Kiosques à Musique

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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 16 nov. 2015 19:51

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Kiosques à musique de A à E
Kiosques à musique de F à L
Kiosques classés par Départements
Kiosques à Musique — Petits Plus

CHIGNY-LES-ROSES - Place Pommery
(MARNE)
Ce n'est pas tant ses vignes qui ont fait la renommée de Chigny, mais bien la notoriété de sa célèbre veuve, Jeanne-Alexandrine Louise Pommery, qui, grâce à son talent et son sens des affaires, a hissé son entreprise de production de champagne en une marque mondialement connue et appréciée. Bien que n'étant pas chignotine, Louise Pommery (1819-1890), dont l'activité vinicole se déroule à Reims, adopte cette petite ville et acquiert des terrains sur lesquels elle fait construire en 1864 un Chalet qui devient sa résidence.
Le 16 juillet 1856, Louis-Alexandre Pommery, son mari, négociant en laine, procède à une totale reconversion de son activité en reprenant pour 60.000 francs la part de M. Wibert dans la Sté en nom collectif Wibert & Greno, dont l'objet social est le négoce et la production de champagne. L'entreprise devient la S.N.C. Pommery & Greno. Mais le 14 février 1858, Pommery décède ; Louise qui a 39 ans, veuve, reprend donc l'entreprise.
voir ici, Petit plus sur Jeanne-Alexandrine-Louise Pommery.
Ce n'est d'ailleurs pas la première veuve de Chigny à tenir une exploitation ! Ainsi la veuve de Chigny, en 1548, vigneronne, ne s'en laisse pas conter par le Sieur Pussot, Marchand à Rheims, qui, d'ailleurs, perd son procès contre la belle veuve chignotine (1).
Chigny n'est pas une grande ville : au début du XVIIème siècle, on y compte
400 communiants environ, tous vignerons. Il y a un maître d'école qui n'est pas fondé. Ses appointements sont de 13 sols par habitans qui sont au nombre de 180 ; 2 livres pour acquitter le service des obits ; il est choisi par les habitans qui le présentent à M. l'écolastre. Il a garçons et filles dans son école ; l'école se tient dans un lieu fixe, il y a environ 120 enfans ordinairement.
En 1683, J.B. Le Lièvre, curé de Chigny, nous indique que le village est composé de 170 ménages qui font 500 communiants. Nicolas Pertoy est maître d'école depuis 30 ans, chaque ménage lui donne du vin à la quête pendant la vendange. Il est assidu à ses écoles, les enfans qui nous ont paru, sont instruits.
Et justement, à propos d'école, la maison à grande cheminée, qu'on aperçoit à droite sur notre carte, correspond à l'Ecole des Filles. La place prend le nom de sa célèbre veuve peu après son décès en 1890, et le sculpteur-statuaire Léon Chavalliaud (1858-1919), est chargé, par la famille Pommery, d'immortaliser Louise, de qui il réalise deux bustes : un en marbre, offert au musée de Reims en 1891, un second en bronze, installé sur une colonne au centre de ladite Place Pommery de Chigny.
Louise Pommery, outre son Chalet, s'était adonnée à la création d'une somptueuse roseraie à Chigny et avait constitué par voie d'achat ou d'échange, un immense domaine foncier sur le canton. Ainsi, encore la veille de sa mort, procède-t-elle à un échange avec la commune : moyennant une soulte de 10.746 francs qu'elle s'engage à payer à la commune, Louise Pommery échange avec celle-ci un bois de 28 ares contre une parcelle communale d'un hectare 64 ares. Son fils, Louis Pommery (1841-1907) continuera d'une part à embellir la roseraie, baptisée parc des Rozais, et d'autre part poursuivra l'agrandissement du domaine familial : le 27 juin 1900, un décret présidentiel autorise Louis Pommery à échanger, sans soulte, la forêt domaniale de Chigny, canton du Rozet d'une contenance de 83 hectares, contre une parcelle de 86 hectares située près des bois de Gault ; 3 hectares de plus dans l'escarcelle, vu les prix de l'hectare champenois !...
Afin d'éviter les fréquentes confusions de disribution de courriers, dépêches... faites avec Chigny dans l'Aisne et Chigny en Savoie etc.., le Conseil municipal de Chigny sollicite le Conseil Général de la Marne et le Conseil d'Etat, le 8 avril 1902, afin d'obtenir l'autorisation de s'appeler Chigny-les-Roses, la roseraie Pommery en étant l'inspiration. Un décret présidentiel du 13 août 1902 autorise la commune à changer son nom.
Le 3 janvier 1903, Louis Pommery propose au conseil municipal de Chigny-les-Roses, présidé par son maire M. Gougelet, de faire édifier, à ses frais, sur la place Pommery, une fontaine monumentale, au centre de laquelle serait installée la colonne supportant le buste en bronze de Louise Pommery, sa mère. Le Conseil, à l'unanimité accepte cette proposition, donnant toute latitude au donateur quant au choix et à la disposition du monument.
Louis Pommery, le 26 novembre 1905, expose une nouvelle demande auprès du Conseil Municipal, présidé par le nouveau maire M. Décottes, Gougelet ayant démissionné quelques mois auparavant : cette fois-ci, il est question qu'il fasse installer un Kiosque à Musique sur la Place Pommery, toujours à sa charge. Le Conseil bien entendu ne se fait pas prier et accepte à l'unanimité cette généreuse proposition
"considérant qu’il existe une société musicale à Chigny, que l’établissement d’un kiosque contribuera à l’embellissement de la Place Pommery et facilitera l’audition des concerts donnés par la fanfare".
En 1906, un Kiosque à musique hémicyclique est édifié le long du mur pignon d'une maison d'habitation de la Place Pommery, face à la fontaine et au buste de Louis Pommery.
Très peu de Kiosques de ce type ont été édifiés en France, tout au plus une poignée ; celui de la place Thiers à Arcachon (voir ici) ou encore le Kiosque de Fournes-en-Weppes (que nous publierons incessamment) en sont des exemples.
Lors du conflit 1914-1918, Chigny subit plusieurs bombardements, notamment de l'école des filles de la place Pommery, sans faire de victimes. (2)
Le 6 novembre 1918, le 115e Bataillon de Chasseurs à Pied délivre le village.
M. Jammy Schmidt (1872-1949), ministre des régions libérées, vient à Chigny-les-Roses en juillet 1925 afin d'inaugurer les écoles enfin restaurées, et un nouvel Hôtel de Ville, édifié sur la place Pommery, devant lequel un escalier monumental à deux volées arrondies, assez pompeux, est construit.
La Place Pommery est aujourd'hui sensiblement identique à ce qu'elle était en 1925. Le Champagne Pommery, après être passé sous le contrôle de grands groupes (BSN, LVMH), est, depuis 2002 la propriété du groupe Vranken Monopole. Le Chalet de Louise Pommery a été revendu en 2013 avec ses 14 hectares, et transformé en Chambres d'Hôtes.
Kiosque toujours en place.


voir ici, Place Pommery, son Kiosque et buste de la veuve Pommery.
Ici.
et ici.

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publié par JeanMarc Lun 16 Nov 2015 18:35

(1) A croire qu'en Champagne, il n'y a que des veuves exploitantes et commerçantes depuis la nuit des temps, déjà en 1548...
Il n'est pas même besoin d'Arrhes pour faire subsister une Convention entre Marchands, mais il faut néanmoins que le prix de la chose soit certain.
Ainsi, Buridan, sur l'article 400 de la Coutume de Rheims, nous rapporte encore là-dessus une judicieuse Sentence renduë au Presidial de Rheims par un Arrêt du 11 May 1548 ; en voicy l'espece.
Pussot, Marchand à Rheims, ayant acheté de la veuve de Chigny douze poinçons de vin qu'il marqua, & donna douze francs pour Arrhes. Les voulant enlever quelque remps aprez, & les payer au prix de dix écus la queuë, la veuve de Chigny ne les luy ayant voulu delivrer, disant qu'elle les luy avoit vendus sur le pied de douze écus & ayant affirmé la même chose en Jugement, bien que l'on convint des Arrhes donnés & de la marque apposée, Pussot fut déclaré non recevable parce que si les Arrhes & la Marque faisoient voir la Vente elles ne faisoient
pas voir le prix, qui étant incertain, rend la Vente nulle par le Droit Romain.

(Les institutes du Droit Consulaire, les éléments de la jurisprudence des marchands, Jean Toubeau, 1700)

Chigny - Kiosque et Place Pommery — Buste Veuve Pommery
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(2) 1917 — Bombardements région de Reims, notamment l'Ecole de filles de Chigny.
— Dans la région du front un certain nombre de locaux scolaires ont plus ou moins gravement souffert des bombardements de l'ennemi, sans qu'il y ait eu nulle part d'accidents de personnes à déplorer, et cela grâce aux mesures de prudence prises en temps opportun.
A Reims, de nouveaux dégàts ont été occasionnés à plusieurs groupes scolaires, notamment à ceux de Bétheny, de Neufchâtel et de Clairmarais. A Cormontreuil, les logements des maîtres ont été incendiés. L'école maternelle de Verzenay est devenue à peu près inhabitable. L'école de filles de Mailly-Champagne a été sérieusement atteinte dans le logement de l'institutrice, de même que celle de Chigny.


Chigny - Ecole des filles, avant construction de la Mairie — Mairie et Ecole, place de la Mairie/place Pommery
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Une seule formation active à Chigny en 1909, la Fanfare municipale, dirigiée par Beauvillain, comptant 30 exécutants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 20 nov. 2015 15:15

CHINON - Kiosque du Square
(INDRE ET LOIRE)
Rarement une place aura changé autant de fois de nom ! Avant que de porter le nom de Jeanne d'Arc, cette place chinonaise s'appelle en 1731 mail de la Prairie : c'est à cette date qu'elle est aménagée sur des terrains près de la Porte de l'Ile-Bouchard ou Porte des Prés au bord de la Vienne, délimités par le chemin allant à l'Ile Bouchard et l'Allée rejoignant les marais de Gravant. Par délibération du Conseil municipal de Chinon du 8 mars 1731, on y plante 500 ormeaux en quinconce. Jusqu'en 1739, afin d'y créer une promenade publique, les terrains sont donnés à bail aux sieurs Ricard et Thourault des paroisses Saint-Etienne et Saint-Mexme, moyennant 150 livres tournois annuelles, plus 10 livres pour l'entretien, à charge pour eux de "défricher et bêcher, de rendre les allées unies, qu'il ne s'y trouve pas de monstuosités". En 1741, on alloue à Ricard et Thourault 47 livres tournois et 8 sols pour la fourniture et la plantation de 210 ormeaux ainsi que pour 440 perches destinées à tuteurer les premiers arbres.
Une fois ces travaux achevés, on attribue à cette promenade le nom de Mail Saint-Mexme... jusqu'à la Révolution où les noms de Champ-de-Mars, puis Champ de la Fédération en 1790, lui sont attribués.
Pierre-François Pichereau de Geffrut (1732 - exécuté le 11 janvier 1794), maire de Chinon de février 1790 à janvier 1791, est confronté à de graves difficultés d'approvisionnement pour les chinonais, et manque de ressources pour les travaux de voirie de la commune ; aussi est-il contraint d'utiliser des expédients : entre autre, il fait vendre les arbres de l'ex Mail Saint-Mexme...
Le Conseil municipal, le 4 germinal an III (24 mars 1795), va encore plus loin :
« l'emplacement du cy-devant mail étant sans profit ni agrément pour la commune », il décide de donner à bail ledit Mail Saint-Mexme.
Entre temps, les nouveaux "fonctionnaires" de la révolution vont s'ingénier à bouleverser les habitudes séculaires des chinonais, relatives aux foires et marchés. Une délibération du Conseil municipal du 26 nivôse an II (15 janvier 1794) décide que le marché aux pourceaux, qui se tenait sur une petite place près de la porte des Prés, sera transféré sur le champ de foire ou mail Saint-Mexme. Dans le même temps, le nombre de marchés à Chinon est porté à six par mois par un arrêté du 11 frimaire an III (1er décembre 1794).
Mais ni les emplacements ni les dates de foires ou marchés, imposés par le nouveau régime, ne vont être respectés par les intervenants vendeurs ou acheteurs...
Le 4 germinal an VII (24 mars 1799), autre décision, qui cette fois-ci, sera malgré tout suivie, après quelques rappels à l'ordre : le marché aux bestiaux et chevaux, qui se tenait de date immémoriale place de la Parerie, est transféré au Mail Saint-Mexme qui devient ainsi le nouveau champ de foire.
La fréquence des marchés mensuels reprend son rythme antérieur, qui était fixé au jeudi de chaque semaine, à compter du 10 floréal an X (30 avril 1802).
Finalement après plusieurs délibérations an IX et an X (1801-1802), il est décidé de rétablir la promenade et de replanter des arbres ! Pour comble de malchance, les inondations de l'hiver 1806-1807 vont ruiner le travail des horticulteurs en détruisant tous les jeunes plants. Ce n'est donc qu'en 1807 et 1808, sous l'administration de Mexme Legrand (1732-1819), maire de Chinon de 1807 à 1811, que le Jardin prend réellement forme. A cette date, pas moins de 3.208 arbres ont déjà été plantés : ormeaux, marronniers, tilleuls, peupliers, platanes, saules, acacias ; sans compter des milliers d'arbustes formant les massifs. Une partie du terrain, située au bout de la promenade, reste non plantée pour être réservée au foires aux bestiaux.
Le 21 mai 1808, pour sacrifier à la "mode", la promenade est baptisée Promenade de l'Impératrice Joséphine et un buste de celle-ci y est érigé, buste qui est supprimé en 1814, lors de la Restauration.
En 1810, après le divorce de Joséphine, ce vaste parc prend le nom de Jardin Anglais.

Chinon - Plan du Jardin Anglais en 1808
Image

Les crues de la Vienne étant récurrentes et les plantations étant de ce fait endommagées régulièrement, en 1857, le Conseil municipal décide de supprimer purement et simplement le Jardin Anglais. En 1858, il est procédé à son remblaiement, et, outre la construction d'une caserne de gendarmerie et d'une prison, l'emplacement est à nouveau aménagé en Champ de Foire.
1861 lui voit attribuer encore une fois un nouveau nom, place Napoléon, modifié en 1871, cette fois-ci définitivement : place Jeanne d'Arc. Il faut attendre 1875, pour qu'on y plante à nouveau quelques rangées d'arbres.

Chinon - Place du Champ de Foire ou Place Jeanne d'Arc en 1875
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La Musique municipale d'Eugène Rageau, dirigée par Baculard depuis 1882, faute de point de ralliement et de Kiosque, joue, installée en rond, sur la Place de l'Hôtel de Ville de Chinon. (1)
Les musiciens de l'Harmonie ayant pétitionné pour obtenir un Kiosque, et ayant même déjà réuni par souscription 1.000 francs dans ce but, la municipalité décide le 28 Mars 1886 d'accéder à leur demande.
Aussitôt dit aussitôt fait, le Kiosque à musique, tant attendu par les musiciens et leur auditoire, est édifié, dès juillet 1886, sur la partie de la place Jeanne d'Arc, aménagée en petit square, longeant la Vienne. De forme hexagonale, mis à part son toit, il est entièrement construit en bois : soubassement, balustrade, colonnes-poteaux et escalier vont donc subir plus rapidement les outrages du temps...
Le 11 février 1883, une Société de membres honoraires de la Musique municipale de Chinon est créée afin de subvenir aux besoins de celle-ci. Les membres bénéficient en compensation de quelques privilèges : ainsi en 1888 une carte leur est attribuée leur permettant de disposer de places assises pour eux et leur famille, afin d'assister aux Concerts donnés au kiosque. Sans cette carte les places sont payantes.
En regard du Kiosque, à quelques mètres sur la Place, le 13 août 1893 est inauguré un monument équestre en hommage à Jeanne d'Arc. Bronze de sept tonnes, il est du au sculpteur Jules Roulleau (1855-1895). Pendant deux jours, de grandes fêtes ont lieu à Chinon à cette occasion.
En regard du Kiosque à musique et du Monument équestre de Jeanne d'Arc, un monument aux morts de 1914-1918 est érigé vers 1920.
En 1959, la Musique municipale n'ayant plus de musiciens, la municipalité va sauter sur l'occasion pour faire détruire le Kiosque à musique. En 1963, avec 6 musiciens, la Musique renaît, sans kiosque, et compte même 32 musiciens en 1965. Aujourd'hui, l'Orchestre d'Harmonie de Chinon, qui succède à la musique municipale, est très actif et compte 55 musiciens.
Kiosque supprimé.

voir ici, Square du 8 Mai 1945 de Chinon, devenu Square du Souvenir Français, sans Kiosque aujourd'hui.
et Ici.
voir ici, Vue d'ensemble Place Jeanne d'Arc, Square du Souvenir Français, Monument aux morts et Statue équestre de Jeanne d'Arc, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Ven 20 Nov 2015 13:41

Les Foires et marchés chinonais
Depuis 1190, le marché hebdomadaire chinonais se tient chaque jeudi, et cette tradition presque millénaire se perpétue encore aujourd'hui.
Concernant les grandes foires annuelles, qui duraient parfois plusieurs jours, les dates ont subi quelques modifications : en 1776 quatre foires se déroulent à Chinon par an ; deux en août, dont la foire de Sainte-Radegonde le 13, et deux en octobre.
Par Arrêté de la Cour du Parlement du 1er juin 1781, il est fait défense de tenir aucune foires ni marchés à Chinon, les Dimanches et jours de fêtes annuelles et solennelles, à peine de cent livres d'amende pour chacun des contrevenants, il est également fait défense à tous marchands et artisans d'avoir leurs boutiques ouvertes, d'étaler ni vendre leurs marchandises les mêmes jours, à peine de cent livres d'amende, doublée en cas de récidive, de même qu'il est fait défense à tous cabaretiers & aubergistes de donner à boire les mêmes jours, pendant le temps du Service Divin, ni en tous temps après huit heures du soir en hiver & après dix heures du soir en été, à peine de vingt livres d'amende contre les contrevenants et de cinq livres d'amendes contre chacun de ceux qui seront trouvés à boire chez eux.
La Révolution et son esprit contradictoire de base va instituer, à partir du 1er ventôse an VI (19 février 1798), six foires annuelles, de chacune trois jours, qui auront lieu les 6, 7 et 8 vendémiaire, frimaire, pluviôse, germinal, prairial et thermidor. (soit précisément : vendémiaire 27, 28 et 29 septembre ; frimaire 26, 27 et 28 novembre ; pluviôse 25, 26 et 27 janvier ; germinal 26, 27 et 28 mars ; prairial 25, 26 et 27 mai ; thermidor 24, 25 et 26 juillet).
Lors de sa session d'août 1878, le Conseil Général d'Indre et Loire est saisi de la demande de Chinon qui sollicite la création de six nouvelles foires qui se tiendraient le premier jeudi des mois de janvier, mars, mai, juillet, septembre et novembre. Sur 75 communes consultées au sujet de ce projet, 41 ont été favorables, 7 contraires, les autres n'ont pas fait connaître leur avis. Ces nouvelles foires se tiennent sur toutes les places affectées à un marché.
En 1855, le Conseil municipal fixe les emplacements des divers marchés spécialisés :
— Jardin Anglais ou Champ de Foire : chevaux et bestiaux.
— Place Royale et de la Fontaine : bouchers et boulangers, beurre, oeufs, volailles.
— Place de la Prison : marché aux poissons, marchands d'arbres et d'arbustes.
— Halles : les grains, marchands de rouennerie.
— Place de la Parerie ou marché aux moutons : poterie, lin, chanvre, filasses
— Place Victoire ou marché aux volailles : le beurre, les oeufs, les sabots, la vaisselle.
— Place Pommereul ou marché aux bruyères : la vannerie, l'osier, les cercles, les limandes, les paisseaux.

Chinon - Kiosque et monument aux morts — Kiosque et statue Jeanne d'Arc
Image

voir ici, Monument aux morts chinonais de 1914-1918, aujourd'hui.

15 juin 1886 — La musique en tête du cortège célébrant Rabelais, l'enfant du pays.
— Le congrès de la Société des amis de Rabelais s'est ouvert, hier, à Chinon. Le cortège des amis de Rabelais, musique en tête, s'est rendu, au milieu d'une foule nombreuse, devant la statue de Rabelais. (*)
M. Rivière a prononcé un éloge très remarquable de Rabelais, et ses paroles ont été saluées par d'unanimes applaudissements.
Après la cérémonie devant la statue, les membres de la société, se sont réunis, et le congrès a été ouvert.
La séance a débuté par une conférence de M. Martin-Dupont sur le génie de Rabelais.
Le congrès s'est terminé, comme il se doit, par un banquet pantagruélique qui porte bien son nom puisqu'il ne comportait pas moins de douze plats, sans parler des entremets et des desserts.

(*) La statue de François Rabelais, toujours en place au bord de la Vienne à Chinon, est inaugurée le 2 juillet 1882, avec des fêtes qui durent trois jours d'affilée. Elle est l'oeuvre du sculpteur Emile Hébert.

13 août 1893 — Concert lors de l'inauguration du monument équestre de Jeanne d'Arc.
— Le concert qui a terminé la première journée des fêtes de Chinon pour l'inauguration du monument de Jeanne d'Arc a obtenu un énorme succès. Un public d'élite a applaudi les excellents artistes qui y ont pris part.
MM. Sellier et Dubulle de l'Opéra,. Melchissédec fils, Octave Pradels, monologuistes, César Casella, violoncelliste, Mme Yveling Rambaud, Mlles Marsa, premier prix du Conservatoire, Roybet, de l'Odéon, Lacroix, pianiste, etc., ont été l'objet, pendant toute la soirée, d'une longue ovation.
Malgré la chaleur accablante, Chinon a reçu un tel nombre de visiteurs que beaucoup ont été obligés de camper dans la prairie, au bord de la Vienne.


Chinon - Place Jeanne d'Arc : Statue Jeanne d'Arc — Monument aux morts (kiosque, non visible, en prolongement à droite)
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voir ici, Monument équestre de Jeanne d'Arc, aujourd'hui.

En dépit des énormes remblaiements effectués en 1857, la Vienne fait des siennes !
15 mai 1910 — La ville de Chinon envahie par les eaux Tours. La crue soudaine de la Vienne a causé de nombreux dégâts dans le Chinonais. Des prairies sont submergées ainsi que les cultures maraîchères qui sont absolument perdues. Dans la banlieue de Chinon, les routes, de l'isle-Bouchard et Cravant sont coupées.
Des passerelles volantes sont établies dans les rues de Chinon. La place Mirabeau est envahie.

30 décembre 1911 Par suite de la crue de la Vienne, une partie de la ville de Chinon est inondée.
Des passerelles, ont été établies dans les rues pour permettre la circulation. De nombreuses caves sont submergées. Les routes des environs sont complétement recouvertes par l'eau.
La Vienne continue à monter. On craint de graves désastres.


6 mars 1929 — Concert de la Musique municipale

— D'autre part, pour commémorer, le 6 mars, le cinquième centenaire de l'arrivée de Jeanne d'Arc à Chinon, le comité local, avait organisé un concert, très artistique, avec le concours d'excellents amateurs, de la chorale et de la musique municipale. Le souvenir de Jeanne d'Arc fut très heureusement évoqué, grâce à la remarquable conférence de M. Bauchard, avoué à Saumur, secrétaire général honoraire des Amis du Vieux-Chinon.

Juin 1936 — La Musique Municipale de Chinon à Nice
— Nice : nous avons reçu la visite de trois groupements orphéoniques : l'Harmonie des Chemins de fer de l'Etat, la Musique Municipale de Chinon et la Chorale Toulousaine, qui ont été très appréciés et applaudis au Jardin Albert Ier.

(1) En 1906, la Musique municipale (harmonie), fondée le 1er juillet 1873, est présidée par Eugène Rageau (1848-1928), dirigée par Baculard (ex sous chef de la musique du 32ème R.I.) depuis 1882, avec 56 exécutants.
Avant Baculard, retraité de l'armée, Ernest Laurent (1815-1897) est le chef de la Musique municipale.
Le fils d'Eugène Rageau, Auguste († 1934) a été sous-chef de la Musique municipale.
Le chef Baculard est remplacé par Angot à partir de 1906 jusqu'en 1914.


La Fanfare de l'Isle-Bouchard (La Lyre Française), fondée avant 1893 et dirigée depuis cette date par Chesneau, compte, en 1909, 23 musiciens. Voisine limitrophe de Chinon, mais ne possédant pas de kiosque à musique, il est probable que, plus souvent qu'à son tour, cette fanfare est venu essayer ses instruments dans l'édicule.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 24 nov. 2015 14:54

CHOLET - Un coin du Jardin public
(MAINE ET LOIRE)
Le Jardin Public choletais correspond à l'emplacement qu'occupait depuis le XIIIe siècle, un Château féodal.
En 1755, Louis Le Peultre, marquis de Marigny, acquiert le château et ses dépendances en adjudication auprès des créanciers de Louis-René-Edouard Colbert (1699-1750). Il fait procéder à une restauration pour 18.000 livres tournois : 26 fenêtres, 9 cheminées de marbre, parquetage des chambres etc... Le Peultre, ayant vu trop grand, par conséquent surendetté, une nouvelle saisie a lieu le 4 novembre 1760 : l'adjudicataire, en juin 1763, sera Gabriel-François, Comte de Rougé, Marquis de Cholet, comte de Chemillé (1729-1786).
Le Comte de Rougé entreprend de grands travaux à Cholet à partir de 1770, avec l'aide de l'architecte parisien Elie Janel. En outre, il va donner un bel essor au marché aux bestiaux de Cholet, faisant déplacer la foire annuelle de la Saint Michel du May-sur-Evre vers Cholet, près de la place du château. Le marché hebdomadaire du samedi, quant à lui, existait sur le même emplacement, depuis 1750.
A la mort de Rougé en 1786, c'est Maximilien de Croÿ, duc d'Havré (1744-1839) qui hérite de lui. Il est le frère de l'épouse de Rougé, Marie-Anne-Christine-Joséphine, princesse de Croÿ (1737-1788).
En 1789, les biens du duc d'Havré sont séquestrés, et celui-ci émigre en Espagne.
Le 14 mars 1793, Cathelineau et sa bande mettent la main sur Cholet, qui est ruinée et pillée, des centaines d'habitants bleus républicains et blancs royalistes, se tuent et s'entre-déchirent.
(voir ici Petit plus sur Chemillé et Bruneau dit Six-sous)
Le Château lui-même est entièrement incendié, et, sur ses ruines, dès 1796, la promenade du Mail commence à être créée. Le duc d'Havré va récupérer ce qui reste de ses biens en 1814 : ceux-ci sont vendus en 1817, et la commune de Cholet reprend à bon compte le Mail.
C'est sous le premier mandat de François-Charles Tharreau (1751-1829), maire de Cholet par deux fois de 1800 à 1808 puis de 1821 à 1826, que le Mail prend véritablement forme de Jardin Public. D'ailleurs, son premier successeur prend un arrêté en date du 15 novembre 1808 baptisant la promenade le
Jardin Public Tharreau.
En 1865, le Palais de Justice est édifié sur le côté du Jardin du Mail, qui, lui, est agrandi et embelli ; clôturé par une grille, il est contigu à la place du Champ de Foire.
Le 135ème Régiment d’Infanterie arrive à Cholet en 1874. Une nouvelle caserne est construite pour accueillir ce régiment, de 1875 à 1878 : la caserne Tharreau. Le 77ème Régiment d'Infanterie vient succéder au 135ème en 1882, et reste à Cholet jusqu'en 1924. La musique du 77ème R.I. dirigée par Novelli, son sous-chef, donne son premier concert le 29 octobre 1882, dans le Jardin du Mail.
Il va sans dire que la musique du 77ème R.I., l'Harmonie choletaise qui existe depuis 1848 et l'Orphéon Sainte-Cécile fondé en 1890 vont déposer, auprès du Conseil municipal de Cholet, de nombreuses demandes afin d'obtenir un Kiosque à musique.
Leur persévérance est payante puisqu'un Kiosque à musique, de forme octogonale, est enfin construit peu avant février 1897 ; la rambarde en bois semble avoir été bâclée, ou fabriquée à l'économie : elle mesurait tout au plus soixante centimètres de hauteur et devait présenter plus un danger qu'une protection, pour un musicien qui aurait reculé son siège ou fait un pas en arrière, dans le feu de l'action musicale... Aussi, vers 1902-1903, un nouveau garde-corps, ornementé de balustres, de dimension présentant une meilleure sécurité, vient remplacer l'ancien.
En dehors des concerts très fréquents sur le Kiosque et dans le Jardin Public, de nombreuses foires et expositions, horticoles, agricoles, se déroulent régulièrement sur le Mail.
Les foires aux Bestiaux du Champ de Foire de Cholet qui ne peuvent toutefois pas rivaliser avec celles de sa voisine Chemillé, qui bat, d'année en année, tous les records de vente, sont tout de même de belle importance.
Le Kiosque à musique a tout d'abord perdu sa toiture, ses colonnes et gardes-corps dans les années 1960 ; puis, les années 1970 ont été fatales au seul soubassement qui subsistait.
Actuellement l'ancienne place du Champ de Foire n'est plus, l'Hôtel de Ville ayant été construit, en 1976, à cet emplacement.
Kiosque supprimé.

voir ici, Jardin du Mail de Cholet, sans son kiosque, aujourd'hui.
et Ici.

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publié par JeanMarc Mar 24 Nov 2015 13:36

Les foires de Cholet
Les dates de foires sont immuables depuis plusieurs siècles : la Saint-Antoine, le 17 janvier ; la foire des Cossons, 2ème samedi de Carême (mi-Carême) ; la Saint-Georges, le 23 avril ; la Saint-Michel au May-sur-Evre, le 29 septembre ; la Saint-Denis, le premier samedi qui suit le 9 octobre.
Le premier samedi de chaque mois a lieu la grande foire pour boeufs, chevaux, vaches, cochons, fil, lin, blé ; commerce de mouchoirs de percale, de coton, menue mercerie. Celles de janvier, avril, juillet, octobre sont très fréquentées.

6 juillet 1894 — Festival musical de Cholet
— Un festival d'harmonies et de fanfares aura lieu la 15 août prochain à Cholet ; des primes importantes seront tirées au sort entre les Sociétés présentes. La municipalité organise de grandes fétes pour ce même jour. Adresser les adhésions avant le 1er août à M. Astruc, directeur de Harmonie choletaise de Cholet.

11 mai 1906 — Annonce et programme du Grand Concours musical de Cholet
— Une quinzaine de concours auront lieu pendant les fêtes de la Pentecôte (3 et 4 juin). Je crois les avoir signalés tous dans le cours de mes précédentes chroniques. Parmi tous ces concours, l'un des plus sérieusement organisés est à coup sûr celui de Cholet. Ce concours sera international ; il est ouvert aux catégories suivantes de sociétés : orphéons, chorales mixles. harmonies, fanfares, esitudiantinas, trompes de chasse, trompettes et clairons. Le chemin de fer de l'Etat, qui dessert Cholet, a accordé une réduction de 66% aux sociétés.
Les épreuves seront ainsi réparties :
Dimanche 3 juin : lecture à vue (neuf heures du matin) ; exécution (deux heures du soir) ; défilé (quatre heures et demie du soir) ; festival (huit heures et demie du soir).
Lundi 4 juin : matinée consacrée aux soli et quatuors, aux trompes de chasse, estudiantinas, trompettes et clairons. A une heure concours d'honneur, et à quatre heures, distribution solennelle des récompenses.
Le tableau des primes en espèces a subi une modification avantageuse qu'il est bon de signaler. Les divisions d'excellence et supérieure des orphéons, harmonies et fanfares ne concourront pas ensemble à l'épreuve d'honneur.
Les primes en espèces seront ainsi réparties dans chacune des catégories :
Division d'excellence : prime unique, 500 fr. ; Division supérieure : prime unique, 350 francs.
Dans le but d'être agréable aux sociétés, la maison Asmirieu (faubourg Poissonnière: à Paris) adresse gratuitement un exemplaire de la Marche fédérale à chaque société devant exécuter cette œuvre dans les concours où ce morceau est imposé.

3 et 4 juin 1906 — Grand Concours musical de Cholet : la Lyre de Belleville se distingue !
— Le concours de Cholet a eu lieu dimanche et lundi derniers par un temps superbe, et il est heureux qu'il s'en soit trouvé ainsi, car tous les préparatifs étaient combinés de manière à assurer aux société participantes, au public accouru de tous les points de la Vendée et de l'Anjou, et aux membres du jury, un séjour idéalement agréable. Il convient donc, avant toutes choses, de rendre grâces au ciel et de féliciter les organisateurs de la fête : MM. Marie-Baudry, le très distingué maire de Cholet ; Moudoux. président du comité ; Alliot, Aguilé, Perrin, Agier, Gaultier, Marchais, etc., etc., qui ont pleinement réussi dans une tâche laborieuse et difficile.
Une quarantaine de sociétés avaient répondu à l'appel du comité. Parmi celles qui ont été le plus appréciées, il convient de citer la Lyre de Belleville, le Choral de Châtellerault et celui de la Roche-sur-Yon, l'Union musicale de Chàteau-Gontier, l'Union Parthenaisienne, la Fanfare de Chasseneuil, celle de Saint-Hilaire-Saint-Florent, etc.
Les différentes épreuves n'ont donné lieu à aucun incident, et au rebours de ce qui s'est passé ailleurs le même jour, les décisions du jury ont été accueillies sans la moindre protestation.
Grâce aux termes d'une récente circulaire de M. le ministre de la guerre, le jury, présidé par M. de Romain, comprenait un grand nombre de chefs de musique de l'armée (MM. Barthès, Borrel, Foare, Guillaume, Logeard, Mérigeault etc..) avec qui fraternisaient MM. Boyer, Lanqueteau, Marchand, Notté, etc. Indépendamment des épreuves traditionnelles, toutes les sociétés participèrent à des festivals qui obtinrent le plus grand succès, et prirent part à l'exécution de deux morceaux d'ensemble : Ralliement, dirigé par l'auteur, M. Agier, brillamment exécuté par toutes les instrumentales, et la Chouette, de M. Debucquoy, chœur chanté par tous les orphéons, auxquels s'adjoignit celui de Cholet, et que dirigea avec une verve incomparable M. Marchais. Il serait ingrat de ma part de ne pas mentionner le banquet magnifiquement servi par M. Récappé-Ogé, un ami des musiciens.

Cholet - Caserne Tharreau — Le 77ème R.I. et sa musique
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10 et 11 mai 1924 — Fête nationale de Jeanne d'Arc. Grande fête de nuit au Jardin du Mail.
— Programme : Le samedi 10 mai 1924, 21 heures, retraite aux flambeaux, par l'Harmonie Choletaise et les trompettes de la Société l'Etrier, avec le concours du 135e de ligne.
Le dimanche 11 mai, à 7 heures, salves d'artillerie. A 8 h. 30, place Travot, réunion des Sociétés patriotiques, de gymnastique et de la section de Cholet des Boys-Scouts. A 9 heures, place Travot, revue des troupes de la garnison et de la Compagnie des Sapeurs-pompiers, par le Commandant d'armes, avec le concours de l'Harmonie Choletaise. A 15 heures, place Saint-Pierre, concert donné par l'Harmonie de Saint-Pierre.
Grande fête de nuit. A 21 heures, jardin du Mail : illuminations générales ; concert donné par l'harmonie Choletaise.
Les habitants sont instamment pries de pavoiser et illuminer leurs maisons.

23 mai 1924 — Courses de chevaux suivies d'un grand Concert au Jardin du Mail.
— Société de Courses. Nos courses de chevaux des 25 et 26 mai promettent d'être très intéressantes, de nombreux engagements sont déjà parvenus pour les différentes épreuves, et tout fait prévoir une belle réunion. Nous rappelons que les dernières cartes de souscripteurs sont en vente chez Mme Delaunay, concierge de la Mairie, jusqu'à jeudi prochain, dernier délai.
Les tickets de pelouse, donnant droit, pour deux francs, à l'entrée sur le terrain le dimanche et le lundi, sont en vente chez M. Vallée, avenue Gambetta, et aux librairies Grenouilleau, Dalioz et Boucard. La vente en cessera également jeudi.
Le dimanche soir 23 mai, un grand concert sera donné au Jardin dn Mail par l'Harmonie Choletaise et l'Orphéon Sainte-Cécile.
Une somme de 200 fr. offerte par M. Blachez. député du Maine-et-Loire, sera attribuée au Military.

6, 7 et 8 septembre 1930 — Foire-Exposition de Cholet au Jardin du Mail. Concert au Kiosque
— La Foire-Exposition de Cholet, qui s'annonce sous les meilleures auspices, a commencé samedi 6 septembre pour se continuer aujourd'hui, dimanche 7 et lundi 8.
Chaque jour, les portes seront ouvertes à 8 heures du matin et closes à 18 heures.
L'exposition a lieu dans le beau cadre du jardin du Mail, sous les tilleuls, ainsi que sur la rue Travot, et les deux terre-pleins de chaque côté, près du Mail et du marché aux bœufs.
Le bureau du Comice agricole, organisateur de l'exposition, s'est vu dans l'obligation d'occuper, en outre, n'ayant pas le terrain suffisant, la place du Cardinal-Luçon, où se trouve l'exposition automobile.
Le prix d'entrée est fixé à 1 fr. 25 par personne. Les enfants au-dessous de 10 ans paieront comme d'habitude 0 fr. 50. Le prix des stands est fixé à 1 fr. 25 le mètre carré avec minimum de 10 fr. et le droit d'inscription à 5 francs.
La plus grande prudence est recommandée aux visiteurs près des machines en marche.
L'exposition sur le Mail a deux entrées : une rue du Commerce et l'autre, place du Marché-aux-Bœufs.
L'annexe de la place du Cardinal-Luçon a une entrée rue Travot.
Les personnes qui entreront par la rue du Commerce sont instamment priées de ne pas sortir de l'exposition avant d'avoir visité les annexes de la rue Travot et de la place du Cardinal-Luçon.
Aujourd'hui, un concert gratuit aura lieu dans l'annexe de la place du Cardinal-Luçon, à 16 heures environ et un autre sous le kiosque du jardin du Mail, à 17 heures environ.
(tous les ans cette foire se déroule au jardin du Mail ; en 1937, on inaugure la 13ème foire)

Cholet - Champ de foire, Palais de justice et Kiosque (à gauche du Palais) — Promenade du Mail et Kiosque (au fond)
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19 novembre 1932 — Orphéon et Société philharmonique choletais fêtent la Saint-Cécile.

— L'Orphéon et la Société Philharmonique célébreront la Sainte-Cécile en l'église Saint-Pierre à 11 h. 30, le dimanche 27 novembre, par l'exécution d'un programme musical choisi que nous ferons connaître sous quelques jours et qui s'annonce comme devant obtenir un réel succès près des amateurs de belle musique.
Les familles, les amis des musiciens sont conviés tout particulièrement à cette messe qui sera dite à la mémoire des disparus des deux sociétés.
L'Harmonie Choletaise, l'ancêtre de toutes nos sociétés musicales et chorales, va, dimanche prochain, fêter la grande patronne des musiciens. Pendant la messe qui sera célébrée à Notre-Dame, elle exécutera le programme suivant :
Marche du Sacre du Prophète (Meyerber) ; Tanhauser Cœur des Pèlerins Romance de l'Etoile (Wagner) ; Le Jongleur de Notre-Dame La légende de la Sauge (Massenet) ; Marche triomphale (G. Allier).

14 mai 1933 — Fête de Jeanne d'Arc : toutes les sociétés musicales choletaises de sortie.
— Programme de la Fête de Jeanne-d'Arc :
A 10 h. 30, place Gravot : Concert par le Réveil Choletais.
A 13 h. 30 Hippodrome de la Pépinière : courses de chevaux.
A 15 heures et 20 h. 45, Ciné-Palace : Rouletabille aviateur.
A 20 heures, place Saint-Pierre : Concert par l'Harmonie Saint-Pierre.
A 21 h. 30, Jardin du Mail : Concert par l'Harmonie Choletaise.


28 avril 1935 — Concert au Jardin du Mail
— L'Harmonie Choletaise donnera aujourd'hui, 28 avril, de 20 h. 30 à 21 h. 30, un concert au jardin du Mail, dont nous donnons ci-dessous le programme :
Allegro de concert (G. Allier) ; Titus, ouverture (Mozart) ; Sphinx, valse (F. Popy) ; Les Saltimbanques, fantaisie (E. Ganne) ; Valence, boléro pour deux pistons (Rouveirolis).
Le chef de musique, Th. Gilbert.


13 et 14 juillet 1935 — Programme de la Fête Nationale
— Samedi 13 juillet : A 21 heures, retraite par la fanfare Le Réveil Choletais et Les Enfants de Cholet.
Grande nocturne de gala au vélodrome de l'Oisillonnette ; Grand Prix de la Ville de Cholet et du Textile.
— Dimanche 14 juillet. A 7 heures, salves d'artillerie.
A 8 heures, concours de pêche organisé par la société Les Crocodiles de la Moine.
A 8 h. 30, place Travot : Réunion des sociétés patriotiques ; Revue du corps des Sapeurs-Pompiers, avec le concours de l'Harmonie Choletaise.
A 10 h 30, place du Champ-de-Foire, défilé des pêcheurs à la ligne avec le concours de la fanfare Le Réveil Choletais (rassemblement au marché aux boeufs, rue Travot).
A 18 heures, place Travot lâcher de pigeons : concert donné par Le Réveil Choletais.
A 22 h. 30, place de la République, grand feu d'artifice.


Cholet - Concert au Jardin du Mail — Soubassement du kiosque subsistant en 1970
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12 mai 1938 — Programme du Rallye-Cor au Kiosque du Jardin du Mail.

— Une audition du Rallye-Cor. Le 19 mai. à 20 h. 30, le Rallye-Cor Choletais donnera sur le Mail une audition. En voici le programme :
1° La Marche de Vénerie ; 2° Sortie de chevreuil ; 3° Le lancer ; 4° Le débuchet ; 5° Changement de forêt ; 6°Le bât à l'eau ; 7° L'Hallali courant ; 8° L'Hallali par terre ; 9° Les Honneurs ; 10° La 3e et 4e Dix Cors ou la Royale ; 11° La Fanfare d'équipage ; 12° La Rentrée au chenil ; 13° L'Adieu des maîtres.
Cette audition ne manquera pas de remporter le vif succès qu'elle mérite.
Tous les amateurs du cor, le soir au fond des bois se donneront rendez-vous sous les tilleuls du Mail.


21 mai 1938 — Le 1er concert donné par le Rallye-Cor au Kiosque à musique du Jardin du Mail.
— Sur le kiosque illuminé du Mail, jeudi soir, onze sonneurs de cor, coiffés de la casquette de piqueur et vêtus d'une tunique noire à parements rouges et d'une culotte blanche s'enfonçant en des guêtres jaunes, ont donné un concert. Ces sonneurs du Rallye-Cor Choletais ont suivi le fort beau programme qu'ils s'étaient fixé et qui comprenait les plus intéressants morceaux du répertoire. L'excellent chef du Rallye-Cor, M. Louis Girardeau, dirigeait l'audition qui enchanta le public déjà charmé par le cadre champêtre, la tenue pimpante des sonneurs et par les lumières du kiosque se reflétant curieusement sur le cuivre battu des cors.
Ce concert, très apprécié, ouvre un cycle qui comprend encore trois auditions.


Cholet - Orchestre Harmonique de Cholet le 27 mai 2013 (Copyright OHC Studio Photo)
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Société musicales choletaises actives en 1909 :
Orphéon Sainte-Cécile, fondé en 1890, direction Marchais, président Aguilé, 60 exécutants ;
Orchestre philharmonique, fondé en 1900, président Moudoux, direction J. Marchais, 40 exécutants ;
Harmonie choletaise, fondée en 1848, direction Gaultier, 50 exécutants.
En 1909, le chef Agier dirige la musique du 77e Régiment d'infanterie à Cholet.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » jeu. 26 nov. 2015 14:10

CLAIX - Le Kiosque, la Gare et le Café de la gare
(ISÈRE)
Le 25 juin 1873, la commune de Claix qui compte 2.100 habitants, en perd plus de 900 ! C'est la conséquence de la création de la commune de Pont-de-Claix dont le territoire situé sur l'autre rive de la Drac, est distrait de Claix.
Les premiers membres de la Fanfare des Vignerons, fondée en 1869 par Adolphe Doublier, et dirigée par Joseph Perpignan, auront donc connu un public nettement plus conséquent, mais seront toutefois sollicités bien souvent pour animer les fêtes et manifestations de Pont-de-Claix. Mais ils vont devoir patienter près de 80 ans pour obtenir enfin un kiosque à musique. Aussi, notre Fanfare des Vignerons se fait-elle entendre, tout ce temps, plus souvent qu'à son tour en dehors de la commune, voire même à l'étranger : de Grenoble à Chambéry, d'Allevard à Paris en passant par Milan et Alger, la Fanfare Claixoise égaye quantité de bals et de noces, participe à de nombreux concours récompensés.
A la tête d'une petite cagnotte, notre fanfare décide en 1933 de faire édifier son propre Kiosque à musique. Cependant elle sollicite une participation de la Commune pour assumer la construction du soubassement de maçonnerie. Et c'est ainsi qu'un Kiosque à musique, de forme hexagonale, est acheté auprès du spécialiste orléanais, Guillot-Pelletier. Il est inauguré le 1er janvier 1934 sur la Place de la Gare, entre la mairie et l'Eglise Saint-Pierre. (1)
La gare située près du Kiosque est la gare du Tramway, venant de Grenoble, dont le tronçon entre Pont-de-Claix et Claix est autorisé par décret d'utilité publique du 10 juillet 1898, mais préalablement inauguré le 7 novembre 1897. C'est le 13 avril 1897 que Merlin et Chassary créent la SGTÉ, Société Grenobloise de Tramways Électriques, qui va faire sillonner ses voitures jusqu'en 1949 ; Claix sera, quant à elle desservie jusqu'au 15 juin 1938.
En 1908, de Grenoble, les Tramways pour Pont-de-Claix partent toutes les demi-heures (trajet en 32 min.; 0 fr. 40) ; ils continuent alternativement toutes les heures jusqu'à Claix (11 kilomètres ; 0 fr. 65) ou jusqu'à Vif (17 kilomètres ; 0 fr. 85).
Le Tramway et la gare ayant disparus, la place de la gare est rebaptisée du nom d'Hector Berlioz.
En 1985, la Fanfare des Vignerons devient l'Harmonie de Claix, puis en 1993 l’Espace musical Fernand Veyret.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Kiosque à musique place Hector Berlioz à Claix, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Jeu 26 Nov 2015 12:58

Claix - Eglise Saint-Pierre et Kiosque — Eglise, écuries Bougault avant construction du Kiosque à musique
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10 juin 1894 — Fête à Claix - Concert-spectacle et vaudeville.
Claix. — Fête du 10 juin. — Le coquet village de Claix a déjà pris un air de fête ; drapeaux et guirlandes de verdure foisonnent partout. Le programme des réjouissances est par trop étendu, pour que nous puissions le donner ici.
Qu'il nous suffise de rappeler que les étrangers à la commune auront l'entrée gratuite partout, même au concert-spectacle qui commencera à deux heures. A ce propos, la Commission nous annonce un vaudeville désopilant, oeuvre d'un indigène du cru et dont tous les rôles sont tenus par les naturels de l'endroit.
La grande attraction de cette fête, jointe à la renommée universelle du vin de Claix et des sites charmants de cette gentille localité, promettent, un franc succès à la Commission du Sou des Ecoles qui a si gentiment organisé tout cela. La générosité des habitants de Grenoble et des communes avoisinant Claix lui faisait un devoir de se montrer à la hauteur des sympathies qu'elle a rencontrées partout.
(L'Echo des Montagnes)

Claix - Inauguration Kiosque à musique, Fanfares de Claix et Veurey 1934 — Fanfare des Vignerons devant le Café de la Gare (clichés Lucette Maclet mairie Claix)
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7 juillet 1895 — Vogue à Claix : la fanfare des Vignerons s'en va jouer ailleurs !
— Le dimanche 7 juillet, a eu lieu la Vogue (*) de Claix, qui, favorisée par le beau temps, a été des plus belles.
Il est seulement à regretter que l'on ait fait venir des musiciens étrangers pour tenir le bal, alors qu'il était facile de trouver de bons musiciens dans notre fanfare des Vignerons de Claix.
— Le 8 courant a eu lieu un concours de boules auquel avaient pris part 48 joueurs. Les prix ont été chaudement disputés par tous les champions.
Le 1er prix, s'élevant à la somme de 28 francs, a été remporté par MM.. Jean Buisson, Jules Méret, Joseph Andrioliti, Auguste Sarret, groupe de Claix.
A l'issue du concours, les vainqueurs ont arrosé leurs lauriers à l'Hôtel Lebon dans un banquet des plus gais. Au dessert, une collecte a été faite au profit du Sou des Ecoles; elle a produit la somme de 3 fr. 50, qui a été versée entre les mains du trésorier. (L'Echo des Montagnes 11 juillet 1895)

(*) vogue : nom, à Genève, en Savoie, en Dauphiné, en Provence, en Languedoc, dans le Forez, dans la Bresse, de la fête annuelle d'un village.

3 août 1895 — A Claix, c'est Vogue sur Vogue !....
— Claix. — La Vogue. — Après demain dimanche, 4 août, aura lieu la Vogue annuelle de Malhivert. Des jeux, des bals et un grand nombre d'attractions feront certainement de cette fête le rendez-vous de toute la jeunesse de Claix et des environs. En cas de mauvais temps, la vogue sera renvoyée au dimanche suivant.

Claix - Tramway et Eglise St Pierre — Maison des Champs de Furonnières, propriété de Chérubin Beyle, père de Stendhal
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(1) Le kiosque à musique est édifié à l'emplacement qu'occupaient les écuries du baron Bougault, une sommité locale qui s'est distinguée dans l'armée Napoléonienne : Louis Loup Etienne Martin Bougault (1768-1826). De 1791 à 1816, il gravit tous les grades militaires. Il est promu Baron de l'empire en 1814. En 1810, il épouse Marie Françoise Séraphine Réal (1789-1852), fille d'André Réal (1755-1832), avocat et député de l'Isère, Président de la cour d'appel de Grenoble.
En 1819, le général Pierre-Marie Durand — futur maire de Claix de 1841 à 1848 — acquiert, pour une centaine de mille francs, la Maison des Champs de Furonnières, hameau de Claix, ancienne résidence de Chérubin Beyle, le père de Stendhal. Peu de temps après, Durand revend le domaine au Baron Bougault et son épouse. La Maison des Champs restera pendant plus d'un siècle la propriété des Bougault.
Quant aux écuries Bougault, nous n'avons pas trouvé la raison pour laquelle le Baron Bougault, ou sa descendance, avait pris possession d'écuries situées en plein coeur de Claix, alors que sa propriété se situait dans le bourg de Furonnières, en périphérie...


voir ici, Concert au Kiosque à musique de Claix 1er novembre 2006.

1909 : Claix. Fanfare des Vignerons, direction Joseph Vial (maire de Claix de 1902 à 1908), 24 exécutants.
Les chefs successifs de la Fanfare sont Joseph Perpignan de 1869 à 1877, Joseph Vial de 1877 à 1919.
La présidence de la Fanfare est assurée par Adolphe Doublier de 1869 à 1883, Joseph Michel de 1883 à 1904, Camille Giroud de 1904 à 1908 et Joseph Vial de 1908 à 1940.
Le 10 novembre 1938, la Fanfare des Vignerons de Claix se constitue en Association ayant pour objet de former des musiciens et donner des concerts, avec pour siège social la mairie de Claix.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 30 nov. 2015 16:07

CLAMART - Le Jardin Public
(HAUTS DE SEINE)
Puisqu'il faut des mécènes pour prendre en main et créer ce que les communes négligent ou laissent à l'abandon, Clamart aura le sien en la personne de Marie Brignole-Sale, duchesse de Galliera (1811-1888). Elle est l'épouse de Raffaele De Ferrari (1803-1876), fondateur de nombreuses banques et de plusieurs compagnies de réseaux ferrés dont le Paris-Lyon et le Paris-Orléans, acquéreur de biens prestigieux de la famille d'Orléans en déroute, dont l'Hôtel Matignon et son parc...
Veuve en 1876, son fils ayant refusé d'hériter, elle va consacrer les douze années qui lui restent à vivre, à distribuer sa fortune estimée à deux cent quatre-vingts millions de francs.
Et Clamart dans tout ceci ?... me direz-vous !...
En 1873, la duchesse de Galliera avait acquit auprès de la comtesse Schouvaloff, un vaste domaine situé à Clamart au lieu dit parc de la Maison-Blanche. Cette propriété qui a commencé à se constituer au XVIIe siècle, s'est agrandie et aménagée au fur et à mesure des changements fréquents de propriétaires.
Parmi ceux-ci nous trouvons trace de Jean Haran, seigneur de Borda (1710-1784), trésorier général des Ponts et Chaussées et des Fermes du Roi, qui en 1754 est
conseiller du Roy, seul receveur et mireur des deniers communs, patrimoniaux et d'octroi de la ville et communauté de Nantes. A son décès le 3 novembre 1784, dans l'acte d'inventaire de sa succession qui s'étend sur plus de 400 pages, ses quatre héritiers héritent, entre autres biens, d'une très grosse propriété à Clamart.
Deux maires clamartois en seront également les heureux possesseurs : Claude Jean Baptiste Hochet en 1817 et plus tard, dans les années 1850, Pierre Louvrier. L'un a été maire une seule année, 1819, le second a exercé deux ans en 1854 et 1855.
Les années 1830 voient le parc de Maison Blanche en pleins travaux d'aménagement à l'issue desquels il se présente sous forme de jardin à l'anglaise avec un lac — nom donné pompeusement pour un étang —, des allées sinueuses arborées, des serres et une orangerie, et une grotte au-dessus de laquelle trône un premier Kiosque à musique rustique en bois.
Après l'acquisition de la duchesse de Galliera, celle-ci réside assez régulièrement dans la grande demeure en forme de L dont dépend le parc ; de nouvelles dépendances sont créées : écuries, vacherie, jardin potager, chapelle. Outre l'embellissement du Parc de Maison Blanche, Marie Brignole-Sale crée, le 27 décembre 1878, la Fondation Brignole-Galliera avec laquelle elle finance la construction à Clamart d'un orphelinat, d'un hospice et d'une maison de retraite.(1)
La comtesse Galliera décédée en 1888, sa succession ne sera réglée qu'en 1895 ; le domaine de Maison Blanche est vendu à une société immobilière fondée par Georges Huguet, Martial Grandchamp, Louis Dupont et Louis Guespin ; en 1900, ils vont démembrer et dépecer la propriété, et, comble de tout, donner leur propre nom aux rues créées dans ce lotissement. Tout d'abord voies privées du parc de Maison Blanche, elles obtiennent le statut de voies publiques par arrêté préfectoral du 3 août 1922.
Dans le découpage forcené des promoteurs, la grotte du parc et le Kiosque à musique qui le surplombe sont exclus du parc et se retrouvent isolés dans un des lot situé au 15 de la rue Martial Grandchamp.
Les promoteurs ayant conservé la partie sud du domaine, essentiellement constituée du Parc de Maison Blanche, la commune s'en porte acquéreur. La municipalité fait édifier la caserne et les bureaux de la gendarmerie sur une partie du terrain sise au coin des rues Victor-Hugo et Chef-de-ville (aujourd'hui 30 rue Gabriel Péri), le long du Parc : les travaux sont achevés en janvier 1902.
Le Parc de Maison Blanche est transformé en jardin public entre 1921 et 1923.
En 1946, une statue est édifiée dans le parc, dûe au sculpteur Maurice de Bus (1907-1963), représentant La Danse rythmique. Probablement la même année est édifié le Kiosque à musique tout de béton, de forme octogonale, sans aucun garde corps. La date tardive de sa construction, tout comme son emplacement font que la musique n'y résonne pas vraiment toutes les semaines !... Il faut toutefois signaler les concerts donnés dans ce Kiosque, le 23 juin 2008 à 16 heures et 23 heures, par le groupe folklorique italien de Clamart "Di Sol e di la", lors de la fête de la musique.
Kiosque toujours en place.


voir Ici, Parc de Maison Blanche à Clamart, Kiosque et passerelle,aujourd'hui.
Danse Rythmique, sculpture de Maurice de Bus au Parc de Maison Blanche, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Lun 30 Nov 2015 14:52

Faute de kiosque, les fêtes et concerts de Clamart se tenaient sur la place de la Mairie, sur la place Hunebelle ou bien dans le bois de Meudon. En 1903, la fête de Clamart se déroulait du dernier dimanche de juin au premier dimanche de juillet, place Hunebelle. La fête du quartier de la Gare, elle, dure deux semaines commençant le dimanche précédant le 15 août.

Divers concerts, fêtes et manifestations à Clamart.
3 juillet 1887 — Clamart (Gare Montparnasse). Bals, concerts, jeux divers, retraite aux flambeaux, feu d'artifice.
20 décembre 1894 — Annonce du Grand concours musical du 12 mai 1895
— Un grand concours national d'orphéons, de musiques d'harmonie, de fanfares et de Sociétés symphoniques aura lieu à Clamart le dimanche 12 mai. Le règlement, qui paraîtra prochainement, prévoit les épreuves de lecture à vue, d'exécution et d'honneur. Une excellente mesure a été prise par le Comité : elle stipule la répartition des primes dans les concours de lecture à vue et d'exécution. Ces primes varieront de 100 à 50 francs pour le concours à vue et de 500 à 100 francs pour l'épreuve d'honneur. Pour tous renseignements, les Sociétés peuvent s'adresser à M. Lécussan, directeur de l'Harmonie municipale de Clamart.
6 février 1895 — Additif à l'annonce du concours
— Le Comité d'organisation du concours musical ouvert à Clamart le 12 mai prochain vient de modifier comme suit l'article du règlement visant le morceau de choix de l'épreuve d'honneur : les Sociétés seront autorisées à exécuter un morceau de choix ayant été couronné ou non antérieurement.
Les primes suivantes seront attribuées aux orphéons, harmonies et fanfares lecture à vue : 1er groupe, 100 fr ; 2e groupe, 50 fr. ; concours d'honneur 1er groupe, 500 fr.; 2e groupe, 200 fr.; 3e groupe, 100 fr. Les Sociétés désirant participer au concours devront se faire inscrire avant le courant au secrétariat de la mairie de Clamart.

24 juin 1900 — Clamart. Courses de bicyclettes, jeu des roses, jeu de la seringue, bals, concerts, tourniquets, panoramas, théâtres, balançoires.
12 juillet 1902 — Clamart (gare Montparnasse, tramway place Saint-Germain-des-Prés). Fête organisée par la 421e section des Vétérans des armées de terre et de mer. Défilé, banquet.
26 avril 1903 — A la Salle des Fêtes de la mairie de Clamart, grande fête musicale de l'Union chorale de Clamart.
3 février 1904 — Clamart. Le Cercle lyrique « Le Muguet » organise pour samedi prochain, dans les salons Lecorney, place de la Mairie, un grand bal de nuit, suivi d'une partie de concert par toute la troupe.
26 juin 1904 — Clamart (gare Saint-Lazare). — Concerts, mat de cocagne, jeu du baquet, courses de bicyclettes, cirques, jeu des ciseaux, fête vénitienne.
30 mai 1906 — Le Soutien fraternel des sous-agents et ouvriers des postes, télégraphes et téléphones, section de Clamart, donnera dimanche prochain, à 2 h. ½, une matinée concert, suivie de bal de nuit à la mairie de Clamart.

Clamart - Plan lotissement Société Immobilière de Clamart — Affiche de ladite société vers vers 1900
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7 juillet 1929 — Concert public à Clamart par l'Harmonie municipale
Clamart (place de la Fête). Concert public à 15 heures. Harmonie municipale de Clamart (M. Ch. Faller).
— Le cœur de la France (Popy); l'Enlèvement au sérail, ouverture (Mozart); Mireille, sélection (Gounod): Ballet égyptien en 4 parties (Luigini); la Housarde, valse militaire (L. Ganne).


28 juin 1931 — Fête clamartoise, place Hunebelle.
— A l'occasion de la fête communale de Clamart aura lieu aujourd'hui, avec le concours du Petit Parisien, un rallye-ballon pour cyclistes, autos et motos. Départ à 16 heures, place Hunebelle.

29 juin 1931 — La fête clamartoise du 28 juin, gâchée. Une enquête vraiment bâclée !
— A la fête de Clamart le tenancier d'un tir est tué par la balle d'un imprudent. La fête de Clamart, installée place Hunebelle, retentissait, l'autre soir, de musiques mécaniques et de détonations inoffensives. Soudain, le tenancier d'un tir, M. Emile Sauret, quarante-huit ans, 32, rue des Cinq-Diamants, à Paris, s'écroula dans sa baraque. Il venait d'être atteint d'un coup de feu par un de ses clients. Celui-ci, M. Georges Pelet, typographe, dix-neuf ans, 5, rue des Berges, au Plessis-Robinson, avait demandé à s'exercer au pistolet automatique. Dès la troisième balle, son arme s'enraya. Il l'examina, et c'est au cours de la manipulation, que le tireur imprudent fit subir à cette arme, qu'un coup de feu partit à l'improviste, allant toucher au front le forain. M. Sauret a été tué net.

21 novembre 1932 — Fête des Muses à Clamart
— La muse de Clamart. Clamart prépare de grandes fêtes pour le printemps le détail en sera fixé au banquet annuel des commerçants qui a lieu en Janvier. Mais, dès hier soir, à l'issue d'un bal, ont été élues en vue de ces fêtes : muse, Mlle Renée Pourceille ; demoiselles d'honneur, Mlles Jeanne Grandjean et Irène Pasquet.

4 juin 1934 — Braderie, concerts et grand bal à Clamart.
— A Clamart, une fête au village avait été organisée au bénéfice de la caisse des écoles. Elle se poursuivit par une braderie, différents concerts donnés par les sociétés locales et une musique militaire et par un grand bal qui remporta un succès mérité.

Clamart - Ancien Kiosque et grotte du Parc de Maison Blanche — Nouveau Kiosque et passerelle du parc
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(1) La Fondation Brignole-Galliera va ainsi regrouper :
— L'Orphelinat Saint-Philippe, édifié à partir de 1877 sur les communes de Clamart et Meudon, inauguré le 3 novembre 1888 par Mgr Groux, évêque de Versailles, en présence du maire de Clamart Jules Hunebelle et de la donatrice, la duchesse de Galliera. Elle décède un mois plus tard, le 9 décembre.
L'établissement accueille 300 enfants tous masculins. Il est tenu par les Frères des écoles chrétiennes. L'admission des enfants devait être autorisée par les héritiers de la duchesse de Galliera ou par le conseil d'administration tenu par les Frères des écoles chrétiennes.
— L'Hospice de Ferrari tenu par les soeurs de la Sagesse accueille 130 pensionnaires qui y séjournent gratuitement. De même que l'orphelinat, les admissions doivent passer par les fourches caudines des héritiers de la duchesse de Galliera ou du Conseil de la congrégation religieuse des Soeurs. Les personnes hébergées doivent être âgées de 60 ans minimum pour les femmes et 70 ans pour les hommes.
— Maison de retraite des frères des écoles chrétiennes à Clamart, réservée aux frères enseignants atteints par la limite d'âge.
En outre, par testament du 7 octobre 1884, la duchesse de Galliera lègue un capital de 20.000 francs, converti en rente, au bureau de bienfaisance de Clamart. Ce legs est homologué par décret du 4 octobre 1890.

Sociétés musicales actives à Clamart en 1909 :
Harmonie municipale, fondée en 1886, président Rouziat, directeur Lecussant, 58 exécutants ;
Le Réveil clamartois (trompettes), président Abraham, directeur Loiseau, 28 exécutants ;
Union chorale de Clamart, fondée en 1899, président Louis Baudry, directeur Poirier, 30 exécutants.
Les Trompes de Chasse de Clamart.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 2 déc. 2015 15:48

CLAMECY - La Promenade
(NIÈVRE)
La ville fortifiée de Clamecy voit ses murailles progressivement supprimées aux XVIe et XVIIe siècles. En 1742-1743, en deçà de l'ancienne porte du Marché et de la Tour Lourdeau, la municipalité décide de niveler la butte qui domine le cours de l'Yonne, et de faire édifier des murs de contrefort. La Promenade est ainsi créée, sur laquelle sont plantés des rangées de tilleuls. En 1757, cinq bancs en pierre y sont installés. La Promenade devient le lieu des manifestations et fêtes Clamecycoises (il faudra attendre après 1944 pour que Clamecy dispose enfin d'un espace vert, le Parc Vauvert, acheté à la famille Cadart, grâce au maire Maurice Brulfer).
Le 16 juin 1769, une délibération du Bureau de la ville accorde une autorisation exceptionnelle : pour la première fois à Clamecy, un café public obtient son agrément d'ouverture. Une grange contiguë à la Promenade, transformée récemment en habitation va pouvoir ainsi ouvrir une porte d'accès le long de la Promenade et offrir au public tous les services liés à cette activité de cafetier. La seule restriction imposée par la ville oblige l'exploitant, en cas de cessation de son activité, à reboucher la porte d'accès ainsi créée.
Est-ce un lien de cause à effet ? Toujours est-il que le 30 décembre 1769, l'Intendance de la Généralité d'Orléans, institue
deux Gardes des pauvres de la Ville, chargés de surveiller et au besoin de mettre en arrestation tous les individus qui seraient rencontrés mendiant dans l'étendue de la paroisse et communauté. Le 26 janvier 1770, les deux premiers à être désignés à ce poste sont François Nicolas Gautherot, dit Sans Souci, et Edme Crochant, ancien soldat invalide. C'est ainsi que l'ancienne fonction déjà existante au XIe siècle, est remise au goût du jour : ceux-là avaient pour mission de chasser les gueux et les coquins de l'église.
Les fêtes se déroulant principalement de nuit sur la Promenade, il devenait impératif d'en assurer l'éclairage. Dès le 30 octobre 1784, le Conseil de la Ville s'en inquiète en précisant qu'il serait utile aux habitants d'avoir quelques réverbères, au moins dans les rues les plus fréquentées et les plus passagères, qu'il était dangereux parfois de parcourir à la chute du jour, à cause de la rentrée des ouvriers des ports, chargés de fardeaux.
Mais quatre années se passent avant que, le 3 décembre 1788, on autorise enfin l'achat de quatre réverbères, consistant en de simples lanternes, accrochées à une barre en fer, et garnies chacune à l'intérieur de demi-chandelles. L'un de ces réverbères est installé face à la Promenade, à l'angle de la maison Duchessy.
Enfin le 27 mai 1790, la Garde municipale fraîchement créée à Clamecy, organise un grand banquet de cent soixante convives sur la Promenade. (1)
La première société musicale connue à Clamecy est fondée dans les années 1860 par ...un avocat ! Jules Bezou va même faire connaître la gloire à la Société Philharmonique de Clamecy, en obtenant une médaille d'or dans sa catégorie, au concours musical du Pré Catelan du Bois de Boulogne, le 16 juillet 1865. (2)
La société philharmonique sollicite en date du 18 mars 1894, le Conseil municipal Clamecycois pour obtenir l'autorisation d'édifier sur la place de la Promenade, un Kiosque à musique. Le 30 mai 1894, la municipalité accorde la concession du terrain nécessaire à cette construction, à charge par la Société musicale d'assumer les frais de cette construction. Aussitôt, un Kiosque de forme octogonale, avec colonnes en fonte et garde-corps en fer forgé, sur un soubassement de maçonnerie est érigé sur la Promenade. Ce Kiosque a la particularité de ne pas posséder d'escalier pour accéder à son plancher situé à 1,30 mètre. Un escalier amovible est donc nécessaire pour y accéder.
Aujourd'hui, la Promenade, même si elle possède encore quelques arbres, est pratiquement consacrée exclusivement au parcage des véhicules.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Place des Promenades de Clamecy avec son Kiosque à musique, aujourd'hui.
et Ici.

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publié par JeanMarc Mer 2 Déc 2015 14:24

16 juillet 1865 — Annonce du Concours musical du Pré Catelan auquel participe la Philharmonie de Clamecy.
— Le concours musical qui aura lieu le dimanche 16 juillet, de 11 heures du matin à 8 heures du soir, au Pré Catelan s'annonce sous les plus heureux auspices. Plus de cent sociétés instrumentales des départements se sont fait inscrire. Outre les médailles d'or, de vermeil, d'argent, les vainqueurs recevront en prix des instruments de valeur. MM. les facteurs d'instruments de Paris se sont empressés de mettre des récompenses à la disposition du jury, M. Lecomte a donné un cornet à pistons argenté d'une valeur de 200 fr. ; M. Buffet, une clarinette de prix et une nouvelle flûte chromatique ; M. Adolphe Sax a donné deux de ses nouveaux instruments à six pistons, d'une valeur de 500 fr.; M. Gautrot aîné a donné deux médailles de vermeil.
(Le Petit Journal 7 juillet 1865)

Dimanche 16 juillet 1865 — La Philharmonie de Clamecy remporte une médaille d'or dans sa catégorie, au Concours musical du Pré Catelan.
— Tout Paris semblait s'être donné rendez-vous au Pré Catelan pour assister aux concours d'orphéons organisés par M. le baron Taylor, au bénéfice de l'association des inventeurs et artistes industriels.
Après les quatre concours qui ont eu lieu simultanément, M. le baron Taylor, assisté des présidents et des membres des jurys, a distribué solennellement les prix et les médailles.
L'Empereur, l'Impératrice, le Prince impérial, M. le baron Haussmann, préfet de la Seine plusieurs facteurs renommés et d'autres généreux donataires avaient offert des médailles et des instruments aux premiers prix des différentes sections.
Quarante médailles, un saxophonalto, un trombone à six pistons indépendants, une clarinette de Boom, une flûte chromatique et un piston, ont été distribués aux heureux lauréats. La musique militaire a eu également sa part de gloire dans ce pacifique tournoi, et celle du 40e de ligne a excité les bravos de la foule en exécutant avec un fini parfait l'ouverture de son chef, M. Bosch, et la "Fantaisie des cris de Paris", de M. Georges Kastner. "La Retraite de Crimée", de M. L. Magnier, a splendidement terminé cette chaude journée.
(Le Petit Journal 18 juillet 1865)

(1) Grand banquet de la Garde municipale sur la Promenade, le 27 mai 1790.
Le bataillon de la garde civique nouvellement installé à Clamecy organise en l'Eglise Saint Martin, le 27 mai 1790, une bénédiction de son drapeau aux couleurs nationales, portant les armes de la ville. A cette occasion, les représentants des gardes nationales de la région sont présents ainsi que tout le "gratin" patriote de la région qui a été convié. Le tout nouveau maire Clamecycois Etienne Grasset (*) préside la cérémonie. A l'issue de celle-ci, après un Te Deum d'action de grâces, l'assemblée sort de l'église Saint-Martin située rue des Fruits, prend à gauche la rue du Grand-Marché, continue en prolongement la rue des Promenades et arrive sur la Promenade de Clamecy. Un banquet les y attend. Un procès-verbal en résume le déroulé : Une salle de verdure offrait aux convives une table de cent soixante couverts, servie aux frais de la garde nationale de la ville. Au milieu de cette salle se dressaient en faisceau les drapeaux des gardes nationales réunies, comme un emblème de l'union qui devait régner entre elles. A un signal convenu, les volontaires de la ville ont pris leurs camarades députés sous le bras, pour les placer autour de la table ; puis, se livrant aux devoirs de l'hospitalité et de l'amitié, ils ont traité le plus fraternellement leurs voisins. Bien entendu, lors de ces festivités, de nombreuses harangues sont prononcées, notamment par Delavau, juge de la châtellenie, en sa qualité de marguillier d'honneur, par Girodet, capitaine des grenadiers, Brunier, major de la garde nationale, et Tenaille-Dulac, ancien gendarme de la garde du Roi.
(*) Etienne Grasset, avocat, est nommé juge de la Chatellenie le 10 octobre 1758, fonction qu'il occupe jusqu'au 4 septembre 1780, date de sa révocation. En 1790, il est nommé maire, puis de juge de paix du canton intérieur de Clamecy et enfin président du tribunal du district.


(2) Des difficultés de concilier les tâches d'Avocat, de Conseiller Municipal, de Chef d'Orchestre Philharmonique et d'Ecrivain !...
Jules Joseph Bezou (1838 - 1882) est l'homme-orchestre du Barreau. Avocat, son violon d'Ingres à lui, c'est la flûte. Après avoir fondé la Société Philharmonique de Clamecy, il emmène sa formation, le 16 juillet 1865, au concours du Pré Catelan parisien où il enlève le jury...... par de prodigieuses variations sur la flûte : une médaille d'or couronne son succès.
Pourtant fort occupé par les répétitions de sa formation musicale, par ses plaidoiries à la Cour, à "temps perdu" il trouve le moyen d'écrire quelques ouvrages :
La Vérité sur l'avenue de la gare du chemin de fer de Beuvron (1866) ;
Questions de jurisprudence municipale (1866) ;
A l'Auteur d'un anonyme (1868) ;
et un dernier, dont le sujet est tellement d'actualité en 2015, près d'un siècle et demi après ! :
Patrons et employés de commerce. Droits et devoirs. Fermeture des magasins le dimanche (1869) : vendu 50 centimes à sa parution.
Jules Bezou trouve encore le moyen de s'occuper de politique et se fait nommer au Conseil municipal de Clamecy. Seulement, compte tenu de sa vie débordante, il manque régulièrement les séances du Conseil, et son manque d'assiduité lui vaut d'être démis de ses fonctions par le Préfet de la Nièvre le 8 avril 1867, le conseil de la préfecture estimant qu'après trois convocations successives, il doit être déclaré démissionnaire.
Jules Bezou ne se laisse toutefois pas marcher sur les pieds : il fait appel de cette décision et le Conseil d'Etat, en date du 10 février 1869, le réintègre dans ses fonctions, considérant que le Préfet aurait dû, préalablement, mettre en demeure Bezou afin qu'il présente les motifs qui l'ont fait manquer ces sessions.
Cependant, sa carrière politique à Clamecy sera de courte durée, compte tenu de ses convictions et opinions par trop libérales et foncièrement catholiques.

4 septembre 1895 — L'Harmonie de Clamecy en déplacement au Festival de Vézelay.
— Une quinzaine de sociétés musicales, parmi lesquelles l'excellente harmonie de Clamecy, prendront part au festival-concours donné à Vezelay (Yonne), le 8 septembre prochain.

7 juin 1903 — Grand concert de la Société Philharmonique de Clamecy.
Fête locale. — La fête-louée organisée à Clamecy par le syndicat des foires et marchés aura lieu le dimanche 14 juin prochain et promet d'être très brillante.
Au programme : un grand concert par la Société Philharmonique et bal gratuit à grand orchestre dans les salons de l'hôtel de ville.


Sociétés musicales actives à Clamecy en 1903 :
Société philharmonique (harmonie), président Nolin, direction Staehlin, 40 exécutants ;
Harmonie de Clamecy, président Dr Beaufils, direction Glousiau ;
Cercle symphonique, direction Loury.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 4 déc. 2015 11:24

CLAMECY - Kiosque à musique du Château de Bagatelle
(NIÈVRE)
Clamecy, dont l'industrie liée au flottage du bois remonte au XVIe siècle, va se tourner, trois siècles plus tard, vers la transformation du bois, génératrice de valeur ajoutée. En 1865, un certain Marcelot installe, sur le canal du Nivernais à Clamecy, une usine à tan. En 1894, E. Barillot et A. Houdé acquièrent les terrains de Marcelot et créent une usine de carbonisation du bois. En 1898, la Société Barillot E., Houdé et Cie devient Houdé & Cie.
En 1902, la société, modeste, emploie 40 personnes,
payées de 3 fr. à 3 fr. 25 par 10 heures de travail effectif.
L'usine marche jour et nuit, dimanche et fêtes. Plus de 2500 stères de bois sont consommées, produisant par jour 125 sacs de Charbon de bois épuré, 2.000 kilos d'Acétate de chaux et 420 litres d'Alcool méthylique.
Le 29 septembre 1909, Houdé s'associe avec un autre industriel, L. Cognat, puis, en 1912, cède à un groupe industriel qui prendra, en 1927, le nom de Société des Produits Chimiques de Clamecy.
En 1919, Maurice Brulfer (1891-1966) est nommé directeur de l'usine, et à partir de cette date, celui-ci va mettre en place son outil de production selon les méthodes déjà adoptées avec succès dans bon nombre d'industries : dans les années 1920-1930, la Cité de Bagatelle et ses maisons ouvrières vont ainsi prendre place à proximité des usines, une chapelle est édifiée, un stade et des courts de tennis sont installés, une coopérative est créée... Et comme il ne faut rien laisser au hasard, le côté social n'est pas oublié : colonies de vacances pour les enfants des 600 ouvriers, une institution de prévoyance, un centre médical, une école ménagère pour les jeunes filles, appelé ouvroir ailleurs, des jardins ouvriers...
Enfin, côté ludique, un Château, dit Château de Bagatelle, est bâti sur l'emplacement d'une maison acquise auprès de la famille Charbonneau. Cette maison de maître avait été édifiée à l'origine par le banquier et homme d'affaires clamecycois Pierre Louis Charbonneau (1785-1854). (1)
Ce château, vraisemblablement à disposition de la Direction et des cadres de l'usine, comporte salle de spectacle, salle de réunion et de réception, salle à manger. Il est couramment appelé
le Casino.
Deux formations musicales sont actives au sein de l'usine : la Philharmonie de la SPCC dirigée par Maurice Marest et la Clique de tambours et clairons dirigée par Lorion.
Et bien entendu, un Kiosque à musique est édifié sur l'aile droite du château, à l'usage de ces groupes musicaux.
Maurice Brulfer, qui sera maire de Clamecy de 1940 à 1944, quitte ses fonctions au sein de la SPCC en 1953.
La Société des produits chimiques de Clamecy, propriété de Rhône Poulenc-Rhodia, sera revendue au Groupe Solvay. Les activités ont été modifiées profondément et la Cité ouvrière de Bagatelle, désertée, a été quasiment rasée, rayée de la carte...
Kiosque supprimé.

Clamecy - Cité Bagatelle, Usine produits chimiques — Château de Bagatelle, jardin et Kiosque
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Clamecy - Cité de Bagatelle — Château de Bagatelle
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(1) Pierre Louis Charbonneau (1785-1854).
Demeurant 2 rue du Grenier-à-sel à Clamecy depuis 1809, il se marie en 1819 avec Caroline Pierrette Duviquet (1797-1886) dont il a 4 enfants.
Déjà banquier en 1819, sa principale activité demeure cependant le commerce du bois. En 1827, il est
propriétaire et commerçant de bois neuf flottant sur la Haute Yonne, à Clamecy ; en 1839, Charbonneau est administrateur (syndic) de la Compagnie du commerce de Bois de la Haute Yonne à Clamecy.
Charbonneau, ami du sous-préfet Charles-Henry Dupin, est très influent à Clamecy : en 1828, il fait partie de la commission chargée de faire dresser une statue en hommage à Jean Rouvet, qui aurait été l'inventeur du flottage du bois à Clamecy.
En août 1830, Charbonneau est élu maire de Clamecy, en remplacement de M. Tenaille-Saligny.
Le 15 septembre 1866, sa veuve fait partie des propriétaires annonçant la vente de coupes de bois qui a lieu à l'hôtel-de-ville de Clamecy, coupes d'une contenance de 209 hectares 53 ares 60 centiares.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » jeu. 10 déc. 2015 14:12

CLERMONT-FERRAND - Kiosque de la musique au Jardin Lecoq
(PUY-DE-DÔME)
voir ici, les renseignements déjà publiés sur le kiosque du Jardin Lecoq de Clermont-Ferrand.
Si Henri Lecoq (1802-1871) est le véritable créateur du jardin éponyme, l'abbé Antoine Delarbre (1724-1807) en est toutefois l'instigateur. Delarbre, curé de la cathédrale de Clermont, par ailleurs, auteur en 1800 d'un ouvrage sur la flore en deux volumes, crée à ses frais et grâce à la générosité de M. de Chazerat, inendant de la province, le jardin botanique de la ville, inauguré le 9 août 1781. Cependant le terrain sur lequel est installé ce jardin n'ayant été que "prêté", les plantations vont être déménagées par deux fois sur d'autres friches avant d'être définitivement aménagées sur le jardin des Pères Charitains de Clermont, dont les biens ont été saisis après la Révolution ; un arrêté des représentants du peuple Couthon et Meignet du 6 frimaire an II (26 novembre 1793) fixe officiellement l'emplacement du futur jardin Lecoq.
En 1852, le Jardin des Plantes est ouvert au public tous les jours, dimanche excepté, du 1er avril au 1er novembre, de 2 heures jusqu'à la tombée de la nuit.

Ville de garnison, Clermont-Ferrand, comme nombre de villes avant 1914, vit au rythme des musiques jouées par les militaires : ceux-ci, en fait, jouaient à peu près tous les registres, ne se contentant pas de jouer les musiques de marche, guerrières ou solennelles. L'ensemble des compositions classiques faisait partie de leur répertoire tout comme les musiques du terroir : ainsi en été, en 1857, fréquemment, la musique du 18e de ligne donne audition des
« bourrées d'Auvergne » avec « écho », innovation qui a le plus grand succès, sur le cours Sablon, tout près du jardin Lecoq.

Une flopée de régiments a séjourné à Clermont-Ferrand, et plusieurs casernes ont été construites et aménagées pour les accueillir.
— En 1881, le 139e de ligne quitte Clermont-Ferrand pour Lyon puis Aurillac, remplacé par le 92e Régiment d'infanterie qui, lui, était à Lyon et à Aurillac. Il s'installe Caserne d'Assas, rue de la Treille. Les premiers éléments du 92ème R.I. arrivent à Clermont le 30 octobre 1881, et, dès le 4 décembre, sa musique donne un premier concert, interprétant
Les dragons de Villars. Ce régiment ne quitte plus la ville jusqu'en 1914.
— Le Quartier Desaix (Caserne Pelissier et Caserne d'Estaing), rue Auger et rue d'Estaing, à l'est de Clermont, accueille le 16e Régiment d'infanterie, et se partage avec le Quartier Gribeauval, rue d'Ambroise, les 53e et 36e Régiment d'Artillerie, le 121e de ligne et, de 1914 à 1924, le 3ème des Chasseurs à Cheval...

Le Kiosque à musique octogonal, aux gardes-corps ornés de nombreuses volutes, édifié au jardin Lecoq avant 1893, va ainsi résonner de toutes les musiques de ces régiments comme des formations musicales clermontoises, tous les jeudis et dimanches.
En 1910, lors de l'Exposition du Centre de la France organisée à Clermont-Ferrand, un des chalets est installé au coeur du jardin Lecoq : "La Bonne Auberge" ; celle-ci est, comme la plupart des palais et autres constructions précaires des expositions, supprimée peu de temps après la fin de la manifestation.
Le Kiosque est détruit par la Municipalité en 1955 et remplacé par un éphémère théâtre de verdure...
Kiosque supprimé.

Voir ici, Jardin Lecoq de Clermont-Ferrand, sans son kiosque, aujourd'hui théâtre de verdure.
Ici.
et Ici.

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publié par JeanMarc Jeu 10 Déc 2015 07:41

En fond de carte, derrière le Kiosque, à gauche, on aperçoit la partie haute de la façade, ornée d'une rosace, de la Chapelle du couvent des Capucins, située boulevard Lafayette, construite en 1856.
voir ici, intérieur de la Chapelle des Capucins, aujourd'hui.

Clermont-Ferrand - Détail arrière plan Kiosque Lecoq — Chapelle des Capucins, boulevard Lafayette
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25 mai au 3 juin 1895 — Concours régional agricole, fêtes, cavalcade, festival musical...
— Un concours régional agricole se tiendra du 25 mai au 3 juin 1895 dans la ville de Clermont. D'autres fêtes se préparent pour la même époque : cavalcade historique, course de bicyclettes, concours hippique, festival de musique et fête de gymnastique.
Ce seront là, n'en doutons pas, à quelques jours d'intervalle, les motifs attrayants d'une extrême affluence à Clermont de voyageurs et d'étrangers.


20 au 24 août 1913. — VIIe Congrès national de la mutualité et de la Coopération agricoles. Concert au Kiosque Lecoq.
— Samedi 23 août : à 21 heures, une retraite aux flambeaux, à laquelle prenaient part toutes les musiques de la garnison est suivie par une foule innombrable qui acclame vivement les artistes.
La fête de nuit donnée au jardin Lecoq a été véritablement succès. En voici le programme :
Première partie :
1. Marche Lorraine (L. Ganne). — Harmonie municipale. ; 2. Patrie, ouverture dramatique (G. Bizet). — Harmonie municipale. ; 3. Benvenuto Cellini, arioso (E. Dias) — M. Racodon. ; 4. Prélude de Lohengrin (R. Wagner). — Harmonie municipale. ; 5. Duo de Lakmé (Léo Delibes). — Mme Ronserail-Laroseray, M. Burlurut. ; 6. Deux danses hongroises (Brahms). - Harmonie municipale.
Deuxième partie :
1. La Vie du Poète, symphonie (Charpentier). — Harmonie municipale. ; 2. A) Le Géant, ballade (Gaillard) : B) Ronde dAmour (C. Chominade). — M. Burlurut. ; 3. A) Severo Torelli, sérénade (Schaté) ; B) Chanson des Gars d'Irlande (A. Holmès). — M. Burlurut. ; 4. Faust, sélection sur l'opéra (Gounod). - Harmonie municipale. ; 5. Trio de l'Enfant Prodigue (Debussy). — Mme Ronserail-Laroseray, M. Burlurut, M. Racodon. ; 6. Bourrées d'Auvergne. — Harmonie municipale. ; 7. La Marseillaise (Rouget de l'Isle). — Mme Ronserail-Laroseray et l'Harmonie municipale.
La fête de nuit comprend en outre l'illumination du Jardin Lecoq.
Un feu d'artifice a été tiré sur le lac. L'embrasement du Jardin a été dirigé par l'artificier de la ville. L'entrée du Jardin était entièrement gratuite.
Une foule énorme profitant du temps merveilleux, se pressait sous les épaisses frondaisons trouées de gros points rouges par les ballons des lanternes vénitiennes accrochées à profusion aux branches feuillues que n'agitait pas le moindre zéphyr. Des milliers de personnes entouraient le kiosque, les bords du bassin, et remplissaient les allées les plus lointaines. On avait peine à circuler entre les massifs, parmi lesquels les lampes brillaient, ainsi que d'énormes vers luisants. Rarement on avait vu autant de monde dans ce cadre merveilleux de notre parc Clermontois, et rarement aussi les échos des bosquets, d'ordinaire si pleins d'ombre et de silence, après que vient la nuit, répétèrent après les notes harmonieuses, d'aussi frénétiques applaudissements.
Tous les numéros du programme du concert, parfaitement composé, soulevèrent des tonnerres de bravos.
Nous renouvelons nos félicitations à Mme Ronserail-Laroseray, à M. Burlurut, à M. Théron, à M. Racodon et à l'excellente harmonie municipale, la Société Lyrique, ainsi qu'à son chef, M. Ducouso.
Entre les deux parties, un grand feu d'artifice fut tiré sur le lac et es lueurs fugitives des fusées et des pièces éclairant fantastiquement les feuillages du Jardin, au-dessus duquel la lune s'élevait comme une flamme de bengale un peu timide, faisaient un spectacle féerique.
C'est au milieu du plus vif enthousiasme que la foule se retira, à minuit, après avoir entendu la « Marseillaise », chantée par Mme Ronserail-Laroseray.

Clermont-Ferrand - Caserne d'Assas — Musique du 92ème Régiment d'Infanterie
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9 septembre 1923 — Concert au Jardin Lecoq
— Le mardi 9 Septembre, le dernier concert de la saison au Jardin Lecoq, organisé avec le concours de l'Ecole de Limagne et de l'Auvergne Littéraire a été donné avec un magnifique succès, devant un public nombreux et charmé.
Mme et M. S. André, Mlle Mireille Valat et M. Marcel Egoux assuraient une partie vocale très intéressante. Le maître cabrettaire Pierre Redon a joué avec un brio plein de sensibilité, de vieux airs et bourrées où revivait toute l'Auvergne pittoresque.
Nous aurons le plaisir d'entendre à nouveau cet hiver M. Redon dans un programme plus complet.
L'orchestre symphonique sous l'habile direction de M. Trintignan a donné, dans le meilleur style, différents morceaux : "La Haine" de notre éminent compatriote Alary, "la Symphonie descriptive" de Berlioz, "Danse slave", et l'exquise "Bourrée fantasque" de Chabrier, etc...
Nous adressons également nos plus sincères félicitations à Mlle Fernande Drivet, la charmante accompagnatrice au piano.


31 mai et 1er juin 1925 — Concerts au Jardin Lecoq, à l'occasion de la Sainte-Estelle.
— La Sainte-Estelle a été célébrée avec éclat le 31 mai et le 1er juin dernier, à Clermont-Ferrand. Les Félibres de la Basse-Auvergne avaient bien fait les choses et les différentes manifestations : réception à l'Hôtel-de-Ville, messe à la Cathédrale, fête populaire au Jardin Lecoq, soirée auvergnate au théâtre municipal, taulejada, se sont déroulées avec succès au milieu des félibres enthousiastes et d'une foule sympathique.
A l'heure des brindes, le capoulié élevant la coupe au-dessus des convives de la Taulada a prononcé une admirable allocution qui est un véritable discours-programme, conviant les félibres à l'action et qui a été frénétiquement applaudi. Et la coupe est passée de mains en mains et des brindes fort éloquents ont été prononcés.

... une seconde version de ces journées par l'Humanité qui, exceptionnellement, ne politise pas l'événement :
— Une Fête régionaliste. Les félibres ont célébré, hier, à Clermont-Ferrand, leur fête traditionnelle de la Sainte-Estelle, sous la présidence de Mme veuve Mistral et du « capoulié » Marius Jouveau.
La chorale Déodat de Séverac, de Toulouse, et les tambourinaires « Leï Cigaloun » se sont fait entendre, hier, dans divers concerts au jardin Lecoq et au théâtre municipal.
Aujourd'hui, après le Consistoire félibréen, a lieu le banquet habituel.
(L'Humanité 2 juin 1925)

Clermont-Ferrand - Quartier Desaix, 53e d'Artillerie (publié par Goliath, Cparama) — La "Bonne Auberge", construite au jardin Lecoq pour l'Exposition du Centre de la France de 1910
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Mai-octobre 1910 — La Bonne Auberge du Jardin Lecoq édifiée pour l'Exposition du Centre de la France de Clermont-Ferrand
— Exposition du Centre de la France. Sous cette dénomination, une Exposition s'ouvrira à Clermont-Ferrand le 15 mai prochain pour une durée de cinq mois environ.
Parmi les initiatives qui se manifesteront à cette Exposition, nous devons citer celle de L'Auberge, Association des Hôteliers du Centre-Auvergne, présidée par notre distingué collaborateur, M. F. Lequime.
Les hôteliers sont, en général, animés des meilleures intentions et la plupart ne demandent qu'à voir et à apprendre. Nourris d'anciens errements transmis de père en fils, depuis des siècles, ils sont restés profondément ignorants des nécessités modernes de leur rôle.
Cette éducation, qu'ils n'ont pu aller prendre hors de chez eux, « L'Auberge » se propose de la leur offrir sous une forme aussi attrayante qu'instructive en leur montrant, réalisée, la « Bonne Auberge », celle que les touristes aimeraient à rencontrer sur nos belles routes, l'auberge pimpante avec ses aménagements modernes, son mobilier propre et gai, ses appareils de cuisine, de chauffage et d'éclairage perfectionnés.
En face de cette installation-type, et pour que la leçon soit plus impressionnante, sera placée l'auberge d'autrefois, l'antique relais de poste dont faute de mieux se contentaient nos pères et qui évoquera les souvenirs d'un passé à jamais disparu.
La Vieille Hôtellerie, et la « Bonne Auberge », la rétrospective et la moderne, offriront une précieuse et nécessaire leçon de choses ; nous comptons sur elle pour décider tous les hôteliers du Massif Central à transformer leurs installations, à marcher résolument avec le progrès ; l'avenir du tourisme en Auvergne est à ce prix.
Le Conseil a donné son concours à cette intéressante initiative et a voté en sa faveur une subvention de 200 francs.
(Revue du Touring Club de France janvier 1910)
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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 11 déc. 2015 14:11

CLERMONT-FERRAND - Exposition 1910 - Le Palais des Beaux Arts, de la Mécanique et le Kiosque à Musique
(PUY-DE-DÔME)
Le conseil municipal de la ville se réunit le 17 août 1894 ayant pour ordre du jour de désengorger la vaste place de Jaude. Celle-ci, transformée en foirail en 1750, agrandie en 1792, sert également de place d'armes ; un marché aux chevaux s'y tient les jours de foire le 9 mai, le 23 juin, le 16 août et le 11 novembre ; les mercredis et samedis, jours de marchés, on y vend le bois à brûler et le charbon ; on y a construit un premier manège avant 1836, mais surtout, de nombreuses baraques foraines viennent l'encombrer périodiquement au moment des fêtes qui durent, chacune, plusieurs jours, voire semaines. Si certains, parmi les riverains de la place de Jaude, sont friands de cette promiscuité tapageuse, allant même jusqu'à vitrioler sauvagement et subrepticement les marronniers d'Inde — remplacés quatre fois de 1868 à 1906 ! — qui ornent la place, de manière à bénéficier du spectacle et n'en pas perdre une miette, il n'en est pas de même pour d'autres habitants qui déposent pétitions sur pétitions en raison principalement du bruit occasionné par ces animations.
Aussi, le Conseil municipal décide-t-il ce 17 août 1894 de procéder à l'acquisition d'un terrain dans le quartier des Salins, auprès des Hospices de Clermont qui en sont propriétaires et de transférer toutes les foires bruyantes, baraques foraines et autres joyeusetés sur la nouvelle place créée à cet effet. Il est voté un crédit de 110.000 francs pour mener à bien cette acquisition, non inclus les frais d'aménagement de ladite place.
C'est ainsi que la Place des Salins, située au sud de Clermont, non loin du jardin Lecoq, qui était quasiment inexistante auparavant, tient lieu, à partir de 1895, de Place pour les foires, défilés militaires et manifestations diverses. En 1900, la place prend le nom de Gambetta, mais garde, jusqu'à aujourd'hui encore, la double dénomination Place des Salins-Gambetta.
C'est donc sur cette nouvelle place qu'il est décidé d'organiser l'Exposition du Centre de la France de mai à octobre 1910. Et c'est le fameux Jean-Alfred Vigé (1862 - † après 1913) qui est chargé de tout ordonnancer ; il n'en est pas à son coup d'essai, ayant déjà triomphé à Lille en 1902, Nantes en 1904, Orléans en 1905 et Angers en 1906
(voir ici, Exposition d'Angers).
Trois Palais sont édifiés sur la place dont le terre-plein est transformé en jardin à la française : au centre figure le Palais de la mécanique et de l'agriculture, entouré à sa droite par le Palais des industries diverses et à sa gauche par le Palais des Beaux-Arts. A gauche de ce dernier, une passerelle invite les visiteurs, poursuivant l'aventure, à découvrir :
— la
rue de la Vieille Auvergne où un ancien village auvergnat est reconstitué ;
— le
Casino où sont données des représentations théâtrales ;
— la
Bonne Auberge installée au Jardin Lecoq (décrite et reproduite ci-dessus avec le Kiosque du jardin Lecoq) : celle-ci est accessible par une autre passerelle partant de la Vieille-Auvergne ;
— le
Village noir africain, où sont installées plusieurs famille sénégalaises, "zoo humain" très prisé à l'époque et dont Vigé le directeur et organisateur de l'Exposition, par ailleurs architecte, s'était fait une spécialité.
(Après tout, le regard commisératif porté aujourd'hui par les millions de touristes en mal de safari africain, asiatique ou sud-américain ne vaut guère mieux que celui des badauds venus visiter un village noir au sein de ces expositions !...)
Et devant le Palais des Beaux-Arts, est dressé le Kiosque à musique, indispensable et très demandé dans toutes les expositions de cette période. De forme octogonale, il s'agit bien entendu d'un Kiosque démontable en bois, dont la forme caractéristique se retrouve dans bon nombre de foires. Clermont-Ferrand possédant déjà son kiosque à musique au jardin Lecoq, il n'était donc pas nécessaire de construire un Kiosque qui perdure.

En dépit d'une grève des ouvriers charpentiers le 23 janvier 1910 demandant une augmentation de salaire, l'Exposition ouvre ses portes le 15 mai 1910.
Un grand festival de musique permanent, assorti de primes et médailles est organisé au sein de l'Exposition du 22 mai au 9 octobre 1910. Ce festival est ouvert aux chorales, harmonies, fanfares, symphonies, sociétés mixtes, sociétés de trompettes, trompes de chasse et estudiantinas.
Armand Fallières (1841-1931), président de 1906 à 1913, qui devait inaugurer l'exposition les 11 et 12 juin, se fait attendre et reporte finalement sa venue aux 2 et 3 juillet 1910. Tous les reporters et photographes sont là !
Le 28 août 1910, une fête auvergnate comprenant un concours de vielles, musettes et danses locales, auquel se joint un défilé pittoresque des anciens costumes du Bourbonnais et de l'Auvergne, est organisé dans l'enceinte de l'Exposition.
Au final, cette exposition va drainer plus de 300.000 visiteurs lors de ces cinq mois de 1910.
Une autre exposition aura lieu sur la place Gambetta en 1923, cette fois-ci en hommage à Blaise Pascal ; en 1931, la foire Exposition du Massif Central y prend ses quartiers : elle s'y déroulera annuellement jusqu'en 1969.
Depuis, la place des Salins-Gambetta a été modifiée, transformée en parking de la gare routière. Tous les dimanches matins, près de 150 exposants composant le marché aux puces de Clermont, s'y donnent rendez-vous.
Tous les premiers dimanches de chaque mois, elle est rebaptisée "place aux Arts", offrant l'occasion à 70 artistes de venir y exposer leurs oeuvres.
De temps à autre, on y installe des estrades pour quelques festivals : le 26 juin 2015, le Warm Up Festival s'y déroulait.
Kiosque démonté.

Place des Salins-Gambetta, aujourd'hui : marché aux puces hebdomadaire.
voir ici, Place des Salins-Gambetta, place aux Arts de temps à autre aujourd'hui.
et Ici.
Place des Salins-Gambetta, aujourd'hui : parking de la gare routière.

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publié par JeanMarc Ven 11 Déc 2015 09:02

3 décembre 1873 — Une trombe emporte les baraques foraines de Clermont-Ferrand, place de Jaude.
Le très sérieux Journal Officiel de la République Française en son fascicule n°331 du 3 décembre 1873 rapporte quelques lignes du non moins sérieux Moniteur du Puy de Dôme :
— Le Moniteur du Puy-de-Dôme raconte que la ville de Clermont vient d'être le théâtre d'un phénomène curieux et très-rare à cette époque de l'année.
Entre cinq et six heures, à la suite d'un vent furieux, une véritable trombe, accompagnée de tonnerre et d'éclairs, s'est abattue sur la ville. Le ciel était d'un noir livide et cuivré ; la grêle et la pluie tombaient avec force, et la trombe, en passant sur la place de Jaude, enleva d'abord quatre baraques de marchands forains, sur la rangée de droite. Dans la rangée de gauche, le vent a incliné cinq ou six des premières baraques et renversé une douzaine des suivantes de fond en comble.
La trombe, poursuivant sa course, a franchi la place des Petits-Arbres et s'est abattue sur une maison en construction. Elle a arraché les planches déjà posées de la toiture qu'elle a déclouées et transportées sur le toit de la maison en face. La foudre est tombée, nous dit-on, sur une maison de la rue Billard, où le toit d'une cuisine a été enlevé. La foudre serait tombée aussi dans le quartier de Fontgiève. A l'église des Minimes, le toit en ardoises a été effondré sur une surface d'environ cinq mètres. La pluie a transformé en torrents la plupart de nos rues.

17 août 1894 — Décision de la municipalité clermontoise de créer la place des Salins (Gambetta)
— Conseil Municipal de Clermont-Ferrand. Séance du 17 Août 1894. 19 Conseillers sur 31 sont présents. La séance est ouverte à 9 heures.
M. Lécuellé dépose une proposition tendant à créer aux Salins une nouvelle place sur laquelle s'installeraient les baraques foraines qui encombrent la place de Jaude à chaque foire.
Mais il faut un crédit de 110.000 francs, pour acheter aux hospices le terrain nécessaire, ce n'est pas une petite affaire.
Après quelques observations de MM. Barbecot, Alanore, Lepage et Guyard, le crédit est voté.
Voté aussi 1.500 francs destinés à la construction d'un égout, pour l'assainissement de la nouvelle place.
Séance levée à 10 heures.
Une petite observation en passant. M, Lécuellé a déclaré que ce transfert des baraques foraines donnerait satisfaction aux habitants de la place de Jaude qui se plaignent du trop de bruit ; mais que pense-t-il des habitants des Salins ? Croit-il que ceux-ci n'ont point d'oreilles ?
(Journal L'Emancipation sociale 20 août 1894)

Clermont-Ferrand - Place des Salins - Fête Foraine et Baraquements forains — Place Gambetta, Fête foraine
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Janvier 1910 —Quelques détails sur les exposants.
— Une imposante Exposition est organisée à Clermont Ferrand, de mai à octobre 1910. Elle comprendra tous les produits de l'agriculture, de l'industrie, des sciences et des arts. Les exposants y seront divisés en deux catégories producteurs ou fabricants, industriels exposants des produits non fabriqués par eux. Parmi les 18 groupes figurant au programme, signalons les suivants :
Groupe 7 : Agriculture. Groupe 8 : Horticulture et arboriculture. Groupe 9 : Forêts, chasse, pêche, cueillettes. Groupe 10 : Aliments (dont les vins et les eaux-de-vie). Groupe 16 : Economie sociale (mutualité, syndicats, etc.). Groupe 18 : Alcool dénaturé.
Les exposants doivent envoyer leurs déclarations à M. J.-A. Vigé, directeur général de l'Exposition, à Clermont-Ferrand.
(Journal L'Ami du Cultivateur janvier 1910)

17 mai 1910 — Annonce du grand Festival de musique permanent du 22 mai au 9 octobre 1910
— A l'occasion de l'Exposition, un festival de musique permanent aura lieu à Clermont du 22 mai au 9 octobre 1910. Ce festival est ouvert aux chorales, harmonies, fanfares, symphonies, sociétés mixtes, sociétés de trompettes, trompes de chasse et estudiantinas.
Chaque société sera tenue de faire entendre trois morceaux au choix. Des primes importantes d'exécution, d'éloignement, de direction seront attribuées par un tirage au sort qui aura lieu le dimanche 9 octobre. Les adhésions seront reçues par M. le secrétaire général de l'Exposition, à Clermont-Ferrand.
Les primes en espèces attribuées seront de cent francs jusqu'à mille francs, et 200 médailles seront distribuées aux Sociétés qui y prendront part.

Clermont-Ferrand - Exposition 1910, Palais des Beaux arts et passerelle — Concert au Kiosque à musique et Palais Beaux Arts.
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3 juillet 1910 — Une visite de l'Exposition 1910 de Clermont en compagnie d'Armand Fallières, avec quelques publicités savamment glissées par le reporter.
— M. Fallières, visitant l'exposition de Clermont-Ferrand, qui est ma foi fort plaisante, un signal retentit et tout aussitôt une douzaine de couples en costumes du pays se mirent à danser une frénétique bourrée. Ce fut charmant.
Au cours de la visite assez longue qu'il a faite à l'exposition de Clermont-Ferrand, le Président de la République n'a pas caché, à diverses reprises, l'admiration qu'il éprouvait et son regret que le temps dont il disposait, forcément limité, ne lui en permît pas un examen plus détaillé et plus complet.
C'est qu'en effet cette exposition est un modèle d'organisation et de disposition. Le mérite en revient tout d'abord au directeur général, M. Vigé, qui a accompli, tout le monde le reconnaît, un tour de force véritable. Il a su tirer un merveilleux parti des terrains qui lui avaient été concédés.
Ancien commissaire général de plusieurs expositions en ces dernières années, à Reims, à Nantes, à Orléans, à Angers, à Toulouse, M. Vigé, cette fois, s'est surpassé. Il peut être justement fier du résultat de ses persévérants efforts.
Les divers bâtiments de l'exposition sont disposés de la façon la plus judicieuse et la plus heureuse.
Place Gambetta, se trouvent les grands palais des industries diverses, des beaux-arts, de l'agriculture. Tous ont vraiment grand air ; leur silhouette se découpe agréablement sur le vert sombre des montagnes qui les encadrent. Ils mettent une note gaie dans la rusticité du paysage.
Le vaste terre-plein qui se trouve en face des palais est occupé par des jardins à la française, que les horticulteurs clermontois ont parés de leurs produits les plus rares et les plus odorants.
Dans ces jardins, le Président de la République s'arrête d'abord devant l'exposition de la Société anonyme des hauts fourneaux et fonderies de Pont-à-Mousson. Le représentant de cette grande société lui remet, enfermée dans une riche reliure, une plaquette rappelant l'historique de cette puissante entreprise.
En effet la Société de Pont-à-Mousson se place au tout premier rang de la France pour la production des minerais de fer et de fonte brute.
Le Président, toujours curieux de ce qui touche à l'agriculture, a complimenté longuement le directeur de la Société de la Chaîne-Hélice Bessonnet-Favre, de Châtellerault (Vienne), qui exposa cinq modèles de pompes très réussis. (...)
Dans le palais des industries diverses, M. Fallières et le cortège des visiteurs officiels n'avaient pas moins à admirer.
L'exposition de la chocolaterie de Royat « A la marquise de Sévigné » dont la réputation n'est plus à faire devait tout d'abord retenir l'attention. M. Fallières avait d'autant plus de raison de s'y arrêter, que l'aimable directeur de cette maison, M. A. Rouzaud, avait gracieusement offert tous les desserts en chocolat et confiserie du banquet offert samedi aux autorités de la ville. Un panier d'Auvergne monumental garni de fruits confits et de chocolats a été présenté au Président au cours de sa visite. Il est destiné au petit-fils de M. Fallières, et c'est là une attention qui à dû tout particulièrement toucher son cœur de grand-père.
Très remarquée aussi l'exposition de la Chambre syndicale des fabricants de fruits confits d'Auvergne. La maison Cromarias y brille au premier rang avec sa marque universellement connue de fruits confits, pâtes d'abricots et confitures d'Auvergne. Tous les visiteurs, tous les touristes voudront se rendre au magasin de la maison Cromarias, 51, rue Blatin, et choisir pour leurs amis un « Postal-Cadeau ». Cette vieille et importante maison a une si nombreuse clientèle qu'elle est obligée d'avoir des succursales à Vichy, au Mont-Dore, à La Bourboule, à Châtel-Guyon. (...)
Des jardins de la place Gambetta, une légère passerelle d'où l'on jouit d'une vue superbe donne accès à la rue de la Vieille-Auvergne, le clou de l'exposition. Là, dans un cadre champêtre, est reconstitué un ancien village auvergnat. Rien n'y manque. Voici les vieilles échoppes, les granges, l'auberge, les maisons couvertes de chaume. C'est un coup d'œil pittoresque et ravissant. Dans ce décor original, en une de ces vieilles maisons, le directeur de la taillerie de Royat a eu l'heureuse idée d'installer une petite taillerie de pierres d'Auvergne où l'on voit travailler les améthystes, les agates, les rubis même.
Dans la rue de la Vieille-Auvergne, le Président de la République s'arrête devant la rustique chaumière de la source Miraton de Châtel-Guyon, la plus belle, et qui fut trouvée par M. Miraton au milieu d'un parc ravissant bien connu des étrangers. L'eau en est souveraine pour les maladies de l'intestin.
C'est. M. Miraton, seul possesseur de la formule de la fameuse pastille laxative Miraton, dite de Châtel-Guyon, et dont les offerts sont connus de tout le corps médical. Il fabrique les bonbons et les fameux Sallia-Châtel-Guyon, comprimés de sels naturels, qui, sans aucune addition médicamenteuse, permettent à tout le monde.de faire au loin la cure complète de Châtel-Guyon.
De la Vieille-Auvergne, une autre passerelle conduit le visiteur au Jardin des Plantes dont les verdoyants ombrages, le petit lac, les allées admirablement dessinées, forment un ravissant décor.
C'est au Jardin des Plantes que se trouvent les attractions, et là encore il faut féliciter M. Vigé d'avoir su réunir un ensemble aussi complet et aussi varié.
C'est là, à l'Auberge, véritable « leçon de choses » pour l'industrie hôtelière, que la maison Fichet, universellement connue, expose son nouveau modèle de coffre-fort. (...)
Après avoir visité l'Exposition, M. le Président de la République revient à la préfecture de Clermont-Ferrand, où il reçoit les maires du département ; presque tous sont là. Le préfet les présente et affirme leur dévouement à la République. (...) (discours)
Les maires applaudissent et crient Vive Fallières ! Vive la République !
M. FaIlières se rend ensuite place de Jaude, où il passe en revue les Fédérations départementales des Sociétés de gymnastique, de préparation militaire, de mutualité, etc., groupées sur la place.
Le déjeuner. A midi 30, le Président de la République se rend à l'Hôtel de Ville, où un déjeuner lui est offert par la ville de Clermont-Ferrand. Banquet de 300 convives. Au dessert, M. Fallières prononce un discours...

Clermont-Ferrand - Entrée de l'exposition 1910, en arrière plan le Grand Palais des industries diverses Passerelle — Entrée de l'Exposition et Passerelle d'accès à la Vieille Auvergne, au Village Noir et à la Bonne Auberge.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 14 déc. 2015 15:23

CLICHY - Le Kiosque de la Place des Fêtes
(HAUTS DE SEINE)
voir ici, les renseignements déjà publiés sur le kiosque de la place des Fêtes de Clichy.
C'est en 1883, que le terrain de la future place des Fêtes clichoise devient une propriété communale, suite à l'acquisition que Clichy en a faite auprès du blanchisseur Fabien qui l'utilisait comme vaste étendoir pour son linge (1). Tout d'abord destiné à y implanter un marché couvert, le marché est finalement établi et inauguré en 1897, rue de Neuilly, sur les emplacements de l'ancienne école des frères et de l'ancien marché ; le terrain nouvellement acheté est désaffecté. Il sera finalement consacré aux foires, fêtes et manifestations.
Jusqu'en 1895, l'emplacement reste dans un état rustique et primitif. A cette date le Conseil municipal réserve un budget de 24.000,00 francs pour l'agencer : la place est alors divisée en quatre jardins avec massifs fleuris et plantée de 56 marronniers d'Inde. Le coût final s'élève à 23.989,78 frs.
En mars 1895, la municipalité vote un crédit de 25.000 francs pour l'édification du Kiosque à musique qui sera inauguré le 27 avril 1896. Le 24 novembre 1896, le Conseil municipal réceptionne la facture finale du Kiosque pour un montant de 26.014,09 frs.
Comme nombre de villes donnant sur la Seine, Clichy, la Place des Fêtes et son Kiosque baignent dans l'eau lors de la crue de la Seine en janvier 1910.
Avec l'appui tapageur de
l'Humanité, la Municipalité de Clichy, le 14 septembre 1927, attribue à la place des Fêtes une nouvelle dénomination : place Sacco-Vanzetti, en hommage aux deux anarchistes exécutés par la justice américaine le 23 août 1927. L'inauguration de ce nouveau nom est fixée au 19 septembre 1927(voir ici). Mais les frénétiques et très opportunistes changements de nom de la place des Fêtes clichoise n'ont pas l'heur de plaire à tous les riverains.(2)
En 1940, la Place des Fêtes reprend son nom initial, mais, dès 1943 (une carte postée le 2 décembre 1943 l'atteste), un nouveau nom apparaît :
Place des Martyrs. Et en 1945, la municipalité, toujours à l'affût du sensationnel et de la primauté, voire même revancharde, s'empresse d'y ajouter la locution de l'Occupation Allemande de 1940-1944. Nous avons cherché, vainement, les incidents ayant eu lieu à Clichy lors de cette période, qui auraient justifié cette attribution. Bien d'autres villes en France ont subi des exactions sanglantes lors de cette sombre période, mais à Clichy-la-Garenne, rien de tel. Et aujourd'hui encore, soixante dix ans après, aux quatre coins de la place des Fêtes, Clichy arbore "fièrement" les pannonceaux Place des Martyrs de l'Occupation Allemande de 1940-1944...
Kiosque toujours en place.

voir ici Démontage du Kiosque de Clichy pour rénovation en 2011-2012.
et Ici.
voir ici Spectacle Les Phéniciennes au Kiosque de Clichy en juin 2013.

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publié par JeanMarc Lun 14 Déc 2015 08:57

27 avril 1896 — Inauguration du Kiosque à musique Place des Fêtes.
Clichy. Aujourd'hui aura lieu l'inauguration du nouveau square de la place des fêtes et du nouveau kiosque de musique installé au milieu de ce nouveau square.
L'harmonie municipale donnera un grand concert.


30 juillet 1908 — Concert de 9 à 10 heures.
Clichy (Place des Fêtes). — Harmonie de la Parfumerie de Levallois-Perret. Directeur : M. G. Wallocque.
— Ah! si vous voulez (Scotte) ; Concordia, ouverture (Fontenelle) ; Faust (Gounod) ; Estudiantina, valse ; Carmen (Bizet) ; Les deux pinsons.

4 juillet 1912 — Concert de 9 heures à 10 heures.
Clichy (place des Fêtes). — Harmonie de la Parfumerie de Levallois-Perret. Directeur, M. G. Walocque.
— Allegro avec clairons et tambours (Mougeot). — Genève, ouverture (Gurtner). — Dans la Prairie, pastorale pour hautbois (Guillement) ; soliste : M. Binet. — Gracieuse polka pour piston (Kock), soliste : M. Reynaud. — Excelsior, galop (F. Popy).

14 septembre 1913 — Concert de 3 à 5 heures
Clichy (kiosque de la place des Fêtes). — Les Indépendants du XIe. Directeur, M. Ch. Loubert.
— Le Vaguemestre, pas redoublé (Séné). — Ouverture d'Albe et Rome (Mercadante). — Idylle bretonne (Pillevestre) : solistes, MM. Touté et Verny. — Fantaisie sur le Pré aux Clercs (Herold) — Le Conscrit, allegro (Allier). — Fantaisie sur Mireille (Gounod). — La Volière, pour flûte (Douard) : soliste, M. Oudiot. — Linons et Dentelles, valse (Pillon-Poppy).

2 août 1923 — Concert à 21 heures
Clichy. Programme du concert donné, ce soir, à vingt et une heures, au kiosque de la place des Fêtes par l'harmonie des chemins de fer de l'Etat.
1. Les Joyeux noctambules (J.-L. Hithler) ; 2. Hérodiade, fantaisie (J. Massenet) ; 3. a) Menuet du bœuf (Haydn) ; b) Menuet favori (Mozart) ; 4. Isoline, ballet (Messager) ; 5. Allegro de la Symphonie (Beethoven) ; 6. Les grenadiers du Caucase, (Meister).


2 juin 1925 — La municipalité fait appel à des sociétés musicales pour ses Concerts à Clichy
La jeune municipalité communiste de Clichy va entrer dans la période de ses traditionnels concerts publics, qui ont lieu le jeudi soir au kiosque de la place des Fêtes.
Elle serait désireuse d'obtenir le concours des harmonises, chorales ou sociétés musicales ouvrières pendant cette période qui part du 25 juin au 3 septembre inclus.
La municipalité de Clichy reste persuadée que son invitation fraternelle recevra l'accueil qu'elle escompte et que les travailleurs de Clichy auront la satisfaction d'art musical vraiment prolétarien.
Ecrire à notre camarade Auffray, député-maire, mairie de Clichy.
(Journal l'Humanité)

voir ici Patinoire autour du Kiosque de Clichy en 2008 et 2013.
et Ici.
voir ici Le Bagad Keriz lors de la Saint Patrick au Kiosque de Clichy en mars 2015.

18 juillet 1929 — Concert de 21 à 22 heures.
Clichy (place Sacco-Vanzetti). — Groupe harmonique du XIVe (M. Delacroix).
— Restons unis, pas redoublé (Condom); Prairial, ouverture (Andrieu); Fête militaire, mazurka (Petit), solistes: MM. Poupion, H. Girard ; Préambule et cortège (Barat); Gentilly March., marche (F. Delacroix).

6 septembre 1929 — Concert public à 21 heures
Clichy (kiosque municipal). — Harmonie du XVIIe (M. H. Kandowski).
— Bourg-Achard (Allier); Ouverture Alliés (Allier); l'Arlésienne (Bizet) : Prélude, Entr'acte et Finale; Mignardise (Vaulet); Coppélia (Léo Delibes).

16 juin 1932 — Concert à 21 heures.
Clichy. — Harmonie des Chemins de fer de l'Etat (M. Bruno Michel).
— Ratisbonne, allegro (Viet) ; Polonaise de concert (Vidal) ; Quatrième solo de hautbois (Verroust) ; le Tannhauser, fantaisie (Wagner) ; la Veuve Joyeuse (F. Lehar).

7 juillet 1932 — Concert public à 21 heures
Clichy, kiosque municipal. — Harmonie municipale de Clichy (M. Arrigoni).
— Le Petit Morin, pas redoublé (Délabré) ; Lohengrin, marche et chœur des Fiançailles (Wagner) ; Rose Mousse, valse (Bosc); les Contes d'Hoffmann, sélection (Offenbach) ; la Mascarade, suite d'orchestre (Lacome) ; Rondo pour petite flûte (Donjon).
20 juillet 1939 — Concert à 21 heures
Square Sacco-Vanzetti (Clichy). Ce soir, à 21 heures, concert par l'Harmonie parisienne des chemins de fer de l'Ouest. Programme : 1. Blaze Away (Harman) 2. Mireille, ouverture (Gounod); 3. Le tribut de Zamora (Gounod); 4. Déjanire (Saint-Saëns) 5. Danses hongroises (Brahms).

16 octobre au 3 novembre 1937 — Foire-exposition commerciale place Sacco-Vanzetti à Clichy
A l'occasion de l'Exposition internationale 1937, l'Union des commerçants de Clichy a le plaisir de nous informer que, pour la première fois à Clichy, elle organise une Foire-exposition commerciale, industrielle et artisanale qui aura lieu du samedi 16 octobre au dimanche 3 novembre prochain, sur la place Sacco-Vanzetti.
Cette manifestation commerciale est placée sous le patronage de M. Charles Auffray, maire de Clichy.
Des stands seront installés sur la place Sacco-Vanzetti, où les exposants pourront présenter et vendre leurs articles ou, produits. Un concours du plus joli stand sera organisé et tous les exposants recevront un diplôme. De nombreuses et magnifiques fêtes auront lieu et une publicité intense sera faite dans Clichy et les alentours.


Clichy - Place des Fêtes - Kiosque, baraques foraines et manège — Inondations janvier 1910

Image

(1) De la seconde moitié du XIXe siècle jusqu'au début du XXe, Clichy voit les Blanchisseries se multiplier. Rue des Bournaires (auj. Gaston Paymal), rue Huntziger, rue du Landy, rue Castérès, rue du Bois (auj. Henri-Barbusse) sont leurs lieux d'implantation. En tout, près d'une trentaine d'établissements. Et parmi ceux-ci, la blanchisserie de Charles Noizet — par ailleurs conseiller municipal à Clichy — du 12 rue du Bois va faire parler d'elle : c'est elle qui employait, en 1878, Madeleine Courtage veuve Weber (1835-1886) et sa fille Louise Joséphine Weber (1866-1929) qui n'est autre que la future "Goulue" d'Henri de Toulouse Lautrec.
A s'en tenir aux faits officiels, la vie de la Goulue, que nous pouvons retracer en suivant son périple dans les journaux parisiens, reste assez simple. Mais tellement de légendes et d'histoires à dormir debout ayant été surajoutées par des journalistes en mal de copie, il est extrêmement ardu d'extraire le vrai du faux. Sans compter les innombrables "authentiques" biographies, truffées d'erreurs, qui circulent sur le net. Aussi nous remettons à plus tard une mise à plat de la vie de la Goulue.


(2) 20 mai 1928 — La Place des Fêtes rebaptisée, de 1927 à 1940, Sacco et Vanzetti, de manière éphémère et opportuniste, ne fait pas que des adeptes !
— La place Sacco et Vanzetti redevient la place des Fêtes. Il y avait, à Clichy, une Place des Fêtes, dont le kiosque bariolé s'entourait de la fraîche verdure — arbres et pelouses — d'un beau jardin. Puis, l'an dernier, la Place des Fêtes disparut, sinon en fait, du moins en nom. Simple changement d'état civil. Une place Sacco-Vanzetti était née, la municipalité rouge de Clichy voulant rendre hommage de cette façon à la mémoire des deux anarchistes italiens exécutés dans le Massachussetts.
Ce changement n'alla pas sans protestations, comme bien on pense ; mais tous les efforts des mécontents furent vains, et des plaques neuves, émaillées de bleu et de blanc consacrèrent le nouveau baptême.
Toutefois, la « minorité agissante » ne se tenait pas pour battue. Au moment où l'avenue Gambetta se prépare pour la fête foraine ; au moment où manèges et tirs sont installés en vue d'une grande liesse populaire, quelques habitants de Clichy ont pensé qu'il était temps de rendre à la Place des Fêtes son ancienne dénomination.
Le complot fut ourdi dans le silence.
Puis, brusquement, dans la nuit de vendredi à samedi, les conjurés mirent à exécution leur sombre dessein.
Ce fut, hier matin, une surprise. Les plaques émaillées avaient disparu. A leur place étaient collées de petites affiches, où s'inscrivait, noir sur blanc : Place des Fêtes.
Rapidement, mais pas assez tout de même pour que l'aventure ne soit connue, la municipalité para le coup ; elle fit lacérer les affiches rétrogrades, et des inscriptions sur feuilles de carton rétablirent, aux quatre coins de la place, les noms des électrocutés.
On en est là.

14 septembre 1927 — Délibération du Conseil municipal de Clichy
Le Conseil municipal communiste de Clichy s'est réuni, hier soir, à 21 heures, dans la belle salle sous la présidence du camarade Barbedienne, adjoint, faisant fonction de maire, en l'absence d'Auffray.
Après une courte discussion, il a décidé à l'unanimité, de donner le nom de Place Sacco-Vanzetti à l'actuelle place des Fêtes de Clichy.
Voici le texte de la délibération qui a été votée à l'issue de cette assemblée :
Le Conseil municipal de Clichy, dans sa séance du 14 septembre 1927, décide de donner le nom de place Sacco-Vanzetti à la place des Fêtes et en fixe l'inauguration au lundi 19 septembre, à 14 h, 30.
A cette occasion, le Conseil municipal invite les Clichois à assister en grand nombre à cette inauguration, afin de montrer, par une manifestation grandiose, que les ouvriers de Clichy n'oublient pas l'assassinat de leurs frères de misère.
Pour le Conseil municipal de Clichy, Barbedienne, maire-adjoint.

(L'Humanité 15 septembre 1927)

Le 18 septembre 1927, le journal l'Humanité rajoute : Clichy aura eu la fierté prolétarienne — qui n'est pas mince — d'être la première ville de France à donner à l'une de ses places, le nom des deux martyrs de la ploutocratie américaine, Sacco et Vanzetti.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 16 déc. 2015 14:15

COGNAC - Jardin de l'Hôtel de Ville - Concert par la Musique du 1er Génie
(CHARENTE)
Nul ne l'ignore, l'alcool est à consommer avec modération. Mais, même modérée, cette consommation n'a pas empêché les martell, rémy martin, hennessy et des dizaines d'autres familles cognaçaises de vivre très confortablement, voire d'amasser de grandes fortunes. Dupuy et Otel ne font pas exception à la règle.
Jean Dupuy (1756-1831) — avocat, député de Charente de 1816 à 1822 —, fonde en 1795 avec Jean-Baptiste-Antoine O'tard ou Ottard (1763-1824), la maison de Cognac Otard, Dupuy & Cie.
Otard, lui, se fait élire maire de Cognac de 1804 à 1824, et député en 1821, réélu en 1824 contre Auguste Martell. Décédé trois mois plus tard, il est remplacé par Jacques Hennessy... La mairie et la députation : une affaire entre producteurs !
Armand Otard devenu Otard de la Grange (1794-1860), fils d'Antoine fait construire sur un vaste terrain au centre de Cognac, vers 1840, un Hôtel particulier.
Les Dupuy ne sont pas de reste : Jules Dupuy (1799-1888), puis son fils Joseph-Léon devenu Dupuy d'Angeac 1829-1910), acquièrent le terrain contigu à celui de leur associé Otard et y font, de même, construire un Hôtel particulier.
En 1889, la municipalité de Cognac rachète la propriété de la famille Otard de la Grange, fait d'importants travaux d'aménagements en 1890-1891, pour y installer son nouvel Hôtel de ville et fait agencer, à partir de 1892, le jardin en parc paysager par Edouard André (1840-1911). La nouvelle mairie est inaugurée le 10 juillet 1892.
Le jardin de l'hôtel de ville, à l'anglaise, est composé de ruisseaux, cascades, fausses grottes, bassin — pompeusement appelé lac —, multiples décorations, des ponts et balustrades en ciment armé imitant les branches d'arbres... Et bien entendu, un Kiosque à musique, jouxtant une pergola de même style.
Le Kiosque, en bois, est édifié par l'entreprise Rullier en 1892. De forme octogonale irrégulière lui donnant un aspect carré, il est constitué d'un soubassement en maçonnerie, sur un sous-sol comportant des soupiraux, portant huit poteaux groupés deux par deux soutenant la toiture en zinc.
La musique du 1er régiment du Génie qui donne un Concert sur le Kiosque, en cette année 1908, visible sur notre carte, constitue une énigme. Depuis 1870-1871, jusqu'en 1914, le 1er Régiment du génie est cantonné à Versailles, et sa présence à Cognac reste à élucider. Etait-il en Charente pour une mission spécifique ?
En 1921, c'est au tour de la propriété de la famille Dupuy d'Angeac de passer dans l'escarcelle de la ville de Cognac. Mitoyenne du jardin de l'hôtel de ville, elle est réunie à celui-ci, l'Hôtel Dupuy d'Angeac est quant à lui transformé en Musée d'Art et d'Histoire.
En 1922, on érige au jardin de l'Hôtel de Ville, un buste en bronze, sculpté par Eugène Cartier (1861-1943), en hommage à Claude Boucher, sans qui, les eaux-de-vie de Cognac ne seraient pas ce qu'elles sont. (1)
Arrêtons là le bavardage, en espérant n'avoir point trop saoulé nos lecteurs...
Kiosque toujours en place.

voir ici Kiosque du Jardin de l'Hôtel de Ville de Cognac, aujourd'hui.
Ici.
et ici en 2012 sur les marches.

Image
publié par JeanMarc Mer 16 Déc 2015 10:36

13 mars 1912 — Concert de l'Orphéon Cognaçais et de la Carmencita.
— Cognac. Concert de l'Orphéon. L'Orphéon a offert à ses membres honoraires une soirée inoubliable. La Carmencita a emporte un succès bien mérité.
Les mandolinistes et guitaristes qui composent cette société ont exécuté d'une façon superbe la Traviata. Mle Lalanne-Bernard possède une voix superbe, MM. Tarride et Pilano de Portets ont dépassé toutes nos prévisions et ont obtenu un très grand succès. La soirée se termina par un duo de la Reine de Chypre chanté par MM. Pilano et Tarride.
Qu'il me soit permis d'adresser des félicitations bien sincères à Paris et Paul Pirino, les présidents de l'Orphéon et de la Carmencita.
(Comoedia 13 mars 1912)
Lors du Grand Concours musical de Dinard, le 30 juin 1914, la Carmencita Cognaçaise sait se faire apprécier : notons encore le succès obtenu par La Carmencita de Cognac, qui, sous la direction de M. L. Marche, sut rendre à merveille le morceau qui lui était imposé Gabella, de Macciochi.

23 avril 1901 — Annonce Concours musical de Cognac pour les 1 et 2 septembre 1901.

— Le conseil municipal de la ville de Cognac vient de voter une subvention de 4.000 fr. à la Société des fêtes cognaçaises en faveur de l'organisation d'un concours musical dont la date est dès à présent fixée aux dimanche. 1er et lundi 2 septembre 1901.
3 juin 1902 — L'année suivante, on remet ça !
— Voici le programme des fêtes musicales qui auront lieu à Cognac les 5, 6, et 7 juillet 1902.
Samedi 5 juillet. A 1 h., congrès de la Fédération musicale de France. A 5 h.., présentation des congressistes aux autorités. A 8 h., retraite aux flambeaux: festival par les sociétés locales.
Dimanche. 6 à 9 h., concours de lecture à vue. A 1 h., réunion générale de la Fédération. A 2 h., concours d'exécution. A 6 h., défilé. A 7 h., banquet. A 9 h., festival par les sociétés visiteuses ; remise du drapeau de la Fédération.
Lundi 7. A 10 h., concours d'honneur. A 2 h.,. distribution des récompenses ; fête de nuit sur la Charente.


5 juin 1911 — L'Orphéon de Cognac très remarqué au Festival de musique de Saint-Malo
— Saint-Malo. Le festival de musique organisé samedi soir par le Comité des fêtes, avec le concours de l'Harmonie municipale, de l'Orphéon de Cognac et de la musique de Bierné qui se rendaient au concours de Jersey a obtenu un succès complet.
La place Châteaubriand, illuminée et pavoisce comme les soirs de fête, ne tarda pas à être envahie par la foule, venant bien avant 9 heures entendre les sociétés de passage. On avait pensé à organiser une retraite aux flambeaux, avec le concours de la musique du 47e, mais l'armée étant en deuil, cette partie du programme ne put être exécutée.
L'Harmonie municipale de Saint-Malo, qui prend part, comme on le sait, au concours de Jersey, ouvrit le festival en exécutant la Marseillaise et le God Save the King. M. Lefebvre, le président du Comité des fêtes, et M. Diard, membre du Comité, remirent, après cette double exécution, une gerbe de fleurs au chef de la musique municipale.
L'on entendit ensuite l'Orphéon de Cognac qui chanta plusieurs morceaux de son répertoire. On applaudit plus particulièrement le Chant des Forgerons. La musique de Bierné recueillit à son tour une ample moisson d'applaudissements.
Quand les concerts furent terminés, le Comité des fêtes offrit un vin d'hunneur aux musiciens qui venaient de nous faire passer une agréable soirée. Souhaitons-leur en retour qu'au concours de Jersey, ils obtiennent de nombreuses récompenses.

Cognac - Musique au jardin de l'hôtel de ville — Concert 1er génie
Image

1879 — Résultats du Concours musical de Cognac.
Cognac. Au concours qui vient d'avoir lieu ici, les premiers prix ont été remportés par les Sociétés suivantes :
— Concours à vue :
Division supérieure : 1e section. Prix unique, médaille d'or. La Société philharmonique de Jarnac, direction M. Braconnier.
2e section, ler prix, médaille d'or. Cercle de l'Harmonie de St-Jean-d'Angely, direction M. Barbet.
— Concours d'exécution :
Orphéons. — Division supérieure. Prix unique, médaille d'or. L'Avenir choral d'Angoulême, direction M, Daviaud.
Harmonies. — Division d'excellence. Prix unique, médaille d'or. La Société philharmonique de Jarnac, déjà nommée.
Fanfares. — 2e division, 2e section. Prix unique, médaille de vermeil grand module. La société musicale de Chalais, direction M, Bourdin.
— Concours d'Honneur :
Prix d'Honneur, médaille d'or offerte par les sociétés chorales et instrumentales de la ville de Cognac. Le Cercle de l'Harmonie de St-Jean-d'Angely, déjà nommé.
L'Orphéon de Cognac, qui compte 45 exécutants. s'est fait inscrire pour le concours de Poitiers, qui aura lieu au mois de juin.

1883 — Petites nouvelles de la Lyre Cognaçaise
— La Lyre avait pu s'assurer du précieux concours de M. Richard, de La Rochelle, lauréat du Conservatoire de Paris, hautboïste aussi distingué que modeste. Nous pouvons, en terminant, annoncer que la « Lyre Cognaçaise », pour complaire à ses nombreux membres honoraires, vient de former une partie musicale composée principalement d'instruments à cordes, flûtes, hautbois, etc., que le public pourra entendre au prochain concert, dans le courant de mars.

8 novembre 1899 — Fête de la Saint-Cécile
— Cognac. A l'occasion de la fête de Sainte-Cécile, les sociétés la Lyre cognaçaise el l'Harmonie de Sainte-Cécile, se feront entendra dimanche prochain, sous la direction de M. de Monge.

voir ici, Buste de Claude Boucher, aujourd'hui.

Cognac - Buste de Claude Boucher — Lac du Jardin de l'hôtel de ville
Image

(1) Le Cognac c'est bien, mais sans bouteille, ce n'est rien !
Avant que d'être embouteillées, les eaux-de-vie étaient transportées en futailles de bois de chêne. Vers 1850, la première verrerie charentaise, artisanale, voit le jour à Cagouillet, créée par Matignon. Non rentable, elle disparaît, bientôt suivie par une autre verrerie au faubourg Saint-Martin de Cognac. Celle-ci suit le sort de la première et éteint ses fours. Plusieurs années après, en 1878, Claude Boucher (1842-1913), fils d'un potier-verrier de Blanzy (Saône-et-Loire), rachète la verrerie du faubourg Saint-Martin. Auparavant, en 1863, Boucher s'est exercé au métier en Vendée à La Tremblade tout d'abord, puis à Faymoreau de 1868 à 1878.
Dans sa nouvelle usine cognaçaise, il va révolutionner la verrerie : en premier lieu, il invente un four de fusion en continu, d'une capacité de 400 tonnes de verre fondu, capable de produire jusqu'à 55.000 bouteilles par jour avec trois équipes sur 24 heures. Mais son brevet essentiel sera, en 1898, la machine à fabriquer les bouteilles, supprimant la tâche du soufflage de verre, cause d'innombrables maladies des souffleurs.
Son brevet, utilisé dans de nombreuses verreries en France, sera exporté dans de nombreux pays, et son usine n'y suffisant plus, il en fait édifier une seconde en 1903, toujours à Cognac, faubourg Saint-Jacques, qui produira 12 millions de bouteilles par an.

Cognac - Kiosque et pergola -— Hôtel de ville
Image

Sociétés musicales actives à Cognac en 1909 :
La Lyre Cognaçaise (choral et symphonie), fondée en 1877, président Georges Pinet, direction Fernandez de Monge, 60 exécutants ;
Orphéon de Cognac (choral), fondé en 1876, 48 exécutants ;
Harmonie Ste-Cécile, fondée en 1876, direction Fernandez de Monge, président A. de Palomera, 98 exécutants ;
Trompettes de l'Orphéon de Saint-Jacques, direction Pinard, 30 exécutants ;
Société philharmonique (harmonie), fondée en 1826, président Coatès, direction A. Bruniau, 64 exécutants ;
Harmonie de l'Ecole du Centre, président J. Germain, direction A. Bruniau, 50 exécutants ;
Les Piqueurs Cognaçais (trompes de chasse), créés en 1902, direction Cerfontaine, 16 exécutants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 18 déc. 2015 14:27

COLLERET - La Place
(NORD)
Le Cartulaire des rentes et cens dus au comte de Hainaut de 1265 à 1286 nous apprend que Colleret est appelé Colerech. Cinq siècles plus tard, en 1724, la ville, qui a depuis adopté le nom de Colleret, est toujours sous la férule de Mons en Belgique et doit par conséquent toujours allégeance et taxes au comte de Hainaut.
Avant 1885, la Place que nous voyons sur notre carte est consacrée à la tenue du marché hebdomadaire du mardi et à toutes les manifestations, célébrations et fêtes, dont l'inévitable ducasse — la kermesse flamande avec bals champêtres, concours de quilles, jeux de balle, courses etc. — qui dure parfois plusieurs jours, et qui a lieu à des époques de l'année très variables : ainsi, les ducasses collerétiziennes se déroulent-elles les dimanches 12 septembre 1880, 14 août 1881, 4 février 1883, 9 août 1885...

Le 21 août 1885, un premier projet de reconstruction d'Ecole de Garçons est présenté au Conseil Général du Nord pour un coût de 33.291 francs, l'ancienne école étant présentée comme très délabrée et insuffisante par suite de l'accroissement de la population. Mais le Conseil Général ne donne aucune suite. Quatre ans après, en août 1889, les prix sont revus à la baisse : cette fois-ci, la commune de Colleret, devenue plus raisonnable, propose de faire édifier, sur la Place, un bâtiment servant tout à la fois d'Ecole de garçons et de salle de Mairie, pour un coût global de 26.000 francs. Le Conseil municipal sollicite le département pour obtenir un subside de 5.000 francs et en outre réclame une subvention auprès du Conseil Général du nord. Finalement, il n'obtiendra que la subvention pour 1.100 francs, et empruntera pour la différence. (1)

Entre 1900 et 1909, un premier Kiosque à musique est édifié sur la Place, face à la Mairie-Ecole de garçons.
De forme octogonale, il est constitué d'un soubassement empierré, d'une rambarde de fer et de huit poteaux d'angle. Mais aucune couverture, probablement faute de moyens financiers. Peu avant 1914, la municipalité se décide à enfin ajouter une toiture.

Colleret - Kiosque sans toiture et Ecole de garçons - Mairie vers 1910 — Vue aérienne vers 1960.
Image

L'Eglise consacrée à Saint-Amand date du début du XVIe siècle ; incendiée, elle est restaurée en 1614. En 1849, elle est à nouveau en travaux suite à l'effondrement de son clocher. Le 9 août 1888, quelques travaux sont réalisés dans l'église, financés par la commune qui emprunte cette somme au département.
En 1900, la toiture est à nouveau très dégradée, et la Fabrique de l'Eglise, n'ayant que peu de moyens de subsistance, fait appel à la commune. Mais celle-ci n'est en aucun cas disposée à subventionner le clergé ; elle fait même intervenir le ministre de l'Intérieur et des Cultes qui, par décret du 22 novembre 1900, déclare
non obligatoire pour la commune de Colleret la dépense à faire en vue de la restauration de la toiture de l'église. Le curé n'en reste toutefois pas là, il saisit le Conseil d'Etat, et trois ans après, le 11 décembre 1903, le décret est annulé, et le Maire est contraint de mettre la main à la poche. (2)
Finalement, notre Eglise subit les pires outrages en 1914 : elle est anéantie sous les bombes allemandes, lors du siège de Maubeuge, du 29 août au 7 septembre. Une grande partie de la ville est détruite. Mais le Kiosque à musique reste vaillamment debout parmi les ruines avoisinantes...
Les allemands vont occuper toute la région pendant 4 ans.
L'Eglise est reconstruite après guerre, inaugurée le 21 septembre 1924, bénite et ouverte au culte par M. le vicaire général Lenotte.

Colleret en 1918 - La Place avec le Kiosque intact et l'église détruite — Eglise ruinée.
Image

Le Kiosque, s'il est encore entier en 1960, n'en est pas moins vétuste. La toiture très dégradée va être supprimée, ainsi que les poteaux de soutien. On garde toutefois la balustrade de fer et le soubassement.
Finalement, lors de la restructuration de la place en 2010, un nouveau Kiosque est construit en remplacement : de forme carrée, sans soubassement, sans garde-corps, il ressemble plus à un abri qu'à un kiosque à musique !
Kiosque supprimé, semi-remplacé.

voir ici la Place, le Kiosque et l'Eglise de Colleret, aujourd'hui.
voir ici le nouveau Kiosque de Colleret, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Ven 18 Déc 2015 09:36

22 juin 1882 — Le Jeu de balle, très prisé à Colleret et sa région.
— La commune de Colleret offre pour 600 fr. de prix au jeu de balle. Les amateurs peuvent se faire inscrire chez le secrétaire de la commune.

4 juin 2013 — Les Ducasses annuelles continuent de plus belle, aujourd'hui !
C’est à Ostergnies, hameau de Colleret, d’à peine deux cents âmes, que l’association Les Cavaliers du bonheur a organisé la ducasse annuelle.
Et le programme, pour ces deux jours, était pour le moins chargé : le samedi, match de football humoristique, baptêmes à dos de poneys et repas tous ensemble, le soir.
Le dimanche à partir de 10 heures, deux expositions étaient visibles : l’une sur les champignons en Avesnois, l’autre sur la découverte des chauves-souris. Dès 14 heures, les grands jeux intervillages ont réuni quatre équipes de six jeunes, qui se sont affrontées tout au long de l’après-midi.
Lors de ce week-end festif, les responsables de l’association n’ont pas manqué de féliciter la jeune Amandine Ansseau, qui s’est classée 3e aux championnats de France de poney-games à la Motte-Beuvron, mi-mai.


8, 9 et 15 août 2015 — La Ducasse de Colleret, trois jours de fêtes.
La commune et les associations de Colleret organisent la ducasse annuelle du 8 au 9 août et le 15 août.

voir ici le Collectif Sajepi sur la Place de Colleret, aujourd'hui.
Concert du Collectif Sajepi dans l'Eglise Saint Amand de Colleret en 2014.

Une seule société musicale est active à Colleret en 1909, La Concorde (fanfare), présidée par E. Maton, dirigée par Daine, à la tête de 40 musiciens.

Colleret - La Place, la Poste, le Kiosque et l'Eglise — Kiosque sans sa couverture (cliché Alain Fourtoux)
Image

(1) Le Conseil municipal de Colleret après avoir emprunté 1.950 frs auprès du département du Nord pour des travaux divers réalisés dans l'Eglise Saint-Amand, emprunt remboursable sur 12 ans à compter du 9 août 1888, est donc contraint d'emprunter à nouveau pour son Ecole de garçons - Salle de mairie. Le 19 décembre 1889, 18.623 frs sont débloqués pour la construction de l'Ecole — subvention de 1.100 frs déduite — et 6.277 frs pour l'édification de la Mairie. Remboursables respectivement sur 30 et 20 ans, ils sont financés par les impôts perçus auprès des collerétiziens.

(2) L'argument du maire qui avait permis que le premier décret soit en sa faveur était que l'église était titulaire d'un legs en capital qui lui procurait annuellement une rente de 156 francs ; ces arrérages devaient obligatoirement être employés, de par l'acte de donation, aux frais de services religieux et pour le surplus à l'embellissement de l'église et à l'achat d'ornements pour la célébration du culte. Aussi le Conseil d'Etat, fort logiquement juge que ce capital ne constitue pas une ressource disponible.
En outre, on se demande comment un capital aussi faible aurait-il permis de remplacer la toiture de l'Eglise ?
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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 22 déc. 2015 15:11

COLMAR - Concert militaire au Champ-de-Mars
(HAUT-RHIN)
Jusqu'en 1673, le futur Champ-de-Mars est un terrain consacré à l'agriculture situé hors les fortifications de Colmar. Celles-ci, édifiées à partir de 1580 par l'architecte strasbourgeois Daniel Specklin, sont rasées pour l'essentiel, avec l'aide de 8.000 bras, dès la prise de la ville du 28 août 1673, par cinq cents hommes conduits par Philippe-Emmanuel marquis de Coulanges (1633-1716) et François Michel Le Tellier marquis de Louvois (1641-1691). Ils précèdent de quelques jours l'arrivée de Louis XIV qui, par le traité de Nimègue du 5 février 1679, officialise l'hégémonie de la France sur Colmar.
La municipalité, en 1745, sur l'emplacement du Champ-de-Mars, fait aménager une promenade ; l'intendant d'Alsace du moment, très influent, Barthélémy de Vanolles (1684-1770), donne son nom à la promenade qui va être plantée d'ormes. La promenade du Vanolles, à partir de la révolution est utilisée aux exercices et défilés militaires de la Garde Nationale, et, à cette occasion, est rebaptisé en 1793, Champ-de-Mars.
Vers 1810, elle est plantée de 193 tilleuls. Avant 1843,
par un vandalisme stupide, les arbres sont abattus pour complaire à des intérêts mesquins de voisinage.
A l'occasion du Grand Festival musical organisé pour les 7, 8 et 9 août 1858 au Champ de mars, le Conseil municipal décide la construction d'un Kiosque à Musique sur ladite promenade. (1)
De forme octogonale, paré de bois découpé, c'est un des plus anciens construit en France. Son coût total de 6.388 francs est partiellement couvert par une subvention du Conseil Général du Haut-Rhin.


Colmar - Kiosque à musique, Grand Festival musical du 7 au 9 aout 1858 au Champ de mars (Croquis Charles Goutzwiller 1858) (Le Monde Illustré 4 septembre 1858)
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Le 5 juin 1859, l'inauguration d'une statue en hommage au poète Conrad Pfeffel (1736-1809), est l'occasion d'une grande parade et d'un défilé des corporations artisanales de Colmar qui doit se terminer par un concert au Kiosque à musique du Champ-de-Mars. Malheureusement l'orage contraint les mélomanes et les musiciens à se déplacer au Théâtre de la Ville pour terminer l'audition. (2)
Une exposition et un grand concours régional ont lieu sur le Champ-de-Mars du 22 au 27 mai 1860. Bétail, machines agricoles, vins, produits agricoles, tout y est représenté par 328 exposants français, 32 suisses et 2 badois. Le Conseil général du Haut-Rhin subventionne, à hauteur de 14.300 francs, le concours qui y est organisé. Et le Kiosque à musique est mis à contribution ; concerts, défilés, retraites aux flambeaux, feux de Bengale et feu d'artifices accompagnent les grands moments de l'Exposition-Concours.


Colmar - Plan Champ-de-Mars, concours régional agricole du 22 au 27 mai 1860 (Lith. F.-A. Weigel, 1860 - collection Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg)
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Le 21 août 1864, au centre du Champ-de-Mars, tout près du Kiosque à musique, est inaugurée une statue de bronze de l'amiral Armand Joseph Bruat (1796-1855). La sculpture, due à Auguste Bartholdi (1834-1904), surmonte une fontaine et un bassin circulaire aux "quatre coins" duquel une figure allégorique représente un continent.
Du 10 mai 1871 au 11 novembre 1918, Colmar, comme toute l'Alsace et la Moselle, vit au rythme germanique. Le traité de Francfort en a décidé ainsi. 3587 colmariens fuient leur ville, soit 15% de sa population. Quatre mille militaires allemands vont bientôt les remplacer... En 1883, la langue française est bannie des textes officiels. Et bien entendu, nombre de formations musicales disparaissent, à commencer par l'Orphéon de Colmar, actif depuis 1854 et très apprécié tant à Colmar que dans de nombreux concours en France. Le Kiosque à musique va être squatté par les musiques militaires allemandes.
Enfin, le 2 août 1919, le 152e Régiment d'Infanterie — les Diables Rouges —, caserné auparavant à Epinal depuis 1887, puis à Gerardmer en 1905, va s'installer pour longtemps sur Colmar : son 1er bataillon est au Quartier Rapp, le second bataillon Caserne Maker et le 3ème bataillon Quartier Lacarre.
Et la musique française reprend ses marques au Kiosque à musique. Celui-ci commence à être vétuste et, le 20 mai 1932, le Conseil général Haut Rhin alloue une subvention de 800 francs pour sa remise en état et un rafraîchissement en peinture.
A peine revenu dans le giron français, vingt ans après, Colmar vit sous le joug allemand. Dès le 9 septembre 1940, l'occupant détruit la fontaine Bruat, la statue est cependant sauvée in extremis, et c'est ainsi qu'en 1958, une nouvelle fontaine sera réédifiée.
Le Kiosque à musique a été préservé par les allemands pendant le conflit, mais il n'a pas été épargné par le Conseil municipal qui l'a fait abattre sans pitié en 1967, pour laisser la place, en 1969, à un ignoble bâtiment servant d'hôtel, dont nous tairons le nom, empiétant sur le séculaire Champ-de-Mars et déparant les lieux sans vergogne.
Il faudra attendre l'année 2000 pour que la municipalité fasse édifier un nouveau Kiosque proche de son emplacement initial, avec une vue imprenable sur le fameux hôtel ci-avant décrit...
Kiosque supprimé, puis remplacé.

voir ici le Champ-de-Mars de Colmar et son nouveau Kiosque à musique, aujourd'hui.
voir ici Buste de Jean-Jacques Waltz (1873-1951), "père" de Hansi et nouveau kiosque du Champ-de-Mars, au fond.

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publié par JeanMarc Mar 22 Déc 2015 10:48

(1) 7 au 9 août 1858 — Grand Festival musical au Champ de mars.
— Réunion des chanteurs Alsaciens. Pendant trois jours, l'ancienne ville impériale de Alsace, Colmar, a réuni dans un splendide festival tous les chanteurs alsaciens ; de Paris et des provinces de l'intérieur, comme on dit dans le pays, étaient arrivées des sociétés chorales ; quelques sociétés étrangères avaient répondu à cet appel, et le Kirchenmusikverein de Mayence, l'Eintracht de Bade, le Gesangverein d'Achern, la Liederhalle de Carlsruhe, le Stadtgesangverein de Zurich, la Liedertafel de Bade, et le Mannerchor de Porentruy étaient venus fraterniser avec leurs voisins d'outre-Rhin.
Le premier jour de la fête, au milieu du Champ de Mars illuminé a giorno, eut lieu la retraite aux flambeaux ; toutes les sociétés, bannières déployées, agitant des torches résineuses, se rangèrent auprès de ce kiosque dont l'aspect était vraiment féerique, et là, précédés de l'excellente musique du 3e cuirassiers et de celle du 97e de ligne, partirent au pas accéléré du Champ de Mars à l'hôtel de la préfecture. C'était un spectacle fantastique que celui de cet immense cortège déroulant ses anneaux lumineux au milieu d'un cordon de troupes qui le protégeait contre une foule, une multitude courant, se précipitant sur son passage.
Du bruit, des fleurs, des lumières ; la foule avec ses oscillations vertigineuses, ses clameurs immenses ; aux fenêtres, les femmes agitant leurs mouchoirs ; les cloches graves et solennelles sonnant la retraite, et tout cela dominé, écrasé par un chœur formidable, prodigieux, poussant des vivats, des hurrahs en l'honneur de Colmar. Certes, c'était un saisissant tableau.
La seconde journée, après la réception officielle des chanteurs par les autorités, commença la cérémonie du vin d'honneur offert par la ville de Colmar ; rien de plus fraternel que toutes ces lèvres se mouillant à la même coupe, que toutes ces voix s'unissant pour remercier M. de Peyerimhoff des belles paroles qu'il venait de prononcer. Le vin d'honneur fut versé dans la coupe qu'avaient apportée aux sociétés chorales les chanteurs de Zurich.
Après le vin d'honneur, le cortège se rendit au Manège du quartier de cavalerie, qui avait été disposé en salle de concert; les morceaux les plus applaudis furent le Fabliau des Deux Nuits de Boïeldieu , le chant des bateliers de Kastner, An einem Frühlings morgen de Liebé, tous chœurs d'ensemble, et Deir Reigentanz de Kucken, chanté par le quatuor de la Société chorale de Strasbourg, et Grosses hummoristisches Quodlibet (grande fantaisie humoristique), chanté par le Kirchenmusikverein de Mayence. En sortant du concert, les chanteurs se réunirent dans une des salles de l'hôtel de l'Europe, où les attendait un magnifique banquet. Le soir, l'illumination générale de la ville, feux de Bengale sur la tour de la Cathédrale, salves d'artillerie et feu d'artifice !
Le lendemain (troisième journée) eut lieu le deuxième grand concert, Celte fois vocal et instrumental : les honneurs de celui-ci reviennent de droit au Kirchenmusikverein de Mayence, à M. Wuille, clarinette des plus distinguées et dont la place est marquée à Paris, et à Mlle A. W. de Strasbourg, qui a tort de chanter de la musique italienne : en possession d'une belle voix et d'un grand talent, il manque à Mlle A. W. ce qu'on peut appeler la vie du son, le coloris du chant.
Le soir, un bal splendide réunissait tout ce monde dans la salle du théâtre et couronnait dignement ce brillant festival. Le lendemain, toutes les sociétés partirent emportant un souvenir délicieux de l'hospitalité des Colmariens ainsi que de l'accueil des commissaires de la fête, dont la conduite pendant la durée des fêtes est au-dessus de tout éloge.
Firmin Maillard.
Initialement, le Festival devait avoir lieu à Colmar les 27 et 28 juin.

Colmar - Grand Festival musical du 7 au 9 août 1858 au Champ de mars — Fontaine Bruat (cliché vers 1880)
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(2) 5 juin 1859 — Concert au Kiosque à musique du Champ-de-Mars déplacé au théâtre de la ville pour cause d'orage. Inauguration Statue Conrad Pfeffel (1736-1809), actuellement impasse Hoffmeister, accessible par la Grande Rue. Statue dûe au sculpteur André Friedrich (1798-1877).
Le 5 juin, la ville de Colmar a inauguré la statue de Conrad Pfeffel, poète français de naissance et allemand de langage, aveugle depuis l'âge de vingt-deux ans, le Lafontaine de l'Allemagne.
L'on a profité de la circonstance pour organiser un cortège où figuraient les représentants des anciennes corporations dans le costume traditionnel du métier. Vignerons, jardiniers, meuniers, boulangers, brasseurs, tanneurs, serruriers, charpentiers, vitriers, imprimeurs, horlogers, etc., avaient tous paré les attributs de leur métier ou leurs plus belles pièces de travail, de bouquets, de guirlandes de roses ; et, fiers comme un noble de son blason, ils les portaient à travers une population enthousiaste qui les couvrait de fleurs. Beaucoup de ces corporations avaient des chars magnifiquement ornés sur lesquels les boulangers cuisaient des gâteaux qu'ils jetaient à la foule, les tisserands tissaient, les brasseurs brassaient, les tonneliers buvaient. A la tête du cortège était la gendarmerie à cheval, puis les pompiers de Colmar avec leur excellente musique. Toutes les écoles, le lycée impérial et les Sociétés chorales du Haut-Rhin suivaient. Dans le cortège officiel nous avons remarqué à la droite du préfet le statuaire Friederich qui a fait hommage à la ville de la statue de Pfeffel.
Le cortège, en débouchant sur la place, fut entouré d'une foule immense qui débordait par les toitures des maisons. La statue était là, couverte, suivant l'usage, d'un long voile vert. Les autorités et les invités prirent place sur l'estrade ; et quand tout fut en ordre, le voile qui couvrait Pfeffel tomba. Des hourras frénétiques célébrèrent la vue du poète, on acclama sa mémoire, on acclama le sculpteur généreux auquel on devait la statue. (...)
Pendant ce temps plus de trois cents chanteurs des sociétés chorales du Haut-Rhin s'étaient rangés autour d'un pupitre de verdure d'où leur chef devait les diriger. Ils entonnèrent avec un ensemble incroyable une cantate allemande écrite par M. Auguste Stœber, et mise en musique par M. J. Heyberger.
Après la cantate, le cortège se remit en marche, et cette fois il se dirigea vers le Champ-de-Mars, comme pour donner sa part de la fête au général Rapp cette autre illustration de la ville de Colmar.
Les jeux publics succédèrent au cortège, et le soir à sept heures, un concert qui devait avoir lieu sous le kiosque du Champ-de-Mars, eut lieu, pour cause d'orage, au théâtre de la ville.
(Journal l'Illustration de Bade)

Colmar - Fanfare de Colmar, programme 24 janvier 1878 — Congrès viticole et programme Fête 27 septembre 1885.
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27 septembre 1885 — Expositions de viticulture, d'horticulture, d'apiculture, de chasse et d'aviculture.
— Programme des Fêtes du dimanche 27 septembre 1885 :
A 9 heures du matin : Réception de la Sellenick de Strasbourg. Vin d'honneur dans l'enceinte de l'exposition.
A 2 heures de l'après-midi : Réception des Fanfares d'Ingersheim et de Munster. Vin d'honneur dans l'enceinte de l'exposition.
De 2 à 3 heures : Exercices de la Société de gymnastique. Inauguration du nouveau drapeau et musique de la Fanfare du Cercle Catholique.
De 3 à 4 heures : Animation du Ballon et musique de la Fanfare d'Ingersheim.
A 4 heures et demie : Départ du premier train du Tramway de Colmar à Strasbourg.
De 4 à 5 heures : Inauguration du nouveau Square de la place, avec musique de la fanfare du Cercle Catholique.
De 5 à 6 heures et demie : Concert au Kiosque du Champ-de-Mars par la Fanfare de Munster.
(Wagner, Rameau, Fauré, etc...)
De 7 heures et demie à 9 heures : Concert au Kiosque du Champ-de-Mars par la Sellenick.
(Sellenick, Auber, Verdi etc...)
A 9 heures : Grande retraite aux flambeaux avec torches de bengale, par les cinq sociétés de musique et avec le concours de la municipale des sapeurs-pompiers et de la Société de Gymnastique de Colmar.
Le prix d'entrée est de 20 pfennings, aussi bien pour le jour que pour la nuit.

14 juillet 1931 — La Fanfare de Colmar à l'Exposition coloniale du Bois de Vincennes.
— Exposition coloniale à la Cité des Informations du Bois de Vincennes, 21h 15, concert par la fanfare de Colmar au kiosque à musique.

— Concerts du 152e R.I. au Kiosque, retransmis sur les ondes hertziennes.
23 juillet 1932 — Radio Strasbourg (345 mghz. 2). 20 h. 35, retransmission depuis Colmar du concert donné au kiosque du Champ de Mars par le 152e régiment d'infanterie :
Les Allobroges (Porot) ; les Cloches de Corneville (Planquette) ; Marche et chansons des anciennes armées françaises : le Chant du départ ; la Victoire ou la mort ; Marche de la garde consulaire ; Marche d'Austerlitz ; Marche du maréchal de Saxe ; la Victoire est nous ; Sérénade (Pierné) ; Episode de combat (Périneau) ; Sans peur (Watelle).

25 août 1933 — Musique militaire à 20 h. 30, depuis le kiosque du Champ de Mars à Colmar, concert d'harmonie de la musique du 152e R.I. :
Alsace et Lorraine (Ben Zavoux) ; Puppchen (Gilbert) ; La Chaste Suzanne (Gilbert) ; Mascarade : Marche cortège. Arlequin et Colombine, La Famille polichinelle, Les mandolinistes, Finale (Lacôme) ; La Vie d'artiste (Johann Strauss) ; Ballet de Coppélia (Léo Delibes) ; Le Joyeux trompette (Allied).
(Strasbourg 345 mghz.)

27 juillet 1935 — De 20 h. 30 à 22 h. Retransmission depuis Colmar kiosque du Champ de Mars : Concert de la musique du 152e R.I. Programme :
Sans Peur, défilé (Watelle) ; Hérodiade (Massenet) ; chasseur Peyron ; Première symphonie, adagio et allegro (Saint-Saëns) ; Dis-moi quel est ton pays (Sellenick) ; chasseur Peyron ; La Colmarienne (Pénin) ; Airs bohémiens (de Sarasate), soliste M. Boschiero ; la Walkyrie (R. Wagner) ; Marche du 152e R.I. (Perréant et Le Breton). Au cours de l'entr'acte, vers 21 h 15 revue de la presse en langue française.


Colmar - Monument Bruat, Kiosque à musique au fond — Musique du 152e R.I. en 1933
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Sociétés musicales antérieures à l'annexion allemande :
La Société philharmonique de Colmar, fondée le 11 janvier 1839, donne son premier concert le 6 février 1839. Elle cesse d'exister le 4 novembre 1850. Une seconde société de même nom, créée en 1861, cessera en 1870.
L'Orphéon de Colmar, fondée le 14 juin 1854. qui a obtenu une quantité de prix et médailles diverses cesse ces activités en 1871.
L'Alliance du Rhin est créée le 8 octobre 1858.
La Société Chorale de Colmar est fondée le 8 octobre 1858.
La Concordia, société de chant est fondée le 1er novembre 1858.
L'Harmonie de Colmar est créée le 20 octobre 1861.
La Cécilia, Société chorale de dames date du 19 mars 1862.
L'Union chorale de Colmar est fondée le 1er juillet 1873.
La Fanfare de Colmar est créée le 3 octobre 1874.
Société philharmonique de Colmar, 3ème société de ce nom, fondée le 1er décembre 1874.

Sociétés musicales actives à Colmar en 1907 :
Société philharmonique (harmonie), président R. Kayser, direction Buhrdorff.
Concordia (chorale), président J. Waldmeyer, direction R. Gross, 25 exécutants ;
Gesangsabt des Eriegervereins, président Engel, direction Wiltberger, 30 exécutants ;
Eintracht (harmonie), président L. Hocher, direction Marchall ;
Zitherklub (harmonie), président Meyer ;
Liedertafel (chorale), président Klein, direction Wiltberger, 44 exécutants ;
Harmonie (chorale), président Cromer, direction Schmidlin.
Evangelischer Kirchengesangverein (chorale), direction Hutt.
Frohsinn (chorale), président Mann, direction F. Jopp, 34 exécutants ;
Mannerchor (chorale), président J. Schaff, direction Mangeney, 35 exécutants ;
Musique de Colmar (harmonie), direction Marchal ;
Schlochow'scher Gesangverein, président N. Fischer, direction Hutt ;
Lehrerkranschen (chorale), président Jopp, direction Hutt, 34 exécutants ;
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 28 déc. 2015 14:47

COLOMBES - La Place de la République
(HAUTS DE SEINE)
1876 est l'année des grands travaux colombiens : le dimanche 2 juillet, on inaugure la belle place de la Mairie, rue de Paris (aujourd'hui, place maréchal Joffre), et à cette occasion la fanfare municipale donne un grand concert aux quinconces et deux jours de fêtes sont décrétés : jeux, bal, théâtres, décorations, illuminations, salves d'artillerie. Le 23 septembre, c'est au tour de la Place de la République, ancienne place des Fêtes, d'être restructurée et mise à l'honneur : cette place longe la rue du Bournard où est édifié peu après un superbe marché couvert à structure d'acier.
Fêtes champêtres, bals, concerts de la fanfare municipale, fêtes de gymnastique, concours de pompes, divertissements forains, feux d'artifice, depuis 1860 tout est fait pour attirer les parisiens le dimanche à la belle saison. Mais, la plus grande attraction qui va drainer les foules est l'aménagement, en 1883, du champ de courses de Colombes.
(voir ici le petit historique de notre ami Pascal)
La Mairie de la rue de Paris, édifiée en 1846, insuffisante au vu du développement colombien, les architectes Paul Leseine (1863-1929) et Albert Leseine (1859-1930) sont chargés, dès 1893, de dresser les plans d'un nouvel Hôtel de Ville, prévu sur la Place de la République. La commune n'ayant pas réuni les financements nécessaires, le projet est mis de côté.
Pour la saison estivale 1901, le conseil municipal et Pierre Geofroix (1857-1932), maire de 1898 à 1919, décident la construction d'un kiosque à musique sur la place de la République, face au marché couvert. De forme octogonale, couvert d'une toiture en zinc posée sur ses colonnes en fonte, il est ceinturé d'un garde-corps en fer forgé. Deux lanternes sont fixées de chaque côté de son escalier. Peu après, vers 1903-1904, une grille circulaire de protection est placée à un mètre autour du kiosque.
Le Kiosque va accueillir quarante ans durant, pendant toutes les périodes estivales, la Fanfare municipale, l'Harmonie municipale, la Symphonie de Colombes, la Joviale, le Cercle symphonique, même le 119e Régiment d'infanterie, et lorsque la place n'y suffit pas, musiciens et spectateurs s'installent sous la Halle du Marché en face.
Janvier 1910, la Seine sort de son lit, et Colombes n'échappe pas aux inondations.
En 1913, le projet de construction de la nouvelle mairie refait surface, et, le 2 mars, la première pierre en est posée sur la place de la République, en alignement du marché couvert et du kiosque à musique. Le conflit de 1914 interrompt les travaux qui ne reprendront que 6 ans plus tard. La municipalité commence à déménager en 1921, et l'Hôtel de ville est inauguré le 2 décembre 1923 par Paul Strauss, ministre de l'hygiène, de l'assistance et de la prévoyance sociales.
Colombes est touchée par des bombardements alliés en 1942-1943, et, en août 1944, des obus allemands atteignent l'hôtel de ville qui est partiellement détruit. Le Kiosque à musique aurait-il été touché lors de cette canonnade ? Toujours est-il qu'à partir de cette date, aucune trace de celui-ci ne subsiste sur la place de la République, et nous n'avons, pour notre part, trouvé aucune autre raison de sa disparition.
L'Hôtel de ville a été restauré ; le magnifique marché couvert a, quant à lui, été supprimé dans les années 1960 et a fait place, depuis, à un soi-disant "restaurant", mondialement connu.
Kiosque disparu.

voir ici Place de la République et Hôtel de ville de Colombes, sans son kiosque, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Lun 28 Déc 2015 11:41

28 août 1863 — Quand Colombes était un petit village de la campagne parisienne !
— Fontainebleau est-il trop loin ? Allez dimanche 7 septembre, à une heure, au joli petit village de Colombes, à vingt-cinq minutes de Paris. Vous y assisterez au concert organisé par M. Deloffre, chef d'orchestre du Théâtre-Lyrique, au profit de la société de secours mutuels de la localité. Mlle Trebelli-Bettini, du Théâtre-Italien ; Mmes Telepsen, Marie Bailly et Christine Nelson, élèves de M. François Wartel Mme Soulé ; MM. Deloffre et Canneva, ainsi que d'autres artistes, apporteront à cette bonne oeuvre le concours de leur talent.
Colombes, il y a six ans, était à peine connu. Grâce au zèle, à l'activité, aux vues philanthropiques d'un de ses habitants, Julien Gallé, Colombes est devenu une des jolies résidences des environs de Paris.


A partir de 1870-1871, les fêtes se succèdent à Colombes, sans discontinuer jusqu'au conflit de 1914
3 juillet 1870 — Colombes. Fête patronale tirs, jeux, concert, illuminations, feu d'artifice.
28 juin 1874 — Colombes (gare Saint-Lazare toutes les heures). Fête patronale ; spectacles, jeux et divertissements de toutes sortes. Marchands forains ; grand bal. Brillantes illuminations ; feu d'artifice. Lundi, continuation de la fête.
5 juillet 1874 — Colombes. Spectacles, jeux et divertissements, marchands forains. Grand bal Tardy ; brillantes illuminations. Feu d'artifice. Lundi, continuation et clôture de la fête.
1er juillet 1877 — Colombes. A midi, salves d'artillerie. A une heure, concert par la fanfare municipale. Jeux et divertissements, grand bal. Lundi, jeux. Mardi, brillant concert par la fanfare municipale et artistes de Paris.
30 septembre 1878 — Colombes. Grande fête pendant trois jours. A une heure, sous la tente, grand concert offert par la fanfare Paul-Dupont, l'orphéon d'Argenteuil et les fanfares de Colombes et de Bois-Colombes ; illuminations retraite aux flambeaux.
10 août 1895 — Colombes. Fête du Petit Colombes. Grand festival de gymnastique, concert par la fanfare, théâtres et divertissements forains, feu d'artifice, illuminations et bal de nuit.
7 mai 1898 — Colombes. Continuation de la fête champêtre à l'intersection des Quatre Routes ; à deux heures, jeu des tonneaux, à trois heures, courses en sac ; à quatre heures, jeu de la poêle et jeu de farine, bal.
26 juin 1900 — Un festival de musique d'harmonie et de fanfares, organisé par la municipalité, aura lieu à Colombes le 8 juillet prochain. Les sociétés feront entendre deux morceaux à leur choix. Chaque société prenant part à cette fête recevra une couronne ou une palme.

Colombes - Kiosque en 1902, sans grilles de protection - Marché couvert et Kiosque à musique
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9 septembre 1901 — Concours de pompes à Colombes. Kiosque à musique flambant neuf.
— Un grand concours de pompes, organisé par la municipalité et la compagnie des sapeurs-pompiers, a eu lieu hier à Colombes. L'Union des officiers du département de la Seine, la Société des membres honoraires des sapeurs-pompiers, l'Union fraternelle du commerce et de l'industrie de Colombes prenaient part à cette belle fête qui a été favorisée par un temps merveilleux.
A neuf heures du matin, la municipalité, ayant en tête M. Geofroix, maire, président d'honneur du concours, se rendait à l'hôtel de ville avec le comité d'organisation pour la réception des membres du jury. En même temps avait lieu un examen de stratégie réservé aux officiers et sous-officiers.
Vers midi a été passée une grande revue de tenue et de matériel. A une heure, les compagnies prenant part au concours, ont défilé solennellement accompagnées par plusieurs sociétés musicales.
De deux heures à cinq heures ont eu lieu le concours de manœuvres d'ambulances, précédé par un grand lâcher de pigeons, place de la République ; des manœuvres de pompes à incendie et des exercice de sauvetage.
Enfin, à six heures, place de la République, sur l'emplacement du kiosque, des récompenses ont été distribuées aux compagnies lauréates, sous la présidence d'honneur de M. Geofroix, maire, assisté de MM. le commandant Charrier, inspecteur des sapeurs-pompiers de la Seine ; le commandant Olivier, président de l'Union de la Seine ; des conseillers municipaux de Colombes, Stanislas Ferrand, député, Menin, conseiller général, Gravier, conseiller d'arrondissement, etc.
Le soir, les rues de la ville, superbement pavoisées, ont été illuminées et la journée s'est terminée par un banquet offert par la municipalité, aux membres des différents jurys.

10 avril 1910 — Toutes les sociétés musicales colombiennes solidaires des sinistrés de l'inondation.
— L'Union des Sociétés et des Comités de Colombes a donné, le 10 avril, dans la salle des Ecoles, rue Lazare-Carnot, un grand concert au profit des sinistrés de la commune. Ce concert avait été organisé avec le concours des sociétés musicales « La Symphonie de Colombes » « L'Harmonie de Colombes » « La Joviale » « La Floréale » « Les Arts et Lettres » et « La Muse » sous la présidence d'honneur de M. Geofroix, maire.
L'Harmonie de Colombes a fait entendre ses meilleurs morceaux et, après une première partie, où nous avons remarqué « La Ronde du Garde Champêtre » interprétée par M. Lucas de « La Joviale », Mlle Gravier et M. André Gourreau ont interprété « La Nuit d'Octobre » de Musset.
La deuxième partie, aussi très réussie, a soulevé de vifs applaudissements, et s'est terminée par une délicieuse petite comédie « L'Avancement », magistralement enlevée par M. Ch. Robinault et Mlle C. Loustau, des Arts et Lettres.
Il est merveilleux de constater combien ces sociétés locales comptent dans leurs rangs de vrais artistes. La recette de la journée a été fructueuse et permettra de contribuer encore au soulagement des inondés.

4 juillet 1910 — Fête artistique sous la Halle du marché couvert.
— Harmonie de Colombes, fondée le 13 novembre 1908. Mardi 5 juillet 1910, à 9 heures, salle du Marché, place de la République, sous la Présidence de M. Geofroix, chevalier de la Légion d'honneur, maire, président d'honneur. Grande fête artistique, organisée, au profit de la Caisse de secours et de prévoyance des musiciens, avec le gracieux concours de Mmes Dubois, Gerkins, J. Valois, Rudnia, Yvonne Joliet et la petite Marcelle Chadal, 5 ans, et de MM. Dubois, Gilly, Barré, Joliet, Chadal, Gallet, Dany Levy, Pierre-Haut et Régis Pêtre.
Au programme: Scène du Jardin de Faust jouée en costumes : Mlle Gerkins, Marguerite ; M. Barré; Faust.


4 juillet 1912 — Concert du 119e Régiment d'infanterie sous la Halle du marché couvert.
— Colombes, 8 heures ½, sous le marché, place de la République. — 119e d'infanterie. Chef, M. Lamy.
— La Flûte enchantée, ouverture (Mozart). — Werther : 1. Prélude; 2. Clair de lune; 3. Lied d'Ossian (Massenet), chanté par M. Bouesse. — Solo de violoncelle (X.) ; soliste : M. Laggé, 1er prix du Conservatoire. — Solo de violon (X.) ; soliste: M. Allard, des Concerts Colonne ; — Dans les Steppes de l'Asie centrale (Borodine). — Le Secret de Maître Cornille (G. Parès). — Duo de la Muette de Portici, (Auber) : ténor, M. Bouesse ; baryton, M. Rudeau. — Rapsodie basque (G. Pierné).


Quelques concerts estivaux de l'Harmonie municipale au Kiosque de la Place de la République.
31 mai 1922 — L'Harmonie municipale de Colombes donnera son premier concert public ce soir, 31 mai, à 21 heures, au kiosque, place de République.
Programme : Défilé, avec tambours et clairons (X.) ; le Rocher fantôme, (Popy) ; Caprice pour clarinettes (de Natter) ; le Pré aux clercs (Hérold) ; Brassée de roses (Romsberg) ; Défilé (X.), sous la direction de M. Brès.

27 juin 1922 — L'harmonie municipale donnera un concert public, au kiosque de la place de la République, à Colombes mardi 27 Juin, de 8 heures à 10 heures du soir. Programme :
Salut au 85e, défilé (Petit) ; Si j'étais Roi, fantaisie. (Adam) ; La Source, mazurka du ballet (Delibes) ; Le Pré aux clercs, ouverture (Herold) ; Le Grand Mogol, fantaisie (Audran); Louis XIV, défilé (Millot).

21 mai 1924 — Ce soir, à 21 heures, concert au kiosque de la place de l'Hôtel-de-Ville, par l'Harmonie municipale de Colombes. Au programme :
1. le Brave, défilé avec tambours et clairons (Leroux) ; la Poupée de Nuremberg, ouverture (Ligner) ; 3. Confidences, gavotte (Wesly) ; 4. les Cloches de Corneville, fantaisie (Planquette) ; 5. Retour à la vie, grande valse (Chabas): 6. le Joyeux Trompette, défilé, avec trompettes, clairons et tambours (G. Allier).

2 juillet 1925 — Concert public à 21 heures (kiosque de la place de l'Hôtel-de-Ville). — Harmonie municipale de Colombes (M. Moricel).
Sons or tbe brave, marche anglaise (Bidgood) ; Concordia, ouveture (Fontenelle) ; Lakmé, fantaisie (Bouchel) ; le Rocher fantôme, ouverture (Popy) ; Rêve de valse, fantaisie (J. Farigoul) ; le Fringant, allegro (G. Parés).

23 juin 1932 — Concert à 21 heures (Kiosque de l'Hôtel-de-Ville). — Cercle symphonique de Colombes (M. Robert Magre).
Festival Louis Ganne : Marche des amoureux ; Hans, le Joueur de flûte, fantaisie ; Extase, rêverie ; Les Saltimbanques, fantaisie : Marche lorraine.

Colombes - Kiosque à musique, Place de la République
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3 juillet 1933 — Une Cavalcade à Colombes
— A l'occasion de la semaine commerciale qui vient de s'ouvrir à Colombes, une brillante cavalcade avait été organisée hier en cette ville. La reine de Paris et la reine de Colombes présidaient, chacune dans un char de la plus heureuse conception, le défilé qui avait attiré sur son parcours une foule nombreuse et enthousiaste.

2 Décembre 1923 — Inauguration du nouvel Hôtel de Ville
— M. Paul Strauss, ministre de l'Hygiène, de l'assistance et de la prévoyance sociales, après avoir visité la Maternité, a inauguré le nouvel Hôtel de Ville de Colombes.
Dans son discours, M. Paul Strauss a fait ressortir l'importance de l'aménagement rationnel des localités suburbaines et plus particulièrement, de la banlieue parisienne ; il a exposé les inconvénients et les dangers, pour les occupants comme pour les municipalités, de lotissements déréglés, faits au hasard pour lesquels n'ont pas été prévus les aménagements nécessaires ; il a insisté sur l'urgence du projet de loi gouvernemental destiné à réviser et à compléter sur ce point important la loi de 1919, relative aux plans d'aménagement et d'extension des villes ; il s'est efforcé de démontrer la valeur d'opportunité de ces plans d'aménagement, d'embellissement et d'assainissement et d'extension des villes dans un pressant intérêt de salubrité, pour le développement des sports, pour l'atténuation de la crise du logement, pour un encouragement efficace aux mariages précoces et à la natalité.

Colombes - Mairie en construction, façade côté entrée — Kiosque et Mairie, façade côté Place de la République.
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Sociétés musicales actives à Colombes en 1909 :
Symphonie, président Gaudermen, direction Jouvenot, 34 exécutants ;
La Joviale (société lyrique et dansante), président Aubry ;
La Colombienne (société lyrique et dansante), président Piguès ;
Harmonie de Colombes, fondée le 13 novembre 1908, direction Ch. Bailly, 60 exécutants.
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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 30 déc. 2015 15:26

COMINES - Le Jardin public
(NORD)
Comines est non seulement une ville frontalière, mais, de plus, elle se trouve scindée en deux au niveau appartenance en raison de la Lys : sa rive gauche, dépendante de la châtellenie d'Ypres, après avoir été espagnole, puis de 1678 à 1713 française, est finalement cédée à l'Autriche, redevient française en 1795, hollandaise en 1814 et enfin belge en 1830 ; de son côté, Comines rive droite, dépendante de la Châtellenie de Lille, est définitivement française depuis 1668.
En 1907, le Conseil municipal de Comines, présidé par Désiré Ducarin (1849-1918), maire de 1904 à 1918, fait édifier un nouvel Hôpital-hospice en 1906-1907, et décide, par conséquent, la suppression en 1907 de l'ancien l'hôpital — construit en 1869 —, jouxtant l'Eglise Saint-Chrystole donnant sur la Grand'Place. Sur l'emplacement libre ainsi créé, Ducarin fait aménager un Jardin Public de 1907 à 1909 ; le 11 février 1909 a lieu la réception définitive du Jardin et le Conseil municipal accepte en conséquence de payer à M. Cailloux, le solde de son travail de plantations, soit 930 francs.
Dès avant 1846, un corps de musique sévit à Comines. En 1856,
la musique de Comines habilement dirigée par M. Knorr, et qui a pour chef un homme véritablement estimé, M. Dewulf-Lambin, jouit d'une grande réputation dans le pays ; elle a donné depuis longtemps ses preuves dans les divers concours, où elle a toujours remporté de brillants succès. La société philharmonique, quant à elle, fait remonter sa création à 1798, à l'occasion de son 112ème anniversaire avorté en 1910 (2). Dès 1902, la Philharmonique est attestée sur un premier kiosque à musique, démontable en bois, installé sur la place de l'Eglise. Les autres sociétés musicales cominoises ne sont pas de reste : la Concorde — chorale — et la Jeanne d'Arc et la Fraternelle — trompettes — sont de toutes les Ducasses et autres fêtes de Comines, dont la célèbre Fête des Louches.(1)
Aussi, en 1908, le Jardin Public à peine terminé, fort bien placé près de l'Eglise, accueille-t-il le Kiosque à musique tant attendu de ces musiciens. Sur un soubassement empierré, octogonal, il est couvert d'une toiture zinguée reposant sur des colonnes de fonte et protégé d'un garde-corps en fer forgé.
Dans la séance du conseil municipal du 17 juin 1909, il est statué que les jours de concert au jardin public, les chaises se trouvant au premier rang autour du kiosque, seront taxées à 0 fr.15, les autres restant à 0 fr. 05.
Le 18 septembre 1909 le conseil municipal se réunit, toujours présidé par Ducarin : Achille Lambin, vice-président de la Philharmonie, fait adopter sa proposition quant à l'éclairage du Kiosque à musique du Jardin public. Lors de la même séance un subside est accordé à la société des Trompettes « La Fraternelle ». Il est ensuite décidé, lors de la même séance, d'organiser une Fête musicale internationale pour le dimanche et le lundi de la Pentecôte 15 et 16 mai 1910. A cet effet, une subvention de principe de 10.000 francs est votée.(2)
Le 22 novembre 1910, la réception définitive des travaux de construction du Kiosque à musique est acceptée par le Conseil municipal qui donne son feu vert au paiement du solde, soit 1.154 fr 62. On apprend par la même occasion qu'un
concierge est affecté au jardin public, mais que sa maison dans ledit jardin étant absolument inhabitable à cause de son humidité, il lui est accordé une indemnité de 200 francs, pour lui permettre d'en chercher une autre.(3)
Mais le gardien du jardin public et de son kiosque à musique aura bien du mal à contenir le déferlement allemand du 4 octobre 1914, et s'il n'a pas été tué sous les bombardements alliés, il sera évacué en mai 1917 avec la population civile. Seuls les allemands resteront à occuper Comines, le Kiosque à musique restant leur seul ami...
Lors de leur fuite en 1918, ils dynamiteront tout ce qui n'aura pas été bombardé. La ville de Comines est totalement détruite.
La reconstruction sera difficile : tout d'abord des baraquements pour les Cominois rescapés, revenus d'exil. Les unes après les autres, les entreprises industrielles sont remises debout ; entre 1920 et 1923, plusieurs reprennent une activité au ralenti : la scierie mécanique de Louis Froidure et Cie, la retorderie Sigier-Capelle, le tissage J.-B. d'Ennetières, l'usine d'énergie électrique, et bien entendu les usines de Rubaneries Ducarin, dont la veuve a repris les rênes et son concurrent Schoutteten frères — dont on peut voir, sur notre carte, la Cheminée de l'usine en arrière du kiosque, cheminée qui, de façon irréelle, est restée intacte au milieu des ruines de Comines.(4)
Le Jardin public est réaménagé entre 1926 et 1930 ; la municipalité profite de l'occasion pour l'amputer d'une partie. Le Kiosque à musique est, dans le même temps, reconstruit à l'identique, mais les fêtes et concerts publics n'auront plus la même fréquence. La Fête des Louches accompagnée d'un défilé de Géants issus de l'histoire des rubaniers reste toujours d'actualité : à partir du second samedi d'octobre, fête foraine, défilés, musiques, marché médiéval, cortèges, jet des louches, franc-marché et concerts se succèdent pendant trois jours...
Kiosque ruiné et reconstruit.

voir ici Jardin Public de Comines et son Kiosque à musique, aujourd'hui.
Animation au marché médiéval, Kiosque à musique, 13 octobre 2012. Ici. et ici.

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publié par JeanMarc Mer 30 Déc 2015 09:02

21 septembre 1902 — Concert de la Philharmonique sur un kiosque démontable installé place de l'Eglise
— Comines. Un concert sera donné le dimanche 21 septembre, à 5 heures par la Société philharmonique, sur le kiosque de la place de l'Eglise. Le programme comprend : le Chalet, Il Tonorino, Santiago, Fête Militaire, Polonaise de Concours, etc.

Lundi 30 novembre 1908 — Le Kiosque vient d'être édifié, mais à l'approche de l'hiver, la Philharmonie, tout comme les mélomanes, préfèrent nettement l'abri de l'Eglise pour fêter la Sainte Cécile !
— Lundi matin, à 11 heures, notre phalange artistique s'est fait entendre à l'église dans sa messe annuelle. Une foule, avide de musique, s'était empressée de se rendre à l'église pour l'écouter. Sous l'habile direction de M. Guillement, la Philharmonie a exécuté les morceaux suivants : Peer Gynt, première suite d'orchestre, de Grieg : A. Le matin dans les montagnes norvégiennes ; B. La. mort d'Ase ; C. Le chant d'Anitra ; D. Dans le hall du Roi de la montagne. Andante de Leroux, En Afrique ; Fantaisie de Paladilhe, Victoire ; Marche, de C. Lecail.
A midi, elle rentrait au Café de la Paix, pour en ressortir à une heure. En rangs serrés, semblables à des soldats rompus à la marche, les musiciens se dirigent vers la Gaie-Perche, en jouant un pas redoublé. Ils vont chez leur sympathique vice-président, M. Achille Lambin, lui présenter leurs souhaits. Mme et Mlle Lambin reçoivent avec la plus grande amabilité ; on prend du vin, des biscuits et M. Lambin remercie en termes émus la Société, il se joint ensuite à elle pour faire une promenade en ville.
A 2 heures ½, les 80 musiciens que compte la Philharmonie étaient réunis au local de la Société, où un banquet leur était servi. Toutes les autres Sociétés reconnues par la Ville s'étaient fait représenter. Au champagne, quelques discours furent prononcés, on but à la prospérité de la musique et, à 7 heures, l'on se séparait pour se donner rendez-vous à 9 h., au grand bal organisé à l'Hôtel de Ville. A minuit, l'orchestre jouait la Marseillaise, et l'on se séparait joyeusement, après avoir passé une excellente journée.
Le mardi, à 8 heures du soir, la Société était encore réunie. Un souper était servi et, à 11 heures, chacun s'en retournait heureux d'avoir passé si bien les Fêtes de Sainte-Cécile.

11 juillet 1909 — Programme des fêtes du 14 juillet. Fête de Gymnastique, Concert au Jardin Public, Bal...
— A 10 heures, rue de la République, réunion de toutes les sociétés et des enfants des écoles communales, à 10 h. ½, revue par l'Administration communale. Aussitôt après la revue, promenade militaire en ville. Itinéraire : Grand-Place, rue d'Hurlupin, avenue de Versailles, rue de la Gare, rues Gambetta, de Quesnoy, de la République, dislocation à l'arrivée sur la Grand'Place.
Au quartier de l'Abattoir, au moment de l'arrivée du cortège, grand lâcher de pigeons, offert par la Fédération des sociétés Cominoises.
A quatre heures, rue des Trois-Ballots, fête de gymnastique par la Société l'Avenir, avec le concours d'un orchestre d'amateurs. A la même heure, tir à la cible chinoise, pour les Sapeurs-Pompiers et les Anciens militaires.
A 5 heures, quartier de la Gaie Perche. Fête athlétique avec le concours d'une musique, par la société les « Travailleurs ». A 6 heures, concert au jardin public, à 9 heures du soir, sur la Grand'Place, bal populaire. Les édifices seront pavoisés et illuminés. A partir de 9 heures du soir, la commission des fêtes visitera les quartiers de la ville et décernera dix prix d'une valeur totale de 100 fr. pour les plus belles illuminations.

14 juillet 1909 — Le déroulé de la Fête Nationale programmé le 11 juillet
— La Fête Nationale a été magnifiquement célébrée, à Comines. Les pauvres et tous les assistés n'ont pas été oubliés, une distribution de viande a été faite par les soins du Bureau de Bienfaisance. (...)
L'émotion a été grande parmi l'assistance, quand M. le Maire remit à M. Augustin Leclaréi la médaille d'honneur du travail. M. Leclaréi est bien digne de cette distinction, puisqu'il ne compte pas moins de cinquante-trois années de services, dans la même maison, à la blanchisserie de M. Vanderwinckèle.
Le cortège des différentes Sociétés de la Ville, à travers les rues de Comines, a été imposant.
Le lâcher de pigeons a amusé la public et, disons-le, il a été admirablement réussi.
La « Philharmonie » a été très applaudie, le soir, au jardin public. Comines peut être fière de ses musiciens.
Les fêtes de gymnastique et athlétique, dans les différents quartiers de la Ville, avaient attiré beaucoup de monde. Les artistes méritent toutes nos félicitations.
Le bal populaire, qui a eu lieu sur la Grande-Place, a été splendide. La jeunesse cominoise a montré qu'elle savait s'amuser ; le bal s'est prolongé longtemps dans la nuit, au milieu d'une foule compacte.
Tous les Cominois, chez qui l'amour de la République est vivace, ne tarissent pas d'éloges pour la municipalité, qui avait organisé avec tant de brio cette fête patriotique nationale.

Comines - Jardin public, Kiosque, Eglise et Beffroi — Allemands dans le Jardin public, Kiosque 1915 (cliché M. Sence)
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26 septembre 1909 — Grand Concert au Jardin Public
— Le Maire de la Ville de Comines, chevalier de la Légion d'Honneur, vient d'informer la population qu'un grand Concert sera donné au Jardin public, le dimanche 3 octobre prochain, à 5 heures du soir, par la « Grande Harmonie » de Comines (Belgique) :
Programme :
1. Marche américaine, Sousa. ; 2. Flandre au Lion, ouverture, F.-A. Gévaert, orchestration de V. Bury. ; 3. Rhapsodie Hollandaise, Schweinsberg. ; 4. Ritournelle du Joyeux Canonnier, Blémont, Petite flûte solo, M. Wegremann, fils. ; 5. Légendes arlésiennes, ouverture, Guillement. ; 6. Grande Fantaisie sur l'opéra « Carmen », G. Pixel, arrangé par J. Muldermans. ; 7. L'Heure du Berger, divertissement pour hautbois, Pillevestre, soliste, M. L. Kapain.
Le Capitaine-Président, J.-B. d'Ennetières, le Directeur, V. Bury, Officier, 4e régiment de ligne de Bruges.

Kiosque à musique et Marché médiéval au Jardin Public de Comines lors de la Fête des Louches le 12 octobre 2013. Ici. et ici.

10 et 11 octobre 1909 — Annonce de la Fête des Louches et de la Ducasse du Château à Comines
Voici le programme des fêtes :
— Dimanche 10, l'ouverture de la fête sera annoncée, à 6 heures, par des salves d'artillerie et, dans la matinée, des concours de lapins, d'astiquette et de tir à l'arbalète auront lieu dans plusieurs estaminets du quartier. De 11 heures et demie à midi, la société Philharmonique donnera une fête musicale qui sera suivie dans l'après-midi d'un Tir à la cible chinoise et de jeux divers.
Cette journée, au cours de laquelle il y aura plusieurs ascensions de ballons, se terminera par l'illumination générale du quartier.
Le lundi 11, dès quatre heures du matin, s'ouvrira la grande braderie ou franc-marché, dans le quartier du Château. A trois heures, le cortège historique partira de la place du Château, et parcourra les rues du Château, d'Hurlupin, Gambetta, Gare, République et la Grande-Place où se fera la dislocation.
A 4 heures, du balcon de l'Hôtel de Ville, le jet des louches. Le soir, ascension du ballon, promenade militaire par la société des Trompettes et illuminations. La distribution des prix aura lieu le mardi, à 8 heures du soir, au Château.
A l'occasion de ces fêtes, la Compagnie des Tramways organisera des trains supplémentaires vers Halluin et Armentières.
— Tir à la Cible. La Commission du Tir de chez Henri Dossier, estaminet du « Bienvenu », en face du cimetière à Comines (France), a l'honneur de faire savoir à ses nombreux amis qu'à l'occasion de la Fête du Château, un tir à la Cible Chinoise sera, donné le dimanche 10 octobre, à 2 heures précises. 30 francs garantis à 0 fr. 50 la mise.
— Lundi 11 octobre, à 9 heures précises, grand tir de lapins.
10 et 11 octobre 1909 — Déroulé de la Fête des Louches et de la Ducasse du Château à Comines
— La fête historique des Louches a été cette année délicieusement célébrée à Comines.
Les Cominois savent unir l'agréable à l'utile. Dès le matin, quand les salves d'artillerie retentirent, la cité Cominoise était debout, les drapeaux arborés à toutes les fenêtres flottaient au gré du vent.
Le concours de lapins qui eut lieu sur le kiosque du Château attira beaucoup d'amateurs et beaucoup de curieux. On vit là, exposés, de superbes spécimens de cuniculture.
Tous les jeux furent fréquentés par des Cominois et des étrangers aussi gais que nombreux.
L'animation était grande dans le quartier. Comme toujours, d'ailleurs, la Société Philharmonique, société composée d'artistes, donna un magnifique concert. Les applaudissements ne lui firent pas défaut.
L'illumination du soir fut féerique, le quartier du Château disparaissait sous des globes de feu.
De mémoire d'homme, on n'avait jamais vu pareille affluence de visiteurs.
S'il nous était permis de le dire, nous dirions que la deuxième journée de la fête des Louches a été plus brillante encore que la première.
Le soleil lui-même était en fête, il rayonnait d'un vif éclat, le temps était magnifique.
Déjà, dès l'aurore, la foule envahit le quartier du Château, à cause de la Grande Braderie ou Franc Marché. Le cortège offrit un spectacle plus admiré que les autres années en raison surtout du char mieux décoré. Sur ce char était figuré le jeune et sympathique seigneur de Comines, Sigefroid, enfermé en son donjon, représenté par M. Verquin, le chevalier Gosuin, auteur de la séquestration du premier, en la personne de M. G. Pateau, l'ouvrier couvreur qui découvrit le crime était un couvreur de Comines, M. Eugène Catteau. MM. Vandenberghe et Panier étaient costumés en héraut d'armes, les rôles du troubadour Gulfrin, des chevaliers Godefroid de Warnave, seigneur de Warneton, et Oswald, seigneur de Dadizeele étaient interprétés par MM. Arthur Dubursq, Omer Degavre et Théophile Caulier.
Mais ce char n'était que la dernière voiture du cortège composé comme suit : en tête, la Société des Trompettes, la Jeanne d'Arc ; puis la voiture portant les membres de la commission, MM. Désiré Cousin, président d'honneur, Lecluse, vice-président ; Cuvelier, secrétaire ; un char du haut duquel commençaient déjà à pleuvoir les louches, une deuxième voiture contenant quelques autres membres de la commission ; « les vétérans », MM. Accou, Gheselle, Paternotte et Vansteenkiste ; cette voiture était suivie du char d'où partaient les bombes et les fusées traditionnelles, tirées par M. Accou, enfin la philharmonie de Comines, précédant immédiatement le char historique.
Après avoir parcouru diverses rue de la la ville au son de joyeux accords, le cortège se disloqua sur la Grand'Place, tandis que la musique exécutait l'hymne national.
Le jet des louches qui suivit fut, cela va sans dire, très animé et très intéressant en raison du nombre incalculable d'amateurs qui se disputèrent ces glorieux ustensiles.
Mais la fête ne devait pas se terminer. On en lira d'autre part le compte rendu.

Printemps en Fête à Comines Avril 2013. et ici. Jet des louches en octobre 2010.

Comines - Jardin public réagencé et Kiosque à musique reconstruit. Clichés vers 1960 et 1970
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14 et 15 août 1910 — Annonce de la Fête des rues du Quesnoy et d'Armentières à Comines
— Grande Fête de Quartier. Aujourd'hui et demain, 14 et 15 août, auront lieu les fêtes du quartier des rues de Quesnoy et d'Armentières et du quartier Saint-Eloi. Le programme comprend : concours de pinsons, de lapins, courses en sacs, courses pédestres, carrousel à pied pour hommes et pour dames. A cinq heures, grand cortège : groupes costumés, char des fleurs, groupe le plus nombreux, 20 fr. Pendant le cortège, des dames quêteront et vendront des fleurs au profit des pauvres. A 7 heures et demie, départ de l'aéroplane Blériot, rue de Quesnoy.
Lundi, concours de pigeons sur Creil, jeux de ciseaux et course aux oeufs sur planchette pour dames, course aux oeufs à vélo pour hommes et dames. A 5 heures et demie, courses vélocipédiques. A 6 heures, tirage de la tombola gratuite offerte aux hospitalisés. A partir de 6 heures et demie du soir, jeux et concours divers dans tous les estaminets.
14 et 15 août 1910 — Commentaire de la Fête du quartier. La Fanfare des Mal Foutus fait son apparition
— Grande Fête de Quartier. La fête des Quartiers de la rue de Quesnoy et de Saint-Eloi, qui s'est déroulée les 14 et 15 courant, a réussi d'une façon splendide. Dès le matin, les habitants avaient rivalisé d'ingéniosité et de bon goût pour donner à leurs quartiers respectifs un éclat tout particulier.
Le siège du Comité, sis rue de Quesnoy, était brillamment décoré et le Quartier Saint-Eloi n'avait rien négligé pour donner à la fête une gaieté et une animation des plus entraînantes. Partout, des drapeaux nationaux. Sous un beau soleil, la foule se déroula compacte et c'est par des milliers de personnes que fut admiré le splendide cortège qui se composait comme suit : tambours et clairons, la musique, les trompettes « la Fraternelle », la commission, le char des Fleurs et la fanfare des « Mal Foutus ».
Le char des Fleurs, où trônaient les jolies reines, Mlles Blanche Vandeperre, Fernande Bulaer et Agnès Loncke, fut très apprécié et les charmantes fillettes, fleurs des deux quartiers, qui garnissaient le char, eurent, elles aussi, leur part à l'admiration générale. Nous devons une mention toute spéciale aux quêteuses et vendeuses de fleurs, jeunes et alertes Cominoises, qui se dépensèrent vaillamment pour les pauvres de la ville.
Enfin, la fanfare des « Mal Foutus » vint mettre la note gaie dans le cortège, et nous félicitons vivement M. A. Six, le directeur de son ingénieuse idée.
Nos félicitations vont également aux membres de la commission qui ont su organiser avec maîtrise et tact une fête dont on parlera encore longtemps à Comines et qui, nous l'espérons, se renouvellera chaque année dans d'aussi bonnes conditions.

Spectacle Arcadia devant le Kiosque du jardin public en octobre 2009. et Ici.

28 août 1910 — Concert-Apéritif sur le kiosque du Jardin Public par la Section Musicale Roubaisienne ; festival musical et de gymnastique.
— Nous apprenons avec plaisir que la Section Musicale Roubaisienne, composée de prix de Conservatoire, donnera, aujourd'hui 28 août, à onze heures et demie du matin, un Concert-Apéritif sur le kiosque du Jardin Public, et exécutera le Programme suivant :
1. Allegro Militaire, Parés ; 2. Cortège du Prince Carnaval, Montagne ; 3. Emma Livry (solo pour clarinette ; soliste : M. E. Broquet), Wettge ; 4. Ponte Symphonique, Sellenick ; 5. Polka pour piston et bugle (soliste, MM. Jorrion et Honoré), Leroux ; 6. Scène et Air d' « Attila » (soliste, M. François Scamps), Leroux ; 7. Très jolie, valse, Walteurfeldt ; 8. Fête Militaire, (mazurka pour trompette ; soliste, M. E Deruck), A. Petit ; 9. La Marseillaise.
— Grande fête musicale militaire et de Gymnastique de Comines.
A 3 heures précises : Revue des Sociétés. Aussitôt après le cortège : Concerts : au Jardin Public, Rond Point, Nouvelle Aventure.
Place du Château : Fête-Concours de Gymnastique et mouvements d'ensemble avec musique. 9 heures et demie du soir : Grand Feu d'Artifice, Quartier des Trois-Ballots.
Lundi 29 août, à 5 heures du soir : Tirage au sort des primes, dans la salle de la Mairie.

28 août 1910 — Commentaire du 4 septembre 1910 relatif au Festival musical de Comines.
— Honneur à la Municipalité. Oui, honneur à la Municipalité, honneur aux organisateurs de la fête grandiose qui s'est déroulée splendidement dimanche dernier. Un temps magnifique, une température idéale ont contribué à donner au Festival un éclat particulier. Dès 8 heures du matin, ce fut, de la part de la population, un véritable emballement. Les drapeaux nationaux flottaient à la plupart des maisons et, peu à peu, rivalisant à l'envie, tous les Cominois voulurent donner à notre bonne cité, un aspect de franche gaîté et de cordial accueil. A 11 heures ½, une foule considérable se pressait déjà au Jardin Public, ornementé pour la circonstance, pour entendre le concert-apéritif qui fut on ne put plus apprécié. Au milieu de cette verdure et des parterres de fleurs multicolores, les Cominois goûtèrent les beautés d'une musique d'artistes, et si les applaudissements allaient en nombre aux exécutants roubaisiens, les félicitations toutes particulières n'en allaient pas moins à la municipalité qui sut ainsi, au coeur de la ville, créer un jardin où, tout en se reposant la vue sur les beautés de la nature, on peut agréablement jouir d'exécutions musicales artistiques.
A une heure et demie commence l'arrivée des diverses Sociétés étrangères et ce ne sont plus qu'allées et venues des commissaires-délégués, allant trouver les invités de la Ville et leur souhaiter la bienvenue au nom de cette dernière, défilés des groupes qui se rendent à leurs sièges respectifs, arrivée de parents et amis que le temps a décidés à venir à Comines pour applaudir les leurs. Bref, à 2 heures ½, la Ville était en pleine animation, les rues, noires de monde et le Jardin Public à nouveau l'objet de l'admiration des étrangers. Combien d'yeux ont brillé de convoitise et combien de personnes ont dit : Heureux Cominois ! Ah ! si nous pouvions avoir, dans notre ville, un tel jardin !...
À 3 heures ½ eut lieu la revue des sociétés par la Municipalité et la Commission des Fêtes, aux sons de notre belle Marseillaise, puis le défilé dans toutes les rues, au milieu d'une foule qui s'écrasait. Ce fut une marche animée où les Musiques et les Fanfares entraînaient par leurs joyeux accords le cortège imposant.
Enfin, la dislocation du cortège se fit sur la Grand'Place et aussitôt, les pompiers et anciens militaires allèrent tirer leur prix à la cible, les gymnastes se rendirent Place du Château, où ils firent l'admiration des amateurs de sports, musique et chorales prirent possession des kiosques du Jardin Public et de la place de la Nouvelle-Aventure et tinrent jusqu'à une heure avancée de la nuit les amateurs de musique et de chant sous le charme de leurs morceaux choisis.
A 10 heures ½, un brillant feu d'artifice fut tiré « Aux Trois-Ballots » et clôtura ainsi cette fête, qui contenta, avec les petits commerçants cominois, tous les étrangers venus dans notre ville. Ces derniers s'en retournèrent chez eux, heureux d'avoir passé une bonne journée, heureux aussi d'avoir apporté leur concours à une ville dont la municipalité républicaine a pour devise ; Générosité et Bienfaisance.
Le lundi, à cinq heures et demie du soir, a eu lieu, à l'Hôtel de Ville, le tirage des primes pour les sociétés ayant participé à cette fête. Ce tirage a été présidé par les membres de la Commission des fêtes : MM. Achille Lambin, Ed. Leroy, Carlos Roger, Dumortier, Brulein et Favrelle.

Carnaval de Comines 6 avril 2014. Géants posant devant le Kiosque du Jardin public en octobre 2014. Grande Gueuloute et P'tite Chorchire.

(1) Fête des Louches de Comines
Comme toutes traditions, la Fête des Louches de Comines prend son origine sur quelques faits réels auxquels sont venus se greffer de nombreuses légendes et historiettes dues à l'imagination fertile des conteurs. Aussi, nous nous en tiendrons à ces rumeurs, faute d'avoir des documents probants.
La trace la plus ancienne que nous trouvons, relatant cette fête, date de 1846 et nous parle de Fête des
Louches à pot. L'auteur nous dit qu'elle se déroulait tous les ans, le 3 juillet, mais écrivant à l'imparfait, on en conclut qu'à cette date de 1846, cela fait fort longtemps que la fête n'a plus lieu. Et il nous conte l'origine orale de celle-ci : le sire de Comines aurait enfermé secrètement en son château un seigneur du pays, durant nombre d'années. Des membres de la famille de ce prisonnier passant sous les tours du château auraient eu la surprise de voir tomber à leurs pieds une cuillere d'argent blasonnée aux armes de leur famille. Soupçonnant donc la vérité sur l'absence du gentilhomme, ils auraient immédiatement rassemblés leurs vassaux et seraient venus délivrer le captif. Et ainsi, la ville de Comines organisait une fête anniversaire, au cours de laquelle, on jetait des cuilleres en bois du haut du château.
En 1856, un autre
conteur transforme le 3 juillet en 9 octobre et pour pimenter un peu l'histoire fait intervenir un couvreur sur la toiture du château. Le noble et malheureux prisonnier parvint à faire connaître son existence à un couvreur qui travaillait au-dessus de son cachot, en jetant à travers les barreaux de fer de sa cellule, tout son modeste ménage de bois avec lequel on lui servait à manger, et qui consistait principalement en petites louches. En outre, le malheureux captif ainsi libéré fonde une foire franche à Comines...
Du mardi 9 au lundi 11 octobre 1909, a lieu la Ducasse annuelle de Comines à laquelle on a greffé la fête des Louches afin de perpétuer la tradition perdue. Et en 1936, un
apprenti-historien nous dit avoir identifié le fameux prisonnier en la personne de Jean 1er de Comines, dit La Clyte, aux environs de 1415, dont la libération aurait été obtenue grâce au paiement d'une rançon faite par les drapiers et foulons de Comines ; et, mieux encore, en 1938, un émule de l'apprenti ci-dessus nous affirme que les archives de Comines possèdent les originaux de trois chartes fondamentales datées de mars 1456, juin 1459 et août 1535 afin d'asseoir sa théorie sur la franche-foire. Or, il est difficile de croire tout ceci pour la bonne raison que tous les archives cominoises antérieures à 1579 ont été anéanties : à cette date François de La Noue, dit Bras de fer (1531-1591) à la tête d'une armée huguenote mal payée, débridée, procède à des pillages en Flandre et c'est ainsi que Comines est assiégée, ruinée et incendiée.
Et aujourd'hui, toutes ces légendes sont entremêlées les unes aux autres afin de nous faire rêver...

(2) Cette fête musicale internationale annoncée pour le dimanche et le lundi de la Pentecôte 15 et 16 mai 1910 n'a jamais eu lieu. Le maire Ducarin, s'il a effectivement apporté de nombreuses améliorations et innovations dans sa ville, avait une fâcheuse tendance mégalomane, et cette fête qu'il voulait subventionner à hauteur de 10.000 francs, n'était qu'un effet de manches dont il avait le secret : annoncée plus de six mois à l'avance dans les journaux, elle ne servait en fait qu'à rappeler au Cominois, tous les bienfaits dont ils lui étaient redevables, à savoir les créations de l'Hospice-Hôpital, de la Goutte de Lait, de l'Abattoir, de l'Etablissement de Bains, du Jardin Public et de son Kiosque à musique et des Maisons Ouvrières...

(3) De 1929 à 1931, le maître verrier Luc-Benoît Brouard, chargé de reconstituer des vitraux à l'Eglise Saint-Chrysole détruite, va transformer en atelier, le temps du chantier, la "maison du gardien" du jardin public jouxtant l'église, bâtisse qui, malgré sa vétusté et en dépit de la guerre, est tout de même restée debout.

(4) La famille Schoutteten a fondé sa première Rubanerie en 1788 à Comines. En 1861, les affaires sont florissantes, à tel point qu'une cité est créée, route d'Armentières, avec 125 maisons, pour loger le personnel de l'usine. Désiré Ducarin qui, on l'a vu, est maire de Comines à partir de 1904, vétérinaire de formation, s'est lancé dans le tissage en 1889, puis dans la rubanerie en 1900, faisant ainsi figure d'arriviste auprès des frères Schoutteten — César et Paul — qui, eux, s'appuient sur une dynastie de rubaniers. En 1910, César Schoutteten, qui a ouvert une seconde usine, emploie plus de 300 ouvriers. D'après les journaux des années 1908 et 1909, la guerre était ouverte entre César et Désiré, les insultes et injures pleuvaient, les articles incendiaires déversaient leur fiel ; l'affaire se termine au tribunal le 17 mars 1909 où les deux adversaires s'excusent, l'affaire est close.
Pendant l'occupation allemande, leurs usines ont été bien malmenées avant que d'être détruites : la rubanerie Ducarin était transformée en hôpital allemand, la rubanerie Schoutteten, de son côté est, dès 1915, entourée de barbelés pour devenir un camp de prisonniers.

Comines - Ruines de la Grand'Place en 1918, cheminée intacte — Usine Schoutteten frères en ruine 1918
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Sociétés musicales actives à Comines en 1909 :
La Concorde (chorale), direction A. Toussart, 70 exécutants ;
Société philharmonique (harmonie), fondée en 1883, président Désiré Ducarin, direction G. Guillement, 90 exécutants ;
La Jeanne-d'Arc (trompettes), direction Louis Lesaffre, 26 exécutants.
La Fraternelle (Trompettes), direction A. Vermont.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 4 janv. 2016 14:47

COMMERCY - Le Kiosque
(MEUSE)
Jusqu'en 1758, un bâtiment appelé L'Auditoire, situé rue des Colins, fait office de Mairie à Commercy. Il donne même son nom à la place située devant. A cette date, les officiers de l'hôtel de ville de Commercy, en d'autres termes le Conseil municipal, prennent la décision de faire édifier un Hôtel de Ville digne de ce nom. Ils font appel à l'ingénieur Charles-Louis de Montluisant (1717-1780) qui en dresse les plans. L'entreprise François Collin (Claude Collin selon autre source) est choisie pour une prestation finale de 22.000 livres de Lorraine. Cette nouvelle Mairie construite sur la Place (Grande Place ou Place de l'Hôtel de Ville), est inaugurée en 1760. Elle mesure précisément quatre-vingts huit pieds de longueur et trente trois de largeur.

En 1767, le Château de Commercy est transformé en caserne, et la
hallotte — petite halle — située devant, qui servait pour les foires et marchés, se trouve désaffectée. En conséquence, le 20 octobre 1767, le Conseil municipal soumet une requête auprès de l'intendant de Lorraine Antoine-Martin Chaumont de La Galaizière, bailliage de Commercy : il serait indispensable de reconstruire des halles sur la place à l'alignement de l'hôtel de ville pour engager les villages voisins d'apporter des vivres à vendre et rendre les foires et marchés considérables par l'abondance des denrées et servir en même temps de couvert aux voitures des officiers, lesquels foires et marchés deviendraient entièrement défaits sans cette reconstruction, laquelle coûtera près de 3.000 livres. Demandons la permission à Monseigneur l'Intendant d'emprunter 15.000 livres. Pour justifier de ce dernier montant, la municipalité, outre la halle à reconstruire, envisage également de meubler la caserne du Château, doit payer une buanderie pour ledit château, etc. C'est donc cette année 1767 qui voit l'édification de ce vaste marché couvert, Halle reposant sur 27 piliers carrés de pierre de taille qui a coûté au final 6.444 livres de Lorraine au lieu des 3.000 livres budgetées.
Les foires et marchés qui se tenaient sous la hallotte du château se déroulent à présent sous la Halle de la place de l'Hôtel de Ville. Aux marchés hebdomadaires du lundi et du vendredi viennent s'ajouter quatre grandes foires annuelles : le 10 mars, le 2 mai, le 27 juillet et le 8 décembre. Bien entendu, la place de l'Hôtel de Ville tient également lieu de place du marché et sert en principe aux commerçants vendant de grosses marchandises ; la gestion des étalages, les jours de foire, est confiée à un entrepreneur qui règle une redevance de 525 francs (en 1843) à la mairie et qui perçoit deux francs pour environ 4 mètres linéaires d'étalage sous la Halle et soixante centimes à l'extérieur. Les foires aux bestiaux se tiennent sur le champ-de-foire, près de la prairie de Courpré.
En 1842, la Halle s'est en partie enfoncée, au lendemain d'une foire un peu trop chargée d'avoine ! Aussitôt, la municipalité, pour 43.000 francs, fait procéder à des travaux confortatifs.

Commercy - Halle du marché et Hôtel de ville — Jour de marché
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De même que le presbytère de l'Eglise Saint Pantaléon de Commercy a servi de prison dans les années 1791-1795, l'Hôtel de Ville, à son tour, en 1846 et 1847 se voit contraint d'accueillir, au rez-de-chaussée, la maison de dépôt et le logement du gardien. Les édiles locaux sont évidemment ulcérés et outrés, tout comme l'ensemble des commerciens. Le 7 juin 1847, le conseil municipal délibère et enjoint le Conseil général de la Meuse de remédier à cette situation, en lui envoyant d'une part un projet pour installer ce dépôt dans un bâtiment dépendant de la caserne de gendarmerie de Breuil, et en précisant d'autre part que le local ainsi libéré, permettra à la mairie d'y loger les pompes à incendie. En outre, le maire prévient qu'à partir du 1er janvier 1848 la ville refuserait le dépôt des prisonniers dans cette partie de son bâtiment. En réponse, le Conseil de la Meuse, succinctement et rapidement, rejette la proposition d'installer le dépôt dans le bâtiment de Breuil, et comme le dépôt actuel se trouve dans un local appartenant à Commercy, il est convenable d'indemniser la ville de cette détention. Une somme de 300 francs est portée à cet effet à la 1ère section du budget. Il faut imaginer l'ire qu'a dû provoquer cette réponse au sein du Conseil municipal de Commercy ! Mais rassurons-nous, l'affaire s'arrange, puisque, dès 1850, on s'aperçoit que trois maisons de dépôt neuves sont entretenues dans le secteur, par le Conseil général : à Commercy, à Void et à Gondrecourt.

En 1823, sur la Place, face à l'Hôtel de Ville, une fontaine monumentale est édifiée. Le projet initial prévoyait de surmonter le bassin d'une statue de marbre du roi Stanislas Leszczynski (ne cherchez pas : les z, s et c sont bien à leur place !) mais faute d'avoir obtenu la subvention demandée à la ville de Nancy, on y dresse, en 1825, une statue en pierre de Savonnières de près de deux mètres, représentant Apollon jouant de la lyre. Cette sculpture provient des bosquets du Château de Commercy, que divers régiments de Hussards occupent, comme nous l'avons dit, depuis 1767. La commune l'aurait achetée
à vil prix à Etienne Psaume (1769-1828), trois ans avant son assassinat par ses deux gendres qui, eux, termineront la tête tranchée en place publique à Saint-Mihiel, le 14 septembre 1829.(voir ici) La statue d'Apollon disparue dans les années 1870, est alors remplacée par un jet d'eau retombant dans deux bassins superposés au dessus du bassin initial.

Commercy - Hôtel de ville et Fontaine de 1823
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Commercy est devenu une ville de garnison très importante, deux autres casernes ont été construites depuis, dont nous reparlerons dans notre prochain développement sur le second kiosque de la ville.
Qui dit régiments dit musique militaire, et, en mars 1898, lors d'une séance du Conseil municipal, plusieurs de ses membres exposent que les musiques tant civiles que militaires, jouant à la belle saison sur la Place tous les jeudis et dimanches, se plaignent des rayons du soleil et de la promiscuité un peu trop pressante des auditeurs. Aussi, il devient nécessaire de construire un Kiosque à musique sur la place de l'Hôtel de Ville ; mais nos édiles ne trouvent rien de mieux que de vouloir faire sauter la Fontaine monumentale afin d'y édifier un Kiosque exactement sur le même emplacement, alors que la Place est carrément immense et totalement vide !
La fontaine n'est pas jolie et rien n'empêche sa destruction, argumentent-ils !
Fort heureusement pour les amoureux des fontaines, mais malheureusement pour les Musiques de Commercy et les passionnés de kiosques, la municipalité ne dispose pas des fonds nécessaires pour parvenir à ses criminels objectifs. Seule la Fanfare municipale tire son épingle du jeu en obtenant, à cette occasion, mille francs de subvention pour acheter divers instruments.
Mais ce n'est que partie remise ! Le 10 juin 1906, le Conseil municipal, tarabusté par les musiciens, finit par adopter une résolution, reprenant le projet de 1898 : il est donc décider de raser la Fontaine monumentale et d'édifier un Kiosque à musique sur le même emplacement, pour un budget fixé à 16.000 francs.
Les travaux sont mis en adjudication le 3 août 1906, à 10 h 30 précisément : Emile Petit-Didier, architecte départemental de Commercy depuis juin 1901, se charge des plans du Kiosque, tandis que Charles Pantz, ingénieur et métallier à Pont-à-Mousson puis à Jarville, emporte le marché de cette construction pour un montant de 15.459,85 frs. L'entreprise de maçonnerie Mazelin est en charge de bâtir le soubassement du kiosque : le chantier commence d'ailleurs mal pour Mazelin puisque le 20 octobre 1906, on le retrouve à la gendarmerie de Commercy venu déclarer que sur les 2.500 briques de Bourgogne qu'il a déposées sur la place de l'Hôtel de Ville en vue de cette construction, un mille environ de ces briques ont été détériorées. Il estime à 100 francs la perte qu'il éprouve...
Inauguré en 1907, le Kiosque à musique, de forme octogonale, bâti sur un soubassement de pierre, avec sa toiture en zinc, ses colonnes de fonte et sa rambarde de fer forgé, va enfin résonner de toutes les musiques commerciennes. Vont ainsi s'y produire par alternance le 155e Régiment d'Infanterie, le 6e Régiment de Hussards, la Fanfare municipale et la Musique municipale...
Commercy, fort heureusement, est épargné des bombardements en 1914-1918 et, se trouvant à l'arrière du front, la ville se trouve transformée en un vaste hopital où les blessés affluent dans les quatre hôpitaux disponibles. Afin de les occuper, des attractions sont créées sur le champ de foire, et, à partir du 15 janvier 1915, le marché couvert est transformé en
Poilu's Music Hall et Poilu's Cinéma Pathé, offrant une véritable salle de spectacle, organisée par le docteur Pierre-Louis Rehm (1884-1941). Ces spectacles servent fréquemment de collecteurs pour les blessés ou victimes du conflit : ainsi, le 3 mai 1917, lors d'une collecte pour les familles des victimes de la Meuse, le Music-Hall de Commercy offre le produit de la représentation qui vient d'y être donnée, soit 423,90 francs, ou encore la séance de projection du 5 septembre 1915 du film Vers les lignes du feu procure 1.232 francs pour les sociétés de secours aux blessés.
Tout comme la fontaine monumentale, le Kiosque à musique, sans raison, a été supprimé en 1967. La place de l'Hôtel de Ville a été renommée, de manière tout à fait originale, place .... Charles de Gaulle et transformée en parkings, la superbe Halle du marché couvert a été rasée, l'Hôtel de Ville est devenu une Ecole de musique, et la Mairie est partie s'installer dans l'ancienne Caserne-Château de Bercheny.
Kiosque supprimé.


voir ici Place de l'Hôtel de Ville (de Gaulle) de Commercy sans son Kiosque à musique et sans son Marché couvert, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Lun 4 Jan 2016 10:41

18 octobre 1907 — Fêtes à Commercy, fanfare au Kiosque.
— Des fêtes auront lieu le 27 octobre à Commercy sous la présidence d'un ministre :
A 9 heures, fête du centenaire du collège. — A 10 heures, kiosque et fanfare. — A 10 heures, inauguration de la caisse d'épargne. — A 11 heures, inauguration du monument Denis. — A midi, banquet au manège.


8 juin 1909 — Les fêtes de Commercy. Grande manifestation suivie de Concerts au Kiosque.

— Dimanche, la place de la Gare, la rue Carnot, l'avenue des Tilleuls, puis la place de l'Hôtel-de-Ville de Commercy étaient animées extraordinairement, par 750 sapeurs-pompiers environ et 290 musiciens, tambours et clairons, venant célébrer la fête annuelle de l'Union départementale des sapeurs-pompiers de la Meuse, sans compter la foule des commerciens et des étrangers qui, enflananés par ce spectacle à la fois solennel et patriotique, ont accompagné gaiement ces hôtes d'un jour.
D'après les dispositions prises par le chef de la Musique municipale de Commercy, M. Rivière, la revue et le défilé ont eu un succès sans précédent.
Toutes les compagnies et subdivisions faisaient face au cimetière dans l'ordre suivant : les cinq sociétés de musique : Fanfare municipale de Void, Fanfare d'Euville, Amicale de Vaucouleurs, Harmonie municipale de Saint-Mihiel et Musique municipale de Commercy, sous la direction de M. Rivière ; les officiers de sapeurs-pompiers en délégation ; les compagnie de Bar et de Verdun ; la Musique des sapeurs-pompiers de Bar-le-Duc.
Aussitôt après le passage du capitaine Martin, chargé de là revue, les cinq musiques sont venues prendre place en face de la tribune officielle. Les officiers en délégation se sont placés à la gauche des musiques. La revue terminée, la musique des sapeurs-pompiers de Bar-le-Duc a pris la tête du défilé ; venaient ensuite les compagnies et subdivisions des 58 communes, puis les cinq musiques suivies des autorités et officiers en délégations ; la compagnie de Commercy fermait la marche.
Après le vin d'honneur et la conférence du capitaine Martin, de Verdun, a eu lieu le banquet de 360 couverts dans la salle de la Renaissance, sous la présidence de M. Poincaré.
Puis, à 3 heures du soir, le festival-concert sur le kiosque municipal. Les six sociétés de musique, sous la direction de M. Rivière, ont exécuté un morceau d'ensemble, l' « Entrée à Tananarive », allegro, de Marsal, puis chacune des sociétés, deux morceaux de choix, et, pour terminer, la « Marseillaise » par toutes les musiques.
De 8 à 9 heures du soir, la musique militaire du 155e d'infanterie a donné un concert sur la place de l'Hôtel-de-Ville.

31 août 1913 — Concert de la Musique municipale au Kiosque
— Commercy. Musique municipale. — Programme du dimanche 31 août 1913, de 8 heures ½ à 9 heures ½, au kiosque municipal :
1. Le Bienheureux, pas redoublé (Leroux). — 2. Ouverture svmphonique (Buot). — 3. Le Caillou du Rhin (Corbin). — 4. Gavotte naïve (Trespaillé). — 5. Le Jour et la Nuit (Ch. Lecocq).
Le chef de musique : A. Geisen.


8 mai 1921 — Programme Fête nationale de Jeanne d'Arc. Musique du 155e R.I. au Kiosque.
— Samedi 7 mal, 20 heures, Cloches en volées, salves d'artillerie.
20 h. 15, Retraite aux flambeaux par les tambours, clairons et la musique du 155e R. I.
— Dimanche 8 mai, 8 heures, Cloches en volées, salves d'artillerie.
9 heures, Revue des troupes de la garnison. avenue des Tilleuls. A l'issue de la revue, visite au cimetière. — 12 heures, Cloches en volées, salves d'artillerie.
14 heures, au Marché Couvert, conférence publique et gratuite sur Jeanne d'Arc par M. Mazeu, principal du collège, avec audition de chants et de choeurs ; la musique municipale prêtera son concours.
16 h 30, un cortège historique parcourra les rues de la ville. — 20 heures, Concert par la musique du 155e R.I. sur le kiosque.
21 heures, Bal public sur la place de l'Hôtel de Ville.
Au cours de la journée il sera fait, par les soins de la section commercienne de la Ligue Française, une quête au profit des familles nombreuses de la localité.

11 septembre 1921 — Concert militaire au Kiosque
— Musique militaire. Programme du dimanche 11 septembre 1921 :
1. La vieille garde. Pas redoublé. — 2. Violette. Polka. — 3. Oh ! Johnny! Oh!. One step. — 4. Mosaïque sur Martha. Opéra de Flotow. — 5. Mimi Pinson. Mazurka. — 6. Parfum d'éventail. Valse. — 7. Le beau régiment. Avec chant. — 8. Le beau régiment. Pas redoublé.
En cas de mauvais temps, ce programme servirait le dimanche suivant.

23 juin 1923 — Concours de Tir. Concert de la musique municipale de Saint-Mihiel au Kiosque de Commercy.
— Le concours de l'Union départementale des Sociétés de Préparation Militaire a eu lieu dimanche, à Commercy. Un programme intéressant avait été préparé. Malheureusement la pluie a amené des modifications importantes. Le concours eut lieu le matin entre les différentes sociétés.
A midi, un banquet réunissait les autorités et personnalités invitées, sous la présidence de M. le Préfet de la Meuse.
A 13 h. 30, la musique municipale et « La Commercienne » allaient à la gare chercher les sociétés de gymnastique de Saint-Mihiel et Verdun et revenaient, aux accents d'un pas redoublé, au marché couvert où, par suite du mauvais temps, devait avoir lieu la distribution des prix. Des discours furent prononces par le représentant de M. Chéron ; M. Legrand, président de « La Commercienne » et M. le Préfet de la Meuse. Ensuite commença la lecture du palmarès. Des bronzes, des coupes, des médailles furent distribuées aux vainqueurs de la journée.
Ensuite, sur la place de l'Hôtel-de-Ville, « La Commercienne » exécuta des mouvements d'ensemble et des exercices de gymnastique, pendant que la musique municipale de Saint-Mihiel faisait un concert sur le kiosque.
Puis ce fut le retour vers la gare, musique en tête.

14 juillet 1925 — La Fête Nationale à Commercy. Sortie des tambours et clairons du 94ème R. I. La Cigale au Kiosque
— Belle journée par la température et par les différentes fêtes. Dès le 13, les Commerciens s'étaient mis en route en suivant la retraite faite par la musique municipale La Commercienne et les tambours et clairons du 94ème R. I. A l'issue de la retraite, un concert exécuté par la Cigale eut lieu sur le kiosque.
Le 14, dès 8 heures, la ville est en mouvement ; les troupes se placent devant le Monument pendant que les autorités et les sapeurs-pompiers se forment en cortège devant la mairie ; à ce moment M. le Maire remet la médaille d'honneur à M. Maillard Adrien, sergent à la Compagnie des Sapeurs-Pompiers.
Les officiels se rendent ensuite au Monument ; après la visite, ils se placent à côté et le commandant d'armes remet la Légion d'Honneur à un officier de réserve ; puis les troupes défilent.
Au cours de la matinée a lieu le concours de pêche organisé par l'Hameçon Commercien ; une centaine de concurrents y prennent part. Le prix pour le plus gros poisson revient a M. Brandenbourger ; pour le grand nombre c'est Mme Ségaud qui l'emporte.
Dans l'après-midi ont lieu différents jeux sur le champ de foire ; de même les exercices de natation attirent une grand nombre de spectateurs.
A 21 heures, un bal qui se prolonge fort tard dans la nuit clôture la fête.

23 au 25 juin 1928 — Programme des Fêtes de Commercy. Défilés, Concerts, Bals.
Nous donnons ci-dessous le programme des fêtes qui se dérouleront samedi 23, dimanche 24 et lundi, 25 Juin 1928.
— Samedi 23 Juin : 20 h. 30. Retraite aux flambeaux, avec le concours de la Musique Municipale et des sociétés de gymnastique. Départ : place de l'Hôtel-de-Ville. 21 h. 30. Grand bal.
— Dimanche 24 Juin : 10 heures. Course à pied de midinettes. 10 h. 15. Course de vétérans.
A 13 h. 30, défilé de la reine et de ses demoiselles d'honneur, sur un char fleuri, dans la ville de Commercy, accompagnées de la Musique Municipale, la Fanfare de Vaucouleurs et les sociétés de gymnastique. Le départ du cortège aura lieu devant l'Ecole supérieure de jeunes filles pour continuer l'itinéraire suivant :
Rue de Lisle, rue Carnot, rue Porte-au-Rupt, place de l'Hôtel-de-Ville, rue de la Poterne, place Denis, place du Fer-à-Cheval, rue de la Paroisse, rue de la Gare, rue de St-Mihiel où aura lieu l'arrivée sur le cours de la Fête.
15 heures. Réception de la reine au quartier des Forges. Bris de la banderole par la reine. Lâcher de pigeons par la société « Union et Progrès ». Réception des Présidents d'honneur. Un vin d'honneur sera offert dans la salle aménagée par le Comité des Fêtes. 16 heures. Concert donné par la Musique Municipale et la Fanfare de Vaucouleurs. 17 heures. Ouverture de bal. 21 heures. Bal à grand orchestre et bataille de confettis.
— Lundi 25 Juin : l4 heures. Course à pied. (Tour de la ville). 16 heures. Ouverture de la fête et du bal.
21 heures. Bal à grand orchestre. De nombreux prix en argent et en nature seront distribués.

18/7/1931 — Fête sportive suivi d'exécution musicale sur le Kiosque de l'Hôtel de ville
— Dimanche 19 Juillet : grand concours régional de pêche à la ligne organisé par l'Hameçon Commercien.
De 8 à 9 heures, rassemblement des pêcheurs sur la place du Fer-à-Cheval.
Distribution des numéros tirés au sort le 17 juillet pour les emplacements du concours. Formation du cortège. Défilé obligatoire, sauf pour les mutilés.
De 9 h. 30 à 11 h. 45, pesage du poisson et formation du défilé pour le retour en ville. A midi 30, banquet par souscription, salle du restaurant Viard. Prix, 25 fr
De 14 à 16 heures, fête sportive et athlétisme organisée par la Commercienne, au Champ de Foire : mouvements d'ensemble, barres fixes, barres parallèles, pyramides, mouvements rythmiques par la section féminine ; concert par la Musique municipale.
A 15 heures, distribution des prix au marché couvert, aux lauréats du concours de pèche et aux sociétés. A 16 h. 15, exécution musicale sur le kiosque de la place de l'Hôtel-de-Ville.
A 18 heures, accompagnement à la gare des sociétés étrangères par la Musique municipale. De 21 à 29 heures, grand bal populaire , gratuit, sur la place de l'Hôtel-de-ville, ou, en cas de mauvais temps, au marché couvert.

Commercy - Place hotel de ville, halle et fontaine avant suppression — Halle et Kiosque à musique
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3 décembre 1932 — Fête de l'Armistice à Commercy. Concert au Kiosque.
— Dès 8 heures, une volée de cloches annonçait la célébration de l'anniversaire la victoire.
Deux heures après, un cortège se forma devant la sous-préfecture et, mulue municipale en tête, se rendit au cimetière militaire.
Parmi les autorités présentes, nous avons noté la présence de M. Delpoux, sous-préfet de Commercy, M. Morelle, maire de la ville, M. le colonel Pierrat, commandant d'armes, MM. Legrand et Garnier Francy, adjoints des personnalités civiles et militaires, des délégations d'anciens combattants, de vétérans des armées de terre et de mer, de médaillés militaires, des anciens du 155e, les enfants des écoles.
Une élève de l'école communale et un jeune garçonnet récitèrent tour à tour, une poésie en hommage à nos morts.
Le cortège se reforma après la visite du cimetière et se rendit place de l'Hôtel-de-Ville, où la revue des troupes de la garnison fut passée par M. le colonel Pierrat. Un défilé suivit devant le monument aux morts. L'après-midi, diverses fêtes eurent lieu au champ de foire et un concert très goûté fut donné par la musique militaire, au kiosque.
Cette journée de joie patriotique se termina gaiement par un bal très animé dans la salle de la Renaissance.

25 avril 1936 — Concert de la musique municipale au Kiosque repeint à neuf.
— Dimanche dernier, la musique municipale a donné son premier concert annuel place de l'Hôtel-de-Ville, dans un cadre rajeuni.
Le terre-plein de la place avait été amélioré par les services de la voirie municipale, et il fut très agréable au nombreux public de se promener sur le sol uni. Le kiosque, lui aussi, était repeint à neuf, et le soleil prodigua ses chauds rayons, donnant aux objets un aspect brillant et clair.
Le programme, exécuté par la belle phalange des musiciens commerciens, était lui aussi renouvelé et comportait un ensemble de morceaux variés qui surent, pendant plus d'une heure, charmer les auditeurs.
Les applaudissements nourris qui ont accueilli la fin de chaque morceau ont prouvé que le public appréciait la bonne volonté et le travail persévérant de nos musiciens : c'était un vibrant encouragement pour les exécutants et pour leur chef dévoué, M. Leroy, auquel on doit tout particulièrement les succès de nos musiciens.


20/6/1936 — La fête du quartier des Forges à Commercy. Concert de la Musique Municipale
— Voici le programme de la fête du quartier des Forges qui débute ce soir samedi, à 20 h. 30, par une retraite avec la Musique Municipale. A 21 heures, il y aura grand bal et ouverture de la fête foraine.
La journée de demain dimanche est naturellement plus chargée :
A 14 h. 30, défilé et concert par la Musique Municipale. A 15 heures, commencement du concours de tir. A 21 heures, bal avec valse-surprise à minuit.
Le lundi 22, à 21 heures, un grand bal de nuit clôturera la série des réjouissances.


20/6/1936 — Concert de la musique municipale de Commercy au Kiosque de la place de l'Hôtel de Ville
— La musique municipale de Commercy a donné dimanche soir, au Kiosque de la place de l'Hôtel de Ville, un concert apprécié. Le public, profitant d'une soirée de beau temps, était sorti, nombreux, pour écouter notre phalange, et il lui prouva sa satisfaction. Les progrès accomplis par nos musiciens sont remarquables et les jeunes, notamment, tiennent déjà leur place avec honneur. Qu'ils en soient félicités, ainsi que leur chef dévoué.

14 juillet 1936 — Fête nationale à Commercy. L'Harmonie Municipale et les musiques du 94e R.I. et du 103e R.I. au Kiosque.

— A Commercy, la fête nationale a gardé son caractère purement patriotique et a été célébrée avec une ferveur incontestable. La population a participé avec entrain à toutes les manifestations prévues. Les rues de la ville étaient pavoisées très abondamment aux trois couleurs.
La retraite aux flambeaux du lundi fut suivie par une foule nombreuse, alertement entraînée par l'Harmonie Municipale, la musique du 94e et la fanfare du 103e. Tous les musiciens réunis donnèrent ensuite un brillant concert au kiosque.
Le mardi, dès 8 heures, la foule affluait avenue des Tilleuls où avait lieu la revue. Les troupes, qui avaient fière allure dans leurs nouvelles tenues kaki, se massèrent sur l'avenue. Les autorités civiles, les sections d'Anciens Combattants se rangèrent sur le terre-plein devant le collège, les officiers sans troupe et de réserve prirent la suite des troupes. La compagnie des sapeurs-pompiers fut également alignée.
Le colonel Bénard, commandant d'armes, passa les troupes en revue, puis les nouveaux promus vinrent recevoir leur décoration avec le cérémonial traditionnel. Le colonel Bénard reçut la rosette rouge des mains du colonel Bestlagne, puis il décora à son tour MM. Jean Dodin de la Légion d'Honneur et Raymond Bernard de la médaille militaire.
Ce fut ensuite le défilé : le chef d'escadron Taro le dirigeait, puis les sapeurs-pompiers derrière le capitaine Garnier, le bataillon du 94e et sa musique derrière le commandant Berge, et le 103e avec sa fanfare et son matériel impressionnant.
La revue terminée, les autorités civiles se formèrent en cortège pour se rendre au monument aux Morts. Les sapeurs-pompiers, la musique municipale, les gymnastes de la Commercienne, les enfants des écoles avec leurs maîtres, les drapeaux des A. C., des médaillés, des vétérans, des délégations des sociétés patriotiques, A. C. avec M. Rodrique, Thiébaut, Médaillés avec M. Charles, S. O. R., vétérans, Amicale du 155e, donnèrent à ce cortège un caractère imposant.
Formant le carré devant le monument, la foule observa une minute de silence et écouta respectueusement la Marseillaise.
Le cortège se rendit ensuite à l'Hôtel de Ville et, avant la dislocation, M. Briens, sous-préfet, remit la médaille d'honneur des sapeurs-pompiers au sergent-major Leroy.
Ce fut ensuite les traditionnelles réjouissances populaires, courses à travers la ville le matin ; courses, marches, jeux au champ de foire, et natation dans le port du canal, l'après-midi.
Le soir, la foule était dense autour du kiosque pour y applaudir la musique municipale, et le bal qui suivit fut plein d'entrain malgré un temps menaçant.

Commercy - Halle et Kiosque à musique — Musique du 155e de ligne au Kiosque
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9 juillet 1938 — La Fête Nationale du 14 Juillet
— Voici le programme des fêtes qui se dérouleront dans notre ville les 13 et 14 juillet :
Mercredi 13 juillet.
A 18 heures : Une distribution de secours sera faite aux indigents à l'Hôtel de Ville.
A 20 heures : Sonnerie de cloches. A 20 h. 30 : Une retraite aux flambeaux, par les musiques municipales, la fanfare du 94e Régiment d'Infanterie et les trompettes du 103e R.A. parcourra les principales artères de la ville.

Jeudi 14 juillet.
A 8 heures : Sonnerie de cloches. A 9 heures, avenue des Tilleuls : Revue et défilé des troupes de la garnison et de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers. Au cours de la revue, on procédera à une remise de décorations. A l'issue de la cérémonie, une visite officielle au monument place de l'Hôtel de Ville, sera faite par les autorités civiles et militaires, les enfants des écoles et les délégations des sociétés locales. Le cortège se formera à proximité du Collège. A 10 h. 15 : Courses à pied (départ et arrivée place de l'Hôtel-de-Ville).
A 12 neures : Sonnerie des cloches. Salves d'artillerie. De 14 à 17 heures, sur le Champ de Foire et le Port du Canal, des attractions et des jeux divers seront organisés par les sociétés locales. A 20 heures : Sonnerie de cloches. Salve d'artillerie. Illuminations des édifices publics et du monument aux Morts.
A 21 heures : Concert par la musique municipale au Kiosque place de l'Hôtel-de-Ville.
A l'issue du concert, bal public sur la place de l'Hôtel-de-Ville. (En cas de mauvais temps, au Marché Couvert).


20 mai 1939 — Fête de Jeanne d'Arc. Harmonie municipale, Musiques des 94e R.I. et 103e R.I. au Kiosque
— Commercy. La fête nationale de Jeanne d'Arc a été célébrée avec ferveur par la population commercienne.
Malgré le temps incertain et les menaces d'averses, le samedi soir, une foule joyeuse suivit la retraite aux flambeaux où participaient, avec l'Harmonie Municipale, la musique du 3e bataillon du 94e Régiment d'Infanterie et la fanfare du 103e Régiment d'Artillerie. A l'issue de la retraite, au kiosque municipal, les trois musiques exécutèrent chacune des marches militaires brillamment enlevées et très applaudies par la foule, qui garnissait la place de l'Hôtel-de-Ville.
Dimanche 14 mai, sur l'avenue des Tilleuls, c'était la revue de la compagnie du sapeurs-pompiers, sous les ordres de son nouveau capitaine, M. Georges Parmentier, des troupes de la garnison, par le colonel Henry, commandant d'armes. Un public nombreux était massé sur les deux côtés de l'avenue.
A la place réservée aux autorités civiles, on pouvait remarquer M. le sous-préfet Fauconnier ; M. le docteur Morelle, maire ; plusieurs conseillers municipaux, les chefs d'administrations civiles et militaires ; M. Haiblet, commissaire de police ; les délégations des Vétérans, Médaillés Militaires, Anciens Combattants ; l'Amicale des S. 0. R. ; les Anciens du 155e, avec leurs drapeaux et leurs présidents.
Le défilé, qui eut lieu ensuite, était commandé par M. le lieutenant-colonel Poncet, du 103e régiment d'artillerie.
Ce fut, sous un clair soleil, que défilèrent, aux accents d'un entraînant pas redoublé joué par la musique du 94e d'Infanterie, pompiers, fantassins, artilleurs accompagnant les lourds canons et l'étendard du 103e R. A. L. A. escorté de sa garde d'honneur.
Enfin, à 20 h. 30, un concert donné par la Musique Municipale réunit, autour du kiosque, une foule nombreuse qui applaudit chaleureusement à tous les brillants morceaux qu'elle exécuta.

Sociétés musicales actives à Commercy en 1909 :
Fanfare municipale, direction Simon, 30 exécutants ;
Musique Municipale (harmonie), président Grosdidier, député-maire, direction Ch. Rivière, 55 exécutants.
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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 6 janv. 2016 15:35

COMMERCY - Casernes d'Infanterie - Le Kiosque
En 1900, Commercy compte 3.000 militaires cantonnés sur son territoire. Ils sont répartis entre :
— la Caserne du Quartier du Château installée dans le château de Bercheny réquisitionné à cet effet depuis 1767 ;
— la Caserne Margueritte, quartier de cavalerie construit en 1890 qui accueille le 10e régiment de Hussards de 1892 à 1897, puis le 6e régiment de Hussards de 1898 à 1910 et le 4e régiment de Dragons de 1910 à 1914 (de 1922 à 1939, ce seront les 98e, 361e et 103 R.A.L. qui s'y succéderont) ;
— la Caserne d'Infanterie (la présente carte), rebaptisée Caserne Oudinot en mars 1912 en hommage au maréchal d'empire Nicolas Oudinot (1767-1847), à l'initiative d'Emmanuel de Mac-Mahon, fils du fameux maréchal. Colonel du 155e R.I. de Commercy, il en fait la demande à Millerand, ministre de la guerre, qui s'empresse d'y accéder.

De 1870 à 1873, les hussards et les chasseurs prussiens occupent la caserne du château de Commercy. Par manque de place ils font construire par la ville de Commercy des baraquements, route de Void. Le 28 juillet 1873, les Prussiens qui évacuent le territoire français depuis le 15 juillet, laissent la place au 94ème Régiment de ligne qui vient s'installer au château de Commercy, quartier Bercheny. Plusieurs régiments s'y succèdent, et, en 1886, les baraquements sont à nouveau utilisés pour y accueillir un bataillon du 44ème Régiment d'Infanterie, pour les mêmes raisons de place que les Prussiens, 15 ans auparavant.
Jusqu'en août 1887, on compte 144 régiments de ligne (d'infanterie) sur le territoire. A cette date, 18 régiments supplémentaires sont créés, d'environ 1.500 hommes chacun. Afin de former ces nouveaux groupes, 54 régiments sont désignés afin de fournir chacun le contingent qu'ils ont de disponible.
C'est ainsi que sont créés les 155e de ligne, cantonné à Lérouville et le 154e de ligne affecté à la caserne de Commercy, précisément dans les baraquements laissés par les Allemands en 1873. Une grande partie du 154e régiment est constituée du 118e de ligne de Quimper, détaché provisoirement en 1887 au fort de Charenton.
Le 5 juin 1889, la municipalité acquiert deux parcelles de terrain pour
régulariser le périmètre du baraquement de Commercy.
Le 4 avril 1890, à cinq heures, les baraquements sont incendiés, le feu s'est déclenché dans le bâtiment de la section des ouvriers d'administration. La poudrière est préservée, mais quatre rangs de baraques où réside le 154e de ligne sont en cendres.

Nous avons essayé de suivre les pérégrinations des Régiments d'infanterie affectés à cette caserne, et on peut en conclure que les pioupious n'avaient pas le temps d'attraper des engelures !...
— Du 10 au 15 octobre 1890, le 154e de ligne part à Nogent-sur-Marne, le 153e régiment de forteresse lui laisse la place et vient à Commercy. Dans le même temps, le 155e qui était à Lérouville permute avec le 162e à Saint-Denis.
— En mai 1891, le 154e Régiment régional d'infanterie est déjà revenu à Commercy.
— Le 19 octobre 1893, le 154e quitte à nouveau Commercy pour Saint-Denis où il remplace le 155e Régiment d'infanterie qui, outre la caserne de Saint-Denis, possède des détachements à la poudrerie de Sevran-Livry, aux forts d'Aubervilliers, de l'Est, de Cormeilles, d'Ecouen, de Stains, de Montmorency, ainsi qu'à la redoute de Fontenay. Le 155e quitte Saint-Denis pour Lérouville où le 162e de ligne cantonnait. Le 162e s'installe à Commercy.
— Entre le 10 et le 20 octobre 1896, le 154e R.I. revient de Saint-Denis et prend place à Lérouville d'où le 155e R.I. part pour Commercy. Le 162e R.I. qui occupait Commercy repart à Saint-Denis.
A partir de cette date, le 155e Régiment d'infanterie semble ne pas avoir changé de cantonnement jusqu'en 1914. Exception faite du mois d'août 1905 où deux trains spéciaux sont affrétés pour embarquer nos 1.500 fantassins : destination la gare de Mourmelon-le-Petit. La raison est toute autre que les permutations habituelles : le régiment, infecté de fièvre typhoïde, va séjourner sous des tentes au camp de Châlons et restera isolé jusqu'après la disparition de l'épidémie. Pendant ce séjour forcé, les casernements de Commercy seront désinfectés.
Ce ne sera ni la première ni la dernière épidémie survenue au sein du 155e R.I. : ainsi, fin janvier 1908, la rougeole et la scarlatine y font rage ; en décembre 1909, la scarlatine réapparait, 18 soldats sont atteints.

En 1904, la construction de l'ensemble des bâtiments de la caserne semble en gros terminée, mais d'anciens baraquements subsistent encore.
En août 1906 un nouveau pavillon de troupe, baraquement G, est édifié. Les travaux sont mis en adjudication : l'entreprise Erb de Toul emporte le marché de la maçonnerie et terrassement pour 146.000 frs, six autres entreprises prenant les autres lots pour une centaine de mille francs.
Le 16 juillet 1908, a lieu une nouvelle adjudication pour 195.200 frs maçonnerie destinée à des travaux de réorganisation de la caserne. Cette fois-ci, c'est M. Montmerle de Commercy qui est sélectionné.
Les musiques des 154e, 155e et 162e Régiments d'Infanterie de la caserne Oudinot offrent tous les dimanches leurs prestations sur la place de l'Hôtel de Ville de Commercy et, seulement depuis 1907, bénéficient d'un Kiosque à musique sur ladite place.
Sur l'esplanade de la caserne Oudinot, devant les bâtiments, à un emplacement formant jardin, un Kiosque à musique octogonal en bois, avec un soubassement de pierre, est édifié en 1909-1910. Il sert aussi bien aux répétitions de la musique qu'à l'accompagnement des exercices de manoeuvres et défilés qui ont lieu sur ce terre plein.
Dès la fin de 1914, la Caserne Oudinot est transformée en grande partie en Hôpital militaire.
A la sortie du conflit, le 155e R.I. est décimé, sa musique reste encore debout. En décembre 1922, le régiment est finalement dissout. Le Kiosque est supprimé.
A partir de 1921 jusqu'en 1935, de nouveaux travaux sont entrepris : clôture de la caserne en août 1921 pour 15.050 frs ; en juin 1923, le bâtiment E1 est transformé en hangar à manoeuvres pour 149.000 frs ; fourniture d'ameublement divers en octobre 1923 pour 49.910 frs ; construction d'une cantine sur le baraquement Z1 en juillet 1932 pour 146.000 frs ; création d'un atelier de réparation de matériel auto pour 105.000 en avril 1935.
Fin 2013, les derniers militaires, le 8e R.I., ont abandonné les lieux.
Le 24 septembre 2014 Manuel Valls et ses ministres Sapin, Le Drian et Eckert ont autorisé la cession pour un euro symbolique des 225.422 m² de terrain et 43.948 m² de bâtis constituant l'ancienne caserne Oudinot. Le bénéficiaire, la communauté de communes de Commercy, a revendu une partie des terrains au groupe industriel et d'armement belge Cockerill.
Kiosque supprimé.

voir ici Caserne Oudinot de Commercy sans kiosque, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Mer 6 Jan 2016 14:07

22 mai 1913 — Les antimilitaristes vite matés !
— A Lérouville, où se trouve le 154e d'infanterie, et à Commercy, où est le 155e, des tentatives de manifestation ont été faites elles n'ont eu d'autre résultat que l'arrestation de quelques meneurs.
Incidents à Nancy. Le général Goetschy a voulu que les sanctions qu'il a prononcées contre les mutins de Toul fussent appliquées immédiatement, ce qui a été fait ce matin. Les quinze soldats envoyés aux bataillons d'Afrique sont partis ce matin, par chemin de fer, pour Marseille ; les seize caporaux et soldats déférés au conseil de guerre ont été conduits à la prison militaire ; enfin, les quarante soldats punis de trente à quarante jours de prison ont été conduits, sous bonne garde, dans les forts.
A Nancy, un petit incident s'est produit à la foire, qui se tient en ce moment cours Léopold et place Carnot. Des camelots chantaient, pour les vendre, des chansons antimilitaristes. Comme des soldats avaient été remarqués dans les groupes qui entouraient les camelots, le général Goetschy fut prévenu et avertit immédiatement la police. Celle-ci s'empressa de disperser la foule et confisqua les chansons.

16 mai 1920 — Fête et musique à Oudinot.
— Commercy. La mission de la Presse lorraine fut reçue à la gare par un officier d'état-major de la garnison qui conduisit ces journalistes à la caserne du 46e d'artillerie. Là, les attendaient les autorités civiles et militaires, entre autre, le général Goybet, commandant la 79e brigade, M. Morelle, adjoint au maire, Vilasser, secrétaire en chef honoraire de la Sous-Préfecture et une délégation du conseil municipal.
Après la manœuvre du 75, les jeunes soldats furent réunis dans la cour pavoisée du quartier, afin que les journalistes messins puissent juger de leur degré d'instruction.
La visite s'est continuée à la caserne du 155e régiment d'infanterie où le colonel Ruillier et le lieutenant-colonel Lequeux leur réservèrent un accueil des plus sympathiques.
La musique sous l'habile direction de son chef M. Guet exécuta plusieurs marches.
Des artistes se firent applaudir ensuite dans leur répertoire de chansonnettes.
Une exhibition de sport athlétique termina la fête de la caserne Oudinot.
Ils se rendirent ensuite au foyer du soldat créé et entretenu par M. Bizot.
Le soir en l'absence de M. Grosdidier, sénateur et maire de la ville, son adjoint M. Morelle présida au banquet offert par la Municipalité à l'Hôtel de la Cloche.

Commercy - Caserne Oudinot (publiée par berckofil) — Entrée caserne Oudinot et Kiosque
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24 décembre 1932 — Cérémonie militaire, place de l'Hôtel, puis Caserne Oudinot.
— La cérémonie de la présentation au drapeau et de la remise de la fourragère aux jeunes soldats du 3è bataillon de Commercy, a eu lieu mardi dernier, avec le concours de la musique du 94e R. I., de Bar.
Aussitôt arrivé à Commercy, le drapeau du 94e et sa compagnie d'honneur se rendirent, musique en tête, sur la place de l'Hôtel-de-Ville et s'inclinèrent devant le monument aux Morts, pendant l'exécution de la Marseillaise.
Dans la cour de la caserne Oudinot, en présence des troupes, des drapeaux du 94e et du 155e, et des délégations d'Anciens Combattants des deux régiments, M. le lieutenant-colonel de Pascal, du 94e, présenta le drapeau du régiment et prononça une émouvante allocution.
Le bataillon défila ensuite devant les drapeaux et se rendit au monument élevé à l'entrée de la caserne où une minute de recueillement fut observée.
A 14 heures, la musique du 94e a donné à la population un concert sur le kiosque de la place de l'Hôtel-de-Ville.

29 août 1936 — Cérémonie du souvenir. Monument aux mortd élevé dans la cour de la Caserne Oudinot.
— Dimanche dernier 23 août, les amicales des Anciens combattants des 155e et 355e R.I. ont célébré à Commercy leur annuelle cérémonie du souvenir, pour commémorer la mémoire de leurs malheureux compagnons d'armes.
Le 155e R.I. tenait garnison à Commercy avant-guerre et bon nombre de Commerciens ont appartenu à ce régiment qui, dès le début des hostilités, s'est couvert de gloire ; le 22 août 1914, les sanglants combats de Joppécourt virent tomber un grand nombre des siens et c'est à cette date anniversaire qu'un an sur deux, a lieu cette cérémonie du souvenir.
La journée débuta à 9 h. 30, en l'église Saint-Pantaléon, par une messe, au cours de laquelle M. l'abbé Depoisson prononça un sermon de haute portée morale, sous une forme simple et familière, rappelant quelques traits édifiants de la vie des tranchées, rapprochant les heures sombres de 1914 et celles de 1936.
Puis, devant la mairie, les délégations des sociétés patriotiques de la ville (A. C.. Médaillés, Vétérans) se formèrent en cortège et accompagnèrent les membres des deux associations. Derrière le fanion de l'Amicale, qui remplace de drapeau du régiment, le cortège se rendit à sa caserne Oudinot, où il fut reçu par le capitaine Henon, du 103e R. A., représentant le colonel-commandant d'armes.
Devant le monument élevé dans la cour de la caserne, à la mémoire des morts des deux régiments, après la sonnerie "Au Drapeau" et une minute de recueillement, le président de Paris, M. Prévost, après avoir déposé une gerbe de fleurs devant le monument du souvenir fit, suivant la tradition, l'appel des morts, ponctué par la sonnerie aux morts et prononça une intéressante et patriotique allocution, dont nous ne pouvons donner ici qu'un bref résumé. (...)

11 juin 1938 — Fête du souvenir du 155ème de ligne. Concert au Marché couvert place de l'hôtel de ville
— A Commercy, les Anciens combattants des 155e et 355e R.I. ont célébré leur fête annuelle du souvenir.
Comme chaque année, à l'époque de la Pentecôte, les Anciens Combattants des 155e et 355e R.I. sont allés à Commercy, leur garnison d'avant-guerre, organiser une pieuse manifestation en souvenir des nombreux morts des deux régiments. Une compagnie du 155e Régiment d'Infanterie de Forteresse, qui a remplacé l'ancien 155e de Commercy, avec musique et drapeau, chargée de participer à cette cérémonie, arriva samedi soir de Stenay et traversa les principales artères de la ville au milieu de l'enthousiasme de la foule faisant la haie sur son passage.
La journée du dimanche débuta à l'Hôtel de Ville, par l'assemblée générale de l'Amicale.
A 9 h. 30, un service religieux à la mémoire des Morts des deux régiments fut célébré en l'église Saint-Pantaléon par M. l'archiprêtre Houzelot. A l'issue de l'office religieux, les diverses sociétés d'Anciens Combattants, avec leurs drapeaux, se rendirent, précédées de la musique du 155e, et suivies d'une foule nombreuse, au monument aux morts du 155e, érigé à l'entrée du quartier Oudinot.
Là, après avoir déposé une gerbe de fleurs au pied de la stèle, les Anciens procédèrent à un appel symbolique de leurs camarades tombés au Champ d'Honneur, puis M. Prévost, président de l'Amicale Parisienne des Anciens des deux régiments, prit la parole. Après avoir remercié les autorités civiles de Commercy d'avoir bien voulu rehausser de leur présence la fête du jour, l'orateur fit un bref exposé de l'organisation de l'Amicale depuis la dissolution de l'ancien 155e. Il termina en évoquant la mémoire des héros des deux régiments, qui sont morts pour que la France vive.
Un brillant concert, exécuté par la musique du 155e au Marché-Couvert, mit fin à cette belle cérémonie du Souvenir.

16 juillet 1938 — Cavalcade de chars fleuris, Oudinot fait la fête !
— Commercy. La Fête du 103e Régiment d Artillerie a obtenu un franc succès auprès du public commercien. Dimanche matin, en prélude aux réjouissances, une cavalcade de chars fleuris sortit vers 10 heures du quartier Oudinot, et parcourut les principales artères de la ville entre une double haie de curieux.
A 14 h. 30, les grilles du quartier Oudinot s'ouvrirent, laissant entrer dans la cour d'honneur le flot des invités qui envahirent les tribunes et se massèrent le long des barrières de feuillage limitant l'espace réservé aux évolutions.
Dans l'assistance, aussi nombreuse qu'élégante, on remarquait, aux côtés de M. le colonel Bénard, commandant d'armes, M. le général de brigade de Fontanges, M. le député Jacquinot, M. Fauconnier, sous-préfet, M. le lieutenant-colonel Poncet et les officiers de la garnison. M. le colonel Henry, nouveau colonel du 103e, était également présent.
Le programme comprenait une vingtaine d'attractions et scènes comiques, qui firent la joie du public.
Carrousel cycliste, épreuves de moto-baquet, course d'équilibre à bicyclette, aux seaux, aux bidons, furent très applaudis.
Le grand cirque régimentaire qui présentait des acrobates, des équilibristes, des fantaisistes, des clowns, des boxeurs, fit une entrée sensationnelle sur « l'arêne ».
Il y eut également une amusante course hippique avec saut d'obstacles.
Pendant toute la durée du spectacle, la musique du 94e R. I. exécutait les meilleurs morceaux de son répertoire.
Tout autour de la piste, les organisateurs avaient monté une kermesse avec attractions comiques, phénomènes, ménagerie, manège d'enfant, exposition d'art etc.
A 20 h. 30, un bal champêtre, doté d'un orchestre entraînant, fut le rendez-vous d'une affluence croissante de danseurs et de curieux.
Un grand feu d'artifice, tiré à 23 heures, mit le point final à cette joyeuse kermesse qui procura aux commerciens quelques heures de détente dans une atmosphère de parfaite cordialité.

Commercy - Caserne d'infanterie Oudinot et Kiosque — Kiosque à musique, Caserne Oudinot du 155e R.I.
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4 février 1939 — Prises d'armes Caserne Oudinot.
Prise d'armes chez les Artilleurs du 103e
Vendredi, à la caserne Oudinot, a eu lieu une prise d'armes au 103e R. A.
A dix heures se trouvaient réunis, dans la vaste salle de la caserne, les artilleurs des quartiers Oudinot-Bercheny et Marguerite. Après la revue des six batteries de canonniers, le colonel présenta aux jeunes soldats l'étendard du régiment. Le colonel, selon le cérémonial habituel, procéder ensuite à la remise de la fourragère aux jeunes recrues de ce groupe. Enfin, aux accents entraînants de la Fanfare, le défilé des six batteries du régiment devant le drapeau et le colonel termina cette imposante cérémonie.
... Et chez les fantassins du 94e.
Mercredi se déroula à la caserne Oudinot, une prise d'armes par le 3e bataillon du 94e R.I..
Vers midi arriva, venant de Bar-le-Duc, escorté de la clique du bataillon et d'une compagnie d'honneur, le glorieux drapeau du 94e R.I. A 14 heures 30, la revue du bataillon fut passée par le colonel Conquet.
Ensuite, devant les soldats qui présentaient les armes, s'avança le drapeau du 94e. Le colonel, en termes sobres et expressifs, exprima toute la grandeur de cet emblème qui représente à la fois le régiment et la France.
Enfin le colonel procéda à la remise de la médaille militaire à l'adjudant-chef Schall, du centre de mobilisation
de Lérouville et à l'adjudant Christophe. Le bataillon défila ensuite devant le drapeau et le colonel de façon impeccable.

En 1909, la musique du 155e Régiment d'infanterie de Commercy est dirigée par Guet. En 1920, ce dernier en est toujours le chef.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 8 janv. 2016 14:47

COMPIÈGNE - Le Parc et le Kiosque à l'heure de la musique
(OISE)
Plusieurs résidences royales sont successivement construites à Compiègne. Un de nos souverains, Clotaire 1er, y décède fin 561, et plusieurs y séjourneront plus ou moins fréquemment. Charles le Chauve (823-877) va céder en 876, aux religieux de l'abbaye Saint-Corneille qui vient d'être fondée à Compiègne, des terrains correspondant à une partie de l'emplacement actuel du domaine royal. Et cinq siècles plus tard, en 1374, Charles V le Sage (1338-1380) rachète ledit terrain aux abbés de Saint-Corneille, sur lequel il fait édifier le Palais de Compiègne.
Charles IX (1550-1574), aurait fait aménager un premier jardin royal de 18 arpents, le futur petit Parc.
Il faudra cependant attendre Louis XV pour voir la version définitive du Château grâce à son architecte Ange-Jacques Gabriel (1698-1782) qui s'y consacre à partir de 1751. Et dès 1756, Gabriel modèle le Parc du palais de Compiègne sur une longueur de 700 mètres, large de 300. Ses efforts seront ruinés à la Révolution, le jardin, non achevé, devenant, en 1793, un champ de labour, puis à partir de 1798, le champ de manoeuvres des casernes.
Un décret de Napoléon 1er du 12 avril 1807 intervient enfin pour la remise en état du Palais et de son Parc qui sera ainsi replanté à partir de 1811. Un petit monument, appelé le Pavillon des jeux de l'empereur dit de Marie-Louise est édifié vers 1810-1811 au quinconce nord du Parc. De nombreuses sculptures, près d'une trentaine, vont être disséminées aux quatre coins de celui-ci, au cours du XIXe siècle.
Ainsi en 1829, le jardin possède déjà les marbres suivants : L'amour captivant la Force par Nicolas-Pierre Tiolier, l'enlèvement d'Europe, un Mercure et un Argus endormi par Jean-Baptiste Debay, la Vénus du Capitole par Joseph Chinard, une Femme drapée, Philoctète par Dupaty (Louis Mercier), L'Hymen par Giacomo Spalla, Philoctète en proie à ses douleurs par Jean-Joseph Espercieux et enfin quatre bronze dûs à Keller.

Compiègne - Quelques Statues du Parc du Château
voir aujourd'hui Andromède. Chloé à la fontaine.
La Vénus du Capitole (1811) par Joseph Chinard (1756-1813) — Chloé à la fontaine 1873) par Anatole Marquet-Vasselot (1840-1904)
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voir aujourd'hui Léda . La Vénus du Capitole (copie).
Léda (1863) par Alexandre Schoenewerk (1820-1885) — Andromède (1875) par Charles Gauthier (1831-1891)
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Jusqu'en 1860, la Musique de la Garde Nationale vient enfiévrer, tous les dimanches le Jardin du Palais, relayée en 1861 et 1862, par la Musique des Guides, dirigée par M. Mohr, venue deux années de suite à la belle saison démontrer son talent reconnu. La musique des Dragons de l'impératrice et l'Orphéon de Compiègne, présidé par Dufay et dirigé par Hennecart leur succèdent en 1865.
En 1870 et 1871, le château est occupé par les Prussiens. Lors du départ de ceux-ci, le 13e régiment de Dragons vient occuper la caserne du Quartier de cavalerie Bourcier, dite caserne Jeanne d'Arc. Le 13e Dragons est remplacé à partir de 1886 jusqu'en 1914 par le 5e Dragons. De 1873 à 1914, la caserne est partagée avec une partie du 54e Régiment d'Infanterie — l'État Major, le Dépôt et la Musique — et occupera également la caserne Othenin, incendiée le 28 décembre 1910. En 1875-1876, le 87e R.I. vient s'installer, provisoirement, à Compiègne, dans l'attente d'avoir sa propre caserne à Saint-Quentin.
Le 5e régiment de Dragons, de même que le 54e Régiment d'infanterie possèdent leur Musique ; tous les dimanches et jeudis, ils donnent un concert sur une estrade, première ébauche d'un kiosque, dressée dans le Parc du Château. L'Harmonie municipale vient les y rejoindre dès avant 1894.
Et rapidement, la question récurrente d'édifier un Kiosque à musique en lieu et place de cette
affreuse estrade refait surface au Conseil municipal. Mais l'affaire n'est pas simple, car si pour le construire, la Ville de Compiègne en est le bailleur de fonds, pour obtenir l'autorisation de bâtir sur un domaine Royal, il faut en passer par le Ministère des Beaux-Arts et toute la hiérarchie qui s'ensuit. Lors de la session du Conseil du 19 mars 1897, Alphonse Chovet (1831-1905), maire de 1878 à 1902, ajoute même que les musiciens du 54e ou de l'Harmonie ont le temps d'attraper plus d'un coup de soleil ou d'être trempés jusqu'aux os avant la construction du kiosque.
Le 12 juin 1897, l'affaire revient devant le Conseil, mais cette fois-ci encore, le sujet est prestement expédié, on doit débattre de choses bien plus importantes, en l'occurrence la construction et le financement d'une nouvelle caserne. Le 13 mai 1898, le projet se précise, une première mise de fonds de 10.000 francs ayant été allouée pour la création du Kiosque, le Conseil vote un supplément de crédit de 5.000 francs et limite donc à 15.000 francs l'enveloppe totale y consacrée. L'architecte Thiéry est rappelé à l'ordre pour qu'il s'occupe enfin de cette édification. Six mois plus tard, le feuilleton rebondit : lors du Conseil municipal du 4 novembre 1898, le maire, Alphonse Chovet, explique qu'après la bataille livrée avec l'administration des Beaux-Arts qui voulait imposer un entrepreneur parisien pour édifier l'édicule, il s'y est opposé et c'est finalement l'entrepreneur accrédité au château, notre concitoyen, M. Lacagne, qui construira le kiosque à musique.(1)
Le dimanche 9 avril 1899, on inaugure enfin le Kiosque, devant une foule venue le détailler sous toutes les coutures et acclamer l'Harmonie municipale qui y donne un premier concert.
De forme octogonale, aux colonnes de fonte supportant un toit domal, muni d'une balustrade de fer forgé, sur un soubassement empierré, le Kiosque à musique est édifié en alignement du Pavillon de l'empereur dit Marie-Louise.
La construction est achevée juste à temps pour la grande réception du 18 au 21 septembre 1901, préparée de longue date : celle du Tsar Nicolas II et de la Tsarine Alexandra Féodorovna — abattus tous deux le 17 juillet 1918 par des bolcheviks. A l'occasion de cette visite, un immense protocole est mis en place : Emile Loubet, Armand Fallières, Paul Deschanel, Waldeck-Rousseau et onze mille militaires sont là. Décorations fastueuses, dîners pantagruéliques, Compiègne sait accueillir. La fameuse Musique de la Garde Républicaine avec son non moins célèbre chef Parès fait spécialement le déplacement et, bien entendu, va faire vibrer le Kiosque à musique du Parc. Huit musiques militaires sont également présentes pour cet événement.
Jusqu'au conflit de 1914, les musiques du 54e R.I., du 5e Dragons et de l'Harmonie municipale jouent sans relâche sur le Kiosque du Parc.
En août 1914, les Anglais prennent place au Palais, bientôt évincés par les Allemands qui se replient fin septembre. En 1915, le Château sert d'hôpital militaire tout comme la caserne Bourcier.
Le samedi 21 mars 1915, le Kiosque à musique frôle la mort. Un zeppelin largue plusieurs bombes dont une vient exploser tout près du Kiosque,
creusant une excavation de 5 à 6 mètres de circonférence et de 2 mètres de profondeur. Et, décidément visé, le Kiosque à peine remis de ses émotions, le 27 août 1915, un canon de 380mm, situé sur une position allemande en longue distance, prend Compiègne pour cible : un des obus détruit totalement le Pavillon de l'empereur, à quelques mètres du kiosque, ainsi que treize arbres voisins.
D'avril 1917 à mars 1918 le Général Pétain installe son Q.G. au Palais ; le 11 novembre 1918, le Grand Parc — la Forêt — de Compiègne est le lieu de signature de l'armistice présidé par le Maréchal Foch.
Entre les deux guerres, les concerts deviennent plus espacés sur le kiosque.
Le 5 septembre 1942 une partie du Palais est réquisitionnée par les Allemands qui l'occupent à partir du 10 octobre. Compiègne subit des bombardements entre le 26 mai 1944 et le 17 août 1944. Le Kiosque a-t-il été détruit lors des bombardements ? Toujours est-il qu'en 1946, il est rayé de la carte...
Kiosque disparu.

voir ici Parc du Palais de Compiègne sans Kiosque à musique, mais avec kiosque du prince impérial reconstruit, aujourd'hui.
Parc du Palais de Compiègne, Statue de Chloé, aujourd'hui.
Parc du Palais de Compiègne, Kiosque impérial reconstruit, aujourd'hui.
Parc du Palais de Compiègne, Kiosque impérial reconstruit, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Jeu 7 Jan 2016 10:15

Kiosque ou pas, tous les dimanches, le Parc du Palais accueille les Concerts très appréciés des Compiégnois.
8 juin 1861 — La Musique des Guides se fera entendre dimanche au Parc, à quatre heures précises. Voici le programme des huit morceaux qui seront exécutés :
1ere fantaisie de Sémiramis (Rossini). — Les Fiancées, valse (Labitziky). — Ouverture du billet de Marguerite (Gevaerts). — Cavatine de la Dame du Lac (Rossini). — Céline, polka (arrangée Mohr). — 1ere fantaisie des Diamants de la Couronne (Auber). — Bénédiction des Poignards, huguenots (Meyerbeer). — Le Bébé, galop (Labitziky).

7 juin 1862 — Nous nous empressons d'annoncer que la Musique des Guides se fera entendre dimanche 8 juin, à quatre heures de l'après-midi, sur le quinconce de la terrasse. Voici le programme des morceaux qui seront exécutés :
Ouverture des Diamants de la Couronne (Auber). — Pesther, valse (Lanner). — N°1 de la symphonie en sol (Haydn). — Duo de Guillaume Tell (Rossini). — Menuetto de la symphonie en sol (Haydn). — Compiègne, ouverture (Mohr). — Galop de Jérusalem (Verdi).

14 juin 1862 — Musique des Guides. Dimanche prochain, 15 juin, à quatre heures, sur la Pelouse du Parc.
Marche, solo de petite clarinette (Mohr). — Souvenir d'un jour, valse (Strauss). — Ouverture d'Haydée (Auber). — Polka pour cornet (Ory). — 1ere fantaisie sur la Juive (Halévy). — Les Traineaux, polka-mazurka (Acher). — Il Furioso, galop (John).
21 juin 1876 — Voici le programme des morceaux qui seront exécutés, après demain jeudi, au Parc, par la musique du 87e régiment de ligne :
1. Marche triomphale. — 2. Air de danse (Mercadente). — 3. Le Maçon (Auber). — 4. Valse (Offenbach). — 5. Le Duc d'Olonne (Auber). — 6. La Vie parisienne, quadrille (Offenbach).

Du 20 mai au 2 septembre 1877 une grande exposition est organisée à Compiègne. Elle est installée le long du fossé du Parc du Palais. A cette occasion, Concerts et spectacles sont le fil conducteur de cette manifestation très fréquentée.
Une semaine à l'exposition
— Le mardi 5 juin 1877 est inauguré un Casino théâtre au sein de l'exposition. Une troupe venue de l'Odéon fait l'ouverture, épaulée par la musique de la fanfare du 13e dragons, dirigée par M. Lapp. Le lendemain, la musique du 54e R.I. joue deux excellents morceaux, chaleureusement applaudis. Le vendredi, un concert est donné au Casino théâtre par la musique du 13e dragons.
Le samedi 9 au soir, toujours au Casino théâtre de l'exposition, on fait venir François Lamy du théâtre des variétés de Paris, Mme Catala, Mme Lebon et Mlle Berthe d'Astand des grands concerts de Paris. Au programme de la soirée :
1. Le roi de Lahore, valse. — 2. Conseils à ma soeur. — 3. Pas encore. — 4. Faut-il qu'un homme soit bête. — 5. Les Cent-Vierges, valse. — 6. Tu peux y aller carrément. — 7. Fantaisie sur la Marjolaine.
Suit une opérette en un acte jouée par M et Mme Catala, puis la 2eme partie du programme :
1. Quadrille de Kosiki. — 2. Dangers de la valse. — 3. Tant qu'il y aura des femmes. — 4. Allez vous en gens de la noce. — 5. L'amour n'a pas de saison. — 6. Madame Hercule. — 7. Le langage des choses
Enfin une opérette, Le Beau Paris, clôture la soirée.
Le lendemain dimanche 10 juin a lieu le premier jour du grand concours international d'orphéons, d'harmonies et de fanfares :
A 9 h 30, Concours de lecture à vue. A midi, défilé des sociétés qui les conduit sur les lieux de concours d'exécution à savoir : au manège de cavalerie, au théâtre neuf du château, au théâtre de la ville et à l'orangerie. A huit heures, a lieu le final du grand concours international au Manège.
Le prix des places est de 50 centimes pour le parterre, 1 franc pour les secondes et 2 francs pour les premières. Pour le concours du soir au Manège, le tarif explose : 2 francs pour les secondes, f4 rancs pour les premières.

Campées sur une estrade de fortune installée dans le Parc du Palais, les musiques des 54e Régiment d'infanterie et du 5e Régiment de Dragons, s'y relayent tous les dimanches et jeudis.
13 et 17 juin 1880 — Voici les morceaux qui seront exécutés au Parc, de 4 à 5 heures, après-demain, dimanche 13 et jeudi 17 juin 1880 par la musique du 54e régiment d'infanterie :
1. Allegro militaire. — 2. Ouverture du Mariage au lanternes (Offenbach). — 3. La Violette, mazurka (Faust).
4. Mosaïque sur le Trouvère (Verdi). — 5. Les belles Pyrénées bleues, grande valse. — 6. Marche triomphale (Saupé).

6 juin 1889 — Programme des morceaux exécutés au Parc, par le 5e Régiment de Dragons, le jeudi 6 juin, de 4 heures à 5 heures ½ :
1. Alerte ! Alerte ! allegro militaire (Leroux). — 2. Jour de printemps, fantaisie (Moreau). — 3. Christine de Suède, scottisch (Bléger). — 4. Air varié pour tous instruments (Mulot). — 5. La Poule aux oeufs d'or, fantaisie (Bléger). — 6. Polka pour piston (Marquerie).

9 juin 1889 — Programme des morceaux exécutés, au Parc, par la musique du 54e régiment d'infanterie, le dimanche 9 juin 1889, de 4 heures à 5 heures ½ :
Alerte, allegro militaire. — Le Pré au Clercs, fantaisie (Hérold). — Histoire d'une caille (Pinel. — Zaïre de Nella, cavatine pour piston (Mercadente). — Valse espagnole (C. d'Orni). — Si j'étais Roi, ouverture.

14 juin 1894 — Programme des morceaux exécutés, au Parc, par la musique du 54e régiment d'infanterie, le dimanche 14 juin, de 4 heures à 5 heures :
1. Allegro militaire (Schubert). — 2. L'Africaine, ballet (Meyerbeer). — 3. Pavane Conti (Vasseur). — 4. Guillaume Tell, ouverture (Rossini). — 5. Marche indienne (Sellenick).

23 septembre 1998 — Programme des morceaux exécutés au Parc, par la musique du 54e Régiment d'Infanterie, le dimanche 23 septembre, de 4 à 5 heures :
1. L'Agrément (Christophe). — 2. Poète et paysan (Suppé). — 3. Simple idée (Leroux). — 4. Anne de Bolen (Donizetti). — 5. Le Postillon (C. Faust)
5 novembre 1998 — Programme des morceaux qui seront exécutés au Parc, par la musique du 54e Régiment d'Infanterie, le dimanche 6 novembre, de 4 à 5 heures :
1. Allegro militaire (X...). — 2. Werther, fantaisie (Massenet). — 3. La Valse des cloches (Luigini). — 4. Les Vêpres siciliennes, fanraisie (Verdi). — 5. La fête des chasseurs, valse (Sellenick).

5 mars 1899 — Programme des morceaux exécutés au Parc, par la musique du 54e Régiment d'Infanterie, le dimanche 5 mars, de 4 à 5 heures :
1. La Croix d'honneur, marche militaire (X...). — 2. Le Serment, ouverture (Auber). — 3. La Tourterelle, polka (X...). — 4. Le Trouvère, fantaisie (Verdi). — 5. La Fête des Chasseurs, valse (Sellenick).

Dimanche 9 avril 1899 — Inauguration du Kiosque à musique du parc
— L'Harmonie municipale a inauguré dimanche, par un brillant concert, le Kiosque du parc. Une foule d'auditeurs a encouragé nos musiciens par des salves d'applaudissements qui ont éclaté franchement après chaque morceau. Entre temps, les promeneurs ont examiné le kiosque sur toutes ses faces. Il y a eu des compliments et des critiques, ces derniers s'adressant surtout aux dimensions de la plate-forme qu'on juge insuffisantes pour permettre à une société musicale un peu nombreuse de s'installer commodément.
Nous rappelons à ce propos que ces dimensions ont été imposées par l'administration des Beaux-Arts.
Les critiques trouvent aussi que la physionomie de la coupole est un peu trop sévère et qu'un peu d'or (saluons la royauté du jour) plaqué aux bons endroits, égaierait gentiment le monument.
Notons encore cette pichenette lancée sans méchanceté par Aramis de l'Echo de l'Oise :
"Sous les gouttières, excellente idée d'avoir écrit des noms d'artistes et d'artistes français encore. Ca c'est bien, c'est parfait, ne pas citer d'allemands ou d'italiens c'est preuve de goût. Nous avons assez de grands maîtres chez nous sans nous adresser aux voisins.
Tiens... Mozart... que diantre fait-il là ? L'ouvrier aura mal lu, il aura voulu mettre Massé !"
Ce petit monologue donnerait à penser qu'Aramis est un des farouches proscripteurs qui voient un ennemi dans tout étranger. Tout au contraire, Aramis est un artiste ; il aime la musique de toute son âme et ne songe pas sans doute à bannir de son pupitre les pages sublimes de Mozart et de Wagner. Informez-vous, cher confrère ; vous apprendrez que les Allemands et les Italiens — puisqu'il est question d'eux — réservent dans leur pays une place enviable aux maîtres de l'art ou de la science française, et qu'ils ne croiraient pas faire preuve de goût en exilant de parti pris tout ce qui rappelle le génie de leurs voisins.
Voici le programme du concert donné lors de cette inauguration par l'Harmonie municipale, le 9 avril de trois heures à quatre heures :
1. A moi, Auvergne ! (Werbregghe). — 2. Les Martyrs, fantaisie (Donizetti). — 3. Ouverture de la Poupée de Nuremberg (Ad. Adam). — 4. Le Cauchemar de Pierrot (André). — 5. En r'venant des Manoeuvres ! (F. Cavaillé-Massenet).
(Journal Progrès de l'Oise du 12 avril 1899)

Compiègne - La Musique dans le Parc — Concert du 54e Régime d'infanterie
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3-4 juin, 11-12 juin 1899 — Fêtes annuelles de Compiègne. Grand concours musical.
— Samedi 3 juin. Retraite aux flambeaux par les musiques de la garnison. Les musiques seront réunies à huit heures et demie sur la place de l'Hôtel de ville, où elles joueront un ou deux morceaux. Puis la retraite parcourra les rues de la ville.
— Dimanche 4 juin. A huit heures du matin, annonce de la fête et salves d'artillerie.
A deux heures, avenue du Moulin : jeux, spectacles, marchands forains et attractions diverses.
A quatre heures : Concert au Kiosque du Parc par la musique du 54e de ligne.
A huit heures et demie, retraite aux flambeaux par l'Harmonie municipale, avec sérénade sur l'emplacement du Jeu de Paume. Illuminations. A neuf heures et demie : Grand bal public et gratuit.
— Lundi 5 juin. De trois heures à cinq heures, sur l'emplacement du Jeu de Paume : jeux divers pour garçons et filles. Le soir, illuminations et grand bal public.

Pour le Concours des 11 et 12 juin 1899, les inscriptions des sociétés musicales participant au concours sont clôturée le 1er avril. A cette date, 119 sociétés sont inscrites regroupant 5.150 musiciens et chanteurs. 16 harmonies, 67 fanfares, 22 chorales, 12 sociétés de trompettes, 1 de trompes de chasse, 1 de tambours et clairons.
Finalement 108 sociétés musicales concourront ce 12 juin. Environs 20.000 visiteurs "voyageurs" font le déplacement venant principalement de Paris et du Nord (Amiens et Roye)

— Grand concours musical national des Orphéons, Harmonies, Fanfares, Trompettes et Trompes de Chasse organisé par l'Harmonie municipale de Compiègne, sous les auspices de la Municipalité et avec le concours du commerce local, les dimanche 11 et lundi 12 juin 1899.
— Dimanche 11 juin, à 8 heures et demie, réception des membres du jury à l'hôtel de ville.
A 9 heures ½, concours de lecture à vue, à huit clos. — A 1 heure, concours d'exécution, 23 locaux de concours. — A 3 heures, concours d'honneur entre les Sociétés ayant obtenu les premiers prix. — A 4 heures ½, grand défilé de toutes les sociétés, bannières déployées. — A 5 heures ½, place du Château, festival et distribution solennelle des prix, sous la présidence de M. Chovet, sénateur-maire.
Nicolas II, Grande marche exécutée par toutes les sociétés instrumentales, 3.500 musiciens sous la direction de l'auteur, M. Cavaillé-Massenet, directeur de l'Harmonie municipale.
Sac au dos ! chanté par toutes les sociétés chorales, 1.500 chanteurs sous la direction de M. Sourilas, compositeur de musique.
A 9 heures ½ du soir, au Rond-Royal, feu d'artifice provenant de la maison Ruggieri.
Continuation de la fête annuelle, illuminations, fêtes de quartiers, bals publics.
— Lundi 12 juin, à 10 heures du matin, concours de solistes public, dix locaux de concours. — A 2 heures, festivals et concerts dans différents quartiers de la ville. — A 5 heures, place de l'Hôtel de ville, distribution des prix au solistes. Continuation des fêtes de quartiers et de la fête foraine.
Un portique d'accueil monumental est installé place de la gare, la rue Solférino est ornée de deux voûtes légères de verdure, la place du Château a droit à son portique de treillage, le carrefour rue Carnot-Clamart est embelli d'un large portique de fleurs...

Affiche Fêtes annuelles de Compiègne - 5 et 6 juin 1898, sans Kiosque — 4 et 11 juin 1899, Kiosque à musique
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18 juin 1899 — Travaux de finitions du Kiosque à musique.
Depuis plusieurs jours, le Dôme du Kiosque de musique du Parc a revêtu une nouvelle parure. Nous voulons parler de la couche d'or qu'on reçu le motif du milieu, ainsi que les arêtes de la toiture. Le tout distribué avec sobriété se marie très heureusement avec les petites pannes grises du dôme.
Cet heureux ensemble a été très remarqué, tout particulièrement dimanche et lundi, par le nombreux public qui s'est rendu au Parc durant ces deux jours.

18 juin 1899 — Programme des morceaux qui seront exécutés au Kiosque à musique du Parc, par la musique du 54e Régiment d'Infanterie, le dimanche 18 juin, de 4 à 5 heures :
1. Compiègne, allegro militaire (Derême). — 2. Yonne, ouverture (Pétrella). — 3. Marche du Cid (Massenet). —4. 3e marche aux flambeaux (Meyerbeer). — 5. La Tourterelle, polka (X...).

15 septembre 1901 — La Musique de la Garde Républicaine accueillie royalement à Compiègne, à l'occasion de la venue du Tsar Nicolas II et de la Tsarine Alexandra Féodorovna. Concert au Kiosque du Parc.
— Aujourd'hui à midi, les soldats de la garde républicaine ont fait leur entrée dans Compiègne. Un train spécial les a amenés en gare à 10 h. 40, mais la descente des chevaux des wagons ayant duré plus d'une heure, les hommes n'ont pu commencer à défiler qu'un peu avant midi. La musique a joué la marche de Sambre-et-Meuse.
En tête du bataillon, à côté du colonel Prévôt, de la garde, marchaient le colonel Dolat, commandant d'armes, le commandant de Tauley, le capitaine de gendarmerie Marguier.
Au moment où les soldats passaient entre l'Hôtel de Ville et la statue de Jeanne d'Arc, le colonel a fait porter les armes, pendant que la foule se découvrait sur le passage du drapeau.
Arrivé sur la place du Palais, le colonel Prévôt a fait former le carré. Les honneurs ont été rendus au drapeau.
M. Chovet, sénateur maire, et M. Reboul, sous-préfet, assistaient à la cérémonie.
Les hommes se sont ensuite rendus dans leurs cantonnements. Les chevaux sont placés dans les écuries du 5e dragons, les gardes dans les casernes Jeanne d'Arc et Othenin. La garde républicaine prend ses repas dans le réfectoire du collège, Une de leurs cantinières de Paris fait la cuisine de leurs repas.
Cette après-midi, à 4 heures, grand concert au parc. Le concert fut écouté dans un silence absolu. A la fin, les musiciens et leur chef furent l'objet d'une longue ovation. Le comité de l'Harmonie municipale, dont M. Gournay est le président, a offert à M. Parès une magnifique palme en argent.

1er au 3 juin 1912 — Fête annuelle de la ville de Compiègne
— Samedi 1er juin, à 8 h. ¾ du soir, place de l'Hôtel de ville, concert par l'Harmonie municipale. Programme :
1. Allegro (Maquet) ; 2. Jeanne Maillotte, ouverture (Reynaud) ; 3. Airs de Ballet, suite (Hirschman) ; 4. Marche tzigane (Reyer) ; 5. Mazurka de concert (Vivet).
— Dimanche 2 juin, à 8 heures du matin, annonce de la fête par le beffroi de la ville.Distribution de secours aux indigents, en exécution du legs de M. Leprince et de Mlle Boyer.
A 10 heures, salle du conseil municipal, remise solennelle des prix de vertus, fondés par Mmes Sorel et Lisle et M. Jeannetot. — A 11 heures du matin, service religieux à l'église Saint Antoine. — A 9 heures du soir, au Rond-Royal, Feu d'artifice. — A 10 heures, avenue du Moulin, grand bal public et gratuit. Illuminations.
— Lundi 3 juin, à 9 heures du soir, avenue du Moulin, grand bal public et gratuit. Illuminations.

La Fête du 1er au 3 juin fait l'objet, bien entendu de commentaires élogieux le lendemain. Malgré le temps menaçant, la journée fut superbe. L'animation fut grande dès le matin et, dans l'après-midi il y eut foule avenue du Moulin comme au Parc où l'on fit fête au musiciens du 54e.
Le soir on se pressait au feu d'artifice. Ensuite, la foule se porta vers l'avenue du Moulin où les manèges, les tirs, les loteries furent littéralement pris d'assaut.
Le bal, brillamment illuminé, fut des plus gais et termina joyeusement cette première journée de fête.
La remise du prix de vertu du dimanche, est décernée à Mlle Emilienne Renard et Louis Bonvalet. C'est le maire en personne, Fournier Sarlovèze qui procède aux nominations suivies par un
très joli morceau exécuté par l'Harmonie municipale.
Un second commentaire ne tarit pas d'éloges sur les concerts de l'Harmonie et du 54e R.I..

Ce fut d'abord, samedi soir, le très beau concert que nous donna l'Harmonie municipale, sous la très habile direction de son chef M. Faïn. Le lendemain, la remise des prix de vertu fut encore, pour nos vaillants musiciens de l'Harmonie, l'occasion de se faire entendre, applaudir et apprécier.
Dans l'après-midi, au Parc, le concert de la musique du 54e complétait brillamment cette série.
Et le reporter de citer un de ses confrères :
Dimanche dernier, la musique militaire, qui pourtant nous a habitués dès longtemps aux exécutions impeccables et savamment artistiques, s'est véritablement surpassée. Devant un public silencieux, attentif aux moindres nuances, l'harmonie militaire interpréta avec maestria la belle ouverture de Semiramis et la sélection sur Lohengrin, où Wagner affirma son génie. Le choeur des Paysans fut aussi très goûté. M. Quod est arrivé vraiment par ses efforts à donner à sa musique une homogénéité rare dont il convient de le féliciter tout particulièrement, ce résultat étant très difficile à obtenir avec la loi de deux ans qui désorganise les musiques à chaque départ de la classe.
Mais nous avons gardé pour la fin "Compiègne-la-Belle", valse tour à tour entraînante et rêveuse, musicale toujours, d'un sentiment très délicat et où nous avons reconnu avec plaisir nos joyeux picantins.
Nos félicitations à M. Séverin ! S'il n'est pas de Compiègne, sacrons-le Compiégnois honoraire, il l'a mérité par la façon dont il a compris et interprété le charme de notre cité. (...)

Compiègne - La Musique municipale aux fêtes de Jeanne d'Arc (30 mai 1909) — Défilé musique du 54e RI
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9 juin 1912 — Festival musical du dimanche. Le Kiosque à musique réquisitionné.
— Quarante société musicales, 350 musiciens, participent à cette manifestation. La première arrivée est celle de Monterau. A 10 heures, le dimanche, place de l'Hôtel de ville, un concert d'accueil est donné.
De 2 heures à 4 heures, huit emplacements de Compiègne sont réquisitionnés, sur lesquels 4 à 5 formations exécutent un concert : places de l'Hôtel de ville, Saint-Jacques, de l'Hôpital, du Change, du Marché aux Herbes, du Marché aux fourrages, boulevard du Cours et enfin sur le Kiosque à musique du Parc.
Le Kiosque accueille en l'occurrence l'Orchestrina amiénoise, l'Harmonie municipale de Beauvais, la Chorale Clermontoise et l'Harmonie municipale de Liancourt.
A 4 heures un défilé de toutes les sociétés, partant du Kiosque où elles ont joué, se rendent à l'Hôtel de ville, pour exécuter les morceau d'ensemble La Marseillaise et la Marche de la Fédération. La distribution des récompenses, des diplômes et des primes suit cette exhibition.
De 5 à 7 heures, un concert artistique est donné au Kiosque du Parc avec le Choral des enfants de Beauvais, la Chorale Clermontoise, l'Harmonie de la manufacture des glaces de Saint-Gobain, l'Harmonie municipale de Compiègne et la Chorale et les Enfants de Compiègne.
A 9 heures, le soir, la musique du 54e R.I. donne un concert place du Château. Leur programme :
Marche solennelle (G. Pierné) ; Sémiramis, célèbre ouverture (Rossini) ; Le Tribut de Zamora (Gounod) ; Ballet russe, en quatre parties (A. Luigini) ; Compiègne-la-Belle, fantaisie-valse (Claude Séverin).
A 10 heures, avenue du Moulin, a lieu un grand bal public et gratuit.

Compiègne - Pavillon des jeux de l'empereur — Pavillon détruit par un obus allemand le 27 août 1915
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21 août 1920 — L'Harmonie municipale de Compiègne qui "joua" sous les obus, citée à l'ordre de la nation.
Elle "joua" sous les obus. Il y a de l'héroïsme à sonner la charge dans un clairon, à pleins poumon, au milieu de la mitraille. Il y a de l'héroïsme a enlever les troupes par un roulement de tambour. Et nombre de clairons et de « tapins » militaires ont inscrit leurs noms dans l'histoire.
Mais il y eut aussi de l'héroïsme à jouer, dans les hôpitaux militaires, en plein bombardement, d'instruments moins guerriers, clarinette, petite flûte ou cornet à pistons.
Et c'est pour récompenser le courage et le dévouement des musiciens de Compiègne pendant la guerre que le gouvernement a cité à l'ordre de la Nation l'harmonie municipale de Compiègne, en ces termes :
"Sous la direction de son chef, M. Faïn, a été une des rares musiques qui aient pu continuer à fonctionner pendant la durée de la guerre jusqu'au jour de l'évacuation de la ville. Pendant quatre ans, ces jeune musiciens, en l'absence de leurs aînés mobilisés, ont suivi régulièrement, les répétitions, malgré tes bombardements assez fréquents, afin de pouvoir donner des concerts dans toutes les formations militaires de la ville de Compiègne, où les blessés étaient heureux de les applaudir."

COMPIÈGNE - Le Parc - Le Kiosque
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publié par JeanMarc Ven 8 Jan 2016 13:15

5, 6 et 12 juin 1927 — Fête de Compiègne, Concert de l'Harmonie municipale au Kiosque.
— Dimanche 5 juin, prix de vertu habituel, service religieux. A 15 heures, au clos Pompadour, concert artistique par la grande Harmonie de Roubaix sous la direction de François Bousquet, 1er grand prix de Rome (120 exécutants) Entrée 2 frs ; chaise, supplément de 1 fr. Programme :
1. L'Enfant-Roi, prélude (Alfred Bruneau) ; 2. La Bohême (Puccini) ; 3. Fervaal (Vincent d'Indy) ; 4. Carnaval Norvégien (Swendsen) ; 5. Les Eolides , poème symphonique ( César Franck). 6. Egmont, ouverture (Beethoven).
Fête foraine et Attractions diverses.
A 21 heures, avenue du Moulin : grand bal public et gratuit. Illuminations.
— Lundi 6 juin, à 21 heures, grand bal avenue du Moulin public et gratuit.
— Dimanche 12 juin, de 15 h. 30 à 16 h. 30, au Kiosque à musique du Parc : Concert par l'Harmonie municipale. Fête foraine. A 21 heures, avenue du Moulin : grand bal public et gratuit. Illuminations.

Fête du Devoir des 18, 19 et 20 juin 1927. — L'Harmonie Municipale de Compiègne à la foire et au moulin !
— En ce qui concerne notre vaillante Harmonie municipale, nous devons dire qu'elle a accompli un effort merveilleux. Samedi soir, elle donnait un concert pendant les réceptions de l'Hôtel de ville. Le lendemain matin, elle était à la réception du ministre, où elle joua la Marseillaise. L'après-midi, elle était au départ du défilé, place de l'Hôpital, à 1 h. ½ puis, pendant près d'une heure, elle fit défiler les sociétés place de l'Hôtel de ville. Aussitôt après elle se rendait au Parc, où elle donnait un concert de 3 à 4 heures. Pas un musicien n'a manqué aux rendez-vous ni au heures prescrites. Cependant, le samedi, beaucoup d'entre eux avaient dû quitter leur travail pour se rendre en hâte au concert du soir. Ils ont accompli leur dur service avec la bonne humeur dont ils font preuve en toutes circonstances.
Nous devons dire aussi que le concert donné dimanche au Parc, par l'Harmonie municipale, était particulièrement remarquable. Au programme figuraient Mozart, Bizet, Massenet, Strauss, Beethoven, c'est à dire la musique des plus grand maîtres, qui fut interprétée avec un talent hors pair et applaudie d'un bout à l'autre par un public d'élite. Des compliments sont dus notamment au solistes, MM. Varlet, Bardoux et Saurat.
Si nous insistons ainsi sur la part prise à la fête par l'Harmonie municipale et les autres sociétés musicales qui la secondaient sur les diverses place de la ville, c'est pour montrer combien chacun tint à apporter sa quote-part au succès de ces belles journées.

7 juin 1931 — Compiègne. Aujourd'hui, fête annuelle : à 10 h. 30, salle du conseil municipal, remise des prix de vertu ; à 15 heures, au kiosque du parc, concert par l'harmonie municipale ; à 21 h., avenue du Moulin, grand bal gratuit, illuminations.
Cet après-midi, à 14 h. 30, à l'hôtel de ville, remise solennelle des récompenses de la société d'horticulture conférence sur la rose, par M. Poiret, président de la société artésienne d'horticulture.
12 juin 1932 — La ville de Compiègne organise, pour le dimanche 12 juin, un festival de musique réservé aux harmonies et fanfares.
23 juillet 1932 — Compiègne. L'harmonie municipale de Laon donnera un concert demain à 16 heures au kiosque du parc du Palais-National.

Société musicales actives en 1909 à Compiègne :
Harmonie municipale, président Fournier Sarloveze, maire, direction Dereme, 88 exécutants ;
Société philharmonique, fondée en 1845, président Dr Reilhac, direction Lefèvre, 50 exécutants ;
Société symphonique, président Leroy-Mauprivez, direction Desloges, 45 exécutants ;
Société de clairons, direction Prevost, 15 exécutants ;
Estudiantina de Compiègne, président Castel, direction P. Gayrau, 30 exécutants ;
Chorale mixte, président L. Dumez, direction Ch. Bussac, 30 exécutants.

En 1909 la musique du 54e R.I. de Compiègne est dirigée par Quod.

(1) Lacagne, serrurier à Compiègne, se signale par un don de 5 frs, le 7 janvier 1899, en faveur des 3 recluses de la Gorge du Han, parmi des centaines d'autres donateurs. La collecte totale faite par Séverine du Journal va s'élever à 1924,15 frs (les gorges du Han se situent à côté de Pierrefonds)
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 11 janv. 2016 14:43

CONDÉ-SUR-L'ESCAUT - Le Kiosque de la Place Verte
(NORD)
Ville fortifiée au moyen-âge, Condé-sur-l'Escaut est transformée en place forte en 1654. Aussi, plusieurs casernes y sont édifiées : la Caserne Vautourneux — ancienne caserne de Tournai —, construite de 1755 à 1768, la caserne Lecomte de 1764 à 1768 et enfin la Caserne Nesle, plus récente, en 1877. La Caserne Lecomte est consacrée aux régiments de cavalerie, Vautourneux et Nesle aux régiments d'infanterie. En 1857, le 1er de ligne est cantonné à Vautourneux ; le 127e R.I. de Valenciennes y détache un ou deux bataillons en permanence de 1873 à 1914. La cavalerie est représentée, entre autres par le 4e cuirassiers.
Comme un nombre incalculable de villes françaises, Condé est disposée à accueillir toujours plus de militaires : en premier lieu, la sécurité y semble assurée ; une grande animation règne en permanence, défilés, musiques, procurant des distractions dont apparemment on raffole ; en outre, ce qui n'est pas négligeable, des rentrées financières d'importance sont générées en ville, par la présence de ces contingents. Ainsi, le 23 février 1896, Condé, non contente d'héberger déjà plusieurs régiments, se porte volontaire auprès de Godefroy Cavaignac, ministre de la guerre, pour accueillir un régiment de cavalerie, offrant de
prendre à sa charge tous les frais de casernement et d'acquisition de terrain de manoeuvre pour recevoir en totalité ou en partie un régiment de cavalerie.
La vocation religieuse de la Place Verte de Condé est ancrée depuis plus de mille ans avec la fondation d'un monastère au 9e siècle, devenu collégiale Notre-Dame, démolie peu après la révolution, en 1797. Sur une partie de l'emplacement de cette dernière, une esplanade arborée est aménagée au début des années 1800. Sur la même place, l'église paroissiale dédiée à Saint-Wasnon est construite entre 1751-1756, à l'emplacement d'un ancien édifice dont on a conservé le clocher.
Les Concours et Comices agricoles sont prétextes à de grandes festivités et de belles agapes. L'emplacement choisi pour la plupart de ces manifestations est la Place Verte. Le premier comice de Condé date de 1849. Vont suivre ceux de 1854, 1857 puis celui, grandiose, du 29 septembre au 5 octobre 1865. Lors de ce dernier, la Place Verte, qui est déjà plantée d'allées de tilleuls, est transformée par M. Colmadin, pépiniériste-horticulteur à Fresnes sur Escault, en un
admirable jardin où une pelouse verdoyante, des massifs d'arbustes, d'orangers et de fleurs rares, des balisiers, de magnifiques herbes de Pampas aux tiges élégantes et aux fleurs argentées forment un charmant décor à cette exposition.
A l'occasion de ces Comices, les musiques ne sont pas de reste, et, défilés et concerts sont de mise. Le 6 septembre 1857, la prestation de la Musique communale de Condé est décevante : un commentateur précise que la musique communale est momentanément désorganisée, ne possède qu'une fanfare formée à la hâte par la bonne volonté des jeunes gens de la ville ; mais les excellents éléments qui composent ce petit noyau témoignent de ce qu'on pourra faire lorsqu'on voudra les utiliser plus sérieusement.
Si la fanfare est inexpérimentée en 1857, tout laisse supposer qu'au Comice de 1865, elle a enfin fait ses armes : le 1er octobre, précurseur d'un Kiosque, une estrade élégante est érigée par les soins de la Mairie contre l'enceinte de l'Exposition, et destinée aux sociétés philharmoniques et chorales pour la fête de nuit. Un concert public d'harmonie et de chant est donné sur la place Verte.
Les nombreuses sociétés musicales de Condé, comme les musiques militaires, vont appuyer le Conseil municipal pour qu'il prenne enfin la décision de faire ériger un Kiosque à musique. En 1880, l'affaire est entendue : lors de la séance du 14 novembre, des souscripteurs privés ayant collecté 1.083 frs viennent soumissionner au Conseil leur projet. Le Conseil vote à son tour une subvention de 3.500 frs et charge l'architecte Louis Dutouquet (1821-1903) d'établir les plans et devis d'un kiosque à édifier sur la Place Verte. Le 16 août 1881, le Conseil municipal accepte un devis estimatif de 8.500 frs et met les travaux en adjudication pour le 29 août. L'entrepreneur-marbrier condéen Jules Beaumont-Soyez, adjudicataire, exécute la partie maçonnerie-menuiserie, l'entreprise Wallet de Fresnes-sur-Escaut réalise les éléments en fonte et fer forgé.
Les travaux du Kiosque sont terminés le 8 mai 1883 ; de forme octogonale, muni de colonnes en fonte, d'une balustrade ouvragée en fer forgé, d'une toiture en zinc, son soubassement en pierre et briques dissimule une cave destinée à ranger les chaises des auditeurs. Son coût final s'élève à 10.149,49 frs. dont le montant est validé par le Conseil le 2 août 1883.
1914-1918 voit Condé-sur-l'Escaut occupée par les Allemands qui s'en prennent au bronze du général Poilloüe.(1)
Aujourd'hui, le Kiosque est toujours abrité sous les tilleuls, mais les concerts s'y font rares.
Kiosque toujours en place.

voir ici Place Verte de Condé-sur-l'Escaut et son kiosque, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Lun 11 Jan 2016 13:21

1er au 5 octobre 1865 — Exposition internationale d'agriculture et d'horticulture sur la Place Verte de Condé.
— La ville de Condé, de concert avec le Comice de cette circonscription, a ouvert, dans ses murs, une Exposition d'agriculture et d'horticulture à laquelle nos voisins de la frontière ont été invités à prendre part. Organisée par les soins du Comice, au moyen d'une souscription faite exclusivement dans le canton, cette Exposition a été inaugurée le 1er octobre et close le 5 du même mois. On doit féliciter l'Administration et le Comice de cette initiative qui leur fait honneur, et désirer, dans l'intérêt du progrès, que leur exemple trouve des imitateurs.
Dans le courant de septembre, plus de cent quarante déclarations ou inscriptions d'exposants étaient reçues par le Comice et plusieurs de ces déclarations comprenaient d'importantes collections ou de nombreuses variétés.
Une enceinte rectangulaire entourant tout le grand carré de la place Verte avec les allées intérieures de tilleuls, fut établie, sous la direction de M. Delzant, premier adjoint, vice-président du Comice, par l'entrepreneur Colbert, de Condé, de manière à offrir sur trois faces une galerie abritée avec un triple rang de tablettes ou de gradins.
Le carré central fut en quelques jours, sous l'habile et ingénieuse direction de M. Colmadin, pépiniériste-horticulteur à Fresnes, transformé en un admirable jardin où une pelouse verdoyante, des massifs d'arbustes, d'orangers et de fleurs rares, des balisiers, de magnifiques herbes de Pampas aux tiges élégantes et aux fleurs argentées formaient avec les drapeaux français et belges, les écussons et les trophées de l'enceinte et des galeries un charmant décor pour les produits de toute nature, les fleurs et les fruits qui arrivaient chaque jour et à chaque instant.
Au dehors de l'enceinte toute la place Verte était garnie de mâts vénitiens portant de longues flammes aux couleurs françaises et belges. Un arc de triomphe, dû au talent de M. Rossy, donnait à l'entrée de l'Exposition un caractère monumental.
— Le vendredi 29, au soir, les produits étaient étalés suivant l'ordre du programme. Un catalogue était rédigé par le secrétaire du Comice et livré à l'impression.
— Journée du Samedi 30 Septembre. A onze heures, les jurés français et belges, désignés par les Sociétés et Comices agricoles des arrondissements de Valenciennes, Mons, Ath et Tournai s'étant réunis dans l'enceinte de l'Exposition, le président et les commissaires du Comice de Condé se rendirent avec eux à l'Hôtel de Ville où ils furent reçus dans le grand salon par M. le Maire et ses deux adjoints qui leur offrirent, au nom de la ville, les vins d'honneur avec la plus parfaite courtoisie. (...)
— Journée du Dimanche 1er Octobre. Dans cette première journée, la seule pendant laquelle il fut perçu un droit d'entrée, d'ailleurs très-modique, de vingt centimes, les visiteurs français et belges vinrent en foule et par milliers. A quatre heures après midi, sur une estrade élégante érigée par les soins de la Mairie contre l'enceinte de l'Exposition, et destinée aux sociétés philharmoniques et chorales pour la fête de nuit, prirent place au bureau, sous la présidence de M. le vicomte Malher, sous-préfet de l'arrondissement de Valenciennes, M. Fineau, commissaire de l'arrondissement de Tournai, M. le marquis d'Havrincourt et M. Stiévenard-Béthune, députés au Corps législatif, M. Carlier, maire, et M. Bonnier, juge de paix, président du Comice agricole de Condé.
Derrière le bureau avaient pris siège le clergé et les officiers de l'état-major de la place, les autorités, les jurés et les commissaires de l'Exposition, les présidents et des membres des Comices agricoles. (...) (Proclamation des récompenses...)
Vers cinq heures et demie, les autorités qui avaient présidé à la distribution des récompenses, les invités et les membres des comices français et belges se rendirent dans la grande salle Clairon fraîchement restaurée pour la circonstance. Au milieu des drapeaux des deux nations et des trophées du meilleur goût, on remarquait un vaste écusson où l'aigle française et le lion belge accostaient les armoiries de la ville de Condé.
Dans cette salle était servi pour cent convives un banquet auquel le gros gibier de l'Ermitage, par une gracieuseté princière, donnait un utile et succulent relief. (...) (toasts et discours)
Après le café, les convives vinrent entendre le concert public d'harmonie et de chant sur la place Verte, dont l'illumination aux feux multicolores donnait à l'Exposition, aux avenues, aux arbres, aux fleurs et à l'élégante estrade un aspect vraiment merveilleux.
La ville de Condé ne pouvait se montrer plus gracieuse à la fin de cette belle et bonne journée.
Le lundi et les jours suivants, le local de la place Verte fut gratuitement ouvert au public.

Condé sur l'Escaut - Place Verte, Eglise Saint-Wasnon, Kiosque sous les ombrages — Kiosque et Eglise St-Wasnon en fond.
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(1) Les Enfants de Condé sur l'Escault : la Clairon et Poilloüe.
Dès 1896, puis 1898, on discute sérieusement d'ériger deux monuments à Condé, en hommage à deux enfants du pays :
— l'un à Claire-Josèphe-Hippolyte Lérys, dite la Clairon, tragédienne née à Condé (1723-1803).
— l'autre à Léon de Poilloüe de Saint Mars, général né à Condé (1832-1897).
Pour la première, l'affaire est rondement menée, l'inauguration de sa statue se déroule sans encombre le 18 août 1901 en présence de M. Pureur, maire de Condé, de M. Adrien Barnheim, représentant le ministre de l'instruction publique et de divers sociétaires de la Comédie-Française. La réception terminée, le cortège s'est formé sur la Place d'Armes pour se rendre Place du Théâtre, où les invités se sont groupés autour du monument exécuté par le sculpteur Henri Désiré Gauquié (1858-1927) et l'architecte Henri Guillaume (1868-1929). L'orphéon Clairon et la Société philharmonique de Condé exécutent la Cantate à Clairon, paroles de M. Rouzé, musique de M. Abel Estyle.
En ce qui concerne le général Poilloüe, "Le Père du soldat", malgré l'appui officiel donné le 4 mai 1898 par le ministre de la guerre pour l'érection d'un monument commémoratif, les choses ne vont pas comme il le faudrait. Une polémique surgit quant à l'emplacement idéal pour la statue, la presse se faisant l'écho de certains qui affirment qu'aucune Place n'est disponible à Condé. Le statuaire Emile Joseph Carlier (1849-1927), l'architecte Henri Sirot (1868-1951) et le tailleur de pierre Baudron de Valenciennes, qui ont obtenu la commande, interviennent dans les journaux, le 11 décembre 1901, pour démentir les rumeurs et prétendent qu'au contraire il y plusieurs places à Condé-sur-Escaut surtout depuis que les fortifications ont été déclassées.
Finalement 6 années s'écoulent encore avant l'inauguration qui a lieu sur la place d'Azines, le 23 juin 1907 (nombreuses dates fantaisistes à éliminer sur des Cpa !), au milieu d'une affluence considérable.
Le capitaine Gervais, président du comité, remet le monument en bronze à la ville de Condé et retrace la vie du commandant du 12e corps. Le capitaine de Poilloüe de Saint Mars, attaché à l'état-major du 5e corps, fils du général, et de nombreux officiers assistent à cette cérémonie.
M. Pureur, maire de Condé, remercie, au nom de la population, les membres du comité et les auteurs du monument. M. Cathelain prononce un discours au nom du « Souvenir Français ». Enfin, la musique du 127e de ligne joue la Marseillaise.
Lors de l'arrivée des Allemands à Condé en 1914, ceux-ci vont essayer de déboulonner le général Poilloüe de son socle. Selon les témoins, ils s'y mettent à cinquante, sans que le général ne bronche. Le 1er novembre 1914, n'arrivant pas à leur fin, ils vont fusiller la statue, mais leurs balles ne vont faire que s'aplatir sur le bronze, ne laissant que quelques traces...

Condé - Statue de la Clairon — Monument Poilloüe de Saint-Mars
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25 mai 1923 — Le Centenaire de Clairon. Grandes festivités et Concert sur la Place Verte.
— Les solennités artistiques que la ville de Condé-sur-l'Escaut se propose d'organiser dimanche prochain 27 mai, en l'honneur de l'illustre tragédienne Hippolyte Clairon, promettent d'obtenir le plus vif succès. En voici le programme :
A deux heures, au monument Clairon, place du Théâtre, hommage à Clairon, avec le concours des sociétés locales et régionales. Y prendront la parole: M. Truffier, au nom de la Comédie-Française et du Conservatoire de Paris, qui dira l'influence de Clairon sur le Théâtre Français ; M. Louis Fiérard, député belge, qui rappellera les origines de la famille Clairon en Belgique ; et M.. Pierre Delcourt, conseiller général, maire de Condé, qui retracera la vie de Clairon.
Concert par la Société Philharmonique de Condé et chœur de l'Orphéon Clairon, qui exécutera Ode à Clairon, paroles de M. Couzé.
Défilé d'un groupe de jeunes filles qui disposeront des palmes à Clairon.
Audition de Mlle Madeleine Roch, de la Comédie-Française.
A trois heures, place d'Armes, défilé des sociétés. Concert par l'Avenir de Macou.
Mouvements gymnastiques du concours de Rouen, par la Société Sportive de Fresnes, l'Energie de Vieux-Condé et la Société Municipale de Gymnastique de Condé.
Réception des artistes de la Comédie-Française, de l'Opéra et de l'Opéra-Comique, à l'Hôtel de Ville.
A trois heures et demie, sur la place Verte, grand concert artistique.
Intermède: Audition de Mlle Madeleine Roch, de la Comédie-Française et de Mlle Aline Vallandri, de l'Opéra-Comique.
A huit heures du soir, sur la place Verte, fête de nuit. Concert par le Cercle Symphonique de Vieux-Condé et le Choral Edmond Schmidt de Fresnes. Ballet par un groupe de ballerines de l'Opéra. Danses classiques.
Interprétation des œuvres de Léo Delibes, de Berlioz, de Mozart. Danses d'Auvergne, d'Harold de Bozé, de Barachin, de Koch, avec le concours,, notamment, de Mlle Fernande Cochin qui dirigera le corps de-ballet, et de Mlles Jane Autray, Denise Boyer, Marie-Louise Baranger, danseuses, etc.
Ces diverses festivités auront lieu sur la place Verte qui recevra une coquette décoration et sera brillamment illuminée.
En cas de mauvais temps, les festivités auront lieu dans un vaste hippodrome couvert construit à cet effet sur la Place d'Armes et pouvant contenir plusieurs milliers de personnes.

3 août 1931 — Cinquantenaire de l'Ecole laïque terminé par un grand Concert sur le Kiosque de la Place Verte.
— A Condé-sur-Escaut. Les grandes fêtes organisées par la municipalité socialiste de Condé, à l'occasion du Cinquantenaire de l'Ecole laïque, ont obtenu le plus grand succès.
Plus d'un millier d'enfants participaient au cortège organisé. Chacun avait reçu un petit ballon, et cette masse de ballonnets rouges donnaient au cortège le plus pittoresque aspect.
La manifestation artistique. C'est dans la cour du collège qu'eut lieu la grande manifestation artistique, placée sous la présidence de M. Chatelet, recteur de l'Académie de Lille, qu'accompagnait M. Condevaux, inspecteur primaire. Plus d'un millier de personnes ne purent pénétrer dans la cour, devenue trop petite.
Le spectacle commença par la représentation de la Vie de Bohème, le délicieux opéra-comique de Puccini.
L'interprétation en fut en tous points impeccable. Merci aux délicieux artistes.
Après l'exécution de la Vie, de Bohème, Mme Martin, et M. René Barrai donnèrent le duo de Véronique. Ce fut, pour nos deux sympathiques artistes, une nouvelle moisson d'acclamations. Le piano était tenu par l'excellent accompagnateur, M. Renaud, de l'Opéra-Comique.
Les enfants des écoles, au nombre de huit cents, accompagnés par le Cercle « Caecilia », de Fresnes, exécutèrent, avec un ensemble parfait, le choeur « Gloire à l'Ecole laïque ».
Mousseron, le bon poète mineur, vint dire quelques-unes de ses meilleures oeuvres, dont l'une était inédite. Son succès fut très grand.
Un beau ballet « Le Jeu des blanches Colombes » fut donné par un groupe d'enfants de l'Ecole Maternelle. On les applaudit à tout, rompre tant ils avaient déployé de charme.
On félicita vivement leurs maîtresses, Mme et Mlle Schweitzer.
L'Orphéon de Denain donna une exécution magistrale du bel « Hymne à la Vérité » de Moreau, du « Tyrol », puis du « Tombeau des Janissaires ». De longs applaudissements associèrent dans un même hommage les choristes, M. Candmont, baryton-solo et leur vénéré chef, M. Duysburg. (...)
Le soir, sur le kiosque de la Place Verte, un grand concert fut donné par l'Harmonie des Mineurs de Thiers, l'Harmonie des Mineurs de Vieux-Condé et la Société Philharmonique de Condé, réunies.
Ces trois sociétés groupaient 150 exécutants.
Le programme était de choix et fut très applaudi.
Vers dix heures, sur la Place d'Armes, un grand feu d'artifice, dont certaines pièces particulièrement importantes, firent grand effets.
La musique l'« Avenir de Macou », clôtura la journée par un dernier concert que la foule, qui emplissait la vaste place, applaudit.

Sociétés musicales actives à Condé-sur-Escaut en 1909 :
Orphéon Clairon, direction Veaudeau, 45 exécutants ;
Société philharmonique (harmonie), fondée en 1823, président A. Housez, direction Carpentier, 50 exécutants ;
Estudiantina Scaldéenne, président E. Flament, direction A. Patris, 25 exécutants ;
L'Avenir de Macou (harmonie), président A. Rousseau, direction A. Patris, 52 exécutants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 13 janv. 2016 09:35

BISCARROSSE-BOURG - Kiosque de musique et Monument aux morts
(LANDES)
Trois quartiers à Biscarrosse : le Bourg, la Plage et le Lac.
La place de l'Eglise et la Place de l'Orme qui la prolonge sont les emplacements névralgiques de Biscarrosse. C'est ici que se déroulent foires et marchés, manifestations et fêtes.
Au pied de l'abside de l'Eglise Saint-Antoine, place de l'Eglise, est inauguré le 19 novembre 1922, le Monument aux morts de la guerre 1914-18. Ce bronze est dû au sculpteur René Buthaud (1886-1986).
Un monument aux morts va de pair, lorsque la place est suffisante, avec un Kiosque à musique. Pour confirmer la règle, on en édifie un, à quelques mètres de la statue, peu après, avant 1930.
L'orme planté il y a six siècles sur la place éponyme, a fini par atteindre la limite d'âge et a été abattu, malade, en 2012. La place de l'Eglise a été rebaptisée, bien entendu, place Charles de Gaulle.
Le Kiosque à musique a été supprimé dans les années 1960, seul le monument aux morts est resté intact.
Kiosque supprimé.


voir ici Place Charles de Gaulle de Biscarrosse, l'Eglise Saint-Antoine, le monument aux morts, sans kiosque, aujourd'hui.
et Ici.

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publié par JeanMarc Mer 13 Jan 2016 08:27

8 décembre 1918 — Compte rendu du concert du 8 décembre à Biscarrosse-Plage.
— Le dimanche 8 décembre, fête musicale et récréative au Foyer du Soldat, à l'occasion de son inauguration.
M. Charlton, Directeur régional américain, qui avait tenu à assister à cette belle journée, a, en quelques termes patriotiques, rappelé le bien qu'on pouvait attendre de ces oeuvres charitables, et a souhaité leur prospérité. Cette fête, de toute intimité, était présidée par M. le capitaine Bernon, commandant l'École d'Aviation de Biscarrosse, Y assistaient également toutes les familles s'intéressant à l'Oeuvre du Soldat.
Affluence considérable de poilus, venus pour applaudir de grand coeur les organisateurs du Foyer et ceux de la fête récréative, dont les morceaux de chant et de musique ont eu le plus complet succès.
Cette petite réunion s'est terminée par une saynète militaire, "A la chambrée", où les acteurs ont déchaîné le fou rire et les applaudissements de toute l'assistance.
Merci aux bienfaiteurs, ainsi que nos plus vives sympathies au Directeur du Foyer, M. Richez, qui, avec son dévouement infatigable, a su apporter non seulement par son concours personnel dans la fête, mais encore dans l'organisation de celle-ci, la plus grande activité.
Au nom de tous les poilus de l'École de Biscarrosse-Plage, laissez-moi vous dire, du profond de notre coeur, mille fois merci. Lieutenant A. J.

2 mars 1936 — Visite du ministre de la Marine à Biscarrosse. Gerbe de fleurs déposée au monument aux morts.
— La tournée d'inspection de M. Piétri. Le 2 mars, M. Piétri, ministre de la marine, est arrivé à Biscarrosse ce matin à 9 h. 20. Il a été reçu par M. Fabre, maire de Biscarrosse.
L'hymne national a été exécuté et M. Fabre a souhaité la bienvenue au ministre qui a répondu par une courte allocution. Puis une jeune fille de Biscarrosse a offert à M. Piétri une gerbe de fleurs que celui-ci, suivi des personnes présentes, est allé déposer au monument aux morts de la grande guerre. Après avoir observé une minute de silence, M. Piétri s'est rendu directement aux usines aéronautiques ou il a été reçu par le haut personnel qui a escorté le ministre de la marine dans son inspection des travaux des grands hydravions en construction.

voir ici Kiosque de fortune érigé pour l'Harmonie junior de Biscarrosse le 8 mai 2015, devant le monument aux morts.
et Ici.
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