Kiosques à Musique

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JeanMarc
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Kiosques à musique de A à E
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Kiosques à Musique — Petits Plus

L'ISLE-EN-JOURDAIN - Le Kiosque et le Jardin public
(GERS)
L’unique représentation, encore que schématique, de la ville de l’Isle-Jourdain, avec ses fortifications encore debout est conservée grâce à un manuscrit du XVIIe siècle. On y voit que la cité est entourée de quatre bastions et d’une demi-lune, seules deux portes y donnent accès : la porte de Lectoure à l’ouest, en direction de la rivière de la Save et à l’opposé, au levant, la porte de Toulouse.
Les seigneurs Jourdain avaient commencé dès le XIe siècle, l’édification de cette enceinte, dans le même temps que la construction de leur château de la ville d’Ictium, laquelle devient par la suite L’Isle, en raison de son aspect insulaire entouré de ses fossés, puis L’Isle de Jourdain (parfois L’Isle-en-Jourdain et aujourd’hui L’Isle-Jourdain)
Au cours des guerres huguenotes, les églises lisloises sont les premières à subir les coups de boutoir des fanatiques religieux : en 1580, un notaire témoigne que dans la ville de L’Isle,
l'esglise collégiale Saint-Martin, les esglises de Saint-Ost, la Magdalaine, du Saint-Esprit et autres jusqu'au nombre de sept furent entièrement démolies en 1580 ; leurs propres lettres et documents livres de chescun bruslés et rompus.
En 1621, c’est au tour du Château et des fortifications : sous les instructions du duc de Mayenne qui y assiste personnellement à partir du 8 août 1621, le premier est rasé, le second est entièrement démantelé et les fossés sont comblés. (1)
Le même mois, le sieur François de Voisins, seigneur de Blagnac, capitaine d'une compagnie du régiment de Piémont, obtient par lettres patentes données au Camp de Montauban, que lui soit accordé l’emplacement des fortifications de L’Isle-Jourdain.
De leurs côtés, les religieux Franciscains vont récupérer les matériaux provenant des travaux de démolition desdites fortifications, lesquelles seront remplacées par des boulevards circulaires encerclant la cité.

Plan de L’Isle-Jourdain en 1846
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Dès 1581, le Chapitre tente de reconstruire l’église collégiale Saint-Martin — qui était antérieurement ornée de quatre tours d’angle et dont, curieusement, la Tour-beffroi, dotée ultérieurement d’une horloge, est restée préservée de la destruction — à l’emplacement où elle se situait avant sa démolition de l’année précédente, à savoir près de son cimetière qui longeait les murs et le bastion sud-est de la ville. Durant les années suivantes, à plusieurs reprises, la nouvelle collégiale est à nouveau dévastée puis reconstruite provisoirement, en partie sur les ruines de l’église et en partie sur l’ancien cimetière. (2)
En 1779, sur un projet de l’architecte Jean-Arnaud Raymond (1742-1811), appuyé par Loménie de Brienne, archevêque de Toulouse, le Chapitre décide la reconstruction de la Collégiale sur son emplacement originel, mais adossée à la Tour-Horloge toujours en place. Le nouvel édifice est achevé en 1785.

L'Isle-Jourdain - Esplanade escalier du des Fossés, Collégiale Saint-Martin et Tourelle — Entrée de la Promenade boulevard du Fort
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L’ancien cimetière est, à cette occasion, définitivement translaté et la collégiale provisoire, ou ce qu’il en reste, est rasée. L’espace ainsi libéré, appelé l’Esplanade, longeant d’un côté la nouvelle collégiale et surplombant, de l’autre côté, le boulevard du Fort, va être aplani et doté de trois escaliers d’accès à partir des boulevards.
Quatre rangées d’ormeaux y sont plantées dès les années 1840, comme l’atteste le cadastre napoléonien de 1846.

L'Isle-Jourdain - La Promenade (cliché Cyril, Cparama)
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Deux formations musicales vont accompagner la vie lisloise pendant de nombreuses décennies : la Fanfare de la Société Philharmonique, fondée en 1848 et la chorale La Lyre de l'Isle-en-Jourdain créée dès avant 1879. L’une comme l’autre se rendent fréquemment à des concours et festivals régionaux et participent aux fêtes et manifestations communales, notamment à la fête patronale lisloise de fin juillet-début août, ou encore lors des foires qui se déroulent les 19 et 20 de chaque mois.
A l’occasion du concours spécial de la race bovine gasconne qui a lieu précisément les 19 et 20 septembre 1897, un concours d'orphéons, de musiques d'harmonie et de fanfares est organisé à L’Isle-Jourdain. Afin de donner plus d’allure à ce festival, la municipalité acquiert un Kiosque à musique démontable, lequel sera régulièrement utilisé par la suite pour les concerts donnés sur l’Esplanade, dorénavant appelée
Promenade des Pyrénées.

En 1927, le conseil municipal, dirigé par Joseph Barthélemy (1874-1945), maire de 1920 à 1940 et Ministre de la justice de 1941 à 1943, décide de faire installer un Kiosque à musique en dur sur l’Esplanade, aidé en cela par un don de la veuve de Claude Augé (1854-1924), petit neveu du fameux Pierre Larousse qui, devenu comptable de la société de celui-ci en 1885, en sera nommé directeur général.

L'Isle-Jourdain - Kiosque de la Promenade — L'Esplanade, la Collégiale et le Kiosque à musique
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Ce kiosque à musique de forme octogonale est construit sur un soubassement en pierre, entouré d’un garde-corps en fer forgé ; ses colonnes de fonte supportent sa toiture zinguée ; un escalier de sept marches y donne accès.
Aujourd’hui, ce kiosque est toujours actif, la Philharmonique également. La promenade est devenue un parking à ciel ouvert et les arbres ont été abattus, seuls une dizaine ayant été conservés.
Kiosque toujours en place.

voir ici, L’Esplanade de L’Isle-Jourdain et son Kiosque, aujourd'hui.(1/3) (2/3) (3/3)

L'Isle-en-Jourdain - Le Kiosque et le Jardin public.jpg
L'Isle-en-Jourdain - Le Kiosque et le Jardin public.jpg (187.28 Kio) Vu 322 fois
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5 août 1798 — L’arbre de la liberté n’est pas du goût de tous les lislois !…
— 9 thermidor. On apprend que l’arbre de la liberté a été coupé à l’Isle-en-Jourdain, par un rassemblement qui, pour hymne, avait celui du Réveil du peuple, et pour dessein, celui d’insulter aux patriotes, à la liberté, aux institutions républicaines, et avec elles au gouvernement et à la constitution de l’an III. Par-tout où ce chant anti-civique s’est fait entendre, il faut craindre les mêmes excès, ils auront lieu tôt ou tard.
Auradé, commune du même canton, n’a pas voulu rester en arrière, et a imité le chef-lieu ; l’arbre de la liberté y a été mis en fagot. Comme nous annonçons ce crime, nous espérons en annoncer la punition.


26 juillet, 1er et 2 août 1886 — Fête patronale de L’Isle-Jourdain : la société Philharmonique et les deux Orphéons lislois en concert, ascension d’un ballon, feu d’artifice etc…
— Notre petite ville, ordinairement si calme, présentait hier 26 juillet une grande animation : le 23e régiment d’artillerie était de passage, revenant de Toulouse, après avoir fait un séjour d’un mois au camp de Ger, pour se livrer aux exercices de canon à longue portée. L’excellente musique de l’école d’artillerie qui accompagnait ce régiment, a voulu remercier la population lisloise de son sympathique accueil, en lui offrant un concert.
— Les fêtes de l’Isle-Jourdain sont fixées au 1er et 2 août prochain. Le programme des deux journées est des plus intéressants. Il comprend, outre les jeux et les réjouissances ordinaires, un concert par la Société Philharmonique et les deux Orphéons de la ville, l’ascension d’un magnifique ballon, un feu d’artifice, etc. Comme les année précédentes, la Compagnie du Midi organise, à l’occasion de ces fêtes, des trains de plaisir à prix réduit.


31 mai 1891 — Concert de la Philharmonique sur la place de la Mairie
— Concert public. Aujourd'hui dimanche, à 5 heures, sur la place de la Mairie, la Société Philharmonique de l'Isle-Jourdain, voulant faire entendre les morceaux récemment couronnés au concours de Pau, donnera un concert public dont voici le programme :
1. Rêve de Gloire, marche (Weber). — 2. La Basoche, fantaisie (Messager). — 3. Robert-le-Diable, grande fantaisie (Meyerbeer). — 4. Le Carillonneur de Bruges, ouverture (Albert Grisart). — 5. La Mascotte, mazurka (Audran).


L'Isle-Jourdain - L'Esplanade ou Promenade des Pyrénées
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19 et 20 mai 1897 — Concours d'orphéons, de musiques d'harmonie et de fanfares et concours spécial de la race bovine gasconne
9 mai 1897 — Un concours d'orphéons, de musiques d'harmonie et de fanfares aura lieu à l'Isle-en-Jourdain (Gers) les 19 et 20 septembre, à l'occasion du concours spécial de la race bovine gasconne qui doit avoir lieu en septembre prochain. La Commission d'études nommée au mois de mars dernier a terminé ses travaux, et le Comité général est en voie de formation.
4 juillet 1897 — Le concours d'orphéons, de musiques d'harmonie, de fanfares et de trompes de chasse organisé par la ville de l'Isle-Jourdain, avec l'appui de la Société musicale la Philharmonique aura lieu les 19 et 20 septembre prochain. Cette solennité comprendra : 1° concours de lecture à vue ; 2° concours d'exécution ; 3° concours d'honneur ; 4° concours d'ensemble pour les trompes de chasse. Ces différents concours auront lieu le dimanche 19 pour les orphéons et les musiques d'harmonie et le lundi 20 pour les fanfares et les trompes de chasse.
Le groupement spécial au concours d'honneur a été établi comme suit : 1e section : Sociétés d'excellence, de division supérieure et de 1e division, prix 300 fr. ; 2e section : Sociétés de la 2e et de la 3e division, prix 200 fr. Pourront participer à ce concours les Sociétés ayant remporté un 1e ou 2e prix d'exécution.
Un festival aura lieu le dimanche pour les orphéons et les harmonies, le lundi pour les fanfares ; les lauréats du concours d’honneur seront tenus de s'y faire entendre. Les adhésions seront reçues jusqu’au 20 juillet par M. Hubert Abadie, secrétaire général du Comité, à la mairie de l’Isle-Jourdain.

29 au 31 juillet 1911 — Programme des réjouissances de la Fête patronale de L’Isle-Jourdain
— L'Isle-Jourdain. Fête patronale. — Voici le programme des réjouissances qui auront lieu à l'Isle-Jourdain, à l'occasion de la fête patronale les samedi 29, dimanche 30 et lundi 31 juillet 1911 :
Première journée. — Samedi 29 juillet : à 9 heures du soir, brillante retraite aux flambeaux par la Société philharmonique ; pendant la retraite 100 bombes seront tirées.
Deuxième journée. — Dimanche 30 juillet : Au point du jour, salves d'artillerie annonçant la fête ; à 2 heures du soir, grand bal sous la halle splendidement décorée, orchestre de 25 musiciens ; à 5 heures, concert par la Société philharmonique sur la place Gambetta ; à 8 h. 30, embrasement général de la ville : à 9 heures, sur la place Gambetta, brillant feu d'artifice ; à 10 heures, sous la halle, reprise du bal, ouverture par la Société philharmonique ; à 11 heures, bataille de confettis et de serpentins ; à minuit, quadrille infernal avec embrasement ; à 2 heures du matin, grande farandole finale.
Troisième journée. — Lundi 31 juillet : A 9 h. 30 du matin, grandes courses de bicyclettes, locale, régionale et internationale. — L'excellente musique de l'Isle-Jourdain se fera entendre pendant les courses.
A 2 heures du soir, grand bal sous la halle ; à 5 heures, sur le canal de la Save, course de natation ; grande course aux canards, mât de cocagne horizontal sur la Save. Prix unique, un remontoir en nickel ; à 9 heures, reprise du bal sous la halle ; à 10 heures, bataille de confettis et de serpentins ; à 2 heures du matin, grand rondeau final clôturant la fête.
Avis divers. — Les marchands forains sont prévenus que les lance-parfums, ainsi que les boites de poudre, seront formellement interdits. Les confettis multicolores, les serpentins et pétales de fleurs seront seuls autorisés. Les marchands sont aussi prévenus qu'il ne sera pas perçu de droit de place, pour les deux jours de fête.


L'Isle-Jourdain - Kiosque de la Promenade — Vue aérienne de l’Esplanade, du Kiosque et de la Collégiale
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2 septembre 1934 — Concert de la Société Philharmonique dirigée par M. Bouesse
— Il n'est que juste de signaler l'effort poursuivi un peu partout pour élever le niveau des programmes et les rendre plus instructifs et plus attrayants. Voici, par exemple, celui que la société philharmonique de l'Isle-Jourdain a brillamment exécuté récemment, sous la baguette de son éminent directeur, M. H. Bouesse :
Iphipénie en Aulide, ouverture (Gluck) ; Le Crépuscule des Dieux, marche funèbre (Wagner) ; Divertissement en ré majeur, menuet (Mozart) ; Werther, fantaisie (Massenet) ; L'Arlésienne, suite (Bizet).

Formations musicales actives à l'Isle-en-Jourdain en 1909 :
La Lyre de l'Isle-en-Jourdain (chorale), direction Boyer, 35 exécutants ;
La Société Philharmonique (fanfare), fondée en 1848, président Perare, direction Favard, 50 exécutants.

(1) Lettre du Duc de Mayenne du 8 août 1621, demandant du renfort et des piques, tranches, pelles et paniers pour hâter la démolition du Château et des Fortifications de L’Isle-Jourdain.
Messieurs. Je suis en ceste ville de l'Isle par le commandement de la Cour de Parlement pour faire procéder aux desmolitions du chasteau et de toutes les fortifications, et j'y ai séjourné onze jours sans vous appeler. Mais à présent le trouvant nécessaire pour la grandeur de ces desmolitions, et les circonvoisins y ayant sans cesse travaillé despuis mon arrivée, je vous prie m'envoyer le plus de gens que vous pourrez avec picques, tranches, pelles et paniers, et il me suffira que vous m'y assistiez pendant trois jours au plus pourveu que ce soit avec grand nombre. Vous le pouvez en y constraignant et mandant ceulx qui deppendent de vostre juridiction. Je me le promets de vostre zelle à l'honneur de Dieu et au service du roy, et si vous y manquiez, vous me nécessiteriez avec regret de requérir contre vous.
Vostre bien affectionné à vous servir, Mayenne. A l'Isle-Jourdain le VIIIe Aoust 1621.

(2) La Collégiale Saint-Martin a été fondée par Jean XXII en 1318 ; elle fait suite à plusieurs églises qui se sont succédés pendant plusieurs siècles, mais qu’aucun document l’attestant ne vient corroborer.
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L'ISLE-SUR-LE-DOUBS - La Salle des Fêtes
(DOUBS)
L’Isle-sur-le-Doubs est composé des quartiers de la Rue sur la rive droite du Doubs, de l’Isle proprement dite enserrée par la rivière, et du hameau du Magny — appelé autrefois Uxelles — sur la rive opposée. Ces trois quartiers sont reliés par deux ponts traversés par la route Royale de Lyon à Strasbourg (rue maréchal Delattre de Tassigny), ouverte en 1734.
Le faubourg du Magny qui nous intéresse restera longtemps très peu habité, tout au plus cinq à six maisons du XIVe au XVIe siècle. C’est sur son territoire, le long de la route Royale le traversant, qu’est installé le Champ-de-Foire au XIXe siècle. Le marché public hebdomadaire du lundi est connu de temps immémorial à L’Isle-sur-le-Doubs, et quatre foires annuelles y sont instituées.
Le 30 décembre 1831, l’ordonnance royale n° 4002 autorise la tenue d’une foire, le troisième lundi de chaque mois, en lieu et place des quatre foires précédemment accordées.


Plan de L'Isle-sur-le-Doubs, hameau du Magny en 1832
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Le marché des céréales, qui se tenait à ciel ouvert sur une place de la Rue, est transféré provisoirement, en 1840, dans une halle couverte située dans l’ancienne maison Briot, quartier de l’Isle. Finalement, la municipalité décide de faire édifier une vaste Halle aux grains, le long du Doubs, dans le prolongement du Champ-de-Foire ; celle-ci est achevée en août 1858.
Le Champ-de-Foire accueille régulièrement des comices agricoles organisant des expositions de matériel, se clôturant immuablement par un grand banquet dans la Halle aux grains. La Fanfare municipale des Sapeurs-Pompiers, fondée en 1872, toujours sur la brèche, participe à ces manifestations.
Lors de la fête patronale L’Isloise qui se déroule généralement pendant la première quinzaine de septembre, de nombreuses baraques foraines envahissent le Champ-de-Foire où sont installés des jeux et attractions divers.


L'Isle-sur-le-Doubs - Faubourg du Magny : vue du Doubs et du Champ de foire, à droite, précédé de la Halle aux grains longeant la rivière — Le Champ de foire et son bassin
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Une salle des Fêtes municipale est construite le long de la Halle aux grains au début des années 1920 ; une salle de cinématographe y est aménagée.
A la suite d’une demande de la Fanfare municipale sollicitant un Kiosque à musique pour ses musiciens, le docteur Jules Métoz (1876-1954) — maire de 1910 à 1940 puis de 1945 à 1954 —, décide, lors de la séance du conseil municipal du 14 juin 1924, de
mettre ce projet à l’étude.
L’édification du futur Kiosque à musique, enfin approuvée par la municipalité, il est procédé à sa construction face à l’entrée de la Salle des fêtes.
Inauguré le dimanche 5 juillet 1925, ce kiosque de forme octogonale, accessible par un escalier de six marches, est bâti sur un soubassement de pierre entouré d’un garde-corps en fer forgé ; ses colonnes de fonte soutiennent sa toiture de zinc surmontée d’une lyre.

L'Isle-sur-le-Doubs - Place du Champ de Foire, le Kiosque à musique et la Salle des Fêtes — La fontaine et son bassin sur le Champ-de-Foire, Ecole de garçon à droite
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Le 24 mars 1938, la municipalité fait supprimer la fontaine-bassin du Champ de foire qui y était installée depuis le XIXe siècle.
Aujourd’hui, le Champ de foire, maintenant nommé place Aristide Briand, est transformé en un vaste emplacement de parking, tous ses arbres ayant été abattus à cette occasion. Une école maternelle a été construite derrière la Salle-des-Fêtes-Cinéma, et le Kiosque à musique toujours debout accueille encore l’Harmonie municipale, sauvée in extremis de la disparition, en 2015, à la suite de sa mise en liquidation judiciaire.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Le Champ de foire de L’Isle-sur-le-Doubs et son Kiosque à musique, aujourd'hui.(1/5) (2/5) (3/5) (4/5) (5/5)

L'Isle-sur-le-Doubs - La Salle des Fêtes.jpg
L'Isle-sur-le-Doubs - La Salle des Fêtes.jpg (136.99 Kio) Vu 300 fois
publié par Jean-Marc

18 août 1907 — Le Comice agricole de L’Isle-sur-le-Doubs qui se déroule sur le Champ de Foire se termine par un banquet donné dans la Halle aux grains, accompagné de la fanfare de M. Dormoy
— Le concours annuel du Comice agricole du canton de l'Isle-sur-le-Doubs, s'est tenu au chef-lieu, dimanche 18 courant.
Pour la première fois cette année, le comité du Comice avait spécialisé dans ce concours la race montbéliarde ; par le train de neuf heures, sont arrivée MM. les délégués du Herd Boock de cette race, venant se mettre à la disposition des éleveurs qui, possédant des animaux se rapprochant le plus de ladite race, jugeraient à propos de les présenter à l'inscription d'origine : trois taureaux appartenant à des propriétaires du canton, ont été admis à ce titre par cette commission spéciale et seront, en conséquence, prochainement immatriculés à la corne et à l'oreille.
Devant les halles, exposition habituelle de machines agricoles : battoirs à manège, herses, hache paille et concasseurs divers de la maison Japy frères et Cie, battoirs et tarares Millot, écrémeuse Villing, etc.
A onze heures, distribution en séance publique, des primes et médailles dans la salle 1e réunion de l'hôtel de ville.
A midi, banquet à la halle aux grains qui, à cette occasion, avait été superbement décorée. Le banquet a été très bien servi par le restaurateur Virot. (… discours)
Après ces quelques paroles, la fanfare a continué son concert, lequel a pris fin vers quatre heures et demie.
Avant de lever la séance, M. Meiner se faisant l'interprète de tous, a remercié les musiciens ainsi que leur chef, M. Dormoy, du concours empressé qu'ils ont prêté à cette réunion comitiale.

L'Isle-sur-le-Doubs - Place du Champ de Foire
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17 août 1924 — Concours du Comice agricole
— C’est le dimanche 17 août, qu'aura lieu le Comice agricole, à 8 heures du matin, dans notre commune. Un banquet auquel assisteront les dirigeants de l'office agricole et de nombreux parlementaires, suivra le concours et sera servi à midi à la Halle aux grains. Prix du repas, 12 francs. Se faire inscrire à la Mairie.

23 novembre 1924 — La musique municipale organise un bal dans la Salle des Fêtes lors de la Sainte-Cécile
— La Musique municipale fêtera sa patronne Sainte-Cécile le dimanche 23 novembre. Un banquet aura lieu à l’Hôtel Robert et y sont conviés tous les membres honoraires.
En cette circonstance, la musique donnera un bal Salle des fêtes à 20 heures.

5 juillet 1925 — Programme de l’inauguration du Kiosque à musique
— Dimanche 5 juillet, la musique municipale inaugurera officiellement son kiosque. A cette occasion, avec le concours de la société des Trompettes, et dès samedi soit, les fêtes commenceront par la retraite aux flambeaux. Dimanche, à 15 heures, place du Champ de Foire, concert, suivi de concours, courses, attractions diverses et fête foraine.
Nous sommes heureux de pouvoir communiquer le programme du concert :
1. Louis XIV, pas redoublé avec tambours et clairons, par Millot. — 2. Kermesse Walorme, scènes champêtres, par Delchevalerie. — 3. L’Arlésienne, en 3 suites, arrangée par Christol. — 4. Fantaisie sur Miss Heliett, arrangée par Boisson. — 5. L'Ange des concerts, grande valse, par Marsal. — 6. Paris-Belfort, avec tambours et clairons, par Farigoul.

5 juillet 1925 — Inauguration du kiosque par le chef de la musique municipale L’Isloise, M. Koller
— L'Isle-sur-le-Doubs. — Musique Municipale. — Comme nous l’annoncions dernièrement, l'inauguration du Kiosque a eu lieu dimanche après-midi.
Malgré le temps peu favorable une foule nombreuse était accourue et à 15 heures, le kiosque tout pavoisé et enguirlandé résonnait pour la première fois sous les accents du la « Marseillaise ». Après notre hymne national,
M. Koller, chef de musique, s’adresse à la municipalité :
Monsieur le Maire,
Messieurs les Conseillers municipaux,
J’ai l’honneur, en même temps que le grand plaisir de remettre à la municipalité de L’Isle, le kiosque que nous avons fait édifier.
Nous avons essayé de le rendre digne de notre cité, de ses habitants de la municipalité, toujours d’une générosité éclairée lorsqu’il s’agit du bien être et de l’agrément de tous.
En mon nom personnel et au nom de toute la musique, je remercie le Conseil municipal et toutes les personnes qui ont si largement contribué l’édification de ce beau kiosque.
M. le docteur Métoz, maire, répond en remerciant et en acceptant pour la ville le don qui lui était remis.
Après le concert qui était très bien exécuté, les jeux commencent, courses à pied, course à la grenouille, concours de grimaces etc...
A partir de 18 heures, manèges et bal animèrent le champ de foire jusqu'à une heure avancée de la nuit.

11 septembre 1926 — La fête patronale de L’Isle-sur-le-Doubs sur le champ de foire, concert au Kiosque à musique par la Musique municipale
— La Fête patronale. Déjà le mois de septembre est ébréché et voici la fête de notre petite ville. Depuis quelques jours, le champ de foire se couvre de nombreux manèges, cinéma, bal, tir, cirque, etc… Toutes les attractions sont du jour.
La Musique Municipale, se prépare à nous faire entendre quelques jolis morceaux dès samedi soir au kiosque.
Programme : Marche triomphale des Sports (L. Martin). — Mosaïque sur Faust (organisée par G. Morand). — Brindilles parfumées, polka (Turine). — L’Arlésienne, mazurka (Bizet). — Edelweiss, valse (Turine). — Lille en liesse, marche (Gadenne).

L'Isle-sur-le-Doubs - Place du Champ de Foire, l'Ecole de Garçons, la Salle des Fêtes et le Kiosque à musique — Le Champ de foire, la Halle aux Grains, la Salle des Fêtes et le Kiosque à musique
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17 septembre 1927 — Concert de la Fanfare d’Audincourt sur le Kiosque à l’occasion de la fête patronale de L’Isle-sur-le-Doubs. L’ami Dudu prend le relais des musiciens dans le banquet
— L’Isle-sur-le-Doubs : nos visiteurs. La fête patronale a été agrémentée par la visite de la Fanfare de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers d’Audincourt, qui avait choisi notre localité pour sa sortie annuelle.
A dix heures du matin, la Société défilait au son d'un pas redoublé et se rendait à l'Hôtel de Paris, où une délégation de la Fanfare de l'Isle l'attendait pour lui présenter ses sentiments de cordiales sympathies, et lui offrir un apéritif d’honneur.
A onze heures, après s’être inclinés devant le monument aux Morts, la Fanfare d'Audincourt se rendit au Kiosque, où M. Morfaux, premier adjoint, accompagné des membres du Conseil Municipal, vint saluer les musiciens au nom de la Municipalité, et en quelques paroles bien senties, les remercia de leur pensée généreuse pour les glorieux morts, et du beau programme annoncé.
Nombreuses sont les personnes qui se pressent place du Kiosque, pour entendre le programme suivant :
1. Louis XV, pas redoublé (trompettes et clairons), M. Millot. — 2. La Gerbe d’Or, pas redoublé, E. Sciupi. — 3. L’ouverture fantastique, A. Govaert. — 4. Algésiras, mazurka de concert, E. Sciupi. — 5. L’ombre, fantaisie sur l'Opéra de Ploton. A Planel. — 6. Salut au Président, pas redoublé. J. M. Champel.
Tous ces morceaux furent brillamment exécutés et très goûtés par les auditeurs qui ne ménagèrent pas leurs applaudissements au sous-chef conduisant avec art, en l'absence du chef retenu par un deuil récent, cette phalange d’artistes.
Deux gentilles jeunes filles offrirent alors au nom de la Municipalité et de la Fanfare de l’Isle, chacune une superbe gerbe de fleurs au chef, qui les remercia en les embrassant, pendant que les braves crépitent dans la foule.
A midi et quart, les musiciens partirent tambour battant au restaurant Vautherin, où un succulent déjeuner les attendait. Le repas fut des plus gais, et les membres de la fanfare de l’Isle, y assistant connue invités, contemplaient d'un œil d'envie cette société bien organisée, où l'ordre et la discipline sont encore respectés et suivis.
Au dessert, les chanteurs s’en donnèrent à cœur joie, jusqu'à l’ami Dudu qui fut dans l'obligation de passer les
27 couplets de « Lou Courbé et lou renaî », dont les refrains furent repris en chœur par les 60 convives.
Après un tour de fête, un bon dîner avec friture réunit à nouveau nos hôtes autour des tables du restaurant Vautherin. A onze heures du soir, gais et contents, ils s'embarquèrent dans les camions qui les avaient amenés, heureux d’avoir passé une bonne journée de sortie malgré la pluie maussade.

13 et 14 juillet 1928 — La fête nationale de L’Isle-sur-le-Doubs : concert sur le Kiosque et Jeux divers
— Vendredi 13 juillet. A 20 h. 45, salves d'artillerie ; retraite aux flambeaux par les sociétés locales : compagnie de Sapeurs-pompiers, Fanfare de trompettes, Société de P.M. « La L’Isloise ».
A 22 heures. — (A l’issue de la retraite) Grand Bal populaire gratuit Place du kiosque.
— Samedi 14 juillet. A 6 h. 30, réveil en fanfare, salve d’artillerie.
A 8 heures : distribution de viande aux indigents.
A 16 h. 30 : Réunion des sociétés locales devant les Halles. Défilé.
A 16 h. 45 : Place du Monument, remise solennelle de médailles militaires.
A 17 h. : Place du kiosque : remise de quatre plaquettes et diplomes de la Fondation Carnegie.
A 17 h. 30. — Place du champ de foire : Concert par la Fanfare des Trompettes ; Présentation de la Société de P.M. « La L’Isloise » ; Leçon d'Education physique. Course à la brouette, courses aux oeufs, sauts, lancement du Poids, Jeu du Mitron, Jeu de Ciseaux, concours de vélos fleuris.
A 18 h. 15 : Match de basket-ball entre les équipes I et II de la « L’Isloise ».
Le Soir. — Illumination des édifices communaux. Grand bal place du Champ de foire.

14 septembre 1930 — Fête patronale : attractions foraines et jeux sur le champ de foire
— De nombreuses attractions s’installent au Champ de foire pour la fête patronale de dimanche prochain : luges, manèges d’autos pour grands et pour petits, bals, tirs, chevaux de bois etc… Il ne manquera, certes, pas d’amusements pour divertir tout le monde.
De plus, cette année, la foire de septembre correspondra au lundi de la fête, ce qui ne manquera pas d’amener une grosse affluence de visiteurs ce jour-là.


14 septembre 1930 — Chaque mois, la foire de L'Isle-sur-le-Doubs se déroule sur le Champ-de-Foire
— La Foire de septembre. Attirée par le lendemain de la fête, une foule nombreuse envahissait dès le matin le Champ de foire. Forains habituels et choix important de matériel agricole. Bétail très abondant. Tout contribue à faire de cette foire une des plus importantes de l'année.
Le prix des bêtes de race bovine va en s’accentuant :
Vaches : 4.000 à 4.800 ; Génisses : 3.000 à 3.500 : Bœuf pour la boucherie : 650 à 670 les 100 kilos sur pied ; Veau : 9 francs le kilo sur pied ; Porc 5.25 à 5.50 le demi kilo net.
Au marché aux petits porcs la vente est faible mais les cours se maintiennent. On cote :
Porcelets de six semaines 530 francs à 600 francs la paire.
Porcelets de 3 à 4 mois : 680 à 800 francs la paire.
Aux Halles, les premières pommes de terre du pays font leur apparition et se vendent de 12 à 14 francs le double décalitre ; Blé 35 francs le demi décalitre.
Volailles. Poulets, 25 à 35 francs ; Poules, 20 à 25 francs ; Canards, 18 à 20 francs ; Oies, 45 à 50 francs ; Lapin, 7 francs le demi-kilo.

Une seule formation musicale attestée à L’Isle-sur-le-Doubs en 1909 : La Fanfare des Sapeurs-Pompiers, fondée en 1872, dirigée par M. Dormoy avec 38 exécutants.
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JeanMarc
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LITTRY-LES-MINES - Le Jardin Public
(CALVADOS)
Le premier puits d’extraction houiller foncé à Littry, en 1743, en précède l’ouverture d’une vingtaine d’autres répartis sur plus de dix fosses. Une de celle-ci, la Fosse de la Machine à Feu, exploitée de 1749 à 1760, se situe le long de la Grande route d’Isigny à Bayeux par la mine (future rue de Bayeux).
Contigu à cette fosse, la Direction des mines fait construire ses bâtiments administratifs dans un enclos disposant d’un vaste terrain. Une pompe, permettant d’extraire les eaux d’infiltration des différents puits, est installée dans un bâtiment situé au centre de l’Enclos de la Direction des Mines.
La pompe ayant été transférée par la suite, près des zones des nouveaux puits créés, le bâtiment de celle-ci est converti en 1803-1804, par l’adjonction d’une tour surmontée d’un clocheton, en une Chapelle que les lystriens du Bourg de la Mine appelaient de leurs vœux depuis fort longtemps, l’église principale étant située à près de trois kilomètres de distance.

Littry-les-Mines - La Chapelle vue de la Place du Marché — Place de l'ancienne Direction des Mines et la Chapelle de la Mine
Image

Le Bourg de la Mine s’étant considérablement développé avec l’arrivée de nombreux ouvriers, et l’installation d’artisans de toute espèce, d’horlogers, de charrons, de maréchaux, d’épiciers, d’un pharmacien, d’aubergistes, de cafetiers, de marchands de denrées et comestibles sans oublier un notaire et le vicaire attaché à la Chapelle, la municipalité y constate l’absence d’un Marché devenu indispensable.
Aussi, le 30 mai 1822, Philippe Guillaume Lance (1769-1852), maire de Littry de 1821 à 1827 puis de 1834 à 1852, Directeur des mines de 1836 à 1852 (à la suite de Pierre-Olivier Noël de 1784 à 1836), sollicite-t-il le ministre de l’intérieur et le sous-préfet du Calvados, afin d’obtenir l’autorisation d’implanter un
Marché de grains, de comestibles, d’autres denrées et de bestiaux qui se tiendrait le jeudi de chaque semaine.
L’emplacement envisagé pour cette installation est situé aux abords de la Fosse de la machine à feu à présent inexploitée et bientôt recomblée, le long de l’Enclos de la Direction des Mines, près du Carrefour des Mines : le terrain guigné par la municipalité appartient aux dames Gouesmel et Savari qui possèdent 9 perches de terres labourables, closes de haies et de fossés, faisant angle aigu dont le sommet touche au Carrefour des Mines, les côtés bordent au couchant la Grande route de Balleroy, au Levant la rue des Ecoles et la base longe les propriétés des sieurs Gournai et André.
Seul problème à ce projet : l’absence de trésorerie de la municipalité pour son financement. Qu’à cela ne tienne ! La Direction des Mines, grand seigneur, propose d’acquérir les terrains Gouesmel-Savari et d’avancer les sommes pour l’installation du marché ; les Mines s’engagent à en rétrocéder la propriété à la Commune, dès que ses finances le permettront.
Cette acquisition a lieu devant notaire le 8 septembre 1822.

Plan du Bourg de Littry-les-Mines en 1824
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Par ordonnance royale du 23 juin 1823, la commune de Littry obtient l’autorisation d’installer son marché sur l’emplacement que la direction des mines vient d’acheter, faisant face à la Chapelle du bourg. Le terrain une fois déblayé, nivelé et aplani, une halle et un bureau des poids et mesures y sont construits et l’inauguration de la Place du Marché a lieu le 2 octobre 1823.
Sept loges boutiques destinées aux premiers besoins du marché sont aménagées en 1824 sur la
Berne des Ecoles, avec adossement au mur de clôture de l’enclos de la Direction des Mines, avec l’autorisation de cette dernière.
Et comme l’avait promis la Direction des Mines, celle-ci rétrocède la Place du Marché à la commune, par délibération du conseil municipal du 26 juin 1925, moyennant le remboursement des sommes que ladite Direction a engagées depuis 1822, à savoir 1954 frs 38 et 541 frs 41. La cession par elle-même est évaluée à 125 francs en tout et pour tout.
Une bonne affaire tout de même pour l’acquisition de 9 perches de terrain !

Littry-les-Mines - Le foirail de la place du Marché — Marché de la Mine le jour du Concours (cliché Babs, Cparama)
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La Société Philharmonique de Littry, fondée dès 1828, est la plus ancienne des formations lystriennes connues. Comptant jusqu’à 60 musiciens, elle se fait entendre à chacune des foires mensuelles et lors des festivités organisées dont l’inévitable Sainte-Barbe du deuxième dimanche de mai, la louerie des domestiques du second jeudi de juillet et la fête de Saint-Germain de la première semaine août.

Après un siècle d’exploitation intensive, les ressources minières de Littry sont épuisées et la Compagnie des mines dont le siège se trouve rue Saint-Honoré à Paris, dirige, à partir de 1840, l’extraction du bassin de Fumichon sur La Folie et Saint-Martin-de-Blagny, communes limitrophes de Littry.
Alors que la production des années 1830 s’élevait à 50.000 tonnes par an, celle-ci passe, sur le site de Fumichon, à 12.000 tonnes en moyenne dans les années 1860. La situation ne faisant que se dégrader (1876 11.903 tonnes ; 1877 : 18.970 tonnes ; 1878 : 5.871 tonnes ; 1879 : 5.317 tonnes ; 1880 : 4.445 tonnes), les mines sont abandonnées et la Compagnie des Mines de Littry, présidée par M. Pottier, est mise en liquidation. Son dernier directeur d’exploitation, Octave Tarnier aura dirigé l’exploitation de 1855 à 1880.
L’affaire proposée à la vente sur licitation pour le 29 mai 1880, au prix de 250.000 francs, n’ayant pas trouvé preneur, une seconde adjudication est placardée dans de nombreux journaux en juin, annonçant la vente à un prix réduit à 80.000 francs pour le mois suivant.
C’est le sieur Frédéric-Armand Rouxeville, treillageur et fabricant de châssis, demeurant 50 rue Crozatier à Paris, qui s’empare finalement des Houilles de Littry, de la concession, de l’ensemble des terrains, des bâtiments et du matériel d’exploitation.

Littry-les-Mines - Annonces foire annuelle de la Sainte-Barbe 24 mai 1843 — Vente sur licitation des terrains, bâtiments et matériels d’exploitation des mines de Littry du 29 mai 1880 — Nouvelle tentative de vente à prix réduit en juillet 1880 (annonce du 22 juin 1880)
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Rouxeville, qui renonce à relancer l’exploitation minière, commence aussitôt le dépeçage en règle des bâtiments qu’il vient d’acquérir, afin d’en récupérer les matériaux, notamment sur la Chapelle.
Charles Laloë, maire de 1862 à 1900, s’émeut de cette situation et, ayant toujours en vue la perspective d’accroître la superficie de la Place de son marché-foirail — jusqu’alors, afin de satisfaire aux nombreuses et imposantes foires aux bestiaux et loueries, la municipalité est contrainte de prendre en location un herbage d’un hectare situé à cinq cents mètres de la Place du Marché —, entame des négociations le 15 février 1882 auprès de Rouxeville, dans le but d’acquérir l’emplacement et les bâtiments de l’ancienne Direction des Mines.
Le Conseil municipal qui rechigne à débourser les 55.000 francs que Rouxeville exige, finit par accepter le 7 avril 1882, grâce à la promesse du baron Henri Gérard, député du Calvados, de participer pour 5.000 francs à cette acquisition. La cession a lieu à effet du 1er mai 1882. (1)
La municipalité acquiert ainsi les lots cadastrés n° 716 à 721, d’une contenance d’un hectare 36 ares et 30 centiares, incluant les Bâtiments de l’ancienne Direction, le Jardin de ladite direction et ses grilles et la Chapelle délabrée dont on a commencé à soustraire
bois, blocs de pierre, cloche et horloge. Rouxeville se réserve toutefois la propriété de la pompe du jardin avec son ange, des bancs et échelles du jardin, de la serre et des barrières et grilles du jardin, lesquelles sont celles qui ferment la cour d’honneur.
Dès cette acquisition, la municipalité fait procéder à l’agrandissement de la place du marché ; un premier devis de 5.000 francs est dressé, le 6 juillet 1882, pour ces travaux et pour la réfection de l’entrée de la Chapelle.

L’ancien jardin de la direction qui est entretenu depuis 1869 par René Capel, va être, sans engager trop de frais communaux, transformé en jardin public. En 1891, le conseil municipal se fend de l’installation d’un bassin pour 72 francs 50 et, à partir de cette date, la municipalité consacre, chaque année, pour l’entretien dudit jardin, une somme de 100 francs, réduisant même celle-ci à 50 francs en 1897, puis 40 francs en 1903…

Littry-les-Mines - Place de l'ancienne Direction des Mines et la Chapelle, vue depuis le Jardin Public. (la place visible sur ce cliché sera affectée à la construction de la nouvelle chapelle)
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Le 1er octobre 1903, le Conseil municipal, dirigé à présent par Edmond Dillée (1852-1920), maire de 1900 à 1920, décide, toujours dans le but d’agrandir la place du Marché, que la Chapelle qui obstrue ledit marché, sera démolie et reconstruite, par voie d’adjudication. La nouvelle Chapelle, sera érigée sur la place de la Direction, le long du Jardin Public, permettant de dégager un large parvis nécessaire pour les foires et marchés.
Le 29 juin 1904, l’architecte Aristide-Marie Bessèche présente ses plans et devis au conseil municipal ; le chiffrage des travaux à réaliser est arrêté à 34.160 francs. Le financement sera assuré par une souscription des habitants pour 6.323 francs, de M. Aimé Labbey pour 12.000 francs, du baron Gérard pour 3.000 francs, de divers autres pour 1.725 francs et du conseil municipal pour 10.000 francs. Le solde manquant de 1.112 devra être comblé par la baisse du prix de l’adjudication des travaux et par la vente des matériaux récupérés lors de la démolition de l’ancienne chapelle.

Littry-les-Mines - L’ancienne Chapelle de la Mine et la Place du Marché ; au fond, le Jardin public et l’emplacement de la future Chapelle — La place du Marché et la nouvelle Chapelle après suppression de l’ancienne
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La nouvelle Chapelle des Mines est inaugurée en 1906 et aussitôt, une adjudication est lancée, le 9 janvier 1907, pour procéder à la démolition de l’ancienne. Le sieur Vinard en est chargé, moyennant 540 francs, et les matériaux récupérés sur cette destruction seront vendus 1549 francs.
Curieusement le traitement du curé de la Chapelle, Armand Lemasquerier, d’un montant annuel de 400 francs, sera, pendant des années, maquillé sous le titre de
binage de la chapelle dans les comptes du conseil municipal, selon le souhait exprimé lors de la séance municipale du 6 juin 1906.

Les bâtiments de l’ancienne Direction des mines, devenus locaux municipaux, sont, pour la plupart loués à des particuliers, l’un d’eux est notamment affecté au Bureau des Postes et Télégraphes en 1906, le long de la travée menant au Jardin public et à la Chapelle.

Littry-les-Mines - La Chapelle, le Jardin public et le bureau des Postes et télégraphes — La nouvelle Chapelle et le Jardin public
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Les sommes consacrées à l’entretien du Jardin public, de 1908 à 1910, toujours dérisoires (cent francs par an), et la décision prise par le conseil municipal du 1er avril 1910, d’engager un Jardinier rémunéré à la journée, le temps nécessaire aux tâches à effectuer, ne permettent cependant pas de faire des miracles. René Capel, toujours responsable de cet entretien depuis plus de cinquante ans, est aidé par son fils Emile, fleuriste, lequel est chargé le 7 mars 1911, de fournir les plantes nécessaires pour le Jardin Public ; mais cela n’empêche pas la Société d’horticulture de Cherbourg, dans un article qu’elle consacre en 1913 au Jardin public de Littry, de faire quelques commentaires peu amènes :
A 14 heures, nous remontâmes en voiture, et en route pour Littry où nous avons visité ce que l'on appelle le jardin public. Ce jardin, de peu d’importance, comme d'ailleurs la localité dont il dépend, ne présente rien de remarquable autre qu’il est entretenu depuis 54 ans par un brave homme, M. Capel René, qui, malgré son grand âge, apporte le plus grand dévouement à l'accomplissement de sa tâche.
Le jury lui a accordé la note 4 ou « bien » en récompense de sa qualité de vieux et dévoué serviteur. A côté de ce jardin, se trouve celui du fils de Capel, qui se présente comme horticulteur.

Le Kiosque à musique du Jardin Public
En dépit de cette critique, le Jardin public accueille régulièrement les concerts organisés par Société Philharmonique, dirigée depuis 1893 par Auguste Le Coustey, lequel sera encore à sa tête lors du centenaire de cette phalange en 1928.
On ne connaît pas précisément la date à laquelle le
Kiosque à musique de Littry est construit dans le Jardin Public, les registres du conseil municipalité n’en faisant mention à aucun moment. On peut tout au plus, au vu de l’unique cliché ancien le représentant, situer son édification vers 1920-1925.
De forme octogonale, sa structure est en bois et sa toiture est recouverte d’ardoises. Il a ultérieurement été reconstruit avec un soubassement en pierre.


Le monument aux morts de 1914-1918
Il nous faut dire un mot d’Aimé Labbey (1845-1919), lystriens, installé comme négociant en soiries à Paris, demeurant au 86 bld Malesherbes et devenu un mécène pour sa ville natale. Nous avons déjà parlé ci-devant de sa généreuse participation à la reconstruction d’une nouvelle chapelle. Le 29 janvier 1917, il dresse son testament holographe, déposé en l’étude de Maître Albert Père, notaire à Paris, contenant un legs rédigé en ces termes :
« Je donne et lègue à la Commune de Littry une somme de cent mille francs et une somme de cinquante mille francs, cette dernière somme devra être affectée à un monument aux morts de la guerre de mille neuf cent quatorze, les noms devront être gravés dans la pierre. »
Aimé Labbey étant décédé le 6 août 1919, le conseil municipal décide, dès le 5 novembre que le futur monument aux morts, en partie financé par le legs de M. Labbey, sera édifié sur la Place de la Mine, sur le parvis de la Chapelle. Le sculpteur Auguste Maillard (1864-1944) signe un marché avec la municipalité, le 18 juin 1920, pour créer une œuvre monumentale en bronze, pour 35.000 francs : la fonte sera réalisée par Eugène Rudier. L’entreprise Brault se charge du soubassement et du socle pour 19.013 frs. 15 ; la maçonnerie et la pose est réalisée par l’entreprise Martin pour 4.182 frs. 67 sous la surveillance de l’architecte Xavier-Désiré Tranchefort (1869-1927), moyennant 1.230 frs. 79. Le coût total du monument s’élève à 65.284 frs 51 et la souscription publique à 11.581 francs.
L’inauguration de celui-ci a lieu le 21 août 1921.
Une grille de protection est installée, moyennant 2.554 francs, le 24 février 1922.

Le buste d’Aimé Labbey
La famille Labbey ayant offert, le 7 juin 1922, à la mairie de Littry, le buste d’Aimé Labbey, réalisé par le sculpteur E. Fournier, le Conseil municipal décide, le 18 octobre, d’ériger cette sculpture dans le Jardin Public. Un piédestal est commandé dont le coût s’élève à 3.176 frs 61.
Le monument est inauguré le 19 août 1923.

Littry-les-Mines - Le Monument aux morts, la Chapelle des mines et le Jardin Public — Buste d'Aimé Labbey dans le Jardin Public
Image

Lors de la séance du conseil municipal du 13 novembre 1925, Emile Capel (le fils) qui est adjudicataire de l’entretien du Jardin Public et du monument, demande une augmentation ; celle-ci est très mal accueillie, puisque le sieur Capel a déjà obtenu une augmentation rétroactive à compter du 1er janvier 1925 ; aussi, le conseil municipal décide de rechercher un nouvel adjudicataire pour le 1er janvier 1926.
En 1925, la rémunération annuelle pour ce service est de 400 francs, alors qu’un jardinier perçoit, dans le même temps, pour les années 1925 et 1926, un traitement annuel de 3.600 francs.
Finalement, le 12 octobre 1927, le conseil municipal décide qu’Emile Capel continuera l’entretien pour le même prix, 400 francs, et qu’il devra, en outre, fournir à l’école dentellière,
quelques fleurs pour l’entretien des parterres.

Le 23 janvier 1969, les communes de Littry et du Molay fusionnent pour former Le Molay-Littry.
Le monument aux morts a été transféré du parvis de la chapelle pour être placé à l’arrière de celle-ci, à l’entrée du Jardin public, dans les années 1960.
La Chapelle est toujours existante aujourd’hui tout comme le Jardin public et son Kiosque à musique. Le bureau des Postes a été déménagé dans de nouveaux locaux, routes de Tournières, en 1941.
En 2016, une aire de jeux pour enfants a été aménagée dans le Jardin public avec un groupe de balançoires, une nacelle, un gyrostat, un ressort et un tape-cul.
La Société Philharmonique des Mines de Littry, bientôt bicentenaire, est toujours active.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Jardin public de Littry-les-Mines et son Kiosque à musique, aujourd'hui. (1/6) (2/6) (3/6) (4/6) (5/6) (6/6)

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publié par Jean-Marc

8 mai 1842 — Fête de Sainte-Barbe à Littry
— Fête de Littry. Dimanche dernier a eu lieu la fête de la Sainte-Barbe, le temps quoique incertain, n’avait point empêché les habitants de Bayeux, de Saint-Lo et surtout des bourgs de Balleroy, Trévières, Cerisy et de Tilly-sur-Seulles de s’y rendre. — Dès le matin, toutes les maisons étaient pavoisées des couleurs nationales. La grand’messe a été célébrée par M. Michel, grand vicaire, assisté de M. le curé de la Cathédrale. — Tous les plaisirs s’étaient donné rendez-vous : manège, jongleurs indiens, etc. ; mât de cocagne où les mineurs de l’endroit ont, avec une étonnante agilité, enlevé les prix. — Cette réunion champêtre s’est terminée par des danses, un feu d’artifice et une illumination générale.

9 mai 1869 — Assemblée de la Sainte-Barbe. Une estrade est montée pour le concert de la musique
— Le maire de la commune de Littry informe le public que la belle assemblée dite Sainte-Barbe, qui se tient chaque année au Bourg des Mines aura lieu le dimanche 9 mai prochain. Programme :
A 8 heures du matin, messe militaire ;
A 4 heures d’après-midi, course aux ânes, parcours 1kilomètre aller et retour.
1er prix 15 francs ; 2e prix 10 francs ; 3e prix 5 francs.
Immédiatement après, exercice du Mât de Cocagne ;
Il y aura ensuite différentes variétés d’amusements pendant lesquels on entendra la musique du lieu, qui comme d’usage, sera placée sur une estrade au milieu de l’assemblée.
A la fin du jour, un feu d’artifice des plus variés sera tiré sur la place, par le sieur Le Bas ;
Le soir, grande illumination aux lanyernes vénitiennes et aux verres de couleur.
La foire qui se tient au même lieu chaque année, aura lieu le jeudi 27 mai courant.
Le Maire, Laloë.

8 juillet 1880 — Louerie de domestiques
— Le Maire de la commune de Littry informe le public que la Louerie de domestiques établie annuellement à Littry, au bourg des mines, le deuxième jeudi de juillet se tiendra cette année le jeudi 8juillet prochain.
En raison de l’importance de la Louerie et afin d'éviter l'encombrement sur les places et dans les routes, le marché aux bestiaux se tiendra dans le même emplacement de la foire du dernier jeudi de mai, et par dérogation aux arrêtés existants, la vente aura lieu aux heures suivantes :
A 6 heures du matin, pour les veaux de lait et les vaches de toutes espèces, et à 6 heures et demie pour les porcs et les moutons.
Littry, le 15 juin 1880, Charles Laloë.


29 mai 1892 — Assemblée Sainte-Barbe à Littry ; concert de la Société Philharmonique place de la mairie (place du marché)
— Assemblée Sainte. Littry. Cette assemblée, une des plus belles et des plus suivies des environs, se tiendra au bourg de la Mine, le dimanche 29 Mai prochain. Programme de cette fête :
Messe et vêpres en musique, à la Chapelle.
De 4 heures à 5 heures ½ du soir, l'excellente Société Philharmonique de Littry exécutera, sur la place de la Mairie, les morceaux suivants de son répertoire :
1° Allegro militaire. Mullot. — 2° Stéphanie, gavotte. Gibulka. — 3° La première pomme, mazurka. Bléger. — 4° Fantaisie, polka. X. — 5° Général Hoche, marche. Kling. — 6° Le Moulin, quadrille. X.
A 6 heures, Mât de cocagne, baptême du tropique, baiser de la tuile, casse-cou, etc.
Au défaut du jour, il sera tiré un Feu d'artifice très varié qui sera suivi d’une retraite aux flambeaux et aux lanternes vénitiennes.
Il ne sera perçu aucun droit de terrage.


26 mai 1895 — Concert de la Sainte-Barbe place de la mairie (place du marché)
— Assemblée Sainte-Barbe. Le dimanche 26 mai prochain. — Programme :
Le samedi 25, l‘annonce en sera faite par des salves d'artillerie.
Le dimanche 26, nouvelles salves. — A 10 heures, messe à la chapelle, avec le concours de la Société Philharmonique el de l’Union Chorale ; à 3 heures, vêpres en musique.
Immédiatement après les vêpres, amusements variés : Régates, mât de cocagne, baptême-du tropique, pêche en Californie, lanterne de Diogène, baiser de la tuile, casse-cou, etc...
A 5 h. ½, concert sur la place de la Mairie, par la Société Philharmonique.
1° Le Grondeur, allegro. Gurtner. — 2° Ouverture fantastique. Govaert. — 3° Theresen, valse. Carl Faust. — 4° Retsiem, fantaisie. Meister. — 5° Marche indienne. Sellenick.
Le soir, illumination de la Mairie, et tir d'un brillant feu d’artifice ; retraite aux flambeaux avec le concours de la musique.
Les habitants du bourg de la Mine sont instamment priés de pavoiser et d'illuminer.
Il est rappelé que le jour de la fête Sainte-Barbe, il n'est perçu aucun droit de terrage pour les cirques, curiosités, tirs, loteries et jeux autorisés.


4 août 1895 — La fête Saint-Germain à Littry (fête patronale)
— La fête Saint-Germain. Décidément à Littry l’on s'amuse : le 28 juillet, c’était une kermesse ; le 4 août, c’était la fête patronale.
L‘Union Chorale a rivalisé d'entrain avec la Société Philharmonique pour donner le plus d‘éclat possible à cette réjouissance.
Quoique la pluie soit venue interrompre le feu d’artifice, la journée s’est très bien passée et à la sortie du banquet présidé par M. Laloë, maire, qui malgré son grand âge est toujours solide au poste, chacun se disait à l‘année prochaine.
L’Union Chorale sous la direction de M. Le Coustey, a chanté à la messe et aux vêpres avec on ne peut plus de justesse ; un O Salutaris pour baryton et mezzo soprano a été fort gouté du public.
Deux charmantes quêteuses, Mlles Jeanne de Beaumorel el Hélène Ledent, conduites par MM. Fleuret et Lemoigne, ont fait la part des pauvres.
L’après-midi, la foule se pressait aux jeux et amusements : Pensez donc des régates à Littry !
Mais le clou de la fête était certainement le concert donné par la Société Philharmonique, sous l'habile direction de son chef ; elle n’a pas faibli à sa réputation et le second morceau qu’elle a exécuté, la Couronne d’or, nous a permis d’entendre un soliste de premier ordre, M. Poidevin, dont l’autre dimanche nous avions déjà constaté le talent d‘organisateur.
En somme, jolie fête, beaucoup de monde, de gaîté et d'entrain.


31 juillet 1898 — Concert de la Société philharmonique lors de la fête patronale Saint-Germain à Littry
— A l’issue des vêpres qui auront lieu à 3 heures et demie, concert par la Société Philharmonique sur l’emplacement où se tiendra la fête :
1. Allegro de Concert. X. — 2. Ouverture fantastique. Govaert. — 3. Les cloches de Corneville, Planquette. — 4. La berceuse de Jocelyn. Godard. — 5. Sélection sur les motifs. Mendelssohm. — 6. Champagne, polka chantée. Tourneur.


5 juillet 1903 — La Société Philharmonique de Littry remporte quelques beaux succès au concours musical malouin
— Concours musical de Saint-Malo du 5 juillet 1903 : la Société Philharmonique de Littry et ses 60 exécutants, classés en 2e division, 1e section, remporte le 1er prix ascendant, avec palme de vermeil et félicitations du jury en lecture à vue et en exécution. Elle obtient un 1er prix au concours d’honneur avec une prime de 200 francs.

23 mai 1906 — Les foires de Littry sont tout sauf insignifiantes ou négligeables !
— La foire de la Mine. A la foire qui a eu lieu jeudi dernier, il a été amené 712 bêtes à cornes, 180 veaux gras, 170 porcs gras, 20 taureaux, 200 petits porcs en cage, 15 chevaux, 10 ânes. Au total 1.307.

21 août 1921 — Inauguration du monument aux morts
— L’inauguration du monument aux enfants de Littry morts pour la Patrie aura lieu le dimanche 21 août courant. A 9 h. 30, réception à la mairie des autorités et des invités. A 10 h., à l’église, service funèbre avec le concours de la Société Philharmonique de Littry et la subdivision des Sapeurs-Pompiers. A 12 h. 30, à l’Hôtel-de-Ville, banquet par souscription.
A 15 h.30, remise du drapeau offert par la municipalité à la Section des mutilés et anciens combattants de Littry et de médailles d’honneur aux sapeurs-pompiers.
A 16 heures, Inauguration du monument ; pendant l'inauguration, la Société Philharmonique donnera l’audition des morceaux suivants :
Mors et Vita, Gounod. — Marche funèbre, Chopin. — Invocation, X. Leroux. — Grande Marche triomphale, Vanremoorlel. — La Victoire ou la Mort, Chomel. — La Marseillaise.


11 novembre 1921 — Fête de l’armistice à Littry : Bal et cortège au monument
— Pour fêter l'anniversaire de l'armistice, la Société Philharmonique de Littry organise un bal public le vendredi 11 novembre sous la halle, à 8 heures du soir. Entrée, 3 fr. 50 par personne.
A l'occasion de l'anniversaire de l'armistice, la section des mutilés et anciens combattants de Littry se rendra en cortège le dimanche 13 courant, déposer une couronne au monument des morts de la grande guerre.

Littry-les-Mines - Le monument aux morts et la Chapelle — Le Monument sur la Place du Marché
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2 juillet 1922 — Grand concert dans le jardin public de Littry
— Un grand concert, organisé par la Société Philharmonique, sera donné le dimanche 2 Juillet, dans le jardin public de Littry, à 14 h. 30, avec le concours de M. Charles Lemaitre, poète-chansonnier normand, M. Marcel Ducour, comique, M. Henri Gosselin. Monologuiste. Le piano d'accompagnement sera tenu par M. L. Marie.
Une quête sera faite au profit de la caisse des écoles. Prix des places 5 frs. par personne.
Gratuit pour les membres honoraires. On trouve des billets chez M. Asselot, bijoutier.

3 décembre 1922 — Concert de la Société Philharmonique de Littry dans la Chapelle de la Mine
— La société Philharmonique de Littry célébrera la fête Sainte-Cécile le dimanche 3 décembre à la messe de 10 h. 30, à la chapelle de la Mine. Elle donnera l'audition des morceaux suivants :
Adagio, symphonie pathétique. Beethoven. — Le Rocher fantôme, ouverture. Staz. — Mélodie religieuse. A. Le Coustey. — Marche originale. Maquet.


19 août 1923 — Inauguration du buste d’Aimé Labbey dans le Jardin public
— Dimanche 19 août grande fête organisée par la municipalité et la Société des Mutilés de Littry.
Programme : A 13 h. 30, salves d'artillerie ; à 14 heures, courses de bicyclettes, réservées aux amateurs de Littry et des communes limitrophes ; à 15 h. 30, concours et défilé de voitures fleuries. Tous les genres de véhicules sont admis à concourir ; formation du cortège, à l'entrée du bourg de la Mine, route de Balleroy ; à 17 heures, inauguration du buste de M. Labbey au Jardin Public : grand concert par la Société Philharmonique de Littry ; remise des médailles de la Famille Française ; distribution des prix aux lauréats de la fête fleurie et des courses de bicyclettes.
Le soir, à 21 heures, grande fête de nuit au Jardin Public ; bal à grand orchestre ; illuminations du Jardin. Entrée, 1 franc par personne.
Pendant cette fête, quêtes au profit de la Caisse des Mutilés. Les habitants sont invités à pavoiser et illuminer.


Littry-les-Mines - Buste d'Aimé Labbey dans le Jardin public — Le Jardin public, buste de Labbey et la Chapelle de la mine
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9 septembre 1923 — Fête de nuit au Jardin public, concert de la Philharmonie
— Le Dimanche 9 Septembre, à 8 heures ½ du soir, aura lieu au Jardin public, une grande fête de nuit organisée par la Société Philharmonique avec le concours de Mlle Nelly, cantatrice, M. Paul Pouchain, baryton, M. Marcel Ducour, comique. Programme :
1e partie : La Poupée, ouverture, par la Société. — J’ai dit qu'c'était moi, chansonnette, par M. Ducour. — J’oublierai, romance, par M. Pouchain. — Grande fantaisie concertante, par la Société. — C'est mon ami, romance, par Mlle Nelly. — Dis-moi quel est ton pays, M. Pouchain accompagné par la Société. — Merle et Pinson, polka pour piston et bugle, par la Société (solistes MM. Fallue et Leprunier).
2e partie : Thérésen, valse, par la Société. — Fantaisie sur Faust, Mlle Nelly et M. Pouchain accompagnés par la Société. — La journée de repos, chansonnette, par M. Ducour. — Sérénade orientale, par la Société. — Ecoute mon cœur, romance, par M. Pouchain. — La poupée et le pantin, par Mlle Nelly. — Retraite finale, par la Société.
Après le concert, bal à grand orchestre. Prix des places, 3 fr. par personne.
Illumination du jardin, buvette.


22 juin 1924 — Fête de nuit au Jardin public
— Le grand concert organisé par la Société Philharmonique de Littry, offert à ses membres honoraires, aura lieu demain dimanche 22 juin, à 21 heures 30 précises, au Jardin public, avec le concours de Mlle Jeanne Mallard, cantatrice ; Mlles G. Ducour et O. Hubert ; MM. P. Pouchain, baryton ; Gosselin, monologuiste ; J. Ducour. Comique ; Léonce Marie, pianiste.
Quête entre les deux parties du concert, par Françoise et Havard.
Ouverture des portes à 21 heures. Illumination du Jardin. Buvette.
Les personnes qui ne sont pas membres honoraires pourront entrer dans le Jardin public moyennant un droit d'entrée de 1 fr. Des places pourront leur être réserves moyennant le prix total de 5 francs.


20 mai 1928 — Concert au Jardin public pour la fête de la Sainte-Barbe
— Littry. La fête Sainte-Barbe aura lieu le dimanche 20 mai.
A 10 h. 30 messe en musique à la chapelle avec le concours de la Société Philharmonique et des sapeurs-pompiers. — A 14 h. 30 vêpres. Grande kermesse. — A 15 heures course de bicyclettes. — A 15 h. 30 course de chevaux attelés. — A 16 heures distribution de jouets et friandises aux enfants de la commune, de 10 ans et au-dessous.
A 17 h. 30 concert au Jardin public par la Société philharmonique ; le soir, illuminations.
Retraite aux flambeaux avec la participation de la Société Philharmonique.
A 10 h. 30 feu d'artifice.


3 juin 1928 — Programme des fêtes du Centenaire de la Philharmonie de Littry
— Fêtes du centenaire de la société Philharmonique de Littry. Le dimanche 3 juin, une grande fête sera organisée par la municipalité et le Comité des fêtes de Littry, sous la présidence d’honneur de M. Noël, préfet de Bayeux ; M. Clériste, président de la Fédération musicale de France, et de M. le docteur Verney, maire de Littry. En voici le programme :
A 9 heures, village des Petits-Carreaux, réunion de la Société Philharmonique.
A 10 heures, à l'église de Littry, messe en musique avec le concours de la Société Philharmonique.
A midi, banquet par souscription (prix : 22 francs). Se faire inscrire à la mairie jusqu’au 27 mai.
A 14 heures, village des Petits-Carreaux, réception de la Fanfare et du groupe de la section féminine « La Saint-Loise », défilé.
A 14 h. 45, à la mairie, réception de l'harmonie La Fraternelle de Caen.
A 15 heures défilé par la fanfare Saint-Loise.
A 16 heures, au Jardin public, Grand concert par l'harmonie La Fraternelle ; entrée 2 francs par personne (2 billets de participation donneront droit à une entrée).
A 17 h. 30, danses par la section féminine.
A 19 heures, banquet offert aux Sociétés. Le soir : Illumination générale, brillante fête de nuit.
A 21 heures, au Jardin public, grand concert par La Fraternelle (entrée, 2 francs).
A 22 h. 30, danses par la Section féminine avec projections lumineuses.
A minuit Retraite aux flambeaux par la fanfare de la « Saint-Loise ».
A l'issue de la retraite, grand bal populaire avec le concours de l'orchestre de la Société philharmonique.
Les habitants sont priés de décorer et illuminer leurs maisons.
Concours de maisons décorées et d'arcs de triomphe. Nombreux prix.

3 juin 1928 — Compte rendu de la Fête du centenaire de la Philharmonique
— Les Fêtes du Centenaire de la Société Philharmonique. Favorisées par un temps splendide, ces fêtes organisées par la municipalité et le Comité des fêtes, à l'occasion du centenaire de la Société Philharmonique, ont été très réussies. Le coquet bourg des Mines avait revêtu sa parure des grands jours de fête, les décorations des maisons rivalisaient de bon goût. Nombreux étaient les promeneurs venus de tous les coins de l'arrondissement.
Le matin, à l'église de Littry, la Société Philharmonique donna un fort joli programme.
A l'issue de la messe, un banquet réunissait les invités et musiciens dans une des salles de l'Hôtel de Ville. Plusieurs discours furent prononcés et un superbe souvenir fut remis à M. Le Coustey, qui depuis 35 ans, dirige la Société Philharmonique.
La Fraternelle de Caen prêtait son concours : elle donna deux superbes concerts au jardin public qui furent très appréciés. La fanfare et un groupe de la section féminine de la Saint-Loise participaient également à la fête et obtinrent un très gros succès.
Deux artistes du Trianon Lyrique, Mlle Jeanne Mallard, soprano, et M. Verger, ténor, accompagnés par un orchestre, se firent entendre l'après-midi et le soir sur la place du Marché, et charmèrent la foule qui se pressait compacte sur la vaste place.
Très goûtées furent les danses avec projections lumineuses exécutées par la section féminine Saint-Loise.
Une retraite aux flambeaux par la fanfare, et un bal par la Société Philharmonique clôturèrent cette belle journée tout à l'honneur de la municipalité et de l'actif Comité des fêtes que nous félicitons.

Littry-les-Mines - Fête du centenaire de la Société Philharmonique de Littry devant la Chapelle, 3 juin 1928 — La Chapelle et le Jardin public
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12 juillet 1928 — La Louerie de domestiques à Littry
— La grande louerie de domestiques aura lieu, cette année, le jeudi 12 juillet, à 8 heures du matin (heure légale). Il ne sera rien dérogé aux heures habituelles du marché.
L'après-midi, attractions, théâtre, cirque, carrousel, tirs, loteries, etc.

5 août 1928 — La fête Saint-Germain à Littry
— La Fête Saint-Germain. Cette fête, qui se tient chaque année, au bourg de Littry, aura lieu le dimanche 5 août.
A 10 h. 30 Grand'messe en musique avec le concours de la Société Philharmonique et de la subdivision des sapeurs-pompiers. — A 15 heures, vêpres en musique.
A 16 heures, concert par la Philharmonique.
A 17 heures, courses aux ânes. — A 17 h. 30, jeux de Pots. — A 18 heures, courses aux chaises (à bicyclette). — A 18 heures 30, courses cyclistes.
Fête foraine, carrousel, attractions.
A 19 heures, banquet par souscription. Illuminations.
A 22 heures, retraite aux flambeaux, feu d'artifice, bal champêtre.

14 juillet 1931 — Concert prévu au jardin public, exécuté sous les halles, à l’occasion de la Fête nationale
— Littry-les- Mines. La fête nationale a été contrariée par une pluie diluvienne. Le matin une course de bicyclettes (17 concurrents), fut disputée sur un parcours de 60 kilomètres.
Les attractions de l'après-midi n'eurent pas lieu à cause du mauvais temps.
A 18 h., le concert par la philharmonie de Littry qui devait être donné au jardin public fut exécuté sous les halles. Nos félicitations à M. Le Coustey pour son audition et le choix de son programme.
A 7 h. 30, 72 convives se trouvaient réunis dans la grande salle des séances de la mairie pour le banquet traditionnel. Au champagne, M. le docteur Verney, maire de Littry, remercia les organisateurs.


10 janvier 1932 — La Société Philharmonie en concert dans la Chapelle de la Mine pour la Sainte-Cécile
— La Société Philharmonique de Littry-les-Mines a célébré la Sainte-Cécile dimanche dernier 10 janvier, avec l'éclat des années précédentes.
Le matin, à 10 heures, elle s'est fait entendre à la « Chapelle de la Mine » devant une assistance nombreuse.
Un programme musical fut exécuté d'une façon impeccable, sous la baguette de son dévoué chef, le maëstro et compositeur, M. Le Coustey, dont la science musicale est toute l'âme de la Philharmonique.
La quête fût faite aux offices par la toute gracieuse Mme Canvet, accompagnée par M. Pascal Hébert.
Après les cérémonies toutes les notabilités et membres honoraires, musique en tête, se rendirent en cortège à l'Hôtel de Ville, où un banquet amical les réunissait à nouveau.
Après avoir fait honneur à l'excellent menu de M. Giron, dont la réputation de « chef » n'est plus à faire, on passa aux toasts. M. le docteur Verney, assura une fois de plus la musique du concours de la Municipalité et remercia comme il le convenait en termes choisis, M. Le Coustey, chef de musique et sa valeureuse société.
A 15 heures, un grand concert fût donné à la Salle des Fêtes devant une salle archi-comble.
Nos félicitations pour l'interprétation musicale du Roi s'amuse, de Léo Delibes.
Un bon point aux estimés solistes MM. Falue. Marguerite, Geslin, Bailleul et Couliboeuf.
Une mention spéciale à M. Asselot, dans le rôle du docteur Dupont, dans la comédie Le Roi des Gaffeurs, sans oublier le dévoué Adeline.
La coupe fut tendue par la distinguée Mme Vernay qu'accompagnait M. Houyvet, conseiller général de Littry. Une somme de 385 francs fût recueillie au profit de l'Harmonie,
Le soir, un grand bal fut donné dans la Salle des Fêtes, qui se termina comme toujours, au petit jour.

Littry- les-Mines - La Société Philharmonique de Littry
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25 août 1935 — Kermesse dans le Jardin public
— La kermesse annuelle de Littry se tiendra dimanche prochain 25 août à 14 h. 30 dans le magnifique cadre du jardin public de Littry avec le concours de nombreuses sociétés et des attractions de toutes sortes.
Voici le programme de la journée :
Le matin, à 10 h. 30, messe en musique par la fanfare des orphelins de Saint-Fraimbault de Prières ; à 13 h. 30, réunion à la salle paroissiale, carrefour des Ecoles et défilé cosmopolite avec toutes les sociétés et personnages divers ; à 14 h. 30, ouverture de la kermesse ; à 20 h. 30, continuation de la fête de nuit.
Illumination et concerts.

12 juin 1938 — Concert au jardin public
— Au Jardin Public, à 21 heures, grand concert suivi de bal par la Société Philharmonique de Littry.

Littry-les-Mines - Vue aérienne du Bourg de la Mine
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Formation musicale active à Littry en 1909 : Philharmonique de Littry (harmonie), fondée en 1828, présidée par Edmond Dillée, maire, et dirigée par Auguste-Gaston Le Coustey, 38 exécutants.

(1) Pour l’acquisition des terrains, du jardin et des Bâtiments de l’ancienne Direction, la municipalité va contracter un emprunt de 55.000 francs remboursable en 30 ans au taux de 4.80%.
Le 12 février 1883, le prix convenu entre la commune et M. Rouxeville est réévalué entre les parties à 57.000 francs.
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JeanMarc
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LOCHES - Le Jardin Public
(INDRE ET LOIRE)
Le Mail de Loches appelé communément le Grand-Mail — afin de ne pas le confondre avec le Petit Mail dit la Promenade, anciennement le Pré feu Sibille — est en place dès avant 1699 comme nous le dépeint clairement le superbe dessin rehaussé de couleur de Louis Boudan, intitulé Veüe des villes et chasteau de Loches et de Beaulieu, en Touraine, sur la rivière d'Indre, à neuf lieües de Tours et à cinq de Cormerie.
On y voit deux longues rangées d’arbres aménagées sur une prairie située à l’extrémité méridionale de l’île de la Madeleine formée par deux bras de l’Indre ; la seconde partie de cette île, reliée par un pont au faubourg de Quintefol au pied de la ville fortifiée de Loches, est occupée par le couvent des Cordeliers, fondé par Saint-Louis au milieu du XIIIe siècle. (1)

Loches - Dessin rehaussé de couleur (Louis Boudan, 1699). Vue du Grand-Mail sur l’Ile de la Madeleine, le long de l’Indre
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Antérieurement à sa plantation, le Grand-Mail était désigné comme le Marais, en raison de sa situation inondable.
Hormis son but de promenade et fréquenté par les lochois venant régulièrement contempler le point de vue admirable de la collégiale Saint-Ours et du Château, le Grand Mail accueille régulièrement les Comices agricoles et horticoles qui se déroulent chaque année le 15 août, jour de l’Assomption ; ces comices sont inévitablement suivis d’un grand banquet conviant parfois plusieurs centaines de participants. A l’occasion de ces fêtes, la Fanfare de Loches ou encore de l’Harmonie des Sapeurs-Pompiers y vont de leurs concerts et aubades. Parfois, les autorités militaires de Tours permettent à la musique du 32e R.I ou à celle du 66e R.I. d’accompagner ces festivités.


Loches - Lavoir attenant au Grand-Mail, le long de l'Indre
Sur les rives de l’île de la Madeleine, le long du Grand Mail, un grand lavoir municipal est construit.
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Lors de la construction du chemin de fer réalisée en 1877-1878 à Loches, la voie ferrée va traverser l’Ile de la Madeleine sur toute sa partie orientale ; pour mener à bien ces travaux, la chapelle semi-millénaire des Cordeliers est démantelée et le Grand-Mail subit une « ablation » conséquente de sa superficie.

Plan de Loches en 1826
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Le conseil municipal emmené par Henri Pousset, maire de 1898 à 1909, projette, dès 1906, un aménagement du Grand-Mail afin de le transformer en Jardin Public. Il est envisagé tout d’abord de conserver le lavoir municipal longeant l’Indre et de l’endiguer pour clôturer le futur Jardin Public. Finalement, en 1908, les édiles décident de déplacer le lavoir, et de prolonger le Jardin public jusqu’à la rivière.
Le Jardin public, aménagé à l’anglaise, doté d’un bassin circulaire avec effet d’eau, est achevé en 1909, comme l’atteste la fête organisée le dimanche 15 août 1909 pour l’érection de la statue d’Alfred de Vigny sur le Petit-mail, au cours de laquelle un concert de la Fanfare de Loches est organisé l’après-midi dans ledit Jardin public.

Loches - Emplacement de l'ancien lavoir, supprimé — Coin du Jardin Public
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Un Kiosque à musique est commandé en 1909 aux établissements Guillot-Pelletier à Orléans, destiné à orner le nouveau Jardin. Sa construction qui doit être impérativement terminée pour les grandes festivités prévues les 14 et 15 août 1910, est momentanément interrompue le 21 janvier 1910 par les inondations : « Loches est sans lumière, son jardin public est submergé ».
Les lochois qui croyaient avoir payé leur tribut sur l’autel des inondations n’en ont cependant pas fini pour autant, puisque le 3 juin de la même année, de violents orages suivis de pluies torrentielles provoquent une nouvelle crue qui envahit le Jardin public et son Kiosque à musique maintenant achevé. La décrue ayant eu lieu peu après, le Kiosque, une fois asséché est inauguré officiellement. De forme octogonale, il est accessible par un escalier de huit marches ; sa toiture en zinc surmontée d’une lyre repose sur des colonnes en fonte ; son soubassement en pierre est entouré d’un garde-corps en fer forgé.

Loches - Kiosque du jardin public, inondation du 3 juin 1910
M. Bardou, photographe de Loches immortalise le fugace moment de l’inondation du kiosque à musique du 3 juin 1910
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Dorénavant, le Jardin public est sollicité lors de l’Assemblée de la Pentecôte de mai ou juin ou à l’occasion de grandes kermesses cléricales. La fanfare municipale de Loches, future Philharmonique, dirigée à partir de 1910-1911 par M. Cauchie professeur de violon, donne des concerts sur le kiosque, certes de façon sporadique, mais toujours très appréciés par le public lochois. Parfois la société de gymnastique vient les accompagner de ses exercices.
De leur côté, après le conflit de 1914-1918, les Poilus lochois organisent chaque année des festivités, le 15 août, dans le Jardin public.

Le Kiosque à musique, peu actif, a cependant été très bien conservé à ce jour. Le Jardin public, dont une partie a été transformée en square pour enfants, est resté à l’identique, seuls quelques-uns des marronniers, malades, ont été remplacés.
Kiosque toujours en place.

voir Ici, Jardin public de Loches et son Kiosque à musique, aujourd'hui. (1/3) (2/3) (3/3)
Quelques marronniers malades (35) arrachés en 2015 devant le kiosque


Loches - Le Jardin public.jpg
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publié par Jean-Marc

14 et 15 août 1904 — Comice agricole installé sur le Grand-Mail et inauguration de l’Hôtel de ville restauré
— Les Fêtes de Loches. La vieille cité lochoise a quitté pour deux jours son calme traditionnel et profond.
Les rues débordent de personnages officiels, de curieux, de musiciens et de pompiers. Les terrasse des cafés sont encombrées, les hôtels combles.
Le Comice de l'arrondissement de Loches tenait, cette année, ses assises au chef-lieu d’arrondissement. Et le 15 août se trouvant un lundi, on en profita pour « faire la fête » deux jours.
Nous passerons donc, si vous le voulez bien, au compte rendu de la première journée, c'est-à-dire du dimanche 14 août.
A 10 heures du matin, le train de Tours amena les officiels, c’est-à-dire MM. Belle et Bidault, sénateurs, accompagnés de quelques moindres légumes. Le préfet d’Indre-et-Loire n’arrive que dans la journée,
A la gare, M. Chautemps, député ; M. Charmes, sous-préfet ; M. Pousset, maire, etc., reçoivent les sénateurs et, précédés de la musique, s’en furent à l’hôtel de ville, où d’importantes réparations ont été effectuées.
Ce joli hôtel de ville, que nos compatriotes ont certainement admiré, valait bien celle restauration et, dans son ensemble, elle fut assez intelligemment comprise.
Un vin d'honneur fut servi dans la salle des séances. M. Leroux, conseiller d’arrondissement, but à la République et aux invités de la ville de Loches.
Dans l'après-midi, visite de l'exposition agricole. Sur le grand mail étaient rangés les instruments agricoles.
Il faudrait citer tous les constructeurs, et la place nous ferait défaut. Nous n'en citerons aucun pour ne blesser personne, le palmarès réparera celte omission.
L’exposition d'horticulture, située dans la cour de l’école des garçons, était fort réussie. On y avait dressé un petit ruisseau, avec des ponts recouverts de verdure et de mousse, d’un fort joli effet.
De beaux et, je gage, de bons fruits, des légumes superbes, témoignent de l’habileté de nos maraîchers.
A l’école des jeunes filles, exposition Scolaire avec des herbes, des dessins, des cahiers, des travaux à l’aiguille, des broderies, etc.
L’école de Genillé se distingua principalement.
Beaucoup de commerçants du Lochois et aussi de Tours avaient exposé leurs produits. On y remarquait l'excellent beurre de Tauxigny, de MM. Dubois et Ruillaud ; la pressure liquide et l’anti-chenilles, les produits que M. Paré, de Tours, a fait si souvent récompenser dans les Comices où il a exposé ; les coqs, les poules et les pigeons des domaines de Coudray, etc.
Mail Droulin, expositions des bestiaux et des chevaux de trait.
Place du Palais-de-Justice eut lieu le grand concours de manœuvres de pompes à incendie et de manœuvres d'ambulances.
A 5 heures, nouveau discours de M. Leroux, président du Comice, et distribution des prix.
Le banquet traditionnel de 80 convives eut lieu à 7 h. ½, à l'Hôtel de la Promenade.
M. Leroux, président du Comice, remplaçant M. Pousset, maire, indisposé, présidait.
Le menu était simple et suffisant, et ne rappelait en rien l’empoisonnement du banquet de Ligueil, dont plusieurs ont, à coup sûr, gardé un cuisant souvenir.
La fête foraine était très animée au dehors. Un feu d’artifice fut tiré et les Lochois dansèrent un peu partout aux sons d'orchestres variés, aux lueurs de lanternes multicolores, sans se douter bien entendu, qu’ils donnaient au monde, le spectacle d’un peuple « maitre de ses destinées ».

25 juillet 1909 — Chaque année, une grande fête champêtre, dite la Fête de la Forêt, est organisée dans la prairie de Loches, face au Grand-Mail, où sont conviées les sociétés musicales et où se déroulent des jeux
— Loches. Société vélocipédique. Fête de la Forêt du dimanche 25 juillet 1909. Programme :
1e partie : 8 h. ½ matin, place de la Tour, rendez-vous des cyclistes.
Concours de décorations pour bicyclettes, automobiles et voitures.
Sonneries de trompes de chasse.
Midi : Vin d’honneur. — Banquet champêtre.
Défilé en ville avec le concours de la musique municipale et de la Société de gymnastique.
Départ pour la forêt. Rallye-Paper réservé aux membres de la S.V.L. et des Sociétés invitées.
2e partie : Fête champêtre, attractions foraines.
1 h. ½, mouvements d'ensemble, exercices et pyramides par la Société de gymnastique.
2 h. ½, concert par le rallye Saint-Hubert Lochois.
3 h. ½, course cycliste des trois couleurs nationales, réservée aux membres de la S.V.L.
4 h. ½ à 5 h. ½, concert par la musique municipale.
5 h. ½ à 6 h. ½, jeux divers.
8 h. ½, grande fête de nuit.

14 et 15 août 1909 — Programme de l’inauguration de la statue d’Alfred de Vigny sur la place du Petit-Mail, suivi d’un banquet, d’un festival musical, de courses et d’un Concert de la Fanfare de Loches sur le Jardin public
— Loches. Fêtes en l’honneur de l’inauguration de la statue Alfred de Vigny. — Programme :
Le samedi 14 août à 9 heures du soir, retraite au flambeau et salves d'artillerie.
Le dimanche 15 avril dès l'aube, salves d’artillerie, à 9 h. ½, réception des autorités à la gare et défilé ; à 10 heures, inauguration de la statue Alfred de Vigny, œuvre du sculpteur Sicard et de l’architecte Chaussemiche, sous la présidence de M. Alfred Capus.
Grand festival musical avec le concours des Sociétés de musique de Loches, Beaulieu. Saint-Hippolyte, Verneuil, Preuilly, Le Grand-Pressigny, Chévigny, Genillé, etc.
A 11 heures, banquet dans la grande salle de la minoterie Legay, sous la présidence de M. Trouillot, ministre des Colonies.
A 2 h. ½, courses organisées par la Société Hippique de Loches.
A 5 heures, concert par la Fanfare de Loches au jardin public.
De 6 à 7 heures, concerts sur les différentes places de la ville.
A 9 heures, feu d’artifice sur la place du Palais-de-Justice.
Fête de nuit.

21 janvier 1910 — Alors que le Jardin public vient tout juste d’être inauguré, les inondations le submergent
— La crue de l'Indre atteint 1 mètre 20. Loches est sans lumière, son jardin public est submergé. La voie ferrée est coupée entre Châtillon et Clion. Le pont de Saint-Hippolyte s'est affaissé. (Journal Le Matin 23 janvier 1910)

10 mai 1910 — Demande de subvention du Conseil général d’Indre et Loire pour la Fête fédérale des sapeurs-pompiers et les fêtes du Comice agricole des 14 et 15 août 1910
M. Bienvenu présente le rapport suivant :
Messieurs, A l'occasion du Comice agricole, de l'inauguration de la Caisse d'épargne et de la fête fédérale des sapeurs-pompiers de France, la ville de Loches organise des fêtes pour les 14 et 15 août prochain.
Ces fêtes attireront beaucoup d'étrangers qui prendront part à la fête fédérale.
Le Conseil municipal de Loches, par une délibération du 27 avril dernier, prie le Conseil général de lui accorder une subvention pour aider la ville à couvrir les dépenses occasionnées par ces fêtes.
D'un autre côté, l'Union amicale des sapeurs-pompiers d'Indre-et-Loire sollicite une subvention de 2.000 francs, du Conseil général, pour organiser un concours de pompes à incendie qui aura lieu ces mêmes jours à Loches.
La troisième Commission, considérant que des subventions ont été accordées à d'autres villes du département dans des circonstances semblables, vous propose d'allouer à la ville de Loches une subvention de 500 francs et à l'Union amicale des sapeurs-pompiers d'Indre-et-Loire la subvention de 2.000 francs sollicitée par cette association.
Ces conclusions sont adoptées.

13 au 15 août 1910 — Comice et fête fédérale des sapeurs-pompiers, inauguration de la Caisse d’Epargne ; Concert sur le Kiosque à musique flambant neuf
Les fêtes. — Voici le programme des 13, 14 et 15 août, organisées par la municipalité, le Comice agricole de l’arrondissement de Loches et la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, sous la présidence d'honneur de M. Briand, président du Conseil, et la présidence effective de M. le général Brun, ministre de la Guerre.
Samedi 13 août
A 2 heures, réunion des jurés du comice ; à 3 heures, à la gare, réception des congressistes et des membres du jury de la Fédération nationale ; à 4 heures, visite des instruments agricoles ; réception des congressistes à la mairie et à la sous-préfecture ; le soir, à 8 h. ½, salves d’artillerie et grande retraite aux flambeaux.
Dimanche 14 août
A 5 heures, salves d’artillerie ; à 6 h. ½, exposition des animaux près le Jardin public ; 7 heures, concours de labourage ; 8 heures, ouverture et visite par les jurés de l’exposition scolaire et d’horticulture (école de garçons).
A 8 h. et demie concours de chiens de berger, près du chalet de gymnastique ; réunion de la commission technique et examen des inventions et engins de sauvetage ; à 9 h. distribution de pain et viande aux indigents ; à midi et demie, rue de Tours, inspection du personnel et du matériel des compagnies de sapeurs-pompiers ; à 1 h. et demie, grand défilé par toutes les compagnies et la musique municipale ; à 2 heures, Place du Palais, concours de manœuvres de pompes à incendie et de sauvetage.
De 4 à 5 heures, concert par la musique municipale, kiosque du jardin ; à 6 heures, place du Palais, distribution des récompenses du concours de pompes sous la présidence de M. Delord, sous-préfet de l’arrondissement de Loches ; exécution de « la Marche fédérale des sapeurs-pompiers français », par la musique municipale de Loches ; à 9 h. du soir, grand défilé aux flambeaux par la musique municipale, la compagnie des sapeurs- pompiers de Loches et les batteries des compagnies ayant pris part au concours ; illuminations, embrasement des monuments de la Ville.
Lundi 15 Août
A 8 h., rue de Tours, courses de bicyclettes organisées par la S.V.L.
A 1 h. et demie, au jardin public, exercices de la société de gymnastique, mouvements d’ensemble avec accompagnement de la Musique municipale.
A 2 h. ¾, réunion des sociétés, place de la Gare ; à 3 h. réception de M. le général Brun, ministre de la Guerre et des autorités ; à 3 h. ½, réception à l’Hôtel-de-Ville ; à 4 heures, réception à la sous-préfecture.
A 4 h. ½, jardin de la sous-préfecture, présentation des sections des Vétérans de Loches, Ligueil, Le Grand-Pressigny et Preuilly ; à 4 h. ¾, inauguration de la Caisse d’épargne ; à 5 h. ¼, place du Palais, distribution solennelle des récompenses du comice agricole de l’arrondissement de Loches.
6 h. ½, salle Leney, grand banquet par souscription sous la présidence de M. le ministre de la Guerre ; 8 h. ½, feu d’artifice, grandes illuminations.
Emplacement gratuit pour les marchands forains.
A l’occasion de la présence à Loches du Ministre de la Guerre, le général commandant le 9e Corps a décidé l’envoi dans cette ville pendant les fêtes d'une des musiques militaires de la garnison de Tours.

Loches - 14 et 15 août 1910 Fêtes du Comice Agricole
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15 août 1911 — A la suite des courses hippiques lochoises, concert sur le Petit-Mail puis sur le Kiosque à musique du Jardin public
— Société hippique de Loches. Les courses de Loches auront lieu le mardi 15 août 1911, à 2 heures du soir.
A 6 h.30, sur le Petit-Mail, concert par la Société des Trompes de Chasse, le Rally Saint-Hubert Lochois.
A 8 h. 30, kiosque du Jardin public, concert par la Fanfare Municipale.
Illuminations.
A 9 h. 30, retraite aux flambeaux par la Fanfare Municipale et la Société de gymnastique. Arrêts : place du Marché-au-Blé et place de la Tour.

21 juin 1913 — Concert au Jardin public
— Société Philharmonique. Concert du samedi 21 juin, à 8 h. ½ du soir, au Jardin Public :
1. Prélude et Mazurka du Ballet de Coppélia. (Léo Delibes). — 2. Ouverture de Joli Gilles (Ferdinand Poise). — 3. Philémon et Baucis. (Fragments Symphoniques). a) Pastorale. b) Réveil. c) Mélodrame. d) Danse des Bacchantes (Gounod). — 4. Les Amourettes, suite de valses. (Gung’l). — 5. Salut à Copenhague, marche (Philippe Fahrbach).
Les parents sont instamment priés de ne pas laisser jouer leurs enfants autour du kiosque pendant l'exécution des morceaux.
Le Chef d’orchestre, Cauchie.

15 août 1913 — Courses de Loches et Concert sur le Kiosque
— Courses de Loches. Nous voici arrivés à la veille des Courses de Loches que nous devons à l'initiative du Comité de cette Société. Les épreuves sont au nombre de sept. La piste est parfaite et le terrain a été reconnu excellent. Les engagements reçus jusqu‘à ce jour sont au nombre de 40.
La Musique municipale se fera entendre dans les meilleurs morceaux de son répertoire pendant toute la durée des courses.
Le soir à 8 h. ½, concert au kiosque du Jardin public par la Musique municipale.

Loches - Le Jardin public et le Kiosque à musique
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31 mai 1925 — Jeux et concerts à l’occasion de l’Assemblée de la Pentecôte
— (…) Jeux cyclistes aux œufs et aux anneaux. A la plus grande satisfaction du public ce sont ensuite des jeux cyclistes aux œufs et aux anneaux. Résultat : pas mal d’omelettes et d’anneaux ratés.
Ce fut ensuite la ruée vers les diverses attractions (Manèges, Tirs, Loteries, Métro, etc.) installés sur la place de Verdun. C’est là que jusqu'au soir la jeunesse se divertit fort agréablement, tandis que les gens d’âge mûr se rendaient au Jardin Public où une manifestation artistique leur était offerte par « 1’Harmonie Libre », sous la forme d‘un régal musical du premier choix.
Enfin cette joyeuse fête se termina trop tôt par l’illumination et l’embrasement général de la coquette petite cité.

14 juin 1925 — Concert de la Fanfare de l’Ecole primaire supérieure de Saint-Aignan et des Normaliens de Loches au jardin public de Loches
— Comme nous l’avons noté, nous aurons deux concerts au Jardin public, dimanche prochain :
1° A 14 heures 30, par la Musique de l’Ecole de Saint-Aignan ;
2° A 21 heures, par celles des Normaliens de Loches qui interprétera les morceaux suivants :
Vieille Gaule, pas redouble. A Rapp. — Martha, fantaisie. Tilliard. — Le tourbillon, valse. J. Violette. — Nina, mazurka. Escudier. — Le Chant du travail, cœur. Saintis.

28 juin 1925 — Concert de la Philharmonique au Jardin public
— Le concert donné par la Philharmonique et annoncé par « L’Indre-et-Loite », a eu lieu, au jardin public, le 28 juin, à 21 heures devant un auditoire très fourni et très attentif...
M. Cauchie dirige avec son habituelle maitrise. Et chacun des morceaux est rendu à la satisfaction générale et se termina sous de chaleureux applaudissements.
A la fin du 3e morceau, M. A. Beigneux, maire, grand amateur de musique — autrefois président de la Société musicale de Loches — pénètre sous le kiosque et remet la nouvelle décoration, attribuée aux musiciens appartenant depuis 25 ans à la même Société musicale, à M. Tessier, excellent musicien, doyen de la phalange d’artistes que nous entendons at applaudissons toujours avec un plaisir nouveau.
En remettant à M, Tessier, la distinction qu’il mérite si bien, M. le Maire lui adresse quelques mots bien sentis et lui adresse ses plus vives félicitations.


15 août 1925 — La Fête des Poilus lochois : concert et représentation théâtrale au Jardin public
— Double fête. Ce fut bien, il n'est pas téméraire de le proclamer, une double fête, un double succès, qui remplit la radieuse journée du 15 août.
D’abord les courses, dans la prairie du Roy, et, ensuite, la fête de nuit des Poilus, au jardin public.
Pour la première fois, cette année, Loches a été favorisé d’un temps, à souhait, pour une fête en plein air, ce qui a grandement contribué au succès de cette fête.
A 18 heures, la prairie du Roy se vide. On s‘empresse vers les hôtels et restaurants ou vers les maisons amies, pour dîner rapidement, afin d’arriver dès le début de la fête de nuit des Poilus.
Au Jardin public. — « L’Indre et-Loire » qui s’efforce de noter tout ce qui peut se présenter d’intéressant pour les lecteurs, a tenu ceux-ci au courant des différentes réunions du bureau des Poilus Lochois et avait annoncé que — si le temps était propice —— le plus réel succès répondrait aux efforts des commissions chargées de la préparation de la fête. Les prévisions de notre cher journal se sont réalisées.
Dès 20 heures, les portes du jardin sont assiégées. Impatiemment, la foule en attend l‘ouverture. Et celle-ci opérée, c’est une ruée — calme tout de même — vers les chaises.
Elles sont nombreuses, mais nous devons reconnaître qu'il y eut, au cours de la fête de nuit, deux personnes debout pour une assise, et, partant de cette constatation, nous pouvons dire que 1000 personnes ont pénétré dans les jardins à partir de 20 heures.
Rendons hommage au service d‘ordre qui se fit fermement, mais toujours avec un sourire.
Les chaises réservées étaient strictement comptées pour les invités et leur famille.
Un orchestre libre, auquel participaient Mme et M. Cauchie prêtèrent leur concours si apprécié, se fit entendre à maintes reprises et reçut de mérités applaudissements.
A 21 heures, avec seulement 15 minutes de retard. M. Cauchie fait attaquer le 1er morceau.
Il est suivi du 1er acte de « Les Vivacités du Capitaine Tic », de Labiche.
L’excellente troupe Ropars, en cette soirée, fit merveille.
Deux superbes gerbes fleuries sont, aux applaudissements nourris de l'assistance, offertes à Mme Ropars.
C‘est après cela, la reprise de la comédie. Les deux derniers actes obtiennent le même succès que le premier.
Et la partie théâtrale s‘achève aux regrets de tous qui voudraient qu’elle se prolongeât encore.
Il ne nous est pas possible de laisser sous silence, l’éclairage du jardin. Notre ami Rabaté nous avait promis quelque chose de bien. Disons sans plus, qu'il fit merveille. Son moulin aux ailes déployées sont piquées d’ampoules électriques aux couleurs nationales, c’est on ne peut mieux. Et les canetons qui barbottent dans le bassin, qu’ils sont comiques avec leurs ampoules aux couleurs variées ! Et puis tout l'éclairage à profusion dispensé, n'est-il pas féerique ?
En terminant, qu‘il nous soit permis d'adresser non plus chaleureux compliments au Comité des courses et au bureau des Poilus Lochois.

27 juin 1926 — Concerts sur le Jardin public
— Au jardin public. La colonie scolaire da Bléré, après avoir déjeuné sur l’herbe en pleine forêt, à la pyramide de Genillé, gagna Loches. Elle arriva chez nous vers 14 heures, en auto ou camions, décorés de verdure et de fleurs.
Après avoir visité les principaux monuments de notre ville, elle vint au jardin public, où avait lieu les débuts du lac reconstitué.
Pendant que, sous la direction du M. Brault, les normaliens et jeunes pupilles exécutaient des mouvements d’ensemble, fort bien rendus, la musique de Bléré donnait un brillant concert.
Le public, assez nombreux ne ménagea pas ses applaudissements ni aux musiciens, ni aux gymnasiarques.
Concerts. — En dehors du concert donné par la musique de Bléré, les lochois eurent la bonne fortune d’avoir deux autres auditions musicales
L’Harmonie Libre, avec la fanfare de Beaulieu, donna dans cette ville, un concert très applaudi à 17 heures.
Le soir, à 21 heures, au Jardin public, nouveau concert par les élèves maîtres de l’Ecole normale.


Loches - Le Jardin Public et le Kiosque à musique ; au fond, la Collégiale Saint-Ours
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14 et 15 août 1926 — Les Poilus Lochois renouvellent leur fête en 1926 sur le Jardin public
— Les Poilus lochois. De grandes fêtes de nuit sont organisées au profit de la Caisse de secours de la société, dans le Jardin Public.
Samedi 14 août 1926, à 21 heures, grande représentation théâtrale avec le concours de Max Ropars, directeur artistique, chevalier de la Légion d'Honneur, de sa troupe, et de la Société Philharmonique de Loches, sous la direction de M. Cauchie.
Pour la première fois à Loches : « Chateau Historique », comédie en 3 actes de M. Bisson, du répertoire du Théâtre National de l’Odéon.
Pendant les entr’actes, morceaux par la Société Philharmonique de Loches, sous la direction de M. Cauchie, au piano Mme Cauchie.
Dimanche 15 août, soirée des courses de Loches. Grande kermesse, nombreuses attractions.
Très brillant concert au kiosque par la Société Philarmonique de Loches. En voici le programme :
Le roi d’Ys, ouverture (Lalo). — Les Contes d’Hoffmann, intermède (Offenbach). — Ballet de Sylvia (Léo Delibes). — Faust, 2e fantaisie (Gounod).
Brillantes illuminations électriques.
En raison des gros frais occasionnés pour la composition de ce beau programme, il sera demandé deux francs à l’entrée du Jardin Public, le samedi et un franc le dimanche.


24 janvier 1931 — M. Cauchie, chef de la Philharmonique, organise un concours musical à Loches pour les 6 et 7 avril 1931
— Sous le patronage de la Fédération musicale de France, la ville de Loches (Indre-et-Loire), organise, pour les 6 et 7 avril 1931, un concours réservé aux harmonies et fanfares.
Lundi 6 avril : épreuves de lecture à vue et d'exécution, défilé obligatoire, morceau d'ensemble.
Mardi 7 avril concours individuels de solistes appartenant ou non aux sociétés.
Récompenses aux sociétés : couronnes, palmes et médailles, primes kilométriques de 0 fr. 08 par exécutant à partir de 40 kilomètres de Loches ; primes de présence au défilé, 2 francs par membre. Aux solistes, médailles et diplômes.
Demander le règlement à M. Cauchie, directeur du concours, 5, rue des Ponts, Loches.

Sociétés musicales actives à Loches en 1909 :
Fanfare de Loches, fondée en 1891, direction Rivière, 43 exécutants ;
Harmonie des Sapeurs-Pompiers, 45 exécutants.

(1) Faute de pouvoir assurer financièrement l’entretien de ce monastère, les Cordeliers vendent l’ensemble de leurs bâtiments à Pierre-Etienne Cormeille, maître de Poste, le 28 janvier 1777 ; le couvent, transformé, devient l’Hôtel de France jusqu’à la révolution. A cette date, l’église et le cloître des Cordeliers sont affectés à l’usage de grange et d’écuries, un autre bâtiment devient une Salle de comédie.
Le 19 janvier 1789, Cormeille et son épouse Anne-Catherine Chauchemiche revendent l’ensemble à François-Gaston de Nogerée et Louis-Philippine Bourdon.
Après de nombreuses transactions, l’ancien couvent tombe, en 1869, pour 60.000 francs, dans l’escarcelle de Daniel Wilson, gendre du président Jules Grévy.
La Chapelle des Cordeliers, après expropriation, est rasée en 1878 pour laisser passer le chemin de fer, Wilson empochant, pour le terrain de la seule chapelle, 36.950 francs.
Wilson conservera les autres bâtiments et le jardin qui seront lotis en copropriétés en 1959.
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JeanMarc
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LOMME (Lille - La Délivrance) - Place de la Victoire
(NORD)
A la sortie du conflit 1914-1918 qui laisse exsangue une majeure partie de la région du Nord et de son réseau ferré, la Compagnie des Chemins de fer du Nord décide d’acquérir des terrains situés au nord-ouest de la métropole lilloise, afin d’y aménager une grande gare de triage adossée à une cité cheminote pouvant accueillir trois mille habitants.
Ce projet décidé dès le 2 mai 1919, autorisé par décret du 25 août 1919, est emmené par l’ingénieur Raoul Dautry (1880-1951), entré depuis 1903 dans la compagnie ferroviaire.
L’emplacement choisi, d’une superficie de soixante-neuf hectares, quasiment vierge de cultures et de constructions, situé sur les hameaux du Bourg et du Marais de Lomme, va être immédiatement désigné sous la dénomination de
Lille-Délivrance, nom évidemment attribué en raison de la libération lilloise tant attendue pendant quatre ans. (1)

Plan de Lomme en 1862 et détail du quartier Lille-Délivrance
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Lomme - Quartier des Cheminots de Lille-Délivrance
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Les travaux de terrassement nécessaires à la fondation de la gare de triage sont aussitôt entrepris. L’exploitation des lignes commence le mardi 4 octobre 1921 après l’ouverture d’un premier faisceau de 36 voies, lequel sera suivi d’un second faisceau de 41 voies. Le 21 octobre 1921, la gare Lille-Délivrance est inaugurée au point de vue technique en présence de M. Javary, ingénieur en chef de l'exploitation des chemins de fer du Nord, accompagnés des habituels sommités et édiles.
De son côté, la construction de la Cité des Cheminots va bon train : dès que le rapport du commissaire enquêteur est adopté lors de la séance du conseil municipal du 2 avril 1921, les travaux commencent, dirigés par plusieurs architectes, notamment Ernest Bertrand (1876-1943), Gustave Umbdenstock (1866-1940), Emile Molinié (1877-1964) et Charles Nicod (1878-1967).


Lomme - Lille-Délivrance - La cité des cheminots en construction — Voies de la gare de triage
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De nouvelles rues et places sont créées. 381 maisons individuelles conçues sur de multiples modèles différents, comportant 826 logements, sont ainsi édifiées en un temps record, puisqu’elles sont achevées en août 1921. Dès 1922, on y dénombre 2815 habitants — en 1926, ils sont 3228. Aucun immeuble collectif n’y sera construit.
La Cité de Lille-Délivrance étant conçue pour vivre en quasi autarcie, les établissements, équipements et commerces nécessaires sont installés :
— L’Ecole primaire, baptisée Ecole Pasteur, sur la place de la Victoire, où se déroule le marché hebdomadaire
— L’Ecole maternelle, rue de la Féerie (rue Albert Deberdt) ;
— Une école professionnelle, chemin du Beau Visage (avenue Roger Salengro) ;
— Une école ménagère, place Beaulieu ;
— Des bains-douches, rue Jules Goury ;
— Une Salle des fêtes et de réunion, bibliothèque, place Beaulieu ;
— Une coopérative pour les approvisionnements, près de la gare de triage ;
— Une infirmerie et un service médical, avenue de la Délivrance ;
— Une maison pour le médecin, rue Chrétien ;
— Un terrain de sports, rue de la Féerie ;
— Un débitant de tabac, un salon de coiffure, une papeterie-librairie, place Beaulieu ;
— Un estaminet, le Café de la Rotonde, avenue Anne Delavaux ;
— L’église Saint-Christophe, à laquelle la Cie des Chemins de fer du nord ne participe pas, est financée par le diocèse.

Lomme - Lille-Délivrance - Place de la Victoire, le marché et l’Ecole Pasteur - Débitant de tabacs, librairie papeterie, salon de coiffure
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Des fêtes et des concerts sont fréquemment organisés sur la Délivrance, auxquels participe parfois la Fanfare municipale de Lomme, fondée depuis 1869. Cette dernière, à la tête de quarante musiciens, est dirigée en 1923 par Félix Demanet, en place depuis 1910, et présidée par Kléber Planque.
Et bien entendu, dès 1922, l’Harmonie des Cheminots de Lille-Délivrance est créée, suivie aussitôt par la fondation de la Renaissance des cheminots de Lille-Délivrance, qui accompagne de temps à autre la phalange musicale.
Il est à noter que les quartiers de Lomme — le Bourg, le Marais, le Mont-à-Camp et le tout récent Lille-Délivrance — organisent chacun leurs fêtes, à des dates différentes, indépendamment les uns des autres, à l’exception des festivals musicaux qui impliquent que les formations musicales lommoises concourent entre elles.
Les fêtes dites du Mont-à-Camp se déroulent fréquemment dans le nouveau Jardin public de Lomme, au bout de l’avenue de Dunkerque, inauguré le 15 juillet 1924 (le monument aux morts de 1914-1918 y a été inauguré la veille). D’une superficie d’un hectare et demi, il comprend un terrain de sports et
une plage avec pelouse pour les jeux des enfants. Dans le parc, à l’abri du soleil, un Kiosque à musique, démontable, sur lequel pourront jouer 150 musiciens, y est à présent installé.

Le camarade Eugène Dereuse (1872-1953), tenancier, dès avant 1906, de l’estaminet La Liberté, situé au n°1 de la rue Dure Mort (future rue de l’Egalité), accueille dans son établissement de nombreuses réunions syndicales. Il devient maire de Lomme en 1919, fonction qu’il assume jusqu’en 1944.
En 1928, Eugène Dereuse, par délibération de son conseil municipal, décide de doter Lille-Délivrance d’un
Kiosque à musique, lequel sera édifié au centre de la Place de la Victoire, face à l’Ecole Pasteur : constitué entièrement en béton, il est de forme octogonale, avec une toiture à fond plat ; la rambarde qui l’entoure est en acier.

Lomme - Lille-Délivrance - Le Kiosque place de la Victoire
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Lors de l’occupation allemande de 1940-1945, la Royal Air Force britannique ne va pas épargner Lille-Délivrance et sa zone ferroviaire. Le 10 avril 1944, de 00 h 48 à 1 heure 20, pas moins de 239 avions de la RAF (halifax, lancasters et mosquitos) vont lâcher 2200 bombes sur Lomme (1336 bombes sont lancées sur les installations ferroviaires et 250 sur la Cité des Cheminots, 600 autres sont éparpillées dans la région). Ces destructions outrancières faites au « p’tit bonheur la chance », provoquent la mort de 419 civils sur Lomme et alentour, blessant en outre 355 personnes.
Sur les 381 maisons que compte la Cité, seules 80 restent debout.
Le Kiosque à musique, étonnamment resté debout, ne résistera cependant pas, dans les années 1980, aux coups de boutoir des démolisseurs.

Lomme - Lille-Délivrance - Bombardement meurtrier de la Royal air force britannique du 10 avril 1944
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La SNCF qui a succédé à la Compagnie des chemins de fer du nord, reconstruit la Cité des Cheminots de Délivrance, à peu près à l’identique, dans les années qui suivent la libération. Les terrains et constructions vont être cédés à la commune et aux bailleurs sociaux dans les années 1990. Une grande partie des maisons de 1920-1921, à l’architecture caractéristique remarquable, est encore aujourd’hui visible.
La place de la Victoire est devenue la place Edmond Dompsin ; à son centre, on a récemment édifié un nouveau Kiosque à musique, sobre, de forme octogonale, sans soubassement, muni d’une toiture conique élevée sur des doubles poutrelles de béton.
Kiosque détruit puis remplacé aujourd’hui.

voir ici, Place de la Victoire de Lille-Délivrance, devenue place Edmond Dompsin et son nouveau Kiosque, aujourd’hui. (1/2) (2/2)
La place Beaulieu aujourd’hui (1/3) (2/3) (3/3)

Lille - Délivrance - Place de la Victoire (1934).jpg
Lille - Délivrance - Place de la Victoire (1934).jpg (182.16 Kio) Vu 207 fois
publié par Jean-Marc

Les Fêtes à Lomme ne datent pas d’aujourd’hui ! Bien avant la création de Lille-Délivrance, concerts, festivals et jeux y sont fréquents
17 et 18 mai 1891 — Festival musical de Lomme
— La commune de Lomme organise pour les 17 et 18 mai 1891, un grand festival international d’harmonies, de fanfares et d’orphéons avec un tir à la cible chinoise pour les sapeurs-pompiers et les sociétés d’anciens militaires. Les sociétés qui désireraient prendre part, et qui n’auraient pas reçu de lettre d’invitation, sont priées de s’adresser à M. le secrétaire de la commission, avant le 10 avril au plus tard.
1er septembre 1903 — Cavalcade à Lomme
— Huit jours nous séparent de la grande cavalcade de bienfaisance au profit des pauvres de la commune le 6 septembre prochain.
Plusieurs sociétés de musique devant figurer au cortège ont déjà envoyé leur adhésion à M. Guilloux, président de la commission de musique.
Parmi ces sociétés, citons : la Fanfare des sapeurs-pompiers d’Haubourdin ; l’Harmonie municipale de Lambersart ; le Club des Quinze de Canteleu-Lambersart qui figurera au cortège en costumes bretons ; la Fanfare des Enfants du Nord de Canteleu-Lambersart ; l’Harmonie municipale de Lomme ; l’Harmonie municipale d’Haubourdin ; la Fanfare de Radinghem ; l’Harmonie des Accordéonistes lillois.
Les sociétés de musique prenant part au cortège seront reçues à une heure précise à l’angle des rues du Marais-de-Lomme et de Dunkerque par un commissaire désigné à cet effet.
Comme on peut en juger, cette fête sera des plus belles, si évidemment le soleil est des nôtres ce jour-là.
22 et 23 juillet 1906 — Fête du quartier du Flaquet de Lomme
— Dimanche 22 et lundi 23 juillet 1906 aura lieu une grande fête de quartier. Les jeux populaires commenceront dans l'ordre suivant :
A 4 heures, jeu de quilles pour enfants. — A 4 heures et demie, jeux de boules pour dames (en face de la cité Pottier). — A 5 heures, jeu de bac (au dé) pour hommes (en face de l’estaminet Leveugle). — A 5 heures et demie, jeu de fléchettes (en face de l’estaminet Derumeanx). — A 6 heures, jeu de billard-labyrinthe (en face
De l’estaminet Legrand). — A 6 heures et demie, jeu de bouchon (en face de l’estaminet des Quatre-Saisons). — A 7 heures, jeu de beigneau (en face de l’estaminet de la Croix d’Or). — A 8 heures, jeu de bouchon (en face de l’estaminet Dupont-Butin).
Pendant l’exécution des jeux, concert. A 9 heures. Illuminations et grand bal chez Dupont-Butin.
Lundi, à 7 heures du soir, en face de la Campagne de Mme Loyer, carrousel à brouette.
14 juillet 1909 — La Fête nationale à Lomme
— Le 14 au matin, distribution de pain et de viande dans les sections du Bourg, du Mont-à-Camp et du Marais, par les soins du bureau de bienfaisance. A 9 heures, distribution de gâteaux aux élèves de toutes les écoles.
A trois heures et demie de l’après-midi, revue et défilé des sapeurs-pompiers et des diverses sociétés, place du Bourg. — A 4 heures et demie, concert par la Fanfare municipale.
A 9 heures, décoration et illumination des rues de la Planche-à-Quesnoy, de l'Eglise et de l’Etoile, au Marais.
A 10 heures, feu d’artifice, rue de l'Etoile.
Le soir, bals publics : place de 1’Eglise, au Bourg ; route Nationale, au Mont-à-Camp ; place de la Linière, au Marais.

21 octobre 1921 — Inauguration technique de la gare Lille-Délivrance et ouverture de la Cité des Cheminots
— Hier a été inaugurée, au point de vue technique, la gare de triage dite de Lille-Délivrance et située sur le territoire de Lomme.
M. Javary, ingénieur en chef de l'exploitation des chemins de fer du Nord, était arrivé par train spécial ; de nombreuses personnalités du commerce et de l'industrie l'accompagnaient.
A 8 heures 50, un train arrive devant la partie de la gare où s'étend la cité. Mille maisons servant de demeures aux agents forment un groupe séduisant de coquettes villas. Quatre cents maisons sont actuellement habitées et ont suscité la curiosité des visiteurs.
M. Javary donna toutes les explications nécessaires sur le fonctionnement des divers services : cabine électrique commandant la manœuvre des wagons sur les trente-six voies, tobogan ou appareil spécial pour le levage, le triage, le dosage, le chargement automatique du combustible, les machines et l'atelier pour l'entretien et les réparations, l'hôtel des mécaniciens.
A noter qu'on emploie sur ces voies la téléphonie sans fil. Un agent est muni d'un appareil récepteur et porte les piles accrochées à un ceinturon et une antenne, fixée sur le dos, affectant assez la forme d'une grande auréole de cuivre.

Lomme - Lille-Délivrance - Groupe de maisons place de la Victoire — Ecole Pasteur place de la Victoire
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14 juillet 1922 — L’Harmonie des Cheminots de la Cité est déjà en place lors de la fête nationale 1922
— A Lomme. A 9 h. 30, revue et défilé des écoles publiques, avec le concours du Denier des Ecoles laïques, du
Corps des Sapeurs-Pompiers, de Ia Fanfare municipale, de la Fanfare du Marais et de l’Harmonie des Cheminots. A l’issue de la revue, distribution de gâteaux et de vin. — A 15 h., jeux et concours divers. — De 17 à 17 heures, fête de gymnastique, Grand’Place au Bourg, par la Jeunesse du Marais, avec le concours de l'Harmonie des Cheminots. Concerts à la Croix-de-Pierre et place de la Linière. — De 20 à 24 heures, bals.

14 juillet 1923 — Concerts de l’Harmonie des cheminots et de la Fanfare municipale
— De 16 à 17 heures, grande fête de gymnastique, derrière l’Eglise du Marais, par la société « La Jeunesse », avec le concours de la Fanfare du Marais. Concerts publics au Bourg (place de la Victoire) par la Musique municipale ; à Mont-à-Camp (place de 1’Eglise), par l'Harmonie des Cheminots ; de 20 à 24 heures, bals.

5 août 1923 — Cinquantenaire retardé de la Fanfare municipale de Lomme
— Dimanche prochain, 5 août, la laborieuse cité de Lomme, voisine de Lille, sera en fête pour commémorer dignement le cinquantenaire de la fondation de sa Fanfare Municipale, créée en 1869. En réalité, c’était en 1919, qu'aurait dû être célébré ce jubilé, mais par suite des circonstances difficiles qui existaient pour reconstituer cette vieille phalange, il fallut remettre à plus tard cette cérémonie.
A cette occasion, un grand festival international de musique et d’orphéons est organisé. Cinquante primes seront offertes aux sociétés. Aussitôt la revue, les sociétés se rendront au kiosque qui leur est affecté. Programme des fêtes :
Journée du 4 août. Grandes retraites aux flambeaux avec le concours de la Fanfare municipale, l’Harmonie des Cheminots, la Fanfare l’Avenir, la société de gymnastique la Jeunesse du Marais et la Compagnie des Sapeurs-pompiers. Rassemblement à la barrière à 21 heures et départ en deux groupes, l’un pour le Bourg, l’autre pour le Marais.

Journée du 5 août. Grand festival international d’harmonies, fanfares, orphéons, trompettes et symphonies. Réception des sociétés à 14 heures, avenue de Dunkerque, à l’angle de la rue du Marais. Les exécutions auront lieu sur les Kiosques suivants :
Mont-à-Camp : rue Jean-Jaurès, Jardin Public, rue Winckelmans. — Marais : place de l’Etoile, de la Croix-du-Tempe et de la Linière. — Bourg : rue Anne-Delavaux (Délivrance), Grand’Place, au Flaquet.
Bals populaires à grand orchestre à 21 heures : rue Neuve, rue Victor Hugo, Cité Mouray.

Journée du 6 août. A 15 heures, tirage des primes du festival à la mairie-Bourg.
A 17 heures, jeu de balles à main nue entre Lille et la Délivrance, sur le terrain des sports de Mont-à-Camp (parc de la mairie de Lomme transformé en jardin public).
A 20 heures, grands concerts publics :
Bourg : Grand’Place, par l’Harmonie des Etablissements Agache de Pérenchies. — Mont-à-Camp : Jardin public, par la Grande Fanfare de Fives. — Marais : place de la Croix-du-Temple, par l’Harmonie municipale d’Haubourdin.
A 22 heures, grand feu d’artifice tiré sur la butte de l’avenue de Mont-à-Camp.

Cinquante formations musicales ont participé au festival du 5 août 1923, venant notamment de Billy-Montigny, de Croix, de Séclin, Fleurbaix, Montigny-en-Gohelle, Hellemmes, Annoeullin, Wardrecques, Armentières, Berkem, Libercourt, Oignies, Roubaix, Ostricourt, Marquette, Lambersart, Wambrechies, Haubourdin, Tourcoing, Courrières, Werquin, Lille, Fives, Tournai, La Madeleine, Emmerin, Templeuve, Sailly-les-Lannoy, Abancourt…

6 avril 1924 — Concert de l’Harmonie des Cheminots de Lomme dans la Salle des Fêtes de la Délivrance
— Lomme. Dimanche 6 avril à 14 h. 30, aura lieu dans la salle des fêtes de « La Délivrance » un grand concert artistique vocal et instrumental, organisé par la Société « La Protection Mutuelle des Employés des Chemins de Fer de France et des colonies » (Section de Lille) au profit de sa caisse.
L'Harmonie des Cheminots de Lomme « La Délivrance » prêtera son concours ainsi que de nombreux artistes de toutes catégories des Théâtres et Conservatoire de Lille.
A l'issue du concert, causerie par M. Olivier, membre consultatif des Chemins de fer et du Conseil Supérieur des Chemins de fer, président de la protection mutuelle, chevalier de la Légion d'honneur.
Le soir à 20 heures, grand bal de nuit à brillant orchestre.

Lomme - Lille - Délivrance - La Salle des Fêtes, place Beaulieu — Rue René-Bodelle et place de la Victoire
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8 juin 1924 — Un concert de la Fanfare municipale de Lomme
— Dimanche 8 juin, à l’occasion de la solennité de la Pentecôte et pour fêter les noces d’or des époux Houque-Salingue, la Fanfare municipale se fera entendu pendant la Grand'Messe de 10 heures, en l'église du Bourg.
Sous l’habile direction de son chef M. Félix Demanet, elle exécutera les meilleurs morceaux de son répertoire et notamment :
Le Dauphin, marche de Allier. — Egmond, ouverture de Beethoven, transcrit par F. Ligner. — Cavaliera Rusticana, andante. — Lohengrin, fantaisie de Wagner arrangé par Girard ; Marche de Paris, de F. Popy.

15 juillet 1924 — Concert lors de l’Inauguration du Jardin public et du Parc des enfants de Lomme, avenue de Dunkerque où est érigé un Kiosque à musique démontable
— Inauguration du Jardin public et du parc des enfants à Lomme. Mardi 15 juillet, à 20 heures, grand concert public par l’Harmonie des établissements Agache de Pérenchies, sous la direction de V. O. Doye. Programme : 1e partie : 1. Sur les bords du Nil, marche (Saint-Saëns). — 2. La Flandre Héroïque, ouverture (G. Balay). — 3. Jour de Fête (G. Parès). — 4. Deuxième concert pour clarinette, romance et polonaise (Weber) ; soliste, M. Lucien Vanhée, 1er prix du Conservatoire de Paris.
2e partie. : 5. Marche Hongroise de la Damnation de Faust (Berlioz). — 6. Aïda, grande fantaisie (Verdi). — 7. Ballet d’Isoline (Messager). — 8. Chant d'Alouette, rondo pour flûte (L. Reynaud) ; soliste, M. L. Dewilde.

30 août 1924 — Concert de la Fanfare municipale sur le Kiosque à musique
— Lomme. Samedi, à 20 heures, un concert sera donné, sous les auspices de la Municipalité, par la Fanfare municipale, sur le kiosque du Jardin public.

2 septembre 1924 — Compte rendu du concert sur le kiosque du 30 août
— Lomme. Malgré le mauvais temps, peu clément, une foule nombreuse s'était rendue, samedi soir, au jardin, pour entendre le concert donné par la Fanfare Municipale, sur le merveilleux kiosque, tout récemment installé et brillamment illuminé pour la circonstance.
Dans une exécution impeccable, nos musiciens obtinrent un succès inespéré et furent chaleureusement applaudis. Toutes nos félicitations à M. Minet, adjoint, qui remit à M. Demanet une superbe gerbe et remercia tous les fanfaristes.

Lomme - Le Jardin public où était érigé un Kiosque à musique démontable
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4 et 5 octobre 1924 — 3e anniversaire de l’ouverture de la Cité de la Délivrance et Inauguration des cours ménagers et des jardins d’enfants
Programme de la fête
— Les fêtes de la cité de Lille-Délivrance. Le Conseil d’administration de la Cité de La Délivrance, à l’occasion du 3e anniversaire de l’ouverture de la Cité et de l’inauguration des jardins d'enfants, des cours ménagers et des cours professionnels, organise des fêtes champêtres au profit des Orphelinats des chemins de fer français et des colonies.
Elles auront lieu sous la présidence de M. Javary, directeur du réseau du Nord-Exploitation et des principaux ingénieurs en chef de la compagnie avec le concours des sociétés suivantes :
L’Harmonie des Cheminots de La Délivrance ; l’Harmonie des Cheminots d'Hellemmes ; la Fanfare municipale de Lomme ; la Fanfare l'Avenir du Marais de Lomme ; la Société de gymnastique La Jeunesse du Marais de Lomme ; le Club haubourdinois, section féminine (1er prix de la 5e fête fédérale de Rennes).
Programme des fêtes :

Samedi 4 octobre. A 20 heures, grande retraite aux flambeaux avec les Sociétés de musique de Lomme, de la Délivrance et des Sapeurs-Pompiers. Illuminations de la cité.
Dimanche 5 octobre. A 7 heures du matin, réveil en fanfare.
A 10 h. 30, rassemblement au Pont de Lomme, Café du Commerce, pour la remise d’une palme de bronze au monument aux morts de la commune de Lomme ; de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures, concours de jeux populaires : bouchons, javelots, fléchettes, ciseaux, trou-madame.
A 17 heures, concours de ballons pour les enfants ; démonstration de chiens policiers ; lâcher de pigeons ; jeu de balle à la pelote ; tennis ; football ; à 15 heures, inauguration des Jardins d'enfants et des cours ménagers et professionnels ; à 17 heures, concert par 1'Harmonie d'Hellemmes.
A 18 heures, concert par la Fanfare du Marais. Poses plastiques par la Société de gymnastique du Marais. A 19 heures, concert par la Fanfare municipale de Lomme ; à 20 h. 30, bal à grand orchestre à la salle des fêtes, 2 francs l’entrée ; à 21 heures, illumination place de la Victoire ; ballet par la société féminine d‘Haubourdin ; à 23 heures, grand feu d’artifice.
Lundi 6 octobre. — Continuation de la fête foraine.
Les forains qui voudraient venir s’installer pour les festivités, pourront s’inscrire dès maintenant au garde de la Cité, salle des fêtes de la Délivrance. Les emplacements seront distribués le jeudi 23 septembre à 14 heures. Le courant électrique sera mis à leur disposition.
7 octobre 1924 — Compte rendu des festivités du 3e anniversaire de l’ouverture de la Cité des cheminots
— Le soleil n’a pas favorisé la journée consacrée par la cité des cheminots à son 3e anniversaire. Une pluie, torrentielle par instants, est venu tremper l’installation et les chemins qui y amenaient. N'empêche qu'il y eut beaucoup de monde hier. Cette calme et originale cité qui n'a pas l'habitude de tant de bruit et de tels flots de peuple, reçut hier beaucoup de visites. Maintenant les Lillois la connaissent.
Ce fut d'ailleurs pour tous une promenade de grand air. Car c’est cela qui frappa, en cette fraîche journée : Lille-Délivrance est vraiment située dans le plein air.
Lille-Délivrance est comme une vaste étendue plane : les maisons, toutes dépourvues d’étages, s‘élèvent à peine au-dessus des jardins. Elles y sont largement dispersées. Il y a là-dedans plus de verdure que de pierre ; et ce qu'il y a de pierre est comme comprimé par la verdure.
Imaginez 1à-dedans quelques baraques foraines, quelques kiosques de fortune, un toboggan, des manèges dont les bruits, dispersés au large vent, sont moins criards qu’en ville.
Imaginez aussi, derrière les fenêtres, aux volets bariolés, les visages des habitants, qui, recevant leurs familles, sont restés chez eux. Voyez ces visages, calmes et heureux qui, du coin des rideaux, assistent au spectacle de la rue.
Et vous aurez toute la description de la fête. Fête du grand air, fête des familles, fête des jardins. Lille-Délivrance ne pouvait apparaître aux curieux venus pour la première fois, sous un jour en même temps plus attrayant et plus réel.
Le programme de la journée ? Mais, nous venons de le donner. Ajoutez-y les jeux familiers des agglomérations villageoises : fléchettes, javelots, bouchon, trou-madame, balle à la pelote, vous aurez toute la fête du 5 octobre.
Deux manifestations officielles sortent seulement de ce cadre : la visite des cheminots qui allèrent à 10 heures du matin, sans chef, mais en groupe compacts, poser une palme de bronze sur le monument des morts au cimetière de Lomme, et la conférence-causerie de M. Javary, directeur de la Compagnie du Nord.


Lomme - Lille-Délivrance - Ecole ménagère et école maternelle
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25 août 1926 — Les innombrables estaminets et cabaretiers de Lomme et Lambersart pratiquent une entente sur les prix !
— Lomme. Assemblée des cabaretiers. — Les cabaretiers de Lomme et Canteleu-Lambersart, réunis en assemblée générale extraordinaire, le mercredi 25 août, « A la Petite Botte de Paille », 316, avenue de Dunkerque, à Lambersart, après avoir entendu les explications de MM. Brunet et Dumoulin, et sous la présidence de MM. Brunet et Caucheteux, ont décidé, à l’unanimité des membres présents, d'appliquer le tarif suivant, dès le jeudi 26 août 1926 :
Bière : le litre, 1.25 à 1.30 ; grande chope, 0.60 ; bruxelloise, 0.40. — Liqueurs : genièvre fantaisie et eau-de-vie, 0.30 et 0.60 ; fine et rhum, 0.60 et 1.20 ; Cointreau, 1 à 2 fr. ; genièvre 49° et cognac authentique, 0.75 à 1.50. — Apéritif : sec, 0.60, 1.25, 1.50 ; à l’eau, 2 fr., sauf cressonnée et pernod. 2.25. — Limonades et eaux minérales : mousseline, 0.30 et 0.35 ; bruxelloise, 0.60 et 0.65.
Quant aux vins, dont les prix diffèrent d'une maison à l’autre, l’assemblée préconise : le petit verre, 0.30 ; mousseline. 0.60 ; bruxelloise, 1 fr.
Le secrétaire : Cl. Ogiez.

9 au 11 juin 1928 — Fête des Fleurs à Lille-Délivrance
— La Fête des Fleurs. Samedi, dimanche et lundi prochains, dans la cité fleurie des Cheminots de Lille-Délivrance, grande fête champêtre et du printemps. Voici le programme de ces festivités :
Samedi 9 juin, à 21 h., retraite aux flambeaux à travers la Cité, avec le concours de l’Harmonie des Cheminots et de la Société de gymnastique.
Dimanche, de 10 à 12 heures, carrousel cycliste et courses diverses. Exposition du chien de défense de la délivrance ; concert-apéritif par l’Harmonie des Cheminots, place de la Victoire.
De 14 h. 30 à 19 h. 30, démonstration sportive (mouvements aux agrès, ensembles et ballet des faucheurs et faucheuses par la société mixte de gymnastique.
Match de basketball ; jeux de bouchons et fléchettes ; javelots. Sur le terrain de dressage des chiens, challenge des chiens policiers. Lutte au Jeu de balle. Courses pédestres, en sacs et à la brouette. Match de football. Lâcher de pigeons. Concert. Course à la valise.
21 heures, bal roulant. — 23 heures, salle des fêtes, bal populaire.
Lundi 11 juin, de 9 à 18 heures, grand concours de piquet à la buvette de la salle des fêtes.
A 17 heures, concours de ballons, place Beaulieu.
A 20 heures, grand concert. — A 21 heures, distribution des prix, salle des fêtes.

4 août 1929 — Concert, bal et spectacle dans la Salle des fêtes de la Place Beaulieu
— Concert de bienfaisance. — Demain dimanche 4 août, à 15 h, 30. sera, donné dans la salle des fêtes de Lille-Délivrance, place Beaulieu, un grand concert vocal et instrumental organisé par la police locale, au profit de l’Orphelinat et de la Mutuelle de la Police, avec le concours de M. Léon Delmulle, baryton, de l’Opéra de Lille ; Mlle Mailliet, soprano, grand prix du Conservatoire ; M. Bibos, célèbre clown imitateur ; la Troupe des Six, les merveilleux acrobates de l’Empire de Paris…
Superbes décors ; chants ; luxueux costumes. Orchestre symphonique, direction Mme Buttin.
Ce concert sera suivi d'un grand bal à brillant orchestre et jazz. Le parquet sera ciré et on trouvera au vestiaire des cotillons, serpentins, etc…

22 juin 1931 — Inauguration de l’Ecole de fille de Lille-Délivrance, suivie d’un concert de l’Harmonie des Cheminots sur la Place de la Victoire
— La fête du cinquantenaire de l'Ecole laïque, bénéficiant d’un temps, on peut le dire, exceptionnellement beau, a obtenu, à Lomme, un magnifique succès.
Dimanche matin, la Municipalité procéda à l’inauguration de la nouvelle école de filles de Lille-Délivrance.
Ce fut une cérémonie brève qui réunit, autour des bannières, tous les amis de l'école. Un petit cortège se forma à l’angle de la rue Anne-Delavaux et de Dunkerque et, sous la conduite de l'Harmonie de Lille-Délivrance, suivie des élèves de l’école qui portera le nom de Mme Curie, les autorités se rendirent au nouveau bâtiment.
M. Dereuse, maire de Lomme, en une allocution de circonstance, exprima la satisfaction de tous de voir s’ouvrir pour le 1er octobre prochain une école nouvelle dans la commune. Mlle Nivet, directrice de l’école, remercia le maire et lui donna l’assurance que l’école, ses élèves et son personnel sauront faire honneur à Lille-Délivrance.
A 11 h. 30, l’Harmonie des Cheminots exécuta, place de la Victoire, un fort beau programme qui fut très applaudi.

Lomme - Lille-Délivrance - Ecole Madame Curie — Place de la Victoire un jour de marché
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14 juillet 1932 — La Fête nationale à Lomme ; concert de l’Harmonie des Cheminots, place de la Victoire
— Voici le programme général de la fête nationale du 14 juillet :
A 6 heures, salves d'artillerie. — A 9 heures, revue des défilés des enfants des écoles laïques du corps des sapeurs-pompiers et des sociétés locales. Rassemblement rue Victor-Hugo.
A 16 heures, jeux divers. — A 17 heures, démonstration de gymnastique, place de la Liberté par la Jeunesse du
Marais ; place Jules-Delvoye, par la Section féminine d’éducation physique.
A 18 heures, concerts : place de la Victoire par l’Harmonie des Cheminots ; Cité Mouray par la Vétérante Lommoise ; place de l’Etoile par la Fanfare L’Avenir.
A 21 heures, bals : Au Bourg (Mitterie) ; A la Délivrance (Veau-Gras et Mirador) ; Au Marais place de la Linière et à l’angle des rues Philippe-de-Girard et Lenglart ; à Mont-à-Camp, angle des rues Becker et Jean-Jaurès.

6 au 8 juin 1936 — Grande kermesse à Lille-Délivrance
— La Cité fleurie de Lille-Délivrance va connaître, les 6 et 7 juin, une grande animation. En effet, un programme très copieux a été mis sur pied pour ces deux journées, le lundi 8, journée de « Raccroc » sera aussi très animé.
Cette fête champêtre et kermesse flamande comprendra notamment : le samedi 6 juin, place de la Victoire, une grande fête foraine ; le dimanche 7 juin, de 9 h 30 à 11 heures, place Beaulieu, un carrousel cycliste ; de 14 à 18 heures, jeu de bou1es ; de 14 h 30 à 18 h. 30, terrain de basket-ball, O.L. contre R.C.L.D., ballets par les fillettes, fête nautique à la piscine avec concert par 1’Harmonie des Cheminots, match de football U.S Bailleul contre l'Avenir Sportif Lommois ; courses pédestres de 400 et 800 mètres, jeux populaires, courses en sac, jeux de ciseaux. etc...
A 20 heures, à la salle des fêtes de la place Beaulieu, bal populaire avec deux orchestres.
Le lundi 8 juin, de 14 h. à 18 h., place Beaulieu, jeu de boules ; à 17 heures, concours de ballons ; à 20 h. 30, à la bibliothèque, distribution des prix ; à 18 h 30, terrain des sports, grand match de football, 43e R.I. contre A.S.L. renforcé.
A 22 heures, un grand feu d'artifice sera tiré.
Nul doute qu'un tel programme n'attire, à la belle cité de Lille-Délivrance, la foule des grands jours.

Lomme - Place Edmond Dompsin (place de la Victoire) et le Kiosque à musique
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Formations musicales actives à Lomme en 1909 :
Fanfare municipale de Lomme, fondée en 1869, président H. Théodule, direction de Bleckerre, 44 exécutants ;
L'Alliance du Marais (chorale), fondée en 1894, président Dumoulin, direction Henri Hespel, 39 exécutants ;
L'Avenir du Marais de Lomme (fanfare).


La musique Lommoise la plus ancienne connue est fondée en 1846 sous le nom de Philharmonique. En 1860, la Cécilienne lui succède avant de devenir en 1869, sous la présidence de M. Becquart, la Fanfare municipale dirigée par M. Delestraint. Celui-ci, en 1877, en raison de sa santé, abandonne sa place à M. de Bleckerre qui conserve les rênes de la phalange jusqu’à son décès survenu en 1910. M. Félix Demanet, sous-directeur du Club des Vingt de Lille, prend alors la direction de la Fanfare.

(1) Quelques puristes, au nom de la lexicologie, considérant que Délivrance n’étant pas un « quartier » de Lomme, il est souhaitable d’utiliser le terme La Délivrance. Par simplification et suivant en cela l’usage régulier qui en est fait depuis maintenant un siècle, nous gardons cependant la syntaxe Lille-Délivrance.
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JeanMarc
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LONGUEAU - Le Kiosque
(SOMME)
Afin de débarrasser la gare d’Amiens de ses trains de marchandises toujours plus nombreux (transit du charbon, etc…), la Compagnie des chemins de fer du Nord d’Emile Péreire, constituée le 20 septembre 1845, décide en 1847 d’établir sur la commune de Longueau, un raccordement reliant directement la ligne de Paris à celle de la frontière belge et d’y implanter une grande gare de triage (composition et décomposition des trains)
Les terrains nécessaires à ces opérations, acquis par expropriation par la compagnie, sont situés sur le pourtour ouest de Longueau, en grande partie constitués de zones marécageuses.
L’aménagement de l’ensemble du dispositif, achevé en 1855, sera encore agrandi à plusieurs reprises, notamment en 1883 par l’adjonction de faisceaux supplémentaires. Un tiers de de la superficie totale de la commune, soit 94 hectares, vont être occupés par les voies, les zones de stockage de locomotives et les divers ateliers de réparation des wagons.


Longueau - La Gare de Triage - Le Dépôt (clichés Rigouard, Cparama)
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Progressivement, les cheminots du complexe ferroviaire s’installent dans les logements que la Compagnie des chemins du nord fait bâtir sur des terrains qu’elle acquiert, proches de la gare, au sud de la Route d’Amiens à Noyon (rue Henri Barbusse), Longueau-village étant, de son côté, situé au nord.
De 1845 à 1914, le nombre d’habitants de Longueau passe ainsi de six cents à mille quatre cents, cet accroissement étant essentiellement dû à l’arrivée des familles cheminotes.
En 1904, une phalange musicale forte de 22 musiciens, est fondée sous le nom de L’avenir Musical de Longueau. Présidée par le futur maire longacoissien, Jules Devauchelle, elle est dirigée par le facteur et receveur des Postes Jules Lafillez, lequel sera remplacé en 1906 par M. Laneuville.

Plan de Longueau-sud en 1811
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Lors de la guerre 1914-1918, Longueau et sa gare subissent plusieurs bombardements, le pont de chemin de fer sur l’Avre est détruit.
A l’issue du conflit, la Compagnie procède à l’agrandissement de la zone ferroviaire afin d’accueillir les activités de maintenance de wagonnage d’Amiens, entraînant une arrivée massive de nouveaux cheminots. Ceux-ci vont être logés dans les cités-jardins que la Compagnie fait bâtir de 1921 à 1926, à la suite des premières constructions initiales, au sud-ouest de la commune.
Hormis les équipements scolaires qui restent du ressort de la commune, toutes les aménagement récréatifs, sanitaires, ludiques ou sportifs sont financés par la Compagnie du Nord. Sont ainsi construits deux dispensaires, un jardin d’enfants, une école ménagère et une bibliothèque…

Longueau - La Cité des Cheminots
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L’Economat des cheminots, créé en 1922 sous forme de coopérative avec ses 350 sociétaires, est aménagé dans des wagons de la Compagnie des chemins de fer.
Vers 1926, un square-jardin public est aménagé, à l’extrémité de la rue Jean Jaurès, donnant son nom audit jardin, le long de la rue de la République, tout près des voies de triage.
Une salle des Fêtes est érigée sur le Jardin public en 1929.

Longueau - La Salle des Fêtes dans le Square Jean Jaurès
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La musique des cheminots, après s’être appelée, à partir de 1922, L’Avenir Musical et la Lyre des Cheminots de Longueau, sous la direction d’Eugène Coestier, employé au magasin du matériel roulant de Longueau, devient, en 1929, L’Avenir Musical des Cheminots de Longueau.
C’est très certainement à l’instigation d’Eugène Coestier que la Compagnie du Nord décide de faire édifier, en 1929, un Kiosque à musique, au bout du square Jean-Jaurès, en vis-à-vis du bazar de Longueau à l’enseigne Aux Galeries des Cheminots situé au 23 et 25 de la rue Georges-Debailly (articles de ménage, électricité, pêche, réparation de chaussures, tissus, mercerie, cuir, chapellerie et articles de Paris).
Ce Kiosque, de forme hexagonale, est constitué de bois pour son garde-corps et ses colonnes, sur lesquelles repose sa toiture surmontée d’une lyre ; son soubassement est en pierre et briques revêtues d’un crépit.


Longueau - Le Kiosque des cheminots et la Salle des Fêtes — Square Jean Jaurès et le Kiosque à musique
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A la veille du conflit de 1940, les Cités occupent un espace de 65 hectares pour 2300 cheminots.
Les bombardements alliés de 1942 à 1944 censés atteindre le réseau ferroviaire et ses bâtiments vont, comme à l’accoutumée, déborder largement le cadre de leurs objectifs. Si effectivement une grande partie des voies, des postes d’aiguillage et des ateliers sont détruits, les dégâts recensés s’étendent également sur la Cité des cheminots qui, fort heureusement, avait été évacuée prévisionnellement : 221 logements sont détruits et 303 endommagés sur les 647 logements que compte la Cité de Longueau.

Le Kiosque à musique a peut-être été détruit lors de ce pilonnage, de même que la salle des fêtes, à moins que ce ne soit la municipalité qui l’ait fait disparaître ! Toujours est-il que le Conseil municipal de Longueau, dirigé par Louis Prot, maire de 1925 à 1966 qui affiche à cor et à cri son appartenance au parti communiste, va jouer un petit tour de passe-passe avec le square Jean-Jaurès. Ce jardin public, situé avant 1945 le long de la rue de la République, côté des numéros impairs, réapparaît après 1960 sur la travée opposée, côté des numéros pairs, à l’angle de la rue Jean Jaurès et s’étendant jusqu’à l’impasse Gambetta. Le Kiosque à musique, qui aura vécu un peu plus de dix ans, ne sera pas reconstruit. A l’emplacement de l’ancien Jardin public, quelques immeubles locatifs sont édifiés.
Tout comme la plupart des cités cheminotes, celle de Longueau sera reprise par les bailleurs sociaux et la commune, la SNCF, continuatrice de la Compagnie des Chemins de fer du Nord, s’étant dégagé du foncier cheminot.
Kiosque supprimé.

voir ici, Le nouveau Jardin public Jean Jaurès de Longueau sans kiosque, aujourd'hui. (1/3) (2/3) (3/3)

Longueau - Le Kiosque (1934).jpg
Longueau - Le Kiosque (1934).jpg (196.13 Kio) Vu 169 fois
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22 septembre 1928 — Une visite de la Cité des Cheminots de Longueau
— La Cité de Longueau que nous avons visitée récemment réalise un bel ensemble autour d'un ancien château, doublé d'un pavillon à larges baies, le tout aménagé en foyer, de vastes pelouses, entre des allées bien sablées, ici un tennis, là un ruisseau perdu derrière un petit bois, et dans toute cette vraie verdure, de coquettes maisons semées avec une fantaisie plaisante, au milieu de leur jardin. Rien de la raideur ni de la promiscuité des corons. Le spectacle rappelle les plus riantes cités-jardins de la banlieue parisienne ou le faubourg-strasbourgeois de Stockfeld. C'est là que vivent six cents familles de cheminots ; dans des conditions qui n'ont rien d'exagéré : de 3 à 6 pièces, le loyer mensuel varie de 37 à 85 francs. Les célibataires, dans un « quartier » spécial qui leur est réservé, y trouvent même des chambres meublées pour 10 fr. par mois.
La vie collective de la Cité.
Pour toute cette population, la Compagnie a essayé de créer une vie collective qui élevât son niveau matériel et moral. Des fêtes sont organisées avec le concours d'une société de musique et d'une société de sports, formées l'une et l'autre de cheminots. Le club sportif a son terrain ; musiciens et « acteurs » auront bientôt leur vaste salle des fêtes ; un immeuble abrite le Foyer de la cité : salle de jeux, petite bibliothèque, école ménagère où des cours sont régulièrement donnés. Dans un autre est aménagé un Jardin d'enfants, vraie maison de l'art et de la joie dans l'harmonie de ses salles claires et de son minuscule mobilier.
Mais la fierté de l'administration, c'est la Pouponnière. Belle oeuvre en effet : c'est elle qui dirige l'élevage des enfants des cheminots et des nourrissons placés dans la cité, souvent des bébés chétifs et déjà sans passé. Quatre cents enfants ont été amenés régulièrement aux consultations et pesés l'année dernière.
Consultations scolaires, service de douches à bon marché, complètent le service d'hygiène.
(journal Le Populaire 22 septembre 1928)

Autres temps, autres mœurs : l’Harmonie-fanfare l’Avenir des Cheminots de Longueau, afin d’accroître son audience, fait diffuser ses concerts sur les ondes de Radio-PTT-Nord
18 avril 1931 — Concert de l’Avenir des Cheminots de Longueau
RADIO-P.T.T.-NORD (P. : 1 kw. L : 265 m.) 20 heures à 21 heures. Diffusion du concert donné par l'Avenir des Cheminots de Longueau. Programme :
Danses hongroises n° 5 et 6. Brahms, par l'Avenir des Cheminots de Longueau. — Reo Bel et Dudef : Chez le pharmacien (Bach et Laverne). — Pour rire en société (Bach et Laverne). —Conférence humoristique par Mlle Jacqueline de Valmont. — Au caprice du vent (Pesse). — Mme Butterfly, Sur la mer calmée (Puccini), par Mlle Maria Legrand. — Hamlet, Arioso (Thomas). — Le Jongleur de Notre-Dame (Massenet), par M. Riquier, baryton. — Les Noces de Jeannette, duo (Massé), par Mlle Legrand et M. Riquier. — Le comique grimé Dudef dans son répertoire. — Le rocher fantôme (Staz), par l'Avenir Musical des Cheminots de Longueau. — Interprétation de Le feu de joie, comédie en 3 actes de André de Lorde et C. Roland, avec autorisation spéciale des auteurs.

Longueau - Vue générale du Square Jean Jaurès et du Kiosque à musique, le long de la rue de la République
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25 juillet 1936 — Accompagnée de deux mille personnes, la Fanfare la Prolétarienne de Longueau défile dans la cité, entonnant l’Internationale et accompagnant Maurice Thorez venu prononcer quelques paroles dans la Salle des fêtes du Square Jean-Jaurès
— Plus de 12.000 personnes acclament Maurice Thorez à Amiens. 2.000 auditeurs à Longueau. La grande manifestation d'Amiens, une des plus grandes de notre Parti, a eu comme prologue une manifestation splendide qui s'est déroulée à Longueau, centre cheminot environnant la capitale de la Picardie. Plus de deux -mille personnes attendaient en gare notre camarade Maurice Thorez. Reçu par le camarade Prot, député-maire de Longueau, Marchand et Noël adjoints, de nombreuses gerbes de fleurs furent remises au secrétaire général de notre Parti pendant que la fanfare ouvrière faisait entendre l’Internationale reprise par la foule entière.
Un long défilé se déroula, dans la cité des cheminots. Dans la salle des fêtes, de nouvelles gerbes de fleurs dont une ornée d'un ruban tricolore, fut offerte à Thorez. Dans de courts exposés, Prot, puis ensuite Thorez, magnifièrent le Front Populaire et montrèrent la nécessité de rester unis, de resserrer encore les liens du Front Populaire.

Seul l'Avenir musical de Longueau (fanfare), fondé en 1904, dirigé par M. Laneuville, avec 22 exécutants, est actif à Longueau en 1909.
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LONGWY-BAS - Place de l'Industrie
(MEURTHE ET MOSELLE)
Longwy-Haut, campé au milieu de ses fortifications réalisées de 1680 à 1690, sous les instructions de Sébastien Le Prestre de Vauban, domine de quatre-vingts mètres le quartier dit Longwy-Bas, situé à environ 500 mètres à vol d’oiseau.
Implanté dans la vallée de la Chiers, Longwy-Bas s’industrialise progressivement à partir de 1848, à la suite de constructions de Hauts-fourneaux.
Longwy-Haut garde le privilège de son hôtel de ville, de son marché, de sa vaste place d’Armes et bien entendu des casernes de la citadelle, occupées par le 9e bataillon de chasseurs à pieds en garnison à Longwy depuis octobre 1886, par le 162e régiment d’infanterie et par un détachement d’artillerie. Dans le même temps, Longwy-Bas est cantonné à ses cités ouvrières, ses usines, sa faïencerie, et ses tanneries installées dans la vallée, le long de la rivière de la Chiers. Les longoviciens du bas, devenus nettement plus nombreux que ceux d’en haut (près de six mille sur une population totale de neuf mille en 1900), commencent à se faire entendre dans les assemblées municipales et réussissent à imposer quelques améliorations en dépit des fortes oppositions des électeurs de Longwy-Haut.

Plan du quartier place de l'Industrie de Longwy-Bas
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N’ayant pas de Place publique digne de ce nom sur Longwy-Bas, la municipalité décide d’en créer une, en prolongement du Pont menant à la gare, en procédant à l’aménagement de la rive gauche de la Chiers. En 1900, Martin Delleré, entrepreneur à Longwy, est chargé de diriger ces travaux d’une grande ampleur, moyennant un budget de 110.000 francs. Le 19 juin 1900, les travaux sont bien avancés : la place de Longwy-Bas, dont les travaux sont activement poussés par M. Delleré, prend déjà forme. Une digue a été bâtie en bordure de la rivière. En amont, la rivière est complètement dérivée par le vieux moulin, et l'ancien lit est comblé par l'usine de M. de Saintignon.

Longwy-Bas - La Chiers avant son endiguement puis sa couverture, vue du Pont de la Gare — Le Pont de la Gare et la Chiers une fois endiguée ; au fond, vue de la Salle des Fêtes
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La rive gauche ainsi endiguée et agrandie prend le nom de place de l’Industrie dès 1903. L’extrémité de celle-ci, appelée place du marché, donne sur un escalier descendant sur les berges où la municipalité fait installer un lavoir ; plus loin, en amont, la Chiers passe sous l’ancien moulin.

Longwy-Bas - Le Pont sur la Chiers et les premières constructions sur la place de l'Industrie — Vue de la Chiers endiguée ; jour de foire ou de marché le long des places de l’Industrie et du Marché
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Les capitaines d’industrie longoviciens
La sidérurgie longovicienne est essentiellement entre les mains de deux maîtres de forge : le baron Fernand d’Huart et son frère Hippolyte d’une part et Fernand de Saintignon d’autre part.
— Fernand d’Huart (1841-1911), également directeur des célèbres faïenceries de Longwy depuis 1866, est administrateur des hauts-fourneaux d’Athus à partir de 1872 et de la Société des produits réfractaires de Longwy en 1900, date à laquelle les bâtiments et les deux hautes cheminées de briques de ces usines finissent d’être construites près de la rivière, sur le chemin de Longwy-Bas à Rehon. Le 18 août 1900, Fernand d’Huart marie sa fille Marie-Antoinette avec le banquier de Longwy, Henri Thomas (1872-1954), par ailleurs administrateur de nombreuses sociétés et futur président de la Société des produits réfractaires de son beau-père.
— Fernand de Saintignon (1846-1921) devenu, en 1878, propriétaire du haut-fourneau de Lasauvage (Luxembourg), reprend et rénove en 1880, celui qui était édifié à Longwy-Bas en 1848 et en fait édifier trois autres à Longwy-Bas au cours des années suivantes. En 1901, il rachète deux haut-fourneaux dans le quartier Gouraincourt et en construit quatre autres.

Longwy - Place du Marché installée le long de la Chiers, dans le prolongement de l’embryon de la place de l’Industrie ; au fond, l’ancien Moulin — Le lavoir installé sur la Chiers en contrebas de la place du Marché ; au fond à droite, la Salle des fêtes et au bout, dérivation de la Chiers en direction l’ancien Moulin
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La musique à Longwy
Ces industriels ont bien entendu, de par leur position, la main mise sur toute la ville, y compris sur les phalanges musicales. Ainsi, l’Harmonie La Longovicienne, créée en 1898, dirigée par Georges Salière-Vaudois, est-elle présidée par le financier Henri Thomas, tandis que Fernand de Saintignon fonde L’Echo de la Sauvage dont les 42 cors de chasse sont emmenés, de même, par le professeur de musique Salière-Vaudois.
Les autres formations musicales de Longwy sont étroitement liées aux industriels et financées par ceux-ci, comme l’Harmonie des aciéries de Longwy, fondée en 1882, la chorale La Fraternelle de Longwy-Gouraincourt dirigée depuis 1895 par E. Jolibois ou encore l’Harmonie des Faïenceries de Longwy, fondée dès avant 1885.

Si la Longovicienne se fait entendre régulièrement sur la place de l’Industrie, notamment à l’occasion de la fête patronale de septembre, lors de la fête nationale ou encore sur la nouvelle salle des fêtes inaugurée le 2 août 1903, il n’en est pas de même de la fanfare du 9e bataillon de chasseurs, dirigée par Charles Bardoux (1) depuis 1897, qui, elle, donne systématiquement son concert dominical sur la place d’Armes de Longwy-Haut où il est même question d’édifier un
Kiosque à musique. Le journal le Longovicien, dans son numéro du 11 décembre 1901, propose ainsi de faire construire un Kiosque à musique sur la place d’Armes, en lieu et place de l’affreuse bâtisse, laide, encombrante et malpropre, qui abrite le puits central de Longwy-haut, et d’y aménager en sous-sol, une salle d’attente pour le tramway qui vient d’être installé. Ce souhait, renouvelé le 4 février 1902, appuyé par un projet de M. Gutton, architecte nancéien, proposant d’ériger un kiosque en fer dans le genre de celui de la Pépinière de Nancy, mais d'un style plus simple et d'une aubette en bois sculpté, avec larges baies vitrées, le tout d'un effet très décoratif, sera définitivement enterré.

Longwy-Bas - Les Lavoirs sur la Chiers, la Salle des Fêtes — Les lavandières installent leur linge à sécher, sur la place du Marché au-dessus
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La place de l’Industrie s’avère rapidement insuffisante, principalement pour la tenue des marchés ainsi que pour l’installation des baraques foraines chères aux longoviciens.
Lors d’une séance du conseil municipal, le 2 septembre 1908, Prosper Pérignon, conseiller, futur maire de 1910 à 1919, déclare qu’afin de pouvoir construire les écoles nécessaires à Longwy-Bas,
la seule solution serait de couvrir la Chiers en amont du pont, sur toute la surface comprise entre les propriétés Abraham-Lévy (3), le Comptoir métallurgique, la Société Fernand de Saintignon et Cie, et le mur de la place actuelle et d'y construire les locaux.

Longwy-Bas - La Chiers endiguée, avant l'installation des lavoirs et la construction de la Salle des Fêtes — Ancien moulin et lavandières
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Faute de financement, ce projet traîne dans les tiroirs jusqu’à ce que la commune décide de céder sa Maison d’octroi au plus offrant, réservant exclusivement le produit de cette cession à l’extension de la couverture de la Chiers, afin d’agrandir la place de l’Industrie. Le 19 février 1910, à la suite de surenchères, la vente est réalisée pour 66.200 francs, adjugée à MM. Gauche, devant maîtres Person et Féry.
Les travaux d’extension de la place sont confiés, en août 1910, à la maison Paul Piketty, succursale de Nancy, qui se charge de réaliser, en trois mois, la couverture de la Chiers en ciment armé. Le devis s’élevant à 77.000 francs, le baron Fernand d’Huart propose, afin de parfaire la somme obtenue de la vente de l’octroi, de prêter une somme de 15.000 francs remboursable sur cinq ans sans intérêts,
à la condition que les travaux d’élargissement du pont et de couverture de la Chiers soient commencés avant le 31 décembre 1910. Cette proposition est acceptée avec empressement par la municipalité.

Afin de réaliser les travaux, la salle des fêtes est démontée et réédifiée dans un coin de la place dans la première semaine de mai 1911. Le 13 août 1912, mise en vente par l’huissier de Longwy, maître Artisson, on en découvre, à cette occasion, la description : longue de 20 mètres et large de 12 mètres, elle est constituée de panneaux de bois démontable, d’un plancher en chêne et couverte en tôle galvanisée ; elle dispose de 150 chaises en bois et fer.

L’entreprise Piketty fait savoir, en août 1911, que les travaux de la place de l’Industrie, qui devaient être achevés pour la fête annuelle du 3 septembre, ne seront pas finis à cette date, seulement la moitié de l’ouvrage étant réalisé. La fête foraine aura cependant lieu sur la place en chantier.

Longwy-Bas - Place de l'Industrie en cours de formation
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A la fin de l’année 1911, la place de l’Industrie est enfin terminée, mais de nouveaux travaux vont être immédiatement entrepris. Le comte Fernand de Saintignon, invétéré homme d’affaires, à la suite de la découverte d’une source d’eau dite des Récollets à Longwy, s’engage dans l’aventure thermale. En 1912, il fait édifier au centre de la travée droite de la place de l’Industrie encore vierge, l’Hôtel Thermal des Récollets, comprenant 110 chambres et les divers salons en usage pour ce type d’établissement.

Longwy-Bas - Hôtel des Récollets en construction — Hôtel des Récollets, place de l'Industrie et Usine d'embouteillage
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La même année 1912, Saintignon fait construire, à l’extrémité centrale de la place de l’Industrie, une usine d’embouteillage destinée à la vente de l’eau des Récollets en bouteilles.

Longwy-Bas - Usine d'Embouteillage des eaux des Récollets, place de l'Industrie — Annonces publicitaires Eaux des Récollets, janvier et février 1914
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L’Hôtel des Récollets à peine achevé — le grand banquet annuel des Vétérans s’y déroule le 8 juin 1913 —, Saintignon met en chantier, attenant à l’Hôtel et relié à lui par une galerie couverte, un grand Etablissement thermal, parachevant ainsi la création de la nouvelle station balnéaire.

Lors de la séance du conseil municipal du 10 mai 1913, Prosper Pérignon fait voter une délibération décidant d’instaurer un marché sur la place de l’Industrie ouvrant chaque jeudi, lequel deviendra ultérieurement bi-hebdomadaire, les samedis et jeudis. Le premier marché de la place de l’Industrie, tant attendu, est inauguré le 1er octobre 1913.

Longwy-Bas - Marché sur la place de l'Industrie et construction de l'Etablissement des thermes — L'Hôtel des Récollets et l'établissement des Thermes
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La station thermale des Récollets ne pourra être inaugurée : dès le 9 août 1914, les allemands commencent à bombarder la forteresse de Longwy et sa région ; le lendemain, les longoviciens sont sommés de se rendre par le baron von Hollen. A partir du 20 août, Longwy-Haut est pilonné quotidiennement, et après quelques jours, est transformé en un amas de ruines. L’Hôtel de ville, tout comme la plupart des bâtiments du quartier sont détruits. Le 26 août 1914, la ville capitule. La Kommandantur s’installe dans les locaux de la banque Thomas.
Les troupes allemandes d’occupation libéreront Longwy quatre ans plus tard, sur plusieurs jours, du 8 au 16 novembre 1918.

Après la libération de Longwy, Fernand de Saintignon tente désespérément de lancer la station balnéaire mais l’heure est plus à la reconstruction de la ville qu’aux loisirs. Le décès de Saintignon, le 1er janvier 1921, arrête définitivement le destin thermal de Longwy.
L’Hôtel de Ville de Longwy-Haut ayant été détruit, un dilemme se pose en ce qui concerne sa reconstruction sur le même emplacement. En juin 1920, le conseil municipal est appelé à se prononcer sur ce projet : les 6 conseillers de Longwy-Haut votent pour, 14 conseillers de Longwy-Bas et Gouraincourt votent contre et une abstention se fait entendre. Longwy-Haut perdant irrémédiablement sa mairie et ses privilèges, les six représentants de cette section
se lèvent en protestant, prennent leurs chapeaux et quittent la salle, malgré les objurgations du maire.
A partir de 1922, les réunions et discussions vont bon train pour le projet d’acquisition, par la municipalité, de l’Hôtel des Récollets de la place de l’Industrie, afin d’y installer son nouvel Hôtel de Ville. De nombreux échanges ont lieu avec la préfecture de Meurthe et Moselle, une enquête de commodo et incommodo est ordonnée et des tractations se déroulent avec les héritiers de Fernand de Saintignon. En attendant la signature des actes, l’Hôtel des Récollets est utilisé pour les réunions, les assemblées générales et les fêtes publiques.
La transaction est effective en 1923 mais les services municipaux n’intègrent les locaux de leur nouvel Hôtel de Ville qu’en 1925, après que les travaux de transformation soient effectués et que le vendeur — la Société des Hauts Fourneaux de Longwy et de la Sauvage — ait vidé et débarrassé l’Hôtel des Récollets de son mobilier, vendu par adjudications.

Longwy-Bas - Hôtel des Récollets transformé en Hôtel de Ville - Annonces 1924, liquidation matériel de l’Hôtel des Récollets
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Le 27 juillet 1922, l’Harmonie municipale la Longovicienne, encouragée par la municipalité, décide de faire édifier, grâce au financement d’un groupe de partisans de la musique, un très joli Kiosque à musique provisoire sur la place de l’Industrie, face à l’Hôtel de Ville, et d’y organiser ses concerts d’été à partir du 29 juillet, à 20 heures 30. L’Harmonie s’engage en outre à continuer, autant que possible, ces auditions gratuites, tous les samedis à la même heure.
L’année suivante, un Kiosque à musique définitif prend la place de l’édicule provisoire. Sur un soubassement en brique, ce kiosque est de forme octogonale, sa toiture est soutenue par des piliers en bois ; son garde-corps est également en bois.
Sur l’espace compris entre le Kiosque à musique et l’Hôtel de Ville, un large carré est gazonné et entouré de petits arceaux en fer. Bien évidemment, aucun arbre ou arbuste ne viendra embellir la place de l’Industrie, la dalle de béton recouvrant la Chiers ne se prêtant guère à ce genre de plantations !


Longwy-Bas - Place de l'Industrie et le Kiosque à musique
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En acquérant l’Hôtel des Récollets, la municipalité s’est engagée par une convention du 20 décembre 1923, à agrandir une nouvelle fois la place de l'Industrie, sur une longueur d’environ 52 mètres, en amont de la couverture précédemment exécutée, en remblayant le déversoir. Après plusieurs projets et plans successifs, un devis définitif est accepté le 13 août 1926, s’élevant à 449.925 francs, pour réaliser ces travaux. Ceux-ci sont adjugés le 14 mars 1927 à Emmanuel Chambert, 13 rue de la Ravinelle à Nancy, avec un rabais de 12,10 %. Un emprunt de 450.000 francs est contracté auprès du Crédit Foncier à cet effet.
Cet ultime agrandissement de la place de l’Industrie signe l’éradication de l’ancien moulin. Dans la foulée du chantier, il est procédé à la transformation, en école secondaire, de l’usine d’embouteillage de la place de l’Industrie.
Les travaux sont juste terminés pour la fête patronale de septembre 1927. Dorénavant, le marché bi-hebdomadaire va pouvoir prendre toute son ampleur, principalement le samedi.

Afin de faire pendant à l’ancien établissement Thermal — qui a été repris par la Chambre de la Métallurgie en 1923 —, situé à la gauche de l’Hôtel de Ville, la municipalité autorise l’Etat à construire, à droite de la mairie, un bâtiment dédié à la Banque de France. Trois architectes s’associent pour élever cette construction en 1926 : Louis Hippolyte Boileau (1878-1948), Pierre Le Bourgeois (1879-1971) et Jean Zimmermann (1891-1989).

Longwy-Bas - Hôtel de Ville et Banque de France, Place de l'Industrie - La Banque de France
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La place de l’Industrie à présent définitivement fixée, Pierre Amidieu du Clos (1881-1955) — maire de 1924 à 1929 puis de 1935 à 1939 —, et sa municipalité, décident de consacrer le vaste emplacement ainsi récupéré sur la Chiers, à la construction de nouvelles écoles. Ce sont encore les architectes Le Bourgeois et Zimmermann qui, en 1928, se chargent des plans et de la conception de deux écoles primaires jumelles, une pour les garçons, une pour les filles. L’inauguration du groupe scolaire Albert 1er, situé sur l’endroit exact où s’installaient les lavandières au bord de la Chiers, a lieu en 1930.

Longwy-Bas - Ecole primaire de Garçons, place de l'Industrie - Ecole de Garçons à gauche et école de filles à droite
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Le Kiosque à musique construit en 1923, aura une vie de courte durée. En mars 1936, des gros travaux de reconstruction de la couverture de la Chiers, devant l’Hôtel de Ville et la Banque de France sont décidés : il s’agit de démolir le tablier des deux premiers carreaux, de procéder au curage de la rivière en amont et en aval et de reconstruire deux dalles jumelées en béton armé. Un devis de 1.720.000 francs est adopté et un crédit sur 30 ans est accordé par le Crédit foncier pour réaliser ces travaux.
Ce chantier, réalisé de la fin de l’année 1936 au début 1937, n’épargnera pas le Kiosque à musique : celui-ci disparaît, comme il était venu, à savoir en toute discrétion… Seul le parterre gazonné sera replacé sur la dalle située devant le parvis de l’Hôtel de Ville.

Jusqu’à 2016, la place de l’Industrie, devenue place du Général Leclerc, est restée telle qu’elle était en 1937. On a réussi à planter quelques arbustes à la place du carré de pelouse devant la mairie.
Depuis 2017, la municipalité emmenée par son maire Jean-Marc Fournel, a démarré de gros travaux, chiffrés à deux millions et demi d’euros, destinés à
métamorphoser Longwy-Bas et à remettre à l’air libre la Chiers situés sous la place de l’Industrie. En octobre 2017, on a commencé par supprimer les dalles de couverture situées en face de l’ancien Etablissement thermal, découvrant ainsi le lit de la rivière. Il est prévu d’aménager les bords de la Chiers sur plusieurs centaines de mètres ; donc l’affaire est à suivre…
Kiosque supprimé.


voir ici, Place de l’Industrie devenue place général Leclerc à Longwy-Bas, sans le kiosque, aujourd’hui.
Travaux de découverture de la Chiers sur la place de l’Industrie (général Leclerc), en cours en 2017-2018 (1/6) (2/6) (3/6) (4/6) (5/6) (6/6)

Longwy-Bas - Place de l'Industrie.jpg
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publié par Jean-Marc

15 avril 1894 — La place de l’Industrie étant encore inexistante, les concerts de Longwy-Bas se déroulent place de la Gare
— Dimanche 15 avril 1894, à quatre heures du soir, sur la place de la Gare, à Longwy-Bas, la fanfare des ateliers de Pétange, chemins de fer du Prince-Henri (Luxembourg), offrira à MM. les agents de la compagnie de l'Est un concert dont voici le programme :
Première partie. 1. Les anciens de l'artillerie liégeoise (Rocive). — 2. Sous les Tilleuls (Canivez). — 3. Souvenir de Camprine (Krein). — 4. Fantaisie variée pour tuba (Christophe). — 5. Le trompette d'alarme (Legendre).
Deuxième partie. 1. La Couronne d'or (Kahnt). — 2. La jolie amazone (Gavotte). — 3. Schiller, marche (Meyerbeer). — 4. L'aurore d'un beau jour (Martin). — 5. Les Perles (Maeck).

14 juillet 1895 — Les festivités et concerts liés à la fête nationale sont systématiquement partagés entre Longwy-Bas et Longwy-Haut
— Fête nationale. Le 13 juillet, à huit heures et demie du soir, à Longwy-Haut, retraite aux flambeaux par les batteries et sonneries de la garnison, la musique municipale, la compagnie des sapeurs-pompiers, les élèves du collège et des écoles publiques.
A Longwy-Bas, à neuf heures et demie, retraite aux flambeaux par la musique municipale et les diverses sociétés de la ville.
Le 14 juillet, le matin, salves d'artillerie, décoration de tous les édifices publics et privés.
A huit heures : distribution extraordinaire de secours par les soins du bureau de bienfaisance.
A neuf heures ; revue des troupes de la garnison ; après la revue, chants patriotiques par la « Société chorale de Gouraincourt ».
De dix heures à midi : double concours de tir offert par la ville aux membres des Sociétés coopérant à la fête et aux élèves.
A midi : salves d'artillerie. De deux à trois heures : jeux populaires avec prix.
De trois à quatre heures : concert par la musique municipale.
De quatre à cinq heures : concert par la fanfare du 9e bataillon de chasseurs.
A cinq heures et demie : bal public à grand orchestre, à Longwy-Haut, Lonswy-Bas et Gouraincourt.
Le soir : salves d'artillerie, illuminations a giorno des édifices publies et des habitations particulières, reprise du bal.

La musique municipale de Longwy, muette depuis 1891, est réorganisée en juillet 1898 par le professeur de musique M. Salières-Vaudois et devient l’Harmonie La Longovicienne
11 octobre 1898 —En dépit d’un panaris au doigt, M. Salières exécute un morceau au violon très apprécié
— Longwy. Après une interruption de sept années, la musique municipale vient de donner un concert à ses membres honoraires.
A ce concert, dont l’Est républicain a publié le programme, différents artistes du dehors avaient bien voulu prêter leur concours gracieux. A citer Mlle Bébing, du Conservatoire de Bruxelles, qui s'est contentée du rôle effacé de pianiste accompagnateur ; Mme Salière, élève du Conservatoire national qui a chanté à la perfection une mélodie de Deuza et Pensée d’automne de Massenet. Douée d'une voix de soprano qu’elle sait finement nuancer, possédant une méthode sûre Mmr Salière, sans un enrouement intempestif aurait certainement donné toute la mesure de son talent dans le grand air de La Fille du Régiment, que le dit enrouement a fait retrancher du programme.
Enfin M. Salière, quoique affligé d’un panaris au doigt, a exécuté sur le violon la Méditation de Thaïs et la fantaisie burlesque de Roset. M. Salière possède un bon coup d'archet, il tire des sons très agréables de son violon et ne peut manquer de nous charmer dans les futurs concerts qu'il doit organiser à Longwy.
C'est grâce à lui que la musique municipale et la symphonie se sont réveillées de leur long sommeil, car il dirige également ces deux sociétés, qui ont brillamment exécuté différents morceaux. La symphonie possède de très bons exécutants.
Une sauterie a terminé la soirée, ou plutôt l'a prolongée presque jusqu'au jour. Allons M. Salière, remettez-vous à la besogne pour un nouveau concert que tout Longwy réclame !

Quelques concerts de la Fanfare du 9e bataillon de Chasseurs à pied de Longwy
25 juin 1899 — Longwy. Concert, place d'Armes, de la fanfare du 9e bataillon, le 25 juin, de 4 à 5 heures du soir : 1. Marche parisienne (Ganne). — 2. Les Mousquetaires au couvent, fantaisie (Varney). — 3. Malie, polka (Bardoux). — 4. Lohengrin, fantaisie (Wagner). — 5. Flots du Danube, valse (Bartholomeus). — 6. Le Vaillant Chasseur, allegro militaire (X.). Le chef de musique, Ch. Bardoux.
2 juillet 1899 — Longwy. Voici le programme que la fanfare du 9e bataillon de chasseurs donnera le dimanche 2 juillet, de quatre à cinq heures du soir place d'Armes : 1. Marchons au pas, allegro (X...). — 2 Le lac des Fées, ouverture (Auber). — 3. Marche arabe (Guillement). —4. Les Huguenots fantaisie (Meyerbeer). — 5. L'Alsacienne, valse (Laurain). — 6. Le Réveil, pas redoublé (X...). Le chef de fanfare, Bardoux.
13 août 1899 — Longwy. Voici le programme qu'exécutera, dimanche, de quatre à cinq heures, la fanfare du 9e bataillon de chasseurs : 1. La Faridondaine, ouverture (Groot). — 2. Rêves d'automne, valse (X...). — 3. Philémon et Baucis, fantaisie (Gounod). — Parade de la garde (Kessels). — 4. La Fille du régiment, fantaisie (Donizetti). — 6. Eux ou nous, allegro (Mme Puech-Trave). Le chef de fanfare, Bardoux.

Longwy - La Fanfare du 9e bataillon de chasseurs à pied
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14 juillet 1899 — La fanfare du 9e bataillon de chasseurs et la Longovicienne en concerts
— Longwy. Voici le programme de la fête nationale :
Le 13 juillet, à huit heures et demie du soir, retraite aux flambeaux, par la fanfare du 9e bataillon de chasseurs, les batteries et sonneries de la garnison, la musique la Longovicienne, la compagnie des sapeurs-pompiers.
Le 14 juillet. — Le matin : salves d'artillerie, décoration de tous les édifices publics et privés.
A huit heures : distribution extraordinaire de secours, par les soins du bureau de bienfaisance.
A neuf heures : revue des troupes de la garnison.
De dix heures à midi : double concours de tir, offert par la ville aux membres des sociétés coopérant à la fête et aux élèves.
A midi : salves d'artillerie ; à une heure et demie à deux heures et demie : jeux populaires avec prix.
De deux heures et demie à quatre heures : courses vélocipédiques internationales avec prix ; de quatre à cinq heures : concert par la fanfare du 9e bataillon de chasseurs.
A cinq heures et demie : bal public à grand orchestre à Longwy-Haut, Longwy-Bas et Gouraincourt.
Le soir : salves d'artillerie ; à neuf heures : feu d'artifice sur la place d'armes. Illuminations à giorno des édifices publics et des habitations. Reprise du bal.
Samedi 15 juillet, grand bal à l'hôtel de ville, offert par les jeunes gens de la ville.

30 mars 1901 — La fanfare du 9e bataillon de chasseurs donne un concert sur la place de la Gare de Longwy-Bas
— Longwy. Mardi et mercredi ont eu lieu à Longwy, des opérations d'embarquement du 9e bataillon de chasseurs à pied et du bataillon du 162e régiment de ligne, ces opérations ont réussi à souhait, la fanfare du 9e bataillon a exécuté quelques morceaux de son répertoire, sur la place de la gare pendant l'embarquement, et un public nombreux se pressait sur la place, d’autant plus que depuis quelque temps Longwy était privé de cette musique.
La fanfare est très bonne, grâce au dévouement de son chef, M. Bardoux, qui a su en peu de temps la reconstituer avec les recrues arrivées dernièrement.


14 juillet 1901 — La Longovicienne donne un concert sur la toute nouvelle place de l’Industrie de Longwy-Bas, tandis que la Fanfare du 9e bataillon de Chasseurs exécute ses morceaux sur la place d’Armes de Longwy-Haut
— Longwy. Programme de la fête nationale :
Le 13 juillet, à 8 heures ½ du soir, retraite aux flambeaux.
Longwy-Haut. — Avec le concours de la fanfare du 9e bataillon de chasseurs, des pompiers et de la garnison.
Longwy-Bas. — Avec le concours de la musique la Longovicienne et les pompiers.
Le 14 juillet, le matin, salves décoration des édifices publics et privés.
A 8 heures, distribution extraordinaire de secours par les soins du Bureau de bienfaisance.
A 9 heures ½, revue des troupes de la garnison.
De 11 h. à midi, concours de tir offert par la Ville aux membres des sociétés coopérant à la fête. A midi, salves.
De 1 h. ½ à 2 h. ½, concours de tir pour les élèves du collège et des écoles communales.
De 2 h. ½ à 4 heures, jeux populaires
De 4 à 5 heures, concert à Longwy-Haut, par la fanfare du 9e bataillon de chasseurs ; à Longwy-Bas par la musique la Longovicienne.
A 5 h. bal public à grand orchestre à Longwy-Haut, Longwy-Bas et Gouraincourt. Le soir, salves.
A 9 heures, feu sur la place, illuminations à giorno des édifices publics et des habitations particulières. Reprise du bal.
— Afin d’éviter tout danger pendant le tirage du feu du 14 juillet, qui se fera sur la place de la Ville-Haute, les habitants sont priés de fermer toutes les ouvertures des greniers.

Longwy-Bas - La Place dite Place de l'Industrie
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2 août 1903 — Inauguration de la Salle des Fêtes, en bois, de Longwy-Bas
— L'Association de la Jeunesse de Longwy-Bas, en l'honneur de l’inauguration de la Salle des Fêtes qui aura lieu le 2 août prochain, organise une course vélocipédique internationale de 15 kilomètres de Longwy-bas à Villers-La Montagne et retour. Départ à deux heures de l’après-midi, place de la gare.

15 septembre 1903 — Une des premières mentions de la nouvelle place dite de l’Industrie
— Longwy. M. Legrinçheux, le vieux correspondant du Longovicien écrit à notre confrère :
« La ville a dépensé 110.000 francs pour créer une place à Longwy-Bas. Cent dix mille francs ont été engloutis dans l'immonde marais d'autrefois et Longwy-Bas en fut heureux : il eut la place de l'Industrie.
Il l'eut. Il ne l'a plus. La place de l'Industrie est devenue un terrain à bâtir. On y a bâti depuis six mois une vaste baraque foraine en bois qu'on ne semble pas se hâter de faire disparaître.
Alors que sur la plaque indicatrice supprime « Place de l'Industrie » pour mettre « Place à bâtir », avec le prix de l'are.
Et on verra avec quelle logique on emploie ici les deniers du contribuable. »

3 juin 1911— La Longovicienne en concert sur la Place de l’Industrie
— L'excellente société musicale la « Longovicienne » a donné samedi soir, sur la place de l'Industrie, à Longwy-Bas, un concert très apprécié.
Nombreux étaient les Longoviciens venus entendre les artistes de la Longovicienne, auxquels on ne peut guère reprocher, que de se faire applaudir trop rarement.

20 août 1911 — La traditionnelle fête de Longwy-Bas du 3 septembre aura lieu, malgré que les travaux de couverture de la Chiers ne soient pas achevés
— La Fête de Longwy-Bas. Contrairement aux prévisions, la couverture de la Chiers et l'agencement de la place de l’Industrie ne seront pas terminés pour le 3 septembre, date de la fête annuelle.
Dans ces conditions, la fête ne pourra avoir toute l'ampleur que voulaient lui donner l'Association amicale des Commerçants et l'Union cycliste de Longwy-Bas. Voici les grandes lignes du programme des réjouissances :
Fête foraine se présentant sous les meilleurs auspices, participation de plusieurs sociétés musicales, défilé dans les rues de Longwy-Bas, concerts dans différents quartiers. Ceci pour le dimanche,
Le lundi, continuation de la fête foraine, course cycliste dite course de côtes, organisée par l'Union cycliste. Cette épreuve est un record cycliste à établir.
Le départ sera donné à trois heures de l'après-midi, place de l'Industrie. Itinéraire : rue Carnot, Grande-Rue, Gouraincourt, rue Pasteur, Mont-Saint-Martin, Longwy-Haut Longwy-Bas, deux fois le circuit, soit environ quinze kilomètres.

8 juin 1913 — Banquet dans le nouvel Hôtel des Récollets et Concert de la Longovicienne sur la place de l’Industrie à l’occasion de la fête patriotique des vétérans
— Longwy. Fête patriotique. La cérémonie commémorative annuelle des Vétérans des armées de terre et du « Souvenir Français » et le premier anniversaire de l’inauguration du monument élevé aux morts pour la Patrie, avec remise du drapeau national au Comité du « Souvenir Français », auront lieu le dimanche 8 juin prochain.
La fête est placée sous le patronage de la Municipalité, avec le concours des Sociétés patriotiques : Dames Françaises, Médaillés militaires, Sidi-Brabim, Société de tir, Sociétés de gymnastique et de préparation militaire, Conscrits. En voici le programme :
De 8 h. à 9 h. du matin — Réception à la gare des délégations.
A 9 h. — Réunion à la Porte de France, organisation du cortège. Ordre du défilé : Sociétés de gymnastique et de préparation militaire, les Conscrits, les Médaillés militaires, la Sidi-Brahim, la Société de tir, les Vétérans et « Souvenir Français » et leurs invités.
A 9 h. ½. — Défilé, musique en tête (La Longovicienne). Arrêt à l'hôtel de ville, présentation aux autorités, remise du drapeau par M. Niessen, distribution des récompenses.
A 10 h. ¼, — Rassemblement pour se rendre au cimetière. Au monument : Absoute, discours de MM. de Saintignon et Niessen.
A 11 h. — Nouveau rassemblement devant l'ancienne banque Thomas, pour se rendre à l’église de Longwy-Bas. Messe solennelle de Requiem. Quête au profit des deux Sociétés.
A midi ½. — Banquet patriotique au nouvel hôtel Thermal des Récollets, place de l’Industrie (6 francs par tête).
A 2 h. de l’après-midi. — Concert sur la place de l'Industrie.

1er octobre 1913 — Inauguration du premier marché de Longwy-Bas, place de l’Industrie
— Le nouveau marché de Longwy-Bas. C'est aujourd'hui, 1er octobre, qu'a lieu pour la première fois le marché de Longwy-Bas, créé par un arrêté de M. le maire de Longwy, pris en août, après avis favorable du conseil municipal qui discuta longuement la question.
Qu’il nous soit permis de rappeler à cette occasion que l'Est républicain préconisait la création d'un marché à Longwy-Bas en septembre 1911.
Comme toute idée juste et bonne, celle-là fit son chemin. On la discuta, on la commenta. En général, les habitants de Longwy-Bas la proclamèrent excellente, alors que ceux de Longwy-Haut la trouvaient plutôt mauvaise, on ne sait trop pourquoi d'ailleurs.
Le marché de la ville basse, réclamé à cor et à cri depuis quelques mois par la population de cette partie de la cité, existerait depuis longtemps déjà si une place avait été propice.
Mais voilà, il n'y en avait pas. Il fallut attendre que la place de l'Industrie fût agrandie et embellie avant de donner satisfaction aux voeux si légitimes des habitants de Longwy-Bas.

Longwy-Bas - Le marché de la place de l'Industrie, vu de la Chiers à présent recouverte — Place de l'Industrie, Hôtel des Récollets et Usine de l’embouteillage
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29 juillet 1914 — Annonce de la Fête de gymnastique sur le terrain d’aviation et du Concours des Harmonies sur la place de l’Industrie pour le 2 août 1914
— Une fête de gymnastique, organisée par l'Union Drouot, aura lieu à Longwy, le dimanche 2 août, jour des fêtes du comice agricole. Voici le programme :
Le samedi soir, grande retraite aux flambeaux, avec le concours de la Longovicienne et de plusieurs sociétés.
Le dimanche matin, arrivée des sociétés, défilé dans les principales rues de Longwy. Concours de gymnastique et de musique (cliques, clairons et trompettes) sur le terrain d'aviation, route de Longuyon ; le concours des harmonies aura lieu sur la place de l'Industrie, à Longwy-Bas.

Le 2 août 1914, veille de la déclaration de la guerre, le journal l’Est Républicain annonce :
— Le grand concours de gymnastique de Longwy organisé par l'Union Drouot pour le 2 août a été remis « sine die » en raison des circonstances.

21 septembre 1919 — La fanfare du Grund (Luxembourg) en concert sur la Place de l’Industrie
— Dimanche dernier, la fanfare du Grund (Luxembourg), présidée par M. Feyden, avocat, conseiller municipal de Luxembourg, est venu visiter Longwy et y a donné, sur la place de l'Industrie, un concert qui a été très applaudi.
— Pour la première fois depuis cinq ans, la fête patronale a été célébrée à Longwy-Bas. Le temps superbe avait provoqué une grande affluence. Les commerçants locaux et les forains ont encaissé de belles recettes. L'harmonie d'Halanzy qui avait déjà été très applaudie le 24 août, prêtait son concours aux réjouissances publiques.

9 février 1920 — Le Grand Hôtel des Récollets est utilisé pour les réunions et assemblées générales diverses
— Syndicat d'initiative. - Samedi 14 février, à 5 heures 1/2, dans les salons du Grand Hôtel des Récollets, aura, lieu l'assemblée générale du Syndicat d'initiative de Longwy, de la vallée de la Chiers et environs.
Cette réunion sera survie aussitôt d'une assemblée générale extraordinaire en vue d'apporter quelques modifications aux statuts.

10 octobre 1920 — Longwy est à la recherche d’un Chef de musique pour son Harmonie La Longovicienne
— Ville de Longwy. Chef de musique. Est demandé d'urgence pour la réorganisation et la Direction de l'Harmonie municipale.
Bons appointements avec emploi dans les services municipaux.
La Ville de Longwy forme avec les communes avoisinantes une agglomération de 20.000 habitants dépourvue de professeur de musique.
Le Chef de l'Harmonie pourra donc se créer dans l'avenir une belle situation.
Prière d'adresser les demandes accompagnées de bonnes références à M. Paul Corduant, n° 2, nue Carnot, à. Longwy.

Longwy-Bas - Place de l'Industrie — Le marché, l'Hôtel des Récollets et l'usine d'embouteillage
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14 juin 1924 — L'Harmonie municipale de Rodange (grand-duché de Luxembourg) en concert sur le Kiosque à musique de la place de l’Industrie
— Voici le programme des fêtes organisées à Longwy, le dimanche 15 juin, à l'occasion de l'arrivée de la grande course cycliste internationale Paris-Longwy, organisée par le Touring-Club Lorrain, l'Association amicale des commerçants de Longwy et environs et le journal la Pédale, avec le concours de Républicain, sous les règlements de l'U.V.F. sous le haut patronage de M. R. Poincaré et de la municipalité de Longwy.
13 heures, place de la Gare : réception des sociétés de musique ; 13 h. 30 : cross-country 8 kilomètres, 200 fr. le prix, départ et arrivée place de la Gare ; 15 heures, place de l'Industrie : concours de ballons.
Concerts. De 13 h. 30 à 14 h. 30, place de la Gare, par l'Harmonie des forges de la Providence ; 15 heures à 16 heures, place de l'Industrie et kiosque, par l'Harmonie municipale de Rodange (grand-duché de Luxembourg) ; place de la Gare, par l'Harmonie municipale la Longovicienne ; 16 à 17 heures, parc des Récollets, par l'Harmonie des sapeurs-pompiers d'Athus (Belgique) ; place de la Gare par l'Harmonie l'Emulation de Messancy (Belgique) ; 17 à 18 heures, place de l'Industrie, kiosque, concert par l'Harmonie municipale de Differdange (Luxembourg).
16 heures : arrivée de la course, avenue de Gouraincourt, parc des Récollets. Contrôle et signatures place de la Gare.
18 heures : réception des coureurs et des officiels par la municipalité.
20 heures, hôtel du Commerce : banquet par souscription.
21 h. 30, place de l'Industrie : grand bal public, illumination générale.

14 avril 1925 — La Longovicienne de Longwy en concert à Luxembourg
— L'Harmonie municipale « La Longovicienne » est allée en excursion à Luxembourg, en compagnie de MM. Amidien du Clos, maire, et L. Boncourt, adjoint au maire.
Elle fut reçue à la gare aux accents de la « Marseillaise », exécutée par la fanfare du Grund. La bienvenue lui fut souhaitée par M. Marcel Cahen, échevin ; M. Jacquemart, conseiller municipal de la ville de Luxembourg ; M. Alexandre, délégué général du « Souvenir Français » ; Pierre Thorn et Hilger, d'Esch-sur-Alzette, représentant le comité de l'oeuvre de Longwy martyr. Des gerbes de fleurs furent remises à son président.
Précédée de la fanfare du Grund, l'Harmonie se rendit devant la légation de France et donna une aubade à M. Julliard, ministre de France à Luxembourg, qui félicita ses compatriotes. Puis ce fut une visite au cimetière Notre-Dame et un hommage au Légionnaire inconnu et aux soldats français dormant là leur dernier sommeil. Outre la plupart des notabilités déjà citées, étaient présents : M. Mauges, président du « Souvenir Français » ; M. Théodore, de la légation de France, ainsi qu'une délégation de l'Alliance française. Les assistants allèrent également s'incliner devant le monument du Souvenir. L' « Oulzecht » fut joué par la Longovicienne ; la « Marseillaise », par la musique du Grund. De vibrantes allocutions furent prononcées par MM. Amidien du Clos, Marcel Cahen et Maugas.
Une réception à l'hôtel de ville suivit ; M. Gaston Diderrich fit entendre un éloquent discours que saluèrent les cris de : « Vive le Luxembourg ! Vive Longwy ! Vive la France ! »
La journée se termina par deux concerts, donnés l'un sur la place d'Armes, l'autre à la gare de Luxembourg par l'Harmonie « La Longovicienne », qui fut très applaudie et à qui furent encore offertes des gerbes de fleurs.

Longwy-Bas - Vallée de la Moulaine. De gauche à droite : Hauts-fourneaux, Usine d’embouteillage des Récollets, Etablissement thermal, Hôtel des Récollets
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28 mai 1928 — A l’occasion de la course cycliste Paris-Longwy, concerts à Longwy-Bas et Longwy-Haut
— Programme de la journée :
A 14 heures, à Longwy-Bas, concert sur les différentes places de la ville, par l'Harmonie des Hauts Fourneaux de Saulnes, la société la Libérale, de Messancy (Belgique) ; l'Harmonie des sapeurs-pompiers d'Athus (Belgique) ; l'Harmonie municipale la Longovicienne.
A Longwy-Haut, concert sur le passage de la course, par la Lyre des Forges de Gorcy.
Vers 14 h. 30, arrivée de la course, avenue des Récollets, par la rue de Metz.
A 18 heures, réception des coureurs et des officiels par la municipalité.
A 21 heures ; à l'hôtel de ville, grand bal organisé par l'Association amicale des commerçants de Longwy et environs. Illuminations.

20 juin 1928 — Concert de la Société Symphonique de Longwy place de l’Industrie
— Sous la direction de son chef, M. Lair, la Société Symphonique de Longwy offrira à la population, le mercredi 20 juin prochain, place de l'Industrie, à Longwy-Bas, de 21 à 22 heures, un concert.
Le comité prie instamment les auditeurs de ne pas circuler pendant l'exécution des morceaux et d'observer le silence le plus complet.

14 juillet 1929 — Fête aérostatique sur la place de l’Industrie
— A l'occasion de la fête nationale du 14 juillet aura lieu à Longwy un rallye-ballon cycliste et motocycliste, organisé par le Touring-Club Lorrain et l'Association Amicale des Commerçants de Longwy-Bas, avec le concours du journal « Le Petit Parisien ». Voici le programme de la fête :
Samedi 13 juillet, â 21 heures ; Retraite aux flambeaux par l'Harmonie municipale « La Longovicienne » et la société de gymnastique et de préparation militaire « l'Avant-Garde Longovicienne ».
Dimanche 14 juillet, sur la place de l'Industrie, à Longwy-Bas : à 8 heures, préparation du gonflement du ballon ; à 14 heures, concours gratuit de de ballonnets pour enfants, nombreux prix ; à 14 h. 30, gonflement définitif du ballon.
A 16 heures : « Lâchez tout » pour l'ascension du ballon (500 mètres cubes), monté et piloté par M. Maurice Vernanchet, aéronaute constructeur breveté, et son aide. Départ du rallye cycliste pour dames ; à 16 h. 15, départ du rallye cycliste pour hommes ; à 16 heures 30 départ du rallye motocycliste.
A 20 heures 30 grand bal public sur la place de l’Industrie
A 21 heures 30, grand feu d’artifice tiré du parc des Récollets. Illuminations

Longwy-Bas - Place de l'Industrie, un jour de marché ; Ecoles primaires au fond - Place de l'Industrie
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21 août 1935 — Faute de Kiosque à musique, supprimé par la municipalité, la Longovicienne donne ses concerts dans la cour de l’école maternelle
— Programme du concert public, qui sera donné par l'Harmonie « La Longovicienne », mercredi prochain 21 août, à 20 h. 45, dans la cour de l'école maternelle du quartier Jeanne-d'Arc, à Longwy-Bas, sous la direction de M. Ernest Mignon, premier prix du Conservatoire de Paris :
1. Hymne de l'infanterie de marine, pas redoublé (Coppé). — 2. La Chanson des Nids, polka pour deux clarinettes (Buot), solistes : MM. Sartori et Cosson. — 3. Défilé de la Garde républicaine, pas redoublé (Wettge). — 4. Le Pays du Sourire, fantaisie (F. Lehar, arr. Andrieu). — 5. Michel Strogoff, pas redoublé (Millot). — 6. Les Sirènes, grande valse (Waldteufel, arrangements Wittmann). — 7. Honneur aux Chasseurs à pied, pas redoublé avec trompes (J. Cosson).
C'est la première fois qu'un concert public sera donné par l'Harmonie « La Longovicienne » dans l'important quartier Jeanne-d'Arc. Ses habitants sauront gré de cette louable initiative à M. Albert Labro, président de notre excellente phalange artistique locale et adjoint au maire de Longwy.

1er août 1937 — La Longovicienne de Longwy en concert sur le Kiosque à musique de la Pépinière de Nancy
— Demain, dimanche 1er août, de 10 à 11 heures, l'harmonie « La Longovicienne » de Longwy donnera au kiosque de la Pépinière, un concert dont voici le programme :
Salut au 85e, défilé (E. Petit). — L'Arlésienne, fragments (Bizet, arr. Christol). n° 1 et 2, prélude et menuet, n° 3, entracte et finale ; solistes : MM. G. Denissel, flûte, 1er prix du Conservatoire de Lille ; E. Urbain, hautbois, prix du Conservatoire de Metz. — Défilé du 27e (J. Farigoul). — Rose-Marie, fantaisie (Friml). — Roncevaux, pas redoublé avec cors (F. Leroy).

20 et 21 mai 1939 — Grandes fêtes à Longwy, à l’occasion du Centenaire de l'Indépendance du Grand-Duché de Luxembourg
20 mai, à 20 h. 30, Concert par l'Harmonie « La Longovicienne » sur la place de l'Industrie, à Longwy-Bas.
21 mai. A 10 h. 15, réunion des personnalités officielles à l'Hôtel de Ville de Longwy-Haut.
A 10 h. 30, messe solennelle, suivie du Te Deum à l'église Saint-Dagobert, à Longwy-Haut, sous la présidence de S. Exc. Monseigneur Fleury, évêque de Nancy et de Toul.
A 11 h 45, dépôt de gerbes au Monument de la défense de Longwy, à Longwy-Haut et au Monument aux morts à Longwy-Bas.
A 12 h. 30, réception des personnalités officielles par la municipalité de Longwy à l'Hôtel de Ville de Longwy-Bas.
A 13 heures, banquet à la Chambre de la métallurgie à Longwy-Bas, sous la présidence d'un ministre luxembourgeois.
A 15 h. 30, baptême de « l'Avenue de la Grande-Duchesse-Charlotte » (rue devant la Banque de France, l’Hôtel de ville, la Chambre de la métallurgie.)
Manifestations sportives : A 16 heures, départ de la course cycliste des deux frontières, place de l'Industrie, arrivée vers 17 h. 30, avenue de Saintignon. Matches de basket-ball, à Longwy-Bas
Concerts : Entre 14 h. 30 et 17 h. 30, par les sociétés de musique de Luxembourg, Differdange, Esch-sur-Alzette et Pétange, aux endroits suivants : place d'Armes à Longwy-Haut, place de Gouraincourt, place de l'Industrie à Longwy-Bas ; parc des Récollets.
Illuminations. Course aux flambeaux.
A 21 heures : Illumination de la place de l'Industrie et de l'avenue de la Grande-Duchesse-Charlotte.
A 21 heures. Course aux flambeaux aux monuments de la guerre. Départ place de l'Industrie. Circuit : Monuments d'Herserange, Longlaville, Mont-Saint-Martin, Longwy-Haut, Rehon, Longwy-Bas.
Pendant la course : concert sur la place de l'Industrie à Longwy-Bas.
A 22 heures : Bal à la Chambre de la métallurgie.

Sociétés musicales actives à Longwy en 1909 :
Longwy-Bas. La Longovicienne (harmonie), fondée en 1898, président Henri Thomas, direction Georges Salière, 50 exécutants (M. Gamasse, chef de l’Harmonie en 1922-1925, M. Ernest Mignon en 1928-1935, M. Villemin en 1938)
Longwy-Bas. L’Echo de la Sauvage (cors de chasse), siège La Sauvage, frontière luxembourgeoise, président M. le comte Fernand de Saintignon, direction Salière-Vaudais, 42 exécutants ;
Longwy-Bas. Société symphonique de Longwy, président Beckrich, direction Salière-Vaudois, 30 exécutants.
Longwy-Haut. Société des trompettes des Sapeurs-Pompiers de Longwy, direction Morhange, 15 exécutants ;

Longwy-Bas - Vue générale de la Place de l'Industrie
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(1) Le 8 mai 1897, à la suite d'un concours, M. Bardoux, musicien au 138e régiment d'infanterie, en garnison à Bellac, est appelé pour remplacer M. Chastrète comme chef de fanfare au 9e bataillon de chasseurs. Chastrète, de son côté est envoyé en Algérie, à Oran, en tant que sous-chef de la musique au 2e zouaves.
Auparavant, depuis 1892, Carbonnier dirigeait la fanfare du 9e chasseurs.
En 1905, Albert-Pierre Nauwelaers, sergent-major, succède à M. Bardoux à la tête de la fanfare au 9e bataillon de chasseurs à pieds.

(2) Prosper Pérignon est nommé maire en octobre 1910, à la suite du décès de Félix Petitier (1840-1910), brasseur, lequel succédait au notaire Félix Féry qui a tenu les rênes de Longwy de mars 1900 jusqu’à sa démission de mars 1910.
Un autre Petitier, se prénommant Louis, également brasseur, sera élu à la place de Pérignon en décembre 1919.

(3) La Maison Abraham et Lévy, bien connue à Longwy, est installée sur la place de l’Industrie et y fait commerce de chevaux. Alphonse Abraham, marchand de chevaux, s’y marie en 1891 avec Cécile Cahen. Abraham s’associe avec les frères Lévy au début des années 1900. Cécile Cahen-Abraham, veuve en 1911 cède ses parts aux Lévy qui continuent cette activité jusqu’en 1920.
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JeanMarc
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LONS-LE-SAUNIER - Le Kiosque et le Kursaal
(JURA)
Par suite de nombreux pillages et brigandages, les Lédoniens obtiennent l’autorisation accordée par le seigneur de Montaigu, Tristan de Chalon, suivant un acte du 18 décembre 1364, de se doter de murailles et de fossés.
Ces fortifications d’une relative faible résistance, protégées de quelques tours, sont accessibles par trois portes : la porte de l’Horloge, à l’extrémité sud de la Grande-Rue, la future rue du Commerce, face au faubourg Saint-Désiré ; la porte Othenin (ou de Perrigny ou encore porte de l’Ecole) au bout de la rue des Juifs (rue de Balerne) ; porte Saint-Michel (ou du Faubourg des Dames) à l’extrémité nord de la Grande-rue. Une quatrième porte a été ouverte en 1704 sur les remparts, à la sortie de la rue des Cordeliers, donnant sur la rue de la Fusterie, future rue du Jura.
De multiples guerres, se terminant bien souvent par des incendies dévastateurs — notamment en 1510, 1536 1595 ou 1637 — ponctuent l’histoire de Lons-le Saunier qui finit par tomber, avec la Franche-Comté, dans l’escarcelle du roi Louis XIV, par le traité de Nimègue de 1678.
Les remparts vont tous être démantelés, à commencer par la démolition successive des portes : la porte Saint Michel en 1716, la porte des Cordeliers en 1724, la porte Othenin en 1737 et enfin la tour Carrée de l’Horloge en 1750. Celle-ci est remplacée neuf ans plus tard par une petite tourelle à l’angle de la Grande-rue et de la Grande Place (place de la Liberté).

Plans partiels de Lons-le-Saunier en 1809 et 1874
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Lons-le-Saunier, quartier de la Chevalerie en 1874
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Le nom de la cité lédonienne atteste de la grande importance que revêt le sel pour Lons-Le-Saunier.
Les ouvriers des salines de Lons-le-Saunier, se réservant tout le bois de combustion nécessaire à leur exploitation, obtiennent, par ordonnance royale du 3 janvier 1743, l’interdiction aux lédoniens de procéder à toute coupe et enlèvement de bois dans le rayon de quatre lieues desdites salines, sous peine de mille livres tournois d’amende.
En contrepartie, les saliniers s’engagent à rétrocéder aux habitants une quantité déterminée de bois pour leurs propres besoins, fixant eux-mêmes, non sans quelques litiges, les prix, les dimensions et essences des buches. Par délibération communale du 27 décembre 1743, il est décidé de choisir un emplacement pour le stockage du bois ainsi réservé au chauffage des lédoniens. Un champ que la ville possède près de la tour des Cordeliers, jouxtant le moulin de la Machine (ou de la Fusterie), fait l’affaire ; un petit lot acheté à un certain Grillet de Dole lui est joint tandis que les fossés des murs de la ville, qui longent l’ensemble, sont comblés et nivelés, à l’effet d’obtenir une large surface pour l’installation de ce chantier à bois, mis définitivement en place à partir de 1752.
Le 26 juin 1769, une convention est signée par les régisseurs saliniers qui s’engagent à livrer le bois à raison de
onze livres dix sous la corde, la bûche devant être d’une longueur de trois pieds et demi.
En 1789, la corde de bois se vend encore au prix de douze livres, et, l’année suivante, la fourniture du bois à la ville est arrêtée, du fait de la suppression du droit de la saline sur les forêts communales.
En 1825, les terrains de l’ancien chantier à bois sont cédés au département du Jura qui y fait édifier, de 1827 à 1846, le Palais de Justice, la Caserne de gendarmerie et la Prison. En face du palais de justice en construction, la vieille tour pentagonale à trois étages des Cordeliers est rasée le 24 juillet 1829.

Lons-le-Saunier - Promenade de la Chevalerie — Le Palais de Justice vu de l'entrée de la Chevalerie
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En vis-à-vis du chantier à bois et de la tour des Cordeliers, le long de la rivière de la Vallière, le mayeur fait aménager, dès avant 1743, un champ communal destiné aux tenues des foires aux bestiaux. Par délibération du 5 juillet 1755, il est accordé aux Chevaliers de l’Arquebuse, le droit d’établir une promenade et un jeu d’Arquebuse sur une partie dudit foirail qui est suffisamment grand pour l’accueillir, sans déroger à sa première destination.
La compagnie des Chevaliers de l’Arquebuse, dont la fondation remonte à 1518, se chargeait, apparemment difficilement, de la garde et de la défense de la ville. Dotés de nombreux privilèges, ses membres, habillés d’un uniforme écarlate à brandebourgs d’or, ne faisaient pas partie des plus pauvres de la ville. En dehors de leur prérogative, ils participaient régulièrement à des concours de tir à l’oiseau — le bien connu papegai —, et banquetaient plus souvent qu’à leur tour, accompagnés de chansons et musiques ; ils participaient également à des tournois, festivités et ripailles, avec d’autres compagnies d’arquebusiers, notamment celle de Poligny.

Les Chevaliers, dès 1755, font aménager le terrain qui vient de leur être accordé : 189 peupliers, tilleuls et platanes y seront complantés. A l’angle de la Promenade, face à la tour des Cordeliers, la Compagnie fait bâtir un Pavillon pour ses membres en 1762, édifice qui est partiellement transformé en théâtre en 1777.
Dissout en juillet 1790, le Corps des arquebusiers laisse son nom au parc qui devient dorénavant La Chevalerie ou la Promenade de
la Chevalerie.

Lons-le-Saunier - Promenade de la Chevalerie — Bassin et jet d'eau de la Chevalerie
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Le Pavillon de la Chevalerie est utilisé par la municipalité pour les fêtes, les concerts et spectacles et devient même une salle de bal en 1854.
La construction d’une nouvelle Ecole normale est décidée en 1864 ; en attendant l’achèvement des travaux, les élèves et instituteurs sont installés dans les locaux, pris à bail pour trois ans le 1er juin 1864, appartenant à M. Clertan, président du tribunal de commerce. Cependant lesdits locaux étant insuffisants, le conseil municipal autorise, moyennant un loyer annuel de 300 francs, l’installation de l'Ecole d'application annexée à l'école normale, dans le Pavillon de la Chevalerie.

La Chevalerie est le lieu de promenade favori des lédoniens. Des concerts sont régulièrement donnés tous les jeudis et dimanches, aussi bien par la Musique du 44e régiment d’infanterie en garnison dans la caserne Michel que par les phalanges musicales de la ville telles l’Harmonie municipale, attestée dès 1853, dirigé depuis 1874 par M. Langrenay ou encore l’Orphéon emmené par son chef M. Amyon, lequel porte également, en 1874, la casquette de la musique de Poligny (en 1877, Georgis prend la place de Amyon).
Au vu de cette permanente affluence musicale, le conseil municipal et son maire Camille Prost décident le 12 décembre 1878, de faire édifier un
Kiosque à musique sur la promenade de la Chevalerie.
Inauguré en 1879, ce kiosque octogonal, haut perché sur les neuf marches de son escalier d’accès, est entouré d’une plate-bande fleurie garnie de petits arbustes ; ses fines colonnes en fonte supportent sa toiture en zinc ornée d’un lambrequin ; son garde-corps est en fer forgé ouvragé.

Lons-le-Saunier - Concerts sur le Kiosque à musique de la Chevalerie
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Il était naturel qu’aux côtés du Kiosque à musique, on fasse édifier une statue en hommage à l’auteur du chant le plus entonné en France, l’illustre lédonien Claude Joseph Rouget dit Rouget de Lisle (1760-1836).
Le conseil municipal délibère en octobre 1880 pour l'érection de cette statue et vote un premier crédit de 500 francs pour sa réalisation. La municipalité avait, au préalable, lancé à cet effet, une campagne de souscription nationale appuyée par Victor Hugo, laquelle campagne avait permis de lever 3.500 francs de fonds dès le mois d’août. Le conseil général du Jura avait suivi le 24 août avec une subvention de 1.000 francs.
Le sculpteur Auguste Bartholdi (1834-1904) est chargé de la conception du monument en bronze dont le coût définitif s’élève à vingt-cinq mille francs.
Les édiles municipaux ne trouvent pas de meilleur emplacement que l’entrée de la promenade de la Chevalerie pour installer la statue de Rouget de Lisle. Ceci implique évidemment la suppression du Pavillon des Chevaliers de l’Arquebuse, lequel est rasé sans coup férir, dès 1881.
La municipalité aurait certainement été mieux inspirée de faire placer logiquement l’œuvre de Bartholdi exactement face au Kiosque à musique, plutôt que de dos, comme cela a été réalisé.
Le monument du compositeur de la Marseillaise est inauguré le 27 août 1882.

Lons-le-Saunier - Promenade de la Chevalerie et Statue Rouget de Lisle (cliché Jean-Marc, Cparama)
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Immédiatement après la suppression du Pavillon de la Chevalerie et l’érection du monument Rouget de Lisle, un nouveau pavillon est édifié, à l’usage de café-brasserie à l’enseigne du Café du Chalet. Construit face au Kiosque à musique sur la promenade de la Chevalerie, il dispose d’une salle de 400 places et d’une grande terrasse-jardin de 700 places, appréciée de la clientèle mélomane.

Lons-le-Saunier - Café du Chalet et Kiosque à musique de la Chevalerie — Le Café du Chalet agrandi devient le Kursaal
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Racheté en 1908, le Café du Chalet devient le Kursaal, sous la direction de la brasserie lédonienne Masson-Bück (Masson était le gendre du fondateur de la brasserie Bück). En novembre et décembre 1909, de nombreuses annonces proposent l’acquisition du Kursaal avec de bonnes conditions ; mais il semble que la cession n’ait pas eu lieu. Des séances de cinématographe sont organisées au Kursaal tous les mercredis, jeudis, samedis et dimanches à 6 heures ½ ; le dimanche, deux séances sont proposées à 3 et 5 heures.
En 1912, l’enseigne de l’établissement devient l’Eden-Cinéma.

Lons-le-Saunier - Le Kursaal devient l'Eden-Cinéma — Annonce du 27 novembre 1909, vente Kursaal par le brasseur Masson-Bück — Affiche publicitaire Brasserie lédonienne Masson-Bück
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A l’instar de milliers communes ayant rendu hommage aux victimes de la guerre 1914-1918, la municipalité de Lons-le-Saunier décide de faire édifier un Monument aux morts, à l’extrémité de la Chevalerie, à l’alignement de la statue de Rouget de Lisle. L’architecte lédonien Louis Augustin Bidot (1865-1923) est chargé de la réalisation de ce monument formé de colonnes disposées en hémicycle autour du bassin et de son jet d’eau, lequel est transformé en massif planté et gazonné à cette occasion. Entre les colonnes, sont installées dix stèles où seront gravés les noms des près de cinq cents tués lédoniens du conflit.
L’inauguration du monument, qui a lieu le 12 novembre 1922, est suivie d’un concert donné au Kiosque de la Chevalerie par l’Harmonie municipale des Travailleurs.

Lons-le-Saunier - Monument aux morts 1914-1918 édifié sur la promenade de la Chevalerie — Bassin et son jet d'eau, transformé en massif gazonné et planté, pour faire place au monument aux morts
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L’activité du Kiosque à musique se restreint d’années en années, d’une part du fait de la disparition des musiques militaires et d’autre part en raison de la progressive désaffection du public, attiré par d’autres distractions, notamment les séances de l’Eden-Cinéma situé face de lui. Aussi, en 1974, la municipalité le fait raser, probablement aussi à cause de sa vétusté.
L’Eden-Cinéma, quant à lui, devient le cinéma le Régent vers 1960, avant d’être racheté dix ans après par la société Alpes-Cinéma. Le 11 juillet 1980, le cinéma est à nouveau revendu, pour quatre cent mille francs et poursuit son exploitation jusqu’en 2013. A cette date il est entièrement démoli pour être remplacé, l’année suivante par la construction, sur le même emplacement, d’un complexe de sept salles de projections pouvant accueillir 996 spectateurs : le Mégarama.
Kiosque supprimé.

voir ici, Place de la Chevalerie de Lons-le-Saunier, sans son kiosque, aujourd'hui. (1/4) (2/4) (3/4) (4/4)

Lons-le-Saunier - Le Kiosque et le Kursaal.jpg
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publié par Jean-Marc

25 et 26 août 1762 et 24 août 1763 — Quand les Chevaliers de l’Arquebuses de Lons-le-Saunier rencontrent ceux de Poligny
— En 1762, le 25 août, la Chevalerie de Lons-le-Saunier vint à Poligny, à l'invitation de MM. les Chevaliers de Poligny, qui leur donnèrent une fête magnifique et des plus splendides dans l'hôtel-de-ville. Ceux de Lons-le-Saunier arrivèrent vers les onze heures du matin du 25, au nombre de 27, précédés de cors de chasse, de tambours et autres instruments. Ceux de Poligny furent à leur rencontre en corps jusqu'à Château-Châlon, Les deux troupes entrèrent dans la ville en bel ordre.
On avoit cédé, par honneur, le pas à la Chevalerie de Lons-le-Saunier, sauf que les capitaines des deux troupes marchoient sur la même ligne à la tête. Chaque chevalier de Poligny prit chez lui, un de Lons-le-Saunier ; quelques-uns en prirent deux qu'ils logèrent avec leurs chevaux. L'hôtel-de-ville avoit été orné de tapisseries, de lustres, d'emblèmes. (…)
Il y avoit dans la salle un couvert dressé, en forme de fer à cheval, ou plutôt en forme d'un carré long non fermé par l'un de ses côtés. Il y avoit cent cinquante couverts ou services. On fut servi de tout ce qu'il y avoit de plus exquis et de plus délicat avec une profusion étonnante, un ordre admirable, un concert charmant, une attention infinie, une cordialité et une gaieté peu communes. Le repas servi à quatre services fut prolongé jusqu'à onze heures dans la nuit. Il y eut quelques violons dans des maisons particulières, et toute la ville prit part à la bonne façon de nos Chevaliers qui se distinguèrent et par la générosité et par la grâce avec laquelle ils ont fait leurs honneurs et ceux de notre ville. Il se fit à cette occasion de jolies chansons à l'honneur de l'une et de l'autre troupe et des impromptus qui firent plaisir à tout le monde et égayèrent les convives. (…)
L'invitation fut suivie d'une ronde à une petite caraffe, car on fut sage et tempérant dans cette fête.
Le lendemain, jeudi 26 août, les Chevaliers tirèrent un prix entre douze choisis par leur Compagnie, six d'un côté et six de l'autre. MM. de Lons-le-Saunier ne réussirent pas, probablement parce qu'ils n'étoient pas faits au local, et qu'ils ne se servirent pas de leurs armes.
A midi, on servit de nouveau la même table, garnie des mêmes convives, et vers les quatre heures d'après-midi, MM. de Lons-le-Saunier s'en retournèrent. MM. de Poligny les accompagnèrent jusqu'à Château-Châlon, où, à l'entrée du bourg, on avoit fait préparer sous un feuillage une halte galante pour se dire adieu. Laquelle fut suivie d'embrassades et de témoignages d'amitié distingués. Madame l'abbesse de Château-Châlon et toutes les dames voulurent être les témoins de cette fin de partie.
Le 24 août 1763, MM. les Chevaliers de Poligny ayant été invités par MM. de Lons-le-Saunier à un prix pour le 25, jour de St-Louis, sont partis de notre ville le 24 en bel ordre. La fête a été superbe, rien de plus brillant que la ville de Lons-le-Saunier en ces jours-ci. Les Chevaliers d'Orgelet ont été invités et se sont rendus à l'invitation. Nos MM. ont eu, comme de droit il leur appartient, le pas sur tous les autres ; mais MM. de Lons-le-Saunier mieux logés et plus riches que les nôtres, se sont surpassés en magnificence et en dépense. Placée entre Poligny et Orgelet, leur ville a été choisie pour le rendez-vous des trois Chevaleries pour fraterniser, se donner un prix et se régaler à frais communs. Cependant, il m'est permis de le dire, il me semble que MM. de Poligny font trop que de se déplacer tous les ans.
En 1764, nos Chevaliers sont allés à Lons-le-Saunier, en conséquence des arrangements précédents, mais les frais ont été communs aux trois corps de Chevalerie. Les nôtres ne paroissent plus disposés à se rendre toujours à Lons-le-Saunier, mais à alterner.

(Bulletin de la Société d'agriculture, sciences et arts de Poligny 1871 — Notes inédites de F.F. Chevalier sur les Arquebusiers de Poligny)

28 juillet 1872 — L’Harmonie de Saint-Claude vient célébrer, à Lons-le-Saunier, la Fête patronale de la Saint-Désiré ; concert sur la promenade de la Chevalerie
— La société de musique de notre ville de Saint-Claude, l’Harmonie, s’est rendue dimanche dernier à Lons-le-Saunier, qui célébrait sa fête patronale, la St-Désiré. Elle y a été accueillie à bras ouvert, c’est, nous le croyons, le mot qui rend le mieux l’accueil cordial et fraternel qui lui a été fait.
Le train venant de Chalon a été salué à son arrivée à la gare de Lons-le-Saunier par l‘Harmonie de cette ville, puis, après les compliments et les félicitations réciproques, les deux sociétés se sont réunies et ont fait ensemble leur entrée en ville, bannières en tête, suivies d’une foule considérable.
Elles se sont ainsi rendues à l’Hôtel-de-ville où elles ont été reçues par les représentants de la cité.
Dans l‘après-midi, sur la belle promenade de la Chevalerie, les deux sociétés ont donné un concert où elles ont joué tour à tour devant un nombre très considérable de spectateurs qui ont témoigné du plaisir de les entendre par de chaleureux applaudissements.
L’orage survenu le soir a gêné la retraite aux flambeaux, qui a eu lieu dans des conditions défavorables, au milieu d’une poussière très gênante.
En somme, la fête a été fort belle. Nos compliments aux deux sociétés de munique, qui ont largement contribué à l'entrain de la journée.

16 août 1874 — Grand festival musical lors de la fête du 2e centenaire du rattachement de la Franche-Comté à la France
— Le deuxième centenaire de la réunion de la Franche-Comté à la France a été célébré samedi à Lons-le-Saulnier au milieu d'un immense concours d'assistants accourus de toutes les villes voisines. Lons-le-Saunier avait, dès le matin du 14 août, commencé à prendre un air de fête ; à l'entrée des principales rues, on avait tendu d'une maison à l'autre des guirlandes de mousses entremêlées de drapeaux et d'écussons aux armes des principales villes qui devaient se faire représenter au concours.
Le lendemain, arrivaient diverses sociétés chorales et, dans leur nombre, l'Union musicale de Strasbourg, dont les 50 membres ont été les véritables héros de la fête. Leur arrivée était signalée ; on avait projeté de leur faire une ovation solennelle, mais ils avaient fait savoir que le gouvernement prussien, qui ne les avait pas laissés partir sans difficultés, leur avait interdit de prendre part à aucune manifestation. La réception a donc été réduite aux plus minimes proportions.
Devant l'hôtel où ils sont descendus, les sociétés se sont succédé pendant plus d'une heure pour les saluer de leurs plus belles fanfares.
Le maire de Lons-le-Saulnier, M. Prost, a dit, en souhaitant la bienvenue aux Sociétés réunies :
« Soyez les bienvenus, enfants de l'Helvétie dont les montagnes, asile de la liberté, ont servi de refuge aux enfants de la France. Et vous aussi, frères de cette Alsace dont on ne peut prononcer le nom qu'en pleurant, nous vous saluons, vous dont le cœur n'a pas cessé, d'être Français. A tous, nous offrons dans cette fête le vin de nos coteaux jurassiens ! »
A six heures a eu lieu la distribution des récompenses. M. Reinack-Wœrth, préfet du Jura, d'origine alsacienne, a prononcé une allocution : « Je ne m'attendais pas, dit-il, à prendre la parole ; mais en présence de la bannière de Strasbourg, je n'ai qu'à m'incliner. Quand vous retournerez en Alsace, dites qu'en France on n'oublie pas, qu'on espère ! »
La fête s'est terminée par un brillant feu d'artifice, tiré sur la montagne de l'Ermitage.

27 août 1882 — Inauguration de la statue Rouget de Lisle sur la promenade de la Chevalerie
— La fête a commencé hier soir par une retraite aux flambeaux exécutée par la musique du 44e de ligne et les musiques locales.
Ce matin, en, s'éveillant, les habitants ont constaté avec tristesse que le ciel ne partageait pas leur allégresse, car une pluie battante fouettait les vitres. Néanmoins, à Lons le-Saunier, on ne se rebute pas facilement, et pour une fois que l'on a quelque chose à fêter, on veut s'en donner pour son argent.
C'est pourquoi la foule se pressait à l'arrivée des diverses sociétés de musique et de gymnastique qui étaient venues rehausser l'éclat de la cérémonie.
M. de Mahy est arrivé ce matin, à six heures c'est le seul représentant du gouvernement. Après les réceptions et les présentations officielles, le cortège, précédé par la fanfare lyonnaise et escorté d'un piquet du 44e de ligne, s'est rendu sur la place de la Chevalerie où s'élève la statue. Pendant que chacun s'installe sur l'estrade j'examine le monument. La statue est recouverte d'un voile vert d'où émergent deux bras levés. L'artiste a voulu saisir et représenter le moment de l'inspiration. Il n'y manque qu'un drapeau à la main pour reproduire une gravure que tout le monde a vue et qui a été publiée de nouveau à l'occasion de l'inauguration de la statue de Choisy-le-Roy.
Le monument à six mètres de hauteur ; quatre degrés supportent le piédestal, qui est en marbre.
Sur le devant du socle est inscrit le nom de Rouget de Lisle.
La foule officielle a pris place sur l'estrade à la droite de laquelle s'élève la tribune, affectée aux nombreuses musiques et sociétés chorales.
A la droite de M. de Mahy, président, se trouve le général Wolff, commandant le 7e corps, et à sa gauche M. Prost, maire de la ville.
Malgré les averses presque incessantes, une foule assez considérable remplit les rues et s'entasse aux fenêtres des maisons généralement pavoisées. Les places réservées au public sont combles et les spectateurs couvrent la place aux abords du monument.
Après l'exécution de la Marseillaise, de Sellenick, exécutée par toutes les musiques réunies du 44e, de Saint-Claude, Poligny, Arbois, Pontarlier, Champagnole, Bletterans, Orgelet, Gevingey, Saint-Amour, etc., et la marche du Prophète, par l'orchestre du théâtre de Besançon, les Sociétés philharmoniques de Dôle, Louhans et
Lons le-Saunier, le voile qui couvrait la statue tombe ; il est deux heures et demie.
Des acclamations saluent l'oeuvre de Bartholdi, lequel, placé au second rang sur l'estrade, est félicité par le ministre et par le général Wolff, qui lui serrent la main.
M. Paul Mounet, de l'Odéon, lit l'ode à Rouget de Lisle, par Louis Ratisbonne.
Puis commence la série des discours, écoutés, mais pas entendus. (…)
Aussitôt après, toutes les sociétés orphéoniques entonnent le chœur des Soldats de Faust ; puis toutes les musiques réunies exécutent l'air du Régiment de Sambre-et-Meuse. Alors devant la statue, commence le défilé de toutes les sociétés de musique et de gymnastique, qui se continue par les principales rues horriblement boueuses.
A six heures, un banquet de 160 couverts réunissait, au réfectoire du lycée, les membres qui composaient le cortège. En dehors des fonctionnaires obligatoirement présents, on ne voyait que de rares souscripteurs bénévoles.
Encore sous la triste impression de la journée pluvieuse, les convives se sont montrés d'abord assez froids ; mais les crus jurassiens aidant aux manifestations des consciences, grâce à leur influence, les langues se sont déliées et une vive animation a régné vers le milieu du repas. Au dessert, de nombreux toasts ont été portés.
Le ciel, plus clément le soir, a favorisé l'illumination ; les habitants se sont montrés discrets, peu de maisons sont illuminées. Dans les rues, on rencontre des groupes titubants et bruyants. En somme, maigre succès ; la pluie a beaucoup refroidi les enthousiasmes, et cette fête républicaine s'est passée avec calme.

Lons-le-Saunier - Entrée Promenade de la Chevalerie, à gauche Café du Chalet, statue Rouget de Lisle au fond — Statue Rouget de Lisle, Kiosque à musique au fond à gauche
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Quelques concerts sur la promenade de la Chevalerie
29 mai 1884 — Concerts qui seront donnés jeudi 29 mai, promenade de la Chevalerie, de 4 à 5 heures :
Musique du 44e : 1. La Marche des Drapeaux, Sellenick. — 2. Le Calife de Bagdad, Boiëldieu. — 3. Violetta (valse), Lambert. — 4. Giroflé-Girofla (fantaisie), Lecocq. — 5. Marie (galop).
De 8 heures ½ à 9 h. ½ du soir, Société philharmonique : 1. Marche turque, Mozart. — 2. Le Chevalier Breton (ouverture), Herman. — 3. Le Lac des oiseaux (valse), Bléger. — 4. Le Philtre (ouverture), Auber. — 5. Les Guitareros (sérénade), Hubans. — 6. Quadrille.

21 juin 1884 — Programme du concert qui sera exécuté dimanche à la Chevalerie, de quatre à cinq, par la musique du 44e. : 1. Les Cadets de Russie, pas redoublé, Sellenick. — 2. Les Diamants de la Couronne, ouverture, Aubert. — 3. La Nuit, valse, Métra. — 4. Fra Diavolo, fantaisie, Aubert. — 5. Souvenir de Serquigny, mazurka, Sellenick.
27 juin 1885 — Programme des morceaux qui seront exécutés par la Philharmonique, le samedi 27 juin, à la Chevalerie, de 8 heures à 9 heures ½ du soir : 1. Richard Wallace (marche), Sellenick. — 2. La Dame de trèfle (ouverture), Hermann. — 3. Une Soirée près du lac (fantaisie-mazurka pour hautbois), Leroux. — 4. Le Chant des fleurs (valse), Bléger. — 5. Amour discret (gavotte), Rossini. — 6. Après le punch (polka), Corbin.
2 juin 1886 — Voici le programme du concert que devait donner la Société philharmonique, jeudi dernier, au kiosque de la Chevalerie, et qui aura lieu mercredi 2 Juin, à huit heures du soir : 1. Le Lillois, pas redoublé, F. Leroux. — 2. Le Diadème, ouverture, A. Herman. — 3. Le Jour et la Nuit, valse, Olivier Métra. — 4. Anna Bolena, fantaisie, Donizetti. — 5. A ton bras, polka.

13 et 14 juillet 1885 — La Fête Nationale à la Chevalerie
Voici le programme de la fête du 14 juillet à Lons-le-Saunier :
— Lundi soir, 13 juillet, à huit heures et demie du soir. — Retraite aux flambeaux et tir des boîtes.
A neuf heures et demie. — Concert à la Chevalerie par la Philharmonique.
— Mardi 14 juillet, à cinq heures du matin, nouvelles salves de boîtes ; à ce signal, les édifices publics seront pavoisés.
A neuf heures. — Revue des troupes de la garnison à la Chevalerie.
A deux heures. — Jeux divers sur le marché au bois (des prix seront distribués).
A quatre heures. — Séance de gymnastique par la Jurassienne.
A huit heures et demie. — Concert donné par le 44e régiment d'infanterie à la Chevalerie.
Illuminations des bâtiments publics.
Pendant la séance de gymnastique, la fanfare de la Jurassienne exécutera les morceaux suivants : 1. Le Lorrain (pas redoublé), Leroux. — 2. Chant des fleurs (valse). Bléger. — 3. Rossignol (polka). Bléger. — 4. Le Sommeil de Diane (fantaisie), Bléger. — 5. Les Rochelais (quadrille), Mazeloux. — 6. Les chants nationaux, Leconge.
Pendant la durée des fêtes du 14 juillet, des jeux forains seront installés à la petite Chevalerie. Une kermesse sera également organisée à la grande Chevalerie.

Lons-le-Saunier - La musique du 44e régiment d'infanterie sortant de la caserne Michel — La musique du 44e régiment d’infanterie
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Chaque dimanche, de quatre à cinq heures de l'après-midi et le jeudi, de huit heures et demie à dix heures du soir, à la belle saison, la musique du 44e régiment d’infanterie donne ses concerts sur le Kiosque de la Chevalerie
23 juin 1895 — Aujourd'hui dimanche, de 4 à 5 heures, à la Chevalerie, la musique du 44e de ligne jouera : Le soldat de Floréal, pas redoublé. — Le Voyage en Chine, ouverture. — Thérèse, valse. — La Norma, duo pour piston et bugle. — Armen-Fest, polka.
14 juillet 1895 — Dimanche, à neuf heures du soir, au kiosque de la Chevalerie, le 44e de ligne jouera les morceaux suivants : La Marche des drapeaux, pas redoublé. — Le Cheval de bronze, ouverture. — Espana, valse. — Le Petit duc, fantaisie. — Les Trois couleurs, valse chantée (1ère audition).
14 août 1898 — Programme des morceaux qui seront exécutés le dimanche 14 août 1898, de 4 à 5 heures, au kiosque de la Chevalerie, par la musique du 44e de ligne : Jean-Bart, pas redoublé, Wettge. — Le Freischütz, fantaisie, Weber. — Souvenir de Saint-Sébastien, valse espagnole, Osssip Lœw. — L’Africaine, fantaisie, Meyerbeer. — Le Bon Bourgeois, polka, Sellenick.
Nota. — Ce programme sera le même pour le concert de jeudi prochain, de huit heures et demie à dix heures, plus un morceau qui sera : Sentinelles, avec chant, Hanse.

17 juin 1900 — Musique du 44e de ligne. Programme des morceaux qui seront exécutés aujourd'hui dimanche 17 juin 1900, de 4 à 5 heures, au kiosque de la Chevalerie : Allegro militaire, X. — Tancrède, ouverture, Rossini. — Mabel, valse, Godefroy. — Fantaisie sur la Traviata, L. Mayeur. — Bergeronnette, polka pour petite flûte, J. Jousselain.
Note. — Ce programme sera le même pour le concert du jeudi suivant, de huit heures et demie à dix heures, sauf le n° 6 qui sera : Les Trois couleurs, valse chantée, Ch. Six. La chef de musique, Provent.

23 mars 1901 — Programme des morceaux qui seront exécutés le dimanche 24 mars 1901, par la musique du 44e de ligne, de deux à trois heures du soir, au kiosque de la Chevalerie : Washington, post-march. J.-P. Sousa. — Une journée à Vienne, ouverture. Suppé. — Valse pour flûte et clarinette. Douard. — Le Jour et la nuit, fantaisie. Ch. Lecoq. — Ronde provençale, 1ère audition. N. Destrubé.
Le chef de musique, Provent.


18 septembre 1897 — L’Harmonie des Travailleurs de Lons-le-Saunier organise un festival musical
— Demain aura lieu à Lons-le-Saunier le grand festival organisé par l’Harmonie des Travailleurs, avec le concours du Rallye-Cor lédonien, de l’Estudiantina lédonienne et de la Société de gymnastique la Jurassienne.
Plusieurs sociétés musicales des environs prendront part à cette fête qui aura lieu au Champ de foire. En cas de mauvais temps, le concert aura lieu au Théâtre. Le Soir, concert suivi de bal champêtre à la Chevalerie.

17 juin 1900 — Concert de l'Harmonie des Travailleurs sur le Kiosque de la Chevalerie
— Programme des morceaux qui seront exécutés le dimanche 17 juin 1900, de 8 heures ½ à 10 heures du soir, au kiosque de la Chevalerie, par l'Harmonie des Travailleurs : Salut lointain, pas redoublé. Doring. — Nabuchodonosor, ouverture. Verdi. — Theresen, valse. Karl Faust. — Intermezzo. Léon Chic. — Cri-Cri, polka. Fargues.

Lons-le-Saunier - Cinématographe et Kiosque de la Chevalerie — Le Kursaal et le Kiosque
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17 et 18 août 1901 — Fêtes à Lons-le-Saunier
— Lons-le-Saunier. Samedi 17 août, à huit heures et demie du soir, grande retraite aux flambeaux, par la musique du 44e régiment d’infanterie.
Dimanche 18 août, de six à dix heures du matin, au stand de Monciel, grand concours de tir des sapeurs-pompiers avec nombreux prix individuels et collectifs.
A dix heures, sur le champ de tir, vin d’honneur, défilé des compagnies avec le concours de la musique militaire, départ du bureau d’octroi de la rue des Salines, à onze heures.
A la Chevalerie, à onze heures et demie, revue des compagnies par M. le préfet du Jura ; à cinq heures, sur la place Ferrand, départ d’un ballon monté par le capitaine Lecomte ; à huit heures et demie, sur la place de la Liberté, grand feu d’artifice tiré par l’artificier Rousseau, ballon lumineux et pièce finale allégorique.
De neuf à dix heures, sur la place de la Liberté, grand bal populaire avec brillantes illuminations.

6 juillet 1902 — Un banquet de 2.000 couverts est organisé sur la promenade de la Chevalerie
— En l’honneur de M. Trouillot. A Lons-le-Saulnier. — Banquet de 2.000 couverts. — Manifestation républicaine.
L'arrondissement de Lons-le-Saulnier a fêté aujourd'hui l'élévation de son député, M. Trouillot, au poste de ministre du commerce.
Un banquet donné sur la promenade de la Chevalerie, très bien organisé, réunissait près de 2.000 convives. Les tables étaient dressées sous des tentes ; le repas était organisé par M. Regad de l’Hôtel des Messageries. Pendant le banquet, un concert a été donné par la musique du 44e d’infanterie et des chœurs ont été exécutés par les élèves des écoles laïques de la ville.
Au dessert, plusieurs discours ont été prononcés. M. Trouillot a indiqué les réformes que le ministère, présidé par M. Combes voulait opérer. Il a eu un très grand succès, et a été salué de véritables et chaleureuses ovations. A la fin du banquet, l'ordre du jour suivant a été voté à l'unanimité :
« Dix-huit cents républicains, réunis à Lons-le-Saulnier dans un banquet offert à M. Trouillot, ministre du commerce, adressent au Président de la République, à M. Combes, président du conseil, et à tous les ministres, l'hommage de leur respectueux dévouement et de leur inaltérable attachement à la République. »

Lons-le-Saunier - Banquet démocratique du 6 juillet 1902 au parc de la Chevalerie — Le Kiosque de la Chevalerie et le Café du Chalet
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15 et 16 août 1903 — Concours de gymnastique de Lons-le-Saunier dont une partie est exécutée sur la Chevalerie
— 15 août 1903. — La fête de gymnastique. — C’est sous une pluie battante que les opérations du concours de gymnastique se sont continuées durant la journée. Elles cessent à six heures pour reprendre demain, dès cinq heures du matin.
M. Trouillot, ministre du commerce et député de l’arrondissement de Lons-le-Saunier, est arrivé à quatre heures et est descendu chez lui, en ville, sans aucun apparat.
La ville est très bien décorée au moyen d‘arcs de triomphe. Partout de la verdure et des drapeaux. En raison de la pluie, le feu d’artifice n’aura pas lieu.
Ce soir une foule nombreuse sillonne les rues.
— 16 août 1903. Le soleil est levé aujourd’hui et fait risette aux Lédoniens. Le réveil a été sonné à cinq heures ce matin, en fanfare, par la Lédonienne. La continuation du concours, ouvert hier, a repris aussitôt.
A dix heures, M. Trouillot, ministre du commerce, arrive à la préfecture. Sur tout le parcours, il est vivement acclamé. Aussitôt, les réceptions officielles commencent.
A midi a lieu un grand banquet dans la nouvelle salle des fêtes, décorée par les jeunes filles des écoles laïques au moyen de fleurs artificielles d’un joli travail. Nous avons remarqué surtout une glycine en papier d’une exécution parfaite.
Le menu était exquis. Au dessert, M. Chapuis, maire de Lons-le-Saunier, parlant au nom de la municipalité, souhaite la bienvenue à tous les hôtes de la ville et félicite les sociétés de gymnastique de s’être associées en faisant ainsi disparaître les petites rivalités de clocher.
Le maire félicite également les jeunes filles des écoles laïques et leurs dignes maîtresses qui, dans la décoration de la salle, ont fait preuve da goût et montré ce que peut faire l’école républicaine.
L’orateur termine en portant un toast à M.Trouillot. Il boit également aux sociétés de gymnastique.
Tous ces discours sont fortement applaudis. Le banquet est terminé à trois heures et demie, et le ministre se rend sur la place de la Chevalerie, où il assiste à des mouvements d’ensemble exécutés par les sociétés réunies.

Lons-le-Saunier - Concours gymnastique 15 et 16 août 1903 —- Le Kiosque à musique et le Café du Chalet
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Quelques concerts de la musique du 44e régiment d’infanterie sur le Kiosque de la Chevalerie
7 juin 1906 — Musique militaire. Programme du jeudi 7 courant, exécuté par la musique militaire, de 8 h. ½ à 10 heures du soir : Dijon-Nice, allégro militaire (Pivet). — Le Magicien, ouverture (Frévet). — Les Barbares, tragédie lyrique (Saint-Saëns). — Valse tendre (X.). — Premier essai, mazurka (Vivet).
10 juin 1906 — Musique militaire. Programme du 10 juin 1906, de 4 heures à 5 heures, au kiosque de la Chevalerie : Krasnoë-Selo (Saint-Servan), allegro militaire. — Richilde (G. Parès), ouverture. — Riviera (Subenow), grande valse. — La Vie du poète (Charpentier). Symphonie drame. — Polka (X.).
Nota. — Ce programme servira pour le concert du jeudi suivant, de 8 heures et demie à 10 heures du soir, en ajoutant : Fête galante (Lacôme) : 1. Barcarolle galante ; 2. Sérénade galante ; 3. Menuet galant.

14 juillet 1906 — Musique militaire. Programme du samedi 14 juillet, de 4 heures à 5 heures, au Kiosque de la Chevalerie : 1804, marche française (Borel-Clerc). — Sigurd, ouverture (Reyer). — Allons rêver, valse chantée (Camomille). — Polyeucte, ballet : a) Bacchus ; b) Bacchanale (Gounod). — La Marseillaise (Rouget de Lisle)
16 juin 1907 — Musique militaire. Programme des morceaux qui seront exécuté le dimanche 16 juin 1907, de quatre à cinq heures du soir, au kiosque de la Chevalerie : La Sainte-Barbe (P. Kelsen), allegro militaire. — Ruy Blas (Mendelssohn), ouverture. — Les chèvrefeuilles (P. Petit), valse. — Peer Gynt (E. Grieg), suite d’orchestre : 1. La morte d’Ase ; 2. La danse d’Anitra ; 3 Dans le hall du roi de la montagne. — Jean et Jeannette (G. Allier), polka pour deux pistons.
Nota. Ce programme servira pour le concert du jeudi suivant de huit heures et demi à dix heures du soir, en y ajoutant : Les Pêcheurs de Perles (Bizet), fantaisie.

12 juillet 1908 — Musique militaire. — Programme des morceaux qui seront exécutés ce soir, 12 juillet, de quatre à cinq heures, au Kiosque de la Chevalerie. : Beaucourt, marche (Cribeillet). — Fantaisie pour saxophone alto (Donizetti). — T’en souviens-tu ? valse idylle (Turine). — Les Francs Juges, ouverture (Berlioz). — Menuet du Petit Roi (Mouchet).

10 et 11 août 1907 — Fêtes données à la Chevalerie à l’occasion d’un comice agricole et de l’inauguration du chemin de fer Clairvaux-Foncine
Grande fête donnée les 10 et 11 août, à l’occasion des Concours agricoles spéciaux et de l’inauguration du chemin de fer départemental de Clairvaux à Foncine, sous la présidence de M. Pichon, sénateur, ministre des Affaires étrangères.
Le samedi 10 août
A 5 heures du matin, salves d’artillerie. — A 8 h. ½, ouverture des opérations du jury. Exposition publique à partir de 2 heures. — A 8 h. ½ du soir, retraite aux flambeaux par la musique, les tambours et les clairons du 44e régiment d’infanterie.
A 9 heures, au kiosque de la Chevalerie, concert pu la Société Philharmonique et sa Chorale.
Le dimanche 11 août
A 5 heures du matin, nouvelles salves d'artillerie.
Exposition publique des divers concours, de 8 heures du matin à 5 heures du soir.
De 2 heures à 3 h. ½, sur la place de la Liberté, grande fête aérostatique, sous la direction de M. Lassagne, aéronaute. Ascension du ballon gonflé au gaz l’Aiglon, enlevant un aéronaute.
A 4 heures, arrivée du train ministériel à la gare des Bains. Visite des concours agricoles au champ de foire et à la Halle aux gains. — A 5 h. ¼, au théâtre municipal, sous la présidence de M. Pichon, distribution des primes d’honneur. — A 7 h. ½, banquet à la Salle des Fêtes.
A 8 h. ½, sur la place de la Liberté, grand feu d'artifice, tiré par M. Rousseau, artificier de la ville de Lyon. Pièce allégorique finale : « le laboureur conduisant un bœuf à la charrue ».
A 9 heures, à la Chevalerie, grande fête de nuit, concert par la musique du 44e régiment d'infanterie. Brillantes illuminations.
Le maire, Edmond Chapuis.

Lons-le-Saunier - Entrée de la Chevalerie et statue — Kiosque à musique et Kursaal de la Chevalerie
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14 juillet 1908 — Concert de l’Harmonie des Travailleurs à la Chevalerie
— Harmonie des Travailleurs. — Concert-programme des morceaux qui seront exécutés demain, 14 juillet, à neuf heures du soir, au kiosque de la Chevalerie : The Liberty Bell, marche (J.-P. Sousa). — Nabuchodonosor, ouverture (Verdi). — Les Gouttes d’or, fantaisie, mazurka pour piston (Corbin). — Mascarade, airs de ballet : a) Cortège, marche ; b) Arlequin et Colombine, divertissement ; c) La Famille Polichinelle, menuet ; d) Les Mandolinistes, sérénade ; e) Finale, Polonaise, défilé (Lacôme). — La Marseillaise (Rouget de Lisle).

28 au 30 juillet 1911 — Programme de la Fête patronale de Lons-le-Saunier
— Fête patronale. — Le programme suivant a été arrêté pour la fête :
Vendredi 28 juillet, à 9 heures du soir, concert au kiosque de la Chevalerie, par la Philharmonie et sa chorale.
Samedi 29 juillet, de 4 à 5 heures du soir, distribution de secours aux indigents.
A 8 h. ½, salves d‘artillerie, retraite aux flambeaux.
Dimanche 30 juillet, à 5 heures du matin, salves d'artillerie.
10 heures du matin, à la salle des fêtes, couronnement de la rosière.
A 4 heures du soir, musique militaire.
Fête de nuit. — A 8 h. ½, grand feu d’artifice.
A 9 heures, concert par la musique militaire ; illuminations, attractions diverses.

Les derniers concerts de la musique du 44e R.I. avant le conflit 1914-1918
3 juin 1909 — Concert militaire — Programme des morceaux qui seront exécutés le jeudi 3 juin, de huit heures et demie à dix heures du soir, au kiosque de la Chevalerie, par la musique du 44e régiment d’infanterie : Marche militaire française (Gaudon). — Prélude de Faust (Ch. Gounod). — Reproche d’amour, valse (K Romsberg). — Lohengrin, fantaisie (R. Wagner). — Bella Bocca, polka (Waldteufel). — Polonaise de concert (G. Parès).
Le même programme, moins le n° 6, sera exécuté le dimanche 6 juin, de 4 à 5 heures.

30 juillet 1911 — Musique militaire. Programmes du dimanche 30 juillet, de 4 à 5 heures de l’après-midi : Carnaval niçois, allegro militaire (Durand). — Ouverture de l’Italienne à Alger (Rossini). — Fraîche et Rose, valse (Turine). — Scaramouche, ballet (Messager). — Le ruisseau, scène chorale.
De 9 à 10 heures du soir. Le Chevalier Garde, allégro militaire. — En exil, ouverture (Nodrari). — L’arabesque, valse pour petite flûte (Reynaud). — Thérèse, drame musical (Massenet). — Allons rêver, valse chantée.

14 juillet 1922 — Programme de la Fête nationale à Lons-le-Saunier
— Jeudi 13 juillet, à 16 heures, distribution de secours aux indigents à l’hôtel de ville. A 20 h. 30, retraite aux flambeaux par la musique du 44e d‘infanterie, les tambours et clairons du régiment, les sapeurs-pompiers et les sociétés de gymnastique. A 21 heures, concert par la Société Philharmonique et chorale à la Chevalerie.
Vendredi 14 juillet, à 6 heures, salves d’artillerie. Circuit du Jura. Grande course cycliste internationale (200 kilomètres), organisée par le Vélo-Club lédonien.
Départ 8 h. 45, route de Conliège, en face le casino. Vers 16 heures, arrivée des premiers coureurs en face le casino.
A 8 h. 30, à la Chevalerie, revue de la garnison, de la compagnie de sapeurs-pompiers et des sociétés de gymnastique, par M. le colonel de Saint-Germain, commandant provisoirement la 81e brigade et commandant d’armes, en présence des autorités et fonctionnaires civils.
A 16 heures, à la Chevalerie, séance de gymnastique par La Jurassienne.
Au Casino des Bains, à 17 heures, apéritif-concert, sous la direction de M Avalle. La Marseillaise, chantée par M. Cauchemont, de la Gaîté lyrique.
Au kiosque de la Chevalerie, à 17 heures, concert par la musique du 44e d’infanterie. A 21 heures, concert par l’Harmonie municipale des Travailleurs.


Lons-le-Saunier - La Revue des troupes du 44e régiment d'infanterie, le 14 juillet dans le parc de la Chevalerie
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11 et 12 novembre 1922 — Fête de la Victoire et inauguration du monument aux morts à la Chevalerie
— En complet accord avec les diverses associations de combattants de Lons-le-Saunier, la municipalité a arrêté comme ci-après le programme de la Fête de la Victoire et de l’inauguration du monument aux morts :
Le 11 novembre, à 9 heures du matin, place de la Chevalerie, revue des troupes de la garnison par M. le général Antoine, commandant d’armes.
Visite au cimetière. Départ de l'hôtel de ville à 11 heures, avec les associations de combattants.
A 14 heures, concert au kiosque de la Chevalerie par la musique du 44e d'infanterie.
Le lendemain 12 novembre, inauguration officielle du monument aux morts.
A 9 h. 45, sur la place Perraud, concentration des sociétés et délégations.
A 10 heures, à la Chevalerie, avec le concours de la musique militaire, de la Chorale et des chœurs des écoles, remise officielle du monument à la municipalité par le comité, en présence des pupilles de la Nation, des familles des morts, des associations de mutilés et d'anciens combattants, du conseil municipal, des autorités civiles et militaires, du comité permanent des fêtes, des fonctionnaires, des représentants de la presse locale, des sociétés de préparation militaire et sportives, etc.
A 14 h. 30, à la Chevalerie, concert par l’Harmonie municipale des travailleurs.
Afin de ne pas amener de désordre, les habitants sont invités à ne pas envahir la Chevalerie avant l'arrivée du cortège ; ils sont, en outre, instamment priés d’attendre la fin de la cérémonie pour déposer des fleurs aux bords du monument.
Ln municipalité invite en outre ses concitoyens à honorer les glorieux morts de la grande guerre en pavoisant durant les deux journées des 11 et 12 novembre.


Lons-le-Saunier - Place de la Chevalerie, statue Rouget de Lisle, Kiosque à musique, Monument aux morts
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14 juillet 1932 — Fête nationale, concert de l’Harmonie municipale au kiosque
— Fête nationale. — A 10 heures, à la salle des fêtes, distribution des prix aux élèves de l’Ecole Municipale de Musique sous la présidence de M. Perraud, adjoint au maire, délégué aux Beaux-Arts. Un petit concert sera donné par les élèves de l’Ecole.
A 21 heures, au kiosque de la Chevalerie, concert par l’Harmonie Municipale des Travailleurs. Au Casino Municipal : Grand gala de cinéma et Music-Hall, concert, Dancing, Jeux.
Pavoisement et illuminations des bâtiments communaux et de la Chevalerie. Les habitants sont instamment priés de pavoiser et illuminer.

Formations musicales actives à Lons-le-Saunier en 1909 :
Harmonie des Travailleurs, président H. Prost, directeur Marion, 45 exécutants ;
Union artistique lédonienne, président H. Prost ;
Rally-Cor lédonien, direction Marion, 15 exécutants ;
Société républicaine philharmonique, président docteur Chapuis, direction Mage ;
Société chorale de la Philharmonie, président Mathon, directeur Monot.
Estudiantina lédonienne, direction Vianney.
La musique du 44e régiment d’infanterie est dirigée, depuis le 8 janvier 1884 par M. Provent, pendant plus de 20 ans. Dès avant 1899, M. Girardon en devient le chef.
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JeanMarc
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LORETTE - L'Hôtel de Ville et les Écoles
(LOIRE)
C’est au lieu-dit Laurette — forme toponymique attestée par le cadastre napoléonien de 1811 et confirmée par Louis-Antoine Beaunier dans son Atlas du territoire houiller de 1813 —, situé sur la commune de Saint-Genis-Terre-Noire, que les frères Guillaume et André-Claude-Marie Neyrand, nés à Saint-Julien-en-Jarez (Saint-Chamond), jettent leur dévolu en 1823, pour y créer une forge. Dès avant 1813, un puits houiller de 232 mètres de profondeur, dit le Puits de Laurette, est déjà en exploitation à quelques mètres de cet emplacement, co-exploité par les frères Neyrand, Thévenet, Crozet, Dumas et Cie. (1)
L’ordonnance royale n° 15.782 du 10 septembre 1823 autorise les sieurs Neyrand à élever une usine avec dix fourneaux, feu de forge, machines à vapeur, gros marteau et quatre paires de cylindres…
Jusqu’à cette date, on est « ouvrier aux mines » de père en fils dans toute la région. Le métier de forgeur y fait ainsi son apparition, dans le même temps que le lieu-dit, appelé à prendre de l’extension, devient
Lorette. (1)

Ouverture du Puits de Laurette, extrait Atlas Beaunier 1813 — Ordonnance royale du 10 septembre 1823 autorisant les sieurs Neyrand à élever une usine de dix fourneaux. — Extrait atlas Beaunier 1813 : Puits Laurette et Fenderie de Laurette
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A la fois maîtres de forge et négociants, les frères Neyrand sont mariés aux deux sœurs Thiollière, d’où le nom de leur entreprise qui porte la raison sociale MM. Neyrand Frères et Thiollière. (2)
Rapidement, la Forge de Lorette prend un grand essor, et, lors d’une session du conseil général de la Loire, présidée le 26 août 1827 par le baron de Chaulieu, préfet du département, celui-ci présente ladite forge comme un des fleurons de l’industrie forézienne :

L’établissement de MM. Ardaillon et Bessy, à Saint-Julien-en-Jarrest, augmenté depuis peu de deux hauts fourneaux ; ceux de Janon et de Terre-Noire qui offrent ce que la France possède de plus parfait en ce genre ; et enfin l’établissement de MM. Neyrand, à Lorette. La production de ces usines s’élève à dix-huit millions de kilogrammes de fer, pour l’année en cours.

En 1836, la
Revue industrielle de l’arrondissement de Saint-Etienne donne une présentation sommaire de la Forge de Lorette de MM. Neyrand frères et Thiollière :
Le marteau, les dégrossisseurs, les finisseurs, la fonderie, sept laminoirs pour barreaux et petits échantillons, le tour, la soufflerie, etc., sont mus par deux machines à vapeur de la force de soixante et vingt et un chevaux.
Cette forge n'a point encore fait élever de hauts-fourneaux. Elle tire ses fontes de la Bourgogne, de la Champagne et de la Franche-Comté ; elle emploie aussi les fontes des hauts-fourneaux de Janon, qu'elle a affermé depuis quelque temps. Elle fabrique environ 50.000 quintaux métriques de fer de tous échantillons, dont la qualité est très-recherchée des consommateurs.

Devant son accroissement industriel et l’augmentation conséquente de sa population, le hameau de Lorette envisage de voler de ses propres ailes et obtient, le 31 mai 1840, d’être érigé en paroisse.
L’année suivante, le 25 août 1841, les habitants de Lorette sollicitent le Conseil général de la Loire, demandant l’érection de leur territoire en commune qui serait formée d’une partie des communes de Saint-Paul-en-Jarez, de Farnay, de Saint-Genis-Terre-Noire et de Rive-de-Gier. Cette demande est ajournée comme celles qui suivront, afin de
recueillir toutes les lumières propres à éclairer la question puis pour instruire légalement l’affaire.

A l’issue de six années de tergiversations et de contestations provenant des communes concernées, Lorette obtient gain de cause. Après le dépôt du projet de loi effectué à la Chambre des Pairs le 1er février 1847, la Chambre des Députés adopte, le 25 avril 1847, la loi permettant de créer la commune de Lorette, par distraction des quatre communes citées ci-avant.
Avec 1.873 habitants et 320 hectares, son territoire se compose :
— d’une section comportant précisément le lieu-dit Lorette situé au sud de Saint-Genis-Terre-Noire, le long de la rive gauche de la Gier ;
— d’une section de Saint-Paul-en-Jarez longeant la rive droite de la Gier ;
— d’une section de Farnay enclavée à l’est et au sud de Saint-Paul (536 habitants de Farnay sur un total de 1.076, deviennent lorettois !)
— d’une section de Rive-de-Gier longeant l’est de Farnay.

Plan de Lorette reconstitué à partir de l’Atlas Beaunier de 1813
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Fleury Thévenet (1785-1855), exploitant, avec sa famille, de plusieurs puits d’extraction portant son nom, également co-exploitant de la mine de Laurette en 1817, occupe le Logis Thévenet, un grand domaine situé près du pont Brulas, le long de la Grande route de Lyon à Saint-Etienne (rue Jaurès). Logiquement, il est choisi pour être le premier maire de Lorette.
A son décès, son fils Frédéric Thévenet (1826-1884) lui succède.
En 1856, Thévenet qui possède de nombreuses parcelles sur Lorette, cède un terrain à la commune, compris entre le chemin du Reclus à Saint-Paul et le chemin du Reclus au Bourg, sur lequel il fait aménager la première place publique. (3)


Lorette, futures implantations du quartier Mairie et Ecoles sur Atlas Beaunier 1813
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Devenu maire, en novembre 1859, à la place de Frédéric Thévenet, Prosper Hippolyte Bonassiès (1806-1864), directeur de l’aciérie d’Assailly de Lorette, s’attache dès le début de son mandat, à faire édifier une mairie accolée à une école de garçons sur la Place publique appelée dorénavant place Fleury Thévenet ou place de la Mairie.
La mairie-école est achevée en 1861.

Lorette - Mairie et Ecole
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publié par Rokoto Jeu 23 Jan 2014 17:01

Bonassiès disparu prématurément, Frédéric Thévenet reprend son poste à la mairie qu’il conservera pendant les vingt ans qui suivent.
Un cercle musical, fondé par Jean-Baptiste Geay, fort de 39 musiciens est actif, dès avant 1864, à Lorette, participant à des concours régionaux (Concours musical de Lyon le 22 mai 1864 ou encore de Saint-Chamond le 27 août 1865). Une fanfare, relativement discrète, est également créée à la fin des années 1860, mais restera muette à partir de 1872 et ce, pendant quinze ans.
Une nouvelle fanfare, l’Harmonie de Lorette, voit le jour en octobre 1888 à l’instigation de Charles Russery (1822-1905), maître de forges, fondateur des Aciéries et Forges de Lorette, futur maire de 1896 à 1905. Deux mois après sa renaissance, l’Harmonie est dissoute par le maire actuel, M. Prost, en raison de brouilles municipales.
Grâce à Russery qui en devient le président, la musique est reconstituée en mai 1889 et devient en 1890 l’
Union musicale sous la baguette de Pétrus dit Pierre Paponaud (1864-1930) qui va la diriger pendant deux décennies.
Egalement compositeur, Paponaud ne se contente pas de la direction de l’Harmonie lorettoise : dans le même temps, il est à la tête de l’Harmonie de Rive-de-Gier depuis 1889, de la Lyre instrumentale de Saint-Martin-la-Plaine à partir de 1892 et de l’Harmonie de Grand-Croix à compter de 1899.

Comme on peut le voir, Paponaud, n’ayant pas les deux pieds dans le même sabot, entraîne la cinquantaine de musiciens dans toutes les festivités, concerts, fête patronale, festivals musicaux, kermesses et concours, se déroulant pour la plupart sur la place de la Mairie qui, depuis 1888, est rebaptisée place Prosper Hippolyte Bonassiès.

Alors que l’école communale de garçons de la place Bonassiès est totalement insuffisante, et qu’une grande partie des établissements scolaires de Lorette sont tenus par des frères maristes, la loi de 1901 sur les congrégations va mettre un peu plus à mal la pénurie d’écoles. Aussi, en prévision de l’expulsion imminente des frères maristes, la municipalité décide de faire édifier deux ailes supplémentaires à l’Ecole-mairie : les travaux sont mis en adjudication le 1er juin 1902, sur des devis adoptés pour un coût de 48.000 francs, dont une subvention de 17.395 francs de l’Etat et du Département. Ces subsides étaient promis à toutes communes affichant un
avis hostile aux Frères maristes (ainsi à Grand-Croix, à La Ricamarie, à Saint-Rambert, à Saint-Just-sur-Loire, ou encore à Maclas…).
L’année suivante, en juin 1903, Charles Russery, toujours maire de Lorette, faire installer, sur ses fonds personnels, une horloge sur le fronton de la Mairie.

Lorette - Hôtel de Ville — Agrandissement du groupe scolaire, adjudication du 1er juin 1902
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En 1904, une nouvelle phalange musicale fait son apparition à Lorette. Sous la direction de son chef M. Rivoire, la Chorale l’Echo des travailleurs de Lorette et de Grand-Croix, avec ses trente chanteurs et musiciens, va obtenir une belle notoriété et participer à de nombreux concours régionaux et nationaux.

C’est le successeur de Charles Russery, Jean-Claude Teillard, maire de mai 1905 à mai 1908 qui, enfin, va parrainer un Comité chargé de lancer une souscription publique, en janvier 1908, en vue de faire édifier un
Kiosque à musique à Lorette. Les travaux, commencés début mai 1908, sont terminés pour l’inauguration qui a lieu le 14 juin 1908. A cette occasion, un festival musical est organisé auquel participent treize phalanges musicales, suivi d’un grand bal public clôturé par un feu d’artifice.
Ce Kiosque à musique est précisément installé à 16 mètres en avant et dans l’axe de la partie centrale du groupe Maire-Ecoles. De forme hexagonale, il est précédé d’un escalier de sept marches, sa toiture en zinc repose sur des colonnes en fonte ; sa rambarde en fer forgé est fixée sur un soubassement en briques et pierre.
A l’issue de la construction du kiosque, une tombola est organisée afin de parfaire le financement de celui-ci.


Lorette - Place de la Mairie, Ecoles et Kiosque à musique
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Dans l’entre-deux-guerres, les concerts sur le kiosque, de l’Union musicale dirigée à présent par Auguste Tissot, et de la société Chorale l’Echo des Travailleurs de Lorette et de Grand-Croix, deviennent moins fréquents, pour ne pas dire exceptionnels, puis quasiment inexistants.
Après 1960, la Mairie quitte définitivement la place Bonassiès pour s’installer dans de nouveaux locaux, rue du Pilat, les bâtiments étant à présent exclusivement consacrés aux Ecoles.
Dans les années 1970, il est procédé à un sévère remblaiement suivi d’un aplanissement général de la place Bonassiès, permettant de créer un « jardin aquatique » sur l’angle de ladite place. A cette occasion, l’escalier du Kiosque à musique perd trois de ses marches d’accès et le soubassement est reconstruit.
Par décision municipale du 1er octobre 2012, et pour un coût de 2.841.600 euros, dont 486.000 euros de subvention, la mairie de la rue du Pilat est à son tour abandonnée au profit de la construction d’un nouvel hôtel de ville, inauguré le 13 juillet 2016 sur une nouvelle place, pompeusement désigné sous le nom de place du troisième millénaire.
Le groupe scolaire de la place Bonassiès, quant à lui, est plus simplement baptisé, depuis le 2 septembre 2010, Ecole Jean de La Fontaine.
Kiosque toujours en place.


voir ici Place Bonassiès et son kiosque à musique, aujourd'hui. (1/3) (2/3). (3/3).

Lorette - L'Hôtel de Ville et les écoles (1916).jpg
Lorette - L'Hôtel de Ville et les écoles (1916).jpg (201.24 Kio) Vu 10 fois
publié par Jean-Marc

12 mai 1889 — L’Harmonie de Lorette, nouvelle phalange musicale, sur la place Bonassiès lors d’un concours de gymnastique
— Lorette. Fête musicale et de gymnastique. Dimanche prochain 12 mai, à partir de 1 heure du soir, la Société la Joyeuse donnera sur la place Bonassiès et dans les principales rues de la localité, une fête de gymnastique. La nouvelle société musicale l’Harmonie de Lorette prêtera à cette fête son gracieux concours, ainsi que la Société chorale de Grand’Croix.

10 juillet 1890 — L’Union musicale et son chef Paponaud, de retour d’un concert au Puy, font une entrée triomphale à Lorette
— L'Union musicale a fait son entrée, mardi soir, à Lorette, revenant du concours du Puy où elle avait brillamment lutté.
Cette société qui concourait pour la première fois, a obtenu en 3eme division, les prix suivants :
Concours à vue : 1er prix. — Concours de soli : 1er prix, avec diplôme d’honneur à M. Cumbersot. — Concours d’exécution : 1er prix, avec diplôme d’honneur à M. Paponaud, directeur. — Concours d’honneur : 2e prix, avec félicitation du jury.
Une foule énorme a suivi l’Union jusque sur la place de la Mairie où l’attendait la municipalité.
Après quelques mots de M. Prost, maire, et de M. Russery, président de l'Union musicale, les musiciens ont joué deux brillants morceaux et ont ensuite parcouru les rues splendidement pavoisées, recueillant sur leur passage, une vraie pluie de fleurs et de bouquets.
Au retour, un vin d'honneur leur a été offert.

20 décembre 1891 — Fête de la Sainte-Cécile à Lorette
— L’Harmonie de Lorette célébrait dimanche dernier la Sainte-Cécile. Après une messe en musique, membres honoraires et exécutants se sont réunis en un banquet à l'hôtel Bonjour.
Au dessert M. Russery, le sympathique président de la Société a, dans une chaleureuse improvisation, félicité les musiciens et surtout leur jeune chef, M. Paponaud de leurs rapides progrès.
M. Pérat, président de l’Harmonie de Rive-de-Gier, a porté un toast très applaudi.

11 mars 1894 — Concert de l’Union musicale sur la Place Bonassiès
— L’Union musicale donnera dimanche soir, à 3 heures, sur la place Bonassiès, un concert dont voici le programme :
Allegro militaire (Signard). — La poupée de Nuremberg, ouverture (Adam). — La Manouba, polka tunisienne (Boisson). — La Circassienne, fantaisie (Auber). —Mourmelon {Gardner).

21 octobre 1894 — Grand Concert-tombola Place Bonassiès
— Lorette. C’est après-demain dimanche qu’aura lieu, place Bonassiès, le grand concert-tombola organisé par l’Union Musicale de Lorette. En voici le programme :
Colomba, ouverture par l'Union Musicale de Lorette. — Jeanne Maillotte, ouverture par la Lyre instrumentale de Saint-Martin-la-Plaine. — Exercices divers par la société de gymnastique la « Joyeuse ». — Ténis, ouverture, par l’Harmonie de Rive-de-Gier. — Marche triomphale par les trois Sociétés musicales. — Exercices par la Joyeuse. — La Strasbourgeoise, marche française, par les trois Sociétés musicales.
A l’issue du concert, tirage de la tombola.

25 juin 1895 — Lauriers pour l’Union musicale, lors du concours de Nîmes
— L’Union Musicale de Lorette. Nous avions raison de croire que l'Union musicale, partie samedi pour prendre part au Concours de Nîmes, reviendrait couverte de lauriers. Qu’on en juge plutôt :
Une dépêche nous apprend en effet, que l’Union musicale a obtenu : un 1er prix de lecture à vue, un 1er prix de soli, un ler prix d'exécution (prix ascendant), un 1er prix d'honneur et un 1er prix d’honneur avec félicitations du jury.
C’est là un succès particulièrement brillant et qui fait honneur, à la fois, aux vaillants musiciens, à leur zélé directeur, M. Paponaud, et à leur tout dévoué président, M. Russery. Qu’il nous soit permis de les féliciter tous.
Extrait des appréciations du jury du concours de Nîmes. Union musicale de Lorette, harmonie de 3e division :
Lecture à vue. Très bonne lecture. Cette société possède d’excellents éléments et sa place serait plutôt en 2e division. 1er prix ascendant avec félicitations au directeur.
Concours de soli. L‘exécution a été telle que le faisait prévoir la lecture à vue, c’est-à-dire très bonne. Beaucoup d’ensemble, bons mouvements. Les solis sont bien exécutés. 1er prix.
Concours d’exécution. Très bonne société qui serait très bien à sa place en deuxième division. Exécution irréprochable et soignée. Nuances et mouvements bien observés. 1er prix ascendant, à l'unanimité, avec félicitations au directeur. Prix de direction.

22 novembre 1896 — Concert de l’Union musicale pour la Sainte-Cécile
— L’Union Musicale de Lorette a célébré dimanche sa fête patronale de Sainte-Cécile.
A 9 heures du matin, après un tour de ville, la Société s’est rendue à l'église et, sous la direction de son habile et sympathique chef M. Paponaud, s’est fait entendre pendant la grand’messe.
Programme des morceaux que l’Union musicale a exécutés : Marche d'Athalie (Mendelssohn). — Grande Fantaisie sur Jérusalem (Verdi). — Fragment de Lohengrin. (Richard Wagner). — En liesse (V. Turine).
A midi, un banquet de 100 couverts a été servi au restaurant Bonjour, sous la présidence de M. Russery, président de la Société et maire de Lorette ; parmi les invités, un grand nombre de conseillers municipaux et de notabilités de Lorette, une délégation de l’Harmonie de Rive-de-Gier et tous les membres honoraires.
Le banquet, inutile de le dire, a été des plus gais. Au milieu, la Société a magnifiquement interprété une fantaisie sur Jérusalem, et M. David, premier baryton, a exécuté un solo avec un talent vraiment remarquable.

Lorette - Place Bonassiès avant la construction du Kiosque
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16 mai 1897 Festival musical sur la place Bonassiès
— Dimanche dernier a eu lieu la grande fête organisée par l’Union Musicale de Lorette, sous le bienveillant patronage de la municipalité, et avec le concours des sociétés suivantes : la Société musicale de Rive-de-Gier, l'Harmonie de Saint-Paul-en-Jarez, la Lyre instrumentale de Saint-Martin-la-Plaine, la Fanfare de Saint-Genis-Terre-Noire, la Ripagérienne, société de gymnastique de Rive-de-Gier, et la société colombophile l’Aile d’acier de Lorette.
Dès samedi soir, la fête avait été annoncée par des salves d’artillerie et une brillante retraite aux flambeaux.
Dimanche, dès la première heure, les habitants des rues que devait parcourir le cortège, désireux de témoigner leur sympathie à la Société Musicale et à son dévoué président, M. Russery, avaient pavoisé et enguirlandé leurs habitations.
La réception des sociétés a eu lieu à une heure sur la Place Bonassiès ; puis le défilé commença. Le cortège a suivi l’itinéraire suivant :
Route nationale, rue Côte-Granger, rue d'Assailly, rue du Bas-Reclus, plaine de Grézieux. Sur tout le parcours, les rues ne formaient qu’une voûte de verdure, où des mats ornés de trophées et de drapeaux, jetaient de temps en temps leur note gaie.
Les applaudissements n’ont pas été ménagés au passage des sociétés, dont les membres garderont un vif souvenir du chaleureux accueil qui leur a été fait.
A trois heures, un concert a été donné sur la place Bonassiès. Une estrade d'honneur, décorée avec goût aux couleurs franco-russes, avait été dressée devant l'Hôtel de Ville. A citer parmi les nombreuses notabilités qui y avaient pris place :
MM. Russery maire et président l'Union Musicale, le général Mensier, M. Mensier fils, vice-président de la Société musicale de Rive-de-Gier, M. Chaumienne, les adjoints, les conseillers municipaux, les membres honoraires etc, et beaucoup de dames.
A quatre heures, aux sons de la Marseillaise, un lâcher de pigeons a été effectué.
Immédiatement après le concert, on a procédé au tirage de la tombola.
Les derniers numéros venaient d’être extraits, lorsque le bal a commencé. L‘orchestre était tenu par L'Union Musicale au grand complet sous l'habile direction de son chef M. Paponaud.
Le feu d’artifice a été tiré à neuf heures. Il a été suivi d'une reprise du bal, lequel s’est prolongé fort avant dans la nuit.
Pendant toute la journée les tramways ont été bondés de voyageurs et la foule était tellement pressée qu’il était difficile de s’y frayer un passage.

9 juin 1897 — Paponaud et l’Union Musicale remportent de brillants succès au concours de Marseille
— Au concours de Marseille. — L’Union musicale de Lorette, cette vaillante société que dirige M. Paponaud, a remporté de brillants succès au concours de Marseille : trois premiers prix, dont l’un au concours d'honneur.
Toutes nos félicitations à l'Union Musicale, à son chef et à son président, M. Russery.


11 juin 1897 — Retour du concours de Marseille
— Lorette. Une réception enthousiaste a été faite mercredi soir, par la population de Lorette à l'Union Musicale retour de Marseille avec trois premiers prix.
D’abord félicitée à la gare par la Commission qui l'attendait avec de superbes et nombreux bouquets et des rafraichissements, elle s‘est rendue à l’Hôtel de Ville en jouant de brillants pas redoublés.
MM. Blanc et Richard, adjoints, et de nombreux conseillers municipaux étaient là pour la recevoir.
Après l'exécution d’un morceau, M. Blanc prend la parole, en l'absence de M. Charles Russery, président de l’Union, souhaite la bienvenue à la Société, complimente son chef M. Paponaud, félicité les musiciens et les remercie tous pour l'honneur que l'Union Musicale fait à la commune.
Après une réplique de M. Paponaud, l’exécution de la Marseillaise termine la réception.
Puis la Société reprend son défilé à travers les rues de la ville, pavoisées et décorées comme aux plus grands jours de fête.


4 et 5 juillet 1897 — La Fête patronale de Lorette
— Lorette. La fête patronale aura lieu dimanche et lundi prochains.
Salves d’artilleries, retraites aux flambeaux, courses de chevaux, tir à l’anguille, illuminations, bal, rien ne manquera au programme des deux journées.
L’accueil le plus empressé est réservé aux étrangers.

21 septembre 1897 — Concert de l’Union musicale, place de la Mairie
— Lorette. L'Union Musicale de Lorette, sous la direction de M. Paponaud, a donné samedi dernier, à 8 heures du soir, un concert sur la place de la Mairie.
Parmi les morceaux les plus applaudis, citons l'Hymne Russe et la Polka des Bébés, qui ont bissés plusieurs fois.


14 juillet 1898 — La Fête nationale à Lorette, concert place Bonassiès
— Lorette. Fête du 14 juillet. — Le 13 juillet, la fête sera annoncée par des salves d’artillerie ; à 8 heures du soir, grande retraite aux flambeaux par la société l’Union musicale et la société des joueurs de boules.
Le jeudi 14 juillet, le matin, salves d’artillerie ; à 2 heures ½ du soir, sur la place de la mairie, grand concert par l’Union musicale sous l’habile direction de son sympathique chef M. Paponaud.
Voici le programme du concert :
La Marseillaise. — Marche triomphale. Von Pesch. — La Fille du régiment, fantaisie Vessel. — Polka des grelots. Signard. — Au bord du Sébaou (cris arabes). Sellenick. — Hymne Russe.


Lorette - La Mairie et l'Ecole
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12 août 1899 — Mille cinq cents personnes assistent au concert de l’Union musicale sur la place Bonassiès
— Concert. L’Union musicale de Lorette, dirigée par M. Paponaud, a donné jeudi soir, place de la Mairie, un concert qui a été très applaudi.
Plus de quinze cents personnes y assistaient.


18 mars 1900 — Le maëstro Paponaud et son harmonie, toujours très apprécié sur la place de la mairie
— Le concert donné dimanche dernier, par l’Union musicale de Lorette sur la Place de la Mairie, a obtenu un brillant succès.
Le soleil qui s’était mis de la partie, a contribué à amener une nombreuse foule d’auditeurs, et le programme des mieux choisis, sous l’habile direction du maëstro Paponaud, a été très bien enlevé.
A citer l’ouverture de Poète et paysan qui, malgré les nombreuses difficultés qu’elle renferme, a été exécutés avec précision et nuancée avec goût. Une grande fantaisie pour clarinette, jouée par M. Moulin, soliste, avec beaucoup de brio et de sûreté dans les traits, lui a valu des bravos répétés de toute l‘assistance.
Enfin, une polka fantaisiste due à la plume autorisée de M. Paponaud, a été très goûtée du public; qui ne lui a pas ménagé non plus ses applaudissements.


20 novembre 1901 — Concert de la Sainte-Cécile
Lorette. — Sainte-Cécile. — L’Union Musicale de Lorette célèbrera dimanche prochain sa fête annuelle de Sainte-Cécile.
Elle assistera à la grand'messe et s’y fera entendre dans le programme suivant : Marche triomphale. (Baudonck). — Grande fantaisie sur le Trouvère (Verdi). — Andante. (Mozart). — Salut à Lorette, Allegro. (Paponaud).
Après la grand'messe, défilé dans les principales rues de la commune.
Le banquet aura lieu au restaurant Bonjour, à midi et demi, sous la présidence d'honneur de MM. Charles Russery et Paul Verpilleux.
A 8 heures du soir, bal, exclusivement réservé aux membres de la Société, dans la salle du restaurant Bonjour.

1er mars 1903 — Concert de l’Union musicale, place de la Mairie
— Dimanche prochain, 1er mars, à deux heures et demie, l’Union musicale donnera, sur la place de la Mairie, un concert dont voici le programme :
1. En avant ! (Vaninetti). — 2. El Gitano, fantaisie (Kelsen). — 3. La Péronnière, mazurka (Paponaud). — 4. La Fée des Alpes, fantaisie (G. Panet). — 5. Marche du temps passé (Et. Barme).

19 avril 1903 — A présent que la municipalité a agrandi son école, elle peut éjecter les frères Maristes comme des malpropres !
— La guerre aux congrégations. Hier, a commencé dans le canton de Rive-de-Gier la guerre aux congrégations. L’envoyé de M. Combes, M. Mano, commissaire de police à Rive-de-Gier, s'est présenté hier matin chez les frères Maristes, dirigeant des écoles dans les communes de Saint-Martin-la-Plaine, Saint-Genis-Terrenoire et Saint-en-Jarez, pour leur signifier le refus d'autorisation.
Un délai d'un mois est accordé aux Frères pour se disperser.
Dans l'après-midi, M. Mano s'est rendu dans les communes de Lorette, Grand-Croix, Saint-Paul-en-Jarez pour faire la même signification aux frères Maristes qui y habitent.
La population de ces communes est dans la consternation, surtout à Saint-Genis-Terrenoire où les frères Maristes dirigent un pensionnat qui prospère et qui fait vivre une partie des habitants.


24 avril 1904 — Fête gymnique et musicale sur la place Bonassiès
— Lorette. Fête gymnique et musicale. — Voici le programme qui sera exécuté le dimanche 24 courant, sur la place Bonassiès, à l’occasion de la remise du drapeau à la société de gymnastique « La Française de Lorette et de Grand-Croix ».
A 3 heures, remise du drapeau par M. Charles Russery, maire de Lorette.
A 3 heures et demie, exercices de gymnastique et concert par les harmonies :
1. La Marseillaise (Rouget de Lisle). — 2. Préliminaires par les pupilles de la Française. — 3. Barres fixes. — 4. La Fille du Régiment, fantaisie (Donizetti). — 5. Parallèles. — 6. Le Vaillant, pas redoublé (Alexandre Carteron). — 7. Pyramides. — 8. Le Régiment de Sambre-et-Meuse (Rauski).
A 5 heures, lâcher de 5.000 pigeons, organisé la Société colombophile, l’Aile d’acier.
A 7 heures et demie, grand bal public sur la place Bonassiès, éclairée à giorno, orchestre de 25 musiciens, sous al direction de M. Rivoire.
A 9 heures du soir, feu d’artifice. A minuit, galop final.


11 août 1905 — Concert de l’Union musicale et de la Société chorale de Lorette et de Grand-Croix, place de la Mairie
— Lorette. Ce soir vendredi, à 8 heures ½, un grand concert sera donné sur la place de la Mairie par l’Union musicale et la Société chorale de Lorette et de Grand-Croix. En voici le programme :
Salut aux clairons, pas redoublé (Laborde). — Petit Duc, fantaisie (Lecoq). — Neige de fleur, chœur (Jean Ritz). — Ce que l 'on entend dans la forêt, chœur (Kling). — Vichy, polka (J. Bouteille).

16 mai 1907 — Concert de l’Union musicale, place Bonassiès
— L’Union musicale, sous la direction de M. Paponaud, donnera aujourd’hui, 16 mai, son premier concert d’été sur la place Bonassiès. Voici le programme, le même qui sera exécuté par notre excellente société, à Grenoble, lors de sa sortie annuelle, pour les fêtes de Pentecôte :
Spearmint, allegro (V. Turine). — Cavalerie, ouverture (Suppé). — Olé, valse espagnole (E. Avon). — Fantaisie, polka pour clarinette (A. Richard).


Lorette - Mairie et école, kiosque à musique
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23 janvier 1908 — Communiqué du Comité d’organisation créé pour l’édification du futur Kiosque à musique de Lorette
— Vous avez dû connaitre par la voie des journaux que la municipalité de Lorette, à l’unanimité, avait autorisé la construction d'un Kiosque à musique, par souscription publique, sur la place de la Mairie.
Ce Kiosque rendra de très grands services et favorisera notamment toutes les fêtes : vogue, concerts, concerts, festivals, fêtes de gymnastique, fêtes scolaires etc.
A l’occasion de son inauguration, de grandes fêtes seront organisées, avec le concours de nombreuses sociétés.
Vous comprendrez certainement tous les avantages que nous pouvons retirer d'un kiosque, et vous n'hésiterez pas à nous aider de votre appui pécunier. C’est pourquoi une délégation des membres du Comité d’organisation se présentera prochainement à votre domicile, à l’effet de recueillir votre généreuse souscription.
La liste de souscription qui vous sera présentée devra être revêtue du cachet de la mairie de Lorette et du timbre du Comité d’organisation.
Le Comité : Paul Verpilleux, président de l’Union musicale ; Antoine Chavanne, vice-président de l’Union musicale ; Claude Verpilleux, président de la société de gymnastique « La Française » ; Antoine Gachot, président de la chorale l’ « Echo des Travailleurs ».


Avancement de la construction du Kiosque à musique et préparatifs de l’inauguration
— 4 mai 1908. Les travaux pour la construction du Kiosque ont commencé aujourd'hui, et seront poussés très activement.
La grande fête d'inauguration qui avait d’abord été fixée nu 31 mai, a été renvoyée, et aura lieu probablement le 14 juin.
Le même jour, aura lieu en même temps, la fête de la remise du drapeau à la 2134e section des vétérans, nouvellement formée.
— 30 mai 1908. Les travaux pour la construction du Kiosque sont poussés très activement, et ne tarderont pas à être terminés.
Ces travaux sont maintenant suffisamment avancés pour permettre de constater que ce kiosque sera superbe. Cependant quelques personnes regrettent qu'il n’ait pas été édifié un peu plus au milieu de la place, moins près du groupe scolaire.
La grande fête d’inauguration, organisée avec le concours de toutes les sociétés locales et plusieurs autres de la région, est fixée au dimanche 14 juin prochain. Les grandes lignes du programme sont déjà arrêtées.
Le matin, à 10 heures, aura lieu la cérémonie de la remise du drapeau à la 2134e section des Vétérans. Le soir, à une heure et demie, défilé des sociétés dans les rues de la localité. Au retour, concerts, tombola et bal.


13 et 14 juin 1908 — Programme des concerts donnés lors de l’inauguration du Kiosque à musique
Lorette. — Voici le programme des concerts qui seront donnés samedi et dimanche, place de la Mairie.
Samedi, à 8 heures du soir.
Union musicale de Lorette : 1. Marche Indienne. Sellenick. — 2. La Poupée de Nuremberg. Adam. — 3. Adam et Eve, polka pour deux petites flûtes. Reynaud.
Société chorale l’Echo des Travailleurs : 1. Halte de nuit au désert. Dupont. — 2. Vercingétorix. M. Chapuis. — 3. Concorde. J. Carlez..
Dimanche, à 3 heures du soir.
— Première partie.
L’Alerte de Rive-de-Gier : L’Enlevant, pas redoublé. Causy.
Harmonie de St-Julien-en-Jarez : 1. Epousailles joyeuses, fantaisie. Violot. — 2. Papillon, air varié. Bouillon.
Chorale de Rive-de-Gier : 1. Menestrel et Chevalier. M. Chapuis. — 2. Concorde. J. Carlez.
Philharmonique de Saint-Chamond : 1. Cœcilia, ouverture, Reynaud. — 2. Marche américaine. Sousa.
Mouvements d’ensemble, exercices ordinaires concours d’Annecy, par les sociétés de gymnastique réunies, avec accompagnement de la Philharmonique de Saint-Chamond.
— Deuxième partie.
Harmonie de Saint-Paul-en-Jarez : l. Roméo et Juliette, fantaisie. Gounod. — 2. Les échos de Noirmont, valse. Richer.
Alerte de Rive-de-Gier : Fleurs d’avril, marche. Dussoir.
Harmonie de Grand-Croix : 1. Madelon, ouverture. Bazin. — Adam et Eve, polka pour deux petites flûtes. Raynaud.
La Saint-Chamonnaise : assaut de bâton.
Harmonie de Rive-de-Gier : 1. Ouverture symphonique. G Wettge. — 2. Sympathie, valse. Mezzacopo.
Exercices simultanés à la barre fixe et parallèles, concours d'Annecy, par les sociétés de gymnastique réunies.

13 et 14 juin 1908 — Programme de l’inauguration du Kiosque à musique place de la Mairie
— Festival-concert. Tout fait prévoir que la grande fête qui sera donnée, dimanche prochain, pour l’inauguration du kiosque, aura un grand succès. Voici le Programme complet de cette fête :
Samedi 13 juin, salves d'artillerie et concert, place de la Mairie, à 8 heures du soir, par l'Union Musicale et la Société Chorale.
Dimanche 14 juin, à 9 heures et demie, salves d’artillerie ; à 10 heures, remise du drapeau à la 2134e section de vétérans ; à 11 heures, banquet des Vétérans, servi par l'hôtel Bonjour.
A 1 heure et demie, réception des sociétés étrangères, place de la Mairie.
A 2 heures, départ du défilé. Itinéraire : rue Nationale, plaine de Grézieux, rue Saint-Denis, rue d'Assailly, pont du Dorlay, rue Côte-Granger, rue Nationale, place de la Mairie.
A 3 heures concert par les différentes sociétés, grand lâcher de 2000 pigeons, tirage de la tombola.
A 7 heures et demie, grand bal public, orchestre de 25 musiciens, sous la direction du maëstro Moulin. A 8 heures et demie, illuminations et embrasement général de la place. A 9 heures, feu d'artifice, ballet par la « Française ». A minuit, grand galop final.
Voici les noms des treize sociétés qui prêteront leur concours à la fête :
La Philharmonique de Saint-Chamond. — Les Harmonies de Saint Julien-en-Jarez, de Saint-Paul-en-Jarez, de Rive-de-Gier, de Grand-Croix. — L'Alerte (trompettes) de Rive-de-Gier. — Les sociétés de gymnastique : la Saint-Chamonnaise de St-Chamond ; La Ripagérienne de Rive-de-Gier ; La Française de Lorette et Grand-Croix. — Les sociétés chorales de Rive-de-Gier ; L’Echo des Travailleurs de Lorette et Grand-Croix. — La société colombophile L’Aile Acier de Lorette et l’Union Musicale de Lorette.

Lorette - Le Kiosque à musique de la place de la Maire
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14 juillet 1908 — Fête nationale de Lorette
— Lundi 13 juillet, au soir, grande retraite aux flambeaux par les sociétés subventionnées.
Mardi 14, divers jeux, notamment un tir, organisé par la Société des Chasseurs de Lorette, aura lieu toute la journée, sur la place Marché. De nombreux prix seront offerts aux lauréats.
A 4 heures du soir, magnifique concert sur la place de la Mairie, par l'Union musicale de Lorette ; L’Echo des Travailleurs (chorale) ; La Joyeuse de Lorette (gymnastique) ; lâcher de pigeons par la société colombophile L’Aile d’acier.

10 août 1908 — Avec raison certains estiment que la place de la Mairie devrait être nivelée…
— Lorette. Les concerts d’été. — Nos excellentes sociétés, l’Union Musicale (harmonie) et l'Echo des Travailleurs (chorale), ont donné, samedi soir, un concert très bien réussi, sur le Kiosque place de la Mairie.
Malgré un temps incertain et plutôt frais pour la saison, les auditeurs, sans être en nombre aussi imposant que pour le dernier concert, étaient cependant fort nombreux.
Inutile de dire que tous nos artistes ont, comme d’habitude, rivalisé de talent, et qu’ils ont recueilli de vifs applaudissements, bien mérités.
Il est à remarquer que depuis que la place de la Mairie est agrémentée d’un Kiosque, les concerts d’été ont un succès et un auditoire qu'ils n'avaient jamais connus.
Mais si l’on peut dire avec raison que notre Kiosque est superbe, et ne déparerait pas une ville plus importante que la nôtre, on ne peut que regretter que la place sur laquelle il est édifié soit si peu digne de lui. Et cependant, il ne serait pas très difficile, ni très coûteux d’améliorer cette place. Il suffirait à l’administration municipale de la faire niveler et de faire disparaître les cailloux dont elle est hérissée.
En plus de cela, si cette administration voulait bien faire installer quelques bancs sous les platanes qui ombragent le bas et les côtés de la place, ce serait parfait. La place de la Mairie deviendrait vite un lieu d’agrément très fréquenté.

Quelques concerts sur le Kiosque à musique de la place Bonassiès
3 septembre 1908 — L'Union musicale de Lorette donnera son dernier concert d’été, au kiosque de la place de la Mairie, le jeudi 3 septembre, à 7 heures et demie du soir, sous la direction de M. Rivoire, sous-chef. Voici le programme : Joyeux Retour, pas redoublé (J. Furgeot). — Souvenir, solo de concert pour baryton (Charles H.). — Ma Reine. Valse. — La Fille du Régiment (Arrangement par Kessels). — Vichy, polka pour deux pistons. (J. Bouteille).
17 juillet 1909 — L’Union musicale de Lorette donnera un concert samedi 17 juillet, à 8 heures du soir, place de la Mairie. Voici le programme : Bonson, pas redoublé (Alex Cartèren). — Madrid, boléro (Thévenin). — Lugdunum, grande ouverture (Allier). — Dans les Roses, valse (A Kling).
13 août 1909 — Ce soir, à 8 heures, l‘Union musicale et la Société chorale donneront ensemble un concert an kiosque de la place de la Mairie. Voici le programme : 1. Châteauvieux, pas redoublé (Paponaud), par l'Union musicale. — 2. Eveil de printemps (R. Chassain), par la Société chorale. — 3. Les trois couleurs (Fruchier), par la Société chorale (ces deux morceaux sont imposés au concours de Vienne auquel doit prendre part la Société chorale). — 4. Lever de soleil (M. Chapuis), morceau de choix par la Société chorale. — 5. Les Cadets d'Autriche, allegro (Parès) par l’Union musicale.
21 mai 1910 — Voici le programme du concert qui sera exécuté dimanche, à 3 heures ½ du soir, place de la Mairie, au cours de la fête des Vétérans : Première partie : Chorale de Rive-de-Gier : Les Trois couleurs, chœur à quatre voix (J.A. Fruchier). — Illusion, chœur à quatre voix (Vincent Fosse).
Union musicale de Lorette : Forez-Marche (Paponaud). — Fantaisie sur le Songe d’une nuit d’été (A. Thomas).
Société de gymnastique de Lorette et de Grand-Croix : Exercices préliminaires.
Deuxième partie. Union musicale de Lorette : Un soir à Madrid, valse (L. Duanot).
Chorale de Lorette et de Grand-Croix : Le drapeau tricolore (Monestier).
Société de gymnastique de Lorette et de Grand-Croix : Exercices aux barres parallèles.
Grand lâcher de 2000 pigeons.
Prix d'entrée au concert 0 fr. 50., donnant droit à un billet de tombola.

Lorette - Place Bonassiès, Mairie et écoles et Kiosque à musique
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Les derniers concerts sur le Kiosque à musique avant un silence de 5 ans, contraint par le conflit
4 mai 1911 — L'Union musicale et la Société chorale L’Echo des Travailleurs donneront un concert au kiosque de la place de la Mairie, jeudi 4 courant, à 8 heures du soir. En voici le programme : 1. Souvenir de Leuwarden, pas redoublé (J. Kalma). — 2. Hymne à la France, chœur (Gounod). — 3. Paysage provençal, chœur (Chillemond). — 4. Le Petit Duc, fantaisie (F. Boisson). — 5. Pour toi, mazurka (Bourrelis).
17 mai 1913 — La société chorale L'Echo des Travailleurs de Lorette et de Grand-Croix et l'Union Musicale de Lorette donneront aujourd'hui samedi, à 8 heures du soir, sur le kiosque de la place de la Mairie, un concert dont voici le programme : Les Petits Pierrot (P, Poyaux), par la Chorale. — Les Joyeux Vivants (Carteron), par la Chorale. — Le Vin (Kling), par la Chorale. — La Péronnière, mazurka (P. Paponaud), par la musique. — Cavalerie légère, ouverture (Briffaux), par la musique. — Le Compiégnois, pas redoublé (E. Leblanc), par la musique.
2 juillet 1914 — Nos deux sociétés musicales, la Chorale L’Echo des Travailleurs et l’Union Musicale, donneront ensemble, le jeudi 2 juillet, à 8 heures ½ du soir, sur le kiosque de la place Bonassiès, un concert dont voici le programme : Salut Amical, pas redoublé (Sciupi), par l’Harmonie. — La Terre, chœur (Ritz), par la Chorale. — Fête Gauloise, fantaisie (Painparé), par l'harmonie. — Hymne crépusculaire, chœur (Gaudefroy), par la chorale. — Soyons unis, marche, par la chorale. — Marche Folichonne (Daunot), par l'harmonie.
25 juillet 1914 — Nos deux sociétés, l'Union musicale et la Chorale, donneront un concert public samedi 25 courant, à 8 heures ½ du soir, au kiosque de la place Bonassiès. En voici le programme : Le Tourlourou, pas redoublé (Painparé), par l'Union musicale. — Concorde, chœur (J. Carlez), par la Chorale. — Neiges éternelles, fantaisie (Pontet), par l’Union musicale. — Neige de fleurs, choeur (J. Ritz), par la Chorale. — Les Pierrots, chœur (Peyraud), par la Chorale. — Castille, boléro (Ed. Avon), par l’Union musicale.

14 juin 1914 — Dixième anniversaire de la fondation de la Chorale l’Echo des Travailleurs
— Lorette. Festival-tombola. Dimanche 14 courant, aura lieu le grand festival organisé par la société chorale l’Echo des Travailleurs de Lorette et de Grand-Croix, en l’honneur du dixième anniversaire de sa fondation, avec le gracieux concours des sociétés suivantes :
La Ripagérienne, société chorale ; La Française de Lorette et de Grand-Croix, société de gymnastique ; Les Tambours et Clairons de l’A.L. de Lorette ; L'Union Musicale de Lorette ; l'Harmonie de L’Horme ; L’Aile d’Acier, société colombophile de Lorette.
Voici le programme de la fête :
A 2 heures du soir, réception des sociétés invitées, place de Grand-Croix ; à 2 heures ½, défilé de la place de Grand-Croix à la place la place Bonassiès, à Lorette ; à 3 heures, grand concert musical et gymnique, suivi d’un lâcher de pigeons ; à 6 heures, tirage de la tombola : à 8 heures, ouverture du bal, orchestre dirigé par M. Moulin ; à 9 heures, feu d’artifice tiré par M. G. Dubois, armurier à Grand-Croix.

Lorette - Vue aérienne de la Place Bonassiès et du Kiosque à musique
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L’entre-deux-guerres voit une raréfaction progressive de la fréquentation du Kiosque à musique
11 juillet 1922 — Lorette. Concert. Samedi 8 courant, a eu lieu place de la Mairie, le concert public organisé par la Société à l’occasion de sa sortie annuelle. Malgré le vent et la pluie menaçante, une foule nombreuse était venue applaudir nos sociétés locales. Le concert, ouvert par l'Amicale Laïque, suivie par la société Chorale « l’Echo des Travailleurs », et par l’Union Musicale, a été très goûté du public et vivement applaudi.
14 juin 1924 — Union musicale. L'Harmonie de Lorette donnait, le 14 juin, place de la Mairie, à 20 heures, son premier concert d'été. Malgré un temps incertain et froid, l’auditoire était nombreux et, sous la baguette magique de son sous-chef, M. Albert Vernay, cette phalange de musiciens sut se faire apprécier par ses belles exécutions.
18 avril 1925 — L’Union musicale et la Chorale donneront samedi 18 avril 1925, place de la Mairie, à Lorette, leur premier concert d’été. Le programme est des plus complets.
Par la Chorale : Le Moissonneur. — Salut à l’Helvétie.
Par l’Union musicale : Mignon, grande fantaisie, de A. Thomas. — Lucio-Silla, ouverture de Mozart. — Les coquelicots, valse de H. Vivet.

27 juin 1925 — Union musicale de Lorette. Cette Société, sous la direction de son chef, M. Tissot, donnera un concert le samedi 27 courant, à 8 heures ¾, au kiosque de la ville, avec le programme suivant :
Entente cordiale, allégro. Allier. — Salambo, sélection. Royer. — Cécile, polka pour flûte. Billant. — Néron, suite d‘orchestre. Huchmann. — Theresen, grande valse. G. Faust.

29 mai 1926 — Lorette. Sous la direction de son chef, M. Tissot, l'Union Musicale donnera un concert au kiosque, à 20 heures 45, samedi 29 courant.

16 juillet 1933 — Kermesse de Lorétane à Lorette
— Lorette. Kermesse de la Lorétane. C’est aujourd'hui dimanche 16 juillet que cette fête toujours si attrayante doit se dérouler au local de la soirée.
A 2 heures, défilé des sociétés invitées.
A 2 h. 30, ouverture des attractions. Du nouveau, de l’originalité, un gain facile !...
Dans l'après-midi, concert par l’Union musicale de Lorette et la Jeanne d‘Arc de Saint-Genjs.
A 5 h. 30, départ d’une Montgolfière.
A 6 heures, tirage de la tombola.

Lorette - La Mairie et le Kiosque à musique ; le sol de la place est enfin nivelé et aplani — Vue aérienne de la place de la Mairie et du Kiosque à musique
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Phalanges musicales actives à Lorette en 1909 :
Union musicale (harmonie), créée en 1890, président Paul Verpilleux, direction Pierre Paponaud (1er prix du conservatoire de Lyon), 45 exécutants ;
L'Echo des Travailleurs de Lorette et Grand-Croix (chorale), fondée en 1904, direction A. Rivoire, 31 exécutants.

(1) L’origine du nom du lieu-dit Laurette, transformé en Lorette, n’est certainement pas liée à la fameuse basilique italienne Notre-Dame de Lorette achevée au XVIIe siècle. Il est absolument impensable que les érudits auteurs du cadastre de Saint-Genis-Terre-Noire terminé sur le terrain le 1er juin 1811, MM. Pierre-Etienne Faure, géomètre de première classe et Jean-Hyacinthe de Boisboissel, ingénieur en chef, aient pu orthographier fautivement Laurette pour Lorette. De même, les recherches collectées et publiées par Louis-Antoine Beaunier dans son Atlas du territoire houiller de 1813, décrivant le puits de Laurette ne peuvent en aucun cas provenir d’une erreur typographique pour « Lorette ».
Il reste donc, aux spécialistes de l’onomatologie et de la toponymie, à découvrir la véritable origine de Laurette.
A noter qu’un savant mélange des genres a entraîné, en 1773, une origine totalement inexacte à Lorette relayée dans plusieurs ouvrages, en raison de la famille Boullioud de Chanzieu, originaire d’Italie, dont un des membres, avocat, installé à Saint Génis-Laval près de Lyon (donc rien à voir avec Saint-Genis-Terre-Noire), prétendait être
seigneur de Lorette et du Milanais (donc également aucun rapport avec le lieu-dit Laurette qui nous intéresse). Un fantaisiste a même été extrapoler en affirmant que les ancêtres Neyrand, des forges et du puits de Saint-Genis-Terre-Noire, étaient seigneurs de Lorette sur ladite commune…

(2) Les Frères Neyrand et les sœurs Thiollière
André Claude Marie Neyrand, dit Neyrand-Collenon (1780-1834) se marie en 1809 à Françoise Louise Thiollière (1792-1860).
André Claude Marie Neyrand, dit Neyrand-Buyet (1786-1832) se marie en 1813 à Pierrette Elisabeth Thiollière (1793-1870).
Le fils d’André Claude Marie Neyrand, Antoine Louis Neyrand (1813-1854), également négociant et maitre de forges, prend la succession de la Forge-Lorette et devient, par la suite, maire de Saint-Julien-en-Jarez (future section de Saint Chamond).
La
propriété dite de Lorette de Saint-Genis-Terre-Noire, devenue commune de Lorette, où résidaient les Neyrand-Thiollière, et en dernier ressort Françoise-Louise Thiollière, est vendue le 3 août 1847, pour 28.000 francs, à la Compagnie des mines de la Loire. A cette date, on en a la description précise suivante :
Composée d’une maison d’habitation, de grands bâtiments et hangars servant autrefois de fenderie, aisances, cour et jardin, le tout confiné au nord par la berge du canal de Givors (*), au soir par les bâtiments et dépendances d’une fabrique de fer à M. Martin, au midi par la rivière de Gier et au levant par un chemin public.
(*) cette partie du canal de Givors, comprise entre Rive-de-Gier et Grand-Croix n’a été creusée qu’en 1828.
L’usine Neyrand et Thiollière sera vendue le 29 octobre 1850 à la Compagnie des fonderies et forges de la Loire et de l’Ardèche.

(3) La municipalité de Lorette avait sollicité, auprès du Conseil général de la Loire, l’autorisation d’installer un marché hebdomadaire le jeudi sur la Place Publique. Toutes les communes consultées l’y ayant autorisé, à l’exception de la commune de Saint-Martin-en-Coailleux pourtant située à six kilomètres de Lorette, le Conseil général donne son accord à ce marché, mais uniquement pour les samedis au lieu des jeudis. Aussi, le conseil municipal estimant que
le samedi n’est pas un jour propice, ce projet est à nouveau d’actualité en avril 1908, lors de l’installation du Kiosque à musique, et cette fois-ci, il voit le jour.
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