Kiosques à Musique

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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » jeu. 29 janv. 2015 13:36

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Kiosques à musique de A à E
Kiosques à musique de F à L
Kiosques classés par Départements
Kiosques à Musique — Petits Plus

BERNAY - Kiosque de musique
(EURE)
Le Kiosque à musique rustique, constitué d'un simple socle et d'un entourage en béton armé imitant les branches d'arbres, est installé, avant 1908, dans le Jardin de l'Abbaye dit de la Sous-Préfecture.
Reconstruits en 1686, après avoir été ruinés par les troupes huguenotes en 1590, les bâtiments conventuels de l'Abbaye Notre-Dame de Bernay sont, à partir de 1790, transformés en Mairie et Hôtel de la Sous-Préfecture. En 1913, les services de la sous-Préfecture déménagent, le jardin qui lui était dédié devient le Jardin Public, l'Hôtel de Ville reste en place.
Kiosque disparu.


voir ici, Jardin de l'Abbaye de Bernay, sans kiosque, aujourd'hui.

Image
par JeanMarc » Jeu 29 Jan 2015 13:30

Formations musicales actives à Bernay en 1909 :
Musique municipale (harmonie), direction Trefouel, président Puel, 75 exécutants ;
Symphonie de Bernay, direction Trefouel, 45 exécutants ;
Fanfare du collège, direction Thuloup, 20 exécutants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 30 janv. 2015 16:07

BESANÇON - Kiosque de Micaud
(DOUBS)
Dès 1830, la municipalité envisage de créer un parc le long du Doubs, sur une zone marécageuse. Il ne sera réalisé qu'en 1843, sous la houlette de Jean-Agathe Micaud (1770-1860), maire de Besançon de 1835 à 1843.
L’architecte Alphonse Delacroix (1807-1878) dresse les plans de ce parc arboré de 3 hectares, parc qui sera baptisé du nom de son initiateur, Micaud. Le Kiosque à musique qui date de 1883, tout d'abord édifié sur la place du Marché, est transféré dans le parc Micaud. Une cascade, des bassins, un carrousel, une aire de jeux viennent agrémenter le parc.
La proximité du parc Micaud avec le Doubs entraîne périodiquement des inondations impromptues. Ainsi, en 1880, "les allées de Micaud ont été visitées par l'élément liquide, ainsi que les caves de quelques particuliers" ; en 1925, "la promenade Micaud est complètement submergée" ; en 1930, "la promenade Micaud est inondée, entre Besançon et Montbéliard, les terres riveraines sont submergées" etc... Le Kiosque aurait dû être construit sur pilotis !...
Kiosque toujours en place.


voir ici, promenade Micaud et son Kiosque, aujourd'hui (superbe cliché rafraîchissant).

Image
publié par JeanMarc Ven 30 Jan 2015 15:58

Au moins 13 formations musicales sont actives à Besançon en 1909, c'est donc à juste titre que 3 Kiosques à musiques y ont été édifiés :
— La Concorde de St-Ferjeux (fanfare), direction Bouillot, 32 exécutants ;
— Union chorale Alsacienne-Lorraine, président Josselin, direction Schidenhelm, 47 exécutants ;
— L'Avenir du Canton Nord (harmonie), direction Barbezat, 40 exécutants ;
— Union chorale La Gatte de Canot-la-Butte, direction Marquis, 28 exécutants ;
— L'Espérance de Rivotte (chorale), direction Mesnier ;
— Union Musicale des Chaprais, créée en 1905, direction Marc, 68 exécutants ;
— La Comtoise (musique de la Société de gymnastique), direction Deroubaix.
— La Chapraissiène, (trompettes), direction Gitard ;
— Harmonie nautique bisontine, direction Angelloz, 80 exécutants ;
— L'Echo du Mont-Bart (trompes de chasse) , direction Quidorff.
— Fanfare des Papeteries, direction Poimboeuf ;
— Orphéon bisontin, direction André ;
— Musique des Sapeurs-Pompiers, direction Cattin.

voir ici, Buste de Just Becquet et Kiosque à musique, parc Micaud, aujourd'hui.
Buste de Just Becquet, parc Micaud, aujourd'hui.

14 août 1909 — Les Fêtes de Besançon — Inauguration de la statue de Just Becquet. — Cérémonie patriotique.
— La ville est délicieusement parée ; partout s'élèvent des arcs de triomphe portant des souhaits de bienvenue à l'adresse des sociétés musicales qui viennent prendre part au grand festival et des sociétés de vétérans des armes de terre et de mer qui viennent assister à l'inauguration de la statue du général Jeanningros, fondateur de la société.
A trois heures et demie, à la promenade Micaud, le long du Doubs, on inaugure la statue de Just Becquet, artiste sculpteur, né à Besançon en 1829, mort à Paris en 1907.
La statue, en marbre, est l'oeuvre du sculpteur Henri Léon Greber (1854-1941), artiste parisien, élève du maître disparu.
Plusieurs discours sont prononcés par H. Boudot, président du comité du monument, par le maire et par le préfet.
Pendant ce temps, les vétérans des armées de terre et de mer se sont réunis place du 4 Septembre. et, précédés des musiques, se sont rendus au cimetière du Champ-Bruley, où s'élève un monument à la mémoire des soldats français tués en 1870-1871.
M. Sansbœuf, président de la Société des vétérans, a prononcé un discours patriotique et déposé une palme en bronze sur la tombe des héros morts pour la patrie.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » sam. 31 janv. 2015 14:20

BESANÇON - Promenade Granvelle - Le Kiosque
(DOUBS)
L'origine de Granvelle remonte au XVIème siècle. Nom d'adoption d'un certain Nicolas Perrenot, il restera attaché au Palais qu'il a édifié et à la promenade qui en constituait les jardins. (1)
Ces jardins, privés jusqu'en 1728, deviennent à cette date, en partie une promenade publique, par autorisation du duc de Tallard, gouverneur, maître des lieux. De 1778 à 1783, sur les plans de l'architecte Claude-Joseph-Alexandre Bertrand (1734-1797), la promenade va prendre la forme qu'elle a aujourd'hui : plantation de tilleuls, bancs de pierre, jets d'eau, pelouses...
Un premier Kiosque à musique en bois, installé en 1864, est remplacé en 1884 par le joli Kiosque de pierre, octogonal, dû à l'architecte Edouard Gribling.
Outre les nombreuses formations musicales citées ci-dessus (voir Kiosque de Micaud, ci-dessus), le Kiosque de Granvelle est assidument fréquenté par le 60ème Régiment d'infanterie, caserné à Besançon depuis 1875.
La promenade Granvelle est agrandie à plusieurs reprises grâce à l'acquisition de terrains et maisons y attenant.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Promenade Granvelle de Besançon et son Kiosque, aujourd'hui.
Fanfare au Kiosque Granvelle (2011).

Image
publié par JeanMarc Sam 31 Jan 2015 14:06

(1) Nicolas Perrenot (1486-1550), avocat du roi au bailliage d'Ornans, conseiller au Parlement de Dole, va remplir en tant que chancelier de nombreuses missions de conseil et médiations auprès de Marguerite d'Autriche, de Charles Quint, du pape Paul III... Ayant acquis, entre autres, la seigneurie du village de Grantvelle, ce nom devient son nouveau patronyme, et lorsqu'il achète à Besançon le vaste immeuble qui, transformé par ses soins, va devenir un Palais, c'est tout naturellement que celui-ci est baptisé le Palais Grantvelle, orthographié plus tard Granvelle. La ville de Besançon, fière d'avoir dans ses murs cette haute personnalité, l'exonère, en 1538, de toute imposition foncière à perpétuité et va même jusqu'à lui offrir, en 1542, le terrain lui donnant accès à un "filet d'eau", soit une cour et le jardin, ce qui correspond à la promenade Granvelle actuelle.
Le domaine passe successivement entre les mains de divers héritiers Granvelle, et, en 1637, faute d'héritiers directs, Jacques-Nicolas de la Baume, comte de Saint-Amour, en devient propriétaire. En 1676, la ville de Besançon prend à bail le Palais pour y loger son gouverneur, moyennant un loyer annuel de 2.000 livres, tout en assurant les réparations et l'entretien. Le 14 août 1712, compte tenu des lourdes dépenses occasionnées par cette location, la Ville décide d'acquérir le Palais moyennant un paiement imédiat de 3.000 livres au comte de Saint-Amour et lui créant sur l'hôtel de ville une rente annuelle de 2.850 livres.
Le 12 février 1728, le gouverneur donne des instructions pour que le jardin attenant au Palais soit transformé à usage de promenade publique, ce dont Besançon manquait cruellement. Les allées vont donc être aménagées en ce sens, cependant le jardin par lui-même reste amodié à un maraîcher jusqu'en 1778. A cette date la ville va racheter le droit de jouissance viagère sur ce jardin dont disposait la veuve Plançon, droit que lui avait concédé le gouverneur en 1758.
La Révolution va encore modifier le statut du Palais. La charge de gouverneur de la province étant supprimée, le Palais qui lui était réservé, n'étant plus affecté à un service public, est adjugé par la ville, en juillet 1793, pour une somme de 98.200 livres, auprès d'un certain Hérard. La fille de celui-ci, Mme Just Détrey, revendra l'édifice à la ville de Besançon en 1864 pour 350.000 francs. Un arrêté préfectoral du 21 mai 1864 autorise la ville de Besançon, représentée par son maire, M. Clerc de Landresse, à acquitter, dans un délai de vingt ans le montant de cette acquisition.

Palais de Granvelle — Statue de Victor Hugo sur la Promenade de Granvelle
Image

Programme des fêtes lors de l'inauguration de la statue de Victor Hugo, sur la Promenade Granvelle, oeuvre du sculpteur Just Becquet (voir Kiosque Micaud de Besançon ci-dessus) :
— 16 août 1902. A cinq heures, réception officielle, à la préfecture ; à six heures, banquet du conseil général ; à huit heures, retraite aux flambeaux ; à neuf heures, au Kursaal-Théâtre, représentation de gala par les artistes de la Comédie-Française. Illuminations générales.
— Dimanche 17 août 1902. Continuation des concours et expositions. A huit heures du matin, visite de l'hôpital par les ministres ; à huit heures et demie, visite à l'Institut botanique et des concours agricoles ; à neuf heures, inauguration du buste de Pasteur au lycée ; à neuf heures trois quarts, inauguration de la statue de Victor Hugo, place Granvelle ; à onze heures, distribution des prix, au Kursaal, du concours régional agricole, sous la présidence de M.. Mougeot, ministre de l'agriculture ; à onze heures et demie, visite des Facultés.
A midi, grand banquet populaire offert par la municipalité à MM. les ministres de la guerre, du commerce et de l'agriculture ; à M. le directeur de l'enseignement supérieur et à M. Jules Claretie, membre de l'Académie française, dans la cour d'honneur du lycée Victor Hugo.
A trois heures, visite du stand et des diverses expositions ; à quatre heures, à Chamars, grande fête de gymnastique, suivie de la distribution des prix ; à neuf heures, grande fête vénitienne entre le pont de Brégille et le pont du Chemin-de-Fer ; illuminations à Micaud et à Granvelle ; feu d'artifice sur le pont de Brégille.
Dans la soirée, départ des ministres. Fête de nuit organisée par l'Association des étudiants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 2 févr. 2015 15:38

BESANÇON - Le Casino et l'Hôtel des Bains
(DOUBS)
Les eaux salines de Miserey, situées à six kilomètres de Besançon, découvertes en 1866, vont être exploitées à compter de 1892, après la construction de la station Thermale des Salins de la Mouillère. Besançon devient à cette occasion, propagande oblige, « Besançon-les-Bains ».
Sur les plans de l'architecte Maurice Forien (1860 - † après 1922), le Casino est édifié, en 1891-1892, par l'entreprise Pateu des Chaprais. Dans la foulée, celle-ci emporte l'adjudication pour la construction de l'Etablissement Thermal et du Grand Hôtel Des Bains — architecte Alfred Ducat (1827-1898).
Le casino est inauguré le 10 juillet 1892 lors d'une grande soirée avec concert, ballet et feu d’artifice sur le Doubs. Suivent les Thermes Salins de la Mouillère, situés à droite du Casino, inaugurés la même année, puis le Grand Hôtel des Bains fin 1893 (80 chambres).
Outre ses salles de jeux, le casino inclut un restaurant et une salle des fêtes pour 900 personnes. Le Kiosque à musique, octogonal, est édifié en 1892 dans le parc situé devant le casino, parc où les jeux de croquet et de law-tennis sont pratiqués.
Le Casino est ouvert de mai à octobre, des concerts s'y tiennent quotidiennement de 17 à 19 heures et de 20h30 à 22 heures. Un orchestre d'une trentaine de musiciens y est attaché, et un grand bal dominical s'y déroule.
La station atteint son apogée avant la grande guerre, mais va péricliter après ; les Thermes sont rachetés par la commune en 1932, puis laissés à l'abandon. L'Hôtel des Bains est transformé alors en maison de retraite. Le Casino est toujours actif, et de nouveaux Thermes plus modestes ont remplacé l'ancien édifice.
Kiosque disparu.

voir ici, Casino de Besançon sans son kiosque, aujourd'hui.
voir ici, ancien Grand Hôtel des Bains de Besançon, Villa Médicis aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Lun 2 Fév 2015 15:30

Descriptifs publicitaires du Casino-Restaurant et du Grand Hôtel des Bains en 1895 :
Casino - Grand Café - Restaurant de 1er Ordre
Déjeuners, Dîners et Soupers à prix fixe et à la carte.
Jeux de Petits Chevaux et Jeux divers, etc.
Magnifiques jardins. — Salle de fêtes et de spectacle, très vaste et bien aérée ; représentations pendant toute la saison d'Été. — Bals. — Orchestre : concert

Grand Hôtel des Bains
Communications téléphoniques de l'hôtel avec Paris.
Vue splendide sur les Jardins du Casino et les Montagnes du Jura.
Eclairage électrique — Ascenseur — Salon de dames — Piano, Revues, Journaux — Salle de bains — Billard — Fumoir style mauresque.

W. Boos. gérant

Affiche publicitaire Casino et Thermes de Besançon 1895
Image

Si vous ne trouvez pas votre mal dans la liste des maladies traitées par les Thermes Salins de la Mouillère,
c'est que vous êtes bien portant !...
L’établissement thermal comprenait 74 cabines réparties en trois classes, des salles de douches, de bains vapeur et de massage.
Maladies traitées avec succès par les eaux chlorurées sodiques fortes, bromo-iodurées de la Mouillère :

Etat lymphatique et lymphatisme.
Scrofulose et ses multiples manifestations de toutes formes et à tous degrés.
Anémie et chloro-anémie.
Débilité générale (congéniale ou acquise).
Epuisements, convalescences ; surmenage.
Cachexie au début.
Tuberculoses localisées (non viscérales, prévention de la phtisie).
Prédisposition aux diathèses (tuberculose, arthritisme, etc.).
Neurasthénie, asthénie nerveuse, irritation spinale.
Névroses (hystérie, chorée chronique, etc.).
Paralysie spinale de l'enfance.
Hémiplégies et paraplégies anciennes.
Ataxie locomotrice.
Névralgies et névrites périphériques.
Hypocondrie et mélancolie.
Pléthore abdominale ; engorgements abdominaux.
Hémorrhoïdes.
Diarrhée et dyssenterie chroniques.
Affections chirurgicales diverses (osseuses et articulaires).
Arthrites et hydarthroses.
Abcès froids et abcès migrateurs.
Mal de Pott.
Fractures et arthrites anciennes ; foulures.
Atrophies musculaires et rétractions.
Conjonctivites, kératites, otorrhées, coryzas chroniques (de nature lymphatique).
Fibromes utérins.
Troubles de la menstruation ; dysménorrhée.
Vulvite ; leucorrhée.
Endométrite ; métrite parenchymateuse.
Salpingites et péri-salpingites chroniques.
Déviations utérines récentes ; adhérences.
Rhumatisme chronique.
Goutte atonique.
Uricémie et gravelle urique (en dehors des crises).
Obésité. — Diabète.
Rachitisme.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 4 févr. 2015 10:07

BÉTHUNE - Jardin public - Le Kiosque
(PAS DE CALAIS)
Si les Régiments d'infanterie et leur musique étaient omniprésents dans quantités de villes, éveillant un sentiment de fierté patriotique chez beaucoup — but voulu mais inavoué de ces manifestations —, celui de Béthune a marqué la ville ne serait-ce que par la présence de sa musique dirigée par le maestro Charles-Julien Naninck (1), chef de musique du 73ème régiment d'Infanterie de 1885 à 1914. Ville de garnison, Béthune possédait pas moins de 3 casernes : caserne Lafeuillade, caserne Chambors et caserne de Montmorency (ancienne Caserne Saint-Yor). C'est dans cette dernière qu'est cantonné le 73ème R.I. (2) de 1870 à 1914.
C'est donc sur les instances du 73ème que le maire Charles Delisse-Engrand décide, en décembre 1875, la construction d'un Kiosque à musique sur la Grand'Place (aujourd'hui Place Foch). Ce kiosque est apparemment de taille insuffisante et bâti de manière précaire. Aussi, en février 1883, il est décidé par le nouveau maire, Oscar Dupuich, d'édifier un autre Kiosque à musique, dans le Jardin Public, fraîchement créé.
Ce Jardin, installé en 1876 sur les terrains marécageux qui encerclaient le Château-fort de Béthune, n'en est qu'à ses premiers balbutiements : seules les plantations arbustives et l'arrosage sont en place, le bassin et son jet fonctionnent. Et c'est donc en même temps que l'édification du kiosque, en 1883, que les agencements du Jardin sont complétés : on achète 6 bancs hollandais de deux mètres, 60 chaises pliantes en fer, 40 chaises paillées.
On fait appel pour le Kiosque à musique aux entreprises nancéennes Zimmermamn & Vérin et au métallier Frédéric Schertzer, la municipalité ayant choisi d'avoir un Kiosque identique à celui de la Pépinière à Nancy. Et c'est ainsi que ces deux jolis kiosques octogonaux, à quelques détails près, se ressemblent comme deux gouttes d'eau.
Lors du conflit 1914-1918, Béthune est épargnée pendant les 3 premières années ; entre les mois de mai et d'octobre 1918, elle subit des bombardements intenses : le Beffroi, la Grand'Place (bombardée le 28 mai) et ses alentours sont totalement détruits, le jardin Public et son kiosque sont épargnés, la ville est amputée d'environ un tiers de ses maisons.
Le Kiosque est inscrit à l'inventaire des monuments historiques par arrêté du 29 octobre 1975.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Kiosque du Jardin Public de Béthune et Statue de Charles-Julien Naninck, aujourd'hui.
et Ici.

Image
publié par JeanMarc Mer 4 Fév 2015 09:45

(1) Charles-Julien Naninck (1860-1947).
En 1881, Naninck remporte le 1er Prix du Cornet à Piston au concours du Conservatoire. En 1878, au même concours, Naninck avait reçu le 1er accessit du Cornet à Piston, aucun 1er prix n'ayant été décerné cette année-là. Et en 1877, il était titulaire du second accessit.
En 1883-1884, il est sous-chef de musique au 54ème Régiment d'Infanterie. Par décret du 1er septembre 1884, Naninck est nommé à l'emploi de chef de musique du 78ème R.I.
Par décision ministérielle du 28 avril 1885, Naninck passe chef de musique du 73e R.I., en remplacement de M. Nicolas, admis à la retraite, poste qu'il occupe jusqu'en 1912.
En 1952, un buste à son effigie est dressé à l'entrée du Jardin Public, dans l'alignement du Kiosque à musique. Cette sculpture, inaugurée le 22 juin 1952, est due à Emile Morlaix (1909-1990)

voir ici, Kiosque du Jardin Public de Béthune, aujourd'hui.
et Ici.

BÉTHUNE - Kiosque du Jardin Public
Image
publié par JeanMarc Lun 2 Fév 2015 15:55

(2) Il ne sera pas dit que les Carmélites s'en laissent conter par un Régiment d'Infanterie !
L'an 1792, le 13 janvier, à 11 heures du matin.
Le Corps municipal de la ville de Dunkerque assemblé, lecture a été faite d'une requête des RR. Carmes de cette ville par laquelle ils exposent que les soldats du 73e Régiment d'Infanterie qui viennent d'être embarqués et qui ont logé dans leur Couvent y ont commis des dégradations et ont consommé de l'huile à brûler et des chandelles pour la somme de 49 fr. 10, priant la Municipalité de les indemniser ; des Commissaires ayant été sur les lieux et vérifié les dégradations, en ayant été délibéré, ouï le Procureur de la Commune, il a été arrêté que les Commissaires pour les travaux feront incessamment réparer les dites dégradations et qu'il sera payé aux dits religieux la dite somme de 49 fr. 10 c.
Signé : (illisible), Maire et MERLAN, Gouverneur.
(Extrait du Registre aux délibérations de la Municipalité de Dunkerque du 13 janvier 1792).


voir ici, Harmonie de Béthune au Kiosque de Béthune, aujourd'hui (2014).
Harmonie de Béthune (2014) (2ème cliché).
Harmonie de Béthune (2014) (3ème cliché).

BÉTHUNE - Le Jardin Public
Image
publié par JeanMarc Mar 3 Fév 2015 07:13

Formations musciales actives à Béthune en 1909 :
Musique municipale et des sapeurs-pompiers (harmonie), créée en 1836, président A. Legillon, direction Philippe, 106 exécutants ;
Fanfare du collège communal, direction P. Thellier, 25 exécutants ;
Les Orphéonistes Béthunois (chorale), président. Flament, direction Vantouroux, 45 exécutants ;
Fanfare du commerce, président-directeur P. Thellier, 59 exécutants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » jeu. 5 févr. 2015 10:56

BÉZIERS - Place et Fontaine de la Citadelle
(HÉRAULT)
voir ici, les renseignements déjà publiés sur le kiosque de la Place de la Citadelle de Béziers.

L'ancienne forteresse détruite vers 1633 à l'emplacement de cette place, cette dernière va prendre les noms les plus divers liés aux évènements du moment : place de l'Esplanade au début du XVIIe siècle, elle devient place de la Fédération, place de la Liberté puis place d'Armes, pendant la période révolutionnaire ; dans les années 1830, la place prend réellement forme et redevient place de la Citadelle, son nom d'origine. A cette époque s'y tiennent les marchés aux bestiaux avant que d'être transformée en promenade.
La Fontaine monumentale et le Kiosque à musique sont édifiés sur cette place en 1887 dans l'alignement d'une statue, visible dans le fond de notre carte ; celle-ci les a précédés d'un demi-siècle, en 1838. Cette statue de bronze de douze pieds de haut, élevée en hommage à Pierre-Paul-Riquet (1) est l'œuvre du sculpteur Pierre-Jean David d'Angers (1788-1856). (2)
Le Kiosque est partagé entre les nombreux Orphéons biterrois et le 17e régiment d'infanterie de ligne, cantonné à Béziers depuis 1870 jusqu'à 1914. En 1909, G.C. Weimberger dirige de main de maître la musique du 17ème R.I. depuis le 11 octobre 1881. Le 96ème R.I. va également les rejoindre.
Après 1918, la place devient évidemment place de la Victoire, pour finalement s'appeler Jean-Jaurès...
Des troix monuments de cette place, la Statue Riquet est la seule survivante des destructions massives municipales biterroises des années 1950.
Kiosque et Fontaine disparus.

voir ici, Statue Paul Riquet, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Jeu 5 Fév 2015 10:45

13 et 14 juillet 1895 — La Fête nationale à Béziers
13 Juillet. — A 6 h. ½, salves d'artillerie place de la Citadelle, place de la République ; à 7 heures, sonnerie des cloches des églises et mairie ; à 8 h. ½, illumination des façades de l'hôtel de ville et du théâtre ; à 8 h. ½, retraite aux flambeaux exécutée par la musique du 81e de ligne, les trompes de chasse du 13e chasseurs et la Lyre biterroise (81e de ligne et 13e chasseurs : point de départ, gare du Nord, avenue de Pézenas, route Nationale, arrêt sur la place du Théâtre, en l'honneur des autorités civiles et de la municipalité ; Lyre biterroise : réunion place du Théâtre) ; à 8 h. 40, exécution de la Marseillaise, par le 81e de ligne et la Litre biterroise, fanfare par le 13e chasseurs ; à 8 h. 50, reprise des itinéraires (81e de ligne et 13e chasseurs : route Nationale, avenue d'Adge, arrêt devant le logement du colonel commandant d'armes, avenue du Fer-à-Cheval, avenue Gambetta, dislocation devant la gare du Midi ; Lyre biterroise : route Nationale, place de la République, rue de la République, rue Paul-Riquet, rue Flourens, place de la Mairie, arrêt rue Nationale, rue Garibalbi, avenue de Toulouse, Pont-Neuf) ; à 9 h. ½, fête vénitienne sur la rivière d'Orb, entre le Pont-Vieux et le Pont-Neuf, concert par la Lyre biterroise, feu d'artifice sur le Pont- Vieux.
14 juillet. — A 6 heures du matin, salves d'artillerie place de la Citadelle, place Saint-Louis, sonnerie des cloches des églises et mairie ; à 7 h. ½, revue des troupes de la garnison sur les allées Paul-Riquet, défilé ; à midi, sonnerie des cloches des églises et mairie ; à 3 heures, joutes biterroises dans le bassin du Port-Neuf, concert par la Musique des Ecoles ; à 8 heures, illumination des façades de l'hôtel de ville et du théâtre, illumination des allées Paul-Riquet, de toute la place de la Citadelle, du plateau des Poètes, place et rue de la République, rue Paul-Riquet, Halles-Centrales, rue Flourens, place de la Mairie, rue Nationale ; à 8 h. ½, concert sur le kiosque de la Citadelle par la musique du 81e de ligne ; à 10 heures, feu d'artifice tiré sur l'ancien Champ-de-Mars; à 10 h. ½, bals et fêtes de quartier et au faubourg du Pont.
Les établissements publics sont autorisés à rester ouverts pendant les nuits des 13 et 14 juillet.

28 juin 1896 — Concert de la Musique du 81e de ligne sur le Kiosque de La Citadelle
— Aujourd'hui dimanche, de 8 h. ½ à 10 heures du soir, concet du 81e R.I. sur le kiosque de la Citadelle :
Allegro militaire, (X). — Albe et Rome, ouverture (Mercadante). — Lucie de Lamermoor, sextuor (Donizetti). — Les Enrôleurs, valse (Labitzky). — Marche aux Flambeaux, (Meyerbeer). — Champagne, polka (Tourneur).


Divers concerts donnés sur le Kiosque à musique ou la Place de la Citadelle
— 28 août 1898 de 20 à 22 heures. — Concert populaire sur la Place de La Citadelle avec la musique du 17e R.I. et Banda de Barcelone.
— 29 Août 1904. Concert au kiosque à musique (Place de la Citadelle)
Musique du 2e Génie : — Tanhauser (Wagner) — Scènes pittoresques (Massenet) — Carnaval (Guiraud). Laffont chante un air de Robert le Diable et Mlle Durand de l'Opéra la scène du 2e acte de La Juive.
— 29 août 1908 à 21 h. 30. Grand-Concert au Kiosque sur la place de la Citadelle avec la musique de l'École d'Artillerie de Toulouse.
— 30 août 1908 à 20 h. 30. Concert sur la place de la Citadelle par la musique du 96e R.I.
— 31 août 1908 à 20 h. 30. Concert de Gala au Kiosque sur la place de la Citadelle.
— 1er septembre 1908 à 20 h. 30. Concert sur la place de la Citadelle avec la Lyre Biterroise.
— 5 septembre 1908 à 20 h. 30. Concert sur la place de la Citadelle par la musique du 96e R.I. et L'Orphéon L'Avenir.
— 6 septembre 1908 à 20 h. 30. Concert sur la place de la Citadelle par les musiques du 96e R.I. et du 2e Génie, la Lyre Biterroise, Guilhaumon (baryton).
— 28 août 1909 à 21 h. Concert au kiosque sur la place de la Citadelle par la musique du 2e Génie, avec chant.
— 29 août 1909 à 21 h. Concert sur la place de la Citadelle par la Lyre Biterroise, le Rallye Biterrois, avec chant.
— 5 septembre 1909 à 20 h. 30. Concert populaire sur la place de la Citadelle par les musiques du 2e Génie, 7e Génie, 96e R.I., la Lyre Biterroise et le Rallye Biterrois, avec chant

BÉZIERS - Place de la Citadelle
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publié par JeanMarc Mer 4 Fév 2015 09:49

Formations musicales actives à Béziers en 1909 :
Lyre Biterroise (harmonie), direction Jean Alicot, 90 exécutants ;
Groupe musical les Enfants de Béziers (harmonie), direction Joseph Lignon, 80 exécutants ;
Orphéon l'Avenir, direction Jean Escudié, 60 exécutants ;
Chorale Bitteroise direction Jean Mazot, 50 exécutants ;
Rallye Biterrois (trompettes), direction François Sénégas, 35 exécutants ;
La Philharmonique (orchestre), direction A. Latière, 35 exécutants ;
Estudiantina Bitteroise, direction François Bénégas, 20 exécutants.


(1) Pierre-Paul Riquet (Pierre-Paul de Riquet, baron de Bonrepos) (Béziers 1604 - 1680 Toulouse), architecte, est le créateur du Canal du Midi, le Canal des Deux-Mers, construit entre 1667 et 1682.
(2) La première pierre du piédestal de la statue est posée avec de grandes cérémonies le 20 septembre 1836, en présence de très nombreuses personnalités ; à deux heures de l'après midi un Carrousel est exécuté sur la place de la Citadelle par MM. les Sous-Officiers du 12e Régiment de Chasseurs ; la journée se termine par un concert et un Bal brillant à l'Hôtel-de-Ville.
Le monument est financé par une souscription de 50.000 francs.
Si la pose de la 1ère pierre a entraîné un tel enthousiasme, l'inauguration du monument lui-même, deux ans plus tard, le 21 octobre 1838, s'est forcément effectuée dans une liesse populaire ! Cloches, salves d'artillerie, cortège avec tous les corps de métier et leurs bannières, musique municipale et musique militaire avec son 4e Régiment de dragons.
Sur la place de la Citadelle, plus de 50.000 personnes, chiffre officiel et officieux, assistent à la cérémonie ! Suivent les traditionnels et sempiternels discours. Puis un nouveau cortège se forme et traverse la ville dans tous les sens avec des chars animés par chaque corps de métiers : char des Tisserands, char des Scieurs-de-long, char des Cultivateurs, char des Tonneliers, char des Typographes etc... le tout agrémenté par un combat de dragées sur plusieurs places de Béziers : pas moins de cent cinquante quintaux de dragées vont ainsi être lancés entre les "combattants" sans faire de blessés majeurs.
Le soir les fêtes se terminent par un grand banquet offert aux personnalités dans la grande salle de l'Evêché ; le "peuple", quant à lui, se voit relégué dans deux grandes salles de danse qui lui sont prêtées à cette occasion, et un grand bal est organisé à l'Hôtel de Ville.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 6 févr. 2015 10:43

BIARRITZ - Place Sainte Eugénie - Le Kiosque et l'Église
(PYRÉNÉES-ATLANTIQUES)
En 1856, une chapelle, dédiée tout d'abord à Notre-Dame de la Pitié, puis à Sainte Eugénie, est construite sur la place, sur les plans des architectes Hippolyte Durand et Hippolyte Guichenné. Son coût va s'élever à 39.900 francs. Trop exigüe, elle est démolie en avril 1898 et une nouvelle église, consacrée à Sainte-Eugénie, est bâtie de 1898 à 1903, le clocher n'étant terminé qu'en 1931.
En 1875, un premier Kiosque à musique est édifié sur la Place près de l'Eglise, par l'entreprise André et Fleury. Son utilisation est très réglementée, un cahier des charges est dressé, prévoyant que les concerts aient lieu du 10 juillet au 9 octobre, chaque jour de 20 h 30 à 22 heures jusqu'au 20 septembre, puis seulement trois jours par semaine du 21 septembre au 9 octobre.
Atteint par la limite d'âge, le 20 mars 1905, le conseil municipal décide sa démolition ; un nouveau Kiosque octogonal est construit, pour un montant de 14.189,97 francs, par la Société anonyme de Saint-Sauveur-les-Arras, inauguré le 2 septembre 1905, à l'occasion d'un grand festival musical.
Le 27 mars 1944, en lieu et place de l'aérodrome, cible de leur mission, 49 bombardiers B-24 de la 8ème force américaine larguent près de 700 bombes et détruisent le centre ville de Biarritz, tuant 145 civils, blessant grièvement 89 personnes. Le Kiosque à musique de la place Saint Eugénie disparaît dans la tourmente.
En 1993, un nouveau Kiosque, le trosisième, est bâti sur la place.
Kiosque détruit et reconstruit.

voir ici, Kiosque reconstruit et Eglise Sainte-Eugénie, aujourd'hui (2014).
voir ici, Kiosque reconstruit et Hôtel de l'Océan toujours en place, aujourd'hui (2014).

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publié par JeanMarc Ven 6 Fév 2015 10:35
Biarritz - Place Ste Eugénie et Hôtel de Paris, premier état du kiosque de 1875, remplacé en 1905.
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Biarritz - Place Sainte-Eugénie sans Kiosque - Florida Hôtel
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publié par berckofil Mar 19 Avr 2011 09:04

Formations musicales actives à Biarritz en 1909 :
Société chorale de Biarritz, directeur Rosenfeld, 50 exécutants ;
Les enfants de Biarritz (musique municipale), direction Lafourcade ;
Rallye-Biarritz (société de trompes de chasse), direction Jules Bonnefont, 10 exécutants.

Prix des séjours sur la place Sainte-Eugénie :
1888 : Hôtel de Paris et de Londres, (depuis 8 fr. en hiver; 10 fr. en été), place Sainte-Eugénie (face à l'Eglise).
1905 : Hôtel de Paris et de Londres (petit déjeuner 1 fr. ; déjeuner 3 fr., dîner 4 fr., vin compris, service à part ; chambre de 3 fr. 50 à 7 fr. ;
pension de 8 fr. 50 à. 12 fr. 50 par jour), place Sainte-Eugénie.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » sam. 7 févr. 2015 09:31

BIARRITZ - Hôtel du Palais et Promenade de la Plage
(PYRÉNÉES-ATLANTIQUES)
En 1854, Napoléon III fait construire la Villa Eugénie, au nord de la grande plage de Biarritz, par les architectes Louis-Auguste Couvrechef (1827-1858) et Hippolyte Durand, et, jusqu'en 1870, cet édifice devient la résidence estivale impériale. S'y déroulaient lors des séjours impériaux, bals, feux d'artifices, concerts, grandes réceptions... (1)
De 1870 à 1880, la Villa Eugénie reste à l'abandon, le mobilier part aux enchères. En 1880, pour la bagatelle de 3.000.000 de francs, le domaine est vendu à la Banque Parisienne, qui sous l'enseigne Palais-Biarritz, y installe un café-restaurant et un Casino inauguré le 1er août 1881. Une grande partie des terrains est vendue par lots.
En 1885, le Kiosque à musique est édifié dans le jardin du Casino.
Un certain Raquin, au moyen de la société Hôtel du Palais (2) qu'il crée le 20 décembre 1892, prend en location pour dix ans auprès de la Banque Parisienne, l'immeuble Palais de Biarritz et les terrains y attenants. Il procède à des travaux d'aménagement, fait surélever le bâtiment d'un étage et transforme l'ensemble en résidence hôtelière à compter de 1893 : c'est l'Hôtel du Palais.
Le 1er février 1903, lors d'un incendie, le palais disparaît dans les flammes. Et c'est Alfred Boulant, propriétaire des deux Casinos Biarrots, associé à deux autres hommes d'affaire, Lévy et Bloch, qui va acquérir l'ensemble pour y construire l'Hôtel, dont la renommée n'est plus à faire, encore aujourd'hui.
Kiosque disparu.


voir ici, Hôtel du Palais de Biarritz, sans kiosque, aujourd'hui (2014).

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publié par JeanMarc Sam 7 Fév 2015 09:21

Biarritz - Affiches publicitaires 1890 et 1891
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(1) Revue du Bois 1er octobre 1863.
A Biarritz, la Cour est toujours en grands plaisirs, en grande fête. Le 17 septembre, Leurs Majestés impériales se sont promenées sur l'Adour, à bord de la Souris. Le soir, on danse, et on loue infiniment l'organisation de ces bals d'automne. Si on ne danse pas, alors on a recours aux concerts ; c'est tout à fait charmant. Malheureusement Biarritz va bientôt perdre ses augustes personnages ; l'Empereur et l'Impératrice le quitteront le 5 octobre, nous assure-t-on, pour se rendre au château de Compiègne.

Biarritz - Villa Eugénie et Phare de Biarritz. (lithographie Charles Mercereau vers 1860)
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Biarritz - Promenade de la plage - Kiosque à musique (cliché 1885)
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Biarritz - Vue sur la grande plage - Kiosque temporaire sur la plage (Cliché 1890 d'Edmond Peigné)
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Biarritz - Vue sur la grande plage - Kiosque temporaire sur la plage (détail) (Cliché 1890 d'Edmond Peigné)
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---
L'Hôtel du Palais tel qu'il est présenté dans les publicités en 1905 : appartements avec salle de bains et w.-c. ; restaurant avec véranda sur la mer, jardin d'hiver, ascenseur, chauffage central à vapeur ; parc, lawn-tennis.
---
Edouard VII d'Angleterre, un habitué de l'Hôtel du Palais, lors d'un de ses séjours "incognito" le 7 mars 1907, arrive en grandes pompes par un train spécial. Il est reçu par le maire de Biarritz et le vice-consul d'Angleterre. Diverses notabilités anglaises arrivent également et resteront durant tout le séjour d'Edouard VII. Deux automobiles appartenant au roi l'attendent déjà à Biarritz.
La musique du 57e de ligne quitte spécialement Bordeaux pour Biarritz où elle donnera des concerts pendant le séjour d'Edouard VII.


Biarritz - L'Hôtel du Palais (1912)
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publié par mimigege Mar 3 Déc 2013 11:18

(2) Société anonyme Hôtel du Palais — Durée : Cinquante ans à partir du 9 janvier 1893. — Siège social : à Paris, 7, rue Chauchat — Capital social : un million de francs. — Administrateurs : MM. Weyer, Arnal, Jules Gomès.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 9 févr. 2015 13:42

BIARRITZ - La Rampe Mobile et le Casino Bellevue
(PYRÉNÉES-ATLANTIQUES)
Raimundo Benito de Montfort (1801-1871) ayant acquis les terrains du sud de la Grande Plage, charge, en 1856, l'architecte Alphonse Bertrand d'y construire un Casino-Hôtel et un Etablissement de Bains. Le Casino Bellevue, le premier de Biarritz, est ainsi inauguré en 1858. Outre ses salles de jeux, l'établissement comporte une salle de théâtre, une salle de restaurant, des salons et près de 150 chambres.
Montfort décédé, Cyril Gardères (†1885), propriétaire du Grand-Hôtel place Bellevue, acquiert le Casino en août 1872. Le 8 décembre 1885, après le décès de Gardères, ses biens sont mis en adjudication : la mise à prix du Casino et de l'Hôtel du Casino s'élève à 1.000.000 de francs, le Grand-Hôtel quant à lui est estimé 1.200.000 francs.
Emile Catelain (†1900), propriétaire du parc du Helder à Biarritz, se porte acquéreur du Casino et de l'Hôtel du Casino ; il est secondé par son neveu Alfred Boulant (1), ancien directeur du café du Helder ; son exploitation n'aura qu'une durée fort brève, un incendie détruisant la totalité de l'établissement le 16 octobre 1886. Il était assuré pour 1.968.000 fr, les dégâts sont estimés à un minimum de 400.000 francs. Refait à neuf, l'inauguration du nouveau casino a lieu le 20 juillet 1887.
Le Kiosque à musique est reconstruit sur le balcon-promenade, également en 1887.
En 1900, Alfred Boulant (†1927) reprend les rênes de l'établissement avec sa tante, la veuve Catelain. Il engage l'architecte Edouard-Jean Niermans (1859-1928) pour rénover une nouvelle fois le Casino en 1902. Alfred Boulant va marquer la vie festive, estivale et mondaine Biarrote : organisant concerts, bals, fêtes, représentations théâtrales, batailles de fleurs, feux d'artifices, il acquiert une belle renommée et développe son activité par la prise en sous-location, en 1902, du nouveau Casino de Biarritz, le Casino Municipal, édifié au centre de la Grande Plage. Ce second casino va d'ailleurs occasionner de nombreuses joutes devant les tribunaux entre la municipalité, Boulant et Peyrieux, propriétaire du Casino Municipal.(2)
Boulant va également pousser l'estocade jusqu'à Bayonne, puisqu'il prend des participations dans les arènes de la cité.(3)
La notoriété de Boulant et sa réussite financière vont en choquer plus d'un : ainsi à la chambre des députés, en 1913, un certain de Kerguézec va s'en prendre à tous les croupiers et directeurs de casinos, Boulant étant choisi comme bouc émissaire
voir ici, Petit plus sur les casinotiers..
En 1914, comme la plupart des hôtels de Biarritz, les deux casinos sont réquisitionnés et transformés en hôpitaux temporaires. En 1921, Boulant fait encore l'acquisition de l'hôtel d'Angleterre (4), grand bâtiment visible sur notre carte, situé derrière le Casino Bellevue.
Rénové depuis, à plusieurs reprises, le Casino-Bellevue a fait peau neuve en 1999.
Kiosque disparu.

voir ici, Casino Bellevue de Biarritz sans Rampe Mobile et sans Kiosque, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Lun 9 Fév 2015 13:06

(1) — Le Casino de Biarritz est aujourd'hui la propriété de M. Catelain, un nom bien connu dans le monde des eaux et qui est à lui seul une réclame pour notre station balnéaire.
M. Catelain possédait déjà le beau parc du Helder ; il connaît donc la clientèle de Biarritz, ses goûts et ses désirs. Au besoin, si quelque détail lui échappait, il s'est adjoint comme administrateur M. Boulant, qui depuis plusieurs années réside à Biarritz et a su s'y concilier de nombreuses sympathies. Tout ce qui pourra contribuer au succès de notre saison d'été sera donc tenté.
L'ouverture du Casino aura lieu à l'époque habituelle. Les concerts du Casino verront s'accroître la vogue dont ils jouissent ; le nouveau propriétaire aurait, en effet, déjà traité avec le chef émerite qui dirige le fameux orchestre de Monte-Carlo. (L'Europe-Artiste 20 juin 1886)


Biarritz - Vue des Bains Napoléon et du Casino - lithographie de 1853 par Charles Mercereau (1822-1864)
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(2) Le sexe féminin, pomme de discorde de la co-existence des deux casinos.
Le 14 juin 1900, la ville de Biarritz passe un traité avec MM. Bloch, Bertrand et Peyrieux représentant la Société du Grand Casino Municipal, accordant la jouissance de terrains sis à la Grande-Plage pour une durée de quarante années, à charge d'y établir un casino et de payer à la ville une redevance annuelle de 60.000 francs. A l'expiration du bail, les constructions, jardins, dépendances deviennent, sans indemnité, la propriété de la ville.
La ville s'engage à ne pas favoriser la création d'un nouveau casino ou établissement similaire, pouvant faire concurrence au Grand Casino Municipal.
L'entrée dans la plupart des salles de jeu est interdite aux femmes à cette époque, le Casino Bellevue ne fait pas exception. Mais voilà, la municipalité l'a autorisé pour le Casino Municipal. Et donc le Casino Bellevue se fait fort d'obtenir que l'entrée des femmes soit interdite dans les deux casinos dès 1901. Le Casino Municipal ne l'entendant pas de cette oreille, il met en demeure la Ville de respecter le traité conclus, et demande de maintenir le privilège de recevoir « le sexe féminin ». Le ministère de l'Intérieur alerté, la Préfecture sur le pied de guerre, la Ville en état d'alerte, rien n'y fit. Aussi, le 4 octobre 1902, un avenant au traité de 1900 est conclus entre la Ville et la Société du Casino Municipal, par lequel cette dernière renonce à exploiter son établissement, l'affermant pour dix-huit années, soit jusqu'au 30 octobre 1920. aux propriétaires du Casino Bellevue, Alfred Boulant et Mme veuve Catelain.
Ainsi Alfred Boulant se retrouve seul à exploiter les deux casinos de Biarritz, payant une redevance annuelle de 40.000 francs pour le Casino Bellevue et 60.000 francs pour le Casino Municipal plus 10% de la recette excédant un million. Le 6 juin 1908, le Conseil municipal saisi par des protestations de Boulant sur sa redevance annuelle, accepte de réduire celle du Casino Municipal de 60.000 à 50.000 francs annuels.
La loi du 15 mars 1907 établissant une nouvelle réglementation des jeux va bouleverser l'accord qui semblait parfait. Cette loi stipule, entre autre, que les Conseils municipaux doivent établir un cahier des charges pour tous casinos existants, et Boulant va s'empresser de le réclamer.
Mais le conseil municipal de Biarritz commet l'imprudence de dresser des cahiers des charges différents pour chaque casino. Et la Société du Casino Municipal introduit une action en justice contre la ville de Biarritz, lui réclamant 150.000 francs de dommages-intérêts ; elle estime en effet que les charges qui lui sont imposées sont beaucoup plus onéreuses que celles du Casino Bellevue, que de ce fait la Ville viole son traité qui prévoyait qu'elle ne devait favoriser d'aucune manière un établissement similaire.
Un premier jugement en date du 28 avril 1909 par le Tribunal civil de Bayonne condamne la Ville de Biarritz au paiement d'une indemnité de 500 francs pour simple préjudice moral, estimant que des dommages et intérêts n'ont pas lieu d'être, l'exploitation des deux casinos étant assurée par les mêmes personnes.
Le 8 mars 1911, la Cour d'appel de Pau confirme le jugement, le 18 juin 1912, la Cour de Cassation rejette la demande, enfin le 18 mai 1918, la Chambre des Requêtes se déclare incompétente. Dix ans de procédures pour 500 francs, voilà qui n'est pas cher payé !...

(3) Alfred Boulant à Bayonne.
L'incendie des arènes de Bayonne. — En 1919 aux arènes de Bayonne le public mit le feu parce que l'administration n'avait offert que trois taureaux au lieu de six annoncés. Les dégâts, après estimation, ont été évalués à 400.000 fr. Les entrepreneurs, MM. Boulant, directeur du casino de Biarritz, Campan et Salzedo, ont assigné les Compagnies d'assurances et la ville.
Celles-ci ont de leur côté formulé un recours contre l'Etat.
Le tribunal a prononcé son jugement et condamné l'Etat à une part de cinquante pour cent, soit de 200.000 fr. et la ville et la Société des arènes à la moitié de la somme à parfaire, soit à 100.000 fr. chacune. Les compagnies d'assurances ont été mises hors de cause, le tribunal ayant jugé qu'il s'agit d'un mouvement populaire dégageant leur responsabilité. (Journal l'Argus du 22 octobre 1922)

(4) Marcel Campagne (1818-1900) fait construire l'Hôtel d'Angleterre en 1870 par l'architecte Tisnès et le fait agrandir en 1877 par l'architecte Pierre Louis. L'Hôtel est réquisitionné comme hôpital en 1914 ; Paul Campagne, fils de Marcel, le vend à Alfred Boulant en 1921. Une nouvelle fois réquisitionné, cette fois-ci par les Allemands en 1940, il sera transformé en appartements après la guerre.

Biarritz - Les deux Casinos
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publié par Cyril Mar 28 Oct 2014 14:05

Quelques tarifs et renseignements sur les Casinos et Hôtels du quartier Bellevue :
1888 :
— Bains. Ils se prennent sur la Grande Plage, au Port-Vieux et sur la côte des Basques. On paye 50 c. pour le baigneur (si l'on en prend un), 25 c. pour le costume quand on n'a pas le sien, et 55 c. pour une cabine. On trouvera, près des principaux hôtels, plusieurs marchands de costumes. Les établissements de bains chauds existent au Port-Vieux, au Casino, à la Grande Plage. On peut y prendre des bains d'eau de mer et d'eau douce.
— Concerts publics : place Sainte-Eugénie (entrée aux concerts du soir, de 8 h. 1/2 à 10 h., 50 c) ; aux Casinos, tous les soirs.
— Casinos : — concerts,bals, fêtes, salons de jeux, de lecture, etc. — Abonnements de famille à prix très réduits.
1905 :
— Restaurant du Casino Bellevue (déjeuner 5 fr., dîner 6 fr. et à la carte)
— Grand-Hôtel (petit déjeuner 2 fr. ; déjeuner à table d'hôte, 4 fr., vin compris ; à table séparée 5 fr. (sans vin), dîner 5 fr., vin compris, et 6 fr. (sans vin); chambre depuis 6 fr. ; pension depuis 15 fr. par jour ; bains ; téléphone ; électricité ; lawn-tennis couvert ; jardin), place Bellevue, aussi sur la mer ;
— Hôtel du Casino (éclairage électrique), place Bellevue.

Biarritz - Rampe mobile - Vue d'ensemble (cliché 1903)
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En décembre 1902, l'industriel Espagnol José Cervera emporte le marché de la construction et la concession pour 30 ans d'un élévateur par rampe mobile, destiné à monter les promeneurs de la Grande plage sur la place Bellevue.
La hauteur d'élévation est de 17,67 mètres ; en fait deux rampes mobiles électriques, reliées par une passerelle fixe, vont être installées, inclinées à 30% , de 37,50 mètres et 21,30 mètres de longueur. Garde-corps en tôle (support publicitaire !) ; les mains courantes mobiles sont constituées chacune d'une chaîne métallique sans fin, recouverte de caoutchouc ; le tablier mobile entraîné par une chaine spéciale est lui constitué par une série de planchettes en bois de 30 millimètres d'épaisseur, 99 millimètres de largeur et 550 millimètres de longueur.
L'ensemble peut supporter un voyageur de 75 kilos tous les 60 cm.
C'est la Société Française de Constructions mécaniques qui assure la construction de cet ouvrage qui est inauguré le 26 août 1903.
Fonctionnant de 10 heures du matin à 10 heures du soir, pour 10 centimes, la montée s'effectuait en 2 minutes. Lors de cette première saison, la Rampe mobile va transporter plus de 70.000 voyageurs.
Pendant 5 ans, la rampe fonctionne sans problème majeur, l'été tous les jours, l'hiver deux jours par semaine, les jeudis et dimanches.
Mais le 13 octobre 1908 va être fatal à la réputation de la Rampe et annonciateur de sa fin prochaine : ce jour-là, Maria de los Dolores Ruiz de Grijalba (†1920), veuve du Comte Henri de Madron en empruntant la rampe, va voir son pied entraîné et partiellement broyé sous la partie métallique du palier intermédiaire. Emmenée en urgence dans une clinique, elle va subir une amputation partielle ; bien entendu, la Comtesse ne s'en laissant pas conter, va attaquer tout azimut en réparation de son préjudice.
Le mécanicien responsable de l'entretien de la rampe va être condamné à 15 jours de prison, tandis que José Cervera, concessionnaire et constructeur, se voit condamné à payer 150.000 francs de dommages-intérêts et 6000 francs de provision. Insolvable, il fuit en Espagne d'où il ne reviendra jamais ; il ne déboursera pas un centime.
La Comtesse se retourne alors vers la Ville de Biarritz, gagne devant le Conseil d'Etat, mais ne reçoit qu'une rente viagère annuelle de 5000 francs au lieu des 150.000 francs de capital qu'elle réclamait.
En avril 1909, un nouveau concessionnaire est choisi pour la rampe : Raphaël Fagalde. Mais faute de respecter les horaires d'ouverture du service et par manque d'entretien du matériel, la rampe est mise hors d'usage en 1914.
Fagalde décédé en 1918, sa veuve et son fils vont être obligés de faire enlever l'ensemble de la construction à leur frais.

Biarritz - Rampe mobile (cliché 1903)
Image

Quelques fêtes et concerts organisés au Casino, parmi tant d'autres :
23/7/1893 — Biarritz. Le vendredi 14 juillet, le Casino de Biarritz a inauguré la saison par une fête de nuit, feu d'artifice, concert, etc. Le concours musical a également eu lieu le 23 juillet. On dit merveille du nouvel établissement thermal et de la façon dont les divers services hydrothérapiques et autres sont installés.
14/7/1906 — Nous apprenons avec plaisir que Madame Boyer de Lafory, l'éminente cantatrice des Concerts Colonne, vient de signer avec M. Boulant un brillant engagement pour une série de concerts à Biarritz, pendant les fêtes du mois de septembre. Elle doit y interpréter, croyons-nous, des oeuvres de Saint-Saëns, Schubert, Schumann, Gaston Paulin, etc...
Le pays basque, dont elle est originaire, fera nous en sommes certains, à la belle Mme Boyer de Lafory un succès sans précédent.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 10 févr. 2015 13:29

BIARRITZ - Le Jardin public et la Gare du Midi
(PYRÉNÉES-ATLANTIQUES)
Le Jardin Public est créé en 1903 en plein centre-ville. Le 19 octobre 1906, un devis de 33.000 francs est adopté par le Conseil municipal pour la construction d'un Kiosque à musique octogonal. Il est édifié par l'entreprise Schwartz & Meurer et inauguré en 1908 pour un montant total de 33.764 francs.
En hommage à l'ancien Maire et sénateur des Basses-Pyrénées de 1909 à 1919, le Jardin public va s'appeler Square Pierre Forsans (1853-1919).
En 1960, au lieu de remplacer la toiture délabrée du Kiosque à musique, on choisit de purement et simplement la supprimer, laissant subsister toutefois, le soubassement.
La Gare du Midi est construite de 1906 à 1911 par l'architecte Adolphe Dervaux (1871-1945), bien connu pour ses candélabres du métro parisien. Inaugurée le 25 février 1911, elle desservait le centre-ville, à partir de la gare de la Négresse, éloignée de 3,5 kilomètres, sur la ligne Bordeaux-Saint Jean à Irun. Ainsi, les vagues de touristes et de personnalités arrivaient à pied d'oeuvre sur les plages, casinos et hôtels...
Désaffectée en 1980, elle est transformée en Auditorium, salle de spectacles et espace culturel.
Kiosque toujours en place, sans couverture.

voir ici, Square Pierre Forsans (anct Jardin Public), Kiosque à musique guillotiné et Auditorium-Salle de Spectacle (anct Gare du Midi), aujourd'hui.
voir ici, Statue située devant le Kiosque, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Mar 10 Fév 2015 13:23

BIARRITZ - Le Jardin Public
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publié par Cyril Lun 1 Déc 2014 11:35
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 11 févr. 2015 14:36

BIESLES - L'Église, Place de la Concorde
(HAUTE MARNE)
Ce sont les habitants de Biesles qui ont financé sur leurs propres fonds la construction de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul, bâtie de 1764 à 1766. Les plans du monument sont dûs à l'architecte François Maupérin.
En 1857, le sonneur de cloche de l'église a fait parler de lui et on a remué ciel et terre pour mettre bon ordre à tout ce raffut. Une jurisprudence ecclésiastique a même été prise pour régler ce litige de la plus haute importance. Ont été mêlés à ce litige, le Curé de Biesles, l'Evêque de Langres, le Ministre de l'Intérieur et le Ministre de l'Instruction Publique et des Cultes
pour plus de détails sur cette affaire voir ICI..
En 1904, on procède au nivellement de la place de l'église pour un montant modique de 167,95 frs.
Vers 1909, le Kiosque à musique est édifié sur le parvis de l'église, place de la Concorde, devant le bureau de Poste, Télégraphe et Téléphone (petit panonceau visible sur notre carte) (1).
Kiosque toujours en place.


voir ici, Kiosque à musique de Biesles, aujourd'hui.
voir ici, Saint-Pierre-Saint-Paul, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Mer 11 Fév 2015 14:13

En 1906, Biesles possède son Harmonie, créée depuis 1879, dirigée par Eugène Collin, à la tête de 40 musiciens.
-------
(1) La commune de Biesles obtient son Bureau des PTT après sa requête du 15 avril 1890 auprès du Conseil général de la Haute-Marne, déposée par M. Péchiné :
— Depuis quelque temps déjà, il existe, à Biesles un bureau de facteur-boîtier ; mais, en raison de l'importance de cette commune et des transactions commerciales qui s'y opèrent, ce bureau ne parait plus suffisant au Conseil municipal, qui demande la création d'un bureau de poste. Considérant que les réclamations des habitants de Biesles sont fondées, j'ai l'honneur de proposer au Conseil général de vouloir bien émettre le voeu qu'un bureau de poste soit établi, à brève échéance, dans la commune ci-dessus indiquée. Signé : Péchiné.
Les conclusions du rapport de la troisième Commission, mises aux voix, sont adoptées, prenant en considération l'importance du commerce de coutellerie qui se fait à Biesles.
-------
En 1895, fin mai-début juin, toute la France ne parle que du Receveur de la Poste de Biesles et du Courrier qui transporte les dépêches !
Le 30 mai dernier, vers six heures du matin, le receveur du bureau de poste de Biesles, situé entre Chaumont et Nogent, étonné de ne pas voir arriver le courrier qui fait le service entre les deux villes, demandait télégraphiquement, à son directeur, les causes de ce retard. Il lui était répondu que les sacs de dépêches venaient d'être trouvés, éventrés, sur la route, à quelques kilomètres de Chaumont.
Quelques plis chargés, contenant environ quatre cents francs, avaient été dérobés.
Un moment après, un cultivateur de Biesles ramenait, dans cette localité, la voiture contenant le cadavre du courrier Narcisse Moussu. Le cheval avait continué sa route habituelle ; quant au malheureux conducteur, il avait été tué d'un coup de revolver à la tempe (un autre journaliste très informé et plus romantique nous décrit :
« la balle entra par la tempe droite et sortit par le côté opposé de la tête en traversant la cervelle. La mort fut instantanée. »)
D'actives recherches furent ordonnées et, dès le lendemain, la gendarmerie de Rolampont arrêtait un vagabond nommé Jean-Baptiste Dudot, qui se disposait à acheter des habits neufs avec les billets volés. Transféré à Langres, il fit des aveux complets. Dudot qui avait passé la nuit dans les bois, guettant le passage du courrier aurait arrêté celui-ci à environ deux kilomètres de Chaumont. L'autorisation lui fut accordée d'autant plus facilement que le courier fait aussi le service des voyageurs. Dudot monta lestement sur le marche-pied et gagna sa place. Pendant que le conducteur était occupé à assujettir le tablier de la voiture, Dudot en profita pour commettre son acte. Narcisse Moussu était âgé de ving-six ans.
A l'audience de la cour d'assises, Dudot, s'est montré gouailleur nous conte le même journaliste :
— Vous reconnaissez, lui a demandé le président, que vous aviez prémédité votre crime ?
— Pas précisément, a répondu l'accusé. Je ne suis pas allé à la rencontre du courrier, c'est lui qui m'a rejoint !
Dudot a été condamné à la peine de mort et guillotiné le 12 février 1896.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » jeu. 12 févr. 2015 12:59

BILLY-MONTIGNY - Le Château de la Régie
(PAS DE CALAIS)
Le Château de la Régie, en fait la résidence du Directeur des Mines de Courrières, jouxtait le carreau de la fosse n°2 de Billy-Montigny. Cette Compagnie, fondée en 1849, va exploiter de nombreux puits dans le Pas-de-Calais, dont le premier gisement de Billy-Montigny à partir de 1856. Auguste Lavaurs, directeur de la compagnie depuis 1900, est l'occupant du château, lors du cliché.
Le Kiosque à musique, appelé le Kiosque de l'Harmonie des Mines, est construit avant 1905.
Peut-être faut-il rappeler la plus grosse catatastrophe minière d'Europe qui a eu lieu le 10 mars 1906, tuant 1099 mineurs dans les fosses 2 et 10 de Billy-Montigny, la fosse 3 de Méricourt et la fosse 4 de Sallaumines. 114 mineurs étaient Billysiens.
Huit ans plus tard, le 3 octobre 1914, Billy-Montigny est occupée par les Allemands et ce, jusqu'en 1917.
Bombardée par les Alliés, la population est évacuée le 15 avril 1917, et lors de leur repli, les Allemands vont piller la ville, dynamiter tous les bâtiments importants, les fosses, le matériel industriel et inonder les galeries.
Le Château du Directeur et le Kiosque à musique sont ruinés.
Il faut attendre 1920 pour que la mine reprenne son activité normale qui s'arrêtera définitivement en 1938.
Kiosque détruit.


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publié par JeanMarc Jeu 12 Fév 2015 12:43

Ruines du Château de la Régie et de son Kiosque en 1917 :
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En 1896, l'Harmonie de Billy-Montigny est présidée par Gustave Kolb-Bernard — ancien élève de l'école polytechnique, directeur général des mines de Courrières, à Billy-Montigny —, dirigée par Detrain, et compte 80 musiciens. En 1903, la même Harmonie est présidée par Auguste Lavaurs, directeur de la compagnie des mines, toujours dirigée par Detrain, avec 86 exécutants. En 1909, l'Harmonie a gardé son président Lavaurs, le nouveau directeur s'appelle Dusotoit, avec 110 musiciens. (1)
En plus de l'Harmonie, une Fanfare municipale, présidée par Lecat, dirigée par Célisse, possédant 37 musiciens, est active en 1903. Elle va devenir, en 1945, l'Harmonie municipale l'Avenir, qui est toujours active à ce jour.
En 1903, on a également la Société des Amis Réunis (harmonie), présidée par Barbieux, dirigée par G. Naninck. avec 20 exécutants.
Un autre groupe musical, fondé en 1895, est toujours actif en 1909 : les Anciens Musiciens de l'Armée, président J.-B. Wartelle, direction Dusotoit, 50 exécutants.


Fanfare l'Avenir de Billy-Montigny (1927) — Harmonie Municipale du Commerce (1928)
Clichés : Thomas Delannoy (lien site Harmonie Billy Montigny : https://www.harmoavenir.fr/)
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La Presse 19 décembre 1927. M. Louis Marin a présidé aujourd'hui, à Billy-Montigny, une grande fête d'amitié franco-polonaise, Organisée par la Compagnie des Mines de Courrières. Le ministre des Pensions était accompagné de M. Lisiewicz, Conseiller d'ambassade, représentant M. l'ambassadeur de Pologne.
Les sections sportives des « Sokolettes », des groupes de danseurs et de chanteurs polonais, et enfin l'Harmonie des Mines de Courrières exécutèrent un programme aussi brillant que réussi.


(1) Les Mineurs de Billy-Montigny, en dépit du sort qui s'est abattu sur mille d'entre eux, n'en ont pas moins repris le chemin du carreau, emprunté leur fameuses cages de descente aux enfers et travaillé sur leur gite, une fois les galeries remises en état. De nombreuses manifestations et grèves s'en sont suivies, et probablement pour essayer d'atténuer le souvenir vivace de ce qui s'était passé, l'Harmonie des Mines de Courrières de Billy-Montigny s'est réfugiée dans l'Excellence. Ainsi, en 1912, lors du grand concours international de musique qui a lieu à Paris, sur cent concours qui ont lieu à cette occasion, l'Harmonie de Billy-Montigny remporte le premier prix d'Excellence de 5.000 francs, et non contente de celà, lors de la finale au Trocadéro, gagne le premier grand prix d'excellence de 10.000 francs. Voir ici, cette journée mémorable pour l'Harmonie de Billy-Montigny.

voir ici, le Dictionnaire biographique exhaustif des mineurs disparus lors de la catastrophe du 10 mars 1906.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 13 févr. 2015 08:17

BILLY-MONTIGNY - Le Jardin Public
(PAS DE CALAIS)
En 1869, Adrien Tourtois acquiert un terrain auprès de la succession de Thérèse de Bailliencourt, terrain qu'il revend dès 1871 à la Compagnie des Mines de Courrières, mais en en conservant la jouissance. En 1925 la Compagnie des Mines, devenue pleinement propriétaire, revend le terrain à la commune. Transformé en Jardin public, le Kiosque à musique y est édifié en 1930.
En 1993, le monument aux morts qui avait été édifié le 24 septembre 1922, est déplacé dans le Jardin devenu Square Maximilien Robespierre ; ce monument inauguré en grande pompe par M. Braun, maire de Billy-Montigny, avec l'appui de plus de 60 sociétés musicales, avait été érigé en hommage aux 200 victimes militaires de 1914-1918. Le Kiosque à musique a été restauré en 1987, le square quant à lui, a été réaménagé en 2006.
Kiosque toujours en place.


voir ici, Kiosque du Square Robespierre de Billy-Montigny, aujourd'hui.
Monument aux morts du Square Robespierre, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Ven 13 Fév 2015 08:10

Aujourd'hui, le Kiosque présente toujours de nombreuses animations à la belle saison :
Samedi 30 Mai 1993 : 15h30 à 19h30 Les Accordéonistes de la Renaissance — Danses par les Anaïs — Batterie-fanfare de Billy-Montigny.
Dimanche 31 Mai 1993 à partir de 10h30 Les Trompes de chasse La Montmorency, audition sur le marche puis sur le Kiosque — De 12h à 14h30 Harmonie municipale l'Avenir et Billy's Band ....

Jeudi 01/05/2014 — Festival de Musique de Billy-Montigny
10ème Tremplin des Jeunes Talent au Kiosque Robespierre.
15h à 22h30 —1ère Partie (pop rock) — Nos amis la lune — Outside money — Mary Sue — Roxymel — Angoisse.
2ème Partie (Musique Urbaine)
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » sam. 21 févr. 2015 12:02

BISCHWILLER - Partie in den Anlagen (Jeu dans le Jardin Public)
(BAS RHIN)
La Promenade dite Jardin Public est située juste à la sortie de la gare de Bischwiller. De 1871 à 1918, la ville est annexée au deuxième Reich allemand, d'où la légende allemande de cette carte. Près de la moitié des bischwillerois vont s'exiler à partir de l'annexion.
Le Kiosque octogonal inauguré le 18 juin 1899 est bien évidemment le lieu d'entraînement favori de la musique militaire allemande, Bischwiller étant devenue une ville de garnison par excellence.
Quasiment détruit par une tempête le 4 juillet 1905, le Kiosque à musique est reconstruit avec une toiture redessinée pour la circonstance.
En 1922, Bischwiller redevenue Française depuis 1918, un Monument aux morts en granite est érigé face au Kiosque, en hommage au 155 victimes Bischwilleroises de la Grande Guerre. Il est dû au sculpteur Paul Moreau-Vauthier (1871-1936).
Mais quel est-donc le jeu pratiqué par ces enfants ? Une balle à terre, un bâton... ? Croquet ?
Aujourd'hui, le Jardin public est aménagé en grande partie en places de stationnement comme bon nombre de villes.
Kiosque toujours en place.


voir ici, Kiosque de Bischwiller, aujourd'hui.
Monument au morts de Bischwiller, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Sam 21 Fév 2015 11:54

Musique des Sapeurs pompiers de Bischwiller 1909 — Musique municipale Bischwiller 1920-1930
(clichés harmonie-de-bischwiller.over-blog.com)
Image

voir ici, Concert Harmonie devant le Kiosque à musique 2006.
voir ici, Concert Harmonie devant le Monument aux morts 2006.

Chorale et Chorale mixte de la Société Alsacienne de Filature et de tissage de Jute de Bischwiller (clichés 1922 Gallica)
Installée depuis 1883, la Filature de Jute de Bischwiller compte plus de 1000 ouvriers en 1921 (2000 selon les journaux qui y annoncent une grève). La Filature ayant de nombreux musiciens parmi son personnel, a créé sa propre Chorale.

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Formations musicales actives à Bischwiller en 1907 :
Harmonie (chorale), président Schnell, directeur Philippe Unsinger, 28 exécutants — en 1907 Bischwiller fête le cinquantenaire de l'Harmonie de M. Philippe Unsinger,
l'ancienne Union-Chorale de M. Auguste Ostermann.
Fanfare des Pompiers, président-directeur Stolz ;
Maennerchor, président Ch.Rapp, directeur Brokow, 25 exécutants ;
Nouvelle Fanfare, président Voelkel, directeur Egly.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » dim. 22 févr. 2015 10:03

BLAYE - Le Kiosque à musique
(GIRONDE)
Un des bataillons du 144e Régiment d'Infanterie s'est installé en 1874 dans la Citadelle de Blaye, à quelques pas du futur kiosque à musique ; il y restera jusqu'en août 1914, date de son départ au front. Sa musique n'aura pas pu se protéger du soleil ou des intempéries sous le Kiosque qui n'a été construit que très tardivement.
De forme octogonale, il est inauguré le 22 juin 1935, face à l'Hôtel de Ville et à la Caisse d'Epargne (au centre sur la carte).
La Caisse d'Epargne est créée à Blaye en 1833 (1). L'Hôtel de Ville, quant à lui, a été reconstruit entièrement après avoir été incendié en 1835.
Le Kiosque a été restauré en 2013, son soubassement a été modifié.
Kiosque toujours en place.


voir ici, Kiosque de Blaye, aujourd'hui.
voir ici, Kiosque Caisse d'Epargne et Mairie, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Dim 22 Fév 2015 09:56

Hervé Hirondelle, chanteur de rue sous le Kiosque de Blaye (2013).
voir ici, Hôtzl de Ville de Blaye, aujourd'hui.

Pour avoir une idée de l'épargne à Blaye, sa Caisse d'Epargne, en 1859, compte 794 clients qui détiennent 28.772,53 francs d'avoirs. Au cours de l'année, 131 nouveaux clients ont ouvert un compte :
38 Ouvriers
17 Domestiques
6 Employés
7 Militaires et marins
34 Professions diverses
29 Mineurs


De même que la musique du 144ème R.I., l'Harmonie de Blaye, présidée par Emile Laporte, dirigée par Richard, avec ses 40 musiciens, était condamnée, en 1909, à jouer soit dans des locaux fermés, soit en plein soleil ou sous la pluie ! ... ou à aller jouer ailleurs !...
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 23 févr. 2015 14:20

BLETTERANS - Le Champ de Foire - Le Kiosque
(JURA)
Le Kiosque à musique est édifié en 1896 au croisement de la Promenade et du Champ de foire, face à l'Hôtel de la Cloche, lui-même mitoyen avec l'Hôtel du Jura — à gauche sur la carte.
En 1912, après maintes demandes et réclamations auprès du Conseil Général du Jura, les jours de foire de Bletterans se trouvent fixés ainsi : — Le 26 janvier, le 10 novembre et le 3ème mardi de chaque mois, à l'exception de celle de septembre, qui a lieu le mardi après la fête patronale fixée au dimanche qui suit le 8 septembre. Le Marché quant à lui se déroule tous les mardis. (1)
En 1924 le conseil municipal de Bletterans sollicite le Conseil général du Jura en vue du rechargement silicate du chemin de grande communication n°102, c'est-à-dire précisément l'allée du Champ de Foire, dans sa traversée de Bletterans. Dans une séance houleuse (2), le Conseil Général va évidemment rejeter proprement la demande.
L'Hôtel de la Cloche est toujours existant, mais se consacre uniquement au commerce de Restaurant. Nous passerons sous silence tous les jeux de mots et autres quolibets qui ont du tourner autour de l'enseigne de ce commerce respectable !...
Aujourd'hui, la place a été rebaptisée Place du Colombier, et un petit square a été installé.
Kiosque supprimé.


voir ici, Place du Colombier de Bletterans, sans kiosque, aujourd'hui.
Restaurant de la Cloche à Bletterans, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Lun 23 Fév 2015 14:08

(1) — Une ordonnance de 1830 fixe au premier mardi de juillet, la tenue de la foire qui se tenait le 25 juin à Bletterans.
— En 1858, Bletterans demande la création de 3 nouvelles foires : le second mardi de mai, le second mardi de juin et premier mardi d'octobre. Sur 87 communes consultées, 52 y sont favorables, 5 avec des conditions, 18 sont sans avis, mais 12 s'y opposent formellement, redoutant un préjudice pour leurs propres foires et estimant que les "six foires actuelles de Bletterans suffisent au commerce de cette localité."
Seule celle d'octobre va être accordée à Bletterans :

"Considérant que la ville de Bletterans possède déjà six foires annuelles, et que trois nouvelles réunions de l'espèce, loin d'aider au développement commercial qu'a en vue le Conseil municipal de Bletterans, aurait pour résultat de l'amoindrir, en réduisant, par leur trop grande multiplicité, les foires au rang de simples marchés ;
Considérant que la vente des bestiaux gras, pour laquelle seraient instituées les foires des mois de mai et juin, se fait au moins autant à domicile que sur les marchés, et que les trois foires d'hiver qui ont lieu déjà à Bletterans, suffisent, avec celles des communes voisines, à cette branche, de commerce;
Considérant que la foire dont la ville de Bletterans demande la fixation au mois d'octobre, aurait pour but principal la vente des céréales de premier choix destinées aux semailles d'automne, et que le territoire du canton de Bletterans est un de ceux du département qui produit les plus belles récoltes de cette nature ;
Est d'avis que la demande du Conseil municipal de Bletterans soit agréée en ce qui concerne la foire à tenir le premier mardi d'octobre, et repoussée pour le surplus."

— En 1872, Bletterans réitère ses demandes, légèrement modifiées pour tromper l'ennemi, mais le Conseil Général ne s'y trompe pas et rejette une nouvelle fois ; il s'agissait cette fois-ci de la création de deux nouvelles foires qui seraient fixées le 4ème mardi de mai et le mardi qui précède Noël.
-----
(2) Séance du 26 mai 1924 au Conseil général du Jura.
Après présentation de la demande de silicatage de Bletterans pour sa Route du Champ de Foire Chemin n°102, un des membres du Conseil, M. le Colonel Meyer, est très remonté contre ce projet et ne manque pas de fustiger la commune de Bletterans à ce sujet :

— Nous ne pouvons pas entrer dans cette voie. Si nous accordons une subvention à la ville de Bletterans, nous allons créer un précédent que ne manqueront pas d'invoquer de nombreuses communes traversées par des chemins de grande communication.
— Nous ne sommes pas obligés d'offrir un champ de foire confortable à la ville de Bletterans. Nous venons de refuser plusieurs crédits pour encouragements à la natalité, et nous accorderions à la ville de Bletterans une subvention de 9.000 francs pour que les pieds des boeufs et des vaches ne soient pas dans la boue.

Après de nombreux échanges où il est même soulevé un doute sur le silicatage qui, s'il est efficace contre les boues, provoque plus de poussières, le rapporteur Petitjean propose que le silicatage soit à la charge de la ville, le département prenant en charge le cylindrage...

En 1909, l'Harmonie de Bletterans, dirigée par Choufflot, compte 49 musiciens.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 24 févr. 2015 09:22

BOIS-COLOMBES - Place de la République - Le Kiosque
(HAUTS DE SEINE)
La commune de Bois-Colombes a acquis son indépendance le 17 mars 1896 par distraction d'une partie du territoire de la ville de Colombes.
Avant que de posséder une Mairie en propre — la ville n'avait qu'une petite bicoque en location à ce moment-là — Auguste Moreau, maire de Bois-Colombes, fait édifier et inaugure en date du 13 juin 1900, un Kiosque à musique octogonal en pierre, fonte et zinc, sur la Place de La République :
"A cette occasion, une fête a été célébrée. M. Moreau, maire, avec sa municipalité, tenait la tête du cortège, les sapeurs-pompiers et les sociétés locales suivaient. A l'issue de la cérémonie, plusieurs médailles ont été décernées par le ministre de l'Intérieur.
De nombreuses fêtes estivales ont lieu à Bois-Colombes du dernier quart du XIXè jusqu'aux années 1920, les villes voisines d'Asnières ou Argenteuil drainant les foules avec leurs guinguettes et autres bals en plein air.
La commune va finalement se doter d'un Hôtel de Ville, place de la République à l'opposé du Kiosque à musique. C'est un certain Edouard Fillon, maire de Bois-Colombes, conseiller général de la Seine qui en pose la première pierre le 13 avril 1935. Les architectes de cet édifice sont Berthelot et Bovet. Mais pourquoi donc a-t-on fait procéder à la destruction du kiosque, deux ans plus tard en 1937, lorsque la place a été réaménagée en square-jardin ? Etait-ce nécessaire ?
Kiosque supprimé.


voir ici, Place de la République de Bois-Colombes sans kiosque, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Mar 24 Fév 2015 09:12

Même avant qu'elle soit érigée en commune en 1896, Bois-Colombes se comportait comme telle, et organisait fêtes, concours, concerts... Tout y est pratiqué : Montagnes russes, Jeu du tonneau, Courses à pied, Tir à la carabine, Jeu des chevilles, Jeu des ciseaux, Jeu de la grosse tête, Massacre, Courses de vélocipèdes cirques, Fête de gymnastique, Salves de bombes, Retraite aux flambeaux, Feu d'artifice...

18 juin 1876 — Demain dimanche, clôture de la fête à Bois-Colombes. A deux heures, ascension d'un grand nombre de ballons représentant des sujets comiques. Le soir, illumination générale de tous les bois de Colombes, avec feux de bengale dans les massifs. Un feu d'artifice sera tiré à neuf heures, puis aura lieu une retraite aux flambeaux, organisée par les soins de l'excellente fanfare du pays, avec le concours des sapeurs-pompiers.
8 septembre 1891 — Le grand concours musical que nous avions annoncé, a eu lieu hier à Bois-Colombes. Ce matin, à huit heures, la fête commençait par la réception des membres du jury par le comité d'organisation. Un temps splendide a favorisé ce concours. Aussi, jamais Bois-Colombes n'avait-il vu autant de monde. Il était impossible de circuler dans les rues et les cafés et restaurants étaient pris d'assaut. Le comité d'honneur était composé de MM. Poirrier et Goblet, sénateurs ; Delahaye, Rolland et Fontaine, maires de Colombes, Courbevoie et Asnières. M. Altès, ancien chef d'orchestre à l'Opéra, présidait le jury. (...)
Parmi les sociétés primées : — Chorale de Belleville — Fraternelle de Montmartre — la Liberté du 2è arrondissement — Fanfare de Ménilmontant — Union des Quatre-Chemins d'Aubervilliers — Fanfare de Charenton — Union chorale de Sannois — Lyre de Suresnes — Cigale de Saint-Denis — Choral de Liancourt — Choral Chevé de Montmartre — Les Indépendants du 11e arrondissement — Harmonie de Vincennes (...)

26 juillet 1897 — Bois-Colombes (gare Saint-Lazare). — Courses à pied, tir à la carabine, bals, jeu des chevilles, cirques, retraite aux flambeaux, salves de bombes.
9 juin 1901 — Le dimanche 9 juin aura lieu à Bois-Colombes un concours de trompes de chasse.
Des primes en espèces seront réparties ainsi qu'il suit :
Sociétés 1e prix 100 fr., 2e prix 50 fr. — Trios 1e prix 45 fr., 2e prix 30 fr. — Solo 1e prix 30 fr., 2e prix 15 fr.
Adresser les adhésions à la mairie ou à M. Raimbaud, 8, rue Blanche, à Bois-Colombes.
22 juin 1902 — Bois-Colombes (gare Saint-Lazare). — Montagnes russes, jeu du tonneau, courses de vélocipèdes, bals, jeu des ciseaux, retraite aux flambeaux, tirs.
10 juin 1910 — Fête du dimanche 10 juin 1910 à Bois-Colombes : Retraite aux flambeaux, fête de gymnastique, grands concerts, jeu de la grosse tête, massacre, feu d'artifice.
9 juillet 1910 Concert de 9 à 10 heures à Bois-Colombes (Place de la République)
Harmonie La Fraternelle — Directeur : M. Molin (Auditions des œuvres couronnées au concours international de Clichy)
L'Eventail, menuet. (F. Boisson), 1er prix de lecture à vue. — La Fiancée du Mousquetaire (L. Boyer), morceau imposé — Wilhelmine (L. Boyer), morceau de choix, 1er prix d'exécution. — Iphigénie en Aulide, ouverture (Gluck), prix d'honneur.


Formations musicales actives à Bois-Colombes en 1909 :
Chorale de Bois-Colombes, président d'honneur Moreau, maire, direction Rodes, 38 exécutants ;
La Fraternelle (harmonie), fondée en 1875, président Josse, direction M. Gaillard.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 25 févr. 2015 14:05

BORDEAUX - Jardin public - Pavillon de la musique
(GIRONDE)
voir ici, les renseignements déjà publiés sur le kiosque du Jardin Public de Bordeaux.
Le Kiosque à Musique du Jardin Public est édifié en 1885.
De 1873 à 1914 le 144ème Régiment d'Infanterie est caserné à Bordeaux. Sarraut est le chef de la musique depuis le 7 mai 1900.
Le 57ème Régiment d'Infanterie, est également basé à Bordeaux. E.T. Barnier est chef de la musique depuis le 10 mars 1884. En 1909, il est toujours en activité.
Kiosque supprimé en 1950.

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publié par JeanMarc Mer 25 Fév 2015 13:58

L'énigme du 3ème Kiosque à musique Bordelais.
La Société Philomathique qui s'occupe de l'organisation de toutes les Expositions qui ont lieu à Bordeaux, présente ses conclusions et réflexions quant au déroulement de celle qui a eu lieu pendant 6 mois à compter du 1er mai 1895 :
« De plus, nous devons une mention toute spéciale à la musique. Dès le début nous avons tenu à nous assurer un orchestre de premier ordre, donnant deux auditions chaque jour, et nul succès n'a été plus grand et plus légitime qne celui de M. Haring ; il a été jusqu'au bout l'idole du public. Ajoutez à cela le concours des musiques militaires, les grands festivals de l'esplanade. Les concerts Colonne et autres, le grand concours musical du mois de septembre et enfin les auditions fréquentes des Sociétés musicales de Bordeaux et des environs dans les trois kiosques des jardins, et vous concevrez que la musique a occupé, à l'Exposition, une place prépondérante.
Nous sommes donc fondés à croire que l'impression générale emportée de l'Exposition a été favorable et nous sommes assurés que dans bien des cas elle ne sera pas oubliée. »

Nous relevons donc que d'une part la musique est très appréciée par les Bordelais, et d'autre part, qu'en dehors des Kiosques à Musique de l'Exposition, il existe en 1895 à Bordeaux, 3 Kiosques à musique situés dans des jardins : celui du Jardin Public ci-dessus et celui du Jardin Bordelais qui fera l'objet d'un de nos prochains développements. Le troisième Jardin où est érigé le troisième kiosque à musique reste un entier mystère : étant donné qu'il ne peut pas s'agir du Jardin botanique (dit Jardin des Plantes) puisque celui-ci est partie intégrante du Jardin Public depuis 1856, le jardin en question devrait vraisemblablement être le Jardin de l'Hôtel de Ville. Cependant, aucun élément ne nous le confirme jusqu'à ce jour...

Formations musicales bordelaises actives en 1907 :
Avenir du 6ème Canton (chorale), président L. Capdeville, direction Aka, 58 exécutants ;
Harmonie de Bordeaux, fondée en 1877, président G.Jouffre, directeur W.Poupot, 80 exécutants ;
Société chorale des Chemins de Fer du Midi, fondée en 1892, directeur Dintrans, président Dibarçabal, 60 exécutants ;
0rphéon-Symphonie du 1er Canton, fondé en 1891, président-directeur fondateur Fernand Duclos, 35 exécutants ;
La Bastidienne (chorale), président Albert Saux, directeur Fr. Bettes, 40 exécutants ;
Harmonie de la Bastide, président A Roussel, directeur Bruneteau, 41 exécutants ;
L'Avenir de Bacalan (chorale), créée en 1901, dir. F. Chevalier, 36 exécutants ;
Harmonie du Bouscat, fondée en 1900, direction Sicouly, président Picard, 66 exécutants ;
Fanfare du Grand Théâtre, direction Bouillot.
Union orphéonique du Bouscat, directeur Brannens, 40 exécutants ;
Union amicale des Clairons et Tambours, directeur Charroin.
Les Veneurs bordelais (société de trompes de chasse), fondée en 1892, direction Albert Hugon, 18 exécutants ;
Orphéon Mozart, fondé en 1898, président Pazino, directeur Fernand Duclos, 40 exécutants ;
Cervle orphéonique (chorale), fondée en 1897, président J. Poittevin, directeur Ribet, 110 exécutants ;
Société musicale de Nansouty (harmonie), directeur Lamothe, 60 exécutants ;
Les Veneurs Bouscalais (trompes), directeur Bergeonneau, 18 exécutants ;
Harmonie de Saint Ferdinand, créée en 1902, directeur Ch. Meilhan, 66 exécutants ;
Fanfare de Bordeau, directeur Gouyneau, 30 exécutants ;
Orphéon Mimi Pinson, directeur Ribet, 50 exécutants ;
Club mandoliniste bordelais, directeur Bert, 12 exécutants ;
La Rossignolette (chorale dames), directrice Mme Millerand de Calmoutier, 15 exécutants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » jeu. 26 févr. 2015 10:07

BORDEAUX - Exposition Maritime - Un Concert devant le Grand Palais
(GIRONDE)
Après les grandes Expositions Universelles et Coloniales de Bordeaux de 1882, 1895 celle de 1907 reste la plus renommée et la plus importante. C'est le 27 Avril 1907 que l'Exposition Maritime Internationale de Bordeaux ouvre ses portes, l’inauguration officielle ayant lieu le jeudi 2 mai 1907. Toujours organisée par la Société Philomathique, sa conception est dûe à l'architecte Joseph-Albert Tournaire (1862-1958), auteur du Petit Palais de l'Exposition 1900 de Paris.
L'exposition est installée sur l'immense Place des Quinconces, ainsi que sur les allées adjacentes, le Grand Palais (35 mètres de large, 150 mètres de profondeur) qui en est l'entrée, est construit au pied du Monument des Girondins. Ce Palais présente en façade des sculptures dues à Louis-Joseph Convers (1860-†1915 au front).
Hormis le Grand Palais consacré à tout ce qui a trait à la marine, l'océanographie, les sports nautique, les ports etc, les autres bâtiments de l'exposition, qui se veut universelle, présentent les sujets les plus variés : Palais des Colonies, Palais des Arts graphiques, Palais de l'outillage agricole et viticole, Palais de l'Alimentation, Palais des Vins de Bordeaux et de la Gironde, Palais de l'Alimentation, Palais de l'Automobile, Palais de l'Horticulture, etc... Sur l'autre rive de la Garonne, accessible par une passerelle, la suite de l'Exposition est dédiée aux Pavillons étrangers : Belgique, États-Unis, Russie...
Des curiosités et attractions diverses viennent compléter cette manifestation : Royal Palace Cinématographe, Villages africains, démonstration d'Aéroplane, régates, théâtre, concerts, bals, fêtes de nuit... Même un Casino y est inauguré en juillet dans l'enceinte de l'exposition. De nombreux Congrès y sont organisés durant ces six mois. Le succès est tel que l'Exposition va être prolongée d'une semaine, la clôture définitive étant fixée le 10 novembre.
Comme lors de la plupart des expositions de ce début de siècle, la musique est omniprésente et très appréciée au vu des commentaires journalistiques et des attroupements autour des kiosques, représentés sur divers clichés.
La société Philomathique organisatrice de l'exposition ne s'y est pas trompée, puisqu'elle a fait ériger deux Kiosques à musique : tout comme lors de l'exposition de 1895, un des Kiosques est édifié à gauche, devant le Grand Palais, le second est construit sur les Allées de Chartres.
Kiosques démontés.

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publié par JeanMarc Jeu 26 Fév 2015 09:54

Affiche et Plan exposition martime de Bordeaux 1907.
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Implantation des Kiosques à musique sur l'Exposition de 1907 à Bordeaux.
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voir ici, Monument des Girondins et Place des Quinconces, aujourd'hui (Kiosque et Grand Palais démontés après l'exposition).

BORDEAUX - Exposition Maritime - Grand Palais et Monument des Girondins
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publié par JeanMarc Jeu 26 Fév 2015 09:54

Voir Ici, la très belle et complète série de cartes publiée par Teyssier sur CPArama.

BORDEAUX - Exposition maritime - Devant le grand palais
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publié par teyssier33 Sam 1 Juin 2013 10:41

Sur le même emplacement, avec le même architecte, le 1er mai 1895, une autre exposition a été organisée pour une durée de 6 mois par la Société Philomathique de Bordeaux. Un Kiosque à musique y est édifié par M. Dacosta Ruben-Mardochée (1861 - † après 1938), architecte chargé plus spécialement de la décoration de l'Exposition. Il est également le concepteur du kiosque Maggi et a obtenu un diplôme d'honneur de collaborateur de la Société Philomathique.

Kiosque à musique et grand Palais de l'Exposition de Bordeaux 1895 - Cliché Georges Ancely (1847-1919)
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Dans le même temps que l'Exposition de 1895, l'Orphéon du 1er Canton de Bordeaux organise pour les 8 et 9 septembre un grand concours musical. Il promet d'attirer à cette occasion « une affluence considérable de voyageurs provoquée, non seulement par l'éclat de cette solennité musicale à laquelle un grand nombre de sociétés doivent participer, mais encore par le désir de visiter la magnifique Exposition, qui est maintenant le lieu de promenade de la population bordelaise tout entière. »
Mais apparemment, les choses ne se déroulent pas comme l'Orphéon le prévoyait. Il est amené à solliciter le Conseil Général de la Gironde aux fins d'obtenir une subvention de 2.500 francs pour le concours musical ; le rapport précise en outre que « néanmoins, l'orphéon du 1er canton, qui a assumé la responsabilité de cette entreprise, craint de ne pas couvrir les frais avec les recettes assurées ou prévues. »

BORDEAUX - Exposition maritime - Grand Palais
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publié par teyssier33 Sam 1 Juin 2013 10:59

Quelques mots sur l'Esplanade des Quinconces, aménagée à partir de 1816, plantée d'arbres en 1818 d'où son nom, elle est, avec ses 12 hectares, la plus grande place d'Europe. En 1829, deux colonnes rostrales sont construites par Pierre-Alexandre Poitevin. Le monument aux Girondins, haut de 54 mètres, édifié entre 1894 et 1902 en hommage aux députés Girondins victimes de la Terreur, est l'oeuvre du statuaire Achille Dumilâtre (1844-1923) et de l'architecte Victor Rich.
L'Esplanade est dévolue depuis sa création à toutes les manifestations, foires, expositions, fêtes... Les foires au jambon, foires à la brocante, foires aux plaisirs y sont toujours d'actualité.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 27 févr. 2015 08:09

BORDEAUX - Exposition maritime - Kiosque de la musique - Allées de Chartres
(GIRONDE)
Ce deuxième Kiosque à musique de l'Exposition maritime de Bordeaux de 1907 prouve l'engouement des visiteurs pour la musique de plein air. Situé sur les Allées de Chartres, on notera que le plan initial de l'Exposition prévoyait son implantation sur les allées d'Orléans (voir reproduction plan ci-dessus). Il s'agit probablement d'un changement de dernière minute, décidé pour des raisons inconnues. On peut supputer qu'il s'agissait peut-être d'équilibrer les attractions entre les allées situées à gauche et à droite du Grand Palais, de manière à ce que la foule soit mieux répartie !

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publié par teyssier33 Sam 1 Juin 2013 11:00

23/5/1907 Les Fêtes à l'Exposition de Bordeaux.
Bordeaux est en liesse ! Les fêtes se succèdent sans interruption : courses, régates, bals d'enfants et Congrès remplissent les semaines. Aussi les visiteurs affluent-ils dans les galeries du Palais et dans les jardins où, tour à tour, se fait entendre un excellent orchestre très applaudi par le public select de Bordeaux.
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24/5/1907 Fêtes et Attractions à l'Exposition maritime de Bordeaux.
Si nous parlions un peu des fêtes et attractions de l'Exposition, pendant que s'achèvent dans les Palais les dernières installations ?
Les bals d'enfants, les courses à la voile et des canots automobiles, les lâchers de pigeons, les feux d'artifice, illuminations, ballons, etc., se vont succéder sans interruption.
Dans les jardins des Quinconces : un voyage à Naples, en canot ; l'aéroplane américain, juché à 25 mètres de hauteur, les théâtres, concerts et cent autres attractions rendront pendant cinq mois le séjour de Bordeaux des plus agréables.

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19/7/1907 Concerts à l'Exposition maritime de Bordeaux.
Les concerts classiques donnés dans la grande Salle des Fêtes de l'Exposition maritime de Bordeaux continuent à attirer une foule élégante de dillettanti empressés. Le dernier concert, au programme duquel étaient inscrits l'ouverture de Phèdre, de Massenet l'Arlésienne, de Bizet, et Dionysos, oeuvre peu connue encore mais d'une saveur exquise du compositeur bordelais Léon Moreau, a été chaleureusement applaudi.
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28/7/1907 Ouverture du Casino à l'Exposition maritime de Bordeaux.
On nous informe que l'ouverture du Casino de l'Exposition maritime de Bordeaux a eu lieu hier, avec un nombreux public, qui attendait depuis longtemps cette attraction nouvelle dont la direction a été confiée à M. Rives, directeur de l'Alcazar.

BORDEAUX - Exposition maritime - Un coin de l'exposition pendant le concert
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publié par teyssier33 Sam 1 Juin 2013 11:02

18/8/1907 Fête de Nuit à l'Exposition maritime de Bordeaux.
Le succès de la fête de nuit, donnée dimanche soir à l'Exposition maritime de Bordeaux, a dépassé tout ce qu'on avait pu prévoir. Une foule immense s'était portée sur les quinconces, et toutes les parties de la grande kermesse étaient noires de monde. Le commissariat général se propose de donner bientôt une fête du même genre avec des variantes sensationnelles dans l'illumination des jardins.
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19/8/1907 Festival au Kiosque de l'Exposition maritime de Bordeaux.
Le grand festival de vendredi dernier, donné au kiosque des Girondins, dans l'Exposition maritime de Bordeaux, a été, pour la célèbre harmonie des Mines de Blanzy, un véritable triomphe. Sous la conduite de leur chef, M. Ch. Leroux, chevalier de la Légion d'honneur, les 90 exécutants ont interprété, avec une grande maestria, des oeuvres de Wagner, Massenet, Berlioz, etc., etc.
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8/9/1907 Cavalcade et Fête à l'Exposition maritime de Bordeaux.
Jeudi dernier, grande fête de jour et de nuit à l'Exposition maritime de Bordeaux.
Le soir, une cavalcade de touaregs escortant de nombreux landaus dans lesquels les femmes arabes et les négresses du village exotique de l'Exposition, se trouvaient en costume de gala, distribuant à la volée des photographies, cartes postales, etc., a parcouru deux fois le cycle de l'Exposition, aux applaudissements nourris d'une foule compacte dont les acclamations couvraient la musique indigène et les cris ondulé des femmes arabes.

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29/10/1907 Prolongation de l''Exposition maritime de Bordeaux.
A ne consulter que la diversité et le nombre des attractions offertes encore chaque jour aux visiteurs de l'Exposition maritime de Bordeaux on se croirait bien éloigné de la clôture, fixée primitivement au 3 novembre et reculée au 10 sur la demande de nombreux exposants, demande justifiée par le grand nombre d'étrangers qui visitent journellement l'Exposition et, naturellement, par le chiffre d'affaires réalisées en ces dernières semaines.
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