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233.......................................................PARIS - Canal Saint-Martin
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B.F., PARIS (Berthaud G & M)
Paris - Canal Saint-Martin
- Classement : 10.53%
Un jour j'irai vivre en Théorie parce qu'en Théorie tout se passe bien
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TOUT PARIS - 656 - Le Passage de l'Ecluse St-Martin (X° arrt)
. Collection F. Fleury (au Trèfle de Charles Collas & Cie, Cognac)
TOUT PARIS - 656 - Le Passage de l'Ecluse St-Martin (X° arrt)
. Collection F. Fleury (au Trèfle de Charles Collas & Cie, Cognac)
- Classement : 15.79%
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TOUT PARIS
3 - Ecluse du Canal St-Martin (X° arrt)
au dos : Collection F. FLEURY ♣
- Classement : 10.53%
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Paris - Statue de Frédéric Lemaître - Canal Saint-Martin - n° 247 - C. L. C.
Le 4 février 1896, un Comité s’est formé, sous la présidence d’honneur de François Coppée et Mounet-Sully, en vue d’élever un buste en mémoire de l’acteur Antoine Louis Prosper Lemaître, dit Frédérick Lemaître (1800-1876) ; une souscription est ouverte dans différents théâtres afin de recueillir les fonds nécessaires à cette édification, le journal l’Avant-scène, 29 rue N.D. de Nazareth, se chargeant collecter l’ensemble. Le sculpteur Pierre Granet (1842-1910), qui fait partie de ce comité, est immédiatement choisi pour réaliser ce monument ; l’architecte Georges Roussi (1847-1934) est chargé du piédestal.
En fait, deux bustes Frédérick Lemaître sont mis en route par Granet et Roussi : l’un en bronze qui prendra place sur la tombe délaissée de l’acteur du cimetière Montmartre, le second en marbre blanc, qui sera placé dans un square parisien à définir.
En août 1897, un don anonyme de 2.500 francs vient compléter les souscriptions qui s’élèvent à cette date à 5.024 francs ; après que le Ministère des Beaux-arts ait, de son côté, accordé une subvention de 500 francs au comité, et les versements de quelques derniers donateurs, le montant total récolté s’élèvera 6.033 frs 50 c.
Réuni le 29 octobre 1897, le conseil municipal adopte la proposition du conseiller Thuillier, fixant l’emplacement d’installation du buste en marbre dans le square établi entre le quai de Valmy et le quai de Jemmapes, auprès du pont situé canal Saint-Martin.
Le 8 décembre 1897, le bronze est achevé, déposé dans un chantier de la rue d’Aubervilliers, en attente d’être translaté au cimetière de Montmartre, le mois suivant.
Comme de coutume, le modèle en plâtre du buste, réalisé par Granet, est exposé au salon, en mai 1898.
L’inauguration simultanée des deux bustes Frédérick Lemaître, tant au cimetière Montmartre qu’au square du Canal Saint-Martin, s’est déroulée le dimanche 29 janvier 1899, présidée par M. le ministre de l'Instruction publique, assisté de MM. Louis Lucipia, conseiller municipal de Paris, président d'honneur du Comité ; L. Achille, délégué du Bureau du Conseil municipal ; Thuillier, conseiller municipal du quartier ; Bruman, secrétaire général de la Préfecture de la Seine, représentant M. le Préfet de la Seine ; Cornet, Faillet, Levée et Georges Villain, membres du Conseil municipal ; Puech, député ; Bonnet, maire du 10e arrondissement, etc.
Plusieurs discours y ont été prononcés…

publié par Rigel mar. 1 mars 2022 14:48
Pour la petite histoire, un premier buste élevé à Frédérick Lemaître, n’avait pas eu l’heur de plaire à Napoléon Lemaître, le fils de l’acteur. Ce buste, réalisé en cire, ainsi que des reproductions grandeur nature de Lemaître le présentant dans des scènes des drames dans lesquels il a joué, sont installés, depuis 1883, dans la brasserie dite l’Auberge des Adrets, située 14 boulevard Saint-Martin, ouverte par l’ancien acteur du Châtelet et de l’Ambigu, Auguste Mousseau (en 1870, il joue « Plantureux » dans les Cosaques au Châtelet ou encore, en 1879, à l’Ambigu, le rôle de « Bibi-la-Grillade » dans l’Assommoir de Zola)
Napoléon Lemaître intente donc un procès à Auguste Mousseau afin qu’il supprime de son établissement toutes représentations de son père : le 10 mars 1884, une ordonnance autorise ledit Napoléon à pénétrer dans l'établissement de Mousseau et à faire enlever le buste en cire et les deux enseignes représentant Frédéric Lemaitre. Ayant interjeté appel, Mousseau est condamné, le 10 mai 1884 à supprimer toute exposition de Lemaître, tant intérieure qu’extérieure à son auberge…
Auguste Mousseau, qui s’était associé pour moitié, le 15 mars 1884, dans la société Mousseau et Cie, chargée d’exploiter l’Auberge des Adrets, rachètera le 5 janvier 1886, la part de son commanditaire pour 45.000 francs, continuant, seul l’exploitation. Le 11 janvier 1890, il cèdera son fonds en réméré à la Brasserie royale d’Amsterdam, conservant ledit fonds en location au prix de 10.300 francs par an.
Faute du paiement d’un arriéré de loyer, Mousseau sera expulsé le 14 avril 1892.
Le 4 février 1896, un Comité s’est formé, sous la présidence d’honneur de François Coppée et Mounet-Sully, en vue d’élever un buste en mémoire de l’acteur Antoine Louis Prosper Lemaître, dit Frédérick Lemaître (1800-1876) ; une souscription est ouverte dans différents théâtres afin de recueillir les fonds nécessaires à cette édification, le journal l’Avant-scène, 29 rue N.D. de Nazareth, se chargeant collecter l’ensemble. Le sculpteur Pierre Granet (1842-1910), qui fait partie de ce comité, est immédiatement choisi pour réaliser ce monument ; l’architecte Georges Roussi (1847-1934) est chargé du piédestal.
En fait, deux bustes Frédérick Lemaître sont mis en route par Granet et Roussi : l’un en bronze qui prendra place sur la tombe délaissée de l’acteur du cimetière Montmartre, le second en marbre blanc, qui sera placé dans un square parisien à définir.
En août 1897, un don anonyme de 2.500 francs vient compléter les souscriptions qui s’élèvent à cette date à 5.024 francs ; après que le Ministère des Beaux-arts ait, de son côté, accordé une subvention de 500 francs au comité, et les versements de quelques derniers donateurs, le montant total récolté s’élèvera 6.033 frs 50 c.
Réuni le 29 octobre 1897, le conseil municipal adopte la proposition du conseiller Thuillier, fixant l’emplacement d’installation du buste en marbre dans le square établi entre le quai de Valmy et le quai de Jemmapes, auprès du pont situé canal Saint-Martin.
Le 8 décembre 1897, le bronze est achevé, déposé dans un chantier de la rue d’Aubervilliers, en attente d’être translaté au cimetière de Montmartre, le mois suivant.
Comme de coutume, le modèle en plâtre du buste, réalisé par Granet, est exposé au salon, en mai 1898.
L’inauguration simultanée des deux bustes Frédérick Lemaître, tant au cimetière Montmartre qu’au square du Canal Saint-Martin, s’est déroulée le dimanche 29 janvier 1899, présidée par M. le ministre de l'Instruction publique, assisté de MM. Louis Lucipia, conseiller municipal de Paris, président d'honneur du Comité ; L. Achille, délégué du Bureau du Conseil municipal ; Thuillier, conseiller municipal du quartier ; Bruman, secrétaire général de la Préfecture de la Seine, représentant M. le Préfet de la Seine ; Cornet, Faillet, Levée et Georges Villain, membres du Conseil municipal ; Puech, député ; Bonnet, maire du 10e arrondissement, etc.
Plusieurs discours y ont été prononcés…
publié par Rigel mar. 1 mars 2022 14:48
Pour la petite histoire, un premier buste élevé à Frédérick Lemaître, n’avait pas eu l’heur de plaire à Napoléon Lemaître, le fils de l’acteur. Ce buste, réalisé en cire, ainsi que des reproductions grandeur nature de Lemaître le présentant dans des scènes des drames dans lesquels il a joué, sont installés, depuis 1883, dans la brasserie dite l’Auberge des Adrets, située 14 boulevard Saint-Martin, ouverte par l’ancien acteur du Châtelet et de l’Ambigu, Auguste Mousseau (en 1870, il joue « Plantureux » dans les Cosaques au Châtelet ou encore, en 1879, à l’Ambigu, le rôle de « Bibi-la-Grillade » dans l’Assommoir de Zola)
Napoléon Lemaître intente donc un procès à Auguste Mousseau afin qu’il supprime de son établissement toutes représentations de son père : le 10 mars 1884, une ordonnance autorise ledit Napoléon à pénétrer dans l'établissement de Mousseau et à faire enlever le buste en cire et les deux enseignes représentant Frédéric Lemaitre. Ayant interjeté appel, Mousseau est condamné, le 10 mai 1884 à supprimer toute exposition de Lemaître, tant intérieure qu’extérieure à son auberge…
Auguste Mousseau, qui s’était associé pour moitié, le 15 mars 1884, dans la société Mousseau et Cie, chargée d’exploiter l’Auberge des Adrets, rachètera le 5 janvier 1886, la part de son commanditaire pour 45.000 francs, continuant, seul l’exploitation. Le 11 janvier 1890, il cèdera son fonds en réméré à la Brasserie royale d’Amsterdam, conservant ledit fonds en location au prix de 10.300 francs par an.
Faute du paiement d’un arriéré de loyer, Mousseau sera expulsé le 14 avril 1892.
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