Kiosques à Musique

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JeanMarc
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Kiosques à Musique — Petits Plus

LE BOIS-D'OINGT - La Place et le Kiosque
(RHÔNE)
Le 29 novembre 1789, le Bourg du Bois-d'Oingt et vingt paroisses circonvoisines en Lyonnais envoient une adresse à l'assemblée nationale exprimant le voeu que ledit Bourg soit érigé en chef lieu de justice : en préambule à cette adresse, la municipalité (Giraud de Montbellet, officier de cavalerie ; Michel Chazelle, curé de la paroisse et docteur en théologie et dix autres membres dont un chirurgien, deux gradués, des marchands et vignerons) expose que le Bois d'Oingt, fort de mille huit cents âmes, dispose d'un bureau pour la perception des aides et gabelles, de plusieurs bureaux pour la distribution du sel, du tabac et de la poudre, et d'un bureau de contrôle ; en outre un marché y est tenu toutes les semaines et dix foires annuelles s'y déroulent sur une place très vaste et même la plus considérable du Lyonnais ; de plus, sont installées sur cette place des halles très commodes pour l'entrepôt des marchandises venans du dehors alimentées par toutes les paroisses qui l'avoisinent y apportant denrées et marchandises.
Les conseillers municipaux ajoutent que les commerces ne manquent pas au Bois-d'Oingt : drapiers, fripiers, tailleurs et autres fournisseurs, épiciers, chapeliers, une infinité d'auberges, une fabrique de chandelles, cinq boulangers, quatre médecins et chirurgiens, des gens d'affaires, des gradués et des notaires et des prisons sûres...
Convaincus par cette belle démonstration, les membres de l'assemblée constituante acceptent que Le Bois d'Oingt devienne chef lieu de canton.

Plan du Bois-d'Oingt en 1827
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Les Halles mentionnées ci-dessus en 1789, occupent une bonne partie de la Place du bourg : elles sont constituées d'un immense toit plat reposant sur quatorze poteaux de chêne. Elles abritent une fois la semaine, le mercredi, les commerçants venus y faire leurs affaires. (1) Et chaque premier mardi du mois, à l'occasion de la foire, les marchands envahissent lesdites halles et l'ensemble de la place, y installant bancs et boutiques. Théodore Ogier, dans un ouvrage sur le lyonnais de 1856, nous précise que les halles regorgent de marchandises, et le grognement des animaux se mêle aux sourds murmures de la foule et aux vibrantes paroles des charlatants. Tout ce qu'on peut acheter et vendre en bétail, en mercerie, en tissus, en instruments, en chaussures, en bonnetterie, se trouve à ces foires mensuelles.

La Place du Bourg dite également du Marché possède en son centre un Tilleul dit de Sully planté au début du XVIIe sècle, lequel disparaît, en raison de sa vétusté, au début des années 1800. Lui fait suite, vers 1840-1850, l'installation d'une fontaine monumentale, aménagée en pendant à une Croix de pierre.
En 1860, atteintes par la limite d'âge, les Halles du Bois d'Oingt sont supprimées, marchés et foires devront se contenter du pavé de la place.

Le Bois d'Oingt - La Place du marché, côté nord - La Place et la Fontaine
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L'église du Bois d'Oingt, dédiée à Saint-Martin, dont les premiers fondements datent du septième siècle, est située sur l'inaccessible place du Plastre : on y parvient par un petit passage voûté donnant sur la Place du Bourg.
Dès 1861, le conseil de fabrique envisage de faire édifier une nouvelle église, mieux placée, plus spacieuse et moins
insalubre. Et, heureux hasard, sur la place du Bourg, un terrain est libre de toute construction : c'est le seul, au vu du cadastre de 1827 ; il est la propriété d'une certaine demoiselle Corcevay. Après plusieurs années de tergiversations, la Fabrique, par l'intermédiaire de l'abbé Rigaud, curé de la paroisse depuis février 1857, fait l'acquisition, en 1866, du terrain de Mademoiselle Corcevay pour 11.000 francs.
Aussitôt, une souscription publique est lancée pour l'édification d'une nouvelle église. De gros donateurs vont réunir rapidement la somme de 100.000 francs (le cardinal de Lyon, Louis-Jacques-Maurice de Bonald, pour 12.000 frs ; Mme Elléviou — veuve du célèbre ténor de l'Opéra-Comique Pierre-Jean-Baptiste Elléviou (1769-1842) — pour 30.000 frs ; M. Rigaud, curé pour 10.000 frs ; M. Perrault-Meynand pour 10.000 frs etc...). L'architecte Claude-Anthelme Benoist (1794-1876) est chargé des plans et de la construction du monument, contrôlé par l'architecte départemental Antonin Louvier (1818-1894).
La nouvelle église érigée sur la Place du Bourg, conserve le vocable de Saint-Martin qui était attribué à l'ancienne. Elle est consacrée, le 20 septembre 1868, par l'archevêque de Lyon, Mgr de Bonald, accompagné de Mgr Mermillod, évêque d'Hébron ; l'édifice, qui est censé contenir jusqu'à mille six cents fidèles, affiche complet.
L'ancienne église de la place du Plastre — future place Paul-Burricand — est, dès 1876, utilisée comme salle de banquets à l'usage de la municipalité et de ses invités. Elle deviendra plus tard une salle de spectacle.

Le Bois-d'Oingt - L'Eglise Saint-Matin sur la Place, côté Nord-Ouest (cliché Rokoto, Cparama) - L'Eglise et la Fontaine sur la Place
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La fanfare municipale du Bois d'Oingt qui prend le nom de La Vigneronne, est fondée en 1864. Elle participe à toutes les manifestations communales et devient une véritable institution. Dès que les occasions se présentent, La Vigneronne participe aux festivals musicaux régionaux : on la voit ainsi en septembre 1882 faire le déplacement au concours musical de Genève où, classée en 3e division, elle obtient le 2e prix du concours d'exécution ; elle était déjà à un précédent concours genevois le 25 août 1872.
Un Kiosque à musique démontable, certes modeste, est dressé à l'intention de celle-ci, face à l'Eglise Saint-Martin, vers 1890-1900 : il est constitué de planches et de branchages entrecroisés, curieusement édifié autour d'un petit sapin dont la cime sort du sommet dudit kiosque.


Le Bois d'Oingt - Kiosque démontable sur la Place - Réception de la Fanfare de La Clayette sur la Place de l'Eglise (à droite, Hôtel des Voyageurs)
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Ce n'est qu'en 1912 que la municipalité décide d'accorder une subvention pour faire édifier un vrai Kiosque à musique sur la Place : une souscription publique et la participation de la Fanfare La Vigneronne seront nécessaires pour boucler le budget des travaux. Jean-Philippe Rochet, serrurier buisantin, est chargé de sa réalisation.
Inauguré en mai 1912, ce Kiosque octogonal est édifié sur un soubassement en pierre ; ses colonnes de fonte supportent sa toiture de zinc surmontée d'une lyre, dont le pourtour est orné de ciselures. Un escalier de cinq marches donne accès au plateau des musiciens entouré d'un garde corps en fer forgé.

Le Bois d'Oingt - Le Kiosque à musique - Le Marché et le Kiosque à musique
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Plus que toute autre, la ville buisantine reste très discrète sur ses manifestations musicales ; la Vigneronne, après le conflit 1914-1918, ne nous a laissé aucune trace de ses concerts.
Le Kiosque à musique a été préservé et restauré à plusieurs reprises. La fontaine, toujours en activité a été déplacée aujourd'hui sur la place Bernigal Guillemin. La Place du Bourg (place du marché ou place de l'église) est finalement devenue la place de la Libération.
Le 1er janvier 2017, la commune du Bois-d'Oingt a cessé d'exister, laissant place au Val-d'Oingt regroupant Le Bois-d'Oingt, Oingt et Saint-Laurent-d'Oingt.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Place de la Libération du Bois d'Oingt et son Kiosque à musique, aujourd'hui (1/4) (2/4) (3/4) (4/4)

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publié par Jean Marc Ven 11 Oct 2019 15:42

16 novembre 1874 — Le sous préfet du Rhône envoie la gendarmerie pour interdire à la Fanfare du Bois-d'Oingt de chanter ou jouer ses chants patriotiques
— On écrit du Bois-d'Oingt au Progrès de Lyon :
Je crois qu'il serait très utile d'insérer dans les journaux les faits qui se sont passés mardi et mercredi, jours des conseils de révision.
La Fanfare du Bois-d'Oingt a pris l'initiative de former l'union de tout le canton, en leur allant au devant, ce qui a réussi à merveille le premier jour mardi ; les onze communes qui ont passé le conseil ce jour-là ont fait le tour de la commune ensemble, les Fanfares du Bois-d'Oingt et Châtillon en tête, avec un ordre parfait.
Il a paru à M. le sous-préfet tout le contraire ; car lui en personne est venu défendre de jouer et chanter aucun chant patriotique et a fait même plus en envoyant la brigade de gendarmerie pour arrêter toute personne qui chanterait la Marseillaise et autres chants patriotiques.
On peut évaluer à 7 ou 800 les personnes présentes sur la place du Bois d'Oingt ; il a fallu toute la prudence de la population pour prévoir ce qui aurait pu arriver, car toute cette journée s'est passée paisiblement, pas une dispute, pas le moindre fait, qu'une population envieuse de rire et s'amuser.
M. le sous-préfet a cru devoir retirer la permission de minuit donnée par le maire aux cafés, et ne donnant que dix heures, comme à l'habitude, avec défense de ne chanter aucune chanson.
Vous pouvez croire, cher ami, que tout le canton est indisposé de cette affaire. L'on voit par ce moyen que le premier magistrat du chef-lieu d'arrondissement, patronnant la candidature Laverrière a cru amener le succès de son protégé.
M. le sous-préfet n'a pu cru devoir s'arrêter à la première journée. Dès le matin du mercredi, la commune de Theizé, que l'on ne peut accuser de radicalisme, a été avertie à nouveau par la gendarmerie de ne pas chanter les chants ci-dessus indiqués. La Fanfare du Bois d'Oingt qui s'était réunie dès la matin à sept heures pour faire la même ovation qu'elle avait faite la veille, s'est retirée en voyant ces menaces, craignant un conflit inévitable.
ll est, je crois, de toute utilité de relever ces faits, car si nous laissions passer ceci sous silence, à la veille de notre élection, il n'y aurait plus de liberté possible.

22 octobre 1876 — L'ancienne Eglise Saint-Martin accueille un banquet de 800 couverts
— Le Banquet du Bois d'Oingt. Ce soir un banquet de 800 couverts réunissait au Bois-d'Oingt, les élus du département et un grand nombre de leurs électeurs.
MM. Leroyer et Valentin, sénateurs ; Durand, Millaud et Perras, députés ; Carlod, président du conseil municipal de Lyon et une foule de maires, adjoints et de conseillers municipaux y assistaient.
Le banquet a eu lieu dans la vieille église décorée, pour la circonstance, de drapeaux français, américains, suisses et italiens. On a beaucoup remarqué le buste de la République, placé dans le choeur, au-dessous du Christ...


Le Bois d'Oingt - La Place publique et le Kiosque à musique
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6 novembre 1892 — A la suite du concert de la Sainte-Cécile offert par la fanfare La Vigneronne, une polémique est lancée.
— Le banquet de la Sainte Cécile de la Vigneronne du Bois d'Oingt, a eu lieu dimanche dernier, 6 novembre.
La cordialité la plus franche a régné pendant le banquet.
La Société a fait entendre ses meilleurs morceaux de musique et a clôturé par la Marseillaise, aux applaudissements des 140 convives.
Un incident a émotionné un instant l'assemblée : un membre honoraire qui se croit autorisé à prendre la parole à toutes les réunions, a voulu critiquer l'organisation de la Société, dans la personne de son honorable président, mais une verte réplique du vice président, et aux applaudissements de toute la Société, a démontré à ce membre qu'il était impossible de désunir cette Société.
Cette charmante fête a été terminée par un bal des plus animés. (L'Echo de Lyon 9 novembre 1892)

13 novembre 1892 — Réponse à la polémique ouverte le 6 novembre relative à la Fanfare La Vigneronne
— Le Bois d'Oingt. Une réponse. Nous recevons la lettre suivante :
« Notre numéro du 9 novembre contient un entrefilet visant un membre honoraire qui s'est cru autorisé à prendre la parole dans le banquet de la fanfare.
« Ce membre honoraire n'a pas pensé un seul instant et ne pense pas encore en ce moment qu'en buvant au souvenir de l'honorable M. Botte, qui, pendant 15 ans, fut maire de sa commune et président de la Société et qui, dans ses relations avec tous, a toujours apporté la plus grande cordialité, il ait attaqué en aucune manière le président de la fanfare.
Il ne pense pas non plus qu'en levant son verre au retour des jeunes soldats, membres de la fanfare, et en engageant ceux qui sont appelés sous les drapeaux à suivre les traces de leurs aînés il ait cherché à semer la division dans cette société musicale.
« Il estime que ce n'est pas chercher à désunir une société que de lui servir sans interruption sa cotisation depuis 1864, date de sa fondation. Il ajoute qu'il a toujours assisté à ses fêtes et réunions et lui a quelquefois offert avec plaisir des rafraîchissements payés de ses deniers et non avec la caisse de la Société, comme l'a fait au concours de Genève certain membre qu'il pourrait désigner.
« En résumé, ce membre honoraire visé par votre correspondant ne croit pas avoir semé la division, pas plus qu'il ne croit au patriotisme et au républicanisme de ceux qui nourrissent le projet de se rendre à l'Etranger pour y célébrer la fête nationale.
« Chirat »

(L'Echo de Lyon 13 novembre 1892)

19 juillet 1903 — La 1208e section des Vétérans de 1870-1871 en fête sur la Place de l'Eglise du Bois-d'Oingt face à l'estrade coquette (le kiosque à musique démontable). Défilé de la fanfare La Vigneronne et des clairons et tambours des pompiers. Grand banquet à l'Hôtel des Voyageurs de la Place
— Le dimanche 19 juillet 1903, le Bois-d'Oingt était en fête à l'occasion de la remise du drapeau à la 1208e section des Vétérans des armées de terre et de mer.
Les rues sont superbement pavoisées, malgré une pluie inopportune qui, pendant toute la matinée, trouble la décoration du pays. Les drapeaux flottent à toutes les fenêtres.
Les sapins, arrachés aux flancs de Pramenoux, ornent tous les carrefours. La place de l'Eglise éclate de trophées, de drapeaux, de guirlandes ; au centre l'estrade coquette, avec ses mousselines tricolores entrelacées et ses cartouches de canons croisés.
Les habitants des pays voisins arrivent de toutes parts, sur leurs chars-à-bancs, sur leurs jardinières ; des flots pressés de paysannes endimanchées dévalent les côtes. Le spectacle est charmant.
A dix heures du matin, la pluie s'arrête comme par enchantement et, gaiement, le soleil se montre et sourit à la fête.
Le cortège se forme ; en tête les gendarmes, les clairons et les tambours des pompiers, la fanfare « La Vigneronne», dont la bannière se constelle de médailles et qui prêtera toute la journée un concours précieux à la fête ; puis les Vétérans des armées de terre et de mer ; les Anciens mobiles du Bois-d'Oingt, enfin les sapeurs-pompiers de la commune.
L'ordre le plus parfait, un ordre militaire règne dans les rangs. Le cortège se porte ainsi, fanfare en tête, à l'entrée de la commune, où les autorités sont reçues, après les aubades accoutumées, par M. le maire du Bois-d'Oingt, M. Goujon, conseiller général ; par M. Jollivet, président de la 1208e section ; M. Bonnafay, président des Mobiles du Bois-d'Oingt ; M. Laverrière, représentant des mobiles d'Anse ; M. Caillot, vice président des Vétérans et des Mobiles du Bois-d'Oingt. Toute la population, rangée sur la route, acclame les autorités.
Après un vin d'honneur servi sur la place, a lieu la cérémonie de la remise du drapeau.
Les autorités prennent place sur l'estrade. Le service d'ordre est fait avec beaucoup d'intelligence sur la place par M. Billet, capitaine des sapeurs-pompiers. Sur l'estrade flotte le nouveau drapeau de la section.
M. Balouzet va faire la remise du drapeau au président, M. Jollivet. La fanfare joue le « Salut au Drapeau ».
Le cortège se rend ensuite au monument des enfants du Bois-d'Oingt morts pour le pays en 1870-1871.
Une palme d'or est déposée au pied du monument, et le cortège revient sur la place où a lieu la dislocation.
Un magnifique banquet, servi dans un immense hall par l'Hôtel des Voyageurs, avec beaucoup de correction, réunit plus de trois cents convives. Après les discours et toasts d'usage, la fanfare se fait alors applaudir, ainsi que les chanteurs et surtout M. Palais. On acclame MM. Balouzet et Perreau, qui nous récitent deux pièces de vers empreintes du plus pur patriotisme.
Bientôt s'ouvre un bal animé qui, malgré une pluie déconcertante, terminera celte splendide fête des Vétérans du Bois-d'Oingt.
(Union patriotique du Rhône du 1er septembre 1903)

Le Bois d'Oingt - La Place et le Kiosque à musique, l'Hôtel des voyageurs et sa terrasse garnie de pots de fleurs
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Une seule formation musicale active au Bois-d'Oingt en 1909 : La Vigneronne (fanfare), fondée en 1864, présidée par Pivot, dirigée par Théodore Sutorius, avec 40 exécutants.

(1) En 1854, les rapporteurs au Conseil général du Rhône constatent que l'importance du marché hebdomadaire du mercredi au Bois d'Oingt équivaut à celle d'une foire.
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LE CHAMBON-FEUGEROLLES - Place de l'Hôtel-de-Ville
(LOIRE)
Après de nombreuses pérégrinations en de multiples locaux de fortune, la municipalité chambonnaire vient se fixer dans la mairie qu'elle pensait « définitive », non pas en 1878 comme il est répété à l'envi par tous les intervenants de l'histoire du Chambon-Feugerolles, mais avant 1873 comme il est attesté par plusieurs adjudications détaillant les cessions des terrains concernés.
L'emplacement choisi par les édiles municipaux se situe sur la place Publique comprise entre la Grande route de Lyon à Toulouse (future route nationale n° 88 de Saint-Etienne au Puy, puis rue Gambetta) et la Grande Rue du Chambon (future rue Emile Zola), ladite place longeant la rivière de la Valchérie.

Il nous a paru intéressant de décrire les lieux avoisinants cette place avant qu'elle ne soit publique.

L'Usine de fabrication de vis à Bois
A la suite d'une vente par licitation, les lots cadastraux n° 771, 772, 773, 776 et 780 du Chambon sont adjugés pour 20.000 francs le 27 décembre 1848 ; Jean Chiara maître plâtrier, François Bastie entrepreneur et Augustin Dupuy cordonnier, renchérissent sur ce prix le 24 janvier 1849 et proposent 23.334 francs. Ces lots mis en adjudication appartenaient aux frères Jacques et Mathieu Palle dits la Joye et au sieur Jean-Etienne Bouvier père : l'ensemble de ce tènement était occupé par une usine destinée à la fabrication des Vis à bois et comprenait en outre une maison d'habitation, plusieurs bâtiments, des cours et un jardin. Les tours, les machines à refouler, à fileter, à arrondir, à mailler, les enclumes et balanciers, la tréfilerie et les soufflets de forge sont bien entendu cédés avec les locaux.
— Lot cadastral 780 : une maison en pierres de taille de trois étages éclairés de cinq croisées, ayant sa façade sur la grande route de Lyon à Toulouse. A sa suite, un vaste bâtiment de deux étages, en pierres de taille et briques, comportant vingt-cinq croisées, servant d'atelier pour la fabrication des vis à bois.
— Lot 776 : un bâtiment pour la machine à vapeur, une cour et une maison d'un étage comportant cinq croisées, servant d'entrepôt. Un atelier de forges, dans un bâtiment à rez de chaussée de six croisées.
— Lot 771 : Derrière l'atelier de forges, un jardin de 190 m² environ est
limité au midi, au levant et en partie au nord par la maison et le terrain de la demoiselle Thomas.
— Lot 772 : en façade sur la grande rue du Chambon, une maison d'un étage en pierres, avec deux croisées, précédée d'un second bâtiment de deux étages y accolé, ayant servi auparavant d'atelier de forge.
— Lot 773 : en façade de la rue du Chambon et mitoyenne à la construction précédente, une maison d'un étage, également précédée d'un petit corps de bâtiment élevé de deux étages, donnant sur une cour arrière.

Contiguë aux biens appréhendés par Louis-Sévère Chevalier et James de Bronac, syndics de la faillite des frères Palle dits la Joye et Bouvier père, le lot cadastral 770, vaste pré bordant la Valchérie, est la propriété de Jean-Pierre Dubouchet : ce terrain va devenir la place de la Mairie quelques années plus tard... (1)

Plan du Chambon-Feugerolles en 1833-1837
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De la boulonnerie à la boulangerie il n'y a qu'un pas !
Provenant toujours de la faillite des frères Palle la Joye, les lots cadastraux 781, 774 et 775, d'une superficie de 2.608 m², occupés par le sieur Goyard, fabricant de boulons, sont adjugés au sieur Odon Bouvier le 28 juillet 1852 au prix de 12.350 francs : cette propriété, étendue de la grande route de Lyon à Toulouse jusqu'à la Grande Rue du Chambon, se compose d'un vaste atelier de deux étages ayant chacun douze fenêtres de rang ; dix huit forges sont installées au rez de chaussée et huit autres au fond ; deux petits bâtiments contiennent encore cinq forges.
Là encore, Jean Chiara surenchérit et offre 13.585 francs pour le 28 juillet 1852. Ce sont finalement les Aciéries dites du Moulin, propriété des Bouvier fils aîné et Cie, qui emportent l'affaire.
Les Bouvier ayant été déclarés en faillite en 1869, la
belle fabrique de Boulons passe en vente judiciaire à l'audience des criées du tribunal stéphanois du 9 juin, au prix proposé de 50.000 francs. Le 28 juillet 1869, une surenchère, portant le nouveau prix de cette boulonnerie à 59.500 francs, est remportée par le sieur Jean-Baptiste Jean, boulanger de son état.
Il faut noter qu'entre temps les quelques propriétés (lots 784-785-786) situées entre la rue des Tours et le lot cadastral 774 des frères Bouvier, ont été rasées, donnant naissance à la Place du Marché dite la
Petite Place ; la principale place du marché reste toutefois fixée sur la Place de l'Eglise du Chambon.
En façade de la Grande rue du Chambon, à l'angle de la Petite place du marché, sur le lot cadastral 774, Jean-Baptiste Jean fait immédiatement édifier un immeuble à usage d'habitation de deux étages comportant six ouvertures à chaque niveau, avec boulangerie installée en rez de chaussée ; un petit bâtiment d'un étage est construit à la suite de la maison principale, avec installation du four en rez de chaussée.

Dès le 30 novembre 1869, Jean-Baptiste Jean est déclaré en faillite et l'apposition des scellés sur ses biens est ordonnée, alors que l'intérieur des premier et deuxième étages de l'immeuble sont inachevés. Le 15 juin 1870, la boulangerie et l'ensemble du lot 774 partent aux criées judiciaires stéphanoises pour le prix de 16.425 francs, le marchand de vins Jacques Despréaux ayant été déclaré adjudicataire. La dame Geneviève Celle, veuve de Pierre Gibernon, surenchérit le 6 juillet 1870 au prix de 18.070 francs.

Les événements de la Commune bouleversent la donne et la municipalité chambonnaire en profite pour venir s'installer quelques mois, en 1870-1871, dans les locaux de la boulangerie inachevée.

La nouvelle Mairie du Chambon-Feugerolles
Nous avons vu, plus avant, qu'une certaine demoiselle Thomas, possédait dès avant 1848, une maison et un terrain, derrière l'atelier des forges de l'usine à bois.
Antoinette Thomas naît au Chambon le 18 octobre 1812 (1812-1855), soit avant que la commune ne soit rebaptisée Le Chambon-Feugerolles en 1833 ; son père Eustache Chambon est négociant, son grand père maternel, Maître Charles François Poncetton, est notaire royal (et impérial selon la période) à Estivareilles dans la Loire.
Au décès d'Antoinette survenu le 4 mars 1855, n'ayant pas d'héritiers directs, ses biens reviennent à Marie-Anne Dubouchet, veuve de Gabriel Thomas, lequel était l'oncle d'Antoinette. Curieusement, Antoinette Thomas a eu la présence d'esprit, à 41 ans, de léguer sa maison à la municipalité...
Ce n'est qu'en 1872 que nous voyons cet immeuble, d'un étage en briques avec cinq croisées, occupé en tant que
Mairie, et que le vaste pré qui le jouxte est dévolu à l'usage de place de la Mairie : le 29 juillet 1872, lors d'un violent orage, les rivière de l'Oudaine et du Valchérie ont débordé à leur point de jonction et formé un immense lac ; la place de la mairie, la grande rue, les rez-de-chaussées et toutes les caves sont submergés ; le torrent charriait des planches, des trons d'arbres, des futailles...
Auparavant, lors d'un comice agricole se déroulant les 21 et 22 septembre 1867, le terrain de la future place de la Mairie avait déjà été utilisé pour l'exposition qui disposait ainsi d'un vaste enclos existant au centre même de la ville.
L'existence de la Mairie et de la place éponyme est encore attestée, le 28 mai 1873, lors d'une adjudication des immeubles et terrains de l'ancienne usine de vis à bois, répartis en cinq lots au prix de 40.000 francs. La veuve Thomas, née Dubouchet, y possède toujours un terrain situé entre le grand bâtiment de deux étages des forges et la place publique. Le deuxième lot de l'adjudication (cadastre 771 et 776) y est décrit comme suit :
Ce lot a pour confins : au sud, le premier lot (cadastre 780), la propriété de Madame veuve Thomas, née Dubouchet (cadastre 777), un passage commun entre eux deux et
la place publique ; à l'est, encore la place publique et la Mairie du Chambon, sur une longueur de vingt six mètres environ.
La veuve Chiara occupe le lot 774 du cadastre, tandis que Pierre Goyard est installé sur les lots 775 et 781.
Dans le même temps que l'installation de la Mairie, les lots 762, 763 et 764 sont affectés à la Place, permettant de rejoindre la Grande rue du Chambon, le long du Valchérie, au bord duquel, de grands lavoirs sont aménagés.


Le Chambon-Feugerolles - La Mairie — Le Valchérie et son lavoir, longeant la Place de la mairie
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La nouvelle Ecole sur la place de la Mairie
C'est finalement la municipalité qui acquiert, au prix de 43.500 francs, l'ensemble des lots mis en adjudication le 28 mai 1873. Les quatre cents élèves chambonnaires étant relégués jusqu'à présent dans un étroit et insalubre bâtiment en location, le conseil municipal décide de faire transformer l'ancienne usine de Vis à bois (lot cadastral 780) afin d'y loger décemment ses enfants. En 1874, les travaux pour réaliser cette école communale publique sont votés à hauteur de 38.500 francs, une demande de subvention de 10.000 francs étant dans le même temps demandée au Conseil général de la Loire.
Le terrain jouxtant le nouvel établissement scolaire (cadastre 777) est affecté à l'usage de cour de l'école ; un mur et un portail sont construits pour clôturer celle-ci le long de la place.

Le Chambon-Feugerolles - Concours de boules devant l'école, place de la mairie — Ecole communale place de la Mairie
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Le Kiosque à musique place de la Mairie
Tout comme le Cercle musical du Chambon, la Fanfare des Forges et Aciéries du Chambon est déjà active dès avant 1862. Cette dernière, comptant 18 musiciens dirigés par M. Voisin, participe au concours musical de Saint-Etienne du 20 juillet 1862 où elle interprète Semiramis, une marche de L. Couturier. Le même jour, le Cercle musical, dirigé par M. Deutschler, composé de 30 membres, y joue l'Ouverture de Fées aux roses de E. Marie et une Marche par Gurtner, et obtient le 4e prix en 3e division, avec médaille d'argent.
L'Harmonie municipale du Chambon succède au Cercle musical en 1880. En 1895, une nouvelle formation, les Trompettes de Chambon-Feugerolles, fait son entrée, bientôt suivie par la création des Fifres de Chambon.
Devant cette recrudescence de musiciens chambonnaires, la municipalité n'a pas d'autre choix que de faire construire un Kiosque à musique, lequel sera établi sur la place de la Mairie.
L'inauguration de ce Kiosque à musique a lieu le samedi 3 aout 1895 ; un festival musical, auquel participe vingt deux phalanges, est organisé à cette occasion.
Le Kiosque du Chambon, de forme octogonale, édifié sur un soubassement en pierre, est doté de colonnes en bois supportant sa toiture domale en zinc. Un escalier de cinq marches donne accès au plateau des musiciens entouré d'une rambarde en bois, laquelle sera remplacée, quelques années plus tard, par un garde corps en fer forgé.
Tandis que le kiosque à musique accueille régulièrement l'Harmonie municipale, Trompettes et Fifres chambonnaires, la place de la Mairie est envahie, lors de la vogue annuelle, par les baraques foraines et bien entendu par le sport national de la Boule qui organise de nombreux concours attirant une foule de spectateurs.

Le Chambon-Feugerolles - Le Kiosque à musique et concours de boules — Kiosque sur la place de la mairie, le long du Valchérie ; Mairie discernable derrière le kiosque
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Les Emeutes de 1910 place de la Mairie
La commune qui comptait à peine deux mille habitants en 1830, dépasse largement les dix mille en 1900. Son industrialisation métallurgique à marche forcée entraîne inévitablement des grèves à répétition qui vont atteindre leur paroxysme en 1910. Dès le 13 mars 1910, le ton était monté d'un cran chez les grévistes : ce jour-là, deux cartouches de dynamite, déposées contre la maison d'Antoine Besson, patron boulonnier, explosent, provoquant des dégâts matériels.

Le Chambon-Feugerolles - Défilés et manifestations des grévistes, fanfare en tête
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Mais c'est le 24 avril 1910, jour du premier tour des élections législatives qu'on atteint l'apogée : entre huit heures et demie et neuf heures, la salle de vote de la Mairie est envahie par une troupe vociférant contre Georges Claudinon (1849-1930), maire de 1898 à 1919. La municipalité se retire alors devant ces émeutiers qui, maîtres des lieux, commencent à se livrer aux pires excès, lançant le mobilier par les fenêtres... A neuf heures et quart, les énergumènes ayant projeté du pétrole sur les portes, les flammes envahissent rapidement le rez-de-chaussée et atteignent immédiatement l'étage. Les gendarmes ne pourront pas intervenir, les grévistes ayant détruit la pompe. A onze heures, les pompiers de Saint-Etienne arrivent en renfort, mais, après que le feu ait été maîtrisé à une heure et demie, force est de constater que la Mairie est totalement calcinée : seuls les quatre murs subsistent ; dossiers et archives municipales sont détruits, de même que les registres de l'état-civil postérieurs à 1865.
Pendant tous ces événements, une foule s'est attroupée sur la place de la Mairie, contenue difficilement par les gendarmes. Un escadron de dragons vient bientôt leur prêter main forte.
Dans la journée qui suit, quatorze présumés émeutiers sont arrêtés. Au verdict du procès qui se déroule le 12 juillet 1910, seuls sept écopent d'une condamnation : Jean Chol, 2 ans de prison ; Guillaume Chaumel, 2 ans de prison et 200 francs d'amende ; Philibert Cubizol, 2 ans de prison et 200 francs d'amende ; Jean-Baptiste Béraud dit le Sang, six mois de prison et 100 francs d'amende ; Pierre Béraud, deux mois de prison et 100 francs d'amende ; Gabriel Frécon, un an de prison et 100 francs d'amende ; Rose-Alexandrine Alexandre, femme Devoivre, huit mois de prison et 100 francs d'amende.

Le Chambon-Feugerolles - Incendie de la Mairie le 24 avril 1910
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Il va sans dire que pendant les années suivantes, la commune du Chambon-Feugerolles est surveillée de très près par militaires et gendarmes qui y stationnent en permanence, tandis que tout attroupement y est interdit. Le Kiosque à musique en est la première victime, les concerts y étant proscrits.

La municipalité vient s'installer face à la place de la Mairie, rue Gambetta, dans la maison Vimort transformée en hospice depuis 1867, puis fait construire en 1923, le long dudit hospice, un nouveau bâtiment qui devient sa mairie définitivement.
De 1922 à 1925, la rivière du Valchérie est recouverte dans sa partie traversant la ville, notamment le long de la place de la Mairie rebaptisée place Jean-Jaurès depuis 1919.

Le Chambon-Feugerolles - La Mairie de 1910 à 1923 installée dans l'ancien hospice - Mairie construite en 1923 à côté de la précédente
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Après avoir fait édifier des bains-douches en 1927 sur la place Jean Jaurès, le conseil municipal du dispendieux maire Pétrus Faure (1891-1985) décide, le 22 novembre 1931, de faire raser l'école municipale et d'y installer un marché couvert (les Halles) pour un budget de 1.038.146 francs, cela occupera quelques chômeurs ! En septembre, les travaux de démolition et construction sont mis en adjudication et l'inauguration des Halles a lieu les 25 et 26 août 1934. Le marché couvert baptisé André-Cognet accueillera à partir de 1987 le Boulodrome municipal.
En juin 1935, la place est transformée comme le rapporte un témoin :
dans la rue Gambetta, transformée en autodrome ces jours de fête, il n'y a pas de changement très importants, sinon quelques magasins transformés ou agrandis qui contribuent pour une bonne part à l'embellissement de la ville ; sur la place Jean-Jaurès, il n'en est pas de même : des équipes d'ouvriers nivellent le sol et placent des bordurettes, qui conduisent dans tous les sens et qui faciliteront beaucoup la bonne tenue des marchés et des fêtes qui s'y tiendront.

Le kiosque à musique a-t-il été supprimé à ce moment-là ? Toujours est-il que les concerts semblent avoir cessé d'être produits sur celui-ci, à partir de cette période.
On peut penser que la municipalité ressent des remords pour la suppression de son Kiosque à musique puisque dès 1950, elle en fait édifier un nouveau dans le récent jardin public implanté derrière la Mairie. Celui-ci, octogonal, est constitué en béton avec une couverture en forme de soucoupe.
Kiosque supprimé. Nouveau kiosque toujours en place.

voir ici, Place Jean Jaurès du Chambon-Feugerolles sans son Kiosque, aujourd'hui.
Mairie du Chambon et nouveau Kiosque, aujourd'hui.(1/2) (2/2)
Nouveau Kiosque du Chambon aujourd'hui. (1/2) (2/2)

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publié par Jean Marc Mar 15 Oct 2019 15:18

21 et 22 septembre 1867 — L'exposition du Comice agricole se déroule sur la future place de la Mairie
Lors du Comice agricole du Chambon-Feugerolles qui se déroule les 21 et 22 septembre 1867, les flots pressés de la population inondent les rues et place publiques de la ville. Lors du concours de labourage, fait quasiment unique, une cultivatrice, Eugénie Bessy, triomphe parmi les habiles laboureurs, et remporte le 4e prix de labourage.
L'exposition agricole, parfaitement bien disposée dans un
vaste enclos existant au centre même de la ville, était incontestablement remarquable.
Un brillant festival, organisé à l'occasion de ce comice, réunit dix-sept sociétés musicales qui,
bannières en tête, déployent leurs phalanges harmonieuses sur les places du Chambon, et font entendre les plus beau morceaux de leur répertoire.

25 juin 1875 — Les concours de sarbacane très prisés au Chambon-Feugerolles
— Après-demain dimanche aura lieu au Chambon-Feugerolles un grand concours de sarbacane.
Voici le programme de la fête :
9 h. du matin. — Réception des Sociétés à la gare du Chambon.
9 h. ½. — Départ du cortège de la gare, bannières et musique en tête, pour se rendre sur la place Grenette où l'on se formera en sections.
10 h. — Grand défilé de toutes les Sociétés.
10 h. ½. — Ouverture du tir. — 4 volées auront lieu le matin et 4 autres l’après-midi.
A chaque volée les sections changeront de cible.
Le soir. — Distribution des prix et des médailles.
L'harmonie du Cercle musical du Chambon prêtera son concours à cette fête.

17 et 18 août 1878 — Comice agricole du Chambon-Feugerolles des 17 et 18 août 1878
29 juillet 1878 — Organisation du Comice agricole du Chambon-Feugerolles : exposition des animaux, place de la Mairie, les matériels agricoles place du Marché, les produits agricoles cour de l'école
— La Société d'agriculture de Saint-Etienne croit devoir porter à la connaissance des agriculteurs de l'arrondissement les dispositions suivantes, arrêtées par la commission d'organisation, d'accord avec l'administration de la ville :
1° L'exposition des animaux de toutes espèces aura lieu sur la place de la Mairie ;
2 ° L'exposition des instruments outils et machines agricoles et horticoles et objets divers aura lieu sur la place du Marché ;
3 ° Enfin l'exposition des produits agricoles et horticoles de toutes sortes, céréales, pommes de terre, racines, légumes, arbustes, fleurs, fruits, vin, miel, bourre, fromage, etc., aura lieu dans la cour de l'école communale située sur la place de la Mairie.
La Société rappelle aussi les dispositions réglementaires suivantes :
Les produits et instruments seront reçus dès le samedi 17 et le dimanche matin 18 ; mais les animaux ne seront reçus que le dimanche, de 5 heures à 9 heures du matin. De 9 à 11 heures, visites et opérations du jury ; à 11 heures, réunion du jury dans la salle des délibérations, distribution des pancartes indiquant les récompenses obtenues ; à 3 heures, séance publique et solennelle du comice pour la distribution des récompenses aux exposants du concours.
Un grand Festival musical aura lieu au Chambon dans la journée du dimanche 18 août.
Les déclarations de concours peuvent être faites ou adressées jusqu'au 15 août, soit à la mairie du Chambon ; soit chez le secrétaire général de la Société d'agriculture à Saint-Etienne, rue de la Croix, 9
18 août 1878 — Festival musical sur la place de la Mairie
— Hier avait lieu, au Chambon-Feugerolles, un grand festival, concours auquel vingt-huit sociétés chorales ou instrumentales ont pris part. Dès le matin, ces sociétés se rendaient au Chambon. Une foule compacte s'était portée à la gare pour les recevoir. A 10 heures ½, toutes les sociétés étaient réunies sur la place de la Mairie. Les sociétés instrumentales avaient déjà parcouru la ville à cette heure et fait entendre leurs plus brillants morceaux. De 1 heure à 4 heures, le concours a eu lieu et les connaisseurs qui ont pu approcher, car la foule était immense sur tous les points, sont d'avis que l'ensemble des exécutions a été excellent. A 4 heures, le morceau "le Chambon" a été exécuté par 22 sociétés instrumentales, sous la direction de M. Deshayes, son auteur. Il a été accueilli par d'unanimes applaudissements.
Toutes les sociétés chorales présentes à la fête ont ensuite exécuté le chœur France, sous la direction de M. Dard-Janin, président du jury choral. Puis la distribution des médailles a commencé au milieu d'un concours énorme de public qui applaudissait chaleureusement les vainqueurs de cette lutte pacifique. Entre temps, plusieurs sociétés exécutaient les morceaux de leur répertoire et entonnaient la Marseillaise aux applaudissements de la foule qui était tellement compacte qu'il devenait à peu près impossible de circuler. La soirée s'est terminée par une magnifique retraite aux flambeaux et par un punch offert aux membres des sociétés présentes au concours. A 9 heures, feu d'artifice splendide, puis ouverture du bal, conduit par un orchestre de 200 musiciens. La place de la Mairie, sur laquelle se tient le bal, est brillamment éclairée au moyen de la lumière électrique. Durant toute la journée et jusqu'au soir bien tard, la foule est tellement nombreuse que les établissements publics ne peuvent suffire aux demandes des visiteurs. On peut à peine circuler. Le temps a été superbe.
Liste des sociétés musicales participantes :
Orphéons : Chorale des frères maristes de Firminy. — Chorale des travailleurs de Givors. — Orphéon de Pierre-bénite. — Les Enfants d'Apollon de Lyon. — La Lyre lyonnaise.
Harmonies : Harmonie de Saint-Rambert-sur-Loire. — Harmonie de la colonie de Saint-Genest Lerpt. — Union musicale de Firminy. — Harmonie des mineurs de la Ricamarie.
Fanfares : Fanfare des mineurs de Roche-la-Molière. — Fanfare des fabriques de faux de Pont-Salomon. — Fanfare des aciéries et forges d'Uniaux. — Fanfare de Saint-Symphorien-sur-Coise. — Fanfare de Notre-Dame de Saint-Etienne. — La Lyre de Perrache. — La Laborieuse de Lyon. — Fanfare de Grand-Croix. — Fanfare du Treuil. — Fanfare des amis réunis de Lyon. — Fanfare de Valbenoite. — Fanfare de Saint-Roch. — Fanfare du Bourg-Argental. — Fanfare de Villars. — Fanfare des Verreries du Mont.

Le Chambon-Feugerolles - Le Kiosque à musique sur la place de la mairie, le long du Valchérie
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13 juillet 1879 — Concert du Cercle musical du Chambon, place de la Mairie
— Voici le programme du concert qui sera donné par le Cercle musical du Chambon, dimanche 13 juillet, à 3 heures ½, place de la Mairie, sous la direction de M. Kirbhiler fils :
Allegro militaire, Bisch. — Une Chasse dans les Ardennes (ouverture), Marie. — La Médaille d'or (ouverture), Gurtner. — Le Tour du Monde (valse), Métra. — Le Calife de Bagdad (ouverture), Boiëldieu.


14 juillet 1880 — Concerts place de la Mairie et place Grenette (anciennement place de l'Eglise ou du marché qui deviendra place Claudinon-Giraudet)
— Programme de la Fête nationale : la veille, à huit heures du matin, distribution de secours aux indigents ;
A huit heures du soir, il sera tiré une salve d'artillerie ;
Immédiatement après, retraite exécutée par les tambours et clairons de la compagnie des sapeurs-pompiers.
Le lendemain 14 juillet, à six heures du matin, salve d'artillerie ;
A dix heures, promenade de la compagnie des sapeurs-pompiers à travers la ville ;
De six à sept heures du soir, concert sur la place Grenette, par le Cercle musical de la ville, qui exécutera :
1° Allegro militaire (Gurtner). — 2° Il Crociato, fantaisie (Tillard). — 3° Espérance, valse (O. Métra). — 4° Le Lac des fées, ouverture (Auber). — 5° La Sauteuse, polka (X...).
Place de la mairie, de sept à huit heures du soir, la Fanfare des Forges et Aciéries du Chambon exécutera :
1° Souvenir du camp de Châlons (allegro militaire), par Leroux. — 2° Nabuchodonosor (ouverture de Verdi), arrangée par Florentin. — 3° La Nacelle (valse), par Douard. — 4° Carrousel (airs variés), par Boisson. — 5° La Juive (fantaisie), par Halévy. — 6° Quadrille, par Boisson.
A 9 heures, retraite aux flambeaux par les deux Sociétés musicales réunies, escortées par la compagnie des sapeurs-pompiers.
A 10 heures, feux de Bengale, feu d'artifice.
Les deux Sociétés musicales réunies exécuteront, sur la place Grenette, le Chant des Girondins et la Marseillaise.

Concert de l'Harmonie municipale du Chambon-Feugerolles place de la Mairie avant édification du kiosque
11 juin 1882 — Voici le programme du concert que donnera l'Harmonie du Chambon-Feugerolles demain dimanche, 11 juin, de 2 heures 1/2 à 3 heures ½ du soir, sur la place de la Mairie : Le Formidable (pas redoublé). Boullard. — Le Chalet (fantaisie). Adam. — Le Feu follet (mazurka). Boullard. — Le Réveil (fantaisie). Sellenick. — Les Perles (polka pour piston). L. Magnier.
5 mai 1895 — Voici le programme du concert qui sera donné par l'Harmonie municipale du Chambon, le dimanche 5 mai, de 4 à 5 heures du soir, place de la Mairie : 1. Le Glorieux, allégro militaire. Labole. — 2. Le Voyage en Chine, ouverture, Bazin. — 3. Les Framboises, valse. Klein. — 4. La Belle Cordière, fantaisie. Démarquez. — 5. Ravissante, polka pour piston, Labole.

3 et 4 août 1895 — Festival et comice agricole à l'occasion de l'inauguration du kiosque à musique
Depuis hier, le Comice agricole est ouvert. Les opérations ont commencé à 8 heures par la réception des machines et instruments, des produits horticoles et viticoles. A 9 heures a eu lieu le Concours de ferrage.
La soirée a été en partie occupée par le concours de labourage et les essais de charrues et antres instruments.
Parmi les concurrents figuraient deux jeunes filles, dont la présence donnait quelque piquant à ces opérations quelque peu monotones pour les profanes.
A 9 heures du soir, l'Harmonie municipale et les pompiers s'assemblaient sur la place de la mairie et, quelques instants après, une superbe retraite aux flambeaux parcourait les rues de la localité.
La retraite terminée, l'Harmonie prenait place sur le magnifique kiosque construit devant la mairie, et l'inaugurait
en exécutant les meilleurs morceaux de son répertoire. (très joli ce kiosque, précisément, peut-être à cause de sa structure originale...)
Deuxième journée
Le jour naissait à peine que des salves d'artillerie annonçaient l'ouverture de la vraie fête, car, indépendamment du Comice agricole, nous avons un Concours musical auquel prendront part vingt-six sociétés.
La pluie tombe d'abord fine et serrée ; mais bientôt elle a l'excellente idée de s'arrêter et de laisser notre population toute à sa joie. Il aurait été fâcheux qu'une fête s'annonçant aussi bien fût gâtée. Les Chambonnaires ont bien fait les choses, le pavoisement est superbe, la rue Gambetta a quelque peu l'aspect de l'avenue d'un parc ; les arbres verts y sont plantés à profusion, et le tricolore des drapeaux s'y marie le plus agréablement du monde.
Des arcs de triomphe ont été dressés aux deux extrémités de la commune. Du côté de la Ricamarie, les attributs de mineurs ont presque exclusivement servi à leur ornementation.
En face l'usine Claudinon, un arc de triomphe s'élève, composé d'affûts de boulets, canons, fusils, etc., c'est d'un effet superbe.
Nous arrivons en même temps que les premières sociétés musicales qui vont prendre part au concours. L'aspect de la ville devient vraiment merveilleux, d'autant plus qu'à ce moment, le soleil, cet élément indispensable de toute réjouissance publique, a enfin vaincu la pluie et vient jeter la note gaie de ses rayons sur cet océan de verdure et de drapeaux.
Aux premiers accents des cuivres, la population est sortie dans les rues et acclame les sociétés au passage. Voici venir les fanfares d'Unieux, Firminy, la Ricamarie, l'Harmonie de Saint-Etienne, l'Harmonie de Saint-Genest-Lerpt, l'Union musicale italienne, puis le petit bataillon des Fifres Stéphanois, conduit par son minuscule tambour-major, qui s'acquitte de ses fonctions avec une gravité égale à celle de ses grands collègues de l'armée.
Tout ce monde joue à la fois. Aux accents graves des tambours et de la grosse caisse, répondent les notes aiguës des trompettes et des fifres ; pour un esthète, ce serait de la cacophonie, mais pour toute cette population qui s'apprête à se réjouir, cela constitue la plus suave harmonie, et nul de ceux qui assistent au défilé ne songe à se boucher les oreilles, les mains sont bien trop occupées à applaudir.
Cette entrée bruyante et triomphale est le vrai signal dé la fête ; l'animation redouble et les quelques fenêtres qui, par crainte de la pluie, boudaient encore, se décident à arborer à leur tour les couleurs nationales.
Mais pendant qu'orphéons et fanfares se rassemblent, le jury, qui a souci de sa grave mission, continue, non sans quelque distraction, les opérations du Comice.
On procède d'abord à la réception des animaux qui vont se placer à l'intersection de l'ancienne et de la nouvelle route.
Il y a là de forts beaux spécimens des races bovine, chevaline et porcine qui démontrent que nos éleveurs du Forez n'ont rien à envier à leurs confrères des autres régions.
On reçoit également, dans la section d'horticulture, les fleurs coupées dont nous remarquons de forts beaux échantillons.
Pendant ce temps, le public se presse à l'exposition des machines et instruments installée place de la Mairie. Il y a là, surtout, d'excellents modèles de charrues dont l'usage devrait se généraliser.
A 11 heures, la visite du jury est terminée, et à midi, l'Aéropage, poussant le dévouement jusqu'à oublier de déjeuner, se réunit dans la salle de ses délibérations, à l'école communale, procède à la répartition des pancartes indiquant les récompenses qui seront décernées solennellement à 3 heures, sur l'estrade à l'installation de laquelle, les tapissiers mettent la dernière main.
La matinée a été consacrée entièrement au concours : les harmonies se réunissent dans la cour de M. Antonin Berthail, les fanfares dans la cour de l'usine Palle-Bertrand, les orphéons dans la grande salle de la mairie, les fifres, les clairons, les trompettes, les tambours au chalet des familles de la Vernicherie. Partout. la foule prodigue des ovations aux musiciens.
Société musicales participantes :
Harmonies : L'Harmonie des Mineurs de la Ricamarie. — Harmonie de Saint-Rambert-sur-Loire. — Harmonie de Côte-Chaude. — Harmonie musicale italienne de Saint-Etienne. — Division spéciale (Ecole). — Harmonie de Saint Genest-Lerpt.
Orphéons : L'Echo de-l'Ozon. — La Clé de sol de Bellevue. — La Chorale des Amis Réunis. — Les Enfants de Saint-Symphorien-sur-Coise. — La Chorale du Velay. — L'Orphéon de Firminy. — Les Chevistes de Montverdun.
Fanfares : Fanfare des Acieries d'Unieux. — Fanfare des Mineurs de Roche-la-Molière. — Société musicale de Saint-Just-sur-Loire. — Fanfare du Treuil,
Fifres, trompes, trompettes, clairons, tambours : Les Fifres Stéphanois. — Le Rallye-Forez de Saint-Etienne. — L'Echo du Forez. — Le Rallye-Lyonnais. — Les Touristes de Bel-Air.
Le Banquet
A 7 heures, cent cinquante convives sont rassemblés dans une des salles de la mairie transformée en salle de banquet. A la table d'honneur nous remarquons : MM. Cohn, préfet ; Blanc, sénateur ; Chavanon, maire de Saint-Etienne ; Claudinon, industriel ; Chovet, Otin, directeurs du concours ; Verny, directeur des mines de Roche-la-Molière ; Martin, président de l'Harmonie de Saint; Etienne.
Pendant, le dîner, la Clé de Sol, société chorale, qui a été fort remarqué au cours des opérations du concours, s'est fait entendre, et applaudir.
Au dessert, M. Louison. adjoint de la commune du Chambon, se lève, remercie le préfet et lève son verre en l'honneur des invités.
M. Cohn répond en buvant au Président de la République.
La série des toasts est clôturée par un discours, en patois gaga, prononcé par M. Duplay, Lou pare Barounta.

Le Chambon-Feugerolles - Place du marché (place de la Mairie) et le Kiosque à musique
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Concerts sur le Kiosque à musique de la place de la Mairie
14 juillet 1896 — Le Chambon. Voici le programme du concert qui sera donné le 14 juillet, à 11 heures du matin, au kiosque de la place de la Mairie, par la Fanfare des Trompettes du Chambon : Le Gaulois (Bléger). — Brisquette (Bléger). — Torpilleur (Bléger). — Salut à Montluel (Romary).
22 août 1896 — Ce soir, à 8 heures l'harmonie municipale du Chambon-Feugerolles, sous la direction de son habile chef, M. Chovet, donnera à son kiosque, place de la Mairie, un concert dont voici le programme : Le Madhy, pas redoublé. Lambert. — Robert le Diable, fantaisie. Meyerbeer. — Retraite tartare. X... — Faust, fantaisie. Gounod. — Le Rossignol, polka, X...
25 avril 1897 — Le Chambon. L'Harmonie municipale donnera dimanche, à 3 heures du soir, à son kiosque place de la Mairie, sous la direction de M. Chovet, un concert dont voici le programme : l° Le Farfadet, P. R, (Sellenick). — 2° Mireille, ouverture, (Gounod). — 3° Sérénade, valse, (O. Métra). — 4° Une chasse dans les Ardennes, (Bléger). — 5° Marche nuptiale du Songe d'une nuit d'été (Mendelssohn)
3 juin 1897 — L'Harmonie municipale du Chambon-Feugerolles prendra part au concours international de Marseille fixé aux 5, 6 et 7 juin. Elle donnera sous la direction de M. Chovet, un concert en son kiosque place de la Mairie jeudi 3 juin à 8 heures du soir. Le programme comprend : L'Etat major P. R. (Tourneur). — Béarn, marche, morceau imposé au concours d'honneur. — Maritaux, ouverture (Wallace) morceau de choix au concours d'exécution. — La sérénade (O. Métra). — Le bal masqué, fantaisie sur l'Opéra.
24 avril 1898 — L'Harmonie municipale du Chambon-Feugerolles inaugurera la série de ses auditions d'été, sous la direction de M. Gibert, officier d'Académie, par un concert qui aura lieu dimanche 24 courant, de 3 à 4 heures du soir, au kiosque de la place de la Mairie. Programme : Allégro militaire. — Les Eubérons, ouverture (Kessels). — Le Petit Duc (Lecocq). — Le Bégaiement, polka (Pradier-Fédéré). — Sélection sur Faust (Gounod). — La Vague, valse (Métra).
24 août 1899 — L'Harmonie Municipale du Chambon, sous la direction de M. Gibert, officier d'Académie, donnera, à son kiosque, place de la Mairie, jeudi 24 courant, à 8 heures du soir, un concert dont voici le programme : Le Berger, pas redoublé, 1er prix à vue (Soyer). — La Forêt enchantée, ouverture, 1er prix d'exécution (Meister). — Le Carnaval de Venise, air varié, 1er prix de soli (Arban et Gibert). — Mythila, ouverture symphonique, 1er prix d'honneur (Raynaud). — Les amourettes, valse (Gung'l)
7 septembre 1901 — L'Harmonie municipale du Chambon-Feugerolles donnera un concert au Kiosque, place de la Mairie, le samedi 7 septembre, à 8 heures du soir. En voici le programme : 1. Marche des petits soldats (André). — 2. Rosabelle, ouverture (Wettge). — 3. Valse bleue (Margit). — 4. Le petit Duc, fantaisie (Lecocq). — 5. Sifflez, Pierrettes, polka originale (Popy).

Le Chambon-Feugerolles - Place de la Mairie, kiosque à musique
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1er octobre 1896 — Lors de la Vogue du Chambon sur la place de la Mairie, mieux vaut surveiller ses arrières
— Jeanne Duon est une petite brunette du 22 ans que la police a eu l'irrévérence d'inscrire sur ses registres comme ...Athénienne.
Le jour de la Fête patronale du Chambon, elle profitait de ce qu'il y avait foule sur la place dela Mairie, pour extirper, sans douleur, un porte-monnaie dans la poche de Mlle Marguerite Roux.
Trahie par une fuite prècipitée et aussi par ses antécédents, la fille Duon s'entend condamner à 20 jours de prison.
Pendant la même journée et sur la même place, un nommé Claude Mallard, âgé de 62 ans, s'avisait également de soustraire la bourse de Mme R..., née Veysse, éclose dans la Haute-Loire.
Mais Mallard avait opéré on macon qu'il est ; Mme Veysse s'aperçut du vol et éclata en reproches bruyants.
Le macon Mallard, qui, deux fois déjà s'est vu condamner pour des maladresses identiques, est envoyé pour trois mois à Bellevue.


13 août 1898 — La Fanfare des Trompettes en concert sur le Kiosque
— A l'occasion de son concours à Roanne, la fanfare des trompettes du Chambon donnera un concert samedi 13 courant à 7 h. ½ du soir sur le kiosque de la place de la Mairie.
Programme. — Ouverture, pas redoublé. — Retour de Dunkerque, morceau de choix au concours d'exécution. — Roanne, par M. Clussaing, morceau imposé au concours d'exécution. — Bravoure, fantaisie, imposé au concours d'honneur. — Les trompettes républicaines, défilé.


3 et 4 juin 1900 — La société de Gymnastique du Chambon « La Jeune France » en représentation dans la Cour de l'école place de la Mairie
— Le Chambon-Feugerolles. Fête de gymnastique. La Société de gymnastique Jeune France, qui doit prendre part au concours de gymnastique de Paris les 3 et 4 juin, donnera en l'honneur de ses membres honoraires une fête qui aura lieu le dimanche 27 mai, à trois heures, dans la cour des écoles communales de garçons, place de
la Mairie.


De nombreux concours de boules se succèdent sur la place de la Mairie du Chambon-Feugerolles, mais également sur un boulodrome installé à Lavercherie. L'incendie de la mairie interrompra brutalement, les activités des boulistes, aucune réunion ou attroupement n'étant toléré. Les concours des joueurs reprennent timidement en 1913, pour ressusciter après le conflit 1914-1918.
4 et 8 mai 1902 — Grand concours de boules.
— Comme nous l'avions annoncé, c'est le 4 et le 8 mai prochain qu'aura lieu sur la place de la Mairie le grand concours de boules organisé sous les auspices de la ville du Chambon et sous la présidence d'honneur de M. Georges Claudinon, chevalier de la Légion d'honneur, député maire. Ce concours comporte 1.000 francs de prix qui seront distribués aux vainqueurs des 64 quadrettes, soit 256 joueurs.
La première partie obtiendra un diplôme et 4 francs par quadrette gagnante ; la deuxième partie, 12 francs ; la 3e, 20 francs ; la 4e, 30 francs ; la 5e, 50 francs ; la 6e (championnat), 150 francs.
Le tirage au sort aura lieu exactement à 8 heures ½.
Espérons que le temps se mettra au beau et favorisera les éclats de nos fameux boulistes.
A l'occasion de ce concours, la société musicale l'Harmonie municipale du Chambon-Feugerolles, donnera le soir du 4 mai, de 3 à 4 heures, un grand concert au kiosque, place de la Mairie. Voici le programme de ce concert : Marche des Mousquetaires, allegro, (Lévêque) ; les Dragons de Villars, ouverture (Maillant) ; les Amourettes, valse (Gung'l) ; Faust, grande fantaisie (Gounod) ; le Rossignol, polka imitative (Clodomir).
Le jeudi 8 mai, aura lieu le concours pour le championnat, rendez-vous le matin, place de la Mairie.
Un grand concert sera donné à cette occasion le soir à trois heures, sur le kiosque de la place de la mairie, par la société de fifres, clairons et tambours de notre ville.

Le Chambon-Feugerolles - Concours de boules devant l'école communale, place de la Marie
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Quelques concerts sur le Kiosque à musique de la place de la Mairie
22 août 1902 — La société musicale L'Harmonie municipale du Chambon-Feugerolles donnera demain samedi au Kiosque de la place de la mairie, un concert dont voici le programme : Allegro militaire. — Nabuchodonosor, ouverture. (Verdi). — La Vague, valse. (Métra). — La fille du Régiment, fantaisie (Donizetti). — Sifflez, Pierrettes, polka (Popy).
21 mai 1903 — Voici le programme du concert qui donné par la Société des petits Fifres du Chambon et celle de la Ricamarie, sur le Kiosque de la place de la Mairie, jeudi 21 courant, à 2 heures ½, à l'occasion du concours : Marche fédérale. (Bruyère) ; Sans peur, pas redoublé (Bruyère) ; On s'en souviendra (Bruyère) ; Sifflez assez fort ! (Bruyère) ; Le petit page, fantaisie. (Lefèvre) ; Les enfants de la République, défilé (Bruyère).
18 juin 1904 — Le Chambon-Feugerolles. Voici le programme du concert du concert qui sera donné par I'Harmonie municipale, samedi 18 juin à 8 heures du soir, au Kiosque de la place de la Mairie : Allegro militaire ; Tolosa, ouverture, Reynaud ; Constellations, valse. Reynaud ; Lakmé, fantaisie. Delibes ; Les élégantes, polka. Choquart.
13 mai 1905 — Le Chambon-Feugerolles. Après-demain samedi 13 mai 1905, à 8 heures du soir, l'Harmonie municipale donnera, au Kiosque de la place de la Mairie, un concert dont voici le programme : Les petits fumeurs. (Delmas). — Frédégonde, ouverture (André). — Menuet Poudré (André). — Jour de fête, fantaisie (Parès). — Les élégantes, polka. Choquart.
25 mai 1906 — Demain mardi à 8 heures du soir, L'Harmonie municipale du Chambon-Feugerolles donnera au kiosque, place de la mairie, un concert dont voici le programme : 1. Les Petits Rats, allegro. Andrieux. — 2. Marche aux Flambeaux. Meyerbeer. — 3. Les Amourettes, valse. Gung'l. — 4. Le Grand Mogol, fantaisie. Audran. — 5. Les Deux Amis, polka pour deux clarinettes. Magnan.
20 août 1909 — Après demain samedi, à 8 heures ½ du soir, l'harmonie municipale donnera au kiosque de la place de la mairie, un concert dont voici le programme : Allegro mllilaire. — Joyeux Drilles, ouverture (Painparé). — Sous le Masque, valse (Choquart). — La Belle Cordelière, fantaisie (Bléger). — Ravissante, polka pour piston (Labole).

28 septembre 1910 — En dépit des événements de 1910, la Fête patronale du Chambon est maintenue. Les forains s'installent place de la Mairie, devant les ruines de celles-ci.
— Le Chambon-Feugerolles. Fête patronale. C'est par un temps favorable que s'est déroulée notre grande fête patronale. Une foule nombrouse n'a cessé de circuler dans nos rues et sur nos places publiques, où étaient installées des attractions foraines ; chevaux de bois Mazet, le labyrinthe installé place de la Mairie qui a eu un énorme succès, le Bioscope américain, l'hippodrome de chameaux vivants, les panoramas, les tirs, les loteries ont eu également leur part de succès.
Pendant ces deux jours, l'animation a été grande dans notre ville. N'oublions pas de mentionner le concours de ballons qui a obtenu un vif succès ; plus de soixante-dix ballons ont été lancés. Les prix seront décernés dimanche, jour du retour de la fête.
Le bal de nuit a été très animé. Le feu d'artifice tiré place de l'Abattoir avait attiré une énorme affluence.


Le Chambon-Feugerolles - Place de la Mairie et Kiosque à musique - Le Réveil Chambonnaire en 1910
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15 juin 1913 — Fête de gymnastique sur la Place de la Mairie
XVIIIe Fête fédérale de gymnastique organisée par la société chambonnaire « La Jeune France » avec le bienveillant concours de l'excellente musique militaire du 16e d'infanterie et l'Harmonie municipale.
— Dès le samedi après midi, les habitants commencent à pavoiser et décorer leurs maisons. Le soir, à 8 h. ½ a eu lieu une magnifique retraite aux flambeaux avec le concours de l'Harmonie municipale, la Société des tambours et clairons et la compagnie des sapeurs pompiers. Les salves d'artillerie se font entendre. Nombre de maisons sont illuminées. La foule est des plus compactes, on circule difficilement jusque fort tard dans la nuit.
La matinée du dimanche. De 7 à 9 heures, les sections des pupilles se réunissent place de la Mairie, 17 sections prennent part aux exercices qui sont fort applaudis du public.
A 10 heures a lieu le rassemblement des Sociétés. Les exercices de répétition des préliminaires du concours de Vichy ont lieu à 10 h. ½, place de la Mairie. 500 gymnastes y prennent part, avec accompagnement par l'Harmonie municipale. A 11 heures, les Sociétés se disloquent.
L'après-midi. La foule qui était déjà grande dans la matinée, devient plus nombreuse l'après-midi, les trains P.L.M., les tramways et voitures déversent des flots de voyageurs. A 1 h. ½, avenue de la Gare, les Sociétés se rendent pour le défilé qui a lieu à 2 heures, avec le concours de la musique militaire du 16e régiment d'infanterie.
Les exercices. Les sociétés s'assemblent sur la Place, devant la tribune d'honneur. Les exercices des vaillants gymnastes sont des plus applaudis, pendant que se fait entendre la musique militaire.
M. le préfet arrive avec MM. Claudinon, maire ; Chanteur et Clapier, adjoints. La musique joue la Marseillaise.
Le Banquet. A sept heures a eu lieu le banquet, à l'hôtel Frécon.

Le Chambon-Feugerolles - Fête de gymnastique du 15 juin 1913, place de la mairie et défilé avec la musique militaire
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14 juillet 1919 — Kiosque à musique remis à neuf à l'occasion de la Fête de la Victoire
— Le soir A 17 h. ½, notre excellente Harmonie Municipale a donné sur le Kiosque de la place de la Mairie remis à neuf, et au milieu d'une foule nombreuse un très brillant concert qui a valu à nos musiciens de chaleureux applaudissements.
Enfin à partir de 21 heures, les Chambonnaires ont dansé avec entrain sur la place de la Mairie aux soins d'un excellent orchestre. De nombreux habitants répondant à l'appel de la Municipalité avaient arboré aux fenêtres de nombreux drapeaux.

1er mai 1926 — L'Harmonie municipale refuse farouchement d'être « récupérée » par les communistes
— Dans notre numéro de mercredi nous avons annoncé que l'Harmonie Municipale donnerait samedi 1er mai son premier concert d'été. On sait que ces concerts sont toujours très goûtés de la population, ce qui le sera moins, c'est le sans-gêne de la municipalité. Celle-ci, on le sait organise une fête qu'elle appelle pompeusement fête des travailleurs. Profitant de la coïncidence qui a fixé au même jour le concert de l'Harmonie, le comité d'action s'est permis de faire figurer ce concert sur le programme officiel de la fête. Une petite enquête discrète nous a permis d'apprendre que notre société musicale ne voulait pas figurer sur le programme de la fête communiste, son concert tombant ce jour-là par pure coincidence. Or, il figure toujours sur les affiches, au milieu
des autres attractions de la fête. Cette manière de faire n'indique-t-elle pas trop de sans-gêne et d'impudence chez nos édiles et leur chef ? Ils voudraient detruire notre excellente société qu'ils ne s'y prendraient pas autrement.
Nous espérons que l'Harmonie ne laissera pas passer sans protester, cet abus de son nom.

10 juillet 1927 — Les concours de boules traditionnelles toujours en vogue sur la place Jean Jaurès
— Nous tenons à attirer tout spécialement l'attention des sociétés de boules de la région sur la grand concours de boules de 128 quadrettes qui aura lieu au Chambon-Feugerolles, sur la Place Jean-Jaurès, le 10 juillet prochain.
Les prix seront intéressants, la municipalité ayant voté une subvention importante pour l'organisation de ce concours.
Les adhésions doivent parvenir de toute urgence au camarade Bonnefoy, secrétaire de la Boule du Centre, 25 rue Edouard-Michot au Chamban-Feugerolles.

Quelques derniers concerts sur le Kiosque à musique avant sa suppression
27 mai 1921 — Le Chambon-Feugerolles. L'Harmonie municipale donnera samedi, à 8 heures du soir, place Jean-Jaurès, un concert dont voici le programme : Le Madhi, pas redoublé (Lambert). — Ouverture triomphale (Ch. Basch). — Les Flots du Danube, valse (Ivanovici). — Si j'étais Roi, fantaisie (Adam). — Rossignol et Fauvette, polka pour deux pistons. (Launay).
4 août 1923 — Le Chambon-Feugerolles. — C'est irrévocablement aujourd'hui samedi que se tirera la tombola organisée par l'Harmonie municipale à l'issue du concert que donnera celle société sur le Kiosque à musique de la place Jean-Jaurès, à 8 heures. Le Conseil d'administration est heureux d'annoncer que près de 300 lots seront tirés de l'urne.
Voici le programme du concert : 1° Vive l'Armée, marche, de F. Stoupan. — 2° Concordia, ouverture, de Fontenelle. — 3° Sous le masque, valse. — 4° Lakmé, de Léo Delibes. — 5° Menuet Poudre. d'Andrieux.

1e mai 1926 — L'Harmonie municipale donnera son premier concert annuel, samedi 1e mai, à 8 heures du soir sur le kiosque de la place sous la direction de M. Point. Programme : 1. L'état-major, allegro (Tourneur). — 2. Ondine, ouverture (Lorrain). — 3. Sérénade carnavalesques (Talanger). — 4. Faust, fantaisie (Gounod). — 5. Jean et Jeannette, polka pour deux pistons (G. Allier).
12 août 1926 — L'Harmonie Municipale donnera un concert, sous la direction de son dévoué chef, M. Point, jeudi 12, à 7 heures ¾ sur le kiosque de la place Jean-Jaurès. Programme : Paris-Bruxelle, allegro (Turine). —L'Arlésienue, prélude (G. Bizet) : a) Minuetto. b) Carillon. — Kiane Line, poème dramatique (Ch. Lhomme) (morceau imposé au concours de Vienne). — Reims, ouverture dramatique (Fernand Andrieu).
17 septembre 1929 — L'Harmonie Indépendante donnera un concert aujourd'hui mardi, à 20 heures, sur le Kiosque de la place Jean-Jaurès. En voici le programme : Marche russe (A. Luigini). — L'Arlésienne. Minuetto (G. Bizet). — Valse lente (A. Luigini). — Symphonie inachevée, morceau de choix au concours de Vichy. (Schubert). — Némésis, ouverture dramatique, morceau imposé au concours de Vichy (Mouchard).
7 août 1934 — Le concert samedi soir, sur le Kiosque de la place Jean-Jaurès, par l'Union Musicale et Chorale du Chambon avait attiré un nombreux public. L'Orphéon, société chorale de Firminy, s'était jointe aux musiciens et l'audition que ces deux sociétés exécutèrent de commun fut hautement appréciée.
En adressant nos félicitations à tous ces artistes, nous voulons espérer les entendre à nouveau dans un prochain concert.


Le Chambon-Feugerolles - La place, le Kiosque et les bains douches - Nouveau Kiosque à musique du Jardin public
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Sociétés musicales actives au Chambon-Feugerolles en 1909 :
Harmonie municipale, 62 exécutants ;
Les Trompettes de Chambon-Feugerolles, président Martignat, direction J. Dubreuil, 25 exécutants ;
Fifres de Chambon-Feugerolles, direction Borel.


(1) Nous laissons aux soins des généalogistes la tâche ardue de démêler l'écheveau des familles Palle, Dubouchet et Thomas, qui ont fait la pluie et le beau temps en se partageant pendant plusieurs décennies une grande partie des terrains chambonnaires et en y installant leurs industries. La tâche est d'autant plus rude qu'un seul registre d'état civil a été sauvé, miraculeusement, de l'incendie de la mairie du Chambon-Feugerolles en 1910.

Le Chambon-Feugerolles - Vue aérienne de la place Jean Jaurès
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JeanMarc
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LE CHÂTEAU-D'OLÉRON - La Place et le Kiosque
(CHARENTE MARITIME)
La ville casteloleronaise est transformée en citadelle de 1630 à 1704 par ordre de Richelieu, sur les plans de l'ingénieur Pierre d'Agencourt, l'inévitable maréchal Vauban intervenant pour terminer les travaux, suivi par l'ingénieur François Ferry à partir de 1689. Celui-ci modifie, en l'améliorant, l'ouvrage défensif et, dans ce but, fait raser les Récollets, l'Eglise et une partie du Bourg jusqu'au cimetière. Michel Bégon, intendant de la généralité de La Rochelle, précise, le 14 juillet 1691, que la nouvelle ville du Chasteau de l'Isle d'Olleron sera très belle. (1)
De 1699 à 1704, la ville est reconstruite et réorganisée, avec la création de nouvelles rues disposées autour de la Grande Place dite Place d'Armes. Un plan projeté de 1752 montre ladite place, bordée sur trois de ses côtés par une double rangée d'arbres.
Vers 1770, le baron du Château-d'Oléron, Barthélemy Michel seigneur de Saint-Dizant (1688-1773), capitaine-général des milices garde-côtes de l'Ile d'Oléron, fait édifier un marché couvert le long du couchant de la Place d'Armes, sur un emplacement que le projet de 1752 avait précisément gardé vierge de toute construction, figuré par un unique arbre. Ces halles sont constituées de douze piliers de bois soutenant une couverture de tuiles.

Plan du Château-d'Oléron en 1811
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Après le débarquement de 1.065 déportés, dont 943 prêtres, sur la citadelle de l'Ile de Ré, à partir de mai 1798, suite aux lois des 19 et 22 fructidor de l'An V (5 et 8 septembre 1797), c'est au tour du Château d'Oléron d'être désigné, à partir de février 1799, pour « accueillir » dans sa citadelle, le trop plein d'émigrés condamnés.
C'est ainsi que 250 hôtes dont 192 prêtres, sont incarcérés dans les casernes casteloleronaises. A la suite du coup d'Etat du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), les consuls publient un arrêté le 8 frimaire an VIII (29 novembre 1799), à l'issue duquel, dans les mois qui suivent, la majeure partie des émigrés sont remis en liberté, sans pour autant recouvrer le droit d'exercer leur culte ; dix d'entre eux mourront sur place.

En 1851, une fontaine monumentale sculptée, aux colonnes torsadées, est érigée devant l'entrée des halles du marché couvert sur la place d'Armes. C'est l'oeuvre d'un Compagnon du Devoir du Tour de France, Jean Paillé, dit Perrin (né en 1818).
Le marché couvert, devenu vétuste (dès le 23 août 1882, M. Luguet
prie ses honorables collègues du conseil général de la Charente inférieure, de s'occuper de l'affaire pendante dudit marché couvert), la municipalité décide de le remplacer. En 1891, l'architecte marennais A. Emerit est chargé des plans, la réalisation en est confiée à l'entreprise de Joseph Sylvestre.

Le Château-d'Oléron - Marché couvert et Fontaine monumentale
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Depuis la circulaire ministérielle du 27 septembre 1860, tous les militaires condamnés pour délits communs ainsi que les militaires en récidive sont envoyés au Château-d'Oléron où se situe le dépôt de quatre compagnies disciplinaires coloniales, récemment créées ; ce dépôt accueille en permanence entre deux cent cinquante et trois cents condamnés disciplinaires, transférés ensuite dans une des nombreuses colonies.
A partir de là, le sport national d'Oléron et de la région charentaise devient la chasse à l'homme : il ne se passe pas trois mois sans qu'un ou plusieurs disciplinaires ne s'enfuient sur le continent, obligeant la maréchaussée à organiser d'incessantes battues à travers la région. La plupart sont repris et ramenés en soi-disant "bonne" garde...
Il faut dire que si la citadelle casteloleronaise a été une véritable passoire, les militaires censés en assurer la garde, notamment le 7e de marine, semblent avoir cultivé un certain laxisme : ainsi on peut lire, dans un entrefilet du 11 août 1898 :
le 7e de marine du Château-d'Oléron a manœuvré, mercredi, à travers champs aux environs du bourg. Sur les dix heures du matin les soldats sont venus sur la place de la mairie où ils ont fait la sieste... (2)

En novembre 1870, des prisonniers prussiens sont incarcérés à côté des disciplinaires. Après cette date, deux dépôts distincts occupent le Château d'Oléron : celui de la compagnie de fusiliers de discipline de la marine dit « les Peaux de lapins » et le corps des disciplinaires des Colonies dit « les Cocos ». Ce dernier sera supprimé d'Oléron à compter du 1er janvier 1906, les coloniaux étant transférés en Algérie et répartis entre les compagnies de discipline des troupes métropolitaines. Le corps disciplinaire des Peaux de lapins subsistera jusqu'à la veille de la seconde guerre mondiale.

Le Château-d'Oléron - Place d'Armes, musique des disciplinaires — Manoeuvres sur la place d'Armes
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Une place d'Armes, qui est supposée présenter des mouvements de troupes et autres exercices militaires, est dans la plupart des cas, dotée d'un Kiosque à musique ; aussi, en 1900-1901, un premier Kiosque est édifié sur la place du Château-d'Oléron, près de la fontaine. Constitué d'une ossature et d'un soubassement en bois, il est doté d'une toiture zinguée de forme octogonale et d'une balustrade formée de croisillons.
Rapidement, vers 1904-1905, ce premier Kiosque est remplacé par un second, construit en dur : ses colonnes sont en fonte, son garde corps en fer forgé est fixé sur une assise construite en briques et en pierres.

Le Château-d'Oléron - Le Kiosque à musique devant le Bazar — La Fontaine et le Kiosque à musique
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La fanfare la Lyre Oléronaise du Château-d'Oléron, fondée antérieurement à 1891, est dirigée à cette date par M. Berthelot. Toujours active en 1899, il semble qu'elle ait changé de dénomination pour adopter en 1905 le nom de L'Echo de l'Océan. En 1905, L'Echo de l'Océan est dirigé par M. Vultier et se compose d'une trentaine de musiciens. Animant le Kiosque à musique pendant plusieurs décennies, la fanfare disparaît à la fin des années 1930 : en juillet 1935, dirigée par M. Brulay, on la voit encore participer au concours musical de Saint-Brieuc où elle glane le 2e prix de lecture, d'exécution et d'honneur en 3e division des harmonies.
Le Kiosque à musique, quant à lui, a été supprimé entre 1950 et 1960, pour des raisons inconnues.
La place d'Armes, qui s'est appelée également place du Marché, a adopté définitivement le nom de Place de la République.
Kiosque supprimé.


voir ici la Place de la République du Château-d'Oléron sans son kiosque, aujourd'hui. (1/4) (2/4) (3/4) (4/4)

Premier Kiosque à musique à ossature, garde-corps et soubassement en bois
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publié par Jean Marc Mer 23 Oct 2019 17:35

8 mars 1891 — Une des rares apparitions de La Lyre Oléronaise, musique municipale du Château-d'Oléron
— Ile d'Oléron. Le Château. On nous écrit à la date du 4 Mars 1891 :
Le concert que nous donnera dimanche soir 8 mars, à huit heures, dans la salle des fêtes, un groupe de jeunes gens de notre ville, promet d'être brillant.
Nos lecteurs nous sauront gré de leur indiquer les principaux morceaux de cette petite soirée artistique et musicale dont nous venons de lire le programme.
Comme début un épisode dramatique en un acte intitulé Devoir et Patrie. Et comme clôture, une pièce vaudeville en un acte aussi, qui a pour titre Passé Minuit.
Dans la première partie nous avons remarqué comme morceaux importants :
La Veillée de F. Coppée ; Alla Pocca, un caprice pour piano ; Les Trois Hussards, une scène lyrique de G, Nadaud ; Les Rameaux de Faure ; Le Sergent, de Déroulède et de superbes variations pour flûte et piano sur Les Beautés d'Euriante de Weber.
La seconde partie n’est pas moins alléchante que la première.
Contrairement à celle-ci, elle s'ouvre par un duo comique « Les deux Bossus » de René-Grey. Après un monologue sentimental « Les Yeux de la Femme » un morceau de genre, et à effet dont l'air populaire est connu de tous… La Valse des Pruneaux !!
Comme musique sérieuse, nous remarquons « Souvenir des Alpes », violon et piano ; la mélodie bien connue, mais toujours intéressante du Dernier soupir de Faust ; et un grand morceau de piano intitulé « Pasquinade ».
Le tout entrecoupé de chansons comme « l'Aimable Voleur » de Gustave Nadaud, de bonnes paysanneries, comme la « Locomotive », de monologues comiques « Zut !! », La Pianomanie, le Pochard du Pont Neuf, le Garde municipal, qui provoqueront sûrement de longs éclats de rire.
La Lyre Oléronaise, musique municipale de notre ville, doit prêter son concours aux jeunes artistes, elle ouvrira le concert. par un allegro militaire ; jouera une fantaisie, au commencement de la seconde partie, et terminera la soirée par un brillant pas redoublé.

23 juin 1901 — La Foire sur la place d'Armes du Château-d'Oléron
— La Foire du Château, favorisée par un temps superbe, a été un succès complet.
Malgré l'ardeur du soleil, dès 3 heures, une foule nombreuse circulait sur la place. Les spectacles étaient très attrayants et nous espérons que les forains ont dû emporter un bon souvenir du Château.
Disons qu'après le dîner la fête s'est continuée avec beaucoup d'entrain et que les confettis n'ont pas été ménagés.
Le Grand Cirque des Familles, sous l'habile direction de Madame Bouteloup, a remporté un succès qui l'oblige à revenir dans notre ville.
Le programme comprenant des exercices surprenant été exécuté d'une façon remarquable par les nombreux artistes de cette troupe.
Le théâtre Salon des Merveilles offrait un spectacle entièrement nouveau surpassant tout ce qui été vu jusqu'à ce jour.
Au programme : Les Visions d'Art ou le Polyographe en personne ; Daphné, illusion féerique et mythologique, en neuf tableau, et le Néant, illusion sensationnelle.
Le magnifique musée de M. Lemaire, Musée du Progrès, reproduit les merveilles, les événements les plus importants et les plus tragiques du siècle, à obtenu aussi un grand succès.
Le Soldat Américain Thomas Dittans, géant de 2 m 33 de hauteur, a fait courir toute la population.
La Ménagerie a fait également d'intéressantes représentations avec son lion marin et ses serpents.
Le musée de M. Miché avait de nombreux spectateurs. Puis viennent les balançoires et les deux manèges, où nous remarquons notre beau manège Oleronais ainsi que de nombreuses loteries et bazars.
N'oublions pas le café tenu par M. Chaloyeau, offrant au public avec les romances et chansonnettes des consommations de première marque.
Les personnes qui ont vu au Château toutes ces distractions en ont emporté un tel souvenir qu'elles ne pourront résister à l'envie d'y assister de nouveau à la foire de Saint-Pierre.
Enfin souhaitons à tous les forains qu'ils remportent aux foires de l'île d'Oléron, le même succès qu'au Château.

Le Château-d'Oléron - Place d'Armes et Kiosque à musique, les disciplinaires en manoeuvres — Le Kiosque et le Bazar
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2 juillet 1905 — La fanfare « l'Echo de l'Océan », primée au concours musical de Rochefort
— Fanfare. Notre société musicale « Echo de l'Océan » est rentrée lundi, venant de Rochefort où elle a obtenu de brillants succès.
Il lui a été décerné un premier d'éxécution (une palme) et un deuxième prix d'honneur (une palme et 75 francs).
Nos félicitations aux musiciens et à leur dévoué chef.
Mercredi, quatre fusiliers disciplinaires qui s'étaient évadés du Château-d'Oléron ont comparu devant le Conseil de guerre de Bordeaux. Ces soldats avaient été arrêtés à Périgny. Ils ont été condamnés à cinq ans de réclusion.


23 juin 1907 — La musique du 3e régiment d'infanterie coloniale en concert au Château-d'Oléron
— Le 3e régiment d'infanterie coloniale a clôturé vendredi ses exercices de tir par une manoeuvre à laquelle assistait le général Winkel-Mayer. Pendant le séjour de ce régiment dans notre ville, nous avons eu le plaisir d'entendre chaque soir un excellent concert donné par la musique.
Le 3e a quitté le Château samedi pour rentrer à Rochefort ; il a été remplacé par le 7e colonial.

14 et 15 août 1910 — Festival-concours au Château-d'Oléron
— Le Festival-concours du Château-d'Oléron a obtenu le plus vif succès ; le soleil, qui s'était mis de la partie, a favorisé du reste la clôture de la laborieuse entreprise du Comité d‘organisation, qui depuis 5 mois travaillait sans relâche à l'accomplissement de son œuvre.
L'initiative de cette fête, dont le genre était encore inédit dans l'île, est due à la Société musicale « Echo de l'Océan » du Château, et le Comité organisateur était présidé par M. Henri d'Houvignet.
Les bateaux du Chapus et les trains déversaient des flots de voyageurs et musiciens ; les rues étaient noires de monde ; onze Sociétés prenaient part au défilé, les concours d'exécution et d'honneur et le festival du soir furent particulièrement brillants ; un vin d'honneur réunissait les présidents, directeurs et membres du Comité. M. d'Houvignet les remercie, tandis que l'excellente Harmonie de Marans exécutait la Marche aux flambeaux de
Meyerbeer. M. Neau, président de « l'Echo angérien », répondit au nom des Sociétés.
Les Sociétés marquantes furent : l'Union parthenaise, l'Harmonie de Marans, l'Echo angérien, l'Orphéon de Saint-Jean-d'Angely, la Mauzéenne.
Le morceau d'ensemble, enlevé énergiquement par toutes les Sociétés sous l'habile direction de M. Valette, chef de la Parthenaise, a soulevé des tonnerres d'applaudissements.
Les Sociétés ont été enthousiasmées de l'accueil qui leur a été fait et la population de l'île conservera longtemps le souvenir de ces deux journées.

29 juin 1914 — Le concert, programmé pour les 15 et 16 août 1914 au Château-d'Oléron, n'aura bien entendu jamais lieu...
— Un festival-concours pour orphéons, harmonies, fanfares et estudiantinas, organisé par la Société Musicale « Echo de l'Océan » aura lieu au Château-d'Oléron les 15 et 16 août prochain.
Samedi 15 aout : à 10 heures et à midi, réception des sociétés ; à 1 heure 30, défilé obligatoire pour toutes les sociétés ; à 2 heures 30, concours d’exécution ; toutes les sociétés exécuteront deux morceaux de leur choix ; à 9 heures, grand festival obligatoire pour les sociétés désignées par le comité.
Dimanche 16 août : à 1 heure 30, concours d'honneur, audition d'un morceau au choix ; à 3 heures, exécution d'un morceau d'ensemble par les sociétés instrumentales ; à 3 heures 30, distribution des récompenses.
Les adhésions seront recues jusqu'au 1er juillet par M. R. Chabanier, secrétaire général du festival 9, place de la République, au Château-d'Oléron.

Le Château-d'Oléron - La Fanfare l'Echo de l'Océan et les Vétérans, le 14 juillet 1910 — Kiosque à musique place d'Armes
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26 août 1923 —Festival musical du Château-d'Oléron
— Le 26 août aura lieu, au Château-d'Oléron, un grand festival ; ce sera un immense succès, car les plages de l'Ile sont à ce moment fréquentées par plus de 10.000 étrangers.
Déjà, un nombre important de Sociétés sont inscrites, et les adhésions devant être closes le 20 juillet, le Comité prie les Sociétés en retard de s'adresser à M. Louis Bonnet, secrétaire général, au Château.


29 août 1926 — Grand festival concert du Château-d'Oléron organisé par la Fanfare L'Echo de l'Océan
— Dimanche 29 août dernier, un grand festival-concours était organisé par la société musicale Echo de l'Océan de la ville du Château-d'Oléron (Ile d'Oléron). Plusieurs sociétés de musique y ont pris part, notamment La société de trompette Les Amis Réunis réunissant 22 exécutants sous la direction de M. Poitou, directeur ; La Lyre Péaltaise, de Péault, fanfare réunissant 28 exécutants, sous la direction de M. Vrignonneau, directeur ; La Fraternelle, fanfare, de Vallières-des-Grandes (Loir-et-Cher), réunissant 22 exécutants sous la direction de M. Legendre, directeur ; La Société d'harmonie municipale de Bourcefranc, réunissant 32 exécutants, sous la direction de M. Devinaud, directeur et la Société Philharmonique de St-Pierre-d'Oléron, réunissant 30 exécutants, sous la direction de M. Gabaret, directeur.
A 13 heures 30 a eu lieu un grand défilé obligatoire pour toutes les sociétés engagées, dont le départ a eu lieu route du Mail. A 14 h. 30 a eu lieu le concours d'exécution où la Société de musique la Lyre Péaltaise a remporté le premier prix, un diplôme et une palme.
A 16 h. 30, a eu lieu l'audition du Groupe Symphonique, sous la direction de M. Gabaret, professeur, où 3 morceaux de musique ont été joués à la perfection ainsi qu'un chœur à 2 voix, Le beau Danube bleu, exécuté avec succès par un groupe de jeunes filles du Château-d'Oléron.
A 17 h. 30, concours d'honneur entre toutes les sociétés, et la Lyre Péaltaise s'est encore classée avec le premier prix d'exécution, un diplôme et une palme.
A 18 h. 30, distribution des récompenses et exécution d'un morceau d'ensemble, Terre, par toutes les sociétés participantes.
Et enfin, à 21 h. 30, fête de nuit avec embrasement général de l'enceinte du festival et grand concert en 4 parties et deux actes, puis entre chaque partie de ce concert, la Lyre Péaltaise, désignée par le Jury, a exécuté les meilleurs morceaux de son répertoire, elle mérita les applaudissements prodigués par la foule.
A l'issue du concert, la fête s'est terminée par un grand bal champêtre avec brillant orchestre jazz-band.

Société musicale active au Château-d'Oléron en 1909 : L'Echo de l'Océan (fanfare), direction Vultier, 29 exécutants.

(1) Michel Bégon (1638-1710), intendant de la généralité de La Rochelle, qui tient une correspondance régulière avec Esprit Gabart de Villermont (1628-1707), gouverneur des Iles d'Hyères, l'entretient de l'avancée des gigantesques travaux réalisés sur les fortifications du Château-d'Oléron de même que ceux ayant lieu concomitamment sur l'Ile de Ré. Le 14 juillet 1691 il écrit :
J'allai hier à Brouage et à Oleron. Je visitai en passant le nouveau fort que sa Majesté fait bastir au Chapus qui rendra le Chasteau d'Oleron imprenable. Je fis aussi le tour de l'enceinte de la nouvelle ville que le Roy fait bastir à Oleron qui sera très belle.

(2) Les disciplinaires en « ballade »
Parmi les innombrables disciplinaires fugitifs du Château d'Oléron on peut citer :
Le 28 septembre 1864, sept fuyards repris le lendemain et le surlendemain ; quatre autres en septembre 1898 ; trois en avril 1899 ; deux en juin 1899 ; un en juillet 1901 ; deux en juin 1902 ; trois en octobre 1902 ; quatre en mai 1905 ; trois en avril 1910 ; trois en février 1910 ; quinze en décembre 1911 ; quinze en août 1913 ; trois en septembre 1928....
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JeanMarc
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LE CREUSOT - Kiosque du Square boulevard du Guide
(SAÔNE ET LOIRE)
Le lecteur que l'historique du Creuzot ne passionnerait pas, peut passer directement au chapitre Schneider !

Le 29 mars 1769, François de La Chaise (1727-1794), avocat et subdélégué à l'intendance de Bourgogne, obtient la concession de l'exploitation des mines houillères dépendant de la baronnie du Montcenis, hameau du Creuzot, étendues sur trente et une lieues carrées (465 km²). Cette concession est confirmée par lettres patentes des 5 juin 1771, enregistrée au parlement de Dijon le 10 avril 1772.
La Chaise, les 5 octobre 1781 et 17 avril 1782, signe deux traités avec la
Société Perrier, Bettinger et Cie, au sein de laquelle le Roi possède un intérêt d'un douzième, autorisant celle-ci à établir des usines sur ladite concession, utilisant la houille extraite pour produire de la fonte de coke.
Par suite d'arrêts du Conseil d'Etat du Roi des 10 février 1784, 17 septembre 1784 et 10 décembre 1786, une nouvelle compagnie, la
Société anonyme des Etablissements du Creuzot, reprend tous les actifs de François de La Chaise, ainsi que la société Perrier, Bettinger et Cie.

Jean-François Chagot (1752-1824), juge du Tribunal de commerce de Paris de 1800 à 1808, est nommé, avec Thomas Chardon, administrateur des Etablissements du Creuzot en 1808. Puis Chagot, seul, avec ses cinq fils, obtient de faire main basse sur l'ensemble des actifs de la Société anonyme, usines, terrains et immeubles, moyennant 905.000 francs, à l'audience des criées du tribunal civil parisien le 8 août 1818 ; les experts de la justice ayant fixé l'estimation à 1.350.000 francs, l'adjudication avait été autorisée aux deux tiers de celle-ci.
Peu avant son décès survenu en 1824, Jean-François Chagot fonde, le 29 janvier 1823, la
Société Chagot frères et Cie à laquelle il fait apport des actifs du Creuzot. A la suite de l'ouverture de la succession, la veuve et les enfants de Chagot cèdent l'affaire, en dates des 11 et 12 janvier 1826, à la Société Aaron Manby, Daniel Wilson et compagnie, fondée les 15 et 17 septembre 1824. Cette dernière société est apportée à son tour à la Société anonyme des mines, forges et fonderies du Creuzot et de Charenton en date des 13 et 14 mai 1828.

En 1833, l'affaire fait grand bruit dans tous les journaux : le banquier Alexandre Aguado, intraitable, provoque, le 25 juin, la cessation de paiement de la Société des mines, forges et fonderies du Creuzot, à la suite d'une saisie pour le paiement d'une créance de 500.000 francs ; deux mille ouvriers occupant les usines du Creuzot sont dans l'expectative. Le 25 juillet 1833, trois syndics de liquidation sont nommés (M. Berthault, banquier ; M. Ferdinand Riant, marchand de fer ; M. Champfort). Ceux-ci ordonnent la continuation de l'entreprise et Aguado est condamné aux dépens, le tribunal des faillites ayant estimé que les actifs dépassaient de très loin la créance du banquier.
Les mines, forges et fonderies du Creuzot, leurs domaines, bois, circonstances et dépendances sont toutefois mis en adjudication par les administrateurs de la faillite pour le 21 juin 1835 au prix de 2.849.483 francs, devant le tribunal civil de la Seine. Cette vente à la criée est conclue le 25 novembre 1835, en faveur de 17 investisseurs regroupés sous le vocable MM. Coste et consorts (1)

Adjudication du 21 juin 1835 des forges, mines, domaines, bois et dépendances du Creuzot (journal des débats 14 juin 1835)
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La famille Schneider entre en lice au Creuzot
L'arrivée des Schneider au Creusot va, comme on le sait, profondément en modifier les destinées. François-Antoine Adolphe Schneider aîné (1802-1845), négociant à Paris et Joseph-Eugène Schneider (1805-1875), maître de forge de Bazeilles (Ardennes), créent la société en nom collectif dite Schneider Frères et Compagnie, enregistrée à Paris le 26 décembre 1837, ayant pour objet l'exploitation des mines de houille du Creuzot et la fabrication des fontes, des fers forgés et laminés, clous, rails, tôles, machines etc...
Le capital de cette société, fixé à quatre millions de francs pour quatre-vingts actions, est constitué par les apports :

— des 17 investisseurs ci-dessus, désignés sous le nom de MM. Coste et consorts, évalué à deux millions cinq cent mille francs, soit cinquante actions ;
— d'Adolphe Schneider, 200.000 francs en numéraire, soit quatre actions ;
— de Joseph-Eugène Schneider, 200.000 francs en numéraire, soit quatre actions ;
— de François-Alexandre Seillière, banquier à Paris, 250.000 francs en numéraire, soit cinq actions ;
— de Louis Boigues, propriétaire des forges de Fourchambault, député à Paris, 250.000 francs en numéraire, soit cinq actions.
Les douze actions restantes seront attribuées ultérieurement.
Ainsi, contrairement à la légende bien ancrée dans tous les « manuels » traitant du Creusot, les Schneider n'achètent en aucun cas les mines et fonderies creusotines, mais y prennent seulement des participations, à hauteur de 5% chacun, Seillière et Boigues pour 6% !... Certes, le capital de la société évoluera, mais de façon tout à fait modérée : lors de l'assemblée des actionnaires du 24 décembre 1844, une augmentation de capital d'un million de francs, soit vingt actions supplémentaires ne générera en aucun cas une dilution des actionnaires historiques.

Plan du Creuzot en 1883
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Après que les Chagot aient conservé les rênes de la mairie du Creuzot de 1815 à 1832, c'est au tour des Schneider d'être seuls maîtres à bord de la municipalité : Adolphe de 1841 à 1845, Joseph-Eugène de 1866 à 1870, Henri de 1871 à 1896 puis Charles-Prosper-Eugène de 1896 à 1900.
Les Schneider vont, comme on le sait, transformer leur outil industriel en un empire sidérurgique. De 1831 à 1875, la population, qui est passée de mille trois cents à vingt-six mille habitants, compte maintenant dix mille salariés.
Entre autres fabrications sortant du Creuzot, les locomotives, à partir de 1838, viennent en bonne place : chaque semaine il en sort une des usines, cinquante par an. Bateaux à vapeur, ferries et canonnières ne sont pas de reste...
Schneider, dans le même temps, fait édifier les maisons et infrastructures nécessaires à cette ville nouvelle, les quartiers sont aménagés les uns après les autres.
Le quartier du Guide, traversé par le boulevard éponyme, qui va regrouper l'essentiel des animations du Creuzot (à présent orthographié Le Creusot), est urbanisé en 1853. Deux squares contigus y sont aménagés, financés par la compagnie, délimités par les rues des Ecoles, Saint-Laurent et Sainte-Barbe. Auparavant sur ce quartier qui était en friche, deux puits d'extraction étaient en activité.
Le boulevard du Guide accueille ses marchés quotidiens les lundi, mercredi et vendredi, alternant avec ceux de la place de l'église les mardi, jeudi et samedi.

Les philharmonies, harmonies et autres symphonies creusotines donnent le « la ».
La première formation musicale ayant acquis quelque notoriété au Creusot est la Société chorale du Creusot, dirigée par M. Kuhn à la tête de cinquante musiciens qui, dès le 25 juillet 1858, remporte un premier prix en seconde division au festival musical de Dijon. Passée en division supérieure, elle vient chanter La Chapelle de Becker et un double choeur avec solo intitulé Madrid, au concours d'orphéons et d'harmonies de Chalon-sur-Saône le 3 juin 1860. Lors de la même manifestation, M. Kuhn, qui possède une double casquette, présente son orchestre sous la bannière Harmonie du Creusot, interprétant la Fantaisie sur le Pardon de Ploërmel, de Meyerbeer et l'Ouverture de Guillaume Tell de Rossini.
Lors du concours musical de Mâcon du 21 juillet 1861, M. Kuhn, dont la phalange s'appelle maintenant la
Philharmonique du Creusot, obtient un très gros succès remportant, en première division, la Médaille de l'Empereur, avec une mention spéciale soulignant qu'elle s'est particulièrement distinguée par le fini des détails, la bonne entente des nuances et la justesse absolue.
Le 28 juin 1865, la Philharmonique du Creusot est officiellement agréée par la municipalité. Subventionnée par la compagnie Schneider, la philharmonie, dirigée par M. Perin à partir de 1868, adopte définitivement, en 1874, le nom d'Harmonie des Usines du Creusot. La même année, le Cercle Choral du Creusot, qui avait cessé d'exister depuis plusieurs années, renaît de ses cendres grâce M. Charles Ramally.
Une autre phalange, la Société Symphonique du Creusot dirigée par M. Mallard, ancien chef de Montchanin, voit le jour en 1868. Un violoniste réputé de Chalon, M. Temporal, reprend en 1879, les rênes de cette Symphonie, mais également de l'Harmonie des Usines. En mars 1885, M. Carré, admis à la retraite en tant que chef de la musique du 10e de ligne à Auxonne, succède à M. Temporal.

La traditionnelle fête patronale de la Saint-Laurent constitue l'essentiel des réjouissances creusotines. Elle se déroule chaque année aux alentours du 10 août pendant trois à quatre jours, sur le boulevard du Guide, sur la place de la Molette, le foirail creusotin, et sur la place du Marché, rebaptisée place Schneider en 1885, où on assiste à des fêtes aérostatiques, des concerts, des jeux et concours divers, au milieu de nombreuses baraques foraines.
En 1883, la compagnie Schneider fait édifier un
Kiosque à musique pour enfin accueillir décemment les musiques du Creusot. Erigé au centre d'un des deux squares du boulevard du Guide, il va faire l'animation centrale des dernières années du siècle. Paradoxalement conçu en bois, au pays de la fonte, accessible au moyen d'un escalier de quatre marches, ce kiosque est de forme octogonale ; sa toiture en zinc est surmontée d'une lyre, son soubassement est en pierre.
Pendant cette période le boulevard du Guide y est décrit comme une large place,
plantée de vieux sycomores, au milieu duquel est implanté un beau parc, égayé d'arbustes en fleurs ; au centre du square, entouré de grilles, s'élève un joli kiosque pour la musique.

Le Creusot - Plan Quartier du Guide 1883
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Quelques inévitables grèves viennent bien entendu émailler la vie de cette impressionnante cité industrielle.
Un premier mouvement social a lieu du 6 au 16 mai 1850, vite réprimé par l'arrivée en masse de l'armée et de nombreux gendarmes venus en renfort. On sait qu'à ces époques, les militaires ont la gâchette facile lors des grèves de mineurs, les exemples abondent en ce sens... (2)
En janvier 1870, c'est au tour des ouvriers des usines de tenter le coup de force, stoppé net en quatre jours par deux régiments de ligne et quatre escadrons de lanciers. En mars 1870, les mineurs prennent le relais : cette fois-ci, 25 mineurs sont déférés au tribunal d'Autun ; les condamnations fermes à la prison tombent comme à Gravelotte, en tout 298 mois de prison sont distribués aux uns et aux autres. (3)


Le Kiosque à musique devient la figure emblématique des manifestations creusotines
La dernière grève du Creusot du dix-neuvième siècle, la plus longue, la plus marquante et la plus retentissante, va transformer le Kiosque à musique en une tribune permanente d'où les orateurs en verve vont haranguer les milliers de grévistes, avides de belles paroles.

Premier mouvement, partiel, du 16 au 17 mai 1899
Tout commence le mardi 16 mai 1899, date à laquelle soixante ouvriers des hauts-fourneaux se mettent en grève, suivis par quelques camarades. La raison du conflit : l'embauche en grand nombre de bretons accordant des salaires supérieurs au creusotins, lesquels réclament alors un salaire égal et un jour de repos supplémentaire.
Le sous-préfet d'Autun, M. Phélut, intervenant en médiateur, les grévistes accroissent leurs prétentions demandant maintenant à pouvoir se syndiquer. Après avoir refusé dans un premier temps la compagnie Schneider finit par céder devant les instances de Phélut et les ouvriers reprennent le travail le 18 mai.

Grève générale du 29 mai au 2 juin 1899
Le 29 mai 1899, la grève est décrétée par les quatre mille ouvriers des ateliers de chaudronnerie, forges, mais dès le lendemain, elle s'étend à l'ensemble des huit mille cinq cents ouvriers qui réclament une augmentation de cinquante centimes par jour. Tandis que la gendarmerie est déployée dans les rues, la troupe occupe immédiatement les usines : la caserne d'infanterie Sarcey, actuellement occupée par les trois bataillons du 29e régiment de ligne commandés par le lieutenant-colonel Bazin, a précisément été créée en 1873 pour ce genre de situation. Deux bataillons du 13e de ligne de Nevers et trois escadrons du 16e régiment de chasseurs de Beaune sont attendus pour le lendemain.

Le Creusot - Manifestations de grévistes en 1899 — Arrivée de la troupe en 1899
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Une réunion des grévistes, manipulée par l'orateur socialiste Maxence Roldes, secrétaire de la bourse du travail de Dijon et rédacteur de la Petite République, a lieu le 31 mai à huit heures et demie du soir au Square du Guide. Les ouvriers sont groupés par corps de métier ; des pancartes plantées sur les arbres indiquent la place de chaque groupe : hauts-fourneaux, puits, forges, aciéries. En prévision de cette réunion, le 16e Chasseurs est venu se masser sur les trottoirs du Boulevard du Guide. Les mots fusent entre les grévistes et les cavaliers, lesquels sont rapidement désarçonnés par la masse de deux mille manifestants. Roldes harangue la foule du haut du Kiosque à musique.

Le lendemain, 1er juin, à 8 heures du soir, les grévistes commencent à affluer et quelques uns envahissent le kiosque à musique. A 9 heures, devant trois mille grévistes, Maxence Roldes, puis le délégué Klausse prennent successivement la parole sur le kiosque.
Une lettre de Schneider du 2 juin annonce aux ouvriers une augmentation de 25 centimes par jour, à partir de 21 ans, 20 centimes de 18 à 21 ans et 15 centimes en deçà de 18 ans. En outre les retraités des usines obtiennent pour eux et leur famille la délivrance d'un livret médical leur assurant la gratuité des soins et de la pharmacie.
Le lendemain samedi 3 juin, les huit mille cinq cents ouvriers reprennent leurs postes de travail.

Les fêtes du 14 juillet 1899
Accueilli à la gare du Creusot comme un prince, Maxence Roldes est emmené en voiture pour rejoindre l'ancien vélodrome Corneloup, avenue de Chanliau, où l'orateur prend la parole devant quinze mille auditeurs. Ensuite, musique en tête, un cortège se met en place et défile le long des rues, accompagné de chars improvisés montrant une hostilité totale au patronat.

Le Creusot - Manifestations socialistes du 14 juillet 1899
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Deuxième grève générale du 20 septembre au 7 octobre 1899
Deux ouvriers du service de l'artillerie ayant été mis à pied puis renvoyés, une nouvelle grève se met en place le 20 septembre, à la suite d'une réunion des ouvriers à quatre heures, boulevard du Guide.
Aussitôt ordre est donné au 26e dragons de se mettre en route pour Le Creusot : un train spécial étant affrété à Dijon. De leur côté les gendarmes arrivent en grand nombre de tout le département.
Les réunions quotidiennes reprennent de plus belle sur le Kiosque à musique du square au milieu des milliers de grévistes agglutinés sur la place du Guide qui devient désormais la place de la Grève. Les manifestants font la navette entre le boulevard du Guide, la place de la Molette et le vélodrome où, là encore, les orateurs se font entendre, parmi lesquels reviennent fréquemment Klausse, du
Peuple ; Desbrosses ; Charleux, ouvrier syndiqué ; et le fameux Adam, secrétaire du syndicat du Creusot, avec lequel Eugène Schneider refuse de traiter pour négocier les revendications, ledit Adam ne faisant pas partie du personnel.
Maxence Roldes, réclamé à cor et à cri, arrive au Creusot le 24 septembre. Par l'intermédiaire de son journal
La Petite République, il annonce ses revendications : questions de salaires, les accords du 2 juin n'ayant, selon lui, pas été respectés ; liberté syndicale ; liberté de pensée.
Après ses discours du 24 sur le Kiosque à musique, Roldes demande à être épaulé :
des réunions en plein air avec douze ou quinze mille auditeurs sont épuisantes pour les orateurs. Si nous sommes deux jours sans appui, nous serons tous aphones.
Les revendications ayant été considérées par Eugène Schneider comme exemptes de fondement, sont rejetées.
Le 27, en prévision d'un durcissement de la situation, le 85e de ligne, en garnison à Cosne, est transporté au Creusot. Le 134e de ligne de Mâcon, le 56e de Chalon et le 27e de Dijon sont prêts à intervenir.
Le 28, lors du meeting quotidien, c'est au tour de Phélut, le sous préfet d'Autun, de monter sur le Kiosque à musique, afin d'y prêcher la bonne parole, mais cela n'empêche pas les trois à quatre mille manifestants présents,
surexcités, de proclamer la continuation de la grève. Maxence Roldes, absent, fait dire à ses troupes qu'il n'est pas bien portant...
La situation étant dans l'impasse, le comité de la grève décide le 4 octobre de faire appel à la médiation du président du conseil Waldeck-Rousseau. Et c'est à six heures du soir que,
franchissant les marches du kiosque, les élus socialistes et les militants viennent annoncer triomphalement cette décision.
Waldeck-Rousseau accepte cette mission et, le 7 octobre, sa décision arbitrale est rendue : Schneider s'engage à respecter les accords du 2 juin, à ne faire aucune différence entre ouvriers syndiqués ou non syndiqués et à procéder à la nomination d'un délégué par branche d'activité ; lors de conflits, l'intermédiation d'un syndicat extérieur est autorisée à condition que les deux parties en soient d'accord.
En fait, rien de nouveau, puisque toutes ces propositions étaient déjà acceptées par Eugène Schneider.
A partir du 12 octobre, le travail reprend au Creusot, en fonction du temps nécessaire au redémarrage des usines. Trois jours après la cité a repris son cours normal et les troupes sont parties pour de nouvelles aventures...


Le Creusot - Grèves de 1899, réunions publiques du boulevard du Guide
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En prévision d'une éventuelle résurgence des grèves, ce en quoi il n'aura pas tout à fait tort les 13 juillet 1900 et suivants, Eugène Schneider fait raser le square du Guide en mai-juin 1900, en prenant prétexte du projet de construction, à cet emplacement, d'un nouvel Hôtel de Ville qui était dans les cartons de son père depuis 1896. Ainsi toute trace du sulfureux passage des manifestants est effacée. Schneider va prendre la précaution de faire démonter le Kiosque à musique, afin de le faire reconstruire dans le Parc de Montporcher qui est en cours d'aménagement.
Alors que les clôtures du square du Guide avaient déjà été arrachées dès le mois de mai 1899 et après le passage des ouvriers terrassiers et charpentiers qui procèdent au démontage du kiosque et à l'arasage du jardin, ce lieu est décrit, en juillet 1900, comme
un terrain inculte, fréquenté seulement par les sans-travail et les enfants aux pieds nus qui viennent glaner les écorces que la sécheresse détache des arbres.

C'est donc à la place de l'ancien kiosque à musique, sur une partie du square du Guide que la municipalité fait édifier son nouvel Hôtel de ville, grâce au don de deux cent cinquante mille francs qu'Henri Schneider avait destiné dès 1896 pour cette édification. L'architecte parisien Louis Legrand (1852-1933) est chargé des plans de ce monument qui sera construit de 1901 à 1903.

Le Creusot - Boulevard du Guide et Hôtel de Ville — Vue arrière de l'Hôtel de ville, emplacement de l'ancien kiosque
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Le boulevard du Guide sera rebaptisé boulevard Henri-Paul Schneider.
La société Schneider et Cie devient, en 1949, la Société des Forges et Ateliers du Creusot, et Creusot-Loire en 1970...
Kiosque du Guide translaté dans le Parc Montporcher.


voir ici, le boulevard du Guide et l'Hôtel de Ville du Creusot sans le kiosque, aujourd'hui.(1/4) (2/4) (3/4) (4/4)

Le Creusot - Hôtel de Ville
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publié par Jean Marc Lun 28 Oct 2019 17:35

9 août 1874 — Une foule immense assiste à l'ascension aérostatique de Jules Duruof sur le boulevard du Guide
— Dimanche dernier, 9 août, la ville du Creusot offrait à l'occasion de sa fête patronale de la St-Laurent, le spectacle d'une ascension aérostatique dirigée par un habile aéronaute de Paris, M. Jules Duruof.
L'ascension qu'il vient d'exécuter au Creusot, sur 10 boulevard du Guide, est une preuve nouvelle de connaissances théoriques et pratiques approfondies dans l'art qu'il exerce. Annoncée pour 4 heures, elle ne pût s'effectuer que 2 heures après, l'arrivée du gaz d'éclairage se faisant trop lentement. Le gonflement du ballon s'effectua très heureusement, dirigé par M. Duruof qui, seul, sut suffire aux délicates précautions qu'il exige. Le public s'y intéressait d’ailleurs d'une façon manifeste, car pas une marque d'impatience ne s'échappa de la foule immense accourue à ce spectacle, pendant les 2 heures de retard qu'elle eut à subir.
Enfin, à 6 heures 15, le ballon commence à s'élancer dans les airs occupant presque toute la largeur du boulevard du Guide.
M. Duruof monte dans son étroite nacelle, muni d'une carte d'état major, de ses instruments de précision et de 30 kilos de lest, et, à 6 heures 20, le Torino s'élève majestueusement dans les airs, salué par les acclamations enthousiastes de plusieurs milliers de spectateurs. — En quelques secondes le ballon avait atteint une hauteur verticale de 3 à 400 mètres, et, emporté avec une grande vitesse vers les régions de l'Est, il était déjà loin que toutes les mains s'agitaient encore.
Une heure après le ballon atterrissait, sans accident, au nord de Chalon, entre les villages de Virey et de Crissey.

1er juin 1879 — La Fanfare de Givry et son cher M. Munier, en virée au Creusot, donne un concert sur le boulevard du Guide, accompagnée de l'Harmonie du Creusot dirigée par M. Perin, apparemment un gai luron...
— Je viens au nom de la Fanfare de Givry, remercier Messieurs les membres de l'Harmonie du Creusot de l'affectueux accueil qu'ils nous ont fait le premier de ce mois.
A peine arrivés au Creusot, les témoignages d'amitié et de bienveillance nous sont prodigués. Une foule sympathique nous reçoit, un déjeuner nous attend à la Charmille.
A 5 heures, concert sur le boulevard du Guide par les deux sociétés de musique jouant alternativement. Empressons-nous de dire que les habitants du Creusot, voulant nous témoigner toute leur bienveillance, nous ont prodigué les bravos les plus flatteurs.
Le soir, un grand dîner nous était offert à l'hôtel Rodrigue, par les membres de l’Harmonie.
Inutile de dire que la plus franche gaieté a régné d'un bout à l'autre du dîner. Celui-ci s'acheva au milieu d'un feu roulant de bons mots, de chansons comiques et de traits d'esprit que M. Perin lançait à tout propos.
Le lendemain, après une sérénade donnée à M. Schneider, la Fanfare reprenait la route de Givry, emportant le meilleur souvenir de la ville du Creusot. (H. Nectoux, vice-président de la Fanfare de Givry)

Le Creusot - Programmes des fêtes patronales de Saint-Laurent en 1877, 1879 et 1885
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4 mai 1884 — Un des premiers concerts sur le Kiosque à musique du Guide
— Jeudi dernier, la société la Philharmonique des Usines, si habilement dirigée par M. Temporal, a donné son premier concert de musique et s'est justement fait applaudir dans Gabrielle d'Estrée, ouverture, dans la Bernoise, valse, et dans un magnifique pas redoublé.
Mais le succès de la soirée a été pour la jeune fanfare des Ecoles, de M. Schneider, qui, ne comptant pas plus de six mois d'existence, a exécuté, pour son début, deux morceaux, dont une ouverture, qui a été dite avec une précision et un ensemble remarquables. Aussi, les applaudissements n’ont-ils pas été ménagés.

9 au 11 août 1884 — Fête patronale de la Saint-Laurent ; concert de l'Harmonie des usines du Creusot sur le Kiosque à musique du Guide
4 août 1884 — Programme de la Fête patronale. La ville du Creusot célébrera sa fête patronale de Saint-Laurent, les dimanche 10 et lundi 11 août prochains. En voici le programme :
Samedi 9, à neuf heures du noir, retraite aux flambeaux.
Dimanche 10, à sept heures du matin, distribution extraordinaire de secours aux indigents ; à trois heures du soir, sur le boulevard du Guide, représentation publique donnée par la société de gymnastique l'Avenir du Creusot ; à neuf heures du soir, sur la place de la Molette, feu d'artifice composé et tiré par M. Floutier, artificier de Toulouse.
Lundi, à une heure du soir, sur la place du Marché, ascension au mât de cocagne ; à deux heures du soir, sur le bassin du Guide, mât de Beaupré ; à quatre heures du soir au kiosque, concert par la Société l'Harmonie des usines du Creusot.
Pendant la durée des fêtes, bals, panoramas, spectacles et jeux divers.

14 août 1884 — Compte rendu de la Fête patronale des 10 et 11 août. La fête patronale du Creusot a été très animée cette année et a amené un grand nombre d’étrangers.
Samedi soir, une retraite aux flambeaux, à laquelle l'Harmonie des Usines prêtait son concours, a parcouru les principales rues de la ville. On a beaucoup admiré les nombreuses lanternes aux couleurs variées qui donnaient à cette retraite un aspect vraiment féerique.
Le dimanche matin, une distribution extraordinaire de secours a été faite aux indigents.
A trois heures du soir, la Société l'Avenir a donné une grande séance de gymnastique. Les exercices ont été exécutés avec une adresse et une agilité qui ont émerveillé l'assistance considérable qui, malgré la grande chaleur, s’était empressée de venir à cette séance. Les applaudissements ont accueilli cette société, dont la bonne tenue et l'excellente organisation lui font le plus grand honneur.
A neuf heures, un superbe feu d'artifice a été tiré sur la place de la Molette par M. Floutier, artificier à Toulouse, qui a supplanté cette Année M. Ruggieri.
Le lundi 11, à quatre heures, sur le boulevard du Guide, l'harmonie des Usines a donné un brillant concert, sous la direction de M. Temporal.
La grande place du Marché était remplie de baraques de toute espèce, et la foule n'a pas cessé d’y stationner pendant les deux jours de fête.

7 au 9 août 1886 — Les fêtes patronales de la Saint-Laurent se déroulent sur le boulevard du Guide, sur le Kiosque, sur la place de la Molette et sur la place Schneider
— La fête patronale dite de Saint-Laurent sera célébrée cette année les dimanche 8 et lundi 9 août 1886.
Une grande foire aux bestiaux aura lieu le 7 août dans la matinée, sur la place de la Molette, et le soir, grande retraite aux flambeaux par l’Harmonie des usines, accompagnée par les pompiers et la Société de gymnastique l'Avenir.
Le dimanche 8, à sept heures du matin, au bureau de bienfaisance, distribution de secours aux indigents ; à deux heures du soir, sur le boulevard du Guide, séance de la Société de gymnastique l'Avenir ; à neuf heures du soir, sur la place de la Molette, grand feu d'artifice, composé et tiré par la maison Ruggieri.
Lundi 9 août, à trois heures du soir, sur le boulevard du Guide, courses à pieds avec obstacles ; à quatre heures et demie, au Kiosque du Guide, concert par l'Harmonie des usines.
Pendant toute la durée de la fête, bals, musées, spectacles et jeux divers sur la place Schneider.

Le Creusot - Fête St Laurent 1904, place Schneider
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14 juin 1896 — Programme des concerts d’été donnés par la Musique des usines sur le Kiosque à musique du square du Guide
— Dimanche 14 juin, à 4 heures du soir ; jeudi 25 juin, à 8 heures du soir ; jeudi 2 juillet à 8 heures du soir ; dimanche 12 juillet, à 4 heures du soir ; jeudi 23 juillet, à 8 heures du soir ; jeudi 6 août, à 8 heures du soir ; dimanche 16 août, à 4 heures du soir ; jeudi 27 août, à 8 heures du soir ; jeudi 3 septembre, à 8 heures du soir ; dimanche 13 septembre, à 4 heures du soir et jeudi 24 septembre à 8 heures du soir.

6 août 1896 — Concert de l’Harmonie des Usines sur le Kiosque du Guide
— L’Harmonie des Usines donnera jeudi soir, à 8 heures, un concert dont voici le programme : L’Industrie, pas redoublé (Carré). — Sigurd, fantaisie (Royer). — Marien, valse (Gung’l). — Les cloches de Corneville (Planquette). — Adam et Eve, polka (Reynaud).

15 au 17 août 1896 — La Saint-Laurent, fêtée chaque année, présente quelques nouveautés de détail à chaque édition
— Voici le programme dc la fête patronale du Creusot qui aura lieu les dimanche 16 et lundi 17 août :
Samedi 16, à 9 heurts du soir, retraite aux flambeaux par la compagnie des sapeurs pompiers, avec le concours de la garnison, de l'Harmonie des usines et de la société de gymnastique l'Avenir.
Dimanche 16, à 7 heures du matin, à la mairie, distribution de secours aux indigents ; à 2 heures ½ du soir, sur le boulevard du Guide, séance de gymnastique par la société l'Avenir du Creusot, avec le concours de la Fanfare de Saint-Sernin-du-Bois ; à 9 heures du soir, sur la place de la Molelle, feu d'artifice, composé et tiré par MM. Delaperrière, Dida et Aubin, successeurs de Ruggieri.
Lundi 17, de l heure à 4 heures du soir, sur l'hippodrome de la Villedieu, courses vélocipédiques. Le montant des prix offerts par MM. Schneider, par le Vélo-Club et par la Ville du Creusot s'élève à 1.570 francs.
A 4 heures ½, au kiosque du Guide, concert par l'Harmonie des usines.
Pendant toute la durée de la fête, sur la place Schneider : cirque, montagnes russes, musées, bals, tirs et spectacles divers.

30 septembre 1896 — L'Harmonie des usines, financée par la compagnie Schneider donne des concerts quasiment chaque dimanche sur le Kiosque du Guide, pendant la saison
— L'Harmonie des usines a donné, dimanche soir, son dernier concert d'été au Kiosque du Guide. Malgré une température relativement froide, une foule nombreuse assistait à cette belle audition.

Très certainement les derniers concerts donnés sur le Kiosque du Guide
— 23 juillet 1899. Dimanche 23 juillet, à 4 heures du soir, l’Harmonie et la Fanfare du Creusot donneront un concert au Kiosque du boulevard du Guide. Voici le programme : harmonie et fanfare : La Marseillaise. — fanfare : Salmigondis, pot-pourri (Bléger). — harmonie : Cécile, valse (Carré). — Carmen, fantaisie (Bizet). — En liesse, marche (Turine).
— 14 août 1899. Programme du concer que l’Harmonie des Usines donnera le lundi 14 août, à 4 heures ½ du soir, au Kiosque du boulevard du Guide : Allegro militaire. — Le roi d’Yvetot, ouverture. — Satanella, polka. — Les fleurs de mai, redowa. — La Couronne d’or, fantaisie. — Marche indienne.

28 septembre 1999 — Description d'un des innombrables meetings qui se déroulaient sur le Kiosque à musique du Guide lors des grèves du Creusot.
— Le Creusot, 28 septembre. J'ai assisté tout à l'heure à la descente du peuple des hauteurs creusotines, qui allait assister, sur le boulevard du Guide, à un meeting en plein air. Drapeaux tricolores en tête, des hommes, des femmes et des enfants défilent d‘un pas... tranquille, eu conversant, pareils aux membres d'une société de tir ou de gymnastique qui reviendrait d'un concours, avec sur sa bannière, quelques médailles nouvelles. Les femmes et les enfants, que font-ils là ? Quant aux hommes, ils sont pour la plupart, de vingt à trente ans ; beaucoup sont de tout jeunes gens, des gamins, comme on les appelle à l'usine. Où sont les hommes faits, ceux qui, munis par l'expérience, auraient dû se garder soigneusement des excitations intéressées des meneurs professionnels ?
Les grévistes sont au nombre de plus de neuf mille rien qu'au Creusot et c'est à peine si le cortège comprend sept à huit cents personnes.
Un meeting en plein air. Arrivé au Jardin public qui se trouve sur le boulevard du Guide, les manifestants se scindent ; les meneurs, les porte-drapeaux, dont plusieurs sont des femmes, et leurs gardes du corps vont s'installer sur le kiosque à musique ; les grévistes vulgaires, eux, restent dans le jardin et les discours commencent : on se croirait à Londres, à un meeting d'Hyde Park.
Les orateurs se succèdent rapidement ; ils sont très brefs ; les uns se bornent à se placer au premier rang en avant du kiosque ; d'autres, ceux qui éprouvent le besoin de mieux se faire voir, montent sur une table. Les drapeaux tricolores leur font un joli cadre et vraiment, dans le décor des arbres restés très verts, le spectacle est assez curieux et original.
Ces jours derniers, les drapeaux étaient roulés autour de la hampe, de façon que la bande rouge fût seule visible ; mais le sous-préfet a mis le holà à cette facétie révolutionnaire.
Le thème généralement choisi est « soyez calmes, à outrance ». Mais, en réalité, tous les orateurs prêchent la grève quand même et se livrent à diverses attaques contre la direction du Creusot et contre M. Schneider qu'ils qualifient d'exploiteur et qu'ils appellent avec dédain « le châtelain de là-haut » en montrant du doigt le monticule sur lequel s'élève le « château de la Verrerie » très modeste maison bourgeoise.
Ils invectivent violemment M. Félix Martin, sénateur de la circonscription, qui vient de faire apposer une affiche intitulée Paix et conciliation et sur laquelle son nom est suivi de cette mention « enfant et ami du Creusot. »
Tour à tour, on entend le citoyen Quilici, jeune corse, conseiller municipal de Marseille qui est, je crois, marchand d'huile par profession et commis-voyageur en grève par goût ; Clausse, rédacteur au journal socialiste de Lyon le Peuple, et ancien ouvrier verrier ; Maxence Roldes, rédacteur à la Petite République, l'un des agitateurs les plus remuants de ce temps ; Pellerin, directeur de l'Echo des Sports, etc. Je me demande ce que les sports ont bien à voir dans l'affaire !
Vous le voyez, au Creusot comme partout, ceux qui poussent le plus à la grève sont étrangers à la corporation intéressée.
Ce qu’il y a de plus drôle, c'est que la promenade du Guide et le jardin d'où les orateurs déblatèrent contre M. Schneider, quoique ouverts au public, sont la propriété personnelle du même M. Schneider.
Les discours terminés, les orateurs emmènent les grévistes faire à la campagne une promenade, comme on conduit les collégiens en bande amusée les jours de sortie...

Le Creusot - Grèves 1899, manifestations socialistes
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24 mai 1900 — Il est probable que le kiosque du boulevard du Guide a été démonté juste après ce dernier concert pour être reconstruit dans le Parc de Montporcher
— La Saint-Hubert, société indépendante de trompes de chasse, donnera son premier concert le 24, jour de l’Ascension, au Kiosque boulevard du Guide, à 4 heures du soir.
Le second concert aura lieu le dimanche 27 mai, à 4 heures du soir, sur la place Schneider.

(Journal le Courrier de Saône et Loire du 22 mai 1900)

13 et 14 juillet 1911 — Le kiosque supprimé sur le boulevard du Guide n'empêche pas les attractions de s'y poursuivre. Cependant, c'est la place Schneider qui accueille maintenant les concerts
— Fête nationale. Programme : jeudi 13 juillet, à 9 heures du soir, retraite aux flambeaux par les tambours et clairons de la garnison avec le concours de la Fanfare du Creusot et de la section des Clairons, tambours et fifres de la Société de gymnastique « La Jeunesse Ouvrière » ; parcours habituel.
Vendredi 14 juillet : réveil en fanfare par la Société des trompes de chasse ; de 6 heures à 8 heures du matin, distribution de secours aux indigents ; 9 heures, place de la Molette, revue de la garnison par le commandant d'armes ; à 3 heures du soir, boulevard du Guide, séance de gymnastique par la Société « La Jeunesse Ouvrière » ; de 8 h. ½ à 9 h. ½, place Schneider, concert par la Fanfare du Creusot ; à 9 h. ½, place Schneider, feu d'artifice : pendant le feu d’artifice, concert par les Trompes de chasse.
Pavoisement et illuminations des édifices communaux ; bals, jeux et attractions diverses.

7 août 1924 — Concert de l'Harmonie des usines, place de la Caserne
— Harmonie des Usines. Programme du concert qui sera donné ce soir jeudi, de 21 heures à 22 heures, place de la Caserne, sous la direction de M. Courrouy :
Les Gymnastes, allegro. J. Pehel. — Circé, ouverture (Wettge). — a) Peer Gynt (Mort d'Ase) (Grieg) ; b) Tambourin (Rameau). — La Cocarde de Mimi Pinson (Goublier). — La Houzarde, valse (Ganne).
Ce concert devait avoir lieu place Schneider ; il a été impossible de l'y installer en raison de l‘occupation de la place par les baraques foraines. Il aura lieu place de la Caserne afin de donner un peu d'animation à ce quartier déshérité.


Le Creusot - Boulevard du Guide, Hôtel de Ville - Fanfare du Creusot, cavalcade 17 mars 1912
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Quelques concerts sur le boulevard Henri-Paul Schneider, ex boulevard du Guide
11 août 1928 — De 15 à 17 heures, sur le boulevard Henri-Paul Schneider, séance d'escrime donnée par la société l'Espérance. Concert par la fanfare de l'Espérance.
De 17 à 18 heures, au même lieu, grand concert donné par l'Harmonie des Usines. Programme : Marche triomphale d'Hamlet (A. Thomas. — a) Menuet ; b) Allegretto ; c) Scherso (Beethoven) — Valse de Concert (Walsch). — Farandole de l'Arlésienne (Bizet). — Danses hongroises n° 5 et 6 (Brahms).

15 août 1928 — De 17 à 18 heures, boulevard Henri-Paul-Schneider, grand concert donné par l'Union musicale de la ville du Creusot. Programme : Alsace, allegro (Andrieu). — Après le combat, ouverture (Painparé). — La Berceuse de Jocelyn, solo trombone à coulisse par M. Richard (Godard). — Les Cloches de Corneville, fantaisie (Planquette). — La Portenita, valse (Popy).
15 août 1929 — Vendredi 15 août 1929, de 17 à 18 heures, boulevard Henri-Paul Schneider, grand concert donné par l'Harmonie des Usines. Voici le programme : 1. Le Grognard. Parès. — 2. Marche bretonne. Fritsch. — 3. La Source. Léo Delibes. — 4. Autour du clocher, ronde villageoise. Pirouelle. Le chef, R. Courrouy.
17 août 1929 — Dimanche 17 août, de 17 à 18 heures, boulevard Henri-Paul Schneider, grand concert donné par l'Union musicale de la ville du Creusot. Voici le programme : 1. Marche romaine. Clérice. — 2. Le manoir enchanté, ouverture. Paimparé. — 3. Chanson des nids, polka pour deux clarinettes. Buot. — 4. Sélection sur le chemineau. Leroux. — 5. L'Avenir, allegro. Fonteix. Le directeur, Bouthenet.

Le Creusot - Cavalcades
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Sociétés musicales actives au Creusot en 1909 :
Cercle choral, président A. Ducloux, direction Louis Laurent, 75 exécutants ;
Harmonie du Creusot, président Sevelinges, direction Coin, 62 exécutants ;
Symphonie du Creusot, président E. Pitavy, direction Louis Laurent ;
Fanfare de trompes St-Hubert, président Deschamps, direction Pacaud, 16 exécutants.

(1) Liste des adjudicataires du Creuzot futurs actionnaires de Schneider Frères et Compagnie :
Ferdinand Coste maître de forge et maire de Chalon-sur-Saône ;
Jeanne Caumartin, maîtresse de forges de Lacanche (Côte d'Or), veuve du député Jacques-Etienne Caumartin ;
Ferdinand Berthod, négociant et banquier de Chalon ;
Louis Théodore Coste, négociant de Chalon ;
Antoine Jules Coste, négociant de Chalon ;
Joseph-Fortuné Petiot-Groffier, avocat, industriel sucrier et maire de Chalon et député ;
Abel Petiot, propriétaire à Chalon, industriel viticole ;
Jean-Gaspard Paccard, sous préfet de Châlon-sur-Saône ;
Jules Chagot, associé-gérant des mines et houillères de Blanzy ;
Eugène de Bassano, associé-gérant des mines et houillères de Blanzy ;
Félix-David Bouault, banquier dijonnais ;
Alexandre de Meillonas, maître de forge dijonnais ;
Jean-Baptiste de Batz, directeur des contributions directes de Laon ;
Victor Moussière dit Moussier, petit-fils de l'ancien maire de Dijon, propriétaire dijonnais ;
Louis Quirot de Poligny, propriétaire de Luzy (Nièvre) ;
Joseph-Marie Perret-Morin, propriétaire à Buxy, actionnaire des mines de Blanzy ;
Joseph Perret, propriétaire de Chassagne (Côte d'Or).
Quasiment que du beau monde !

(2) Nous avons concocté un résumé des multiples versions de ces événements du 6 au 16 mai 1850, lesquelles sont toutes plus ou moins exagérées : nul ne saura jamais l'exacte vérité de cette semaine chaude :
— Le 6 mai 1850, les mineurs déclenchent une grève, avec à leur tête un certain Chenevey qui, aidé d'une poignée d'irréductibles, va pousser les grévistes à une "mutinerie". Chenevey ayant été arrêté, sept à huit cents ouvriers envahissent la place de l'hôtel de ville (l'ancien mairie) le 10 mai ; l'armée est immédiatement sur place, avec cinq cents hommes du 13e de ligne, accompagnés de soixante gendarmes. Le 14, huit meneurs sont incarcérés à Autun...

(3) Les grèves de 1870 au Creuzot
Un mouvement beaucoup plus long est déclenché le 20 janvier, par les ouvriers des usines, au lendemain du licenciement d'un ajusteur, Adolphe Assi. Le 21, deux régiments de ligne arrivent de Lyon, musique en tête, débarqués au Creusot, au moyen de deux trains spéciaux ; à la même heure, 40 gendarmes de la 24e légion de Dijon se joignent aux troupes ; l'après midi, quatre escadrons du 7e régiment de lanciers arrivent de Moulins ; tout ce "petit monde" sera caserné aux nouvelles forges. On se doute que, devant un tel raz-de-marée militaire, les ouvriers des usines ne tardent pas à reprendre le travail. Le 24, tout rentre dans l'ordre. Mais le 21 mars, c'est au tour des mineurs de se mettre en grève. Là encore, deux jours après, trois régiments viennent contrôler la situation. De nombreuses arrestations ont lieu.
Le 7 avril 1870, le Tribunal d'Autun condamne 25 prévenus qui vont écoper de 298 mois de prison s'étalant d’un mois à trois ans.
Le 15 avril 1870, les grévistes signent la reprise du travail.
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LE CREUSOT - Entrée du Parc de Montporcher
(SAÔNE ET LOIRE)

Le Parc de Montporcher situé au lieu-dit le Grand Champ, près du grand Bois de Mont-Porcher, fait partie des vastes terrains que la compagnie Schneider a récupérés des acquisitions réalisées au XVIIIe siècle par François de la Chaise, dans le but d'y trouver d'éventuelles traces de houille.

Plan du Creuzot en 1883 (quartier du Parc de Montporcher et ensemble)
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Eugène Schneider (1868-1942) qui vient, en 1899, de faire front aux huit mille cinq cent grévistes de ses usines du Creusot, aurait pu en rester là. Bien au contraire, dès septembre 1900, il fait aménager, dans le parc de Montporcher, un vélodrome dont la piste mesure un tiers de kilomètre avec virages suffisamment relevés pour 60 kilomètres à l'heure. Auparavant les creusotins, férus de vélocipèdes et bicyclettes, disputaient des courses au vélodrome de l'avenue de Chanliau puis à celui du polygone de la Villedieu.
On a vu
(voir ici) qu'à l'issue de ces grèves, Schneider a fait procéder, en juin 1900, au démontage du Kiosque à musique qui se trouvait dans le square du boulevard du Guide, afin de l'installer plus tard dans le Parc de Montporcher. Dans le même temps, la compagnie Schneider fait aménager le Parc afin de pouvoir y accueillir les nombreux promeneurs escomptés : un pavillon de garde — tenu par M. et Mme Lhenry — avec salle pour les boissons et un local pour les joueurs de law tennis, un Chalet pour le guignol, des terrains de jeux de quilles et de boules.

Le Parc de Montporcher est inauguré le dimanche 28 juillet 1901 ; à cette occasion une kermesse est organisée à laquelle participent onze sociétés musicales, gymniques, d'escrime, de tir et de jeux ; un concert est donné par les trois musiques présentes : l'Harmonie du Creusot, le Cercle Choral du Creusot et la Société des Trompes de chasse Saint-Hubert.
Reconstruit au centre de l'allée du parc partant de la maison du garde, le Kiosque à musique est inauguré l'année suivante, le dimanche 11 mai 1902 avec le concours de l'Harmonie et de la Chorale : les allées du Parc y étaient
noires de monde.

Le Creusot - Guignol au Parc de Montporcher — Défilé des sociétés musicales et sportives du Creusot
(Clichés tirés de l'ouvrage des Editions Lahure 1912 : Les Etablissements Schneider - Economie Sociale)
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Ces premières fêtes seront suivies de nombreuses autres lors de la belle saison. Le Kiosque à musique est parfois transformé en théâtre de verdure.
Une foule considérable assiste aux très fréquentes courses cyclistes organisées par le Vélo-Club Creusotin sur le vélodrome ; ce dernier accueille également des courses pédestres, des matches de boxe et des concours de gymnastique et d'escrime.
Les rencontres de football-rugby, de football et d'athlétisme (Cercle sportif creusotin et Sporting club creusotin) se déroulent sur le vélodrome en attendant qu'un terrain y soit aménagé. Ce n'est que vers 1920, qu'un Stade, dévolu à ces sports, est construit le long du Parc de Montporcher. On y voit ainsi évoluer, à partir de cette date, l'équipe de football la Jeunesse ouvrière du Creusot (J.O.C.), et l'équipe de Rugby le Club Olympique Creusotin (C.O.C.). Pour l'ouverture de la saison du 2 septembre 1928, le Stade de football va bénéficier d'aménagement et d'une complète réfection.
Le premier vélodrome, très rudimentaire, est entièrement reconstruit de novembre 1921 à 1922, toujours à la charge de la Compagnie Schneider, la municipalité se chargeant uniquement de
conduire à pied d'oeuvre tous les matériaux nécessaires à la construction. C'est un certain Durand, concepteur, avec l'architecte Marcel Lambert, des pistes du Parc des Princes et du Vél' d'Hiv, qui est chargé de l'édification du nouveau Stade-Vélodrome. Celui-ci, construit en ciment, doté de virages permettant d'atteindre la vitesse de 90 km/h., est inauguré le 30 avril 1922. Des bancs installés sur un plan incliné, permettant d'accueillir 1.500 spectateurs, y sont aménagés à la place des anciennes tribunes.

Le kiosque à musique qui avait été sauvé de la destruction in extremis en 1900, est définitivement supprimé, vraisemblablement à la fin des années 1930.
Les époux Lhenry qui tenaient, depuis quarante années, le pavillon de gardien du Parc de Montporcher, s'en sont allés en 1941 : en décembre 1939, le père Lhenry y est décédé ; sa veuve, le 26 août 1941, est partie rejoindre sa fille installée à Joncy.
En 1963, le vélodrome du Parc de Montporcher est rasé pour y construire à sa place le stade Jean Garnier.
Le Parc Montporcher est lui aussi transformé, libérant une large place pour aménager deux terrains de sport supplémentaires et de vastes emplacements de stationnement. Cependant, la maison Lhenry de l'ancien gardien située rue de Montporcher ainsi que quelques allées boisées du parc subsistent encore aujourd'hui.
Kiosque disparu.

voir ici, la Maison du Garde et le Parc de Montporcher du Creusot sans le kiosque, aujourd'hui.(1/3) (2/3) (3/3)

Le pavillon du garde, situé à l'entrée du parc, sera occupé de 1901 à 1941 par les époux Lhenry. Au fond de l'allée, on entr'aperçoit le Kiosque à musique
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publié par Jean Marc Mar 5 Nov 2019 09:37

28 juillet 1901— Inauguration du parc Montporcher
— Dimanche prochain, 28 juillet, l'Union des Sociétés sportives et musicales du Creusot fêtera par une kermesse l'inauguration du Parc de Montporcher. Toutes les sociétés faisant partie de l'Union se réuniront à une heure boulevard du Guide, et à une heure et demie précise aura lieu le défilé dans l'ordre suivant :
1° Le Vélo-Club creusotin. — 2° La Société des trompes de chasse la Saint-Hubert. — 3° La Société de gymnastique l'Avenir. — 4° La Société d'escrime l'Espérance. — 5° La Société de tir. — 6° L'Harmonie du Creusot. — 7° Le Cercle choral du Creusot. — 8° La Société nautique. — 9° La Société de gymnastique l'Alliance. — 10° La Société de jeux de boules et de quilles. — 11° La Société des jeux divers.
Pendant la durée de la fête, les sociétés musicales donneront un concert. Il y aura également tirs, assauts d'escrimes et séances de gymnastique.
Le Vélo-Club Creusotin fera disputer une course scratch et un handicap, les sociétés de Gymnastique l'Avenir et l'Alliance, la société d'escrime l'Espérance donneront également de très intéressants numéros tandis que l’Harmonie du Creusot, le Cercle Choral du Creusot et la Société des Trompes de chasse se chargeront de la partie musicale.

15 août 1901 — Fête à Montporcher
— L’Union des sociétés sportives et musicales a organisé une grande fête qui aura lieu demain jeudi, à 2 heures, au Parc de Montporcher.
Avant la fête, les sociétés se réuniront à 1 heure, boulevard du Guide, pour défiler en traversant la ville et se rendre au parc.

7 février 1902 — Projet d'un manège de chevaux de bois dans parc de Montporcher
— L'Union des sociétés sportives et musicales du Creusot désirerait s'entendre avec le propriétaire d'un manège de chevaux de bois, pour installer un manège au parc de Montporcher. On pourrait, au besoin, concéder un monopole pour toute l'Année.
S'adresser à M. Boulade, président des sociétés sportives, au Creusot.

11 mai 1902 — Inauguration du Kiosque à musique du parc Montporcher
— Dimanche, a eu lieu l'inauguration du kiosque de musique édifié au parc de Montporcher. A cet effet, les sociétés faisant partie des jeux sportifs avaient organisé une fête d'inauguration qui a eu le plus complet et véritable succès, grâce au temps qui a été magnifique.
Tout Le Creusot s'était donné rendez-vous à Montporcher dont les allées étaient noires de monde.
Les sociétés, qui avaient fait les plus louables efforts pour assurer le succès de cette fête ouvrière, ont pleinement réussi.
L'harmonie et la chorale ont eu une bonne part du succès en exécutant avec leur talent habituel les plus beaux morceaux de leur répertoire.
Les deux sociétés de gymnastique, l’Avenir et l'Alliance, se sont surpassées et ont été très applaudies.
Signalons un ballet champêtre exécuté par l'Avenir, aux sons de la vielle, qui n'a pas été l'une des moindres attractions de la fête.
Des courses de bicyclettes ont été bien menées et les prix disputés avec ardeur.
Dans une séance de football, les jeunes membres du Cercle sportif creusotin ont démontré qu‘ils avaient fait de réels progrès.
Très remarquée une course exécutée par la Société nautique, ainsi qu'un remarquable assaut d’armes, fleuret, sabre et épée, par la société d'escrime l'Espérance, qui est en passe de devenir l'une des meilleures sociétés d'escrime de la région.
N'oublions pas la Saint-Hubert, qui fait retentir les échos du parc de magnifiques fanfares de chasse.
Les fifres de la Société d'escrime méritent également des éloges et, quand ils seront en nombre suffisant, contribueront au succès des fêtes à venir.
Après la fête, le défilé a été superbe.
L'harmonie et les fanfares jouaient des marches entraînantes ; les sociétés avec leur costume pittoresque suivaient en cadence, puis la foule qui se pressait, l'heure du dîner étant arrivée.

Kiosque à musique du parc de Montporcher
(Cliché tiré de l'ouvrage des Editions Lahure 1912 : Les Etablissements Schneider - Economie Sociale)
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29 juin 1902 — Grande fête de nuit à Montporcher, concert au kiosque
— L'Union des sociétés sportives et musicales du Creusot organise pour le dimanche 29 juin, au Parc de Montporcher, une grande fête de nuit comprenant : retraite aux flambeaux, concert au kiosque et un grand bal champêtre. Au cours de cette fête, une quête sera faite au profit des sinistrés de la Martinique.
(note : Cette quête recueillera 181 francs 35)


7 juin 1903 — L'organisation des fêtes au Parc de Montporcher est bien huilée : à chacune d'elles, toutes les sociétés musicales et sportives subventionnées par la compagnie Schneider en sont les garantes du succès
— L'Union des sociétés sportives et musicales orgunise pour demain dimanche, à 2 heures précise, une grade fête champêtre au parc de Montporcher, avec le concours de l'Harmonie du Creusot, de la Société des trompes de chasse, de la fanfare des trompettes, des sociétés de gymnastique l'Avenir et l'Alliance, des sociétés d'escrime et du Vélo-Cluh creusotin. De 4 à 5 heures, au kiosque, grand concert par l'Harmonie, courses de bicyclettes et de motocyclettes. Afin d'éviter les accidents pendant ces courses, il est extrêmement défendu d'amener des chiens, même tenus en laisse. La carte bleue 1903-1904 sera exigée pour l'entrée au parc de MM. les sociétaires de l'Union.

22 mars 1905 — M. Lhenry, garde du parc de Montporcher, a son lait assuré pour quelques temps !
— M. Baguet, route de Montcenis, a trouvé une vache blanche qu'il a remisée chez M. Lhenry, garde du parc de Montporcher, qui la tient à la disposition du propriétaire.

20 mai 1906 — Courses vélocipédiques sur le vélodrome du parc de Montporcher
— Les courses du Creusot. De grandes courses vélocipédiques auront lieu dimanche prochain 20 mai, à 2 heures ½ au vélodrome du parc de Montporcher. En voici le programme :
1ere course (vitesse) réservée aux membres du Vélo-Club. 1000 mètres et 2000 mètres.
2e course (vitesse) départementale, bicyclette. 1000 mètres et 2000 mètres.
3e course (demi-fond) départementale. 10 kilomètres avec entraîneurs à motocyclette.
4e course (consolation) pour coureurs n'ayant rien gagné aux autres courses.
Les engagements (1 franc) continuent à être reçus au siège social du Vélo-Club creusotin jusqu'au samedi 19 mai.

8 mars 1906 — Pugilat sur le terrain de football du Parc de Montporcher
— Le football adoucit les moeurs ! Les nombreux amateurs de football, que le beau temps avait attirés dimanche au parc de Montporcher, où le Cercle Sportif creusotin devait matcher avec l'équipe de Luzy, ont été fort surpris, dans un sens plutôt désagréable, de voir comment se comportait l'équipe invitée, recrutée de son propre aveu, pour la majeure partie, de lycéens de Nevers et des équipiers premiers de l'Union sportive autunoise.
Bien que disputée avec énergie, le match a été gagné par cette équipe hétérogène par trois essais contre deux aux Creusotins.
A propos de ce match, dont la lutte a pour ainsi dire dégénéré en véritable bataille, au cours de laquelle plusieurs équipiers ont été malmenés, le Cercle sportif se fait un devoir de prévenir le public creusotin qu'à l'avenir ces sortes de matchs, se transformant parfois en pugilat, ne se renouvelleront plus ; des mesures sévères seront prises dorénavant à cet effet.

18 novembre 1906 — Fête sportive au Parc Montporcher : en attendant l'aménagement d'un terrain adéquat, le vélodrome accueille les rencontres de football, rugby et autres épreuves d'athlétisme
— Cercle Sportif Creusotin. Demain dimanche 18 novembre, au parc de Montporcher, fête sportive dont voici le programme :
1° Match de football entre le Racing-Club chalonnais et le Cercle sportif creusotin. Coup d'envoi à 2 h. ½ après midi ;
2° Course pédestre de 8 kilomètres avec entraîneurs, réservée aux membres du C.S.C. Le départ de cette course se donnera après la première mi-temps du match de football.
Les coureurs, après avoir fait un tour de piste, suivront le parcours suivant : Montporcher, Maison-Neuve, Moulin à Vent, Montcenis, Les Groisons, Maison-Neuve, Montporchcr. Puis un nouveau tour de piste sera fait à l'arrivée.
De beaux prix offerts par la commission de courses à pied seront attribués aux premiers arrivants.

Le Creusot - Maison de garde du Parc de Montporcher (M. et Mme Lhenry) — Vélodrome et tribunes le long du parc de Montporcher
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26 mai 1907 — Concert du Cercle Choral au Kiosque du parc Montporcher
— À Montporcher. Pendant les courses vélocipédiques organisées par le Vélo-Club Creusotin, qui auront lieu demain dimanche au Parc de Montporcher, le Cercle Choral donnera au Kiosque du Parc, un concert dont voici le programme :
1. Pastorale, de Léo Delibes. — 2. La Cour des Miracles, de Léo Delibes. — 3. Sonnet de printemps, de Henri Maréchal.
Indépendamment des courses vélocipédiques, il y aura concours gratuit de boules et de quilles avec nombreux prix.


11 mai 1908 —Concert de l'Harmonie des Usines sur le kiosque, à l'occasion de la traditionnelle Fête du Printemps du Parc de Montporcher
— Fête du printemps. Demain dimanche, l'Union des sociétés du Creusot donnera au parc de Montporcher, sa grande fête annuelle du printemps, avec le concours des Sociétés sportives et musicales faisant partie de l'Union.
A 1 h. ¾, toutes les Sociétés se réuniront boulevard du Guide, pour se rendre en un grand défilé au parc de Montporcher
Pendant la fête, séances gymniques et d'escrime par les Sociétés l'Avenir, l'Alliance, la Renaissance et la Jeunesse ouvrière du Creusot, ainsi que la Société l'Espérance. De 4 à 5 heures, au kiosque, grand concert par l'Harmonie des usines, dont voici le programme : Marche cosaque (Parès). — Légende champêtre (Kelsen). — Ballet de Faust (Gounod).
Espérons que le beau temps se mettra de la partie et que cette fête aura tout l'éclat que désirent les organisateurs.

25 mai 1910 — Le Concert sur le Kiosque est le moment le plus apprécié par les Creusotins lors de la fête de Montporcher...
— Au Parc de Montporcher. La grande fête du printemps a été favorisée d'un beau soleil. Aussi y avait-il foule à Montporcher pour applaudir aux prouesses des jeunes membres des Sociétés sportives qui prenaient part à la fête.
La Jeunesse du Creusot et l'Union gymnique ont exécuté divers mouvements d'ensemble et simultanés qui ont été très applaudis ; de son coté, la Société d'escrime l'Espérance a donné plusieurs assauts d'épée et de sabre fort appréciés.
Très réussi aussi les préliminaires de la fête fédérale de Saint-Quentin, exécutés par les membres de l'Union gymnique, avec accompagnement en musique par la Fanfare du Creusot, dirigée par M. Gautherot.
Mais le charme de l'après-midi a été le délicieux concert donné par l'Harmonie des usines.
Cette fête pleinement réussie avait débuté à 2 heures, par un défilé en musique, conduit par la Fanfare du Creusot, et auquel avaient pris part, outre les Sociétés sportives citées plus haut, le nouveau Club nautique du Creusot.


22 septembre 1912 — Le Kiosque à musique du parc, transformé, pour les fêtes, en théâtre de verdure
Grande fête sportive et musicale. Dimanche 22 septembre, au parc de Montporcher, aura lieu, à 2 heures du soir, une grande fête sportive et musicale. En voici le programme :
A l'intérieur de la piste vélocipédique, mouvements d'ensemble par l'Espérance et la « Jeunesse du Creusot ».
Sur le kiosque, transformé en scène : 1° Sonneries par la Saint-Hubert ; 2° Assaut d'armes par l'Espérance ; 3° La Reine de Chypre (cavatine), M. Panc. ; 4° Sonneries par la Saint-Huhert ; 5° Match de boxe par la Jeunesse du Creusot ; 6° Fantaisie par les Trompettes de l'Union Gymnique.
Marche des petits amours ; Gavotte des Bébés ; Thérésen : orchestre de Printania.
« Sacré Julot », vaudeville en un acte ; « Aux 28 jours », comédie militaire en un acte : groupe artistique Printania.
Grand concours local de boules : 80 fr. de prix.
A une heure et demie, boulevard du Guide, grand défilé des Sociétés avec le concours de la Fanfare et du Club Nautique.


7 septembre 1913 — Fête sportive et musicale au parc de Montporcher
— Dimanche prochain, 7 septembre, à 14 heures 30, se déroulera au parc de Montporcher une fête sportive intéressante. Voici le programme :
Courses vélocipédiques. — 1. Départementale vitesse. Prix : 30, 20, 10, 5 francs.
2. Course de 10 kilomètres (réservée aux membres du Vélo Club Creusotin). Prix : 20, 15, 10, 5 francs.
3. Course de primes (réservée aux coureurs n'ayant rien gagné dans les courses précédentes). Prix : 10 francs pour la première prime et 5 francs pour les quatre autres primes.
Mouvements d'ensemble par la Sociétés sportives (Jeunesse du Creusot, Union Gymnique, l'Espérance).
Concours de boules (300 fr. de prix).
L'Harmonie des Usines, le Cercle Choral et les trompes de chasses « la Saint-Hubert », prêteront leur concours.


17 juillet 1914 — Concert de l'Harmonie des usines au Kiosque du parc de Montporcher
Concert de l'Harmonie. — Voici le programme du concert que donnera l'Harmonie des usines sous la direction de son chef M. Gaillard, dimanche prochain 19 juillet à cinq heures, au Kiosque du parc de Montporcher :
1. Marche Joyeuse (Allier). — 2. Bolero pour clarinettes (Blémant). Ce solo exécuté par 15 clarinettes. — 3. Sigurd, fantaisie. (Reyer). — 4. Fantaisie pour saxophone alto (Escudie), soliste M. Brugniot. — 5. a) Intermezzo de Cavaleria Rusticana. (Mascagni) ; b) Menuet Gothique (Boelmann).

26 février 1917 — Gardien du parc de Montporcher, M. Lhenry ne peut pas avoir les yeux partout !
— M. Lhenry, gardien du parc de Montporcher, a eu sa basse-cour dévalisée dans la journée de vendredi. L'auteur de ce vol, un nommé Gagneau, a été mis en état d'arrestation.

28 août 1921 — Grande kermesse de Montporcher. Concert de l'Harmonie des usines sur le Kiosque
— La grande kermesse donnée dimanche après midi, au parc de Montporcher, par la Société des mutilés, veuves et orphelins de guerre, avec le concours des principales sociétés de la ville a remporté un véritable succès. Favorisée par un temps superbe, cette fête de bienfaisance a été visitée par une foule nombreuse que l'on peut évaluer à 8.000 personnes.
Les allées du parc avaient été pavoisées par des groupements chinois avec des papiers multicolores du plus gracieux effet.
La fête commença par des courses pédestres organisées par le Club Olympique creusotin et la Jeunesse Ouvrière. Les épreuves comprenaient : une course de 1.500 mètres ; une course de 3.000 mètres avec relais et une course de 400 mètres vitesse.
Une course à l'américaine de 25 kilomètres organisée par le Vélo-Club Creusotin eut beaucoup de succès et de nombreuses primes furent données.
La Société d'escrime l'Espérance donna de son côté une exhibition de 40 escrimeurs faisant assaut ensemble. Les mouvements ont été exécutés avec un ensemble parfait, ce qui valut à la Société de nombreux applaudissements.
Sur le kiosque à musique, l'Harmonie des Usines dirigée par M. Gaillard, avait composé un programme des mieux choisis qui fut, comme d'habitude, exécuté d'une façon parfaite. Voici le programme de ces morceaux : 1. Tip-Top, allegro (Allier). — 2. Rosamunde, ouverture (Schubert). — 3. La Gitana, valse (Bucallossi). — 4. Mascarade en 5 parties (Lacôme). — 5. Farandole de l'Arlésienne (Bizet).
Pendant ce temps, sous les ombrages du parc, un cirque organisé par l'Union gymnique donnait des attractions des plus variées qui eurent leur part de succès.
Une baraque de lutteurs organisée par l'Espérance, fit entrer la foule dans son arène athlétique, en faisant la parade, avec accompagnement de tambour, sur une estrade improvisée.
Pendant que la fête battait son plein, la Saint-Hubert, Société de trompes de chasse, donna un concert des plus réussis et du meilleur effet dans ce décor champêtre. Cette belle après-midi se termina par des rondes et des farandoles jouées par un groupe de musiciens de la Fanfare.
De jolies toilettes claires, portées avec élégance, faisaient un gracieux contraste avec les fonds sombres des bosquets.

14 mai 1922 — Les fêtes de Montporcher désormais disparues, la Fanfare du Creusot se replie sur le Parc des Sports contigü
— Dimanche 14 mai, à 14 heures, au parc des sports, grande fête d’athlétisme avec le concours de la Fanfare du Creusot. De 17 heures ½ à 18 heures ½, boulevard H.P. Schneider, concert par l’Harmonie des Usines. Programme :
Marche lorraine (Ganne). — L’Italienne à Alger, ouverture (Rossini). — Lucrèce Borgia, solo pour clarinette (Donizetti). — Ballet égyptien (Luigini). — La Marseillaise.


23 août 1941 — Mme Lhenry, gardienne du Parc de Montporcher depuis 40 ans, quitte ses fonctions
— Le Parc de Montporcher va perdre sa fidèle concierge. Nous apprenons le très prochain départ de notre ville de Mme veuve Lhenry, figure sympathique à tous les Creusotins.
Depuis quarante années, Mme Lhenry occupait le pavillon d'entrée du parc de Montporcher où tous ses enfants et petits enfants avaient grandi. La famille Lhenry avait étrenné cette construction en juillet 1901 et ne l'avait jamais quittée. Elle semblait faire partie de ce cadre de Montporcher si familier à notre population qui en fait toujours le but de ses promenades favorites.
C'est tout au début du siècle, à l'ouverture du parc aménagé par MM. Schneider et Cie, que les époux Lhenry avaient été placés comme surveillants de cette propriété ouverte au public. Ils devaient conserver leurs fonctions durant huit lustres entiers.
En décembre 1939, le papa Lhenry s'était doucement éteint dans sa 80e année. Mme Lhenry avait continué à habiter l'accueillante maisonnette en compagnie de sa fille cadette. Mlle Louise Lhenry venant d'être appelée à la direction d‘un pensionnat de jeunes filles à Joncy, Mme veuve Lhenry s'est décidée à l'accompagner dans sa nouvelle résidence que toutes deux rejoindront le 20 courant. C'est cette circonstance qui amène Mme Lhenry à quitter le Creusot.
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LE CROTOY - Le Kiosque au Jardin Public
(SOMME)
L'installation et l'inauguration le 27 août 1898, à la sortie de la ville du Crotoy, d'un Jardin Public qui tient plus du square que du parc paysager, n'est dûe vraisemblablement qu'à la construction de la gare de chemin de fer, réalisée une dizaine d'années auparavant (en 1887), à l'extrémité du chemin de Tarteron (Route menant du Crotoy à Rue dite Route de Rue aujourd'hui).
L'emplacement choisi pour ce jardin est situé au lieu-dit
A l'Ecluse, le long de la rivière du Bas-Solinet dite la Rivierette qui traverse les marais et se jette dans la baie de Somme.

Plan du Crotoy en 1828
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Hormis le mouvement des voyageurs rejoignant la station de chemin de fer, et passant nécessairement devant le Jardin Public de la Route de Rue, aucune manifestation majeure ne semble s'être déroulée sur ces lieux, d'autant que l'activité balnéaire en plein essor au Crotoy, est strictement concentrée le long de ses côtes, avec ses plages, casino et hôtels. Ce square reste donc avant tout un lieu de détente pour les crotellois.

Le Crotoy - Route de Rue et entrée du Jardin Public — Jardin Public
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Un premier kiosque à musique est édifié au Crotoy, vers 1905-1906, rue Pierre Guerlain, sur la butte du Moulin qui surplombe la Manche ; il est situé face à la Villa Le Souvenir, manoir des Tourelles qui deviendra l'hôtel-restaurant éponyme.
De forme octogonale, ce kiosque rustique est couvert d'une toiture de chaume ; sa balustrade est constituée en ciment imitant les banchages.
Vétuste et mal entretenu, il est supprimé avant 1914.
Très certainement M. Asselin et sa fanfare du Crotoy, fondée avant 1899, ont donné des concerts sur ce kiosque à musique ; cette société musicale forte de plus de vingt membres, ayant toujours Asselin à sa tête, devient à partir de 1903 la fanfare
Les Amis Réunis.

Le Crotoy - Premier Kiosque à musique rustique sur la terrasse du Moulin, rue Pierre Guerlain ; Villa le Souvenir et ses Tourelles
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Afin de garnir le Jardin Public et l'animer quelque peu, la municipalité décide d'y faire ériger un monument en hommage aux pionniers aviateurs, Gaston Caudron (1882- mort le 10 décembre 1915 lors d'un essai aéronautique) et son frère René Caudron (1884-1959).
Ce monument, réalisé par le sculpteur Athanase Fossé (1851-1923), est constitué d'un piédestal en granite orné de bas reliefs en bronze avec les aviateurs en effigie, surmonté d'une allégorie de la Chute d'Icare, également en bronze.
L'oeuvre est inaugurée le 12 août 1923 en présence de l'amiral Fortan, directeur des services techniques de l'Aéronautique et d'Emile Vasseur (1867-1933), maire du Crotoy de 1894 à 1925.

Le Crotoy - Monument des frères Caudron dans le Jardin Public
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C'est à l'initiative du chef de musique Jules Noiret (futur maire de 1932 à 1945), et sous l'égide du maire Gustave David et de l'aviateur René Caudron qu'un comité est créé en 1925 chargé de faire construire un Kiosque à musique dans le Jardin Public, face au monument Caudron.
Le kiosque, financé sur les fonds collectés par ce comité, est inauguré le 5 septembre 1926, construit par l'entreprise Beauvisage. De forme octogonale, accessible par un escalier de six marches, son soubassement en pierre est entouré d'un garde-corps en fer forgé ; ses colonnes en fonte supportent sa toiture zinguée surmontée d'une lyre.
Un éclairage sera installé sur le Kiosque en 1932.

Le Crotoy - Le Kiosque et le Jardin public
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La municipalité décide le 23 juin 1933 de rebaptiser le Jardin Public, Square Emile-Vasseur, du nom de son ancien maire décédé.

En août 1942, le monument Caudron en bronze est emmené pour la fonte par les allemands. Il sera remplacé par un marbre de la Chute d'Icare sensiblement identique à l'original ; un des bas relief est lui aussi reproduit tel qu'il était à l'origine, le second est, quant à lui, entièrement modifié. Ces nouvelles sculptures réalisées par Augustin Lesieux (1877-1974) sont inaugurées le 20 juin 1954.

Si des festivals et fêtes ont régulièrement eu lieu au Crotoy, il semble bien que la scène du Kiosque à musique n'ait pas été usée par le piétinement et autres pas redoublés des musiciens ; sa fréquentation est restée très confidentielle jusqu'à ce jour.
De son côté la fanfare des Amis Réunis, devenue Harmonie, est restée active, et donne toujours ses concerts, sauf au kiosque...
Kiosque toujours en place.

voir ici le Jardin public du Crotoy et son Kiosque à musique, aujourd'hui. (1/3) (2/3) (3/3)
Emplacement du premier kiosque à musique du Crotoy, rue Pierre Guerlain, disparu aujourd'hui (1/2) (2/2)

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publié par Jean Marc Mar 12 Nov 2019 16:05

8 janvier 1900 — Annonce du Festival musical au Crotoy pour le 3 juin 1900
— Sous les auspices de la municipalité, un festival de musiques aura lieu au Crotoy, le dimanche 3 juin. Les récompenses consisteront en médailles commémoratives et en primes en espèces tirées au sort entre toutes les sociétés. Deux objets d'art seront également tirés au sort entre les directeurs desdites sociétés.
La commission d'organisation du festival qui doit avoir lieu au Crotoy le 3 juin prochain a décidé d'accorder, indépendamment des médailles commémoratives, des primes à tirer au sort entré toutes les sociétés qui y prendront part.
Pour tous renseignements et adhésions, s'adresser à M. Vasseur, maire du Crotoy.


16 août 1904 — Les Régates du Crotoy accompagnées par la musique de la fanfare « les Amis Réunis »
— Les régates du Crotoy, qui ont eu lieu hier par un très beau temps, ont été extrêmement brillantes. Pendant les épreuves qui se sont déroulées sans aucun accident, la fanfare « les Amis Réunis » s'est fait entendre à plusieurs reprises.
Voici les noms des bateaux qui ont gagné les principales courses : 'Louise, patron Mercier ; Alphonse-et-Marie, patron Delaby ; Pierre-et-Juliette, patron Bodot ; Madeleine-et-Henriette, à M. Lepron.
L'épreuve réservée anx yachts a été gagnée par le Polly, à M. Joyant. Le second prix a été attribué au Goéland, patron et armateur Jules Dailly.
Le soir, un banquet a réuni les invités et les autorités du pays. M. Coache, député, présidait.


Le Crotoy - Kiosque à musique rustisque, rue Pierre Guerlain
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6 août 1905 — Festival musical du Crotoy
20 mars 1905 — Annonce du festival.
— La ville du Crotoy organise pour le 6 août prochain un festival de musiques. Indépendamment des médailles commémoratives, 600 fr. de primes, dont une de 150 fr. et une autre de 100 fr., seront tirés au sort entre toutes les sociétés. Adresser les adhésions, à M. Vasseur, maire.
14 août 1905 — Liste des sociétés ayant participé au festival
— Un festival de musique a eu lieu au Crotoy le dimanche 6 août.
Les sociétés suivantes y ont pris part : l'Harmonie municipale d'Abbeville, Fanfare municipale de Montreuil-sur-Mer, Fanfare municipale de Méharicourt, Harmonie de Ruyaulcourt, Fanfare municipale de Rue, Fanfare de Montreuil-sous-Bois, Union et Liberté musicales de Saint-Maulvis, fanfare de Thieulloy-1'Abbaye, Union musicale d'Hangest, Fanfare de Lanchères, Rallye Quand-Même, Société chorale de Montdidier, Orphéon de Vaudricourt.


19 juillet 1914 — Festival musical crotellois
— Le festival de musique, organisé au Crotoy, est fixé au dimanche 19 juillet.
Les primes en espèces suivantes seront tirées au sort entre chaque société ; Une prime de 150 fr. ; une de 100 frs trois de 75 frs ; quatre de 50 francs.
Une prime de 25 trancs sera attribuée à chaque Société n'ayant pas été favorisée par le sort.
Deux primes, l'une de 50 francs, l'autre de 25 francs, seront décernées aux Sociétés les plus éloignées.
Lee adhésions seront reçues jusqu'au 31 mai, par M. T. Asselin, à la mairie.


12 août 1923 — Inauguration du monument des Frères Caudron
— Aujourd'hui a eu lieu au Crotoy l'inauguration du monument élevé en l'honneur des deux aviateurs picards Gaston et René Caudron. Les frères Caudron, fils d'un cultivateur de Ponthoille, s'étaient adonnés, tout jeunes, aux sports et avaient pris part à plusieurs courses cyclistes. Dès les débuts de l'aviation, ils se passionnèrent pour cette science nouvelle et conçurent l'idée de construire un appareil. Longtemps, ils travaillèrent à la réalisation de cette idée, ils firent de nombreux essais malheureux, mais, en 1910, la Société aérienne de Picardie s'intéressa à leurs efforts et constata que leur appareil pouvait donner de bons résultats ; elle les convoqua à la fête d'aviation organisée à Amiens, à l'occasion du Circuit de l'Est. Ce fut le début du succès des frères Caudron.
Lorsque la guerre éclata, ils avaient mis en oeuvre un petit biplan qui contrastait avec les grands appareils de l'époque. Pendant toute la durée de la guerre, ils s ingénièrent à perfectionner leur appareil et c'est en essayant un type nouveau que Gaston Caudron se tua près de Lyon en 1915.
Son frère René continua seul l'œuvre entreprise à deux. Il connut vite de grands succès.
Son appareil, le petit Caudron « G-3 » reste le type parfait de l'avion d'école, maniable et d'une complète stabilité. Le bi-moteur, puis le tri-moteur, formidable machine de reconnaissance et de bombardement sont les inventions des deux frères Caudron, que les sociétés de transport en commun utilisent aujourd'hui pour des buts plus pacifiques ; mais leur appareil reste quand même employé dans l'armée. A l'armistice, on en comptait environ 3.000.
L'amiral Fortan, directeur des services techniques de l'Aéronautique, représentant M. Laurent-Eynac, sous-secrétaire d'Etat, est venu inaugurer le monument élevé par la ville du Crotoy à la gloire des deux inventeurs. Le monument est dû au ciseau du regretté sculpteur picard Athanase Fossé.
Les parlementaires et sénateurs de la Somme ont pris part à cette fête, ainsi que le pilote Blériot et M. Bréguet, constructeur. Ils ont été reçus, à 11 h. 30, à la gare du Crotoy, par M. Vasseur, maire de la ville, entouré de son conseil municipal. Un banquet fut servi à l'Aérodrome et l'inauguration eut lieu ensuite à 15 h. 30 au jardin public.

Le Crotoy - Fanfare les Amis Réunis
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Chaque année au mois de mai, un grand festival musical permanent de dix jours est organisé au Crotoy
29 mai 1933 — Encore un festival permanent à ajouter heureusement aux précédemment cités : la ville du Crotoy (Somme) organise pour la saison balnéaire 1933 (9 juillet au 17 septembre inclus) un festival permanent réservé aux harmonies et aux fanfares. Des primes variant selon le classement et l'éloignement seront allouées aux sociétés. Les adhésions, dont le nombre est limité, seront reçues, jusqu'au 1er juillet par M. P. Lecat, secrétaire de la commission des fêtes, qui répondra à toute demande de renseignements complémentaires. Ces adhésions devront mentionner le nom de la société, son classement, le nombre d'exécutants, l'éloignement kilométrique et l'indication du dimanche choisi.
9 mai 1936 — La ville du Crotoy organise cette année encore un festival permanent réservé aux harmonies et fanfares. Il commencera les 31 mai et 1er juin (fêtes de la Pentecôte) et se poursuivra chaque dimanche du 10 juillet au 16 septembre,
La générosité du conseil municipal qui a voté une forte subvention permettra d'allouer des primes plus importantes aux sociétés.
Les adhésions sont reçues jusqu'au 1er juillet par M. Dheilly, adjoint au maire, secrétaire de la commission des fêtes, à qui tous renseignements peuvent être demandés.
La municipalité ne négligera rien pour que les visiteurs emportent le meilleur souvenir du Crotoy, la plage picarde la plus rapprochée de Paris et dénommée à juste titre « le Paradis des enfants ».

Le Crotoy - Kiosque à musique et monument Caudron reconstitué le 20 juin 1954, après destruction allemande de 1942
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Seule la société musicale Les Amis réunis (fanfare), avec 23 exécutants, est active au Crotoy en 1909.
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LE DORAT - Le Jardin Anglais
(HAUTE-VIENNE)
Le domaine castral du Dorat, propriété des comtes de la Marche, est fortifié entre 1140 et 1180 par Aldebert III et IV. Situé près du bourg qu'il domine, le Château est décrit comme suit, lors d'un inventaire des revenus du Roy, dressé le 27 juillet 1535 par François Barbarin, licencié ez droict, commissaire royal :
— il y a un grand et beau chasteau où il y a unze tours, situé hors la ville du Dorat, près la rhue appelée du Chastel, entouré de grands foussés, pont-levis ; et belle et grande place devant la porte dudict chastel ; le dit château avons trouvé quasi découvert et s'en va ruiner s'il n'est promptement réparé.
Maître François Barbarin énumère les droietz et debvoirs que le seigneur a en sadicte baronnie et entre autres :
— le droict de faire lever, prendre par son capitaine ou aultre qu'il luy plaise y mettre le jour de marché, sur chascun potier ou toupinier, dans la ville du Dorat, là où se tient le marché, un toupin ; et des faiseurs d'escuelles de vaisselle de bois, aultant. Et, le jour des foires, de chacun toupinier, une olle, et de tous porteurs de pichiers de terre qui portent vendre ezdicts marchés et foires, de chascune charge un pichier. Et chascun habitant en ladicte rhue et chastel du Dorat doibt audict seigneur, à chascune feste de Pentecoste, un faix de joncs, et, pour chascune maison, une chanson.
Les devoirs des dorachins ne s'arrêtent pas là ! Ils sont dans l'obligation de pousser la chansonnette, le jour du mardi gras, en tournant autour du Château :
— les habitants de la ville de Dorat sont tenus de venir, le jour de mardi gras, dire une chanson et faire trois tours autour du chasteau, et crier : « Dieu doint bonne vie au roy ! »

Lors des guerres de religion, le gouvernement de la haute et basse Marche, dont dépend le Château du Dorat, est entre les mains de Georges de Villequier, vicomte de la Guerche, lequel rejoint la Ligue en 1584. Sur intervention d'Henri III, Villequier est évincé et la Marche est confiée en 1589 au gouverneur Gabriel de la Rye, seigneur de la Coste de Mézières ; ordre est donné de s'emparer du Château du Dorat, par l'armée du Poitou dirigée par François de Bourbon-Montpensier, prince de Dombes. Le malheureux château qui, dès 1535, comme on l'a vu ci dessus, s'en va ruiner s'il n'est promptement réparé, ne fait pas longue résistance, et, les dorachons qui n'avaient pas un amour illimité pour leur chastel, ont, dès le mois de mai 1589, toute latitude pour procéder à sa destruction. (1)

Les frères Récollets ayant bénéficié le 12 mai 1617 d'un don de 6.000 livres du lieutenant de la basse Marche Simon Chesne, obtiennent l'autorisation d'utiliser pierres et matériaux provenant de l'arasement du château, afin d'y construire leur couvent. Celui-ci est achevé en 1621; les Récollets continuent leur installation par la construction d'une église, consacrée le 24 août 1651.


Plan du Dorat en 1828
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La belle et grande place faisant face au Château détruit devient l'emplacement réservé aux foires qui y sont transférées et attestées à partir du 13 mars 1733. Trois allées d'ormeaux y sont plantées en 1743. Ce Champ de Foire, qui n'est cependant pas encore aplani, accueille dès cet instant, douze foires franches anciennes par an, le 13 de chaque mois, réputées pour les bestiaux, chevaux, mulets et volaille, la toile, le lin et le chanvre...
La réglementation y est stricte, notamment en ce qui concerne l'ouverture des foires des dimanches et fêtes annuelles : une ordonnance du 4 mai 1781 fait interdiction de tenir aucune foire ni marché ni assemblée dans le ressort de la sénéchaussée du Dorat, les
jours de Dimanches, de Patrons et de Fêtes annuelles et solennelles, sauf à être les foires et marchés remis au lendemain des jours fériés, à peine de cent livres d'amende contre chacun des contrevenans et de plus grande peine en récidive.

A l'entrée sud du Champ de Foire, une large maison dite le Chastelau appartenant à Maître François de la Josnière, avocat au siège royal du Dorat (1678-1743) est léguée par testament du 6 juillet 1742, à l'hôpital de la ville. L'ancienne Maison-Dieu est transférée dans ce bâtiment en 1753 qui devient l'Hôpital, comportant 24 lits (douze pour hommes, douze pour femmes). La congrégation des Filles de la Sagesse en assume le service à partir de 1774.

Le Dorat - L'Hôpital et le Champ de Foire — Le Champ de foire faubourg du Château
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Une délibération du subdélégué de la Généralité de Limoges prise en date du 17 novembre 1785, tendant à convertir le Champ de Foire du Dorat en promenade, en coupant les arbres existants pour y planter des arbrisseaux, pour la volupté de quelques personnes que la richesse et les privilèges dispensent de contribuer aux charges publiques, ne laisse pas indifférent les dorachons.
Aussitôt le projet connu, un défenseur du Champ de Foire, soutenu par 70 pétitionnaires (dont pas moins de 7 avocats, un gensdarme de la garde du roy, le curé du Dorat, un notaire, deux chirurgiens, un ancien mousquetaire gris...), se saisit de sa plus belle plume et adresse une requête à l'Intendant de la Généralité de Limoges demandant le maintien du champ de foire dans son état actuel. (2)
Apparemment, les dorachons obtiennent gain de cause puisqu'en 1814, le Champ de foire est encore intact comme en atteste Joseph Joullietton dans son
Histoire de la Marche et du pays de Combraille : on fait le tour du Dorat sur une promenade charmante qui serait susceptible d'être embellie par des plantations ; il y a un vaste champ de foire sur les ruines de l'ancien château des comtes de la Marche : on pourrait en faire une belle place, en nivelant le terrain, et en le soutenant par des terrasses.
Un Cèdre est planté au centre du Champ de Foire, censé figurer la liberté retrouvée après les événements de 1848. Un Jardin public est alors installé autour de cet arbre, laissant toutefois une large place au Champ de foire toujours très actif ; dénommé Jardin Anglais, des allées et arbres y sont aménagés, une clôture sommaire en palissade est installée tout autour avec deux piliers en pierre encadrant sa grille d'entrée.

Dans le même temps, au début des années 1850, la partie du Champ de foire longeant l'ouest du nouveau jardin public, est, elle aussi, clôturée et isolée du foirail afin de consacrer cet emplacement à l'élève de la race chevaline. Dès 1856, le Conseil général de la Haute-Vienne et la municipalité dorachonne encouragent et subventionnent, chaque année, les concours organisés au Dorat tendant à améliorer et propager cette filière. (3)
En 1863, l'avocat Pierre-Adolphe Pichon-Vendeuil (1802-1871) fonde, avec plusieurs notabilités dorachonnes, l'Ecole de dressage, dont le manège est aménagé dans l'enclos ci-dessus décrit. Des bâtiments avec écuries y sont construits, le long du Faubourg du Château, par un certain M. Brac, pour quarante mille francs.

Le Dorat - Ecole de dressage du Centre
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La seule phalange musicale dorachonne ayant acquis quelque notoriété est La Fanfare Sainte-Cécile du Dorat fondée en 1869. A la fin des 1880 elle prend comme dénomination Les Enfants du Dorat, à la tête d'une trentaine de musiciens, sous l'impulsion de son chef M Sotta fils.
Elle participe aux concours régionaux limousins et parfois un peu plus loin comme ce festival d'août 1888 de la Roche-sur-Yon où elle obtient le Premier prix d'exécution, médaille de vermeil et 50 francs ; le Premier prix de soli, médaille de vermeil ; le Premier prix de lecture à vue, médaille de vermeil et le Troisième prix au concours d'honneur.
Nous n'avons malheureusement trouvé que très peu de traces des participations musicales des Enfants du Dorat, qui ont certainement été fréquentes puisqu'un Kiosque à musique a finalement pris place dans les années 1910, dans le Jardin Anglais, sous la protection des ramifications du grand Cèdre.
De forme octogonale, ce Kiosque à musique est édifié sur un soubassement de pierre. Ses colonnes en fonte supportent une toiture de tuiles zinguées surmontée d'une lyre ; son garde corps est en fer forgé.

Le Dorat - Le Kiosque à musique et le Jardin Anglais
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En juin 1918, c'en est fini de l'Ecole de dressage qui ferme ses portes ; les bâtiments sont vendus à un particulier, le manège disparaît.
Dans les années 1930, la clôture du Jardin Anglais est quelque peu aménagée : les palissades en bois sont remplacées par un muret surmonté d'un grillage.
Un château d'eau a été édifié au pied du jardin public, faisant de l'ombrage au cèdre centenaire et au kiosque.
L'Harmonie des Enfants du Dorat, toujours active à ce jour, semble ne pas fréquenter très souvent le kiosque à musique qui, de ce fait, a gardé toute sa fraîcheur.
Kiosque toujours en place.

voir ici le Jardin du Dorat et son Kiosque à musique, aujourd'hui.(1/3) (2/3) (3/3)
Ancienne bascule située à l'entrée du champ de foire du Dorat.

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publié par Jean-Marc

14 avril 1882 — La foire aux bestiaux au Champ de foire du Dorat
— On nous écrit du Dorat, 14 avril 1882 : On s'est aperçu hier à notre foire du départ de nos ouvriers pour les grands centres. Nous avions moins de monde. Les semailles des graines fourragères qui se font en ce moment avaient aussi retenu beaucoup de travailleurs dans les champs, désireux de profiter du beau temps pour en finir.
Le ciel menaçait depuis le matin, le vent s'est élevé et envoyait de tous cotés des nuages de poussière incommodante. Dans la soirée la pluie est tombée et le vent prenant la proportion d'un ouragan, a renversé les tentes sous lesquelles s'abritent les marchands étalagistes et a commis des dégâts sur leurs marchandises.
Nous nous étonnons qu'après tant de vente d'animaux gras dans nos marchés précédents, il puisse y en avoir encore, quoique moins nombreux ; il y avait hier des bêtes très remarquables et les prix que je vous donne prouvent la qualité de la marchandise.
Les boeufs et vaches de harnais se sont enlevés beaucoup plus facilement. Les porcelets avaient un cours de 4 à 5 fr. par tête de plus qu'à la foire dernière.
Boeufs gras, amenés 125 ; vendus 110 à 1 fr. 58 le kilog. — Vaches grasses, amenées 75 ; vendues 65 à 1 fr. 30 le kilog. — Veaux de lait, amenés 250 ; vendus 230 à 1 fr. 45 le kilog. — Moutons gras, amenés 1.150 ; vendus 1.100 à 2 fr. le kilog. — Cochons gras, amenés 120 ; vendus 116 à 1 fr. 45 le kilog. — Bœufs de harnais, amenés 90 ; vente assez facile. — Vaches de harnais, amenées 150 ; vente assez facile. — Taureaux, amenés 110 ; vente assez facile. — Cochons nourrains, amenés 350 ; vente assez facile. — Chevaux, amenés 45 ; bien vendus.

20 août 1911 — Annonce du festival du Dorat
— Nous apprenons avec plaisir qu'un festival aura lieu au Dorat, le dimanche 20 août, sous la présidence de M. le docteur Trouvé, maire du Dorat, conseiller général et député de la Haute-Vienne.
La Muse de Limoges, société de trompes de chasse et de trompettes ; l'Harmonie de Montmorillon, la Fanfare de Bellac, la Société philharmonique de Magnac, la Fanfare de Bessines et la société musicale les Enfants du Dorat prendront part à cette fête.
Nous donnerons, dans quelques jours, le programme du festival.


20 août 1911 — Programme du festival du Dorat du dimanche 20 août 1911. Grand Concert sur le Kiosque à musique
9 heures du matin : rapppel par les Tambours.
9 heures ½, à l'Hôtel-de-ville : départ de la Société musicale du Dorat pour se rendre à la gare.
10 heures, à la gare : réception de la Muse de Limoges (Société de cors de chasse et de trompettes); de l'Harmonie de Montmorillon ; de la musique de Bellac ; de la Philharmonique de Magnac-Laval et de la Fanfare de Bessines.
10 heures ½, Grand Défilé.
11 heures, après le défilé, sur la place de la Fontaine, morceau d'ensemble par plus de 200 musiciens.
1 heure ½ du soir, au Kiosque : Grand Concert, chaque société se fera entendre.
2 heures ½, défilé par toutes les sociétés.
3 heures ½, au retour du défilé, place de la Fonlaine, nouveau morceau d'en¬semble (200 musiciens), Sonneries de Muse de Limoges.
4 heures, sur le Champ-de-Foire : Jeux divers.
7 heures ¼, place de la Fontaine : réunion des sociétés pour se rendre, en jouant, à la gare.
Les habitants sont instamment priés de pavoiser leurs maisons.


13 mai 1913 — Concours de poulains et pouliches à l'Ecole de dressage du Dorat
— Programme du concours
Concours de poulains et pouliches d'un an. Mardi 13 mai à une heure de l'après-midi, à l'Ecole de Dressage du Dorat : 550 francs divisés en dix prix : 100 fr., 80 fr., 75 fr., 70 fr., 60 fr., 50 fr., 40 fr., 30 fr., 25 fr., 20 fr., pour poulains, entiers ou hongres, de demi-sang, nés en 1912, appartenant à des membres de l'Association hippique du Centre, de quelque département qu'ils soient.
Entrée : 5 fr. par poulain. Engagement le mardi 13 mai, avant midi, chez M. le directeur de l'Ecole de dressage du Centre, au Dorat (Haute-Vienne).
La production du certificat de naissance et le montant du droit d'entrée sont obligatoires au moment de l'engagement.

— Compte rendu du concours
Le concours de poulains d'un an, organisé le 13 mai dernier, au Dorat, par l'Association hippique du Centre, avait réuni trente engagements, qui composaient un lot superbe de poulains en bon état.
Lors de l'assemblée générale, en février 1913, M. le baron Auguste de Nexon avait été acclamé comme président de l'Association hippique, en remplacement de son frère, dont le souvenir restera toujours cher aux éleveurs, tant pour la courtoisie de ses rapports que pour sa haute compétence dans toutes les questions de l'élevage limousin.
Le jury était composé de M. le baron Auguste de Nexon, président, et de M. de Neuville, vicomte de l'Hermite, et de M. le comte de Cordon.
Après la proclamation des prix, M. de Nexon félicita les éleveurs de la qualité de leurs poulains et les encouragea vivement à persévérer dans leurs efforts, car l'élevage du cheval de guerre, qui resta trop longtemps un élevage de luxe, s'acheminait, enfin, à devenir vraiment rémunérateur, grâce à l'augmentation du prix d'achat de la remonte et aux encouragements nouveaux des pouvoirs publics.
Voici la liste des lauréats :
1er prix, 100 fr., Mme Baudon de Morny, au Ris-Chauvron. — 2e prix, 80 fr., M. Pichon-Vendeuil, à Azat-le-Riz. — 3e prix, 75 fr., M. le comte du Pavillon, au Dorat. — 4e prix, 70 fr., M. Bapt, à Azat-le-Riz. — 5e prix, 60 fr., M. Dorvan, à Verrières. — 6e prix, 50 fr., M. le marquis Roger d'Abadie, à Magnac-Laval. — 7e prix, 40 fr., M. Pichon-Vendeuil, au Dorat. — 8e prix, 30 fr., M. Joseph Ducoux, au Dorat. — 9e prix, 25 fr., Mme Demoulin, au Dorat. — 10e prix, 20 fr., M. Bapt, au Dorat.
Mentions : M. Maublanc, à Lussac-les-Eglises. — M. Plaignaud, au Dorat. — M. Galle, au Dorat. — M. Jardel, au Dorat.

Le Dorat - Kiosque à musique et cèdre centenaire du Jardin anglais — La Fanfare du petit séminaire
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Juin 1918 — Fermeture de l'Ecole de dressage du Dorat
— Le Dorat. L'Ecole de dressage pour jeunes chevaux n'existe plus. Les bâtiments étant vendus à un particulier, la municipalité a fait enlever les barrières qui entouraient une petite partie du Champ-de-Foire qui servait de manège et d'enclos à l'occasion des primes aux poulinières, aux pouliches et au concours d'animaux gras.
L'école de dressage avait été fondée, en 1863, par une société d'éleveurs du Dorat et de la région et avec l'aide d'une subvention annuelle de l'Etat, supprimée en 1871, et une subvention de la commune maintenue jusqu'à ce jour. La société fondatrice était dissoute depuis 1911. Les actions de fondation étaient de 1.000 francs, dont aucun sociétaire ne retira d'ailleurs ni intérêt, ni dividende, ni capital.
Nous recevons la note suivante :
« Monsieur,
Voulez-vous me permettre quelques réflexions-au sujet de l'information qui vous a été adressée sur l'école de dressage du Dorat ?
Je ne crois pas que le Conseil municipal et surtout en l'absence du maire et d'un adjoint, voudrait prendre la responsabilité du retrait d'un terrain qui rendrait le fonctionnement de l'Ecole presque impossible. Votre correspondant a d'ailleurs rappelé à propos que les fondateurs de cette école n'en avaient retiré aucun avantage pécuniaire.
Ils n'avaient, en effet, envisagé que l'intérêt supérieur de l'élevage et celui du commerce local. Ils avaient apporté leur souscription et prêté leur concours non à une affaire, mais à une œuvre comme l'avaient fait M. Pichon-Vendeuil, qui eut toute l'initiative de la fondation, président de la Société jusqu'à la mort et M. Brac, de respectable mémoire, qui dépensa plus de 40.000 francs à l'achat et à la construction des bâtiments, les donnant ensuite en jouissance, à titre absolument gratuit, à la Société pour autant qu'elle durerait comme a fait après lui, depuis plus de quarante ans, son héritier, M. le marquis Raoul d'Abadie.
Si la Société a été dissoute en, 1911, c'est que le fonds social était épuisé. Il apparaissait d'ailleurs qu'un directeur capable pourrait, comme l'a montré M. Mesmin, jusqu'à sa mobilisation, maintenir l'école par ses propres moyens et avec l'aide de la subvention annuelle de la commune.
II est très probable et je dirais presque certain, que les nouveaux propriétaires des bâtiments, éleveurs bien connus, lauréats depuis longtemps et des premiers dans tous les concours de chevaux de selle et de guerre, comme on a vu récemment encore à Limoges et à Clermont-Ferrand, voudront continuer l'école non seulement pour eux mais aussi pour leurs collègues, éleveurs, à moins qu'on ne leur en ôte les moyens.
Mais alors, les éleveurs de la région et les habitants du Dorat, les commerçants sauraient à qui s'en prendre de la disparition d'un établissement qui a bien servi à faire connaître et apprécier les produits de l'élevage limousin, étant de plus une des faire connaître et apprécier les produits de l'élevage limousin, étant de plus une des attractions de la ville, une source de profits pour son commerce.
(Le Limousin hippique. Juin 1918)

13 et 14 juillet 1924 — La Fête Nationale au Dorat. Concert sur le Kiosque du Jardin Anglais
— Voici le programme de la fête nationale du 14 juillet :
Dimanche 13 juillet, à 21 heures, retraite par les tambours, salves d'artillerie.
Lundi 14 juillet, à 6 heures, réveil par les tambours, salves d'artillerie ; à 8 h. 30, à la mairie, distribution de pain aux indigents de la commune : à 16 h. 30, place de la Fontaine, attractions diverses ; à 21 h. 30, au kiosque du Jardin Anglais, concert par la Société musicale les Enfants du Dorat.
Illuminations, feu d'artifice. Brillante retraite aux flambeaux. Pièce allégorique sur la place de la Fontaine.


Le Dorat - Avenue du Château et Kiosque à musique — Kiosque à musique et Château d'Eau
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29 septembre 1929 — Comice agricole du Dorat sur le Champ-de-Foire terminé par un concert des Enfants du Dorat
— Le comice agricole du canton du Dorat s'est tenu le dimanche 29 septembre dernier, par une belle journée, en présence de MM. Cacaud, sous-préfet ; Bardon, député ; Trouvé, maire du Dorat, conseiller général ; Vételay, maire de La Bazeuge, président du Comice.
Les personnalités présentes, entourées des agriculteurs du canton, qui avaient répondu en grand nnmhre à l'appel des organisateurs du comice, prirent un intérêt très vif au concours. A l'issue des opérations du jury, des allocutions furent prononcées par MM. Vételay, Trouvé, Bardon et le sous-préfet.
L'Harmonie les Enfants du Dorat, qui avait accueilli le représentant du Gouvernement aus sons de la Marseillaise, prolongea la fête par un concert très réussi.


La Fanfare Les Enfants du Dorat, dirigée par M. Sotta fils, avec 32 exécutants est la seule formation musicale répertoriée au Dorat en 1909.

(1) Lors des luttes de la Ligue, les gouverneurs de la Marche, haute ou basse, ne font pas longue vie : Georges de Villequier est tué en février 1592 au siège du château de la Guerche, tandis que Gabriel de la Rye est abattu le 20 mars 1591, au combat de Saint-Yrieix.

(2) Requête des habitants du Dorat aux fins d'obtenir que le champ de foire soit maintenu dans son état présent. — 1785.
« A Monseigneur l'Intendant de la Généralité de Limoges.
Supplient humblement les habitants de la ville du Dorat.
Monseigneur, la majeure [partie] des habitans de tous les ordres de cette ville est justement alarmée d'une délibération prise devant Monsieur votre subdélégué, le jeudi 17 novembre 1785, par un fort petit nombre de ses citoyens, qui a pour objet de s'appuyer de votre autorité pour détruire la place publique de cette ville appelée du Château, où se tiennent les foires, et la convertir en promenade, pour la volupté de quelques personnes que la richesse et les privilèges dispensent de contribuer aux charges publiques, dont le fardeau tombe principalement et presque uniquement sur leurs concitoyens non privilégiés.
Le champ de foire ou place publique du Château dans cette ville du Dorat, vous l'avès vu, Monseigneur, est donc le seul emplacement qu'il y ait en cette ville, propre à tenir foire ; il est le plus commode de cette province, soit par sa situation : une pente naturelle qui donne l'écoulement aux eaux, au point qu'on n'y est toujours à pied sec, en hiver comme en été ; soit par trois allées de plantation d'ormaux plantés depuis près de quarante ans, auxquels on attache les bêtes mauvaises pour la sûreté publique, et dont les rameaux mettent à couvert de l'ardeur du soleil dans les chaleurs de l'été, et de la pluie dans les temps orageux.
C'est cette place publique, ce champ de foire si nécessaire au commerce des bestiaux, le seul qu'il y ait en cette ville, si propre et si commode pour le commerce, que les opinans en cette délibération veulent détruire, en couper les arbres, pour la convertir à grands frais en promenade, et y faire une plantation d'arbrisseaux pour le plaisir des riches. N'est-ce pas détruire l'utile et le nécessaire pour le superflu et l'inutile, et, si on ôte à cette malheureuse ville le seul commerce qu'il y a, de quoy servira cette dépense immense qu'on fait depuis nombre d'années pour la construction et l'entretien des chemins de communications avec les villes circonvoisines ? Non, Monseigneur, nous l'espérons de votre justice, vous n'adopterez jamais une pareille entreprise, et nous vous supplions de joindre votre authorité à l'opposition que nous y formons pour empêcher une destruction si ruineuse et si dommageable au public ; car les habitans de cette ville ne sont pas les seuls intéressés à la conservation de ce champ de foire et des arbres qui y sont plantés : les habitans des villes voisines et tous les commerçans qui fréquentent nos foires y sont intéressés. Si l'on consulte les villes de Montmorillon, la Souterraine, Laval-Magnac, Châteauponsac, Rançon, Bellac et les autres villes des provinces voisines, ils [sic) joindront, à n'en point douter, leurs oppositions à la nôtre. Mais nous y sommes les plus intéressés par trois puissantes raisons. Parce que cette place est le seul emplacement qu'il y ait en cette ville propre à tenir foires, et qu'il est le champ de foire le plus commode de la province, soit par sa situation, soit par les arbres qui y sont plantés ;
Parce que, en général, les habitans du Dorat sont pauvres et dans l'impuissance de fournir aux frais dispendieux de la construction d'une promenade, pouvant à peine supporter le fardeau des impositions royalles dont cette ville, presque sans commerce, est accablée, impôts, d'industrie, tailles et autres subsides, vingtièmes, impôts pour les grands chemins et les pavés de cette ville, dont la réfection vient d'être ordonnée ;
Parce que, enfin, il est sensible que la construction d'une promenade au Dorat est absolument superflue et inutile.
Nous savons, Monseigneur, que les opinans à la destruction de notre champ de foire ont tâché de donner une couleur de publicité à cet acte ruineux. Le tambour avertit le public, à dix heures du matin, de se trouver le même jour, après midy, en l'hôtel de ville. On ne savoit point de quoy il pouvoit être question, et les opinans se trouvèrent seuls à l'heure indiquée. Si les habitans a voient été prévenus de l'objet de la convocation, si l'assemblée eut été faite comme il est de coutume, à jour de dimanche ou de fête, le nombre des opposans auroient dépassé de beaucoup celui des opinans ; et vous n'en douterez pas, Monseigneur, si vous daignez faire attention au nombre des suppliants signataires ; joint un bien plus grand nombre qui ne savent pas signer, qui réclament également de votre justice la proscription de cette entreprise, aussi mal vue que peu réfléchie.
Ce considéré, Monseigneur, il vous plaise recevoir les suppliants, opposans à la délibération prise le 17 novembre 1785, devant M. votre subdélégué par un petit nombre de citoyens de cette ville ; ordonner que le champ de foire et place publique du Château demeurera destinée comme elle a été de tous les tems et en l'état qu'elle est, pour y tenir les foires, et faire deffence à toutes personnes d'y faire aucuns changemens, destruction et malversation. Et les suppliants continueront leurs voeux pour la conservation de la précieuse santé de Monseigneur. »

Suivent environ soixante-dix signatures autographes, entre lesquelles : Sandemoy de Libaudière, « advocat en parlement, ancien procureur du roy de l'hôtel de ville » ; de Vérine, « curé de Dorat » ; le chevalier de Vérine, « chevaulégers » ; Robert d'Hautefeuille, « gensdarme de la garde du roy » ; Grenard de la Bouderie, « advocat »; Sandemoy, le jeune, « advocat »; Remond, « notaire royal et changeur pour le roy » ; Douin-Dupont, « advocat » ; Laurens des Combes, « ancien maire de la Basse-Marche au Dorat » ; Boucquet de Laclavière, « assesseur
civil et criminel »; Etourneau de Pinateau, « ancien mousquetaire gris » ; de Petiot de Masnadaux, « ancien garde du corps et chevalier de Saint-Louis »; Delachaume, « chirurgien juré » ; Chesne, « advocat » ; Ligros, « armurier » ; Despleignes, « chirurgien juré » ; Lesterpt aîné, « avocat, procureur fiscal et de police au Dorat » ; Junyen, « advocat » ; Boucquet, « Médecin en chirurgie » ; Gain, « chirurgien juré et major des colonies » ; Lesterpt, « directeur des postes ».
(Archives départementales Haute Vienne, série C, n° 50.)

(3) Les concours pour la propagation chevaline, l'école de dressage puis plus tard les courses du Dorat sont largement subventionnées par le conseil général de la Haute-Vienne, épaulé par la municipalité.
Ainsi en 1868, sont attribués 3.500 fr. pour les primes aux juments et pouliches ; 600 fr. comme subvention à la Société hippique, et 500 fr. à l'Ecole de dressage du Dorat. Chiffres reconduits jusqu'en 1870.
En 1876, les Courses du Dorat : 4.500 frs ; l'Ecole de dressage du Dorat : 2.000 frs ; Primes de dressage : 2.000 frs ; Primes aux juments poulinières : 7.000 frs.
En 1878, les Courses du Dorat : 4.500 frs ; l'Ecole de dressage du Dorat : 4.000 frs ; Concours de dressage : 2.000 frs ; Concours de pouliches : 13.000 frs. etc...


Le Dorat - Le Jardin anglais et le kiosque, vue aérienne
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JeanMarc
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LE GRAND-QUEVILLY - La Fanfare des Hauts-Fourneaux de Grand-Quevilly
(SEINE MARITIME)
Bon nombre de villes et villages ayant possédé un Kiosque à musique, n'ont malheureusement laissé aucune trace iconographique du passage de leur édicule en leurs murs. Seuls des documents de presse et revues, tant précieux pour nos recherches, en restent les témoins. Le Kiosque à musique du Grand-Quevilly fait partie de ces édifices disparus, ignorés de tous. Nous avons donc décidé, une fois n'est pas coutume, d'exhumer les documents inédits relatifs à ce kiosque.
(voir en renvoi n°2, en fin de notre chronique, la découverte faite par notre ami Joël d'un morceau du kiosque recherché, visible en partie derrière la mairie)

Plan du Grand-Quevilly en 1812
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Le Grand-Quevilly est, tout comme son voisin Le Petit-Quevilly (qui n'est pas aussi étriqué que son nom le laisse entendre), situé en banlieue rouennaise. La municipalité grand-quevillaise, depuis son installation dans sa première maison commune, éprouve quelques difficultés pour trouver la mairie idéale. En 1842, nos édiles occupent une mairie, dont la moitié est consacrée à l'usage d'école de garçons, acquise auprès de Jacques Mallet, située entre la Grande Rue (future rue de la République) et la Petite Rue (rue Sadi-Carnot) ; l'emplacement est dénommé place de la Mairie ou place du Marché.
La commune ne disposant d'un bureau postal que sur la commune voisine de Petit-Quevilly, le maire grand-quevillais, Clovis Lecointre, décide le 19 novembre 1904, en accord avec l'administration des Postes et Télégraphes, de créer un bureau de Postes à Grand-Quevilly. Ce bureau est construit l'année suivante, sur l'arrière de la mairie, attenant à celle-ci.

Le Grand-Quevilly - Mairie de 1842 à 1914, acquise de Jacques Mallet — Mairie et bureau des Postes de 1905-1906
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En 1913, une Maison de maître adossée à un grand parc, située sur la Rue de la République (nouvelle appellation de la Grande Rue), est mise en adjudication.
Ce domaine, bien connu des quevillais, décrit en 1876 comme
une prairie en forme de triangle, appartient à Madame Lavoisier, descendante de Benjamin Alphonse Lavoisier (1784-1859), agriculteur, plusieurs fois nommé maire du Grand Quevilly entre 1815 et 1835. La famille Lavoisier tenait cette propriété de la succession d'Etienne-Jacques Féret, décédé en décembre 1811. (1)
L'adjudication n'ayant pas été réalisée, Albert Gérard, maire de 1908 à 1919, donne toute latitude à une commission nommée à cet effet le 13 décembre 1913, pour acquérir la propriété Lavoisier dès qu'elle sera remise en adjudication.
Des pourparlers sont engagés entre Albert Gérard et Madame Lavoisier et, cette dernière consent de céder sa demeure et le grand parc planté d'arbres de 22.000 m² y attenant pour 46.000 francs ; le 24 janvier 1914, la municipalité délibère en ce sens.
Le 21 février 1914, nouvelle réunion des édiles qui décident de faire édifier deux nouvelles classes près de l'actuelle mairie ; toutefois, en attendant la réalisation de ces constructions, la salle du rez-de-chaussée de la mairie sera transformée en école. Concernant l'acquisition Lavoisier qui vient d'être entérinée, les élus chargent l'architecte Emile Fauquet et l'agent voyer cantonal Sérant, de faire aménager la Maison de maître en Mairie ; le parc deviendra communal et une nouvelle école sera construite sur une partie du terrain ; on autorise dans le même temps le nécessaire abattage de quelques arbustes et arbres fruitiers aux alentours de la nouvelle mairie pour réaliser les travaux projetés.
Deux parcelles de la propriété Lavoisier qui avaient été louées jusqu'à fin décembre 1913, l'une à M. Gilbert pour le prix de 25 francs, l'autre à M. Maurice pour le prix de 20 francs, sont reprises par la municipalité dès les actes d'acquisition enregistrés.

Le Grand-Quevilly - Mairie de 1914 à 1935, acquise de la propriété Lavoisier
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Jusqu'à cette date, les fêtes patronales, nationales et concerts se déroulent sur la place de la Mairie, les cavalcades et retraites aux flambeaux sillonnent les deux rues principales de la commune, allant parfois jusqu'au Petit-Quevilly tout proche.
La première société musicale du Grand-Quevilly est fondée en 1880. Devenue la fanfare La Renaissance, elle est dirigée par M. Saunier depuis 1897. Une seconde phalange, l'Union musicale, apparaît au début de 1903, dirigée par M. Egret.
Après l'ouverture du Parc « Lavoisier » au public, qui n'est bien entendu effective qu'après le conflit 1914-1918, les manifestations se font nombreuses sur celui-ci et très appréciées des grand quevillais.
En 1922, une seule formation reste active : la Société Musicale de Grand-Quevilly, enregistrée à la préfecture à compter du 21 novembre 1922. La Fanfare des Hauts-Fourneaux de Grand-Quevilly est fondée dans les années 1920, à la suite de la création desdits hauts-fourneaux dans le parc d’activité du Grand-Launay.

Lors de la délibération du conseil municipal du 23 juin 1924, Joseph Quetteville, maire de 1919 à 1935 puis de 1941 à 1944, communique le devis établi par un entrepreneur qui a été contacté pour la construction d'un Kiosque à musique dans le Parc de la mairie. Il est décidé de demander des renseignements complémentaires à l'entreprise et de renvoyer cette affaire devant la commission des travaux et finances.
Ce
Kiosque à musique, dont nous n'avons malheureusement aucun aperçu, est inauguré le dimanche 7 juin 1925. Les entrepreneurs l'ayant conçu sont M. Quibel pour la maçonnerie, M. Pecqueur fils pour la charpente, M. Mallenguery pour la peinture et M. Bourgeois pour la couverture. La seule description qu'on puisse fournir est qu'il est peint de teintes claires et que sa structure était gracieuse.

Joseph Quetteville n'ayant pu se faire réélire, la municipalité passe, en 1935 entre les mains de Tony Larue. Dès cet instant, à l'aide d'emprunts à outrance, de subventions et de bonifications d'intérêts, Larue va faire bâtir tout ce qui peut être construit, utilisant le béton à toutes les sauces, et faire démolir tout ce qui peut être détruit.
Le motif allégué par cet édile étant la résorption du chômage par tous les moyens !...
Lors de la séance du Conseil municipal du 11 octobre 1935, Larue fait voter : la construction d'une mairie-foyer communal, à l'emplacement actuel de la mairie, laquelle va être démolie, pour une somme de 1.650.000 francs ; l'achat d'un terrain à M. Hue, propriétaire rue Gustave Boutigny, pour un montant de 130.000 francs. Une partie de ce terrain servira à construire une école de garçons et un stade municipal ; l'édification d'un établissement de bains-douches sur un terrain de la commune affecté au presbytère, à l'angle des rues de la République et Sadi-Carnot, pour 325.000 francs.
En novembre 1935, la mairie Lavoisier est rasée. Dans la foulée, le Kiosque à musique est abattu.

L'inauguration de la première série de bâtiments à lieu le dimanche 14 novembre 1937, en présence de Marx Dormoy : l'Hôtel de Ville et le foyer municipal à la place de la mairie Lavoisier de la rue de la République, l'Ecole Jean-Jaurès, le Groupe scolaire Roger Salengro et l'Etablissement de bains douches. Le discours du ministre de l'intérieur donné à cette occasion est salué par
l'internationale chantée debout le poing fermé.

Le Grand-Quevilly - Mairie du maire Tony Larue de 1937 à 1974
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La mégalomanie du personnage Larue, lequel règne plus de quarante ans au Grand Quevilly ne s'arrête malheureusement pas là : en 1974, il fait construire un nouvel hôtel de ville, celui de la rue de la République construit en 1937 étant toutefois conservé en tant que mairie annexe.
En 1983, la première Mairie et son bureau de poste attenant sont à leur tour détruits.
Le Parc public Lavoisier est toujours en place : ses dimensions ont été réduites de par la construction en 1931 de l'école de filles Marie Curie et par l'emprise de l'hôtel de ville dit Marx Dormoy de 1937 ; il a pris le nom de Parc René Bouttard (1877-1953), ancien adjoint au maire.
Kiosque supprimé.

voir ici Le Parc de la Mairie du Grand-Quevilly, devenu le Parc René Bouttard, sans son kiosque, aujourd'hui.(1/2) (2/2)

Le Grand-Quevilly- La Fanfare des Hauts-Fourneaux de Grand-Quevilly
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publié par Babs Dim 11 Mar 2012 15:13

15 mai 1897 — La fanfare de Grand-Quevilly de retour d'un festival chez son voisin Sotteville
— En revenant du festival de Sotteville, la fanfare de Grand-Quevilly a fait entendre dimanche dernier, sur tout
le parcours de la route de Caen, marches et allegros.
Elle en a été récompensée par les acclamations des habitants.
Cette Société, très en progrès, est dirigée du reste par un chef des plus habile, M. Saunier, auquel nous adressons nos plus sincères félicitations.

5 juillet 1903 — Fête patronale de Grand-Quevilly. Concerts de la Renaissance et de l'Union musicale place de la Mairie
— Grand-Quevilly. La fête patronale qui a eu lieu dimanche dernier a attiré cette année beaucoup de personnes. Deux concerts ont été donnés dans l'après-midi, l'un par la fanfare La Renaissance, l'autre par la nouvelle fanfare L'Union Musicale.
Pendant le concert de La Renaissance une distribution gratuite de fleurs a été faite au nom de la société par M. Gérard et Guetteville, président et vice-président de la société.
A l'issue de ce concert une quête a été faite par les mêmes au profit de la Caisse des Ecoles et a produit 14 fr. 20.
Programme de la Fête Nationale. Le 13 Juillet, à 6 heures du soir, sonnerie des cloches, salves d'artillerie ; à
8 h. ½, retraite aux flambeaux par la « Renaissance » et les pompiers.
Le 14 juillet, à 6 h. du matin, sonnerie des cloches, salves de canon.
A 8 h., Distribution de pain et de viande aux indigents.
A 1 h. ½, concert par « La Renaissance » place de la Mairie.
A 2 h., revue des pompiers, distribution de friandises aux enfants. Dans l'après-midi, jeux divers. Le soir, illuminations et danses gratuites.

16 août 1903 — L'Union musicale primée au concours musical de Bourgtheroulde
— Union musicale de Grand-Quevilly. L'excellente fanfare qui a pour président : M. O. Mottais, et pour directeur, M. Egret, a remporté les récompenses suivantes au concours de Bourgtheroulde, en 3e division, 2e section :
1er prix de lecture à vue, à l'unanimité avec félicitations du Jury. 1er prix d'exécution. 4e prix d'honneur.
La société, qui ne compte que six mois d'existence, peut être fière des succès obtenus.

30 août 1903 — Concert de l'Union Musicale place de la Mairie
— La fête musicale organisée par l'Union Musicale de Grand-Quevilly, dimanche dernier, a de tous points réussi admirablement. L'excellente fanfare, sous la direction de M. Egret, a parcouru les rues de la commune à l'accent des pas redoublés entraînants.
Le concert donné ensuite sur la place de la Mairie a eu un succès énorme. Beaucoup de monde s'y pressait pour entendre les morceaux couronnés au concours de Bourgtheroulde, le 2 août, et qui entre parenthèse, ont été exécutés avec un brio incontestable.
Le soir, un bal réunissait la jeunesse quevillaise qui s'en est donnée à cœur joie.
Pendant le cours du bal, un superbe bouquet a été offert à M. Egret qui conduisait l'orchestre avec son talent habituel.


15 juin 1913 — Concert l'Union musicale rue Pierre Corneille
— Le Grand-Quevilly. Concert d'été. La Société l'Union musicale, président M. Mottais, directeur M. Egret, a donné vendredi soir, rue Pierre Corneille, devant un nombreux public, son deuxième concert d'été. Des bravos nourris sont allés aux membres exécutants de cette société dont les auditions populaires dans la commune sont très goûtées et appréciées.
Un concert identique sera donné prochainement rue Sadi-Carnot.


27 juin 1914 — Les danses publiques autorisées uniquement et seulement place de la Mairie
— Le Grand-Quevilly. A l'occasion de la fête patronale, le maire vient de prendre un arrêté autorisant les danses publiques (payantes comme à l'ordinaire) sur la place de la Mairie et de les interdire dans tout autre endroit. Des places sont mises gratuitement à la disposition des forains.

10 septembre 1922 — Kermesse dans le parc de la mairie ; concert vocal et instrumental
— Grand-Quevilly. La section de l'U.N.C. organise pour le dimanche 10 septembre dans le parc de la mairie, une grande kermesse au profit de sa caisse de secours, sous la présidence d'honneur de M. J. Quetteville, maire.
A 1 h. 45, place de la Mairie : réunion des anciens combattants, des délégations, des sociétés, de la fanfare de l'Association amicale des mutilés de Petit-Quevilly, des Volontaires de Rouen.
Au parc, à 2 h. 30, concert vocal et instrumental ; concours de ballons.
Le soir, à 8 h. 45, grand bal, fête de nuit, illuminations et embrasement du parc.
Comptoirs de vente et loteries tenus par et les dames et jeunes filles de la commune.


28 juin 1924 — Fêtes de Saint-Jean au parc communal de Grand-Quevilly
— Demain dimanche, de 4 heures à 5 heures, au parc communal, concert par la Société musicale de Grand-Quevilly.
Demain dimanche et lundi soirs, bal public et gratuit place de la Mairie. Vente de l'insigne de la fête au profit du bureau de bienfaisance.

7 juin 1925 — Inauguration du Kiosque à musique du Parc de la Mairie
6 juin — Programme de la Fête de plein air pour l'inauguration du Kiosque à musique
— Nul doute que demain dimanche la foule des grands jours ne vienne assister a la fête organisée à l'occasion de l'inauguration du kiosque à musique construit dans le parc par les soins de la municipalité.
L'un des plus gros attraits sera la participation du Cercle Boïeldieu qui, sous la présidence de M. Deshais et l'habile direction de M. Geffroy, s'est acquis dans toutes la région une notoriété très justifiée.
La Société musicale de Grand-Quevilly, aux destinées de laquelle préside M. Druel, et que dirige M. Petit, prêtra également à la fête son concours apprécié.
M. Julien, le sympathique ténor du Cercle Boieldieu, se fera entendre dans les meilleurs morceaux de son répertoire, ainsi que M. Petit, dans un solo de clarinette. Le bon comique Cornu a bien voulu assurer la partie gaie du programme.
Ajoutons qu'un concours de ballonnets sera organisé par M. Bouillot, de l'Aéro-Touriste Normand.
La fête commencera à 15 heures, et le prix des places est fixé à 1 fr. 50 pour les grandes personnes et à 0 fr. 75 pour les enfants au-dessous de 13 ans.

9 juin — Compte rendu de l'inauguration du Kiosque à musique
— Dans le vaste parc attenant à la mairie, la municipalité a fait construite un vaste Kiosque de grandeur appéciable que l'on inaugurait dimanche.
Tout pimpant neuf avec ses peintures aux couleurs claires, on put admirer sa gracieuse structure et chacun de féliciter les édiles du lieu de leur heureuse idée et les entrepreneurs : MM. Quibel pour la charpente, Mallenguery pour la peinture et Bourgeois pour la couverture, de leur parfaite réalisation.
M. Quetteville, maire, entouré de son conseil municipal au grand complet et de MM. Lemaître, secrétaire de mairie et Lefebvre, secrétaire adjoint, recevait les invités fort nombreux.
La décoration du parc et du kiosque, qui fait honneur à MM. Dumont, Roty, Dormand, Boulet, Chaignon et Ernest Durand, mettait dès leur arrivée les visiteurs en bonnes dispositions et bientôt tous les corsages et toutes les boutonnières étaient fleuris d'oeillets aux couleurs tendres.
Le gros attrait du programme était la venue à Grand-Quevilly de l'excellent Cercle Orphéonique de Rouen, le Cercle Boïeldieu. Sous la direction autorisée de son distingué chef, M. Geffroy, cette excellente phalange se montra à la hauteur de sa grande réputation et réunit tous les suffrages.
Elle donna une exécution parfaite des Moines du Liban, de Monestier, de l'alerte Laitière Normande, due à l'inspiration de M. Geffroy ; du choeur remarquable Liberté, de Chapuis.
Après cette audition, M. Geffroy reçut une gerbe de fleurs au milieu des applaudissements unanimes.
La Société Musicale est en grand progrès et son chef, M Petit, peut se montrer fier des résultats obtenus. D'ailleurs les bravos nourris qui saluèrent chaque final lui prouvèrent comme à ses musiciens, la satisfaction de tous.
Le pas redoublé avec chansons « Vers la frontière » de Belleville, fut alertement enlevé, puis l'ouverture de Roby « Honneur au travail » nous montra la qualite des ensembles. « Altière marche » d'Andrieu qui terminait la première partie fut exécutée de façon brillante.
En seconde partie, la grande fantaisie « La fée des Grèves », de Princiaux, comme « le Diable au Cor », pas redoublé de Roby, confirmèrent l'excellente impression du début.
Ce fut un régal pour l'auditoire d'entendre M. Julien, ténor du Cercle Boïeldieu, dans l'interprétation parfaite de « l'Hymne à la nature de Werther », de Massenet, un air de la « Tosca » de Puccini et le grand air de « Sigurd » de Reyer.
M. Petit, directeur de la Société Musicale de Grand-Quevilly, est également un clarinettiste distingué, il donna toute la mesure de son talent dans l'exécution de « Simple aveu » de G. Thomé et dans une « Sélection sur la Muette de Portici » d'Auber qui permirent d'apprécier la correction de son mécanisme et la pureté de ses sons.
La partie comique avait été confiée à M. Cornu, un enfant du pays, dont la réputation a dépassé les limites de sa commune. Il obtint un gros succès de rire dans ses chansons et recueillit sa large part des applaudissements.
Le piano d'accompagnement fut tout à tour tenu par Mme Colomines et M. Rérat, sous-chef du Cercle Boïeldieu, qui s'acquittèrent avec talent de leur tâche délicate.
Le concours de ballonnets placé sous la direction de M. Bouillot, de l'Aéro-Touriste Normand, fit aux enfants une joie d'autant plus grande que le « papa Bouillot » distribuait à tous de superbes cadeaux réclames, aussi les départs furent-ils nombreux et le champ du concours entre tous ces aéronautes en herbe très ouvert.
La bienfaisance qui était la grande animatrice de la fête ne perdit pas ses droits et une quête faite au cours de cette matinée par Mmes Pecqueur, Gouy et Riquier, accompagnées de MM. Quetteville, Profichet et Hammer, produisit la coquette somme de 550 fr. 30.

11 juin 1925 — Rectification du nom des entrepreneurs ayant réalisé le Kiosque à musique
— Dans notre compte rendu de mardi relatif à l'inauguration du kiosque à musique, il y a lieu de lire :
MM. Pecqueur fils, entrepreneur de charpentes ; M. Quibel, entrepreneur de maçonnerie ; peinture, M. Mallenguery ; couverture, M. Bourgeois.


Le Grand-Quevilly - Place du marché (place de la Mairie) — Fanfare le Réveil Quevillais du Petit-Quevilly qui fréquentait le Grand-Quevilly de temps à autre
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26 juin 1925 — Fête foraine patronale Saint-Pierre. Concert au Kiosque
— Le Grand Quevilly. Fête patronale Saint-Pierre. De nombreux forains ont répondu l'appel de la municipalité
et, la distribution des places qui eut lieu mardi dernier, permet d'augurer pour dimanche et lundi prochain un succès complet.
Ajoutons qu'en dehors de la fête foraine, le dimanche de 4 heures à 5 heures, dans le Parc de la Mairie, la Société musicale, sous la direction de son chef, M. Petit, donnera un grand concert.
Les sportmen auront aussi leur part de spectacle car des courses pédestres pour lesquelles de nombreux engagements sont déjà parvenus seront organisées par la vaillante Pédale de Grand-Quevilly.
De plus, les deux soirées, il y aura bal de nuit à grand orchestre.


Festival musical du Grand-Quevilly du 15 août 1925
8 août 1925 — Annonce du festival musical 15 août
— Le Grand-Quevilly. Le festival de musique organisé par la Société Musicale le samedi 15 août, est appelé à un très grand succès, car les billets d'entrée donnant droit à la grande tombola s'enlèvent rapidement. La Société Musicale s'est assurée le concours des sociétés ci-après : L'Harmonie de Darnétal, la Diane de Petit-Quevilly, la fanfare municipale de Malaunay, les Volontaires de Grand-Couronne, la Société Musicale de Canteleu, les Enfants d'Amfreville-la-Mivoie, la Fanfare municipale de Grand-Couronne, le Réveil Quevillais, le maestro Lecoupeur. son jazz et ses 6 clowns musicaux.
Nous donnerons prochainement le programme détaillé de cette fête.

12 août 1925 — Programme du festival musical 15 août
— C'est samedi prochain 15 août qu'aura lieu le Festival de musiques, organisé par la Société musicale et dont voici le programme :
A 14 heures, audition musicale dans tous les quartiers de la ville. — A 15 heures 15, rassemblement des sociétés rue de la Chaussée. — A 15 h. 30, défilé général. Itinéraire : rue de la Chaussée, rue de l'Eglise, rue de la République. — A 16 heures, place de la Mairie, auditions musicales par toutes les sociétés. — A 16 heures 30, morceau d'ensemble (300 exécutants), dirigé par M. Petit, directeur de la Société Musicale ; la Marseillaise, dirigée M. Turquer, directeur de l'Harmonie de Darnétal. — A 21 heures, grand hall de nuit. Le maestro Lecoupeur et ses 6 clowns. Illuminations. — A 23 heures, tirage la tombola.
Prix d'entrée de jour ou de nuit, 1 franc.
17 août 1925 — Compte rendu du festival musical du 15 août. Grand concert sur le Kiosque à musique du Parc
— Le grand festival organisé par la Société musicale a connu le grand succès, succès d'affluence, succès financier, succès artistique.
Dès 14 heures, les sociétés judicieusement réparties, donnaient des concerts aux principaux endroits de la localités : La Diane de Petit-Quevilly, sous la direction de M. Macquet, rue de la République ; la Fanfare municipale de Malaunay, dirigée par M. Bethon, rue du l'Eglise ; les Enfants d'Amfreville-la-Mivoie, directeur M. Laumier, route de Caen ; l'Harmonie de Darnetal, sous la direction de M. Turquier, place de la Poste ; la Société musicale de Canteleu, dirigée par M. Boissy, rue de l'Ecole ; les Volontaires de Grand-Couronne, directeur M. Cavelier, rue de la Mare ; la Fanfare municipale de Grand-Couronne, sous la direction de M. Mallenguery, rue Sadi-Carnot ; le Réveil Quevillais, directeur M. Willem, place du la Mairie.
Les sociétés se rendaient ensuite individuellement rue de la Chaussée où, dans un ordre parfait, se formait le cortège qui, bannières déployées, parcourut, aux sons des pas redoublés les plus entraînants, la rue de la Chaussée, la rue de l'Eglise, la rue de la République, la rue Nouvelle pour entrer au parc musical où avait lieu le grand concert où toutes les sociétés se firent entendre et applaudir.
La Diane de Petit-Quevilly ouvrait la série des auditions avec « Nuit Blanche », marche de E. Gardanne, puis la Fanfare de Malaunay exécutait une superbe fantaisie de Guillement : « Les adieux à Cordoue » ; les Enfants d'Amfreville-la-Mivoie donnaient ensuite la Marche n° 2 de A. Fiquet : « Garde à vous » : l'Harmonie de Darnétal mit en valeur « Aurelia », ouverture de Deplace, arrangée par E. Fanc ; la Fanfare de Canteleu interprétait à souhait « l'Ouverture de Concours », de Cazalis ; les Volontaires de Grand-Couronne leur succédaient avec la marche « la Saint-Cyrienne ». Le succès de la Fanfare municipale de Grand-Couronne fut très grand dans une fantaisie sur les Cloches Corneville, de Robert Planquette, arrangée par E. Roux, qu'elle dut bisser aux applaudissements répétés de l'assistance ; le Réveil Quevillais terminait la série des morceaux individuels par la Marche Audoise, de E. Taxy.
Ce fut ensuite le morceau d'ensemble ; toutes les sociétés étaient groupées sous la baguette autorisée de M. Petit, le distingué chef de la Société musicale de Grand-Quevilly. Il y avait là, quelques trois cents exécutants qui donnèrent une exécution parfaite du défilé « le Diable au Cor », de E. Roby. Le public, enthousiasmé, réclama une seconde audition à laquelle musiciens et directeur se prêtèrent de bonne grâce.
M. Petit céda ensuite la direction à M. Turquier, de l'Harmonie de Darnétal, et l'assistance, tête nue, salua l'exécution impeccable de la Marseillaise.
Autour du kiosque, où l'on avait peine à circuler, tant la foule était dense, nous avons pu remarquer la présence de MM. Quetteville, maire ; Lecointre et Martin, adjoints ; Aoustin, A. Gilbert. Darmand, Durand, Boullet, Roynard, Quibel, Pinstron, Ruquier, Chédebau, conseillers municipaux...
A la sortie du parc, les sociétés défilèrent à nouveau individuellement par les rues, saluant d'une dernière aubade la foule qui les avait si chaleureusement accueillies.
La fête de nuit fut tout aussi charmante que celle de l'après-midi. Dans le parc brillamment décoré et illuminé grâce aux soins de MM. Lecointe, électricien, et Raynard. un bal des plus animés sous la direction de M. Lecoupeur, avec son Jazz et ses six clowns musicaux, se termina fort tard dans la nuit.
La charité n'avait pas été oubliée, car toute la journée, de charmantes jeunes filles offrirent à l'assistance des lyres dorées qui étaient vendues au profit du bureau de bienfaisance.

Le Grand-Quevilly - Fanfare la Diane du Petit-Quevilly qui donnait fréquemment des concerts au Grand-Quevilly - Mairie Lavoisier rue de la République 1914 à 1935
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30 juin 1926 — Fête patronale du Grand Quevilly ; concert de la Société Musicale sur le Kiosque du Parc
— C'était dimanche la fête de Grand-Quevilly. Les nombreux manèges et les baraques foraines installés sur la place de la Mairie rie, attirèrent en foule grands et petits qui s'amusèrent avec beaucoup d'entrain.
Des fleurs et insignes furent vendus par Mlles J. Durandeu. A. et E. Desgouillon...
La Société musicale, sous la direction de M. Petit, exécuta, dans le parc de la mairie, un concert très applaudi. Une nouvelle société colombophile, l'Explorateur Normand, fit un lâcher de pigeons au moment où la Musique faisait entendre la Marseillaise.

26 juillet 1927 — Concert de la Société musicale au Kiosque à musique du parc de la mairie
— Société musicale. Programme du concert qui sera offert à la population jeudi prochain à 20 h. 45, au Parc de la mairie : Union et fraternité, allegro (Flamand). — Honneur au travail, ouverture (E. Roby). — Chanson arabe (J. Beaudonck). — Le char de Vénus, fantaisie (R. Massard). — L'Alsacienne, grande valse (V. Gentil). — Salut à Milan (R. Andrieu).

1 et 2 juillet 1928 — Fête patronale du Grand-Quevilly
— Un temps idéal a favorisé la fête patronale, dimanche dernier. Une foule nombreuse est venue rendre visite aux nombreuses attractions foraines installées sur la place avec une meilleure disposition que les années précédentes, grâce au dévouement du comité des fêtes et à l'initiative du président, M. Quetteville.
L'après-midi, à 16 h., une belle audition fut fournie par la Société musicale et la Chorale mixte de Grand-Quevilly. Le public ne ménagea pas ses applaudissements aux excellents musiciens et chanteurs.
La Société Musicale, sous la direction de M. Petit, après un pas redoublé, très allègrement enlevé, exécuta dans la perfection Idylle printanière, une ouverture qui lui a valu un premier prix d'exécution lors de son dernier concours et Le Retour à la Terre, grande Valse où les bois et les basses rayonnent très harmonieusement.
La Chorale mixte est à ses débuts et a prouvé de façon surprenante qu'elle était appelée à prospérer. Sous la direction de M. Pallier, elle charma son auditoire dans deux morceaux déjà ardus aux débutants, intitulés : Le Voyage en Chine et Aubade provençale de Chapuis. Des félicitations et des voeux de prospérité doivent être adressés à cette nouvelle société.
Le soir, l'animation dura jusqu'à 1 heure du matin. Un bal en plein air clôtura joyeusement la fête.


20 juin 1935 — Un des derniers concerts de la Société musicale sur le Kiosque à musique du Parc
— Grand-Quevilly. La Société musicale donnera son premier concert d'été ce soir, à 21 heures, dans le Kiosque du Parc de la Mairie. Au cours de ce concert, le programme suivant sera exécuté sous la direction de M. Petit :
Marche cosaque (Th. Rattier). — La Victorieuse (E. Flamand). — Lotus bleu (F. Popy). — Petite suite rustique : a) les cloches sonnent ; b) la voix des ruines ; c) réjouissances villageoises. (J. Filleul). — Gabrielle (E. Roby). — Paris-Bruxelles (V. Turine).


26 juin 1936 — Fête Saint-Pierre dans le Parc de la mairie du Grand-Quevilly
— Dimanche 28 et lundi 29 juin, place de la Mairie, fête patronale de Saint-Pierre.
Dimanche 28 juin, de 16 à 17 heures, dans le parc de la mairie, concert par la Société Musicale de Grand-Quevilly (directeur. M. Petit) et le Rappel Quevillais (directeur. M. Azambre) ; grand lâcher de pigeons «ou: par la Société Colombophile l'Explorateur.
Fête foraine.
Dimanche et lundi (le soir), bal public et gratuit (place de la Poste).


Formations musicales actives au Grand-Quevilly en 1909 :
La Renaissance du Grand-Quevilly (fanfare), président Albert Gérard, 25 exécutants ;
Union musicale (fanfare), fondée en 1903, direction Egret, 28 exécutants.


(1) La fille d'Etienne-Jacques Féret, Aimée Féret (1770-1820), avait épousé Pierre-Alexandre-Laurent Forfait (1752-1807), ex-ministre de la Marine et des Colonies, ingénieur et député.
Félix-André Caban, ancien architecte rouennais, ayant vécu toute sa jeunesse à Grand-Quevilly relate dans ses
Mémoires de 1876, que face à la prairie en forme de triangle de ses beaux-parents Féret, le ministre Forfait avait fait établir, contre la chaussée de Dieppedalle, un chantier pour la construction de canonnières qui occupa un nombre considérable d'ouvriers.
En fait, c'est Etienne-Jacques Féret, sous les instructions et la protection de son gendre le ministre Forfait, qui construit les fameuses canonnières : une lettre de Pierre-Alexandre-Laurent Forfait du 17 février 1804 indique précisément que Féret a fait construire au Grand-Quevilly trois chaloupes-canonnières et six bateaux-canonniers : en outre ledit Féret a également mis en chantier, au Havre, trois chaloupes-canonnières, dix bateaux-canonniers, une canonnière, trois péniches et deux prames : le Ville-du-Havre et le Ville-de-Chambéry.
(Recueil des publications de la Société havraise d'études diverses 1907)

Le Grand Quevilly - Un bout du Kiosque à musique visible derrière la mairie (découvert par notre ami Joël, le très célèbre bojojo de Cparama)
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LE HAVRE - L'Hôtel de Ville
(SEINE MARITIME)
La citadelle du Havre, fortifiée à partir de 1547, perd ses remparts trois siècles plus tard, en application de la loi du 2 juillet 1852. Sur l'emplacement dégagé par l'arasement des fortifications et du comblement des fossés, une large voie-promenade est ouverte : le boulevard Impérial (future avenue Foch prolongée du boulevard de Strasbourg). Sur ce boulevard, à l'angle de la Chaussée d'Ingouville et face à l'ancienne porte éponyme, la municipalité décide de faire construire son nouvel Hôtel de Ville et d'aménager en vis à vis une grande place (place Napléon III) et un Jardin Public.
La première pierre de cet édifice, qui coûtera 1.800.000 francs, est posée le 2 septembre 1855 sur les plans de l'architecte Charles Fortuné Brunet-Debaines (1801-1862). Alors que l'Hôtel de ville ne sera achevé que le 29 septembre 1859, le Jardin Public qu'on a, un moment, envisagé de dénommer square Lafayette, est, quant à lui, inauguré à l'occasion de la fête du 15 août 1856 : Paul Loyre, architecte paysagiste, est le concepteur de ce jardin. En 1870, un bâtiment dénommé l'Orangerie sera construit dans le jardin de l'Hôtel de ville.

Plan du Havre en 1863
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Les très nombreuses formations musicales havraises, sollicitées par le public, vont rapidement pousser la municipalité à faire installer, dès 1859, au centre du Jardin Public, une estrade avec un vélum pour les musiciens.
Cet édicule précaire est bientôt remplacé, dans les années 1870-1880, par un
Kiosque à musique, un peu plus sophistiqué, constitué d'un plateau pour les musiciens entouré d'une dizaine de poteaux inclinés vers l'extérieur, soutenant des rampes d'éclairage.
A la Lyre Havraise de 1864, à la Cécilienne, à l'Union musicale et aux autres phalanges musicales du Havre, vient s'inviter la musique du 119e Régiment d'infanterie, qui, alternant avec le 129e R.I., va donner toutes les semaines des concerts sur le Jardin public. L'infanterie et sa musique sont cantonnées depuis 1870 tout près du jardin, à l'extrémité du boulevard Impérial, dans la caserne Napoléon, future caserne Kléber, édifiée de 1863 à 1870.


Le Havre - L'Hôtel-de-ville, Kiosque à musique précurseur sans toiture vers 1890
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Un autre modèle de kiosque à musique, doté cette fois-ci d'une toiture, vient remplacer le précédent, attesté lors de l'Exposition maritime du Havre de 1887.
Cette Exposition qui ouvre ses portes le 7 mai 1887 est installée sur la place Gambetta, l'ancienne place Louis XVI, où, devant le Théâtre municipal, on a construit le Palais central surmonté d'un dôme, accueillant la salle des fêtes et l'exposition consacrée aux beaux-arts. Face à ce Palais, deux longues galeries, constituant les ailes du palais, sont édifiées le long du Bassin du Commerce, accueillant le propre de l'exposition nautique et de celle des machines. Un promenoir bâti sur pilotis, longe les deux galeries sur le bassin.
Devant le Palais central, un jardin est aménagé avec des pelouses, des allées sablées et des corbeilles de fleurs ; au centre dudit jardin, est érigé un
Kiosque à musique, visiblement octogonal, où se feront entendre tour à tour orchestre, musiques militaires, fanfares municipales ou privées et orphéons.
Un café et un pâtissier étant installés au rez-de chaussée du bâtiment central de l'exposition, un commentateur de première heure précise qu'on y sera merveilleusement placé pour entendre la musique, et anticipe sur la fréquentation assidue des élégantes havraises se donnant rendez-vous à la pâtisserie.
L'exposition est clôturée le 30 septembre 1887 et l'ensemble des bâtiments, Palais et kiosque à musique, est démonté, la place reprenant rapidement son aspect initial, sans laisser de traces.

Le Havre - Exposition maritime 1887 et détails agrandis des kiosques à musique
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Le 14 février 1897, une statue en bronze de François 1er est érigée près du Kiosque-estrade dans le Jardin de l'Hôtel de ville. Ce monument est en fait exposé pour seulement trois semaines, dans l'attente de son départ pour Cronstadt puis Saint-Pétersbourg, sa destination finale : il s'agit d'une copie en réduction en bronze de l'oeuvre originale réalisée en marbre en 1839 par Auguste Dumont (1801-1884), exposée au Château de Versailles, copie que les commerçants du Havre ont fait exécuter en 1896 afin de l'offrir au Tsar Nicolas II. (voir ici)
Le 9 mars, bichonnée et suivie de très près par tous les havrais, la statue de François 1er part pour la Russie ; le 1er mai, elle est signalée à Cherbourg...

En dépit de la grande concurrence musicale faite par les deux centres d'attraction balnéaire et thermal que sont les Bains Marie-Christine qui possèdent leur propre
Kiosque à musique (1) et le Casino Frascati, lesquels attirent le tout-Havre lors de la belle saison, la municipalité, décide, en mars 1897, de faire édifier un Kiosque à musique en dur, dans le Jardin public. Seulement les édiles ont des avis divergents sur l'emplacement exact de son implantation ; en outre, la pomme de discorde reste le bruit intense des six lignes de tramways qui sillonnent ce quartier, les avertisseurs nuisant à l'harmonie des concerts qui sont donnés sur le jardin ; on envisage même de remplacer les cornets-avertisseurs par de simples sonneries... Six mois de discussions vont être nécessaires pour trancher, et au final, les élus optent, en octobre 1897, pour la construction du Kiosque à musique à l'endroit exact où se trouvait l'estrade-kiosque, soit au centre du Jardin public de l'Hôtel de Ville.
L'entreprise de métallerie havraise de M. Gauvary obtient l'adjudication des travaux du kiosque, ce qui provoque encore quelques remous parmi les conseillers municipaux, lors de la séance du conseil du 6 octobre 1897 ; la
décoration picturale des ciselures de l'édifice est confiée à M. Ch. Conceprio.
Le 26 mars 1898, on annonce que l'édicule est achevé et qu'il ne reste plus qu'à fixer la date d'inauguration. Celle-ci a lieu le jeudi 19 mai 1898, en présence de Théodule Marais (1846-1907), maire du Havre de 1896 à 1904, la musique du 129e de ligne, dirigée depuis 1876 par Henri-André Sévénéry, exécutant un concert à cette occasion.
De forme octogonale, le kiosque est édifié sur un soubassement en pierre, entouré d'un garde-corps en fer forgé ; sa toiture en zinc repose sur des colonnes en fonte.


LE HAVRE - Hôtel de Ville et Jardin Public
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publié par bojojo76 Dim 10 Déc 2017 11:53

Cette histoire de Statue de François 1er exposée quelques jours sur le Jardin public avant que d'être envoyée en Russie, ajoutée à l'incessant tintamarre des tramways brinquebalant et des klaxons intempestifs empêchant manifestement une audition satisfaisante des concerts sur le Kiosque à musique, va tarauder plus de vingt ans les édiles havrais. Au point que, en 1920, ces derniers décident de faire raser le malheureux kiosque à musique et de faire ériger à sa place une statue en bronze de François 1er. Inaugurée le 22 janvier 1921 sur le Jardin de l'Hôtel de ville, cette sculpture de Pierre-Jules Cavelier (1814-1894), dont la fonte est réalisée par Victor Thiébaut, avait été acquise pour 15.000 francs, en 1869, par la ville de Paris qui l'avait exposée au Petit Palais.
Dorénavant, la plupart des concerts publics sont donnés au Square Saint-Roch, dont nous aurons l'occasion de parler lors de notre prochaine publication.
Le 27 juin 1925, dans le jardin de l'Hôtel-de-Ville, face à l'Orangerie, en présence du commandant Brocard, député et de M. Lang, adjoint au maire du Havre, on inaugure le buste en bronze du lieutenant aviateur Gabriel Guérin (1892-1918), tué en service commandé le 1er août 1918. Cette sculpture est due à Albert Bartholomé (1848-1928).

Le Havre - Statue François 1er édifiée à la place du kiosque à musique — Statue de l'aviateur Guérin devant l'Orangerie du jardin de l'Hôtel-de-ville
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Du 5 au 11 Septembre 1944 les bombardements alliés, ordonnés par l'anglais John Crocker vont tuer plus de 2000 civils et détruire plus de 15.000 immeubles, soit plus des trois quarts de la ville. L'Hôtel de Ville est évidemment pris dans la tourmente (voir Ici ), et le 5 septembre 1944 lui sera fatal : 80 bombes vont l'anéantir et près de 300 autres vont faire disparaître le Jardin public. Petite consolation : le bronze de François 1er, caché avant guerre, échappe à la destruction. Lors de la reconstruction du Havre, il est installé dans la cour d'honneur du nouvel Hôtel de Ville réalisé, tout comme les nouveaux jardins sur les plans de l'architecte Auguste Perret. (voir Ici : Statue François 1er rescapée)
Kiosque supprimé.

voir ici, Jardin de l'Hôtel de Ville du Havre sans son kiosque à musique, aujourd'hui. (1/3) (2/3) (3/3)
Buste de l'aviateur Gabriel Guérin, aujourd'hui.

LE HAVRE - L'Hôtel de Ville
Le Havre - L'Hôtel de Ville (1905).jpg
Le Havre - L'Hôtel de Ville (1905).jpg (247.15 Kio) Vu 4688 fois
publié par Jean Martc

8 juillet 1888 — Concert de la musique du 119e de ligne au Jardin de l'Hôtel de Ville
— Au concert donné la semaine dernière dans le jardin public, au Havre, la musique du 119e régiment de ligne a fait entendre avec succès un allegro intitulé la Hongroise, composé par M. L.-O. Comettant, le fils de M. Oscar Comettant, le sympathique critique musical du Siècle.

Le Havre - Concours musical du Havre 12, 13 et 14 mai 1894
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9 juin 1895 — La Lyre Havraise et ses 110 exécutants en concert à Rouen
— Jardin de l'Hôtel de Ville de Rouen. A l'occasion de la fête de la Caisse des Ecoles. Voici le programme de la fête qui a lieu demain dimanche au profit de la Caisse et du Sou des Ecoles
A 3 heures. Gare de la rue Verte, réception de la Lyre havraise et de l'Harmonie maritime du Havre par le Cercle orphéonique et la Fanfare rouennaise.
Défilé par les rues Jeanne-d'Arc et Thiers.
A 3 h. ½, vin d'honneur, offert par la municipalité, à l'Hôtel-de-Ville.
A 8 h. ½, concert vocal et instrumental par la Lyre Havraise (110 exécutants), directeur M. Turbot, et l'Harmonie maritime du Havre (20 exécutants), directeur M. Guillaume.
Les deux sociétés exécuteront ensemble : Au Souvenir de Roland, poésie de François Coppée, musique de Bourgault-Ducoudray, et l'Hymne triomphal, poésie de Victor Hugo, musique de Ch. Leneveu.
Eclairage, électrique et illumination du jardin. Le prix d'entrée est fixé à 50 centimes pour la fête de jour et 1 franc pour la soirée.
Les enfants au-dessous de 12 ans, accompagnés de leurs parents, entreront gratuitement.


Le Havre - Kiosque du jardin de l'Hôtel-de-ville — Jeu de diabolo dans le jardin de l'Hôtel de ville
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Le voyage de « François 1er » très suivi du Havre à Saint-Pétersbourg via Cherbourg et Cronstadt
27 février 1897 — Toute ou presque toute notre population a défilé au Jardin public devant la statue de François 1er, cadeau offert au Tzar par les commerçants du Havre et dont la remise officielle a été faite lundi dernier à M. le Consul de Russie.
Il ne reste plus qu'à l'emballer, la ficeler et l'adresser en port payé an Tzar.
Cette statue a fort bon air. François 1er est bien campé et nous adressons nos sincères félicitations à l'artiste.

13 mars 1897 — Elle est partie ! elle est partie !!
Mardi dernier, une équipe que l'on peut hardiment qualifier de considérable s'est transportée dans le jardin de l'Hôtel de Ville et a procédé à la descente de la statue du fondateur de la Ville du Havre, nous avons nommé François Ier.
On avait installé une immense chèvre pour descendre le roi qui n'en paraissait pas plus fier pour cela.
Puis une énorme caisse a été apportée et on a enseveli notre brave François.
Cette cérémonie, très touchante par sa simplicité a arraché bien des larmes aux nombreux spectateurs qui étaient venus assister aux derniers moments du roi galant. O combien !
Toute l'Administration Municipale en grande tenue avait tenu à rendre les derniers hommages au fondateur du Havre, et c'est avec une grande émotion que M. le Maire a remis entre les mains du charretier la statue qui avait fait l'admiration du public durant trois semaines.
Puissent les regrets exprimés être un soulagement à la douleur qu'aura François 1er de se retrouver exilé sur une terre étrangère, mais il aura cette douce consolation de se dire qu'il est chez nos amis les Russes et cela lui suffira amplement d'autant plus que des manifestations enthousiastes l'attendent à Saint-Pétersbourg.

1er mai 1897 — Pauvre ami ! Nous avons appris tout récemment que la statue du brave François 1er offerte par les Commerçants du Havre au Tzar Nicolas II venait d'arriver à Cherbourg.
Depuis le moment où elle a été empaquetée et emballée au Havre il faut avouer qu'elle a mis du temps à arriver et il nous est permis de nous demander à quelle époque elle arrivera à Cronstadt d'abord et à St-Pétersbourg ensuite.
Espérons que le Tzar Nicolas II en sera possesseur avant 1900, mais du train où vont les choses on ne peut jurer de rien.
Dernière ½ heure. — Nous apprenons que ce bon François vient de quitter Cherbourg à destination de Cronstadt.
Allons ce sera peut-être pour 1899 que nos amis les Russes pourront le contempler.


19 mai 1898 — Inauguration du Kiosque à musique au Jardin de l'Hôtel de Ville
— Inauguration du kiosque de la musique par les autorités « constipées » de la ville du Havre. Inondation musicale par l'excellente phalange de notre régiment sous la direction de son distingué chef, M. Sévénéry. Bravos sur toute la ligne et enthousiasme général au sein des nombreux spectateurs qui avaient profité de l'accalmie des éléments pour venir fêter comme il convient l'armée et les beaux arts.
M. Théodule Marais, Maire et M. Denis Guillot adjoint, au cours de ce concert de délicats, ont offert à M. Sévénéry, au nom de la municipalité, une magnifique gerbe de fleurs cravatée très artistement d'un splendide ruban tricolore, sur la nouvelle estrade, très brillamment illuminée, et, entre parenthèses, très sonore, on s'est donc congratulé à bouche que veux-tu.
Paroles d'amour et paroles officielles. M. le Maire était dans ses bons jours et M. l'adjoint n'avait pas amené avec lui, ses cinq mille cinquante quatre électeurs !
Tout est bien, qui finit par des chansons !


Le Havre - Hôtel de ville (cliché mimigege, Cparama) — Hôtel de ville et Jardin Public (cliché Carpostale, Cparama)
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27 mai 1898 — Annonce du Festival musical du 29 mai
— Le grand concours de musique du Havre qui aura lieu à l'occasion des fêtes de la Pentecôte s'annonce comme devant être particulièrement brillant.
Des sociétés, telles que le Cercle Orphéonique de Rouen, l'Orphéon de Cambrai, l'Harmonie de Cambrai, l'Harmonie d'Amiens, l'Harmonie de Montmartre, l'Harmonie de Valenciennes, la Sirène de Paris, la Fanfare des ateliers Pleyel-Wolff etc., y prendront part.
Le nombre des sociétés inscrites est de 110, représentant plus de 4.000 exécutants.
La fête sera annoncée le soir du 28 par une retraite aux flambeaux qui parcourra les principaux quartiers du Havre.
M. Ronjon, directeur des Beaux-Arts, viendra présider ces fêtes.


29 et 30 mai 1898 — Festival musical du Havre
— Les Fêtes musicales. — Pendant deux journées entières, les habitants du Havre, auxquels sont venus se mêler des milliers de visiteurs étrangers, ont été largement abreuvés de musique. Soixante-seize sociétés avaient répondu à l'appel du Comité, et, pendant toute la journée de dimanche, par un temps merveilleux, on n'a entendu dans tous les coins de la ville que pas redoublés et marches triomphales. Le défilé, auquel ont pris part toutes ces sociétés, été particulièrement réussi.
Liste des sociétés de la région récompensées
— Orphéons : le Cercle Orphéonique de Rouen ; la Neustrie de Caen ; le Choral d'Yvetot ; les Enfants de Lisieux.
— Harmonies : l'Harmonie de l'industrie de la Couture-Boussey ; la Lyre Bolbécaise.
— Les Fanfares de Canteleu, de Saint-Romain de Colbosc, de Sanvic, de Caudebec-en-Caux, des Enfants de la Risle, les Enfants de la plage de Touville.
— Trompettes : Le Réveil de Caen ; La Vaillante de Bayeux.


Le Havre - L'Hôtel-de-ville et le Kiosque à musique — Le Jardin de l'Hôtel-de-ville pendant la musique
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12 au 15 août 1898 — Programme des fêtes de bienfaisance. Concert de la Garde Républicaine au jardin de l'Hôtel de ville
Voici le programme des fêtes qui ont été organisées par le Comité des Fêtes de bienfaisance durant le séjour de l'escadre :
Vendredi soir à 9 h., concert au jardin St-Roch par la musique des équipages de la Flotte et celle du 129e de ligne.
Samedi, à midi 30, réception de la musique de la Garde républicaine, à la Gare, par le Comité et la musique de la Douane.
Dimanche, après la revue navale, concert au jardin Saint-Roch, de 4 à 6 h., par la musique des équipages de la Flotte.
Le soir, soirée de gala au Théâtre-Cirque, par la musique de la Garde républicaine, celle des équipages de la Flotte, avec le concours de Yann Nibor. M. le Président de la République y assistera.
Lundi, à 3 h., concert par la musique de la Garde républicaine à l'Hôtel de Ville.
Le soir, à 9 h., grand concert au jardin St-Roch par les musiques de la Garde républicaine et celle des équipages de la Flotte.
Pendant le séjour de l'escadre, nous rappelons que des excursions en mer sont organisées, dont le produit servira à grossir la souscription.


7 avril 1907 — Concert de la musique du 129e régiment d'infanterie au Jardin de l'Hôtel de ville du Havre
— Jardin de l'Hôtel de ville. Musique du 129e régiment d'infanterie. Sous-chef : Blanrue. Voici le programme donné aujourd'hui de 20 heures ½ à 21 heures ½ : 1. Autriche-Hongrie. (Tavan). — 2. Gyptis. (July). — 3. La gitane, valse. (Buccalossi). — 4. Ouverture de concert. (Kerren). — 5. Gavotte Trianon. (Vivier). — 6. Marche d'Hamlet. (Thomas).

11 et 12 août 1907 — Concours international de musique du Havre, suivi d'un grand concert dans le jardin de l'Hôtel de ville
— Dès la première heure, les musiques débarquaient à la gare, venant de tous les points de la région de l'ouest et du nord-ouest. Aussitôt débarqués de wagon, harmonistes, fanfaristes embouchaient trombones, pistons, bugles et clarinettes. Les grosses caisses toussaient, les cimbales éternuaient et en avant la musique.
Silencieux comme des sphinx, les orphéonistes, gens sérieux avant tout, passaient calmes et fiers dans ce tohu-bohu.
Tandis qu'à l'Hôtel de ville les organisateurs du grand concours recevaient les membres du jury, les sociétés se rendaient soit au grand Théâtre, soit à la salle Franklin, au Théâtre-cirque, aux Folies-Bergères, à la Scala, à la salle de la Lyre Havraise, pour prendre part au concours de lecture à vue, ces concours ayant lieu à huis-clos.
Sur le coup de deux heures, un bruit de tous les diables se fait entendre vers la rue de Paris. Le défilé commence : cent quinze sociétés, formant un cortège de quatre mille musiciens ont passé devant nous. Ces quatre mille musiciens jouaient tous ensemble, non pas le même morceau — c'eût été monotone ! — mais le pas redoublé préféré de leur société.
Nous n'énumérerons les cent quinze sociétés qui défilèrent. Il y en avait de costumées en bleu, d'autres en blanc, d'autres en rouge, d'autres en noir. Tout ce que la fantaisie des tailleurs peut se permettre pour habiller des musiciens, nous le vîmes, depuis les costumes militaires jusqu'aux accoutrements de pékins. Il y avait aux képis des plumes bleues, des vertes, des rouges.
En habit noir, graves et solennels, nous vîmes des orphéonistes, ceux de Clamart, et la Sainte-Cécile de Tours notamment, qui saluèrent les autorités avec le geste solennel des gladiateurs allant mourir dans le cirque. Nous vîmes, avec leurs femmes, les musiciens des pompiers d'Angers, et, sans leurs femmes, les Trompettes des Enfants de Bohain, costumés en artilleurs.
Applaudis encore, la Chorale de Dijon, les Trompettes l'Alsacienne-Lorraine d'Elbeuf, l'Athénée musical de Déville-lès-Rouen, l'Harmonie de Chartres, le Cercle orphéonique sottevillais, les Amis Réunis de Fécamp, la Chorale de Sanvic, la Fraternelle de Doudeville, les Trompettes elbeuviennes, l'Union des travailleurs d'Honfleur, la Fanfare d'Orléans, l'Orphéon d'Yvetot, les Trompettes de Fougères...
Au carrefour du boulevard de Strasbourg, ce fut un méli-mélo d'un pittoresque achevé, car les sociétés, quittant le cortège, devaient rejoindre, en se croisant, les différentes salles destinées aux concours d'exécution et d'honneur qui durèrent jusqu'à près de six heures et demie.
A la suite des concours, des auditions gratuites eurent lieu sur plusieurs places.
Après le banquet, au crépuscule, le Havre s'illumina. Ce spectacle fut enchanteur : la rue de Paris, surtout, ainsi que l'Hôtel de ville, rutilaient littéralement.
Infatigables, les musiciens, après s'être restaurés, se firent entendre encore. Le grand concert donné dans le jardin de l'Hôtel de ville par l'Harmonie municipale de Beauvais fut particulièrement suivi par un public des plus chaleureux.
A partir de dix heures, on dansa aux Halles Centrales et au Cercle Franklin.

Le Havre - L'Hôtel-de-Ville (cliché Sartoris Cparama) — Le Jardin public un jour de musique
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14 mai 1914 — Concert de la musique du 129e régiment d'infanterie dans le Jardin de l'Hôtel de Ville
— Jardin de l'Hôtel de Ville. Musique du 129e régiment d'infanterie. Chef : M. Boin.
Voici le programme du concert qui sera donné aujourd'hui, de 20 heures 30 à 21 heures 30 : 1. Marche des Mousquetaires. — 2. Fatinitza. F. de Suppé. — 3. Bal de la Reine, valse. Paradis. — 4. Au Printemps. Fernand. — 5. Gavotte poudrée. A Terrier. — 6. La Scordia. Ganne.


14 juin 1914 — Concert de l'Harmonie Maritime dans le Square de l'Hôtel de Ville
— Harmonie Maritime. Voici le programme du concert que cette société donnera dimanche soir 14 juin, à 21 heures, dans le Square de l'Hôtel de Ville : 1. Marche hongroise. Berlioz. — 2. Messire Bertrand, ouverture. Rénier. — 3. a) Impressions d'Italie. Carpentier ; b) Venezia, grande valse. Desormes. — 4. Les Erynnies, divertissement en trois parties. Massenet. — 5. Marche américaine. Souza.

18 juin 1914 — Concert de la musique du 129e régiment d'infanterie dans le Jardin de l'Hôtel de Ville
— Jardin de l'Hôtel de Ville. Musique du 129e régiment d'infanterie. Chef : M. Boin.
Voici le programme du concert qui sera donné aujourd'hui, de 20 heures 30 à 21 heures 30 : 1. Autriche-Hongrie, marche. Tavan. — 2. Ouverture de concert. Karren. — 3. Très jolie, valse. Waldteufel. — 4. Véronique. Messager. — 5. Pierrot galant. Chillemont. — 6. Polka espagnole. Gentil.


Le Havre - Musique du 129e R.I. dirigée par Léon Manière en 1925 — Musique de la Douane
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Le nombre de formations musicales est impressionnant au Havre en 1909 :
— Le Cercle musical Havrais, président Boulard, directeur E. Levasseur, 42 exécutants ;
— L'Harmonie maritime, président Lecoq, direction Laisney, 90 exécutants ;
— La Musique de la douane, direction Cappe ;
— La Chorale de Dames, présidente Mme Cifolelli, vice-présidentes Mmes Larue et Michel, 60 exécutants ;
— La Société Sainte-Cécile, président Woollell, direction Cifolelli ;
— Le Cercle orphéonique havrais, direction Doucet ;
— La Fraternelle du Havre, direction Bouchon ;
— L'Estudiantina havraise, direction Bresciani ;
— La Saint-Cyrienne du Havre, direction Hecquet ;
— L'Orphéon de l'Ecole de la rue de Phalsbourg, direction Dupuis, 100 exécutants ;
— La Fanfare Gravillaise, direction Georges Roset, 75 exécutants ;
— L'Union symphonique Havraise, direction Laisney, 40 exécutants ;
— Les Mediators estudiantina, présidente Mlle Chedière, direction Agathon de Meyer, 20 exécutants ;
— La Lyre havraise (chorale), fondée en 1864, président A. Turbot, direction Mazalbert, 110 exécutants ;
— Les Amis réunis de Graville-Saint-Honorine (fanfare), 30 exécutants ;
— Société havraise de tambours et clairons, président G. Milice, caporal Dauger ;
— Les Tambours et clairons de la Cie des Etablissements Lazare Weiller de Graville Sainte Honorine ;
— La Fraternelle (chorale), président fondateur Jallageas, direction R. Foucher, 40 exécutants ;
— L'Harmonie du Patronage St-Thomas-d'Aquin, direction Bernières, 35 exécutants ;
— Le Groupe amical des Trompettes, président F. Debris, direction A. Fiquet, 45 exécutants ;
— La Cécilienne (chorale), direction Frémont, 93 exécutants ;
— La Dampierre (trompes), direction Beuzebosc, 8 exécutants ;
— La Revanche havraise (tambours et clairons), direction G. Foll, 17 exécutants.
En 1909, la musique du 129e R.I. du Havre est dirigée par F.- G. Boin depuis le 2 mars l898.

(1) Les Bains Marie-Christine aménagés à partir de 1882, disposaient d'un Casino en bois installé au bord d'un vaste jardin. Des concerts y étaient donnés en saison en permanence dans un kiosque à musique, dont nous n'avons malheureusement aucun cliché. Le 29 mai 1897, la très sérieuse Revue comique normande rapporte que l'ancien kiosque affecté aux auditions musicales a été enlevé et à la place un joli parterre de fleurs agrémentera encore ce superbe jardin.
Le Casino-bains Marie-Christine étant géographiquement situé à cheval sur les communes du Havre et de Sainte-Adresse, nous parlerons plus longuement de celui-ci, lorsque nous traiterons du Kiosque à musique du Nice-Havrais de Sainte-Adresse.
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LE HAVRE - Square Saint-Roch
(SEINE MARITIME)
Située hors-les-murs de la citadelle havraise, sur le faubourg d'Ingouville qui sera absorbé par le Havre le 9 juillet 1852, une chapelle dédiée à Saint-Roch est édifiée en 1626, sur un terrain de deux acres acquis par la municipalité en 1585, où cette dernière a fait aménager un Pré de santé, lazaret destiné à isoler les malades contagieux. Sur ce terrain, fermé d'une muraille, longeant le canal de dessèchement rejoignant la mer, des cabanes en bois sont installées pour accueillir les pestiférés.
Après la construction de l'hospice du Havre en 1669, le Pré de Santé est désaffecté et sert de manufacture de tabac puis de poudrière.
En 1783, le terrain devient le cimetière communal Saint-Roch, réservé aux non protestants, ceux-ci ayant le leur. Devenu trop exigu, il est question, en 1841, de doubler la superficie du cimetière, pour le cas où il serait impossible de le translater ailleurs. Finalement c'est la solution de la translation qui sera adoptée : en 1854, on y cesse les inhumations qui ont lieu désormais au cimetière Sainte-Marie, dans lequel les corps ensevelis à Saint-Roch seront transportés en 1868. Entre temps, en 1861, la chapelle Saint-Roch est supprimée.

Plan du Havre en 1863
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L'ancien cimetière est aussitôt aménagé en Jardin botanique, ouvert au public le 15 août 1868, peu après l'ouverture de l'Exposition maritime du Havre du 1er juin 1868. Le « clou » de cette exposition, installée sur le boulevard François 1er, réside dans la construction d'un aquarium où des phoques sont exhibés devant un bassin.
Au vu du succès remporté pour cette attraction auprès des nombreux visiteurs jusqu'en novembre, le naturaliste Gustave Lennier (1835-1905) est chargé de construire un plus vaste aquarium dans le tout nouveau square Saint-Roch, lequel aquarium, avec ses grottes, rochers et bassins, est inauguré le 1er août 1869.

Le Havre - Le Jardin Saint-Roch, l'Aquarium (cliché stéréoscopique Etienne Neurdein [1832-1918])
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Lennier prend la précaution de publier, en 1871, un Guide du visiteur de l'aquarium du Havre, grâce auquel nous conservons quelques descriptions de celui-ci :
L’Aquarium du Havre, construit dans le Square Saint-Roch, couvre, en y comprenant les bassins annexés, une superficie de 4.000 mètres carrés. L’extérieur forme un massif rocheux, décoré de verdure et représentant, à une échelle réduite, les principales coupes géologiques de la Normandie.
L’intérieur de l’Aquarium présente, outre les bacs disposés de chaque côté, un espace de 63 mètres de longueur sur 8 mètres 50 de largeur. Cet espace est divisé en trois parties, par des surbaissements de la voûte et par des piliers rocheux. (...)
A l’extérieur, l’Aquarium est complété, devant la façade, par un bassin d’eau de Mer, peuplé par des Phoques, et autour duquel se promènent de nombreux oiseaux de mer.
Au milieu du Square Saint-Roch, se trouvent encore deux grands bassins, mis en communication par un gué.

Le Havre - Etats successifs du Square Saint-Roch
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En 1882, l'Aquarium s'étant fortement dégradé, le docteur Gibert, administrateur de celui-ci, le fait remettre en état.
Cependant, dix ans plus tard, devant le gouffre financier occasionné par cet aquarium, la municipalité décide finalement, en 1891, de le faire raser et, le 25 octobre 1891, les animaux et plantes qui garnissaient l'établissement sont mis en adjudication devant un commissaire-priseur.
Le terrain ainsi libéré est réaménagé, accroissant d'autant la superficie du Jardin public Saint-Roch.

En avril 1894, l'ancienne estrade en bois installée dans le jardin Saint-Roch, dont les musiciens usent toutes les semaines lors des concerts qu'ils y donnent toute la saison, tombant en ruine, est remplacée par une nouvelle estrade
plus coquette mais en bois, au grand dam des mélomanes qui souhaitaient que la municipalité construise un Kiosque en fer. Un an plus tard, en janvier 1896, luxe suprême, l'électricité est installée tout autour de cette nouvelle estrade pour les concerts nocturnes.
Le 2 mars 1900, il est question, en conseil municipal, de construire enfin un vrai kiosque à musique dans le jardin Saint-Roch : les premières estimations parlent d'un budget de 10.000 francs, cependant les commentateurs, lucides et connaissant leurs édiles, ajoutent qu'on en fera peut-être un pour une valeur de 4 à 5.000 francs tout au plus, mais qu'au bout du compte, il
ne paraît pas être érigé de sitôt. Un des conseiller, M. Brot s'oppose au projet, estimant qu'on favorise trop ce quartier. Ce à quoi notre commentateur ajoute que ledit conseiller devrait ériger un kiosque du côté des parcs à huîtres pour égayer ces mollusques...

Il faut attendre 1903, pour voir le rêve havrais devenir réalité : l'entreprise carolopolitaine Blairon & Fils est chargée de construire un Kiosque à musique au centre du square Saint-Roch. Erigé sur un soubassement en pierre, il est octogonal, ses colonnes sont en fonte, sa toiture est en zinc et son garde-corps est en fer forgé.
Lors de la séance du conseil municipal du 27 janvier 1904, un crédit est voté pour l'installation de l'électricité dans le tout nouveau Kiosque des musiciens.

Le Havre - Allées dans le Jardin Saint-Roch
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Plusieurs monuments sont érigés dans le jardin :
— buste du poète
Jules Tellier (1863-1889), oeuvre du sculpteur Antoine Bourdelle (1861-1929, inauguré en présence de Maurice Barrès le 27 octobre 1895 ;
— statue en marbre blanc représentant
le Roi Lear, oeuvre du sculpteur havrais Albert Mulot (1847-1922) ;
— statue en marbre de Mulot, représentant
Armide, exposée au salon des Champs-Elysées de 1890 ;
— une
Rébecca à la fontaine, oeuvre en marbre blanc de Joseph-Hugues Fabisch (1812-1886), médaille de 2eme classe au salon de Paris en 1861, acquise par l'Etat en 1867 et offerte au Havre ;
— buste en bronze du poète
Robert Le Minihy de La Villehervé (1849-1919), coiffé d'un béret, sculpté par Raoul Verlet (1857-1923), inauguré le 16 octobre 1921 en présence du maire Léon Meyer et d'Edmond Haraucourt, président de la Société des gens de lettres ;
— monument composé de deux sculptures, érigé en mai 1932 sur le bassin du square, en hommage au compositeur
André Caplet (1878-1925), oeuvre de Jacques Zwobada (1900-1967) ;
— groupe sculpté
Idylle rustique, transféré en 1946 du Jardin de l'Hôtel de Ville au Square Saint-Roch, oeuvre du sculpteur Robert Busnel (1881-1957).

Le Havre - Square Jean Jaurès Saint-Roch, monument André Caplet — Square Saint-Roch, statue du Roi Lear
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Le 3 mars 1920, la municipalité décide de débaptiser le square Saint-Roch en lui substituant le nom de Jean-Jaurès, en dépit de l'opposition de nombre d'électeurs considérant que ce changement est propre à dénaturer la mémoire havraise en supprimant le nom de Saint-Roch qui était attaché à l'histoire de ce lieu. Dès le 18 avril 1920, un comité emmené par le camarade Guitard du parti socialiste, se charge de trouver les fonds nécessaires à l'érection d'un buste en hommage audit Jaurès dans le nouveau jardin éponyme. Ce monument ne verra le jour que le 28 mars 1926, financé grâce à une subvention de dix mille francs, fournie par la municipalité de Léon Meyer : ce bronze ne sera cependant pas installé dans le square Saint-Roch/Jaurès mais place Massillon.

L'hécatombe commandée par l'anglais John Crocker lors des bombardements du Havre du 5 au 11 septembre 1944, va provoquer la mort de deux mille civils. Les 9.000 tonnes de bombes déversées vont détruire les trois quarts de la ville. Le square Jean-Jaurès Saint-Roch est anéanti ; le kiosque à musique tout comme la quasi totalité des quatre cents arbres du jardin sont calcinés ; seules deux ou trois sculptures qui avaient été protégées, sont épargnées, dont l'Idylle rustique et le buste de Tellier. Provisoirement, pendant les mois qui suivent l'armistice, le square est transformé en cimetière.

Le Havre - Square Saint Roch en septembre 1944 (squelette du kiosque) — Tombes au Square Saint-Roch 11 décembre 1944
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Le Havre - Square Saint Roch en septembre 1944 (détail agrandi du squelette du kiosque)
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L'architecte Auguste Perret est chargé de la reconstruction du Havre et notamment du Square Jean-Jaurès qui reprend enfin son nom de Saint-Roch en octobre 1953.
Un nouveau Kiosque à musique en béton, de forme circulaire, muni d'une rambarde en acier est inauguré dans le jardin le 10 mai 1997.
Kiosque détruit, remplacé.

voir ici, Square Saint-Roch du Havre et son nouveau Kiosque, aujourd'hui. (1/4) (2/4) (3/4) (4/4)
Concerts sur le nouveau Kiosque du square Saint-Roch du Havre (1/3) (2/3) (3/3)
Buste Jules Tellier au square Saint-Roch, aujourd'hui

LE HAVRE - Square Saint-Roch(Le seul cliché représentant le Kiosque à musique du Square Saint-Roch avant sa destruction en septembre 1944)
Le Havre - Square Saint-Roch (1909).jpg
Le Havre - Square Saint-Roch (1909).jpg (239.5 Kio) Vu 4663 fois
publié par Jean-Marc

20 octobre 1891 — Suppression de l'aquarium du jardin botanique Saint-Roch
— Un établissement scientifique jadis des plus intéressants va disparaître.
On annonce la vente pour dimanche prochain, par ministère de commissaire-priseur, de l'aquarium et du jardin botanique du Havre, ou plutôt des plantes, arbres et animaux qui garnissent ces établissements, car l'aquarium sera rasé.
L'aquarium du Havre avait bien décliné dans ces dernières années, par suite de l'insuffisance des ressources, mais à sa création il avait marqué un tel progrès sur les organisations similaires qu'il mérite un mot de regret. Il avait été installé à la suite de l'exposition havraise de 1868.
Le promoteur de l'affaire avait été Gustave Lennier, un zoologiste mort depuis, et dont la réputation est restée grande dans les pays normands. II avait imaginé un système de canalisation, avec pompes, de la mer à l'aquarium, afin de renouveler incessamment l'eau des viviers.
La suppression de l'aquarium et du jardin botanique augmentera le square Saint-Roch de 7.000 mètres environ.


Le Havre - Le Jardin Saint-Roch et sa voiture aux chèvres
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14 avril 1894 — Remplacement de l'ancienne estrade des musiciens au Jardin Saint-Roch
— Disparition expliquée. Nous avions annoncé dans un de nos précédents numéros l'enlèvement de l'estrade servant aux musiciens pour les concerts qui se donnent chaque semaine pendant la saison estivale dans le jardin St-Roch.
Nous avions cherché quels pouvaient être les dévaliseurs de ce petit monument et nos soupçons étaient assez fondés, puisque maintenant nous osons accuser l'Administration Municipale d'avoir opéré cette effraction.
Oui, vous avez bien lu, c'est l'Administration qui a osé enlever cette estrade si chère aux nombreux promeneurs qui fréquentent ce si joli jardin.
Et pourquoi ? Voilà ce que tout le monde s'est demandé.
Aussi, comme notre devoir est de tenir nos nombreux lecteurs au courant, nous avons pris nos informations et nous avons appris que cette estrade qui menaçait ruine a été enlevée par l'Administration pour être remplacée par une neuve, plus coquette, et qui sera installée demain pour le plus grand plaisir de nos habitants.
Elle sera en bois comme la précédente, en attendant mieux, nous a-t-on dit, car il serait question d'en établir une en fer.
Pourquoi alors ne l'avoir pas construite de suite, en fer ? Ce sera à recommencer plus tard et ce seront de nouveaux frais pour le budget de la ville.
C'est reculer pour mieux sauter.
Il est vrai que cela fera un peu plus tard d'excellent bois à brûler, mais pourquoi ne pas avoir été droit au but ?
La dépense aurait été plus forte, nous l'admettons, mais sera-t-elle moindre lorsque nous serons gratifiés d'une estrade en fer ?
On aurait pu attendre encore et nos musiciens auraient pu jouer sans estrade, pendant quelque temps comme cela se fait du reste, dans certaines villes.
Enfin, puisque le vin est tiré il faut le boire, mais c'est égal voilà une dépense que l'on aurait pu s'épargner à moins toutefois que dans un temps donné on ne trouve à bazarder cette estrade à une petite ville qui pourrait l'avoir à un prix assez avantageux pour elle au lieu de la vendre comme vieux bois en vente publique et où nous-mêmes y trouverions encore un avantage marqué pour nos finances.

28 avril 1894 — Les concerts de la musique militaire ont lieu tous les dimanche et jeudi sur l'estrade du Square Saint-Roch, sauf lors des réservations payantes d'autres formations musicales
— C'est vraiment jouer de guignou !
Depuis que le square Saint-Roch est doté d'une estrade toute neuve, la Musique militaire a été pour toutes sortes de motifs, empêchée de nous donner ses concerts hebdomadaires.
Un dimanche c'est telle société qui demande son concours, un autre ce sera telle autre et toujours la Musique militaire.
On en use et on en abuse.
Peut-être dira-t-on que le public en profite. Oui, c'est vrai, mais une partie seulement du public c'est-à-dire celui qui peut payer ou qui a des cartes d'entrée, tandis que l'autre partie n'a pour tout plaisir que celui d'aller contempler les grilles du jardin Saint-Roch en fait de musique.
Il nous paraît assez juste que l'on continue à nous donner un concert chaque dimanche et chaque jeudi, et si parfois la Musique du Régiment se trouvait dans l'impossibilité de ne pouvoir refuser son concours à une société quelconque, on pourrait parfaitement demander à ce que la Musique de la Douane la remplaçât.
Au moins les concerts ne seraient pas désorganisés et le public n'aurait pas de ces désappointements à chaque instant.
Car, surtout le dimanche, la Musique est une distraction aussi bien pour le bourgeois que pour l'ouvrier, ce dernier ne pouvant tout naturellement, laisser son travail pour venir l'entendre le jeudi, et nous sommes certain que l'on ne voudra pas priver les habitants de ce plaisir, prenant en considération le peu d'amusements que l'on trouve en notre ville dans la journée.

LE HAVRE - Pendant la musique au Jardin Saint-Roch
Le Havre - Pendant la musique au Jardin Saint-Roch.jpg
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publié par Jean-Marc

12 mai 1894 — Lors des concerts au Square Saint-Roch, les chaises sont prises d'assaut une heure avant !
— Jardins et Musique. Maintenant que nous voici en pleins concerts, de jour et de nuit, nous pensons que la critique que nous allons formuler recevra peut-être l'accueil qu'elle nous paraît mériter.
En effet, nous avons constaté qu'au square St-Roch, les jours de concerts, il est presque impossible de se procurer des sièges pour pouvoir écouter tranquillement le concert ou alors, il faut arriver au moins une heure à l'avance pour avoir chance d'être assis.
Il nous semble que l'adjudicataire des chaises pourrait faire transporter, du jardin public au square St-Roch et vice-versa les chaises suffisantes pour permettre au public de s'asseoir.
La dépense serait nulle eu égard aux bénéfices que l'on en retirerait.
Aussi, puisque cette distraction nous est offerte en ce moment, nous espérons que notre réclamation sera écoutée et qu'aux prochains concerts, un plus grand nombre de sièges sera mis à la disposition des amateurs de musique.

17 février 1895 — Patinage sur le lac du square Saint-Roch accompagné par la musique du 119e de ligne
— Fête de patinage au square St-Roch. Jeudi soir, à huit heures, le comité des fêtes de bienfaisance conviait les âmes charitables à une fête de patinage (ce qui est une rareté au Havre). Cette fête si pleinement réussi, le lac, bien petit malheureusement, avait été décoré avec beaucoup de goût par de nombreuses guirlandes de lanternes vénitiennes et de falots.
Des flammes de bengale et la lumière électrique achevaient cette brillante illumination ; l'excellente musique du 119e donnait son concours et a joué des morceaux entraînants.
Les patineurs avaient répondu à l'appel du comité. Beaucoup de spectateurs massés autour de la piste, s'amusaient fort à contempler les amateurs de skating ; à onze heures, tout était terminé et c'est avec regret que l'on quittait le jardin Saint-Roch ; parmi les promeneurs, nous avons remarqué : M. Brindeau, M. de Conink et plusieurs notabilités locales.
Vendredi et samedi, de une heure à cinq heures, moyennant 0 fr. 50 d'entrée (toujours pour les pauvres) les amateurs de patinage ont encore pu s'en donner à coeur joie.

Le Havre - Le Jardin Saint-Roch, petit lac de skating — Un des nombreux bustes du Square Saint-Roch
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1 au 3 juin 1895 — Fêtes du concours de gymnastique au Square Saint-Roch
— A l'occasion du concours de gymnastique, il y aura une grande kermesse au square Saint-Roch, les samedi 1er, Dimanche 2 et Lundi 3 juin.
Grand concert vocal, instrumental et attractions nouvelles.
Matinées el soirées sous la direction de M. Félix Mutcl, avec le concours des célèbres Balages, clowns musicaux ; Maureth, Kitchen and Osbonne.
Excellente troupe de concert en tête de laquelle nous remarquons Plessis dans un nouveau répertoire et Mlle Pcretti des Ambassadeurs.
Samedi et lundi soir ; de 9 à 10 h. ½ concerts par diverses sociétés musicales de la ville.
Dimanche soir, de 9 heures à 10 heures½, concert par la musique du 119e. Fête de nuit, illuminations du square, flammes de Bengale et feu d'artifice par M. Lepasquier.

18 août 1895 — Concert des « Chanteurs des rues » accompagnés de la Musique des Douanes sur l'estrade-kiosque du Square Saint-Roch
— Les chanteurs des rues. Les sympathiques chanteurs, MM. Remy, Chansarel et Glorion ont continué avec succès l'oeuvre humanitaire qu'ils ont entreprise avec tant d'abnégation pour soulager la misère des nombreux sans travail.
Partout Ils reçoivent le meilleur accueil et les sous continuent à tomber drus.
Déjà un premier versement de 500 fr. a été fait à la mairie. Vendredi 9, la recette s'est élevée à 147 fr. 35 ; samedi 10, à 112 fr. 30 ; dimanche 11, à 151 fr. 80 ; lundi 12, à 422 fr. 35 ; jeudi, 129 fr. 15 de recettes ; celle de vendredi a dû être bonne. Mardi et mercredi, les vaillants pionniers de la charité se sont reposés.
Dimanche soir, de 8 heures ½ à 10 heures ½, au square Saint-Roch, pour couronner cette idée charitable, grand concert vocal et Instrumental par les chanteurs des rues, avec le concours de l'excellente musique de la Douane sous la direction de son chef, M. Cappe.
Le clou de ce concert sera certainement le chant alsacien « Dis-moi ! quel est ton pays ? » de Sellenick, chanté par M. Glorion avec accompagnement par la musique de la Douane. D'autres morceaux choisis dans le répertoire des chanteurs seront exécutés : le Rossignol chante de Gregh et la Marche des spahis de Salabert.
L'entrée du square Saint-Roch sera gratuite ; les portes du jardin seront pavoisées, l'estrade sera décorée Il y aura embrasement général au moyen de flammes de bengale etc
Les frais nécessités pour décorer le square et donner un attrait exceptionnel à la fête, ont été offerts très gracieusement par un commerçant de la ville, M. Raoul B.

Le Havre - Musique de la Douane et jeu de diabolo — La musique de la Garde Républicaine au Havre
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27 octobre 1895 — Inauguration du buste Jules Tellier au Square Saint-Roch
— Jules Tellier, l'auteur de Nos poètes, et de Reliques, ce volume aux pages intenses qui assurent l'immortalité à cet écrivain, mort à moins de vingt-sept ans, a maintenant son buste sous les ombrages du square Saint-Roch.
Hier, à deux heures, ce modeste monument a été inauguré, avec le concours de M. Maurice Barrès, qui, aux applaudissements de tous, a retracé en termes émus la vie littéraire si courte de Jules Tellier.
M. Charles Le Goffic a ensuite, au nom des deux comités de Paris et du Havre, fait la remise du monument à la ville du Havre, et MM. Robert de la Villehervé et Emile Blémont ont successivement lu des vers.
Le soir, banquet à l'hôtel Continental.

30 novembre 1895 — Les bancs du Square Saint Roch semblent ne pas être disposés au mieux
— Toujours les bancs. En l'un de nos derniers numéros nous avons protesté, et le Courrier du Havre a bien voulu appuyer notre réclamation, contre la disposition adoptée à l'égard des nouveaux bancs placés dans le square Saint-Roch.
Nous faisions alors valoir, qu'en les accumulant dans le mail, on ne répondait nullement au désir de la population, et, qu'en les disséminant dans toutes les parties du square, on donnerait satisfaction à tous ceux qui estiment que les jardins publics doivent être un lieu de délassement pour les habitants que les nécessités de la vie ou l'insuffisance de fortune confinent dans les ateliers ou les appartements exigus.
L'administration parait s'être en partie rangée à notre opinion. Nous disons en partie, car l'on a maintenu l'accumulation des bancs dans le mail, et l'on a décidé d'en mettre d'autres dans divers endroits du jardin qui en étaient jusqu'alors dépourvus. Seulement, car il y a toujours un seulement avec nos administrateurs, au lieu de choisir un modèle plus confortable, on a fait pis, on s'est arrêté à des bancs sans dossier.
Certes cela vaut mieux que rien, mais quel triste régime que celui qui nous condamne aux demi-mesures.
Dans le cas présent, pourquoi l'administration n'a-t-elle pas cherché à s'entendre avec la direction d'un grand magasin qui, en échange d'une publicité constante, aurait pu nous faire des concessions très importantes. La Compagnie de l'Ouest a pu ainsi garnir toutes ses gares d'excellents bancs provenant des magasins de la Ménagère, et dans des conditions absolument avantageuses.

Le Havre - Le Jardin Saint-Roch et ses chaises installées face au Kiosque à musique (non visible à droite)
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21 janvier 1896 — Installation de l'électricité sur l'estrade des musiciens du Square Saint-Roch
— Les travaux nécessités pour l'éclairage de l'estrade servant à la musique, au square Saint-Roch, sont commencés depuis jeudi dernier. Ce n'est plus que l'affaire de quelques jours à attendre.
Cette estrade sera brillamment éclairée à la lumière électrique. Nous reviendrons sur ces travaux la semaine prochaine.
Qu'il nous soit permis de rappeler à nos lecteurs que c'est le Travailleur Normand qui, le premier, a demandé, il y a plus d'un an, cette amélioration. Nous sommes heureux de voir aujourd'hui le succès couronner la campagne que nous avons entreprise en faveur des nombreux habitués du plus beau jardin de notre ville.

6 juin 1896 — L'éclairage de l'estrade des musiciens de Saint-Roch semble tout à fait insuffisant
— La musique au square Saint-Roch. Le concert donné samedi dernier, de 9 heures à 10 heures ½ du soir au square Saint-Roch par notre excellente société, l'Harmonie maritime, avait attiré beaucoup de monde.
Parmi les morceaux du programme nous citerons : une sélection sur Sapho et des fragments des Erynnies de Massenet. Les artistes, ainsi que leur vaillant chef, M. A. Guillaume, ont été chaleureusement applaudis.
Il ne manque, pour que l'on puisse donner souvent de semblables concerts, que deux choses : 1° un éclairage autre que celui de quelques lampes à pétrole ; 2° un vélum pour couvrir l'estrade.
Depuis un an nous avons, à différentes reprises, signalé à la municipalité ancienne ce que nous demandons aujourd'hui à nos nouveaux édiles.
Nous avons l'espoir que bientôt une décision favorable sera prise et que l'orchestre du square Saint-Roch n'aura plus rien à envier à celui du Jardin public.
Le Courrier du Havre est venu nous aider dans cette revendication de tout un quartier, nous l'en remercions.
Que l'on ne vienne pas nous dire que cet éclairage va coûter cher, nous n'en croirons rien. Le square Saint-Roch est éclairé au gaz et à l'électricité, il n'y a donc qu'à choisir le mode d'éclairage que l'on trouvera le plus commode.

30 août 1896 — Le Square Saint-Roch est enfin doté d'un éclairage convenable pour les concerts nocturnes ; reste à régler le problème des riverains de la rue Jeanne Hachette vis à vis des arbres qui leur cachent la vue...
— Le Square Saint-Roch. Les concerts donnés chaque semaine dans ce magnifique Jardin, par la musique du 119e de ligne sous la direction de son excellent chef, M. Gay, sont de plus en plus suivis.
Ce sont surtout les concerts du jeudi soir qui ont le don d'attirer le public.
L'acoustique du jardin est parfaite, aussi, tout le monde, riverains, promeneurs et musiciens sont-ils reconnaissants à la municipalité actuelle de la décision qui a doté l'orchestre d'un éclairage permettant les auditions pendant les belles soirées.
Un seul point nous est signalé par les habitants de la rue Jeanne Hachette (côté des numéros impairs). C'est celui qui concerne les arbres plantés en quinconce en bordure des immeubles et qui obstruent la vue des locataires sur le square.
A nouveau, nous appelons l'attention et la bienveillance do nos édiles, sur cette juste réclamation, ils ne pourront qu'y faire droit après en avoir reconnu le bien fondé.

Le Havre - La voiture aux chèvres du Square Saint-Roch — Une allée au square Saint-Roch
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12 au 15 août 1898 — Grandes fêtes du Havre à l'occasion de la venue de l'Escadre et de la visite de Félix Faure. Les musiques des Equipages de la Flotte et de la Garde Républicaine en concert au Square Saint-Roch
— 10 août 1898. Programme des fêtes
Voici les grandes lignes des fêtes qui auront lieu les 12, 13, 14 et 15 août prochain.
Vendredi, 12 août, dans la matinée arrivée de l'escadre du Nord, sous le commandement de l'amiral Barrera.
Le soir concert au Jardin Public.
Samedi 13, de 3 à 4 heures, grande fête au square St Roch et concert par la musique des Equipages de la Flotte ; à 10 h. à l'Hôtel de Ville grand bal.
Dimanche 14, dans la matinée, revue de l'escadre par M. le Président de la République. Après-midi, concert au Square Saint-Roch par la musique des équipages de la flotte. Le soir au Théâtre-Cirque, concert de gala par les musiques de la flotte et de la garde républicaine.
Lundi 15, après-midi, au jardin Saint-Roch, concert par la musique de la flotte.
Le soir, dans le même jardin, concert de gala par les musiques de la flotte et de la garde, républicaine.
— 12 août 1898. Ouverture des fêtes. Concerts au square Saint-Roch et au Jardin de la mairie
Le Havre, 12 août. La musique des équipages de la flotte qui est arrivée ce matin a été reçue à la gare par les membres du comité des fêtes de bienfaisance qui lui ont offert une gerbe de fleur.
La musique de la douane l'a accompagnée à bord du paquebot Labrador où elle doit loger.
Le Président de la République Félix Faure a reçu dans l'après-midi la visite de l'amiral Barrera, commandant l'escadre. Les fêtes promettent d'être très belles.
A 10 h. ½, le Président se rendra au bal offert à l'Hôtel de Ville aux officiers de l'escadre.
Une série de concerts avec les musiques des équipages de la flotte et de la garde républicaine seront donnés dimanche dans les squares et le théâtre-cirque où aura lieu une grande soirée de gala.
Les fêtes ont commencé ce soir par un concert donné dans le square Saint Roch, brillamment illuminé et décoré de drapeaux, par la musique de la flotte. Le public était très nombreux.
La musique a donné, à huit heures, au jardin de la mairie, une aubade à la municipalité, qui a offert un vin d'honneur aux musiciens.
— 15 août 1898. En raison de la canicule, la musique de la Garde Républicaine donne son concert au Square Saint-Roch à la place des salons de l'Hôtel de ville
La musique de la garde républicaine devait donner cet après-midi, dans les salons de l'Hôtel de Ville, une grande matinée. Mais par suite de l'excessive chaleur, le concert a eu lieu dans le jardin du square Saint-Roch. Les musiciens ont retrouvé là, leurs admirateurs et leurs applaudissements ordinaires.
La musique des équipages de la flotte regagnera Brest, demain, par chemin de fer.
Les musiciens de la garde républicaine quitteront le Havre demain matin par l'express de six heures.

10 juin 1906 — La Fête des fleurs du Square Saint-Roch
— La Fête des Fleur. Favorisées par le beau temps, les réjouissances organisées par le Comité des Fêtes du 6e canton, ont été très brillantes. Le défilé des chars décorés avait attiré dimanche dernier un nombreux public sur tout le parcours.
La kermesse, qui a eu lieu lundi dans le square Saint Roch a obtenu un très vif succès. Mais le public a été fort désappointé de l'incident produit pour le départ du ballon.
Ce départ qui devait avoir lieu lundi à six heures du soir, a dû être remis au lendemain midi, par suite de la situation des vents qui auraient dirigé l'aérostat en pleine mer.
Mardi, le temps étant toujours le même, on dut renoncer définitivement au lancement de ce ballon, Le Manillon, qui a été dégonflé aussitôt.
Cette fête des fleurs s'est clôturée mardi soir par un banquet à la Brasserie Excelsior et une grande retraite aux flambeaux.

10 août 1907 — Grand concert dans le square Saint-Roch à l'occasion du festival musical qui aura lieu le lendemain, 11 et 12 août
— La ville est brillamment éclairée. Partout des drapeaux, des oriflammes flottent au vent. On s'apprête à faire un accueil chaleureux aux 6.000 musiciens qui doivent prendre part à ces fêtes artistiques.
La rue de Paris, l'Hôtel de Ville étaient illuminées hier soir de façon ravissante.
Les rues de la ville ont été parcourues par une retraite aux flambeaux à laquelle prenaient part les musiques de la Douane et du 129e de ligne.
A l'issue de cette retraite, dont le succès a été considérable, un concert a été donné dans le square Saint-Roch par la Fanfare Gravillaise, l'Harmonie maritime et les sociétés chorale de la Lyre Havraise, la Cécilienne et le Luth havrais.
Dans l'après-midi, plusieurs des sociétés concurrentes sont arrivées.

29 mai 1914 — Grand Concert de la Lyre Havraise et de la musique du 129e R.I. au Square Saint-Roch.
— Nous rappelons qu'à l'occasion du concours musical, un concert a été organisé par la Lyre Havraise, avec le concours de la musique du 129e régiment d'infanterie.
Cette solennité artistique aura lieu ce soir, vendredi 29 mai, à 8 heures ½, au Square Saint Roch. En voici le programme :
1. Marche des Gladiateurs. (Senée) par la musique du 129e.
2. Le Voyage en Chine (choeur du Cidre) (F. Bazin) par la Lyre Havraise.
3. Véronique, fantaisie. (Messager) par la musique du 129e.
4. Le Chant du Fer. (X. Leroux) par la Lyre Havraise.
5. L'Hiver. (Wittmann) par la musique du 129e.
6. Malbrough, fantaisie musicale. (Laurent de Rillé) par la Lyre Havraise.
7. Dis-moi ! Quel est ton pays ? (Sellenick) par la musique du 129e, avec chant.
8. La Légende de Jumiège. (H. Maréchal) par la Lyre Havraise.
9. Hérodiade (choeur des Romains) (Massenet) par la Lyre Havraise et la musique du 129e.
Entrée du concert, 0 fr 25 ; chaises, 0 fr 25.

Le Havre - La Lyre havraise en déplacement à Lisieux en 1910
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14 juin 1914 — Concert du 129e régiment d'infanterie au Square Saint-Roch
— Square Saint-Roch. Musique du 129e régiment d'infanterie. Chef : Boin. Voici le programme du concert qui sera donné aujourd'hui, de 16 heures à 17 heures : 1. Nevers, pas redoublé. Farigoul. — 2. Véronique. Messager. — 3. Très jolie, valse. Waldteufel. — 4. Fantaisie. Audran. — 5. Fleur simple. E. Roux. — 6. Mazurka des traineaux. Ascher.

5 juillet 1914 — Concert du 129e régiment d'infanterie au Square Saint-Roch
— Voici le programme du concert qui sera donné aujourd'hui par la musique du 129e régiment d'infanterie dirigé par M. Boin, de 16 heures à 17 heures : 1. Villars. Allier. — 2. Fatinitza. Von de Suppé. — 3. Retour à la vie, valse. Chabas. — 4. Polonaise de concert. Barat. — 5. Pierrot galant. Chillemont. — 6. Comme dans un rêve. Strobl.

3 juillet 1919 — Grand concert de bienfaisance au square Saint-Roch au profit de l'aide du Havre aux régions dévastées.
— Voici le programme de l'audition qui sera donné dimanche prochain, au Square Saint-Roch par le Cercle d'études musicales :
Première partie : 1. Les Saltimbanques, ouverture (Louis Ganne). — 2. Hamlet (Ambroise Thomas). — 3. Peer Gynt, suite d'orchestre (Grieg). — 4. Le Retour (Lucien Boyer). — 5. Idylle bretonne (Pilevestre). — Deuxième partie : 1. Guillaume Tell, ouverture. (Rossini). — 2. Les Cloches de Corneville. (Reynaert). — 3. Salves pittoresques. (Massenet). — 4. L'alouette et ses petits. (La Fontaine). — 5. Marche lorraine.
Chaises en location dimanche matin devant le square.

10 août 1919 — L'Harmonie La Renaissance en concert au Square Saint-Roch
— Nous rappelons à nos lecteurs que c'est dimanche prochain 10 août, à 3 heures, que l'Harmonie La Renaissance donnera son grand concert au profit du Bureau de Bienfaisance, avec le programme suivant :
1. Les enfants de France, pas redoublé. G. Parès). — 2. Martha, ouverture. (Flotow). — 3. L'Arlésienne, prélude. (Bizet). — 4. Andante et rondo pour deux pistons. (Blémand). — 5. Marche du temps passé, sur les vieux airs français. Th. Barnier). — 6. Marche solennelle (G. Parès). — 7. Gavotte princesse. (Eustace). — 8. Champagne, polka chantée. (L. Tourneur). — 9. Eglantine, valse. (Andrieu). — La Marseillaise.
Ouverture des portes à 2 heures ½. Entrée 0 fr 50 ; chaises, 0 fr 50.

30 août 1925 — Grandes fêtes alsaciennes au Square Jean Jaurès/Saint-Roch envahi par 15.000 spectateurs entourant le Kiosque à musique occupé par l'Harmonie militaire de M. Diessenbach
— Le succès triomphal des fêtes alsaciennes au Havre. Une foule de dimanche, irradiée de soleil, une foule qui tourbillonnait dans les rues sentant la saumure et le goudron, débordait sur les musoirs des bassins et du port, s'entassait contre les murs, s'amoncelait au pied des réverbères, surgissait des fenêtres, une foule lançant des fleurs et hurlant des acclamations que soulignait le mugissement des sirènes des cargo-boats, a, cet après-midi, tracé une voie triomphale au cortège des Alsaciens et Alsaciennes qui, du Suffren, se rendait au square Jean-Jaurès pour la kermesse.
Et à peine le cortège eut-il franchi les portes du jardin, qu'un torrent de plus de 15.000 personnes dévala sous les frondaisons, entre les îlots verts des pelouses, devant les baraques où les tonnelets versaient leur bière dorée, devant les éventaires regorgeant de jouets alsaciens et autour des fourneaux qui envoyaient vers le plafond de verdure l'odorant fumet des saucisses rouges de Strasbourg. Sur le kiosque à musique dressé au milieu de ce fleuve humain, l'Harmonie militaire sous la direction de M. Diessenbach, faisait retentir ses cuivres et soupirer ses bois.
Vers 16 heures, il y eut un grand remous, suivi d'une longue acclamation : la foule vint se comprimer autour d'une estrade devant laquelle MM. Léon Meyer, maire du Havre ; Lang, premier adjoint ; Béha, président du C.S.A., avaient pris place et où grimpèrent les Alsaciennes qui, jusqu'alors étaient demeurées cachées derrière les bosquets, devenus coulisses pour la circonstance. Et ce fut l'évocation de l'Alsace sentimentale, de sa gaieté saine et salubre et de son folklore pittoresque. Les filles d'Englwiller, de Strasbourg, de Berstett, d'Obernai, au son de valses surannées et rustiques, mêlaient les flammes de leurs fichus et de leurs châles, les fleurs de leurs coiffes rouges, de leurs bonnets blancs, de leurs dentelles, de leurs ganses si noires que l'on dirait du papier brûlé, les touffes d'algues diaprées de leurs nattes blondes et des rubans qui flottaient aux chapeaux.
Puis les gars d'Uhrwiller entrèrent dans la danse, mimant les amours naïves en marquant la cadence de leurs talons qui claquaient sur le bois comme des castagnettes. Tous simulaient ainsi le passe-temps des invités d'une noce villageoise, qui apparut à son tour entre deux mitraillades de bravos ; les musiciens soufflant dans leurs instruments parés de branches de sapin, ouvraient la marche. Glabre, long et noir, le maire suivait, à qui on offrit le lebkuchen sucré et cuit à point ; puis venaient les familles, les mariés, reconnaissables à leur couronne de feuilles d'or, et enfin, les gars d'Hunspach qui portent toque fourrée, boléro noir et culotte blanche, et qui dansèrent des rondes avec les filles d'Oberseebach, dont les cheveux sont repliés comme une étoffe de soie roussie sous la grosse églantine de leur bonnet.
Quand toutes les rondes furent épuisées, les enfants de la Visgesia, poupins dans leur gilet rouge, et agitant des drapeaux, scandèrent la ronde de Madelon et les danses de Markling, puis, passant une blouse bleue et coiffant un calot, sautillèrent sur l'air des Ecoliers, qu'ils danseront encore demain soir au théâtre municipal.
Et le bal reprit. Des civils, en complet morne, enlacèrent des corsages que les automnes et les étés semblent avoir parsemés de leurs feuilles mortes et de leurs fruits resplendissants.
Et cela dura toute la nuit, dans l'ombre bleue des arbres, où les lanternes suspendaient leurs verreries multicolores et parmi le fracas des cuivres et les cris des marchands alsaciens couvrant la voie des gars qui chantaient Sah ein Knab ein Rosleinsteken, pour charmer les filles de Geispolsheim assises en rond sur les pelouses.

Le Havre - Musique du 129e R.I. et son chef Léon Manière en 1933 — Harmonie Maritime du Havre
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23 août 1933 — Concert de charité de la Lyre Havraise et de la musique du 129e R.I. au Square Jean-Jaurès
— Square Jean-Jaurès. Concert de Charité. L'audition de ces deux phalanges, la. Lyre Havraise et la musique du 129e R.I., si goûtées à des titres différents de la population havraise, avait attiré, hier soir, un public nombreux au square Jean-Jaurès, où avait lieu le concert de charité organisé par la Lyre Havraise. Les nombreux amis que comptent nos musiciens militaires et nos sympathique Lyriens, marquèrent par leurs bravos chaleureux, tout l'intérêt qu‘ils avaient pris à l’audition des œuvres inscrites au programme.
Dans Le Carnaval de Rome, la Lyre Havraise mit une fois de plus en valeur ses brillantes qualités. Le fondu et la nuance de son exécution lui valurent de chaleureux bravos. Associons à ce succès les solistes : MM. A. Guerrand, E. Durel et M. Henry.
Dans Les Prisonniers, chœur imposé au concours de Périgueux, du compositeur R. Bréard, Grand Prix de Rome,
les Lyriens furent à nouveau choristes merveilleux, triomphant sans difficulté des passages difficiles.
Un autre chœur du concours de Périgueux, La Chanson des Vagues, fut enlevé avec le même éclatant brio et fut très applaudi.
Sous la direction de son chef. M. Léon Manière, qui conduisait, pour la dernière fois, la musique militaire de notre régiment local, les musiciens du 129e R.I. eurent leur grande part du succès que devait remporter ce concert.
Bien dans la main de leur chef, conduits par la baguette experte d'un musicien dont nous avons pu apprécier les œuvres délicates et le sentiment si élevé, les instrumentistes donnèrent notamment de La Plainte du Clocher et des Danses Persanes, deux exécutions qui furent saluées d'applaudissements enthousiastes, allant, d'une part, aux exécutants, et, d'autre part, au chef, qui, pour sa soirée d'adieu à la tête notre musique militaire, remportait un si brillant succès.
Organisé au profit des pauvre de la Ville du Havre, ce concert de bienfaisance aura été, en même temps qu'une œuvre humanitaire, une belle manifestation artistique.


Le Havre - Le Jardin Saint-Roch après sa destruction en 1944 — Monument dit Idylle rustique dans le square Saint-Roch
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JeanMarc
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LE LUDE - Le Champ de Foire
(SARTHE)
Des fortifications et fossés qui entouraient, au XVe siècle, le Château du Lude et son bourg, il ne subsiste rien aujourd'hui. Faute de documents authentiques antérieurs à 1800, l'emplacement de l'ancienne enceinte ouest de la ville, bordée d'un fossé profond de six pieds et large de douze, est localisé par hypothèse le long de la rue du Boeuf et de la rue Basse jusqu'au faubourg de Montruchon.
A l'étroit dans ses anciennes limites, la ville décide, au cours du XVIIIe siècle, d'installer, au bout de la rue Basse, une place destinée à accueillir ses nombreuses foires. Avant que de lui attribuer la dénomination de Champ de Foire, l'emplacement est appelé Place aux Boeufs.
Les foires et marchés du Lude sont attestés
dès auparavant 1471. A cette date, cinq foires ludoises sont déjà existantes, sur lesquelles le Seigneur du Lude exerce ses droits de prévosté et de coutumes. Quatre foires sont tenues dans une place appartenant au Seigneur aux dates du 1er mai, du 1er juin, du 16 octobre et enfin du premier samedi suivant la Conception du 8 décembre.
La cinquième foire, la plus importante, dite foire du Raillon, se déroule le lendemain de la fête de la Nativité de Notre-Dame dite Angevine, soit le 9 septembre, au hameau du Raillon situé partie sur Le Lude, partie sur Dissé-sous-le-Lude. Le paiement de la coutume de cette foire est partagé par moitié entre le seigneur du Lude et le prieur du Prieuré de Raillon, lequel monastère est installé dans ce hameau depuis 1090.

Hormis ces cinq foires, un marché très actif se tient le samedi de chaque semaine, reporté le jeudi à partir du 19 septembre 1730, se déroulant notamment sur les grandes halles de la rue d'Orée. Là encore, le seigneur se réserve la part belle et ponctionne les marchands du bourg, sols et deniers étant prélevés sur chaque boisseau de blé exposé en vente, chaque charge de hareng ou de morue étalée, chaque pièce de toile vendue et débitée, mais également sur le droit de passage de chaque charretée de grosse toile...


Plan du Lude en 1846
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La Gazette du Commerce du 1er octobre 1774, nous rapporte que lors de la Foire du Raillon, l'une des plus considérables pour la vente du cuir, on a vendu le cuir d'Irlande 56 livres, celui du pays 48 livres, la livre de vache 1 livre, celle de veau 1 livre 5, la douzaine de basane (peau de mouton) 15 livres.
Suite à une pétition des tanneurs, peaussiers et autres corroyeurs du 8 septembre 1790, lesquels étaient devenus les incontournables spécialistes du commerce du cuir à Raillon, devant le peu de développement que présente ce hameau, il est décidé en 1792 de transférer cette foire dorénavant dans le bourg du Lude, et précisément, sur la place aux Boeufs.

En 1821, les guides du voyageur du Maine nous précisent que Le Lude
n'a d'autre commerce que ses huit foires annuelles, dont trois sont fameuses, savoir : une en septembre (celle du Raillon) pour les cuirs, les deux autres en avril et mai pour les boeufs. En outre, les voyageurs sont informés que la ville dispose de neuf ou dix auberges plus ou moins logeables, celle du Boeuf étant la meilleure.

Le Lude - Le Champ de Foire - Place du Champ de foire et Bascule
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Devant le succès des foires ludoises, la municipalité s'empresse de déposer auprès du Conseil général de la Sarthe, des demandes tendant à obtenir d'autres jours réservé à ses foires ou marchés. Ainsi, le Conseil est-il sollicité en août 1871, pour la création d'un marché aux porcs gras qui se tiendrait le mardi le plus rapproché du 10 et du 25 de chaque mois.
Alors que le foirail dispose déjà de huit foires annuelles, le Conseil municipal, après en avoir délibéré le 12 février 1878, demande au Conseil général de porter à douze le nombre de ses foires et de les fixer toutes au deuxième jeudi de chaque mois, à l'exception de la Foire du Raillon se déroulant immuablement le jeudi qui suit le 8 septembre. Sur 55 communes consultées sur ce projet, 47 sont favorables ; le Château-du-Loir étant le seul à s'opposer à l'augmentation du nombre de foires du Lude, ce dernier obtient ses douze foires annuelles à partir d'avril 1879.
Enfin une nouvelle demande du 26 août 1886 autorise Le Lude à fixer sa Foire du Raillon au deuxième jeudi suivant le 8 septembre.

En dehors des foires, la Place du Champ de Foire accueille des concours de gymnastique, des cavalcades, fêtes des fleurs, festivals musicaux et concerts. La musique municipale fondée le 12 mai 1867, devenue l'Harmonie municipale est bien entendu de toutes les fêtes ludoises et participe en outre à de nombreux concours musicaux et cavalcades de la région, notamment au Château-du-Loir, au Mans ou à La Flèche.
Lors des foires, et principalement celle du Raillon, de nombreux marchands forains viennent s'installer sur la place du Champ de foire. Ces fêtes sont accompagnées systématiquement par la Musique municipale qui donne des concerts très appréciés.
Hormis les périodes où la fièvre aphteuse fait des ravages, notamment en 1913 ou en 1938, interdisant la présentation de bestiaux au Lude, les foires ludoises, très fréquentées, font chaque année, le succès du Champ de foire du Lude.

Le Lude semble attirer les donations en sa faveur : ainsi on voit, le 15 février 1811, une demoiselle Papin-du-Gravier léguer deux pièces de terre aux pauvres du Lude, et abandonner à l'Hospice un domaine appelé la Closerie du Tertre, ferme évaluée à 4.000 francs. Plus tard, le 24 mars 1933, ce sera la veuve Dorizon qui fera un legs destiné à la Société de musique et à la Compagnie des Sapeurs-pompiers.
Aussi, c'est tout naturellement qu'en 1931, une dame Papin décide de faire une donation destinée à couvrir les frais de la construction d'un Kiosque à musique décidé par la municipalité.
Le 18 janvier 1932, le Conseil municipal dirigé par le marquis René de Talhouët-Roy (1855-1948), propriétaire du domaine castral du Lude et maire de 1888 à 1945, décide en sa septième résolution, de
mettre au concours, entre les entrepreneurs ludois et étrangers, l'édification, place du Champ de Foire, d'un kiosque pour 50 musiciens
Après une enquête diligentée par une commission ludoise ad hoc, la municipalité, constatant le 16 décembre 1932, qu'aucune réclamation n'a été produite au sujet de l'implantation du futur kiosque à musique, choisit de le faire ériger sur le Champ de Foire en face du Bureau des Postes.
Inauguré en 1933, ce kiosque de forme octogonale est constitué de poteaux en bois peint soutenant sa toiture en zinc surmontée d'une lyre ; son escalier de cinq marches en pierre donne accès à la scène des musiciens entourée d’une balustrade en fer forgé ; le soubassement en pierre de l'édifice est entouré d'une bordure fleurie.

En 2015, le Kiosque à musique a bénéficié d'une restauration complète pour un coût de 54.464 euros, dont 11.000 euros subventionnés par le conseil général.
Kiosque toujours en place.

voir ici, place du Champ de foire du Lude et son Kiosque, aujourd'hui. (1/2) (2/2)
Cavalcade du Lude, aujourd'hui.
Concert au Kiosque.
Le Lude - Le Champ de Foire.jpg
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publié par Jean-Marc

17 juillet 1905 — Festival musical du Lude
— La ville de Lude (Sarthe) organise un grand festival musical qui est fixé au dimanche 23 juillet. Cette fête se terminera par un feu d'artifice tiré sur le Loir. La Compagnie d'Orléans organisera des trains de nuit spéciaux.

8 juin 1913 — Séance de cinématographe sur écran géant en plein air sur le Champ de Foire
— L'Union Commerciale et industrielle du Lude vient de faire afficher le programme de la fête qui aura lieu le 8 Juin. De nombreuses Sociétés musicales et chorales ont promis leur concours, entre autres la Société chorale de jeunes filles de l'école du Cogner du Mans, ayant 50 exécutants.
La fête débutera par la réception des Sociétés, ensuite aura lieu le défilé dans les rues de la ville. Des concerts seront donnés sur les places publiques et aux principaux carrefours. Un grand banquet sera offert aux musiciens et à la compagnie de sapeurs-pompiers du Lude. Pour la soirée, le Comité des fêtes organisera une grande retraite aux flambeaux à laquelle prendront part les tambours et les clairons Belinois, les trompettes du Château-du-Loir.
La fête continuera sur le Champ de foire où un cinématographe géant projettera des vues de la dernière actualité. Un grand bal champêtre avec la musique du Lude comme orchestre sera installé également sur le Champ de foire.
La Compagnie d'Orléans organisera, à cette occasion, des trains de nuit se dirigeant sur Aubigné et sur La Flèche.

27 juillet 1913 — La Vaillante, société de gymnastique, accompagnée par la Musique municipale sur le Champ de Foire
— Dimanche prochain, 27 juillet, aura lieu, au Lude, la première sortie de la nouvelle Société de gymnastique,
La Vaillante. Les Sociétés amies de La Flèche et de Château-sur-Loir prêteront leur concours.
La réunion et les exercices s'effectueront sur le Mail, puis le défilé avec la musique municipale prendra le boulevard Fisson pour se rendre au Champ de Foire où divers autres exercices seront produits. Le défilé continuera par les rues Basse, d'Orée, Grand'Rue et place des Halles où se feront les exercices aux agrès.

Le Lude - Place du Champ de foire
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11 septembre 1921 — Lors du Comice agricole, le jury est accompagné, en tête, par la Musique municipale
— Le Concours du Comice agricole du canton du Lude s'est tenu le dimanche 11 septembre et a attiré, comme de coutume, un grand nombre d'exposants et une grande affluence de curieux.
Réunis à 9 heures, à la Mairie, les membres du jury se sont rendus musique en tête sur la place du Champ de Foire où les opérations se sont poursuivies jusqu'à midi. Un déjeuner très bien servi par M. Charrière, à l'Hôtel du Cheval Nord, a groupé les membres du Comice, le jury et les lauréats. M. de Malhouët, maire, présidait, ayant à ses côtés, le comte de Nicolay, conseiller général, M. Guéranger, conseiller d'arrondissement, comte de Puységur, Fouquet, maire de Dissé, etc.
A l'issue du banquet, M. de Nicolay, précisa en quelques mots l'intérêt des réunions et des groupements agricoles comme celui-ci. (...)
Des réjouissances publiques, courses à ânes, courses à lapins se poursuivirent dans la journée qui devait se terminer par un feu d'artifice offert par M. le marquis de Talhouët. Il fut empêché par la pluie, fait extraordinaire cette année, et ne put être tiré que le lendemain devant une très nombreuse assistance.

6 septembre 1922 — Programme du Comice agricole et de la Fête du Raillon du 17 septembre
— Le comice agricole du Lude aura lieu le dimanche 17 septembre. Les membres du comité commenceront l'examen des bestiaux à neuf heures. La distribution des récompenses se fera à deux heures.
Sont compris dans le concours, outre les animaux de l'espèce chevaline, bovine, ovine et porcine, les instruments aratoires et les produits agricoles.
Des primes seront accordées aux domestiques de fermes les plus travailleurs, ayant passé au moins cinq années consécutives chez le même maître. Les services et la moralité des candidats devront être constatés par un certificat du maître, approuvé par le maire de la commune.
Voici le programme de la fête du Raillon
A 10 heures et à 1 heure 30, place du Champ de Foire, concerts par la musique municipale.
A 3 heures, route de La Flèche, jeu du baquet.
A 3 heures 30, place du Mail, course aux lapins.
A 4 heures, sur le quai, mât incliné.
A 4 heures 30, place Neuve, feux follets, omelette magique (réservé aux jeunes filles).
A 5 heures, Place du Marché aux Marrons, jeu du casse-pot aérien.
A 8 heures retraite aux flambeaux, avec le concours de la musique municipale et la Compagnie des Sapeurs Pompiers, départ place de l'Hôtel de Ville.
A 9 heures, sur le Loir, grand feu d'artifice. Illuminations des édifices publics.

17 septembre 1922 — La Foire aux bestiaux du Raillon et sa grosse fréquentation
Boeufs maigres amenés 98, vendus 70, de 1.600 à 2.400 ; vaches laitières amenées 90, vendues 65, de 1.800 à 2.300 vaches maigres amenées 240, vendues 180, de 800 à 1.000 ; porcs maigres amenés 60, vendus 60, de 200 à 350 porcs de lait amenés 80, vendus 80, de 160 à 190 ; moutons amenés 8, vendus 8, de 200 à 250 chevaux amenés 360, vendus 280, de 1.600 à 2.000 poules, la couple, 20 à 25. — poulets, la couple, 18 à 22. — canards, la couple. 18 à 20.

29 et 30 novembre 1924 — Musique Municipale du Lude fête la Sainte-Cécile
— Le Lude. Comme les années précédentes, une grande solennité sera apportée la fête de la Sainte-Cécile, que la Musique Municipale du Lude célébrera les 29 et 30 novembre prochains.
Deux magnifiques concerts sont en voie d'organisation : concerts éclectiques par excellence, comportant en dehors d'une importante partie musicale, sous la direction autorisée de M. Crétois, chef de musique, la présentation d'artistes dûs aux excellents offices de l'imprésario Morys-Touchard.


13 septembre 1925 — Programme du comice agricole. Règlement des primes aux domestiques
— Le dimanche 13 septembre, à 9 heures du matin, les membres du bureau du Comice agricole et ceux des différentes commissions chargées d'examiner les bestiaux et les instruments aratoires, se réuniront au Lude, sur la place du Champ de Foire.
A midi, déjeuner chez M. Talbot, hôtel de la Gare prix du déjeuner, 12 francs.
A 2 heures de l'après-midi, distribution des récompenses.
Une retenue de 10 francs à titre de cotisation sera faite aux lauréats non membres du Comice Agricole qui auront obtenu un premier ou un deuxième prix.
Les primes pour domestiques de ferme, moralité, bons services, seront accordées pour récompenser les domestiques des deux sexes, mariés ou non, âgés d'au moins vingt ans, uniquement employés aux travaux agricoles, les plus travailleurs, de bonne conduite et ayant passé cinq années consécutives au moins chez le même maître ou dans la même exploitation.
Les personnes ayant obtenu un premier et deuxième prix ne pourront reconcourir pendant trois années.
Tous les animaux qui ne seront pas arrivés sur le champ de foire à 9 heures du matin ne seront pas admis au concours. Ne seront admis, dans les espèces Chevaline et Bovine, que les animaux nés ou élevés dans le canton du Lude ou possédés au moins depuis six mois, ce qui sera prouvé par un certificat du maire de la commune du concurrent.
Les constructeurs d'instruments aratoires perfectionnés, de machines agricoles, seront admis concourir avec les cultivateurs qui en possèdent.

19 janvier 1927 — Quelques concerts de la musique municipale très attendus
Séances récréatives de l'Union Jeanne d'Arc. Au Lude, les distractions sont rares et c'est avec plaisir que l'on assiste aux représentations offertes par les différentes sociétés locales. Il y a quelques semaines, c'était la Musique Municipale qui donnait un concert à l'occasion de la Sainte-Cécile ; puis un autre offert par le Véloce-Club ; samedi et dimanche derniers, c'était l'Union Jeanne-d'Arc qui régalait ses membres honoraires et bienfaiteurs de séances récréatives dans la salle des fêtes de l'hôtel de ville ; le mois prochain, ce sera la Vaillante Ludoise qui donnera des séances d'éducation physique et sportive.

13 septembre 1928 — La Foire du Raillon et ses marchands forains
— Le Lude. Foire du Raillon. La foire, dite du Raillon, la plus importante de l'année, a été favorisée par un temps superbe. Aussi y avait-il foule dans les rues où il était très difficile de circuler par suite de l'affluence des promeneurs. Les marchands forains, très nombreux également, n'ont pas fait de brillantes affaires, les gens venant plutôt pour se promener. Seules, les attractions de la place du Mail (traîneaux suisses, balançoires, panoramas, manèges aériens et de chevaux de bols, tirs, bals, etc.) ont eu de nombreux visiteurs.
Les transactions sur le bétail ont été des plus calmes, par suite de la pénurie de fourrages causée par la sécheresse. Néanmoins, les quelques affaires traitées l'ont été à des cours quelque peu plus rémunérateurs que le mois dernier.

14 septembre 1930 — Concerts de la musique municipale sur le Champ de Foire, lors de la Fête du Raillon
— Fête du Raillon du dimanche 14 septembre 1930. A 8 h. 30, à la mairie, distribution de bons de viande aux indigents du Bureau de Bienfaisance ; à 14 heures, place du Champ de Foire, concert par la Musique municipale ; à 15 heures, jeux divers ; à 17 heures, boulevard Fisson, courses organisées par le Véloce-Club Ludois.
A 20 h. 30, sur le Loir, grande fête nautique offerte et organisée par le Comité des Fêtes 1er prix. 150 fr. ; 2e 100 fr. ; 3e 75 fr. ; 4e 50 fr. et nombreux autres prix.
Pendant la fête, concert par la Musique municipale.
A 21 heures, feu d'artifice, pavoisements et illuminations des édifices publics Les habitants sont invités à pavoiser et à illuminer leurs maisons. Les marchands étalagistes et forains sont exempts des droits de place.

Le Lude - Place du Champ de foire - Champ de foire et Kiosque à musique
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23 juillet 1933 — Cavalcade de la Fête des Fleurs et l'élection des Reines du Lude
— Le Lude. La Fête des Fleurs. A 13 h. 30, eut lieu la réunion des reines à l'Hôtel de Ville, pour l'élection des Reines de la Vallée du Loir.
Mlle Bruzeau Alice, hôtel de la Biche du Lude, fut élue.
A 17 heures à l'issue du défilé dans les rues du Lude, les chars furent groupés dans l'enceinte du Comité des fêtes. Les reines, escortées de leur cour furent reçues sur le podium du théâtre de verdure par M. le marquis de Talhouët, maire du Lude, MM. Martin, président du Comité des fêtes, et Crétois.
Plus de 2.000 spectateurs avaient déjà pris place sur les gradins pour assister à la séance de music-hall, donnée en matinée.
M. le maire adressa ses remerciements aux reines et demoiselles d'honneur, à M. Martin et à ses collaborateurs pour l'organisation de cette fête grandiose. Il adressa également ses remerciements M. Crétois, auteur du travail considérable qu'il a fourni pour doter le Comité des fêtes, d'un chef-d'oeuvre comportant une vue locale, l'entrée du château du Lude dénommée les « Tourelles ».
A l'issue de cette cérémonie, la séance de music-hall fut ouverte sous la direction de Mlle Haton, présidente de la société « Les Colombes ». Mme Guioltière, monitrice, et de Mlle Crétois, notre sympathique pianiste.
Au programme Nos Provinces, etc, chants par tes anciennes élèves de l'école laïque furent très goûtés des spectateurs.
Les ballets féeriques obtinrent comme toujours un brillant succès.
La Vaillante Ludoise sous la direction de M. Girard, chevalier de la Légion d'honneur, exécuta plusieurs numéros qui furent très applaudis.
A 21 heures, l'ouverture des guichets pour le théâtre de verdure, se fit devant une foule considérable. Le comité des fêtes ayant prévu l'importance de la fête avait considérablement augmenté le nombre des places.
Dès l'ouverture du rideau plus de 3.000 spectateurs se trouvaient déjà placés sur les gradins de l'enceinte admirablement agencée.
Ce théâtre qui a toujours eu grand succès a dépassé cette année les prévisions.
La fête s'est. terminée par l'opéra comique La Fille du Régiment, admirablement exécuté par des artistes de choix, accompagnés par l'orchestre symphonique du Mans, sous la direction de M. Lebrun, chef de musique du Lude.
L'éclairage électrique féerique a été fourni gracieusement par la Compagnie la Beaugeoise, à Angers. Tous nos remerciements à M. le directeur qui a su s'associer à cette importante manifestation.

13 septembre 1934 — La Foire du Raillon toujours porteuse
— La foire du Raillon, si renommée dans la contrée et tous les départements limitrophes, s'est tenue au Lude le 13 septembre. Elle a été favorisée par un temps magnifique.
Dès 8 heures, le champ de foire était garni de bovins. Les transactions furent difficiles en raison de la sécheresse qui sévit sur notre contrée. Néanmoins, une augmentation sensible s'est fait sentir sur les vaches et génisses.
Le marché aux chevaux, était moins garni que les années précédentes mais on put quand même admirer quelques beaux lots parmi les 180 bêtes exposées.
A 10 heures, les rues et places complètement occupées par les forains et camelots, étaient envahies par une foule compacte qui, en certains lieux, rendait la circulation difficile.
Après les transactions qui se terminèrent vers 15 heures, la foule se porta aux attractions nombreuses et variées.
La foire se termina vers 2 heures du matin à la satisfaction des commerçants et forains étrangers.
Nous adressons nos félicitations aux services d'ordre et aux services de places.
Nous rappelons que les attractions foraines restent au Lude pour la fête patronale du 16 septembre.


La fièvre aphteuse, qui fait des ravages, paralyse les foires ludoises
10 mars 1938 — La foire du Lude ne fut réellement qu'un très gros marché. Depuis quatre mois, les foires n'ont pas lieu, en raison de la fièvre aphteuse.
Cet état de chose cause un très grave préjudice au commerce local. Par arrêté de M. le Préfet, la foire du Lude fut autorisée pour les veaux, moutons et porcs conduits et maintenus en voitures. Cette faveur n'apporta pas grand changement, car d'habitude ce sont les gros animaux qui font la richesse des foires au Lude.

9 juin 1938 — La foire de Juin fut encore plus restreinte que celle de mai. C'est avec tristesse que l'on constatait le vide du champ de foire par suite de cas de fièvre aphteuse dans les cantons limitrophes. Une quarantaine de bovins seulement figuraient à la montre. En raison des pluies récentes, les cours furent assez termes, mais les transactions très restreintes.
8 septembre 1938 — La Foire du Raillon. Malgré la renommée de cette foire, il fallait s'attendre à ce que la fièvre aphteuse, qui règne dans la région, continue à mettre entrave au commerce. Néanmoins, une centaine de bovins était en montre et les prix furent très soutenus. De bonnes laitières se vendaient de 2.500 à 3.000 fr.

14 septembre 1939 — La dernière foire du Raillon avant guerre
— La foire du 14 septembre au Lude, dite du Raillon, ordinairement si importante et si animée, s'est tenue aujourd'hui avec une ambiance bien différente des années passées. Peu d'animaux et transactions des plus réduites.
Quelques lots de laitières et d'amouillantes seulement figuraient sur le champ de foire. Pour les laitières premier veau, la demande variait entre 3.000 et 3.600. En ce qui concerne les amouillantes prêtes à faire veau, on traitait sur le pied de 3.000 à 3.200.
En porcs, les laitons se traitaient sur le pied de 250 à 350 pièce ou 14 fr. le kilo ; les courrards, en raison de leur prix élevé variant de 450 a 500 l'unité, furent négligés par la demande.


Le Lude - Vue aérienne Champ de foire et Kiosque à musique
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Formation musicale active au Lude en 1909 :
Harmonie municipale du Lude, fondée en 1867, direction Crétois, 46 exécutants.
M. Crétois qui dirige l'harmonie depuis 1895, succède à Eugène Dupré.
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JeanMarc
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LE MANS - Promenade des Jacobins - Le Kiosque de Musique
(SARTHE)
C'est en 1219 que les Jacobins viennent s'installer sur les faubourgs du Mans où ils font édifier un couvent, achevé dix ans plus tard, sur un enclos donné par Jean de Tressan. Contigü à celui-ci, sur un terrain donné par la reine Bérengère, ce sont les Cordeliers qui, à leur tour, construisent leurs bâtiments conventuels, dont l'église est consacrée en 1232.
Révolution oblige, le 11 mai 1791, les scellés sont apposés sur l'église des Cordeliers ; tous les bâtiments sont démolis. Tout comme les Cordeliers, les scellés sont mis le 11 mai 1791 sur l'église des Jacobins, située devant la place éponyme, ladite église étant également rasée dans la foulée.
A présent considérés comme « Biens nationaux », les terrains des Enclos des Cordeliers et des Jacobins sont alors guignés par le Conseil général de la Commune du Mans qui s'empresse, le 9 juin 1791, de solliciter le Directoire à ce sujet.
La municipalité obtient l'autorisation d'acquérir ces terrains le 1er octobre 1791. (1)
Le matériel est vendu tel le pressoir des Jacobins, le 21 novembre 1791 ou encore les orgues et autels des églises des Jacobins et des Cordeliers le 19 décembre 1791.

Plan du Mans en 1736, futur Quinconce des Jacobins
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L'ingénieur Louis Bruyère (1758-1831) est chargé de dresser des plans pour l'aménagement des ci-devant Enclos en Promenades publiques. Les premiers plans présentés par Bruyère le 5 octobre 1791 sont adoptés le 25 janvier 1792.
Les travaux commencent dès février et près de deux cents ouvriers sont attelés à cette réalisation :
ceux qui travailleront avec pics, pioches et brouette, seront payés dix sols par jour, ceux qui n'auront que des pelles neuf sols, et les enfants huit sols ; le salaire des conducteurs est fixé à trente sols.
Après nivellement du terrain, quatre grandes terrasses parallèles de 125 toises de longueur sur 36 pieds de largeur entre les arbres, sont plantées de tilleuls et étagées les unes au-dessus des autres par des talus gazonnés. Le long de ces allées, face à la place des Jacobins, une large place est tracée, dont les extrémités sont plantées en quinconces, le centre long de 60 toises et large de 45 étant réservé aux fêtes et spectacles. Cette disposition fera que cette promenade sera appelée le Quinconce des Jacobins.

Plan du Mans en 1885 Quinconce des Jacobins
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Alors que ces travaux ne sont pas encore achevés, de tragiques événements surviennent fin 1793, à l'issue desquels, les 12 et 13 décembre, des milliers de « vendéens » laissent leur vie face aux républicains. Des charniers sont ouverts et notamment à proximité de la place des Jacobins et à l'emplacement des anciennes arènes-amphithéâtre précisément découvertes lors des travaux de la future promenade des Jacobins : plus de deux mille vendéens massacrés y seront ensevelis dans des fosses. (voir ici, Bataille du Mans, peinture de Jean Sorieul 1852).

Devenu la Place de la Réunion, le vaste chantier du Quinconce des Jacobins, est loin d'être terminé en 1793, lors de son interruption. L'ingénieur Deshourmeaux qui a succédé à Bruyère établit un devis à cette date, détaillant les tâches restant à réaliser, et entre autres 1.500 toises de terrassements, 6.572 toises carrées de pavage pour les rues adjacentes, 106 toises cubes de murs, 9 grands escaliers et 29 petits, 200 bornes, 150 sacs de graine de foin pour semer sur les talus et 320 tilleuls tant en remplacement que pour perfectionner la promenade, le tout pour un montant de 86.718 livres.
L'aménagement de la Promenade ne reprend qu'en 1804 ; les anciens bâtiments conventuels des Jacobins ne sont en fait complètement éradiqués qu'en 1808, et il faut attendre les années 1820 pour voir enfin le Quinconce des Jacobins prendre la forme qu'il gardera pendant près de deux siècles.

Lors de la délibération municipale du 4 septembre 1831, Louis Basse, maire du Mans de 1830 à 1839, décide d'attribuer au
grand carré situé au milieu de la promenade des Jacobins, dont la disposition en quinconce a quelque peu été modifiée, le nom de Champ-de-Mars, en raison des exercices que la Garde Nationale y effectue en permanence. Aussitôt, à cet emplacement, les arbres sont alors abattus, le terrain nivelé et engazonné.
En 1879, la partie de la promenade du Quinconce longeant le « Champ-de-Mars », appellation qui est alors abandonnée, est transformée en Jardin anglais par l'architecte paysagiste Dupuis.

Le 20 mai 1775, un arrêté royal accorde aux sieurs marquis de Vennevelles, de Vandy, Richard de Fondville et Chesneau des Portes, l'autorisation, moyennant une rente annuelle de 4 livres, d'utiliser un terrain communal de l'hôtel de ville, bordant la place des Jacobins, laquelle place est, à cette époque, embellie de quatre rangées d'ormeaux, afin d'y faire édifier une Salle de Spectacle et un café y attenant. Ceux-ci sont inaugurés le 27 mai 1776.
Cette salle devenue par trop étroite, la municipalité demande, en 1839, à l'architecte Pierre-Félix Delarue (1795-1873) de dresser les plans d'une nouvelle Salle de Spectacle / théâtre de neuf cent places qui sera construite à l'entrée du Quinconce des Jacobins et inaugurée le 13 mai 1842.

Faisant le pendant de la Salle de spectacle sur le Quinconce, un premier
Kiosque à musique est construit en 1874. Conçu en bois, de forme décagonale, sa couverture rectangulaire, surmontée d'une partie centrale conique, ressemble aux toitures des pavillons d'expositions ; son soubassement est en bois découpé et son garde corps est orné de croisillons de même matière.

Le Mans - Premier Kiosque à musique du Quinconce des Jacobins construit en 1874
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Sur ce kiosque vont se produire la Musique municipale fondée en 1799, une des plus anciennes formations musicales françaises, mais également et surtout les musiques militaires : celle du 26e régiment d'artillerie affectée à la caserne Cavaignac depuis 1871 ; la musique du 31e régiment d'artillerie cantonnée sur la caserne Paixhans depuis 1873 ; la musique du 104e de ligne et celle du 117e régiment d'infanterie, toutes deux casernées alternativement au quartier Chanzy à partir de 1874.
Les activités les plus diverses sont organisées sur les promenades du Quinconce, attirant des mouvements de foule toujours à l'affût : festivals musicaux, concours de gymnastique, cavalcades et retraites aux flambeaux, concours de pompes, fêtes foraines, expositions locales et internationales, concours hippiques, compétitions de football, concours de boxe. Les foires aux bestiaux sont quant à elles cantonnées et réservées à la seule Place des Jacobins, les plates-bandes du Quinconce devant rester intactes...

Le Kiosque à musique en bois, par nature fragile et périssable, est remplacé en 1905 par un somptueux et large édifice, dû au tout nouvel architecte communal en titre Léon-Germain Chotard (jusqu'en 1904, Chotard n'était qu'architecte-adjoint du Mans sous la direction de l'architecte voyer Joseph Pierre-Adolphe Morancé). La métallerie parisienne Chesneau est chargée de sa réalisation.
Ce nouveau
Kiosque à musique décagonal, accessible à l'aide d'un escalier d'une douzaine de marches, est édifié sur un soubassement de pierre ; la vaste scène des musiciens est entourée d'une balustrade en fer forgé ; la couverture en écailles de zinc, surmontée d'un lanterneau et d'une lyre, est posée sur des colonnes en fonte. Sur le pourtour de la toiture, des cartouches sont insérés contenant le nom de dix compositeurs célèbres : Daniel-François-Esprit Auber, Ludwig van Beethoven, Hector Berlioz, Georges Bizet, Léo Delibes, Charles Gounod, Franz Joseph Haydn, Ferdinand Hérold, Félix Mendelssohn et Wolfgrang Amadeus Mozart.
Il est inauguré à l'occasion de l'Exposition internationale des produits de l'Horticulture, de l'Arboriculture et des Arts et Industries installée sur le Quinconce du 26 mai au 4 juin 1905. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, le jardin d'horticulture du Mans, dont nous développerons l'historique lors de notre prochaine chronique, n'accueille aucun exposant dans son propre parc lors de cette manifestation.

LE MANS - Le nouveau Kiosque de la promenade des Jacobins
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publié par Pat_27_61_78 Dim 7 Mai 2017 17:06

A plusieurs reprises, le Quinconce des Jacobins est transformé, de manière éphémère, pour accueillir d'autres grandes Expositions mancelles, notamment l'Exposition de l'Ouest de la France du 21 mai au 5 novembre 1911, inaugurée officiellement le 9 juillet, le président du conseil Caillaux ayant tardé à venir ; la grande Exposition internationale du Mans de 1923, du dimanche 20 mai au 21 octobre, à l'occasion de laquelle, toutes les musiques de l'Ouest jusqu'à Paris (notamment la fameuse Garde Républicaine) défilent sur le Kiosque à musique pour participer aux nombreux concerts qui y sont donnés tous les dimanches, un festival permanent étant organisé à cet effet ; ou encore l'exposition internationale d'horticulture du Mans du 8 au 17 juin 1928.

Le Mans - Exposition 1911 sur le Quinconce, à droite, le Kiosque à musique — Fête aérostatique sur le Quinconce
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Après six décennies de concerts sur le Kiosque à musique des Jacobins, la municipalité a décidé de l'abattre en 1971, toujours pour les mêmes motifs allégués par tant de communes : gagner quelques places de stationnement. Plates-bandes gazonnées et plantations ont fait place à l'asphalte.
La salle de spectacle /théâtre du Quinconce a, dans le même temps, subi l'épreuve des grappins démolisseurs et pelles mécaniques, laissant toute latitude aux architectes pour se défouler dans les grandes largeurs avec la complicité des marchands de béton et autres fabricants de verre.
Kiosque supprimé.

voir ici Promenade du Quinconce des Jacobins du Mans sans kiosque aujourd'hui. (1/3) (2/3) (3/3)

LE MANS - Promenade des Jacobins - Le Kiosque de Musique
Le Mans - Promenade des Jacobins - Le Kiosque de Musique (1910).jpg
Le Mans - Promenade des Jacobins - Le Kiosque de Musique (1910).jpg (294.75 Kio) Vu 4529 fois
publié par Jean-Marc

A l'occasion du passage au Mans du duc de Nemours, fils de Louis-Philippe, le 10 août 1843, le maire manceau Ariste Trouvé-Chauvel (1805-1883), fait la une de la presse nationale, suite à ses prises de positions radicales et à son franc-parler vis-à-vis du pouvoir en place. Il sera immédiatement révoqué, mais restera toutefois maire-adjoint. Ce jour-là, plusieurs descriptions sommaires du Quinconce des Jacobins nous sont rapportées :
10 août 1843 — ... A onze heures la foule encombrait les rues que le cortège devait traverser, et tous les abords de la promenade des Jacobins qui, par sa position, se prêtait si bien à la fête qui y avait été improvisée. Le quinconce, encadré par les belles touffes de verdure des arbres des allées de la promenade, se garnissait bientôt des escadrons du 5e régiment de cuirassiers, d'une compagnie de troupes de ligne et de l'artillerie de la garde nationale. Puis tout autour, sur les allées supérieures de la promenade, la foule se pressait, s'étageait, prêtant ainsi une animation nouvelle à notre magnifique promenade.
A l'entrée de la grande allée des Jacobins, les sapeurs-pompiers de la ville avaient fait une haie et laissé un espace libre où se trouvaient M. le maire du Mans et l'un de ses adjoints. Sont arrivées successivement les autorités civiles et militaires. A midi un quart, une salve d'artillerie annonce l'arrivée de LL. AA. RR. Les cloches des églises se marient au bruit du canon. Une demi-heure après, le prince, qui avait été précédé de quelques minutes par M. le préfet de la Sarthe et par M. le sous-préfet de Mamers, qui étaient allés l'attendre aux limites du département, descend de sa voiture et monte à cheval. LL. AA. RR. sont saluées par des cris nombreux de Vive le Roi ! Vive le duc de Nemours ! (...)

28 au 30 mai 1854 — Un théâtre éphémère est construit sur le Quinconce des Jacobins à l'occasion de l'inauguration du chemin de fer du Mans à Paris. Jeux, orchestres publics et danses sont organisés sur le Quinconce.
— 2e journée. Lundi 29. Grand Concert au bénéfice des pauvres.
A 8 heures du soir, un grand concert sera donné par la société philharmonique du Mans, dans le vaste local de la halle aux toiles. Programme du Concert :
Première partie. 1° Ouverture d'Oberon, exécutée par la société philharmonique. — 2° Air chanté par Mlle Moreau-Sainti. — 3° Fantaisie brillante pour le violon, exécutée par M. Léon Lecieux. — 4° Grand Rondeau de la Cénérentola, chanté par Mme Tédesco. — 5° Air italien, chanté par M. R... — 6° Un Ange, romance de la Favorite, chanté par M. Roger.
Deuxième partie. 1° Ouverture de Sémiramide, exécutée par la Société philharmonique. — 2° O mon fils, air du prophète ; Brindisi, de Lucrèce Borgia ; chantés par Mme Tédesco. — 3° Page et Capitaine, romance chantée par M. Roger. — 4° Thème varié pour violon, exécuté par M. Léon Lecieux. — 5° Air chanté par Mlle Moreau-Sainti. — 6° Stances à l'éternité, chantées par M. R... — 7° Grand duo de la Favorite, chanté par M. Roger et Mme Tédesco.
Le prix des places est de 5 fr. On pourra trouver des billets à l'entrée de la salle du Concert.
— 3e Journée. Mardi 30.
Le quinconce des Jacobins devient le centre des réjouissances publiques.
Pendant la journée, sur un grand théâtre élevé au fond de la promenade, en face de la salle de spectacle, une troupe venue de Paris jouera des pantomimes et des arlequinades, et représentera des scènes comiques, des ombres chinoises de grandeur naturelle, des ombres impalpables, etc.
Deux mâts de cocagne se dressent sur les côtés du quinconce, invitant la jeunesse à grimper à la cime pour atteindre les lots qui pendent à une guirlande.
Le soir, des orchestres ornés, pavoisés et bordés de chaînes de verres de couleur, seront garnis de musiciens qui joueront des quadrilles pour faire danser la population.
La façade du théâtre et les allées du quinconce seront illuminées de ballons et lanternes japonaises courant le long des arbres. D'espace en espace, de grands arcs en ogives relieront les côtes des allées et formeront comme une voûte de feu.
Bal de la Ville. A neuf heures, le bal offert par la ville commencera dans la salle de spectacle, splendidement éclairée à l'intérieur de treize lustres et de torches tenues par des enfants en bronze.
A la même heure, a lieu le bal donné à la halle aux toiles, au profit des pauvres. La brillante décoration qui a servi la veille à la salle du concert donné par la société philharmonique, est conservée pour cette fête de nuit. L'orchestre est composé des musiciens du jardin d'Hiver de Paris.
Deux Expositions sont ouvertes pendant ces trois jours de fête : une exposition d'horticulture organisée dans le quinconce de la promenade des Jacobins, sous une tente adossée au théâtre ; une seconde exposition consacrée aux tableaux modernes et anciens aura lieu dans la salle du conseil général, à la préfecture.

17 août 1874 — Le maréchal Mac Mahon en visite au Mans. Banquet, revue des troupes sur la place des Jacobins et départ avec la Musique municipale
— 2 heures 30 du soir. Après un déjeuner de quarante couverts, offert par le maréchal de Mac-Mahon à la plupart des députés de la Sarthe et aux principales autorités civiles et militaires du département, le maréchal a passé en revue la garnison sur la place des Jacobins. Une foule immense se pressait aux abords de la place, sur la terrasse de la cathédrale, au balcon du théâtre, sur les toits et aux fenêtres des maisons.
Le maréchal de Mac-Mahon est arrivé à cheval, suivi d'un nombreux état-major. Il a passé devant le front du 31e régiment d'artillerie et une partie du 104e de ligne. Les troupes, massées derrière le théâtre, ont ensuite défilé devant lui. Les gendarmes à cheval ont passé en criant Vive Mac-Mahon ! La foule a salué et acclamé particulièrement le Président à cette occasion. Le maréchal a rendu les saluts. Il est rentré ensuite à la préfecture
et va partir par un train spécial pour Laval.
6 h. soir. Après avoir passé au Mans la revue de la garnison, le maréchal de Mac-Mahon a distribué quelques décorations puis il a pris congé des autorités réunies et a quitté la ville au milieu d'une foule considérable. La musique municipale a joué jusqu'au départ du train.


Le Mans - Quinconce des Jacobins et premier Kiosque à musique — Promenade des Jacobins
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21 janvier 1885 — Patinage sur le lac du Quinconce des Jacobins
— Depuis quelques jours, nos concitoyens amateurs de patinage se livrent à cet exercice sur le lac enfin gelé du Quinconce des Jacobins.
Le beau sexe est brillamment représenté.
Depuis deux ans, Le Mans avait été privé de cet agréable spectacle que nous devons à la ténacité de quelques amateurs et... au thermomètre.
L'hiver rigoureux que nous traversons a enfin récompensé leur persévérance, et les frais importants faits pour la construction de ce lac artificiel ne seront pas au moins perdus cette année.
Cela est d'autant plus heureux pour nos patineurs que la glace du polygone a été achetée et enlevée par M. E. Loyau, propriétaire du café du Commerce.
Bonne précaution pour l'été prochain.


29 et 30 juin 1890 — Festival musical au Mans
— Voici le programme du grand concours musical d'orphéons, d'harmonies et de fanfares qui aura lieu au Mans les dimanche 29 et lundi 30 juin 1890 :
Dimanche 29, à une heure de l'après-midi, défilé de toutes les sociétés. — A trois heures, concours d'exécution. — A huit heures du soir, grand festival (3.000 exécutants). — Illumination a giorno du Quinconce et du Jardin des Jacobins. — Fête de nuit. Feu d'artifice tiré par M. Kervella.
Lundi 30, à huit heures du matin, concours de lecture à vue (à huis-clos). — A une heure de l'après-midi, concours de soli. — A trois heures, concours d'honneur. — A six heures, distribution solennelle des récompenses.


Le Mans - Fête fédérale de gymnastique sur le Quinconce des Jacobins en 1902 — Concours de Pompes sur le Quinconce en 1904
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26 et 27 juin 1898 — Grand concours musical du Mans
— Voici le programme du grand concours musical qui aura lieu au Mans les 26 et 27 juin courant.
Samedi 25 juin, à 8 h. ½ dn soir, grande retraite aux flambeaux.
Dimanche 26, à 8 h. ½ du matin, réception à l'hôtel de ville des membres du jury. — A 9 h. ½, concours de lecture à vue à huis clos. — A 1 heure précise, concours de soli et de quatuor vocal. — A 2 h, ½ : concours d'exécution. — A 5 heures, défilé de toutes les sociétés. — A 8 h. ½ : grand festival, 4.000 exécutants, illumination et embrasement des Quinconces et des jardins des Jacobins. — A 10 h., distribution solennelle des récompenses.
Lundi 27. — Concours de solistes, concert au théâtre, banquet offert au jury, concert sur la place de la République, illuminations, embrasement général, feu d'artifice suivi de bal à la Bourse de commerce.


26 mai 1905 — Inauguration de l'Exposition d'horticulture et du nouveau kiosque
Le Mans. Cet après-midi a eu lieu l'inauguration de l'exposition d'horticulture et d'arboriculture, dont le Petit Journal a entretenu déjà ses lecteurs.
Cette exposition, qui est installée dans le merveilleux cadre formé par le quinconce des Jacobins, est des plus réussies. Elle durera jusqu'au dimanche 4 juin.


LE MANS - L'Exposition d'horticulture - Le nouveau Kiosque
Le Mans - L'Exposition d'horticulture - Le nouveau Kiosque (1908).jpg
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publié par Jean-Marc

Exposition de l'Ouest de la France du 21 mai au 5 novembre 1911 sur le Quinconce des Jacobins
— 9 juillet 1911. M. Caillaux est arrivé au Mans à midi 20, pour inaugurer l'exposition de l'Ouest de la France. M. Caillaux est député de la Sarthe et président du conseil général ; aussi a-t-il été chaudement accueilli par une foule compacte, entre la gare et la Bourse de Commerce.
A une heure, un grand banquet organisé par la municipalité du Mans a été offert au président du Conseil. (...)
A trois heures, le cortège se reforme et le président du Conseil visite l'Exposition, puis l'hôpital.
Après une très courte réception au Foyer démocratique, le président du Conseil a quitté le Mans à quatre heures trente, rentrant à Paris.


Le Mans - Exposition 1911, Orchestre des Dames Napolitaines sur le Kiosque à musique — Promenade des Jacobins (cliché Le Diablinthe, Cparama)
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12 au 15 septembre 1912 — Concours départemental d'animaux reproducteurs sur le Quinconce
— Le concours départemental d'animaux reproducteurs des espèces chevaline, bovine, porcine, des animaux de basse-cour, de produits agricoles et horticoles, d'instruments d'intérieur et d'extérieur de ferme, aura lieu au Mans les jeudi 12, vendredi 13, samedi 14 et dimanche 15 septembre.
Ce concours sera installé dans le quinconce des Jacobins, au Mans. Les chevaux y seront exposés depuis le jeudi 12 et le vendredi 13 pour les autres animaux, à partir de midi.
Les prix sont importants : 11.500 francs sont affectés aux espèces bovine, porcine et aux animaux de basse-cour, 7.300 francs sont affectés à la race chevaline.


1er septembre 1912 — Concert de la Musique du 117e d'infanterie sur le Kiosque du Quinconce
— Voici les programmes des jeudi 29 août, de 20 à 21 heures, place de la République et dimanche 1er septembre, de 16 h. 30 à 17 h. 30, Quinconce des Jacobins.
1. Marche Dahoméenne, Skimans-André. — 2. Ouverture Symphonique, G. Décamp. — 3. Menuet de Salon. Massenet. — 4. Le roi s'amuse. Léo Delibes. a) Gaillarde ; b) Pavane ; c) Scène du bouquet ; d) Lesquercade ; e) Madrigal ; f) Passepied et final. — 5. Danse persane. Guiraud.


6 octobre 1912 — Concert de la Musique de l'Ecole d'Artillerie au Quinconce
— Programme du dimanche 6 octobre, de 18 heures à 17 heures, quinconce des Jacobins.
En avant, marche militaire. Mentzel. — La Gitana, valse tzigane. Buccalossi. — Intermezzo de Cavaleria Rusticana. Massenet. — Le Bon bourgeois, polka, Sellenick. — Les Bains de mer, course de bécanes, Missa. — Marche Lorraine, Ganne.


28 février 1913 — Lors de la foire aux bestiaux de la mi-carême, la place des Jacobins est envahie, débordant même sur le Quinconce
— La foire de la mi-carême. Le maire rappelle au public les dispositions de l'arrêté municipal du 13 mars 1901, ainsi conçu :
Article 1. Les emplacements ci-après désignés seront assignés sur la place des Jacobins, au marché aux bestiaux, le jour de la foire de la Mi-Carême, qui a lieu chaque année le quatrième vendredi avant Pâques :
1° Les bœufs, taureaux et vaches gras amenés par les marchands, seront placés sur la dite place en face les cafés des Promenades, de l'Alcazar et du Théâtre ;
2° Les bœufs, taureaux et vaches maigres, amenés par les cultivateurs, seront placés au fond du Quinconce.
Article 2. Le marché aux chevaux se tiendra dans son emplacement actuel, le long de la rue du Tunnel.
Toutefois les chevaux ne devront courir que dans l'allée de Tessé.


25 février 1913 — Pendant toute la saison, les concerts des musiques militaires alternent sur le Quinconce, le Jardin d'Horticulture et la place de la République. Hors saison, la musique continue les après-midi
— Service des musiques. En conformité des décisions de M. le général commandant le 4e corps d'armée, les concerts militaires seront repris dans les conditions suivantes :
Concerts publics. Du 3 mars au 4 mai, le jeudi, de 3 heures à 4 heures, place de la République, devant le cercle militaire.
Le dimanche, de 3 heures à 4 heures, Quinconce des Jacobins.
A partir du 5 mai le mardi, de 4 heures à 5 heures, au Jardin d'Horticulture le jeudi, de 8 heures à 9 heures, place de la République (de 8 heures à 8 h. 45, les jours de retraite aux flambeaux) ; le dimanche, de 4 h. à 5 h. aux Jacobins.
Retraites. A partir du jeudi 8 mars, il y aura chaque jeudi une retraite en musique et le 1er jeudi du mois, retraite aux flambeaux.
— 21 septembre 1913. Musiques militaires (Service d'hiver, à partir du 22 septembre 1913).
Mardi. jardin d'horticulture, de 3 à 4 heures. — Jeudi, place de la République, de 3 à 4 heures. — Dimanche, Quinconce des Jacobins, de 3 à 4 heures.


Quelques concerts sur le Kiosque à musique du Quinconce des Jacobins
2 août 1913 — Programme du dernier concert d'été donné par la Musique Municipale au kiosque des Jacobins, le samedi 2 août, de 9 à 10 heures du soir : 1. Les Cadets d'Autriche, Parés. — 2. Ouverture de Jean de Finlande, J.-N. Hummel. — 3. Violette de Bretagne, gavotte, Farigoul. — 4. Fantaisie sur Samson et Dalila, Saint-Saëns. — 5. Sur la Glace, valse, L. Perlat.
Au cours de la saison d'hiver, quatre concerts seront également donnés par la Musique Municipale.

12 octobre 1913 — Musique militaire. Voici le programme du concert de dimanche, de 16 à 18 heures, quinconce des Jacobins : 1. Algésiras, pas redoublé. Wettge. — 2. Ouverture de Maître Woltram. E. Reyer. — 3. a) Dimanche Breton, au cimetière. Guy Ropart. ; b) Danse Norvégienne (Guy). — 4. L'Arlésienne. a) intermezzo b) farandole (Bizet). — 5. La Volière, polka pour petite flûte (Douard).
29 mars 1914 — Programme du 2e concert de l'année 1914 donné par la musique municipale au kiosque des Jacobins, le dimanche 29 mars, de 14 heures et demie à 15 heures et demie de l'après-midi : 1. Les Cadets d'Autriche, Parès. — 2. Ouverture du Pré aux Clercs, Hérold. — 3. Marche de l'Emir, Luigini. — 4. Sélection sur les contes d'Hoffmann, Offenbach. — 5. Mazurka de Coppélia, L. Delibes.
14 juin 1914 — Musique de l'Ecole d'Artillerie. Programme du mardi 16 juin, de 16 h. 30 à 17 h. 30, Quinconce des Jacobins : 1. Allegro. — 2. Ouverture du Roi de Lahore, Massenet. — 3. Messidor, Bruneau. — 4. Rapsodie Norvégienne. Lalo. — 5. Polka, Ganne.
21 et 26 juillet 1914 — Musique du 117e régiment d'Infanterie. Voici le programme des mardi 21 juillet, de 16 à 17 heures, Jardin d'Horticulture, et dimanche 26, de 16 h. 30 à 17 h. 30, Quinconces des Jacobins.
1. Saragosse, pas redoublé, Perlat. — 2. Impressions d'Italie, Charpentier. a) Sérénade ; b) A la Fontaine ; c) A Mules ; d) Sur les Cimes. — 3. Le Carnaval Romain, ouverture. Berlioz. — 4. Erwinn, pour clarinette, Meister. Le chef de musique G. Decamp.


Le Mans - Le Kiosque à musique du Quinconce des Jacobins — Promenade des Jacobins, à gauche vue du Kiosque
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18 juin 1916 — Matches de football sur le quinconce des jacobins
— Dimanche, sur le Quinconce des Jacobins, par un temps magnifique et devant une très nombreuse assistance, s'est disputé le match revanche Franco-Belge entre l'équipe militaire belge du centre d'instruction d'Auvours et l'équipe de l'Union Sportive du Mans.
La première fois, les Belges avaient battu les Manceaux par 5 buts à 3.
L'U.S.M. a pris sa revanche en gagnant après une magnifique partie par 4 buts à 3.


14 juillet 1916 — Prise d'armes sur le Quinconce
— Vendredi, à 9 heures, une très importante prise d'armes a eu lieu, sur le Quinconce des Jacobins, en l'honneur de la Fête Nationale.
Les troupes présentes comprenaient un bataillon du 117e d'infanterie, de deux batteries des 31e et 44e d'artillerie avec les étendards, et de trois batteries du 104e d'artillerie lourde.
Elles étaient placées sous les ordres de M. le général Leturc.

Les Concours hippiques déplacent les foules sur le Quinconce
5 au 7 juillet 1912 — Le concours hippique du Mans aura lieu sur le Quinconce des Jacobins, les vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 juillet. Voici le programme :
Vendredi 5 juillet, à 2 heures du soir, commission d'admission.
Samedi 6 juillet : 8 heures du matin chevaux de classe (attelage). 9 heures ½ du matin, longchamps de voitures, 1ère catégorie (maîtres) ; 2e catégorie (guides).
17 juin 1921 — Le Concours hippique du Mans s'est ouvert hier après-midi, sur le Quinconce des Jacobins, transformé et rajeuni pourrait-on dire en raison des décorations splendides qu'il a reçues. Les tribunes élégantes forment un véritable parterre de plantes vertes et de fleurs ; les obstacles ont été particulièrement soignés ; les différents services sont remarquablement assurés, nul heurt, aucune hésitation dans les classements. Il y a lieu d'adresser sans réserve de très sincères félicitations au Comité de la Société hippique de la Sarthe.


Le Mans - Concours hippiques sur le Quinconce des Jacobins
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29 avril 1922 — Concert de la Musique municipale sur le Kiosque des Jacobins
— Voici le programme du concert qui sera donné par la Musique Municipale, au kiosque des Jacobins, ce soir samedi, de 21 à 22 heures : Le Redoutable. Allier. — Ouverture des Noces de Figaro. Mozart. — Marche de l'Emir. Luigini. — Sélection sur les contes d'Hoffmann. Offenbach. — L'Arabesque, valse pour petite flûte ; soliste : M. Mauclaire. Reynaut.
Le premier concert de la saison donné au kiosque des Jacobins, par la Musique municipale a été suivi samedi soir 29 avril, par une affluence d'auditeurs. Ce concert sous le feuillage naissant des allées bénéficia d'une soirée superbe. Notre excellente société donna en cette occasion une preuve nouvelle et brillante de sa vitalité et de son labeur persévérant, qui nous promettent d'agréables soirées musicales pour les beaux jours qui viennent.


Exposition internationale du Mans 1923 du dimanche 20 mai au 21 octobre
8 juillet 1922 — Installation et préparatifs de l'Exposition
— Le Conseil d'administration de l'Exposition internationale du Mans auquel MM. Guidetti frères, architectes, ont soumis leurs plans et devis, a décidé que le bâtiment principal sera édifié dans le quinconce des Jacobins, en bordure de l'allée dite des Veuves, à l'emplacement même où étaient récemment placées les tribunes du Concours hippique. Les bâtiments secondaires seront construits dans les allées. L'adjudication des travaux aura lieu dans le courant d'août. Les attractions seront placées dans le parc de l'ancien Evêché raccordées avec les Jacobins, par un escalier spécial et un passage traversant la rue Robert-Garnier. Si une entente avec la municipalité est possible, comme personne n'en doute, la vaste scène qui a servi la semaine dernière aux représentations des Erynnies de l'Arlésienne et de Coppélia, serait remontée en 1923 dans le Parc de l'ancien Evéché où, pendant la durée de l'Exposition, fonctionnera un théâtre de verdure.
Comme nous l'avons annoncé, les bureaux seront édifiés sur le trottoir des Jacobins, à l'angle de la grande allée. Aussitôt terminées les fêtes des 8 et 9 juillet 1922, le montage de ces bureaux commencera, c'est-à-dire lundi 10 juillet.


Construction des bâtiments de l'Exposition 1923. Appel à la concurrence
— L'ensemble des travaux comprend :
1° Bâtiments principaux à édifier dans le Quinconce : 2 bâtiments A et B de chacun 42 mètres de longueur et 10 mètres de largeur ; 2 bâtiments C et D avec retour d'équerre de chacun 61 m. 50 de longueur et 10 mètres de largeur ; 2 passages couverts P entre A et B de chacun 11 m. 90 de longueur et 10 mètres de largeur.
2° Bâtiments annexes dans les Allées : 2 bâtiments F et I de chacun 50 mètres de longueur et 10 mètres de largeur ; 2 bâtiments G et H de chacun 42 mètres de longueur et 10 mètres de largeur.
3° Portes d'entrée : une porte d'entrée monumentale sur la Place des Jacobins ; une porte d'entrée à l'extrémité du Quinconce conduisant au Palais et Parc de Tessé (Ancien Evêché).


Le Mans - Exposition 1923, vue générale prise de la porte d'entrée — Section du Bâtiment
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La mise en adjudication du Café Restaurant
— Le Café-Restaurant de l'Exposition Internationale du Mans 1923, sera édifié sur l'Esplanade des Jacobins, à proximité du kiosque à musique. Il constituera un édifice gracieux, confortable, en harmonie avec les bâtiments de l'Exposition.
L'adjudication de ce Café-Restaurant aura lieu le mardi 13 mars, à 14 heures, aux bureaux de l'Exposition, place des Jacobins, au Mans.


10 mai 1923 — Programme de l'Exposition du 20 mai au 21 octobre
— L'ouverture officielle aura lieu le dimanche 20 mai.
Avec les fêtes de la Pentecôte coïncide l'ouverture officielle de l'Exposition Internationale de l'Ouest de la France, installée dans le Quinconce et l'Esplanade des Jacobins et dans le Palais et le Parc de Tessé, au Mans.
Les portes de l'Exposition ouvriront le dimanche 20 mai à 10 heures du matin.
A 14 heures et demie. M. d'Aubigny, sous-secrétaire d'Etat aux Finances, visitera officiellement l'Exposition.
Tous les pavillons, tous les stands, où sont exposés les produits de l'Industrie, du Commerce, de l'Agriculture, des Sciences, des Arts, des Sports, de l'Enseignement et de l'Economie sociale recevront la visite du Ministre, entouré des membres du Comité d'honneur et de personnalités de la région de l'Ouest.
Des concerts de jour et du soir ainsi que des fêtes de nuit seront donnés à l'Exposition du Mans les dimanche 20 et lundi 21 mai.
Un orchestre de Dames a été envoyé spécialement pour toute la durée de cette grande manifestation économique.
La Fée Electricité a produit des merveilles. Des milliers et des milliers de lampes électriques mettront en valeur et en relief l'architecture heureuse des pavillons de l'Exposition du Mans.
Lundi 21, le premier feu d'artifice de Ruggieri sera tiré.


Le Mans - Exposition 1923, porte principale — Le Restaurant et Pavillon D
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10 juin 1923 — Festival permanent de musique au Kiosque à musique à l'Exposition internationale du Mans
— Voici le programme du concert qui sera donné dans l'après-midi d'aujourd'hui au kiosque des Jacobins par la société musicale de Loué, directeur M. Ménard : 1. Salut à Jacques Cœur, pas redoublé, Jules Granger. — 2. Ouverture de l'opéra Titus, Mozart. — Reproches d'amour, valse, Farigoul. — 4. Féerie-ballet, fantaisie, Alyre de Lahaye. — 5. Carnaval parisien, polka-marche, Francis Popy.
La musique municipale de Saint-Jean de la Motte donnera également un concert au kiosque de l'exposition avec le programme suivant : 1. Lille-Arras, marche par S. Andrieu. — 2. Reine Wilhelmine, mazurka, par L. Belleville. — 3. Les Roches de la Meuse, fantaisie par Delchoralerie. — 4. Viva Espana, marche espagnole, par G. Allier.


15 juillet 1923 — L'Harmonie libre de Laigné-en-Bélin et la Société musicale de Montmirail au Kiosque des Jacobins
— Exposition internationale du Mans. Concerts sur le Kiosque des Jacobins. Voici le programme des auditions du 15 juillet :
Harmonie libre de Laigné-en-Bélin (directeur M. Gourdin, 42 exécutants)
1. Le Vertusien, pas redoublé. V. Thomas. — 2. Smarteuse, polka. Francis Popy. — 3. La Roche du midi, ouverture. A. Planel. — 4. Cosmopolite, mazurka. L. Christal.
Société musicale de Montmirail (directeur M. Roulleau, 25 exécutants)
1. Marche Picarde. Bajus. — La Poule aux oeufs d'or, ouverture, Bléger. — 3. Valse entraînante. A. Planel. — 4. Les Noces de Figaro, fantaisie, arrangée par P. Colmier. — 5. Porthas, pas redoublé. J. Leboeuf.


17 juillet 1923 — Les Chœurs Ukrainiens au Kiosque des Jacobins
— Les Fêtes de l'Exposition. Dimanche après-midi, au kiosque des Jacobins, et le soir, au Théâtre municipal, la pluie ayant empêché l'audition au théâtre de verdure, les fameux chœurs Ukrainiens se sont fait entendre devant un public extrêmement nombreux.
Les épithètes les plus laudatives ont été décernées à cette merveilleuse phalange de chanteurs, que dirige avec une si étonnante maîtrise. M. Kritchenko.
Il est difficile de rencontrer un pareil ensemble de voix, une telle homogénéité, une si rare souplesse, et l'harmonie entre les voix de sopranos et les voix de basses est tout admirable.


Le Mans - Exposition 1923, vue de l'Esplanade — Théâtre de verdure
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22 juillet 1923 — Concerts de la Garde républicaine au Kiosque du Quinconce des Jacobins
— Voici les programmes des deux concerts qui seront donnés demain 22 juillet, par la musique de la Garde Républicaine.
1er concert à 16 heures : 1. Le Roi de Lahore, ouverture. Massenet. — 2. Armorique, rapsodie bretonne, G. Balay. a) sur le Ménez-Hom ; b) Chanson de Cornouailles ; c) Le Petit Cimetière ; d) Le bourg en fête. — 3. Menuet de la suite en ré majeur. Mozart. — 4. Manon, sélection. Massenet (clarinette, M. Verney ; bugle, M. Foveau ; trombone, M. Lacroix ; cornet, M. Béghin). — 5. Gran Iota de la Dolorès. Breton (cornet, M. Béghin ; bugle, M. Foveau).
2e concert à 21 heures : 1. Déjanire, marche et cortège. Saint-Saëns. — 2. Symphonie inachevée. Schubert. a) Allegro moderato ; b) Andante con moto (clarinette, M. Verney ; hautbois, M. Morel). — 3. L'Apprenti sorcier, scherzo, P. Dukas. — 4. La Procession nocturne, H. Rabaud (poème symphonique). — 5. Le Roi d'Ys, ouverture, Lalo (clarinette, M. Verney ; cor anglais, M. Montenat)

5 août 1923 — Matches de boxe sur le Kiosque à musique des Jacobins transformé en ring, lors de l'Exposition
— Marcel Nilles au ring de l'Exposition internationale. C'est aujourd'hui dimanche que le grand champion poids lourd Marcel Nilles paraîtra au Ring de l'Exposition pour remplir son engagement avec le Suisse Crausaz.
Désireux d'effacer la mauvaise impression que sa défection involontaire du dimanche dernier aurait pu laisser dans l'esprit des Manceaux, Marcel Nilles a eu un geste qu'il convient de rendre public et qui prouve la sportivité du grand champion : il a pris à sa charge tous les frais de la séance pugilistique d'aujourd'hui et c'est sur le montant de sa bourse que seront prélevées les sommes nécessaires au déplacement des jeunes boxeurs d'Angers et celles devant servir à l'achat des objets d'art qui recompenseront les combattants amateurs Angevins et Manceaux. En outre Nilles a tenu que le Jeune Meslot, qui le remplaça dimanche en exhibition avec Crausaz, reçoive également une somme prise sur la bourse qui lui est destinée et il a demandé que la séance à laquelle il se produira demain ne donne lieu, pour le public, a aucun frais supplémentaire que celui de l'entrée à l'Exposition.
Voilà comment les Manceaux pourront applaudir demain ie plus populaire de nos champions, en même temps qu'ils lui devront l'attrait d'un agréable tournoi de boxe entre les Angevins et les Manceaux.
La réunion sera donnée, non au Théâtre de verdure, mais au Quinconce des Jacobins, le ring étant installé dans le kiosque sis au Centre de l'Esplanade ; moyennant une faible rétribution, des chaises seront à la disposition des personnes désirant s'asseoir et il faudra être là de bonne heure pour occuper les meilleures places.
La réunion débutera à 11 h. 30 par la rencontre Angers-Le Mans (4 combats) et sera suivie d'une exhibition entre les deux excellents boxeurs Gueneau et Migaud. Nilles ensuite rencontrera Crausaz, et le ring disparaîtra pour laisser la place aux attractions de Music-Hall avec le chanteur Watson, le clown Babylas, sans préjudice du festival permanent de musique qui se déroulera durant toute la séance.


Concerts du dimanche 12 août 1923
Fanfare de Chenu (Directeur M. Bourgoin. 32 Exécutants) : 1. Arlequin (Pas redoublé). Morand. — 2. Avril en fleurs (Fantaisie). Egal. — 3. Un Rêve (Mélodie). Maillochaud. — 4. La Valse des Pâquerettes, Morand. — 5. Le Chant des Amis. Egal.
Fanfare Malicornaise (Directeur M. Royer. 35 Exécutants) : 1. Fraternité (Pas redoublé) Beaudet. — 2. Huberte (Gavotte). F. Andrieu. — 3. Le Secret de la Bohémienne (Ouverture). Massard. — 4. Smarteuse (Polka). Francis Popy. — 5. Défilé de l'Harmonie Pathé (Pas redoublé). Bellanger.
Lyre Maritime de Fécamp (Directeur M. Faucon. 90 Exécutants)
Programme de l'après-midi : 1. En avant (pas redonblé avec tambours et clairons). Rocques. — 2. Ouverture d'Egmont. Beethoven. — 3. Danses Hongroises n° 5 et 6. Brahms. — 4. Cavaleria Rusticana, Mascagni. — 5. Souvenirs de Madrid (Valse Espagnole). Leroux.
Programme du soir : 1. Les Grenadiers du Caucase (Pas redoublé avec tambours et clairons). Meister. — 2. Scènes du Couronnement de la Muse du Peuple. Charpentier. — 3. La Féria (Suite d'orchestre en 3 parties). Lacome. a) Lostoros. b) La Réja. c) La Zarzuéla. — 4. Werther Sélection. Massenet. — 5. Grande fantaisie (Polka pour 8 clarinettes). Marshal.

La danseuse lumineuse Mitidja
Mitidja, la danseuse aux rayons ultraviolets ! Voilà encore un spectacle d'art pur, entièrement nouveau, qui sera offert gratuitement aux visiteurs de l'Exposition du Mans ce soir samedi et dimanche soir, à l'estrade de l'Esplanade.
Pour que tous les visiteurs puissent assister à cette sensationnelle expérience, Mitidja ne dansera dimanche soir qu'après la représentation du Roi Bobard, vers 23 heures. Mitidja apparaîtra ainsi lumineuse dans la nuit, devant des milliers de spectateurs.


Le Mans - Exposition 1923, à gauche Kiosque à musique — La musique au Kiosque
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2 septembre 1923 — Programme des attractions de l'Exposition du 2 septembre
— Voici les horaires des attractions diverses qui seront offertes gratuitement an public, dimanche 2 septembre, à l'Exposition du Mans
A 15 heures, ring de l'esplanade, tournoi de boxe du Boxing-Club Choletais contre l'Union des Jeunesse Laïque et Républicaine Sarthoises.
A 16 heures, au kiosque, concert de l'excellente musique du 101e régiment d'infanterie de Versailles, dirigé par M. Corroyez.
Aussitôt après le concert militaire, deuxième concert par l'orchestre de dames de l'Exposition avec audition de Mme Musadora Clerfeuille, professeur de chant, et attractions Miss Ravizza sur son fil de fer aérien, et Anna Rawizzoski, la petite danseuse miniature.
En soirée, à 21 heures, au Kiosque, concert par la musique du 101e d'infanterie.
Aussitôt après le concert militaire, concert par l'orchestre de dames, audition de Mme Musadora Clerfeuille et attractions Miss Ravizza et Anna Rawizzoski.
Cinématographe gratuit aussitôt après les attractions jusqu'à 23 h. 30


14 octobre 1923 — Concerts sur le Kiosque des Jacobins à l'Exposition
— Voici le programme des concerts que donnera aujourd'hui au kiosque de l'Exposition, la Musique municipale d'Alençon, dirigée par M. Alexis Diverd.
Premier concert de 4 h. 30 à 5 h. 30 de l'après-midi : 1. Joyeux (pas redoublé avec tambours et clairons). Allier. — 2. Ouverture de Phèdre. Massenet. — 3. Andante et Polonaise (soliste : M. Français). Watelle. — 4. Lakmé, (fantaisie), Delibes. — 5. La Houzarde, valse, Ganne.
Deuxième concert, de 9 à 10 heures du soir : 1. Marche des Sultanes, Allier. — 2. La Vivandière, fantaisie, B. Godard. — 3. Sérénade (solistes : Olivier et Guilmin) Schubert. — 4. Ballet Egyptien, Luigini. — 5. Marche héroïque. Saint-Saëns.
Les horaires d'aujourd'hui
Voici les horaires des attractions d'aujourd'hui dimanche, à l'Exposition :
A 14 h. 45, festival de gymnastique et sports gais, par les Sociétés du Mans affiliées à l'Association Sportive des Patronages de la Sarlhe ;
Concert de l'orchestre de dames. A 16 h. 30, concert au kiosque par la Musique municipale d'Alençon. Feu d'artifice pour enfants. A 17 h. 30, concert par l'orchestre de dames. A 21 heures, concert au kiosque par la Musique municipal d'Alençon.
Comme on le sait, l'Exposition fermera ses portes le 21 octobre.


5 juillet 1924 — Concert de la Musique municipale sur le Kiosque
— Voici le programme du 8e concert de la saison qui sera donné par la Musique Municipale le samedi 5 juillet, de 21 à 22 heures, au kiosque des Jacobins : 1. Allégresse, Schepper. — 2. Ouverture des Noces de Figaro, Mozart. — 3. Le Désert, ode symphonique. F. David. — 4. Cortège de Bacchus, L. Delibes. — 5 Sous la Charmille, L. Perlat, pastorale pour flûte et hautbois, soliste MM. Mauclair et Desnos Maurice, professeurs à l'Ecole Nationale de Musique.

Le Mans - Un jour de musique aux Jacobins — Kiosque du Quinconce
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19 juin 1926 — Fête aérostatique sur le Quinconce suivi d'un concert sur le Kiosque
— La fête de l'Union des quartiers Saint-Vincent, Croix de Pierre et Maillets, Route de Bonnétable, Prémartine. Programme :
Samedi 19 juin : retraite avec le concours de la musique des Anciens Combattants et de la Fanfare Sarthoise.
Dimanche 20 juin. Des 8 heures du matin, préparatifs de gonflement du ballon dans le Quinconce des Jacobins.
A 2 heures, place des Jacobins : départ du cortège de Flore, comportant 25 chars, groupes et musiques.
A 3 heures 30, dans le quinconce : départ du ballon et rallye ballon par la Société des Anciens de l'Aéronautique.
De 4 à 5 heures, au kiosque, concert par la musique des Anciens Combattants.
A 5 heures, passage du cortège de Flore aux Jacobins.
A 6 heures Dislocation du cortège à la Croix de Pierre. Fête dans chaque quartier jusqu'à minuit.


3 juin 1928 — Installation de l'Exposition internationale d'horticulture du Mans du 8 au 17 juin sur le Quinconce des Jacobins
— La porte monumentale est en achèvement comme aussi les rampes d'accès qui lui font suite immédiatement de chaque côté de l'allée déclive qui aboutit à l'esplanade. Elles semblent provenir directement des bois et l'on croit reconnaître, dans cet assemblage de grosses branches, l'ormeau à la rude écorce et le bouleau à la blancheur argentée. L'illusion est si parfaite dans chaque détail de cette imitation en ciment qu'on y observe jusqu'à des vermoulures et des éclatements d'écorce.
Ces rampes, qui s'harmonisent si bien au cadre sylvestre des Jacobins, demeureront sans doute la propriété de la ville, avec les massifs d'arbustes qui vont les compléter. Souhaitons qu'il en soit ainsi pour l'embellissement des promenades.
Dans l'immense enceinte de l'exposition c'est, pendant cette dernière semaine, l'incessant mouvement de camions qui transportent produits et matériaux, et l'activité diligente d'une nombreuse main-d'œuvre composée surtout de charpentiers, de jardiniers et d'électriciens.
Au milieu de l'esplanade s'élèveront d'un bassin artificiel en rocaille, enchâssé dans le tapis vert de jardins modernes et plantés de fleurs rares, des fontaine lumineuses. Et cette symphonie de couleurs, dans un ingénieux contraste, éclatera sur le fond sombre d'une incomparable collection de conifères, thuyas, épicéas, fusains, lauriers nobles, magnolias, etc., qu'on aura groupés en avant du hall principal d'exposition couvrant, avec ses deux ailes, une surface de 4.000 mètres carrés.
Adossée à cette magnifique construction toute en bois de charpente, à la fois légère et robuste, la salle des Beaux-Arts rassemblera, sous des diffuseurs de lumière qui permettront de mieux en goûter la vision, les oeuvres de peintres qui ont célébré de leur palette la beauté des fleurs.
Ajoutons à tout cet agencement méticuleusement étudié et réalisé, un pavillon métallique qui abritera les appareils et les machines employés dans l'industrie horticole ; et une petite maison accompagnée d'un jardin ouvrier modèle, où nombre de visiteurs trouveront un excellent enseignement. C'est un des établissements d'horticulture les plus renommés de notre pays qui en termine les plantations ; et plus d'une famille modeste, rêvant du petit coin de terre qui est la parure du logis, enviera celui-là qui éveillera dans plus d'un cœur le goût reposant du jardinage domestique.
Et l'éclairage ?
Les électriciens sont à l'oeuvre pour entourer l'esplanade d'une éblouissainte ceinture de lumière formée de 80.000 bougies qui absorberont 800 ampères-heure.
C'est une installation considérable, nous dit M. Leloup-Grimoux, commissaire général de l'exposition, et je n'avance rien en promettant aux visiteurs un véritable enchantement des yeux, une vision magique. Nos électriciens font de véritables merveilles.
Ainsi les travaux de l'exposition se poursuivent sur un rythme accéléré.

14 juin 1928 — Concert sur le Kiosque à l'occasion de l'Exposition internationale d'horticulture
— Concert du 17 Juin de 21 heures à 23 heures, kiosque des Jacobins, de la Musique des Anciens combattants, avec le concours de Mme Couderc, soprano ; Mlle Marin, pianiste ; MM. Guillouais, basse, Hamon, baryton, Couilleaux, ténor. Programme :
Salut amical, pas redoublé par la Musique des A.C. — France, chœur à 4 voix de A. Thomas, par la Société Chorale. — Aubade du Roi d'Ys, M. Couilleaux, ténor. — Chant du travail, de La Tombelle, Musique des A.C. et Chorale. — Hérodiade (Vision fugitive) de Massenet, M. Hamon, baryton. — Fabliau des deux nuits de Boëldieu, Quatuor. — Promenade du paysan de Dupont, M. Guillouais, basse. — Flanre, en avant, de Laurent de Rillé, par la Société Chorale Carmen (air de Micaëla) de Bizet, Mme Courderc, soprano. — L'Angelus de la mer. par la Société Chorale. — Hymne à l'art de Wagner, par la Musique des A.C. et la Société Chorale.


Le Mans - Allée centrale des Jacobins un jour de musique — Jour de musique aux Jacobins
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Quelques concerts sur le Kiosque à musique du Quinconce
23 septembre 1928 — La musique du 117e R.I., dirigée par M. Gayet, donnera ce soir à 20 h.30, au kiosque des Jacobins, un concert dont voici le programme : 1. Viva el Torero (marche espagnole). Popy. — 2. Rosamunde (ouverture). Schubert. — 3. a) Peer Gynt (La mort d'Ase). Grieg. b) La Colombe (entr'acte). Gounod. — 4. Bonjour Suzon (gavotte), Mayeur. — 5. Airs de ballet : a) Passe-pied ; b) Intermezzo ; c) Minuetto. Moszkowski. — 6. Le Fantasque, Wattelle.
31 juillet 1932 — Voici le programme du concert qui sera donné aujourd'hui quinconce des Jacobins, de 16 h. à 17 h. : 1. Les Jeux Olyrnpiques, marche (Popy). — 2. Le Révérend, ouverture (Taudou). — 3. Rosamunde, introduction et andante (Schubert). — 4. Pastorale (Parès). — 5. Saltarelle, pour hautbois solo (Bourdeau), soliste, sergent Le Béguec. — 6. Cortège exotique (Popy).
9 juin 1937 — Reprenant ses concerts d'été au kiosque des Jacobins, la Musique municipale donnera une audition mercredi prochain 9 juin, 21 heures, sous la direction de son distingué chef, M. Decamp.
Au programme : Sous-bois, allegro de concert (Balay). — Ramuntcho, ouverture (Gabriel Pierné) transcription de Edouard Michel. — Très jolie, suite de valses (Waldteufel), transcription de Coquelet. — Sigurd Jorsalfar (Grieg) a) prélude ; b) le rêve de Borghild ; c) marche solennelle, transcription de Dupont. — 3e Marche aux flambeaux (Meyerber), transcription de Perlat.

22 juillet 1937 — Programme du jeudi 22 juillet par la musique des Anciens Combattants, au kiosque des Jacobins, à 21 heures : 1. Au Concours, (Laisney). — 2. Le roi s'amuse (L. Delibes). — 3. Scènes bohémiennes (Bizet). — 4. La vallée d'Osseau (Benoist). — 5. La Vivandière (B. Godart). — 6. Kelermann, P. R. (Logeart).

Le Mans - La musique sur la Promenade des Jacobins — Allée des Jacobins et Kiosque à musique
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Formations musicales actives au Mans en 1909 :
Société chorale du Mans, fondée en 1857, président Naudin, direction Notté, 100 exécutants ;
Musique municipale des Sapeurs-pompiers (harmonie), fondée en 1799, direction Perlat, président le Maire de la Ville, 80 exécutants ;
Harmonie de l'école Dulac, direction Rochulé ;
Harmonie des anciens élèves de l'école de St-Pavin, président Marcel Pissot, 70 exécutants ;
La Lyre commerciale, fondée en 1903, président Toublanc, direction Blin, 50 exécutants ;
Harmonie de l'Institution St-Louis, direction Legeay, 35 exécutants ;
Harmonie de Ste-Cécile, direction Anne, 70 exécutants ;
Fanfare sarthoise (trompes de chasse symphoniques), président H. David, direction A. Pichon, 18 exécutants.


En 1909, la musique du 4e régiment d'artillerie au Mans est dirigée par Cahuc, celle du 117e d'Infanterie du Mans, par son chef M. Decamp.

(1) La ville du Mans, en fait, ne déboursera jamais un liard sur l'achat des biens nationaux qui lui ont été dévolus le 1er octobre 1791. Le paiement de 83.739 francs 72, que la commune devait payer pour les Enclos des Jacobins, des Cordeliers et des Minimes, ayant été reporté en raison de la loi qui permettait de reporter ces acquisitions, ce n'est que le 25 mars 1809 que l'administration des domaines en demande la réalisation. Mais les Manceaux vont faire valoir qu'à l'issue des événements de 1793, la remise en état de la ville aura coûté 173.043 francs, et c'est à juste titre que, en dépit des réclamations de l'Etat et après une longue procédure, il est admis, le 18 juin 1817, de procéder à la compensation de ces créances.
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JeanMarc
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LE MANS - Le Jardin des Plantes
(SARTHE)
La très distinguée Société d'Agriculture Sciences et Arts du Mans, autorisée par l'arrêté royal du 24 février 1761, finit par se spécialiser essentiellement, à partir de 1826, dans le développement de l'agriculture, organisant comices et concours, et publiant régulièrement les résultats des recherches en ce domaine.
En 1849, plusieurs membres de cette société sont chargés de réaliser des essais aux fins d'apprécier la valeur du sel marin en tant qu'amendement pour les cultures. Un de ceux-ci, Edouard Guéranguer (1801-1895), qui deviendra président de ladite société en 1855, nous rapporte le résultat de ses expériences :

1ere Expérience. Le 3 mars 1849, sur la terre de Champ-Garreau, commune de Sainte-Croix, j'ai marqué avec des piquets 2 ares de terrain dans un champ ensemencé en froment d'hiver ; sur la moitié de cet espace, j'ai semé 4 kilos de sel commun.
2e, 3e et 4e Expériences. Dans la même localité, sel avec du trèfle, sur une planche d'asperges et sur une planche de pois ronds.
9e, 10e et 11e Expériences. Le 8 mai même année, sur la terre de
Champ-Garreau, j'ai semé 1 kilo de sel sur 25 centiares pris dans une planche plantée d'oignons de semis ; 1 kilo de sel sur 25 centiares d'une autre planche plantée en oignons dits de Niort ; 2 kilos de sel sur 50 centiares de terrain ensemencé en pommes de terre.
En conclusion de ces expériences suivies avec soin, Guéranguer constate, dans son rapport du 26 février 1850, que la végétation ne présente aucun avantage appréciable à l'œil...
A la suite de ce rapport, plusieurs membres de la Société d'Agriculture décident de créer une
Société d'Horticulture, afin de poursuivre ces expériences sur un terrain à proximité de la ville. M. Gaude (1783-1863), neveu de Masséna, directeur des contributions indirectes en retraite, est nommé le premier président de cette société en 1851.
La même année, la Société d'agriculture épaulée par le Conseil général de la Sarthe et par la municipalité organise une Exposition d'Horticulture sous la Halle aux toiles du Mans ouverte gratuitement au public le dimanche 31 août 1851 et les 1er et 2 septembre, depuis midi jusqu'à 7 heures du soir. La toute nouvelle société d'Horticulture subventionne cette exposition à hauteur de 150 francs.

A partir de 1852, le Conseil général de la Sarthe, sollicité chaque année, verse une subvention annuelle de 600 francs à la Société d'Horticulture, afin de poursuivre ses expériences, mais également pour encourager la production des légumes et primeurs, et favoriser l'introduction et l'acclimatation des plantes exotiques.
M. Hardouin succède, pour un an, en 1854-1855, à M. Gaude en tant que président de la Société d'Horticulture, laquelle prend son véritable essor avec Paul Surmont (1815-1892), juge au tribunal, maire du Mans de 1849 à 1854, qui va diriger ladite société de juin 1855 à 1883.
Avec l'aide des membres sociétaires (Bonneserre, Foulard, Gomber, Jules Le Bêle — docteur en médecine, chirurgien en chef de l'Hospice —, Saint-Martin — avocat —, Simier, Gustave Vallée, etc...), Paul Surmont acquiert en 1855, un terrain de 116 ares situé sur le lieu-dit le Petit-Cinault, le long de la rue Prémartine, en limite de la commune du Mans et de Sainte-Croix (quartier rattaché au Mans en 1855), précisément près du Champ-Garreau où se tenaient les expériences de Guéranguer en 1849. Aussitôt, il y fait installer et planter un jardin d'essai pour la taille des arbres fruitiers, un cours d'arboriculture y étant dispensé.
Dès 1861, les guides manceaux font l'éloge de ce parc qui est accessible au public en payant 50 centimes pour l'entrée.

Plans successifs du Jardin d'Horticulture du Mans
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En 1864, la Société d'Horticulture fait l'acquisition d'un grand terrain jouxtant le parc initial, situé sur le bordage de Cinault (dépendant auparavant de la commune de Sainte-Croix), moyennant 60.000 francs. La subvention annuelle que le conseil général accorde à la société passe à 1.200 francs, l'Etat donnant à son tour 300 francs par an en sus.
En 1867, Adolphe Alphand (1817-1891), concepteur du parc des Buttes-Chaumont, mais également de tant d'autres squares et bois parisiens dont les parcs Montsouris et Monceau, est chargé par la Société de dresser des plans pour aménager l'ensemble du domaine horticole. De 1867 à 1870, un jardin français et un jardin à l'anglaise sont dessinés et complantés, comptant environ 3.000 sujets, tant fruitiers que paysagers ; un lac avec une île et un pont sont créés.

Plan du Jardin d'Horticulture du Mans en 1885
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Le Mans - Entrée du Jardin des Plantes, guérite du caissier — Vue du Jardin des Plantes avec statue d'Hippomène et la maison du gardien sur le Jardin français (cliché Tex, Cparama)
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En 1883, succédant à Paul Surmont, le lieutenant-colonel du génie en retraite Adrien Follie (1825-1906) devient président de la Société d'horticulture, à la tête de laquelle il restera jusqu'en 1906. Méthodique et consciencieux, Follie publie chaque année scrupuleusement les événements essentiels du Jardin des Plantes, et va imprimer à celui-ci, un développement considérable.

En 1884, la Société compte plus de 450 Sociétaires, près de 150 Dames patronnesses et une cinquantaine d'horticulteurs qui, tous, versent, chaque année, une obole permettant d'entretenir le parc et de l'améliorer. Ajouté à cette cotisation (5.085 francs en 1884), la Commune fournit annuellement 3.000 francs, le Conseil général 1.200 francs et l'Etat 300 francs. Les recettes des entrées payantes et de la location de chaises permettent d'engranger 1.119 francs. Face à ces rentrées, les dépenses de personnel jardinier, d'entretien et de travaux sur le parc sont difficilement couvertes...
A partir de 1886-1887, des oiseaux (cygnes, canards variés, cigognes) et petits mammifères (agoutis, chèvres du Sénégal, moutons d'Ouessant, cerfs axis) vont être introduits au parc. En outre une grande serre est bâtie.
La subvention du conseil municipal est désormais fixée à 10.000 francs en 1889, alors que les recettes provenant des donateurs s'élèvent à 7.735 francs (148 Dames patronnesses, 675 sociétaires et 49 horticulteurs).
Seule ombre au tableau : en 1890, la faillite de la banque Talvande fait perdre à la Société d'Horticulture une somme de 4.563 frs 49, la mettant dans l'embarras pendant quelques temps.
Afin de pallier à cette gêne passagère on organise des expositions payantes, le bassin est transformé en patinoire en hiver (1.502 francs de bénéfice net pour la seule année 1891), on vend des plantes et des animaux provenant de la ménagerie...

Le Mans - Patinage sur le lac du Jardin des plantes — Un coin du Jardin des plantes, la ménagerie
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A partir de 1885, le colonel Follie ayant quelques accointances avec le Général commandant le 4e Corps, prend des accords avec celui-ci, afin que du mois de mai au mois d'octobre, tous les mardis, la Musique du 117e régiment d'infanterie ou celle du Régiment d'artillerie vienne donner un concert aux promeneurs du Jardin d'Horticulture. Devant le succès de cette initiative, Adrien Follie fait édifier, en 1891, un Kiosque à musique le long de la Terrasse du jardin français : de forme décagonale, celui-ci est constitué de colonnes et d'une balustrade en bois ; seule la toiture est en zinc. Le plafond du kiosque sera achevé et peint en 1892.
Et chaque année, jusqu'en 1914, le Général du 4e Corps renouvellera cette autorisation sans discontinuer, attirant les mélomanes au jardin des plantes. Les concerts programmés par les musiques sont systématiquement joués à l'identique tout d'abord sur le Kiosque du Jardin, puis sur le Kiosque du Quinconce des Jacobins, et enfin sur la place de la République du Mans, préfigurant le « replay » avant l'heure.
La Musique municipale emboîte le pas des musiques militaires et donne ses représentations dans le Jardin des Plantes, préférant la touche intimiste de celui-ci au bain de foule du Quinconce des Jacobins.

Le Mans - Kiosque à musique du Jardin français — Statue des Trois Grâces devant le lac du Jardin des plantes
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En dehors de sa vaste tâche destinée à fleurir et arborer en permanence le parc, le Jardin d'Horticulture est chargé de fournir des plants provenant de ses serres à tous les squares de la ville : ainsi, en 1892, Ragot, chef jardinier, ses quatre jardiniers et ses neuf apprentis fournissent 12.072 plantes, la plupart en pots, pour garnir les parcs et jardins manceaux.
En 1893, d'autres animaux sont introduits dans le Jardin : un sanglier, des chèvres angora, des cerf daims, des paons, des lapins russes et argentés, des tortues, des foulgues et des cobayes...
La subvention communale est dorénavant fixée à 13.000 francs à partir de 1893, les 3.000 francs complémentaires servant à payer sur plusieurs années de nouvelles constructions (un bâtiment déjà édifié le long du jardin français abrite en permanence un gardien), notamment, un abri pour le potager, un hangar pour l'approvisionnement et une baraque pour abriter les patineurs et leurs familles. Ces travaux sont conduits par l'architecte voyer de la ville, Joseph Pierre-Adolphe Morancé (1843-1912).

Le colonel Follie, qui cherche par tous moyens à embellir « son » Jardin en faisant appel à tous donateurs bienvenus, finit par obtenir une première oeuvre d'art en 1897 : M. Armand Chappée (1835-1922), fondeur-constructeur au Mans, offre au parc, un vase en fonte de 1 mètre 40 de hauteur, lequel est immédiatement placé en exergue dans le jardin français.

Le Mans - Vase en fonte d'Armand Chappée, statues d'Hippomène, de Diane chasseresse et d'Atalante — Jardin français, vase Chappée et maison du gardien
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En l'absence de mécènes, et à défaut d'obtenir des statues originales, le Jardin d'Horticulture devra se contenter de reproductions d'oeuvres célèbres qui seront disséminées tout au long des jardin français et anglais :
— Les Trois Grâces en 1911, copie en fonte d'après Germain Pilon
(voir ici)
— Diane chasseresse en 1898 ;
— Hippomène
(voir ici) et Atalante (voir ici), copies en fonte respectivement d'après Guillaume Coustou et Pierre Lepautre ;
— La dame du lac
(voir ici)
— Femme assise en amazone sur un âne dit « En excursion », copie en fonte d'après Victor Léopold Bruyneel (voir ici)
— Nymphe la Source, copie en fonte d'après Henri Chapu (voir ici)

Le Mans - Quelques statues du Jardin d'Horticulture : Hippomène — Femme assise en amazone sur un âne dit « En excursion » — Atalante
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Sur proposition du conseil municipal, l'entrée du Jardin des Plantes étant devenue gratuite tous les mardis à partir de 1899, il s'ensuit une fuite des sociétaires : sur les 765 que comptait la Société et qui réglaient une cotisation annuelle de 10 francs, 41 prennent le large. Ce jour d'entrée libre, coïncide, volontairement, au jour où les musiques militaires donnent leurs concerts sur le Kiosque à musique.

Au décès du Colonel Follie en 1906, la présidence de la Société d'Horticulture est confiée à l'architecte voyer retraité Joseph Morancé, puis en 1913 à Ambroise Gentil. Ceux-ci continuent l'oeuvre du colonel. Petite nouveauté à partir de ces années : des concours de pêche sont organisés sur le lac. Des nandous et kangourous viennent maintenant peupler le parc.

En dépit du conflit de 1914-1918, les subventions sont maintenues pour assurer l'entretien du Jardin des Plantes. Les sociétaires restent également fidèles à leur jardin puisque leurs cotisations s'élèvent encore à plus de six mille francs l'année (6.870 francs en 1914 ; 6.370 francs en 1916).
De son côté, l'activité du Kiosque à musique n'est pas en berne, à contre courant de la plupart des places : la Musique municipale y multiplie les concerts de bienfaisance au profit des œuvres de guerre.
Pendant cette période, les musiques des 117e régiment d'infanterie et d'artillerie sont soit au casse pipe, soit en cantonnement au Camp d'Auvours près du Mans. De nombreux soldats belges et britanniques sont également en garnison dans ce camp ; à plusieurs reprises, en 1916 et 1917, l'Harmonie belge se déplace au Mans pour donner des concerts sur le Kiosque du Jardin des Plantes.

A l'issue du conflit, les concerts vont s'estomper dans le jardin des Plantes et même disparaître, au point qu'en 1925, le Kiosque à musique est carrément supprimé.
En 1944, la municipalité finit par accorder la gratuité totale à l'entrée du Jardin.
Et en 2004, la municipalité ayant quelques remords et n'ayant plus aucun kiosque dans la ville depuis la sauvage suppression de celui du Quinconce en 1971, décide de faire construire un nouveau Kiosque à musique dans le jardin, dans le plus pur style classique : forme octogonale, colonnes de fonte, garde-corps en acier, toiture en zinc. Sa réalisation a été confiée à la Fonderie Vincent de Brignais.
Kiosque supprimé, puis remplacé.

voir ici, Jardin des Plantes du Mans et nouveau Kiosque, aujourd'hui. (1/5) (2/5) (3/5) (4/5) (5/5)
Concert de la Musique municipale sur le nouveau Kiosque à musique du Jardin des Plantes du Mans (1/3) (2/3) (3/3)

Le Mans - Le Jardin des Plantes (1916).jpg
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publié par Jean-Marc

Une des rares expositions d'horticulture ayant eu lieu au sein du Jardin des Plantes ; la plupart des nombreuses expositions d'arboriculture et d'horticulture mancelles se déroulent sur le Quinconce des Jacobins, permettant d'offrir un vaste emplacement, idéal pour les exposants ; ainsi, les Sociétaires et autres Dames patronnesses du Jardin continuent de se réserver l'usage exclusif de celui-ci, resté quasiment privatif.

24 mai au 1er juin 1891 — Exposition d'Horticulture dans le jardin anglais
— Une brillante exposition d'horticulture a été organisée dans le jardin anglais par les soins d'une commission nommée par le maire de la ville, etdont faisaient partie les membres du bureau du Comité de la Société d'horticulture. Ouverte le 24 mai, elle a été close le 1er juin ; elle a été aussi belle qu'on pouvait l'espérer et a fait honneur aux nombreux exposants qui y avaient apporté leurs produits. Le jury, sous la présidence de MM. de
Vilmorin et Forgeot a décerné le grand prix d'honneur à M. Moulin ; les grandes médailles d'or, à MM. Dubois et Deschamps ; des médailles d'or à MM. Ballon, Lambert, Masson, Danzanvilliers, Leroux. Il avait été exposé hors concours, 45 variétés de fraises en pot, et une belle collection de pommes de terre provenant de notre potager.
Les dépenses de l'exposition étaient payées par la ville qui a perçu les recettes.


Le colonel Adrien Follie, président du Jardin d'Horticulture, autorisé par le général commandant le 4e Corps, réussit, à partir de 1885, à faire venir tous les mardis lors de la saison, les musiques du 117e Régiment d'Infanterie et de l'Ecole d'Artillerie.

21 mai 1912 — Musique de l'Ecole d'Artillerie au Kiosque du Jardin des Plantes
— Programme du mardi 21 mai, de 4 à 5 heures au Jardin des Plantes : 1. Les Artilleurs, H. Roger. — 2. Ouverture de Rienzi, R. Wagner. — 3. Charmeresse, valse, W. Comina. — 4. Les Erinnyes, Massenet. a) Prélude ; b) Scène religieuse ; c) Entr'acte. — 5. Marche du Tannhauser, R. Wagner.
Le chef de musique : F. Petit.


Le Mans - Cascade du Jardin des Plantes (cliché Aglya11, Cparama) — Concert au Kiosque du Jardin d'Horticulture
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16 juillet 1912 — Musique du 117e d'infanterie au Jardin des Plantes
— Programme du mardi 16 juillet, de 16 heures à 17 heures, Jardin des Plantes : 1. Jacob, pas redoublé. Turine. — 2. Prométhée, ouverture. Beethoven. — 3. Prélude d'Axel. A. Georges. — 4. Peer Gynt. Grieg. a) Le matin ; b) La mort d'Ase ; c) La danse d'Anitra ; d) Dans le Hall du roi de la montagne. — 5. Erwinne, air varié pour clarinette. Meister.
Le Chef de musique, G. Decamp.


20 août 1912 — Musique de l'Ecole d'Artillerie. Voici le programme des mardi 20 août, de 16 à 17 heures au Jardin des plantes, jeudi 22 août de 20 à 21 heures, place de la République et dimanche 25 août, de 16 h. 30 à 17 h. 30, Quinconce des Jacobins : 1. Voilà les Soldats, Ettenberg. — 2. Ouverture d'Otéron, Weber. — 3. a) Hyménée cantilène ; b) L'Anniversaire, intermezzo, valse lente, pour violon, Fernand Petit. — 4. Lohengrin, entr'acte et marche nuptiale, R. Wagner. — 5. La Gazelle, polka pour piston, Fernand Petit.
3 septembre 1912 — Musique de l'Ecole d'Artillerie. Programme du mardi 3 septembre, de 16 heures à 17 heures, Jardin des Plantes : 1. Joyeuse Marche, Brançaix. — 2. Ouverture de Rienzi, R. Wagner. — 3. a) Intermezzo de Cavaliera Rusticana, Mascagni ; b) L'Anniversaire, valse lente pour violon, Fernand Petit. — 4. Les Erinnyes, drame antique, Massenet. a) Prélude ; b) Scène religieuse ; c) Invocation ; d) Entr'acte. — 5. Marie-Cécile, polka pour clarinette, Fernand Petit. — 6. Course de bécanes, galop. E. Missa. Le chef de musique, Fernand Petit.
10 juin 1913 — Voici le programme du concert qui sera donné mardi, de 16 à 17 heures, au Jardin des Plantes : 1. Algésiras, Wettge. — 2. M'aimez-vous ?, valse, Bades. — 3. Marceline, mazurka, Gaggini. — 4. Ballet de Martha, Flotow. — 5. Pierrette, polka, Schepper. — 6. Les Cadets de Russie, Sellenick.
14 octobre 1913 — Musique militaire du 117e R.I. Programme du mardi 14 octobre exécuté par la musique de l'école d'artillerie, de 15 à 16 heures, au jardin d'horticulture : 1. Marche des Sauveteurs. Gautier. — 2. Ouverture de la Finia Giardiniera. Mozart. — 3. Fiançailles, valse. Wesly. — 4. Plainte du Clocher, G. Balay. — 5. La Feria. Lacome. — 6. Marche du Songe d'une nuit d'été. Mendelsshon.

Le Mans - Jardin des Plantes et Kiosque à musique
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29 mars 1914 — Répartition des concerts donés par les musiques militaires au Mans
— Les concerts donnés par la musique militaire seront repris en 1914 dans les conditions suivantes :
1° Du mois d'avril au 17 mai jeudis, de 15 à 16 heures, place de la République, devant le cercle militaire ; dimanches, de 15 à 16 heures, Quinconce des Jacobins, kiosque.
2° A partir du 18 mai, mardis de 16 à 17 heures, jardin d'horticulture ; jeudis de 20 à 21 heures, place de la République, devant le cercle militaire, de 20 à 20 h. 45 ; les jours de retraite aux flambeaux, dimanches de
16 h. 30 à 17 h. 30, quinconce des Jacobins, kiosque.


19 mai 1914 — Voici le programme du concert qui sera donne mardi 19 mai, de 16 heures à 17 heures, au jardin d'horticulture : 1. Ouverture des Joyeuses Commères de Windsor, Nicolai. — 2. Menuet favori. Mozart. — 3. Menuet. Beethoven. — 4. Scaramouche. Messager. — 5. Rigoletto. Verdi.
26 mai 1914 — Aujourd'hui mardi, de 16 à 17 heures, au Jardin d'Horticulture, concert par la musique du 117e d'infanterie : 1. Marche Tricolore, pas redoublé (F. Popy). — 2. Ballet de Polyeucte (Gounod), a) Le Dieu Pan, invocation ; b) La Déesse Bellonne, fanfare et marche des Légionnaires romains ; c) Apparition de Vénus, Valse des Néréides ; d) Bacchus ; e) Bacchanale. — 3. Occident et Orient (St-Saëns), marche militaire. — 4. Ouverture du Roi d'Ys (E. Lalo). Le Chef de Musique G. Decamp.
23 juin 1914 — Voici le programme du concert qui sera exécuté aujourd'hui mardi, de 16 à 17 heures, au jardin d'horticulture, par la musique du 117e d'infanterie : 1° Marche des Enfants de troupes, pas redoublé. Furgeot. — 2° Ouverture. Gluck. — 3° Menuet de l'Arlésienne. Bizet. — 4° Déjanire. Saint-Saëns. — 5° Vision lointaine. Popy.
30 juin 1914 — Musique de l'Ecole d'Artillerie. Programme du mardi 30 juin, de 16 à 17 heures, jardin d'Horticulture : 1. Allegro. — 2. Ouverture de Patrie, Bizet. — 3. Intermezzo de Cavalleria Rusticana, Mascagni. — 4. Samson et Dalila, Saint-Saëns. — 5. Mazurka de Coppélia, L. Delibes.

Le Mans - Nymphe la Source de la cascade du Jardin des Plantes — Kiosque à musique du Jardin français
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Pendant le conflit de 1914-1918, de nombreux concerts sont donnés sur le Kiosque à musique du Jardin d'Horticulture, organisés par des comités de bienfaisance au bénéfice des oeuvres de guerre. La Musique municipale est ainsi sollicitée lors de chaque saison estivale. La musique militaire n'est pas de reste : des troupes cantonnées et de passage dans le Camp d'Auvours tout proche, viennent également égayer quelque peu la vie mancelle, notamment l'Harmonie belge.

29 août 1915 — Concert au Jardin d'Horticulture
— Le concert qui n'a pu avoir lieu le dimanche 8 août, par suite de l'ouverture de l'Exposition des Amis de la Belgique, sera donné par la musique municipale demain dimanche 29 août, de 15 heures à 6 h. 30. sur la terrasse du Jardin français, au profit des oeuvres de guerre.
Le prix d'entrée est fixé à 0 fr. 25. Les enfants au-dessous de 12 ans paieront 0 fr. 10. Entrée libre pour les militaires.
Les tickets seront pris aux portes des rues Prémartine et de Flore, ainsi qu'au passage conduisant du Jardin anglais au Jardin français. Le Jardin anglais restera à la disposition du public.


Le Mans - Jardin des Plantes et Kiosque à musique — Promenade du Jardin des plantes
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23 juin 1916 — La Musique Municipale donnera son 4e concert de 1916 an profit des œuvres de guerre, dimanche prochain 23 juin, de 15 h. à 16 h. 30, au Jardin d'Horticulture.

14 juillet 1916 — L'Harmonie Belge donne un concert au Kiosque à musique du Camp d'Auvours, avant de rejoindre le Jardin d'Horticulture du Mans où elle donne également un concert au Kiosque
— Le Mans. La fête du 14 juillet au Camp Belge d'Auvours. Voici comment les troupes belges célébreront notre Fête Nationale :
A 6 heures du matin, réveil en fanfare. Puis la musique de l'Harmonie Belge jouera la Marseillaise, au kiosque d'abord, ensuite à la place Verdun. Elle parcourra, en jouant les différents airs des régiments belges, les avenues Général-Galliéni, Chanzy, lord Kitchener, Elisabeth et Albert 1er.
Tous ces noms ont été donnés aux voies du camp, depuis l'arrivée des Belges.
A 10 heures, les troupes se réuniront au monument d'Auvours, où une gerbe sera déposée en souvenir des Français morts au combat du 11 janvier 1871.
A 2 heures, l'Harmonie Belge arrivera en gare du Mans. Précédée des clairons. elle parcourra les principales rues de la ville en jouant les meilleurs morceaux de son répertoire, et se rendra au Jardin d'Horticulture, où elle donnera, à 3 heures, un grand concert de bienfaisance au profit des œuvres de guerre françaises et belges.


16 juillet 1916 — Compte rendu du concert de bienfaisance donné au Jardin d'Horticulture par l'Harmonie Belge du Camp d'Auvours
— Cette année, la Fête Nationale a été célébrée de façon particulièrement grave et émouvante. Les établissements publics et beaucoup de maisons particulières avaient été pavoisés.
Nous avons rendu compte de l'imposante prise d'armes de la matinée.
L'après-midi, l'Harmonie Belge du centre d'instruction d'Auvours, arrivée en gare du Mans à 2 heures, s'est rendue, en suivant les principales voies de notre ville et en jouant les marches les plus entraînantes, au Jardin d'Horticulture, où elle a donné un concert de bienfaisance particulièrement brillant.
Ce concert, organisé par la Société des Amis des Arts du Maine au profit des œuvres de guerre françaises et belges, a obtenu le plus grand succès.
L'assistance, très nombreuse, a vivement applaudi les musiciens et un sergent belge, le ténor Gérard, du Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, qui, à la fin du concert, a chanté de façon magistrale la Marseillaise et la Brabançonne.
L'Harmonie Belge est revenue à la gare, en jouant encore les meilleurs morceaux de son répertoire, à nouveau acclamé par la foule énorme qui l'accompagnait.


Le Camp d'Auvours, un jour de musique. Kiosque à musique — L'Harmonie belge au kiosque à musique du Camp d'Auvours
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Quelques concerts de la Musique municipale sur le Kiosque du Jardin d'Horticulture pendant la guerre
6 mai 1917 — La musique municipale donnera son premier concert de 1917 au profit des œuvres de guerre, demain dimanche, 6 mai, à 15 heures, au jardin d'horticulture. En voici le programme : 1. Sambre-et-Meuse, Rauski. — 2. Ouverture de Nabuchodonosor. Verdi. — 3. Sélection sur la Vivandière, B. Godard. — 4. Huberte, gavotte, Andrieu. — 5. Fantaisie pour basse, sur la Traviata, Verdi. Soliste, M. Lestringant, sous-directeur de la musique municipale et professeur à l'école nationale de musique. — 6. La Marseillaise. Rouget de l'Isle.
Prix d'entrée 0 fr. 25 ; enfants, 0 fr. 10. Entrée libre pour les militaires.

3 juin 1917 — La musique municipale donnera un concert au profit des œuvres de guerre, demain dimanche 3 juin, à 15 heures, au jardin d'horticulture. En voici le programme : Allégresse, de Schepper. — Ouverture de Nabuchodonosor, Verdi. — Sélection sur le Prophète, Meyerbeer. — Le Chalet, A. Adam. — L'Arlésienne, Bizet.
Prix d'entrée 0 fr. 25. Enfants 0 fr. 10. Libre pour les militaires. On est prié de se munir de monnaie.

23 juin 1917 — La musique municipale donnera son 5e concert de 1917, au profit des œuvres de guerre, dimanche prochain 24 juin a 15 heures au jardin d'horticulture. En voici le programme : Chanzy. G. Derouy. — Ouverture de Stradella. Flotow. — Marche Indienne. Sellenick. — Sélection sur Mireille. Gounod. — Airs Russes et La Marseillaise.
5 mai 1918 — La musique municipale donnera son premier concert au profit des œuvres de guerre aujourd'hui dimanche 5 mai, à 15 heures, au Jardin d'horticulture. En voici le programme : La victoire ou la mort. L. Chomel. — Ouverture des Petites Vestales, L. Perlat. — Le Chalet, air de basse. A. Adam. —Sélection aur l'Ombre. Flotow. — Huberte, gavotte, Andrieu. — La Marseillaise. Rouget de l'Isle.

Le Mans - La Terrasse du jardin d'Horticulture et le Kiosque à musique
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5 août 1917 — Séance de Guignol dans le Jardin d'Horticulture
— Le Comité des « Amis de l'Enfance » organisera pendant les vacances, en août et septembre, des représentations de « Guignol » qui auront lieu au Jardin d'Horticulture sous le hangar avoisinant l'Orangerie, mis gracieusement à la disposition du Comité par M. Gentil président de la Société d'Horticulture. Les représentations pourront donc avoir lieu par n'importe quel temps, les dimanches de deux heures à cinq heures et demie du soir.

14 juillet 1918 — Kermesse franco-polonaise de bienfaisance dans le Jardin d'Horticulture
— Fête nationale. L'après-midi, une Kermesse franco-polonaise de bienfaisance aura lieu dans les jardins de la Société d'Horticulture, organisée an bénéfice des Œuvres de guerre Sarthoises. En voici le programme :
Audition musicale et artistique sur la terrasse, à 3 heures par la musique municipale du Mans sous la direction de M. Perlat, directeur de l'Ecole nationale de musique, avec le concours de Mme François, professeur de chant à l'Ecole de musique du Mans ; de Mme de Boisgontier ; de Mlle Foucault, premier prix de chant de l'Ecole nationale de musique, de MM. Dat, Forget et François.
Choral militaire polonais (chants nationaux). M. Van der Cruyssen, compositeur-organiste accompagnateur.
La Marseillaise chantée par Mme Françoix, Mlle Foucault et M. Dat.
Grande kermesse fleurie. Comptoirs de vente : fleurs, vannerie (atelier municipal de la rue des Fossés-St-Pierre) objets et souvenirs exécutés dans les hôpitaux du Mans ; fruits et friandises, épicerie fine, papeterie, maroquinerie, céramique, brosserie (atelier des aveugles de la Bourse de Commerce), parfumerie, broderies et dentelles (atelier des mutilés) objets artistiques (tombola) ; insignes, buffet jeux pour enfants.
Prix d'entrée 0 fr. 50 par personne. Entrée gratuite pour les blessés des hôpitaux, les convalescents et les enfants au-dessous de 9 ans.


Le Mans - Le lac du Jardin des plantes — Kiosque à musique du jardin français, Diane chasseresse et Hippomène
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14 avril 1928 — Quelques incidents dans le Jardin d'Horticulture
La surveillance au Jardin d'Horticulture du Mans. Nous recevons cette lettre du 14 avril 1928.
Monsieur le Rédacteur.
Dans son numéro du jeudi 12 avril, sous le titre Manque de surveillance, l'Ouest-Eclair signale, en les réprouvant très justement, les agissements de certaines personnes qui, fréquentant le jardin d'horticulture, s'y considèrent en pays conquis, foulant les gazons des pelouses, cueillant les fleurs des massifs et excitant le cygne mâle au point de le rendre dangereux pour les enfants.
Ces faits sont malheureusement exacts, mais ils ne sont pas dus à un défaut de surveillance.
Un nouveau gardien vient d'être nommé : c'est un mutilé de guerre.
Il était présent lundi quand des gens s'amusaient à exciter la colère du cygne, mais quand il intervint ce fut pour recueillir les quolibets des personnes qui trouvaient sans doute ce jeu intelligent.
Des mesures vont être prises pour assurer le respect de la propriété et le calme de nos jardins où les enfants pourront toujours y jouer en paix, mais il faut que l'on sache que si les promeneurs paisibles seront toujours bien accueillis, les perturbateurs seront contraints au respect des lois.
A l'avenir, des procès verbaux seront dressés par le garde et les délinquants poursuivis devant les tribunaux.
Le Président de la Société d'Horticulture.


12 juin 1938 — Fête de l'Enfance au Jardin d'Horticulture. Concert des Voix Mancelles et de la Musique du 117e R.I., sans le Kiosque à musique
— Le Comité d'Administration de la Société d'Horticulture vient de décider l'organisation de la Fête de l'Enfance au jardin d'Horticulture le 12 juin prochain. Cette fête, comme ses devancières, ne manquera pas d'attraits pour les petits et les grands.
Elle aura lieu dans le jardin anglais, dont le magnifique cadre est connu de tous et qui permettra le déroulement de la fête sous les ombrages des arbres centenaires.
Le programme comprendra une partie artistique et musicale avec le concours de la Société Les Voix Mancelles et de la musique militaire du 117e R.I.
De nombreuses attractions pour enfants seront organisées : lancement de ballons, cartes postales, concours de traversée du lac par petits bateaux à moteur, concours d'autos et trottinettes, concours de pêche à la ligne. Un bal d'enfants terminera la fête.
Pendant toute la durée de cette fête fonctionnera une kermesse dotée de nombreux comptoirs jouets, bimbeloteries, pâtisseries, bonbons, travaux de dames, céramiques, fleurs et plantes.
Enfin, une tombola générale dont les billets seront représentés par les programmes de la fête sera titrée en fin de soirée. Un buffet et un salon de thé permettront à tous de se désaltérer et d'y faire au besoin une bonne collation.
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JeanMarc
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LE PERREUX-SUR-MARNE - Square de la Mairie - Le Kiosque à Musique
(VAL DE MARNE)
Jusqu'au 28 mars 1887, Le Perreux est un quartier du bord de la Marne, dépendant de la commune de Nogent-sur-Marne. A cette date, une loi est promulguée distrayant Le Perreux de Nogent, la frontière entre les deux communes étant fixée le long de l'axe de la ligne de chemin de fer Paris-Mulhouse.
Le premier maire de la nouvelle commune Henri Lhôpital-Navarre (1835-1909) est nommé le 1er avril 1887.

Il nous faut effectuer un petit retour en arrière pour retracer l'expansion du Perreux qui a entraîné son désir d'indépendance vis-à-vis de Nogent.
Le fief du Perreux dépend dès le XIIIe siècle de la seigneurie de Nogent : tous deux doivent allégeance au chapitre de l'Abbaye de Saint-Maur jusqu'au 30 novembre 1457. A partir de cette date, le fief servant du Perreux, dont le manoir et ses 108 arpents (37 hectares) sont tenus par un certain Pierre du Vivier, relève de la seigneurie d'Ezanville.
Le domaine du Perreux passe entre les mains de nombreux propriétaires...
En 1738, la « marquise » Anne Catherine Berrier de la Ferrière, veuve de Jean-Baptiste Deschiens de Ressons (1660-1735), fait l'acquisition de la seigneurie du Perreux. En 1741 et 1744, ladite « marquise » fait édicter un jugement par lequel :

il est défendu à tous habitants et particuliers de la paroisse de Nogent : 1° de faire paître et pâturer leurs bestiaux dans les prés et terres de la seigneurie du Perreux à peine de 20 livres d'amende et de saisie des bestiaux ; 2° de faire aucuns chemins passer ou traverser sur les terres en aucun temps de l'année, à pied ou à cheval, ni d'y conduire des bêtes de somme, à peine de 30 livres d'amende par chaque personne, et de 6 livres pour les bestiaux trouvés en contravention ; défendant d'arracher les chaumes sur lesdites terres après la récolte des grains, à peine de 20 livres d'amende, lequel règlement a été affiché à la porte de l'église.
Le Perreux, en cette période, ne s'en laisse donc pas conter par Nogent !

Le 26 août 1760, moyennant 141.000 livres, Anne Catherine Berrier de la Ferrière cède le domaine du Perreux à Robert Millin de Montgirard (1708-1776), écuyer, conseiller-secrétaire du roi et receveur général des domaines du duc d'Orléans, lequel fait reconstruire le Château du vaste Parc du Perreux par l'architecte Etienne-Louis Boullée.


Plan Le Perreux (Nogent-sur-Marne) en 1861
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Jérome-Robert Millin (1733-1794), qui succède à Robert, est Receveur général des finances en la généralité de Normandie et Administrateur général de la Loterie royale. En 1782, entraîné dans des spéculations hasardeuses, Millin du Perreux tombe en faillite, redevable de rescriptions non acquittées s'élevant à 440.050 livres. Il conserve néanmoins le domaine du Perreux où il se retire.
Arrêté lors de la révolution le 10 août 1792, Jérome-Robert Millin termine sur l'échafaud le 13 prairial an II (1 juin 1794) et ses biens sont confisqués puis restitués, au printemps 1795, aux deux enfants de celui-ci : Alexandre-Louis-Robert Millin du Perreux (1764-1843) et Georges Marie Jérôme Millin dit Duperreux (1766-1852).
Lors du partage du domaine, Alexandre-Louis, peintre qui aura une certaine notoriété, conserve une bonne partie des vastes terrains du Perreux. Son frère Georges-Marie, quant à lui, choisit de se défaire de la part qui lui est dévolue, à savoir le Château, le Parc et de quelques terres alentour : l'ensemble est vendu, en 1797 à Nicolas Louis François de Neufchâteau (1750-1828), alors ministre de l'intérieur.
Neufchâteau, hors de la politique, s'adonne à sa passion, l'agronomie et l'agriculture, et publie plusieurs ouvrages, notamment, en 1804,
Résultats des expériences sur la carotte et le panais cultivés en plein champ dans lequel on le voit lui-même réaliser, au Perreux, ses expérimentations : En l'an 9, j'ai suivi le procédé utilisé par M. Arthur Young pour obtenir en quantité la graine de carottes, et j'ai recueilli au Perreux, commune de Nogent-sur-Marne, de bonne graines de carottes, sur près d'un hectare de terre.

Au décès de Neufchâteau, son château et son parc du Perreux de 120.000 m², après être passés aux mains de plusieurs acquéreurs, finissent, en 1856, par tomber dans l'escarcelle des banquiers Alfred de l'Isle et Jules Le Comte qui ont flairé l'opération juteuse : le 7 juillet 1856, le premier tronçon Paris-Nogent de la ligne de chemin de fer Paris-Mulhouse vient d'être inauguré, et la station de Nogent-sur-Marne est située à quelques mètres du parc du Perreux !...
Nos banquiers ne vont faire qu'une bouchée du Parc du Perreux, saucissonné en 57 parcelles vendues comme des petits pains en 1857 et 1858, après quelques réclames très succinctes passées dans plusieurs quotidiens parisiens. Le Château reste debout jusqu'en 1910 ; seul le pavillon sud, situé au 7 rue du docteur Faugeroux, sera préservé jusqu'à ce jour. La Ferme du château dite ferme Beaufranchet sera, quant à elle, transformée en école en 1874.

Annonces lotissement du Parc du Perreux 1857 et 1858
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Le territoire perreuxien avoisinant le parc ainsi loti est encore, à cette époque, constitué de terres agricoles et viticoles. Une partie de ce domaine est devenue la propriété de Louis Charles Léger, baron des Etards (1799-1879), après le décès en 1852 du dernier Millin. Le 4 mai 1860, le baron des Etards cède cet emplacement de 525.000 m², dit du quartier Bellevue au promoteur Charles Henri Désiré Poulet-Langlet et à son associé, entrepreneur de maçonnerie nogentais, Louis Hubert Laloutre (lequel sera déclaré en faillite avec son fils le 15 octobre 1866).
Un second lot, celui-ci de 600.000 m², provenant de la succession Millin du Perreux, est dévolu aux familles Beaufranchet et Delpit ; ceux-ci, suivant l'exemple de Poulet-Langlet, lancent, en 1861, un vaste programme de lotissement sur les quartiers baptisés à cette occasion Les Champs-Elysées et Longchamps.

Lotissement du Perreux en 1861
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Nous avons vu en préambule que les perreuxiens, maintenant qu'ils ont doté leur ville de voies et de constructions, obtiennent, en 1887, leur autonomie communale. N'ayant pas de maison commune, la municipalité envisage de faire édifier un Hôtel de Ville. Pour cela, elle décide d'utiliser le terrain longeant la rue du Château (rue Denfert-Rochereau) jusqu'à son angle allée de Bellevue, acquis auprès de M. Beaufranchet par décision municipale de Nogent du 31 octobre 1879 ; ce terrain de 3.599 m² sur lequel on avait installé le marché du Perreux avait coûté 24.154 francs à la commune.
Après désaffection du marché, l'emplacement choisi étant insuffisant pour le projet de la future mairie et de sa place, un terrain contigu de 1.387 m², appartenant aux sieurs Albert Peter et Léon Cousin, est acheté, après une délibération du conseil municipal et la signature d'un décret du préfet de la Seine Eugène Poubelle en date du 13 novembre 1889, au prix de 26.000 francs.
A la suite de l'organisation d'un concours public, c'est l'architecte Pierre Mathieu qui est chargé de l'édification de l'Hôtel de ville. Les travaux dont le montant final s'élèvera à près de trois cent mille francs sont adjugés le 16 décembre 1889. Eugène Poubelle lui-même vient poser la première pierre du monument le 16 mars 1890 et, l'inauguration a lieu le 25 octobre 1891, au milieu de la foule des grands jours et en présence de très nombreux officiels, accompagnés de la Musique municipale. Un banquet de 180 couverts est servi à cette occasion par les fameux Potel et Chabot.

Le Perreux - La Mairie — Avenue de Rosny et Place de la Mairie, vue du futur square de la mairie
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Les manifestations et fêtes perreuxiennes se déroulent essentiellement près des auberges et guinguettes installées en bord de Marne. Joutes et fêtes vénitiennes, illuminations et feux d'artifices, jeux et mât de cocagne, régates, fêtes aérostatiques, bals, toute la panoplie des distractions a cours au Perreux. Le tout accompagné de concerts joués notamment par la Musique municipale, devenue l'Harmonie, fondée en 1884, mais également par les musiques en goguette venues festoyer, telles la fanfare des Amateurs parisiens et l'Harmonie de Montmartre en 1874 ou encore la fanfare du Gros-Caillou en 1883. Bien entendu, aucun Kiosque à musique n'est encore construit, la musique est jouée soit lors de défilés et cavalcades, soit sur des places aménagées sans fioritures, les principaux points de rassemblement des musiciens étant fixés sur la place de la Mairie, sur le Rond-point de Plaisance ou encore place de la Station.

Par une délibération du 19 septembre 1918, le conseil municipal propose de modifier la dénomination du Perreux qui s'appellera dorénavant Le Perreux-sur-Marne. Cette décision est effective à partir de la promulgation d'un décret en date du 15 septembre 1920.

L'expansion effrénée du Perreux (Nogent-Le Perreux comptent ensemble trois mille habitants en 1860 ; en 1910 Le Perreux, seul, en dénombre seize mille) oblige la commune à agrandir ses locaux municipaux et sa place. En juin 1920, Léopold Joube (1847-1932), maire de 1919 à 1925, après quelques négociations avec le vendeur, prend la décision, avec le Conseil municipal, d'acquérir une propriété de six mille mètres carrés, déjà arborée, faisant suite à la place de la Mairie, le long de l'avenue de Rosny.
Un décret préfectoral du 4 mai 1921 autorise la municipalité à réaliser cette acquisition afin de créer un Jardin Public avec un Kiosque à musique et d'installer, dans la maison d'habitation dépendant de ce parc, l'Annexe aux services de la Mairie et deux salles de réunion.
L'inauguration du nouveau Square, de l'Annexe de la Mairie et du Kiosque à musique a lieu le 18 juin 1922, à l'occasion de l'ouverture de l'Exposition horticole, en présence du préfet de la Seine, M. Autrand et des habituelles suites préfectorales et communales.
Le Kiosque à musique, de forme octogonale, est de facture classique : un soubassement en pierre élevé sur une cave permettant le rangement de chaises et accessoires de jardinage ; une rambarde en fer forgé, des colonnes en fonte et une toiture en zinc. Il est doté en outre de lampes électriques pour les concerts du soir.

Le Perreux - Le Square de la mairie, l'Annexe et Kiosque — Annexe dans le Square de la Mairie
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A l'entrée du nouveau square, la place de la mairie est réaménagée pour accueillir le monument aux morts 1914-1918 qui y était déjà installé depuis son inauguration du 19 juin 1921. Ce monument a été exécuté par le sculpteur Marcel Gaumont (1880-1962), suite à une délibération municipale du 15 février 1919 suivie d'un décret du 10 novembre 1919. Le statuaire Armand Poggi avait tout d'abord été choisi pour réaliser cette sculpture, mais d'un coût trop élevé, le Conseil municipal a confié sa réalisation à Gausset et Bertand & Cie qui ont sous-traité les travaux à Marcel Gaumont pour un coût de 19.200 francs.

Le Perreux - La Mairie et le monument aux morts — Square de la Mairie et Kiosque à musique
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De l'immense Parc paysager du Perreux de 120.000 m² qui existait jusqu'en 1857, il ne subsiste en 1900 qu'une portion congrue d'à peine un peu plus d'un hectare, ayant une entrée fermée par un portail et des grilles sur la rue de Trianon (rue d'Estiennes d'Orves). Les deux derniers lots, contenant l'ancien Château de l'escuier Robert Millin de Montgirard, provenant du découpage en règle du Parc, ont été adjugé le 23 mai 1874, sur une mise à prix de 57.700 francs pour 24.000 m², sur lesquels, la municipalité conservera pour sa part, 13.000 m² afin de constituer un petit parc municipal.

Adjudication du dernier lot du Parc du Perreux et du Château (journal Le Temps 7 mai 1874)
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Le Perreux - Entrée du Parc du Perreux rue de Trianon (rue Estienne d'Orves) — Parc du Perreux et Pavillon sud de l'ancien château
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Dans les années 1930, ce petit parc, baptisé Parc du Saut-du-Loup, est réaménagé en square avec un bassin et un jet d'eau, des rochers et un Kiosque à musique. Celui-ci, constitué entièrement de béton, est de forme octogonale avec une toiture en soucoupe. Nos recherches sont restées vaines pour trouver la moindre trace de concerts qui auraient été donnés sur ce kiosque dans les années de sa construction.

Le Perreux - Parc du Saut du Loup, le Kiosque à musique et la maison des gardiens — Le Parc et le Kiosque
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Le Kiosque à musique du Square de la Mairie n'a pas eu la chance de celui du Parc du Saut-du-Loup : le premier a été supprimé dans les années 1960-1970, alors que le second a été remplacé, vraisemblablement dans les années 1980, par un autre Kiosque sensiblement identique, mais, à notre avis, encore plus vilain...
Le square de la mairie a, quant à lui, été rebaptisé Parc des Cités.


Le Perreux-sur-Marne - Parc du Saut-du-Loup en 2018 — Mairie et Square de la Mairie en 2018
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Apparemment, l'accès au parc du Saut-du-Loup relève de l'exploit ! Les panneaux « Parc du Perreux - Propriété privée » en découragent plus d'un ! Un visiteur nous relate, en 2015, qu'on entre au parc en montrant patte blanche, on chemine de l'avenue du Rocher à l'avenue du Hêtre sans croiser âme qui vive, et il faut se tordre le cou pour apercevoir les imposantes maisons cachées derrière leurs hauts murs. Ici, la vie se déroule à huis clos. Perceptible seulement depuis les fenêtres des quatre HLM qui donnent dans le parc.
En réalité, quelques horaires d'ouverture de ce parc sont à prendre en compte, mais il n'en demeure pas moins qu'il reste très secret et discret.
Kiosque Square de la Mairie supprimé.
Kiosque Parc du Saut-du-Loup remplacé.

voir ici, Square de la Mairie du Perreux sans son kiosque, aujourd'hui. (1/4) (2/4) (3/4) (4/4)
Le Parc du Saut-du-Loup du Perreux, aujourd'hui (1/2) (2/2)
Le Kiosque du Parc du Saut-du-Loup, aujourd'hui
Le Perreux-sur-Marne - Square de la Mairie - Le Kiosque à musique.jpg
Le Perreux-sur-Marne - Square de la Mairie - Le Kiosque à musique.jpg (262.66 Kio) Vu 4445 fois
publié par Jean-Marc

4 juillet 1874 — La fête annuelle du Perreux attire de nombreuses fanfares parisiennes
— L'inauguration de la fête locale du Perreux, à Nogent-sur-Marne (Seine), a été brillante.
Chaque habitant avait pavoisé sa demeure ; dans les avenues du pays, des guirlandes de feuillages, avec les initiales R. F., étaient suspendues aux arbres ; le soir, les illuminations étaient féeriques, les propriétés étincelaient de lumières ; la fanfare des Amateurs parisiens a contribué à donner la gaîté à ce charmant endroit.
Dimanche prochain, clôture de la fête, avec le concours des artistes de la Comédie-Française et de l'Harmonie de Montmartre.
Chemin de fer de Mulhouse, toutes les heures.

Quelques unes des fêtes et concerts du Perreux
27 juin 1875 — Nogent-sur-Marne, section du Perreux (gare de l'Est de Vincennes). Bal d'enfants jeux des ciseaux et des grosses têtes, régates et jeux nautiques sur la Marne. Bal de nuit ; illuminations splendides, feux de Bengale.
9 juillet 1876 — Le Perreux (Est, à côté de la gare de Nogent-sur-Marne, et ligne de Vincennes). Plusieurs petits concerts. Représentation-concert, avec le concours gratuit d'artistes du Perreux. Retraite aux flambeaux.
24 juin 1883 — Le Perreux. Nogent-sur-Marne (Est et la Bastille). Grandes joutes sur la Marne, bal d'enfants, tombola, concert par la fanfare du Gros-Caillou. — Lundi : jeux, bal à grand orchestre.
Jeudi : jeux pour les demoiselles.
5 juillet 1885 — Le Perreux-sur-Marne (Est et Bastille). Concert par la fanfare, gymnastique, concours de trompes, feu d'artifice, grand bal.
4 juillet 1886 — Le Perreux (Est et Vincennes). Gymnastique, festival, concerts, courses de vélocipèdes, feu d'artifice, fête vénitienne.
18 août 1889 — Perreux (gare de Vincennes). Concours de trompes de chasse, bals, concerts, cirques, tombola, illuminations.
4 juillet 1896 — Le Perreux (gare de l'Est). Grand festival, concours de manoeuvres de pompes incendie et de musique (orphéons, harmonies et fanfares), continuation de la fête foraine.
13 juin 1897 — Le Perreux (gare de Vincennes). — Joutes à la lance, concert, jeu de la poêle, courses de vélocipèdes, concours de gymnastique, salves de bombes, feu d'artifice.
1er juillet 1900 — Le Perreux (gare de Vincennes). Grandes régates d'amateurs, mât de beaupré, illuminations, bals, jeu des ciseaux, jeu de la rose blanche


25 octobre 1891 — Inauguration de la mairie du Perreux
— On a inauguré hier 25, avec une grande solennité, la nouvelle mairie du Perreux. On sait que le Perreux n'est séparé de Nogent-sur-Marne et n'est constitué en commune que depuis le mois d'avril 1887. Et cela n'a pas été sans peine ; il y a eu, pendant six ans, une agitation vive d'abord, une lutte sérieuse ensuite, et enfin le triomphe des revendications du Perreux.
La nouvelle mairie a été construite en dix-huit mois, sous les ordres de M. Pierre Mathieu, architecte au Perreux ; elle a coûté à peu près 300.000 francs ; c'est un fort joli monument, qui fait honneur à son auteur ; la première pierre avait été posée le 16 mars 1890 par M. Poubelle, préfet de la Seine.
La cérémonie d'inauguration a eu lieu à onze heures. La ville était entièrement pavoisée.
C'était véritablement une fête populaire. Devant la mairie, ornée de plantes exotiques et de fleurs, se trouvaient les pompiers et la musique municipale de la commune, une délégation de la section de la Société nationale de sauvetage et cinq brigades de la gendarmerie à cheval.
Les invités ont été reçus par M. Navarre, maire du Perreux, entouré de MM. Bleyfus et Ollier, adjoints, et de tous les membres du conseil municipal.
A onze heures et demie l'arrivée de M. Poubelle a été saluée par la Marseillaise jouée par la musique municipale du Perreux ; le préfet de la Seine était accompagné de. M. Blanc, son chef de cabinet.
Après quelques mots de bienvenue prononcés par le maire, M. Gueynot, conseiller municipal, a lu le procès-verbal d'inauguration et a prié les invités de signer le registre de la ville ; on a visité ensuite les diverses salles de la mairie ; dans la salle du Conseil municipal se trouve le beau bronze de E. Boisseau, la Défense du foyer ; c'est du reste le seul objet d'art que possède encore la mairie.
A midi, un banquet de 180 couverts réunissait les invités dans la salle des fêtes, située au premier étage ; superbe, cette salle des fêtes avec ses vitraux aux armes du Perreux et de la République. Le banquet, servi par Potel et Chabot, était digne de la maison et des convives. Au dessert, M. Navarre a pris le premier la parole. (...)
Le soir, un bal a été offert aux habitants dans la salle des fêtes de la mairie.

Le Perreux - Un coin du Square de la mairie vers le Champignon — Le Square de la mairie et le Kiosque à musique
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10 juillet 1899 — Concours national d'orphéons, d'harmonies et de fanfares au Perreux
— Le concours national d'orphéons, harmonies et fanfares organisé au Perreux, sous le patronage de la municipalité, a remporté un très vif succès. L'organisation de cette solennité ne laissait rien à désirer grâce aux soins compétents de M. E. Petit, le sympathique secrétaire général.
Les diverses épreuves de lecture, exécution et honneur offraient un très grand intérêt et ont eu lieu très exactement à l'heure indiquée.
Après le défilé, les sociétés, instrumentales ont remarquablement exécuté le morceau d'ensemble « Fleurus », allegro militaire dé M. Hauchard, sous la direction de M. Decaudin, chef de la musique municipale du Perreux.
La distribution des prix s'est effectuée sous la présidence du maire qui avait à ses côtés M. Lefèvre, sénateur, M. Jaunet, conseiller d'arrondissement, les adjoints et le conseil municipal.


25 juin 1909 — Programme de la Fête annuelle du Perreux
Samedi 26 juin : Grande retraite aux flambeaux.
Dimanche 27 juin : Concours de pêche à la ligne. Concert. Bal champêtre. Illuminations.
Dimanche 4 juillet : Grandes régates à l'aviron. Bal champêtre. Illuminations.
Dimanche 11 juillet : Festival. Concert. Feu d'artifice. Illuminations.
Mercredi 14 juillet : Réunion des sociétés locales, place de la Mairie. Exercices de gymnastique. Représentation enfantine. Illuminations.


19 juillet 1909 — Festival-concert du Perreux
— Dimanche dernier a eu lieu, au Perreux, un grand festival-concert qui a obtenu un très vif succès. Les sociétés musicales, se sont réunies à 2 heures au pont de Mulhouse, et, de là, se sont dirigées sur les points qui leur étaient désignés pour donner des concerts. Ont pris part à cette fête les groupes suivants :
Fanfare Union des Quatre-Chemins ; Fanfare municipale de Vincennes ; Harmonie municipale de Nogent-sur-Marne ; Lyre de Fontenay-sous-Bois ; Union amicale d'Alfortville ; Union musicale de la Maison Delizy et Doistau ; Harmonie de Neuilly-Plaisance ; Harmonie de Rosny-sous-Bois ; Fanfare municipale de Fontenay-sous-Bois ; Fanfare de Bondy ; Fanfare de Bry-sur-Marne ; Trompettes la Pantinoise ; Trompettes la Nogentaise ; Tambours et clairons la Fraternelle de Bagnolet.
Après un défilé très court, les Sociétés musicales, réunies sur la place de la Mairie, ont exécuté, avec brio, « Perreux-Marche », pas redoublé de M. Eugène Matz, directeur de la Musique municipale du Perreux, sous la direction de l'auteur.
Une prime en espèces a été remise à chaque société et un souvenir à chaque directeur.


A défaut de kiosque et de square, les concerts se déroulent sur Rond-point de Plaisance, sur la place de la Station ou au Pont de Mulhouse
8 septembre 1910 — Le Perreux (Rond-point de Plaisance). Société l'Amicale. Chef, M. Decaudin, concert de 9 à 11 heures du soir : En Avant les Gars du Pays Haut, marche. — La Cinquantaine, fantaisie. Solistes : Degarne, Rivrain, Vigot. — Le Jour et la Nuit, fantaisie. Solistes : Rivrain, Vigot. — Loisirs d'une Muse. Soliste : Gatineau. — Fête Militaire, mazurka pour piston. Soliste : Rivrain. — Idéale, valse.
27 mai 1911 — Concert de 9 h à 11 heures. Le Perreux (rond-point de Plaisance), l'Amicale, harmonie libre, chef M. Decaudin : Amicale-marche (Delamarche). — Le Lac Emeraude, ouverture (Roux). — Espérance, valse (O. Métra). — Rip Rip, fantaisie (R. Planquette). — Fête militaire, mazurka pour piston (A. Petit). — Le Conscrit, marche (Allier).
17 juin 1911 Concert à 9 heures du soir. Le Perreux (carrefour de Neuilly-Plaisance), Harmonie libre du Perreux. Chef M. Decaudin : Le Conscrit, Allier. — Babillage, Gillet. — Le Souvenir, Charles H. — Salmigondis, Bléger. — Fin de siècle, Néerman. — Saint-Dié, Allier.
8 juillet 1911 — Concert de 9 à 11 heures. Le Perreux (place de la Station), l'Amicale. Chef M. Decaudin : Ouverture des Adieux à l'Amérique, Leroux. — Le Lac Emeraude, E. Roux. — La Chanson des nids, Buot. — Rip-Rip, Planquette. — La Cinquantaine, L. Merat. — Fête militaire, A. Petit.
8 juin 1912 — Le Perreux (rond-point de Plaisance). Concert de L'Amicale, harmonie libre, chef M. F. Decaudin, de 9 heures à 10 heures du soir : Marche de l'école d'Alfort, Loudet. — Ouverture du Ménétrier de Saint-Vaast, Herman. — Le Paradis des Fleurs, Bousquier. — Idéale, Bollini. — Souvenir de garnison, Martin. — Fin de Siècle, Neerman.
13 juin 1914 — Concert de 9 h. à 10 h. Le Perreu, place de la République (Pont de Mulhouse), Musique Municipale du Perreux. — Alsace-Lorraine, défilé (Ben-Tayoux-Chassaigne). — La Vallée d'Ossau, valse (G. Benoist). — Ouverture de la Faridondaine, solo de hautbois (Groot). — Coquerico, polka pour piston (Belval-Turlais). — La Médaille d'or, ouverture (Gurtner). — Le Cimbre, allégro (Signard).

19 juin 1921 — Inauguration du Monument aux morts 1914-1918, place de la Mairie
— Le monument aux morts du Perreux a été inauguré en présence de toutes les sociétés locales et d'une foule considérable. 24 jeunes filles costumées en Alsaciennes et portant chacune les armes d'une des villes reconquises, encadraient le monument. Plusieurs discours furent prononcés, notamment par le maire, M. Joube, et par MM. Brisson, Chéron, Bertrand, Deloncle, et Autrand.

5 mai 1922 — Annonce du Festival musical du Perreux du 25 juin 1922
— Le Perreux (Seine). Le Conseil municipal organise un festival réservé aux harmonies et fanfares pour le dimanche 25 juin prochain. Le nombre de ces sociétés ne pourra excéder une quinzaine. Une médaille commémorative et une prime en espèces de 150 à 200 francs selon leur importance seront offertes à chaque société présente. Pour adhésions ou renseignements, s'adresser à M. Matz. président de la musique municipale, 135 boulevard d'Alsace-Lorraine, Le Perreux-sur-Marne (Seine).

18 juin 1922 — Inauguration des agrandissements de la Mairie et du square public et du Kiosque à musique du Perreux-sur-Marne.
— M. Autrand, Préfet de la Seine, accompagné de M. Jouhannaud, Directeur des Affaires départementales, s'est rendu dimanche 18 juin, à 15 heures, au Perreux, pour présider l'inauguration de l'Exposition horticole installée dans le nouveau square public et des agrandissements de la Mairie.
Il a été reçu par M. Joube, maire, entouré de ses deux Adjoints et des Membres du Conseil municipal.
Assistaient également à la cérémonie : M. Charles Deloncle, Sénateur, représentant les sénateurs du Département de la Seine ; M. Adolphe Chéron, représentant les députés du Département de la Seine ; M. Brisson, Conseiller général ; M. Champion, Maire de Nogent-sur-Marne.
Le cortège s'est dirigé vers le jardin public où avait lieu l'exposition et a ensuite visité l'annexe de la Mairie construite dans le parc.
A la fin de la visite, le cortège est revenu à la Mairie où une réception a eu lieu dans la salle des Fêtes.


Le Perreux - Le Square et le Kiosque à musique — Un coin du Square de la Mairie vers l'Annexe
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Quelques concerts de la musique municipale sur le kiosque du square de la mairie
14 septembre 1922 — Concert de 21 h. à 22 h. Le Perreux (jardin public), Musique municipale (M. Matz) : — Le Perreuxien (E. Matz). — Gracieux sourire (J. Furgeot). — Dernier sourire (Klein), arrangé par Wettge. — Fantaisie sur Rip (Planquette). — Le Vieux ménétrier, polka pour hautbois (Signard). — Sur la grand'route (Godfroy).
15 septembre 1923 — Le Perreux-sur-Marne, Jardin de la Mairie, Musique municipale : — Alsace et Lorraine, défilé (Chassaigne). — Les Ruines de Palmyre, petite fantaisie (E. Marsal). — Gloire aux femmes, mazurka (Strobl). — Les Vêpres siciliennes, fantaisie (Verdi). — T'en souviens-tu ? valse (Turine). — Paris-Garnison, allegro (F. Sali).
29 mai 1925 — Concert de 21 à 22 heures. Le Perreux (Jardin public de la mairie), Musique municipale (M. Silvant) : — Sambre et Meuse, défilé (R. Planquette). — Marche russe (L. Ganne). — Babioletta, cavatine pour clarinettes (Mulot). — Rose-mousse, valse (Bosc). — Les Dragons de Villars, fantaisie (Maillard). — Final, one step (R. Darlay).
9 septembre 1926 — Le Perreux-sur-Marne. Ce soir à 21 heures, au Jardin de la mairie, concert par la musique municipale, direction M. Silvant. Au programme : 1. Vive la classe, défilé (Dussoir). — 2. Le Voyage en Chine, fantaisie (Bazin). — 3. Fra Diavolo, ouvertnre (Auber). — 4. El Guadalquivir, valse (Maquet). — 5. Les Vêpres siciliennes, sélection (Verdi). — 6. Les Cadets de Brabant, pas redoublé (Turine).
2 juin 1927 — Le Perreux. Ce soir, à 21 heures, jardin de la mairie. concert par la musique municipale, direction Silvant. Programme : 1. Sambre-et-Meuse (Rausky). — 2. Sans-Souci (Lanqueteau). — 3. La Mare aux fées (Delchevalerie). — 4. Gavotte-Milady (Bouchel) — 5. Brune ou blonde (Daunot). — 6. La Fille du tambour-major (Offenbach)

Concerts de l'Harmonie libre dite l'Amicale Philharmonie du Perreux sur le Kiosque du Square
22 août 1925 — Le Perreux (kiosque du Jardin public). A 21 heures, concert de l'Harmonie libre (M. G. Aubry) : — Zamora, marche espagnole (F. Andrieu). — Ouverture de concert (Giraud). — Fantaisie sur Mireille (Gounod). — La Chanson des nids, fantaisie pour deux clarinettes (Buot). — La Chaste Suzanne, grande fantaisie (F. Andrieu). — Marche indienne (Sellenick).
30 juin 1927 — Demain, à 21 heures, au Jardin Public de la Mairie du Perreux, concert par l'Amicale Philharmonie du Perreux-sur-Marne, sous la direction de M. G. Aubry. Au programme : 1. Belle de Chicago (Sousa), marche. — 2. François les Bas Bleus (Messager), fantaisie. Soliste : M. Drouet (hautbois). — 3. La Poupée animée (Lynnde), intermezzo. — 4. Martha (Flotow), fantaisie. Solistes : MM. Verlit (trompette), Clarck (clarinette), Gaudin (violon). — 5. Rip (Planquette), sélection. Airs : 1° Vive la paresse ; 2° Ronde des enfants, chantés par Mlle J. Delorme. — 6. Ballet d'Isoline (Messager) : a) Pavane, b) Mazurka, c) Valse. — 7. My dear star (A.-S. Petit), grande valse.
29 juin 1928 — Le Perreux-sur-Marne. Jardin public de la mairie. Amicale philharmonique du Perreux. M. V. Drouet. Programme : La Sirène, marche (Urbini). — La californienne (Gillet). — Pologne, ouverture (Urbini). — Fanfan la Tulipe (Varney), duo chanté par Mlle Delorme et M. Brière. — La Fille du tambour-major, fantaisie (Offenbach-Tavan). — La Vivandière (B. Godard). — Viens avec nous, petit, chanté par Mlle Delorme. — La grande farandole (Viard). — Avec entrain, marche (Weytz).
10 juillet 1930 — Le Perreux-sur-Marne (Jardin de la mairie), concert de l'Amicale. — Sur la grand'route (Gaudefroy). — Ouverture du Calife de Bagdad (Boiëldieu). — Le Petit Duc (Ch. Lecoq). — Soir d'amour (Waldteufel). — marche du Prophète (Meyerbeer). — Sirène (G. Urbini).

Le Perreux - Jardins de la Mairie — Le Kiosque et le square de la mairie
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24 août 1927 — Concert de « La Chardonnerette » de Neuilly -Plaisance sur le Kiosque du Perreux
— Le Perreux. Au kiosque des jardins de la mairie, à 21 heures, concert par « La Chardonnerette », philharmonie de Neuilly -Plaisance (M. H. Gadenne).
OEuvres de Schubert, Flotow. Balay, Gounod, Strauss, Saint-Saëns.


Concerts de la musique municipale sur le Kiosque du Square de la mairie
16 août 1928 — Le Perreux-sur-Marne (jardin public de la mairie), ce soir à 21 heures, concert par la Musique municipale (M. Silvant) : — France (défilé) (Gerber). — La poupée de Nuremberg (ouverture) (A. Adam). — Suite orientale (Ballet) (F. Popy). — Flots du Danube (valse) (Ivanovici). — Le magyar (allegro) (G. Allier).
23 août 1929 — Le Perreux-sur-Marne (jardin public de la Mairie). Concert public à 20 h. 30, Musique municipale (M. Silvant) : Auprès de ma blonde, défilé (Mougeot); Botéanu, allegro (Turine); le Dimanche du chasseur, fantaisie (Gadenne); la Flèche du Parthe, fantaisie (Mourgue); Jane, valse (Sciupi) ; Pedibus cum jambis, finale (Daunot).
19 juin 1930 — Le Perreux-sur-Marne (Jardin de la mairie). Musique municipale (M. Silvant) : Sébastopol, défilé (L. Chomel). — Cybète (Gouirand). — La Veuve Joyeuse (F. Lehar). — Le Petit Duc (Lecoq). — La Fille de Mme Angot (Lecoq). — Le 17e chasseurs à cheval (J. Gerber).
21 août 1930 — Le Perreux-sur-Marne (Jardin public de la Mairie), concert de la Musique municipale (M. Silvant). — Alsace et Lorraine, défilé (Ben Tayou-Chassaigne). — Louise de Lavallière, fantaisie (Mourgne). — Cybèle, ouverture (Gouirand). — Les Vêpres siciliennes, fantaisie (Verdi). — Amoureuse, valse (G. Allier). — Le Conscrit, allegro (G. Allier).

13 mai 1934 — Festival musical pour le cinquantenaire de la fondation de la musique municipale du Perreux
— Les adhésions au festival du 8 Juillet, organisé par la ville du Perreux-sur-Marne, à l'occasion du cinquantenaire de la fondation de sa musique municipale, sont reçues jusqu'au 31 mai. Ecrire à M. Matz, président de la musique municipale, 171, boulevard d'Alsace-Lorraine, le Perreux-sur-Marne (Seine).
N. B. — Nous rappelons que ce festival est exclusivement réservé aux harmonies et fanfares.


Le Perreux - Le Parc du Saut-du-Loup - Le Kiosque et le Jet d'eau — Un Coin du parc
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Sociétés musicales actives au Perreux en 1909 :
Harmonie municipale du Perreux, fondée en 1884, président Ch. Danguy des Déserts, direction Eugène Matz, 42 exécutants ;
Association Amicale des Anciens Elèves de l'Ecole communale du Perreux (symphonie), fondée en 1899, président E. Petit, direction Ch. Silvant, 30 exécutants.
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JeanMarc
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LE PETIT-QUEVILLY - Fanfare la Diane
(SEINE MARITIME)
Le 29 juin 1667, des Chartreux de Bourbon-les-Gaillon dans l'Eure viennent s'installer dans le manoir des religieux de Saint-Julien, ancienne léproserie située au Petit-Quevilly, faubourg de Rouen. Les Chartreux font construire de nouveaux bâtiments destinés à leur futur couvent et, à partir de 1686, vont accroître leur domaine qui, devenu l'enclos des Chartreux, atteint bientôt 50 hectares.
Saisie en 1791 comme bien national, la propriété des Chartreux est vendue à un certain Billard et le domaine commence alors à être démembré. Une grosse partie des terrains, environ 35 hectares, est achetée en 1823 par Guillaume Lecointe qui, en 1842, y fonde une
colonie agricole destinée à occuper des jeunes détenus aux travaux agricoles. L'établissement est fermé en 1865 et Lecointe procède alors au lotissement de l'enclos des Chartreux, dont il ne reste, à terme, qu'une portion congrue de 9 hectares, conservée à usage de Parc. En 1921, la municipalité décide de l'acquérir. Le Parc des Chartreux devient alors le premier parc de la commune ; de grandes manifestations festives, notamment la fameuse Fête de la Goutte de Lait qui draine jusqu'à trente mille visiteurs (chiffre donné par les organisateurs !...) y sont organisées.
Jusqu'à cette date, les fêtes quevillaises, festivals, concours et concerts se déroulaient essentiellement sur la
Place des Chartreux, située à l'extrémité de l'enclos éponyme. Cette place triangulaire, plantée de rangées d'arbres, est délimitée par le chemin de Grand Couronne (rue Saint-Julien) et le chemin de Petit Couronne (rue de la Corderie puis rue Jean Macé) : elle dépend en fait des communes de Petit-Quevilly et de Rouen, la limite communale des deux villes passant par le centre de la Place.
Le long de la place des Chartreux, sur la partie rouennaise, la Caserne Richepanse, occupée par les Chasseurs à Cheval, est construite en 1874 ; le Trianon, futur Jardin des Plantes de Rouen, est situé dans le prolongement de cette caserne, soit à deux cents mètres de la place des Chartreux.

Plan du Petit-Quevilly en 1817 et incrustation détail 1903
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La population quevillaise qui s'est accrue de manière exponentielle (en 1800, huit cents habitants ; en 1900, quatorze mille !), entraîne une expansion des fêtes au Petit-Quevilly : la fête du printemps en mars-avril, la fête de la saint-Jean en juin, la fête nationale du 14 juillet, la fête patronale de Saint-Pierre-ès-Liens fin juillet et de nombreuses fêtes locales de quartier tout au long de la belle saison...
Les formations musicales ne sont pas de reste : l'Orphéon La Renaissance du Petit-Quevilly, active dès avant 1893, avec 34 exécutants, est dirigée en 1893 par M. Chagerais. En 1895, c'est au tour de l'Harmonie du Petit-Quevilly, dirigée tout d'abord par M. Thiebold, de faire entendre ses 59 musiciens, dont on sait qu'ils étaient habillés d'un
élégant costume bleu avec casquette à plumet blanc. La Lyre quevillaise, fondée en 1906, dirigée par M. Blanchard à la tête de 40 musiciens, vient renforcer les rangs. Sans compter la société quevillaise de Trompettes La Fraternelle, fondée en 1903, dirigée par M. Vivran.

Le Petit-Quevilly - Place des Chartreux
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Après le conflit 1914-1918, la grande Place des Chartreux, qui bénéficie de l'ombrage de ses alignées d'arbres, reste toujours particulièrement prisée : lors des fêtes, les forains envahissent les places proposées par la municipalité. Les concerts et festivals y sont toujours très fréquents et de nouvelles phalanges font leur apparition, notamment le Réveil Quevillais, Les Amis Réunis, le Bigophone, le Rallye Quevillais et bien entendu la Fanfare La Diane, fondée par M. Macquet en date du 23 mai 1923, qui va pendant les décennies suivantes faire résonner ses tambours et clairons au Petit-Quevilly, mais également au Grand-Quevilly où elle ne dédaigne pas faire une virée de temps à autre.
C'est probablement La Diane qui incite la municipalité à faire édifier, vers 1924-1925, un Kiosque à Musique sur la Place des Chartreux. Ce kiosque de belle dimension, de forme octogonale, est construit en bois ; le garde corps est constitué de bois ajouré.
La Diane qui n'était apparemment pas insensible à son image, s'est fait photographier sous toutes les coutures devant ce Kiosque à musique pour notre plaisir.

Le Petit-Quevilly - Fanfare la Diane — Place des Chartreux
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Après 1930, les fêtes et concerts sur la place des Chartreux vont s'estomper ; le Kiosque à musique en bois, de nature précaire, a bien entendu déjà disparu. C'est désormais le Parc des Chartreux qui accapare la majorité des manifestations festives ayant lieu au Petit-Quevilly. Entre temps, le parc a encore été amputé de quatre hectares supplémentaires : les cinquante hectares de l'enclos des Chartreux de l'origine se sont réduit comme peau de chagrin. Pour faire bonne mesure, on est obligé de compter les demi-hectares pour paraître plus spacieux : cinq hectares ½ !...

Considérée depuis 2008, par la municipalité, comme un
espace inhospitalier pour les non-automobilistes, en raison des voies d'intense circulation qui y ont été établies, la place des Chartreux, avec ses arbres centenaires, a subi un profond chamboulement en 2015-2017, à l'issue duquel, elle a bel et bien disparu, laissant la place à une série d'immeubles.
Kiosque supprimé.

voir ici Place des Chartreux du Petit-Quevilly en cours de disparition, sans kiosque, aujourd'hui.(1/4) (2/4) (3/4) (4/4)
Parc des Chartreux, aujourd'hui.(1/2) (2/2)

Le Petit-Quevilly - Fanfare la Diane.jpg
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publié par Jean-Marc

Les fêtes se succèdent sur la place des Chartreux
28 juin /1891 — Au Petit-Quevilly. Place des Chartreux. Continuation de la fête. Jeux, théâtres, bal. A 10 h. Grand feu d'artifice.
4 octobre 1891 — Le Petit-Quevilly. Fête de quartier. Par suite d'une entente entre la municipalité et les commerçants de la route de Caen, il a été décidé que la fête de quartier qui devait se tenir place des Chartreux, aura lieu aujourd'hui, route de Caen où elle se tenait les années précédentes.
10 avril 1892 — Le Petit-Quevilly. Fête villageoise. La première fête villageoise de l'année aura lieu sur la place des Chartreux, les 17, 18 et 24 avril. Il y aura danses publiques, illuminations, boutiques, tirs de salon, balançoires, vélocipèdes, chevaux de bois, etc.
La distribution des places aux étalagistes aura lieu lundi 11 courant à 2 heures après-midi.

24 avril 1892 — Fête des Chartreux. La fête des Chartreux, par suite du mauvais temps de dimanche dernier, a été remise à aujourd'hui. Espérons qu'elle sera mieux favorisée.
5 juin 1892 — La fête de juin se tiendra sur la place des Chartreux les dimanches 19 et 26 courant.
Grands divertissements, concert, bal et feux d'artifices.
Les places seront distribuées aux marchands forains, mercredi 12 juin, à 2 heures du soir, à la mairie le Petit-Quevilly.
1er avril 1894 — Le Petit-Quevilly. Une fête aux Chartreux. Un comité, composé de commerçants avoisinant la place des Chartreux, s'occupe activement de l'organisation d'une fête villageoise qui aura lieu, sur la dite place, les 8, 9 et 18 avril prochain.
La distribution des places se fera sur le lieu de la fête, mercredi prochain, 4 avril, à deux heures de l'après-midi.

24 juin 1894 — Fête des Chartreux. Continuation de la Fête St-Jean dite des Chartreux, sur ladite place. Jeux, tirs, loteries, attractions multiples.

26 juin 1892 — La fête sur la place des Chartreux terminée à coups de briques
— Le Petit-Quevilly. Entre voisins. Procès-verbal a été dressé contre les dames A. et R., rue Henri II, pour ivresse, injures et violences réciproques. Ces deux aimables personnes, en qualité de voisines, ont échangé à l'occasion de la fête des Chartreux des amabilités un peu corsées avec accompagnement de coups de briques.

19 et 20 avril 1896 —Fête du Printemps sur la place des Chartreux
— Petit-Quevilly. Fête du printemps. Une grande fête populaire, dite du Printemps, se tiendra sur la place des Chartreux les dimanche 19 avril et lundi 20 et se continuera le dimanche suivant.
Des places en nombre suffisant seront distribuées aux marchands étalagistes, directeurs de spectacles, etc., le mercredi 15 avril, à 2 heures précises.
Le comité informe les forains que le prix des places sera diminué de moitié sur les années précédentes.


5 et 6 juin 1897 —Festival musical du Petit-Quevilly
— 5 juin, programme du festival
Le Festival. Aujourd'hui samedi, à 9 heures du soir, les Fêtes musicales seront annoncées par une brillante retraite aux flambeaux qui parcourra les principales rues de la commune. Les Sociétés locales prêteront leur concours.
Demain Dimanche, à 9 heures du matin, concours de lecture à vue. A 1 h. ½, concours d'exécution. A 4 h., concours d'honneur. A 4 h. ½, réception de M. le Préfet.
A 5 h., défilé des Sociétés. A 6 h., exécution du morceau d'ensemble. Distribution des recompenses place de la mairie.
A 7 heures, banquet par souscription à la bibliothèque.
Le soir, fêtes publiques, illuminations, grand Bal au Casino rouennais.
Le Lundi, Grand Festival. Concerts gratuits places des Chartreux, de la Demi-Lune et de la Mairie.
A 2 heures, défilé des Sociétés.
Le soir, continuation des Fêtes de quartier.

— 13 juin compte rendu du festival
Les fêtes musicales. Le Festival a commencé par une retraite aux flambeaux à laquelle prenaient part la Société l' « Harmonie de Petit-Quevilly », la gymnastique et sa Fanfare, et l'Union vélocipédique.
Les machines entourées de verdure et parées de lanternes diverses, ont produit le plus charmant effet. Sur tout le parcours du cortège, de nombreux feux de bengale ont été allumés.
Le lendemain, dès le matin, les Sociétés arrivent, les commissaires présentent à leurs chefs de forts jolis bouquets et l'on se rend, tambour battant, clairon sonnant, aux divers emplacements assignés. La réception du jury a eu lieu. M. le maire a offert le vin d'honneur.
La fête proprement dite a commencé à 1 h. ½, par le concours d'exécution. Les auditeurs ont été nombreux partout et on a unanimement applaudi. Après le concours d'honneur et avec le retard traditionnel (1 h. ½), les Sociétés vont se grouper sur les hauteurs de la Demi-Lune pour défiler.
Entre deux, a eu lieu la réception à la mairie, du petit... représentant de M. le Préfet, un bon jeune, dont la présence n'a pu faire oublier la préférence de M. Hendié, d'assister à la fête de Sotteville.
A-t-il été séduit par les roses ?
Le défilé qui est toujours pour le public une grande attraction, s'est effectué avec ordre, suivi de la distribution des récompenses.
Grand triomphe pour le morceau d'ensemble « Le Petit-Quevilly », exécuté par un millier de musiciens. La foule a fait bisser la charmante composition de M. Dubreuil à qui on a remis un bouquet.
Enfin, vers 8 heures ½, on arrive à la Bibliothèque pour assister au banquet servi par M. Lintot, auquel on n'a que des éloges à adresser.
On a complimenté M. Dubreuil et bu ferme à la musique.
La fête de nuit a été superbe, signalons en particulier le quartier de la mairie, éclairé à giorno, et où se tenait une assemblée des plus mouvementées.
On a dansé sur plusieurs points, la salle du Casino a été envahie.
Citons encore, les arcs de triomphe de la route de Caen, de la rue de la gare et des Chartreux.
Le lundi, à deux heures, les sociétés prenant part au festival se sont massées près de l'élégant arc de triomphe de la place des Chartreux et ont défilé, jouant tour à tour allegros et pas redoublés au milieu d'une foule compacte à travers les rues pavoisées, pendant que les spectateurs inondaient les musiciens d'une véritable pluie de confetti. Grande affluence aux concerts organisés places de la Mairie, des Chartreux et de la Demi-Lune.
A l'issue des concerts, on a lancé, sur la place de la Demi-Lune, une Mongolfière aux couleurs éclatantes, qui a bientôt disparu dans les nuages.
Dans la soirée, civils et musiciens sont allés à la fête foraine de la mairie, où la gaîté la plus vive n'a cessé de régner.
Liste des sociétés musicales participantes :
Harmonies de Sotteville-lès-Rouen, de l'Industrie de la Couture Boussey, Municipale de Bayeux,
Fanfares de Grande-Couronne, de Caudebec-en-Caux, d'Amfreville-la-Campagne, de Beaucamp-le-Vieux, de Sommery, de Chambray-sur-Eure, de Sacquenville, l'Avant-Garde de Sommery, fanfares de Saint-Etienne-du-Rouvray, de Tourville-la-Campagne, de Sainte-Cécile de Villedieu, des Grandes-Ventes et de Perruel-Vascoeuil.
Orphéon les Enfants de Wilhem-Dieppe
Trompettes la Vaillante de Bayeux


Le Petit-Quevilly - Place des Chartreux (Rouen) — Fanfare La Diane
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14 juillet 1897 — Fête du Quartier de la place des Chartreux au Petit-Quevilly
— Fête nationale. Le comité des Chartreux, composé de M. Chalson, conseiller municipal, président ; M. Darré, vice-président ; Campion, secrétaire et Hérouard, Breton et Basset, membres, ont organisé pour le 14 Juillet un programme des mieux réussis.
A 2 heures, salves d'artillerie, grandes courses vélocipédiques pour coureurs habitant le canton. Jeux : le baptême des tropiques ; courses en sabots ; mât de cocagne ; grande surprise : le Tunnel mystérieux.
A 5 heures ½ : départ du ballon « Les Chartreux ».
A 6 heures : distribution des récompenses sous la présidence de la municipalité ; Concert par les sociétés musicales ; Fête de nuit ; Danses gratuites à grand orchestre ; Brillantes illuminations ; Embrasement général de la place.


27 et 28 mars, 3 avril 1898 — La fête des Chartreux
— Le Comité de la place des Chartreux, à Petit-Quevilly, organise, pour le dimanche 27, lundi 28 et dimanche 3 avril prochain, la grande assemblée annuelle dite « Fête du Printemps ».
Le comité s'est assuré le concours de l'Harmonie du Petit-Quevilly, ainsi que de la société de gymnastique La Quevillaise.
Un grand nombre de forains ont déjà retenu les places. Tirs, manèges, boutiques, théâtres, etc.
Dimanche 27. De 3 à 5 heures, exercices gymnastiques par la Quevillaise, concert par l'Harmonie, lâcher de pigeons par la Colombophile.
Le soir, à 8 heures, grand bal. A 10 heures, embrasement de la Place.
Nous rappelons que les tramways conduisent les voyageurs toutes les dix minutes directement à la place des Chartreux.
Dimanche 3 avril : la société chorale La Renaissance, dirigée par M. Lefebvre donnera un concert sur la place.


19 et 26 juin 1898 — Concerts et concours de tir sur la place des Chartreux, lors de la Saint-Jean
— L'assemblée de la St-Jean se tiendra place des Chartreux, les dimanches 19 et 26 courant, sur la partie de la place qui est sur le territoire de Petit-Quevilly.
Dimanche 19, concert par l'Harmonie, sur la place.
Concours de Tir à la carabine au café National de la place des Chartreux (M. Lasseur)
(L'assemblée de la St-Jean a attiré aux Chartreux, dimanche dernier 19, une foule nombreuse qui a particulièrement applaudi le brillant concert donné sur la place par l'harmonie. Le soir, les danses ont été très animées.)


14 juillet 1898 — La fête nationale au Petit-Quevilly
— Petit-Quevilly. La Fête nationale. Mercredi soir il y avait foule dans les rues au passage de la retraite aux flambeaux, organisée par les sociétés locales. Une mention spéciale revient aux membres de l'Union Vélocipédique, qui avaient décoré et illuminé leurs machines avec grand goût. Nos félicitations doivent surtout être adresser à M. Chardet, président qui s'est surpassé et ce n'est pas peu dire.
Sur l'initiative de M, Davey, président de l'Harmonie, dont les membres en élégant costume bleu avec casquette à plumet blanc, toutes les sociétés locales, sans exception, se sont groupées place des Chartreux et ont parcouru les principales rues de la commune.
Après la revue de ces sociétés passée par la municipalité, un brillant concert vocal et instrumental a été offert au public, qui a acclamé la Marseillaise. Après les exercices gymnastiques fort intéressants et lâcher de pigeons, le cortège s'est reformé pour se rendre à la bibliothèque, et prendre part au vin d'honneur offert par M. Davey.


21 janvier 1900 — Une course folle sur la Place des Chartreux
— Petit-Quevilly. Cheval emporté. Mardi matin, vers 9 heures, un cheval attelé à la voiture d'un boulanger de la rue Saint Julien s'est subitement emporté, traversant la place des Chartreux et ne s'arrêtant qu'à l'entrée du boulevard Saint Julien. Il n'y a pas eu d'accidents de personnes, seule la voiture a été avariée.
Un agent de Petit-Quevilly a remis le véhicule et le cheval à son propriétaire.


1er avril 1900 — Fête du Printemps aux Chartreux.
— A 2 heures, jeux : Le Baptême du Tropique ; La lutte fin de siècle. A trois heures et demie, concert vocal et instrumental par l'Harmonie de Petit-Quevilly et La Renaissance, société chorale.
Le Phocéen, allegro ; Jérusalem, fantaisie ; Sara, polka pour piston ; Mon Grand-Père, quadrille, par l'Harmonie.
Fête Villageoise ; Marche Gauloise ; Marche et Chanson Bohême, par La Renaissance.
Grande séance de gymnastique par La Fraternelle : Mouvements d'ensemble avec fusils, boxe, pyramides, double trapèze aérien.
Le soir, à 7 h. ½, bal à grand orchestre. A 10 heures, embrasement de la place.
Une grosse surprise est réservée aux visiteurs.


8 avril 1900 — Continuation de la Fête du Printemps sur la place des Chartreux
— Voici le programme de la fète qui aura lieu dimanche sur la place des Chartreux :
A 1 h. ½ : jeux, mât de Cocagne, tunnel mystérieux, course aux grenouilles.
A 2 h., concert par la fanfare des Chantiers de Normandie : 1. Les basses en furie. ; 2. Ouverture de concert ; 3. Souvenir d'Haydn. 4. Les Tourterelles. ; 5. La Kermesse au bois. ; 6. La Marseillaise.
A 5 h. grand lâcher de pigeons par la Société Colombophile.
A 8 h. Sonneries de trompes de chasse par le Cercle St-Hubert de Rouen.
Le soir grand bal, illuminations, embrasement de la place.
Dimanche dernier la quête a produit 56 fr. 45.


19 août 1900 — Les chevaux du 6e Chasseurs, parqués sur la Place des Chartreux
— Les chevaux du 6e chasseurs, atteints d'une maladie épidémique, sans danger réel, mais demandant quelques jours de soins, sont actuellement campés sur la place des Chartreux.
Des cordes sont disposées sur chacun des trois côtés de la place, et les chevaux y sont amarrés face-à-face ; au milieu de la pelouse trois tentes s'élèvent pour les besoins du service.
Au point de vue pittoresque, c'est un spectacle original que tous ces chevaux, remuant, piaffant, s'agitaut sous les grands arbres : quel dommage que ce joli coin soit si abandonné ! Ainsi par ces chaleurs l'eau sale et des liquides de toutes provenances, plus ou moins sains, continuent à couler dans les ruisseaux en mauvais état.
D'autre part les visiteurs, qu'amène l'intéressant coup d'oeil de cette écurie en plein air, regrette unanimement que le tramway s'arrête, en deçà de l'octroi et ne les conduise pas jusque sur la place.
Ce serait si facile pourtant de leur donner satisfaction.


Le Petit-Quevilly - Fanfare de Trompettes l'Avenir — Fanfare La Diane
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28 mars 1902 — Fête de la place des Chartreux
— Foule dimanche dernier sur la place des Chartreux où se tenait l'Assemblée de printemps, dont l'éclat était rehaussé par la présence de l'Harmonie (Chef M. Chiron), de la Fraternelle (moniteur : M. Eliot), et de la Fanfare de cette société (directeur : M. Vivran). Toutes ont été très applaudies.
Le soir un feu d'artifice très réussi a terminé cette fête au cours de laquelle une quête faite au profit des pauvres
a produit 17 fr. 30.
Aujourd'hui dimanche : clôture de la fête.


6 octobre 1907 — Concert place des Chartreux
— Petit-Quevilly. L'Harmonie se produira dans deux auditions, demain dimanche.
La première séance sera donnée sur la place des Chartreux, à deux heures et demie ; le seconde sera pour la route de Caen, à l'occasion de la fête de la barrière.
La nomination de M. Dubuc, comme chef de l'Harmonie, a été fort bien accueillie à Petit Quevilly, où l'on apprécie beaucoup le nouveau chef qui compte déjà tant de sympathies.
M. Bellais, chef actuel, se retire à cause d'un engagement qu'il vient de signer.

20 juin 1924 — La Diane en concert sur la place des Chartreux
— Fête de Saint-Jean — Demain samedi, place des Chartreux, de 8 h. 30 à 10 heures, concert par la fanfare la Diane de Petit-Quevilly.
Dimanche, attractions et jeux divers.
A 8 heures 30, bal gratuit à grand orchestre.
La Diane participera dimanche prochain au concours d'Oissel, les membres honoraires et bienfaiteurs qui désireraient l'accompagner sont priés de se trouver à sept heures du matin, gare Saint-Sever, le dit jour.
Concert. La fanfare Le Réveil Quevillais donnera son quatrième concert populaire ce soir vendredi, au chemin des Grippes, face à fonderie quevillaise.


25 juin 1924 — La Fanfare la Diane retour du concours d'Oissel
— La fanfare la Diane a effectué son retour d'Oissel à Petit-Quevilly, en suivant l'avenue Jean-Jaurès pour se rendre au domicile du président, M. Vacher, qui l'accompagnait et où le drapeau a été déposé.
La Diane s'est particulièrement distinguée au concours où elle a remporté un 1er prix de sonnerie d‘ordonnance, un 1er prix d'exécution, un 1er prix d'honneur avec félicitations du jury et un prix de direction décerné à M. Macquet, chef, qui peut être fier des résultats obtenus.
A cette occasion, la Diane se rendra au parc communal ce soir mercredi, à 8 heures 30, où elle exécutera les morceaux couronnés du susdit concours.


27 juin 1924 — Le Réveil Quevillais en concert place Waldeck-Rousseau
— Ce soir vendredi, à 8 h. 30, place Waldeck-Rousseau, concert par le Réveil Quevillais.
Avant hier soir, la fanfare la Diane a exécuté avec brio, au Parc communal, les différents morceaux couronnés au concours d'Oissel. Les auditeurs ont vivement applaudi les instrumentistes.


28 juin 1924 — L'Harmonie de Petit-Quevilly en concert place des Chartreux
— Fête Saint-Jean. Ce soir samedi, à 8 heures 30, sur la place des Chartreux, audition musicale par l'Harmonie de Petit-Quevilly.
Demain dimanche, clôture de la fête.


24 août 1924 — Le Parc des Chartreux devient petit à petit le lieu des festivités du Petit-Quevilly
— Fêtes de bienfaisance. — Ce matin, place de la Mairie, concours fleuris, défilé avec chars et fanfares.
Cet après-midi, parc des Chartreux : concerts, jeux, comptoirs, concours de ballonnets, etc...
Ce soir, gala salle du Cinéma quevillais.


Fête champêtre de la Goutte de Lait du dimanche 21 juin 1925
17 juin 1925 — Préparatifs et programme de la Fête de la Goutte de lait au Parc des Chartreux
— Fermeture du Parc des Chartreux. L'accès du parc des Chartreux sera interdit au public à partir du jeudi 18 courant à 21 heures, jusqu'au dimanche 21 juin, à 14 heures, à l'ouverture de la grande fête champêtre donnée au profit de l'œuvre de la Goutte de Lait.
18 juin 1925 — Programme de la fête
— Grandes fêtes de bienfaisance au parc des Chartreux. — Dimanche prochain, sous le patronage de la municipalité, le comité de l'œuvre de la. Goutte de Lait donnera, au bénéfice de cette intéressante institution, une grande fête de jour et de nuit, dans le parc des Chartreux.
Voici le programme de ces réjouissances.
Ouverture du jardin au public à 14 h. 30. Fête de jour. Concours de voitures d'enfants et d'ombrelles décorées et fleuries. Grand concert par l'Harmonie de Petit-Quevilly. Sonneries par la fanfare « La Diane », président M, Maitrejean, directeur M. Macquet.
Ballets d'enfants exécutés par les élèves des écoles maternelles. Attractions, manège de chevaux de bois, loterie, comptoirs de vente. Guignol, tir forain, concours de tir.
Il y aura une buvette.
Fête de nuit. — Ouverture du parc à 20 h. 30.
Illumination électrique du parc ; grand concert par l'Harmonie du Petit-Quevilly, sonneries par la Sociélé de trompettes, clairons et tambours le Réveil Quevillais. Grand ballet des Moissonneurs par l'Estafette d'Amfreville-la-Mivoie. A 10 heures, tirage de la tombola, embrasement du parc, bal champêtre.
Prix d‘entrée fête de jour ou du nuit 1 franc. Le billet donne droit à la tombola dont les lots sont : une auto, une moto et une bicyclette.

22 juin 1925 — Compte rendu de la Fête de la Goutte de Lait
— Fête champêtre de la Goutte de Lait. Le succès dépassa toutes les espérances, car, à la fête de jour, il n'y eut pas moins de 15.000 entrées et le vaste parc des Chartreux, obligeamment mis à la disposition par la municipalité était juste suffisant pour contenir l'affluence, dans laquelle on rencontrait de nombreuses personnalités du Petit-Quevilly, de Rouen et de la région.
Dans le décor parfait du parc, des kiosques avaient été aménagés avec un souci de bon goût. Dans tous les kiosques, délicatement ornés, de charmantes vendeuses incitaient les visiteurs à faire oeuvre charitable tout en s'amusant.
L'Harmonie de Petit-Quevilly, sous la direction de M. Durand, se fit applaudir dans les meilleurs morceaux de son répertoire, comme d'ailleurs la vaillante fanfare La Diane, de Petit-Quevilly, dans ses meilleures sonneries fort bien conduites par M. Macquet.
L'illusionniste Calypso tint longtemps une bonne partie du public dans l'enchantement.
Mais une des notes les plus élégantes de l'après-midi fut le concours de voitures d'enfants et d'ombrelles fleuries. De nombreux concurrents avaient soumis à l'appréciation du jury des sujets très gracieux et originaux qui mirent celui-ci bien en difficulté.
Lors de la fête de nuit, la foule déjà si dense l'après-midi, le fut encore plus dans la soirée.
Dès l'entrée du parc, le spectacle était féerique, les guirlandes de lampes multicolores éclairant les feuillages des grands arbres formaient une voûte que l'on eut cru faite de velours vert sombre, piqué de cabochons brillants.
Sous cette voûte s'engouffrait inlassablement une foule enthousiaste qui se rendait à la place principale qu'inondait la lumière de plus de 2.000 lampes.
Les attractions de la soirée ne le cédaient en rien à celles de la matinée ; les concerts donnés par l'excellent Harmonie du Petit-Quevilly, dont le nouveau chef, M. Durand, sait tirer le maximum, et par le Réveil Quevillais, fort bien dirigé par M. Willems, recueillirent les chaleureux applaudissements de l'assistance. Le Ballet des Moissonneurs dansé par l'Estafette d'Amfreville-la-Mivoie, obtint également une grosse part de succès.
Les amateurs de cinéma n'étaient pas moins bien partagés et la projection des films fort bien choisis par M. Prodhomme, directeur du cinéma quevillais, réunit tous les suffrages.
Ajoutons que M. Bouillot, de l'Aéro-Touriste Normand, distribua, avec sa bonne grâce habituelle, des éventails, échantillons et divers souvenirs réclame.
Un bal à grand orchestre, placé sous la direction de M. Follet, sous-chef de l'Harmonie, enleva jusqu'à minuit les couples aux accents de danses à la mode.


26 juin 1925 — Concert du Réveil Quevillais.
— Mercredi soir, à 20 h. 30, le Réveil Quevillais offrait à la population son premier concert d'été au parc des Chartreux. Les meilleures sonneries habilement conduites par l‘excellent chef M. Willems, obtinrent un accueil chaleureux de tout l'auditoire.
La fanfare la Diane, participant au concours de musique d'Elbeuf, le 26 juillet, cette société s'excuse auprès de ses membres bienfaiteurs et honoraires de ne pouvoir donner ses concerts d'été ; ceux-ci seront repris à partir du 5 août, les mercredi et vendredi de chaque semaine.


Le Petit-Quevilly - Fanfare Le Réveil Quevillais — La Diane
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7 juillet 1925 Concert de l'Harmonie du Petit-Quevilly, place Waldeck-Rousseau
— Malgré le temps, plus qu'incertain de la soirée de samedi, le concert donné à 20 heures, par l'Harmonie sur la place Waldeck-Bousseau a obtenu un gros succès qui encouragera certainement les exécutants hostiles et leur distingué chef M. Durand.
Ce premier concert annuel est prometteur du succès de ceux que ne manquera pas de nous donner pendant la belle saison la vieille Harmonie quevillaie dont la tradition est toujours restée la même quelles que soient les difficultés de recrutement ou d'organisation.


14 juillet 1925 — Fête nationale au Petit-Quevilly
— Comité des fêtes du boulevard Saint-Julien et rue des Chartreux. — Nombreuse affluence et gros succès pendant la retraite qui a parcouru la place des Chartreux, le boulevard Saint-Julien, la rue Victor-Hugo et la rue Jean-Macé.
Le programme prévu pour le 14 Juillet débutait par une distribution de subsides aux vieillards de l'Hospice.
Les jeux nombreux ont été suivis régulièrement par une foule amusée, se réjouissant particulièrement au Baptême du Tropique, à l'artilleur de la pièce humide, course à la valise, mât de cocagne, course aux œufs (pour fillettes).
Pendant la fête, un concert fut donné par l'Harmonie de Petit-Quevilly, sous la direction de M. Durand, et par la Diane, bien dirigée par on excellent chef, M. Macquet, accompagné de M. Maitrejean, président.
Après les jeux, eut lieu le tirage de la tombola.
A partir de 21 heures, le bal offert aux habitants a été suivi par de nombreux amateurs de polka, mazurka. etc.


5 août 1925 — Concert de la Diane, place des chartreux
— Ce soir, la fanfare la Diane donnera un concert à 20 h. 30, place des Chartreux, sous la direction de son chef Macquet. Rassemblement des sociétés à 20 h. 15 sur les lieux du concert.

12 août 1925 — Le Réveil Quevillais du Petit-Quevilly se prépare pour le festival du Grand-Quevilly
— Le Réveil Quevillais. — Répétition générale vendredi à. 8 h. 30, salle Ravet, en vue du festival de Grand-Quevilly.

5 septembre 1925 — Concert de l'Harmonie au parc communal
— L'Harmonie du Petit-Quevilly donnera un concert populaire ce soir samedi, au parc communal, rue Guillaume Lecointe, à 20 heures 30.
Le programme est composé comme suit : Tip Top, marche (Allier). — Souvenir de Biarritz, fantaisie (A. Dupouy). — La Vivandière, fantaisie (Meister). — Retslem, fantaisie (Meister). — La Printanière, allegro.


24 juin 1926 — Concert de la Diane au Parc des Chartreux, vareuse et casquette requises
— Ce soir, la Diane donnera, à 20 heures 30, un concert au parc des Chartreux. Rendez-vous des sociétaires au parc, à 20 h. 15, en vareuse et casquette.
Programme : Pattes de coq (Gadène). — Honneur aux aviateurs (Goundain) (soliste, Paquet). — Marche triomphale (Fiquet). — La Garde d'Honneur (Defrance). — Nuit blanche (Gadène) (soliste : Brun). — Le Quevillais (Maquet).

27 juin 1926 — Le Bigophone quevillais en concert place de la Mairie
— La société Le Bigophone Quevillais donnera le lundi 28 juin à 21 h., son premier concert public sur la place de la Mairie.
Les membres exécutants sont priés de se rendre à la salle de réunion de la mairie pour les répétitions, les lundis et jeudis à 20 h. 30 très précises.


14 juillet 1926 — Défilé de toutes les sociétés musicales quevillaises lors de la Fête nationale
— La Diane, avec M. Macquet ; le Réveil Quevillais, dirigé par M. Lalonde ; le Bigophone quevillais, dirigé par M. Lesueur et M. Darmand ; l'Harmonie de Petit-Quevilly, sous la direction de M. Montfort, parcoururent les rues de Quevilly en faisant de fréquentes auditions.
Le soir. Il y eu feu d'artifice sur la pelouse de la mairie, devant une foule compacte...

20 juin 1928 — L'Harmonie du Petit-Quevilly en concert place de la Mairie
— L'Harmonie de Petit-Quevilly donnera un concert samedi prochain à 20 h 45, place de la Mairie.
Programme : La Manche des Petits Rats. — La Source du vivier (ouverture). — Au delà des Pyrénées, fantaisie. — Landier, valse. — Hasta la Mano, marche espagnole.


4 juillet 1928 — La Diane couronnée aux Tuileries
— La Diane. Cette fanfare s'est rendue dimanche dernier à Paris où elle a pris part au grand concours des Tuileries, lequel réunit toujours un nombre imposant de concurrents.
La société a remporté les récompenses suivantes : 1er prix de sonneries d'ordonnance ; 1er prix d'exécution ; 1er prix d'honneur. De plus, un prix de direction a été attribué à son chef, M. Macquet. Le jury a classé la fanfare en 1ere division, 1ere section.
C‘est un beau résuiiai, qui vient couronner les constants efforts des vaillants musiciens, Aussi. il n'est pas douteux que la population quevillaise viendra nombreuse les applaudir à leur rentrée, qui doit s'effectuer jeudi soir.


5 juillet 1928 — Retour triomphal de la Diane
La Diane. C‘est ce soir jeudi que cette société effectuera sa rentrée du concours des Tuileries où, comme on le sait, elle a remporté un beau succès.
La Diane parcourra l'itinéraire suivant : départ à 20 h. 15 de La barrière de Caen, rue Jeanne d'Arc, de Rouen, Léon-Malétra, rue Thiers, place de la Mairie, rue de la Gare, avenue Jean-Jaurès.
Un vin d'honneur sera ensuite servi aux sociétaires au Casino Rouennais.


5 juillet 1930 — La Fanfare la Diane pose pour la postérité
— La Diane — Rassemblement demain dimanche à la salle à 13 heures 30, pour la photographie de la société. Présente indispensable de tous les membres.

Le Petit-Quevilly - Fanfare la Diane
Image

26 juin 1936 — Concert de la Diane, place de la Mairie
— La Diane. — Cette société donnera son cinquième concert d'été ce soir, vendredi, à 21 heures, place de la Mairie. Rassemblement des sociétaires à 20 h. 30, au siège.

14 juillet 1936 — La Fête nationale au Petit-Quevilly
— La Fête nationale. La municipalité fit distribuer lundi matin par le bureau de bienfaisance, des secours supplémentaires pendant que le Comité d'entr'aide aux chômeurs donnait à chacun de ceux-ci un bon de vivre de 6 francs.
Les réjouissances commencèrent lundi soir par une retraite aux flambeaux avec le concours de la Diane de Petit-Quevilly, du Rallye Quevillais et de la Compagnie des sapeurs-pompiers. Pendant ce temps, l'Harmonie de Petit-
Quevilly, sous la direction de M. David, donnait un concert très goûté du public dans le parc des Chartreux.
Le mardi matin, les sociétés locales se réunirent à 10 heures, sur la place des Chartreux et se rendirent en cortège à la place de la Mairie, précédées par la Diane de Petit-Quevilly, sous la direction de M. Macquet.


Concerts de l'Harmonie du Petit-Quevilly
22 juillet 1936 — Ce soir mercredi, à 21 heures précises, l'Harmonie donnera un concert place de la Mairie, nous la direction de M. Victor David.
Programme : 1. Sabre et Lance (Furgeot). — 2. Les Vêpres Siciliennes (Verdi). — 3. Joyeuse Espagne (Allier). — 4. Cortège de Bacchus (Léo Delibes). — 5. Marche Joyeuse (Allier).

29 juin 1938 — L'Harmonie de Petit-Quevilly donnera ce soir mercredi, à 21 heures, son quatrième concert public pour le Comité des mm du Foyer quevillais.
L'Harmonie interprétera le programme suivant sous la direction de M. Victor David :
Glorieuse (Andrieu). — Hymne à l'amour (Popy). — La Mascotte, fantaisie (Audran). — Rachel, basson solo. — Le secret de Pierrot (Popy). — A la France (Romsberg).


Formations musicales actives au Petit-Quevilly en 1909 :
Harmonie du Petit Quevilly, direction Bellais, 59 exécutants (dirigée par par Thiebold en 1895, Dubreuil en 1897, Chiron en 1903, Metot en 1905, Bellais en 1906, Dubuc en 1907, puis Bellais revient en 1909)
La Lyre quevillaise (harmonie), fondée en 1906, président Novat, direction Blanchard, 40 exécutants ;
La Fraternelle (trompettes).
En 1893 l'Orphéon la Renaissance du Petit-Quevilly et dirigé par Chagerais, présidé par Chardet. En 1895, direction Lefebvre, 27 exécutants. En 1903 direction Chrissement. En 1906, direction Patoulet, président Mallet, 34 exécutants.
En 1926, la Diane, fondée par M. Vacher, est présidée par M. Maitrejean et toujours dirigée par M. Macquet ; le Réveil Quevillais par M. Lalonde qui succède à M. Willems ; le Bigophone par MM. Lesueur et Darmand ; l'Harmonie du Petit-Quevilly par M. Montfort qui succède à M. Durand.
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LE PORTEL - Le Garage Maritime
(PAS DE CALAIS)
Jusqu'au 13 juin 1856, Le Portel est un hameau dépendant de la commune d'Outreau ; à cette date, la section du Portel, distraite d'Outreau, est érigée en commune distincte, en application du décret impérial n° 3662. Depuis 1842, plusieurs demandes avaient déjà été déposées en ce sens auprès du Conseil général du Pas-de-Calais.

Alors que Le Portel n'est encore qu'un hameau d'Outreau, ses habitants obtiennent qu'on exécute, en 1834 et 1835, les premiers travaux d'agrandissement et de régularisation de leur gare maritime située au fond de l'anse porteloise, à l'embouchure du petit ruisseau éponyme. De 1848 à 1850, au moyen d'un crédit alloué de 18.000 francs, la gare est à nouveau agrandie entraînant quelques expropriations. A peine les travaux terminés fin 1850, de
très graves avaries surviennent sur la gare maritime, à la suite de trombes d'eau telles qu'on n'en avait pas vu de mémoire d'homme, tombées sur le village du Portel en mai 1851.
Le Conseil général sollicité, menacé qu'il est de voir la falaise s'effondrer et entraîner la
destruction complète d'une partie importante du village, ajourne cependant les demandes pressantes des portelois, considérant que les projets onéreux proposés ne peuvent se légitimer devant le peu d'importance de la gare du Portel. Celle-ci, appelée communément la gare ou le garage maritime, n'est en réalité qu'une cale empierrée, affleurée par la mer à chaque marée haute.


Le Portel - La Cale ou gare maritime — Hôtel des Bains à l'entrée de la cale, bitte d'amarrage
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Afin de remédier au récurrent problème de la violence des marées, et afin d'abriter la gare de celles-ci, les autorités portuaires décident de faire construire un brise-lames, plus tard nommé l'Epi (1), près de la Pointe de la Violette au sud de la plage du Portel : après les votes d'usage (décision ministérielle du 16 juillet 1866 ; vote du Conseil général des ponts et chaussées 13 décembre 1866 ; décret du 20 février 1867), les travaux sont réalisés, de 1867 à 1870 ; initialement arrêté à 50.000 francs, le budget va suivre les dérapages habituels et s'élever au final à 63.500 francs, dont 6.000 francs pris en charge par la municipalité porteloise.

Mais face aux perpétuelles corrosions de la mer sur le littoral portelois, rien n'est jamais fini, et le Conseil général est dans l'obligation de mettre la main à la poche pour participer aux travaux décidés pour la construction de perrés de défense au pied des falaises nord et sud de l'anse du Portel : 7.500 francs en 1870-1871 (municipalité 3.000 francs, conseil général 2.000 francs, Ministre des travaux publics 2.500 francs) ; 8.400 francs en 1872 (partagés par tiers entre les trois administrations précitées)
En 1877, 7.000 francs sont consacrés à la consolidation des perrés nord et sud de la gare maritime, toujours partagés par tiers entre les protagonistes du Portel. En 1879, pour 3.900 francs, on procède à l'achèvement du perré sud de la gare du Portel et au rétablissement d'un chemin de ronde.

Jusqu'en 1881, les bateaux de pêche, une fois leur poisson débarqué à marée haute sur la gare maritime, restaient, pour la plupart, échoués sur ladite gare, avant de repartir pour la prochaine campagne de pêche. Le 27 novembre 1879, le Conseil municipal obtient du Conseil général, qu'un escalier soit construit dans la falaise, permettant d'accéder à la plate-forme du brise-lames sur lequel seront installés des échelles en fer et des organeaux d'amarrage. Ainsi, cette plate-forme deviendra une jetée d'accostage où les pêcheurs viennent s'amarrer, une fois leur pêche livrée. Ces travaux sont réalisés en 1881, moyennant 9.900 francs toujours partagés par tiers entre la commune, l'Etat et le département.
Une fois l'escalier mis en place, les pêcheurs vont demander à ce que la plate-forme du brise-lames soit aménagée afin de leur permettre de déposer leurs paniers de poissons avant de les remonter au sommet de la falaise. Un nouveau crédit de 4.500 francs est alors voté le 29 novembre 1881 par le ministre des travaux publics, la municipalité ayant anticipé la décision le 30 septembre.

Le Portel - Descente de la Plage, la Gare maritime — La Plage et la Falaise, à gauche descente de la plage, à droite le brise-lames (l'Epi)
Image

La gare maritime, qui va ainsi perdre une bonne partie de son activité liée à l'arrivée des pêcheurs qui n'auront plus besoin d'y transiter, reste toutefois utilisée en tant que cale de halage.
En 1882 et 1883, 10.485 francs sont nécessaires pour procéder aux réparations du perré de la cale :
les parements des libages qui forment le talus de halage de la gare maritime sont usés par le frottement des galets et des bateaux.

Bientôt, tout d'abord très timidement à partir de 1893-1895, attiré par la cohue déjà installée à Boulogne-sur-Mer, le tourisme balnéaire prend ses quartiers sur la plage de sable fin du Portel. Le Garage maritime va devoir faire face à l'afflux, tous les jours grandissant, des baigneurs qui, d'année en année, vont grappiller la moindre parcelle de ladite gare, afin d'y installer cabines, parasols et autres accessoires propres à la baignade et aux jeux estivaux.
Rapidement, devant un public toujours à l'affût de distractions, le garage maritime devient un des lieux de prédilection pour les concerts donnés par la Musicale Porteloise, fondée depuis 1866. (2) Aussi, devant cet engouement, le conseil municipal emmené par Césaire Gournay (1878-1929), maire de 1909 à 1929, décide de faire édifier un premier
Kiosque à musique sur cet emplacement. Inauguré le 14 juillet 1911 à 15 heures par la Musicale Porteloise dirigée par Emile Gontier depuis 1904, ce Kiosque en bois, de forme hexagonale, est en fait démontable et sera remisé à la basse saison pour être ressorti lors chaque période estivale, lorsque l'affluence bat son plein.

Le Portel - La plage, les quais, la descente de la plage et le Kiosque à musique — La Musicale Porteloise sur le Kiosque à musique
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Après le conflit 1914-1918, pendant lequel la musique cesse toute activité, les concerts reprennent, en juillet 1920, sur le kiosque en bois de la descente de la plage du garage maritime, laquelle est désormais envahie par les baigneurs s'installant sans vergogne jusqu'au pied dudit kiosque.

Le Portel - Pendant le Concert sur le Kiosque à musique — Hôtel des Bains et Belle Vue, kiosque à musique
Image

Jusqu'en 1938, chaque été, ce kiosque temporaire en bois est installé sur le même emplacement, date à laquelle la municipalité se décide enfin à y construire un Kiosque en béton, à forme circulaire.
Le photographe aura juste le temps de poser son trépied pour réaliser un cliché de ce nouveau kiosque, durant l'année 1939, avant que de le voir disparaître au milieu des bombes alliées quatre ans plus tard. Les journées d'horreur de 1943 resteront gravées dans la mémoire collective des portelais : les 4, 8 et 9 septembre 1943, l'aviation anglo-américaine va semer la terreur sur Le Portel par des bombardements d'une violence inouïe, tuant plus de 500 Portelais, en blessant 200 autres, et provoquant l'anéantissement quasiment total de la ville. Les raisons invoquées pour ce pilonnage en règle ne seront bien entendu jamais divulguées, comme pour tant d'autres villes détruites lors du conflit.

Le Portel - La Plage à marée haute, le nouveau Kiosque à musique en béton construit en 1938 — Bombardement du 8 et 9 septembre 1943, la descente de la plage anéantie, le kiosque à musique détruit.
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La reconstruction du Portel s'étale sur plus d'une décennie et s'achève vers 1958. Le quartier du garage maritime qui nous intéresse est évidemment amplement modifié : les hôtels et restaurants qui étaient situés sur le quai nord sont remplacés par des immeubles impersonnels et sans âme ; un pont baptisé Saint-André, aux massifs piliers en béton inesthétiques, est construit, reliant les quais Duguay-Trouin et de la Vierge du front de mer, ménageant ainsi un passage, « l’entonnoir », donnant accès à la descente de la plage et à sa gare maritime ; celle-ci a bien entendu perdu ses cabines de bains Duval et ses baraquements divers qui en faisaient le charme.
Etonnamment, la municipalité décide de reconstruire un Kiosque à musique ou tout au moins une estrade rectangulaire pour les musiciens, sensiblement sur le même emplacement que l'ancien édicule.
Puis cette estrade, ressemblant plus à un ring qu'à un kiosque, est remplacée par un large quadrilatère en pierre et béton entouré d'un muret, appelé « l’enclos » ou « le parc à moutons ». Et enfin, un nouveau Kiosque à musique se présentant sous la forme de gradins semi circulaires est implanté sur ladite descente de la plage, inauguré le 5 juillet 1978.

Le Portel - La nouvelle descente de la plage : le pont Saint-André et le nouveau Kiosque à musique estrade/ring — Le « Parc à moutons », nouveau kiosque à musique du Portel.
Image

Aujourd'hui, la station balnéaire du Portel est très fréquentée. La Musicale Porteloise est toujours active.
Kiosque remplacé toujours en place.

voir ici Descente de la place du Portel et son Kiosque à musique, aujourd'hui.(1/2) (2/2)
Le Portel - Le Garage Maritime - Kiosque à musique (1930).jpg
Le Portel - Le Garage Maritime - Kiosque à musique (1930).jpg (222.95 Kio) Vu 4288 fois
publié par Jean-Marc

26 septembre 1895 — Les premières cabines de bain du Portel tournées en ridicule...
— La Plage du Portel. Nous constatons avec plaisir que le nombre des touristes augmente chaque année au Portel. Jamais on n'a vu tant de promeneurs admirer notre petite ville et s'extasier à la vue de la mer lorsque, placé sur le sommet de ses hautes falaises, on l'aperçoit calme ou en fureur. Vous respirez là-haut à pleins poumons un air pur et salin favorable aux santés débiles. On constate, en effet, que chaque année beaucoup de familles viennent louer des maisons pour la saison des bains et, chaque année, elles reviennent plus nombreuses et bien décidées à y revenir encore. Ah ! c'est que là elles sont à leur aise ! Aussi, voit-on le soir, lorsque la mer est basse, des groupes nombreux de jeunes filles courant, jouant sur un sable ferme et solide. La plage du Portel peut rivaliser certainement avec toutes les plages du littoral, par son site pittoresque et surtout pour la sûreté des baigneurs. Rarement de ces terribles surprises qui viennent jeter le deuil dans les familles.
Les habitants se montrent heureux de recevoir tant de visites.
Aussi chacun s'ingénie à pouvoir louer sa maison en partie ou en totalité. Cela ramène un peu d'aisance au foyer domestique.
Malheureusement, la municipalité ne se montre pas suffisamment à la hauteur de sa tâche ; elle avait promis beaucoup et que fait-elle ? Peu de chose. Au début de sa législature, dans un élan généreux, elle avait promis de faire du Portel une admirable villégiature en procurant aux baigneurs ce qu'il y a d'indispensable : des cabines. Nous avons vu en effet un projet hardi et de toute beauté, qui aurait certainement attiré les baigneurs en grand nombre et fait l'admiration de tous.
On a préféré établir un grand nombre de cabines ridicules en forme de pissotières, qui sont la risée des étrangers, et tout cela si mal compris, si insuffisant que les baigneurs sont obligés de faire leur toilette de bain dans une cabane en bois puant le poisson et le coaltar, servant de halle. Outre l'odeur nauséabonde on se trouve là en public : jeunes gens ou jeunes filles.
Est-ce digne !!! Est-ce convenable !!! Est-ce moral ? Voilà où on en est réduit pour prendre un bain. Aussi il faut attendre son tour, et que de personnes n'en prennent point à cause de cela !.
Nous avons l'espoir que cet état de choses changera et que le projet, dont le plan dort dans les cartons de la mairie, aura sa solution l'an prochain. Baigneurs, vous pouvez réclamer, demander le plan ; je suis assuré que vous le trouverez parfait, et que, l'année prochaine, vous reviendrez plus nombreux, heureux de trouver cette innovation.
(la Presse thermale et climatique 26 septembre 1895)

14 juillet 1911 — Inauguration du Kiosque à musique
— Le 14 juillet 1911, la célébration de la fête nationale sera des plus réussie. Pendant les cérémonies officielles du matin qui ont lieu dans la cour de l'école communale des garçons, M. Vallois en qualité de Président de la « Musicale Porteloise » remercie, le conseil Municipal pour le beau Kiosque démontable qu'il a bien voulu offrir à la Musicale. Ainsi l'après-midi à 15 heures, la société inaugure son nouveau kiosque par un brillant concert dirigé habilement par M. Gontier. Programme :
1. La Marseillaise. — 2. Au coq Gaulois, grande marche militaire chantée par « l'Orphéon scolaire » directeur M. Charre, accompagné par la Musicale. — 3. M'as-tu-vu, pas redoublé. — 4. Table des fées, ouverture. — 5. Valse entraînante. — 6. Jeunesse, fantaisie. — 7. Balsamino, polka. — 8. Le chant du départ.


Le Portel - Le Kiosque à musique et les bains Duval sur le garage maritime — La plage à l'heure du bain, kiosque à musique au premier plan à droite
Image

28 août 1932 — La plage du Portel organise tout au long de la saison de nombreux concours et fêtes, bien souvent parrainés par les grands quotidiens parisiens
— Une fête sportive sur la plage du Portel. Aujourd'hui, sur la plage du Portel, aura lieu une grande fête de gymnastique et d'athlétisme avec le concours du « Petit Journal » et de « Match ».
D'importantes sociétés locales : L'Avenir de Pont-de-Brique, l'Eveil de Saint-Martin et la Patriote de Marquise participeront à cette réunion.


Formation musicale active au Portel en 1909 :
La Musicale Porteloise (fanfare), fondée en 1866, président Aristide Vallois, direction Emile Gontier, 40 exécutants.


Le Portel - Hôtel des Bains et Belle Vue réunis, le Kiosque à musique sur la descente de la plage — La Plage et les Quais (cliché Jean-Marc, Cparama)
Image

(1) L'Epi du Portel, toujours en place, a nécessité 353 m³ de béton pour le coulage de sa fondation de 103 mètres de long. Quatorze piliers ont été maçonnés sur une hauteur moyenne d'un mètre à partir de la plage et sur une longueur 55 mètres.

(2) La Musicale Porteloise, une vieille dame de 154 ans, aujourd'hui en 2020
Une première formation musicale, la
Fanfare Porteloise, est fondée en 1866 au Portel, dirigée de 1867 à 1873 par M. Mercier. Sans activité pendant les cinq années suivantes, elle renaît de ses cendres en mars 1878 avec M. Bouchard, à l'occasion du traditionnel Carnaval, toujours très animé et prisé. Dès fin 1878, Bouchard cède sa place à Charles Legrand, puis à M. Vasseur en 1882. La fanfare est quasiment municipale, puisque subventionnée par la commune qui, en outre, fournit la plupart des gros instruments aux musiciens et la casquette à galon or. De 1886 à 1889, Bouchard reprend à nouveau la direction de la musique. En 1889, la fanfare devient la Musicale Porteloise avec un nouveau chef, Gustave Barbaux, qui la dirigera pendant onze ans. Celui-ci arbore la première bannière de la Musicale en août 1897, remise par le député Achille Adam, l'accompagnant d'un commentaire précisant que ladite bannière précédera la fanfare dans ses tournées triomphales à travers Le Portel. Le nombre d'exécutants qui a atteint parfois la soixantaine entre 1895 et 1899, finit par se stabiliser autour de quarante en 1900, lorsque Eugène Sergent succède à Barbaux. Sergent est remplacé pendant deux ans, de 1902 à 1904, par Victor Noël, professeur de musique.
A partir de 1904, Emile Gontier, musicien (bugle solo) au sein de l'harmonie des sapeurs-pompiers boulonnaise, prend les rênes de la
Musicale Porteloise, qu'il ne lâche plus jusqu'en... 1939...
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LE PUY - Le Kiosque de la Musique au Jardin du Fer-à-cheval
(HAUTE LOIRE)
Attesté dès 993, le Brolium, grande prairie située au sud de la future enceinte du Puy est la propriété des puissants évêques de la ville. Ce terrain, une fois la première fauchaison faite, était laissé à la disposition des ponots.
Une belle histoire, plus légendaire que réelle, voudrait qu'un certain Guillelmi Grasmanent, tenancier de l'auberge de la
Teste de Boeuf, aurait fait don d'une partie de cette prerie à l'Evêché ; le même Grasmanent et sa femme, qui pêchaient décidément par leur générosité, auraient également fait don à l'hospice Notre-Dame, d'un terrain pour y aménager un cimentière destiné aux trespassés dudict hospital.
Le brolium, devenu la prairie du Breuil, s'étendant sur près de huit hectares au XVIe siècle est, jusqu'à cette date, donné à exploiter par l'évêque à un particulier, moyennant une rente. Par la suite ledit évêque charge ses gens de cette exploitation.
Marie-Joseph Galard (1735-1804), évêque du Puy de 1774 à 1791, fait aménager, pendant cette période, une allée plantée le long de la prairie.
Devenue bien national en 1793, la prairie passe, deux ans plus tard, aux mains de la municipalité qui va la transformer en promenade publique pour sa partie sud, le nord devenant la place du Breuil, dénommée, le temps de la révolution, place de la République.

Afin d'accueillir les foires aux bestiaux et agricoles, la place du Breuil, devenue le Foirail, va être agrandie au détriment de la prairie du Breuil ; la séparation entre la Place et la Prairie va être concrétisée par l'implantation de l'hôtel de la Préfecture, décidée en 1819, dont les plans sont confiés à l'architecte Amable Macquet (1790-1840). La première pierre du monument qui sera achevé en 1825, est posée le 4 septembre 1822.
A l'arrière de la préfecture, du côté des promenades du Breuil, un jardin est aménagé en 1836, autour duquel est plantée une allée quadruple de platanes, disposée en
fer-à-cheval, ce qui donnera son nom au Jardin Public. Une partie des terrains de la prairie du Breuil formant le Jardin du Fer-à-cheval reste cependant inaccessible à la visite et au public jusqu'en janvier 1852, en raison de baux à ferme dont ils font l'objet jusqu'à ce terme.

Plan du Puy en 1808, quartier du Breuil
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Le Puy ayant accumulé quelques oeuvres d'art et objets d'antiquité, il était nécessaire de trouver un local pour les entreposer et exposer. Un premier musée est ainsi installé en 1820 dans l'église désaffectée du couvent des religieuses de Sainte-Marie, emplacement qui avait été occupé par une caserne à partir de 1792. Le local étant devenu insuffisant, la municipalité décide en 1848 de faire édifier un nouveau musée à l'extrémité sud du Jardin du Fer-à-cheval. L'architecte départemental Achille Normand (1802-1856) dresse, en 1850, les plans de ce musée qui est inauguré l'année suivante. Le propre d'une collection étant son extension sans limite, le musée se trouve de nouveau à l'étroit et, le legs du sculpteur fondeur Charles Crozatier (1795-1855) va bien arranger les choses. En effet, celui-ci, entre autres donations, lègue une somme de 100.000 francs devant être consacrée à l'embellissement du musée. Sa veuve, Joséphine Clavel, viendra en outre y abonder par un don complémentaire de vingt-six mille francs. (1)
Ce legs ne sera utilisé qu'à partir de 1862 : à cette date, l'architecte Antoine Martin (1837-1915), présente les projets de l'agrandissement du musée du Jardin du Fer-à-cheval, lequel ne sera inauguré que le 29 mai 1868, la municipalité ayant été contrainte de procéder à une rallonge de plus de cent mille francs pour parvenir à achever la construction.
A l'occasion de l'inauguration de l'édifice qui, désormais prend le nom de Musée Crozatier, un grand concours musical, réunissant trente sociétés musicales comptant 985 exécutants, est organisé le surlendemain 31 mai, sur la place du Breuil et dans le jardin du Fer-à-cheval. Accompagné de ses cinquante membres, l'Orphéon du Velay, fondé au Puy en 1855, est bien entendu de la fête.

Le Puy - Musée Crozatier (cliché André Canel 30 août 1868)
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Dans le même temps que le Musée Crozatier prend sa forme définitive, la municipalité, menée par Henri Vinay (1821-1882), maire du Puy de 1865 à 1870 puis de 1871 à 1874, n'est pas restée ses deux pieds dans le même sabot. Le Jardin du Fer-à-cheval a en effet été aménagé : un bassin central avec une gerbe de quatre vingts dix pieds est installé, entouré de parterres gazonnés, d'arbustes, de plates-bandes et massifs fleuris. Seule ombre au tableau, afin de pouvoir construire le musée, il a été nécessaire de raser quelques arbres sur la couronne formant le fer-à-cheval. De ce fait, la promenade, tout en conservant sa dénomination de Jardin du Fer-à-cheval, n'en aura plus la forme.
Avant 1870, un coin du jardin est réservé à l'aménagement d'un petit parc animalier et une buvette est édifiée près de l'aile droite du musée. Des grilles monumentales sont posées en juin 1876, aux deux entrées principales du jardin dont la clôture sera achevée en 1894
.

Le Puy - Le Jardin du Fer-à-Cheval et le musée Crozatier — Patinage sur le Fer-à-Cheval
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Le Jardin du Fer-à-cheval, tout comme la place du Breuil qui le prolonge, sont le point attractif de tous les ponots. Fêtes, concours, festivals, concerts, foires y sont organisés.
Deux sociétés musicales se partagent au Puy, les faveurs des mélomanes : la Société Philharmonique, fondée en 1812 et la fanfare de l'Orphéon du Velay, créée par Oscar Bonnet en mai 1855. Ces deux formations jouent quelquefois ensemble comme ce 15 mars 1857, à l'occasion d'un concert au bénéfice des pauvres.
Ce n'est qu'à partir de 1871, que la musique militaire va, deux fois la semaine selon la saison, les dimanches et jeudis, animer régulièrement l'Esplanade du Fer-à-cheval, sur le parvis du musée Crozatier, parfois en alternance avec la place du Breuil ou encore devant le Cercle militaire.
C'est tout d'abord l'Harmonie du 22e de ligne — affectée à partir de 1871 à la Caserne Mouton-Duvernet, l'ancien couvent qui avait, on l'a vu ci-dessus, abrité le premier Musée de 1820 à 1851 — qui donne les premiers concerts publics au Fer-à-cheval.
Le 98e régiment d'infanterie succède au 22e en 1874, et dès son installation, la musique dudit régiment exprime le voeu que la municipalité fasse construire une estrade sur le Fer-à-cheval pour ses musiciens. La demande du colonel du 98e sera mieux qu'exhaussée puisqu'en mars 1875, le docteur Louis Camille Morel (1829-1902), maire du Puy à partir du 1er janvier 1875 jusqu'au 25 mai 1883, lance une consultation publique auprès des ponots, afin de choisir l'emplacement idéal du futur
Kiosque à musique à implanter dans le Jardin du Fer-à-cheval.
Après quelques discussions et propositions de gens avisés, les premiers piquets sont plantés en avril 1875, indiquant le lieu adopté pour l'édification du kiosque : il sera construit à l'alignement de l'Esplanade du Musée Crozatier, du côté de l'aile gauche de celui-ci.
L'inauguration du Kiosque à musique programmée pour le dimanche 11 juin 1876, sera accompagnée d'un grand concours musical et précédée d'un Concours régional agricole commençant dès le 5 juin dans le Jardin. Malheureusement, en raison d'une pluie persistante, la fête d'inauguration se déroulera dans la salle de l'Alcazar du Puy.
L'architecte municipal Antoine Martin qui est l'auteur, entre autres, des plans du musée Crozatier, du théâtre, de la banque de France et de la maison d'arrêt, est-il le créateur du Kiosque à musique ? C'est tout à fait possible, mais non avéré.
De forme octogonale, le Kiosque à musique du Fer-à-cheval est construit sur un talus, entouré d'une plate-bande gazonnée, bordée d'arceaux métalliques de protection ; sa toiture recouverte de tuiles repose sur de fines colonnes de fonte ; l'assise des musiciens, à laquelle on accède de plein pied, est entourée d'un garde-corps en fer forgé.

Le Puy - Jardin du Fer-à-Cheval, le Kiosque de la Musique — Bassin du Fer-à-Cheval et musée Crozatier, (kiosque, non visible sur ce cliché, à droite du musée)
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Aussitôt le kiosque édifié, dès 1876, le 98e régiment d'infanterie s'installe dans la caserne Romeuf, nouvellement construite, avant que ledit régiment ne cède sa place en 1882 au 86e de ligne et à sa musique. Le 86e R.I. restera au Puy jusqu'à la mobilisation de 1914, donnant d'innombrables concerts sur « son kiosque ».

Quelques monuments sont construits dans le Jardin du Fer-à-cheval du Puy, devenu Le Puy-en-Velay par décret du 10 mars 1888 :
— Le 18 octobre 1895, Raymond Poincaré, alors simple ministre, vient inaugurer un Monument des mobiles 1870-1871 dit le Monument des Enfants de la Haute Loire morts pour la patrie, bronze dû au sculpteur Paul Dubois (1829-1905), installé devant le bassin du Jardin du Fer-à-cheval.
— Le 24 août 1913, Marius Gibelin, maire du Puy, et Charles Dupuy, ancien président du Conseil, inaugurent un monument en hommage à Charles Crozatier, réalisé par Marius Barthélemy (1862-1920), érigé en pendant sur le bassin du Fer-à-cheval.

Le Puy - Inauguration monument élevé en hommage à Charles Crozatier, au jardin du Fer-à-Cheval
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— Le 7 septembre 1913, inauguration du buste de l'écrivain Jules Vallès, bronze de Marcellin Sabatier (1881-1956).
— Le 25 octobre 1925, à son tour Charles Dupuy (1851-1923), qui a participé à plusieurs inaugurations de célébrités disparues, bénéficie d'un monument en son hommage, dont le bronze est fondu par Grandhomme-Andro.


Le Puy - Monument des enfants de la Haute-Loire morts pour la patrie 1870-1871, jardin du Fer-à-Cheval — Monument Charles Dupuy, jardin du Fer-à-Cheval Henri Vinay
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Le jardin du Fer-à-cheval, rebaptisé Jardin Henri Vinay en 1922, reste encore fréquenté, en dépit de la quasi disparition des musiques militaires : immanquablement, à chacun des concerts, représentations théâtrales en plein air, expositions, inaugurations et commémorations de tout ordre, la foule envahit le jardin.
Le Kiosque à musique, après le conflit 1945, accueille de moins en moins de concerts, mais va cependant bénéficier, en 1982, d'une restauration.
Kiosque toujours en place.


voir ici, Jardin du Fer-à-Cheval Henri Vinay du Puy-en-Velay et son kiosque, aujourd'hui. (1/4) (2/4) (3/4) (4/4)

Le Puy - Le Kiosque de la musique au Jardin du Fer à Cheval.jpg
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publié par Jean-Marc

15 août 1866 — Fête nationale du 15 août, ponctuée par quelques concerts de la Fanfare de l'Orphéon du Velay
— Fête nationale du 15 août. Programme. Le mardi 14 août, à 7 heures du soir, une salve d'artillerie annoncera la fête du lendemain.
Le mercredi 15, à 6 heures du matin, nouvelle salve de 21 coups. Tous les édifices publics seront pavoisés.
Un Te Deum solennel, auquel assisteront toutes les autorités, sera chanté dans la basilique de Notre-Dame, à l'issue de la messe paroissiale.
La Fanfare de l'Orphéon du Velay fera partie du cortège. Immédiatement après la cérémonie religieuse, revue sur la place du Breuil, des troupes de la garnison et de la compagnie des sapeurs pompiers. A une heure, à l'Hôtel-de-Ville, distribution de secours en argent, aux indigents, sur des bons délivrés par la mairie.
De 2 à 3 heures, exercices du mât de cocagne, sur le boulevard St-Louis.
De 3 à 4 heures, Jeu des Boites à surprise, sur la place du Breuil.
A 4 heures, sur la même place, Jeu du Tourniquet.
De 6 heures à 7 heures, près de la fontaine Crozatier, la Fanfare de l'Orphéon du Velay fera entendre plusieurs morceaux de son répertoire.
A 7 heures ½, une dernière salve de 21 coups donnera le signal de l'illumination générale.
A 8 heures, il sera tiré, sur la place du Breuil, un grand feu d'artifice de Ruggieri, artificier de l'Empereur.
Au Puy, en Mairie, le 11 août 1866. Le Maire du Puy, B. Vinay.

21 septembre 1866 — La bannière de l'Orphéon du Velay : toute une histoire !
— Lorsque le musée de la dentelle du Puy sera installé, une des pièces les plus curieuses qui en orneront les murs sera certainement la bannière donnée en 1863, par les Dames du Puy, à l'Orphéon du Velay. Cette bannière est bien probablement la pièce de dentelle la plus compliquée qui ait jamais été tentée. Exécutée sous la direction de MM. Falcon frères, elle renferme des dispositions de tous points et de toutes couleurs ; au milieu se trouvent les armes de la ville du Puy, c'est-à-dire des fleurs de lys sans nombre, chargées de l'aigle d'argent, au dos abaissé becqué, patté et membré de gueules, surmonté d'une couronne murale à double enceinte ; sur l'autre face sont les armes des comtes du Velay, d'azur semé d'étoiles sans nombre, chargé d'une lyre d'or.
Au-dessus et au-dessous des armes sont des dessins byzantins du meilleur goût ; le blason de la ville du Puy est surmonté par un noeud violet portant pour devise : « Les Dames du Puy à l'Orphéon du Velay. » Pour séparer le fond des deux larges bandes latérales qui l'encadrent, une série de cercles figurant les anciennes monnaies d'argent du Puy, s'enlèvent sur un fond d'or ; les bordures représentent à jour dans un quadrillé de trèfles à quatre feuilles et des rosaces bordées de soie jaune d'or. Tout à fait à l'extrémité inférieure sont figurées les roses et les marguerites données par les seigneurs du pays comme prix des anciens jeux poétiques qui se célébraient au Puy. Cette bannière prouve par son exécution et l'art merveilleux avec lequel les pièces sont reliées, à quel point est arrivée l'habileté des crocheteuses chargées de réunir les morceaux de dentelle faits séparément pour en constituer un châle ou une violette.


Le Puy - Le fameux Orphéon du Velay et sa non moins fameuse Bannière
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28 mai 1868 — Concours régional agricole dans le jardin du Fer-à-cheval
— Samedi, par un temps merveilleux, commandé sans doute par le gouvernement, s'est ouvert le concours régional. L'emplacement était prêt ; il a été créé en quelques mois, en quelques semaines.
L'emplacement du concours est cette promenade appelée le Fer-à-Cheval, hémicycle à quatre rangs de platanes. Elle entoure, derrière la préfecture, ce splendide jardin de création nouvelle au milieu duquel, dans un bassin, s'élève un dyke de basaltique avec une gerbe de 90 pieds de hauteur. La ligne extérieure de cette enceinte est palissadée de baraquements divisés en plusieurs centaines de bocks. Là, les animaux iront se loger et attendre la consulte des jurés de l'exposition, crucifiée à la boutonnière d'un nœud d'or un fond vert.
Jeudi, le Fer-à-Cheval était engorgé de curieux...


29 mai 1868 — Inauguration du musée Crozatier
— Vendredi, à 2 heures, la foule se pressait aux issues intérieures et extérieures du Musée où devait se tenir la séance publique solennelle d'inauguration. Toute ce que la ville renferme d'intelligent et d'élégant se hâtait, car l'orage menaçait. Parfois le soleil perçait à travers les nuages ; et le jet d'eau jouant grand jeu tordait aux coups de vent son voile de brume humide où flottait par instants toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. La pluie est tombée avec une malice toute humaine : que de toilettes défraîchies ! que de mauvaises humeurs gagnées avec des rhumes ! enfin la salle s'est remplie, s'est comblée.
M. le Préfet, président de la séance, l'a ouverte par un discours rempli de tact, de convenance et de bon goût. M. Vinay, maire de la ville du Puy, a donné une esquisse rapide des travaux de son administration...


Le Puy - 23 au 31 mai 1868 : Programme de l'Inauguration Crozatier, concours musical et concours agricole
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Les premiers concerts militaires sont donnés sur l'Esplanade du Fer-à-Cheval
18 et 22 juin 1871 — Harmonie du 22e de ligne. Programme des morceaux qui seront exécutés demain dimanche, 18 courant, et jeudi, 22, de 5 à 6 heures du soir, sur l'esplanade du Fer-à-Cheval : 1. Le Tirailleur (pas redoublé). Sellenik. — 2. Les bords du lac de Garde (tyrolienne). Bonnot. — 5. Fantaisie sur Mignon. A. Thomas. — 4. Les Canotiers de la Seine (quadrille). Renausy. — 5. Le Fremesberg (styrienne). Kœnmann. — 6. J'ai du bon tabac (polka).
13 juillet 1873 — Musique du 22e régiment de ligne. Programme du dimanche 13 juillet 1873, de 5 à 6 heures du soir, au Fer-à-Cheval : 1. Allegro militaire. — 2. La prise de la civette (polka). — 3. Fantaisie sur les Noces de Jeannette. Massé. — 4. Fantaisie sur le Cheval de bronze. Auber. — 5. Les Bruyères (Polka mazurka). J. B. — 6. Le Lion (quadrille). Tolbecque.

7 juin 1873 —Fondation d'une société musicale au Puy, l'Orphéon du Velay ayant disparu pendant quelques années
— La Société musicale qui vient de se fonder tout récemment dans notre ville s'est faite entendre, dimanche dernier, pour la première fois, à la promenade du Fer-à-Cheval. Les morceaux divers du programme ont été fort bien exécutés et applaudis. La foule nombreuse, qui était venue pour écouter les musiciens, n'a emporté qu'un seul regret, celui de ne pouvoir les entendre chaque dimanche.
Espérons que cette Société subsistera longtemps, et que notre ville possédera enfin un orphéon, ce dont elle a été privée depuis plusieurs années.


13 juillet 1873 — La nouvelle Fanfare du Puy en concert au Fer-à-Cheval
— Fanfare de la ville du Puy. Programme des morceaux qui seront joués, de¬main dimanche, de 3 h. ½ à. à 4 h. ½ au Fer-à-Cheval : 1. Allegro militaire. Burgmann. — 2. Une soirée à Monaco (grande fantaisie variée). M. Bléger. — 3. Grande marche triomphale. Weber. — 4. Chilpéric (opéra bouffe d'Hervé, quadrille). Wittmann. — 5. Il turco in ltalia (opéra). Rossini. — 6. Il taccato (polka). Bonnisseau.

21 juin 1874 — Suite à un concert de la musique du 98e ligne au Fer-à-cheval, il est souhaité qu'une estrade soit construite pour les musiciens
— Musique du 98e de ligne. Programme du 21 juin 1874, de 5 à 6 heures du soir au Fer-à-Cheval :
1. Allegro militaire. — 2. Fra-Diavolo, fantaisie. Auber. — 3. La fille de Mme Angot, fantaisie. Lecocq. — 4. Rigoletto, fantaisie. Verdi. — 5. Le Hameau, polka. Arban.
Nous constatons avec plaisir que la foule ac¬court de plus en plus nombreuse aux charmants concerts donnés deux fois par semaine par la musique si justement renommée du 98° de ligne. C'est qu'aussi, rien n'y laisse à désirer, tant pour le choix des morceaux que pour leur exécution. Le public du Puy sait d'autant plus gré à M. le colonel du 98e, au chef de musique et à ses artistes qu'à cette époque de l'année, il est généralement privé de toute distraction. Et où en trouver une plus agréable et moins coûteuse que celle que procure l'audition d'une délicieuse musique sous les frais ombrages de notre belle promenade ?
Nous espérons que, sous peu, il sera donné satisfaction au vœu que nous avons exprimé de la construction d'une estrade pour MM. les musiciens.


Concerts du 98e de ligne sur le Fer-à-Cheval
25 juillet 1874 — Musique du 98e de ligne. Programme du 25 juillet 1874, à 8 heures du soir au Fer-à-Cheval : 1. Marche militaire. — 2. L'Etoile du Nord (ouverture). Meyerbeer. — 3. Danse espagnole. Ascher. — 4. Fantaisie sur Faust. Gounod. — 5. La baladine (galop).
20 juin 1875 — Musique du 98e de ligne. De 4 à 5 heures, au Fer-à-Cheval. Programme du 20 juin 1875 : 1. Marche militaire. — 2. L'africaine (fantaisie). Meyerbeer. — 3. Grande valse. V. Buot. — 4. La dame blanche (fantaisie). Boiëldieu. — 5. Le zizi (polka pour petite flûte). Sellenick.
21 mai 1876 — M. le colonel du 98e de ligne nous informe que les concerts militaires, qui avaient lieu de 2 heures à 4 heures, se feront désormais de 4 h. ½ à 5 h. ½. : Musique du 98e de ligne, concert de 4 h. ½ à 5 h. ½, au Fer-à-Cheval : 1. Marche militaire. — 2. Rigoletto, fantaisie. Verdi. — 3. Le Rossigno, valse. — 4. Le Trouvère, fantaisie. Verdi. — 5. Le Hameau, polka.

Inauguration du Kiosque à musique du 11 juin 1876.
— 24 avril 1876. Annonce du concours musical qui accompagnera l'inauguration du kiosque du 11 juin
Monsieur, j'ai l'honneur de vous informer qu'à l'occasion du Concours régional du Puy, un Concours d'Orphéons, de Musiques d'harmonie et de Fanfares aura lieu en cette ville, le dimanche 11 juin 1876, entre les Sociétés de la région (Ardèche, Creuse, Loire, Haute-Loire, Lozère, Puy-de-Dôme et Rhône).
L'Orphéon du Velay, tout entier aux soins de l'hospitalité ne prendra pas part au Concours.
Aucun morceau ne sera imposé aux Sociétés concurrentes ; elles en exécuteront deux à leur choix ; sont exclues, néanmoins les oeuvres qui auraient déja valu une récompense. Il y aura un concours spécial de lecture à première vue. L'Administration municipale prendra toutes les dispositions nécessaires pour que les sociétés adhérentes trouvent, à des prix modérés, le logement et la nourriture.
Des Médailles d'or, de vermeil, d'argent et de bronze seront décernées, à titre de prix, dans chaque division et section.
Le Maire du Puy, C. Morel.

— 11 juin 1876. Programme du concours musical
Concours musical. Défilé des sociétés à midi 45.
Itinéraire : place du Breuil, rues Crozatier, Chaussade, place de l'Hôtel de ville, rues Courrerie, Pannessac, boulevard Saint-Louis, place du Breuil, salle de l'Alcazar.
A 8 heures du soir, concert dans le jardin public par la musique du 98e et, immédiatement après, retraite aux flambeaux par toutes les musiques instrumentales.
Distribution des pri à 6 heures précises au jardin public ou à l'Alcazar si le mauvais temps persiste.

— 11 juin 1876. Inauguration du kiosque à musique
Concours musical du Puy (11 juin 1876)
Harmonies et fanfares. La première partie de la journée a été bien remplie par le concours des Sociétés chorales. Les chants ne se sont pas terminés avant midi.
Il était temps pour tout le monde de reprendre haleine et d'aller réparer ses forces. Peu à peu se vida la salle de l'Alcazar, toute frérnissanle encore des acclamations de la foule enthousiasmée.
Le calme et le silence auxquels cette belle salle est trop souvent condamnée, ne devaient pas, ce jour-là, régner longtemps dans son enceinte. Il était à peine une heure et demie.
Toutes les fanfares, toutes les harmonies venaient, à titre d'hommage, de défiler devant les membres du jury qui, debout sous le majestueux portique du tribunal, formaient un groupe pittoresque, capable de faire rêver l'antique. Les marches les plus triomphales, les pas redoublés les plus entraînants, venaient de faire re tentir les échos sonores de la vaste place du Breuil ; manière pour les nobles champions du tournoi musical, de se faire les lèvres et de prendre l'embouchure. Ainsi s'aiguise les cornes dans la poussière, et soulève le sable de son pied, le taureau superbe qui va s'élancer dans l'arène.
La foule enivrée se précipite à l'Alcazar, où le temps qui nous a tenu rigueur jusqu'au bout, a forcé d'ouvrir le concours instrumental si bien destiné pourtant à l'inauguration solennelle que réclamait le kiosque élégant du Fer à Cheval.
Le jury prend place et le concours de lecture à première vue commence.
Reconnaissons un mérite tout spécial à la florissante Harmonie de Notre-Dame du Puy, de s'être courageusement offerte la première. Cette musique, si habilement dirigée par M. Giraud Florentin, qui depuis longtemps a fait ses preuves, ne compte que des jeunes gens (si l'on excepte les basses), dont la plupart sont encore des enfants...


Le Puy - Kiosque à musique — Le Jardin du Fer-à-Cheval et son bassin
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13 juin 1876 — Installation de grilles monumentales au Fer-à-cheval
— Si le concours régional a eu, au point de vue pratique, d'excellents résultats, toute la partie des réjouissances et des festoiements est littéralement tombée dans l'eau. A peine citerons-nous — la place nous manque — l'illumination des monuments publics, dimanche soir, et les retraites aux flambeaux qui ont clôturé la solennité du concours.
La pluie a été la cause de tout le mal.
Cependant, la fête de nuit annoncée n'est que remise. Elle accompagnera l'inauguration des grilles monumentales dont on est en train d'orncr les deux entrées principales du Fer-à-Cheval.


Quelques concerts sur le Kiosque à musique du Fer-à-Cheval
15 juillet 1877 — Musique du 98e de ligne. Programme du 15 juillet 1877 : Marche militaire. — Le Postillon de Longjumeau (fantaisie). Adam. — Grande valse. Bousquet. — Jérusalem (fantaisie). Verdi. — Les Oiseaux (polka).
L'heure a été changée depuis quelques jours, à cause du théâtre.

8 juin 1879 — Musique du 98e de ligne. Programme du 8 juin 1879, au Fer à Cheval, à 4 heures : Allegro militaire. — Cinq-Mars (fantaisie). Gounod. — Les Ondines (valse). Surleau. — Haydée (fantaisie). Auber. — Souvenir de Tivoli (polka)
11 septembre 1881 — Musique du 98e de ligne. Programme du 11 septembre 1881, de 4 h. à 5 h. ½ : Le Lorrain (première représentation). Leroux. — Ouverture du voyage en Chine. F. Bazin. — La Pie voleuse. Rossini. — Souvenance (valse). Lagrange. — Don Pasquale. Donizetti. — Marche indienne. Sellenick.
13 août 1882 — Musique du 86e régiment d'infanterie. Programme du 13 août 1882, au Kiosque du Fer-à-Cheval, de 4 h. à 5 heures du soir : En Vendanges (pas redoublé). Leguay. — Les Diamants de la Couronne (ouverture). Auber. — Polka mazurka. Kabel. — Fantaisie sur Pétrarque. Duprat. — Les Dames du Caire (polka). Robillard.
10 juin 1883 — Musique du 86e régiment d'infanterie. Programme du 10 juin 1883, au Kiosque du Fer-à-Cheval, de 4 h. à 5 heures : Marche. Leroux. — Fantaisie sur Robert-le-Diable. Meyerbeer. — La jolie Hongroise (valse). Fischer. — Le Diable à quatre (ballet). Adam. — L'Etincelle (galop). Douard.

14 juillet 1883 — Le nouveau colonel du 86e de ligne institue des retraites aux flambeaux en musique tous les dimanches et confirme les concerts des jeudis et dimanches
— M. le colonel Cary qui vient de prendre le commandement du 86e de ligne a déjà marqué de façon très aimable sa bienvenue parmi nous.
Il a inauguré pour tous les dimanches une retraite en musique et c'est à son initiative que l'on doit la retraite aux flambeaux qui aura lieu la veille de la fête nationale.
La musique du 86e a fait, grâce aux efforts de son habile chef — le public du jeudi et du dimanche l'a déjà remarqué —, des progrès rapides qui ne tarderont pas à la classer parmi les bonnes musiques militaires.
Nous avion été gâtés au Puy par celle du 98e et le concours que celle-ci avait, avec tant d'empressement, prêté à toutes nos fêtes publiques n'avait pas peu contribué aux bons rapports de cordialité qui existaient entre la ville et le régiment. Aussi remercions-nous M. le colonel Cary de ses bienveillantes prévenances.


14 juillet 1883 — Lors de la Fête nationale, l'Harmonie du Velay et la musique du 86e R.I. en concert au kiosque
— La Fête du 14 juillet aura plus d'éclat que jamais.
Le vendredi 13, la veille, à huit heures du soir, la salve d'artillerie traditionnelle annoncera la fête.
A 9 heures, ce sera une innovation, retraite aux flambeaux par la musique du 86e de ligne.
Le 14, à 6 heures du matin, nouvelle salve. Tous les édifices publics seront pavoisés.
A 8 heures ½, sur la place du Breuil, revue des troupes de la garnison par M. le colonel du 86e.
A 11 heures, à l'Hôtel-de-Ville, distribution de secours en argent aux indigents.
Dans l'après-midi, jeux et divertissements organisés par les habitants sur les boulevards St-Laurent, Saint-Louis, la place Cadelade et le faubourg St-Jean.
De 4 à 5 heures, la musique du 86e se fera entendre au kiosque du Fer-à-Cheval.
A 8 h. ½, dernière salve d'artillerie. Illuminations.
De 8 heures ½ à 9 heures ½, l'Harmonie du Velay toujours dévouée, toujours sur la brèche, se fera entendre au kiosque du Fer- à-Cheval.
A 9 heures ½, sur le Breuil, grand feu d'artifices suivi d'une retraite aux flambeaux par la musique du 86e de ligne et l'Harmonie du Velay.


13 septembre 1883 — Concert de l'Harmonie du Velay au kiosque du Fer-à-Cheval
— Harmonie du Velay. Programme des morceaux qui seront exécutés le jeudi 13 septembre, au kiosque du Fer-à-Cheval, de 8 h. ½ à 9 h. ½ du soir : Allégro militaire. — Grand air du Châlet (fantaisie pour basse). Adam. — La Hève (boléro). H. Sauvagnac. — Les Noces de Jeannette (fantaisie). Victor Massé. — Clochette (polka). Böerr. Le président de l'Harmonie, E. Bonnet.

Le Puy - Concert sur le Kiosque à musique du Jardin du Fer-à-Cheval, vue du musée à gauche —- La Clique du 86e régiment d'infanterie
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14 et 15 août 1887 — La musique du 105e de ligne remplace quelques temps celle du 86e de ligne
— Demain soir, au Fer-à-Cheval, de 8 à 9 h. ½, concert par la musique du 105e de ligne : Clermont-Ferrand, allegro militaire. Bourrellis. — Thérésa, valse. Strauss. — Les Dragons de Villars, ouverture. Maillart. — Le Songe, polka pour 2 pistons. Alric. — Le Jour et la Nuit, antaisie. Lecoq. — St-Anthème la Fayolle, fantaisie pour musette. Alric.
Pour nous donner encore plus de regrets, l'excellente musique du 105e de ligne, dont nous n'aurons plus à jouir que pendant une quinzaine, se prodigue et nous égrène les meilleurs morceaux de son répertoire. Elle joue non seulement demain, mais encore après-demain, lundi, 15 août, à l'heure ordinaire, de 8 h. à 9 h. ½ : Guillaume III, allegro militaire. Sellenick. — Le Domino noir, ouverture. Auber. — St-Anthème la Fayolle. Alric. — Le Jour et la Nuit, fantaisie. Lecoq. — Les bébés, polka. Koerneman.
M. Alric, dont le nom revient à plusieurs reprises dans les programmes de demain et d'après demain, est le sous¬ chef de la musique du 105e. Sa polka, St Anthème la Fayolle, est un souvenir des exercices de tir que le régiment fit l'an dernier dans le Puy-de-Dôme aux environs de St¬ Anthème.


4 août 1889 — La Vellavienne, société de tir, organise une fête au Fer-à-Cheval avec toutes les sociétés musicales ponotes
— Dimanche 4 août, la société de tir la Vellavienne donnera une grande fête dans le jardin du Fer à cheval. L'Harmonie du Velay, l'Orphéon du Velay, la fanfare du Cercle des travailleurs et la musique du 86e de ligne se feront entendre.
A 3 heures aura lieu le lancement du bal¬lon le Vellave. — A 4 heures, assaut d'armes et concours de bicycles et de tricycles. — A 6 heures, distribution des récompenses et vin d'honneur offert aux lauréats.

10 juin 1892 — Les concerts au Cercle militaire ne sont pas souhaités. Seuls ceux du Fer-à-Cheval et du Breuil ont leur place
— A propos des concerts en plein air, nous espérons bien que l'on finira par renoncer à faire jouer le jeudi devant le Cercle militaire.
Il n'y a pas de place plus mal choisie pour l'acoustique et pour l'agrément du public, de tout le public et de MM. les officiers et de leur famille qui préfèrent la plupart s'y mêler.
La vraie place est au kiosque du Fer-à-Cheval, ou au milieu du Breuil. La musique devant le Cercle mili¬taire a, de plus, l'inconvénient d'inter¬rompre complètement la circulation sur une route très fréquentée.
Passe pour les jours de réception.
Aussi commence-t-on à dire que c'est mal reconnaître la sympathie avec laquelle la ville a aidé à la création du Cercle militaire.


10 juin 1892 — Concert de la Fanfare du Cercle des Travailleurs au kios¬que du Fer-à-Cheval
— Le concert de ce soir. Ce soir vendredi, la Fanfare du Cercle des Travailleurs donnera au kios¬que du Fer-à-Cheval, à 8 heures et demie, son premier concert d'été. En voici le programme : Refrain des montagnards, allegro. Mullot. — Du temps jadis, fantaisie. Kling. — La reine des nuits, valse. Ch. Blin. — La muse des troubadours, fantaisie. Amourdedieu. — A nous deux, polka pour 2 pistons. Morand.

6 janvier 1893 — Le musée Crozatier héberge des collections d'arts, mais pas seulement
— Un grand banquet démocratique a été offert, au Puy à M. Charles Dupuy, ministre de l'instruction publique et député de la Haute-Loire, à l'occasion de son passage dans la ville.
Ce banquet a eu lieu dans la grande salle du musée Crozatier : plus de sept cents personnes venues de tous les points du département étaient présentes.
M. Charles Dupuy a prononcé à cette occasion un remarquable discours, dans lequel il a rappelé ses origines, revendique son titre d'enfant du peuple et sa qualité d'originaire de la Haute-Loire...


Le 10 avril 1899, le même Charles Dupuy, devenu président du Conseil, fait une visite au Puy où, décidément amateur de gueuletons, à l'issue d'un cortège, il se rend au musée Crozatier où un banquet de 700 couverts est offert au président du conseil, accueilli par le maire, M. Mathieu et le préfet, M. Leblond.

25 mai 1895 — Concert de l'Orchestre municipal du Puy au Fer-à-Cheval
— Orchestre municipal du Puy. Programme du concert du 25 mai, à 8 heures ½ au Fer-à-Cheval : 1. Grande marche. Darles. — 2. La dame de pique, ouverture. de Suppé. — 3. Amoretten, valse. Gung'l. — 4. Poète et Paysan, ouverture. de Suppé. — 5. Polka de concert pour petite flûte. Damaré.

Entre les concerts donnés au kiosque du Fer-à-Cheval, sur la place du Breuil et au Cercle militaire, la musique du 86e R.I. n'a pas le temps de s'ennuyer !
9 juin 1898 Musique du 86e de ligne. Programme des dimanche 5 juin et jeudi 9 juin 1898, au Fer-à-Cheval, et du mardi 14 juin 1898, devant le Cercle militaire, de 8 h. ½ à 9 h. ½ : L'Etape, marche. Brivis. — Patrie, fantaisie. Paladilhe. — Une soirée près du lac, fantaisie-mazurka pour hautbois. Leroux. — Ballet d'Hamlet. A Thomas. — Après les vendanges, polka champêtre avec mirlitons. Gaffet.
21 juin 1900 — Musique du 86e de ligne. Programme du jeudi 21 juin 1900, de 4 à 5 heures, au Fer-ଠCheval ; Jean-Bart, marche. Buot. — Ouverture du Calife de Bagdad. Boieldieu. — La boite de Pandore, valse. Litolff. — Fantaisie sur Roméo et Juliette. Gounod. — Pas des patineurs, pour orchestre. E. Jouve.
28 juin 1900 — Musique du 86e de ligne. Programme des dimanche 24 et jeudi 28 juin au Fer-à-Cheval, et du mardi 3 juillet 1900, de 8 h. ½ à 9 h. ½ devant le Cercle militaire : L'Accord Parfait (allegro militaire). L. Meurgey. — Fantaisie sur Mignon. A. Thomas. — La Dôloise (polka pour clarinette). Wettge. — Gloire aux vainqueurs (marche). H. Richer. — L'Arlésienne (fantaisie pour orchestre). Bizet.
14 juillet 1906 — Musique militaire. Voici le programme des morceaux qui seront exécutés le mardi 14 juillet, à 8 h ½, au Fer-à-Cheval : Marche polonaise. Wettge. — Les eaux vives (mazurka). Lambert. — La fille du tambour-major (fantaisie). Offenbach. a) Intermezzo de Cavalleria rusticana.¬ Mascagni. b) Expressive (valse). Corroyez. — La Brestoise (polka). Fournier.

Le Puy - L'Amicale Saint-Michel — La Fanfare Vatel
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13 août 1902 — Concert de l'Harmonie du Puy au Fer-à-Cheval
— L'Harmonie du Puy. A l'occasion de son départ pour le concours de Genève, l'Harmonie du Puy donnera demain soir, mercredi, à 8 h. ½, au Fer-à-Cheval, un concert dont voici le programme :
Le Cimbre (pas redoublé). Signard. — Egmont (ouverture). F. Ligner. — Air varié (morceau de soli). H. Richer. — Nabuchodonosor (ouverture). Verdi. — Les gouttes d'or (mazurka pour piston). A. Corbin.


La place du Breuil n'y suffisant pas, lors des très fréquents concours régionaux organisés au Puy, la foire agricole s'étend sur le jardin du Fer à Cheval, où bovins, porcins ovins sont installés vaille que vaille. Les jardiniers du jardin ne voyaient peut-être pas ces exhibitions d'un très bon oeil !
18 juin 1903 — Alors que le concours régional prend place et que boeufs, moutons, porcs et volailles commencent à prendre place sur le Jardin du Fer à Cheval, l'exposition rétrospective de la dentelle, installée dans le musée Crozatier, se termine...
— Le Concours régional. Le jardin public et la plupart de nos places sont envahis par les nombreuses constructions volantes entraînées par le concours régional.
Au Fer à Cheval, se tiendra l'exhibition des espèces ovine, bovine, porcine et des volailles diverses ; place Michelet, le concours hippique ; devant le lycée des filles, les machines agricoles ; square Dolaizon, l'exposition horticole ; rue Duguesclin, l'exposition industrielle et commerciale.
En ville des équipes de cantonniers plantent des mâts ; l'Hôtel de ville a été nettoyé, réparé ; le musée Crozatier a reçu la Chambre syndicale de la dentelle qui y termine son exposition rétrospective.


27 et 28 juin 1909 — Concours musical du Puy
17 septembre 1908 — Décision d'organiser le concours musical au Puy en 1909
— Le 15 septembre 1908, la municipalité et son maire Félix Boudignon (par ailleurs propriétaire d'une mercerie-bonneterie) décident de préparer, pour 1909, un grand concours musical, dont l'organisation est confiée à l'Orphéon du Velay, dirigé par M. Harquet, et à l'Harmonie de l'Usine Canard. Un premier crédit de 5.000 francs est voté par le conseil municipal pour cette grande manifestation et l'Orphéon obtient une subvention de 1.000 francs.

Le Puy - Programme du Grand Concours musical des 27 et 28 juin 1909
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27 juin 1909 — Compte rendu concours musical du Puy
— Le concours musical du Puy a brillam¬ment débuté. Les habitants du Puy n'ont rien négligé pour faire honneur à leurs hôtes de deux jours. Les principales rues, notamment dans le centre de la ville et sur tout le parcours que doit suivre le cortège, ont été superbement décorées. Elles sont transformées en allées verdoyantes qui se profilent sous de véritables voûtes de guirlandes, de feuillage et de lampions multicolores. Dans certains quartiers on a dressé des arcs de triomphe d'un bel effet décoratif. On remarque également de nombreuses fenêtres fleuries. Les édifices publics et beaucoup de maisons particulières sont pavoisés.
Hier soir, les sociétés musicales sont arrivées et se sont rendues à leurs hôtels en jouant leurs meilleurs morceaux. Ce matin, les concerts recommencent et vont durer toute la journée.
A 9 heures ½, les concours de lecture à vue et de soli ont lieu dans diverses salles : au Théâtre, à l'Eden-Cinéma, au Lycée, à l'école du Bessat. A la sortie, les Sociétés jouent à travers les rues, envahies par une foule considérable et improvisent des concerts devant les cafés.
Dans l'après-midi, a eu lieu le concours d'exécution. Un nombreux public a applaudi les diverses sociétés.
A partir de cinq heures, commence la vraie fête populaire. C'est d'abord le défilé de toutes les sociétés à travers les principales rues, magnifiquement pavoises. Sur tout le parcours, la foule a salué les musiciens d'applaudissements frénétiques.
La distribution des prix a eu lieu ensuite au Fer-à-Cheval, où s'entasse une foule énorme. Les sociétés reçoivent également des médailles commémoratives du concours.
Cette première journée a été clôturée par une superbe fête de nuit. Dans le joli cadre du Fer-à-Cheval, éclairé à giorno, les meilleures sociétés venues pour le concours ont donné un concert très applaudi. Le célèbre choeur de Ritz « La Charrue », exécuté par 400 choristes, sous la direction de M. Harquet, chef de l'Orphéon du Velay, a produit un effet vraiment remarquable.
La foule s'est retirée sous une excellente impression, après avoir admiré le brillant feu d'artifice qui a été tiré place du Breuil.


Le Puy - Concours musical 1909 : Défilé des Sociétés, rue du Collège — Défilé des sociétés, avenue de Vals, le long de la grille de clôture du Jardin du Fer-à-Cheval
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27 juin 1909 — Les 42 Sociétés musicales ayant participé au Concours du Puy
— Orphéons : Harmonie Lyonnaise. — Lyre Roannaise. — Cercle Orphéonique de Limoges. — La Clé de Sol (Saint-Etienne). — Les Enfants d'Aigues-Mortes. — La Chorale d'Oullins. — L'Orphéon Toulonnais. — La Ripagérienne (Rive-de-Ger). — Cercle choral de Montplaisir et la Plaine. — L'Indépendante Lunelloise. — L'Espoir de Chaponnais. — La Récréation de Firminy.
— Harmonies : Harmonie des Mines de Blanzy. — La Philharmonique de Montbrison. — Union harmonique de Saint-François (Saint-Etienne). — La Philharmonique des agents du P.L.-M. à Clermont. — Les Enfants de Chamalière. — L'Harmonie de Saint-Paul-en-Jarez. — La Philharmonique des agents du P.L.-M. à St-Etienne. — Harmonie de Dollon.
— Fanfares : Fanfare de Bourg-de-Thizy. — Fanfare de Saint-Cyr au Mont d'Or. — La Fraternelle de Comps. — Union musicale de Saint-Forgeux. — Lyre des mineurs d'Epinac. — Union musicale de Saint-Marcel. — Fanfare de Saint-Arnould. — Société musicale de Randan. — Fanfare Casadéenne. — Fanfare scolaire de Cette.
— Trompes de chasse : Les Veneurs mirandais.
— Estudiantinas : Artistic Estudiantina stéphanoise. — Estudiantina Cettoise. — Estudiantina millavoise.
— Trompettes : Trompettes oullinoises. — Trompettes Bugistes de Saint-Rambert. — L'Alerte (Rive-de-Gier). — Les Trompettes Annonéennes. — Les Trompettes républicaines de Monistrol. — Lyre de Saint-Bonnet-le-Château.
— Fifres : Les Fifres roannais. — Les Fifres de Saint-Etienne.


Le Puy - Concours musical 1909 : Concert au Fer-à-Cheval sur une estrade installée sur l'Esplanade du musée — Les sociétés musicales sont jugées sur divers lieux du concours, notamment à l'école du commerce
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22 août 1912 — Concert militaire au kiosque du Fer-à-Cheval
Musique militaire. Voici le programme du concert que donnera la musique militaire demain dimanche 22 août, à 20 heures et demie : Huldigungsmarsch (marche triomphale). Wagner, arrangement par J. Meyer. — Sigurd (fantaisie sur). Reyer, arrangé par Meister. — Valse symphonique. H. Richer. — Ballet égyptien. Luigini, arrangé par Grognet. — Au clair de la lune (fantaisie). H. Richer. — Fantaisie-Polka, pour clarinette. So¬liste : M. Tamet. E. Michel.

Lors du concours régional agricole du Puy qui se déroule du 8 au 14 juin 1914, de nombreux concerts sont donnés tous les jours : la plupart sont donnés sur la place du Breuil, seulement quelques uns sur le Fer à Cheval.
10 juin 1914 Programme du Concert de ce soir mercredi 10 Juin, donné par l'Harmonie-Chorale Sainte-Cécile sur la place du Breuil : 1. En Avant, pas redoublé. Taquiné. — 2. Cortège triompltal, ouverture. E. Avon. 3. Le Chant des Druides, chœur à quatre voix. Saintis. — 4. Le Rêve de Namonna, mazurka. Wettge. — 5. Les courriers, polka. Lamy. — 6. Le régiment, marche chantée. Stoupan.
11 juin 1914 — Programme du jeudi 11 juin, à 20 heures 30, donné par l'Harmonie du Pensionnat Notre-Dame, place du Breuil : En liesse. Turine. — 2. Stabat mater de Rossini, fantaisie arrangée par Ch. Blin. — 3. Les gardiens du drapeau, marche triomphale. Dessailly. — 4. Hirondelle furtive, polka pour clarinette. Bauderuc. — 5. Fantaisie sur les dragons de Villard. Maillard. — 6. Sifflez, Pierrettes ! polka originale. F. Popy.
11 juin 1914 — Musique militaire. La musique jouera demain jeudi 11 juin, à 18 h, sur le Fer-à-Cheval. Voici le programme : Albertville (pas redoublé). G. Théret. — Egmont (ouverture), arrangée par Dureau. Beethoven. a) Andante du 3e solo pour hautbois, arrangée par Rouveirolis. Colin. b) Les Voix du coeur (Andante). H Richer. — Prélude. H Richer. a) Quatuor, harmonisé par H. Richer. b) Ombre bleue (valse) arrangée par G. Allier. T. Wittman. Le chef de musique, H. Richer.
12 juin 1914 — La Musique militaire jouera demain vendredi 12 juin, à 18 heures sur le Fer à Cheval. Voici le programme : La France à Pékin (marche). V. Puget. — Ouverture des deux roses, arrangée par Mastio. A. De Groot. — Fantaisie de Concert pour saxophone (soliste M. Breuly). L. Wettge. — Parsifal, arrangé par Meister. Wagner. — Félicité (polka). H. Richer. Le chef de musique, H. Richer.
12 juin 1914 — Programme du concert du Vendredi 12 Juin, donné par l'Orphéon du Velay, à 20 h. 30. sur le Fer-à Cheval : Le Cettois, pas redoublé. Eustace. — Sous la feuillée, choeur. A. Dard. — Les Saltimbanques, fantaisie. Ganne. — La veillée, choeur. Saintis. — L'Orphéon des joyeux vivants, coeur avec accompagnement d'harmonie. A. Carteron.

Le Puy - Un coin romantique du Jardin Henri Vinay — L'Amicale Saint-Michel
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21 mai 1923 — Fêtes félibréennes au Fer à Cheval. Estrade dressée sur l'Esplanade du musée Crozatier
— Au jardin Henri Vinay. Le succès des fêtes données dimanche dans l'après-midi au jardin Henri Vinay a dépassé les espoirs les plus optimistes. Une foule de plusieurs milliers de per¬sonnes avait envahi, dès 2 heures ½, le jardin public et se pressait autour de l'estrade dressée devant le Musée.
Le concert donné par les tambourinaires marseillais, l'Harmonie et l'Orchestre du Velay, fut très apprécié, mais ln grande attraction était la fête du costume.
A côté des coiffures et des costumes provençaux des reines du Félibrige, les anciens costumes du Velay sont réapparus, et cette reconstitution a été généralement heureuse et très réussie.
Quelques félibres avaient revêtu le classique costume des paysans du Velay : chapeau en feutre noir aux larges ailes, veste courte aux basques étroites, cravate de couleur vive, enroulée autour du col de chemise relevé, gilet à fleurs, culotte courte, guêtres montantes, étroitement boutonnées et recouvrant la chaussure.
Le costume féminin était représenté dans toutes ses variétés. On a pu admirer les petits châles ou mouchoirs, les grands châles à quatre plis, à fonds multicolore, de riches châles en dentelle, des robes de soie superbes, portées par les arrière-grand-mères, de fines collerettes en dentelle, des coiffes de toute forme, les larges rubans de couleur fixés par des épingles à grosse tête d'or, la coiffe aux rebords tuyautés, et la fameuse coiffe espaliote, le petit chapeau rond et le grand chapeau à l'ombrage chargé de riches dentelles noires.
L'éclat des toilettes était relevé par les bijoux anciens de toutes formes, sortis des écrins familiaux où ils sont conservés pieusement.
Le public s'est aussi vivement intéressé au concours de voiturettes d'enfants fleuries et au défilé des chars glorifiant la vie rurale. A signaler surtout le beau char du vallon de Vals, symbolisant la fin de la moisson.
De nombreux prix ont été décernés.


Le Puy - Concert en costume vellave au jardin du Fer-à-cheval —- Représentation théâtrale de « Mireille » dans le Jardin du Fer-à-Cheval le 15 août 1920
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19 juin 1926 — Concert de la fanfare de l'Amicale Saint-Michel au jardin Henri Vinay
— Programme du concert qui sera donné samedi 19 juin à 21 heures, par la fanfare de l'Amicale Saint-Michel, au jardin Henri Vinay : Les Palmes, marche. — Tonnelles fleuries, ouverture (morceau imposé au concours de Dunières). Millot. — Les voies roumaines, valse. H. Kessels. — Cérès, fantaisie. J. Roux. — Cascatelle-Auge, polka pour piston. (soliste : M. Guelle).

27 et 28 juin 1936 — Fêtes gymniques et concert place du Breuil et Jardin Henri Vinay
Programme du 27 juin : réception des jurés et réception des sociétés.
A 14 heures, ouverture du concours de gymnastique et de musique. — A 20 heures, défilé des sociétés et réception des drapeaux fédéraux. — A 21 heures, au jardin Henri Vinay : grande fête de nuit ; Ballets, poses plastiques, boxe, pyramides, concerts, etc...
Dimanche 28 juin : de 5 à 10 heures 30, continuation du concours.
A 9 heures, place de l'Hôtel-de-Ville, fête patriotique. — A 11 heures, au Breuil, messe militaire suivie de la bénédiction des drapeaux. — A 14 heures, grand défilé de toutes les sociétés. — A 15 heures, Fête gymnique : mouvements d'ensemble en musique ; productions gymniques diverses ; présentation des drapeaux ; remise des drapeaux fédéraux ; apothéose. — A 18 heures, lecture du palmarès.
A 20 heures 30, jardin Henri Vinay : Grand concert suivi de la retraite aux flambeaux.


20 juin 1937 — L'Harmonie de Blanzy de Montceau-les-Mines en déplacement au Puy, donne un concert au Jardin Vinay
— Harmonie des Mines de Blanzy. Programme qui sera exécuté au Jardin Henri Vinay au Puy, le dimanche 20 juin 1937, à 17 h. 30, et radiodiffusé par Lyon-P.T.T.
1. Euryanthe, ouverturre. Weber. — 2. Rosemonde, suite d'orchestre en 3 parties. Schubert. — 3. Rapsodie Norvégienne, en 2 parties. Lalo. — 4. Dans les Steppes de l'Asie centrale, esquisse symphonique. Borodine. — 5. Aubade. Lalo. — 6. Marche Héroïque. Saint-Saëns.

Le directeur de l'Harmonie, L. Logeart.

Le Puy - Vue d'ensemble du Jardin du Fer-à-Cheval Henri Vinay et de la Place du Breuil
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Formations musicales actives au Puy en 1895 :
Orphéon du Velay, fondé en 1855, président Chambon, direction Saussi, 30 exécutants ;
Orphéon du pensionnat de Notre-Dame de France ;
Harmonie du Velay, fondée en 1812, président H. Prulière, direction Gérin, 82 exécutants ;
Harmonie du Pensionnat de Notre-Dame-de-France, direction Wagner, 45 exécutants ;
Fanfare du Cercle des travailleurs, fondée en 1887, direction Allibert, 34 exécutants ;
Fanfare de l'Ecole Normale.
En 1909 la Musique du 86e R.I. du Puy est dirigée par H. Richer, depuis le 5 juillet 1881.


(1) Détail du legs de Charles Crozatier (1795-1855)
— une somme de 200.000 francs destinée à construire une fontaine monumentale en pierre, marbre et bronze, sur les plans fournis par le statuaire Astyanax Bosio (1793-1876), laquelle fontaine sera édifiée sur la place du Breuil. La somme prévue par Crozatier étant insuffisante, le conseil municipal devra emprunter le 18 février 1859, une somme de 120.000 francs remboursable sur douze ans, afin de terminer ce monument.
— une somme de 8.000 francs destinée à fonder quatre lits, aux hospices du Puy, destinés à accueillir des malades du village d'Aiguilhe.
— une somme de 100.000 francs pour les embellissements du musée du Puy.
— un capital de 40.000 francs dont l'intérêt servira à subventionner les études d'un architecte, d'un sculpteur ou d'un peintre du Puy, à l'école des Beaux-Arts.
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JeanMarc
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LE QUESNOY - La Place Verte et le Kiosque
(NORD)
La ville du Quesnoy, dotée de fortifications édifiées du XIIe au XVIe siècle, devient une forteresse autour du domaine castral établi à l'origine par Baudouin IV de Hainaut (1108-1171).
Avant de devenir définitivement française en 1659, la cité quercitaine passe sous la coupe du duché de Bourgogne avec Philippe le Hardi, puis entre les mains de l'Espagne de Charles Quint et de ses successeurs.
L'ancien château qui a, depuis son édification, été amplement conforté et agrandi, fait l'objet d'importants travaux d'aménagement et d'extension de 1681 à 1684 ; le bâtiment appelé
le Pavillon puis le Grand Gouvernement, est réservé à la résidence des gouverneurs de la ville, le premier de ceux-ci étant, de 1762 à 1784, Augustin-Marie Le Danois, marquis de Cernay (1710-1784).

Les troupes royales chargées de veiller sur la place forte du Quesnoy étant jusqu'alors logées chez l'habitant, l'administration de Louvois décide, à partir de 1674, d'y faire édifier des casernements. Durant les vingt cinq années qui suivent, pas moins de neuf casernes voient le jour, construites près des remparts, intra-muros. Une de celles-ci, ultérieurement dénommée Caserne Tournefort, est bâtie face à la place d'Armes, en vis-à-vis du Grand Gouvernement, lequel va, dans le même temps, être partiellement affecté à l'usage de caserne, la future caserne Cernay, du nom de l'ancien gouverneur du Quesnoy.


Plan du Quesnoy en 1817
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Faisant suite à la Place d'Armes, une seconde place disposée en longueur, courant jusqu'aux remparts, est encadrée par les deux casernes Tournefort et Cernay. Cette place appelée place Verte ou encore place du Jeu de Balle est consacrée audit jeu, depuis des temps qui, s'ils ne sont pas immémoriaux, datent toutefois, au minimum, des années 1820-1830 (la plus ancienne que nous ayons trouvée, et ce n'est pas la première, date du 24 septembre 1826...).
Le jeu de balle, qui va supplanter les jeux bientôt surannés que sont le tir à l'oiseau ou encore la bague à cheval, attire sur la place éponyme du Quesnoy, une foule immense. De mémorables parties y sont jouées avec acharnement, notamment contre les équipes de Valenciennes, Saint-Saulve, Saint-Amand, Marchienne etc.
Qui dit jeu de balle dit également fanfare et musique ! En effet, lors de chaque tournoi, la Musique municipale forcément présente, accompagne chaque coup victorieux de son équipe des trilles d'usage et de phrases musicales d'encouragement. A l'issue de la partie, immanquablement, un concert est donné sur la place du Jeu de Balle.

Le Quesnoy - La Place d'Armes, le corps de garde et le Grand Gouvernement (caserne Cernay), entrée de la Place du Jeu de Balle entourée de poteaux servant de balisage au Jeu
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Fondée en 1826, la musique municipale, connue à l'origine sous le nom de Musique de la Garde Nationale du Quesnoy, change de dénomination à plusieurs reprises et connaît quelques périodes de carence : Société d'harmonie en 1841 (chef M. Sains, 40 musiciens) ; Société de musique en 1842 ; Musique municipale à partir de 1870. Professeur de musique, Victor Guillier, chef de cette phalange à partir de 1857, en est un des principaux artisans ; il la dirige jusqu'en 1899, date à laquelle le flambeau est repris par Henri Rousse qui tiendra la baguette trente cinq ans. (1)
Victor Guillier, en plus de la municipale et de sa cinquantaine de musiciens, assume, après 1875, la direction de l'Union Chorale et de ses soixante exécutants. Cette dernière est issue de la fusion de deux chorales fondées au Quesnoy avant 1868 : la première,
Les Enfants du Quesnoy, présidée par M. Douay fils puis par M. Dubois, dirigée par M. Despagne, la seconde appelée la Belle Harmonie du Quesnoy.
La Musique municipale, tout comme l'Union Chorale, participent à de très nombreux festivals et concours régionaux, débordant parfois en outre-quiévrain, et obtiennent des succès tout à fait estimables.
Au Quesnoy, nos musiques organisent également de fréquents concours musicaux, des cavalcades et concerts, au cours desquels, la ville fait parfois installer un
élégant kiosque démontable, soit sur la place d'Armes, soit sur la place du Jeu de Balle, comme lors de ce festival de musique et d'orphéons du 12 juillet 1874.

A la suite d'une
assez vive discussion avec le conseil municipal, Ernest Dubois, maire du Quesnoy depuis 1878, démissionne de ses fonctions en mai 1883. Il est remplacé par Achille Carlier, maire adjoint qui, à son tour, en avril 1884, présence sa démission au sous-préfet d'Avesnes. Lors des élections municipales de mai 1884, Ernest Dubois reprend son poste de maire. Et c'est probablement à celui-ci qu'on doit la construction du Kiosque à musique réalisé la même année, édifié au bout de la place du Jeu de Balle.
Ce kiosque de forme octogonale, accessible par un escalier de quatre marches est entouré d'un garde-corps en fer forgé aux belles volutes, fixé sur un soubassement de pierre et briques ; sa toiture en zinc repose sur des colonnes en fonte.


Le Quesnoy - Caserne Tournefort devant laquelle est édifié le Kiosque à musique — Le Kiosque à musique
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Déclassée par le décret du 26 juin 1867, la place forte du Quesnoy fait l'objet d'un reclassement en vertu de la loi du 22 juin 1878, puis est définitivement déclassée le 6 juillet 1901. Il est cependant décidé de conserver intacte l'enceinte fortifiée.
Depuis 1913, le Kiosque à musique s'est trouvé une compagne : il s'agit de la statue de la Dame au chien dite
La Sagesse, élevée au bout de la place du Jeu de Balle, devenue place Tournefort, monument réalisé par le sculpteur montluçonnais Pierre Antoine Laurent (1868 - † après 1919).

La caserne Cernay qui, depuis 1872, est transformée en infirmerie, est occupée par les troupes allemandes à partir de 1914, tout comme la caserne Tournefort.
Les quatre longues années de l'occupation se terminent le 5 novembre 1918 par l'arrivée en force de la
New-Zealand Rifle Brigade, faisant suite à un pilonnage en règle des allemands en fuite : du 31 octobre au 4 novembre ces bombardements provoquent l'incendie de l'Arsenal et de la caserne Tournefort, la ruine de la Caserne Cernay et la destruction du quartier Fauroeulx. Au centre des bombes, le Kiosque à musique échappe miraculeusement.

Le Quesnoy - Entrée de la Place du jeu de Balle, le corps de garde et le petit gouvernement — Bombardement allemand de novembre 1918 sur le corps de garde
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Après l'armistice, la place d'Armes troque son nom contre celui du Général Leclerc.
Aujourd'hui, la caserne Cernay est transformée en centre social et administratif, celle de Tournefort en locaux d'habitation.
La musique quercitaine, désormais appelée l'Harmonie municipale, fêtera bientôt ses deux siècles d'existence.
En 2011, le Kiosque à musique a bénéficié d'une restauration.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Place du Jeu de Balle (place Tournefort) du Quesnoy et son Kiosque, aujourd'hui. (1/4) (2/4) (3/4) (4/4)
Monument de la Dame au Chien dit la Sagesse, place Tournefort (1/2) (2/2)
Harmonie municipale du Quesnoy (1/5) (2/5) (3/5) (4/5) (5/5)

Le Quesnoy - La Place Verte et le Kiosque.jpg
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publié par Jean-Marc

La renommée des fêtes du Quesnoy n'est plus à faire...
24 juin 1826 — La fête du Quesnoy, qui a eu lieu dimanche, lundi et mardi derniers, avait attiré un assez grand nombre d'étrangers ; deux bals à la ville, et un à la campagne, ont été trouvés fort jolis par ceux que la curiosité y avait amenés : au reste, il parait qu'il n'est pas rare de voir de jolis bals au Quesnoy.
1er novembre 1826 — C'était mercredi dernier la foire du Quesnoy ; il y eut ce jour là et le dimanche suivant deux bals publics qui furent très-brillans. On sait que les bals du Quesnoy ont déjà quelque réputation parmi nous, et les derniers ont montré qu'elle était méritée. En effet, il est rare de remontrer une réunion plus complète de jeunes beautés, resplendissantes de jeunesse et de parure ; le romantique et le classique y auraient trouvé des modèles ; tout enfin était charmant : il n'y avait toutefois qu'un seul désagrément à ce bal, c'est qu'on n'y voyait pas. Les éteignoirs avaient sans doute passé par là.

15 avril 1829 — Une mise au point d'un lecteur de l'Echo de la Frontière, concernant l'importance, très exagérée, des casernes du Quesnoy
— L'auteur, ajoute-t-on, s'apitoie sur le sort actuel de cette ville, qui, en effet, a beaucoup perdu à la révolution, mais on remarque une grande exagération dans le chapitre relatif à la partie militaire de cette place, dans laquelle, l'auteur prétend qu'il existe des casernes pour 5.000 hommes et 750 chevaux, tandis que la caserne principale ne contient que 6 compagnies, et que depuis qu'un bataillon entier du 32e de Ligne se trouve au Quesnoy, on a dû loger 2 compagnies dans les bâtimens de l'ancien gouvernement. Le Quesnoy ne possède plus que deux casernes vacantes, l'une près la porte de Valenciennes et appelée le quartier salé ; toutes deux en assez mauvais état et pouvant contenir chacune environ 4 compagnies, de manière que remplissant entièrement les casernes du Quesnoy, on pourrait peut-être, y loger 1000 à 1200 hommes, ce qui est fort loin de 5000. Quant aux écuries militaires, il n'en existe que pour environ 180 chevaux, et non 750. On lit aussi que la garnison du Quesnoy ne se compose que d'une compagnie d'infanterie, tandis qu'elle n'a jamais été moindre de deux compagnies depuis la restauration et qu'à l'époque dont parle l'auteur (Avril 1828) il y en avait quatre du 19e de ligne, sous le commandement de M. le chef de bataillon Ducasse.

25 février 1833 — Difficultés rencontrées pour réorganiser la Musique de la garde nationale, en carence depuis la révolution de juillet 1830
— A Monsieur le Rédacteur de l'Echo de la Frontière.

Je vous serai obligé d'insérer la présente lettre dans votre plus prochain numéro.
Hier dimanche, par suite d'un ordre écrit de M. le maire du Quesnoy, la garde nationale de cette ville, assemblée sur la place d'armes, attendait l'heure fixée pour la revue, lorsque, sous prétexte du mauvais tems, M. Duchâteau, adjoint, rencontrant les tambours dans la rue, leur ordonna de cesser le rappel et d'annoncer que la revue n'aurait pas lieu ; l'officier commandant la garde nationale apprenant indirectement cette démarche, s'empressa de réclamer de M. l'adjoint l'ordre formel de renvoyer les gardes nationaux , sans lequel il se voyait dans la nécessité d'exécuter celui qu'il avait reçu.
Quatre démarches successives n'ayant obtenu aucune réponse et les gardes nationaux se retirant peu à peu, l'officier se vit dans la nécessité de renvoyer ceux qui, en assez grand nombre attendaient encore et manifestaient hautement leur mécontentement.
Ces faits graves perdraient sans doute de leur importance, s'il était possible de les attribuer à un oubli ; mais il n'en est point ainsi, ils paraissent avoir été froidement calculés, l'absence de notre estimable maire a donné l'occasion de paralyser ses excellentes intentions, on s'est empressé de la saisir.
Depuis la révolution de juillet, l'organisation d'une musique de la garde nationale était vivement réclamée ; mais le maître et les moyens manquaient ; l'excellente musique du 65e a réveillé le goût des amateurs ; le conseil municipal vient de voter, à une grande majorité, un traitement annuel de 400 frs pour un chef de musique, des citoyens généreux chargés de s'assurer des autres moyens d'établissement se sont acquittés de leur mission avec un zèle et une persévérance qui leur assurent des droits à la reconnaissance de tous les bons citoyens. On devait s'attendre que M. l'adjoint seconderait le voeu général, il n'en fut rien, M. Duchâteau est le seul des membres du conseil municipal qui ait refusé de s'associer à cette bonne oeuvre, que la revue d'hier eut complétée, puisqu'on devait recevoir les souscriptions des gardes nationaux ; c'est selon moi l'un des motifs qui ont fait manquer la réunion dont le but était connu.
Auguste Dupont.


14 juillet 1835 — Exercice de pompes des sapeurs pompiers suivi d'un concert de la Musique du Quesnoy sur la Place d'armes ; concours de tir sur les fortifications quercitaines.
— Un détachement de la Compagnie des Sapeurs-pompiers de Valenciennes, avec sa musique, est allé hier prendre part à la fête que la compagnie des Sapeurs-pompiers du Quesnoy lui avait offerte, ainsi qu'à la garde nationale de cette dernière ville.
Vers deux heures, la compagnie des Voltigeurs de la garde nationale du Quesnoy, musique en tête, s'est portée au-devant du détachement qui arrivait de Valenciennes, et l'a accompagné jusque sur la place. Là, une baraque en paille et en roseau avait été construite pour simuler un incendie ; aussitôt l'arrivée du détachement, le feu fut mis à la baraque ; et les Sapeurs-pompiers du Quesnoy, remorquant leurs pompes, éteignirent l'incendie ; les sapeurs abattirent à coups de hache la charpente embrasée, et chacun alla se préparer pour le tir à la cible.
Pendant cet intervalle, les musiques du Quesnoy et des Sapeurs-pompiers de Valenciennes exécutèrent plusieurs morceaux sur la place, au milieu d'un grand concours de monde ; on retrouvait au Quesnoy la foule des jours de fête.
Le tir à la cible a eu lieu dans les fortifications ; ce tir avait attiré un grand nombre de dames élégantes et de curieux ; c'était une fête vraiment militaire qui nous rappelait les beaux jours de la garde nationale, beaux jours qui sont déjà bien loin chez nous, et qui brillent encore au Quesnoy de leur éclat primitif.
Toute la gardé nationale du Quesnoy avait été invitée à participer à ce tir ; le 1er prix, qui consistait en un couvert d'argent, a été remporté par M, Baisiez, musicien Sapeur-pompier de Valenciennes, et le 2e par un autre Sapeur-pompier du Quesnoy.
A neuf heures, le bal fut ouvert dans une des salles de la mairie ; on y retrouvait la même foule, la même cordialité, la mémé union... On dansait encore à quatre heures !

Concours musical du 12 juin 1836 sur la place d'Armes du Quesnoy où une estrade est installée
— 21 mai 1836. Annonce du concours du 12 juin
Encore un concours de musique militaire à ajouter à la longue série que nous avons publiée. Celui-ci, c'est la ville du Quesnoy qui l'offre pour sa fête communale.
Ce concours aura lieu le dimanche 12 juin prochain à 2 heures après midi ; les prix consisteront, en une médaille d'or de la valeur de 100 fr. pour les musiques de 1ere classe, et en deux autres médailles d'or, l'une de 80 fr. et l'autre de 60 fr. pour les musiques de seconde classe.
Le lendemain lundi, il y aura un Carrousel, et le mardi une grande chasse aux canards. Voilà certes, sans compter les bals publics qui se donneront, nous dit le programme, sous une grande tente, une fête assez confortable et qui doit attirer la foule.
On assure que la musique de notre garde nationale, ira prendre part à ce concours d'harmonie militaire.
— 13 Juin 1836. Compte rendu du concours du 12 juin
C'était hier dimanche, une grande solennité pour la ville du Quesnoy ; c'était, pour cette ville, une innovation heureuse, remarquable et qui portera ses fruits. Il y avait un concours de Musique, et un concours vraiment digne de fixer l'attention des amateurs.
Six Musiques s'y étaient rendues ; c'étaient celles de Valenciennes, Condé, Quiévrain, Maubeuge, Bavay et Jemmapes. Des détachemens de la garde nationale du Quesnoy, précédés d'une députation envoyée par la Musique, ont été recevoir successivement les corps de Musique qui se présentaient aux portes de la ville.
A deux heures, les Musiques, dans l'ordre qui leur avait été assigné par le sort, se sont dirigées, en parcourant plusieurs quartiers de la ville, vers la place où une estrade avait été préparée pour le concours.
Avant l'ouverture du Concours, la Musique de Jemmapes a déclaré ne pas vouloir y prendre part.
La Musique du Quesnoy a ouvert la fête par un morceau dont l'exécution fait honneur aux musiciens et au jeune chef qui les dirige. Les Musiques de deuxième classe se sont présentées ensuite dans l'ordre suivant :
Maubeuge, Quiévrain, Condé et Bavay. Nous n'entretiendrons nos lecteurs que de l'exécution des deux Musiques qui ont paru se disputer la palme.
La Musique de Quiévrain a exécuté trois morceaux à la satisfaction générale des amateurs ; il y avait beaucoup d'ensemble, de précision.
La Musique de Condé a exécuté, entr'autres morceaux, l'ouverture du Dieu et la Bayadère, qui a été enlevée avec une vigueur et une énergie, vraiment remarquables.
L'air varié nous a fourni l'occasion d'entendre une variation d'ophycléïde-alto et une surtout de trombone qui ont mérité et reçu des applaudissements unanimes. Cette musique a fait d'immenses progrès.
Le jugement du jury, pour les Musiques de deuxième classe, devenait fort facile ; aussi a-t-il décerné à l'unanimité le premier prix à Condé et le deuxième à Quiévrain.
La Musique de Valenciennes est venue ensuite et a exécuté les ouvertures de l'Eclair et de la Marquise et un air varié de M. Mohr. Pour elle, il n'y avait pas de concours, puisque aucune autre Musique de première classe ne s'était présentée pour lutter avec elle ; aussi la première médaille lui était-elle acquise. Mais elle a refusé cette médaille qui lui était offerte à titre de premier prix. Alors le jury a pris la délibération suivante :
Quoique la Musique de Valenciennes n'ait pas rencontré de musique rivale dans la première classe, le jury, qui a apprécié la belle exécution de cette musique, se fait un vrai plaisir de lui décerner la première médaille.
Alors la Musique a accepté cette marque de la satisfaction unanime du jury.
Après le concours et la remise des médailles, les Musiques sont allées exécuter plusieurs morceaux d'harmonie sous les fenêtres de M. le Maire.
A dix heures, un bal a terminé la fête ; on se ferait difficilement une idée de la foule qui encombrait le salon de la mairie.
Nous ne terminerons pas cet article, écrit à la hâte, sans adresser nos félicitations aux autorités de la ville du Quesnoy et aux amateurs qui ont organisé cette fête ; tout était parfaitement ordonné.
Au moment où nous écrivons, la Musique de Valeneiennes, qui vient de rentrer, va au-devant de la Musique de Condé, qui doit traverser notre ville. Nos deux Musiques vont fraterniser ; au fait, si l'accord était perdu, on devrait le retrouver au sein des Musiques.

30 septembre 1841 — La Société d'harmonie du Quesnoy se rend au concours de Bruxelles
— La Société d'harmonie du Quesnoy, musique de la garde nationale, comptant quarante musiciens sous la direction de son chef M. Sains, après avoir pris part au concours de Bruxelles, samedi vers deux heures, s'est rendue à l'hôtel de M. l'ambassadeur de France, marquis de Rumigny, qui lui a fait un excellent accueil. Il a exprimé aux artistes sa vive satisfaction de ce qu'ils étaient vernis ainsi saluer le drapeau français. De là, l'harmonie du Quesnoy s'est dirigée vers la place des Martyrs, pour faire de la musique au pied du monument.
Les membres de l'harmonie du Quesnoy ont obtenu le prix de meilleure tenue militaire des communes en premier rang et une médaille comme étant la société étrangère la plus éloignée hors du royaume ; ils ont quitté Bruxelles le 26, de grand matin.


5 novembre 1842 — Afin de se rendre au concours musical de Bruxelles, la société de musique du Quesnoy s'est endettée
— Le Quesnoy. La société de musique du Quesnoy a fait le remboursement de la première série des actions qu'elle avait émises pour se procurer les ressources pécuniaires dont elle avait eu besoin pour se rendre au concours d'harmonie qui a eu lieu à Bruxelles l'année dernière.
La plupart des actionnaires, voulant récompenser et stimuler le zèle, la bonne foi et l'exactitude de la société, ont renoncé à ce remboursement en faveur de la caisse musicale. Chaque action était de 20 f. Cette conduite prouve en faveur des créanciers comme des débiteurs.


3 juillet 1843 — Le Jeu de Balle fait florès au Quesnoy
— On nous écrit du Quesnoy, 3 juillet : Les jeux publics commencés le 18 juin dernier, à l'occasion de la fête communale du Quesnoy, ont fini hier à sept heures du soir. Les joueurs de balle de Valenciennes sont sortis vainqueurs de la lutte ; ils ont obtenu le premier prix ; le second a été remporté par la seconde partie de Bermerain. Les étrangers ne pourront que se louer de l'urbanité, et l'on peut dire de l'abnégation des joueurs du Quesnoy, qui ont eu le bon esprit de céder constamment, non seulement sur tous les points à contestation, mais même sur les points de droits acquis, qui auraient mis plusieurs parties hors de concours, s'ils avaient voulu s'en prévaloir. Nous espérons que cet exemple de désintéressement et de politesse ouvrira enfin les yeux à ceux de nos voisins qui n'accueillent pas toujours les parties étrangères avec les égards qu'elles devraient avoir droit d'attendre.
Au tir à l'arbalète les deux grands prix ont été gagnés par Guillaume François dit Guillaume Tell de Valenciennes, caporal au 39e de ligne en garnison au Quesnoy ; le 3e prix a été gagné par Avis Lenglet, le 4e par Lismlette, Emile, et le 5e par Musin-Bucquoy, tous du Quesnoy.
Au tir à la fléchette, le premier prix a été emporté par Carton fils, le 2e par Hauteclocque fils, et le 3e par Canon, greffier de la justice de paix, tous du Quesnoy.


Lors de la fête communale du Quesnoy qui se déroule immuablement pendant trois jours au mois de juin, concerts et jeu de balle sont de mise
4 juin 1846 — La ville du Quesnoy vient de publier le programme de sa fête communale, qui doit avoir lieu les 14, 15 et 16 juin. Il y aura, comme les années précédentes, jeu de balle, jeu de lance, tir à l'arbalète, courses en sacs, concert d'harmonie et bal public chaque soir.
Des prix nombreux et importans seront distribués aux vainqueurs dans les différens jeux. Si, comme on peut l'espérer, le beau tems favorise cette fête, nous pouvons prédire à la ville du Quesnoy une grande affluence d'étrangers.

3 juin 1858 — A l'occasion de la fête patronale du Quesnoy, qui aura lieu le 13 juin prochain, 5 couverts d'argent et 5 demi-douzaines de cuillères à café sont offerts en prix aux joueurs de balle français et étrangers.
Des bals publics, des courses, des mâts de cocagne auront lieu pendant cette fête qui durera 3 jours.

17 juin 1860 — Nous publions plus loin le programme de la fête communale du Quesnoy, qui doit avoir lieu dimanche prochain 17 juin et promet d'être fort brillante. Nous devons signaler surtout l'ascension d'un aéronaute de Paris, M. Vachy, dans un immense ballon.

Le Quesnoy - Place d'Armes (grand'Place), estaminet du Jeu de Balle, à droite passage vers la Place du Jeu de Balle — Programme de la Fête Communale du 17 juin 1860
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7 septembre 1858 — Les péripéties de la musique municipale du Quesnoy au festival de Maubeuge
— On nous écrit du Quesnoy, le 7 septembre : Notre musique est partie dimanche, 5 du courant, à cinq heures du matin, montée sur des voitures ornées de quinze grands écussons rappelant les dates et les victoires de différents concours et festivals auxquels elle a assisté depuis son organisation, et elle est rentrée, hier lundi, à sept heures du soir, au milieu d'un grand concours de nos habitants qui étaient allés à sa rencontre pour lui présenter ses félicitations.
Le festival de Maubeuge a été fort brillant ; une trentaine de musiques françaises et étrangères avaient répondu à l'appel. Le mauvais temps, qui n'a cessé de régner pendant la journée du dimanche, est venu un peu contrarier cette belle fête, mais non décourager les exécutants.
D'après son numéro d'ordre, notre musique n'est montée sur l'estrade que vers dix heures du soir. Malgré le temps, malgré la lassitude, elle a été écoutée avec une attention soutenue ; les applaudissements, les bravos ne lui ont pas fait défaut, et des félicitations bien méritées ont été adressées à plusieurs reprises à son jeune chef, Victor Guillier, à qui on a redemandé un troisième morceau, quoique le programme n'en portât que deux. Le festival terminé, chaque musique est venue recevoir des mains de la commission la médaille qui lui était destinée.
Le lendemain, notre musique, quoique bien fatiguée des travaux de la veille, est allée donner des sérénades à M. le sénateur Marchant, à M. le maire de Maubeuge, et à M. Babeurre, en souvenir de son ancien séjour au Quesnoy comme doyen, et aussi de la bonne et franche hospitalité qu'il avait accordée à plusieurs musiciens. A onze heures, sur la demande des autorités et des habitants de Maubeuge, nos jeunes artistes infatigables ont joué encore plusieurs morceaux sur la place publique, aux applaudissements réitérés des spectateurs.
L'heure du départ étant sonnée, notre musique s'est mise en marche, précédée de la musique de Maubeuge, et d'un grand concours d'habitants qui ont voulu, par cette démarche, leur témoigner de leur sympathie et de leur reconnaissance.
A cinq ou 6 kilomètres de la ville, nos musiciens, toujours accompagnés des Maubeugeois, ont enfin terminé leur journée en allant donner une dernière sérénade à M. le président de la Société philharmonique de cette ville, qui se trouvait à sa maison de campagne.
Enfin, jeunes et vieux, tous sont rentrés sans accident, satisfaits d'eux-mêmes et des deux belles journées dont ils conserveront longtemps le souvenir ; ils n'oublieront pas surtout la bonne et franche hospitalité reçue de tous les habitants de Maubeuge.

12 juillet 1874 — Un kiosque démontable est installé au milieu de la place d'Armes lors du festival de sociétés de musique et d'orphéons
— Dimanche dernier, un festival et un tir à la cible attiraient au Quesnoy 31 corps de sapeurs-pompiers et 24 sociétés de musique et d'Orphéons.
Les abords de la gare, nous écrit-on, et les rues et portes de la ville, décorés de verdures, de drapeaux et d'inscriptions, présentaient un magnifique aspect ; les habitants et la commission des fêtes, avaient rivalisé de zèle pour donner de l'éclat à cette solennité.
Des députations allaient recevoir les invités à la gare, les conduisaient à l'hôtel-de-ville, où leur étaient offerts les vins d'honneur, puis à la place qui leur avait été assignée pour la formation des divisions et bataillons.
Les sapeurs-pompiers formaient trois bataillons précédés chacun d'une musique en uniforme. Ces trois bataillons formaient eux-mêmes une division commandée en chef par M. Vitrant, capitaine de Valenciennes.
Il y avait une division composée de divers corps de musique. Elle était sous la direction de M. Bautreuil, président, et de M. Guillier, chef de la musique municipale.
La revue a été passée par les autorités civiles et militaires ; pendant cette revue, la musique municipale a exécuté avec talent l'Orientale, ouverture d'Offenbach.
Le défilé a eu lieu ensuite, puis les sociétés de musique et d'orphéons, les corps de sapeurs pompiers se sont dirigés les premiers, vers la rue de Flamengries, où elles devaient se réunir pour se disposer à l'exécution, et les derniers vers les champs de tir.
Un élégant kiosque avait été disposé au milieu de la place d'armes.
Le succès de la musique de Maubeuge, placée sous l'habile direction de M. Despagne fils, a été complet ; la marche aux flambeaux de Meyerbeer a été exécutée d'une manière magistrale.
La Société chorale de Maubeuge a fait aussi beaucoup de plaisir ; il en a été de même de celle de Valenciennes, formée depuis un mois à peine par une réunion d'amateurs.
La musique municipale de Denain, dont le talent est en juste renom et que l'on aurait tant désiré entendre et applaudir, n'a pu jouer, obligée qu'elle était de partir par le train de huit heures ; mais charmée de l'accueil sympathique qui lui a été fait, elle a promis de venir donner prochainement un concert au Quesnoy.

29 juillet 1884 — Concert de la musique municipale et de la société chorale au Quesnoy
— La musique du Quesnoy toujours dévouée aux oeuvres utiles, a eu une excellente inspiration.
Le concours de Paris, qui devait avoir lieu le 10 août, se trouvant remis à une date ultérieure, elle organise pour ce jour là un concert suivi de bal au bénéfice des victimes du choléra.
Elle exécutera les morceaux qu'elle a appris à l'occasion de ce concours ; on entendra également la société chorale, qui se prépare pour le concours de Chauny.


9 mai 1885 — Victor Guillier et la musique du Quesnoy primés au concours de Paris
— La musique du Quesnoy, sous la direction de son excellent chef M. Victor Guillier, a remporté lundi au grand concours de Paris, en 2e division, ler section, quatre premiers prix :
Prix d'honneur, couronne d'or et félicitations du jury ; premier prix d'exécution ascendant ; premier prix de lecture à vue ; premier prix de soli, palme d'or et un bugle en argent d'une valeur de 250 francs.
La Société est rentrée au Quesnoy mercredi à 4 h. 20 du soir.
La ville a fait des préparatifs considérables pour recevoir ses musiciens, que la municipalité a été attendre à la gare, avec la compagnie de pompiers et l'Union chorale. Les lauréats ont littéralement été couverts de fleurs.


27 juillet 1886 — Le Jeu de Balle garde tout son attrait
— On nous écrit du Quesnoy :
Les amateurs du jeu de balle ont eu le plaisir, le dimanche 18, de voir jouer quatre parties de première force.
Wismes, partie Ravez, a débuté contre la partie Gaulet, de Frameries, qui a été victorieuse, s'étant signalée notamment à la fin par un coup splendide.
Puis Aniches, partie Dérégnaucourt, a concouru contre la partie Derode, de Valenciennes. Cette dernière a gagné haut la main.
Les deux parties gagnantes ont lutté l'une contre l'autre.
Valenciennes a été de nouveau victorieuse, laissant son adversaire à 4 jeux.
Les quatre parties gagnant actuellement dans la série de luttes organisée au Quesnoy sont :
Partie Bonnet, Anzin ; partie Deveux, Anzin ; partie Marrain, Curgies ; partie Derode, Valenciennes.


Le Quesnoy - La Place du Jeu de Balle vue de la place d'Armes ; Estaminet du Jeu de Balle à gauche ; au centre, futur Hôtel des postes — La place du jeu de Balle entre le futur Hôtel des Postes et le Corps de Garde
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8 septembre 1889 — Concert de l'Harmonie du Quesnoy dite société philharmonique, sur le Kiosque à musique du Jeu de Balle
— Le Quesnoy. La musique communale du Quesnoy organise, pour le dimanche 8 septembre prochain, une fête dont voici le programme :
À une heure : Réception à la gare de la Société philharmonique de Maubeuge, qui sera conduite à la Mairie, où les vins d'honneur lui seront offerts.
À quatre heures précises sur le kiosque du jeu de balle, grand concert par la Société philharmonique.
A neuf heures sur la place, grand bal. Orchestre de 50 musiciens, Brillante illumination.
En cas de mauvais temps la fête aura lieu dans les salons de l'Hôtel-de-Ville.


Faute de grives, on se contente... Le Quesnoy manquant cruellement d'illustres congénères, la municipalité, en 1890, exhume Casimir Fournier, sénateur décédé trois ans plus tôt, afin de lui faire une cérémonie avec statue de bronze à la clef, l'occasion d'organiser un festival musical : trois kiosque à musique sont dressés pour l'occasion

13 avril 1890 — Annonce de l'inauguration du Buste Fournier et du festival musical y attaché
— C'est le 11 mai, nos lecteurs le savent, qu'aura lieu au Quesnoy l'inauguration du buste du regretté sénateur du Nord Casimir Fournier.
M. le préfet du Nord, M. Alfred Girard, sénateur, les trois députés de l'arrondissement d'Avesnes et le sculpteur valenciennois Léon Fagel, l'auteur du buste, sont invités au banquet qui aura lieu à l'Hôtel de ville après la cérémonie d'inauguration.
A cette occasion sera donné au Quesnoy un festival qui réunira 56 compagnies de pompiers, 85 sociétés d'harmonie et 9 orphéons.
Des trains spéciaux partiront vers onze heures du soir dans les directions de Valenciennes et de Solesmes.
29 avril 1890 — Liste des sociétés musicales de l'arrondissement devant participer au festival du Quesnoy
— Voici la liste des Sociétés de notre arrondissement qui doivent se rendre le dimanche 11 mai au festival et tir à la cible organisés par la ville du Quesnoy à l'occasion de l'inauguration du buste de M. le sénateur Fournier :
Harmonie de Préseau ; Fanfares de Saint-Saulve, de Raismes, de Condé, « l'Avenir » de Macou, de Saint-Amand, de Sebourg ; Société chorale de Saint-Amand ; Sapeurs-pompiers de Valenciennes, Anzin, Marly, Saint Saulve, Aulnoy, Oisy, Trith-Saint-Léger, Escautpont, Condé, Fresnes, Raismes, Bruai, Vicq, Hérin, Quarouble, Saint-Amand, Lourcbes, Douchy, Escaudain, Neuville-sur-l'Escaut.
22 avril 1890 L'Echo de la Frontière n'est pas tendre avec le "regretté" Fournier... et le député Girard n'est pas épargné...
— Qui se rappelle de l'illustre nullité qui répond au nom de M. Fournier, ancien sénateur du Nord, mort il y a quelques années. Eh bien, la ville du Quesnoy va lui ériger un buste !
La cérémonie aura lieu le 15 mai prochain, et à cette occasion on organise un grand festival.
Ce festival réunira 56 compagnies de pompiers, 35 sociétés d'harmonies et 9 orphéons. Le défilé partira du faubourg Fauroeulx, trois kiosques seront établis pour les musiques, place du Jeu de Balle, place Juliel et au carrefour des rues St-Martin et du Lion-d'Or.
M. le préfet du Nord, M. Girard, sénateur, qui comme nullité est de la force de feu Fournier, les trois députés de l'arrondissement, M. le sous-préfet et M. Fayel, l'auteur du buste, sont invités au banquet qui aura lieu, à l'Hôtel-de-Ville après la cérémonie d'inauguration.
13 mai 1890 — Compte rendu du Festival musical et de l'inauguration du buste Fournier
— Dimanche a eu lieu au Quesnoy la fête consacrée à la mémoire de M. Casimir Fournier, à l'occasion de l'installation du buste qu'a fait exécuter la Municipalité de cette ville pour conserver les traits du regretté sénateur du Nord. Rappelons ici que c'est à un de nos statuaires valenciennois. M. Léon Fagel, que la ville du Quesnoy avait confié le soin de modeler le buste de M. Fournier.
La journée de dimanche, que n'a troublé nul mécompte, laissera les meilleurs souvenirs à la ville du Quesnoy et à ses visiteurs. On sait que pour donner plus d'éclat à la solennité, les compagnies de sapeurs pompiers et les sociétés musicales des environs avaient été invitées ; plus de cent d'entre elles se sont rendues au Quesnoy ; citons entre autres les pompiers de Valenciennes et la musique de Saint-Amand. Partout des drapeaux, des guirlandes, et une animation intense, amenée par la foule des étrangers.
A deux heures, les autorités de la ville et leurs invités ont pris place sur le balcon de l'Hôtel-de-Ville, et toutes les Sociétés réunies au Quesnoy ont défilé devant eux.
Ce défilé terminé, la Musique communale du Quesnoy est venue prendre les autorités pour les conduire sur la place de la ville, où l'on avait élevé une estrade en face de laquelle se dressait le buste de M. Fournier sur un socle provisoire encadré de verdures.
« L'oeuvre de M. Fagel, dit l'Observateur d'Avesnes, est digne du maître, le bronze est vivant, l'expression vigoureuse, — un peu impérieuse peut être, semble-t-il à ceux qui ont gardé le souvenir de la bonhomie et de l'extrême modestie du modèle. »
La fraîche verdure des marronniers de l'avenue de la gare et des grands arbres du Jeu de balle, faisaient à la place remplie de monde et à la cérémonie un magnifique décor. Plusieurs discours ont été alors prononcés.
A cinq heures et demie a eu lieu un banquet d'une centaine de couverts, offert par la ville du Quesnoy à ses principaux invités.

Le Quesnoy - Place du Jeu de Balle, place d'Armes au fond — Place du jeu de balle, Kiosque à musique et monument de la Dame au chien dit la Sagesse
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18 mai 1902 — Festival musical au Quesnoy
— Le Quesnoy. Le festival du 18 mai a obtenu le plus grand succès.
Les primes en espèces, tirées au sort, ont été distribuées comme suit :
Harmonie du Vieux-Condé, 200 fr. ; fanfare de Villers-Pol, 100 fr. ; orphéon de Gommegnies, 75 fr. ; fanfare de Dourlers, 50 fr. ; harmonie de Glageon, 40 fr. et prime d'éloignement, 40 fr. ; orphéon de Marbaix, 30 fr. ; fanfare communale de Poix-du-Nord, 30 fr. ; fanfare la Fraternelle de Poix-du-Nord, 30 fr.; fanfare de Saint- Hilaire-sur-Helpe, 25 fr. ; fanfare de Landrecies, 25 fr. ; fanfare de Jenlain, 25 fr. ; trompettes de Berlaimont, 25 fr. ; fanfare de Jolimetz. 25 fr.


10 septembre 1902 — Programme du concert de la Fanfare du Poirier qui sera donné au Kiosque de la Place du Jeu de Balle le 21 septembre
— Le Quesnoy. Un concert aura lieu le dimanche 21 septembre, à 4 heures du soir, sur le kiosque du jardin, Place du Jeu de Balle, par la fanfare « La société ouvrière » des Forges et Aciéries du Nord et de l'Est du Poirier (104 exécutants). Programme :
1. Allegro militaire, X. — 2. Ouverture de l'Etoile du Nord. Meyerbeer. — 3. Jour de Fête. G. Parès. — 4. Chasse à courre. Buot. — 5. Scènes pittoresques. Massenet. — 6. Marche de Fiançailles. G. Parès. — 7. Polka. X.


21 septembre 1902 — Compte rendu du concert donné au Kiosque de la Place du Jeu de Balle par la Fanfare ouvrière du Poirier
— Concert par la Fanfare ouvrière du Poirier. Dimanche dernier, a eu lieu à cinq heures sur le kiosque de la Place du Jeu de Balle, un grand concert donné par la Fanfare ouvrière du Poirier, classée en division supérieure, 104 exécutants et dirigée par M. Chavatte, officier de l'Instruction publique, ayant pour président le distingué M. Branquart. A cette occasion, l'avenue de la gare était ornée d'oriflammes et de gentilles fausses portes artistement décorées.
Vers trois heures, les commissions des deux sociétés, Harmonie et Chorale, se rendent à la gare pour recevoir cette belle phalange artistique, et la conduire ensuite au son d'un vibrant pas redoublé que rendent encore plus gai les rayons d'un beau soleil longtemps désiré, à l'Hôtel de Ville où sont réunies les autorités pour offrir les vins d'honneur.
Dans une charmante improvisation, M. Gorisse, maire et président de l'Harmonie du Quesnoy, souhaite la bienvenue, rappelle les succès que vient de remporter cette belle société au grand concours de Lille : premiers prix de lecture à vue, d'exécution et d'honneur et en plus, une jolie prime, vase de Sèvres. Il félicite chaleureusement le distingué chef, M. Chavatte, remercie le président, M. Branquart et les musiciens d'avoir eu la gracieuse pensée de donner au Quesnoy la primeur de leur inoubliable succès et boit à la sympathie qui unit les sociétés du Poirier et Quercitaines.
M. Branquart, très ému, répond avec l'esprit d'à propos qui lui est familier.
M. Bécourt Maurice présente ensuite la commission de la Chorale dont il est président, adresse quelques mots aimables et lève son verre en l'honneur du Poirier.
A cinq heures, commence le concert. Déjà chaises et bancs sont envahis et l'auditoire est tellement nombreux que beaucoup sont obligés de rester debout.
Suivons maintenant l'ordre du programme gracieusement distribué. Nous entendons :
1. L'ouverture de l'Etoile du Nord, de Meyerbeer, morceau couronné au concours de Lille ; l'exécution parfaite de ce morceau si difficile ecite les bravos nourris de tout l'auditoire.
2. Jour de Fête, de Parès, également couronné au concours de Lille ; cette jolie fantaisie nous transporte au pays des rêves. Son interprétation soignée nous montre les hautes capacités du directeur, M. Chavatte.
3. Chasse à courre, de Buot, morceau de circonstance, quoique cela, plus d'un chasseur, dimanche, avait abandonné son fusil pour venir applaudir Chasse à courre.
4. Les Scènes pittoresque de Massenet sont rendues dans les moindres détails et dénotent chez les exécutants des qualités artistiques tout fait supérieures. Après l'exécution de ce morceau, un magnifique bouquet est offert au directeur par M. Gorisse, qui félicite de nouveau et le distingué chef et les excellents musiciens.
Nous écoutons ensuite Marche de Fiançailles, de Parès, couronné au concours d'honneur, puis une gentille polka qui doit s'appeler Coucou, La Marseillaise entendue debout par toute l'assistance et par une délicate attention de M. Chavatte, la société donne une deuxième audition du pas redoublé, Les Enfants du Quesnoy de Henri Rousse, chef de l'Harmonie du Quesnoy ; c'est alors un enthousiasme indescriptible, tout le monde chante au refrain, on applaudit et c'est aux cris cent fois répétés de Vive le Poirier ! Vive Le Quesnoy ! que se termine ce beau concert de gala qui restera gravé dans l'esprit des Quercitains.
Les musiciens se rendent de nouveau à l'Hôtel de Ville, où des rafraîchissements leurs sont offerts, et M. Legrand, secrétaire de l'harmonie quercitaine, se faisant l'interprète de l'auditoire, adresse à la fanfare du Poirier, les plus chaleureuse félicitations sur sa belle exécution.
Un grand bal très animé donné dans les salons de l'Hôtel de ville, a clôturé cette bonne journée et les jeunes artistes du Poirier ont montré qu'ils n'étaient pas seulement musiciens, mais aussi d'élégants et distingués danseurs. Les jeunes quercitaines seraient heureuses d'avoir souvent l'occasion d'aussi délicieuses attentions à leu égard, car aucune d'elles n'a fait tapisserie.

5 novembre 1918 — Les troupes néo-zélandaise rendent Le Quesnoy à la France...
— Communiqués britanniques. 5 novembre, après-midi.
La ville fortifiée du Quesnoy, complètement encerclée par nos troupes, est tombée entre nos mains, dans l'après-midi d'hier ainsi que toute sa garnison, composée de plus de 1.000 hommes.
Dans les secteurs au sud et au nord du Quesnoy, les 37e et 72e divisions ont soutenu hier de vifs combats, faisant chacune un grand nombre de prisonniers.
Après avoir brisé au début de l'attaque la résistance opiniâtre de l'ennemi aux environs de Louvignies et d'Orsinval, ces divisions ont rapidement progressé, en liaison avec les troupes néo-zélandaises à l'est du Quesnoy, réalisant une avance de 3 à 4 milles. Elles ont capturé les villages de Jolimets, le Rond-Quesne, Prasnoy et le Petit-Marais.
Hier au soir, nos troupes ont fait de nouveaux progrès dans la forêt de Mormal et se sont emparées, à l'est de Valenciennes, du village d'Eth.


14 juin 1923 — La Ducasse au Quesnoy
— La Ducasse de Le Quesnoy qui durera trois jours, les 17, 18 et 19 juin s'annonce brillante.
Aucun emplacement n'est disponible sur la Grand'Place où s'installeront manèges, balançoires, fritures, confiseries, panoramas, tourbillon électrique et maintes autres attractions indépendamment d'un cirque qui a annoncé son passage.
Souhaitons que le temps aidant la population quercitaine et des environs pourra se divertir.


Le Quesnoy - Vue aérienne du quartier de la place d'Armes et de la place du Jeu de Balle
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Formations musicales actives au Quesnoy en 1909 :
Union chorale, fondée avant 1868, président M. Bécourt, directeur Maillot, 50 exécutants ;
Petite musique (harmonie), président d'honneur Gorisse, direction Henri Rousse, 30 exécutants ;
Harmonie communale, fondée en 1826, président Dr Haussy, direction Henri Rousse, 58 exécutants ;
Orphéon Mixte des Instituteurs et lnstitutrices de la Circonscription du Quesnoy, président Hannedouche, direction Plancot, 150 exécutants.


(1) La Musique dite de la Garde Nationale du Quesnoy était tout sauf une Musique militaire, même si, comme toutes les formations musicales de cette période, elle exécutait, de temps à autre, des marches et autres allegros.
Après trois ans d'occupation russe puis anglaise de la place forte du Quesnoy, les troupes françaises représentées par le 1er bataillon de la légion d'Eure-et-Loire, viennent y tenir garnison. A partir de cet instant, un intense va et vient de régiments va occuper la place forte du Quesnoy : 32e régiment d'infanterie de ligne (1829) ; 6e régiment d'infanterie légère (1829-1830) ; 65e de ligne (1833) ; 49e régiment de ligne (1835) ; 29e régiment de ligne (1837) ; 42e de ligne (1841) ; 68e de ligne (1841-1842) ; 39e de ligne (1843) ; 33e de ligne (1852-1853) ; 88e de ligne (1855) ; 84e de ligne (1857-1858) ; 3e régiment d'infanterie territoriale (1879 à 1891) etc...
En dépit de cette omniprésence militaire, les musiques militaires sont restées on ne peut plus discrètes, puisque nous n'avons trouvé aucune trace d'un quelconque régiment ayant exécuté un concert au Quesnoy.
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JeanMarc
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LA GORGUE - Grand'Place - Vue aérienne
(NORD)
Jusqu’en 1190, La Gorgue, qui longe, au nord, la Lys sur sa rive droite, ne constitue qu’une seule et même paroisse sous la dépendance d’Estaires, ville lui faisant face sur la rive opposée. Il est convenu, à cette date, qu’après la mort du curé d’Estaires, Richard Gomer, l’église de La Gorgue devra payer, chaque année, 12 deniers à l’église estairoise, pour prix de son indépendance.
C’est sur la route de Béthune à Estaires que l’église gorguillonne est érigée ; dédiée à Saint-Jacques jusqu’en 1694, elle change ensuite de dédicace pour adopter Saint-Pierre.

Plan de La Gorgue en 1825
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La Gorgue dispose d’une seule place publique : dénommée la Grand’Place, de forme rectangulaire, elle est située à l’intersection de la rue de Berry menant au pont sur la Lys, avec la rue de Béthune prolongée de la rue de l’Eglise.
Face à la Grand’Place, à l’angle de la rue de l’Eglise et de la rue de Berry, la première Maison de ville est édifiée en 1662, accolée à son beffroi érigé en 1684. Celui-ci, détruit en 1751, est immédiatement reconstruit.
A l’entrée de la Grand’Place, une Fontaine publique est aménagée.


La Gorgue - La Mairie vue de la Grand'Place, fontaine publique - Hôtel de ville et beffroi, au fond, rue de l'Eglise
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Bien avant que le tissage ne s’industrialise à la Gorgue et à Estaires au XIXe siècle, Gorguillons et Estairois sont spécialisés dans la fabrique de draps : ainsi, en 1393, un permis est accordé aux habitants de La Gorgue de fabriquer toutes sortes de draps comme ceux d'Estaires et de marquer les dits draps d'un plomb aux armes du comte Philippe II de Bourgogne.
Lors de la foire dite de Mayolle du 1er mai, un
grand commerce de toiles ouvrées et unies s’y déroule à La Gorgue ; il est rapporté qu’à la foire de 1767, jusqu’à 10.000 pièces de toiles unies et façonnées, blanchies sur les lieux, y sont vendues.
La majorité de la population laborieuse de La Gorgue, qui compte de trois à quatre mille habitants tout au long du XIXe siècle, est occupée sur les usines de tissage.

C’est très certainement dans les rangs des ouvriers de la filature que la toute nouvelle Société Philharmonique de La Gorgue, autorisée le 3 mai 1839 par le conseil municipal, a puisé une partie des 35 musiciens qu’elle a réunis pour former cette phalange dirigée par François Linglin (1823-1891).
La Philharmonique devient, le 15 mai 1852, l’
Harmonie municipale de La Gorgue ; en 1880, François Linglin transmet la baguette de la société à son fils Ernest Linglin (1856-1909). Au décès de ce dernier, alors que la formation compte 69 exécutants, Maurice Linglin (1885-1962), fils d’Ernest, reprend le flambeau de l’Harmonie qu’il conservera jusqu’en 1944.

La Gorgue - Harmonie Municipale de La Gorgue
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Un autre corps de musique, l’Union Chorale de La Gorgue, est fondé en 1897, présidé par Auguste Leroy (1858-1919) et dirigé par Louis Leurs. Dès sa création, cet Orphéon, devient, avec l’appoint des chanteurs d’Estaires, l’Union chorale des Deux-Villes, laquelle, forte de plus de soixante exécutants, se fait entendre dans nombre de concours et festivals de la région.
Chaque année, à l’occasion de la Sainte-Cécile, en décembre ou janvier, un grand banquet est organisé par l’Union chorale où est convié le gratin des musiciens de la région chez Jules Fréchart le propriétaire du Café Français de la rue de la Meuse (rue qui prolonge la rue de l’église en direction de la gare).

Les deux formations gorguillonnes animent toutes les festivités, participent aux ducasses de la Grand’Place, aux cavalcades et retraites aux flambeaux à travers la ville.
La construction d’un tramway à vapeur reliant Estaires à Béthune, passant par La Gorgue, est approuvée par le Conseil général du Nord le 6 août 1894 ; les travaux commencés le 5 juillet 1896, s’achèvent lors de l’inauguration du 18 juin 1899. Dans sa traversée de la Gorgue, le tramway emprunte la rue de l’Eglise, marque un arrêt devant la Grand’Place et poursuit sa course sur la rue de Béthune.

La Gorgue - Le tramway rue de Béthune ; à droite Café Au Damier, à gauche Grand'Place — Le Café Français de Jules Fréchart rue de la Meuse où l’Union Chorale tient son banquet chaque année
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Lors du conflit 1914-1918, les cavaliers allemands du général Marwitz, avec de l'artillerie et de nombreux cyclistes franchissent le pont de Meuse sur la Lys le 11 octobre 1914 et envahissent La Gorgue et Lestrem.
Les Français, notamment le 9e régiment de dragons, épaulés par un régiment anglais, tentent de reprendre La Gorgue. Les batteries françaises, armées de leurs
« impitoyables 75 qui se manient comme des pistolets », pilonnent la cité gorguillonne, durant trois jours, les 11, 12 et 13 octobre, faisant subir à l'église et aux maisons de la Gorgue le même sort que Neuf-Berquin ; les mitrailleuses criblent de balles les maisons où les Allemands se sont embusqués ; les allemands se replient à Armentières dans la nuit du 13 au 14 octobre 1914.
Après le pont d'Estaires, nous retrouvons la vision de la bataille. C'est la Gorgue qui dresse son clocher décoiffé de ses chapiteaux, qui montre ses maisons labourées par les obus, marquées de mitraille comme un visage de petite vérole. Le quartier autour de l'église a le plus souffert des gifles terribles de nos 75. Il a vu aussi le combat dans les rues, suivi de la débandade des Allemands.
Les 9 et 10 avril 1918, La Gorgue subit des bombardements, cette fois-ci allemands, qui ne font qu’accentuer le désastre initialement réalisé par les canons français.

La Gorgue - La Grand'Place en ruine, baraquements des rapatriés — L'Hôtel de ville en ruine
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Après l’anéantissement vient la reconstruction. Le 16 mai 1919, Mme Poincaré effectue une visite à La Gorgue et promet 150 baraquements pour les 2.480 habitants venus se réinstaller après avoir été évacués de la ville pendant quatre ans.
En juillet un bureau de reconstitution est installé sur la place de l’Eglise, et, le jeudi 14 août 1919, l’entrepreneur lillois Elie Delsaut obtient l’adjudication pour la construction de 89 maisons provisoires à La Gorgue, pour un prix provisoire de 130.000 francs majoré de 20%. Le même jour, Delsaut remporte l’adjudication de 94 baraques à Nieppe, 117 à Meteren, 66 à La Bassée et 41 à Wavrin.
Une partie de ces baraquements vont occuper la Grand’Place durant plusieurs années.
Les travaux pour la reconstruction des bâtiments publics suivent aussitôt : ils sont adjugés 184.404 francs le 12 juin 1922 pour les écoles et le 19 décembre 1923, au prix de 1.511.444 francs pour la restauration de l’église Saint-Pierre ; l’architecte André Maillet (1877-1953) ayant dressé, en 1926, les plans pour la reconstruction de l’Hôtel de Ville, l’adjudication des travaux auprès des entrepreneurs a lieu le 1er août 1927, pour un montant total de 590.909 francs.

Adjudications pour la reconstitution de La Gorgue
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De leur côté, l’Harmonie et l’Orphéon de La Gorgue sont remis sur pied à l’issue de la guerre : le président de l’Union Chorale, Auguste Leroy, étant décédé à Paris en mai 1919, alors qu’il était réfugié, est remplacé par Emile Denoeud. L’Harmonie municipale, toujours dirigée par Maurice Linglin, est à présent présidée par Édouard Hennion (1882-1961), futur maire de 1945 à 1959.
Suite à une délibération du conseil municipal dirigée par Georges Woussen, maire de 1906 à 1912 puis de 1917 à 1929, il est décidé de faire édifier un
Kiosque à musique sur la Grand’Place à présent débarrassée de ses baraquements. Il est fait appel aux entrepreneurs locaux : Jean Leleu, maréchal ferrant, pour la métallerie, lequel a remis partiellement en marche ses ateliers de maréchalerie en octobre 1919 ; les Etablissements Potier pour la maçonnerie.
Inauguré en 1927, ce kiosque octogonal est bâti sur un soubassement en pierre, accessible par un escalier de sept marches ; son garde-corps est en fer forgé. Ses colonnes en fonte supportent une toiture en zinc surmontée d’une lyre ciselée.

La ligne de tramways qui traversait La Gorgue depuis 1899, passant devant la Grand’Place, cesse son activité le 31 décembre 1932. La Grand’Place, quant à elle, est rebaptisée Place du 11 novembre.
Kiosque toujours en place.


voir ici la Grand’Place (11 novembre 1918) de La Gorgue et son Kiosque à musique aujourd'hui. (1/2) (2/2)
L’Hôtel de Ville de La Gorgue, aujourd'hui.

Un concert sur le Kiosque à musique de La Gorgue. (1/8) (2/8) (3/8) (4/8) (5/8) (6/8) (7/8) (8/8)

La Gorgue - Grand'Place - Vue aérienne.jpg
La Gorgue - Grand'Place - Vue aérienne.jpg (155.63 Kio) Vu 4074 fois
publié par Jean Marc

26 septembre 1892 — Festival musical sur la Grand’Place
— La Gorgue. Le festival donné dimanche dernier a parfaitement réussi.
A la mairie, les vins d'honneur ont été offerts aux sociétés par la municipalité et les membres du comité d'organisation. A trois heures les sociétés se sont rangées dans la rue de Béthune, où le Maire les a passées en revue, puis le défilé a commencé à travers les principales rues.
A quatre heures a eu lieu le festival. Le soir une partie de la commune était brillamment illuminée.

25 juillet 1897 — La toute nouvelle Union chorale des deux villes (La Gorgue et Estaires) en concert au quartier de la rue de la Meuse
— La Gorgue. Demain dimanche, à 8 heures précises du soir, aura lieu le concert de bienfaisance organisé par la société chorale « l'Union des deux villes », dans le quartier de la Meuse à La Gorgue.
Parmi les sociétés qui prendront part au concert, citons l'Harmonie municipale d'Estaires, dirigée par M. Quesnay, chef du Club des Vingt de Lille, la Musique municipale de La Gorgue, la société chorale la Cécilienne d'Houplines, dirigée par M. Carpentier, chef des Orphéonistes lillois, l'Union des trompettes d'Estaires, la troupe des Jablock'offs lilllois.

4 novembre 1900 — Le tramway traversant La Gorgue marque un arrêt devant la Grand’Place
— Compagnie des Tramways de l'Artois. Ligne de Béthune à Estaires. — Horaire du service d'hiver à partir du 6 novembre 1900 :
De Estaires à Béthune :
La Gorgue (gare) : 6 h. 56 matin, 8 h. 57 matin, 10 h. 41 matin, 1 h. 07 soir, 3 h. 16 soir et 6 h. 22 soir.
La Gorgue (place) : 3 h. 12 matin, 7 h. matin, 9 h. 01 matin, 10 h. 45 matin, 1 h. 11 soir, 3 h. 20 soir et 6 h. 26 soir.
La Gorgue (station) : 7 h. 02 matin, 9 h. 03 matin, 10 h. 47 m., 1 h. 13 soir, 3 h. 22 soir, 6 h. 28 soir.
N.-B. — Les premiers trains partant d'Estaires, de La Gorgue (place), etc., arrivant à Béthune (gare) à 4 h. 10 du matin, sont affectés au transport des ouvriers des mines de Noeux.

Quelques « rares » nouvelles des auditions des musiques gorguillonnes
13 mai 1901 — La Gorgue. Un curieux morceau. — Oui, c'est la Grande Marche guerrière d'Alfred Richart, que les musiques de Lestrem et de La Gorgue ont exécutée ensemble au concert de dimanche dernier, sous la direction de M. Linglin.
20 août 1901 — La Gorgue-Estaires. L’Union chorale des Deux-Villes donnera le dimanche 1er septembre un concert au Mont-Kemmel (Belgique), à l'occasion de la kermesse. Les personnes qui désireraient prendre part à cette excursion peuvent se faire au siège de la société, Café Français, avant le 29 courant.

21 août 1902 — Retour triomphal à La Gorgue de l'Union chorale des Deux-Villes, revenant du concours musical de Lille
— A La Gorgue. L'Union chorale des Deux-Villes, qui a obtenu au concours de Lille le 1er prix de lecture à vue à l'unanimité, le 1er prix d'exécution ascendant à l'unanimité avec diplôme de direction au chef et le 1er prix d'honneur avec félicitations du jury est rentrée dimanche soir à La Gorgue.
Environ 3.000 personnes attendaient les musiciens à la gare et les ont acclamés aux cris de : Vive l'Union chorale, vive M. Leurs.
M. Désiré Dupont, conseiller d'arrondissement, souhaite la bienvenue aux chanteurs et les félicite du succès remporté.
Dans un magnifique landau, mis gracieusement à la disposition des vainqueurs par M. Fenart-Vanhove, prennent place le chef de la Chorale, M. Leurs ; M. Leroy, président ; M. Brenne, vice-président ; M. Pruvost, sous-chef, et M Flipo, président d'honneur, et un cortège se forme pour se rendre à la Mairie.
Parmi les sociétés, nous remarquons la Musique de la Gorgue, la compagnie de sapeurs-pompiers, les Archers et les Anciens Combattants, la Musique d'Estaires, les Trompettes et la Chorale, la Musique de la Chapelle d'Armentières, la Chorale de Bac-Saint-Maur, des délégations de la Musique de Merville, de Sailly-sur-la-Lys, du Réveil musical d'Houplines, de l'Union Chorale d'Houplines, de la Société des Sans-Gêne de la Chapelle d'Armentières.
A la Mairie, M. le Maire, accompagné de ses adjoints et de M, Duquenne, conseiller général, a offert les vins d'honneur et a adressé aux chanteurs ses plus vives félicitations.
Un défilé a parcouru les principales rues de la ville, vivement applaudi.

La Gorgue - Rue de Béthune ; à gauche Grand'Place, à droite estaminet Sainte-Cécile — La Mairie et l'estaminet Au Damier à gauche ; rue de Berry en face
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Hormis une grande amidonnerie qui emploie quatre-vingts ouvriers et deux distilleries une soixantaine, l’activité de La Gorgue est essentiellement consacrée à sa filature de lin. Cette activité gorguillonne du textile est émaillée par de nombreuses grèves, touchant La Gorgue et Estaires réunis pour la circonstance, notamment en 1899, 1900, 1905, 1907, 1926, 1930 et 1933, la principale et la plus longue ayant eu lieu en 1903.

5 juin 1903 — Une des multiples sorties musclées des ouvriers de La Gorgue-Estaires
— La grève de La Gorgue-Estaires. Nouveaux désordres. Grève à la filature de MM. P. Gamelin aîné et Bonduel.
Sur la voie publique. Des déprédations continuent à être commises à La Gorgue et à Estaires. Voici les derniers exploits des manifestants : des réverbères ont été démolis à La Gorgue, rue d'En-Bas ; le maire de cette commune, M. Cattoire, a eu des vitres brisées ; pendant la nuit, on a enfoncé la porte du cabaret de M. Blond, à La Gorgue, dont le fils était allé travailler deux heures au tissage de M. Werquin ; une femme qui habitait l'estaminet est tombée malade de frayeur ; d'autres réverbères ont été brisés au pont d'Estaires.
Mercredi matin, vers 10 heures, les fileurs et tisseurs en grève se sont réunis à l'estaminet Au blessé de Saint-Privat et sont sortis en bande.
Ils se sont rendus jusqu'à la rue de la Gare, en face du tissage de M. Delahaye. Repoussés par les gendarmes, ils sont revenus en ville et ont été dispersés de nouveau place Montmorency.


13 décembre 1903 — Concert suivi du traditionnel banquet de l’Union chorale des Deux-Villes, au Café Français de Jules Fréchart, rue de la Meuse (aujourd’hui 108 rue De Gaulle)
— 13 décembre 1903. Programme du concert. — La Gorgue-Estaires. L'Union chorale des Deux-Villes célébrera dimanche prochain sa fête de Sainte-Cécile. A cette occasion elle se fera entendre à l'église de La Gorgue à la messe de dix heures, et y exécutera les morceaux ci-contre, sous la direction de son chef, M. Louis Leurs : Kyrie de Mazingue, avec orchestre. — Gloria et Crédo (Collet). — Prière des Trappeurs (Dard Janin). — Sanctus, chœur et solo avec orchestre (Louis Leurs). — O Salutaris, chœur et solo avec orchestre (Louis Leurs) — Morceau d'élévation, orchestre avec solo de piston IL, Leurs). — Agnus, chœur et solo avec orchestre (Louis Leurs).
Après la messe, la Société se rendra chez M. Flipo, président d'honneur. A deux heures et demie, au café Francais, rue de la Meuse, banquet de 90 couverts sous la présidence d'honneur de M. Richart, président de la Fédération musicale du Nord et du Pas de-Calais.

16 décembre 1903. Compte rendu du banquet. — La Gorgue-Estaires. Dimanche dernier a eu lieu, dans le salon Fruchart, le banquet annuel de l'Orphéon des Deux-Villes de La Gorgue-Estaires, sous la présidence de M. Alfred Richart, président de la Fédération des sociétés musicales du Nord et du Pas-de-Calais.
Autour de la table d'honneur, on remarquait MM. Flipo, président d'bonneur; Leroy, président actif, et Louis Leurs, chef de l'Orphéon de La Gorgue-Estaires; le docteur Delbecq ; Devolder, lieutenant, et Houzé, sergent de la Fanfare Le Réveil musical d'Houplines ; Six, président des Trompettes d'Estaires ; Jules Lennes et Vandenbrouck, de la Chorale d'Houplines ; Degroote, président, et Dufour, secrétaire de la Chorale d'Estaires ; Delahaye, de la Société Guillaume Tell ; Emile Roche, président du Club des Vivants ; Ceugnart, ancien chef de la Chorale d'Armentières, etc.
Durant le repas, très bien servi, a régné comme toujours un vif et cordial entrain.
Après une quête faite pour l'œuvre du Gros Sou orphéonique et qui a produit 23 francs, de joyeux chanteurs se sont fait entendre ; tous ont rivalisé de zèle, provoquant le fou rire dans le banquet.


8 septembre 1905 — Kermesse et Concerts de la Musique municipale sur la Grand’Place.
— La Gorgue-Estaires. Voici le programme des réjouissances à l'occasion de la kermesse qui aura lieu dimanche prochain :
A midi, sur la Place, concert par la Musique municipale. L'après-midi, jeux divers dans les quartiers de la commune.
Mardi, grand défilé par la Musique, les Sapeurs-pompiers et la Chorale.
Jeudi, concert par la Musique municipale.
Pendant ces jours de fêtes, un grand bal aura lieu quotidiennement chez M. Pecqueur, cafetier.


2 décembre 1905 — Annonce du festival musical de La Gorgue pour le 27 mai 1906
— Festival à La Gorgue-Estaires. Pour le dimanche 27 mai prochain, la ville de La Gorgue organise un festival d'harmonies, fanfares, trompettes et orphéons.
Le règlement, ne tardera pas à être adressé aux sociétés de la région.
Des primes relativement importantes seront tirées au sort entre les sociétés adhérentes.
La population de cette laborieuse commune se propose de bien accueillir les nombreuses sociétés qui ne manqueront pas de répondre à l'appel de la Municipalité.
Pour renseignements, s'adresser à la Mairie de La Gorgue.


21 et 22 janvier 1906 — Fête annuelle de l’Union Chorale des Deux-Villes chez Jules Fréchart, Café Français
— La Gorgue-Estaires. — L'excellente société chorale « l'Union des deux villes », de la Gorgue-Estaires, célébrera sa fête annuelle les dimanche et lundi 21 et 22 janvier.
Le dimanche, à 2 heures précises, grand banquet chez M. Jules Fruchart, au café Français, rue de la Gare, sous la présidence de M. Alfred Richart, président de la Fédération musicale du Nord et du Pas-de-Calais, président de la Fédération musicale de France, membre d'honneur de la Société.
Le lundi, banquet à 7 heures.


18 octobre 1906 — Concert de la société chorale de La Gorgue-Estaires
— La Gorgue. Le concert donné dimanche par la société chorale de La Gorgue-Estaires au profit de ses membres partis sous les drapeaux avait attiré un nombreux public au café Fruchart, rue de la Meuse.
On a fort applaudi l'orchestre dirigé par M. Santraine et MM. Capelle, Evrard, Caron, Jourdain et Auguste Millequant dans leurs romances et monologues. Mis en bonne humeur par l'exécution parfaite du programme, l'auditoire s'est montré généreux et la quête a été très fructueuse.


25 mai 1908 — Annonce du festival musical du dimanche 23 juin
— La Gorgue-Estaires. Un festival ouvert aux orphéons, harmonies, fanfares et trompettes, est organisé par l'Union chorale des Deux-Villes, pour le dimanche 23 juin. Les réjouissances comprendront en outre une fête de gymnastique et un tir à la cible pour les sapeurs-pompiers et anciens combattants. Une première réunion préparatoire a déjà eu lieu à la Gorgue-Estaires.

27 avril 1913 — Commémoration sur la Grand’Place de La Gorgue, suivie d’un concert des musiques gorguillonnes
— La Gorgue. La remise officielle de la médaille commémorative aux Anciens Combattants de 1870-71, aura lieu le dimanche 27 avril, à midi, sur la Grand’Place.
Le soir, à 7 heures, concert par la société de Musique et la société chorale.


31 juillet 1913 Inauguration de la « nouvelle » salle des fêtes au Café Français (après-guerre celui-ci y accueillera le Cinéma Aux Variétés, dont le propriétaire-exploitant est Henri Leroy)
— La Gorgue-Estaires. — La grande fête organisée dimanche par l'Union chorale des Deux-Villes, à l'occasion de l'inauguration de sa nouvelle salle des fêtes aménagée au Café Français, a été très réussie. Elle débuta samedi soir, par une brillante retraite aux flambeaux.
Dimanche, à une heure et demie de l'après-midi, eut lieu la réception des Sociétés. A 5 heures, un très nombreux public se pressait dans la salle décorée avec un goût parfait pour entendre les auditions musicales de la Musique de La Gorgue, du Réveil musical d'Houplines, de la Fanfare de La Chapelle-d’Armentières, ainsi que de la Chorale des Deux-Villes. L'assistance dans laquelle on remarquait M. Woussen, maire et plusieurs notabilités, ne ménagea guère ses applaudissements aux musiciens.
A l'issue du concert. M. Flipo, président d'honneur de la Chorale, offrit une superbe gerbe de fleurs au chef de la Société, M. Leurs, et remercia en termes chaleureux M. Auguste Leroy, le dévoué président actif. M. Godenne, compositeur de musique, qui présidait, félicita à son tour les organisateurs de cette belle fête, qui se termina dans la soirée par des bals très animés.


La Gorgue - Harmonie municipale de La Gorgue — Le Café Français de Jules Fréchart rue la Meuse
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11, 12 et 13 octobre 1914 — Destruction de La Gorgue par les « impitoyables 75 français »
— Merville. 23 octobre 1914.
Délogés de la rive gauche de la Lys, forcés d'abandonner Vieux-Berquin et Neuf-Berquin et de renoncer à leur marche sur Aire-Merville-Hazebrouck, les Allemands essayèrent de se maintenir sur la rive droite. Ils firent sauter le pont d'Estaires pour arrêter la poursuite des Français et vinrent prendre position dans les villages de la Gorgue et de Lestrem d'où ils menaçaient toujours Merville.
Estaires forme avec La Gorgue un T que barre la Lys. C'est une même agglomération séparée par la rivière. Lestrem est un peu plus loin dans la direction de Laventie.
Épuisés par le combat de Neuf-Berquin, où ils laissèrent de nombreux morts, les Allemands ne purent tenir longtemps.
Nos 75, qui se manient comme des pistolets, s'acharnaient à les décimer. Des officiers d'artillerie français eurent l'audace de venir à proximité de la Gorgue repérer exactement les positions ennemies. Grimpés sur un petit mur, dans une cour d'estaminet, ils purent, sans se laisser atteindre par les balles, surprendre le mouvement des Allemands et communiquer leurs ordres aux batteries françaises qui avaient fait lestement demi-tour à droite, et dirigèrent leur feu parallèlement à la route Neuf-Berquin-Estaires, en plein sur le bourg de la Gorgue. Ce ne fut pas long. Les Allemands se hâtèrent de déménager vers Lestrem et Laventie, car, tandis que les impitoyables 75 faisaient à l'église et aux maisons de la Gorgue le sort de Neuf-Berquin, des cavaliers français et des auto-mitrailleuses arrivant par la route de Merville prenaient de flanc l'ennemi et le menaçaient, les ponts d'Estaires étant coupés, de le rejeter dans la Lys.
Les mitrailleuses criblèrent de balles les maisons où les Allemands avaient cherché à s'embusquer comme à Neuf-Berquin. C'est alors que les Allemands voulurent se venger en lançant quelques obus sur Merville. Ils n'eurent pas le temps de continuer, et, devant l'arrivée des Français dont l'avantage décuplait l'ardeur, ils se retirèrent précipitamment vers Laventie. Leur offensive sur la vallée supérieure de la Lys avait complètement échoué.
Nous suivons la route de la retraite allemande. La petite ville d'Estaires, témoin de ces journées sanglantes, en garde peu de souvenirs apparents. Quelques boutiques même sont réouvertes.
Après le pont d'Estaires, nous retrouvons la vision de la bataille. C'est la Gorgue qui dresse son clocher décoiffé de ses chapiteaux, qui montre ses maisons labourées par les obus, marquées de mitraille comme un visage de petite vérole. Le quartier autour de l'église a le plus souffert des gifles terribles de nos 75. Il a vu aussi le combat dans les rues, suivi de la débandade des Allemands.
Maintenant ils sont à Laventie. Le canon gronde toujours…

(Journal La Liberté du 28 octobre 1914, rédigé par Robert Cornilleau le 23 octobre)

La Gorgue - Maisons bombardées et ruines de l'Eglise — Ruines de l'Hôtel de Ville
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16 mai 1919 — Madame Poincaré visite les ruines de La Gorgue et promet 150 baraquements pour loger les 2.480 gorguillons revenus d’exil
— Visite de Mme Poincaré aux Régions-dévastées.
A travers les ruines. — Armentières, Bailleul, Merville, Estaires et La Gorgue font à la Présidente un émouvant accueil. Le Maréchal Pétain à Bailleul.
A La Gorgue. C'est M. Marsil, conseiller, qui, en l'absence de M. Gailly, adjoint, parle au nom de la municipalité que représentent, avec lui, MM. Ridez et Delplace, conseillers municipaux, et Vermersch, membre du Bureau de
Bienfaisance.
Là encore, une fillette, exquisement blonde, la petite Denise Roche, apporte au nom de 350 petits camarades, un tribut de profonde reconnaissance à Mme Poincaré.
... Il est 12 h. 15. Par les rues de La Gorgue, où, sans attendre les 150 baraquements promis. 2.480 habitants sont revenus, le cortège se met en route, toujours acclamé.
Même spectacle de ruines sur le chemin du retour...
Les autos franchissent la grille de la Préfecture. Mme Poincaré, avant de regagner ses appartements, prend fort aimablement congé de la Presse.


30 juillet 1919 — Le bureau de la reconstitution de La Gorgue est installé place de l’Eglise
La Reconstitution Industrielle. Installation d’un bureau de reconstitution à La Gorgue.
Les industriels de La Gorgue et d’Estaires sont informés qu'un bureau de la Reconstitution est installé chez M. Whring, place de l’Eglise, à La Gorgue.


16 août 1919 — Adjudication de la construction des baraquements de La Gorgue
La Reconstitution Industrielle
Travaux de 1re urgence. — Les adjudications pour le déblaiement et la construction de maisons provisoires.
L’adjudication pour les travaux de déblaiement et de constructions de maisons provisoires a eu lieu jeudi, rue Saint-Bernard. L'ouverture des soumissions a été faite sous la présidence de M. Leroy, directeur général des services administratifs de la Reconstitution.
La Gorgue. — Construction d'un lot de 89 maisons provisoires ; évaluation provisoire des travaux : 130.000 fr. M. Elie Delsaut, 20 % de majoration.


La Gorgue - La Grand'Place en ruine ; l'Hôtel de Ville et le café Au Damier dans le même état — Baraquements sur la Grand'Place
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La Gorgue étant toujours en ruines, l’Harmonie gorguillonne vient se produire à Lille
— 18 juillet 1924. Programme du concert de l'Harmonie de La Gorgue aux Fêtes du Vieux-Lille
Programme des fêtes du dimanche 20 juillet, de 15 à 17 heures, angle des rues Saint-André et Saint-Sébastien : concert, par l'Harmonie de La Gorgue : 1. Louix XIV, première représentation (Clairons, trompettes), (M, Millot). — 2. Ouverture pour Harmonie, (Mendelsolm). — 3. Ballet des deux Pigeons (n° 3 et 5), (A. Messager). — 4. Air varié pour clarinettes (Klose), solistes : MM. F. Mouffin, A. et H. Crepelle, A. Page, F. Crepelle. — 5. Première Danse Norvégienne (E. Grieg), hautbois solo, M. J. Crepelle. — 6. Valse des Blondes (Ganne). — 7. Première représentation sur le P'tit Quinquin (E. Mastio), et autres airs lillois.
— 24 juillet 1924. Compte rendu du concert de l’Harmonie de La Gorgue à Lille
Les Fêtes du Vieux Lille. On sait que l'harmonie de La Gorgue (directeur M. Linglin), devait se faire entendre de 15 à 17 heures, à l'angle des rues Saint-André et Saint-Sébastien ; elle obtint le plus mérité des succès, et le public nombreux massé pour l'entendre ne lui ménagea ni bravos, ni compliments enthousiastes.


18 juillet 1926 — Adjudication des travaux de reconstruction de l'Hôtel de ville de La Gorgue
— Avis d’adjudication. Le Maire de la ville de LA GORGUE, donne avis que le LUNDI 1er AOUT 1927, à 15 heures, aura lieu à la Mairie, l'adjudication des travaux de Reconstruction de l'Hôtel de Ville.
1er lot. — Maçonnerie, pierres, carrelages, 324.162 fr. 52.
2e lot. — Plafonnage, 16.108 fr 97.
3e lot. — Ferronnerie, 9.336 fr. 12.
4e lot, — Couverture zinc, plomberie, 78.524 fr. 05.
5e lot, — Charpente, menuiserie, quincaillerie, 145.759 fr. 17.
6e lot. — Peinture, vitrerie, tenture, 17.018 fr. 49.
Visa : huit jours avant l'adjudication par M. Maillet, architecte, 28, rue Gauthier-de-Châtillon, à Lille.
Renseignements et pièces du projet : au Secrétariat de la Mairie, tous les jours ouvrables, de 9 à 11 heures et de 14 à 17 heures et au bureau de M. Maillet, architecte, les mercredi et samedi matin, de neuf heures à midi.


La Gorgue - Hôtel de ville, Grand'Place et Kiosque à musique à droite — Le Café Français et le Cinéma des Variétés
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10 mars 1935 — Le Café au Damier, au n° 1 de la rue de Béthune, face à la Grand’Place, organise fréquemment des réunions. (Acquis par la municipalité, il sera transformé en bibliothèque-médiathèque)
— Le Dimanche à La Gorgue.
A 11 h. 30, réunion des membres du syndicat agricole, au siège, café « Au Damier », Grande-Place.
A 11 h. 30, réunion des membres de la Commission de l'Amicale des mutilés, au siège, « Café Français », rue de la Meuse. Cinéma Variétés, matinée et soirée à 15 h. 30 et 20 heures.


Vue aérienne de La Gorgue : Hôtel de ville, église Saint-Pierre et Grand'Place
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Formations musicales actives à La Gorgue en 1909 :
Harmonie municipale, président Charles Gailly, maire, direction Ernest Linglin, 69 exécutants
Union chorale des deux villes, président Auguste Leroy, direction Louis Leurs, 60 exécutants.
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JeanMarc
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BESSIÈRES - La Promenade
(HAUTE GARONNE)
Les archives communales bessièraines n’ayant apparemment vraisemblablement jamais été défrichées, nous en entrouvrons un coin du voile et souhaitons que des émules fassent le reste.
Comme on peut le voir par le tracé des boulevards qui l’enserrent à présent, Bessières était une ville de taille modeste, très anciennement fortifiée. Ses murs d’enceinte étaient entourés de fossés, rapidement emplis en cas de besoin, par les eaux du Tarn longeant le nord de la cité.
Ni murailles, ni fossés ne subsistent sur les plans cadastraux de 1837. Des avenues plantées d’arbres ont pris place sur le « tour de ville » : à l’ouest, le boulevard des Saules devenu l’allée des Ecoles ; au sud le boulevard des Allées longeant l’Esplanade Bellecourt dite
la Promenade ; enfin à l’est, la suite du boulevard des Allées doublé par le boulevard du Tarn.

Plan de Bessières en 1837
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La Promenade est l’épicentre de Bessières. C’est ici que, depuis trois siècles, les foires et marchés se déroulent (le 14 mai 1827, le maire considère que les foires et marchés de Bessières existent depuis environ 300 ans). Le lundi, c’est le marché hebdomadaire, tandis que quatre foires annuelles sont fixées aux 5 février, 3 mai, 30 août et 27 novembre.
Suite à une demande formulée par la municipalité auprès du Conseil général de la Haute-Garonne en date du 22 août 1854 tendant à obtenir deux autres foires dont la tenue aurait lieu le deuxième lundi de juillet et d'octobre, la ville de Bessières essuie un refus dû aux oppositions de Montastruc et de Toulouse.
Ne s’avouant pas vaincue, la municipalité de Bessières, suivant l’adage qui affirme que « plus c’est gros plus ça passe », réitère sa requête auprès du Conseil général, réclamant cette fois ci la création de huit nouvelles foires qui se tiendraient les premiers lundis de janvier, mars, avril, juin, juillet, août, octobre et décembre.
Vingt-huit communes ayant émis un avis favorable, les dix-neuf autres s’étant abstenues, Bessières obtient le 10 avril 1878, ses huit foires supplémentaires.

Bessières - Le Marché sur la Promenade — Le Champ de foire (Esplanade Bellecourt)
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Comme le plan cadastral de 1837 nous l’indique, la Mairie de Bessières borde le boulevard des Allées le long de la Promenade. Les locaux municipaux sont installés au premier étage de ce bâtiment, tandis que son-rez-de-chaussée est constitué d’une triple galerie-porche dont les arcades donnent accès à la place Saint-Jean où est située l’église Saint-Jean-Baptiste datant du XVe siècle.
Cette église devenue trop exigüe, Anselme Castelbou (1822-1895), maire de 1860 à 1870 puis de 1874 à 1881, décide avec son conseil municipal, le 16 août 1868, de faire dresser des plans et devis dans le but de l’agrandir et de la restaurer. Ce projet est confié à l’architecte Joseph Raynaud (1826-1888).
Au vu de la situation topographique, l’agrandissement de l’église passe obligatoirement par la démolition ou la transformation de bâtiments contigus. Le choix se porte sur la maison de M. Faysan, mitoyenne de la Mairie, portant le lot cadastral n° 531, bordant le boulevard des Allées.
La ruelle située entre l’Eglise existante et la maison Faysan doit nécessairement être absorbée dans l’opération ; aussi, après que le Ministre de l’intérieur et des Cultes en est fait l’observation, le conseil municipal, consulté, vote, le 27 janvier 1869,
la suppression de cette ruelle : la suppression de ladite ruelle ne nuisant nullement à la circulation et attendu qu’elle n’est pratiquée que par un nombre très restreint de piétons et que d’ailleurs elle sera avantageusement remplacée par la rue qui sera ouverte entre la maison Faysan et la maison Marcillac.
Les plans de Raynaud sont approuvés le 14 février 1869 et, le 21 mars, le montant des travaux est arrêté à 47.004 fr 16. La Fabrique s’engage, quant à elle, à acquérir, sur ses fonds propres, la maison Faysan pour 12.000 francs.
Le 28 mars 1869, le devis est révisé à la baisse à 42.079 francs, par la suppression de la construction de la tribune de l’église et de deux statues qui devaient en orner la façade.
Le ministère des cultes, sollicité, accorde en 1870, un secours de 4.500 francs à la Fabrique et une subvention de 9.000 francs à la municipalité qui met en place un emprunt de 35.000 francs et une imposition extraordinaire.
La guerre 1870-1871 retarde sérieusement la réalisation réelle de l’agrandissement de l’église. Alors que la Fabrique a bel et bien acquis la maison Faysan et que les fonds de 47.004 francs sont déposés dans la caisse de la Fabrique, l’exécution des travaux est reportée sine die.
Ce n’est qu’à la suite des réunions du conseil municipal des 14 mai et 15 octobre 1882, que la Fabrique entreprend enfin les travaux et que la maison Faysan est démolie. Entretemps, l’entrepreneur Roux a bien entendu augmenté ses prix et le nouveau devis estimatif est passé à 57.135 fr 87. En outre, le conseil général ne veut plus entendre parler de la subvention de 9.000 francs promise par décret du 10 août 1869.
L’église agrandie, dont l’entrée se situe dorénavant face à la Promenade, n’ouvre ses portes qu’en 1886, soit dix-huit ans après le projet initial.

Bessières - La Mairie et l'Eglise (à gauche maison Moulis, boulangerie, future Halle) — L'Eglise Saint-Jean-Baptiste et la Promenade
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C’est en 1878 que l’Harmonie de Bessières fait ses premières gammes, dirigée et fondée par Louis Vignals.
Elle se fait particulièrement connaître en organisant un grand concours de musique d'orphéons, d'harmonies et de fanfares pour le 27 août 1882. Pour cela, l’Harmonie sollicite le Conseil général de la Haute-Garonne, dès le 19 avril 1882, laquelle se fend chichement de 100 francs
pour couvrir la dépense de médailles.
La phalange bessièraine va compter pas moins d’une quarantaine de musiciens et gagner quelques récompenses notables.
Ainsi le 18 mai 1884, au concours musical de Tarbes, classée en 3e division 2e section, l’Harmonie de Bessières remporte la médaille de vermeil du concours de lecture à vue et le 1er prix d’exécution.
Au concours du Xe arrondissement de Paris du 3 juin 1900, l’Harmonie obtient le premier prix d’exécution, le premier prix du concours d’honneur et le second prix de lecture à vue. Plus tard, lors du Concours musical de Paris qui se déroule du 26 au 28 mai 1912, à l’Ecole de Garçon de la place du Commerce, Louis Vignals et son harmonie, classés en 2e division 2e section, y exécutent « l’ouverture d’Egmont » de Beethoven pour son morceau choisi et « Le Rêve » d’Alfred Bruneau pour le morceau imposé.

Les concerts de l’Harmonie de Bessières se déroulent tantôt sur la Promenade, esplanade Bellecourt, tantôt sous la Halle couverte, située sur la place de la Mairie, face à ladite Promenade.
Lors des festivités, notamment la fête patronale de Saint-Félicien du 9 juin ou encore la Fête nationale qui durent chacune deux jours, une entreprise est engagée par la municipalité pour les illuminations et l’installation des ballons, petits verres, lanternes vénitiennes et classiques éclairages. Le traité passé avec cet entrepreneur expirant le 1er juin 1904, le conseil municipal décide le 5 juin d’en modifier la teneur et délibère afin que soit construite
une Estrade pour 6 musiciens, garnie de chaises et ornée de drapeaux et de rameaux verts, préfigurant ainsi l’édification d’un kiosque à musique un peu plus conséquent. En 1904, le budget communal consacre sept cents francs à l’organisation desdites fêtes.

Bessières - Procession sur la Promenade et vue de l'ancienne Halle (bâtiment au centre du cliché) — Concert de l'Harmonie sur la Promenade
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La Halle construite dès avant 1837 qui, on vient de le voir, sert fréquemment de salle de concert à l’Harmonie, se présente en 1905, sous un état de délabrement exigeant des réparations fort coûteuses dont s’émeut le maire, Jacques Sabatier. Celui-ci propose, le 5 mars 1905, de faire démolir cette Halle afin d’en édifier une nouvelle, en partie métallique. Le projet prévoit de construire cette nouvelle halle dans le prolongement ouest de la Mairie, à l’emplacement de la maison Moulis et sur un ou deux immeubles voisins. La maison Moulis (lot n° 426 et 427 du plan cadastral) a précisément été acquise pour 5.000 francs par la municipalité pour y installer une Halle, à la suite de la promesse de vente signée le 13 juillet 1892 entre Anastasie, Bernard et Léon Moulis et la ville de Bessières.
L’ingénieur toulousain, E. Cousin, est chargé d’étudier la faisabilité de la construction de cette nouvelle Halle.
Comme prévu, la maison Durand, (lot n° 428 du cadastre), contiguë à la maison Moulis, est à son tour acquise par la municipalité, au prix de 4.000 francs, après la signature d’une promesse de vente le 17 octobre 1905.
Les plans et devis de M. Cousin sont acceptés le 9 décembre 1905 par le conseil municipal qui prévoit un budget de 20.500 francs, desquels il faut soustraire 1.500 francs qui seront récupérés de la vente des matériaux provenant de la démolition des maisons Durand, Moulis et de l’ancienne halle.
La Halle à structure métallique, reposant sur des fondations en maçonnerie, sera dotée d’un sous-sol ; sa couverture sera réalisée en tôle ondulée.
L’adjudication des travaux a lieu le 24 mars 1906 : la partie fondation et maçonnerie est confiée à l’entreprise Rives de Toulouse Saint-Simon, tandis que l’entreprise Saboulard, sise rue Traversière Saint-Joseph de Toulouse, prend en charge la métallerie.
La réception des travaux de la partie métallerie de M. Saboulard est réalisée le 7 avril 1907. Le coût final s’élève à 11.415 fr 02 rabais de 6% déduit (12.022 fr 20 avec les honoraires de Cousin, l’ingénieur).
La nouvelle Halle, entièrement achevée le 23 juin 1907, est réceptionnée par l’entreprise Rives pour la partie maçonnerie, dont le coût définitif est arrêté à 10.301 fr 69 (10.816 fr 77 en incluant les honoraires de M. Cousin) ; le dépassement de 3.116 fr 77 sur le devis initial est entériné par le conseil municipal.

Bessières - La Mairie et la nouvelle Halle — L'ancienne Halle, la Mairie, l'Eglise et la Promenade
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Au sortir du conflit 1914-1918, le conseil municipal, dirigé par son maire Jacques Jouet, décide de faire édifier devant la Promenade, sur la place de la mairie (également appelée place de la Halle ou place du Marché), un monument à la mémoire des soldats morts durant la guerre. A cette fin, Jouet passe un traité, en date du 23 novembre 1919, avec l’entreprise François Teulier et fils, de Toulouse quartier de Croix-Daurade, pour la construction et la pose, au prix forfaitaire de 7.200 francs, d’un obélisque en marbre surmonté d'un coq, doté d’un entourage marqué par quatre obus avec chaînes.
Une contribution extraordinaire de 80,26 centimes additionnels est votée pour assurer le financement de ce monument, qui sera perçue à compter de 1920.
Dans la foulée, Teulier obtient, le 15 février 1920, la construction d’un monument identique à Verfeil.

Bessières - Le Monument aux morts, la Halle, la Marie et l'Eglise — Le Calvaire sur la Promenade, face au futur kiosque à musique
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C’est très certainement à l’occasion du cinquantième anniversaire de la fondation de l’Harmonie de Bessières, fêtée les 24 et 25 novembre 1928, que la municipalité fait installer au centre de la Promenade, à la place de l’estrade en bois temporaire occasionnellement utilisée, un Kiosque à musique fixe, un peu moins rudimentaire que ladite estrade. La structure de celui-ci est constituée de bois et d’acier, mais ne possède ni soubassement, ni couverture.
Lors de cet anniversaire du 50e anniversaire de l’Harmonie, Louis Vignals, son ancien chef d’orchestre, y joue quelques morceaux, précédant ceux joués par M. Cazot, le nouveau chef.
En 1933, M. Amat remplacera M. Cazot à la tête de la direction de l’Harmonie.

Bessières - La Promenade et le Kiosque à musique
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En mars 1930, les inondations du sud-ouest provoquent de nombreux dégâts. Le 3 mars, le Tarn, au niveau de Bessières, est à 17 mètres au-dessus des basses-eaux ; le pont suspendu est emporté par le fleuve. Quinze maisons sont écroulées et la Promenade et la Place sont envahies par les eaux. Le Kiosque reste en place, les pieds dans l’eau.

Le Kiosque à musique sera supprimé dans les années 1980.
En 2017, à l’issue de gros travaux, la Halle a été transformée en médiathèque.
Kiosque supprimé.


voir ici la Promenade (Esplanade Bellecourt) de Bessières, sans kiosque, aujourd'hui. (1/4) (2/4) (3/4) (4/4)
Musique des Croque notes sur l’Esplanade Bellecourt de Bessières
La Chorale de Bessières sur l’Esplanade Bellecourt
Bessières - La Promenade.jpg
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publié par Jean-Marc

28 juin 1882 — Concours musical à Bessières
— Le brillant concours musical organisé par la musique d’harmonie de Bessières (Haute-Garonne) qui doit avoir lieu le 27 août prochain est placé sous le patronage des sénateurs et des députés de ce département.
Les meilleures sociétés du Midi ont envoyé leur adhésion et on parle aussi d’une célèbre chorale de la Seine qui doit prendre part à cette lutte intéressante.
Le morceau imposé au concours d’hommes a été composé par M. Jules Monestier, qui a accepté la présidence des jurys.
On parle pour le lendemain d'un grand concert où doivent participer plusieurs artistes de l'Opéra et de l'Opéra-Comique.
Les inscriptions sont reçues jusqu’au 30 courant, terme de rigueur, en écrivant & M. Célestin Jouet, secrétaire général à Bessières.


Bessières - La Place, la Mairie et l'Eglise — La Promenade
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28 mai 1900 — Concert de l’Harmonie sous la Halle
— Dimanche au soir, 20 mai, se pressait, sous la Halle de notre petite ville, une nombreuse et élégante assistance pour entendre les artistes de grand talent qui avaient bien voulu prêter leur précieux concours au Concert qu'offrait à ses membres honoraires, l'Harmonie de Bessières.
Il suffirait de les nommer pour dire combien fut grand leur succès, et nul ne nous en voudra si nous parlons tout d’abord de Mlle Marie-I.ouise Saint-Germier, premier prix de chant du Conservatoire de Musique de Toulouse. Cette jeune artiste, à qui tout le monde s’accorde déjà à prédire un brillant avenir, nous a donné dans la première partie du Concert l’air d’entrée du « Page » des Huguenots. Les bravos enthousiastes qui ont salué les dernières notes ont dû être pour elle la juste confirmation de la suprême récompense que lui accorda le Jury l’an passé. Quelle finesse dans la diction ! Quelle justesse dans la voix ! et quel sentiment musical ! Toutes ces qualités nous les avons encore retrouvées dans les deux bluettes que nous avait réservées pour la seconde partie la charmante artiste (« Je veux vous plaire » de Tagliafico, et « Viens, mon bien aimé ! » de Chaminade). — Bravo, mademoiselle !
Nous avons trouvé bien des qualités, et non pas des moindres, dans le jeu de M. Vespeaux, violoncelliste, lui aussi lauréat des derniers concours du Conservatoire.
Nous voici maintenant fort embarrassés pour parler en des termes assez élogieux des deux grands artistes universellement appréciés : MM. Bergès, professeur de violon au Conservatoire de Musique de Toulouse et Godin, cor-solo du Théâtre du Capitole, professeur au Conservatoire. Le premier, en exécutant d'une façon magistrale la si difficultueuse « Polonaise » d’Henri Vieuxtemps a littéralement soulevé l'auditoire ; et le second nous a donné la mesure de son brillant et rare talent dans la mélodie de Bach, pour cor, le « Réveil du Printemps. »
La note gaie du Concert a été donnée par un jeune homme qui sous l’anonyme de Popol cache un véritable talent de diseur et de chanteur comique. Au risque de blesser sa grande modestie, nous dirons que M. Raymond Bécane, fils, est un véritable maître dans le genre.
Nous avons laissé pour la fin l’habile et distinguée accompagnatrice Mme Holtz, qui pendant les deux parties du Concert n’a cessé de mettre au service de tous son beau talent de pianiste.
Tous nos remerciements enfin à M. Emmanuel Roques, qui a mis d’une façon si désintéressée ses nombreuses relations musicales au service de l'Harmonie de Bessières pour mener à bonne fin cette belle soirée dont notre ville gardera longtemps le souvenir.
Nous ne saurions cependant terminer ce compte rendu sans adresser nos plus sincères compliments à l’Harmonie qui, sous l'habile direction de son distingué et dévoué chef M. Louis Vignals, a brillamment exécuté les quatre morceaux quelle s’était réservés sur le programme.

Bessières - La Promenade - L'Harmonie sur la Promenade
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26 janvier 1908 — Concert à Bessières, en l’honneur du directeur de l’Harmonie, Louis Vignals tout frais décoré des palmes académiques
— En l’honneur de M. Louis Vignals, directeur de l’Harmonie de Bessières, promu récemment au grade d’officier d’académie, la Société organise pour dimanche, une belle fête dont voici le programme :
A quatre heures, concert à M. Vignals. Remise de l’insigne et des palmes académiques offertes par les membres de l’Harmonie.
A cinq heures, apéritif d’honneur chez M. Péchaud.
A huit heures, grand bal public, sous la magnifique halle, mise gracieusement à la disposition de la société.
Le service des consommations sera assuré pendant le bal par M. Phéline, limonadier.
Le meilleur accueil est réservé à tous les amis des environs.


24 novembre 1912 — Concerts à l’occasion de la fête de Sainte-Cécile
— Bessières. La Sainte-Cécile. L’Harmonie célébrera dimanche prochain 24 novembre, sa fête annuelle de la Sainte-Cécile. Voici le programme :
A 10 heures, défilé pour se rendre au concert.
A 10 h. 30, concert : 1. Marche pontificale (Gounod). — 2. Les 40 femmes d’Ali Baba, entracte (Mauzin), morceau de lecture à vue du concours de Paris. — 3. Doux sommeil, berceuse (Fiévet). — 4. Marche des gymnastes autrichiens (Péchel).
A 11 h. 30, sérénade à l’hospice Sainte-Cécile : 1. Le nouveau seigneur de village, ouverture (Boïeldieu). — 2. Bouton d’or, valse (Rolet). — 3. Le grand Danton, allegro (Adriet).
A 13 heures, banquet (hôtel Bourgarel), sous la présidence de M. Croce Spinelli.
A 17 heures, café servi par M. Clamens.
A 20 heures, grand bal sous la Halle brillamment éclairée par 600 lampes électriques.
Le service des consommations sera assuré par M. Péchaud.


10 août 1922 — Fête de gymnastique accompagnée de l’Harmonie, sur l’esplanade Bellecourt
— Bessières. Fête de gymnastique. — Le dimanche 13 août prochain aura lieu, au bénéfice des Orphelins de Guerre, une grande fête de gymnastique organisée par la Société « La Fraternité » du canton de Montastruc, avec l’aide du comité des fêtes de Bessières et la participation de la Société de musique de Bessières et de la Philharmonique de Buzet.
La Société de gymnastique les Vétérans Toulousains donnera à cette occasion ses meilleures productions.
Une grande tombola clôturera cette manifestation appelée à avoir un gros succès.


28 novembre 1926 — Fête de Sainte-Cécile
— L’Harmonie de Bessières célébrera le dimanche 28 novembre sa fête annuelle de la Sainte-Cécile dont voici le programme :
Dimanche à 10 h. 30, à la messe : Marche pontificale (Gounod). — Le Chant des Vierges, mélodie (Labole). — Andante religieux (Marsal). — Bordeaux, allegro (Scheffer).
A 11 heure 30, dans la cour de l’hospice Sainte-Cécile : Aubade à Colombine, fantaisie (Kelsen). — Rêve de Gilles, menuet (Planquette).
A midi, devant le monument aux morts : La Marseillaise.
A 13 heures, banquet, restaurant Audy.
A 20 heures, bal sous la Halle brillamment éclairée à la lumière électrique.


24 et 25 novembre 1928 — Concert sur la Promenade, à l’occasion du cinquantième anniversaire de la fondation de l’Harmonie
— L’Harmonie de Bessières célébrant cette année, à l’occasion de la fête Sainte-Cécile, le cinquantième anniversaire de sa fondation, veut donner le plus d'éclat possible à cette solennité.
En voici le programme : samedi 24 novembre, à 21 heures, grande retraite aux flambeaux.
Dimanche 25 novembre, à 10 h. 30, défilé, messe ; exécution des morceaux suivants : Athalie, marche (Mendelssohn). — L’Africaine, chœur des matelots (Meyerbeer). — Moïse, prière (Rossini). — Voix de Stentor, allegro (Labole).
A 11 h. 30, au monument aux morts, dépôt d’une gerbe ; la Marseillaise.
A 11 h 45, hospice Sainte-Cécile, concert : Ouverture récréative (Sciupi). — Bohémiana, valse (Popy).
A 15 h. 30, concert sur la Promenade : La perle du Rouergue, allegro (Dupas). — Loin du pays, ouverture (Bouillon). — Le premier jour de bonheur, ouverture (Aubert). — La gentille, polka (Champel).
Les deux premiers morceaux seront dirigés par MM. Jouet et Vignals, fondateurs en 1878 de l'Harmonie. Les suivants par son chef actuel M. Cazot.
A 17 h. 30 un banquet servi par M. Lagrèze, réunira les membres exécutants et honoraires.
A 20 h. 30, grand bal sous la Halle brillamment éclairée à l’électricité, orchestre de 10 musiciens de choix.
Le bal sera clôturé par la farandole.


Bessières - La Promenade et le Kiosque à musique - La Promenade et la place de la Mairie (restaurant Maxim's)
Le restaurant Maxim’s situé en vis-à-vis de la Mairie est repris en 1937 par Paul Arques qui rebaptise l’établissement le Faisan Doré. Celui-ci y pratique des prix spéciaux pour les camarades socialistes.
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29 juin 1929 — Concert sur le kiosque de la promenade, lors de la fête patronale
— Bessières. Fête locale. — Contrairement aux traditions qui veulent que cette fête soit célébrée le 9 juin, jour de saint Félicien, elle aura lieu cette année les 29 et 30 juin et 1er juillet, jour de grande foire du premier lundi du mois.
La raison de ce retard en est due à sa coïncidence avec les fêtes de Toulouse.
La programme des réjouissances populaires composé avec les meilleurs soins assurera à ces trois jours de fête, nous en sommes certains, le plein succès qu’elles obtiennent tous les ans.
Courses de bicyclette, courses à pied, jeux divers, attractions de toutes sortes, grand orcheste, jazz, etc.
Jouvencelles et jouvenceaux, venez-y ! Vous y êtes gracieusement invités et vous y trouverez le plus aimbale accueil.
Dimanche, à 10 heures, Kiosque de la Promenade, concert par l’Harmonie, sous la direction de M. Cazot. Au programme :
1. Lille-Arras, marche (Andrieu). — 2. Phoebus, ouverture (Andrieu). — 3. Tes jolis seins roses, grande valse (Andrieu). — 4. Navarette, ouverture (Eustace). — 5. Polka-Mazurka sur la Mascotte (Wittmann).


13 au 15 juin 1931 — Grandes fêtes à Bessières
— Bessières. Grandes fêtes des 13, 14 et 15 juin.
Samedi 13 juin. A 21 heures, grande retraite aux flambeaux, danses jusqu'à 24 heures.
Dimanche 14 juin. A 10 heures, grand concours de pêche doté de nombreux prix. A 11 heures, fin du concours.
Apéritif-concert à 17 heures, jeux divers.
A 16 heures, concert par l’Harmonie de Bessières, sous la direction de M. Cazot. Après le concert, danses jusqu’à 19 heures ; à 21 heures, reprise du bal.
Lundi 15 juin. A 16 heures, reprise du bal jusqu'à 19 heures ; à 21 heures, reprise des danses jusqu'à 24 heures.
A l’occasion des Fêtes, le Moto-Club de Bessières effectuera sa première sortie ; course de lenteur, course à l'œuf, jeux des anneaux, etc.


10 juin 1933 — Concert sur le Kiosque de la Promenade
— Dimanche 11 juin, l’Harmonie de Bessières, à l'occasion de la fête locale, exécutera sur la Promenade, à 16 heures, le programme suivant, sous la direction de H. Amat :
1. Les chevaux légers, allegro (Wettge). — 2. Mélusine, ouverture (Destrubé). — 3. Retour à la Vie, valse (Chabas). — 4. La Duchesse d'Etampes, fantaisie (Kelsen). — 5. Poisson d’Avril, polka (XX). — 5. La Toulousaine, allegro (Défès).
L'harmonie de Bessières a exécuté ce même programme au Casino d’Hyères, dimanche dernier, d'où elle arrive, venant de remercier cette ville de son geste généreux pour Bessières, à l’occasion de l’inondation de 1930.


9 juillet 1933 — Concerts sur la promenade sous la direction de M. Amat
— A l’occasion de la Fête Nationale qui sera célébrée dimanche 9 juillet, l’Harmonie de Bessières exécutera sur la Promenade, à 16 heures, sous la direction de M. Amat, le programme suivant :
Arlette, pas redoublé. — La reine des concours, ouverture (Buot). — Tendres souvenirs, valse (Champel). — Le 1er jour de Bonheur (Aubert). — Polka des Aéroplanes (Houllet).
Après le concert, défilé. Au monument aux morts : Joli cœur (Ziegler). La Marseillaise.
Le jour du 14 Juillet, à 21 heures, Bal-concert par l'Harmonie de Bessières.


24 novembre 1935 — Fête de la Sainte-Cécile
— Bessières. Harmonie de Sainte-Cécile. — C’est dimanche prochain 24 novembre, que l’Harmonie Sainte-Cécile célébrera la fête de Sainte-Cécile et, en cette occasion, honoraires et exécutants se rendront à la salle des répétitions à 10 heures.
Pendant la messe à 10 h. 30, l'Harmonie, sous la direction de M. Amat, exécutera : La Fête du 22 Novembre, marche (Bléger). — Andante religieux (Marsal). — Hargs (Haëndel). — Spearmint, marche (Turine).
Concert à l'Hospice à 11 h. 30 : Salut d’Hille (Aldebert). — Impressions de Provence, ouverture (Champel). — Simple Aubade, valse (Sciupi).
A 12 heures, au Monument aux Morts : La Marseillaise.
Banquet, hôtel Lagrèze, à 13 heures.
A 20 heures 30, sous la Halle, bal offert à MM. les membres honoraires et la jeunesse. Orchestre de 10 musiciens.


1er octobre 1936 — Le tirage de la tombola s’effectue sur le Kiosque à musique
— Bessières. Le tirage de la tombola organisée lors du concours hippique aura lieu le dimanche 4 octobre à 18 heures, sur le kiosque à musique et en cas de mauvais temps salle de la Mairie. On peut encore trouver quelques billets chez les commerçants. Hâtez-vous de vous en procurer si vous désirez tenter votre chance.

11 novembre 1938 — Concert de jazz pour la fête de l’armistice
— Fête du 11 novembre à Bessières. Le Comité des Fêtes de la Commune de Bessières a décidé que cette année la fête de l’armistice serait célébrée avec plus d‘éclat que les années précédentes ; un programme de réjouissance sera élaboré par ses soins ; une très belle illumination est prévue et un Jazz réputé parmi les meilleurs nous fera entendre ses airs les plus modernes.
Les Anciens combattants de Bessières invitent les A.C. de la région et leurs amis à venir nombreux afin de donner plus d‘éclat et plus de signification à notre fête.
Les inscriptions au Banquet seront reçues jusqu‘au 6 novembre inclusivement. Prix du banquet : 25 francs.


5 août 1939 — Le Champ de foire toujours actif sous les platanes
— Bessières. La foire du premier lundi du mois se tiendra lundi prochain 7 août. Elle sera, comme celles des mois précédents, des plus importantes de la région et attirera, nous en sommes certains, dans Bessières, une foule considérable de vendeurs et d’acheteurs.
Nos champs de foire, sur nos belles promenades des Platanes, seront bien approvisionnées en animaux de toutes espèces et feront l’objet de nombreuses et importantes transactions.


Bessières - Le Champ de foire sur la Promenade — La Promenade et le Kiosque à musique
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Formation musicale active à Bessières en 1909 :
Harmonie de Bessières, fondée en 1878, président Jacques Jouet, direction Louis Vignals, 40 exécutants.
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