Paris - Rue du Pré Saint-Gervais

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Paris - Rue du Pré Saint-Gervais

Série de cartes postales anciennes de la Rue du Pré Saint-Gervais à Paris.

2060. PARIS (XIX° arrt.) - Rue du Pré Saint-Gervais - La nouvelle station du Métro

F...F.
PARIS

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Michel
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Paris - Rue du Pré Saint-Gervais - Station de Métro

Prise de vue identique à la carte précédente mais en version "Tout Paris" avec le numéro 1910
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F. F. - Fernand Fleury
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dominique1594

Re: Paris - Rue du Pré Saint-Gervais

Et voici une autre version, également Tout Paris, avec un autre numéro et la " NOUVELLE " station du Métro !
Ah, là, là, ce Fleury !

TOUT PARIS (XIX°) - Rue du Pré St-Gervais - La Nouvelle Station du Métro
(F. F. N° 1902)


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Re: Paris - Rue du Pré-Saint-Gervais

Paris - rue du du Pré-Saint-Gervais, CP Photo de l'entrée du grand lavoir des Fêtes situé au n°25 de la rue.
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Modifié en dernier par cartoparis le mar. 25 déc. 2012 19:29, modifié 1 fois.
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Re: Paris - Rue du Pré Saint-Gervais

Paris - Rue du Pré Saint-Gervais au N° 44 et à l'angle de la rue des Bois, le cinéma Bijou avec à l'affiche un Max Linder et un film "Nick Winter".
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Re: Paris - Rue du Pré Saint-Gervais

Paris - Rue du Pré Saint-Gervais - CP des années 50 éditée par un commerçant non identifié.
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rigouard
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Re: Paris - Rue du Pré Saint-Gervais

PARIS - Rue du Pré Saint-Gervais (XIX°) - Sortie de l'Ecole - Editeur : C.P. n°505.
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rigouard
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Re: Paris - Rue du Pré Saint-Gervais

TOUT-PARIS - La Rue du Pré Saint-Gervais (XIX° arrt) - prise de la rue de Belleville - Editeur : Fleury n°1300.

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JeanMarc
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Re: Paris - Rue du Pré Saint-Gervais

TOUT PARIS - 1904 - 10. Rue de Belleville à la rue du Pré St-Gervais (XIXe arrt.)

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publié par rigouard lun. 20 mai 2013 15:59
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Re: Paris - Rue du Pré Saint-Gervais

504 - Rues des Bois et du Pré St-Gervais - Sortie des Écoles (XIXe arrt.) - C.P.

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publié par Babs lun. 23 juil. 2012 13:04

Précisément, ce cliché représente, à droite en premier plan, le n°42 rue du Pré-Saint-Gervais, dont l’immeuble est occupé au rez-de-chaussée par une alignée de commerces divers : épicerie, mercerie-lingerie-librairie, marchands de vins-charbons… En mitoyenneté avec ce bâtiment, l’Ecole communale de filles et la maternelle ont été construites au n°2 rue des Bois.
En face, la rue du Pré Saint-Gervais continue au n°44, formant un pan coupé avec le n°1 rue des Bois, immeuble que nous avons étudié voir ICI ► et qui a été occupé quelques temps par un cinématographe de quartier.
A gauche, en vis-à-vis de cet établissement, donc non visible sur cette carte, l’Ecole communale de garçons faisait face à celle des filles, au
n°27-29 rue du Pré-Saint-Gervais.

En juxtaposant deux cartes de cette vue de la rue du Pré-Saint-Gervais on obtient ceci :
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Plan du Carrefour Pré-Saint-Gervais / rue des Bois vers 1910
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L’occasion pour nous de parler de cette école qui, jusqu’à présent, n’a guère suscité d’engouement ou de passion et n’a même pas bénéficié d’une quelconque description.
C’est en 1874 qu’est décidée la construction de cette nouvelle école parisienne qui possédera deux entrées : l’une au
n°2 rue des Bois (école maternelle) et la seconde, à l’arrière, accessible par la Cité Lemière, au n°8 (école des filles), sachant qu’un couloir reliera les deux écoles.
Le 18 juillet 1874, Louis Antoine Prétet, directeur d’école et conseiller municipal, est chargé, en tant que rapporteur de la 4e commission, de présenter le projet de création d’une nouvelle école communale sise rue des Bois et impasse Lemière. A la suite de cette présentation suivie d’une très longue discussion, le projet est adopté. Il sera construit une école de filles et une salle d’asile sur le terrain de 1532 m² appartenant à Albert Cantagrel, donné à bail à la ville de Paris par son ancienne propriétaire, Mme veuve Baudoin, qui en avait consenti la location avec faculté de l’acquérir au prix de 40.000 francs ; Mme Baudoin avait signé ce bail à la suite d’une délibération du Conseil municipal du 26 mars 1872. Son actuel propriétaire,
Albert Cantagrel (1843-1896) (1) accepte de voir passer le loyer de ce terrain de 2.500 à 2.000 francs et de fixer à 36.000 francs, le prix de son acquisition pendant le bail qui aura une durée de quinze ans.
Les plans et devis des travaux d’appropriation du terrain à usage d’école de filles et de salle d’asile sont approuvés lors de la même délibération.

Ces travaux dureront cinq ans avant leur achèvement en 1879. La direction de la Salle d’asile est confiée à Mme Bresson, celle de l’Ecole des filles, comptant cinq classes, à
Mme Dubois ; deux classes de maternelle sont également ouvertes dès 1883.
Mme Dubois qui ne devait pas être « commode » fera parler d’elle à plusieurs reprises.
Ainsi François-Xavier Cattiaux, conseiller municipal, rapporte le 2 août 1882 que « ces jours derniers, une petite fille de sept ans, élève de l’institution dirigée par Mme Dubois, cité Lemière, a été saisie par l’oreille avec tant de violence qu’une ecchymose en est résultée. Cette même petite fille a en outre été frappée de coups de baguette par une institutrice de l’établissement. » Les faits reprochés sont cependant ramenés à une juste proportion le lendemain par le conseiller Carriot qui précise que « le fait est vrai mais que les sévices consistent dans une petite correction manuelle qui n’a pas atteint les proportions que veut lui assigner M. Cattiaux. » Carriot ajoute que « la direction de l’école a été réprimandée et le fait ne se reproduira pas. »
Mme Dubois s’était déjà distinguée lors d’un différent l’opposant à une nouvelle institutrice, Marie Aubert, qui avait entraîné l’ouverture d’une enquête menée par l’inspecteur Cuissart en mars 1882 : Marie Aubert excipait qu’elle subissait une vexation permanente de Mme Dubois, en raison de l’obligation qui lui était faite de pénétrer dans l’école en faisant le détour par la cité Lemière, au lieu d’emprunter l’entrée avant de la rue des Bois, plus rapide, dont seule Mme Dubois détenait une clef… Cuissart ne donnera cependant pas raison à Marie Aubert qui, selon lui, « croit ou s’imagine qu’on a absolument besoin d’elle et qu’elle fait beaucoup d’honneur à l’administration en daignant accepter l’emploi de la rue des Bois ; elle se donne des petits airs d’importance, parle trop sans mesurer la portée de ce qu’elle dit. »

Par arrêté en date du 27 septembre 1887, Mme Dubois est mise à la retraite et remplacée par Éleonore Henriette Despagne (née Carnel en 1853, celle-ci avait épousé, en 1875, à Paris 1e, Aimé Pierre Despagne, également instituteur, puis directeur de l’École du n°69 rue Bolivar dans le 19e arrt.). A partir de février 1897, Mme Despagne sera remplacée par Mme Bouzat…

Le 24 octobre 1888, un mémoire est présenté au préfet en vue de procéder à d’importants travaux d’amélioration des Écoles de la rue des Bois / cité Lemière. Celui le transmet au Conseil municipal le 14 décembre 1888 pour approbation. Il est ainsi décidé :

— de démolir le bâtiment n°2 rue des Bois et de construire sur cet emplacement un vestibule servant d'entrée et de salle d'attente pour l'école maternelle.
— d’approprier le bâtiment n°4 rue des Bois afin d’y installer un logement de concierge et un appartement de maîtresse-adjointe.
— de supprimer la salle des exercices afin d’y aménager une classe enfantine, une cantine, un cabinet de débarras et un couloir de deux mètres donnant accès au préau couvert.
— de construire un bâtiment à rez-de-chaussée en avant de l’école maternelle actuelle, de manière à former deux autres classes enfantines.
— d’établir un passage de trois mètres de largeur mettant l’école des filles de la cité Lemière en communication directe avec la rue des Bois.
— d’installer sur la rue des Bois un vestibule servant de salle d’attente pour l’école des filles.

Le même jour, le conseil municipal vote une autre délibération autorisant le Préfet de la Seine à réaliser, au nom de la ville de Paris, l’acquisition du terrain où a été construite l’école, au prix de 36.000 francs auprès d’Albert Cantagrel, selon les accords passés le 14 septembre 1874 ; les frais d’actes et intérêts liés à cette opération sont évalués à 5.000 francs.

Ces écoles seront rasées dans les années 1970, remplacées par une seule Ecole Maternelle.

(1) François Victor dit Albert Cantagrel (1843 - 4 mars 1896), architecte de la Ville de Paris, célibataire, s’est suicidé le 4 mars 1896 à son domicile du n°10 place du Guignier dans le 20e arrt. Les journaux présenteront ce drame sous le titre de « Le Désespoir d’un millionnaire », sans pour autant trouver d’explication à cet acte.
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Re: Paris - Rue du Pré Saint-Gervais

511 - Paris XIXe - Rue des Bois - École des Filles
En fait École des Garçons rue du Pré-st-Gervais
H. Lefrançois, éditeur
Pour des raisons que j’ignore, cette carte est balafrée en travers, tout comme les autres versions, imprimées en noir et blanc par cet éditeur, que j’ai pu observer par ci par là.

Alors qu’une école communale de filles a été ouverte en 1879 au n°2-4 rue des Bois / n°8 cité Lemière, les constructions d’écoles de garçons dans le quartier se font attendre. Un projet avait été présenté par Léopold-Philibert Dupuy au conseil municipal le 18 juillet 1874, prévoyant la création d’une école de filles et de garçons sur un terrain de 4.200 m², circonscrit par les rues des Bois, de l’Orme et de Romainville, appartenant à M. Gervais, lequel proposait de le céder à la ville pour 53.000 francs. Le terrain Cantagrel de 1.532 m² de la cité Lemière rue des Bois avait été préféré à celui de Gervais, permettant d’y loger seulement cinq classes de filles et deux classes de maternelle.
Il faut attendre un nouveau projet, présenté au Préfet de la Seine le 5 juin 1891, pour qu’enfin on envisage sérieusement l’installation d’une École Communale de Garçons, au n°27-29 rue du Pré-Saint-Gervais (donnant à l’arrière sur le n°2-4 rue des Lilas), précisément en face de l’École des Filles.
Le 29 juillet 1891 le conseil municipal invite le préfet à déclarer d’utilité publique l’acquisition des terrains n°27-29 rue du Pré-Saint-Gervais.

La réalisation des plans est confiée à l’architecte Eugène Hénard (1849-1923) qui, en outre, établit le devis des travaux qui s’élèvent à 297.495 fr. 12 c. incluant ses honoraires et frais d'agence pour 16.457 fr. 09 c. Par délibération du conseil municipal du 1er août 1891, cette dépense est limitée à un maximum de 223.122 francs.
La démolition des bâtiments existants et la réalisation des travaux de construction sont mises en adjudication respectivement pour les 21 décembre 1891 et 6 février 1892.

Comme prévu, le 21 décembre 1891, la démolition des bâtiments sis au 29 rue du Pré-Saint-Gervais / 2-4 rue des Lilas, mise à prix à 5.485 francs est adjugée à M. Besombes, boulevard Diderot, au prix de 6.300 francs.
Les travaux de construction de l’École des Garçons sont adjugés en 5 lots le 6 février 1892 :
1er lot. — Terrasse et maçonnerie : Evaluation, 140.531 francs. — M. Lécosse (Sylvain), 89 rue des Pyrénées. — Rabais 26,20 %.
2e lot. — Charpente et escaliers en fer : évaluation, 19.181 francs. — La Société des ouvriers charpentiers de La Villette, 49 rue Saint-Blaise. — Rabais 30,40 %.
3e lot. — Couverture et plomberie : évaluation, 16.464 francs. — MM. Ducroux frères, 86 rue de Flandre. — Rabais 24,10 %.
4e lot. — Menuiserie : évaluation, 21.055 francs. — M. Liré (Louis-Paul), 16 rue du Roi-de-Sicile — Rabais 30,10 %.
5e lot. — Serrurerie : évaluation, 41.656 francs. — MM. Delamotte et Michel, 15 bis rue de la Voûte. — Rabais 36,10 %.


La construction de l’école est quasiment achevée en juin 1893 : le 20 juin, il est décidé de doter sa cour d’un pavage en bois afin d’éviter que des enfants soient blessés par des jets de pierre.
L’École Communale de Garçons du n°27 rue du Pré-Saint-Gervais ouvre ses portes le 1er octobre 1893.
M. Théophile Thivet est nommé directeur de l’École par un arrêté du 26 septembre 1893, à effet du 1er octobre.
Auparavant M. Thivet avait été directeur de l’École communale de Saint-Denis de 1874 à 1890, puis de celle du n°1 place de Bitche dans le 19e arrt. de 1891 à 1893.
Théophile Thivet (1846-1932), originaire de Ravennefontaines en Haute-Marne, avait épousé le 8 août 1872, Marie Anne Laenglé (1846-1901), parisienne qui était devenue directrice de l’Ecole Maternelle située au n°2 rue du Pont-de-Lodi dans le 6e arrt. (aujourd’hui Collège Jacques Prévert).

L’École communale des garçons de la rue du Pré-Saint-Gervais a été rasée de fond en comble, dans les années 1970, par les tractopelles partis en roue libre.

Paris XIXe - Rue des Bois - Ecole des Filles (en fait école des Garçons rue du Pré-st-Gervais).jpg
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Re: Paris - Rue du Pré Saint-Gervais

514 - Paris XIXe - Rue du Pré-Saint-Gervais et Place des Fêtes – CP.

La rue du Pré-Saint-Gervais, côté des numéros pairs, longe la place des Fêtes à cet emplacement. Les travaux que l’on voit à droite sont très certainement liés à la construction du métropolitain dont l’entrée se situait ici.
A gauche, en premier plan, le marchand de vins forme l’angle du n°29 rue Compans et du n°32 rue du Pré-St-Gervais. Nous avons déjà donné ► ICI quelques indications sur les exploitants de cet établissement.
Ses voisins immédiats du n°30 Pré-St-Gervais sont, en 1903, M. Gadoin (beurre, œufs, fromage), M. Gueunier, (papetier) et M. Cellier (coiffeur).

Paris XIXe - Rue du Pré-Saint-Gervais et Place des Fêtes.jpg
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Re: Paris - Rue du Pré Saint-Gervais

Paris XIXe - Place des Fêtes
La rue du Pré Saint-Gervais longe ici, la place des Fêtes. On aperçoit, à gauche, l’édicule d’entrée du métro station « Place des Fêtes ».

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Re: Paris - Rue du Pré Saint-Gervais

Paris XIXe – Temple Antoiniste – 45 bis rue du Pré-Saint-Gervais

Le culte Antoiniste, fondé en Belgique en 1910 par Louis-Joseph Antoine (1846-1912), a compté jusqu’à 64 temples dont 31 en France. Selon les statuts de cette association cultuelle déposés au Journal Officiel par deux fois les 29 décembre 1917 et 16 avril 1923, elle se propose de « propager l’enseignement moral révélé par le père Antoine dans son temple de Jemeppe-sur-Meuse, de 1906 à 1909 ». Celui de la rue du Pré-Saint-Gervais sera le neuvième temple français et le deuxième parisien.

Paris XIXème - Rue du Pré Saint-Gervais - Temple Antoiniste.jpg
Paris XIXème - Rue du Pré Saint-Gervais - Temple Antoiniste.jpg (215.92 Kio) Vu 40 fois

L’origine, un peu complexe, du terrain sur lequel a été bâti le Temple Antoiniste
Dès avant 1922, Pierre Chanteau (1886-1966) et Maurice Parage (1888-1962), mayennais, l’un de Laval, l’autre d’Evron, ont fondé la société en nom collectif Chanteau et Cie, fabricant des peignes et démêloirs dans leur usine située rue de Garennes à Ivry-la-Bataille dans l’Eure ; en 1923 leur agent à Paris, Almode et fils, est basé au n°11 rue Martel.
En 1925, Chanteau et Cie reprend l’activité d’un certain Séheur installé au n°192 bis rue Championnet dont le bail vient d’être résilié le 11 juillet 1923 par la veuve Rémond, et y commercialise dorénavant « des Articles réclames sous celluloïd, des cadres cuivre moulés et estampés, des glaces pour publicité et bazars, des protèges-boites d’allumettes avec coins arrondis, des tampons buvards » ; auparavant, ces locaux avaient été loués, de 1913 à 1918, à E. Merville et Cie qui y fabriquait de l’émail souple et des tableaux réclames.
Ses locaux de fabrication devenant trop exigus, la société Chanteau et Cie décide, en 1927, de faire l’acquisition d’un terrain, vierge de construction, situé au n°45 rue du Pré-Saint-Gervais, afin d’y aménager ses ateliers et, par la même occasion, de fournir un terrain pour la construction d’un temple pour l’Association Cultuelle Antoiniste dont Chanteau et Parage sont visiblement des membres actifs.
Comme on le voit sur le plan ci-dessous, la petite rue des Lilas, qui commence entre les n°45 et 47 de la rue du Pré-Saint-Gervais, forme un retour en équerre vers un second tronçon de ladite petite rue des Lilas (celui-ci sera renommé rue Janssen en 1930).
Ayant envisagé d’élargir la petite rue des Lilas, le Conseil municipal signe, le 21 août 1927, un traité avec la société Chanteau et Cie, par lequel la ville de Paris acquiert auprès de Chanteau et Parage leur terrain de 276 m² du n°45 rue du Pré Saint-Gervais, une bande de terrain de 64 m² la longeant le long de la petite rue des Lilas et une seconde bande de terrain de 74 m² le long de la rue du Pré-Saint-Gervais. En contrepartie, la ville de Paris qui est propriétaire du terrain situé au n°47-49 rue du Pré-Saint-Gervais, donne celui-ci à la société Chanteau et Parage, « agissant au nom de la Société Cultuelle Antoiniste pour laquelle ils déclarent se porter fort » ; la société Chanteau et Cie s’engage en outre à verser une soulte de 10.000 francs à la municipalité.

L’Association cultuelle Antoiniste dépose un premier permis de construire auprès de la Mairie le 19 octobre 1927, complété par un second en date du 24 mai 1928 : la numérotation de la rue du Pré-Saint-Gervais ne semble pas fixée définitivement puisque ces demandes de permis sont délivrées pour les n°43 bis et 45 bis. L’architecte de Tours, Aubry, est chargé d’établir les plans du Temple qui ouvre ses portes et est consacré le 22 juillet 1928.
Dès son achèvement, le Temple Antoiniste est représenté, pour ses relations avec l’administration, par le pharmacien Louis Henri Jolly (né à Sézanne le 23 mai 1874) qui tenait une officine jusqu’en 1923 au n°27 rue Mazarine dans le 6e arrt, puis au n°1 rue Christine.
Le desservant du Temple est Albert Jeannin (1894-1970).

La municipalité qui, finalement, n’a jamais agrandi la petite rue des Lilas, mais l’a au contraire condamnée, se retrouve avec une parcelle de terrain vacant de 259 m², au n°47 rue du Pré-Saint-Gervais, qu’elle cède le 16 juillet 1966 au prix de 530 francs le mètre carré, au Temple Antoiniste, afin qu’il agrandisse son lieu de culte.

Plan 1910 — Quelques fidèles devant le Temple Antoiniste de la rue du Pré-Saint-Gervais
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Qu’est devenue la société Chanteau et Cie ?
Le 25 octobre 1927, Maurice Parage cède ses droits dans la société Chanteau et Cie à MM. Chanteau et François. Pierre Chanteau n’abandonne apparemment pas son projet d’ouvrir un nouvel atelier doté d’un étage au n°45 rue du Pré-St-Gervais puisqu’il dépose une demande de permis le 2 avril 1928, peu après avoir fait l’acquisition, le 13 janvier 1928 du droit au bail des locaux du n°192 bis rue Championnet.
Cependant ce permis n’est pas suivi d’effet, et Chanteau continue son activité rue Championnet où il passe des réclames, notamment en septembre 1928 : « CHUTES DE FER BLANC, sommes acheteurs quantités importantes. Ecrire : Chanteau et Cie 192 bis rue Championnet qui donnera précisions. Téléphone : Marcadet 15-70. »
Le 29 juillet 1928, la société Chanteau et Cie devient la Sarl Cadmail ; le 16 juillet 1929, celle-ci est transférée de la rue Championnet au n°4 passage René et est rebaptisée SIAB (Société Industrielle des Articles de Bimbeloterie, anciennes Maisons Cadmail, Henri Morel et veuve Bonne réunies)…
Pierre Chanteau, quant à lui, conserve sa « maison mère », l’usine d’Ivry-la-Bataille dans l’Eure, qui perdurera jusqu’après 1939.
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