Paris - Rue de Flandre

Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 23225
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

Re: Paris - Rue de Flandre

Paris XIXe - Vue de la Rue de Flandre
Édition Léon Boka 32 rue de Flandre

Le Cliché est effectivement pris à hauteur du n°32 rue de Flandre où est installé Léon Bokanowski, propriétaire du Grand Bazar et éditeur de plusieurs cartes postales sous le nom de « Léon Boka », toutes situées dans le 19e arrondissement.
voir notamment ► ICI
voir ► ICI ► ICI ► ICI

Voir ICI ► Vue actuelle de cet emplacement
Paris XIXe - Vue de la Rue de Flandre.jpg
Paris XIXe - Vue de la Rue de Flandre.jpg (175.7 Kio) Vu 483 fois

Né au n°190 rue Saint-Maur dans le 10e arrondissement où son père, Lazare Bokanowski, est marchand, Léon Bokanowski (1870-1945) est, en 1900, commerçant, demeurant chez ses parents au n°68 rue de Rivoli ; à cette date, son père est glacier.
Le 6 février 1900, Léon Bokanowski épouse, dans le 11e arrt., Camille Ulmann (1878-1961), fille d’un tailleur de Rouen. Le couple s’installe dans le 5e arrt., en tant que « commerçants » et demeure au n°11 rue d’Ulm à la naissance de leur fille Yvonne le 12 décembre 1900.
En 1903, Bokanowski achète le fonds de commerce de Bazar de la rue de Flandre qui appartenait à Prévot depuis 1893 ; ce dernier tenait l’affaire de Jules Maisonneuve (1859-1933), époux de Marthe Dulac (1866-1944), qui lui-même l’avait acquise en 1886 de son beau-frère, Claude François Doyotte.
C’est en 1875 que Claude François Doyotte (1846-1925), originaire de Saizerais en Meurthe et Moselle, avait ouvert cette boutique de bimbeloterie rue de Flandre, alors qu’il venait juste d’épouser, le 16 août 1875, Marie Maisonneuve (1854 -1924), fille d’un marchand de métaux de la rue des Taillandiers. L’enseigne de cette boutique portait à l’origine le nom de Bazar du Théâtre, en raison de sa situation face au Théâtre de la Villette du n°29 rue de Flandre, puis s’était appelée par la suite Bazar du Concert, lorsque le Café-Concert avait supplanté le théâtre en 1884-1885. voir ICI ► quelques renseignements sur le Café-Concert des Folies Parisiennes au n°29 rue de Flandre

Simultanément à leur acquisition du Bazar de la rue de Flandre, les époux Bokanowski mettent la main, le 5 septembre 1903, sur le café restaurant que possédait la veuve Daisson, au n°6 rue Gay-Lussac dans le 5e arrt., situé au rez-de-chaussée de l’Hôtel d’Athènes, et procèdent à sa transformation à usage de Bazar-bimbeloterie.
Bokanowski et son épouse tiendront le bazar de la rue de Flandre pendant 20 ans, avant de le céder, le 14 mars 1923 à un certain Paccard. Ils conserveront celui de la rue Gay-Lussac jusqu’après 1935 et résideront, après leur retraite, à Vincennes, au n°34 avenue du Petit-Parc.
Léon Bokanowski est décédé le 22 janvier 1945 à Vincennes, son épouse le 23 octobre 1961.

Bazar Bokanowski 6 rue Gay-Lussac, à l'angle de la rue Royer-Collard
Bazar Bokanowski 6 rue Gay-Lussac, à l'angle de la rue Royer-Collard.jpg
Bazar Bokanowski 6 rue Gay-Lussac, à l'angle de la rue Royer-Collard.jpg (116.72 Kio) Vu 483 fois
Classement : 10.53%
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 23225
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

Re: Paris - Rue de Flandre

733 - Paris XIXe - Rue de Flandre près du Pont – E.V.

Le cliché est pris à hauteur des n°161 et 163 rue de Flandre.
Au n°163, la Pharmacie appartient à Émile Vergelot (1871-1940) qui a tenu son officine depuis 1900 jusqu’en 1940.
Le vaste porche d’entrée de l’Urbaine du n°161 rue de Flandre demande quelques explications.
Nous avons étudié ► ICI l’histoire de la Compagnie des Urbaines fondée en 1872 par Gustave Camille (1838-1882) qui, démarrant avec une vingtaine de voitures, finira par posséder, dans les années suivantes, 200 coupés, 85 victorias et 600 chevaux. Dès 1872, Camille avait installé le dépôt de ses voitures dans un emplacement d’une superficie de 6.242 m², situé au n°74 rue de Flandre.
Tout en conservant ce dépôt de voitures et en restant directeur de l’entreprise, Gustave Camille cède l’Urbaine en 1878 à la Cie Parisienne des Petites Voitures l’Urbaine que le banquier Henri de Lamonta (1833-1898) finira par contrôler totalement.
Depuis son acquisition, De Lamonta continue à accroître considérablement son parc de voitures (en 1880, il possède 742 coupés et 490 victorias et cabs et 2.044 chevaux) et prend à bail ou fait l’acquisition de 9 nouveaux dépôts et ateliers de constructions et réparations, soit 52.000 m² : Dépôt de l'Etoile, 13 et 15 rue des Acacias 10.614 m² ; Dépôt de la Grange-aux-Belles, 93 boulevard de la Villette ; Atelier de construction et de réparation des voitures, 9 rue des Buttes-Chaumont 7.554 m² ; Dépôt Piat, 11 rue Piat 2.100 m² ; Dépôt de Seine, 71 et 75 quai de Seine 6.242 mètres ; Dépôt Montparnasse-Vaugirard, 96 rue des Fourneaux 5.619 m² ; Dépôt de Jemmapes (Aménagements et constructions), 58 quai de Jemmapes ; Dépôt d'Ornano, rue des Portes-Blanches 7.316 m² ; Dépôt Vauvenargues, angle des rues Vauvenargues, Championnet et Ordener 11.813 m².
Après le décès de Gustave Camille, en 1882, le dépôt du n°74 rue de Flandre est supprimé ; ce n’est qu’en 1897 qu’un nouveau dépôt de voitures de l’Urbaine est ouvert au n°161 rue de Flandre, à la place de l’entreprise de transport pour les abattoirs de La Villette qui était tenue par Félix Briois.
A la suite du décès, le 5 janvier 1898, d’Henri de Lamonta, l’Urbaine est mise en liquidation judiciaire le 13 juillet 1898. Un concordat est homologué le 8 mars 1902 prévoyant le paiement des créances à hauteur de 64% en 75 ans…
La faillite définitive de l’Urbaine des Voitures est prononcée le 16 mars 1908 et le dépôt du n°161 rue de Flandre est fermé l’année suivante.

Paris XIXe - Rue de Flandre près du Pont.jpg
Paris XIXe - Rue de Flandre près du Pont.jpg (134.14 Kio) Vu 412 fois
Classement : 5.26%
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 23225
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

Re: Paris - Rue de Flandre

121 - Paris XIXe - Pont de Flandre – F.B.

Le Grand Hôtel du Pont de Flandre est situé à l’angle du n°183 rue de Flandre et du n°1 rue Benjamin Constant.
Comme nous l’avons précédemment indiqué, la partie de la rue de Flandre comprise entre le pont du chemin de fer de Ceinture et les boulevards extérieurs a été rebaptisée avenue du Pont-de-Flandre par arrêté préfectoral du 24 juin 1907, pour devenir ensuite l’avenue Corentin Cariou à compter du 18 décembre 1944. En conséquence, le n°183 rue de Flandre est devenu, en 1907, le n°7 avenue du Pont-de-Flandre.
Le café-restaurant situé au rez-de-chaussée de l’hôtel est tenu depuis 1877 par Ernest Oscar Paillet.
Né à Féricy en Seine-et-Marne, Ernest Oscar Paillet (1852-1893) s’est marié à Bagnolet le 22 décembre 1877 avec Clémentine Louise Clément (née à Fontenay-sous-Bois le 24 octobre 1856). Le couple tiendra l’affaire durant 16 ans, jusqu’au décès d’Oscar Paillet survenu dans son établissement le 9 mai 1893.
Dès le mois suivant, le 28 juin 1893, la veuve Paillet vend le fonds de commerce à Girault.
Suivront Berthier (1897), A. Rigault (1903), Philippe Méziat 1913), Henri Loron (1922), Henri Girou (1928), etc…
L’Hôtel (24 chambres 24 cuisines), géré indépendamment du restaurant, était exploité en 1931 par un certain Potdevin qui, le 13 novembre 1931, très pressé pour cause de maladie, avait mis en vente l’affaire, mur et fonds, au prix de 430.000 francs, assurant un rapport net annuel de 60.000 francs.
Aujourd’hui le restaurant du n°7 avenue Corentin Cariou est à l’enseigne de la Pièce de Bœuf.

Voir ICI ► Vue actuelle de cet emplacement
Paris XIXe - Pont de Flandre.jpg
Paris XIXe - Pont de Flandre.jpg (164.72 Kio) Vu 328 fois
Classement : 10.53%
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 23225
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

Re: Paris - Rue de Flandre

494 - Paris XIXe - Rue de Flandre – G.I.

En regard du Grand Hôtel de Flandre décrit sur la carte précédente, le marchand de vins à l’enseigne des Grandes Caves des Abattoirs, au n°182 rue de Flandre (en 1907, n°6-8 avenue du Pont de Flandre) est tenu depuis 1868 par François Rault qui, le 19 juillet 1873, écope de trois mois de prison et de 50 francs d’amende pour avoir falsifié son vin en y adjoignant de l’eau.
François Martin Joseph Rault (né le 10 novembre 1834 à Saint-Laurent-de-Terregatte dans la Manche) tenait auparavant, depuis 1864 une autre affaire de marchand de vins dans le 3e arrt., au n°41 rue Beaubourg où il s’était marié le 8 juin 1865 avec Anne Marine Deschamps (1841-1878) originaire de Saint Aubin Châteauneuf dans l’Yonne.
Veuf depuis le 28 juillet 1878, François Rault épouse en secondes noces, le 5 mars 1879, Louise Joséphine Bercy (née à Arrou en Eure-et-Loir le 2 octobre 1838).
En 1884, François Rault vend son fonds de commerce de la rue de Flandre à François Janichon. Ce dernier n’est, lui aussi, pas trop regardant sur l’honnêteté des produits qu’il vend : alors qu’avec sa sœur Antoinette Janichon (1846-1880) veuve de Louis Stanislas Lapierre (1845-1873), il tient en mars 1876, une affaire similaire au n°61 rue des Ours, il se trouve rattrapé par la patrouille et condamné à huit jours de prison et 50 francs d’amende, pour avoir triché sur la quantité de vin délivré dans les bouteilles d’un demi-litre de vin qu’il préparait d’avance, sur lesquelles il manquait systématiquement sur chacune, 5 à 7 centilitres ; sa sœur Antoinette, marchande de bouillon, sera déclarée civilement responsable de son préposé…
Francois Janichon, né le 12 septembre 1845 à Saint-Clément lès-Mâcon, est sommelier à Varennes-lès-Mâcon, lors de son mariage célébré le 18 février 1878 à Berzé-la-Ville, avec Pierre Cinquin (1855-1885).
Après le décès de son épouse le 31 août 1885, François Janichon conserve seul son affaire.
Par un jugement du 11 août 1887 la Cie des Chemins de fer de l’Est obtient l’expropriation des immeubles situés au n°18 Boulevard de la Chapelle, n°68-70 rue Riquet, n°4 boulevard MacDonald, n°221-223 rue de Flandre et n°182 rue de Flandre.
Pour l’immeuble du n°182 rue de Flandre dont les murs appartiennent à M. Desrues, celui-ci obtient 180.000 francs ; pour son locataire François Janichon qui est titulaire d’un bail de 14 ans, la Cie des Chemins de Fer propose 10.000 francs, tandis que Janichon réclame 155.500 francs : celui-ci obtient finalement une indemnisation de 80.000 francs.
Cependant, la Cie des Chemins de fer n’ayant pas donné de suite à son projet, François Janichon cède son café-restaurant en 1889 à Ernest Victor Dieudegarde.
Ernest Victor Dieudegarde (1862-1921) né à Maincy en Seine et Marne, marchand de vins à Montry en 1888, a épousé le 17 mars 1888 à Pantin, Louise Joséphine Rault, la fille de François Rault, ancien propriétaire de ce café de 1868 à 1884, qui, depuis, s’est installé dans une affaire similaire située au n°5 rue Lapérouse à Pantin.
Les époux Dieudegarde tiennent le café de la rue de Flandre jusqu’en 1897 et, après cette date, aucun document ne nous est parvenu sur l’établissement qui réapparait en 1914, géré par Pouget, à qui succède Guillotin en 1922, Moulis en 1926, Gouny en 1932, et…
Aujourd’hui, au 6-8 avenue Corentin Cariou (nouvelle adresse du 182 rue de Flandre depuis 1944), est installé un restaurant asiatique à l’enseigne « Chez Tofe ».

Paris XIXe - Rue de Flandre.jpg
Paris XIXe - Rue de Flandre.jpg (140.73 Kio) Vu 271 fois
Classement : 5.26%
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 23225
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

Re: Paris - Rue de Flandre

209 - Paris XIXe - Rue de Flandre près la rue de l'Ourcq – F.B.

A gauche, on aperçoit, au n°112 rue de Flandre, les deux piliers marquant l’entrée des pianos Erard.
Toujours à gauche, le café-tabac situé au n°114 rue de Flandre a été ouvert en 1875 par Alphonse Sebert (1817-1886) qui a cédé l’affaire le 7 octobre 1885 à Ricard.
Ont suivis ensuite E. Gaffier en 1904 qui a vendu le 6 juillet 1905 à E. Gouvert ; Montel en 1913 ; Charbonnier en 1914 qui a vendu le 8 juin 1921 à Brugeilles ; Marie-Antonin Gazagnes (1878-1928) à partir de 1926. Le 8 mars 1929, la veuve Gazagnes à vendu à Divoux qui y était toujours actif en 1935…

Paris XIXe - Rue de Flandre près la rue de l'Ourcq.jpg
Paris XIXe - Rue de Flandre près la rue de l'Ourcq.jpg (152.93 Kio) Vu 213 fois
Classement : 10.53%
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 23225
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

Re: Paris - Rue de Flandre

281 - Paris XIXe - Rue de Flandre vers le Pont – E.V.

En premier plan, nous sommes au n°145 rue de Flandre (anciennement n°139 jusqu’en 1859), à l’entrée de la Raffinerie Sommier voir ICI ► notre étude sur la Raffinerie Sommier

Immédiatement à droite, au n°147 rue de Flandre, le rez-de-Chaussée est occupé par Benoît Biechel, tailleur, originaire de Fessenheim dans le Haut-Rhin.
Benoît Biechel (1853-1916) a épousé, le 20 juillet 1878 à Paris 1er, Hortense Renaud (1853-1922), couturière parisienne dont le père, Jean Baptiste Renaud (1821-1887) est tailleur au n°6 Rue du Cloître Saint Jacques.
Tout d’abord tailleur chez son beau-père, Biechel exerce ensuite la même activité, chez son oncle par alliance, Michel Renaud, tailleur au n°31 rue des Petits Carreaux puis au n°26 rue Montorgueil.
En 1895, Benoît Biechel s’installe en tant que tailleur à son compte, dans une petite boutique située à gauche du n°147 rue de Flandre. Il tient son affaire jusqu’au 1er septembre 1908, la cédant à cette date à M. Savé, et reprend aussitôt une autre boutique, au n°42 rue de Richelieu où il décèdera le 18 septembre 1916.

La boutique mitoyenne à celle de Benoît Biechel, nettement plus spacieuse, est occupée par Henri Weinberg, chapelier né à Galatz en Roumanie.
Henri Weinberg (1874-1952) a épousé, le 25 septembre 1902 à Paris 10e, Hélène Hanau (1876-1954) ; à cette date, Weinberg est peintre en voiture, domicilié au n°4 avenue Parmentier ; sont témoins à ce mariage ses deux cousins : Aron Weinberg, 45 ans, fabricant de chapeaux depuis 1894 au n°111 boulevard Voltaire et Léon Weinberg, 35 ans, chapelier au n°28 rue des Blancs-Manteaux.
En 1902, Henri Weinberg, conseillé par ses deux cousins, achète le pas de porte de marchand de chaussures d’Eugène Bléry Leguillin et y aménage une boutique de chapelier-chemisier ; Eugène Bléry Leguillin (1843-1913) avait exploité son commerce de chaussures de 1871 à 1886, au n°124 rue de Flandre, avant de s’installer au n°147 rue de Flandre à partir de 1887.
Henri Weinberg et son épouse tiendront leur chapellerie-chemiserie jusqu’après 1935…

Image
Classement : 5.26%
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 23225
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

Re: Paris - Rue de Flandre

17 - Paris XIXe - La Rue de Flandre - G.F.
Gaston Francq

Nous avons décrit sur la carte précédente les n°145 et 147 rue de Flandre (la Raffinerie Sommier, le tailleur Biechel et le chapelier Weinberg) qui, sur la présente carte sont à présent situés à notre droite.
A gauche, nous sommes aux n°136 à 132 rue de Flandre. Y sont installés une épicerie, une lingerie, un marchand de vins et une seconde épicerie à l’angle de l’entrée de la rue de Nantes.

Paris XIXe - La Rue de Flandre.jpg
Paris XIXe - La Rue de Flandre.jpg (176.18 Kio) Vu 109 fois
Classement : 10.53%
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 23225
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

Re: Paris - Rue de Flandre

194 - Paris XIXe - Rue de Flandre prise de la rue de l'Argonne – F.B.

Le cliché est effectivement pris de l’angle formé par la rue de l’Argonne (n°31) et la rue de Flandre (n°154).
L’emplacement est affermé à une affaire de marchand de vins tenue depuis 1870 par Eugène Letourneur qui est mis en faillite le 13 janvier 1880. Lui succèdent ensuite : P. Rousseau de 1881 à 1887, Charpentier jusqu’en 1895, Gérard (1896), Ch. Leconte (1900), F. Déjon (1903), Brunet (1905), Blévin (1909), Terrisse (1913), etc…
En face, au n°169 rue de Flandre, on aperçoit l’enseigne de G. Maillard, exerçant la profession de vétérinaire. C’est en 1870 qu’Auguste-François Beaufils, né en 1834 à Montargis, tout d’abord vétérinaire à Corbeilles dans le Loiret, est venu s’installer à Paris au n°175 rue de Flandre puis a déménagé ses locaux en 1885 au n°169 rue de Flandre. En 1891, Beaufils transmet son affaire à Lacroix, qui, en 1895, la cède à Gaston Lucien Maillard (1869-1950) qui a obtenu son diplôme de vétérinaire le 28 juillet 1891.
Gaston Maillard va adjoindre l’activité de maréchal-ferrant à celle de vétérinaire. Il s’associe en 1913 à Charles Albert Lazardeux (1878-1965) nommé vétérinaire depuis le 22 juillet 1901, et lui cède définitivement son fonds au cours du conflit 1914-1918. Lazardeux cessera ses activités rue de Flandre en 1933.

Paris XIXe - Rue de Flandre prise de la rue de l'Argonne.jpg
Paris XIXe - Rue de Flandre prise de la rue de l'Argonne.jpg (163.73 Kio) Vu 85 fois
Classement : 10.53%
Avatar du membre
JeanMarc
500+
500+
Messages : 23225
Enregistré le : sam. 21 déc. 2013 06:28
Localisation : Paris 19ème

Re: Paris - Rue de Flandre

Paris XIXe – Maison C. Gabet 173 rue de Flandre

Claude Gabet, né le 23 mai 1858 à Cercié dans le Rhône où son père était vigneron, est venu, avec son frère aîné Jean Gabet (né le 14 janvier 1855), s’installer à Paris, 306 rue de Charenton, pour y exercer l’activité de tonneliers.
Le 22 septembre 1888, Claude Gabet épouse Colombe Andréa Rodier (née à Paris XIe le 5 juin 1866), fille d’un marchand de sciures. Tous deux demeurent dorénavant au n°45 rue Basfroi, où Gabet est toujours tonnelier lors de la naissance de leur Marie Andréa en septembre 1891.
En 1893, Claude Gabet et son épouse font l’acquisition du fonds de commerce de liquoriste situé au n°173 rue de Flandre qui appartenait à Auguste Méry (1868-1925), déclaré en faillite le 30 juin 1893.
Le 15 mars 1897, la 8e chambre du Tribunal Correctionnel de Paris inflige une amende de 25 francs à Claude Gabet pour « tromperie sur la nature de la marchandise vendue »…

Noter en haut de la vitrine, à gauche, l’affiche relative à la Grande Cavalcade du Bœuf Gras du dimanche 9 avril 1905 qui, inéluctablement, et comme tous les ans, partait du marché aux bestiaux et passait devant la maison de Gabet rue de Flandre, parcourait les voies principales du quartier avant de revenir à son point de départ.
Nous donnerons, dans notre prochaine publication, quelques renseignements sur cette Cavalcade de 1905.

Le 13 juillet 1907, Gabet cède l’affaire à Escande.
En 1909, lors du mariage de leur fille Marie Andréa, Gabet déclare être à nouveau tonnelier et demeure au n°3 rue Cervantès dans le XVe arrt.

Paris XIXe - 173 rue de Flandre.jpg
Paris XIXe - 173 rue de Flandre.jpg (102.76 Kio) Vu 35 fois
Classement : 10.53%
Répondre

Retourner vers « Paris XIXe arr. »