[Résolu Dany17]mercerie à Lille

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gusar14
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[Résolu Dany17]mercerie à Lille

Bonjour,

voici une photo prise à Lille je pense .

j'ai trouvé un Auguste Lesay né à Lille en 1874. Suis allé voir sa fiche matricule (n° 2226 classe 1894). Il a habité rue de Paris, rue d' Isly, et 52 rue de la Grande Chaussée.

j'ai trouvé une ressemblance avec le léger angle sur googlemap de la rue de la Grande chaussée.

Mais je sèche quant a la localisation exacte...

merci pour votre aide

gusar

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Dany17
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Re: mercerie à Lille

bonjour
sur D* on trouve ça https://www.delcampe.net/fr/collections ... 31627.html
et ça
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Cdlt
Dany ;)
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Vaugirard12
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Re: mercerie à Lille

Bonjour,

Et dans les Archives Commerciales de France du 12 janvier 1934 on trouve un Auguste Lesay et Cie au 19 & 21 rue de Paris

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Cordialement,
Bernard
Dany17
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Re: mercerie à Lille

ce qui est étonnant c'est que dans le reflet on voit l'enseigne "A LA GRANDE CHAUSSEE(?)"
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Dany17
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Re: mercerie à Lille

re
il semble que ce soit bien au 52 rue de la Grande Chaussée, l'immeuble en angle a été reconstruit(?) mais on retrouve à côté l'immeuble visible sur la cpa ce qui explique le reflet de l'enseigne en face
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JeanMarc
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Re: mercerie à Lille

Bonjour,

Juste pour compléter l'enquête
L'Auguste Lesay né en 1874 n'est probablement pas le créateur de la boutique Mercerie et articles de Paris.
La boutique installée au 29-31 rue de Paris de Lille existe déjà en 1892 (voir ci dessous annuaire)

Une belle et grande famille lilloise du nom d'Auguste Lesay avec 57 petits enfants et 19 arrières petits enfants
serait-elle à l'origine de cette affaire ?

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Cordt
JM
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bojojo76
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Re: mercerie à Lille

Ce qui me gênait, c'est ce gros numéro 2 sur le portail de gauche.
Mais si on dit que c'est bien là, ça s'explique car juste à gauche de ce mercier donc, la rue change de nom et devient la rue des Chats bossus, donc avec un N°2 comme première adresse !
Ce'st là ou il y a Petit bateau qui triche sur son adresse en se prétendant au 54, car Catimini juste à côté, a bien le N°4 affiché sur le mur...
ad augusta per angusta
gusar14
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Re: mercerie à Lille

Bonjour,

eh bien merci à tous pour cette enquête rondement menée! Avec plusieurs mercerie Auguste Lesay à Lille, ce n'était pas si simple!

merci,

gusar
Vincent
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Re: mercerie à Lille

Bonjour,

je suis l'un des descendants de ma famille Lesay.

Par curiosité, il y quelques semaines, j'ai cherché des infos sur la mercerie et j'ai donc pris connaissance la recherche d'info à partir d'une carte postale.

Voici le rédactionnel que mon frère ainé a réalisé ...

Il nous manque des périodes dans cette histoire. Et je n'arrive pas à inclure dans ce mail quelques photos ....

Bonne lecture,

Vincent




Notre arrière-arrière-grand-père Auguste Lesay (1821-1888) était le fils d’un filtier de Lille. Il effectue son service militaire (7 ans) à Vannes et remonte à Lille à pied, la diligence étant trop onéreuse pour lui. Comme il faut manger et se loger sur la route, il fait du colportage en vendant un peu de tout au porte à porte.
En 1848, il installe un commerce à Lille rue de l’Eperon Doré (cette rue fut détruite vers 1865 en même temps que plusieurs voies populaires lors du percement de le rue Faidherbe).
Notre arrière-grand-père Auguste Lesay (1848-1935) lui succéde et développe l’activité Quand fut ouvert le magasin rue de Paris ??? Il existe en 1892
La Maison Lesay est avant tout une mercerie en gros : du fil, des aiguilles, des boutons, des lacets, de la pasementerie, des colifichets, … Ensuite, ce fut la lingerie, la layette, la bonneterie, et puis la bimbeloterie, les articles de Paris, les produits d’entretien, les jouets, … Elle était le plus important commerce dans sa spécialité pour la région Nord de la France.
Son fils ainé, Auguste Lesay (1874-1954) prend la suite et installe son logement au-dessus du magasin transféré 19/21 rue de Paris.
Survient la guerre de 1914, en octobre les Allemands bombardent Lille, tout le quartier de la rue Faidherbe brûle, la maison de commerce est détruite.



« Le samedi 9 octobre une dégelée d'obus tombe sur
Fives aux approches de la gare vers 16 heures.
La soirée est calme et chacun s'en fut coucher.
Subitement dans la nuit, le bombardement reprend
de plus belle et, rue d'Isly, c'est un véritable
branlebas de combat : des matelas descendent à la
cave, Quand le gros du remue-ménage est passé,
Michel et moi montons au grenier d'où l'on découvre
plusieurs incendies vers le centre de la ville mais que
nous ne pouvons pas préciser... et les obus
continuent de tomber.
Le samedi soir on avait annoncé qu'il n'y aurait
pas de messe à St Martin. Le bombardement semble
se calmer au lever du jour et l'on apprend qu'une
messe sera dite à N.D de Réconciliation. La ecture
de l'évangile venait à peine d'être faite que
plusieurs groupes d'obus passent au-dessus de nos
têtes dans un sifflement peu sympathique.
Toute la journée du dimanche, la nuit suivante et le
lundi, le bombardement se poursuit.
Le mardi matin 12 octobre on apprend que
le drapeau blanc flotte sur la tour (il n'y avait à
l'époque pas de clocher de l'église du Sacré-Coeur).
Le bombardement cesse en effet et bientôt
quelques troupes allemandes passent. Vers
10 heures 30, un jeune homme d'une quinzaine
d'années vient prévenir Papa que Joseph, le gardien
de la rue de Paris, fait savoir que le magasin est
intact mais qu'il y a beaucoup d'incendies dans le
quartier et que, si l'on veut sauver quelques objets, il
est grand temps de venir. Papa part aussitôt, Michel
et moi enfourchons nos bicyclettes, sommes arrêtés
par un sergent de ville : "déposez vos vélos n'importe
où sinon les allemands vous les prendront". Aussitôt
fait dans une maison de la place de Tourcoing. Nos
jambes de 16 et 14 ans ont vite fait de dépasser Papa
qui nous remet son trousseau de clefs avec ses
indications : "sauvez d'abord la comptabilité".
Arrivés rue des Manneliers, nous voyons la rue
Faidherbe en flammes des deux côtés, jusqu'à la rue
des Ponts de Comines. Des pompiers impuissants
(les allemands ont coupé les eaux) et des sergents de
ville empêchent l'accès de la rue de Paris; nous
faisons marche arrière pour emprunter la rue Neuve
et la rue St Nicolas. Au carrefour de la rue de Paris,
pompiers et sergents de ville veulent nous interdire
le passage; devant notre insistance, ils nous laissent
libres tout en précisant : "c'est à vos risques et
périls". Nous retrouvons Joseph qui ouvre la porte du
garage où sont garées deux charrettes à bras. La
comptabilité est chargée la première ainsi que le
buste en bronze du grand-père LESAY fondateur de la
maison. Le hall du magasin est tout enfumé mais
rien ne brûle encore... sauvées, les mallettes où se
trouvait la bijouterie. Michel monte à l'appartement
et prend quelques objets de ses parents, notamment
la collection de timbres déjà importante à cette date,
une pendule, un bronze, que sais-je encore ?
Les deux charrettes sont pleines... et Papa n'est pas
encore arrivé ! Nous attendons un moment sans le
voir venir. Très émotionné par l'importance du
sinistre, il ne pense pas à accéder par la rue
St Nicolas. Au moment de nous mettre en route,
nous voyons l'incendie de la rue des Ponts de
Comines, la rue de Paris jusqu'à St Maurice, et
encore et toujours des incendies au delà. Pour éviter
le centre, nous passons rue St Nicolas, rue Neuve
pour prendre la rue de Béthune mais celle-ci nous est
impossible : il y a le feu des deux côtés de la rue.
Enfin, après quelques détours, nous arrivons rue
d'Isly, fourbus. Les charrettes sont lourdes et roulent
mal sur les mauvais pavés. Papa est bien rentré et a
peut-être impressionné Maman et les soeurs par le
récit de ce qu'il a vu : émotion de nous retrouver,
crises de larmes... Si nous avions été plus solides
nous aurions eu le temps de retourner rue de Paris,
mais qu'aurions nous pu sauver ? Le magasin brûlera
dans la nuit. »





Le magasin après les bombardements et l’incendie



Auguste Lesay, très déprimé, pense tout abandonner avant de remonter la maison à l’angle des rues de la Grande-Chaussée et des Chats Bossus.

Auguste Lesay - 1918


Rue de la Grande Chaussée



En 1924, l’immeuble de la rue de Paris est reconstruit sur les plans de l’architecte Deregnaucourt. La façade, classée depuis, est une reconstitution de style flamand.
Le commerce prend un nouvel essor, créant un atelier de bonneterie qui fabrique des pulls, des gilets, des bas sous la marque « Tricots des Flandres ». De plus on fabrique des châles de laine spécialement vendus en Afrique du Nord.
La guerre de 1939-45 a moins d’effets néfastes pour l’entreprise mais le manque de marchandises ralentit sérieusement les affaires.



A la libération, la concurrence se fait de plus en plus virulente et l’arrivée des magasins Prisunic provoque la disparition de nombreux détaillants.
En 1947, il y a trente à trente-cinq employés et cinq représentants qui sillonnet le Nord-Pas de Calais. En 1948, on fête le centenaire de la maison.
Arrivent de très mauvaises années : explosion des prix et des charges. En 1956, il est décidé de cesser l’activité, le stock est vendu et l’immeuble est cédé à l’ORTF. Il de viendra ensuite une agence BNP puis actuellement un bureau de La Poste
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Jouffre
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Re: [Résolu Dany17]mercerie à Lille

Bonjour Monsieur Vincent Lesay,
Je me permets de vous contacter par l'intermédiaire de ce site car nous réalisons une étude historique sur l'immeuble n°19-21 rue Pierre-Maurois (ex rue de Paris) pour les actuels propriétaires et sommes donc à la recherche de toutes informations relatives à cette propriété et à la famille Lesay qui a construit cet immeuble.
Nous avons pris connaissance du récit fort intéressant des bombardements d'octobre 1914 que vous avez reproduit ci-dessus et nous nous demandions qui en était le rédacteur. Un des petits-fils d'Auguste-François Lesay (1848-1935) ? "Michel" qui est mentionné doit être l'un des fils d'Auguste Lesay (1873-1956) puisqu'il avait en effet 14 ans au moment des faits. Également, qui est le "papa" mentionné, étant donné que les quatre frères Lesay (Auguste, Charles, Jean et Pierre) étaient vraisemblablement mobilisés à cette époque.
Enfin, disposez-vous de photographies ou autres documents principalement sur l'immeuble et l'activité de la mercerie rue de Paris, ainsi peut-être que d'une généalogie des descendants d'Auguste-François Lesay ?
Nous vous remercions de l'attention que vous portez à notre demande .
Cordialement.
Valérie-Noëlle Jouffre (valerienoellejouffre@rea-jps.com)
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bojojo76
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Re: [Résolu Dany17]mercerie à Lille

Bonjour Mme Jouffre

Je vous suggère de faire un copier-coller de votre message et de l'envoyer par la messagerie du site, à Vincent
Vous allez sous son profil à droite du message et cliquez sur message
Cordialement
ad augusta per angusta
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