de régner.
Disons-le, le p'tit vin de Chaumont ne devait pas être boudé !...
Au dessert, M. le préfet a porté la santé de M. le président de la République. Puis suivent encore quelques discours et on lève encore son verre !
La fête se termine par des courses vélocipédiques et par un magnifique concert et le soir, à 8 heures, par une fête populaire au Boulingrin.
(extraits résumés et réaménagés du Journal Le Vétéran octobre 1899)

CHAUMONT - Kiosque du Boulaingrin (sic pour Boulingrin)
Orthographe fautive, mais on ne peut en vouloir à l'éditeur travaillant pour le Bazar de l'Hotel de Ville ! Etre éditeur ne nécessite pas d'être agrégé ès lettres...
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publié par JeanMarc Jeu 3 Avr 2014 08:10
Dans son numéro d'octobre 1907, le Bulletin de la Société Centrale d'Horticulture de Nancy fait une petite remarque caustique à l'encontre de la municipalité de Chaumont, organisatrice d'une exposition :
" Le 31 août dernier, la-Société Haut-Marnaise d'Horticulture ouvrait, à Chaumont, une exposition générale des produits de l'horticulture, viticulture, sylviculture et apiculture, installée dans la promenade du Boulingrin, sous l'ombrage de grands arbres. Ce furent quelques jours de fêtes pour ce jardin, lequel pourrait être mieux entretenu par la municipalité."
Le Maire et ses conseillers ont du en tirer les conséquences !
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

CHAUMONT - Square Philippe Lebon
(HAUTE MARNE)
Le square doit son nom à Philippe Lebon (1767-1804), inventeur du gaz d'éclairage et du moteur à explosion. Sur ce dernier une légende voudrait qu'il soit mort assassiné de 13 coups de couteau, le 2 décembre 1802, aux Champs Elysées, après avoir assisté au sacre de Napoléon 1er. Or, aussi bien les actes municipaux que paroissiaux, indiquent comme date de décès le 1er décembre...
Le kiosque à musique a été inauguré le samedi 9 juin 1906. Le soubassement en ciment imite la rocaille, la toiture est en chaume. Aujourd'hui, seul le socle subsiste.
Dans le même square, en 1887, une statue de bronze toujours dédiée à Lebon, a été réalisée par le sculpteur Antide-Marie Péchiné (*) qui s'est assuré les services de la fonderie de M. Barbedienne ; le monument est du à l'architecte Albert Julien ; la statue sera remplacée par une copie en pierre, l'original ayant été fondu pendant l'occupation allemande de 1940. Kiosque en grande partie détruit.

voir ici : Square Philippe Lebon de Chaumont et Vestiges du kiosque et Statue de Philippe Lebon, copie en pierre du bronze détruit

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publié par Le Did Sam 1 Mar 2014 13:20

9 juin 1906 — Inauguration du Kiosque à musique du square Philippe Lebon
— L'inauguration du kiosque du square Philippe-Lebon a eu lieu samedi soir, en présence d'une foule nombreuse. L'Harmonie Chaumontaise y avait pris place.
M. Ruty, conseiller municipal du quartier, en remettant le kiosque à la municipalité, prononce un très un intéressant discours auquel répond M. le Maire. Le public applaudit à tout rompre.
L'Harmonie Chaumontaise attaque alors le concert annoncé, un succès complet ; toutes nos félicitations à M. Gachon et à sa phalange d'artistes.
La fête foraine a été des mieux réussies et a duré jusqu'à une heure fort avancée de la nuit.
Pendant l'après-midi de dimanche, les sociétés chaumontaises ont tour à tour défilé sur le kiosque où l'excellente musique du 109e de ligne a donné son concert habituel.



(*) Antide-Marie Péchiné (1855 Langres - 1929 Troyes) Ses contemporains ne tarissaient pas d'éloges envers Péchiné et son oeuvre représentant Philippe Lebon. Il reçoit même, dès 1887, les palmes d'officier d'Académie du Ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts. Mais la sculpture, ça ne paie pas !...
— Le 27 mai 1924, le Conseil général de la Haute Marne vote un crédit de 300 francs en faveur de Péchiné qui a déposé une demande de secours ; en outre, le rapporteur de cette proposition exprime le souhait que la Ville de Chaumont y mettra quelques subsides de sa poche également.
Déjà en août 1883, soit 40 ans avant, Péchiné avait sollicité le Conseil général :
Demande de subvention par M. Péchiné. — M. Leroy-Beaulieu, au nom de la première Commission, donne lecture du rapport suivant :
Messieurs, le Conseil général a, durant les dernières années, alloué une subvention de 1.200 fr. au sculpteur Antide Péchiné, pour lui permettre de suivre, à Paris, les cours de l'Ecole des Beaux-Arts. D'après le témoignage de ses professeurs, ce jeune artiste s'est, tant par ses talents que par son amour du travail, montré digne de l'intérêt que vous lui avez porté. Pour achever les études que vous lui avez facilitées, M. Péchiné doit encore rester deux ans élève de l'école des Beaux-Arts.
Votre première Commission a pensé que vous ne pouviez refuser d'achever ce que vous avez commencé. Aussi, vous propose-t-elle de continuer cette année, à M. Péchiné, la subvention de 1.200 fr. que vous lui avez précédemment accordée. Elle exprime seulement l'espoir que notre jeune sculpteur tiendra à montrer sa reconnaissance au département et au Conseil, en nous envoyant quelques échantillons de son talent.
— Délibération. Les conclusions du rapport de la première Commission, mises aux voix, sont adoptées.
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Message par JeanMarc »

CHERBOURG - Le Casino et son kiosque
(MANCHE)
En 1828-1829, la Société des Bains de mer froids et chauds fait édifier un ensemble de bâtiments de 64 mètres de façade, sur le rivage des Mielles, future plage ; à l'arrière de cet établissement, un grand jardin d'égale largeur sur une longueur de 192 mètres. Jusqu'en 1863, faute de financements supplémentaires, la société végète. Vendue, l'acquéreur engage l'architecte François Dominique Geufroy (1823-1874) qui va transformer les lieux, y adjoint un Casino avec un grand salon pour les fêtes, une salle de concerts, des salons de lecture et de jeux, billards, crée ou rénove les cabines et salles d'hydrothérapie, aménage des appartements spacieux et confortables, redessine le jardin et ses dépendances (le kiosque à musique sera construit ultérieurement). Inauguré le 15 juin 1864 le nouvel ensemble va enfin connaître le succès ! Les Parisiens débarquent...

Le 17 avril 1943, sur injonction des autorités, la ville de Cherbourg, comme bon nombre de villes normandes ou bretonnes, doit être évacuée pour le 1er mai au plus tard, afin de préserver la population civile des villes côtières des bombardements de l'aviation anglo-américaine.
Sont concernés, "tous les habitants qui ne sont pas rigoureusement indispensables au fonctionnement d'entreprises particulièrement importantes. ou de nécessité vitale au ravitaillement, au maintien de l'ordre et du calme, ainsi qu'à la marche régulière de l'administration."
L'Arsenal de Cherbourg est effectivement bombardé le 24 et 28 octobre 1943.
Enfin du 24 au 27 juin 1944, lors du débarquement des troupes alliées, l'artillerie embarquée va pilonner Cherbourg et les batteries allemandes installées sur le littoral, et le Casino va être partiellement détruit.
En 1953, la ville de Cherbourg rachète les terrains et va y faire élever en 1965 deux tours, dites "Tours du Casino". Il ne reste aucune trace de cette époque fastueuse. Kiosque détruit.
Un autre kiosque a été érigé Place d'Armes, aujourd'hui place de la République, à Cherbourg en 1890, détruit en 1951.

Terrasse du Casino, côté Plage vers 1900

Casino de Cherbourg 1945 — Devant le casino, nombreux véhicules américains. Région bombardée.

Image
publié par Beube Sam 30 Juin 2012 15:01

Cherbourg. — La saison au Casino touche à sa fin et il faut espérer que le Grand-Théâtre, grâce à une intelligente revision du cahier des charges, va nous donner une belle saison d'hiver.
Félicitations à M. Talabot, à M. Colonne, le jeune et distingué ténor léger, à M. Azéma, l'amusant trial, à Mlle Montini, l'excellente chanteuse légère, et tous nos compliments à M. Snoeck, l'habile chef d'orchestre.
(Le Monde Artiste 9/9/1900)
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

CLERMONT-FERRAND - L'heure de la musique au jardin Lecoq
(PUY-DE-DÔME)
Le Jardin des plantes, créé au début du XIXème siècle, prend le nom de Jardin Lecoq en 1871, en hommage à Henri Lecoq (1802-1871), pharmacien et botaniste, directeur de ce parc à partir de 1826.
Le jardin est restructuré et agrandi entre 1880 et 1900, on y ajoute la passerelle, le kiosque à musique, les serres bénéficient d'un chauffage...
Le journal l'Avenir du Puy de Dôme de 1897 s'enflamme : " Le dimanche, quand arrive l’heure où l’une de nos deux excellentes musiques militaires va se faire entendre, les allées sont littéralement envahies ; le jardin Lecoq est à Clermont ce que l’avenue des Champs-Élysées est à Paris ! "
Détruit en 1955, le kiosque est remplacé par un théâtre de verdure, qui sera supprimé en 2005 pour faire place à des pelouses et plantations.
Le kiosque à musique aurait-il résisté à la tempête de 1999 qui a fait des ravages dans le parc ? Kiosque détruit.

Jardin Lecoq sans son kiosque aujourd'hui

Image
publié par RIGOUARD 13 Mai 2014 09:18

Formations sévissant dans le kiosque de Clermont :
Les Enfants de l'Auvergne (dirigés par Soulacroup, 40 exécutants), le Petit Orchestre (50 exécutants), l'Orchestre symphonique (65 exécutants), la Société Lyrique (60 exécutants, direction M. Monge)
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

CLICHY - Vue Panoramique de la Place des Fêtes
(HAUTS DE SEINE)
La Place des Fêtes de Clichy, à ne pas confondre avec celle non moins connue du côté de Belleville à Paris 19ème, a été créée en 1883. L'architecte Bertrand Sincholles y fait construire ce kiosque, de forme octogonale, en 1896, à l'aide de l'entreprise "Société de Construction de Neuilly", pour un coût de 26.000 francs. Inauguré le 8 juin 1896, il présente au fronton de chacune de ses huit faces, une lyre à trois cordes, sous laquelle figure l'inscription du nom d'un compositeur de musique français du 19ème siècle :
François-Adrien Boieldieu (1775-1834)
Daniel-François-Esprit Auber (1782-1871)
Louis-Joseph-Ferdinand Hérold (1791-1833)
Hector Berlioz (1803-1869)
Charles Gounod (1818-1893)
Ambroise Thomas (1811-1896)
Léo Delibes (1836-1891)
Alexandre-César-Léopold Bizet, dit Georges Bizet (1838-1875).
1.600 chaises sont alignées autour du kiosque, louées chacunes 10 centimes les jours de concert. Chaque jeudi, un concert gratuit y est donné, jusqu'en 1939.
La Place des Fêtes a été rebaptisée Place Sacco-Vanzetti de 1927 à 1940, de nouveau Place des Fêtes pendant l'occupation, puis, depuis 1945, Place des Martyrs de l'occupation allemande. Kiosque toujours en place.


voir ici : Place des Martyrs à Clichy (Clichy-la-Garenne) et Kiosque de Clichy aujourd'hui

Image
publié par vilmaug Sam 14 Jan 2012 22:02

Clichy-la-Garenne compte 5 formations musicales en 1910 :
— Le Cercle Choral, 35 exécutants.
— La Française (Tambours et clairons), 12 exécutants
— L'Harmonie municipale, dirigée par M. E. Bertrand, 98 exécutants
— L'Union Chorale, 35 exécutants.
— L'Harmonie de l'imprimerie Paul Dupont, dirigée par M. Cavaillé-Massenet, 55 exécutants.
L'imprimerie créée par Paul Dupont (1796-1879), était tout d'abord installée au 4 rue du Bouloi à Paris. En 1858, une succursale est ouverte à Clichy 12 rue du Bac-d'Asnières. Celle-ci devient ensuite l'unique établissement de l'entreprise, et compte jusqu'à 1200 salariés ; elle perdurera jusqu'en 1985.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

AUXERRE - Le Kiosque de Musique
(YONNE)
Kiosque édifié en 1893 sur l'Esplanade du Temple, à proximité de l'ancienne Porte d'Eglény. Cette promenade est créée sur l'emplacement des anciennes fortifications et plantée d'arbres dès 1736. En 1854, cette voie qui joint les portes du Temple et d'Eglény va être nivelée et écrêtée, les fouilles vont permettre de découvrir une quantité importante de jetons et monnaies anciens, environ 300, dont des méreaux, des jettoirs, médailles, tournois, douzains, deniers, liards, écus etc...
Le 28 juillet 1867, un monument de bronze en hommage au maréchal Davout, sculpté par Auguste Dumont (1801-1884), est érigé sur l'esplanade. Davout a survécu au kiosque à musique qui, lui, a subi l'outrage des démolisseurs en 1970.
La musique du 4ème de ligne s'y faisait entendre, tout comme celle des 18 Tambours et Clairons de la fanfare ouvrière, celle des 50 chanteurs de la Chorale auxerroise, fondée par les travailleurs du livre en 1892, sans compter les 50 virtuoses de l'Harmonie auxerroise, les 39 Cuivres de la Fanfare ouvrière auxerroise, les 45 musiciens de la Société philharmonique et enfin les 20 Trompettes de la La Gaîté auxerroise fondée en 1901.
Kiosque détruit.

voir ici : Statue du Maréchal Davout

Image
publié par mimigege Mar 17 Juin 2014 12:44

Exposition de 1893, au cours de laquelle, le Kiosque à musique d'Auxerre a été inauguré en grandes pompes...
EXPOSITION NATIONALE A AUXERRE
La ville d'Auxerre (Yonne) prépare une Exposition nationale, qui sera ouverte au mois de juin prochain, en même temps que le concours agricole régional organisé en cette même ville par le ministère de l'agriculture. Cette exposilion comprend : les Beaux-Arts, les Arts libéraux, le Commerce, les Industries, etc., et notamment
une section d'Économie sociale, à laquelle on donne une grande importance, en raison du vif intérêt qui s'attache aujourd'hui aux questions sociales : le Travail sous toutes ses formes, l'Épargne, la Mutualité, l'Hygiène sociale, l'Assistance publique, les mouvements sociaux : Démographie, Monographies, Statistiques, etc.
(Moniteur de la Papeterie Française et de l'industrie du papier 15 février 1893)

Boulevard du 11 novembre (Esplanade du Temple) aujourd'hui et hier. La belle demeure à la toiture ouvragée est toujours en place, le kiosque, sans aucune raison, a été détruit.
Image
(google maps) + (carte Delcampe tous droits réservés)
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