Kiosques à Musique

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Re: Kiosques à Musique

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Kiosques à musique de A à E
Kiosques à musique de F à L
Kiosques classés par Départements
Kiosques à Musique — Petits Plus

BARBAZAN - Le Kiosque
(HAUTE GARONNE)
voir ici, les renseignements déjà publiés sur le kiosque de Barbazan.

Image
publié par JeanMarc Ven 2 Jan 2015 07:35

Les Thermes de Barbazan ont dû faire des pieds et des mains pour attirer une clientèle supplémentaire, de surcroît, financée par l'Etat : un décret du 16 novembre 1929 classe la station thermale de Barbazan sur la liste des villes d'eau où les fonctionnaires du service colonial et des services locaux des colonies peuvent être en-
voyés en traitement. La durée de traitement prise en charge de ceux-ci est toutefois limité à vingt et un jours.

Et en février 1930, une circulaire ministérielle, adressée à tous les gouverneurs des colonies, commissaires et chefs des services coloniaux, vient préciser que la société des eaux thermales de Barbazan s'engage à consentir aux fonctionnaires coloniaux une réduction de 50 % pour le traitement médical (Buvette et Etablissement thermal) et de 20 % pour le séjour dans les hôtels de la société (Grand hôtel ou Hôtel Miramont — Hôtel des Thermes ou Hôtel de la Source).
Il suffira au personnel colonial, pour bénéficier de ces différents avantages de s'adresser à l'administration
de la Société des eaux thermales de Barbazan en produisant le titre de congé qui lui aura été délivré pour faire usage des eaux.

Déjà, en 1892, nous avions vu qu'à Bagnères-de-Bigorre, l'Etablissement Thermal faisait des réduction à moitié prix, jusqu'au grade de colonel (voir article ci-dessus Bagnères - Le Casino). A Barbazan, le nombre de barettes ou d'étoiles importe peu, la réduction est acquise pour tout colonial militaire ou civil.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BARBEZIEUX - Le Square du XIV Juillet
(CHARENTE)
Assurément, la fête est de grande importance, au vu du monde réuni ce jour-là.
On a édifié pour la circonstance un Kiosque à musique démontable, uniquement sorti pour les très grandes occasions.
Mais quel est donc cet évènement ? La carte est postée en août 1909. Est-ce une fête célébrant le 14 juillet 1909, ou bien celle du 12 juillet 1908 qui a été reproduite sur des cartes à de nombreuses reprises ?
La fête du 12 juillet 1908 coïncide exactement avec le voyage ministériel fait à Barbezieux le même jour, par M. Maujan sous-secrétaire d'Etat à l'intérieur, accompagné de Leullier son chef de cabinet, pour l'inauguration de la voie ferrée de Saint-Marins à Barbezieux. Au banquet qui lui a été offert, il a prononcé un discours et a remis « quelques » distinctions honorifiques. (Une légion d'honneur, 2 officiers de l'instruction publique, 24 distinctions d'officiers d'académie, 3 officiers du mérite agricole, 12 chevaliers du mérite agricole; des médailles d'or, d'argent et de bronze du mérite agricole, et des médailles du travail à la pelle ! Quand on veut honorifier, on ne compte pas...)
Il faut dire que, de fort longue date, les fêtes sont fréquentes à Barbezieux : ainsi, à l'occasion de la fondation de la république, deux fêtes se sont déroulées à Barbezieux : le premier vendémiaire an VI (22 septembre 1797) et le trente ventôse an VII (20 mars 1799)...

Donc il est possible que ce cliché date du 12 juillet 1908, mais une autre grande cérémonie avec festivités, préparée et organisée depuis longtemps par toutes les sommités érudites de la région, va se dérouler le 16 mai 1909. C'est la célébration du 400ème anniversaire de la naissance d'Elie Vinet (1509-1587), célèbre historien, philologue et humaniste charentais, professeur régent du collège de Guyenne qui a influencé nombre d'historiens de par ses écrits. L'Académie des Sciences, Lettres et Arts de Bordeaux va dépêcher M. Courteault pour la représenter lors de ces fêtes du 16 mai 1909, et y prononcer un discours lors de l'inauguration du monument Vinet, à Barbezieux. De grandes fêtes sont relatées à cette occasion par tout le monde journalistique de l'époque.
Dans le compte rendu de la séance qui suit cette fête à l'Académie de Bordeaux on peut lire : « Enfin, notre cher confrère Courteault nous fit le tableau des fêtes célébrées à Barbezieux en l'honneur du 400e anniversaire d'Élie Vinet dans lesquelles il représentait l'Académie, et nous donna connaissance du beau discours qu'il prononça à cette occasion. »
On peut donc penser, sans être toutefois totalement affirmatif, que ce cliché date du 16 mai 1909.

Le square du 14 juillet se situe devant l'esplanade du Château de Barbezieux, château acheté à la famille Levraud, par la commune en 1845. Depuis, le Château a servi d'hôpital, puis de pensionnat de jeunes filles. L'esplanade a été rebaptisée Place de Verdun et l'ensemble du square et de la place est aujourd'hui utilisé comme parking. Depuis 2012, un projet est latent concernant une réhabilitation complète du Château, ainsi qu'une remise dans son état initial du Square du 14 juillet et de la Place de Verdun.
Kiosque démonté...

voir ici, Place de Verdun à Barbezieux, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Sam 3 Jan 2015 08:55

Si Barbezieux ne possède pas de Kiosque à musique fixe, il n'en aime pas moins la musique ! Preuve en est les deux formations musicales actives sur la ville en 1909 :
Harmonie municipale, créée en 1900, président Ch. Bizarel, directeur E- Gadras, 40 exécutants
Harmonie de Barbezieux, créée en 1875, président G. Chevrou directeur Fornel, 30 exécutants.


Le Château de Barbezieux en 1886, hôpital à cet instant. (cliché Université Montaigne Bordeaux)
Image
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BAR-LE-DUC - Le Parc - Le Kiosque
(MEUSE)
Toiture en zinc, colonnes en fonte, soubassement en pierre, ce Kiosque à musique octogonal est conçu par l'architecte Charles Demoget (1827-1903), et exécuté en 1887 par l'entreprise Charles Pantz de Pont-à-Mousson. Sont coût : 12.985 frs.
Il a été édifié dans le parc de l'Hôtel de Ville réalisé lui-même en 1805 pour agrémenter le Château, demeure du maréchal Nicolas-Charles Oudinot (1767-1847). Ce parc n'a seulement été ouvert au public qu'en 1868.
Actuellement, le jardin de l'Hôtel de Ville se situe Place de Griesheim, et l'été, des concerts sont donnés au kiosque à musique chaque dimanche à 17 heures.
Kiosque toujours en place.


voir ici, Kiosque de Bar-le-Duc, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Lun 5 Jan 2015 13:13

Trois formations musicales actives à Bar-le-Duc en 1909 :
La Saint-Hubert (trompes de chasse), direction Gruyer, 14 exécutants.
L'Union l'Indépendante (trompettes), direction Louis Henri, 18 exécutants.
La Musique municipale des Sapeurs-Pompiers, direction Réghière ;
Et en 1870, on a l'Orphéon de Bar-le-Duc, dirigé par M. Jung, qui est tout de même classé en division d'excellence.

Le 94ème Régiment d'Infanterie, ancienne Garde Impériale, est basé à Bar-le-Duc depuis 1882, dans la caserne Exelmans. En 1909, sa musique est dirigée par Logeart. En 1911, le 94ème R.I. est chargé de réprimer la révolte des cossiers à Aÿ-en-Champagne. (voir Ici.)

Concert militaire — Programme du concert donné le dimanche 7 août 1927, de 15 à 16 heures, au Parc, par la Musique du 94e régiment d'infanterie :
1. Défilé (X.) ; 2. Le Magyar, allegro (Allier) ; 3. Les Echos du Pays, fantaisie (André) : 4. L'Auvergnate, mazurka (Ganne) ; 5. Le Refrain des Aciéries (Massonet) ; 6. Finale (X.). (Bulletin Meusien du 6 août 1927)
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BASTIA - La Place Saint Nicolas
(CORSE)
Vaste place de 280 mètres de long installée depuis 1834, elle est le point central de Bastia.

La statue en marbre de Napoléon Bonaparte en empereur romain, en premier plan sur notre carte, est une oeuvre dûe au sculpteur italien Lorenzo Bartolini (1777-1850), qui l'a réalisée entre 1811-1813, commandée par la soeur de Bonaparte, Maria-Anna, princesse Elisa ; Napoléon étant tombé en disgrace, la statue n'a pas trouvé d'acheteur du vivant du sculpteur.
Ce sont les héritiers de ce dernier qui ont apparemment dû baisser les prétentions de Bartolini en la proposant à 40.000 frs à l'Etat français au lieu des 60.000 frs qu'en voulait l'artiste.
Un décret de Napoléon III, daté du 14 décembre 1852, autorise l'érection de la statue de Bartolini sur l'esplanade Saint-Nicolas. Le voyage de la statue de 22 pieds de haut depuis Livourne jusqu'à Bastia est suivi de très près par la presse bastiaise. L'Observateur de Bastia du 24 décembre 1852 en fait une description tout à fait précise :
« Le brick le Valéry-Jean, sur lequel avait été embarquée la statue de Napoléon, œuvre du célèbre Bartolini, est entré dans notre port hier pendant la nuit, remorqué par le bateau à vapeur l'Industrie ; son arrivée a été saluée par les fanfares de la Société Philharmonique et par les détonations d'un grand nombre de boltes (sic). Pendant la journée, tous les navires du port étaient pavoisés. On va s'occuper des préparatifs nécessaires pour l'érection de la statue. »
La statue est inaugurée avec tous les honneurs de cette circonstance seulement 2 ans plus tard, le 15 juin 1854 (1)

Il va falloir attendre près d'un demi siècle pour que la musique puisse jouer sur la place Saint-Nicolas, sur un endroit approprié. Un kiosque provisoire constitué d'une estrade, sans balustrade, ni couverture est installé au pied de Napoléon, en 1898, à la demande de la musique militaire (probablement le 163ème Régime d'Infanterie ou le 61ème R.I.).

Finalement, en 1908, l'entreprise orléanaise Guillot-Pelletier est sollicitée pour édifier un Kiosque à musique octogonal de belle facture, dans l'alignement du marbre de Napoléon.
Kiosque toujours en place


voir ici, Statue de Napoléon Bonaparte en empereur romain, aujourd'hui.
voir ici, Kiosque Place Saint Nicolas, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Lun 5 Jan 2015 13:16

Place Saint Nicolas - Statue Napoléon (cliché 1921 Agence Meurisse)
Image

BASTIA - Place Saint Nicolas - Le Kiosque et le Cyrnos-Palace
La construction du Cyrnos-Palace a commencé en 1903, sur les plans de l'architecte Simon-François Fratacci (1867-1938). L'inauguration n'a lieu que 8 ans plus tard, le 8 avril 1911. En septembre 1943, lors des bombardements de l'armée américaine, le Cyrnos-Palace est détruit.
Cet hôtel, le Cyrnos Palace,était situé au fond de la place Saint-Nicolas, à l'emplacement actuel de la mairie de Bastia. Il a été en partie détruit par le bombardement d'Octobre 1943 .

L'Eglise Notre-Dame de Lourdes, dont on aperçoit la flèche sur la carte, derrière le Cyrnos-Palace, est dûe à l'architecte Julien Barbier (1869-1940) ; elle a été achevée en 1917.


voir ici, Eglise Notre-Dame de Lourdes de Bastia, aujourd'hui.
voir ici, Place Saint Nicolas, Kiosque, Hôtel de Ville (ex-Cyrnos-Palace) et Eglise, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Mar 6 Jan 2015 09:08

Le Cyrnos-Palace détruit lors des bombardements américains sur Bastia en septembre 1943
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En 1909, deux formations musicales répertoriées à Bastia :
La Lyre Bastiaise (fanfare), président Roussel, direction Aymo, 42 exécutants ;
L'Orphéon Bastiais, président Piereschi, direction Botta, 35 exécutants.
Celles-ci jouent alternativement avec la musique du 163e Régime d'Infanterie dirigée par Laubus.


(1) Du beau monde lors de l'inauguration du marbre de Napoléon Bonaparte le 15 juin 1854.
A 11 heures du matin toutes les autorités se sont réunies dans l'église de St-Jean où s'étaient portés en foule les habitants de la Ville et de l'Intérieur.
Mgr l'Évêque d'Ajaccio, Mgr l'Évêque d'Hétalonie, son auxiliaire, et un nombreux clergé occupaient le sanctuaire.
Les places réservées aux fonctionnaires publics étaient occupées par M. le général Talandier, commandant la Division, M. Thuillier, préfet de la Corse, M. Abatucci Séverin, député de la Corse au Corps législatif, MM. les membres de la Cour impériale en robe rouge, M. le sous-préfet de l'Arrondissement, M. Ruelle, recteur de l'Académie, MM. les membres des tribunaux de 1ere Instance et de Commerce, M. Lota, maire de la Ville,
M. le Proviseur et MM. les Professeurs du Lycée impérial en grand costume, et toutes les autres Autorités de la Ville ; MM. Peretti, sous-préfet de Calvi, Pietri, sous-préfet de Sartene, et Zevaco, maire d'Ajaccio, qui avaient bien voulu accepter l'invitation qui leur avait été adressée.
Il y avait également un grand nombre de maires des communes de l'Arrondissement. (...)
(De très nombreux discours ont été prononcés de part et d'autre, un banquet, des festivités etc... le rituel habituel de toutes les inaugurations !)
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BAUGÉ - Le Mail et le Kiosque
(MAINE ET LOIRE)
Le Kiosque à musique de forme octogonale est érigé en 1898 sur la Promenade du Mail, face au Château de Baugé, par la métallerie orléanaise Guillot-Pelletier, l'entreprise Martin ayant réalisé le soubassement de pierre. La toiture est en zinc, les colonnes en fonte, le garde-corps en fer forgé.
Le sous-sol est agencé pour servir de toilettes publiques.
Aujourd'hui, miraculeusement, le Kiosque a échappé à la folie meurtrière des emplacements de parkings ; on a juste laissé une petit allée arborée, la portion congrue, le long d'une immense esplanade réservée au stationnement, histoire de dire qu'on a préservé le patrimoine !...
Kiosque toujours en place.


voir ici, le Kiosque à musique de Baugé, aujourd'hui.
et Ici.

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publié par JeanMarc Mer 7 Jan 2015 10:59

Kiosque de Baugé toujours actif : L'Union musicale Baugeoise le 14 juillet 2014
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L'Union Musicale Baugeoise (harmonie), est créée en 1901. En 1908, elle est présidée par Cossin, dirigée par
J. Simon et compte 43 musiciens. Le 2 février 1911, elle se déclare en association avec son siège social au Château de Baugé.


Pour un nombre incalculable de communes, une des préoccupations premières est de bien choisir la date de ses foires. Baugé ne déroge pas à ce précepte, et, en date d'avril 1881, dépose une demande auprès du Conseil Général de la Sarthe, afin de modifier la date d'une de ses foires. Etant située à une quinzaine de kilomètres de la Sarthe, Baugé est effectivement dans l'obligation d'obtenir l'autorisation de ce département, plutôt que du Maine-et-Loire sur lequel elle se trouve.
Conseil général de la Sarthe. Séance d'avril 1881.

Messieurs,
« Le Conseil municipal de Baugé (Maine-et-Loire) demande que la foire qui se tenait le lundi précédant la fête de la Pentecôte soit retardée de huit jours.
« Les communes de la Sarthe qui se trouvent situées dans un rayon de deux myriamètres de celle de Baugé, au nombre de 7, ont été consultées ; six ont donné un avis favorable et une seule n'a pas répondu.
« Dans ces conditions, Messieurs, nous vous proposons de ne pas vous opposer à ce changement. »

Conclusions adoptées.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BAVAY - La Colonne Brunehaut, le Kiosque
(NORD)
Vers l'an 25 avant J.C. sept voies sont construites par Marcus Agrippa (63-12 av JC), lieutenant de César-Auguste, voies qui convergent vers le centre de Bavay (ou Bavai). Ces voies auraient été restaurées sous le règne de la reine Brunehaut (547-613).
Un premier monument heptagonal est édifié en 1716 à Bavay et comporte sur chaque face les inscriptions "chaussée d'Avette","chaussée de Bintch","chaussée de Mons","chaussée de Tournay","chaussée de Cambray","chaussée du Cateau","chaussée de Pons".
En 1815-1816, ce monument a été remplacé par une pyramide heptagone portant d'autres inscriptions de direction : Anvers, Ostende, Dieppe, Saint-Malo, Venise, Hambourg, Maestricht. En 1870, ce monument a disparu. L'actuelle colonne Brunehaut, en pierre de Creil, d'une hauteur de 13 mètres, est érigée en novembre 1872 sur la Grand'Place. (1)

Le Kiosque à musique octogonal en bois est édifié avant 1903 entre la colonne Brunehaut et l'Hôtel de Ville et son beffroi.
Il a disparu avant 1919, mais dans les années 1950, un autre kiosque, précaire, est monté au même emplacement.
La Grand'Place a changé de nom à plusieurs reprises : elle s'est appelée Place du Marché, Place de l'Hôtel de Ville pour s'intituler aujourd'hui ... Place Charles De Gaulle.


Commerces de gauche à droite sur la carte :
L.Wirth — Café de la Pyramide — Estaminet Paulart-Hulin & Machines agricoles.
Machines à coudre & Confections Maison Edouard Prévot — Chapellerie — Au Bon ... — Boucherie.
Estaminet Laure — A droite de l'estaminet Laure, un Familistère s'est installé vers 1914-1919.
Sur la place du Marché aux Porcs, autre Place de Bavay, un autre Estaminet avait sa clientèle : l'Estaminet des Arts. Sur une carte précurseur, le même Estaminet, s'appelait Café des Arts (Leduc), et la place se nommait Place Neuve. Comme quoi, il faut céder aux sirènes de la mode, « estaminet » c'est plus alléchant et tentant que « café », et tellement plus poétique !
En fond de carte, on aperçoit l'Église Notre-Dame de l'Assomption datant du XVIème siècle.
En mai 1940, l'aviation allemande pilonne Bavay, et toute cette rangée d'immeubles est détruite, comme d'autres quartiers de la ville. De nouveaux immeubles sont bâtis entre 1950 et 1960, l'église quant à elle, a été restaurée. La colonne Brunehaut n'a apparemment subi aucun dommage.

Kiosque disparu.

voir ici, Grand'Place (Ch. de Gaulle) de Bavay sans son kiosque, colonne Brunehaut intacte, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Ven 9 Jan 2015 08:26

En 1909, l'Harmonie municipale de Bavay, créée en 1833, est dirigée par Joachim, présidée par Germe, et compte 56 musiciens. Elle est toujours active aujourd'hui.
voir ici, l'Harmonie municipale de Bavay, aujourd'hui (1997).

La musique qui tue ! Le Trombone mortel de Bavay !...
Parmi les vainqueurs du concours du Cateau, signalons le cercle Rossini, de Bruxelles ; les Amis de la rive gauche, de Paris ; la Sainte-Barbe, de Braquegnies ; la fanfare de Namur.
Quatre-vingts groupes étaient présents à ce concours, qui a été marqué par un très pénible incident. L'harmonie municipale de Bavay et les Enfants de Solesmes devaient concourir en catégorie honneur au kiosque de la place Verte, et il y avait entre les deux concurrents une rivalité qui rendait le tournoi plus intéressant. Tout à coup, pendant l'exécution de l'harmonie de Bavay, un trombone trop pressé fit une rentrée précipitée qui causa tant d'émotion au malheureux chef, M. Renard, qu'il tomba mort au milieu de ses musiciens.
Au nombre de ceux-ci était son fils. On juge de la scène déchirante qui suivit.

(Journal des Débats 29 mai 1893)

Le "Jeu de Balle", fameux jeu traditionnel du Nord très réputé, se pratiquait sur la Grand'Place de Bavay, juste le long du Kiosque.
Image

Un second kiosque a été construit à Bavay, dans le Parc municipal Gaudonnet, en 1958, sur les plans de l'architecte Etienne Salomon.
voir ici, Kiosque contemporain de Bavay.

(1) On vient d'élever, dit l'Observateur, sur la place principale de Bavay (Nord) une colonne portant la statue de la reine Brunehaut, d'antique mémoire.
Ce monument a été réédifié en commémoration des sept chaussées romaines, dites Brunehaut, qui aboutissaient au point central de la place de Bavay.
La colonne dont il s'agit aujourd'hui est construite en pierre de Creil ; elle a une hauteur d'environ 13 mètres.
Le piédestal présente sept faces tournées chacune vers une chaussée ces faces portent, avec les noms des villes où elles aboutissent, Trêves, Cologne, Utrecht, Tournay, Amiens, Soissons, Reims, les inscriptions suivantes :
« Ce monument a été réédifié en l'an 1872 au point central où aboutissaient les sept chaussées romaines dites Brunehaut. Ces voies furent construites par Marcus Agrippa, lieutenant de César-Auguste, vers l'an 25 avant Jésus-Christ et restaurées par la reine Brunehaut, morte en l'an 613. »
La statue représente la reine Brunehaut en costume du temps ; elle tient dans la main gauche un plan développé, et de la main droite elle fait un geste de commandement.
L'ensemble de la statue fait un très bel effet ; l'artiste qui l'a sculptée a fort bien saisi et le costume et la pose de la reine.
L'érection de la nouvelle colonne commémorative de Bavay a troublé les souvenirs historiques et les croyances religieuses de quelques bonnes gens de la campagne qui, en apercevant la statue, font le signe de la croix, se figurant qu'elle représente une sainte ; d'autres font mieux, ils s'agenouillent et disent des prières, croyant sans doute les adresser à la Vierge.

(Journal des Débats 16 novembre 1872)
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BAYONNE - Le Théâtre et la Place d'Armes
(PYRÉNÉES-ATLANTIQUES)
voir ici, les renseignements déjà publiés sur le kiosque de Bayonne.

Le kiosque est édifié précisément en 1892, face à l'Hôtel-de-Ville-Théâtre-Douanes. Ce vaste monument à destination multiple, concu par l'architecte Nicolas Vionnois (1793-1887), décidé par le conseil municipal en date du 7 septembre 1832, est bâti de 1837 à 1842. Le Théâtre est inauguré le 16 janvier 1842.
Ce dernier est rénové et modifié à de multiples reprises, notamment à la suite de l'incendie de 1889, mais également en 1913, 1967, 1983, 2005-2006. L'Hôtel de Ville, de même, a bénéficié d'une cure de Jouvence dans les années 1970.


voir ici, Kiosque de Bayonne, toujours actif avec son Harmonie (juillet 2013).
et ici.

Image
publié par JeanMarc Sam 10 Jan 2015 09:05

De 1870 à 1914 le 49ème Régiment d'Infanterie est caserné à Bayonne, et bien entendu, la musique des militaires, dirigée en 1909 par Guérin, alterne avec les Orphéons et Chorales sur le Kiosque de la Place d'Armes.

Sociétés musicales actives en 1909 à Bayonne :
Harmonie Bayonnaise, direction Dorabehère ;
Société philharmonique, direction Masson, président Le Beuf ;
La Castagne (section chorale du Véloce-Club), président Elissery ;
La Cigale (chorale), président Doubrères, direction A. Broca ;
Orchestre de l'école de musique, direction M Gabaston.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BAZAS - Place Nationale
(GIRONDE)
Ce Kiosque à musique temporaire en bois, constitué d'une estrade avec balustrade, est érigé devant l'Hôtel de Ville de 1905 à 1908. Aucun budget municipal n'a été débloqué pour construire un kiosque pérenne. On a dû estimer que la place Nationale comptait suffisamment de beaux édifices !...
La Cathédrale Saint-Jean-Baptiste édifiée à partir de 1233 est achevée en 1537 ; entre 1561 et 1577, les guerres de religion lui font subir de sérieux dommages qui ne seront réparés que le siècle suivant. Monument historique depuis 1840.
L'Hôtel de Ville, également classé monument historique, depuis 1965, est construit en 1729.
Kiosque supprimé.


Voir ici, Place de la Cathédrale de Bazas, sans kiosque, aujourd'hui.
Hôtel de Ville de Bazas, aujourd'hui.
Cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Bazas, aujourd'hui.

Image
publié par R@koto Mer 21 Aoû 2013 15:00

Trois formations musicales sont actives à Bazas en 1908 :
Harmonie de Bazas, direction Lapierre, 42 exécutants ;
Orphéon de Bazas, direction Lapierre, président Gabriel Salles, 40 exécutants ;
Les Veneurs du Beuve (trompes), direction Darcos, 14 exécutants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BEAULIEU - Le Square de la Nouvelle Place pendant la musique
(ALPES MARITIMES)
Le Kiosque à musique est construit en 1904 suivant les plans de Joseph Bovis, réalisé par l'entreprise de Ferronnerie d'art Fassio et Gianetto. Il est édifié dans le Square Marinoni, sur la Nouvelle-Place, rebaptisée aujourd'hui Place du Général de Gaulle.
Somptueuses toilettes et chapeaux à l'avenant pour cette représentation musicale ! De nombreuses personnalités du monde artistique, politique, littéraire fréquentent cette station balnéaire à la mode. Les derniers rois, reines et princes d'Europe y descendent "incognito", mais rien à faire, les ancêtres de nos paparazzi sont déjà très performants... De Mistinguett à la reine Victoria, du prince héritier de Suède à Tchékhov, des Grands duc de Russie à Gustave Eiffel, du prince de Grèce à la Reine d'Italie, personne ne peut passer inaperçu à Beaulieu. (1)
Kiosque toujours en place.


voir ici, Kiosque à musique de Beaulieu, aujourd'hui.
et Ici.

Image
publié par JeanMarc Lun 12 Jan 2015 09:03

La Fanfare de Beaulieu, dirigée par M. Roux, est la seule formation répertoriée en 1909.

BEAULIEU - Le Jardin public et l'Hôtel Bond's
Visibles sur cette carte : à gauche, l'Hôtel Pension de Londres, à droite le Bond's Private Hotel ; deux des nombreux hôtels bâtis à Beaulieu, nécessaires pour faire face à l'afflux touristique.
A l'arrière du kiosque, le buste d'Hippolyte Marinoni (1823-1904) est inauguré le 8 mars 1908. Mécanicien, il va inventer, à partir de 1847, divers procédés pour l'impression rapide des journaux, des rotatives, dont une porte son nom, des plieuses et presses qui vont nettement améliorer le monde de l'imprimerie. Il prend la direction du Petit Journal en 1883. Propriétaire d'une villa à Beaulieu, par ailleurs généreux donateur, il devient, en 1891, le premier maire de cette commune ; Beaulieu dépendait auparavant de Villefranche-sur-Mer. Il ne restera que 19 jours à la tête de la commune !


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publié par JeanMarc Mar 13 Jan 2015 09:30

Machine rotative à Papier continu Marinoni (1883) :
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(1) Quelques entrefilets relatifs aux séjours mondains à Beaulieu.
13 janvier 1901 — Sir Edmund Monson, ambassadeur d'Angleterre, a quitté hier soir Paris, avec lady Monson et ses enfants, pour passer une quinzaine de jours à Beaulieu-sur-Mer.
1922 — Le duc de Connaught et sa sœur la princesse Louise, duchesse d'Argyll résident à Beaulieu. La grande-duchesse Xénia, avec la princesse Youssoupoff, sa fille, la grande-duchesse Anastasie, le prince et la princesse Christophe de Grèce, le prince Danilo de Monténégro, le duc et la duchesse de Vendôme, M. et Madame William Leeds, la princesse Ghika, en sont, à l'heure actuelle, les hôtes les plus marquants.
6 février 1927 — Le prince héritier de Suède, venant d'Italie, est arrivé à Beaulieu-sur-Mer, et s'est rendu à la villa Les Bruyères, où il sera l'hôte du duc de Connaught pour deux jours. Il repartira ensuite pour l'Italie et regagnera Nice le 26 février.
12 février 1934 — Le roi et la reine de Siam sont arrivés, hier après-midi, à Beaulieu-sur-Mer, où ils passeront trois semaines. A leur passage à Nice, les souverains ont été salués par le préfet des Alpes-Maritimes, qui a offert à la reine une gerbe de fleurs, et par les autorités de la ville.
28 décembre1938 — Les souverains belges sur la Côte d'Azur. Voyageant incognito, le roi des Belges et la reine Elizabeth sont arrivés, ce matin, sur la Côte d'Azur, par le rapide L.-41. Les souverains sont descendus à Beaulieu-sur-Mer, à l'hôtel Bedford. Leur séjour durerait une quinzaine.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BEAULIEU (Beaulieu-lès-Loches) - Place de la République
(INDRE ET LOIRE)
Le Kiosque à musique initialement constitué en 1902 d'un soubassement et d'une balustrade, a finalement bénéficié de l'ajout d'une couverture en 1909. Il est édifié sur la Place de la République de Beaulieu (Beaulieu- lès-Loches), aujourd'hui Place du Maréchal Leclerc, devant l'Hôtel de Ville.
Le Clocher, haut d'environ 63 mètres, qu'on aperçoit en fond de carte fait partie de l'ancienne abbatiale de la Sainte-Trinité fondée en 1007 par le comte d'Anjou, Foulques Nerra (965/970 - † 1040). Au cours des siècles elle subit de nombreux dommages : lors de la guerre de Cent ans elle est pillée et incendiée par deux fois (1359 et 1412) ; au XVIè siècle, les guerres de religion ne font que la ruiner un peu plus, suivies par trois tempêtes successives ; en 1791, une partie du clocher s'effondre...
L'Abbaye dirigée par Charles Boileau (1648-1704), décide d'édifier un bâtiment annexe en 1700. La révolution passée, les biens de l'abbaye passent entre les mains de l'Etat qui revend le tout en 1794 à la municipalité ; le bâtiment conventuel va être transformé en Hôtel de Ville. Il est inscrit à l’Inventaire des Monuments Historiques.
Kiosque toujours en place.

Voir ici, Place du Maréchal Leclerc de Beaulieu et son Kiosque, aujourd'hui.
et Ici.
Voir ici, Hôtel de Ville de Beaulieu, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Mer 14 Jan 2015 13:55

21 juin 1925 — Concert de la musique de l’Ecole normale de Loches sur la place de la Mairie de Beaulieu
Beaulieu — Concert. Les élèves-maîtres de l’Ecole Normale d'instituteurs, qui ont recueilli d’unanimes et bien mérités applaudissements, au jardin public de Loches, dimanche dernier, au concert qu’ils nous donnaient, seront dimanche prochain, à Beaulieu où, à 21 heures, place de la mairie, ils interprèteront le programme ci-après :
1. Vieille Gaule, pas redoublé (Rapp).
2. Martha, fantaisie (Tilliard).
3. Le Tourbillon, valse (Violetta).
4. Nina, mazurka (Escudié).
5. Le Chœur du travail, chœur (Saintis).

Formations musicales de Beaulieu en 1909 :
Fanfare de Beaulieu, direction Cauchie, 36 exécutants ;
Orphéon de Beaulieu. président Planchard, direction Cauchie, 33 exécutants.


... des difficultés d'obtenir des subsides auprès du Conseil Général d'Indre et Loire pour la réfection du Clocher foudroyé de Beaulieu !
(Remarquer que le Rapporteur, loin de se décourager dans sa démarche, est très attentif aux termes utilisés, variant à chaque demande sa formulation en évitant les redites.)
1853 — Sur les propositions de la même commission, et par suite de la demande du conseil d'arrondissement de Loches, le Conseil général émet le voeu que la tour de Beaulieu, frappée de la foudre le 17 décembre 1852 , soit classée au nombre des monuments historiques, et qu'elle soit restaurée dans un délai assez court.
1854 — Le Conseil général renouvelle le voeu, déjà émis par lui dans sa session de 1853, que la tour de Beaulieu soit classée au nombre des monuments historiques et que les travaux de restauration nécessités par les dégâts qu'y a fait la foudre en la frappant le 17 décembre 1852, soient entrepris le plus tôt possible.
1858 — Le Conseil général renouvelle le voeu, déjà maintes fois émis par lui, que la tour de Beaulieu soit classée au nombre des monuments historiques et que les travaux de restauration nécessaires pour relever la flèche qui avait occasionné à la ville une dépense de 5.000 fr., et qui a été renversée depuis par la foudre, soient entrepris le plus tôt possible.
1861 — Le Conseil général renouvelle le voeu, qu'il exprime depuis dix ans, pour que l'un des monuments les plus remarquables du département, la tour romane de Beaulieu, soit restauré.
1868 — Le Conseil demande, en outre, que l'État alloue les sommes indispensables pour réparations urgentes à faire à l'Hôtel-de-Ville de Loches, à la Porte-des-Cordeliers, à l'église de Preuilly, dont le clocher et la chapelle sont écroulés, au clocher de Beaulieu, dont la flèche, frappée par la foudre en 1851, est restée démolie à 4 mètres au dessous de son sommet, et à l'église de Candes qui menace ruine par son état de délabrement.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BEAUVAIS - La Place du Jeu-de-Paume - La Musique
(OISE)
voir ici, les renseignements déjà publiés sur le kiosque de Beauvais.
Le Kiosque est construit avant 1904.
Le 51ème Régiment d'Infanterie est caserné à Beauvais jusqu'en 1914 et sa musique a évidemment retenti régulièrement au Kiosque du Jeu de Paume. En fait, la musique militaire du 51ème R.I. alterne toute la belle saison avec la Musique Municipale. Cette dernière est toujours existante mais a cependant changé son nom en Orchestre d’harmonie de Beauvais (OHB).


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publié par JeanMarc Jeu 15 Jan 2015 14:10

Un aperçu de la musique donnée sur le Kiosque :
30 août 1928. Programme du concert donné ce soir, à 21 heures, au kiosque du Jeu de Paume à Beauvais, par l'Union musicale de Marissel :
— 1. La Fille du Régiment (Donizetti) — 2. Sur le Bosphore (Coard) — 3. La Couronne d'or (V. Buot) ;
— 4. Audition symphonique — 5. Le Retour à la vie, valse (Chabas) — 6. Une Soirée près du lac (Leroux)
— 7. Audition symphonique — 8. La Saint-Cyrienne, défilé militaire.


Société musicales de Beauvais en 1909 :
Musique municipale (harmonie), créée en 1872, direction Haie Moise, 60 exécutants ;
Chorale municipale de Beauvais, dir. Cécille ;
L'Etendard (trompettes), direction Méresse, 27 exécutants ;
Société philharmonique, président Philippeaux, vice-président Koch, de l'Opéra, 70 exécutants ;
Fanfare de l'usine Dupont, président E. Dupont, directeur Paul Mahu, 60 exécutants ;
Harmonie artistique du Beauvaisis, président Naquet, directeur J. Penable ;
Lyre agricole (trompes de chasse), directeur Eugène Debonne.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BÉCON-LES-BRUYÈRES - Le Square
(HAUTS DE SEINE)
Comme l'a déjà expliqué Dominique (ICI), Bécon-les Bruyères n'a jamais été une commune, mais le nom d'une gare et d'un quartier situé sur 3 communes distinctes : Asnières-sur-Seine, Bois-Colombes et Courbevoie.
Le Square qui nous intéresse, créé en 1902, se situe actuellement sur la commune d'Asnières-sur-Seine. Délimité par les rues de Lorraine, Denfert-Rochereau, de Belfort et de Rethondes, l'emplacement prend pour nom Place des Bruyères.
En 1935 elle fait place au square Gilbert Thomain, afin de rendre hommage à celui-ci.
Gilbert Thomain (1889-1932), "agent principal technique de l'aéronautique" selon les termes usités à cette époque, pour faire simple "aviateur", est décédé le 16 mars 1932 lors d'un accident au camp d'aviation de Romorantin. Il était par ailleurs membre du Conseil municipal d'Asnières-sur-Seine et titulaire de la médaille militaire et de la croix de guerre. Le sergent mécanicien Brun, également dans l'appareil lors de l'accident, mais indemne, s'est vainement porté au secours de Thomain en se blessant gravement.
Le square d'une superficie de 4760 m² est réaménagé en 1975, puis en 2011.
Le Kiosque à musique, tout de béton, y est construit avant 1933.
La situation géographique de Bécon-les-Bruyères lui permet de bénéficier des prestations de toutes les sociétés musicales environnantes : les Harmonies et Orphéons Asniérois, Bois-Colombiens et Courbevoisiens s'y succèdent, tout l'été des fêtes sont organisées, annoncées dans tous les journaux parisiens qui indiquent systématiquement le point de départ "Gare Saint-Lazare". Même L'Harmonie des chemins de fer de l'Etat vient y donner ses concerts.
Le 15 septembre 1943, un déluge de bombes "alliées" s'abat sur Bécon-les-Bruyères ; la cible à atteindre se situe à Courbevoie, l'usine Caudron-Renault ; 40 bombardiers vont frapper aveuglément, provoquer de nombreux dégâts, détruire des centaines d'habitations, des ateliers, tuer des dizaines de civils...
Kiosque toujours en place.

voir ici, Kiosque à musique de Bécon-les-Bruyères, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Ven 16 Jan 2015 14:52

Quelques exemples de fêtes et concerts à Bécon-les-Bruyères, parmi tant d'autres :
23 septembre 1902 — Le comité de la fête du quartier de Bécon-les-Bruyères organise, pour le dimanche 5 octobre prochain, un festival de musiques d'harmonie, de fanfares et sociétés de trompettes.
18 août 1906 — Un festival aura lieu le mois prochain, à Bécon-tes Bruyères (Seine), l'occasion de la fête annelle. Le 16 septembre trompettes, cors de chasse, estudiantina ; le 23 septembre bigophones, tambours et clairons.
18 mai 1907 — La grande fête de bienfaisance organisée chaque année à Bécon aura lieu du 19 mai au 2 juin. Elle comprendra les attractions les plus diverses : courses pédestres, assauts de boxe, concert vocal, spectacle cinématographique, bataille de fleurs, corso, manœuvre des hospitaliers-sauveteurs, etc.
20 septembre 1908 — Bécon-les-Bruyères (gare Saint-Lazare). Fête foraine, concours de gymnastique, jeux, bal.
16 septembre 1911 — Bécon-les-Bruyères (gare Saint-Lazare) Continuation de la fête, concours de musique, défilé, attractions foraines, jeux divers, bal.
21 juin 1935 — L'Harmonie des chemins de fer de l'Etat donnera un concert demain, à 21 heures, square Gilbert-Thomain, Bécon.
13 juin 1936 — Au kiosque de Bécon, l'harmonie d'Asnières donnera un concert, aujourd'hui à 21 heures.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BELFORT - Le Château et la Place d'Armes
(TERRITOIRE DE BELFORT)
voir ici, les renseignements déjà publiés sur le kiosque de la Place d'Armes de Belfort.
Premier état du Kiosque de Belfort, édifié en 1876 sur la place d'Armes, face à la statue "Quand Même", elle-même située devant l'Hôtel de Ville. Sans couverture, constitué de bois, muni d'une balustrade, ce Kiosque à musique est remplacé en 1905 par un Kiosque ouvragé, sculpté, en fonte, pierre et zinc. Construit devant l'Hôtel de ville en lieu et place de la statue "Quand Même" qui, elle, est transférée à la place du vieux kiosque en bois.

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publié par JeanMarc Ven 16 Jan 2015 15:14

BELFORT - Le Kiosque de musique
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publié par JeanMarc Sam 17 Jan 2015 10:54

Fêtes de Belfort du 14 au 17 août 1913 — 7ème Festival Musical de la Fédération musicale de Franche-Comté et du territoire de Belfort — Inauguration du monument des Trois-Sièges.
Annoncées de longue date dans tous les journaux, ces 4 jours de fêtes réunissent une affluence considérable à Belfort.
Selon le Gaulois du 9 août 1913, un incident — petite mésentante, prémices à la Grande Guerre ! — est tout de même à déplorer avant le début de ces fêtes :
« La ville de Belfort, qui avait adressé à plusieurs localités d'Alsace des affiches annonçant l'inauguration du monument des Trois-Sièges, vient de se voir refuser par l'autorité allemande son invitation aux Exilés à participer à notre fête patriotique : Nouvelle vexation ! »
— 14 août. Défilés et cortèges à travers la ville par toutes les sociétés musicales invitées. En fin de journée, réception des personnalités conviées, puis remises de décorations diverses. Pas moins de 5 régiments (35e, 42e, 171e, 172e Régiment d'infanterie ainsi que le 11e régiment de dragons) diffusent leurs musiques aux quatre coins de Belfort. Le soir, retraites aux flambeaux.
— 15 août. Un banquet de 120 personnes est offert par la Mairie, le midi aux personnalités gouvernementales invitées. L'après midi est consacrée à l'inauguration, Place de la République, du monument des Trois-Sièges, sculpture commencée par Auguste Bartholdi (1834-1904), terminée après son décès par Louis Noël (1839-1925) et Jules Déchin (1869-1947). L'oeuvre présente une allégorie de Belfort accueillant la France, entourée des 3 statues des défenseurs de Belfort : le commandant Legrand, le général Lecourbe, le colonel Denfert-Rochereau.
De nombreux discours sont prononcés, notamment par le garde des sceaux Antonin Ratier et par le maire de Belfort Charles Schneider, la musique donne de la voix également : l’Harmonie des Usines et la Lyre Belfortaine se succèdent. Le soir, banquet, festivités, illuminations sont au rendez-vous.

BELFORT - Place de la République - Monument des 3 Sièges (inauguré le 15 août 1913)
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publié par bojojo76 Lun 20 Aoû 2012 20:38

— 16 août. La septième fête fédérale de la Fédération musicale de Franche-Comté et du territoire de Belfort commence, avec la réception de près de 60 formations musicales venues de tous horizons. Le soir, grand concert de la fanfare Lyonnaise.
— 17 août. Le matin un grand défilé de toutes les formations musicales invitées parcourt tout Belfort. La musique militaire Suisse de Neufchâtel est très remarquée et appréciée : venue saluer le monument des Trois-Sièges, fraîchement inauguré, elle exécute une Marseillaise suivie de l'hymne suisse, puis dépose une magnifique palme au pied du monument.
De nouveau, un banquet le midi, suivi de discours (Réville, député du Doubs, Jeanneret, conseiller municipal, Gélin, président de la Fédération musicale de Franche-Comté et du territoire de Belfort, etc...) et enfin, l'après-midi, des concerts ont lieu sur toutes les places de Belfort, et bien entendu dans ses kiosques.


BELFORT - Festival musique 17 août 1913 - Départ Cortège Place du Marché - Musique militaire de Neufchâtel.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BELFORT - Place du Marché
(TERRITOIRE DE BELFORT)
Compte tenu de l'affluence musicale à Belfort (1), il est décidé d'édifier, en 1912, un second kiosque, cette fois-ci sur la Place du Marché, notamment pour l'Harmonie des Usines devenue plus tard l'Harmonie Alsthom. Kiosque de belle allure, de forme octogonale, garde-corps en fer forgé, colonnes en fonte, toiture en zinc. La place, appelée également Faubourg des Vosges, sur laquelle se tenait un marché depuis 1891, appartenait à la Société Alsacienne de Construction Mécanique (SACM).
En 1924, la SACM offre ce terrain à la ville de Belfort, en contrepartie du prolongement de la rue de Chateaudun. Si les concerts continuent sur le Kiosque à musique, le marché, lui, s'arrête définitivement en 1929.
En 1930, le 29 novembre, le Conseil Municipal décide de transformer la place du Marché en Square. C'est ainsi que le Square de la Roseraie va être créé de 1931 à 1933, le long de l'Avenue Jean-Jaurès. D'une superficie de 7700 m², dont un tiers consacré aux roses, le Kiosque à musique s'en est trouvé magnifié. Le Square a été rénové de 1992 à 1994.
Kiosque toujours en place.


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publié par JeanMarc Mar 20 Jan 2015 14:35

voir ici, Kiosque du Square de la Roseraie de Belfort, aujourd'hui.

BELFORT - Avenue Jean-Jaurès - Le Kiosque
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publié par JeanMarc Lun 19 Jan 2015 14:12

Harmonie des Usines (1905) et Orchestre Harmonie Ville de Belfort (2012)
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(1) Pas moins de 8 formations musicales sont actives en 1909 à Belfort, sans compter, bien entendu, la musique militaire ;
le 42e Régiment d'infanterie est caserné à Belfort, sa musique est dirigée par Roynette.
Le 35e Régiment d'infanterie est également cantonné à Belfort, son chef de musique est René-Paul Poignie.
Harmonie des usines, fondée en 1885, président Bohn, direction Van Campo, 80 exécutants ;
Estudiantina, société mixte de mandolines, guitares, cithares et violons, président Stuber, direction Yung.
La Concordia (chorale, créée en 1887, président Heilmann, directeur G. Gotherot, 55 exécutants ;
La Philharmonique (société de musique classique), créée en 1875, président-directeur Thiault, 48 exécutants ;
La Lyre Belfortaine, créée en 1869, président Julien, avoué, directeur J. Cabrol, 80 exécutants ;
La Lorraine (trompettes), créée en 1900, président A. Didisheim, directeur Moraveck, 50 exécutants ;
Union belfortaine des Trompes de Chasse, créée en 1904, président D. Bernheim, directeur Aubry. 30 exécutants ;
Le Rallye (Société de trompes de chasse), président Wurfeld, directeur Moraweck, 25 exécutants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BELLAC - Une Allée de la Promenade
(HAUTE-VIENNE)
La Promenade est installée en surplomb du vaste Champ-de-Foire de Bellac. En 1912, le Kiosque à musique de forme octogonale y est édifié.
Le 138e régiment d'infanterie est caserné à Bellac jusqu'en 1914, aussi, le Kiosque est-il le bienvenu pour la musique militaire ; en 1909, elle est dirigée par A. Goujard, depuis le 21 décembre 1892.
A la mort de Charles Silvestre (1889-1948) écrivain et romancier qui a vécu à Bellac, la promenade est rebaptisée Parc Charles Silvestre.
Le kiosque est rénové en 1991 ; mais aujourd'hui, il semble avoir besoin d'une nouvelle restauration, le Maire de Bellac Corine Hourcade-Hatte qui s'exprime le 2 août 2014, "souhaite réhabiliter le parc Charles-Silvestre, en rénovant le kiosque..." (1)
Kiosque toujours en place.


voir ici, Kiosque à musique de Bellac, Parc Charles Silvestre, rénové en 1991.
Musique au Kiosque de Bellac en 2014.

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publié par JeanMarc Mer 21 Jan 2015 17:46

Formations musicales en 1909 à Bellac :
Les Enfants de Bellac (chorale), président De Beauvais, direction A. Franques, 41 exécutants ;
Orphéon-Fanfare, créé en 1867, direction Parinaud, 21 exécutants.


(1) Interview de Corine Hourcade-Hatte, le maire de la commune, garant de l’ordre public du 2 août 2014.
— Nombre de Bellachons se plaignent de la mauvaise fréquentation du parc Charles-Silvestre. Comment pensez-vous pouvoir gérer les SDF, qui sont souvent alcoolisés ?
— Un arrêté a déjà été pris concernant l'interdiction de l'alcoolisation sur l'espace public. Les policiers municipaux se sont rendus sur place pour discuter avec le public concerné et leur rappeler la législation. Mais l'ivresse sur la voie publique relève du ressort de l'État. Par ailleurs, dans notre programme pour les six années à venir, nous souhaitons réhabiliter le parc Charles-Silvestre, en rénovant le kiosque et se servir davantage de ce lieu pour organiser des rendez-vous comme le salon de l'automobile, le marché de producteurs de pays… Il est à noter que lorsque le parc est occupé, ces publics ne viennent pas perturber le bon déroulement des manifestations.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BELLEGARDE - Place du Marché et le Sorgiat
(AIN)
Le Mont Sorgia (Sorgiat), paysage emblématique de Bellegarde-sur-Valserine, culmine à 1640 mètres.
Au début des années 1900, les foires se faisant plus rare, la Place du Champ-de-Foire devient plus simplement Place du Marché. Vers 1955-57, les marchés se raréfiant, on la rebaptise Place Carnot. Aujourd'hui, seul le jeudi y subsiste comme jour de marché.
Grace à une souscription ajoutée à une aide communale, le Kiosque à musique est construit en 1904. Sur des plans de l'architecte Perrin, l'entreprise Cuenot pose le soubassement, le métallier Marion réalise les colonnes de fonte et la toiture.
En 1923, un monument aux morts est édifié devant le kiosque. Le Kiosque, est supprimé en 1948, pour des raisons inavouées, le monument aux morts, quant à lui, est toujours en place.
Les trois lettres "STE" aperçue à gauche du kiosque, en fond de carte, correspondent à l'enseigne du "Grand Hôtel de la PoSTE", belle construction appartenant à L. Georges dans les années 1910-1920, premier Prix au Concours du "bon Hôtelier", adhérent au Touring-Club, hôtel avec chauffage central, Auto-Garage, Café au rez-de-chaussée. Cet édifice se situe avenue de la Gare. Aujourd'hui c'est l'Hôtel "La Belle Epoque" situé Place Gambetta.
Aujourd'hui, faute de kiosque sur la place Carnot, une estrade est installée lors des concerts qui y ont toujours lieu.
Kiosque supprimé.

voir ici, la place Carnot de Bellegarde sans kiosque, aujourd'hui.
Hôtel "La Belle Epoque" Place Gambetta, ancien Grand Hôtel de la Poste.

Image
publié par JeanMarc Jeu 22 Jan 2015 10:27

Groupe d'enfant devant le kiosque — Inauguration monument aux morts 3 juin 1923 (clichés Eric Toiseux) :
Image

Groupes musicaux actifs à Bellegarde en 1908 :
Societé symphonique ;
Société musicale, président Marion, directeur Goyot, 35 exécutants ;
Société chorale, créée en 1902, président J. Bertola, directeur Goyot, 35 exécutants.


voir le très beau site d'Eric TOISEUX sur Bellegarde : https://etcomp.pagesperso-orange.fr/bel ... /index.htm
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BELLEY - Le Kiosque
(AIN)
En 1898 une partie du 133e régiment d'infanterie s'installe dans la caserne Sibuet de Belley ; sa musique est dirigée par G. Besançon à partir du 7 juillet 1906. En 1920, le 5e régiment de tirailleurs marocains remplace le 133e jusqu'en 1933. En 1927, à la caserne Dallemagne, toujours à Belley, s'installe un peloton de la garde républicaine mobile. Aussi, c'est probablement poussé par les musiques de ces régiments que la Commune décide, en 1922, de construire un Kiosque à musique sur le Promenoir (1), en face de l'Ecole Supérieure (2). Et c'est pour les mêmes raisons de désaffection de ces casernes et de démobilisation que le Kiosque est détruit en 1955. Sur le Promenoir, un monument en hommage à Jean-Anthelme Brillat-Savarin (1755-1826), dû au sculpteur André Vermare (1869-1949), est inauguré en 1927. Fondue pendant la guerre, en 1941, la statue est reconstituée en 1948, grâce au modèle original conservé.
Kiosque supprimé.


voir ici, Promenoir de Belley, avenue d'Alsace-Lorraine, sans kiosque, aujourd'hui.
Monument à Brillat-Savarin.

Image
publié par JeanMarc Ven 23 Jan 2015 10:29

2 groupes musicaux actifs à Belley en 1909 :
Société musicale municipale (fanfares), président J. Fabry, direction Flamand, 55 exécutants ;
Société symphonique. Estudiantina, fondée en 1904, président Dantin, direction Flamand, 25 exécutants.


(1) Le Promenoir est créé entre 1747 et 1764, après que la commune ait acquis, en 1746, un terrain près du verger des Capucins, auprès du sieur Dumolard, greffier de la Maréchaussée; pour compléter la promenade, une "langue de terre" est prélevée sur la propriété des Platières et achetée à la veuve Bozon. En 1764, un marché est passé avec le maître jardinier Joseph Bert, moyennant 24 livres, pour l'entretien du Promenoir. En 1785, 12 bancs de pierre y sont installés, et en 1815 les Platanes y sont plantés.
En 1786, Nivière, maire de Belley, est obligé d'intervenir pour remettre un peu d'ordre sur le Promenoir : il prend un arrêté pour défendre "d'y faire paître des chevaux et autres bestiaux et d'y jouer aux boules, à peine de confiscation des bestiaux et des boules et de cinq livres d'amende au profit du Roi". S'il a été écouté en ce qui concerne les mauvaises habitudes de pacage, il n'en a pas été de même pour ce qui est des boules. Pendant longtemps, et même encore aujourd'hui, la boule a été le sport national des Belleysans, et le Promenoir en était leur lieu de prédilection.
Ainsi, le 30 juin 1902, Jean Fabry, correspondant au journal Lyon Républicain, relate le grand concours de Boules qu vient d'avoir lieu à Belley, sur le Promenoir :

"Les Fêtes qui ont eu lieu hier dans notre ville à l'occasion, à l'occasion du concours de boules, ont été favorisées par le beau temps. Dès le matin à huit heures, arrivaient les joueurs formant les 54 quadrettes inscrites, et après le tirage au sort, la première partie de la première série a commencé.
Pendant l'après-midi, notre splendide boulodrome, installé dans les belles et larges allées ombragées du promenoir, présentait une animation extraordinaire. Les meilleures boules de Lyon et de la région, du Dauphiné, de la Savoie, s'appliquaient à gagner les parties et une galerie nombreuse applaudissait aux tirs audacieux ou aux pointages savants.
Le soir, sur la Place des Terreaux, brillamment illuminée, le public se pressait pour applaudir l'excellente musique du 133e, qui donnait un concert. Après chaque morceau, une pièce d'artifice était tirée aux applaudissements de la foule. Après la retraite aux flambeaux, un grand bal a eu lieu sous la Grenette.
Aujourd'hui, le concours a continué. La quadrette Galli-Paret-Tambour-Victor de Lyon, les champions du concours du Progrès, a été rincée à la cinquième partie par la quadrette Reynaud-Cornullier-Joly-Archinet, du Jeu Clémençon. Cette dernière a joué le championnat avec la quadrette Connaud-Albertin-Laurençon-Javelot de Lyon. La partie a été très mouvementée.
La quadrette Reynaud a gagné le championnat par 21 points, laissant ses adversaires à 19."


(2) L'Ecole Primaire supérieure de garçon s'installe en 1898 dans le Château du Promenoir construit en 1882.
En 1969, le Château est démoli. Décidément la municipalité de Belley, de 1955 à 1969, n'aime pas trop les beaux édifices !
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BELLIGNIES - La Place, Mairie et École
(NORD)
Le Baron de Molembaix, propriétaire du Château de Bellignies, un habitué des tribunaux, a essayé de faire pluie et beau temps sur sa commune. Elu Maire, il fait bâtir un Kiosque à musique octogonal en 1870 sur la place face à l'Ecole des garçons. Mais, royaliste, il va imposer à la municipalité l'interdiction d'y jouer « La Marseillaise ». Ce premier kiosque, de type démontable, n'a pas de soubassement, mais repose sur pilotis, sa toiture est en tôle galvanisée cannelée, ses colonnes en bois, son garde-corps en bois à croisillons. Vers 1910-1912, un second Kiosque, cette fois-ci avec soubassement en briques, est édifié à la place de l'ancien, avec une couverture en zinc, et une lice en guise de garde-corps ; les huit colonnes sont toujours en bois. Dès 1919, le kiosque commence à présenter des signes de fatigue : deux longs poteaux sont installés depuis le sol jusqu'à la couverture pour contreventer son affaissement (voir carte ci-dessous).
En 1928, les colonnades et les étais ayant vécu, le kiosque est une nouvelle fois reconstruit, avec des piles en béton et toujours sa toiture conique en zinc, l'assise en briques étant refaite à l'identique. L'entreprise Sarton de Bavay est titulaire du marché.
L'Ecole de Garçon est devenue la Mairie, la place a été baptisée du nom de Marie de Croÿ (1).
Kiosque toujours en place.


voir ici, Kiosque et Mairie de Bellignies, aujourd'hui.
voir ici, Kiosque de Bellignies, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Sam 24 Jan 2015 09:38

Une seule formation musicale répertoriée à Bellignies en 1909 : L'Union démocratique (fanfare), présidée par Mirland, dirigée par Descamps, composée de 50 musiciens.

(1) La Princesse Marie de Croÿ (1875-1968) est la fille du prince Alfred-Emmanuel de Croÿ et d'Elisabeth-Marie Parnall. Cette dernière, veuve en 1888, fait l'acquisition du Château de Bellignies, où elle décède en 1912.
Bellignies, occupée par les Allemands à partir du 25 août 1914, le prince Réginald de Croÿ et sa soeur Marie de Croÿ vont organiser un réseau dans le but d'aider les soldats anglais, disséminés dans la région après la bataille de Charleroi, afin qu'ils regagnent leur pays en passant par la Hollande. Le Château de Bellignies devient le siège de ce réseau jusqu'à l'arrestation de membres de ce réseau. Pendant que son frère réussit à s'enfuir en Hollande, Marie de Croÿ est arrêtée et déportée en Allemagne en 1915. Tandis que deux autres inculpés de ce réseau sont fusillés — miss Cavell et l'architecte bruxellois Baucq — Marie de Croÿ est condamnée à dix ans de travaux forcés ; incarcérée dans la prison de Siegburg, elle n'en sortira qu'à l'armistice de 1918.
En août 1919, appelée par les habitants de Bellignies leur « bonne marraine », la princesse Marie de Croÿ reçoit solennellement une croix de la Légion d'honneur en brillants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BERGERAC - Le Jardin Public
(DORDOGNE)
voir ici, les renseignements déjà publiés sur le kiosque de la Place de la République de Bergerac.
2007 a été fatal au séculaire Jardin Public de la Place de la République Bergeracois. Tractopelles, bulldozers, marteaux piqueurs et tronçonneuses en ont eu raison. Le parking souterrain est là et la place elle-même est dévolue aux voitures. Seul le Monument des Mobiles sculpté en 1890 par Roubaud a été ménagé dans un miniscule Square de la République et, comme déjà précisé, le Kiosque à musique est transféré en 2010 dans le second jardin public Jean-Jaurès.
Et pourtant, tout au long du XIXème siècle, on s'est évertué, à Bergerac, à préserver ou agrandir par tous les moyens ces lieux de calme et de repos, seulement troublé par des cris d'enfants ou la musique du kiosque.
Le Kiosque du jardin public était le point de ralliement de la musique du 108e Régiment d'Infanterie.


voir ici, Place de la République sans kiosque et sans jardin public, aujourd'hui.
Kiosque reconstruit Parc Jean-Jaurès, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Lun 26 Jan 2015 09:16

BERGERAC - Jardin public - Le Kiosque
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publié par JeanMarc Dim 25 Jan 2015 10:31

Bergerac — Des Hauts et des Bas !
Quelques discussions post-électorales entre élus Bergeracois, en date du 21/8/1891, font état de profondes dissensions entre les divers quartiers de Bergerac. La partie Haute de la Ville, dont fait partie le Jardin Public oppresserait les quartiers de la ville basse ! ... et dans le même temps, on profite de la description très détaillée de l'activité à Bergerac à cette époque.
« Jusqu'en 1880, il n'avait jamais été question dans notre ville soit de divisions, soit de rivalités d'intérêts entre les divers quartiers, quoique à cette époque l'établissement des chemins de fer et la situation de la gare eussent déjà amené de grands changements au sein de l'agglomération bergeracoise. Le mouvement des affaires s'était déplacé du midi au nord, des rives de la Dordogne aux bords du Caudeau, et tout le reste avait, peu à peu, suivi le même chemin. Le bureau de la poste, le marché aux poissons, qui, de temps immémorial se tenait à la fontaine dite des Mazeaux, le marché aux porcs maigres qui se tenait au faubourg, le marché aux chevaux, qui se tenait en partie du moins dans la rue Malbec, tout cela avait émigré et se trouvait maintenant dans la partie haute de la ville.
Cette partie haute, qui déjà possédait le Palais de Justice, le Jardin public, avec la musique militaire, avec les foires bisannuelles des chevaux et vaches laitières, tous les concours agricoles, musicaux ou autres qui avaient lieu à Bergerac, cette partie haute où se trouvaient les casernes d'infanterie et de gendarmerie, l'abattoir, le télégraphe, le magasin des tabacs, la sous-préfecture, et son immense place où se tenaient et les marchés du vendredi pour les porcs et les grands marchés du samedi et les deux grandes foires annuelles, et enfin les marchés bi-mensuels des boeufs. Cette partie haute de la ville, pour résumer la chose en un mot, avait à peu près tout, et les quartiers bas, à peu près rien. Les hôtels s'y fermaient, les magasins y chômaient, et la vie s'en retirait progressivement, pendant que ses habitants continuaient à payer au moins autant d'impôts que les quartiers nord de la ville. Quelques maires avaient essayé d'enrayer ce mouvement en déplaçant certains marchés ; mais à partir de ce moment la lutte entre les quartiers devint vive, et, les questions de personnes étant venues envenimer la querelle et augmenter les divisions de la population, l'oppression des bas quartiers par la ville haute se fit plus sensible. Depuis 1888 ces divisions se sont encore aggravées pour aboutir à l'état actuel. » (...)


Seule l'Harmonie Ste-Cécile, fondée en 1903, présidée par Bourges et dirigée par Messerer est répertoriée à Bergerac en 1909. Elle compte 60 musiciens.
La musique du 108ème Régiment d'infanterie dirigée par Jules Watelle fréquent assidument le Kiosque de Bergerac.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc »

BERGUES - La Grand'Place et l'Église
(NORD)
Le Kiosque à musique en bois, joliment décoré est édifié sur la Grand'Place de Bergues à la fin du XIXème siècle, en tous les cas avant 1903. Sur cette même place, le Beffroi de 47 mètres domine toute la ville, concurrencé toutefois par la Tour-Clocher de l'Eglise Saint-Martin, édifiée en 1510, visible sur cette carte.
Au vu des quelques enseignes aperçues, alignées derrière le kiosque, on pourrait penser être plus proche d'un pays méridional que septentrional : Au Morien — Café du Soleil — Bijouterie — E. Lefebvre — A la Californie — Café du Midi.
Chaque lundi, sur La Grand'Place, le grand marché se déroule au pied du kiosque. Les autres marchés spécialisés ont leur propre emplacement : le marché aux chevaux, le marché aux bestiaux, le marché au lin, le marché aux fromages, le marché aux volailles, sans compter les grandes foires annuelles (1).
En 1909, le Kiosque en bois présentant des signes de fatigue, il est décidé de le remplacer par un second, toujours de forme octogonale, cette fois-ci en pierre, béton, fonte, fer et zinc. Il est budgeté par le Conseil municipal pour 16.304 francs. C'est l'architecte Jean Morel qui en dessine les plans. Dans le même temps, la Grand'Place est rebaptisée Place de la République.
Si le Kiosque à musique échappe aux bombardements des Allemands au cours de la guerre 1914-1918, il n'en est pas de même des maisons avoisinantes : le bel immeuble du Café du Midi, tout comme d'autres immeubles et édifices de Bergues, sont éventrés par les bombes en mai et juin 1915.
La Cave du kiosque à musique est transformée en 1940-1941 en abris-bunker par les Allemands. Le 16 septembre 1944, lors de la libération de Bergues, ceux-ci, avant de s'enfuir, dynamitent le beffroi, l'Eglise Saint-Martin et détruisent le Kiosque à musique.
L'Eglise sera reconstruite en 1959 dans un style nettement plus épuré... Le Beffroi, quant à lui, est réédifié en 1961. La municipalité n'a pas jugé utile de bâtir un nouveau kiosque...
Kiosque détruit.

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publié par JeanMarc Mar 27 Jan 2015 13:47

Grand'Place (Place de La République) bombardée en mai-juin 1915 : Café du Midi éventré — Hôtel des Postes
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25 octobre 1908 — Fête agricole. Concerts de la musique communale sur le Kiosque
— C'est aujourd'hui que le Comice agricole célébrera sa solennité annuelle.
Le Matin, à 10 heures, sur le Marché-aux-Bestiaux, aura lieu le concours annuel.
A 11 h. ½, la musique communale se fera entendre sur la Graud Place. Voici le programme :
— 1. Chaudron, marche. (V. Turine). — 2. Ouverture de la Faridondainc. (Groot). — 3. Rose Mousse, valse lente. (A.Bosc). — 4. Sérénade de Gillolin. (E. Goublier). — 5. Le Chat Botté, polka. (E. Wesly).
A 1 h. ½, un Banquet aura lieu au préau couvert de l'école des garçons. Pendant le diner, la musique communale exécutera nn concert.
A 5 h., distribution des récompenses, suivie d'un concert par la musique communale sur le kiosque illuminé. Voici le programme:
— 1. Marche Portugaise. (A. Desormes). — 2. Ouverture des Diamants de la Couronne. (Aubert). — 3. Une soirée près du Lac, mazurka pour saxophone. (A. Leroux). — 4. Un Jour d'Eté en Norwège, fantaisie pastorale de Wilmers, arrangée par Sellenick. — 5. L'Aubade, polka pour 5 clarinettes. (Adriet).
La solennité agricole sera présidée par M. le sous-préfet de Dunkerque.

15 au 19 mai 1910 — Ducasse de Bergues. Concerts au Kiosque à musique
— Grâce à un temps superbe, la première journée de la ducasse a eu un succès considérable, et la foule qui se pressait dans les rues de la vieille cité de Saint-Winoc était une des plus animées que nous ayons vue depuis longtemps.
Le clou de la journée de dimanche fut l'arrivée de la musique communale de Dunkerque, et le magnifique concert qu'elle donna sur la Grand'Place. A 3 heures, la musique fut reçue à la gare par la commission des fêtes et l'harmonie municipale, un cortège se forma dès que les premières poignées de mains eurent été échangées et tout le monde se dirigea vers la mairie où M. Claeys offrit les vins d'honneur.
A 4 h. ½ , la musique de Dunkerque commença un concert qui fut une suite de morceaux applaudis et très goûtés de la foule qui se pressait autour du kiosque, par le plus beau temps du monde.
Le mardi, la musique du 110e se fit entendre le matin à 11 h. et le soir à 4 h. ½. Ce fut un régal pour les vrais amateurs, on apprécia surtout les scènes dramatiques de Massenet, suite d'orchestre que peuvent seuls aborder les artistes rompus aux difficultés de la musique moderne.
La musique communale de Bergues exécuta à son tour six morceaux des mieux choisis, vers 6 heures du soir, mais le temps devenu incertain avait dispersé les promeneurs et l'animation n'était plus très grande quand le concert prit fin.
Le jeudi à 10 h. ½ du matin, la musique communale donna un second concert au Champ de Mars. A cette heure commençait le tir à deux perches réservé cette année à la Société Saint-Sébastien qui avait eu soin de prévenir qu'en vertu de la décision du 5 mai dernier, il lui appartenait d'organiser ce fameux tir à deux perches, alors que cela demeurait interdit à la Société Guillaume-Tell, jusqu'en 1912 ou les rôles seraient renversés.

voir ici, Mairie de Bergues, Place de la République sans son kiosque, aujourd'hui.

BERGUES - La Grande Place
L'Hôtel de Ville, devant lequel se dresse le nouveau Kiosque, était situé auparavant rue de l'Hôtel de Ville à Bergues depuis 1665 ; il a été démonté et reconstruit sur la Grand'Place en 1871.
La partie arrière de l'Hôtel des Postes, le bâtiment situé à gauche du kiosque, a été effondrée par les bombes en mai-juin 1915.
Et à gauche de l'Hôtel des Postes, on aperçoit le grossiste en Grains et Farines Delabaere-Dupond.


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publié par JeanMarc Mer 28 Jan 2015 14:18

Faute de Kiosque, la musique joue sur la chaussée de la Grande Place (juin 2008), voir Ici.
ou parfois, on installe un kiosque démontable et précaire, voir Ici.
ou Ici.

En 1909, la Musique communale (harmonie) est présidée par le sénateur-maire M. L. Claeys, dirigée par Henri Delarroqua, et compte 52 musiciens.

(1) Parmi les foires importantes à Bergues figuraient celles aux Chevaux.
En avril 1884, une requête est déposée auprès du Conseil Général du Nord en vue d'accepter la délibération en date du 25 juin 1883, par laquelle le Conseil municipal de Bergues demande l'établissement de trois foires aux chevaux qui se tiendraient le jeudi le plus rapproché des 31 mars, 10 juillet et 15 novembre.
Sur 58 Conseils municipaux consultés, 43 ont émis un avis favorable et 15 un avis contraire, basé sur la crainte que l'établissement de ces foires ne soit préjudiciable aux marchés des autres communes.
L'avis exprimé par le Conseil d'arrondissement de Dunkerque est favorable à la demande, sous la réserve que les foires projetées seront tenues les jours ordinaires du marché de Bergues, c'est-à-dire le lundi.
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