Kiosques à Musique

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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » jeu. 16 oct. 2014 06:57

Retour au Sommaire :
Kiosques à musique de A à E
Kiosques à musique de F à L
Kiosques classés par Départements
Kiosques à Musique — Petits Plus

ALLEVARD-LES-BAINS - Le Casino et le Parc
(ISÈRE)
Kiosque rectangulaire construit vers 1900 dans le Parc, face à l'Etablissement Thermal et au Casino.
Dès 1813, des cures thermales ont lieu à Allevard, mais leur essor se fait dans la seconde moitié du XIXè siècle, sous l'influence du Docteur Bernard Niepce (1815-1894), nommé inspecteur des eaux de la ville. Chroniqueur au Figaro, il vante la station thermale et très vite une foule d'acteurs, chanteurs, orateurs se précipite à Allevard aux fins de soigner leur voix grace aux eaux sulfureuses.
En 1894, de nouveaux Thermes sont construits par l'architecte Adrien-Henry Jory fils. En mai 1909, un Casino est inauguré, la municipalité ayant donné son feu vert. La société fermière du Casino d'Allevard-les-Bains en est l'heureuse exploitante.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Kiosque d'Allevard-les-Bains, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Jeu 16 Oct 2014 05:51

Deux troupes musicales égayent Allevard en 1909 :
Fanfare des sapeurs-pompiers, présidée par Perrin Gourron, dirigée par A. Desportes, 31 musiciens ;
Société des trompes de chasse, dirigée par François Vial, 12 sonneurs.

Allevard-les-Bains - Affiches publicitaires station thermale
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 17 oct. 2014 10:08

AMBERT - Le Kiosque sur la Promenade des Allées
(PUY-DE-DÔME)
En 1928, le Kiosque à musique octogonal est édifié sur la Promenade des Allées, anciennement appelée le Cours des Allées, aujourd'hui renommée Place Charles de Gaulle. Une fontaine monumentale axiale, qu'on aperçoit sur le côté gauche derrière notre kiosque, a été mise en place sur la promenade au cours du XIXème siècle.
Kiosque toujours en place.

voir ici, le Kiosque d'Ambert, aujourd'hui.
Promenade des Allées (Place C. de Gaulle) vue du kiosque, avec la fontaine au centre, aujourd'hui.
Voir Ici, les Allées et la Fontaine monumentale, carte publiée par mimigege.

Image
publiée par JeanMarc Ven 17 Oct 2014 08:25

Même durant la guerre, le kiosque d'Ambert va retentir au son des fanfares et autres harmonies :
LA JOURNÉE LÉGIONNAIRE D'AMBERT
La journée légionnaire d'Ambert s'est déroulée au milieu d'une très nombreuse assistance venue de toutes les communes de l'arrondissement. Le matin,, un cortège conduit par M. Raymond Lachal, directeur général de la Légion, s'est rendu à l'église Saint-Jean, où fut célébrée une messe à la mémoire des morts des deux guerres et des prisonniers. Au cours de cette cérémonie, à laquelle la musique de la garde personnelle du chef de l'Etat prêtait son concours, eut lieu la bénédiction des fanions des sections communales.
Après la messe, devant le monument aux morts, MM. Lachal et Gervais prononcèrent une allocution, puis ce dernier, au nom du chef de l'Etat, remit leur fanion aux sections communales.
L'après-midi, au kiosque des Allées, la musique de la garde, sous la direction du commandant Dupont, donna un concert très applaudi, dont le programme comprenait notamment plusieurs oeuvres du compositeur local Emmanuel Chabrier.
Des discours prononcés par MM. Lachal et Gervais nous extrayons les passages suivants :
« Rappelons-nous avec le Maréchal, a dit notamment M. Lachal, que la patience est actuellement la meilleure forme du courage. Ce n'est, certes, pas aux Auvergnats qu'il faut enseigner cette patience comme cette opiniâtreté qui constituent l'originalité de leur caractère. La France continue. Elle continuera d'autant mieux que ses fils se tiendront étroitement serrés derrière leur chef, plus solidaires encore pour surmonter leurs malheurs qu'ils ne l'avaient été naguère pour organiser la victoire. »
De son côté, M. André Gervais s'est exprimé ainsi :
« Que pour chacune de vos sections le fanion que je vais vous remettre, et dont vous assurerez la garde, demeure à vos yeux la France vivante, la France totale, celle de Bossuet et celle de Voltaire, la France du glorieux passé et la France du tragique présent, la France de l'avenir qu'ensemble nous voulons bâtir.
« Notre devoir à nous, légionnaires, est tracé : Obéir au chef en toutes circonstances, parce que c'est le chef et parce qu'aucun Français n'est plus Français que lui. »
(Journal Le Temps 18 août 1942)

Deux groupes musicaux à Ambert en 1908 :
La Lyre Livradoise, fanfare de 25 musiciens, présidée par Douarre-Russins et dirigée par Courtial ;
L'Espérance, harmonie de 25 musiciens dirigée par Sauvade.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » sam. 18 oct. 2014 07:51

AMBOISE - Le Nouveau Mail
(INDRE ET LOIRE)
Suite à une délibération du Conseil municipal du 16 février 1897, ce Kiosque est construit sur la Promenade du Mail, dans le prolongement de la Colonne Chaptal, érigée en 1835 en hommage au chimiste et homme politique Jean-Antoine Chaptal (1756-1832). La colonne a été détruite vers 1930, car elle faisait ombrage à la tour de Pise quant à son inclinaison.
La promenade du Mail, devenue quai Charles de Gaulle, tout en conservant son kiosque, a été largement dénaturée quant à sa destination. Le malheureux kiosque est submergé par les nombreux véhicules en stationnement, les touristes affluant par milliers pour chercher la trace du génial peintre et inventeur Léonard de Vinci.
Kiosque toujours en place.

voir Ici, le Kiosque d'Amboise, aujourd'hui.
Kiosque en Juillet 2014, lors de la fête Nationale.

Image
publié par JeanMarc Sam 18 Oct 2014 06:44

Amboise - Le Marché (promenade du Mail où l'on aperçoit au fond central la Colonne Chaptal, disparue)
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publié par pascal bastille91 Ven 10 Déc 2010 22:31

Formations musicales d'Amboise en 1909 :
Amboise-Fanfare, dirigée par Charriou, 38 exécutants ;
Société symphonique, présidée par Thomas, dirigée par Sartel, 40 exécutants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » dim. 19 oct. 2014 08:39

AMIENS - Kiosque de la Hotoie
(SOMME)
En 1384, une certaine Marie de la Hotoye fait don à la ville du terrain qui va devenir en 1678, le Parc de la Hotoie (également orthographié Hautoye et Hautoie). Il a bien entendu été modifié et amélioré depuis, notamment par les ingénieurs Jumel-Riquier et Beffara qui réalisent le cours de la Hôtoie entre 1737 et 1742. Doté d'un grand bassin servant à divers jeux nautiques, patinage et régates, ce grand parc de 19 hectares sert à toutes sortes de manifestations, expositions, ascensions de ballons etc...
Après un premier édicule précaire en bois, le Kiosque à musique est construit en 1893 par l'entreprise de fonderie orléanaise Guillot - Pelletier.
Kiosque toujours en place.

voir Ici, le Kiosque du parc de la Hotoie d'Amiens, aujourd'hui. et Ici.

Image
publié par JeanMarc Dim 19 Oct 2014 07:27

Les Fêtes nautiques de la Hotoie.
En 1867, 40.000 spectateurs viennent assister à une grande fête nautique qui a lieu à dix heures du soir à la Hotoie ; selon les échos les canotiers "ont voulu donner raison à Louis XI qui comparait le vieil Amiens à la cité des Doges".
En juin 1909, la revue Dunkerque-Sports relate les grandes régates nationales organisées par la société nautique « Les Sports d'Amiens ». Cette fête donnée sur le bassin artificiel de la Hotoie, a attiré "toute la société élégante de la ville, et le côté des tribunes présentait un aspect véritablement charmant avec les dames en toilettes claires et le public choisi qui s'y pressait". Sociétés nautiques participantes : Abbeville, Boulogne, Dunkerque, Douai, Roubaix, Reims, Rouen et Paris.
Y concourent notamment les "Deux avirons de pointe", les "Deux avirons de couple", les "Quatre avirons de pointe" et les fameuses "Périssoires"...
voir Ici.

Manifestations, expositions à la Hotoie.
En 1906, l'exposition internationale organisée par Amiens au parc de la Hotoie, du 14 avril 1906 au 1er octobre 1906 draine pas moins de 1,3 million de visiteurs.
Le Populaire du 3 mai 1938 nous donne un aperçu des manifestations syndicales du 1er mai dont le défilé aboutit invariablement au Kiosque dont les délégués se servent pour haranguer la foule et servir leurs diatribes :
Amiens, 2 mai (de notre corr. part.).
En dépit du mauvais temps plus de 10.000 travailleurs ont, de la gare du Nord, traversé Amiens pour se rendre à la Hotoie. En tête marchaient Ducrotoy, secrétaire de l'Union locale ; A. Maréchal, du Syndicat des Instituteurs, chargée des cours de français organisés par l'Union locale (C.G.T.) ; Dujardin, des cheminots ; Catelas, député ; Bernard, des Droits de l'Homme ; Gontier, S.F.I.O.
Au kiosque de la Hotoie, Mattine, représentant la C.G.T., prit la parole invitant les travailleurs à ne rien laisser enlever des avantages obtenus. De vifs applaudissements prouvèrent que les syndiqués amiénois restent aussi résolus qu'en juin 1936. L'après-midi sous une pluie diluvienne se déroulèrent les épreuves sportives, le concert, le Crochet.

Amiens - L'Hautoie en 1780, aquarelle de Jean-Baptiste Lallemand (1716-1803)
Image

En 1909, il y a pléthores de musiciens à Amiens ; deux kiosques ne sont pas de trop ! (kiosque Montplaisir d'Amiens étudié ci-après)
Amiens. Harmonie de Neuville-lès-Amiens, directeur Camuseau, 50 exécutants
Association des Artistes musiciens d'Amiens, président G. Dottin, directeur E. Niquet.
Harmonie municipale (1871) président Renard, directeur F.-J Cotteaux, 106 exécutants
Fanfare des sapeurs-pompiers, directeur Salles, 42 exécutants
Harmonie de Jules Barni, directeur A. Bauduin, 42 ex.
Société des Orphéonistes d'Amiens (1860) directeur Bischooff, 100 exécutants
Fanfare du Faubourg St-Pierre, 51, rue des Bonnards, directeur Guil. Mayer 40 exécutants
Harmonie de Jules Vernes
Fanfare de Saint Maurice, directeur Leblond, 34 exécutants
Fanfare de Montières-lès-Amiens, président Dutilloy, directeur Holleville, 32 ex.
Fanfare du Faubourg Beauvais (1901), président Mariotte, directeur Thuillier, 55 exécutants
Estudiantina Mandolinetta, directeur Leblanc, 18 exécutants
La Chorale Amiennoise (soc. de jeunes filles), président docteur Fournier, directeur Paul Bulot.
Cercle des Orphéonistes (chorale) président Massiez Jules, directeur Vittermin Louis, 70 exécutants
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 20 oct. 2014 07:25

AMIENS - Kiosque Montplaisir
(SOMME)
Quinze ans avant celui de la Hotoie, en 1878, le Kiosque Montplaisir est édifié sur la place éponyme, devenue aujourd'hui Square de la Place du Maréchal Joffre.
Ce kiosque a longtemps porté une rude concurrence au kiosque de la Hotoie. En 1901, must du modernisme, l'électricité y est installée, illuminations auxquelles les amienois ne sont pas insensibles (1). De nombreux concerts symphoniques, orphéoniques et militaires y ont lieu très fréquemment, des cantatrices et chanteurs de renom s'y produisent devant un public considérable (2), tant et si bien que la Sacem, devant ce succès, traîne en justice la Ville d'Amiens, en 1911, afin de gratter une recette à son profit. Fort heureusement, le tribunal va débouter la Sacem de ses prétentions, faisant jurisprudence en la matière quant aux musiques militaires jouées en public (3).
La Place Montplaisir est l'objet d'attaques durant la guerre 1914-1918, attaques qui frisent l'acharnement ! Le 15 octobre 1916, un avion allemand largue deux obus qui tombent à proximité du kiosque ; à nouveau le 26 mars 1918, puis le 29 avril 1918. Le kiosque reste debout devant l'adversité...
En 1940, une bombe "perdue" lui sera cependant fatale !...
Kiosque détruit.

Photo ancienne du Kiosque Montplaisir.
Emplacement Kiosque Montplaisir, Square Maréchal Joffre, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Lun 20 Oct 2014 06:12

voir Ici, un nouveau kiosque contemporain à Amiens, Square Jules Bocquet, Place du Palais de Justice.

(1) 8 juin 1901. — L'Harmonie Municipale, sous la conduite de son distingué directeur, M. Cotteaux, a ouvert, le 8 juin, la série de ses concerts d'été. Un public très nombreux a vivement applaudi l'excellente société. Le kiosque Montplaisir était, pour la première fois, brillamment éclairé a l'électricité et cette illumination a énormément plu à la foule.

(2) 10 juin 1894. — La Société philharmonique d'Amiens vient de faire une heureuse innovation ! Son intelligent président, M. Hatté, ayant appris que la charmante cantatrice que nous avons possédée pendant deux ans, Mme Bonvoisin, était de passage à Amiens ; il l'a engagée pour un concert, donné avant-hier, en plein air, au kiosque Montplaisir, où elle a produit un effet prodigieux. Le grand air de la Reine de Saba et « Pleurez mes yeux » du Cid, lui ont valu des applaudissements et des ovations très prolongés. Nous croyons savoir que M. Hatté imitant en cela les grandes villes du Nord et de la Belgique adjoindra à ses concerts hebdomadaires des chanteurs émérites comme M. de Baker, par exemple, dont Amiens est loin d'avoir perdu le souvenir. L'orchestre, sous la direction de M. Brumont, qui a accompagné Mme Bonvoisin, a joué avec une grande autorité des morceaux de Massenet, Gounod, Ganne et Michiels. (Le Monde Artiste du 10 juin 1894)
24 juillet 1903. — Au kiosque Montplaisir, grand concert donné par l'Harmonie d'Amiens avec le concours de M. Gonguet, baryton de l'Opéra.
5 juillet 1923. — A la demande du Comité constitué pour ériger à la mémoire des combattants tués dans la Somme un Panthéon interallié, la musique de la Garde Républicaine est venue à Amiens donner deux auditions, l'une au Cirque Municipal, l'autre en plein air, au Kiosque Montplaisir, que l'éminent chef de la Garde, M. Balay, connaît bien pour y avoir dirigé pendant nombre d'années la musique du 72e R. I. Les deux auditions de la Garde ont réuni des auditoires imposants par le nombre et par la composition, tous les mélomanes amienois y figurant. Au Cirque, la première musique du monde a exécuté une très heureuse transcription de la Symphonie fantastique, une non moins bonne transcription de l'Apprenti sorcier, l'Ouverture du Roi d'Ys, etc., et le quintette de la Garde a joué une Petite Suite, d'une facture délicate composée par son chef. Enfin, on a eu ce spectacle exceptionnel d'une harmonie accompagnant le Concerto de piano de Mendelssohn avec toute la souplesse et la délicatesse d'une symphonie. Les ovations inexprimables du Cirque se sont répétées à l'audition en plein air, le lendemain, où la musique de la Garde a joué la Symphonie inachevée, un poème symphonique de Liszt, le Tasse, le Ballet d'Henry VIII et l'Ouverture de M. G. Balay, la Flandre héroïque.
23 juillet 1938. — La musique de la garde royale à Amiens se rendant à la cérémonie de Villers-Bretonneux, la musique de la garde royale anglaise a défilé, hier soir, en tenue de gala, dans les rues d'Amiens. Elle était précédée d'une musique du 51è R. I. qui avait pour la circonstance revêtu l'uniforme d'avant guerre. Après le défilé, les deux musiques ont donné un concert au kiosque Montplaisir. A l'issue du concert, les musiciens anglais et français ont assisté à une représentation donnée au Cirque municipal en leur honneur.
22 juin 1939. — (Probablement une des dernières représentations au kiosque Montplaisir, avant sa destruction.)
21 h. Concert, retransmission depuis le kiosque Montplaisir, à Amiens avec la musique du 51è R.I. ; 23 h. fin de retransmission.

(3) Jugement Sacem contre Ville d'Amiens 18 mai 1911
Est considérée comme recette indirecte dans les exécutions publiques organisées avec le concours des musiques militaires par les municipalités ou par une collectivité agissant dans un but unique et exclusif de bienfaisance publique ou d'utilité publique, la location des chaises, si le concert a lieu sur une place ou dans un jardin publics, et ce en vertu de la circulaire du Ministre des Beaux-Arts du 1er décembre 1901.
En conséquence, ne bénéficie pas des dispositions de la circulaire du 21 mai 1894, autorisant les sociétés orphéoniques (chorales, fanfares, harmonies) à exécuter les morceaux du répertoire de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique dans toutes leurs auditions publiques et gratuites, c'est-à-dire ne donnant lieu à aucune recette directe ou indirecte, le concert organisé par une municipalité sur une place ou dans un jardin public avec location de chaises.
Mais il ne saurait en être ainsi que si la municipalité avait agi comme entrepreneur de spectacle, et avait organisé, commandé et dirigé les concerts.
Lorsque c'est au contraire l'autorité militaire qui a organisé le concert, a choisi les lieu, jour et heure des concerts militaires, ainsi que. la composition des programmes, la ville ne saurait être recherchée comme auteur d'une infraction, qu'elle n'a, pas commise, alors même qu'elle aurait déclaré garantir l'autorité militaire contre toute action de la Société des auteurs et compositeurs de musique.
Il doit en être d'autant plus ainsi que la location des chaises est indépendante de l'existence des concerts, et dans ces conditions, la location de chaises ne saurait être considérée comme constituant la recette indirecte sur laquelle la circulaire ministérielle du 1er décembre 1901 réserve les droits de la Société.

Tribunal civil d'Amiens. Audience du 18 mai 1911.
Société des Auteurs et Compositeurs de Musique contre ville d'Amiens.

La Société des Auteurs et Compositeurs de Musique a réclamé à la ville d'Amiens la somme de 3.000 francs pour avoir organisé en 1909-1910 des concerts publics, donnant lieu à la perception de recettes, avec le concours de la musique militaire, sans avoir acquitté les droits exigés en échange de l'autorisation préalable.
Le Tribunal d'Amiens, sous la présidence de M. Pinson, après plaidoiries de Me Vidal Naquet, du barreau de Paris, pour la Société des Auteurs et Compositeurs, Me Bompard, du barreau d'Amiens, pour la ville d'Amiens, a rendu le jugement suivant :

LE TRIBUNAL:
Attendu que la Société des Auteurs, Cpmpositeurs et Editeurs de musique réclame à la Ville d'Amiens la somme de 3.000 francs, à titre de dommages et intérêts, à raison du préjudice que la ville lui-aurait causé, en organisant, en 1909 et 1910, des concerts publics donnant lieu à la perception de recettes avec le concours de la musique militaire, sans avoir acquitté les droits exigés en échange de l'autorisation préalable ;
En droit : Attendu que cette prétention se fonde sur l'article 3 de la loi des 13-19 janvier 1791 et sur l'art. 428 du Code pénal ;
Mais attendu que la prétention manifestée par la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de musique, de ne laisser procéder à aucune audition musicale publique sans percevoir une redevance soit des particuliers, soit des sociétés musicales, soit des municipalités, a provoqué au sein du Parlement de vives attaques et un projet de loi tendant à la limitation des droits des auteurs, spécialement en ce qui concernait les auditions gratuites et les concerts de bienfaisance ;
(...)
Attendu que les concerts dont le droit est contesté par la société demanderesse ayant été donnés gratuitement dans des jardins publics, c'est sur le fait de la location des chaises que ladite société entend fonder sa réclamation.
En fait : Attendu que la ville d'Amiens ne saurait être l'objet d'une demande en dommages-intérêts de la part de la Société des Auteurs et Compositeurs de musique, que si elle avait agi comme entrepreneur de spectacle, organisé, commandé et dirigé les concerts incriminés ;
Mais attendu que la ville d'Amiens, ni avant la défense signifiée au nom de la Société, le 18 mai 1909, à M. le général Ménétrez, commandant la 3e division militaire, ni depuis la lettre du 22 mai 1909, par laquelle M. le Maire d'Amiens déclarait garantir l'autorité militaire contre toute action de la société, les diverses municipalités qui se sont succédé à Amiens n'ont pris part à l'organisation ni à la direction des concerts militaires ;
Attendu qu'il n'en pouvait être autrement en présence des termes de l'instruction générale du 12 avril 1906, portant que les commandants d'armes sont en principe autorisés à faire jouer les musiques de la garnison sur les places ou dans les jardins publics, sous la seule réserve de tenir compte, autant que possible, « des désirs formulés par les. autorités civiles » ;
Attendu que si la Société des Auteurs et Compositeurs de musique a cru devoir, dès qu'elle a connu la lettre de M. le Maire d'Amiens du 22 mai 1909, lever la défense qu'elle avait signifiée à l'autorité militaire, il s'en suit qu'elle a toujours considéré l'autorité militaire comme la véritable organisatrice des auditions données par les musiques militaires ;
Qu'au surplus le choix du lieu, du jour et de l'heure des concerts militaires, ainsi que la composition des programmes appartiennent exclusivement en fait à l'autorité militaire, d'où il suit que, du moment où l'autorité militaire qui seule a choisi des oeuvres dépendant du domaine de la Société n'est pas elle-même mise en cause, la Ville d'Amiens qui n'aurait pu être attraite devant le tribunal que comme garante en vertu de la lettre sus-visée de M. le maire Catoire ne peut être recherchée comme auteur d'une infraction qu'elle n'a pas commise ;
Attendu enfin et surabondamment que la location des chaises est faite par un entrepreneur dans le but unique de faciliter aux habitants l'accès et la station des promenades et jardins publics, moyennant un prix uniforme de dix centimes par chaise, qu'il y ait concert ou qu'il n'y en ait pas, que les chaises soient placées autour des kiosques du jardin Montplaisir ou de la Hotoie, ou qu'elles soient disposées le long des boulevards ou sur la place Longueville ;
Attendu que la location des chaises au public par l'entrepreneur est donc indépendante de l'existence des concerts, que le prix en est uniforme et que le cahier des charges imposé à l'entrepreneur va même jusqu'à lui interdire d'exiger la redevance des dix centimes des personnes qui apportent une chaise ou un pliant leur appartenant pour l'occuper elles-mêmes ;
Attendu que dans de telles circonstances de fait et de droit les concerts donnés en 1909 et 1910 dans les kiosques, des jardins publics de la ville d'Amiens par les musiques militaires doivent être considérés comme des auditions musicales organisées exclusivement par l'autorité militaire et à titre gratuit, et que par voie de conséquence le Société demanderesse doit être déboutée de sa demande.

PAR CES MOTIFS :
Dit n'y avoir eu de la part de la ville d'Amiens, en 1909 et 1910, organisation de concerts publics par le fait des musiques militaires ;
Dit qu'au surplus la location des chaises sur la voie publique étant indépendante de toutes auditions musicales, et la perception de dix centimes étant due invariablement sur quelque promenade que l'entrepreneur croie devoir placer les chaises mises à la disposition du public, ne sauraient être considérées comme constituant les recettes indirectes sur lesquelles la circulaire ministérielle du 1er décembre 1901 réserve les droits de la Société demanderesse ;
En conséquence, déclare la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de musique non recevable, en tous cas mal fondée en sa demande, l'en déboute et la condamne aux dépens.
(L'Art et le Droit - Revue des procès de la propriété artistique - Année 1911)
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 21 oct. 2014 11:57

ANGERS - Musique au Mail
(MAINE ET LOIRE)
voir ici, les renseignements déjà publiés sur le kiosque d'Angers.

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publié par JeanMarc Mar 21 Oct 2014 10:53

Les débuts du grand trompettiste angevin Roger Voisin (1918-2008) au Kiosque du Mail.
Ouest Eclair 5 juillet 1931 — Le Concert d'Angers-Doutre.
Jeudi dernier, la musique Angers-Doutre donnait au kiosque du Mail un concert qui obtint un très vif succès. Le public se pressait, très nombreux, dans notre superbe jardin public, car le programme comprenait l'exécution des morceaux qui permirent à la musique Angers-Doutre, sous l'excellente direction de M. Vandemotte d'obtenir les trois premiers prix au concours de Boulogne-sur-Seine.
Puis un jeune virtuose de 13 ans, Roger Voisin, dont le père est un premier prix d'honneur du Conservatoire de Paris, exécuta avec un talent que son jeune âge n'aurait pas laissé surpasser, une fantaisie polka.
L'exécution impeccable de cette œuvre. valut au jeune Voisin, une ovation et les honneurs du « bis ».
Devant le succès obtenu, la musique « Angers-Doutre » donnera, au Mail, le 12 juillet, un autre concert, au cours
duquel le jeune virtuose se fera à nouveau entendre.

Formations musicales actives à Angers en 1908 :
Musique municipale, créée en 1885, directeur Boyer, 63 exécutants ;
La Lyre d'Anjou (établissement Bessonneau) directeur Cordeau ;
Chorale Sainte-Cécile, créée en 1860, direction Fichet, 90 exécutants ;
Fanfare de la Doutre, président Bernier, direction Hermann, 50 exécutants ;
Angers-fanfare, créée en 18S7, directeur Boyer, 57 exécutants ;
Fanfare du IVème arrondissement, créée en 1891, président Dureau, directeur Gautier, 40 exécutants ;
Union Musicale (fanfare), président Paul Bouvet, directeur Englebert, 40 exécutants ;
Chorale angevine, directeur Pinguet, 40 exécutants ;
Le Rallye d'Anjou (trompes).
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 22 oct. 2014 17:17

ANGERS - Exposition 1906 - Le Kiosque de la Musique
(MAINE ET LOIRE)
Jean-Alfred Vigé, grand spécialiste de l'organisation des Expositions régionales, nationales ou internationales, depuis 1897 jusqu'à 1913, ne manque pas de s'occuper de celle d'Angers qui a lieu du 6 mai au 9 septembre 1906. Il avait notamment supervisé auparavant celles de Bordeaux en 1897, Rochefort en 1898, Lille en 1902, Reims en 1903, Nantes en 1904 et Orléans en 1905. Angers avait déjà présenté 4 grandes expositions par le passé : 1835, 1864, 1877 et 1895. Toutes ont eu lieu sur le Champ-de-Mars angevin (place du Général Leclerc aujourd'hui) et au Jardin du Mail, celle de 1906 ne déroge pas à la règle. Présentée comme Exposition Nationale, certaines parties de celle-ci seront Internationales.
Tous les secteurs vont y être présentés : l'industrie, l'agriculture, les sciences et les beaux-arts.
Les constructions édifiées pour cet évènement sont en totalité à la charge de l'organisateur qui se finance sur les entrées payantes : le tarif est de 1 franc dans la journée et de 50 centimes de 19 heures à 23 heures. Le Bureau de Bienfaisance d'Angers, quant à lui, prélève 5% sur cette recette.
Attraction de parcs de loisirs avant l'heure, le toboggan américain remporte un grand succès.
Mais le clou de l'évènement qui emporte tous les suffrages, c'est le village noir. Comme dans bon nombre d'expositions de ce début de siècle, l'exotisme fait recette. Quatre-vingt dix sénégalais vont donc faire un simulacre de la vie dans un village africain, pendant 4 mois, attirant une foule considérable.
Et bien entendu, un Kiosque en bois, démontable, est édifié pour l'occasion ; la musique, si elle est bonne, n'en draine pas moins les foules !... Il est précisément installé devant le Pavillon Central de l'Exposition.
Kiosque démonté, disparu.


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publié par JeanMarc Mer 22 Oct 2014 16:13

Village Noir et Marabout de l'exposition 1906 d'Angers
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publié par James 17 Mer 13 Avr 2011 22:23

Affiche Exposition Angers 1906.
Image

Le bilan de l'exposition est un franc succès : 165.138 visiteurs ont payé l'entrée pour une recette globale de 214.320 francs. Les attractions qui étaient payées en supplément ont produit 8.955 francs (toboggan), 10.831 francs (casino) et 38.860 francs (village noir).
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » jeu. 23 oct. 2014 11:48

ANICHE - Eglise et Grand'Place
(NORD)
L'Eglise Saint-Martin est construite entre 1855 et 1859 par l'architecte lillois Charles Leroy (1816-1879), concepteur de plus de 37 églises, principalement construites dans le Nord.
Le Kiosque à musique est édifié au début du XXème siècle, avant 1905.
Occupée par les Allemands durant 4 ans, de septembre 1914 à octobre 1918, la ville d'Aniche est fort endommagée lors de leur départ forcé. Les installations gazières et houillères, les verreries (Aniche était la capitale française du verre à vitres par le soufflage à bouche) sont anéanties. L'Eglise et tous les bâtiments de la Grand'Place sont très sévèrement touchés. Le Kiosque a apparemment survécu au désastre, des clichés attestant de sa survie.
Aniche est à nouveau partiellement détruite lors de bombardements effectués par l’aviation alliée le 30 avril et le 1er mai 1944, tuant 50 personnes et faisant de nombreux blessés.
L'Eglise Saint-Martin a été reconstruite sans la flèche de son clocher, le kiosque, quant à lui, a disparu après 1960, lors du remodelage de la Grand'Place, pour faire place à une sculpture, à mon avis, de très mauvais goût, ainsi qu'à des places de parking.
Kiosque démoli.

voir ici, Eglise et Grand'Place d'Aniche, sans le kiosque, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Jeu 23 Oct 2014 10:42

Clichés de la ville d'Aniche relatifs aux destructions allemandes d'octobre 1918 (au centre, Eglise Saint-Martin) :
Image

Une seule formation musicale répertoriée en 1909 à Aniche :
L'Harmonie municipale, créée en 1872 présidée par Paul Hayez, dirigée par J. Dangreau, forte de 73 musiciens.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 24 oct. 2014 13:05

ANNECY - Promenade du Pâquier - Le Kiosque à musique
(HAUTE SAVOIE)
La Promenade du Pâquier (terme siginifiant pâturage en patois savoyard), située au bord du lac d'Annecy, s'étend sur plus de 7 hectares. Le kiosque y est édifié avant 1889 précisément sur l'Esplanade face à la Préfecture. Le 15 juin 1889, à la suite de forte pluies, le lac déborde et atteint le kiosque qui a les pieds dans l'eau.
En 1947, le kiosque est toujours en place, une famille de sans-abris y ayant trouvé refuge, avant d'être installée au Château d'Annecy, château qui va, jusqu'en 1953, accueillir bon nombre de mal logés, avant d'être déclaré insalubre, racheté par la ville, rénové et finalement classé monument historique.
L'Esplanade du Pâquier, où se déroulait régulièrement le marché aux bestiaux, est transformée partiellement en parking à voitures, le Kiosque a été supprimé dans les années 1960.
Kiosque disparu.

voir ici, Promenade et Esplanade du Pâquier aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Ven 24 Oct 2014 12:01

Préfet de Haute Savoie lisant son discours sous le Kiosque du Pâquier le 10 mai 1942 :
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Formations musicales anneciennes en 1909 :
Société chorale d'Annecy, 1860, président Laydernier, directeur F. Ritz, 49 exécutants
Union lyrique (fanf.), 1902, président Détaille, directeur Vaillent, 30 exécutants
L'Harmonie, chorale d'Annecy, 1872, président Laeuffer, directeur Vagnoux, 68 exécutants
Musique municipale (harm.), 1861, président Frey, directeur J. Gentil, 60 exécutants
Trompette annecienne, président Jossermoz, directeur Decoux
Estudiantina chorale d'Annecy, 1904, président docteur Tissot, directeur Ernest Tissot.
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Re: Kiosques à Musique

Message par Cyril » ven. 24 oct. 2014 22:29

il ya six chasseurs alpins en promenade, mais je me demande si les musiciens ne sont pas tous des chasseurs alpins aussi, j'ai du mal à voi, vous en pensez quoi ? En tout cas les fanfares militaires étaient bien présentes pour les concerts aux kiosques.

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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » sam. 25 oct. 2014 10:56

ANOR - La Place
(NORD)
Le Kiosque à musique d'Anor est édifié avant 1905 sur la Place de l'Eglise dite Place Haute, au pied de l'Eglise Saint-Nicolas.
Forges et verreries ont assuré le développement d'Anor jusqu'au début du XXème siècle. Des 14 forges en activité au XVIème siècle, il n'en reste plus que 3 à ce jour, dont une est en redressement judiciaire depuis avril 2014.
Si le kiosque a résisté aux dommages de la guerre 1914-1918, qu'Anor a subi sur d'autres sites, il n'a pas pu résister à la suivante ! Le 17 mai 1940 les bombardements sur Anor par l'artillerie allemande ont eu raison de lui.
Kiosque détruit.

voir ici, Place de l'Eglise d'Anor, sans son kiosque.

Image
publié par JeanMarc Sam 25 Oct 2014 09:45

Photos Kiosque et Eglise Saint-Nicolas 17 mai 1940
(2 clichés publiés par Synd. Init. Anor)
Image

En 1909, à Anor, la Société philharmonique (fanfare municipale), présidée par Despret, dirigée par J. Carpentier est forte de 62 musiciens.
Que jouait donc cette fanfare ?
En 1879, le 14 septembre, le journal de Fourmies nous soumet le programme proposé :
ANOR. Programme des morceaux que la société Philharmonique d'Anor exécutera le Dimanche 14 courant à l'issue de la messe :
1° Allegro militaire.
2° La Colombe (fantaisie). Bouthel.
3° La jolie Batelière (valse). Tiliard.
4° Air varié pour Piston.
5° Les Forgerons (polka) Lefebvre.

Des difficultés de faire la foire !...
La commune d'Anor, qui a obtenu, par décret impérial du 24 mai 1859, l'établissement de deux foires annuelles se tenant le premier lundi de chacun des mois d'avril et d'octobre, demande au Conseil Général du Nord la création de deux nouvelles foires qui seraient fixées au premier lundi de chacun des mois de mai et de septembre.
Elle fait valoir que, dès leur début, les deux foires actuelles ont acquis une très-grande importance, et qu'elles sont insuffisantes pour les besoins de la localité et des environs.
Le Conseil municipal d'Anor reproduit, sous une nouvelle forme, sa demande de quatre foires annuelles qui a, dans le temps, été écartée par le Conseil d'État, et c'est même avec difficulté que les deux foires actuelles ont été admises.
Le Conseil d'arrondissement d'Avesnes exprime l'avis que le succès obtenu par les foires d'Anor depuis 1859, n'est ni assez ancien ni assez démontré, pour motiver la nouvelle création proposée. Il est même ajouté que, pour donner suite à la demande, il serait indispensable de procéder à une enquête préalable, ce qui n'a pas eu lieu.
En conséquence, et dans l'état des choses, la demande du Conseil municipal d'Anor ne semble pas susceptible d'être accueillie, du moins quant à présent.
Déjà, en 1856, Anor avait sollicité le Conseil Général du Nord, afin d'obtenir 12 foires aux bestiaux annuelles, puis, après avoir essuyé un refus, avait baissé ses prétentions à seulement 4 foires en 1857, et n'en avait finalement obtenu que 2, seulement deux ans plus tard...
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 27 oct. 2014 11:56

ANTIBES - Place Macé
(ALPES MARITIMES)
En 1895, l'architecte Ernest Macé, qui donnera son nom à la place qu'il a réalisée, est adjudicataire de la démolition du bastion d'Antibes. Le démantèlement des remparts commence donc l'année suivante. Les pierres vont servir, entre autre, à édifier le Grand Hôtel de la place Macé. Notre kiosque construit avant 1900 ne fera pas de vieux os. En 1908, malgré de vives contestations, il est supprimé. Les motifs de cette démolition sont on ne peut plus flou : « Il n'était ni beau, ni élégant de forme et on peut espérer que sa disparition sera avantageusement compensée par la création d'un square ombreux et fleuri. » Pourtant à l'observer sur notre carte, il avait, tout autant qu'un autre, fière allure !
Le Grand Hôtel, quant à lui, était fort prisé jusqu'aux hostilités de 1914-1918. Durant cette pérode, comme bon nombre d'hôtels, il est réquisitionné pour servir d'hôpital militaire. Ensuite, il sera transformé en résidence et appartements, l'Office du Tourisme s'y est installé, aujourdhui.
La Place Macé a été débaptisée et renommée ... place C. De Gaulle.
Kiosque supprimé.

voir ici, Place Macé (Charles de Gaulle) d'Antibes, sans son kiosque, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Lun 27 Oct 2014 10:43
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 28 oct. 2014 11:25

ANTIBES - Place Nationale
(ALPES MARITIMES)
Le Kiosque est édifié en 1889 principalement pour le Régiment du 112ème de ligne qui en avait fait la demande.
Une colonne de marbre, toujours en place, est dressée à quelques mètres du kiosque depuis le 31 mai 1818. Elle commémore le refus d'Antibes d'accueillir Napoléon de retour de l'île d'Elbe en 1815, dont les intentions étaient de reconquérir la France. La fidélité d'Antibes au roi Louis XVIII est ainsi récompensée.
Le Kiosque est démoli en 1963, et il est question d'en construire un nouveau, la ville d'Antibes ayant lancé un appel d'offre en 2013, avec un budget de 90.000 euros. Celui-ci serait construit d'ici 2015 sur la place Nationale, en lieu et place du parking auto-moto.

Kiosque supprimé.

voir ici, Place Nationale d'Antibes, sans son kiosque, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Mar 28 Oct 2014 10:18
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 29 oct. 2014 12:20

ANZIN - Kiosque et Mairie
(NORD)
Kiosque édifié sur la Grand'Place, face à la Mairie, inauguré le samedi 7 juin 1890. L'Hôtel de Ville a été construit en 1874 par l'architecte Constant Moyaux (1835-1911).
Anzin, importante ville minière, a été l'objet de grèves retentissantes dont Emile Zola s'est inspiré pour son Germinal.
La ville est occupée par les Allemands pendant toute la durée de la guerre 1914-1918 ; ceux-ci vont détruire la totalité des puits lors de leur départ.
Le Kiosque à musique a été supprimé dans les années 1950.

voir ici, Mairie d'Anzin sans son Kiosque, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Mer 29 Oct 2014 11:14

7 juin 1890 — Inauguration du Kiosque à musique d'Anzin

— Samedi prochain 7 juin, aura lieu l'inauguration du Kiosque construit récemment sur la place de la Mairie.
A cette occasion, la Musique Communale et la Société Chorale donneront, à 9 heures du soir, un grand concert dont voici le programme :
1° Le Cimbre, allegro militaire (Buot). — 2° Ouverture des Diamants de la Couronne. (Aubert). — 3° Le Rossignol, grande valse, solo de flûte, par M. E. Joly (X..). — 4° Ouverture des Trois Mousquetaires. (Gurtner). — 5° Rose, Mazurka. (Lançon). — 6° Les Chantres, par la Société chorale. (Laurent de Rillé). — 7° Hérodiade (Chœur des Romains), par la Société Chorale. (Massenet)

2 juillet 1892 — Concerts sur le Kiosque de la mairie, à l'occasion de l'inauguration du monument Fontaine, à l'angle de l'Hôtel de ville
— Voici le programme du concert qui aura lieu sur le kiosque de la Place, à quatre heures :
I. La Lyre ouvrière des Forges et Aciéries du Nord et de l'Est.
1. Le Solitaire, ouverture. (Mullot). — 2. Grande ouverture symphonique. (Buot.)
II. Fanfare des Mineurs de Thiers.
1. La Confiance, ouverture (Vanremoortel). — 2. La chasse au cailles, polka (Tourneur).
III. Chorale de Liévin
IV. Fanfare des Mines de Lens.
1. Mysora, ouverture. (Wettge). — 2. Marche hongroise (Berlioz)
V. Fanfare des mines de Saint-Vaast.
1. Le trésor des cieux, ouverture. (Reissiger). — 2. Marche nuptiale. (Canivez).
VI. Chorale de Lourches.
VII. Fanfare d'Abscon.
1. Symphonie (Beethoven). — 2. Fantaisie concertante (Van Peuk).
VIII. Fanfare d'Escaudain.
1. Ouverture de concours (Gevaert). — 2. Fantaisie-ballet (Ganère).
IX. Philharmonique de Douchy.
1. L'Etoile de Séville, ouverture (Balfe). — 2. Lohengrin, sélection (Wagner).
X. Harmonie de Vieux-Concert
1. Marche triomphale. (Delannoy). — 2. Ouverture de Concert (Dosch).
XI. Fanfare de Raismes.
XII. Harmonie de Denain
1. Lohengrin, entracte et choeur des fiançailles (Wagner). — 2. Le Cid (Massenet)
Samedi soir, retraite aux flambeau par la musique municipale d'Anzin.
A 8 heures, départ de la rue de Condé, rues de Condé et Saint-Amand jusqu'au Trois Pigeons, retour sur la Place, embrasement général.

23 juillet 1893 — Concert des sonneurs de trompes Les Amis de Roland sur le Kiosque de la Grand'Place
— Sur la demande de la municipalité d’Anzin, la Société des sonneurs de trompe Les Amis de Roland, de Valenciennes, donnera manche prochain 23 courant, à 9 heures du soir, sur le Kiosque de la Grand'Place, un concert avec le programme suivant :
1. La vallée des Riceys (fantaisie). Saint-Georges. — 2. Souvenir de Gannat. (ouverture). L. Roche. — 3. Dans les bois (fantaisie, 1ere audition). Desailly. — 4 Chant du soir (mélodie, 1ere audition). Sourilas. — 5. En Forêt, dédié aux Amis de Roland. Baillon. — 6. Une journée au bois (grande fantaisie). Houlné.
Des bancs seront mis à la disposition du public.

Anzin - Harmonie des mineurs 30 juillet 1912 (Musiciens qui ont probablement joué dans notre kiosque) (cliché Agence Rol) :
Image

Groupes musicaux Anzinois en 1909 :
Chorale d'Anzin, 1860, président Lobert, directeur Henri Chavatte, 110 exécutants.
Harmonie municipale, 1892, directeur Bruneau, 90 musiciens.


La Chorale d'Anzin, très renommée, faisait fréquemment des déplacements pour se produire en spectacle. Ainsi, lors de l'exposition Coloniale de 1931 à Paris, elle est annoncée dans moults journaux :
Demain dimanche 13 septembre, à 15 heures, la Société chorale d'Anzin (cent trente exécutants, sous la direction de M. Coquelet) donnera, au kiosque de la Cité des informations, un concert dont voici le programme :
Première partie : Les Villes mortes (Maréchal) ; Tentation (Pastor).
Deuxième partie (avec accompagnement d'orchestre symphonique) : Hymne à l'art (Wagner) ; Gazouillement, solo de petite flûte avec chœurs ; Aimer, boire, chanter (Strauss).
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 31 oct. 2014 17:47

ARCACHON - Place des Palmiers
(GIRONDE)
En 1864, l'Architecte Paul Regnauld (1827-1879) dresse les plans du Grand-Hôtel d'Arcachon, mais c'est le futur maire d'Arcachon de 1888-1890, l'architecte Eugène Ormière (1823-1893) qui en assure la construction sur le front de mer. L'Hôtel est inauguré en 1866, un Kiosque à musique en bois y est édifié à ses côtés dans le même temps. L'Hôtel et son kiosque sont revendu à Léon Lesca (1825-1913), important exploitant forestier et propriétaire foncier. 25 ans plus tard, en 1891, à l'emplacement des anciennes serres d'Arcachon, il est décidé de créer une “Oasis des Palmiers”; finalement la dénomination Place des Palmiers fera l'affaire. Léon Lesca va, en 1992, faire "don" du kiosque attenant à son Grand Hôtel, mais ce don d'un kiosque en bois, vieux de 27 ans ne passe pas inaperçu, et bon nombre de journalistes et d'élus vont monter au créneau contre cette masacarade (1).
Le Kiosque sera tout de même déménagé sur la Place des Palmiers, les parties trop vétustes remplacées, et il sera inauguré le dimanche 23 décembre 1894 ; un concert y sera donné à 2 heures par l'Union orphéonique et l'Harmonie Sainte-Cécile.
Le Grand Hôtel a été transformé en appartements en 1957, la Place des Palmiers a été débaptisée et renommée Place Alexander Fleming.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Kiosque de la Place des Palmiers d'Arcachon, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Ven 31 Oct 2014 16:30

(1) — La Place des Palmiers. Nous devons aujourd'hui parler de cette fameuse place et du fameux kiosque royalement offert par notre conseiller général.
Tout le monde sait que, pour édifier ce splendide kiosque dont les bois vermoulus ont été en partie changés — il en reste pourtant pas mal encore — on a dû établir des fondations en maçonnerie. Or comme l'assentiment des conseillers municipaux est chose de bien peu d'importance pour M. le directeur des dévastations de la ville, ce compétent personnage se mit bien vite à l'oeuvre et sans attendre l'avis de personne, sans même que les fonds en soient votés, il fit construire sur le talus de la place qui soutient la promenade des Anglais, une véritable forteresse dont le coût s'est élevé à plus de mille francs.
Poussés par l'opinion publique et sans doute un peu vexés du sans-gêne de l'employé municipal, les membres de la commission des travaux décidèrent de se transporter sur les lieux pour indiquer l'emplacement que devait occuper le kiosque et protester contre les travaux effectués. On vit alors l'employé au gaspillage des deniers communaux donner l'ordre de transporter dans la salle d'Euterpe les bois pourris qui constituaient le fameux kiosque afin que ceux-ci échappassent à la vue des membres de la commission qui n'auraient pas manqué, en présence du mauvais état flagrant de ces débris, de renoncer aux constructions des maçonneries et à l'érection du kiosque ou tout au moins auraient, dans un rapport adressé au Conseil, proposé l'abandon des débris vermoulus offerts par M. Léon Lesca et l'achat d'un kiosque en fer.
Ce tour d'escamotage exécuté, le Directeur des dégradations urbaines attendit de pied ferme la commission pensant bien faire prévaloir son opinion et sauver la forteresse que sa compétence avait fait ériger au droit de la place. Il eut beau faire, la commission fut inflexible, elle ordonna que le kiosque serait érigé au centre même de la place des Palmiers, condamna les constructions faites sans son ordre par le directeur et blâma celui-ci d'avoir agi aussi prématurément.
Force fut donc au compétent personnage de démolir en partie son oeuvre, — nous disons en partie car la plupart des matériaux sont restés enfouis dans le sable, — et de faire édifier à l'endroit précis indiqué par la commission, les nouvelles fondations destinées à supporter la ridicule cage à poule dont cette partie de la ville d'hiver est loin de s'enorgueillir aujourd'hui.
Et ce double travail, comme la réfection presque complète du kiosque aura coûté ?... Dieu, M. Marinier et le budget des voies publiques le savent seuls exactement. C'est un progrès.
(Arcachon-Saison Journal des Etrangers. 6/6/1895)

Le Kiosque à musique, prétexte à quelques piques et règlement de comptes journaliste/élus !
Symbolisme municipal. — Depuis les premiers jours de l'édification du kiosque à musique offert par une générosité privée à la Ville d'Arcachon, les promeneurs constatent, avec stupéfaction, sur la toiture de l'édicule, un balai pourvu de son manche. Vraisemblablement le fait, existant depuis plusieurs années, n'est pas resté inaperçu de nos édiles dont le bon oeil est toujours ouvert. Le balai sur la toiture n'aurait-il pas alors une signification... héraldique ? L'incurie de la municipalité en matière de voierie et d'administration publique.
Si l'idée du balai sur la toiture est de M. Tisseyre, nous reconnaissons qu'il est parfois fécond.
Si l'idée est de l'ex-premier adjoint M. Fages, nous admettons qu'il esl palmable et même, parfois, radical dans ses déterminations.
(Journal L'Avenir d'Arcachon)
***
Quelques exemples, parmi tant d'autres, des concerts donnés au Kiosque des Palmiers et au Kiosque d'Euterpe.
28 juin 1896. Casino. — L'orchestre de 12 musiciens comnencera le 1er juillet de 4 à 5 heures, sous le kiosque en face le pavillon chinois ; chef d'orchestre, M. Gérard de Swerte.
4 décembre 1898. — Il est décidé que le premier concert symphonique, sous la direction de M. Rauski sera offert le lundi 19 décembre place des Palmiers s'il fait beau, en cas contraire au Casino. On souhaite en tous cas que le kiosque des Palmiers soit aménagé pour l'orchestre, mais avec un espace vide sous le plancher et de manière à donner les qualités de résonnance voulues ; et que d'autre part, à quelque distance du kiosque soient aménagés sur la place, des abris pour le public, sinon chauffés, du moins clos pour partie et vitrés.


Le Casino Mauresque et son kiosque
Ce Casino, inauguré le 16 août 1863 était affermé, ainsi que le kiosque d'Euterpe (kiosque consacré à la musique), par la ville d'Arcachon, à charge par le preneur d'autoriser la municipalité à user du kiosque pour ses propres manifestations.
En juin 1894, un kiosque-abri chinois est édifié aux côtés du Casino, par la maison Carde, de Bordeaux.
Le 19 février 1897, suivant en celà, les manoeuvres de Léon Lerca décrites ci-dessus, l'entreprise Carde essaie de "fourguer" son kiosque chinois à la commune pour 6.000 fr. Le Conseil rejette son offre.
Finalement le kiosque chinois sera acheté en 1898 pour 2.500 fr., mais selon les commentaires journalistiques c'est une "opération mal conduite, avec fausses manoeuvres, couverture et découverture du zinc, et qui n'excuse pas l'administration d'avoir laissé dégarnir la salle d'Euterpe de ses fauteuils".
En 1912, il est constaté que le kiosque à musique du Casino est dans un état lamentable, défraîchi de peinture, inutilisé et qu'il devrait être démoli...
En définitive, le 9 juin 1918, à 10 heures du matin, le Maire d'Arcachon, assisté de deux conseillers municipaux et du Receveur municipal, procéderont à l'adjudication aux enchères publiques à l'extinction des feux, de la Salle d'Euterpe et du Kiosque à musique, situés dans les jardins du casino de la forêt, avec une mise à prix de 8.000 fr.
... Et le Casino finira dans les flammes le 18 janvier 1977. Un arboretum a pris la place du Parc Mauresque et un nouveau kiosque à musique contemporain a été construit.

voir ici, Kiosque à musique du Parc Mauresque (aujourd'hui Arboretum).

Grand Hôtel et Kiosque avant 1894 (à gauche) — Casino et kiosque de la forêt dit Kiosque Chinois (cliché Eugène Trutat 1899) (au centre) — Kiosque à musique dans la forêt (cliché Trutat 1899)
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » sam. 1 nov. 2014 11:50

ARCACHON - Place Thiers et le Kiosque à musique
(GIRONDE)
Après plusieurs années à monter et démonter des kiosques temporaires sur la place Thiers (2) la municipalité adopte, le 6 mai 1906, le projet de constructon du kiosque pour la musique, avec des "privés payants et gratuits inodores, munis des derniers perfectionnements, au point de vue de l'hygiène et de la salubrité". Le 16 février 1907, l'édification du kiosque est adjugée : les travaux de soubassement s'élèvent à 9.658 fr. 42, la partie supérieure du Kiosque ayant été confiée, à forfait, à la Société du Val d'Osne, pour la somme de 7.000 fr. "Les entrepreneurs arcachonnais s'étonnent que les travaux de l'armature en fer aient été donnés à forfait à une Société étrangère, et estiment que ce travail, comme celui du soubassement, aurait dû être réservé à des ouvriers de pays".
Le Samedi 13 Juillet 1907, à 9 heures du soir, le Kiosque à musique de la place Thiers est inauguré, un concert y est donné par la Musique municipale et l'Union orphéonique.
La forme de ce kiosque, en demi-hexagone, est une particularité assez peu courante.
Du mois de juillet au mois de septembre, les concerts ont lieu tous les jeudis soir au Kiosque place Thiers, et de novembre à juin la musique est donnée au Kiosque des Palmiers les dimanches après-midi.
Le Kiosque de la place Thiers était loué chaque année, pour un an seulement, à qui voulait l'exploiter. Ainsi en juin 1932, quatre soumissionnaires s'en disputent l'adjudication. L'heureux impétrant a enlevé l'affaire à 1200 francs contre 600 francs l'an passé.
Kiosque disparu, remplacé par une structure béton.

voir ici, Place Thiers et kiosque contemporain (2007), aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Sam 1 Nov 2014 10:38

(2) Vraisemblablement, et pour confirmer ce qui s'était passé sur le kiosque des Palmiers (voir ci-dessus), les kiosques étaient une source de problèmes à Arcachon. En attendant d'avoir un kiosque fixe et définitif, la municipalité utilisait pour les occasions qui se présentaient, des kiosques temporaires et amovibles, mais apparemment jamais les mêmes...
Les édiles ne sont-ils donc pas au-dessus de tout soupçon ?...
28/2/1904. — Après un kiosque à musique rond, M. le Maire nous avait fait construire un kiosque carré et en estrade. Il engendre aujourd'hui un kiosque à colonnes. Que de kiosques ! Il doit y en avoir un stock. Que fait-on de ceux qui sont mis au rebut avant d'être usés ? On les envoie peut-être au musée des antiques ; à moins que M. Tisseyre n'en fasse collection pour mettre sur sa cheminée. De plus la ruelle avoisinant la place appartient à M. Beaumartin. S'est-on entendu avec lui ?
16/10/1904. — Economies municipales. On démolit place Thiers le kiosque à musique qu'on avait édifié pour l'été. Ce double travail coûte 500 fr.
Le kiosque est parfaitement inutile. A Paris la Garde républicaine joue en rond et sans kiosque. En effet s'il pleut il n'y pas musique parce que le public fait défaut. A quoi bon un kiosque pour abriter des musiciens qui ne jouent pas.
La musique municipale a joué, dit-on, 5 fois pendant tout l'été. A 500 fr. le kiosque, cela fait 100 fr. par sortie, sans compter les émoluments des artistes. Si la note de musique est rare, la note à payer est chère.
30/6/1907. Un kiosque S.V.P. — Puisque M. le Maire est atteint d'une kiosquite aïgue, et pendant que la kiosquomanie sévit dans toute la ville, nous en demandons un, de kiosque... au coin du parc Déganne, sur le trottoir conduisant du Casino, du débarcadère des vapeurs de promenade, du quartier de St-Ferdinand, vers la gare par l'avenue du Château. Jadis il y avait là une vespasienne ; c'est un kiosque qu'il nous faut. M. Mano a droit, par son bail, d'en prendre une demi-douzaine. Un de plus ou de moins, ce n'est pas une affaire ; et quand on prend du kiosque, on n'en saurait trop prendre.

Dimanche 6 Août 1922, de 21 h. à 22 h. au kiosque de la place Thiers, l'excellente Harmonie « L'Avenir Musical de St-Junien » Hte-Vienne (75 exécutants), donnera un concert sous la direction de son chef M. Porsch ancien chef de musique de la Légion étrangère. Voici le programme :
— 1. Strasbourg (allégro) Henricet — 2. L'Italienne à Alger. Rossini — 3. Si j'étais Roi. A. Adam
— 4. Malborough, Arbon — 5. Guillaume Tell (air) Rossini — 6. Hamlet (fantaisie) A Thomas
— 7. Murmures du Bal (valse) J. Strauss — 8. Fra Diavolo (fantaisie) Auber — 9. Amélie (polka) A. Porsch.

Concert du 17 novembre 1929. A quinze heures, l'Harmonie municipale a donné un très beau Concert sous le kiosque de la Place Thiers, concert très goûté par une belle assistance malgré l'averse qui le contraria sur la fin.


Seules, deux formations musicales sont répertoriées en 1909 :
L'Union Orphéonique, créée en 1885, présidée par Ferras, dirigée par Chavan, forte de 85 exécutants ;
La Chorale féminine Mimi-Pinson, constituée de 35 chanteuses.
La Société Sainte-Cécile, quant à elle, a existé 40 ans, de 1861 à 1901.


Kiosque à musique contemporain, Avenue du Moulleau
Un autre kiosque à musique, contemporain en bois, a été édifié à Arcachon. Situé avenue du Moulleau, sur un lieu très fréquenté l'été, proche de la plage, des boutiques et des cafés c'est apparemment celui-ci qui reste le plus animé actuellement. On y donne même tout l'été, le jeudi soir, des concerts.
voir ici, Kiosque du Moulleau à Arcachon, aujourd'hui.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 3 nov. 2014 09:41

ARENGOSSE - L'Église, le Kiosque et la place
(LANDES)
L'Église Notre-Dame d'origine est construite au XIIème siècle. Une vilaine restauration réalisée en 1860 va la ruiner ; aussi, en 1893, il est décidé de la détruire entièrement afin d'en édifier une autre. L'architecte Henri Dépruneaux (1867-1953) en dresse les plans, le baron Gérard, ainsi que deux familles d'Arengosse (Bouneau et Lareillet) en assurent le financement. Inaugurée le 4 avril 1894, la nouvelle Église Notre-Dame-et-Sainte-Catherine a conservé de l'ancienne, une cloche (précisément la cloche sainte Marie, fondue en 1825 par le fondeur Jean Delestan), un tableau, et quelques pièces d’orfévrerie.
Le Kiosque à musique octogonal à soubassement de pierre, est construit après 1930 et avant 1939 (datation d'après Cpa connues), devant l'Eglise et l'Ecole des Filles, sur la place Aristide Briand.
Le Kiosque est toujours actif aujourd'hui : ainsi le 31 juillet 2014, se sont produits à 19 heures, l'Esquipadge de la lutz, groupe de deux chanteurs s'accompagnant d'un orgue de barbarie, suivi à 21 heures par les chanteurs basques Errepika-Denbora Pasa, une chorale mixte de 45 chanteurs...
Kiosque toujours en place.

voir ici, Kiosque et Église d'Arengosse, aujourd'hui. et ici.

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publié par JeanMarc Lun 3 Nov 2014 08:37
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 4 nov. 2014 16:43

ARGELÈS-GAZOST - Le Parc et le Kiosque de la musique
(HAUTES PYRÉNÉES)
La Station Thermale d'Argelès-de-Bigorre est créée par Hector Sassère en 1885 qui, au moyen d'un aqueduc, va amener les eaux de Gazost vers Argelès. A la suite de l'Etablissement Thermal, le parc de style anglais, d'une superficie de 20 hectares, et le Casino sont créés. En décembre 1896, la ville est rebaptisée Argelès-Gazost. En 1901, le Casino va intégralement brûler ; reconstruit presqu'aussitôt sur un nouvel emplacement (actuel boulodrome d'Argelès), il va s'installer en 1938 dans l'Institut thérapeutique.
Le Kiosque à musique, carré en bois, est édifié avant 1907.
Kiosque disparu.

voir ici, Parc Thermal d'Argelès-Gazost, sans kiosque, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Mar 4 Nov 2014 15:39

Groupes musicaux d'Argelès-Gazost actifs en 1908 :
Fanfare municipale, directeur Dupont. 27 exécutants ;
Chorale Argelésienne, directeur Desbarats.


Encart publicitaire Argelès Gazost 1893
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 5 nov. 2014 09:26

ARGENTAN - Le Kiosque de la musique et l'Hôtel de Ville
(ORNE)
Jusqu'en 1823, la commune ne possédait pas de Mairie en propre, se contentant de louer des locaux et de déménager fréquemment. Aussi, l'occasion de s'installer se présente en 1823-1824, avec l'enclos des Jacobins, se trouvant vacant, situé en bordure du Champ de Foire. Il est décidé de reconstruire à neuf et de détruire l'ensemble des bâtiments ; Félix Delarue, architecte, est chargé de la construction et, le 25 mai 1826, la première pierre de l'édifice est posée. Il ne sera terminé qu'en décembre 1832.

Le Conseil municipal d'Argentan se serait bien laisser tenter par l'acquisition d'un des Kiosques à musique de l'Exposition Universelle de Paris de 1900, mais l'affaire n'a pu se réaliser. Ce n'est qu'en 1903 que le premier projet d'édification d'un Kiosque voit le jour ; cependant, ils n'aboutira et ne sera inauguré qu'en 1911. Il est finalement construit sur la place du Champ de Foire, entre l'Hôtel de Ville et la Caserne Molitor, où était cantonné le 104ème R.I.
De très importantes et nombreuses foires ont lieu sur cet emplacement : la Saint Vincent du 22 janvier (grande foire aux bestiaux et chevaux), la Quasimodo (1er dimanche suivant Pâques), le lundi de la Pentecôte, le 3 novembre ; chacune de ces manifestations très fréquentées dure 3 journées ; sans compter la foire du 1er août ainsi que la foire dite de Saint-Louis ou foire aux Liens du 25 août, qui, elles, durent chacune une journée. Sur le Champ de foire, bien d'autres évènements ont lieu : défilés et manoeuvres militaires, concours de gymnastique, de musique, hippiques, courses cyclistes (champ de foire transformé en vélodrome à cette occasion) etc...

Les 5 et 6 juin 1944 et jusqu'au mois d'août, la ville d'Argentan, bombardée par les forces allées, est détruite aux ¾. L'Hotel de ville comme le kiosque n'ont pas survécu au déluge de bombes. La nouvelle Mairie ne sera reconstruite qu'en 1957.
Kiosque disparu.

voir ici, Hôtel de Ville détruit en 1944.
voir ici, Hôtel de Ville d'Argentan, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Mer 5 Nov 2014 08:19

Argentan - L'Hôtel de Ville, le Champ de Foire et le Champ de Manoeuvres
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publiée par mimigege Sam 19 Oct 2013 22:00

Formations musicales d'Argentan en 1911 :
Harmonie municipale, présidée par Guillochin, dirigée par Drapier, 45 exécutants ;
Société chorale d' Argentan, 35 exécutants et orchestre symphonique, 20 exécutants ;
Fanfare du Collège, dirigée par Drapier, 20 exécutants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » jeu. 6 nov. 2014 17:29

ARGENTEUIL - Le Kiosque
(VAL D'OISE)
Kiosque construit en 1900 sur la Promenade de l'Île.
Cette promenade doit son nom à l'ancienne île Héloïse. Avant 1800, un bras de Seine existait à Argenteuil sous l'actuel Boulevard Héloïse. En 1810-1814, l'Ile Héloïse a disparu en même temps que le comblement de ce bras de Seine où s'entassaient les déchets occasionnant des épidémies récurrentes. Les anciennes fortifications d'Argenteuil détruites dans le même temps, ont servi de matériau de base dans cette opération de comblement.
La promenade de l'Île, immortalisée par Claude Monet à de nombreuses reprises, était située vers le pont d'Argenteuil, entre le quai de Bezons et le boulevard Héloïse, le long de la Seine.
Sur ces promenades avaient lieu, chaque année, de mai à octobre, de très nombreuses manifestations festives. La saison se terminait invariablement, et ce, pendant des décennies, par la Fête des Vendanges qui drainait bon nombre de Parisiens par le train de Saint-Lazare, l'ensemble des journaux de la capitale annonçant l'évènement à grand renfort de superlatifs. En principe, la Fête se déroulait sur les deux premiers dimanche d'octobre ; tous les ingrédients y étaients présents : marché au raisin, concerts, grandes illuminations, théâtres, cirques, cafés-concerts, bals, balançoires, ménageries, tirs, panoramas, manèges, et bien entendu, on y consommait... sans modération !
Ces promenades sont actuellement en partie remplacées par le Parc des Berges inauguré en 2013 et la friche Henri Barbusse du Boulevard Héloïse.
Kiosque détruit.

Claude Monet : La promenade d'Argenteuil, soleil couchant (1872) Collection privée. voir Ici.
La friche Henri Barbusse sur le Boulevard Héloïse, située approximativement à l'emplacement de notre Kiosque à musique, a accouché d'une piste de Skateboard en 2013... voir Ici.

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publié par JeanMarc Jeu 6 Nov 2014 16:20

Quelques fêtes au Kiosque à musique et sur les Promenades d'Argenteuil :
Argenteuil. 21/5/1899 — Fête dimanche, lundi et mardi prochain, sur les magnifiques promenades en bordure de la Seine. Salves d'artillerie, concert instrumental, jeux divers pour garçons et filles, grand bal, illuminations.
24/8/1900 — Dimanche dernier, vers neuf heures et demie les habitants de la coquette ville d'Argenteuil ont été mis en émoi par l'arrivée inattendue d'un véritable régiment de pêcheurs à la ligne.
Une société comptant deux cent cinquante membres, Les Pêcheurs bondynois, s'étaient donné rendez-vous dans cette ville pour fêter le sixième anniversaire de sa fondation et avaient organisé un banquet suivi d'un concours de pêche et d'un concert au profit des pauvres de la commune.
A dix heures, le défilé a commencé. Six agents appartenant à la Société et portant une bande avec l'inscription «
Circulez», ouvraient la marche ; puis venaient la fanfare composée de quarante-deux membres appartenant également à la Société, les membres du comité, et finalement les pêcheurs avec leur gaule surmontée d'un petit drapeau.
Après le banquet, où de nombreux discours ont été prononcés le cortège s'est rendu sur les bords da la Seine,et le concours a commencé.
Disons tout de suite que la pêche a été peu fructueuse, mais que malgré cela les lauréats ont été nombreux.
Le concert, qui avait lieu au kiosque municipal, avait attiré beaucoup de monde ; la vente du programme ainsi qu'une quête faite parmi les assistants ont produit une somme de 75 francs.
A signaler l'originalité de cette Société qui possède une fanfare, et qui, par ses seuls moyens, possède un lot de pêche de 8 kilomètres sur le canal de l'Ourcq.
La Société est repartie le soir, accompagnée par la foule jusqu'à la gare.
7/10/1900 — Argenteuil (gare Saint-Lazare, gare da Nord, grande Ceinture). — Fête des vendanges, sur les magnifiques promenades de la ville. A 3 heures, concert vocal et instrumental par la Jeunesse lyrique d'Argenteuil et par les trompettes de l'Argenteuillaise. A 8 h. 1/2, retraite aux flambeaux, avec le concours de la Compagnie de sapeurs-pompiers, la Société de gymnastique la Fraternelle, l'Harmonie municipale et les Trompettes de l'Argenteuillaise. Brillantes illuminations, théâtres, bills, cirques, cafés-concerts, balançoires, ménageries, tirs, panoramas, manège, etc.
3/10/1903 Argenteuil — La fête des vendanges, qui se tient tous les ans sur les magnifiques promenades de la ville, s'ouvrira dimanche prochain, 4 octobre et se continuera jusqu'au dimanche suivant 11 octobre, jour de la clôture.
Ouverture de la fête par des salves d'artillerie. A 9 heures du matin championnat du monde d'aviron (un rameur) organisé par le journal l'Auto, avec le concours de la Fédération française et de la Fédération parisienne des Sociétés d'aviron. A 2 heures 1/2, au kiosque de la Ville, concert par l'Harmonie municipale. Lundi 5 octobre, à 2 heures, jeux pour les garçons et les demoiselles.
Pendant toute la durée de la fête : brillantes illuminations, grand marché au raisin, théâtres, bals, cirques, cafés-concerts, balançoires, ménageries, tirs, panoramas, manèges, etc.
7/6/1903 — Argenteuil (Saint-Lazare). Fête de la Pontecôte sur les magnifiques promenades en bordure de la Seine. — A 2 h., sur la piste de l'U.S.A. (boulevard Héloïse), grande réunion sportive interclubs et interscolaires, organisée par l'Union Sportive ArgenteuilIaise, sous les auspices de l'Union des Sociétés françaises de sports athlétiques, et de la municipalité d'Argenteuil. Pendant la réunion, concert par le Rally.Cor, société des trompes de chasse (directeur: M. Châtelas). — A 3 h., concert au kiosque de la ville par l'Harmonie municipale.
— A 9 h., grande retraite aux flambeaux. — Embrasement général de l'hôtel de ville et des promenades, avec nombreuses pièces d'artifice.
7/6/1931 — Argenteuil. Une grande kermesse mutualiste sera donnée cet après-midi sur les promenades de l'Ile ; fête gymnique, concert, théâtre de verdure, gala de boxe le soir, retraite aux flambeaux et feu d'artifice.

Formations musicales d'Argenteuil en 1908 :
Cercle choral municipal des Enfants d'Argenteuil, créé en 1876, dirigé par Sauvage, 28 exécutants ;
L'Argenteuillaise (trompettes), dirigée par Levesquau, 25 exécutants ;
Musique municipale, harmonie, dirigée par F. Guérin, 47 exécutants.
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