Saint-Maurice ou Charenton-Saint-Maurice
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Re: Saint-Maurice ou Charenton-Saint-Maurice
SAINT-MAURICE - La Baignade - Inondations du 28 janvier 1910
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Le souvenir est le parfum de l'âme (George Sand)
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Re: Saint-Maurice ou Charenton-Saint-Maurice
Charenton-St-Maurice - Avenue de St-Mandé
n° 4239 - E.M.
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- Classement : 5.26%
Toutes les cartes que je présente sont susceptibles d'être en vente ou vendues
Re: Saint-Maurice ou Charenton-Saint-Maurice
608 – Charenton-Saint-Maurice (Seine)
La rue de Paris
Guy

Publié par zelig mar. 5 févr. 2019 15:08 ► ICI
La rue de Paris
Guy

Publié par zelig mar. 5 févr. 2019 15:08 ► ICI
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Re: Saint-Maurice ou Charenton-Saint-Maurice
Environs de Paris - 218 – Bords de la Marne - Charenton (Saint-Maurice) - Plaisirs du Dimanche - En attendant la Friture !
Collection F. Fleury
LE DRAME DE SAINT-MAURICE
Des passants découvraient, hier matin à cinq heures, dans l'île de Saint-Maurice, à un kilomètre en amont du pont de Charenton, un soldat du 150e de ligne, la tête trouée d'une balle. Près de lui, un revolver.
On transporta le blessé à l'hôpital militaire de Saint-Mandé, et M. Marie, commissaire de Charenton, ouvrit une enquête.
Le soldat, d'après son livret, se nomme Paul Terris, originaire de Mâcon. Il était en garnison à Haudainville, près de Verdun. Il était parti dimanche sans permission pour venir à Paris. On l'avait vu, dans la soirée de lundi, manger chez « le père Benjamin », marchand de friture à l'île Saint-Maurice. Il avait fait la connaissance d'une fille Hubertine Berdon, âgée de 34 ans, et d'un nommé Eugène Degois, journalier. Il était sorti avec eux et on les avait vus causer et discuter dans l'île. Peu après, une détonation avait retenti.
La fille Berdon et Degois furent arrêtés. Ils soutinrent leur innocence.
Comme nous n'avions plus le sou ni les uns ni les autres, a raconté Hubertine, nous nous sommes concertés sur le bord de l'eau. Le soldat avait un revolver tout neuf et Degois un vieux. Ils ont fait échange, et Degois est allé vendre le revolver du soldat à Charenton. Il est revenu rapportant quarante sous, avec lesquels nous avons diné. Puis on s'est séparé, chacun allant dormir de son côté en plein air.
Ce récit parut fort peu croyable - et pourtant il était vrai. Revenu à lui, Terris, qui n'est pas mortellement blessé, l'a confirmé.
Hubertine Berdon et Degois ont été remis en liberté. Terris est consigné à la disposition du général commandant le 6e corps.
(Le Figaro – 10 août 1904)
Collection F. Fleury
LE DRAME DE SAINT-MAURICE
Des passants découvraient, hier matin à cinq heures, dans l'île de Saint-Maurice, à un kilomètre en amont du pont de Charenton, un soldat du 150e de ligne, la tête trouée d'une balle. Près de lui, un revolver.
On transporta le blessé à l'hôpital militaire de Saint-Mandé, et M. Marie, commissaire de Charenton, ouvrit une enquête.
Le soldat, d'après son livret, se nomme Paul Terris, originaire de Mâcon. Il était en garnison à Haudainville, près de Verdun. Il était parti dimanche sans permission pour venir à Paris. On l'avait vu, dans la soirée de lundi, manger chez « le père Benjamin », marchand de friture à l'île Saint-Maurice. Il avait fait la connaissance d'une fille Hubertine Berdon, âgée de 34 ans, et d'un nommé Eugène Degois, journalier. Il était sorti avec eux et on les avait vus causer et discuter dans l'île. Peu après, une détonation avait retenti.
La fille Berdon et Degois furent arrêtés. Ils soutinrent leur innocence.
Comme nous n'avions plus le sou ni les uns ni les autres, a raconté Hubertine, nous nous sommes concertés sur le bord de l'eau. Le soldat avait un revolver tout neuf et Degois un vieux. Ils ont fait échange, et Degois est allé vendre le revolver du soldat à Charenton. Il est revenu rapportant quarante sous, avec lesquels nous avons diné. Puis on s'est séparé, chacun allant dormir de son côté en plein air.
Ce récit parut fort peu croyable - et pourtant il était vrai. Revenu à lui, Terris, qui n'est pas mortellement blessé, l'a confirmé.
Hubertine Berdon et Degois ont été remis en liberté. Terris est consigné à la disposition du général commandant le 6e corps.
(Le Figaro – 10 août 1904)
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