Paris XIXe - Vue de la Rue de Flandre
Édition Léon Boka 32 rue de Flandre
Le Cliché est effectivement pris à hauteur du n°32 rue de Flandre où est installé Léon Bokanowski, propriétaire du Grand Bazar et éditeur de plusieurs cartes postales sous le nom de « Léon Boka », toutes situées dans le 19e arrondissement.
voir notamment ► ICI
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Voir ICI ► Vue actuelle de cet emplacement
Né au n°190 rue Saint-Maur dans le 10e arrondissement où son père, Lazare Bokanowski, est marchand, Léon Bokanowski (1870-1945) est, en 1900, commerçant, demeurant chez ses parents au n°68 rue de Rivoli ; à cette date, son père est glacier.
Le 6 février 1900, Léon Bokanowski épouse, dans le 11e arrt., Camille Ulmann (1878-1961), fille d’un tailleur de Rouen. Le couple s’installe dans le 5e arrt., en tant que « commerçants » et demeure au n°11 rue d’Ulm à la naissance de leur fille Yvonne le 12 décembre 1900.
En 1903, Bokanowski achète le fonds de commerce de Bazar de la rue de Flandre qui appartenait à Prévot depuis 1893 ; ce dernier tenait l’affaire de Jules Maisonneuve (1859-1933), époux de Marthe Dulac (1866-1944), qui lui-même l’avait acquise en 1886 de son beau-frère, Claude François Doyotte.
C’est en 1875 que Claude François Doyotte (1846-1925), originaire de Saizerais en Meurthe et Moselle, avait ouvert cette boutique de bimbeloterie rue de Flandre, alors qu’il venait juste d’épouser, le 16 août 1875, Marie Maisonneuve (1854 -1924), fille d’un marchand de métaux de la rue des Taillandiers. L’enseigne de cette boutique portait à l’origine le nom de Bazar du Théâtre, en raison de sa situation face au Théâtre de la Villette du n°29 rue de Flandre, puis s’était appelée par la suite Bazar du Concert, lorsque le Café-Concert avait supplanté le théâtre en 1884-1885. voir ICI ► quelques renseignements sur le Café-Concert des Folies Parisiennes au n°29 rue de Flandre
Simultanément à leur acquisition du Bazar de la rue de Flandre, les époux Bokanowski mettent la main, le 5 septembre 1903, sur le café restaurant que possédait la veuve Daisson, au n°6 rue Gay-Lussac dans le 5e arrt., situé au rez-de-chaussée de l’Hôtel d’Athènes, et procèdent à sa transformation à usage de Bazar-bimbeloterie.
Bokanowski et son épouse tiendront le bazar de la rue de Flandre pendant 20 ans, avant de le céder, le 14 mars 1923 à un certain Paccard. Ils conserveront celui de la rue Gay-Lussac jusqu’après 1935 et résideront, après leur retraite, à Vincennes, au n°34 avenue du Petit-Parc.
Léon Bokanowski est décédé le 22 janvier 1945 à Vincennes, son épouse le 23 octobre 1961.
Bazar Bokanowski 6 rue Gay-Lussac, à l'angle de la rue Royer-Collard
Paris - Rue de Flandre
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733 - Paris XIXe - Rue de Flandre près du Pont – E.V.
Le cliché est pris à hauteur des n°161 et 163 rue de Flandre.
Au n°163, la Pharmacie appartient à Émile Vergelot (1871-1940) qui a tenu son officine depuis 1900 jusqu’en 1940.
Le vaste porche d’entrée de l’Urbaine du n°161 rue de Flandre demande quelques explications.
Nous avons étudié ► ICI l’histoire de la Compagnie des Urbaines fondée en 1872 par Gustave Camille (1838-1882) qui, démarrant avec une vingtaine de voitures, finira par posséder, dans les années suivantes, 200 coupés, 85 victorias et 600 chevaux. Dès 1872, Camille avait installé le dépôt de ses voitures dans un emplacement d’une superficie de 6.242 m², situé au n°74 rue de Flandre.
Tout en conservant ce dépôt de voitures et en restant directeur de l’entreprise, Gustave Camille cède l’Urbaine en 1878 à la Cie Parisienne des Petites Voitures l’Urbaine que le banquier Henri de Lamonta (1833-1898) finira par contrôler totalement.
Depuis son acquisition, De Lamonta continue à accroître considérablement son parc de voitures (en 1880, il possède 742 coupés et 490 victorias et cabs et 2.044 chevaux) et prend à bail ou fait l’acquisition de 9 nouveaux dépôts et ateliers de constructions et réparations, soit 52.000 m² : Dépôt de l'Etoile, 13 et 15 rue des Acacias 10.614 m² ; Dépôt de la Grange-aux-Belles, 93 boulevard de la Villette ; Atelier de construction et de réparation des voitures, 9 rue des Buttes-Chaumont 7.554 m² ; Dépôt Piat, 11 rue Piat 2.100 m² ; Dépôt de Seine, 71 et 75 quai de Seine 6.242 mètres ; Dépôt Montparnasse-Vaugirard, 96 rue des Fourneaux 5.619 m² ; Dépôt de Jemmapes (Aménagements et constructions), 58 quai de Jemmapes ; Dépôt d'Ornano, rue des Portes-Blanches 7.316 m² ; Dépôt Vauvenargues, angle des rues Vauvenargues, Championnet et Ordener 11.813 m².
Après le décès de Gustave Camille, en 1882, le dépôt du n°74 rue de Flandre est supprimé ; ce n’est qu’en 1897 qu’un nouveau dépôt de voitures de l’Urbaine est ouvert au n°161 rue de Flandre, à la place de l’entreprise de transport pour les abattoirs de La Villette qui était tenue par Félix Briois.
A la suite du décès, le 5 janvier 1898, d’Henri de Lamonta, l’Urbaine est mise en liquidation judiciaire le 13 juillet 1898. Un concordat est homologué le 8 mars 1902 prévoyant le paiement des créances à hauteur de 64% en 75 ans…
La faillite définitive de l’Urbaine des Voitures est prononcée le 16 mars 1908 et le dépôt du n°161 rue de Flandre est fermé l’année suivante.
Le cliché est pris à hauteur des n°161 et 163 rue de Flandre.
Au n°163, la Pharmacie appartient à Émile Vergelot (1871-1940) qui a tenu son officine depuis 1900 jusqu’en 1940.
Le vaste porche d’entrée de l’Urbaine du n°161 rue de Flandre demande quelques explications.
Nous avons étudié ► ICI l’histoire de la Compagnie des Urbaines fondée en 1872 par Gustave Camille (1838-1882) qui, démarrant avec une vingtaine de voitures, finira par posséder, dans les années suivantes, 200 coupés, 85 victorias et 600 chevaux. Dès 1872, Camille avait installé le dépôt de ses voitures dans un emplacement d’une superficie de 6.242 m², situé au n°74 rue de Flandre.
Tout en conservant ce dépôt de voitures et en restant directeur de l’entreprise, Gustave Camille cède l’Urbaine en 1878 à la Cie Parisienne des Petites Voitures l’Urbaine que le banquier Henri de Lamonta (1833-1898) finira par contrôler totalement.
Depuis son acquisition, De Lamonta continue à accroître considérablement son parc de voitures (en 1880, il possède 742 coupés et 490 victorias et cabs et 2.044 chevaux) et prend à bail ou fait l’acquisition de 9 nouveaux dépôts et ateliers de constructions et réparations, soit 52.000 m² : Dépôt de l'Etoile, 13 et 15 rue des Acacias 10.614 m² ; Dépôt de la Grange-aux-Belles, 93 boulevard de la Villette ; Atelier de construction et de réparation des voitures, 9 rue des Buttes-Chaumont 7.554 m² ; Dépôt Piat, 11 rue Piat 2.100 m² ; Dépôt de Seine, 71 et 75 quai de Seine 6.242 mètres ; Dépôt Montparnasse-Vaugirard, 96 rue des Fourneaux 5.619 m² ; Dépôt de Jemmapes (Aménagements et constructions), 58 quai de Jemmapes ; Dépôt d'Ornano, rue des Portes-Blanches 7.316 m² ; Dépôt Vauvenargues, angle des rues Vauvenargues, Championnet et Ordener 11.813 m².
Après le décès de Gustave Camille, en 1882, le dépôt du n°74 rue de Flandre est supprimé ; ce n’est qu’en 1897 qu’un nouveau dépôt de voitures de l’Urbaine est ouvert au n°161 rue de Flandre, à la place de l’entreprise de transport pour les abattoirs de La Villette qui était tenue par Félix Briois.
A la suite du décès, le 5 janvier 1898, d’Henri de Lamonta, l’Urbaine est mise en liquidation judiciaire le 13 juillet 1898. Un concordat est homologué le 8 mars 1902 prévoyant le paiement des créances à hauteur de 64% en 75 ans…
La faillite définitive de l’Urbaine des Voitures est prononcée le 16 mars 1908 et le dépôt du n°161 rue de Flandre est fermé l’année suivante.
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