voir ICI ► E.L. (E. Legrand), prédécesseur de
M.J. (Michel Jaudel)
C’est en 1905 que
E. Legrand s’installe au
n°116 Rue Montmartre dans le 2e arrt., en tant que
négociant de cartes postales illustrées en tous genres, gros et ½ gros, Édition de Paris.
En 1907 il déménage au
n°93 rue Montmartre où il devient Éditeur des marques déposées
E.L. – L.V. Ses publicités proposent des
Vues de Paris en Bromure, Chromolithographie en tous genres, similigravure, phototypie, avec un grand choix constamment renouvelé. Spécialité pour la vente à 0 fr. 05 et 0 fr. 10 cent. Bromure et glacé, solde, gélatines, découpures etc..
En 1913, Legrand multiplie les petites annonces à la recherche d’un repreneur qu’il finit par trouver en la personne de
Michel Jaudel.
Né à Benfeld dans le Bas-Rhin,
Michel Jaudel (1860-1928) avait épousé, le 5 février 1895 à Haguenau (alors occupé depuis 1870 jusqu’en 1918 par l’Allemagne),
Jeanne Angèle Weill (1872-1958).
Michel Jaudel éditera dorénavant sa production de cartes postales sous la marque
M.J. à la même adresse au n°93 rue Montmartre.
A la suite du décès de Jaudel, le 27 juillet 1928 dans le XVIIe arrt., son épouse
Angèle Weill-Jaudel reprend l’affaire et crée en octobre 1928, la
Société des Éditions M. Jaudel, Sarl au capital de 100.000 francs, dont elle est nommée gérante avec son associée Mme Mayer ; l’objet de ladite société reste inchangé : le commerce des cartes postales illustrées, édition, commission, exportation.
Mais le 24 janvier 1934, la Société des Éditions M. Jaudel rejoint la cohorte des sociétés d’édition de cartes postales en faillite, avec pour juge commissaire Allioli et comme syndic Regnard.
Au vu de l’incroyable nombre d’affaires que j’ai pu recenser dans les divers journaux parisiens, la liquidation judiciaire suivie de la faillite semble être le sport préféré des éditeurs de cartes postales !