Kiosques à Musique

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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 21 sept. 2015 16:40

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Kiosques à Musique — Petits Plus

CHÂTEAU-GONTIER - Les Promenades et le Kiosque
(MAYENNE)
Les Promenades des Platanes, aujourd'hui Promenades de la Résistance, parallèles à l'avenue Carnot, commencent à la rue de Razilly, près du Champ de Foire, pour finir non loin de la Promenade du Bout du Monde, jardin à l'anglaise longeant la Mayenne.
1872 voit l'édification d'un premier Kiosque à musique sur cette promenade, sur une décision du Conseil municipal de 1870. De forme dodécagonale, son ossature en bois et ses rembardes à croisillons vont tout de même résister un demi-siècle.
Fête nationale du 14 juillet, Fêtes de Saint-Fiacre et couronnement de la Rosière, Fêtes de Jeanne d'Arc, Fête de Sainte-Cécile, Concerts très fréquents de l'Union Musicale de l'Orphéon ou de la Fraternelle, la Promenade des Platanes et son Kiosque vont voir se dérouler d'innombrables manifestations castrogontériennes, la Saint-Fiacre de la seconde moitié d'août se terminant toutefois invariablement sur les Prairies de Saint-Fiacre, sur l'autre rive de la Mayenne, où est installée tous les ans la fête foraine et où est érigé, à cette occasion, un Kiosque à musique démontable.
Aussi, après toutes ces sollicitations et compte tenu de sa structure précaire, le Kiosque à musique présentant des signes de vétusté et d'usure, le Conseil municipal décide, le 2 décembre 1923, de le remplacer par un Kiosque octogonal, monté sur un soubassement de pierre abritant un sous-sol aménagé, les colonnes étant cette fois-ci en fonte, le garde-corps en fer forgé. C'est l'architecte municipal Martin — réalisateur du monuments aux morts de 1921 édifié au Jardin du Bout du Monde, et futur concepteur des maisons H.B.M. de Sablé sur Sarthe en 1929 — qui est chargé des devis et plans de ce kiosque, pour un budget accepté de 36.000 francs. L'entrepreneur Avrillon est adjudicataire des travaux du kiosque. Le produit de la kermesse des 14 et 15 juillet 1923 qui s'élève à 10.778 francs est affecté au financement du kiosque, le reste de la facture sera payé par diverses concerts et représentations théâtrales organisées à cet effet au théâtre municipal.
Le 20 mai 1924, le conseil municipal choisit M. Avrillon pour installer l'éclairage électrique sur le kiosque pour un montant de 1.507 francs comprenant l'installation d'un lustre et de huit appliques pour 33 lampes.
Le nouveau Kiosque est inauguré le dimanche 3 août 1924.
Depuis l'après guerre 40 jusqu'en 2003, le Kiosque est certes resté quelque peu à l'abandon, mais une seconde vie semble lui avoir été insufflée depuis cette date. La promenade est cependant pas mal dénaturée par la destination qu'on lui a donnée : des places de parkings en veux-tu en voilà !
Kiosque toujours en place.

voir Ici, Kiosque des Promenades à Château-Gontier,aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Lun 21 Sep 2015 15:59

14 juillet 1912 — Au grand dam du public les fêtes sont transférées des Promenades des Platanes à la Place de la République.
— Fête nationale à Château-Gontier. Contrairement aux habitudes, la fête nationale proprement dite n'a pas eu lieu place des platanes. La municipalité avait cru bien faire en la transférant place de la République. Il faut avouer que le public a critiqué un peu, regrettant beaucoup ses promenades, ses beaux arbres et les bancs qui permettent de s'y reposer.
Les courses vélocipédiques, sur les promenades des Platanes, réunissaient bon nombre de coureurs ; et surtout de promeneurs. Quelques prix ont été distribués.
A trois heures et demie, de nombreux spectateurs attendent le départ du cortège, mais, sur la place de l'Hôtel de Ville on ne voit que la compagnie de pompiers et la société de gymnastique qui stoïquement, attendent, bien que l'heure de la revue soit sonnée.
Enfin, à 4 heures, les sociétés étant rassemblées, se dirigent au domicile de M. Fouassier, maire, et vivement sur la place de la République, où a lieu la revue par le premier magistrat de la ville.
L'Union Musicale et les Enfants des écoles communales exécutent la Marseillaise et donnent un concert qui n'a le succès des années précédentes, étant donné le kiosque à ciel ouvert.
M. Lepannetier, président de la Fraternelle, Orphéon de Château-Gontier, reçoit des orphéonistes une palme en or.
A six heures, à l'hôtel de l'Ouest, un banquet très bien servi réunissait cent convives au moins. Au champagne, le maire président a prononcé un discours.
Après le banquet, un concert, puis un bal public sous les halles, disposé cet effet. a retenu la jeunesse jusqu'à deux heures et demie le matin.


15 au 18 et 25 août 1912 — Fêtes de la Saint-Fiacre, Couronnement de la Rosière, Concerts de l'l'Union Musicale.
Programme des Fêtes de Château-Gontier :
— Jeudi 15 août, couronnement de la trente-quatrième rosière, à 4 heures, civile, sur la place de l'Hôtel de Ville ; 4 h 1/2, cérémonie religieuse à l'église Saint-Jean.
A 5 h 1/2, sur la prairie Saint-Fiacre, vin d'honneur offert aux sociétés faisant partie du défilé.
A 8 h. 12, concert. au kiosque par l'Union Musicale sur la prairie.
— Dimanche 18 août Concours de tir par la Compagnie des sapeurs-pompiers de Château-Gontier, les Compagnies des bourgs environnants, la Société de Gymnastique et l'Union Musicale. A 8 heures du matin, rassemblement des sociétés sur la place de l'Hôtel de Ville ; à midi, retour sur la prairie. A 3 h. 1/2, distribution des prix et concert par l'Union Musicale.
Dimanche 25 août. A 8 heures du matin. Comice agricole. A 11 heures, distribution des récompenses. A midi, banquet. A 3 heures, fête de gymnastique. Concert par l'Union Musicale et l'orphéon La Fraternelle. Grand lâcher de pigeons.


Ouverture des fêtes de Saint-Fiacre du vendredi 16 août 1912.
— Les sociétés de la ville, accompagnées des autorités, descendent vers 5 heures, sur la prairie et les fêtes du pays sont ouvertes officiellement par un vin d'honneur servi devant les bars, aux deux cents membres des diverses Sociétés.
Le soir, devant un public nombreux, l'Union musicale a donné un fort beau concert au kiosque de la Prairie.
Nous avons applaudi successivement Charlotte, polka, de Bisch ; Fier Soldat. d'Andrieu ; Menuet Chantilly, de Kelsen ; Les Cloches de Corneville, de Planquette ; Santiago.
La foule a ensuite envahi les attractions : musée Brelier, manège à vapeur, montagnes russes et a quitté la Prairie en dégustant le traditionnel cornet de frites.


Fêtes "posthumes" de la Saint Fiacre 8 septembre 1912.
— Disons de suite qu'un temps exceptionnel a favorisé les fêtes posthumes de la mémorable Saint-Fiacre de Château-Gontier. Afin de dédommager quelque peu les forains des pertes que leur a occasionnée l'affreuse température du mois d'août, la municipalité avait, hier matin, organisé un mât de Cocagne-apéritif, qui avait amené deux ou trois cents personnes.
Cinq concurrents se sont présentés pour cueillir vingt-cinq lots :
1. M. Baron : une valise, trois boudins, chaîne de montre, boite de conserves, vase intime.
2. M. Demongeot : guêtres, bouteille de Champagne, ceinture flanelle, tablettes chocolat, vide-poches.
3. Marcel Bodelet : tablier, boite sucre, 1 k. 500 bœuf, surprise, 12 galettes.
4. Louis Bedelet :, panier, foulards, pain 3 livres.
5. M. Auvray : bouteille champagne, bouteille vin blanc, 12 galettes, foulard.
Deux bons de consommation ont été attribués à M. Baron pour avoir été décrocher le drapeau flottant au faîte du mât.
— Les courses de chevaux. Les trains du matin amenèrent quantité d'étrangers à Château-Gontier et, à une heure, les innombrables voitures et taxis emmenèrent les amateurs de courses à l'hippodrome de la Bourdinière Une cinquantaine d'automobiles et autant de voitures stationnaient sur la prairie. On trouvera les résultats des courses dans notre rubrique sportive.
— La fête de nuit. A 8 heures, une bombe annonçait le départ de la place de la Mairie, de la retraite aux lanternes les tambours et clairons des sapeurs-pompiers et de la Société de gymnastique, seuls, en faisaient les frais, l'Union ayant été de service tout l'après-midi aux courses.
Celle-ci a donné un concert au kiosque de la Prairie, pendant que la société de gymnastique l'Ancienne commandée par le moniteur Loisel, exécutait divers mouvements aux bâtonnets et pyramides ; les fillettes elles-mêmes, vêtues en romaines, donnèrent un aperçu de leur souplesse et de leur gentillesse.
Dommage que l'estrade où ces enfants travaillaient fut trop basse. Les milliers de spectateurs n'ont pu voir convenablement.
Après cette partie du programme, ce qui restait du feu d'artifice "noyé" de dimanche dernier, a été tiré sur le quai d'Alsace.

Château-Gontier - Fête de Jeanne d'Arc, fête des fleurs en 1906, musique de Renazé - Fête Foraine sur la Prairie Saint-Fiacre.
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8 juin 1914 — Programme du Concert de l'union Musicale au Kiosque des Promenades.
— L'Union Musicale de Château-Gontier donnera ce soir dimanche 7 juin, à 8 heures 30, au kiosque des Promenades, un concert dont voici le programme :
1. Belvarès, allegro, de Schepper. — 2. La Bohème, sélection, Puccini. — 3. Précieuse, gavotte, Gillet. — 4. Concerto pour clarinettes, Wettger. — 5. Mousse de Champagne, valse lente, Bizetti.
Le Chef de musique, L. J. De Schepper.


14 juillet 1914 — Les Fêtes reviennent enfin sur la Promenade des Platanes et son Kiosque à musique.
— Voici le programme du concert que donnera mardi soir 14 juillet 1914 , à 8 heures et demie, au kiosque des Promenades, l'Union Musicale de Château-Gontier, avec le concours de la chorale La Fraternelle et les enfants des écoles communales :
1. La Marseillaise (Rouget de l'Isle), Union Musicale, La Fraternelle, les enfants, les écoles ; 2. La Traviata, fantaisie (Verdi) ; 3. La Patrie, hymne, poésie de Rolbac, musique de L. Roche, enfants des écoles et Union Musicale ; Une soirée près du Lac, mazurka (Leroux) ; 5. a) L'Angélus aux Champs, chœur (Pastor) ; b) Les Reîtres, chœur, Victor Hugo (R. Pech) ; 6. Carmen, sélection (Bizet) ; 7. Armann-Fest, polka avec chant (Hertzog).
— La fête sera annoncée par des salves d'artillerie tirées le 13, dans la soirée, et le 14, au matin, sur la promenade du Bout-du-Monde.
L'hôtel de la mairie et les édifices publics seront pavoisés aux couleurs nationales.
Le 14, une distribution générale de secours sera faite dans la journée, à la population indigente, par les soins du bureau de bienfaisance.
A 2 heures, grandes courses de bicyclettes (250 francs de prix) ; 1° cantonale, 60 francs de prix; 2° course d'enfants au-dessous de 13 ans, 15 francs; 3° départementale, 110 francs ; 4° course de dames (régionale), 35 fr.; 5° consolation, 30 fr. de prix. Pendant les courses, concert par l'Union Musicale. A l'issue des courses, la distribution des prix sera faite sous la présidence de M. le Sous-Préfet.
A 4 heures, la compagnie des Sapeurs-pompiers, la société de gymnastique et le bataillon scolaire seront passés en revue par M. le Sous-Préfet, sur la promenade des Platanes.
A l'issue de la revue, réception à la mairie des sociétés ayant pris part au cortège.
A 5 heures et demie, à la mairie, distribution des prix pour les élèves des cours municipaux post-scolaires, sous la présidence de M. le Maire. A 6 heures, banquet à l'hôtel de l'Ouest.
Le soir, à 8 heures et demie, concert au kiosque par l'Union Musicale, l'Orphéon La Fraternelle et les enfants des écoles communales. L'Hôtel de Ville et les édifices communaux seront illuminés.
A 11 heures, grand bal public sous les Halles.
Les habitants sont priés d'arborer les couleurs nationales et d'illuminer leurs demeures.

13 avril 1919 — La musique du 302ème Génie américain au kiosque de la Promenade des Platanes
— Château-Gontier. Dimanche, de 3 h. 1/2 à 4 h. 1/2, la musique du 302ème Génie américain a donné au kiosque des Promenades des Platanes un concert qui fut très gouté des nombreux auditeurs qui s'y étaient donné rendez-vous. De l'avis unanime, la musique du 302è génie fut trouvée supérieure à celle de la 37e division.
Le concert, au cours duquel furent interprétés plusieurs morceaux français, se termina par la Marseillaise et l'hymne américain.


5 juin 1921 — Concert de l'Harmonie du collège universitaire au Kiosque des Platanes.
— Concert au kiosque de Château-Gontier, dimanche 5 juin 1921 à 20 h 1/2. Programme : Jeunesse allegro, de Schepper ; La Débutante fantaisie, Hemmerle ; Aujou, mazurka, de Schepper ; Mignonette , ouverture, Baumann ; En Soirée, polka, Hemerlé; Bonsoir, allegro, Hemmerle.
Le chef de musique L. de Schepper.


14 juillet 1921 — Courses cyclistes, Fête aéronautique, Concert au Kiosque, Bal Public...
— La Fête Nationale fut annoncée la veille et le matin du 14 par des salves d'artillerie.
A 7 heures eut lieu, route de Chemazé, le départ de la course cycliste Château-Gontier-Nantes et retour (nous en donnerons le résultat en chronique sportive).
A 4 heures sur la prairie du Pavé, route de Laval, l'aviateur Peuillot et sa gracieuse femme donnèrent ce qui était promis au programme.
A 18 h 30, un banquet, présidé par M. le Sous-Préfet réunissait 70 convives environ. A l'heure des toats, M. Bossé, président du Comité Républicain., M. Blot. maire de Château-Gontier, M. le Sous-Préfet et M. le Gênéral Gérard prirent la parole.
A 21 heures, le concert donné au kiosque par l'Union Musicale et la Chorale La Fraternelle, avait attiré sur la promenade des Platanes, une foule compacte. Ce concert, comme les précédents, fut excellent en tous points Il prit fin à 11 heures, et la foule se dirigea vers les halles où le bal public commença aussitôt, danseurs et danseuses, oubliant la chaleur, s'en donnèrent à cœur joie.


17 août 1921 — Couronnement de la Rosière "Quinefault", Concert de l'Union au Kiosque de la Prairie...
— Le temps incertain du matin fit craindre un instant que la cérémonie du couronnement de la Rosière, qui avait
lieu lundi après-midi, fut contrariée par la pluie. Il n'en fut rien et c'est sous un soleil éclatant que se déroula le programme de la fête.
Le cortège officiel, composé des autorités, de l'Union Musicale, de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers et de la Société de gymnstique l'Ancienne, se rendit, selon la coutume, au haut de l'Avenue Carnot où, vers quatre heures, arrivait en voiture Mlle Gauteur.
La 43e rosière descend de voiture et se rend à pied à la mairie au bras de M. Blot, maire ; les demoiselles d'honneur, Mlles Grélard et Tourneux, sont accompagnées de MM. Bénard-Tertrais et Aubin, conseillers municipaux ; la marraine, Mme Renault, femme du professeur d'agriculture, est au bras de M. Brassart, deuxième adjoint. Mlle Gauteur prend place sur l'estrade.
Après que l'Union Musicale eut exécuté la Marseillaise, M. le Maire adresse à la Rosière une charmante allocution dans laquelle il retrace les vertus qui font d'elle la reine de cette journée. Il termine en proclamant Mlle Gauteur au nom de la ville de Château-Gontier, Rosière pour l'année 1921, avec droit aux avantages que le testament de M. Quinefault (*) a attaché à ce titre.
Mme Jégu pose ensuite sur la tête de Mlle Gauteur la couronne de roses. L'Union Musicale se fait entendre à nouveau, puis le cortège, par les Promenades, se rend à l'église Saint-Jean, pour la cérémonie religieuse. Une foule nombreuse se pressait sur le parcours.
A l'issue de la cérémonie, la Rosière fut reconduite en voiture à son domicile, puis le cortège gagna la prairie Saint-Fiacre où un vin d'honneur était offert aux Sociétés ayant pris part la fête.
Le soir, l'Union Musicale donnait au kiosque de la Prairie, un concert qui fut très apprécié du public.
(*) Paul Romain Quinefault a constitué les Rosières à Château-Gontier en 1879.

Château-Gontier - Promenade des platanes et Nouveau kiosque à musique
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1923 à 1924 — Remplacement du Kiosque à musique de 1870.
— 2 décembre 1923. Le Conseil municipal accepte le devis du nouveau Kiosque
Le Conseil municipal s'est réuni le dimanche 2 décembre à 13 h. 30.
Le total des recettes de la kermesse des 14 et 15 juillet derniers s'élève à 10.778 francs. On sait que cette somme est affectée la construction du nouveau kiosque de musique qui doit être édifié sur les Promenades.
Construction d'un kiosque de musique. M. le maire (Blot) fait passer le plan du nouveau kiosque de musique au conseil, et lui demande de voter le devis établi par M. Martin, qui s'élève à environ 36.000 francs, dont une partie sera payée par le produit de la kermesse, et le restant, réparti sur les dépenses de 1924 et 1925. Adopté.

— 20 mai 1924. Eclairage du kiosque.
M. le Maire soumet au Conseil un devis pour l'éclairage du nouveau kiosque, comprenant l'installation électrique, un lustre et huit appliques, en tout 33 lampes. Ce devis s'élève 3.300 fr. M. le Maire propose de confier ce travail à M. Avrillon, adjudicataire des travaux du kiosque, qui a consenti sur ces travaux un rabais s'élevant 1.793 francs, la dépense au budget ne sera donc que de 1.507 francs.
Le devis proposé est adopté par le Conseil.

— 22 juin et 5 juillet 1924. Concerts pour financer le nouveau kiosque.
Concert de l'Union musicale sur la Promenade du Bout du Monde, dimanche 22 juin 1924 à 20 h. 30.
Programme : La Narbonnaise, allegro, Sellenick ; Sémiramis, ouverture, Rossini ; Sérénade, ballet, F. Andrieu ; Le Carnaval d'Athènes, Bourgault Ducoudray ; Danses grecques a) Mascarade-marche ; b) Valse orientale ; c) La Gaétanaki ; Diane, fantaisie-polka, A. Petit. Trompette : M. Sauvage.
Concert : L'Union Musicale, la Fanfare Saint-Joseph et la Chorale La Fraternelle, organisent pour le samedi 5 juillet, au Théâtre, un concert pour l'achat de matériel destiné au nouveau kiosque.

— 8 juillet 1924. Les Castrogontériens rechignent à payer pour le Kiosque !
Château-Gontier. Concert au théâtre. Samedi soir, 5 juillet, un Concert avait été organisé au Théâtre municipal de Château-Gontier. Le produit de cette soirée devait aller à l'achat de matériel pour le kiosque de musique qui, sur les Promenades, s'avance rapidement.
Or, nous avons été très surpris de trouver une salle à peu près vide ; on eût dit qu'un mot d'ordre d'abstention avait été lancé. C'est bien regrettable.
On se rappelle que, sous ce kiosque nouveau, les Sociétés musicales et orphéoniques, de toutes nuances, pourront y donner des auditions. Il y avait donc lieu d'espérer que, mélomanes et amateurs de belles choses s'y seraient rendu ! Point !
Il convient de dire que les amateurs de bonne volonté qui ont passé sur la scène, samedi soir, ont été très consciencieux, et méritaient les applaudissements d'une salle qui eût dû être comble.

— 3 août 1924. Inauguration du kiosque à musique et du service électrique
Dimanche dernier notre petite cité était en fête pour l'inauguration du nouveau kiosque à musique et de l'électricité, une foule nombreuse était accourue sur nos jolies promenades pour jouir du coup d'oeil et du programme musical qui allait lui être offert.
A 16 heures, après l'exécution de la Marseillaise par l'Union Musicale et la Fanfare Saint-Joseph, M. Blot, maire de Château-Gontier, prend la parole et dit combien il est heureux de voir la ville dotée, grâce à la générosité du Conseil municipal, d'un kiosque moderne. Il souhaite que nos sociétés musicales s'y fassent entendre le plus souvent possible pour le plus grand plaisir de la population et fait l'éloge des musiciens de notre ville et de leurs chefs. Il félicite également M. Martin, architecte, de son bon goût pour la construction du nouvel édifice. M. le Maire adresse tous ses remerciements aux entrepreneurs et ouvriers qui ont participé aux travaux.
Parlant de l'électricité qui, ce soir, éclairera nos musiciens, M. Blot regrette que toute la ville ne puisse profiter de cet éclairage aujourd'hui, mais ce n'est plus qu'une question de quelques jours pour que tous nos concitoyens jouissent des avantages que procure cette fée bienfaisante : l'Electricité.
Le discours de M. le Maire fut vivement applaudi. Le programme musical fut parfaitement exécuté et le public ne ménagea pas ses applaudissements aux artistes, aux musiciens de l'Union Musicale, de la Fanfare Saint-Joseph, aux chanteurs de la chorale La Fraternelle et à leurs chefs. La Fanfare sarthoise (trompes de chasse), sous la direction de M. Poisson, avait bien voulu prêter son concours, et obtint d'ailleurs un véritable succès.
Au vin d'honneur qui suivit le concert, M. le Maire prit nouveau la parole, pour remercier les présidents et les directeurs des sociétés musicales de notre ville ainsi que toutes les notabilités qui lui avaient apporté leur concours dans la circonstance.
M. Chevrollier répondit au nom de tous les groupements musicaux de notre ville et assura la municipalité de leur entier dévouement. Le soir, un concert fut donné par les sociétés qui avaient participé à l'audition de l'après-midi ; ce fut le sujet d'un nouveau succès pour nos musiciens, nos chanteurs et leurs chefs.
Notre nouveau kiosque, éclairé électriquement, produisait un effet superbe.

— 10 octobre 1924. Nouvelle représentation théâtrale destinée à régler la facture du Kiosque.
Nous donnons ici les quelques renseignements complémentaires quant à la composition du programme qui finiront de décider les amateurs de bonne musique et de sain spectacle :
Seuls les noms des maîtres Beethoven et Mozart, suffiront à mettre en valeurs les ouvertures et fantaisies exécutées par les dix-sept musiciens de l'orchestre symphonique. L'exécution y gagnera beaucoup par l'accompagnement délicat et très apprécié de Mme Gracieux, professeur de piano à Château-Gontier.
Deux pièces du répertoire de la Comédie Française auront droit, nous l'espérons, à des éloges pour leur choix, grâce au concours d'une dilettante du Foyer de la Gaieté de Laval. "L'Anglais tel qu'on le parle", de Tristan Bernard, agréable vaudeville aux situations charmantes et embarrassantes tour à tour, se souligne d'une hilarité certaine. Quant à la seconde comédie "Quand la Retraite a sonné" elle est d'un tissu littéraire recherché et plaira par son dénouement sentimental.
Le bénéfice de cette soirée désintéressée sera entièrement verse au profit du matériel du kiosque de Château-Gontier. Prix des places loges. 4 fr. fauteuils 3.50 ; premières galeries 3 fr. ; parterres 2 fr. ; 2o galeries 1 fr. 50 (taxes en sus).

— 28 octobre 1924. Succès pour la soirée du 10 octobre.
(...) En somme, excellente soirée dont la recette viendra grossir la somme affectée l'achat du matériel destiné au nouveau kiosque, ce dont nous remercions bien vivement le groupe artistique l'Arpège.
— 25 novembre 1924. L'excédent des fonds de la Goutte-de-Lait finance le Kiosque à musique !...
Séance du Conseil municipal. Kiosque à musique. Le paiement de dépense de l'éclairage électrique du nouveau kiosque ne peut être fait sur le boni de l'adjudication. Le crédit de la Goutte-de Lait présente un reliquat appréciable : on y prendra le nécessaire et l'an prochain le crédit sera rétabli.

13 décembre 1931 — Fête Sainte-Cécile, Concert au Kiosque des Promenades, Banquet
— Cette fête traditionnelle si impatiemment attendue fut célébrée dimanche 13 décembre par un temps des plus favorables. En jouant des airs entraînants, la Phalange se dirigea vers l'église St-Jean où elle fit entendre à la messe de 10 h. 30 un programme de choix exécuté d'une façon remarquable.
Au cours de la messe, une quête fut faite par Mme Fleuroux, accompagnée de M. Leclerc, président de la société. La cérémonie terminée, la Fanfare donna une aubade à M. le chanoine Lardeux qui, en adressant ses remerciements, félicita chef et musiciens.
A 15 heures, un concert fut donné au kiosque des Promenades devant de nombreux auditeurs, avec le programme suivant : La Marche des Amis de Flore de Novel, Gyptis, ouverture de Juby, Yé Yé (*), gavotte, de Mersens, Si j'étais Roi, fantaisie de Parés et une valse de Planel.
La fanfare se rendit rue Trouvé donner une sérénade à la dame quêteuse. Puis, après un apéritif. les musiciens se retrouvaient à l'hôtel Drouaillère.
A la table d'honneur, se trouvaient M. Duboys-Fresney, député M. Levêque, conseiller municipal M. Leclerc, et M. Pichard, chef de la fanfare, etc-. La gaieté fut bientôt la reine des tables, car le menu ne laissait en rien à désirer. Après l'heure des discours, la parole fut donnée aux chanteurs qui terminèrent joyeusement ce repas.

(*) Comme quoi, dès les années 30, l'expression yé yé est usitée, même si elle ne désigne pas tout à fait la même musique !

16 mai 1933 — Fête de Jeanne d'Arc, concert au Kiosque.
— La Fête Nationale de Jeanne d'Arc fut marquée par la décoration de nos monuments publics. Les établissements religieux, les églises et quelques maisons particulières avaient également pavoisé.
Dans les églises on commémora Sainte Jeanne d'Arc. Durant la matinée, des groupes de jeunes filles offrirent la petite fleur symbolique.
Le soir, de nombreux auditeurs s'étaient groupés aux abords du kiosque des Promenades pour applaudir notre phalange musicale qui exécuta un programme de choix terminé par La Marseillaise. Les églises, certaines maisons particulières et la Mairie étaient illuminées.

29 mai 1937 — Concours et fête organisés par l'Union musicale de Château-Gontier.
L'Union musicale de Château-Gontier donne de forts beaux concerts au Kiosque des promenades, sous la direction de son chef, M. A. Cascaret, mais ne borne pas là son action. Elle organise pour le 11 juillet une grande fête de la Jeunesse qui s'annonce déjà comme un succès et qui comprendra des tournois pour les moins de vingt ans une matinée d'enfants où diverses danses seront enseignées, un concours de chant, diction et instrument dont les concurrentes ne doivent pas avoir dépasse l'âge de treize ans.

Sociétés Castrogontériennes actives en 1909 :
Orphéon de Château-Gontier, fondé en 1891, président Duboys-Fresnay, direction L. Delevallez, 28 exécutants ;
Union Musicale (harmonie), directeur L.-J De Schepper, président Camille Sourdrille, 56 exécutants ;
La Fraternelle de Château-Gontier (chorale), directeur L.-J De Schepper, président Lepannetier, 48 exécutants ;
Fanfare Saint-Joseph, fondée en 1882, président F. Sesboué, direction P. Chavand, 27 exécutants ;
Société Symphonique, président-directeur L.-J. de Schepper, 42 exécutants ;

En 1878 Société philharmonique de Château-Gontier. — Chef M. Pirouelle, 55 exécutants. — Exécution très nette et très artistique. Mouvements bien compris. Cette Société est parfaitement dirigée et a un grand avenir.
Remporte, cette année-là, le 1er Prix d'Harmonie, couronne de vermeil, au grand Concours de Caen.
Classement : 16.67%
 

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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 23 sept. 2015 13:21

CHÂTEAUROUX - Jardin Public - Le Kiosque
(INDRE)
voir ici, les renseignements déjà publiés sur le kiosque du Jardin public de Châteauroux.

Le 90ème Régiment d'Infanterie est cantonné à la Caserne Bertrand de Châteauroux depuis 1877 jusqu'en 1914. Et c'est donc à peu près certain que le premier Kiosque à musique du Jardin public est édifié en 1882, sur l'insistance de la Musique du Régiment auprès du Conseil municipal. Et pendant près de 40 ans, deux générations castelroussines ont été accompagnées lors de leurs sorties dominicales au Jardin public des "douces mélopées" du 90e R.I. comme de sa fracassante fanfare. De 1885 à 1909, C.L. Bernadaux est le chef irremplaçable et indétrônable de cette musique.
En alignement du Kiosque est érigée une copie de la Vénus de Milo.
Les colonnes du Kiosque sont en bois, le garde-corps en fer forgé et les frises décoratives en bois découpé. D'une durée de vie restreinte du fait de sa structure, il sera remplacé en 1934 par un Kiosque octogonal en béton, muni d'une couverture en forme de soucoupe.
En 1937 et 1938, les communes du Berry tout comme les particuliers sont sollicités pour subventionner la sculpture d'un buste en l'honneur de Gabriel Nigond (1877-1937) poète et auteur dramatique né à Châteauroux.
Les sommes reçues sont très variables : Châteauroux donne 1.500 frs pendant qu'Issoudun ne débourse que 20 frs. La Châtre qui était décidée pour 500 frs verse finalement 250 frs. Au 19 mars 1938, le comité d'érection du buste a récolté en tout 25.227 frs 30. Le 3 juillet le monument dû au sculpteur Ernest Nivet (1871-1948) est érigé dans le Jardin public.
En 1998, le Kiosque à musique a été éradiqué.
Kiosque supprimé.

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publié par JeanMarc Mer 23 Sep 2015 13:07

4 juin 1890 — Le 90ème de Ligne "met le feu" à Châteauroux.
— Fête du drapeau du 90e de ligne à Châteauroux Une solennité patriotique a eu lieu à Châteauroux le 4 juin, jour anniversaire de la bataille de Magenta.
Il s'agissait de la fête du drapeau du 90e régiment d'infanterie, qui a pris une part si glorieuse à ce combat célèbre. De grands préparatifs avaient été faits à la caserne, où une splendide décoration des bâtiments, exécutée d'après les indications et les plans de M. Bernard Pérès, a reçu les éloges et fait l'admiration de tous. Des guirlandes de verdures serpentaient autour des croisées, ornées de plus de douze cents drapeaux très artistement groupés.
Une nombreuse assistance garnissait les tribunes disposées pour les invités. La fête a commencé par une revue suivie d'un défilé ; puis, M. le colonel Sénart a fait former le 90e en carré, face aux tribunes et au drapeau, et après avoir salué le noble étendard, il a prononcé une fort belle allocution.
Plusieurs numéros intéressants constituaient le programme du reste de la fête, tels qu'assaut d'armes, mouvements d'ensemble et courses diverses.
Dans la soirée, il y a eu illuminations et retraite aux flambeaux.


27 avril 1893 — Subventions du Conseil de l'Indre aux Gas du Berry et à la Berrichonne de Châteauroux.
— La Société des Gas du Berry obtient une subvention de cent francs pour la grande fête qu'elle organise à Châteauroux.
Trois cents francs sont attribués à la Société de Gymnastique de Chàteauroux, la Berrichonne, pour ses fêtes des 14 et 15 août prochain.


Châteauroux - Concert du 90e R.I. — Les Gas du Berry en Concert
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13 juin 1898 — Fête des 100.000 Chemises à Châteauroux.
— De tous les cortèges qui sillonnent presque chaque semaine les rues de Châteauroux, à l'occasion des très nombreuses fêtes patronales, le plus élégant, le plus gracieux, le plus agréable en un mot est sans contredit celui des quelque quatre cents ouvrières de la Manufacture des 100.000 Chemises.
Le soleil s'était mis aujourd'hui de la partie et rehaussait l'éclat des toilettes délicieuses de nos chemisières. Les tons clairs dominaient : rose, blanc, vert pâle, bleu, toutes les nuances de l'arc-en-ciel se fondaient en un harmonieux mélange. Au-dessus, les fleurs des chapeaux formaient un parterre multicolore et ininterrompu.
La fête a commencé à neuf heures et demie par la messe à l'église Saint-André. Pendant la cérémonie, deux cantiques à trois voix de Hermann ont été magistralement exécutés par un chœur de cinquante jeunes filles de l'usine. Mme Hautreux, la sympathique directrice en a chanté les soli avec le talent que l'on connaît.
Après la messe, le cortège s'est formé. Derrière la musique municipale marchaient M. Schwob, propriétaire des établissements des 100.000 chemises. Puis venait la bannière de la Société de secours mutuels escortée de six charmantes demoiselles d'honneur en toilettes blanches.
Successivement le cortège a été reçu à la préfecture, à la mairie ; à midi, la bannière était rentrée à la Manufacture de la rue de Fonds et un déjeuner intime réunissait autour de M. Schwob ses collaborateurs les plus dévoués. A deux heures toute cette brillante jeunesse était de nouveau réunie dans l'une des salles de l'usine.
Une petite scène avait été dressée pour un intermède théâtral. A cinq heures, la représentation était terminée et un bal très animé entre jeunes filles a terminé cette très belle réunion, véritable fête de famille.

5 février 1901 — Concours de musiques instrumentales et de Sociétés chorales.
— M. Faucher, adjoint au maire de Châteauroux nous adresse la communication suivante :
Un concours de musiques instrumentales et de Sociétés chorales aura lieu à Châteauroux, le dimanche 16 juin prochain, à l'occasion du concours régional agricole qui a lieu dans cette ville.
Les Sociétés qui désireraient prendre part à ce concours sont priées de s'adresser à M. le maire de Châteauroux qui fera parvenir immédiatement tous les renseignements utiles.


26 et 27 juin 1920 — Fêtes sportives et musicales organisées par l'Association des mutilés de guerre. Final au Kiosque à musique du Jardin public.
— Les fêtes de Châteauroux organisées les 26 et 27 Juin par le groupe de l'Indre ont obtenu le plus complet, le plus vif succès. Le samedi soir, une retraite aux flambeaux parcourut les rues de la ville. De nombreux commerçants avaient suivi le Conseil de M. le Maire et avaient pavoisé leur demeure, la mairie était illuminée.
Les fêtes du dimanche ont débuté par une réception à la Préfecture. Le cortège constitué de La Berrichonne, de l'Etoile Notre Dame, l'Espérance, l'A. S. C. et des Eclaireurs s'est formé place de la mairie. A la mairie tout le cortège officiel est reçu par M. Amirault, maire. (...)
M. Boyer, président de l'Amicale des Mutilés, remet à M. le Maire la plaque commémorative offerte par l'Amicale à la Ville. Il confie la garde de cette plaque à la Ville pour être placée au pied du monument des Mobiles en attendant qu'on élève un grand monument aux morts.
M. le Maire promet ce monument aux morts pour bientôt et se déclare fier d'avoir la garde de cette plaque.
Près du monument élevé aux morts pour la Patrie de 1870-1871 se dresse un cénotaphe entouré de verdure. Le cortège arrive et stationne le long de la place Gambetta du côté de la rue Ledru-Rollin. (...) (discours puis banquet) Le Ministre boit à Châteauroux, aux héros morts, aux grandes Associations. à la République et à la Patrie indissolublement liées. M. Maginot est très applaudi et un double ban l'accueille quand il a terminé.
La kermesse qui suivait le banquet fut très réussie malgré les menaces du temps. Tout Châteauroux était au jardin public. Les musiques de la ville prêtaient leur concours et l'on faisait cercle autour du kiosque. Ainsi, prirent fin ces fêtes qui eurent tout le succès désiré.

5 juin 1927 — Election de la reine des reines au Jardin public, grande cavalcade.
— C'est dimanche matin qu'a eu lieu, au Jardin public de Châteauroux l'élection de la reine des reines ; Mlle Marie Granvaud, d'Argenton a été élue reine des reines et Mlles Renée Cotté, de Châteauroux, et Jeanne Cardinault, de Buzançais, ont été désignées comme demoiselles d'honneur.
Dans l'après-midi, une cavalcade qui comprenait de nombreux chars et à laquelle prenaient part les reines, a parcouru les principales rues de Châteauroux.


Châteauroux - Cortège des Gas du Berry le 18 juin 1911 — Vénus de Milo et Kiosque au Jardin public
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Juillet 1937 — Fêtes du Millénaire de Châteauroux. Concert au Jardin public.
— Voici le programme des fêtes organisées à l'occasion du millénaire de Châteauroux :
3 et 4 juillet. — Fêtes du Moyen Age, cortège historique (400 figurants). Tournois: jeux de la Soule et de la Quintaine ; fête celtique de la cornemuse, avec les Bag-Pipe Ecossais et les Gas- du Berry.
10 et 11 juillet. — Fêtes de la musique et du Folklore, musique avec M. Lejot ; fresques antiques par un groupe d'athlètes et Mlle Simone Condry ; musique de la garde républicaine.
14 juillet. — Hommage à la Révolution française ; dépôt d'une gerbe sur la tombe du Conventionnel Thabaud-Boislareine ; concert au jardin public avec la célèbre vedette de la radio Guy Berry ; apothéose de la « Marseillaise ».
17 et 18 juillet. — Fêtes des Temps Modernes ; reconstitution historique (600 figurants) ; retour des troupes revenant de réprimer la Vendée, de Palluau, passage des princes d'Espagne se rendant à Valençay ; retour de Sainte-Hélène du général Bertrand ; fête symbolique du travail ordonnée en 1793 par Lejeune, commissaire du peuple du Berry ; ballets lumineux et stylisés (ballet des Walkyries, de Sigurd et ballet de Faust) ; grands feux d'artifice ; illumination du Château Raoul et de la Vieille Prison.


3/7/1938 — Inauguration du buste de Gabriel Nigond au Jardin public.
— C'est dimanche prochain 3 juillet que doit être glorifié dans sa ville natale, à Châteauroux, le souvenir de Gabriel Nigond.
A 11 heures du matin aura lieu, rue des Martyrs, l'apposition d'une plaque qui fera désormais de celle-ci la rue Gabriel-Nigond. Ensuite, les amis du poète se rendront rue Grande, devant sa maison natale et se réuniront en un déjeuner tout amical, où sont invités les représentants des grandes associations littéraires et les personnalités devant prendre la parole à l'inauguration du buste du poète, dû au sculpteur Ernest Nivet. Celle-ci aura lieu à 4 heures, au jardin public de la ville.
Des discours seront prononcés par M. Hugues Lapaire, président, au nom du comité Nigond et au nom de la Société des Gens de lettres par M. Deschizeaux, député-maire de Châteauroux puis par MM. Fernand Maillaud, Miguel Zamacoïs, Henry Berton, Armand Lanote et Paul Bénazet, sénateur de l'Indre.
Des vers de Gabriel Nigond seront dits par Mlle Simone Cendry.


Châteauroux - Stèle de Gabriel Nigond — Nouveau Kiosque à musique au Jardin public
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Sociétés musicales actives à Châteauroux en 1910 :
La Lyre indépendante, président J. Perrot-Grillon, direction Moreau ;
Musique municipale (harmonie), direction Moreau, 47 exécutants ;
Société musicale de la Manufacture du parc (fanfare), direction Lemarié, 45 exécutants ;
Société philharmonique, président Paul Patureau, direction Moreau Raoul ;
Rallye Châteauroussin (Société de trompes de chasse), président Blanchet, direction Bellemain, 118 exécutants.
Les Gas du Berry, président Augras
Chorale de la Maison Cusson, président Pidoux, direction Siboulet.
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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 25 sept. 2015 12:59

CHÂTEAU-THIERRY - Jardin public - Le Kiosque
(AISNE)
Selon l'Abbé Alexandre Eusèbe Poquet (1808-1897) qui a rédigé une somptueuse histoire de Château-Thierry en 1839, le terrain des Petits-Prés aurait été donné par Blanche d'Artois (1248-1302) à la jeunesse castrothéodoricienne pour servir à ses divertissements. C'est là, qu'au fil du temps, la bonne société de la ville se réunit régulièrement pour ses rendez-vous et fêtes, tandis que les compagnies militaires d'archers basées à Château-Thierry utilisent l'emplacement pour s'y exercer. Plus tard, l'arbalète et l'arquebuse y sont de mise.
En 1601, un certain Jeannart cède à la ville un terrain formant enclave dans les Petit-Prés afin d'égaliser le tracé de ceux-ci.
Par cette cession, la partie des Petits-Prés où l'on danse, prit la forme d'un carré long, mais sans aucun ombrage.
Ce n'est qu'à partir de 1752 qu'on procède aux premières plantations arbustives ; on va combler les fossés des remparts, égaliser le terrain, tracer des allées et surtout bloquer les accès des bouviers qui y faisaient paître leurs animaux. Ces divers agencements et transformations aboutissent, dans les années 1870, à la création du jardin des Petits-Prés, petit parc à l'anglaise avec une pièce d'eau.
En juin 1880, le banquier castrothéodoricien Albert Rep, conseiller municipal, futur maire de Château-Thierry de 1901 à 1907, fait édifier, sur ses deniers personnels, un premier Kiosque à musique sur les Petits-Prés. (1)
En 1911, il est question, au Conseil municipal, de remplacer le Kiosque à musique, l'Harmonie Union Musicale, qui donne des concerts dominicaux toute la belle saison aux Petits-Prés, en ayant fait la demande expresse auprès du maire. L'architecte I.P. Bertin, concepteur du Théâtre de Château-Thierry (1) est chargé du projet, qu'il présente au Conseil le 31 juillet 1912. La ville va souscrire un emprunt de 11.000 francs le 12 mars 1913 pour édifier ce nouveau Kiosque à musique : son soubassement-estrade dépourvu de garde-corps est protégé par une couverture circulaire, soutenue par 11 poutrelles métalliques reliées entre elles ; la plateforme sera, plus tard, garnie d'un grillage en guise de rambarde, afin de prévenir des chutes de musiciens toujours possibles dans le feu de la musique... On a, depuis, fort heureusement remplacé ce grillage par une balustrade classique en fer forgé.
Kiosque toujours en place.

voir Ici, Kiosque du Jardin des Petits-Prés de Château-Thierry, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Ven 25 Sep 2015 12:43

La première fête organisée à Château-Thierry en l'honneur de son fabuliste Jean de la Fontaine (1621-1695) a lieu le 2 juillet 1854, sur souscription publique de 2.412 francs à laquelle le conseil municipal va abonder pour 300 francs.
2 juillet 1860 — Fêtes de Jean de la Fontaine. Dames admises et même souhaitées !
— La ville de Château-Thierry a célébré le 2 juillet l'anniversaire de la fête de la Fontaine. Le programme annonçait un tir à l'arc, des morceaux d'harmonie, un tir à l'arquebuse, une ascension de M. Qodard, des bals et un feu d'artifice. La grande affaire de la journée a été une cavalcade après laquelle différents bals ont du être organisés. On lisait au bas de l'affiche la note suivante « Appel est fait à tous les médaillés de Sainte-Hélène, ainsi qu'à tous les zouaves et militaires résidant dans l'arrondissement, et qui voudraient se joindre au cortège. D'autres groupes pourront être improvisés. »
Sur les bulletins de souscription que l'on a fait circuler au sujet de la cavalcade, se trouvaient imprimées deux remarques précieuses « Comme les dames seront admises, elles nous feront honneur par leurs souscriptions. Nous avons besoin d'amazones pour accompagner nos chevaliers du moyen âge, comme aussi pour embellir et orner nos équipages et simples voitures. Rien de malpropre ou d'inconvenant ne sera commis à cette fête. »


27 et 28 juin 1880 — Fêtes de Jean de la Fontaine. Festival au Kiosque des Petits-Prés, Cavalcade, chevauchées, reconstitution historique, feux d'artifices, bals...
— Dimanche 27 et lundi 28 juin, la jolie ville de Château-Thierry, patrie de l'immortel fabuliste, célébrera, pour la vingt huitième fois, la fête instituée en son honneur.
Comme les années précédentes, les autorités locales n'ont rien négligé pour donner à cette solennité tout l'éclat, tout l'attrait possibles.
Ce soir, samedi, pour commencer à se mettre en liesse, les réjouissances du lendemain seront annoncées par des salves d'artillerie. Les détails du programme seront proclamés aux flambeaux dans les rues et carrefours, par le juré-crieur, escorté des compagnies de quarteniers, ainsi que cela se pratiquait au dix-septième siècle. A huit heures, grand concert devant la statue du fabuliste.
On peut juger, par ce prélude, de ce que seront lea fêtes des journées suivantes. En effet, pendant ces deux jours-là, il y aura festival au kiosque des Petits-Prés une cavalcade, composée de deux cents personnes, aux costumes rigoureusement historiques représentant l'entrée de Chartes VII et de Jeanne d'Arc, venant de Reims ; une grande représentation théâtrale au Vieux-Château, des courses aux canards, des mâts de cocagne, des illuminations, des embrasements, des feux d'artifice, des bals, des chevauchées humoristiques, une grande tombola, une apothéose de La Fontaine ; enfin, pendant ces deux jours-là, Château-Thierry offrira le spectacle le plus curieux qu'on puisse imaginer.
Voici, du reste, le détail des fêtes de chaque journée :
— Dimanche, 27 juin : A huit heures du matin, grand festival donné par diverses sociétés musicales. — A midi, cavalcade et grand cortège représentant l'entrée de Charles VII et de Jeanne d'Arc venant de Reims, le 31 juillet 1429. — A trois heures, représentation, au Vieux-Château, de Jeanne d'Arc, de Gounod, par des artistes des théâtres de Paris. — Le soir, illuminations, feu d'artifice, apothéose de Jean La Fontaine à la lumière électrique, bals.
— Lundi 28 juin : A midi cavalcade grotesque. — A deux heures courses aux canards, mât de cocagne. — A trois heures, spectacle-concert sur le Vieux-Château. — Cérémonie du couronnement du buste de La Fontaine. Lecture de la poésie de M. E. Carjat. — Tirage d'une splendide tombola.

29 juin 1880 — Commentaires d'un correspondant de Château-Thierry sur les Fêtes de Jean de la Fontaine. Concert de Sept sociétés musicales au nouveau Kiosque à musique des Petits-Prés
— Notre correspondant particulier à Château-Thierry nous adresse la lettre suivante :
Dimanche, 27 juin. Tous les trains arrivés à Chàteau-Thierry dans la matinée ont amené une foule immense de personnes venant prendre part aux réjouissances organisées par la ville en l'honneur de Jean La Fontaine.
Ainsi que nous l'avons dit, les fêtes ont commencé samedi soir. Ce matin, dès sept heures, un grand nombre de citoyens ont entouré le kiosque établi au milieu de la magnifique promenade des Petits-Prés. Sept sociétés musicales se sont fait entendre. Ce concert, très remarquable, a obtenu un grand succès.
A midi, a eu lieu la grande cavalcade historique. Tous les curieux s'étaient massés sur le parcours du cortège. L'enthousiasme était considérable.
Deux cents personnes, vêtues de costumes rigoureusement historiques et resplendissant au soleil, figuraient dans la calvalcade, dont le sujet était l'Entrée de Charles VII et de Jeanne d'Arc venant de Reims le 31 juillet 1429.
Après avoir fait le tour de la ville, le cortège s'est rendu au théâtre, construit provisoirement à l'endroit où se trouvait l'ancien Château-Fort., dont les fondations et les murs d'enceinte existent encore. Cet endroit, est situé sur un plateau d'une étendue assez vaste ; on y arrive par des sentiers tracés à travers bois ; de là, on domine toute la ville. C'est là qu'on avait dressé la scène où devait être représentée Jeanne d'Arc, tragédie de M. Jules Barbier. Des places avaient été disposées pour 1500 personnes mais elles n'ont pas suffi, et les pelouses environnantes ont été littéralement envahies.
Rien de plus curieux que ce spectacle presque en plein vent ; car la scène n'était pas couverte et, à certains moments, la vraie nature, qu'on apercevait au fond, servait de décor.
La tragédie a été jouée aux applaudissements unanimes des spectateurs. Signalons particulièrement, parmi les artistes, M. A. Coutelier, amateur, et Mme Cadinot.
M. Cadinot, qui s'était chargé de l'organisation des spectacles pour la partie artistique, s'en est acquitté à merveille.
A la nuit tombante, les illuminations générales ont commencé ; pas une fenêtre sans lampions. Tableau féerique.
Vers dix heures, embrasement du Château, bouquet d'artifice, apothéose de Jean La Fontaine, dont la statue était éclairée par la lumière électrique, bals, etc. Demain, lundi, deuxième journée des fêtes.

25 juin 1890 — Pour la trente-huitième fois, Château-Thierry a célébré, dimanche, la fête de Jean de La Fontaine, son plus illustre enfant. C'est ici la plus grande fête de l'année ce jour-là, les trains amènent par centaines les habitants des localités environnantes ; Château-Thierry se met d'ailleurs en frais pour recevoir ses hôtes.
29 juin 1902 — Château-Thierry (gare de l'Est), grande fête de Jean de La Fontaine. — Grands bals, cirques, tirs, joutes à la lance, salves de bombes, retraite aux flambeaux.

Château-Thierry - Fontaine et Promenade des Petits Prés — Sortie d'un Concert des Petits-Prés
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11 juin 1899 — Concert de la Fanfare Les Amis Réunis, au kiosque des Petits-Prés de Château-Thierry
— Aujourd'hui Dimanche 11 Juin, concert par la Fanfare Les Amis Réunis, au kiosque des Petits-Prés, de 5 à 6 heures du soir.
l. Le Phocéen, allegro militaire. Kakosky. — 2. Les Diamants de la Couronne, ouverture. Auber. — 3. Le Barbier de Séville, cavatine pour piston, soliste M. Marcel Huet. Rossini. — 4. Si j’étais Roi, fantaisie. Adam. — 5. ldylle, mazurka. Labole.
Le Directeur, A. Richard.


2 mai 1931 — Concert sur le nouveau Kiosque à musique des Petits-Prés.
— Château-Thierry. L'harmonie municipale l'Union musicale offrira demain à 15 heures au kiosque du Jardin des Petits-Prés, un concert public.

4 mai 1933 — L'Union Musicale fidèle au Kiosque.
— Château-Thierry. L'Union musicale harmonie municipale donnera son premier concert d'été dimanche prochain, à 15 heures, au kiosque du jardin des Petits-Prés.

voir Ici, Concert au Kiosque des Petits-Prés le 24 mai 2015.
et Ici.

Société musicales actives à Château-Thierry en 1909 :
Union musicale (harmonie), créée en 1868, président Chenebenoit, direction Dujancourt, 65 exécutants ;
Les Amis réunis (harmonie), fondée en 1883, président Velly, direction Ventui, 50 exécutants ;
Cercle Musical, fondé en 1906, président Compied, direction Dujancourt, 30 exécutants ;
Société de trompettes, directeur Pingat, 15 exécutants ;
Orchestre symphonique, fondé en 1906, président A. Couesnon, député, direction Dujancourt, 30 exécutants.


(1) Albert Rep était, par ailleurs, de 1893 à 1909, administrateur-gérant de la société propriétaire du Théâtre de Château-Thierry, situé à droite de l'Hôtel de Ville, place du Marché, théâtre construit en 1893 par l'architecte Bertin.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mar. 29 sept. 2015 13:56

CHÂTELAILLON - Le Parc du Casino
(CHARENTE MARITIME)
L'Ordonnance Royale n°14196 du 29 janvier 1823 décrète que la Commune de Châtelaillon, dépendant du canton de la Jarrie, en sera distraite pour être réunie à la Commune d'Angoulins, canton de la Rochelle.
Après plusieurs demandes déposées par les habitants depuis 1890, Châtelaillon retrouve à nouveau son indépendance communale le 27 novembre 1896.
Châtelaillon érigé en station balnéaire, un Casino est inauguré en août 1893, en bordure de mer ; sur le terrain attenant au casino, un Jardin Public est créé au cours des années suivantes. Et vers 1900, un premier Kiosque à musique en bois de forme hexagonale, muni d'une toiture en chapeau pointu, est édifié dans le Jardin municipal.
Si, couramment, le Casino est appelé "Casino du Parc" et inversement le parc est dénommé "Parc du Casino", ils n'en sont pas moins l'un et l'autre indépendant. Ni le Kiosque à musique, ni le Parc dans lequel il est construit ne sont la propriété du Casino. Aussi, celui-ci fait-il installer dans son Jardin un Kiosque à musique rustique de forme carrée, avec un toit de chaume disposé au milieu des tables et chaises, constituant ainsi le Dancing de l'établissement. En 1905, l'entrée du Jardin du Casino coûte 0,50 franc la journée, 1 franc le soir, les dimanches et fêtes 1 franc que ce soit le soir ou la journée.
Lors du Conseil municipal du 9 mars 1928, il est décidé de procéder au remplacement du Kiosque en bois du Jardin municipal par un Kiosque à musique plus vaste, octogonal, toujours d'aspect rustique, mais avec un soubassement en pierres, et un garde-corps-béton imitant les branches d'arbres, colonnes-béton façon tronc d'arbres. L'entreprise de Surgères, Doucet-Bouas va réaliser ce travail la même année, mais compte tenu de son état inachevé, la commune ne paiera que 6000 francs sur le devis accepté de 8000 francs.
En 1960, un terrain de basket-ball est "aménagé" le long du Kiosque à musique, au coeur du Jardin municipal. Le 7 novembre 1962, le terrain est même homologué par la Fédération Française de Basket-Ball. Peu après, on va supprimer la toiture et la structure du kiosque, ne laissant que le soubassement.
En 1988, toute la partie du Jardin municipal située le long du Casino, précisément l'emplacement du Kiosque à musique puis du terrain de Basket, va passer sous les pelleteuses afin d'y implanter un ensemble immobilier "les Principautés du Casino"... avec un tel acharnement et une telle frénésie de destruction et d'affouillement, que le Casino va subir des dommages irréversibles, sa partie centrale s'effondrant en totalité. Il a finalement été reconstruit à peu près à l'identique du premier. Au fait, qui a bien pu payer la reconstruction et la restauration du Casino effondré par les promoteurs ?...
Kiosque supprimé.

CHÂTELAILLON - Le Kiosque de musique
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publié par Jean-Pierre Rigouard Mer 26 Aoû 2015 14:44

voir Ici, Jardin public municipal de Châtelaillon sans kiosque, aujourd'hui.

CHÂTELAILLON - Le Parc du Casino
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publié par Jean-Pierre Rigouard Jeu 27 Aoû 2015 10:31

Châtelaillon - Affiches publicitaires 1900 et 1897.
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Août 1893 — Congrès de médecine mentale au Casino de Châtelaillon flambant neuf.
— Le Congrès, qui compte un grand nombre de directeurs d'asiles d'aliénés, a émis un voeu en faveur de la création de Sociétés de cette nature auprès de chaque asile.
Le dîner traditionnel a eu lieu au Casino de Chatelaillon-les-Bains. Cette station balnéaire est de création toute récente. Jadis, il n'y avait à Chatelaillon qu'une ferme sans grande importance. Mais, depuis sa fondation, la station n'a cessé de se développer. Cette année même, on a construit cinquante chalets. Le Casino de Chatelaillon, qui vient d'être achevé, dresse coquettement sa façade de pierres blanches, au milieu d'une plage de sable fin, qui s'avance en pente douce vers l'île d'Aix qui lui fait face. Après le dîner, l'administration du Casino a offert aux congressistes. un brillant concert auqnel le public a été admis. L'excellente musique du Casino a joué l'Hymne Russe et, à la demande du docteur Sémidaloff, la Marseillaise.


Châtelaillon - Grand Concert dans le parc — Pont Rustique pendant le Concert
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5 janvier 1902 — Garden-party et farandole dans le Parc municipal
— Charmante garden-party offerte par Mme Main à ses amis, à Châtelaillon. La fête s'est terminée par une farandole dans le parc.
Dans l'assistance : Mmes et Mlles Main, Boulé, Gautrant, Angibeau, Acremon, Sevaud, Paris Martineau, etc. MM. Main, lieutenants Boulé et Guignard, de Maresté, Gautrant, Gapeau, Hurtaud, Acremon, Gaudin, L. Boulé, etc., etc.

(La Revue Mondaine hebdomadaire littéraire et artistique 5/1/1902)

8 août 1935 — Concours de costumes en papier dans le Parc municipal
— Châtelaillon. — C'est dans le parc du casino que s'est déroulée, cet après-midi, une épreuve à la fois élégante et pittoresque, exclusivement réservée aux enfants : le concours de costumes en papier du Journal, dont le succès a été des plus brillants. Le classement a été le suivant :
Garçons jusqu'à 7 ans. — 1. P. Lègue. ; Fillettes jusqu'à 7 ans. — 1. Barki ;2. Janin ; 3. Claude Rullier. ; Garçons jusqu'à 12 ans. — 1. Jean Parre ; 2. Guy Durand ; 3. René Gérard. ; Fillettes jusqu'à 14 ans. — 1. Liliane Laporte ; 2. Simone Coulat ; 3. Huguette Jaquemard.


Châtelaillon - Kiosque à musique du Casino, dancing en plein air.
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20 août 1899 — Concert au Casino
— On fait tous les jours de la musique au petit Casino de Châtelaillon, et le succès, ces jours derniers, est allé très justement à Mlle Blanche Gellée qui a fort bien chanté Musette de Massenet, à Mlle Porchez dans l'air d'Hérodiade de Massenet, à M. Canguilhem dans l'Andante Cantabile pour violoncelle de Théodore Dubois, à M. Gaget dans la Méditation de Thaïs pour violon de Massenet, et à l'orchestre qui a joué avec goût la Suite Ancienne de P. Laçôme, Chaconne de Lully, Romance pastorale et Rondo de la Fontaine de Jouvence.

7 juillet 1908 — Ouverture estivale du Casino
— Châtelaillon. L'ouverture du Casino, dirigée cette année par M. Crémieux, aura lieu le samedi 11 juillet ; de quatre heures et demie à six heures, concert ; à huit heures et demie, Le Flibustier, de Jean Richepin. La troupe de comédie sera ainsi composée : MM. Lafère, Brenner, Dubuard, Hotlinger, et Mmes Emma Carina, Mary Lyonnah, Jane Degby, Edmé.
Les concerts seront donnés sous la direction de M. Cazau.


voir ici, Casino de Châtelaillon, publié par James sur CPArama.

Châtelaillon - Casino et parc aujourd'hui — Casino et parc avant suppression du Kiosque et amputation du Parc.
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Concours musicaux à Châtelaillon
16 juillet 1902 — Châtelaillon. — Un concours musical aura lieu le 10 août prochain. Pour tous renseignements, s'adresser à M.G. Chaintoin, secrétaire général, place du Marché.
29 octobre 1906 — Châtelaillon. Un concours était organisé par la fanfare l'Avenir de Châtelaillon. Si son résultat a été un très grand succès, l'honneur en revient à M. Francis Petit, président : à. M. Arjo. secrétaire général, très bien secondés par M. Ventadoux, directeur de la Fanfare.
19 et 20 mai 1929 — Un concours de musique international d'harmonies, de fanfares, d'orphéons, de chorales mixtes, de symphonies, d'estudiantinas, de trompettes et de trompes de chasse aura lieu à Châtelaillon-Plage, le dimanche 19 et le lundi 20 mai 1929.
Le dimanche, à 9 heures, concours de lecture à vue (huis-clos). A 14 h. 30, concours d'exécution.
Le lundi, à 9 heures, 17e congrès de la Fédération des Sociétés musicales de l'Ouest; à 14 h. 30, concours d'honneur.
Un festival monstre sera organisé le dimanche soir, après diner. Toutes les Sociétés désignées par le jury joueront un morceau de leur choix. Il aura de nombreuses récompenses en couronnes, palmes, médailles de vermeil et de bronze, auxquelles s'ajouteront les primes en espèces suivantes pour le concours d'honneur :
Harmonies. Excellence, 1.500 fr. supérieure, 1.000 fr. première division et toutes sections, 800 fr. deuxième division et toutes sections, 300 fr. Total des primes 4.100 fr.
Fanfares. Primes 4.100 fr. ; Orphéons et symphonies. Primes 4.200 fr.
Soit, pour l'ensemble des trois catégories désignées plus haut, 12.400 fr. en espèces.
Estudiantinas. Primes 2.100 fr. ; Trompettes. Primes 1.500 fr. ; Trompettes de chasse. Primes 1.500 fr.
Soit, pour l'ensemble du concours 17.500 fr.
A 23 heures, le dimanche et le lundi, après le festival, la Marseillaise sera exécutée par toutes les harmonies et fanfares, effectif complet.
Le prix proposé par les maîtres-d'hôtels est de 33 francs par jour, y compris la taxe de séjour, le petit déjeuner, le déjeuner et le diner, la chambre avec lit pour deux personnes.
Il convient de se faire inscrire avant le 15 mars, dernier délai.
Les adhésions doivent être transmises à M. Gaston Bonnin, villa « Flore », boulevard des Ecoles, 8, Châtelaillon-Plage.

2 juillet 1933 — Dimanche matin, grand concours de musique de Châtelaillon, devant le jury des Orphéons que présidait M. Robert Bréard, grand prix de Rome.

Châtelaillon - Kiosque à musique et terrain de basket — Soubassement du kiosque, rescapé (à droite du banc).
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7 novembre 1962 — Homologation du Terrain de Basket-ball dans le Parc municipal
— Fédération Française de Basket-Ball. Réunion pour demande d'homologation de terrains.
Après avoir pris connaissance des avis des Comités départementaux intéressés, et après examen des dossiers et plans, la Commission homologue le terrain ci-dessous :
N° 1252. — Homologué sur le plan départemental. Terrain du parc municipal de Chatelaillon (Charente-Maritime).


En cherchant bien, on trouve encore des jetons du croupier indélicat dans les buissons du Casino !
19 janvier 1899 — Un sieur Guyot, ancien croupier au Casino de Châtelaillon, vient d'être condamné par le tribunal correctionnel de la Rochelle à quinze mois de prison pour vol.
Au mois d'août dernier un jeune homme de la Rochelle taillait « à banque ouverte » au casino de Châtelaillon. Depuis trois heures les « tailles » se succédaient et l'on s'extasiait sur la veine persistante du banquier, lorsque plusieurs spectateurs firent la remarque que le tas de jetons du croupier n'augmentait pas dans la même proportion.
On le surveilla du coin de l'œil et on ne tarda pas à s'apercevoir qu'il « étouffait » avec dextérité des jetons de 5 et de 20 francs lorsque l'attention des pontes était accaparée par quelque tirage à cinq.
On se précipite sur lui, on l'accuse, il nie d'abord, puis il avoue et promet de rendre gorge, si on le laisse tranquille. Mais, sitôt relâché, il bondit vers la porte et gagne la terrasse. C'est là qu'on le rejoint au moment où il semait, à poignée, les jetons volés. On en a retrouvé pour environ 300 francs dans les massifs environnants.
Guyot a fait défaut. A l'instruction, il a prétendu que les jetons trouvés lui avaient été donnés depuis le début de la saison par des joueurs heureux. Mais cette allégation n'est pas prise au sérieux, car les jetons en question portaient tous une contremarque verte apposée la veille par le directeur du Casino.


Sociétés musicales actives en 1909 à Châtelaillon :
L'Indépendante (chorale), direction Chaussat, 20 exécutants ;
L'Avenir de Châtelaillon (fanfare), direction J. Ventadoux, 26 exécutants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 2 oct. 2015 13:41

CHÂTEL-GUYON - Le nouveau Kiosque à musique
(PUY-DE-DÔME)

Plan succinct pour se repérer dans le vaste Parc Thermal de Châtel-Guyon.
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Le premier établissement thermal de Châtel-Guyon date de 1817 ; plusieurs vont lui succéder mais il faudra attendre 1858 pour que des Thermes dignes de ce nom voient le jour, grâce à Camille Brosson, au bas du Mont Chalusset, au bord du Sardon.
A partir de 1878, le docteur Alexis Baraduc (1844-1902), médecin-inspecteur des thermes, va organiser, avec le banquier François Brocard (1830-1897), déjà impliqué dans les Eaux de la Bourboule et de Royat, le développement de la station balnéaire : embouteillage et commercialisation de l'eau de la source Gubler, installation de buvettes, construction d'une salle d'hydrothérapie et enfin — des Thermes n'étant pas concevables sans maison de jeux —, l'édification d'un premier casino. Celui-ci est installé, en 1879, sur le flanc de la colline du Chalusset, au dessus de l'Etablissement Brosson et du Parc Thermal qui vient juste d'être arboré. Il provient en fait de l'Exposition Universelle de Paris de 1878 où il constituait un des Pavillons. Réalisé en bois, il est quelque peu modifié selon la configuration du terrain. Il aura coûté, en tout, 58.000 francs. Selon les dessins et gravures de cette époque, il semble bien qu'un
premier Kiosque à musique soit érigé sur la grande terrasse aménagée devant ce casino-théâtre rustique.

Châtel-Guyon - Premier Casino (dessin Guide du baigneur de Châtel Guyon 1884) — Gravure 1896 (Kiosque perceptible sur la terrasse, à droite)
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Baraduc et Brocard créent la Société des Eaux Minérales de Châtel-Guyon (S.E.M.) leur permettant de réaliser tous leurs investissements. Un second Kiosque à musique, octogonal, avec colonnes en bois et garde-corps en bois découpé, est édifié dans le Parc Thermal en 1883 près de l'Etablissement Brosson, le long de la balustrade de pierre bordant une terrasse. Dans la partie du parc voisine de l'établissement, on remarque le kiosque à musique près duquel on a ménagé une terrasse, c'est là que deux fois par jour un excellent orchestre se fait entendre. (Guide du baigneur. F. Ribeyre, 1884)

Châtel-Guyon - Kiosque à musique en bois (2ème) près des Thermes Brosson, concert dans le parc.
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En 1882, la Commune flairant la bonne affaire, entreprend, elle aussi, de créer son propre établissement : c'est ainsi que les Thermes Henry sont construits en 1882-1883 par les architectes William et Farge, avec une kyrielle de kiosques-buvettes. En 1886, l'ensemble sera repris par la Société des Eaux Minérales de François Brocard et associés, la municipalité s'avérant fort mauvais gestionnaire... Un troisième Kiosque à musique, identique au second, est édifié à proximité des Thermes Henry.

Châtel-Guyon - Kiosque et terrain de tennis près des Thermes Henry — Terrain de tennis vu du Kiosque (3ème)
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En 1898, les associés de la SEM-Société des Eaux Minérales constatent que le casino actuel est en très mauvais état (dès 1883, Guy de Maupassant avait déjà constaté la chose !) et qu'il nécessite chaque saison des réparations coûteuses, particulièrement cette année. Aussi est-il décidé — au diable l'avarice ! —, de construire cette fois-ci un Casino avec des matériaux neufs. Il est fait appel à l'architecte Albert Le Voisvenel en 1899, pour la construction de ce nouveau Casino, à proximité des Thermes Brosson, dans la partie est du Parc Thermal. Prévu pour être inauguré le 1er juillet 1900, il ne le sera que le 16 juillet 1901 ; son coût s'est élevé à 350.000 francs.
Le premier Casino du Mont Chalusset est, quant à lui, démoli, le terrain est revendu à la veuve Sellier qui y fait construire en 1900 l'Hôtel Continental, établissement qui domine tout Châtel-Guyon. C'est, entre autres investisseurs, auprès de la même Dame Sellier remariée au sieur Badin que la S.E.M. emprunte, en 1903, afin de construire les Grands Thermes qui vont remplacer les anciens Thermes Brosson au même emplacement. L’architecte François-Benjamin Chaussemiche (1864-1945) est chargé des plans de cette nouvelle réalisation. Les travaux durent près de cinq ans et ne sont terminés qu'en 1907.


Châtel-Guyon - Thermes Brosson, Casino au fond sur le Mont Chalusset (gravure avril 1893) — Grands Thermes (anciennement Thermes Brosson) et au fond à droite Hôtel continental (anct premier Casino en bois)
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Le même Chaussemiche dresse les plans d'un nouveau Kiosque à musique, le quatrième, de forme carrée, aux quatre colonnes de pierre, kiosque qui est inauguré en 1907 sur la terrasse du nouveau casino, face aux salles de restaurant. Le second Kiosque à musique est supprimé dans la foulée. La même année, le Casino-Théâtre est agrandi, quasiment doublé en superficie, par l'architecte Edouard-Jean Niermans (1859-1928).
Vers 1903, un terrain de tennis est aménagé dans la partie orientale du parc, dite parc supérieur, le long du troisième Kiosque à musique. Dans la même partie du parc se trouve une terrasse consacrée aux jeux de croquets et aux jeux de boules.


Chatel-Guyon - Terrain de Croquet, Kiosque (3ème) et Thermes Henry — Grands Thermes (situés à l'opposé des Thermes Henry dans le Parc Thermal) et au fond emplacement ancien kiosque en bois (2ème)
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Depuis 1879, lors de la saison du 15 juin au 25 septembre, le parc Thermal est animé par des concerts musicaux deux fois par jour : le matin à 11 heures et l'après-midi à 4 heures. A partir de 1904, la période des concerts s'étend du 1er juin au 10 octobre.
La guerre 1914-1918 va paralyser la station, toute l'infrastructure hôtelière étant réquisitionnée pour y soigner et accueillir les blessés.
Le Kiosque situé près du terrain de tennis a été supprimé depuis ; les Thermes Henry également, en 1982, mais ceux-ci ont été remplacés par une structure moderne.
Le Casino, les Grands Thermes et le Kiosque carré sont toujours en place.


voir ici, Kiosque à musique du parc Thermal de Châtel-Guyon, aujourd'hui.
et Ici.

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publié par JeanMarc Jeu 1 Oct 2015 11:09

Les déboires du Casino de Châtel-Guyon
Le 5 février 1882, on peut lire dans le Figaro que la Société des Eaux Minérales de Châtel-Guyon est à la recherche de la perle rare pour gérer son casino : A affermer de suite, pour une ou plusieurs saisons, Casino de Châtel-Guyon, comprenant salons de jeux et de lecture, théâtre, etc. – S'adresser, 7, rue Vivienne, à Paris.
Pendant plus de 20 ans, si pour le théâtre elle trouve chaussure à son pied, en ce qui concerne le Casino, ce sera un souci de tous les instants. En outre la rentabilité ne sera que rarement au rendez-vous. L'éloignement relatif du premier Casino par rapport aux Thermes, ainsi que la vétusté de celui-ci peuvent en être la raison.
Avec l'ouverture du grandiose nouveau Casino-Théâtre en 1901, la SEM pense en avoir fini avec les problèmes. Le 3 mars 1900, elle donne à bail pour 12 ans, à Auguste Habert, divers locaux dépendant de l'établissement thermal, pour y exploiter le café-restaurant, le cercle, le jeu des petits chevaux et tous autres jeux autorisés, du 1er février au 30 novembre de chaque année. Les conditions sont extrêmes : Habert doit reverser à la SEM 60% de la recette des jeux avec un minimum de redevance de 20.000 francs annuels. Georges Grisier, quant à lui, assume la direction du théâtre à partir de 1903.
En 1902, les affaires se gâtent pour les Casinos.
Les jeux dans les stations thermales et la ville de Paris sont tolérés par un décret du 24 juin 1806. Un arrêt du Conseil d'Etat du 7 juin 1902 décide de prohiber les jeux de hasard dans les villes d'eaux et balnéaires ainsi que dans les cercles parisiens, et toutes les autorisations données depuis un siècle sont caduques.
Et le 1er février 1907, une circulaire ministérielle de Georges Clémenceau sème la panique dans tous les Casinos concernés : il est demandé aux préfets de faire appliquer de toute urgence l'arrêté de 1902.
Aussi, la SEM va-t-elle engager immédiatement contre son gérant Auguste Habert une procédure de résiliation de son bail, en raison de cette interdiction d'exercer. Mais les conclusions du tribunal du 28 mai 1907 vont être laconiques : le juge estime que le bail est nul de plein droit, mais ne veut en aucun cas s'engager quant à cette rupture, laissant penser que celle-ci pourra donner lieu à des dommages-intérêts à verser par la SEM. La SEM est déboutée et condamnée au dépens.
Finalement une loi du 15 juin 1907 autorise, in extremis, les Stations Thermales à exploiter des salles de jeux, lors de la saison touristique des "étrangers". Habert quitte tout de même les lieux cette année-là.
A la suite de Habert, de 1907 à 1910 les gestionnaires du casino sont Martini et Verwoort. La redevance minimale est portée à 50.000 frs. Ceux-ci ne réglant pas leurs loyers en totalité, le bail est résilié, et Habert est rappelé. Mais très vite, un conflit éclate avec la SEM, qui se retrouve au tribunal contre ses deux anciens exploitants et est condamnée à verser à ceux-ci des indemnités, les contrats étant très mal ficelés...

10 juillet 1887 — M. Desgranges, l'éminent chef d'orchestre des bals de la Présidence, obtient un grand succès à Châtel-Guyon. Le jour, concerts dans le parc ; le soir, auditions très suivies au Casino.
10 août 1887 — Arrivées de la semaine : Mme de Almesda. Mme de La Charlottrie. M. Champigny. Mlle Dumas. Mme Hamerton. M. du Hamel. M. Baldidi.
10 janvier 1892 — Maurice Dupuis, directeur du casino de Châtel-Guyon, vient de traiter avec MM. Brémont et Lérand de l'Ambigu pour venir dans le courant de la saison, donner des représentations.
M. Maurice Dupuis, qui dirige depuis six années le Casino de Chatel-Guyon, vient de signer un nouveau bail de trois années, ce qui portera sa direction à neuf années.
12 juillet 1892 — On vient de donner avec succès, au Casino de Châtel-Guyon, une pièce nouvelle intitulée Hippolyte, dont l'auteur est le directeur même du théâtre, M. Maurice Dupuis, très remarqué cette année à l'Ambigu-Comique.

Châtel-Guyon - Affiches 1904 et 1896
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Guy de Maupassant à Châtel-Guyon.
Maupassant (1850-1893) va faire trois séjours dans la station thermale naissante : 1883, 1885 et 1886. Ce sera une de ses sources d'inspiration qui nous vaudra un de ses six romans (Mont-Oriol 1886-1887) et quelques chroniques.
— Dans une de ses lettres à Mme Lecomte du Nouy, datée du 15 mai 1885, Maupassant lui fait part du séjour qu'il envisage de faire :
Je pense que je rentrerai à Paris dans quinze ou vingt jours. Et puis j'irai un peu à Étretat, et puis en Auvergne, à Châtel-Guyon, car mon estomac ne va guère et mes yeux ne vont pas du tout.
— Dans Malades et Médecins, une chronique que Maupassant fait paraître dans le Gaulois du 11 mai 1884, il perce et met à jour très lucidement les arcanes des Stations Thermales :
Dans chacune des stations thermales qui. se fondent autour de chaque ruisseau tiède découvert par un paysan, se joue une série de scènes admirables. C'est d'abord la vente de la terre par le campagnard, la formation d'une Société au capital fictif de quelques millions, le miracle de la construction d'un établissement avec ces fonds d'imagination et avec des pierres véritables, l'installation du premier médecin, portant le titre de médecin inspecteur, l'apparition du premier malade, puis l'éternelle, la sublime comédie entre ce malade et ce médecin.
— Cet article est en fait précurseur de son roman Mont-Oriol, précidément consacré aux médecins affairistes. Il nous décrit l'établissement thermal Brosson de Châtel-Guyon :
C'était un grand bâtiment dont le rez-de-chaussée demeurait réservé au traitement thermal, tandis que le premier étage servait de casino, café et salle de billard, vaste maison à tous usages, servant également pour la guérison et pour le plaisir, où l'on vendait, en bas, de l'eau minérale, des douches et des bains, en haut, des bocks, des liqueurs et de la musique.
Les baigneurs ont à leur disposition, pour se promener, un petit parc traversé de trois allées. Ce sont de braves gens, venus pour se soigner et aux habitudes peu compliquées.
— Enfin dans l'article Mes vingt-cinq jours paru dans le Journal Gil Blas du 25 août 1885, suite au séjour qu'il vient de faire à Châtel-Guyon, on a un petit aperçu de la belle écriture de Maupassant nous décrivant non sans humour les journées d'un baigneur venu se soigner au Thermes de Châtel-Guyon.
voir ici, Journal Gil Blas 25 août 1885.
Quelques extraits de cette petite nouvelle :
Au premier coup d'œil, il n'est pas gai, ce pays. Donc, je vais y passer vingt-cinq jours pour soigner mon foie, mon estomac et maigrir un peu. Les vingt-cinq jours d'un baigneur ressemblent beaucoup aux vingt-huit jours d'un réserviste ; ils ne sont faits que de corvées, de dures corvées.(...)
Châtel-Guyon se compose d'un ruisseau où coule de l'eau jaune, entre plusieurs mamelons, où sont plantés un casino, des maisons et des croix de pierre.
Au bord du ruisseau, au fond du vallon, on voit un bâtiment carré entouré d'un petit jardin : c'est l'établissement de bains. Des gens tristes errent autour de cette bâtisse : les malades. Un grand silence règne dans les allées ombragées d'arbres, car ce n'est pas ici une station de plaisir, mais une vraie station de santé ; on s'y soigne avec conviction ; et on y guérit, paraît-il.
Des gens compétents affirment même que les sources minérales y font de vrais miracles. Cependant aucun ex voto n'est suspendu autour du bureau du caissier.
De temps en temps, un monsieur ou une dame s'approche d'un kiosque, coiffé d'ardoises, qui abrite une femme de mine souriante et douce, et une source qui bouillonne dans une vasque de ciment.
Pas un mot n'est échangé entre le malade et la gardienne de l'eau guérisseuse.
Celle-ci tend à l'arrivant un petit verre où tremblotent des bulles d'air dans le liquide transparent. L'autre boit et s'éloigne d'un pas grave, pour reprendre sous les arbres sa promenade interrompue. (...)
On devrait écrire à l'entrée du pays : « Ici on ne rit plus, on se soigne. » (...)
A deux heures, je fais l'ascension du Casino, petite cabane de bois perchée sur un monticule où l'on grimpe par des sentiers de chèvre. Mais la vue, de là-haut, est admirable. (...)
Le soir est venu, et maintenant, après avoir dîné solitaire, j'écris ces lignes auprès de ma fenêtre ouverte. J'entends là-bas, en face, le petit orchestre du Casino qui joue des airs, comme un oiseau fou qui chanterait, tout seul, dans le désert. (...)

Et le cabotin macho qui sommeille nous conte ses rencontres et conquêtes féminines faites dans le parc Thermal ; et tant qu'à faire deux d'un coup, une brune, une blonde, toutes deux forts jolies et se prétendant veuves... L'occasion pour Maupassant de disserter sur les belles femmes.
On s'occupe beaucoup de mes compagnes, ce qui me flatte. L'homme qui escorte une jolie femme se croit toujours coiffé d'une auréole ; à plus forte raison celui qui passe entre deux jolies femmes.
Rien ne plaît autant que de dîner, dans un restaurant bien fréquenté, avec une amie que tout le monde regarde ; et rien d'ailleurs n'est plus propre à poser un homme dans l'estime de ses voisins.
Aller au Bois, trainé par une rosse ou sortir sur le boulevard, escorté par un laideron, sont les deux accidents les plus humiliants qui puissent frapper un cœur délicat, préoccupé de l'opinion des autres.


Finalement, accompagné de ces deux superbes créatures, Maupassant voit le pays et la station thermale d'un tout autre oeil !
Je ne quitte plus les deux veuves inconnues que je commence à bien connaître.
Ce pays est délicieux et notre hôtel excellent. Bonne saison. Le traitement me fait un bien infini.(...)
Bonne nouvelle. J'ai maigri de six cent vingt grammes. Excellente, cette eau de Chatel-Guyon !


— Maupassant a séjourné à Châtel-Guyon beaucoup trop tôt, pour pouvoir l'apprécier. Il a essuyé les plâtres de la naissance de la Station thermale, sans en connaître l'adolescence et la maturité ; aussi, son jugement peut être considéré comme prématuré, ou tout au moins largement faussé.

CHÂTEL-GUYON - Le Kiosque à musique du Parc
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publié par JeanMarc Ven 2 Oct 2015 13:06

5 juillet 1893 — La station de Châtel-Guyon présente, en ce moment une animation et un coup d'œil des plus pittoresques. Les bains à eau courante que les baigneurs appellent si judicieusement des « bains au vin de Champagne » ne sont pas un des moindres attraits pour expliquer cette vogue croissante pour la coquette et gaie ville d'eaux. Viennent d'arriver marquise de Beauchérie, comtesse, mademoiselle et comte de Montalenibert, Mme et M. de Saint-Vidal, M.Alfassa, baron de Jaubert, vicomte de Léautaud, comtesse et comte de Cornulier, M. et Mme Le Fraper, etc.
Les habitués du Casino de Châtel-Guyon, auront le plaisir d'applaudir M. Jean Coqueliu dans la Mégère apprivoisée. La salle sera trop petite.

13 août 1893 — Sempiternelle énumération des personnalités baigneuses arrivantes afin d'attirer la clientèle...
Châtel-Guyon. Cette station thermale sans contredit une des plus riantes de l'Auvergne, voit tous les jours le nombre de ses baigneurs augmenter dans des proportions marquantes.
Parmi les nouveaux venus, citons Mme Ayer, Mme de Rougemont, général Bourdillon, comtesse de Loisne, M. Le Boigne, Mme de Terre-Neuve, M. des Fournot, Mme Saint-Yves, Mme Didier-Anquetil, baron et M. F. d'Adout, Mme et M. Krompholtz, etc.
« Les 28 jours de Clairette » ont été joués an casino de Châtel-Guyon avec un plein succès.
Mme Aline Dupuis, dans le rôle de Clairette, a été très applaudie et Mmes Nevra Cartoux et Jane Hellen ont eu leur bonne part dans ces applaudissements.

12 juillet 1898 — Grande affluence de baigneurs, soirées très animées, beaucoup de jolies toilettes, Théâtre et Casino très suivis à Châtel-Guyon. On remarque notamment beaucoup d'Algériens. Les eaux de cette charmante station sont, en effet, renommées pour leur efficacité dans les affections provenant d'un long séjour aux colonies. En dehors de leur action spécifique si remarquable, elles sont souveraines contre les fièvres paludéennes récentes ou anciennes.

16 août 1898 — Concerts au parc thermal
— La charmante station de Châtel-Guyon présente en ce moment une animation et un coup d'œil des plus pittoresques et des plus animés ; les concerts de l'après-midi dans le magnifique Parc de l'Etablissement thermal sont le rendez-vous d'une société nombreuse et choisie, et l'on remarque beaucoup de jolies femmes et d'élégantes toilettes.
Parmi les baigneurs nous citerons Mme de La Maisonneuve, M. le comte Gouttenoir de Toury, M. le baron de
Sancy et Mme la baronne de Sancy, M. et Mme de Lavandeyra, M. et Mme de Polignac, M. de Terre-Neuve, M. Roncero y Martinez, consul d'Espagne, etc.


Construction du nouveau Casino, date d'ouverture nettement anticipée : inauguré seulement en 1901.
18 mai 1899 — La jolie station de Châtel-Guyon, si coquettement pittoresque et si utile par sa source Gubler connue dans le monde entier, est en train de faire construire un merveilleux Casino dont l'ouverture aura lieu dans un mois.
Cette administration vient d'avoir l'heureuse idée d'en confier la direction artistique à M. George Grisier, notre sympathique confrère, dont les qualités précieuses de directeur sont depuis longtemps appréciées de tous.

17 juin 1899 — Le distingué docteur Baraduc, président du Conseil, et son dévoué collaborateur, M. Déniau, directeur de la Société Thermale, procèdent à de grandes améliorations : installation au nouvel établissement thermal d'une salle d'hydrothérapie complète, de salles de douches stomacales et d'irrigations intestinales, embellissements dans le parc très spacieux qui sépare les deux établissements, construction d'un élégant promenoir, édification, sur le terre-plein même où est situé l'ancien établissement, d'un nouveau casino...

CHÂTEL-GUYON - L'Heure de la musique
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publié par JeanMarc Mer 30 Sep 2015 17:15

3 août 1902 — Pendant que la station thermale débite 6 millions de litres d'eau par 24 heures, la ville ne possède pas l'eau potable !
— De grandes fêtes ont eu lieu, aujourd'hui à Châtel-Guyon, à l'occasion de l'inauguration du nouvel hôtel des postes et du service des eaux destinées à l'alimentation de la ville. M. Bérard, sous-secrétaire d'Etat aux postes et télégraphes, représentait le gouvernement aux fêtes, en remplacement de M. Mougeot ministre de l'agriculture souffrant.
Un grand banquet de 300 couverts a eu lieu sous une tente dressée au milieu d'une prairie qui domine Châtel-Guyon. Au dessert des toasts ont été portés...
L'après-midi à quatre heures à été inauguré le nouveau service des eaux, grâce auquel la ville pourra avoir désormais de l'eau potable, que jusqu'à présent on était obligé d'aller chercher en tonneaux à Riom.
Les fêtes ont continué durant tout l'après-midi. Le programme contenait notamment une course de bicyclette entre Clermont et Châtel-Guyon, un défilé de chars, une bataille de fleurs dans le parc, etc.
Puis, M. Bérard a assisté au dîner intime qui lui a été offert sur la terrasse du Casino par l'établissement thermal. Une représentation de gala a eu lieu au théâtre. M. Bérard vient de partir pour Riom.


1er août 1908 — Plus une goutte d'eau à la source Gubler de Châtel Guyon
— Source thermale. Notre distingué confrère le Petit Parisien relate un cas fort curieux de disparition, momentanée, il faut l'espérer, d'une source thermale. C'est à Châtel-Guyon que le fait s'est produit mercredi dernier l'eau minérale a complètement fait défaut, aux baigneurs stupéfaits et, depuis quarante-huit heures, la source Gubler ne jaillit plus, malgré les efforts d'une pompe qui fonctionne sans interruption devant de nombreux spectateurs.
La source Gubler est celle que la Société des eaux de Châtel-Guyon mettait en bouteilles, et expédiait partout. Déjà pareil accident s'était produit l'année. L'affaire soulève une émotion considérable à Châtel-Guyon car la source Gubler est la plus appréciée et la plus notoire de toutes.


16 juin 1909 — Le Pavillon de la source Gubler s'effondre.
— A Châtelguyon, une donneuse d'eau est écrasée, une touriste blessée.
(Par dépêche de notre correspondant particulier.) — Ce matin à onze heures, à Châtelguyon, alors que le mouvement était grand dans le parc des Sources, un pavillon en ciment armé, qui abritait la source Gubler et qui venait à peine d'être terminé, s'est écroulé, brusquement, ensevelissant, une jeune donneuse d'eau,. Mlle Louise Levadoux, qui a été écrasée. La mort a été instantanée.
Mme Bourdois, demeurant à Paris, qui buvait à la source, à ce moment, fut gravement blessée aux jambes.
On l'a transportée à la maison de santé du docteur Piolet à Clermont-Ferrand.


30 août 1913 — Grande affluence au Casino-Théâtre. Rallye-paper, fête, bal et concert.
— Le rallye-paper, organisé par le Syndicat d'initiative de Châtel-Guyon — auquel ont pris part les officiers du 3e régiment de chasseurs, de Moulins, des 16e, 36e et 53e d'artillerie, de Clermont-Ferrand — a été très réussi.
Une foule énorme, des centaines d'automobiles et de voitures, un temps superbe, rien n'a manqué à cette fête sportive.
Le soir, la fête s'est continuée dans la grande salle du Casino, et le général Vidal y a procédé à la distribution des prix. Un bal a suivi et a été complété par un cotillon des plus animés, conduit par Mme Jean Sardon, Mlle de Hübsch, avec M. Garbois et le lieutenant Collet. En résumé, journée superbe et des plus réussies.
Le soir, le concert et le théâtre offrent les programmes que toutes les villes d'eaux copient à l'envi. Un petit cercle d'amateurs, toujours le même, assiste docilement à ces soirées qui ont, du moins, le mérite d'interrompre la monotonie des conversations sur les effets des eaux, sur le temps qu'il a fait pendant la journée et sur le temps qu'il fera le lendemain.


26 août 1921 — La guerre passée, le succès de la station en se dément pas.
Châtel-Guyon. — Le zèle actif et éclairé de M. Henri Ursin, directeur général du Casino, assure un succès sans précédent à la saison théâtrale, dont l'éclat rayonne heureusement sur diverses autres stations thermales voisines, notamment : Royat, Le Mont-Dore et La Bourboule. Les spectacles lyriques, consacrés aux oeuvres courantes à répertoire, sont montés avec un soin particulier et attirent un public nombreux et brillant.
Sur l'initiative de M. Ursin, de triomphales représentations de Manon, avec Mlle Brunlet, viennent d'être données dans diverses stations d'Auvergne.


Un seul groupe musical est actif en 1909 : la Société lyrique, dirigé par Pellegriny, comptant 35 exécutants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 5 oct. 2015 13:08

CHÂTELLERAULT - Kiosque à musique, Boulevard Blossac
(VIENNE)
voir ici, les renseignements déjà publiés sur le kiosque des Promenades à Châtellerault.

Depuis 1873, le 32ème Régiment d'Infanterie est affecté partiellement à la Caserne neuve de Châtellerault devenue Caserne de Laage. Le reste du régiment étant affecté à la caserne Meusnier de Tours. C'est probablement à l'instigation de la musique de ce régiment que le Kiosque à musique est construit en 1880 sur le boulevard Blossac.
La Caserne de Laage, rue Louis Braille, est installée à deux pâtés de maison du Kiosque Blossac. La musique du 32ème R.I. s'y rend en deux enjambées.
L'Harmonie de Chatellerault, fondée depuis 1874, va bien entendu partager le Kiosque avec les militaires. Mais, lors de la création de la Fanfare la Châtelleraudaise, en 1886, formation issue de la manufacture d'armes située sur la rive gauche de la Vienne, le partage entre les deux formations ne se fait pas de gaîté de coeur... (voir deuxième kiosque de Châtellerault, prochaine publication)
L'Église Saint-Jean-Baptiste, devant lequel est érigé le Kiosque à musique, est édifiée au XVème siècle et consacrée le 23 mai 1469. Elle est modifiée à plusieurs reprises, notamment son entrée, qui se situait du côté opposé, a été inversée. L'église ayant été atteinte par les bombardements alliés de juin 1944, la flèche a du être supprimée.
Kiosque, comme nous l'avons déjà vu, supprimé et remplacé.


voir ici, nouveau Kiosque à musique du Boulevard Blossac de Châtellerault, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Lun 5 Oct 2015 13:01

9 Juin 1872 — Fêtes de Châtellerault, 1022ème ascension d'Eugène Godard.
— Châtellerault, ville de travail, de luxe et de plaisir, est la plus charmante et la plus gaie des villes de cette région de la France. On y accourt de dix lieues pour un concert et de trente pour un bal.
Le 20 mai, les musiciens de Châtellerault ont donné à l'église Saint-Jacques, au profit de l'Œuvre des Femmes de France, la messe du frère Léonce, merveilleusement exécutée.
Aujourd'hui, pour fêter la Saint-Médard, les boulevards qui entourent la cité sont remplis de théâtres forains, de boutiques et de promeneurs, et plus de dix mille curieux viennent d'assister à la 1022e ascension d'Eugène Godard, que les lecteurs du Monde Illustré connaissent depuis longtemps.
Le ballon le Météore, construit pour les besoins du siège de Paris, et dont l'armistice empêcha le départ, est entièrement sphérique ; il cube 606 mètres et a dix mètres et demi de diamètre. Ses premières ascensions ont eu lieu à Niort, Pau, Bayonne et Cholet. M. Godard emmenait avec lui quatre passagers choisis sur plus de vingt-cinq amateurs désireux d'expérimenter les émotions de ces voyages aériens. C'est une excellente chose que de vulgariser en province l'emploi des aérostats, de familiariser avec eux nos populations.
Qui sait si quelque inventeur de génie ne sortira pas de cette foule de paysans ébahis qui, le nez en l'air, regardent passer le monstre mollement entraîné par la brise ?
M. Godart est descendu à Naintré, après avoir fait trois lieues en 40 minutes et s'être élevé à une hauteur de 1200 mètres. Des pluies d'orage ont décidé la descente, qui a eu lieu sur une pelouse en face du château de la Fonfermé, appartenant A -M. de la Fouchardière.

Chatellerault - Ascension Ballon Le Météore 9 Juin 1872
Image

26 juillet 1926 — Défilé musical, concours de pêche puis concert au Kiosque.
— Le concours national de pêche à la ligne organisé par la société « Les Pêcheurs châtelleraudais avec le concours du Petit Parisden, aura lieu dimanche.
Un grand nombre de sociétés ont répondu à l'invitation du comité d'organisation et on prévoit que plus de mille pêcheurs s'échelonneront, le 1er août, au matin, le long des rives de la Vienne, entre le barrage de la manufacture d'armes et le confluent du Clain et de la Vienne.
Pour donner plus d'éclat à cette manifestation, le le bureau de la sociétéi a ajouté au programme quelques divertisements. La fête débutera samedi par une représentation en plein air de Lakmé. Dimanche matin, après la réception des concurrents au siège social, café du Globe, boulevard Blossac, il sera procédé par voie de tirage au sort à l'attribution de l'emplacement de chaque concurrent.
Précédés des sociétés musicales la Fanfare la Châtelleraudaise et les Bigophoneux châttelleraudais, les participants au concours se rendront en défilé sur les bords de la Vienne.
Le pesage aura lieu sur les deux rives immédiatement après le concours.
De nombreux prix sont attribués à cette compétition et notamment une bicyclette de luxe, un service ménagère, un écrin contenant une série de couteaux de table, un service de table, un chronomètre, une trousse de voyage, etc., offerts par le Petit Parisien. La société attrihuera en outre plusieurs prix en espèces importants.
A midi sera servi un banquet présidé par MM. Morain, maire de Poitiers, et Ripault, maire de Châtellerault. A 15 heures, l'harmonie municipale donnera un concert au kiosque de la Promenade, puis, à 17 heures, aura lieu, boulevard Blossac, la distribution des prix.

30 août 1931 — Concert au Kiosque, grande braderie, musiciens annamites...
— Malgré la pluie, le succès de la pittoresque braderie du dimanche 30 août fut tel que Châtellerault n'en perdra point le souvenir. La veille au soir, les cuivres et les flambeaux d'un joyeux cortège jetaient à la cité impatiente le signal attendu, et une innombrable foule se rendait sur les promenades de Blossac, féériques dans la profusion des lumières. Avant et après le défilé aux flambeaux, les musiciens châtelleraudais, et parmi ceux-ci les professeurs de la ville, ont donné au kiosque des promenades, un brillant-concert, qui a été très vivement applaudi. Puis on dansa jusqu'à l'aube.
Le dimanche matin à 8 heures, une salve d'artillerie ouvrit la braderie. Les acheteurs arrivèrent comme un véritable flot et ne cessèrent d'admirer les étalages des bradeurs costumés et verveux, qui rivalisaient d'ingéniosité et de bon goût.
Une initiative particulièrement heureuse fut celle à laquelle on dut la venue de la musique de la garde impériale d'Annam, qui constitua un merveilleux élément d'attraction. Les musiciens annamites donnèrent leur concert à 4 heures. Ce fut une extraordinaire soirée d'art, qui souleva un pur enthousiasme. Puis un thé et le champagne furent offerts aux musiciens dans la salle des Fêtes de l'Hôtel de ville. Le maire, assisté des adjoints et des représentants du comité de la braderie, remercia le chef de la musique annamite du beau concert qu'il venait de diriger. (...)
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 7 oct. 2015 12:56

CHÂTELLERAULT - Église Saint-Jean l'Évangéliste et le Kiosque de la musique
(VIENNE)
Châteauneuf, sur la rive gauche de la Vienne, est un faubourg de Châtellerault situé sur la rive opposée. On accède de l'un à l'autre par le pont Henri IV achevé en 1609. Coutellerie et armement sont les deux "mamelles" de Châteauneuf qui va employer dans ses usines jusqu'à 7000 ouvriers. La Manufacture d'armes est créée en 1819, et c'est de son personnel qu'est issue la Fanfare la Chatelleraudaise fondée en 1886. Le Kiosque du boulevard Blossac (voir premier Kiosque de Châtellerault Ici) étant "réservé aux bourges" de la rive droite, il était naturel que la Fanfare ouvrière, destinée au public laborieux des manuchards, réclame son propre Kiosque à musique. C'est ainsi qu'en 1886, un Kiosque hexagonal en bois, bois découpé pour le garde-corps, bois mouluré pour les colonnes, est érigé sur la place de la République, face à l'Église Saint-Jean-l'Évangéliste.
Et c'est également ainsi que les deux églises Saint-Jean de Châtellerault ont chacune leur propre kiosque : l'Evangéliste à la République, le Baptiste sur Blossac.
L'Eglise Saint Jean-Baptiste construite entre 1873 et 1875 par l'entreprise Treuille, est venu remplacer une première église trop exigüe et vétuste datant du XIIème siècle, au vu de l'accroissement de la population du quartier de Châteauneuf. Cette nouvelle église va bénéficier des largesses du tsar Nicolas II : la manufacture d'armes ayant honoré une superbe commande russe de 500.000 fusils réalisée de 1892 à 1894, le Tsar offre à l'abbé Guérin, curé de Église Saint-Jean l'Évangéliste, une cloche de bronze d'un diamètre de 1.75m, pesant plus de 2600 kg. Fondue en 1894 dans les fonderies Orlow de Saint-Petersbourg, elle est acheminé à Châteauneuf-Châtellerault par voie ferrée le 18 mars 1897. Si la France était le principal fournisseur de fusils à la Russie au XIXè siècle, il semble bien que, deux siècles plus tard, les rôles aient été inversés avec ce déferlement de kalachnikov sur l'hexagone...
L'horloge de l'église est à son tour inaugurée, le 2 août 1897, et placée à côté de la cloche russe.
Le 31 mars 1913, la Grande Rue de Châteauneuf, qui longe l'emplacement où est érigé le Kiosque à musique, est sous les eaux de la Vienne qui atteint 6.60 mètres ; le Kiosque subit un bain de pied imprévu.
La Manufacture d'Armes a fermé ses portes définitivement en 1968.
Tout comme le Kiosque du boulevard Blossac de Chatellerault, le Kiosque de la place de la République a été supprimé dans les années 1960. Mais contrairement à lui, il n'a malheureusement pas été remplacé.
Kiosque détruit.


voir ici, Place de la République à Châtellerault sans Kiosque, aujourd'hui.
et Ici.

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publié par JeanMarc Mer 7 Oct 2015 12:49

La Cloche Russe de Église Saint-Jean l'Évangéliste
31/10/1896 — La cloche que le Tsar donne à l'église Saint-Jean, à Châtellerault, arrivera prochainement. C'est en souvenir des 500.000 fusils fabriqués à Châtellerault pour la Russie, sous la direction d'une mission militaire russe en collaboration avec des officiers français, que ce cadeau est fait à l'église. La cloche porte inscrits, en russe et en français, ces mots : « Sonnez la paix et la fraternité des peuples. » Ce sera un heureux écho de la visite des deux souverains.
27/5/1897 — A Châtellerault a eu lieu, en grande pompe, la cérémonie du baptême de la cloche russe, don du tsar Nicolas II à l'église de la ville.
Voici les origines du cadeau impérial : c'était au moment où la manufacture d'armes de Châtellerault venait de livrer le cinq cent millième fusil destiné à l'armement de nos amis. La commission, composée du colonel Sokérine, du prince Gagarine et d'officiers de l'artillerie russe, prenait congé des Châtelleraudais et se trouvait, un soir, réunie dans un dîner d'adieu, chez M. le chanoine Guérin, curé de l'église Saint-Jean l'Evangéliste, près de laquelle est édifiée la manufacture nationale d'armes.
M. Adrien Treuille, entrepreneur de la construction des cinq cent mille fusils, était là également.
Au dessert, le colonel Sokérine, remerciant M. le curé de Châtellerault de la sympathie qu'il avait témoignée à ses officiers, se souvenant aussi du service commémoratif qu'il avait fait célébrer en l'honneur de sa défunte Majesté Alexandre III, le pria de formuler un désir qu'il serait heureux de transmettre à son souverain.
M, le curé Guérin, exprimant toute sa reconnaissance au colonel russe et mû par un sentiment de délicatesse, déclara que pour lui personnellement il ne souhaitait rien, mais serait heureux si le tsar Nicolas II voulait, en souvenir du travail mené à bonne fin par les six mille ouvriers de la manufacture, donner à son église une cloche dont la voix leur rappellerait chaque jour, la nation amie.
Le colonel Sokérine promit de transmettre le voeu au tsar et de l'appuyer de tout son crédit. On sait le reste.
Le cadeau impérial est un fort beau spécimen d'un art où les Russes sont depuis longtemps passés maîtres.
C'est le cardinal Lecot, archevêque de Bordeaux, qui a présidé la cérémonie et l'évêque de Poitiers qui a baptisé la cloche.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 9 oct. 2015 17:56

CHÂTILLON-SUR-SEINE - Le Kiosque - Jardin de la Mairie - Statue Désiré Nisard
(CÔTE D'OR)
La Mairie, dont on aperçoit la façade arrière, à droite sur cette carte, est une ancienne abbaye de bénédictines. Remontons le temps :
L'abbaye royale de Moutiers-Saint-Jean en Bourgogne fonde, entre 1112 et 1125, l'Abbaye des bénédictines du Puits d'Orbe à Asnières-en-Montagne, qui doit nécessairement rester sous son autorité.
Cinq siècles se passent sans anicroches au sein de cette abbaye jusqu'en l'an 1601 où, Rose Bourgeois (1583-1657), fille de Claude Bourgeois, président au Parlement de Bourgogne, est nommée abbesse "à vie" de cette communauté. Elle a 18 ans. Sous sa férule, les bénédictines vont se relâcher de telle manière, que François de Sales (1567-1622) est dépêché par le pape Paul V pour tenter de remettre nos moniales dans le droit chemin. Il échange une correspondance suivie avec Rose Bourgeois, mais son intervention n'étant pas couronnée d'un franc succès, il est décidé, en 1619, de transférer l'ensemble des bénédictines du Puits d'Orbe à Châtillon-sur-Seine. Comme l'atteste une des lettres de François de Sales à Rose Bourgeois datée du 6 novembre 1604, il existait déjà à cette date un monastère où des bénédictines résidaient à Châtillon : après une allusion teintée d'humour relative au prénom de l'abbesse
"il le faut faire dorénavant, et vivre comme une véritable rose entre les épines" il poursuit "mais on m'a écrit que vous étiez au Puits d'Orbe avec de vos filles, et que le reste estoit demeuré à Châtillon".
Ce transfert forcé se solde par un véritable échec, car un immense désordre va régner au monastère. Rose Bourgeois, non contente de ne plus vouloir reconnaître l'autorité du prieur de Moutiers-Saint-Jean, fait abandonner par sa communauté l'ensemble des règles monastiques au point de transformer le couvent en une sorte de lupanar !
En 1641, Rose Bourgeois, tout en restant Abbesse, est obligée d'accepter d'être exclue de la Communauté, ainsi que cinq religieuses.
(voir ici PETIT PLUS sur l'Abbaye du Puits d'Orbe et l'abbesse Rose Bourgeois)
Nous avons une description minutieuse des lieux datant du 2 juin 1644.
A partir de 1650, de nouveaux bâtiments sont ajoutés au monastère et à ses cours, jardins et vergers. Et, comme il se doit, la Révolution fait main basse sur le monastère-abbaye qui est déclaré bien national. A ce titre, il est vendu en 1791 à Etienne Ligerot qui le recède à un certain Louis Etienne. Passé entre les mains de Robert Royère le 18 avril 1819, celui-ci revend le bâtiment dit "Etienne" à la Commune et au département le 13 mars 1820 pour un montant de 26.000 francs. La commune n'ayant en fait qu'un budget de 20.000 francs, c'est le maréchal Marmont duc de Raguse (1774-1852) qui paie la différence de 6.000 francs. Le couvent est alors transformé en Mairie et en sous-préfecture. En 1826, le quartier va être modifié profondément par le maréchal Marmont. La clôture et certains bâtiments conventuels sont démolis, la rue des bénédictines élargie (future rue du Président Carnot).
Le Jardin situé derrière la Mairie, qui existait déjà en 1644, va être agencé au goût du XIXème siècle.
Le 29 juillet 1895, on inaugure dans le jardin public, un buste en bronze en hommage à Désiré Nisard (1806-1888) écrivain, critique littéraire et homme politique né à Châtillon. Réalisée par Gabriel Pech (1854-1930) en 1890, cette sculpture est financée par la famille Nisard, "on n'est jamais mieux servi que par soi-même", et offerte à la ville de Châtillon-sur-Seine.

Il faudra attendre 1898 pour que le Conseil municipal commence à songer à abriter ses sociétés musicales en concert sous un Kiosque à musique. Mais du rêve à la réalité, 10 années vont s'écouler : le 9 novembre 1908, les plans et devis dressés par l'architecte voyer Gaston Hugot sont acceptés ; deux mois plus tard, les travaux sont adjugés pour 6.500 francs à l'entreprise Henri Chappé. Le Kiosque à musique, de forme hexagonale, colonnes en fonte, garde-corps en fer forgé, soubassement de pierre, est enfin inauguré le 26 août 1910, placé face au buste de Désiré Nisard.
En 1926, la Sous-préfecture déménage, laissant la place libre à la Mairie qui occupe, seule, les locaux.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Jardin de la Mairie de Châtillon-sur-Seine et son Kiosque, aujourd'hui.
voir ici, Elèves de la Realschule Rennerod (Rhénanie Palatinat) en visite au Kiosque de Châtillon.
voir ici, Mairie de Châtillon-sur-Seine, côté jardin, aujourd'hui.
voir ici, Statue Désiré Nisard, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Ven 9 Oct 2015 17:35

28 juillet 1851 — Le Jardin de l'Hôtel de ville touché par l'ouragan !
— A Châtillon-sur-Seine, l'ouragan a renversé ou mutilé une prodigieuse quantité d'arbres dans les jardins, sur les promenades, dans les champs et dans les prés. Le jardin de l'Hôtel-de-Ville en compte trois, tant brisés qu'abattus, et dans le parc du château quatre-vingts ont été déracinés. Le dégât causé par cet ouragan est considérable : les fruits sont tombés, les légumes détruits et la campagne a considérablement souffert.

25 août 1902 — Les Vétérans de 1870 banquettent et festoient. La Lyre et la Fanfare sont de sortie.
— Le dimanche 25 août, la fête de la remise du drapeau à la 1190e Section a lieu à Châtillon-sur-Seine. A 10 heures, le canon annonce l'arrivée de M. Leroy, député, de M. le capitaine Hugon, délégué de l'armée, et de nombreuses délégations. Le cortège, précédé de la fanfare et des drapeaux, se rend au jardin de l'Hôtel de ville où une vaste estrade est dressée.
On remarque, parmi les invités, M. Ramier, maire, et ses adjoints, M. le capitaine Hugon, MM. Paris et Tenting, conseillers généraux, et toutes les notabilités. (...) (discours)
Après un défilé dans la ville, un banquet fraternel de 130 couverts a lieu à l'Alcazar. Au dessert, discours.
A 4 heures, fête populaire ; à 8 h. 1/2, concert très réussi par la Lyre et la Fanfare ; à 10 h. 1/2 grand bal donné pour la jeunesse châtillonnaise. En somme, belle et réconfortante journée qui laissera un souvenir inoubliable.


9 novembre 1908 — Festival musical à Châtillon-sur-Seine
— La société musicale la Lyre châtillonnaise, à l'occasion de la quatrième fête fédérale de la Fédération musicale du Chatillonnais et du Tonnerrais, qui doit avoir lieu l'année prochaine, à Châtillon-sur-Seine, organise pour le 30 mai 1909, jour de la Pentecôte, un festival de musique auquel prendront part toutes les sociétés de la région. S'adresser à M. G. Morizot. directeur de la Lyre châtillonnaise.

Châtillon sur Seine - Jardin de la mairie, inondation du 20 et 21 janvier 1910 — Concert au Kiosque
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15/8/1936 — Fête fédérale de la musique à Châtillon-sur-Seine
— La 15e fête fédérale des sociétés de musique de la Côte-d'Or, organisée à Châtillon-sur-Seine par l'harmonie la Lyre châtillonnaise à l'occasion de son cinquantenaire et du congrès fédéral (dont nous rendrons compte ultérieurement) a revêtu un caractère exceptionnel en raison des hautes personnalités qui s'y sont rencontrées.
En effet, au banquet officiel servi à l'hôtel de la Gare, après les réceptions d'usage, la visite au monument aux morts de la guerre et le congrès, des discours ont été prononcés. (...)
Les quatorze sociétés inscrites au festival ont tout d'abord défilé en ville, puis donné tour à tour leur concert au cours l'Abbé, sous les applaudissements d'un nombreux auditoire.
Pendant l'entr'acte, M. Jardillier remit à MM. Morizot et Oudot, directeur et président de la Lyre Châtillonnaise, le fanion fédéral détenu depuis un an par l'Harmonie P.L.M. des Laumes et, aux vieux musiciens, les médailles et diplômes du gouvernement, de la C.M. de France et de la Fédération des S.M. de la Côte-d'Or.
La veille du festival proprement dit, le comité des fêtes de Châtillon-sur-Seine avait organisé au théâtre de verdure, avec le concours de la Lyre châtillonnaise et de ses filiales (chorale, orchestre symphonique, société de gymnastique, cercle théâtral), une soirée artistique que le mauvais temps obligea de donner à l'Alcazar. Plus favorisé le lendemain soir, le magnifique gala offert par la Musique de la garde républicaine put avoir lieu en plein air.
La célèbre phalange remporta son habituel triomphe, non toutefois sans qu'une fâcheuse panne d'électricité vint interrompre à plusieurs reprises les musiciens.
N'oublions pas de signaler aussi le dévoué concours apporté par les Amis de la trompe de Chaumont, qui exécutèrent brillamment, sous la direction de leur chef, M. Létoré, le morceau d'ensemble, en collaboration avec les Amis de la trompe de Dijon, directeur M. Naigeon. La clique des sapeurs-pompiers de Châtillon-sur-Seine apporta également une aide précieuse aux organisateurs de cette fête très réussie en dépit des avatars que nous venons de signaler.

voir ici, France Accordéon en concert au Kiosque de Châtillon en juin 2010.
France Accordéon (2).
France Accordéon (3).
France Accordéon (4).

Sociétés musicales actives à Châtillon-sur-Seine en 1909 :
La Lyre Châtillonnaise (harmonie), fondée en 1886, président Mony, directeur Morizot, 43 exécutants ;
Les Enfants de la Douix (chorale), président Jacques, directeur L. Faucon, 40 exécutants ;
La Châtillonnaise (société de trompettes), président Claude, directeur Ph. Feray, 16 exécutants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 14 oct. 2015 10:14

CHAUMONT - Square Philippe Lebon - Le Kiosque à musique
(HAUTE MARNE)
voir ici, les renseignements déjà publiés sur le kiosque du Square Philippe Lebon à Chaumont.

Ville de garnison, Chaumont-en-Bassigny, devenue simplement Chaumont en 1971, vit au rythme de la musique de ses régiments. Le 109ème d'infanterie est installé dans la caserne Damrémont entre 1871 et 1879 jusqu'en 1923, date de sa dissolution.
Comme nous l'avons vu, seul le soubassement du kiosque à musique, édifié en 1906, a résisté au temps.

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publié par JeanMarc Mer 14 Oct 2015 10:07

1885 — Projet de monument en hommage à Philippe Lebon
Le jury chargé d'examiner les œuvres présentées au concours ouvert pour la statue de Philippe Lebon, l'inventeur de l'éclairage au gaz, a décerné le prix à M. Péchiné, élève de M. Thomas, de l'Institut.
Trois concurrents s'étaient présentés au concours.
Une somme de 19.000 francs est mise par le comité à la disposition de l'artiste pour l'exécution de la statue, qui sera placée en face de l'hôtel de ville, à Chaumont, pays natal de Philippe Lebon.
Le maire de Chaumont vient de demander à la Ville de Paris de participer à l'érection de ce monument.


26 juin 1887 — Inauguration de la statue de Phitippe Lebon.
— Le dimanche 26 juin 1887 a eu lieu à Chaumont (Haute-Marne) l'inauguration de la statue élevée à Philippe Lebon, l'inventeur de l'éclairage au gaz, statue due au ciseau d'un sculpteur d'avenir, M. Antide Péchiné.
Un grand nombre de notoriétés politiques, artistiques et militaires, assistaient à cette inauguration, qui avait attiré, de tous les points du département, une assistance qu'on peut évaluer à plus de dix mille personnes.
Parmi les notabilités présentes à cette cérémonie, figuraient MM. Dutailly, Steenackers et Vitry députés (MM. Bizot de Fonteny, député, Danielle-Bernardin et le générât Pélissier, sénateurs, s'étaient excusés par lettre), M. le général Lecor, commandant la 26e brigade d'infanterie, M. Delpech, préfet de la Haute-Marne, le maire, les adjoints et le conseil municipai, les conseillers de préfecture, de nombreux officiers, M. Henryot, de la presse parisienne, et des représentants de la presse départementale, etc., etc.
La Société technique de l'industrie du gaz en France, qui a contribué seule à l'érection de la statue de Philippe Lebon, était représentée par MM. Ch. Foucart, Eug. Lebon, Alavoine, président et ancien président de la Société, MM. Constantin, Le Treust, membres du comité. Des descendants de Philippe Lebon assistaient à la glorification de leur illustre ancêtre.
Quand le voile est tombé, les acclamations les plus chaleureuses ont salué l'œuvre si remarquable de M. Péchiné, que les Parisiens ont admirée au Salon de 1887, où elle a obtenu une mention honorable, et dont le nom du fondeur, M. Barbedienne, indique toute la valeur.
Les discours d'usage ont été prononcés par MM. Tréfousse, maire de Chaumont, Steenackers, député, Foucart, de la Société technique de l'Industrie du gaz, et Albert Gaudry de l'Institut, petit-neveu de Philippe Lebon, au nom de l'Académie des sciences.
M. Foucart président du comité de Paris pour l'érection de la statue, a parlé de Philippe Lebon avec toute l'autorité que peuvent donner un grand talent et une compétence spéciale. (...)
La ville était pavoisée, et de nombreuses sociétés musicales et de gymnastique étaient présentes à la fête.
Le soir, un banquet offert par la municipalité réunissait dans les salons de l'hôtel de ville, entièrement illuminé, les députés, les autorités civiles et militaires et les notabilités de la science, invités à l'inauguration. De nombreux toasts ont été portés, glorifiant toutes les gloires nationales anciennes et modernes, et associant à l'apothéose de Philippe Lebon le talent du statuaire, M. Antide Péchiné, et de l'architecte du monument, M. Albert Julien.
Au dessert, M. Steenackers, au nom de M. le Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, a remis au statuaire, M. Antide Péchiné, qui est natif de Langres, les palmes d'officier d'Académie.

2 juillet 1901 — A Chaumont, le maire a reçu du major de la garnison l'avis suivant :
Monsieur le Maire, j'ai l'honneur de vous faire connaître qu'en raison de la fête du Grand Pardon et de la procession qui doit avoir lieu dans l'après-midi, M. le Général de division, commandant d'armes, a décidé que la musique du 109e jouerait dimanche de huit heures et demie à neuf heures et demie du soir.
Janin, chef de bataillon du 109e d'infanterie.


16 juillet 1905 — La musique du 109ème sollicitée dans les soirées.
— Lundi, soirée des plus réussies, donnée par le général et Mme Bonnet, en leur hôtel de Chaumont-en-Bassigny. Au programme :
Ouverture d'Armide (Auber), par l'orchestre du 109e régiment d'infanterie ; le Captif, comédie de T. Bernard, jouée avec beaucoup de verve et d'entrain par Mme Hergault, le capitaine Jacob et le lieutenant Gay ; Madame Limaray (d'Ad. Ebrard), interprétée par le capitaine et Mme Goureau ; L'été de la Saint-Martin (de Meilhac et Halévy), joué par le capitaine Jacob et Mme Mettas, qui y remportèrent un véritable succès, Mme Jacob, née Lacordaire, et le lieutemant Gay.
M. Basset, le jeune violoniste plein de talent du 109e exécuta, au cours de la soirée, accompagné par Mme Mougeot, plusieurs morceaux très applaudis.


Chaumont - La Caserne du 109e d'Infanterie
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publié par Le Did Dim 30 Mar 2014 17:50

Sociétés musicales actives à Chaumont en 1909 :
Société philharmonique, président Wilhellm, direction Vautrin, 35 exécutants ;
Harmonie Chaumontaise (la Lyre Chaumontaise et la musiqne des Sapeurs-pompiers réunies), président Georges Levy Alphandéry, direction Gachon, chef de musique militaire en retraite, 59 exécutants ;
L'Etendard chaumontais (socité de trompettes), direction Simonnot, 25 exécutants.

En 1909, la musique du 109e Régiment d'infanterie est dirigée par Lamps.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 16 oct. 2015 13:15

CHAUMONT - Hôpital complémentaire n° 28 - Vue intérieure - Pavillons Larrey-Desgenettes Percy
(HAUTE MARNE)
Comme bon nombre d'hôpitaux, les divers pavillons sont baptisés des noms d'anciens chirurgiens et autres médecins. Celui de Chaumont ne déroge pas à la coutume : les bâtiments portent ainsi les noms de Dominique-Jean Larrey (1766-1842), de René-Nicolas Dufriche, baron Desgenettes (1762 - 1837) et de Pierre-François Percy (1754-1825), tous trois médecins et chirurgiens des armées.
Le 1er mars 1914, soit juste cinq mois avant le déclenchement des conflits, une convention est passée entre l'Etat et la commune de Chaumont, à laquelle un avenant est ajouté le 31 août 1915. Par ceux-ci, Chaumont s'engage à verser une subvention pour contribuer aux dépenses d'installation d'un régiment d'artillerie sur son territoire.
Au final, la caserne d'artillerie construite en 1914-1915 dans le quartier sud-chaumontais, sur la route de Langres (avenue de la République), est très rapidement réquisitionnée pour servir d'hôpital complémentaire. Les hôpitaux complémentaires sont gérés par le Service de Santé des armées, alors que les hôpitaux temporaires sont pris en charge par la Croix Rouge.
Les Etats-Unis entrés en guerre le 06 avril 1917, le général John Joseph Pershing (1860-1948) est chargé de l'organisation des armées U.S. en France et, pour ce faire, installe son quartier général à Chaumont, caserne Damrémont, en septembre 1917.
Du fait de l'omniprésence américaine à Chaumont à partir de 1917, la caserne d'artillerie transformée en hôpital complémentaire n°28 devient rapidement un hôpital réservé aux militaires américains : en décembre 1917, elle devient, jusqu'en juin 1919, l'Hôpital américain (Base Hospital) n°15.
Afin de distraire quelque peu les blessés de la guerre, une salle de spectacle est aménagée au sein de la caserne-hôpital, et un Kiosque à musique octogonal en bois est édifié au centre de l'esplanade de la dizaine de bâtiments constituant cette caserne.
Après guerre, le quartier de l'artillerie qui a servi de cantonnement quelque temps aux 28ème et 121e régiment d'artillerie, est rebaptisé quartier Foch. Le Kiosque à musique, précaire, est supprimé.
En 2006-2009, la friche militaire Foch a fait l'objet d'une restructuration, laissant la place à un nouveau quartier avec jardin ; en 2013 une zone de bureaux est venue s'y installer.
Kiosque supprimé.

voir ici, Quartier Foch sans kiosque, aujourd'hui.
et ici.

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publié par JeanMarc Ven 16 Oct 2015 13:05

17 juillet 1915 — Représentation théâtrale dans l'Hôpital-Caserne
— On nous écrit de Chaumont : Une brillante représentation a été donnée ces jours-ci à l'hôpital temporaire C, sous le patronage du médecin en chef, le docteur Touzet, heureux du plaisir de tous les braves qui sont ses malades. On y représentait pour la première fois "Un mariage par procuration", opérette exquise, oeuvre de trois poilus convalescents : MM. Alfonsi, Grigault et Lemonnier. Les interprètes étaient tous des « poilus », même les rôles de femmes ! MM. Delclaux, Dessauvages, Chassin, Alfonsi, Coriat, Paris, Barthélémy ; puis dans les rôles de miss Betty et miss Babet, MM. Cortey et Babule rivalisèrent de gaîté, d'entrain et de talent.
Des décors charmants furent brossés par deux « poilus », MM. Cortey et Logez. MM. Chassin, metteur en scène remarquable; Genel, répétiteur de chant ; Moreau, régisseur général, se partagèrent avec joie la besogne.
L'aumônier de l'hôpital, M. Canova, se chargea avec succès de l'orchestre et des choeurs.
Et ce fut en tous points réussi. (Le Figaro 17 juillet 1915)

Chaumont - Caserne d'artillerie, Hôpital 28, Kiosque à musique — Quartier Foch en 1935
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13 février 1917 — Chaumont. Les médecins-majors Gailleton et Bergoënd, de l'hôpital complémentaire 28, sont tamponnés par une ambulance automobile. Le premier meurt en arrivant à l'hôpital. Le second inspire de vives inquiétudes.

6 avril 1920 — Le transport américain "Chaumont". Le général Pershing informe le maire de Chaumont que le gouvernement des Etats-Unis vient de lancer un transport militaire qui a reçu le nom de Chaumont comme témoignage de la reconnaissance qu'éprouve le gouvernement américain pour la ville de Chaumont.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 19 oct. 2015 13:12

CHAUNY - Place Bouzier
(AISNE)
"Chauny n'est pas la ville bombardée comme Verdun ou Reims, la ville où l'on s'est battu comme Dixmude, Ypres ou Arras, Chauny est la ville assassinée", un des nombreux commentaires faits par les quotidiens en 1918, après les bombardements quasi quotidiens faits par les alliés début 1917 et le dynamitage forcené fait par les allemands, pendant deux semaines, lors de leur départ forcé en mars 1917. Ceux-ci avaient investi la ville le 1er septembre 1914 et avaient réussi à s'y maintenir deux ans et demi.
Un grand concours d'architectes est lancé en 1919, pour la reconstruction de Chauny, entièrement ruiné.
Les Promenades, tout comme la Place Bouzier sont remises en état ; un Kiosque à musique y est édifié, avec colonnes et garde-corps en bois sur un soubassement de pierre.
La Place Bouzier doit son nom à l'abbé Antoine Bouzier d'Estouilly (né vers 1635-1638 - † après 1713), docteur en théologie de la
Maison de Sorbonne en 1660. Son père est maire de Chauny. Prêtre de Notre Dame de la Chapelle des Ardres, héritier de biens fonciers, il place ceux-ci dans une fondation afin de constituer une rente annuelle destinée à alimenter deux bourses pour enfants pauvres de la ville de Chauny. C'est ainsi que depuis le 10 octobre 1713, tous les ans pendant deux siècles, deux étudiants en théologie, droit et médecine vont voir payées leurs études à l'université de Paris.
Cette vaste place Bouzier, encadrée de ses rangées d'arbres, est affectée aux foires et marchés depuis plusieurs siècles. Les marchés y ont lieu, en 1910, tous les mardi et vendredi ; un marché aux bestiaux s'y déroule le dernier mardi de chaque mois, et une foire aux chevaux le 1er vendredi de mars et le 29 août, jour de la grande fête de Chauny, dite la Saint-Momble, qui dure une semaine.
Le Kiosque a été supprimé dans les années 1970, un nouveau kiosque, octogonal, sans soubassement, a été édifié en 2006, constitué de colonnes en fontes de la fonderie Vincent.
Kiosque supprimé.

voir ici, nouveau Kiosque à musique au parc des Promenades de Chauny, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Lun 19 Oct 2015 12:56

30 août 1878 — La fanfare des manufactures de Chauny récompensée au palais du Trocadéro.
— Voici les résultats du concours des musiques d'harmonie et de fanfare qui s'est tenu cette semaine au palais du Trocadéro :
Lecture à vue. — Fanfares. Division supérieure, 2e section : 1er prix, fanfare des manufactures de Chauny.
Exécution. — Fanfares. Division supérieure, 2e section : 1er prix, la fanfare des manufactures de Chauny.


4 septembre 1881 — La Mongolfière "La Vidouvillaise" place Bouzier à Chauny.
— Le 14 août, La Vidouvillaise s'élève, à 5 heures, de la place de la Fête à Essonnes (près Corbeil) ; Mademoiselle Albertine et M. Agassant garde-champêtre parcourent environ 12 kilomètres et atterrissent dans la forêt de Rouget. Le lendemain, la même montgolfière est gonflée place de l'Hôtel-de-Ville à la Ferté-Gaucher. Mlle Albertine et M. Tellier partent à 4 heures et descendent à 1 kilomètre du point de départ.
Le 4 septembre, La Vidouvillaise est gonflée en 18 minutes sur la place Bouzier, à Chauny, M. Jules Godard et Mlle Albertine partent à 5 h. et après un trajet de 4 kilomètres descendent sur des arbres.
Le mardi 6 septembre, les mêmes aéronautes s'élèvent avec la même montgolfière au Neubourg. Départ à 6 h., place du marché et descente dans la plaine après un trajet d'environ 2000 mètres.


22 novembre 1897 — Organisation d'un grand concours musical à Chauny pour mai 1898.
Le Conseil municipal de Chauny (Aisne) a voté une subvention de 5.500 fr., destinée à l'organisation du grand concours musical des 29 et 30 mai ; si l'on ajoute à cette somme les souscriptions déjà recueillies, le Comité dispose actuellement d'environ 10.000 fr. ; le succès de ce concours est donc dès maintenant assuré.

31 juillet 1911 — Le Cirque Ancillotti-Plège sur la Place Bouzier de Chauny.
— Le cirque Ancillotti-Plège débute, ce soir, place Bouzier. Son succès constant, tant à Paris qu'en province, est la meilleure garantie que l'on puisse offrir au public. C'est l'établisseutent le plus confortable et le plus intéressant de l'époque.

14 juillet 1912 — Festinal de musique à Chauny
— Un festival de musique aura lieu à Chauny, dimanche 28 juillet, à l'occasion de l'érection du monument commémoratif au général d'armée Louis Schérer (1747-1804). Toutes les sociétés musicales de la région, orphéons, harmonies, fanfares, trompettes et trompes de chasse, sont conviées à cette fête.
De nombreuses et importantes primes en espèces seront réparties entre les sociétés participantes.


5 août 1913 — L'harmonie des Glaces de Saint-Gobain et la fanfare de la Manufacture de Chauny lors d'un concours de Gymnastique sur la Place Bouzier de Chauny.
— L'Union régionale de l'Aisne a donné, hier, à Chauny, son annuel concours de gymnastique. Disons de suite que la Journée a remporté un très grand succès. Dès le samedi soir, les Sociétés déjà arrivées donnèrent une grande retraite aux flambeaux. Le cortège emprunta le faubourg de Soissons la rue de la Chaussée, la rue du Pont-Royal, la place de l'Hôtel- de- Ville, la rue de Noyon.
Le concours technique commença le dimanche dès 5 heures du matin, place Bouzier, pour se terminer à 10 h. 30. Les gymnastes pupilles et adultes exécutèrent tour à tour, les concours en section, les exercices à mains libres et avec engins, la boxe, canne, bâton, escrime, pyramides, etc. A 10 h. 30, eut lieu la répétition générale des mouvements d'ensemble imposés.
A 11 h. ¼, les Sociétés se massèrent sur le terrain du concours pour entendre la messe militaire, au cours de laquelle, Mgr l'évêque de Soissons prononça une vibrante allocution. A l'élévation, la sonnerie au champ fut exécutée par toutes les batteries réunies. Plusieurs morceaux de musique furent exécutés tour a tour par l'harmonie des Glaces de Saint-Gobain et par la fanfare de la Manufacture de Chauny.
Un banquet réunit tous les officiels. Au champagne, MM. Deviolaine, président de l'U. R. de l'Aisne ; Védie, vice-président de la F.G.S.P.F. ; le général Cherfils et le maire de Chauny, prirent successivement la parole pour remercier et féliciter les organisateurs. La Fédération fut particulièrement acclamée. A 2 heures, toutes les Sociétés de gymnastique se réunirent dans les cours de la Glacerie et à 2 h.½, elles arrivèrent sur le terrain de la fête après avoir fait un superbe défilé. Le salut au drapeau fut particulièrement émouvant. Les mouvements d'ensemble avec engins exécutés par 1.200 pupilles accompagnés par deux Sociétés de musique furent d'un très bel effet ; les pyramides, ballets et tableaux militaires, furent l'objet d'autant de nouveaux succès. Enfin la charge finale des 3.000 gymnastes, drapeaux déployés, constitua l'apothéose de cette magnifique journée.

Chauny - Place Bouzier
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18 juin 1939 — Inauguration d'une plaque souvenir des soldats tombés pour la délivrance de Chauny, Concert au Kiosque des Promenades.
— A 11 heures, réception à l'Hôtel de Ville des Autorités Militaires par la Municipalité — 11 heures ¼, grand défilé avec le Concours de la Musique du 67è R.I. (105 Exécutants) — 11 heures 30, dépôt d'une gerbe aux monument au morts Square Foch — 12 heures, banquet Salle des Fêtes.
— 15 heures, Grand concert au Kiosque des Promenades, Avenue Victor-Hugo, par la Musique du 67è R.I. sous la direction du lieutenant Loup, chef de musique. Programme :
La Marche des Picards, Défilé, E. Dupont ; Egmont, Ouverture Beethoven. ; Peer Gynt, Suite d'Orchestre, E. Grieg. ; St-Germain-en-Laye, Pas Redoublé, R. Woussen & F. Amand. ; Pavane à un Héros disparu F. Loup. ; Divertissement des Erinnyes, J. Massenet. ; Danses Hongroises N°5 et 6, J. Brahms. ; Rethondes, Défilé Patriotique, F. Loup.
— 18 h. Salle des Fêtes : Soirée dansante, Organisée par l'Union Commerciale.


Sociétés musicales actives à Chauny en 1909 :
Fanfare des Manufactures des glaces et produits chimiques, président de Coqueréaumont, direction Paul Jacquot, 45 exécutants ;
Société symphonique, président Vigier, direction Bonnival ;
Société Orphéonique, président Chardonnier, direction Jacquot, s/direction E. Bihet ;
Musique Municipale, président Leleu, direction Bonnival.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 21 oct. 2015 14:38

CHAUSEY (Îles) - Jardins et Terrasse
(MANCHE)
voir ici, Petit plus sur les Iles Chausey.

Un premier hôtel est construit sur l'archipel en 1884 : l'Hôtel des Iles. Sans concurrence jusqu'en 1898, ce n'est qu'à cette date que la famille Moulin fait construire, sur la Grande Ile, près de la tour Baudry, un restaurant, débit de tabac qui, après agrandissement, devient l'Hôtel du Fort.
Edifié sans toiture traditionnelle, du fait de sa proximité avec le fort militaire de Chausey, il semble inachevé. Des jardins et une terrasse vont y être installés, et un Kiosque à musique rustique en bois est érigé vraisemblablement dans les années 1920. La fréquentation touristique de Chausey bat son plein en été, et, des grands bals estivals sont organisés dans les deux hôtels de Chausey, alimentés par les Granvillais débarquant en goguette.
Si la population autochtone compte à peine cent âmes, pour la plupart, pêcheurs, les Chausiais ont tout de même trouvé le moyen de créer un Orphéon attesté en bon nombre de manifestations. Et bien entendu nos musiciens viennent à Granville aux grandes occasions — carnaval de carême, régates — pour y trouver un public à la taille de leur talent !...
En 1925, Moulin donne son hôtel-restaurant en gérance auprès de J. Quinette, qui y exerce encore en 1931. Entre-temps, en 1928, Lucien Ernouf, conseiller municipal, acquiert les murs et le fonds de l'Hôtel-Restaurant du Fort auprès de Moulin.
En 1930, tout comme aujourd'hui,
dans les hôtels de l'île, il est de tradition de servir aux consommateurs, qui s'en montrent très friand, avec le bouquet, le fin homard qui consacre la renommée de la pêche à Chausey.
Le premier hôtel — hôtel des Iles — a disparu, tout comme le kiosque rustique ; l'hôtel du Fort a été rebaptisé Hôtel du Fort et des Iles et appartient toujours à la famille Ernouf.
Kiosque disparu.


voir ici, Hôtel du Fort et des Iles, à Chausey, sans Kiosque, aujourd'hui.
et Ici.

Image
publié par JeanMarc Mer 21 Oct 2015 14:09

L'Hôtel du Fort fait des pieds et des mains pour obtenir du personnel saisonnier !
— Bonne à tout faire 30 ans.
29 janvier 1925 — Iles Chausey. Hôtel du Fort, par Granville. Demande Bonne à tout faire, 30 ans, sachant un peu cuisiner. Bon salaire. S'adresser : Chausey.
— 4 Filles de Salle et une Cuisinière.
20 février 1927 — Hôtel du Fort. Demande Cuisinière et 4 Fille de Salle, pour Iles Chausey, près Granville. Saison d'été. Bons salaires. Ecrire Hôtel du Fort. Chausey.
— Aide Cuisine Plongeuse.
7 juillet 1929 — Aide cuisine plongeuse de suite, appointements 300 fr. Ecrire Hôtel du Fort, îles Chausey par Granville.
— Bon Cuisinier et Laveuse-Plongeuse. Bonne à tout faire.
30 mars 1930 — Demandé pour saison : Bon Cuisinier ou Cuisinière - Laveuse Plongeuse. De suite : Bonne à tout faire sachant le service de table. Ecrire J. Quinette, Hôtel du Fort. Iles Chausey, par Granville.

Chausey - Le Restaurant Moulin et la Tour Baudry, avant transformation en Hôtel et édification d'un Kiosque.
Image

20/7/1937 — Lucien Ernouf accueille les visiteurs officiels en son hôtel du Fort
M. Aubaud visite Chausey — M. Raoul Aubaud, sous-secrétaire d'Etat au ministère de l'Intérieur, séduit par le charme de Granville et par l'excellent accueil qui lui a été fait, a prolongé son séjour d'une journée.
Levé de bonne heure, malgré les fatigue de la veille, il a embarqué lundi à 8 heures sur le dream avec M. Godal, maire, et plusieurs personnalités.
M. Lucien Ernouf reçut les excursionnistes à leur arrivée, leur servit de guide et leur fit servir, à l'hôtel du Fort et des Iles, un délicieux repas que tous les convives apprécièrent.
A son retour, M. Chiappe, préfet de la Manche qui, par son aménité souriante, s'était imposé dimanche aux sympathies de beaucoup de nos concitoyens et avait été fort applaudi quand le ministre, au cours de son discours, avait rendu hommage à ses qualités d'administrateur, l'attendait au débarcadère ainsi que M. Rozier, commissaire spécial, et M. Lafargue, commissaire de police.
C'est aux accents de la Granvillaise, chantée par les passagers, que le dream entra au port. Nous pûmes interviewer M. Aubaud à sa descente à quai. Il nous déclara combien il était enchanté de sa promenade. Il nous fit les plus vifs éloges de Chausey, dont il avait admiré les sites pittoresques. Il nous assura enfin qu'il emportait le meilleur souvenir de Granville et des Granvillais, et c'est sous cette bonne impression que le ministre a quitté notre ville par le train de 6 heures pour regagner Paris.


29 août 1937 — Régates, Jeux et Grand Bal à l'Hôtel du Fort.
— Iles Chausey. Aujourd'hui. A 9 h 30, en la chapelle : Messe en musique et inauguration d'un grand harmonium de 3 jeux ½, du à la générosité d'une famille d'Avranches.
Aujourd'hui également régates. A 8 h. 30 Course croisière Granville-Chausey (2 séries) : 1° pour yachts de moins de 7 mètres de jauge ; 2° pour yachts non jaugés. Un seul départ volant pour les deux séries.
A 14 h., dans le Sund : 1e course : Course à la voile, canots Chausiais de pêche ; 2e course : Course de doris patronée par un pêcheur de Chausey ; 3e course : Course de doris, réservée aux femmes des pêcheurs de Chausey 4e course : Course en plak ; 5e course : Course à la godille.
A l'issue des régates : Jeux et divertissements à terre (Mât de cogagne, course en sac. etc.)
Le soir : Illumination des Iles. Grands bals à l'Hôtel du Fort et à l'Hôtel Bellevue.
Pendant la durée des épreuves, une quête sera faite au profit des Caisses de la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés et des Hospitaliers Sauveteurs Bretons.


21 août 1938 — Les Régates de Chausey suivies d'un Grand Bal à l'Hôtel du Fort.
Programme : A 7 h., départ de la course croisière Granville-Chausey.
A 10 h., grand'messe chantée à la chapelle de Chausey. A 13 h. 30, bénédiction de la mer par Mgr Louvard, évêque de Coutances et Avranches.
A 14 h., grandes régates de Chausey : — course à la voile pour canots chausiais de pêche de 11 pieds. — course à la voile pour canots chausiais de pêche de 12 pieds. — course pour doris patronnés par un Chausiais. — course pour plates années par mousses chausiais. — course à la godille pour mousses de Chausey. — course à l'aviron pour you-you de plaisance.
A 16 h. 30, concert par le Réveil Granvillais. A 17 h., distribution des prix; jeux divers à terre.
Le soir grands bals à l'hôtel du Fort et à l'hôtel Belle-Vue.


L'année 1939, les Régates traditionnelles de Chausey, comprenant toujours la croisière Granville-Chausey, les diverses courses et les non moins traditionnels grands bals clôturant cette grande journée et se déroulant dans les Hôtels du Fort et l'Hôtel Bellevue, n'auront pas lieu et seront annulées en raison des évènements politiques : Les régates de Chausey n'auront pas lieu. Le Comité des Régates de Chausey ayant considéré que les circonstances actuelles ne permettaient pas de faire disputer ses épreuves annuelles dans des conditions normales, a décidé de reporter à une date ultérieure ses régates fixées au 27 août.

Chausey - L'Hôtel du Fort (un premier Kiosque était apparemment édifié à l'entrée du jardin de l'Hôtel) — Hôtel-Restaurant du Fort (Kiosque reconstruit au pied de l'hôtel)
Image

4 mars 1913 — L'Orphéon des Iles-Chausey "met l'feu" au Carnaval de Granville.
— La mi-carême à Granville. Les Granvillais se sont encore beaucoup amusés dimanche. Un temps merveilleux favorisait leurs ébats et a contribué à donner à la soirée un entrain très grand.
A la suite du match de football entre le Racing-Club de France et le Stade Granvillais, qui se termina vers trois heures et demie, la foule énorme assistant à cette rencontre descendit dans la basse ville et les joyeux confetti ne tardèrent pas à pleuvoir de tous côtés. Entre temps, la Société orphéonique « la Granvillaise » avait organisé une petite manifestation carnavalesque. Les membres, déguisés en marins, parcoururent nos rues en suivant la bannière de « l'Orphéon des Iles-Chausey » et, sans interruption, firent entendre des chants de circonstance. Dans les cafés, ils donnèrent des aubades très réussies et très applaudies, pendant que des quêteurs recueillaient piécettes blanches et gros sous.
La soirée, comme nous le disons plus haut, fut très animée. Comme au Carnaval, des bandes de masques circulèrent, semant la gaieté sur leur passage. Bals et cafés regorgaient de monde et jusqu'aux heures les plus matinales, les disciples de Terpsichore se livrèrent à leur plaisir favori aux sons entraînants des orchestres.


23 mars 1938 — L'Orphéon de Chausey à Granville. Carnaval
— Granville. La mi-carême. Le Comité du Port, constitué, comme nous l'avons dit, sous le signe de la gaieté, au cours de sa dernière réunion, à laquelle assistait une foule nombreuse, a mis sur pied le programme de la fête de quartier qui se déroulera pour la Mi-Carême.
Nous en donnons ci-dessous les grandes lignes :
Samedi 26 mars : Retraite humoristique aux flambeaux avec le concours du Réveil Granvillais et de l'Orphéon de Chausey.
Dimanche 27 mars : A 14 heures. Jeux populaires et variés sur le bout du Port. Vers 15 heures. Arrivée par mer du célèbre Tani Rassis. Réception par les membres du Comité de Sa Gracieuse Majesté La Fée des Ondes et ses Demoiselles d'honneur. Grand défilé carnavalesque. Nombreux groupes et individualités. Concert instrumental sur le tour du Port. Reprise des jeux. Course au trésor.
A 16 heures. Concours de travestis dans les divers établissements du quartier ; les concurrents devront consulter la liste avant le départ.
A 21 heures. Grande retraite aux flambeaux. Illuminations. Bals populaires. Attractions foraines, place d'Orléans.
Toutes les personnes désirant prendre part au défilé ou au concours sont priées de se faire inscrire jusqu'au jeudi 26 mars au Café Normand, rue du Port.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 23 oct. 2015 09:49

CHAUVIGNY - Kiosque et Musique
(VIENNE)
Pas moins de 5 places se succèdent sur la ville basse de Chauvigny, enchevêtrées les unes aux autres au point de les confondre. Face à la Mairie, la place du Marché s'étale en longueur jusqu'à l'Eglise Notre-Dame et son square-place du 8 mai 1945. Le long de la place du marché, les places de Trino, du Kiosque et du Champ-de-Foire forment une vaste esplanade, délimitée par la rue du Banfora, actuellement consacrée en majeure partie au parcage des voitures.
Si les foires et marchés se tiennent devant l'Hôtel de ville, édifié à partir de 1824 — décision du conseil municipal du 16 mai —, l'emplacement des marchés aux bestiaux pose problème. Le marché aux porcs se tient, irrévérencieusement, devant l'Eglise Notre Dame, et le marché aux bestiaux manque cruellement de place, compte tenu de l'élargissement, en 1826, de la route de Poitiers à Châteauroux qui passe précisément par cette place du marché.
Après plusieurs décisions d'acquisitions et valses-hésitations du Conseil municipal datées de 1839, 1845 et 1855, il est enfin procédé à l'achat, le 15 mai 1859, d'une parcelle d'un hectare appartenant à M. Doré, afin d'y tenir un champ de foire aux boeufs. Cette parcelle jouxte la place des foires et marchés existante.
Le 12 novembre 1860, le Conseil municipal vote la plantation de deux rangées d'arbres autour du nouveau champ de foire aux boeufs. En 1875, une autre parcelle du Clos-Doré est acquise par la municipalité, venant accroître la dimension du Champ-de-Foire qui, dès lors, atteint la taille idéale. Enfin, en 1883, un dernier terrain, dépendant du Clos-Doré, situé entre le Champ-de-Foire et la Vienne, est acheté par la commune afin d'y construire un Groupe Scolaire.
Avant 1910, un Kiosque à musique hexagonal, avec soubassement de pierre et garde-corps en fer forgé, toiture surmontée d'une lyre comme bon nombre de kiosques, est édifié entre la place du Marché et la place du Champ-de-Foire. L'emplacement sera nommé plus tard place du Kiosque, attenante à la rue du Banfora et à la place de Trino.
En 1910, les foires de Chauvigny se déroulent les 2ème samedis de chaque mois.
Kiosque toujours en place.

voir ici, Kiosque et Mairie de Chauvigny, aujourd'hui.
Ici.
et ici.

Le bâtiment situé derrière le kiosque, occupé aujourd'hui par les assurances mutuelles de Poitiers, se trouve exactement à l'angle de la rue du Banfora et de la place de Trino.
Image
publié par JeanMarc Ven 23 Oct 2015 09:40

Vues aériennes de la Ville Basse de Chauvigny
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Chauvigny - Hôtel de Ville (à gauche), place du Marché ; à droite, non visible, place du Kiosque.
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4 août 1908 — Grand concours musical à Chauvigny
— Un grand concours, réservé aux harmonies et aux fanfares, aura lieu les 14, 15 et 16 août prochain à Chauvigny, sous la présidence d'honneur de M. Paul Rougnon.
Des primes en espèces d'une valeur de 50 à 300 francs, des objets d'art, des couronnes, palmes, médailles, seront offerts en récompense aux sociétés victorieuses.
Onze sociétés musicales participeront à ce concours, outre les 50 Bigotphoneux de Châtellerault.


22 octobre 1938 — L'Harmonie de Chauvigny récompensée à Vichy
— Extrait du palmarès du concours International de musique de Vichy. Les prix du conseil supérieur de la musique populaire (1.500 fr. chacun) ont été attribués à l'Harmonie de Chauvigny (Vienne) aux fanfares l'Union musicale de Saint-Marcel (S.-et-L.) et l'Avenir musical d'Oradour-sur-Glane (Hte-Vienne) & la Chorale brivadoise de Brioude (Haute-Loire).

18 mai 2015 — Quelqu'un qui a une dent contre les Tilleuls !
(voir ici)
— Qui a bien pu sortir sa tronçonneuse vers 1 h 30, dans la nuit de samedi à dimanche, pour s'attaquer aux arbres de la place du Kiosque à Chauvigny ? C'est la question que tout le monde se posait, dimanche matin, à la vue de deux tilleuls au sol. C'est un riverain qui a donné l'alerte. Il a entendu des bruits de tronçonneuse puis aperçu deux hommes, l'un au volant d'une fourgonnette blanche, et l'autre qui débitait les arbres. Une fois sur place, les gendarmes ont constaté que les deux tilleuls avaient été en grande partie tronçonnés. Ils tenaient encore debout mais n'auraient pas supporté le moindre coup de vent. Finalement, pour éviter tout danger, les gendarmes ont achevé de couper les deux tilleuls avec l'aide des agents des services de la Ville.
Dans cette affaire, quel est le profil des tronçonneurs ? Quel était leur objectif ? Voulaient-ils tronçonner un maximum de tilleuls ? A qui voulaient-ils nuire en les laissant sur pied, aux deux tiers débités ? Ou ces dégradations ont été peut-être commises après une soirée bien arrosée… Depuis cette découverte, qui a quand même stupéfié de nombreux Chauvinois, les questions fusent. Une enquête de gendarmerie a été ouverte pour tenter d'y apporter des réponses. (La Nouvelle République 18 mai 2015)


12 octobre 1913 — Inauguration des nouveaux quais sur la Vienne, 600 invités au banquet à l'Hôtel de Ville !
— Aujourd'hui, M. Massé, ministre du commerce, est venu à Chauvigny inaugurer un quai. Après une réception à la gare, puis à la mairie, après que les représentants du gouvernement eurent parcouru la ville, toute pavoisée et très enthousiaste, un banquet de six cents couverts a eu lieu.
Au dessert, cinq discours ont été prononcés par MM. Rousseau, maire de Chauvigny ; Causel, préfet de la Vienne ; Servant, sénateur ; le docteur Dupont, député, et M. Massé.


voir ici, Kiosque et fête foraine à Chauvigny.

La fanfare municipale, créée en 1867, est dirigée par un ecclésiastique : frère Florent. Remplacé en 1872 par Arthur Cassière qui décède en 1875. Le pharmacien Louis Rullaud prend la tête de la fanfare juqu'en 1883.
C'est ensuite le secrétaire de mairie Louis Dubois qui assume la direction, sous la présidence du percepteur de Chauvigny, André Grellier. Devenue en 1884 la Musique Municipale de Chauvigny, elle est rebaptisée en 1962 l'Harmonie Municipale.


Une seule société musicale active à Chauvigny en 1909 : la Musique municipale (fanfare), présidée par Camille Dubois, dirigée par Louis Faure, comptant 38 exécutants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 26 oct. 2015 14:31

CHAVILLE - Le Kiosque à musique - Pavillon d'Ursine - Restaurant Barraud
(HAUTS DE SEINE)
Par suite d'héritages et d'acquisitions, Michel Le Tellier (1603-1685), chancelier, se trouve à la tête d'un vaste domaine foncier de plus de 200 hectares à Chaville, Meudon et Viroflay. Il fait construire son propre château avec orangerie et jardins et agencer son parc à Chaville. Plusieurs constructions sont édifiées disséminées dans le parc : les Pavillons de l'Ursine, des Huberies, de l'Abbé etc... (une autre "source" donne la paternité du pavillon de l'Ursine à Louis XVI, un siècle plus tard !...)
Son fils François Michel Le Tellier, marquis de Louvois (1641-1691), ministre de Louis XIV, va accroître le domaine.
Après le décès des Le Tellier père et fils, la veuve du chancelier cède son domaine, le 19 décembre 1695, à Louis XIV pour 650.000 francs payables en 4 Termes.
En 1706, les parcs de Meudon et de Chaville sont réunis, la muraille de séparation étant abattue. L'ensemble est dévolu aux chasses royales, les pavillons, dont celui de l'Ursine, deviennent des Rendez-Vous de Chasse.
Louis XVI, en 1778, fait combler plusieurs étangs dans le domaine, et construire un autre pavillon de chasse en 1783 : le Pavillon de Trivaux.
Les chasses incessantes vont provoquer l'ire des fermiers chavillois, et un copieux Cahier de Doléances de 25 articles est adressé au Bailliage de Meudon en 1789. On y relève ainsi que les chasses royales, ruineuses et oppressives, font que
"le cultivateur à cause du lapin et du gibier ne retire pas souvent le grain qu’il met en terre" ; en outre "la grande bête foule et détruit tout et qui, étant chassée, attire 30 à 40 fois par année, cent chevaux à travers les champs et une foule de gens à pied, les champs sont dégradés, les denrées dévastées."
Sans compter que "les Officiers des Chasses ont fait percer des routes à travers les propriétés des particuliers sans leur aveu sans forme et sans indemnités… il leur est défendu de passer pour l’exploitation de leurs terres par ces routes formées à leur dépend et dont la communication leur est empêchée par des barrières…"
Les Almanach du commerce Deflandre de 1828, 1829 et 1833 nous apprennent que le Pavillon de l'Ursine, dépendant de Sèvres, est transformé en Relais des Postes. Depuis le 1er septembre 1823, le service de Grande Banlieue, dont fait partie Sèvres, est relié à la capitale deux fois par jour pour les dépêches ordinaires, indépendamment du service des malles par les grands courriers : 1er départ de Paris à 9 heures du matin heure d'été, 8 heures du matin heure d'hiver ; 2e départ à 1 heure de l'après midi, toute l'année.

Le chemin de fer arrivant à Chaville en 1840 va profondément modifier la vie chavilloise. Ses forêts et étangs vont attirer la foule parisienne et, à partir de 1850, les restaurants, cabarets et guinguettes fleurissent à Chaville.
Au Gros Chêne, Chez ma Tante (à la Renommée des Pommes de terre frites), Guibbert, la Terrasse chez François, le Petit Madrid, le Petit Trianon, le Cabaret Lormelet (fondé en 1850 ; le plus ancien ?), Au Puits sans vin, les Tilleuls, Morlet, le Pavillon Bleu, Masson, Valroff, Fouquet, Touret, Petin, Charcosset, Faury... tous ces restaurants font le plein le dimanche et à la belle saison.
Mais, celui qui émerge au dessus du lot semble bien être le Restaurant de Louis Barraud.
Fondé en 1872 au lieu dit la Source ferrugineuse, près de la ferme de Gaillon, au bord de l'Etang d'Ursine, le restaurant est installé sur le site du Pavillon de l'Ursine, précisément au numéro 1 de l'avenue de la Ville d'Avray à Chaville. Jusqu'en 1897, un certain Walch est propriétaire de l'établissement qui annonce, en outre, disposer de "chambres meublées" et de la fameuse source d'eau ferrugineuse. Cette source n'est vraisemblablement exploitée que pour attirer le chaland, son débit n'ayant rien à voir avec le rendement des sources thermales. C'est juste un atout publicitaire supplémentaire pour le restaurant.
En 1897, Louis Barraud (1872-1953), futur maire de Chaville de 1919 à 1929, se rend propriétaire de l'affaire qu'il va développer de manière radicale. Le site est clôturé : à l'entrée le Pavillon de l'Ursine et son restaurant ; un petit escalier descend à la fameuse source ferrugineuse, modeste filet d'eau sortant d'un amas de rochers, adossée à un petit bar buvette pour la dégustation d'eau ; un grand jardin longeant une rivière comporte de nombreuses tables sous les frondaisons ; un Kiosque à musique rustique en bois accueille les musiciens chargés d'accompagner les repas et bien entendu de faire danser tout ce beau monde venu spécialement pour guincher ; un emplacement réservé à des jeux d'enfants — balançoires, tape-culs, etc. — est même aménagé dans un coin du jardin.

Chaville - Kiosque à musique du Restaurant Barraud — Pavillon de l'Ursine et Restaurant Barraud (la Source ferrugineuse se situe à droite de l'arbre près de l'escalier)
Image

En dehors des particuliers qui viennent en famille ou en groupes, un nombre impressionnant de grands banquets sont organisés : Louis Barraud se met en accointance, pour remplir ses nombreuses tables, avec des syndicats ouvriers, des associations, le parti socialiste, les libre-penseurs et surtout les Loges maçonniques qui, tous les ans, viennent y faire une grande fête champêtre...
Sur l'Etang d'Ursine situé devant l'établissement Barraud, de nombreuses manifestations ludiques drainent les foules jusqu'au conflit de 1940 : fête de natation, joutes à la lance, retraite aux flambeaux, feu d'artifice, salves de bombes, illuminations et embrasement de l'étang, enlèvement de ballon, bals à grands orchestres, concerts, jeu du chemin de l'amour, jeu de la lanterne garnie, course aux œufs, course en sacs, course aux grenouilles, jeu de marmite, jeu de la pomme...
Aujourd'hui, si le kiosque a évidemment disparu en raison de sa structure précaire en bois, le Restaurant est toujours en place, rénové, et s'appelle maintenant la Pergola, au 15 route Sablée.
Kiosque supprimé.


voir ici, Restaurant La Pergola, ex-Pavillon de l'Ursine de Chaville, aujourd'hui.
et ici.

Image
publié par JeanMarc Lun 26 Oct 2015 14:03

8 août 1897 — Annonce Grande fête champêtre des Loges maçonniques au Restaurant Walch (futur Barraud)
— Dans les LL .°. (1). Nous avons reçu de la Loge maçonnique la Justice du Grand Orient, la charmante invitation suivante dont nous sommes priés de faire part à tous nos frères .°., afin qu'ils puissent se joindre aux membres de la Loge .°. : le meilleur accueil leur est assuré. L'on connaît le soin avec lequel sont organisées les fêtes de la Justice, c'est dire que l'on passera dimanche une bonne journée.
Fête champêtre, étang de l'Ursine, bois de Chaville, station de Chaville.
Les membres de la Justice, leurs femmes, leurs enfants et leurs amis sont invités à prendre part à une Fête champêtre, dans les bois de Chaville, le dimanche 8 août 1897.
L'apéritif se prendra de onze heures à midi et demie, dans l'établissement Walch, 1, avenue de Ville-d'Avray, à Chaville.
Il est bien entendu que chacun apportera ses vivres solides (saucisson, conserves, jambonneau, veau, volailles, pâtés, fromages, etc.).
Quant aux liquides, ils seront assurés par les soins des commissaires, MM. Féris et Dormoy.
Le pain sera débité également sur place, ainsi que les chansons des artistes amis que l'on peut amener à l'oeil.
Les célibataires seront acceptés — sans provisions — dans les familles et paieront leur tournée.
Départ de Paris. Heures des trains. Saint-Lazare : 9 h. 25 et 10 h. 25 ; Montparnasse : 9 h. 05 et 10 h. 05.
Les bicyclistes ont une très belle route pour venir au rendez-vous.
Signe de ralliement pour cette réunion amicale : Fleur à la boutonnière.
N. B. — Pour la bonne organisation de la Fête, on est instamment prié de prévenir par un mot, M. Frech, 38, rue Bleue, du nombre des convives.
(journal le Radical du 4 août 1897)
(1) .°. = maçonnique

13 août 1897 — Compte rendu Grande fête champêtre des Loges maçonniques au Restaurant Walch.
— Fête de la Loge .°. la Justice.
La fête champêtre, organisée par la Loge maçonnique la Justice, dans les bois de Chaville, dimanche, a eu l'éclat et le succès de toutes les fètes de cet important atelier.
Malgré la pluie torrentielle qui est tombée toute la matinée, plus de 80 frères, sœurs, amis ou amies de la loge ont déjeuné gaiement au restaurant Barraud, qui avait mis à la disposition des frères .°. une immense tonnelle couverte.
Le vénérable .°. Pierre Nicolas, les frères .°. Frech, Dormoy, Masure, organisateurs de la fête, se sont surpassés pour que tout marche à souhait.
Au dessert des artistes amateurs se sont fait entendre. Parmi les plus applaudis : Mme Caprest, Mlle de Brauzat, M. Masson, M. Rosier et le fils Carvin.
Le soleil a lui-même voulu être de la partie et les joyeuses bandes ont terminé la soirée sous les ombrages de la forêt.
Etaient représentées par de nombreux frères maçons, les Loges la « Défense de Puteaux », les « Rénovateurs de Clichy » et la « Fraternité des Peuples ».

24 juillet 1898 — La Loge .°. la Justice a élu domicile au Restaurant Barraud !
— Informations Fête champêtre. — Les membres de la Loge maçonnique la Justice, leur famille et leurs amis sont invités à prendre part à la Fête champêtre qui aura lieu dans les bois de Chaville, le dimanche 31 juillet 1898 (restaurant Barraud)

23 juillet 1899 — Les Frères .°. ne se lassent pas de Chaville !
— Aujourd'hui, au restaurant Barraud, 1, avenue de Ville-d'Avray, à Chaville, fête champêtre, organisée par la Loge .°. La Justice.

25/7/1900 — Fidèle au rendez-vous annuel, 300 membres de la Loge .°. viennent guincher chez Barraud.
— Comme les années précédentes, la Loge .°. la Justice avait invité ses membres à une fête champêtre, dont le lieu de réunion était à Chaville, restaurant Barraud.
Malgré deux deuils et une température sénégalienne, les membres et amis de la Loge ont répondu, au nombre de 300 environ, à l'appel de leur vénérable M. Opportun.
Après un déjeuner où la plus cordiale gaieté n'a cessé de régner, quelques artistes se sont fait entendre : Mmes Gaby, Marqué ; M. et Mme Valentin; Conquet, Hilbert, Théreny ; Mme Taprest, etc., etc. Puis, aux sons d'un orchestre endiablé, danseurs et danseuses s'en sont donnés à cœur joie.
Enfin, après le dîner, une magnifique retraite aux flambeaux dans les bois a clôturé cette fête qui a été des plus réussies.
Avant de se séparer, les invités ont adressé à l'aimable organisateur, M. Fresch, leurs vifs remerciements, et se sont donné rendez-vous à l'année prochaine.

Chaville - Restaurant Barraud, les Jeux — Jour de fête au Restaurant Barraud
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29 avril 1901 — L'Europe Socialiste en goguette au Pavillon de l'Ursine.
— Les Clubs de lecture socialistes des Allemands, des Hongrois et le Groupe socialiste des Italiens et enfin les socialistes Scandinaves, polonais et russes se sont décidés à fêter cette journée du Premier Mai. Ils ont décidé de faire une excursion à Chaville, dans le restaurant du Pavillon de l'Ursine de Louis Barraud.
Le comité uni de tous les groupes adresse un appel pressant aux socialistes de toutes les nations à venir participer à cette manifestation pour pouvoir entendre les orateurs, dans toutes les langues, qui parleront sur l'importance du 1er mai.
Vive la journée de travail de huit heures ! Vive le socialisme international !
Le rendez-vous pour l'excursion sera la station des bateaux de la direction Tuileries-Suresnes, au pont Neuf, à neuf heures et demie du matin ; on débarquera à la station Bas-Meudon ou Bellevue, de là nous ferons une promenade agréable dans la forêt pour gagner le restaurant, à Chaville, qui est très bien situé au milieu de la forêt.
Pour ceux qui sont empêchés de s'absenter toute la journée de l'atelier, quelques membres resteront à la station Bas-Meudon jusqu'à une heure de l'après-midi, pour les conduire.
Le départ de Chaville sera environ à six heures de l'après-midi par le bateau ou le chemin de fer pour regagner Paris.


2 juillet 1905 — Fête de la Muse du Peuple chez Barraud.
— Aujourd'hui, la Muse du Peuple, organise une grande fête populaire champêtre au pavillon de l'Ursine, maison Barraud, à Chaville, sous la présidence du citoyen Marcel Sembat.
La Muse du Peuple organise cette manifestation pour vulgariser les œuvres républicaines, socialistes et anticléricales auprès de tous nos amis libres-penseurs.
A onze heures, réception au pavillon de l'Ursine. A midi, grand banquet populaire au prix de 2 fr. 50 par tête. Les camarades qui ne voudraient pas participer au banquet pourront apporter leurs victuailles. A deux heures, concert par la Muse du Peuple, avec conférence du citoyen Lucien Brunswick sur l'« Art républicain socialiste. »
A cinq heures, promenade en forêt, bal champêtre. A sept heures, banquet populaire (2 francs par tête). Prix réduits pour les enfants au-dessous de treize ans.
A neuf heures, tirage de la tombola, illuminations. feux de Bengale, embrasement du lac. A dix heures, retraite aux lampions.
Adhésion à la fête : 0 fr. 50 par famille, donnant droit à cinq billets de tombola.
Départs de Paris : Montparnasse, Saint-Lazare, Invalides, tramway Louvre-Versailles, bateau Pont Royal-Bas Meudon. Des délégués se trouveront à chaque station.
Suivre dans la forêt les tracés de confettis rouges.
Les camarades musiciens sont priés d'apporter leurs instruments.


La Commune de Chaville n'est pas la dernière à s'amuser !
14 juillet 1906 — Chaville organise, pour demain dimanche, une fête démocratique destinée à célébrer la victoire de la République aux dernières élections. Réunion, à deux heures et demie, au pavillon de l'Ursine, restaurant Barraud.
14 août 1906 — Chaville (Ouest et tramways). — Enlèvement d'un ballon, feu d'artifice, jeux divers.
7 juillet 1907 — Chaville (gare Saint-Lazare). — Bal à grand orchestre, concerts, jeu de la lanterne garnie, course aux œufs, course en sacs, course aux grenouilles, jeu de marmite, jeu de la pomme, grande tombola, embrasement général du lac, illuminations.

Associations et Syndicats ouvriers fréquentent assidûment le restaurant Barraud.
14 juin 1905 — La « Nature pour tous » organise pour dimanche prochain 18 juin une promenade champêtre dans le bois de Meudon, à Chaville (maison Barraud)
13 juin 1909 — Chambre syndicale des ouvriers et ouvrières Tailleurs et Couturières, Confectionneurs et Confectionneuses. Grande fête champêtre, au restaurant Barraud, pavillon de l'Ursine, à Chaville-Velizy. Bal champêtre et Jeux divers, suivi d'une grande farandole. Voyage (aller et retour), 1 fr. 50 par personne. Voyage et déjeuner, 4 francs par personne. Enfants au-dessous de 13 ans, 3 francs. (Journal l'Humanité)

Chaville - Pavillon de l'Ursine — Entrée principale de la Maison Barraud
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1876 — Le Sieur Poupinet, propriétaire de la ferme Gaillon lieu dit la Source ferrugineuse de Chaville, n'apprécie pas trop la peinture !
— Celui qui se promène dans une prairie, en quelque saison que ce soit, commet une contravention : « le passage illicite du public, dit un arrêt de cassation du 21 novembre 1861, sur un terrain ensemencé, ne pouvant excuser la continuation du passage ; »
Jugement du tribunal de Sèvres du 29 mai 1875 :
« Attendu que l'inculpé est traduit devant le tribunal de simple police pour avoir été vu le 29 avril dernier à Chaville, lieu dit la Source ferrugineuse, dans une prairie dépendant de la ferme de Gaillon exploitée par le sieur Poupinet, cultivateur, en avant de laquelle se trouvait un poteau indiquant qu'il était fait défense d'entrer dans les récoltes ;
« Attendu que le sieur Garnier, sans méconnaître avoir traversé la prairie dont s'agit, prétend n'avoir causé aucun dommage, s'étant installé dans un sentier pour dessiner un arbre ;
« Attendu que les prairies étant dans un état de production permanente, doivent être considérées, en tous temps, comme des terrains préparés et ensemencés ; que la circulation illicite du public dans la prairie dont s'agit et qui a eu pour but de détruire une partie de la récolte ou de l'empêcher de croître, et même d'y créer un sentier, ne saurait excuser le fait imputé au sieur Garnier ; qu'enfin, l'article invoqué n'exige pas pour la répression de la contravention à lui imputée la justification du dommage causé, pas plus que la nécessité de clôture, les récoltes se trouvant placées par leur nature sous la garde de la foi publique. »

(Gazette des tribunaux, 13 octobre 1875)

1867 — Un journaliste fait l'article pour les bois de Chaville et Meudon et leurs restaurants.
— Les bois de Meudon et de Chaville offrent de charmantes promenades et des sites délicieux. Il y a dans l'intérieur du bois de Meudon un restaurant « l'Hermitage » où on peut dîner confortablement, ainsi que chez Michel, allée du château, et plus particulièrement à Bellevue, au restaurant de la « Tête-Noire » mais si on fait cette excursion le dimanche, nous donnerons le conseil aux étrangers de commander leur dîner et de retenir d'avance un cabinet, car ce jour-là, le restaurant est rempli de visiteurs. Le prix des places est de 75 centimes en premières, et de 50 centimes en secondes dans la semaine ; et les dimanches et fêtes, 80 centimes en premières, et 60 centimes en secondes. Il y a, les dimanches, des convois extraordinaires. Au restaurant de « la Tête-Noire » à Bellevue on peut louer des chambres garnies, si on désire passer quelques jours à la campagne, pour le prix de 1 ou 2 fr. par jour. On voit de la terrasse de Bellevue, toute la plaine de Paris.

En 1907 seule l'Harmonie de Chaville est active, dirigée par Dumay à la tête de 28 exécutants.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » jeu. 29 oct. 2015 09:24

CHAZELLES-SUR-LYON - Place Poterne et le Kiosque
(LOIRE)
Le plan du Château de la Commanderie, dressé en 1798 par Maître Meunier, notaire à Chazelles, indique clairement dans sa partie sud, face au "Grand Jardin", une Place de la Poterie. A partir de là, on peut en conclure que la Place de la Poterne actuelle est une déformation de "Poterie", puisqu'elle se situe au même emplacement. Ou bien, le notaire ou ses clercs ont fait une malheureuse coquille...
Les hypothèses émises ici ou là sur l'origine du nom de la place ne sont d'ailleurs pas très convaincantes : les uns affirment que le nom de Poterne rappelle l’entrée du château où se trouvait le gibet. Or, si le Commandeur avait droit de toute justice dans l'étendue de sa commanderie, l'exécution de la peine capitale en était totalement exclue
(composition de 1268 entre Raynaud, comte de Forez et Robert de Montrognon, grand prieur d'Auvergne, fixant les droits respectifs du commandeur et des comtes de Forez) ; il est même précisé qu'en cas de condamnation capitale, le condamné sera rendu, dépouillé de ses vêtements, par les officiers du précepteur au châtelain comtal de Saint-Galmier, et le jugement exécuté sine redemptione pecunie, hors du territoire de l'Hôpital. Donc pas de gibet à l'entrée du château.
Une seconde hypothèse que nous avons relevée voudrait que Poterne vienne d’une petite porte percée dans la muraille de la ville, près de la tour carrée. La place de la Poterie étant située en 1798 au bout extrême du Grand Jardin du Château, et la Tour Carrée, figurant en D sur le plan 1 ci-dessous, étant par conséquent fort éloignée de cette place de la Poterie, il semblerait curieux qu'une petite porte percée près de cette tour, ait pu donner le nom de poterne à la place.
Aussi, nous nous en tiendrons à notre première hypothèse de la déformation au cours du XIXème siècle de Poterie en Poterne.
(2)

Plan du Château de la Commanderie, dressé en 1798 par Maître Meunier, notaire à Chazelles
Image

La Commanderie de Chazelles aurait été fondée vers 1148 par Guigues II, comte de Forez († 1206). En 1312, l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem reprend la direction de cette commanderie.
Le Commandeur règne en Seigneur sur les Chazellois, entretenant le château et ses remparts, percevant les impôts (1), rendant justice... En 1615, le château est décrit ainsi :
le chasteau de la commanderie est fait en forme quarrée, une basse cour au milieu et ung puys ou cisterne ; ledit chasteau ayant une grosse tour quarrée, d'ung costé, et un à vis (escalier) de pierre, faict en forme de tour exagonne, et par le dehors deux tours rondes. Dans la cour, il y a deux portes, l'une entrant dans la dite ville et l'autre dehors, où il y souloit avoir un pont levis.
La ville, le temps de la Révolution, est rebaptisée Chazelles-la-Victoire, le dernier Commandeur, Gaspard de la Richardière de Besse, est guillotiné en 1793. Le Château est vendu, la place de la Poterie va être agrandie par l'absorption du Grand Jardin, et devient place de la Poterne. En 1883, le Château est démoli ; il ne subsiste aujourd'hui qu'une seule tour.
La Place de la Poterne est consacrée aux marchés tous les mardis, aux foires et festivités et aux manifestations fréquentes, dûes à la population ouvrière très active : l'industrie de la chapellerie occupait en 1900, près de 2500 personnes.
L'Harmonie des Enfants de Chazelles-sur-Lyon fondée en 1865 s'est contentée, pendant 60 ans, de l'abri des bosquets du Jardin Public et des quelques arbres chétifs de la Place de la Poterne pour illustrer son talent.
Le Conseil municipal, le 11 mars 1923, prend la décision de faire enfin édifier un Kiosque à musique. Les travaux, commencés à partir du 15 août, sont confiés à l'entreprise Briffaud pour la maçonnerie, la partie métallerie étant à la charge de M. Gerin. De forme octogonale, avec un soubassement de pierre, des colonnes en fonte et une balustrade en fer forgé, il est inauguré en 1924.
Sur notre carte on aperçoit au fond central, l'Eglise Saint-Michel, bâtie au XIIe siècle, mais remaniée à plusieurs reprises, notamment aux XVe et XIXe siècles.
Le 24 novembre 1969, le Conseil municipal vote la destruction du Kiosque à musique.
Kiosque supprimé.


Voir ici, Place de la Poterne de Chazelles-sur-Lyon, sans son kiosque aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Jeu 29 Oct 2015 07:59

Chazelles-sur-Lyon - Place de la Poterne avant construction du kiosque — Jour de marché place Poterne
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23 mai 1877. — L'harmonie des Enfants de Chazelles-sur-Lyon, médaille d'or au concours musical de Lyon.
— Concours de Lyon. — Notre Grand-Théâtre se trouvant fermé, je vous adresse ci-après quelques lignes concernant le concours musical de Lyon, auquel nous avons eu le plaisir d'assister et qui, malgré la pluie tombée le dimanche, a été des plus brillants.
Je ne vous parlerai pas du défilé, car, pour vous citer les Sociétés les plus applaudies, il faudrait les énumérer toutes ou à peu près ; je ne veux vous entretenir ici que des Sociétés de notre département ayant obtenu le plus de succès.
D'abord, il faut citer les Enfants de la Loire, qui, sous la direction de M. Couraly, ont obtenu en division supérieure le 1er prix de lecture à vue (médaille d'or), avec félicitations du jury ; et au concours d'exécution en division d'excellence, le 1er prix (médaille d'or) leur est échu. Dans le morceau imposé, exécuté par cette harmonie, nous avons surtout remarqué un solo de clarinette d'une grande difficulté enlevé avec brio par M. Gibert.
Après cette Société viennent :
Le Cercle musical des mineurs de la Ricamarie qui, sous l'habile direction de M. Gibert, a obtenu, en 2e division, deux médailles d'or, soit : le 1er prix de lecture à vue, et le 2e en exécution.
L'harmonie des Enfants de Chazelles-sur-Lyon, directeur M. Juillet, a remporté en 3e division, 1re section, le 1er prix (médaille d'or) d'exécution. Dans la même division, l'Union musicale de Firminy a eu le 2e prix (médaille de vermeil). (...)
Beaucoup d'autres Sociétés ont été couronnées, mais je me contente de vous citer les plus victorieuses.


Chazelles-sur-Lyon - Concert au Jardin public — Harmonie des Enfants de Chazelles au Kiosque place Poterne (cliché Pierre Mathieu 1960)
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20 août 1882 — Inauguration monument aux morts de 1870-71
— La petite ville de Chazelles-sur-Lyon a inauguré solennellement, dimanche 20 août, un monument commémoratif, pieux hommage rendu à la mémoire des enfants de Chazelles morts pour la patrie pendant la campagne de 1870-71.
Le monument est une pyramide tronquée surmontée, au sommet, d'un ove et placée sur un piédestal élevé lui-même sur deux marches entourées de bornes supportant une rampe en fer.
Une des faces de la pyramide est ornée d'un trophée et des armes de Chazelles-sur-Lyon. Le socle porte l'inscription suivante A nos concitoyens, morts pour la Patrie, en 70-71. Dans quelques jours, seront gravés sur une autre face les noms des glorieux vaincus, au nombre de onze. La cérémonie a été très brillante. Plusieurs discours ont été prononcés.


18 novembre 1892 — Concert de l'harmonie des Enfants de Chazelles sur la place Poterne. Pas de messe !
— A l'occasion de la Sainte-Cécile, l'harmonie des Enfants de Chazelles donnera son banquet à l'hôtel Rivoire, son concert sur la place Poterne. Le soir brillant bal salle Surieux.
Cette fête ne sera pas précédée d'une messe, ainsi que l'aurait désiré l'honorable président de la vaillante petite société, les membres ayant affirmé leur indépendance par un vote énergique qui ne permet pas de supposer qu'à l'avenir pareille tentative ait quelque chance de succès.


25 septembre 1909 — L'Harmonie des Enfants de Chazelles accompagne les Vétérans de 1870.
1953e Section de Chazelles-sur-Lyon (Loire) — Dimanche 25 septembre, une délégation, de la 1953e Section recevait à la gare M. Ory, député de la Loire, son Président d'honneur ; M. Richaud, capitaine au 10e cuirassiers envoyé par le ministre de la guerre pour représenter l'Armée ; MM. les Présidents et les délégations de Montrond-Bellegarde et. Rozier-en-Donzy. Après un vin d'honneur à l'Hôtel du Centre, on se rendît à l'Eglise décorée pour la circonstance de trophées de drapeaux. M. l'abbé Papin prononça une vibrante allocution où la religion et le patriotisme étaient unis en termes bien choisis.
A la sortie de la messe un imposant cortège se formait devant l'Hôtel de Ville et défilait au son des tambours et clairons et des morceaux entraînants exécutés par l'Harmonie des Enfants de Chazelles dans l'ordre suivant : 1° Tambours et clairons ; 2° Société de Gymnastique ; 3° Harmonie des Enfants de Chazelles ; 4° M. Ory, président
d'honneur, le capitaine Richaud : M. le maire de Chazelles ceint de son écharpe ; les membres du Conseil municipal ; 5° les médaillés ; 6° les délégations et leurs drapeaux ; 7° les conscrits ; 8° les vétérans de Chazelles.
Au monument des Combattants, M. Dumont, président de la 1953e Section en termes émus après avoir fait déposer des couronnes au nom des médaillés, des Vétérans et des gymnastes, s'exprime ainsi (...) (discours)
A l'issue de cette imposante cérémonie, 70 convives se pressent dans la salle des fêtes de l'hôtel Lassonnerey. Le service n'a rien laissé à désirer.
A la table d'honneur, avaient pris place MM. Ory, Richaud, Desjoyaux, Fléchet, adjoint au maire de Chazelles ; Dumont, Stark, Blanc. Perronnet, présidents respectifs des sections de Montrond Bellegarde, Rozier-en-Donzy et Chazelles.
Les porte-drapeaux de ces mêmes sociétés, MM. Hélly, Estragnat, Chevron, ce dernier un vétéran des guerres de Crimée et d'Italie ; Ebrard, président des médaillés de Chazelles.
Au dessert, M. Dumont ouvre la série des toasts. (...)
Puis c'est le tour des chanteurs. Avant la séparation officielle, un couplet de notre hymne national est chanté debout par tous les convives, qui se sont ensuite séparés en emportant le meilleur souvenir de cette fête patriotique.
(Le Vétéran 20 octobre 1909)

Société musicale active à Chazelles-sur-Lyon en 1909 :
Les Enfants de Chazelles (harmonie), fondée en 1865, président Marcel Belin, direction Jean-Marie Juillet, 56 exécutants. Elle a disparu définitivement en 2002.


(1) Le Commandeur de Chazelles, heureux percepteur.
Le commandeur avait droit de leyde aux quatre foires de l'année et au marché du mardi, chaque semaine, à raison d'un double par tête de mouton, et un sol pour chaque boeuf, vache et porc vendus. Il avait aussi droit de langues sur tout le bétail tué durant l'année à la boucherie de Chazelles. Le 30 janvier 1730, le commandeur de Montgontier fut, par jugement rendu à Montbrison, maintenu dans le droit de prendre les pieds et langues des boeufs et vaches et les lombes ou deux pieds des porcs tués par les bouchers dans la ville de Chazelles.
Le commandeur devait chaque année, au temps du carême, une aumône de 480 bichets de blé (2/3 de seigle et 1/3 d'orge) pour les pauvres de Chazelles.
Les biens de la commanderie de Chazelles, chef et membres, étaient affermés à un fermier général, chargé de payer outre sa ferme la portion congrue du curé de Chazelles et l'aumône du carême pour les pauvres de Chazelles.
En 1615, le revenu brut des biens s'élevait à 3600 livres tournois. Les charges (le 5ème au Roi, levée des dîmes, imposition due chaque année au trésor de Malte, 727 livres, octave du chevalier Lambert, pension au chevalier de Chamont, etc.) étaient de 1141 livres ; les revenus nets de la commanderie étaient en 1615, de 2458 livres ; en 1655, 3174 livres ; en 1683, 3400 livres ; en 1701, 5172 livres ; en 1771, 5000 livres.


(2) James, que je remercie, me communique à l'instant, une hypothèse concernant la dénomination de la place qui nous intéresse, et qui me paraît tout à fait plausible et logique. J'aurais même tendance à l'adopter.
A la lecture du plan, on pourrait effectivement déchiffrer
poterle, au lieu de poterie. James a dégoté un passage dû à Gilles Bardet où il est question de "poterle" appuyant cette interprétation : la Poterle, ce passage flanqué de marche de pierre, s’ouvrait d’antan sur les fossés, et mettait en communication le centre du village avec le faubourg Fondange.
En tous les cas, le terme poterne est bien la déformation orthographique de l'ancienne dénomination poterle ou poterie.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 2 nov. 2015 15:12

CHEMILLÉ - Le Champ de Foire
(MAINE ET LOIRE)
Le marché aux bestiaux de Chemillé a une belle notoriété et revêt une importance considérable dans la région. Déjà en 1844, on y vend pas moins de 47.000 boeufs par an. La montée en cadence de ce succès sera exponentielle : en 1926, entre 1000 et 2000 bêtes y sont vendues chaque jeudi, dont 600 à 1400 boeufs. Tant et si bien que le marché chemillois devient le second marché aux bestiaux de France, derrière la Villette, avant que celui-ci ne ferme.
Le Champ de Foire est également appelé place du Château. Mais pas le moindre Château à Chemillé : il s'agit juste de l'emplacement de l'ancienne forteresse du XIIIe siècle, détruite au moment de la Révolution. Il n'en subsiste qu'une ancienne porte d'accès.
Le Champ de Foire de Chemillé aurait été, le 31 mars 1793, le lieu de l'épilogue de l'histoire de Louis Bruneau dit Six-Sous.
(voir ici, Petit Plus relatif à Six-Sous)
Avant 1902, un Kiosque à musique octogonal, avec soubassement en pierre et colonnes de fonte mais sans garde-corps, est édifié sur un côté du Champ de Foire.
Sur cette place très animée de par sa foire et ses marchés, il va de soi qu'une multitude de cafetiers s'installe : pas moins d'une vingtaine d'établissements y sont dénombrés dès 1850. On peut d'ailleurs distinguer sur notre carte, derrière le Kiosque à musique, 7 cafés (dont Café du Commerce et Café Granger), tous quasiment côte à côte.
Egalement visible sur ce cliché, le clocher de la nouvelle Eglise Notre-Dame, située place des Perrochères. Elle est construite de 1879 à 1884 pour remplacer l'ancienne église Notre-Dame considérée comme trop étroite ; celle-ci est édifiée du XIe au XVIe siècle, place Notre-Dame. Les deux églises sont toujours co-existantes.
Si l'Harmonie chemilloise se produit très fréquemment sur le Kiosque de la place du Château, alias le Champ-de-Foire, celui-ci semble insuffisant pour les mélomanes. Un second kiosque (objet de notre prochain développement) est édifié sur le mail Saint Pierre, puis un troisième sur la place des Perrochères, autrement dit face à la nouvelle Eglise Notre-Dame. Des concerts y sont attestés de 1930 à 1938, mais aucun photographe ne semble s'y être intéressé, nous n'avons pu mettre la main sur aucune carte le représentant.
En outre le 19 avril 1931, il est fait mention d'un concert au Kiosque à musique de la place des Ferrailleries ; cependant, nous avons vainement cherché cette place, et il est probable que ce nom était attribué à une des deux places où existait un kiosque, en raison d'un marché à la ferraille qui s'y déroulait.
Le Kiosque du Champ de Foire a été supprimé avant 1955, celui de la place des Perrochères a suivi son sort, le Foirail, quant à lui, a été fermé en décembre 1997.
La commune de Chemillé s'est regroupée le 1er janvier 2013 avec la commune de Melay pour former Chemillé-Melay.
Kiosques supprimés.

voir ici Place du Château (ex Champ-de-Foire) de Chemillé, sans kiosque, aujourd'hui.
voir ici nouvelle Eglise Notre Dame, place des Perrochères, à Chemillé, sans kiosque, aujourd'hui.
voir ici ancienne Eglise Notre Dame, place Notre Dame à Chemillé, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Lun 2 Nov 2015 13:50

16 mai 1926 — Concert de l'Harmonie de Chemillé sur le Kiosque du Champ de Foire.

— Aujourd'hui. de 21 h 30 à 22 h. 30 (heure légale), l'Harmonie de Chemillé donnera, sur le Kiosque du Champ de Foire, un concert avec le programme suivant :
La perle d'or, P. R. (Sciupi): Sardanapale, ouverture (Leroux) ; Leda, valse (Allier) ; Nabuchodonosor, fantaisie (Verdi): Fleur d'avenir, polka (Sciupi).
Le chef de musique : Th. Gilbert.


12 et 13 septembre 1928 — L'Harmonie de Chemillé en concerts au Kiosque de la place du Château.
— A l'occasion des fêtes de la foire-exposition et des courses, l'Harmonie de Chemillé exécutera, sur le kiosque de la place du Château, trois concerts, les mercredi 12 et jeudi 13 septembre, de 21 heures à 22 heures, et le dimanche 16 septembre, aux mêmes heures. Elle se fera également entendre pendant les courses de chevaux qui ont lieu sur l'hippodrome de la Halbaudière, dimanche prochain.

1er août 1929 — Kermesse Place des Perrochères. Concert de l'Harmonie.
— C'est dimanche prochain que la kermesse organisée par l'Harmonie de Chemillé aura lieu. Dans un cadre agréable puisqu'elle est installée sur la place des Perrochères, cette fête est appelée à un vif succès. Les organisateurs se sont assuré le concours d'un groupe d'artistes angevins qui, dans un théâtre de verdure, se feront applaudir dans leur charmant répertoire. Des loteries, pâtisseries feront la joie des enfants et des grandes personnes. Un concours de tir et de palets est inscrit au programme.
Aux bars qui seront copieusement garnis, tout en dégustant les boissons les plus agréables, les oreilles seront charmées par les orchestres qui y seront installés. Le programme se poursuivra le soir, par une grande bataille de confettis, ainsi que par le tirage de la tombola. Une brillante illumination, donnant de jolis effets de lumière parmi les beaux arbres des Perrochères, sera faite pendant que l'Harmonie exécutera un concert de gala. Une joyeuse surprise avec un air joyeux est réservée aux visiteurs de la kermesse. Ouverture à 14 h. 30.


Chemillé - Ancienne Eglise Notre Dame, place Notre Dame — Nouvelle Eglise Notre Dame, place des Perrochères.
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30 mai 1930 — Concert de l'Harmonie au Quartier Saint Léonard de Chemillé.
— Nous rappelons que c'est dimanche prochain qu'aura lieu la fête du quartier Saint-Léonard. De nombreuses attractions foraines participeront à cette fête et divers jeux occuperont l'après-midi les nombreux promeneurs qui ne manqueront pas de se donner rendez-vous à Saint-Léonard. Le soir, un brillant concert sera exécuté par l'Harmonie de Chemillé pendant le tirage du feu d'artifice.

20 septembre 1930 — Concert de l'Harmonie de Chemillé sur le Kiosque de la place des Perrochères.

— A l'occasion des courses de chevaux de dimanche prochain 21 septembre, l'Harmonie de Chemillé exécutera un concert sur le kiosque de la place des Perrochères, à 21 heures, avec le programme suivant : Ké-Son, allégro ; Les Contes d'Hoffman, fantaisie ; Parfum d'éventail, valse ; Le Chemineau, fantaisie ; Le Bon Bourgeois, polka.
De 13 heures à 19 heures, jour des courses, il sera interdit à tous les véhicules automobiles, voitures attelées de chevaux, bicyclettes et cavaliers, de marcher à une allure supérieure à douze kilomètres à l'heure, sur la route de Chemillé à Cholet, à partir du Champ de Foire jusqu'à la limite de la commune à Saint-Léonard.
Il est expressément défendu aux automobilistes, conducteurs de voitures, bicyclistes et cavaliers, de chercher à se dépasser sur le trajet indiqué ; ils devront toujours conserver la droite de la route conduisant à l'hippodrome, ainsi que pour le retour. La Municipalité décline toutes responsabilités relatives aux accidents qui pourront se produire par suite de la non observation du présent arrêté.


18 avril 1931 — Concert de l'Harmonie de Chemillé sur le kiosque de la place des Ferrailleries (?)
— Chemillé. Dimanche prochain, 19 avril, à 9 heures, l'Harmonie de Chemillé exécutera son premier concert de l'année sur le kiosque de la place des Ferrailleries.

17 juin 1938 — L'Harmonie chemilloise donne un concert place de l'Eglise Notre-Dame (place des Perrochères).
— Dimanche prochain, à 21 heures, sur le kiosque de la place de l'église Notre-Dame, l'harmonie chemilloise donnera un concert.

Chemillé - Champ de Foire et nouvelle Eglise Notre Dame 1955 — Champ de foire, place du Château.
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13 mai 1926 — Marché aux Bestiaux de Chemillé
— Marché aux bestiaux. Amenés 967 dont 730 têtes bovines, soit une diminution de 213 têtes sur le précédent marché. Nous donnons ci-dessous le détail avec prix des cours des animaux :
Bœufs gras, amenés 560, vendus 256. prix moyen sur pied 3.50 à 4,50. — Vaches grasses, amenées 436. vendues 360, prix moyen kilo sur pied: 3,50 à 5.
Bœufs maigres, amenés 14, vendus 7, de 5.550 à 7.400 pièce. — Vaches, amenées 70. vendues 31. de 1.450 à 2.550 pièce. — Taureaux, amenés 40. vendus 38 ; prix moyen kilo sur pied. 3.30 à 4.
Veaux amenés 30, vendus 30 ; prix moyen kilo sur pied, 6,50 à 7,50. — Porcs maigres, amenés 45 vendus 24, de 460 à 500 pièce. — Porcillons, amenés 12, vendus 8, de 260 à 300 pièce.
Moutons, amenés 90, vendus 88 ; prix moyen kilo par pièce, 8,50 à 9,35. — Agneaux, amenés 90, vendus 90 prix moyen kilo par pièce, 4,40 à 5,40.
Physionomie du marché. Le marché d'hier a été moins important que le précèdent. Ceci est dû à ce que le Jour a été changé, car ce marché a lieu régulièrement le jeudi de chaque semaine. Par suite des fètes de l'Ascension, il a été avancé d'un jour. A chaque changement de jour, le marché est toujours inférieur, ce qui a une influence sur les cours.


20 mai 1926 — Marché hebdomadaire aux bestiaux de Chemillé.
— Ce fut le plus fort de toute l'année. On y vit des marchands de toute la France. Cours stationnaires avec tendance à la baisse pour certaines catégories.
Marché aux bestiaux : Amenés, 1.413, chiffre total des animaux de toutes catégories présents sur les dix heures, place de Chemillé. Dans ce chiffre, il faut retenir qu'il y avait 1.166 têtes de gros bœufs, soit une augmentation sensible, de 436 têtes sur le précédent marché du Jeudi 12 mai. Nous donnons ci-dessous le détail :
Boeufs gras : amenés, 340 ; vendus, 333 — Vaches grasses : amenées, 688. vendues, 661 — Bœufs maigres : amenés, 12 ; vendus, 6 — Vaches maigres : amenées, 62 ; vendues, 23 — Taureaux : amenés, 64 ; vendus 61 — Veaux : amenés, 57 ; vendus, 55 — Porcs maigres : amenés, 50 ; vendus, 47 — Porcillons : amenés, 23 ; vendus, 13 — Moutons : amenés. 83 ; vendus. 69 — Agneaux : amenés, 99 ; vendus, 69.
Physionomie du marché. Le champ de foire de Chemillé rempli de monde et de bestiaux, débordait d'une activité réelle, va et vient de bestiaux dirigés sur le quai d'embarquement de la gare ; arrivée de bestiaux de fermes environnantes, tout cela faisait voir et laissait deviner que les transactions étaient nombreuses. Il y a déjà un certain temps que Chemillé n'avait vu un aussi beau marché.


9 avril 1927 — Heures d'ouverture des marchés aux bestiaux et denrées. Concert au Kiosque du Champ-de-Foire.
— Chemillé. Heures d'ouverture des marchés. En raison du changement de l'heure, à partir de jeudi prochain 13 avril, les marchés ouvriront aux heures ci-après : 1° marché aux veaux, à 6 h. 30 ; 2° marché aux bœufs gras, à 7 h.; 3° marché aux vaches grasses, à 7 h. 30 ; marché aux porcs, à 8 h. ; 5° marché aux moutons, à 8 h. 30 ; 6° marché aux denrées, à 10 heures.
Concert de l'Harmonie. Dimanche prochain. 10 avril, l'Harmonie de Chemillé donnera, de 17 à 18 heures, un concert sur le kiosque du Champ de-Foire.

27 avril 1930 — Location des barrages du Champ-de-Foire.
— Chemillé. MM. les marchands de bestiaux sont informés que la location des barrages d'attaches du Champ-de-Foire, du n° 1 au n° 9, sera faite jeudi prochain 1er mai 1930. à 10 heures à la Mairie.
Cette location se fera à compter du jeudi 8 mai 1930 au 8 mai 1931. Les barrages seront loués séparément, les uns après les autres, et la présence des soumissionnaires est indispensable à cette adjudication.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 6 nov. 2015 11:13

CHEMILLÉ - Mail Saint-Pierre
(MAINE ET LOIRE)
Le quartier du Mail se situe sur la paroisse de l'Eglise Saint-Pierre, et comme apparemment chaque quartier de Chemillé organise ses manifestations et fêtes — voir ci-dessus quartiers Champ-de Foire, Perrochères et Saint-Léonard — le besoin se fait sentir d'y édifier un Kiosque à musique. Celui-ci, de forme octogonale est construit avant 1906.
En 1864 est créée à Chemillé, la fête de la Quasimodo, ayant lieu à la fin de la semaine suivant Pâques. Cette fête est principalement suivie sur les quartiers Saint-Pierre et Saint-Léonard. De grandes courses cyclistes s'y déroulent à cette occasion.
Kiosque supprimé.

voir ici Rue du Mail, ex Mail Saint-Pierre, à Chemillé, sans kiosque, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Ven 6 Nov 2015 10:07

1er avril 1929 — Grande Fête à Chemillé, concert de l'Harmonie sur le Kiosque du Mail.
— Voici le programme de la fête du 7 avril :
Concours de tir, Café Usureau, ouverture 7 heures, fermeture 18 h.
14 heures. Café Thomas, jeux de la Plume et Miel ; 15 heures courses à pied, départ Café Audebault jusqu'à Rutor ; 18 heures Petit-Bourg, Café Roblet, courses en sac ;
20 h. 30, sur le kiosque du Mail, concert par l'harmonie de Chemillé ; 21 heures grand feu d'artifice.
MM. les forains sont informés qu'il ne sera perçu aucun droit.

6 avril 1931 — Annonce de la fête annuelle de la Quasimodo à Saint-Pierre de Chemillé.
— Ainsi que chaque année la frairie de St-Pierre de la Quasimodo tiendra ses assises sur la place du Mail.
Dès maintenant, le Comité, sous la direction de son actif président. M. Nourry. s'est assuré le concours de nombreux forains. Au programme figurent de nombreuses attractions, jeux divers. Nous en reparlerons en publiant le programme de cette fête.


9 avril 1931— Programme de la fête de la Quasimodo, sur la Place du Mail Saint-Pierre.
— L'Assemblée de Saint-Pierre de Chemillé aura lieu, comme d'usage place du Mail, le dimanche de la Quasimodo, avec le gracieux concours de la musique de Chemillé.
Au programme : Concours de tir, café Baumard-Usureau (ouverture 7 heures). 1e prix 50 frs ; 2e 30 frs; 3e 20 frs ; 4e 15 frs ; 5e 10 francs. — A 15 heures : courses à pied pour enfants et jeunes gens de moins de 15 ans, par les Avenues de la Gare. Nombreux prix. — A 15 h. 30 : Courses à bicyclettes, aller et retour la Jumelière. Arrivée place du Mail à Saint-Pierre. — A 17 heures : Fin de concours de tir ; distribution des prix café Baumard-Usureau. — A 18 heures : Distribution des prix aux divers coureurs, café de la Gare Dupé. — A 20 h. 30 : Grand concert sur le Mail et feux d'artifices.


13 septembre 1936 — Courses hippiques à Chemillé, clôturées par un concert au Mail Saint-Pierre.
— Des courses de chevaux auront lieu sur dimanche 20 septembre, avec le gracieux concours de la musique de Chemillé.
Les engagements pour les 4 premières courses sont reçus jusqu'au 17 septembre, 15 heures, à Chemillé chez M. Paulain, trésorier, rue Nationale, et chez M. Auguste Cailleau. à l'Avault. Ils doivent être accompagnés d'un droit d'entrée de 5 francs.
Les engagements pour la 5e course sont gratuits et seront reçus sur le terrain par M. le Trésorier.
Pour tous renseignements, s'adresser à M. H. Siraudeau, secrétaire, le Val-d'Hyrome, Chemillé.
A 17 h. 30, sur le Mail de St-Pierre. Concert et distribution des prix.
A 21 heures, place du Champ de foire, concert, feu d'artifice.


Chemillé - Mail Saint-Pierre, Kiosque et Eglise Saint Pierre 1906
Image

13 juillet 1937 — Kermesse de Saint-Pierre, clôturée par un concert au Kiosque du Mail.
— Chemillé, la journée dominicale. Un beau temps auquel nous nous habituons facilement depuis une bonne période présida aux diverses manifestations de la journée.
A Saint-Pierre, la rue de Valbourg connaissait aussi une bonne animation occasionnée par la Kermesse annuelle de l'Amicale des anciennes élèves ; les stands variés et bien agencés connurent un commerce assez bon et les saynètes ou ballets enfantins furent très goûtés.
Du coté sportif, nos tennismen juniors disputèrent leur chance sur le court Notre-Dame contre le Tennis-Club du Réveil de Candé, ce match comptant pour le championnat d'Union d'Anjou s'avérait très dur.
Et pour terminer, nos braves musiciens surent charmer un bon nombre de nos concitoyens par leur concert si bien exécuté, le soir, à 21 heures, sous le kiosque de Saint-Pierre : souhaitons que semblable partie musicale se renouvelle plus souvent surtout en cette saison.
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » lun. 9 nov. 2015 17:04

CHERBOURG - Jardin public - Kiosque de la Musique
(MANCHE)
Ancien Plan de Cherbourg pour se repérer.
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Si la fondation de l'Ermitage du Haut de la Montagne du Roule de Cherbourg est attestée par des documents, il n'en est pas de même concernant l'Ermitage de Bas de ladite montagne.
L'Ermitage du Haut est ainsi fondé en 1650 par le père Étienne Duquesne (1626-1692), de l'ordre des ermites de Saint-Antoine. Lui succède un cordelier du couvent de Valognes jusqu'en 1727, date à laquelle le seigneur de Tourlaville, qui est de fait le maître des lieux, place le frère Antoine Le Febvre comme nouvel ermite.
Au pied de la Montagne du Roule, près de la rivière Trottebec, un second ermitage a été créé entre temps, sous le vocable de Notre-Dame-de-Grâce : au XVIIe siècle, il est desservi également par les Cordeliers de Valognes. Le dernier membre de cette congrégation, le père Desquiesses, quitte les lieux en 1770. Le 30 octobre 1770, Hervé Fouquet de Réville, seigneur de la paroisse de Tourlaville, nomme l'abbé Guillaume Philippe Le Brun, nouveau desservant de l'ermitage. Ce dernier tient, en 1779, une école gratuite, recevant une indemnité de 24 livres par an de la part de la municipalité.
Les bâtiments de l'ermitage sont très modestes, la chapelle mesure 42 pieds de longueur et 15 à 14 de largeur. Le terrain entourant l'ermitage est d'environ un hectare, adossé à une avenue d'ormes et un plant de frênes.
Lors de la Révolution, la chapelle est pillée. Devenus biens nationaux, les ermitages de Bas et du Haut sont vendus par le Directoire du district de Cherbourg en l'an II de la République.
En 1852, nous retrouvons l'Ermitage de Bas transformé en restaurant champêtre.
Dès 1846, la Société d'horticulture de Cherbourg par l'intermédiaire de son président, M. Duproy, demande au Conseil municipal la création d'un jardin public. Après plusieurs projets, le conseil municipal va fixer son dévolu et acquérir, après 1876, l'Ermitage de Bas et ses terrains attenants, aux limites de la rue de Paris, auprès de M. Lair alors propriétaire.
Le Jardin public est inauguré le 5 juin 1887, le jour de la Trinité. Un Kiosque à musique, octogonal, d'aspect très rustique, au toit recouvert de chaume, envahi par des plantes grimpantes, est édifié dès l'ouverture du jardin.
En 1905, le jardin public du Roule est décrit ainsi :
fermé en partie par des murs, en partie par des grilles, en bordure de l'avenue Carnot s'ouvre une porte monumentale, flanquée de deux pavillons, l'un à l'usage du concierge, l'autre servant de poste de police ; à l'entrée, un bassin avec jets d'eau forme le centre d'une esplanade d'où partent deux allées-maîtresses convergeant toutes les deux vers le rond-point où, le dimanche, les musiques militaires donnent leurs concerts habituels, sous un kiosque rustique en chêne pelé recouvert d'une toiture de chaume et de plantes grimpantes ; plus loin une mare assez vaste avec ilôt est égayée par les ébats de quelques cygnes et canards. Cette mare, dominée par les ruines, transportées en cet endroit, de l'ancien portail de l'antique abbaye du Voeu, est entourée d'une ceinture d'ormes et de hêtres centenaires.
Le 22 septembre 1892, un monument en bronze en hommage au peintre Jean-François Millet (1814-1875), est érigé dans le jardin public. Ce sont les sculpteurs Henri Chapu (1833-1891) et Jean-Ernest Bouteiller qui en sont les auteurs, Gaston Gutelle (1853-1900) en étant l'architecte.
Un monument aux morts de 1914-1918 et aux marins du "Vendémiaire" du 18 juin 1912 est inauguré le 20 décembre 1924. De granit rose, il est surmonté d'un bronze du sculpteur Alexandre Descatoire (1874-1949).
Curieusement, alors que le kiosque à musique est bien en place et est utilisé très fréquemment, la municipalité, en date du 27 février 1937,
se préoccupe de faire aménager un kiosque au Jardin public de l'avenue de Paris. La dépense envisagée est de l'ordre de 9.180 francs, et le Conseil municipal approuve le projet de la municipalité.
On peut en déduire que le Kiosque à musique qu'on peut voir encore aujourd'hui, qui est effectivement fort différent de celui d'origine, a été édifié à la place du premier en 1937.
Kiosque remplacé, toujours en place.

voir ici Jardin public du Roule de Cherbourg, avec son nouveau Kiosque, sans toiture, aujourd'hui.
voir ici Buste de Jean-François Millet au Jardin public, aujourd'hui.

Image
publié par JeanMarc Lun 9 Nov 2015 15:52

6 septembre 1891 — La musique de l'Amiral-Nachimoff au Jardin Public
— Sur la demande de la municipalité de Cherbourg, la musique de l'Amiral-Nachimoff a donné ce soir un concert au Jardin public. La foule a fait une chaleureuse ovation aux musiciens, qui ont joué la Marseillaise et l'Hymne russe.

3 juin 1928 — Attractions foraines, Gymnastique et Concerts au Jardin Public.
— Voici le programme d'aujourd'hui 3 juin :
Place Jean-Jaurès, avenue François-Millet, avenue Reibell, avenue Caritot, jusqu'à l'octroi du Roule :
grandes attractions foraines.
A 14 h. 30, esplanade du Bassin du Commerce (côte est), exercices par les sociétés de gymnastique Les Enfants de Cherbourg et La Jeunesse Cherbourgeoise.
A 15 heures, au Bosquet du Roule, exercices par la société de gymnastique La Vigilante ; concert par la société l'Espérance.
A 16 heures, avenue Carnot (près le passage à niveau) concert par la Société des trompes de chasse Le Rallye-Cor Cherbourgeois.
De 21 heures à 22 h. 30, au Jardin Public, concert par L'Union Lyrique.
Dans la soirée, illuminations de la place, avenue François-Millet, avenue Carnot et du Jardin Public.
A 22 h. 45, embrasement du Jardin Public.

Cherbourg - Jardin public, Kiosque à l'heure de la musique
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25-26 mai et 2 juin 1929 — L'Union Lyrique et le Rallye-Cor cherbourgeois au Jardin Public, attractions foraines, sociétés de gymnastiques et retraite aux flambeaux.
— Samedi 25 mai, à l'issue du concert lyrique, retraite aux flambeaux. Itinéraire départ place de la République à 21 h. 30, rue Tour-Carrée, place de la Révolution, Grande-Rue, rue au Furdray, rue au Blé. place de la Fontaine, rue Albert-Mahieu, rue Gambetta, rue de l'Ancien-Quai, rue Delaville, rue Louis-XVI, rue du Vieux-Pont, place Jean-Jaurès., avenue François-Millet, avenue Carnot (jusqu'à l'octroi) et retour dans l'avenue Carnot jusqu'au Jardin Public. Dislocation.
— Dimanche 26 mai, attractions foraines place Jean-Jaurès, avenues François-Millet, Reibell et Carnot.
A 14 h. 30, esplanade du Bassin-du-Commerce (côté Est) exercices par les sociétés de gymnastique Les Enfants de Cherbourg, la Jeunesse Cherbourgeoise et la Vigilante.
De 21 heures à 22 h. 30, au Jardin Public concerts par l'Union lyrique municipale et le Rallye-Cor cherbourgeois.
Dans la soirée, illuminations de la place Jean-Jaurès, avenue François-Millet, avenue Carnot et du Jardin Public. A 22 h. 45, embrasement du Jardin Public.
— Dimanche 2 juin, attractions foraines avenue Carnot à partir du Jardin Public.
A 14 h. 30, au Bosquet du Roule exercices par le sociétés de gymnastique Les Enfants de Cherbourg, la Jeunesse Cherbourgeoise et la Vigilante.
De 21 heures à 22 heures, au Jardin Public, concerts par l'Union lyrique municipale et le Rallye-Cor cherbourgeois.
Dans la soirée, illuminations de l'avenue Carnot et du Bosquet du Roule.


17 juin 1938 — Programme du concert de l'Union Lyrique Municipale aux Jardins du Roule.
— A l'occasion de la fête de la Trinité, « L'Union Lyrique Municipale » donnera un second concert dans les jardins du Roule, samedi prochain 18 juin, à 21 heures.
Programme : 1. Vieux amis (Kemblinoky) 2. Chanson hindoue (Rimsky Korsakow) 3. L'Arlésienne (Bizet) 4. Marche d'Athalie (Mendelssohn) 5. Le Jour et la Nuit, sélection (Lecocq) 6. Miralda. valse (Bosc) 7. Polka des grelots (Signard).


Cherbourg - Jardin public - Monument aux morts de 1914-1918 — Buste de Jean-François Millet
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Sociétés musicales actives à Cherbourg en 1909 :
Union cherbourgeoise (musique municipale), fondée en 1875, direction Danaud.
Harmonie Notre-Dame du Voeu, direction Dassonville, 38 exécutants.
La musique du 25ème R.I. est dirigée par Lazard.
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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » mer. 11 nov. 2015 10:40

CHERBOURG - La Place d'Armes un jour de Musique
(MANCHE)
Ancien Plan de Cherbourg pour se repérer.
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Place d'Armes jusqu'en 1710, du Calvaire en 1710, de la Liberté comme il se doit en 1793, à nouveau place d'Armes en 1800 jusqu'en 1904 où elle devient, de façon pérenne, place de la République.
En 1736, deux Frères des Ecoles Chrétiennes de Saint-Yon de Rouen viennent s'installer à l'angle du chemin de la Hague — future rue de la Paix — et de la place du Calvaire — future place d'Armes — dans une maison d'habitation, qu'ils vont transformer à usage d'école vers 1746. En octobre 1786 la municipalité y installe à l'étage, construit dans cette intention, son premier Hôtel de Ville. Les Frères et leur école s'installent, quant à eux, dans un nouveau bâtiment construit sur le jardin. En 1851, l'Hôtel de Ville va être agrandi et abritera même un musée de peinture et sculpture, le musée Thomas Henry.
Le 26 juin 1816, le maire de Cherbourg, Nicolas Collart, présente au Conseil municipal un projet de fontaine à ériger sur la Place d'Armes, en mémoire du débarquement du duc de Berry le 13 avril 1814, de retour de son exil à Jersey. Un devis de 7.000 frs est accepté, auquel s'ajoutera 3.000 frs pour le polissage du granit. Inauguré en 1817, sculpté par Le Jéal, le monument se compose d'une fontaine et d'un bassin de granit gris surmontés d'une obélisque quadrangulaire de granit rose de Diélette de près de 10 mètres.
Dans le prolongement de la place d'Armes, sur les quais, se situe la place du Rempart, rebaptisée en 1840 place Napoléon. C'est sur cette place que le sculpteur Armand Le Véel (1821-1905), pour la somme de 58.000 francs, va exécuter une statue équestre de Napoléon 1er, en bronze, inaugurée le 8 août 1858, en présence de l'empereur Napoléon III et de l'impératrice Eugénie. La fonte est exécutée par Eck et Durand ; le piédestal en granité, exécuté par François Dominique Geufroy (1823-1874) architecte communal de Cherbourg de 1851 à 1874, coûtera 59.616 frs 80, soit 1.616 frs 80 de plus que la statue elle-même, ce dont se plaindra, à juste titre Armand Le Véel...
La musique militaire est omniprésente à Cherbourg. En 1873, le 25ème Régiment d'Infanterie s'installe dans la caserne Proteau ; en 1893, le 2ème régiment d'infanterie coloniale s'installe au Quartier Rochambeau ; la caserne de Badens abrite depuis 1908, le 2ème régiment d'infanterie coloniale ; le 1er régiment d'infanterie coloniale est cantonné dans la caserne Brière de l'Isle ; enfin, les Equipages de la Flotte résident près de l'hôpital cherbourgeois. Tous ces régiments et leurs musiques défilent en permanence à Cherbourg, et, le Kiosque à musique du jardin Public de 1887, rustique et excentré, n'y suffit pas.
Aussi, le Conseil municipal décide la construction d'un Kiosque à musique et fixe son choix sur le Kiosque de la maison Jouffray, exposé au Champ-de-Mars à Paris, lors de l'Exposition Universelle de 1889. La résolution du Conseil est adoptée le 17 octobre 1889, et l'entreprise Jouffray, pour un montant forfaitaire de 9.500 francs, installe son Kiosque sur la place d'Armes, le soubassement étant à la charge de la Commune.
Edifié près de l'Hôtel de Ville, en alignement entre l'Obélisque du duc de Berry et la statue équestre de Napoléon, ce Kiosque à musique octogonal est inauguré le 13 juillet 1890, à 8 heures du soir, lors d'un concert militaire suivi de celui de l'Union lyrique cherbourgeoise.
Résistant à toutes les guerres, pourtant destructrices sur Cherbourg en 1943-1944, ce Kiosque à musique de belle allure ne résistera pas à un conseil municipal démanteleur et irresponsable, qui va, à l'unanimité, le 31 mai 1951, voter sa suppression pure et simple. Les raisons invoquées —
style du monument ne s'harmonisant guère avec la place et esthétique douteuse du kiosque qui en outre masque Napoléon, faible fréquence des concerts — sont totalement consternantes et affligeantes !... Tant qu'à faire, ces futés édiles cherbourgeois n'auraient-ils pas du voter la suppression de la statue équestre qui obstrue la vue sur la mer, et dans la foulée, l'arasement de la pyramide, qui, à bien y réfléchir, présente peu d'originalité par rapport à bien d'autres pyramides... Ah, pourquoi n'avons-nous pas de tels élus locaux, aussi "clairvoyants", sur bien des villes, pour faire raser bon nombre d'erreurs architecturales !...
Kiosque supprimé.


voir Ici, Place de la République de Cherbourg sans kiosque, aujourd'hui.

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publié par JeanMarc Mer 11 Nov 2015 09:18

30 novembre 1891 — Le 35ème de Ligne en concert au Kiosque de la Place d'Armes.
— Le Vitiaz à Cherbourg. Ce soir, à sept heures, un banquet a été offert par le Conseil municipal aux états-majors de la corvette Vitiaz et de la division cuirassée du Nord.
L'Hôtel de Ville était brillamment illuminé, la musique de l'infanterie de marine a joué dans les salons, et la musique du 35e de ligne dans le kiosque situé en face de l'Hôtel de Ville.
Une foule nombreuse stationnant sur la place d'armes, a acclamé l'état-major russe à son entrée et la musique du 35e a joué l'Hymne russe.
Toutes les autorités assistaient au banquet, à l'exception du-préfet de la Manche empêché ; une très grande cordialité, a régné pendant tout le repas.
Au champagne, divers toasts ont été portés. L'amiral Gervais et le commandant du Vitiaz ont répondu à ces toasts.


15 juin 1896 — La Fanfare des mirlitoniens, les trompettes Saint-Hubert et l'Union cherbourgeoise, Place d'Armes.
— La Société des mirlitons arrivera à Cherbourg, par train spécial, le mercredi 17 juin, à 11 heures du matin. Ils seront reçus à la gare par plusieurs délégués du Conseil municipal. Pendant leur déjeuner, la musique l'Union cherbourgeoise se fera entendre et, à 4 heures, concert, place d'Armes, par la fanfare des mirlitoniens, les trompettes Saint-Hubert et l'Union cherbourgeoise. Le soir, il y aura retraite aux flambeaux.

17 novembre 1903 — Concert sur la Place d'Armes pour le roi d'Italie Victor-Emmanuel et la Reine Hélène.
— Le train royal qui conduit à Cherbourg les souverains italiens, après avoir quitté à Juvisy le réseau de Paris-Lyon-Méditerranée, est arrivé hier matin en gare de Versailles-Chantiers à huit heures cinquante-huit, avec un retard de six minutes. L'arrêt n'a duré que deux minutes, pendant lesquelles le roi Victor Emmanuel a fait prendre les journaux.
A neuf heures le train se remettait en marche. Il se compose de deux wagons de première classe, d'un fourgon, de deux wagons pour le personnel, de quatre wagons pour les suites des souverains, de deux wagons pour les cuisines et d'un wagon de première classe de la Compagnie de l'Ouest.
A trois heures cinquante-cinq de l'après-midi, le train arrivait enfin à Cherbourg, après un long voyage de plus de vingt-sept heures. Il stoppe dans l'arsenal même.
Les souverains descendent et se rendent sous la tente-abri, qui a été spécialement dressée pour les recevoir. Victor-Emmanuel porte l'uniforme de général, petite tenue et képi, le large manteau bleu sous lequel il disparaît, empêche de voir s'il porte quelque décoration. Légèrement pale et les traits un peu tirés, la gracieuse reine Hélène apparaît vêtue d'une robe à traîne gris perle, coiffée d'un large chapeau à plumé blanche.
Suivent M. Tittoni, ministre des affaires étrangères, les aides de camp, les dames d'honneur.
Le vice-amiral Touchard, préfet maritime, s'avance vers les souverains, auxquels il souhaite la bienvenue. Il est entouré de MM. Dupré, sous-préfet, et Mahieu, maire de Cherbourg, les seules autorités qui, avec huit journalistes, aient pu trouver grâce devant l'inusitée rigueur des mesures prises.
Au roi, le préfet offre les compliments de M. Loubet à la reine, il présente, en la priant de l'accepter, une magnifique gerbe d'orchidées mauves et de lilas blancs, nouée d'un ruban de soie aux couleurs italiennes et aux initiales H. R., surmontées d'une couronne royale. La reine se montre très touchée de cette attention.
Sir H. Stephenson souhaite à son tour la bienvenue aux souverains au nom du roi Edouard.
Le roi serre la main à tous les personnages français et anglais et, la réception terminée, les souverains se rendent eu quai d'embarquement, sous une pluie battante. Ils prennent place dans une chaloupe du Victoria-and-Albert qui, quelques minutes plus tard, accoste le yacht britannique.
Alors commence la cérémonie officielle, l'incognito est levé. Tous les navires ont hissé le grand pavois, et de tous côtés éclatent les bruits assourdissants de. l'artillerie, qui tire les salves réglementaires. Le moment est solennel, et la foule massée sur les quais exprime son enthousiasme en de longues acclamations.
Au diner qui a été servi à bord du Victorria-and-Albert, quatorze convives étaient invités. Le vice-amiral Touchard, les contre-amiraux de Brétizel, Gadaud et Rouvier, et le sous-préfet de Cherbourg étaient les seuls hôtes français. Le roi était en grande tenue de général avec, en sautoir, l'ordre de la Jarretière. La reine portait un costume foncé, légèrement décolleté, avec parures de diamants. Les souverains se sont montrés extrêmement affables avec leurs hôtes et se sont entretenus longuement avec le préfet maritime qu'ils ont remercié vivement de l'accueil qu'ils avaient reçu. Aucun toast n'a été prononcé.
Dans la soirée, pendant que les souverains retiennent à leur table, les amiraux et commandants des deux escadres, la population cherbourgeoise assiste sur la place d'Armes donnant sur la rade à un concert offert par la municipalité, qui a illuminé les établissements communaux.
Le spectacle de la rade est féerique, tous les navires se profilent au large en de longs rubans de lumière électrique, qui soulignent leurs silhouettes de la coque au sommet des mâts. L'effet est inoubliable. Le beau temps s'est d'ailleurs rétabli, et la soirée s'achève sans incident.
Les souverains doivent passer la nuit en rade, à bord du yacht royal, autour duquel, à petite vitesse, tous leurs fanaux allumés, circulent les chaloupes à vapeur chargées d'assurer le service de surveillance.

2 au 4 Juillet 1905 — Fêtes Franco-Américaines à Cherbourg. Concert au Kiosque
— On procède actuellement à la décoration des monuments publics. La mairie, la préfecture maritime, la sous-préfecture, ont leurs façades abondamment garnies de trophées de drapeaux aux couleurs françaises et américaines. Place de la République, de l'extrémité de laquelle on jouit d'une vue superbe sur la mer, des terrassiers sont occupés à planter, de dix mètres en dix mètres, des grands mats, qui seront reliés les uns aux autres par des guirlandes de feuillage et de fleurs. Comme, au milieu de la place, se trouve un kiosque couvert et assez vaste pour pouvoir contenir cinquante musiciens, cet endroit convient admirablement pour un brillant bal en plein air. D'ailleurs, la municipalité a fait tous ses efforts et n'a rien négligé pour donner aux réjouissances qui se préparent le plus d'éclat possible.
Le Programme des Fêtes :
Le programme des fêtes a été arrêté définitivement comme suit :
Lundi 3 juillet, il y aura concert sur la place du Château, par la musique de l'escadre française. Dans la soirée, tous les monuments seront illuminés. Une grande retraite aux flambeaux partira du terre-plein de Longlet, parcourra les principales artères de la ville et se disloquera sur la place de la République.
Mardi 4, qui sera la principale journée, vingt et un coups de canon seront tirés à la première heure, par tous les navires en rade. Chacun d'eux hissera le grand pavois, en l'honneur de l'anniversaire de la proclamation de l'indépendance. A une heure et demie, un lunch sera offert sous la halle aux grains, par les matelots des équipages francais à leurs camarades américains, après quoi tous se trouveront réunis au casino, où ils seront les invités de la municipalité.
Pendant ce temps, une garden party, à laquelle prendront part les officiers des deux escadres, les officiers de terre et de mer présents à Cherbourg, ainsi que leurs familles, sera donnée, par l'amiral Besson, dans les salons et les Jardins de la préfecture maritime.


Cherbourg - Place d'armes vers 1910 — Place de la République en juin 1944
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5 juin 1921 — L'Union Cherbourgeoise et la Lyre du Commerce en concert au Kiosque de la République.
— Le Voyage ministériel. M. le Maire de Cherbourg, d'accord avec M. le sous-Préfet, a pris les dernières dispositions en ce qui concerne la réception à Cherbourg de M. Lucien Dior, ministre du Commerce. Voici le programme de la journée :
Arrivée du ministre dimanche à 4 h.30 ; présentations et réceptions l'Hôtel de Ville, lunch, réception des délégations de commerçants et de travailleurs, des syndicats ouvriers, banque populaire commerciale.
La musique de l'Union Cherbourgeoise se fera entendre de 4 heures à 6 heures au kiosque de la place de la République. Au grand théâtre, réunion générale des commerçants, de deux heures à quatre heures, avant l'arrivée du ministre.
Le soir, grand banquet à l'hôtel du Casino. Concert par la Lyre du Commerce, de 8 heures à 10 heures, au kiosque de la place de la République.
Lundi matin, à 8 h. 30, séance solennelle à la Chambre de Commerce sous la présidence de M. Dior. Le ministre quittera Cherbourg lundi matin par l'express de dix heures.


13 et 14 juillet 1921 — Programme de la Fête Nationale place de la République à Cherbourg.
— Mercredi 13 juillet, de 20 à 22 heures, place de la République, concert par les musiques l'Union Cherbourgeoise et la Lyre du Commerce. A 22 h. 15, grande retraite aux flambeaux.
Jeudi 14 juillet Salves à 8 heures du matin, le midi et au coucher du soleil. De 9 heures à 12 heures et de 14 à 17 heures, dans le côté Ouest de la Halle aux Grains (entrée rue Collard), concours public de tir par la Société de tir de Cherbourg. A 15 heures, place Napoléon, démonstration des enfants des écoles laïques. A 16 h. 30, sur le bassin du commerce, jeux nautiques et concert par la fanfare l'Espérance. De 17 à 19 heures, place du Château, exercices par les sociétés de gymnastique. De 20 à 22 heures, place de la République, concert par les musiques l'Union Cherbourgeoise et la Lyre du Commerce et la fanfare de trompettes l'Espérance. A 22 h. 30, grand feu d'artifice.
Dans la soirée, illuminations des monuments publics et de la place de la République.
Mercredi et jeudi soir, après le concert et le feu d'artifice, grand bal donné par la Société musicale l'Union Cherbourgeoise à tous les membres honoraires des sociétés l'Union Cherbourgeoise et les Enfants de Cherbourg, au profit du monument aux enfants de Cherbourg morts pour la Patrie. Entrée, 2 fr.


16 juillet 1921 — Résumé du déroulement de la Fête Nationale du 14 juillet à Cherbourg.
— Dès mercredi soir, la plus grande animation régnait en ville.
La foule s'est portée place de la République pour assister aux. deux concerts donnés par la. Lyre du Commerce et l'Union Cherbourgeoise, concerts qui ont soulevé les applaudissements du public.
Le retraite aux flambeaux qui eut lieu ensuite entraina la population à suivre les trompettes et les musiques dans l'itinéraire qui leur avait été tracé par la municipalité.
Jeudi la ville était très pavoisée de même que les établissements publics, les navires sur la rade et dans le port de Guerre et de commerce ont arboré le grand pavois ainsi que les navires américains. Le croiseur Jeanne d'Arc a tiré à 8 heures du matin, à midi et au coucher du soleil, une salve de 21 coups de canon. Conformément aux instruction du gouvernement, il n'y a pas eu de revue des troupes mais les sociétés d'éducation physique de la ville ont fait de beaux assauts, des mouvements d'ensemble de gymnastique et de natation ; les musiques la Lyre du Commerce et l'Union cherbourgeoise ont donné des concerts au kiosque de la place de la République.
Les illuminations de la soirée ont été très réussie.
La fête s'est terminée par un feu d'artifice très copieux et par un bal public donné par la musique l'Union cherbourgeoise.


6 septembre 1924 — Centenaire de l'Union Lyrique cherbourgeoise.
— Les fêtes données récemment, à Cherbourg, en l'honneur du cinquantenaire de la société musicale l'Union cherbourgeoise ont coïncidé avec le congrès tenu dans cette ville par la Fédération régionale des sociétés de Normandie. Ces fêtes débutèrent par un remarquable festival auquel participèrent, avec l'Union cherbourgeoise, les musiques municipales d'Evreux, de Bernay et de Saint-Lô, la Fraternelle de Caen et l'Harmonie elbeuvienne. Elles donnèrent, après des concerts individuels, une superbe audition d'ensemble que dirigea M. E. Clérisse, chef de la musique d'Evreux, président de la Fédération de Normandie. (...)
Sous la présidence de la municipalité, un banquet, auquel assistèrent le comité de l'Union cherbourgeoise, le comité des fêtes de Cherbourg et M. Grégoire, sous-préfet, réunit de nouveau les congressistes. Puis les musiques défilèrent en ville jusqu'au Chantier, où, sur le monument élevé aux marins morts pendant la grande guerre, la Fédération de Normandie déposa une splendide couronne.
Il y eut encore la remise solennelle du fanion fédéral à l'Union cherbourgeoise, l'attribution d'une médaille d'ancienneté à la doyenne de Saint-Lô, dont les archives remontent à 1798. La distribution par M. E. Clérisse de 150 diplômes aux plus anciens musiciens des sociétés normandes termina, dans l'enthousiasme général, l'un des plus importants congrès tenus cette année par les fédérations régionales.


Cherbourg - Musique de l'infanterie coloniale sur la place d'Armes — Union Cherbourgeoise
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5 au 12 septembre 1926 — La Foire Exposition de Cherbourg qui dure 8 jours présente un nombre de concerts impressionnant !
— La Foire-Exposition de Cherbourg ouvre ses portes demain dimanche à 9 heures du matin.
L'inauguration officielle aura lieu sous les auspices de la Chambre de Commerce et de la Municipalité. Le Comité recevra les autorités à 8 h. 45 dans le péristyle du Théâtre Municipal et précédera immédiatement après à la visite des stands.
Il ne sera pas envoyé de convocation individuelle aux membres du Comité de la Foire-Exposition auxquels le présent communiqué doit tenir lieu de convocation.
Programme des fêtes :
— Dimanche 5 septembre. A 9 heures, place Divette, ouverture officielle de la Foire-Exposition ; de 15 heures à 17 heures, place Divette, concert par l'Harmonie l'Union Lyrique Cherbourgeoise; fête Chantereyne, au Chantier ; fête foraine et attractions.
A 17 heures 30, Concert par la fanfare du 1er colonial ; concours de façades fleuries.
A 20 h. 30 place de la République, concert par l'Harmonie l'Union Lyrique Cherbourgeoise; fête Chantereyne illuminations; bals populaires.
— Lundi 6 septembre. De 15 à 17 heures : péristyle du Grand Théâtre, chorale du Groupe artisque cherbourgeois.
A 20 h. 30 Place Saint-Clément, concert par l'Harmonie N.-D. du Vœu.
A 20 h- 30 Place Henry-Gréville, concert par l'Harmonie de la Fédération des Patronages Laïques.
— Mardi 7 septembre, de 15 à 17 heures : Place Divette, concert par la Fanfare du 1e colonial.
A 20 h. 30, Salle des fêtes, grand gala de boxe.
A 20 h. 30, au Bosquet du Roule : concert par l'Harmonie du Patronage de la rue de l'Asile.
A 20 h. 30, quartier de la Bucaille (Angle des rues de la Bucaille, de Tocqueville et Asselin), concert par l'Harmonie N.-D. du Vœu.
— Mercredi 8 septembre. Péristyle du Grand Théâtre, quatuor Leduc-Steyler, concert symphonique.
A 20 h. 30, place du Château, grand concert par l'Harmonie l'Union Lyrique Cherbourgeoise et la chorale de la rue Dujardin ; exercices de gymnastique par les sociétés la Jeunesse Cherbourgeoise, les Enfants de Cherbourg, l'Etoile Sportive; Illuminations Projections électriques.
— Jeudi 9 septembre, de 15 à 17 heures : place Divette, Concert par la Fédération des Patronages Laïques et la Chorale de la rue Dujardin.
A 20 h. 30, place Bricqueville : Concerts par l'Harmonie du Patronage de la rue de l'Asile ; Quai de Caligny (près le Quartier Général) concert par le Rallye-Cor.
—Vendredi 10 septembre, de 15 à 17 heures : place Divette, Concert par la fanfare du 1er colonial.
A 20 h. 30, place de la Révolution : Concert par les trompettes de l'Espérance; Place Notre-Dame du Voeu concert par l'Harmonie de N.-D. du Vœu.
— Samedi 11 septembre, de 15 à 16 heures : Péristyle du Grand Théâtre, grand concert symphonique, sous la direction de Mllle Pezet (exécution d'une sélection d'un de nos oratorios célèbres).
A 20 h. 30, place du Cauchin Concert par l'Harmonie de la Fédération des Patronages Laïques et la Chorale de la rue Dujardin ; place de la Fontaine concert par la fanfare du 1er Colonial.
A 21 heures, Salle des Fêtes grand bal de nuit.
— Dimanche 12 septembre. A 10 heures, réception de M. le Préfet, visite de l'Exposition ; à midi, banquet.
A 13 h. 30, place de la République : concours de voitures, bicyclettes, trottinettes et voitures d'enfants fleuries (nombreux prix) Lâcher de pigeons voyageurs ; grand défilé pour se rendre à la Foire-Exposition où aura lieu la distribution des récompenses. Pendant le défilé, concert par le Rallye-Cor.
De 15 à 17 heures, place Divette : Concert par l'Harmonie l'Union Lyrique Cherbourgeoise.
Gymkana automobile, avec le concours de l'Automobile-Club de l'Ouest ; courses aux anneaux, en marche arrière, aux Banières, au verre d'eau, etc.; concours de brayuage ; concours surprise. Pendant le Gymkana, concert par la Fanfare du 1er Colonial et le Rallye-Cor.
A 19 heures, Clôture de la Foire-Exposition.
A 20 h. 30, place du Château : Concert par l'Harmonie l'Union Lyrique Cherbourgeoise.
21 h. 30, Grande fête Vénitienne, dans l'avant du port et le bassin du commerce, concours de barques illuminées défilé, concerts par l'Harmonie du Patronage de la rue de l'Asile, les Trompettes de l'Espérance, le Rallye-Cor.
A 23 heures, Embrasement de la montagne du Roule.

22 avril 1928 — Réunion de protestation féministe sous le kiosque à musique de la place de la République.
— Une manifestation féministe à Cherbourg. Le comité féministe de l'alliance sociale qui présente à Cherbourg la candidature de M. Hourdin, de Paris, avait organisé une réunion électorale que l'autorité municipale voulut interdire, le candidat étant absent. La foule déçue protesta, se rendit en cortège à la mairie, manifesta bruyamment. Le comité féministe, dirigé par Mmes Ziégel et Boreau de Roincé, parlementa avec le sous-préfet et le maire, mais n'obtint point l'ouverture de la salle. Ce que voyant, les protestataires organisèrent, sous le kiosque à musique de la place de la République, une réunion où fut exposée la thèse féministe.

Cherbourg - Statue de Napoléon Ier
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publié par Carpostale Sam 29 Oct 2011 17:31

30 juillet 1938 — Le Cercle bruxellois choral Edouard Bauwens en audtion sur le Kiosque de la République.
— Le Cercle choral Edouard Bauwens, de Bruxelles, participant aux fêtes musicales qui auront lieu demain dimanche, à Cherbourg, à l'occasion du Congrès de la Fédération Musicale de Normandie, donnera à Caen une audition au kiosque de la place de la République, mercredi prochain, 3 août, à 21 h, sur la demande de l'Union Commerciale et de la Fraternelle.
Le Cercle Choral Bauwens est placé sous le haut patronage de S. M. le roi des Belges, et classé en division d'honneur.
Les 30 chanteurs que nous aurons le plaisir d'entendre sont tous premiers prix du Conservatoire de Bruxelles et dirigés par le Maître Hanssens.
La Fraternelle prêtera son concours.


1er août 1938 — Festival international de musique de Cherbourg.
Hier matin, à 11 heures, les excellents chanteurs du Cercle Bauwens de Bruxelles qui ne cessèrent, pendant le festival de prodiguer leurs talents, donnèrent une audition de choix sous le kiosque de la place de la République.
Une foule énorme se pressait sur la place et ne cessa d'applaudir nos amis belges.
A 15 heures, les sociétés se réunirent place Saint-Clément afin de se rendre en cortège au Stade Municipal où devait se dérouler le clou de ces trois journées.
Suivies des voitures dans lesquelles avaient pris places les reines de France, des Halles de Paris et d'Alsace, venaient la Fanfare de la Ville de Paris, la clique des Sapeurs-Pompiers de Cherbourg et enfin les groupes des harmonies et chorales prenant part au festival.
Après avoir passé entre deux haies de curieux, saluant bruyamment les Reines, par la rue du Val-de-Saire, le quai Alexandre-III, les rues des Tribunaux, Gambetta et Albert-Mahieu, la place de la Fontaine, la rue François-La-Vieille, les places de la République et Napoléon et les rues de l'Onglet et de l'Abbaye, le défilé atteignit le Stade Municipal où, dans un décor magnifique de fleurs et de verdures l'attendait une foule immense qui se pressait dans les vastes tribunes où, autour du terrain de football qui n'avait connu jusqu'à présent que les coups de sifflet de l'arbitre et qui allait retentir des accents de toutes ces musiques réunies et, sur la pelouse, chaque harmonie se rangea, cependant que les trois souveraines qui présidèrent avec tant de grâce à nos fêtes, prenaient place dans la tribune officielle aux côtés des autorités.
Signalons que, sur le parcours, les sociétés fleurirent le monument aux morts du Chantier.
Le programme se déroula dans l'ordre prévu.
M. Lucien Kemblinsky, chef de notre Union Lyrique Municipale, ouvrit le feu avec Cherbourg, une marche avec tambours et clairons ; M André Clérisse, directeur de l'harmonie caennaise La Fraternelle, dirigea Patrie, de Bizet et, tour à tour, les 600 musiciens qui avaient été réunis exécutèrent une Sélection sur Tannhauser, de Wagner, dirigée par M. Niverd, d'Alençon ; la 3e Marche aux Flambeaux, de Meyerbeer, dirigée par M. Kemblinsky ; Polonaise de concert, de Paul Vidal, dirigée par M. Barrai, de Chartres ; La Housarde, de Louis Ganne, dirigée par M. Martin, de Saint-Lo ; et la Marche Héroïque, de Saint-Saëns, dirigée par M Martin, de Nantes.
Enthousiasmée par la perfection de l'exécution, la foule applaudit à tout rompre les musiciens et leurs chefs.
L'Union Lyrique Municipale reçut le fanion fédéral et, dirigée par le chef de musique du 8e R. I., les musiciens jouèrent La Marseillaise et les hymnes belge et luxembourgeois, écoutés debout par toute l'assistance.
Peu à peu, le Stade se vida de sa foule qui s'écoula en commentant favorablement ce grand événement musical.
La Soirée : Elle fut occupée par un grand concert donné place de la République par l'Union Philharmonique de Nantes, avec le concours des célèbres chanteurs Luxembourgeois et Belges que nous avions applaudis la veille au Théâtre Municipal et, alors que la nuit tombait, la façade de l'Hôtel de Ville s'illumina sous l'éclat de centaines de lampes.
Le festival était terminé. Il avait connu à Cherbourg un succès tel qu'on peut bien augurer des autres manifestations musicales qu'on ne manquera pas d'organiser dans notre ville.

Cherbourg - Place de la République en juillet 1944
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7 septembre 1938 — L'Union Lyrique Municipale donne une audition au kiosque de la place de la République
— Notre active et sympathique harmonie L'Union Lyrique Municipale, dirigée avec tact et autorité par M. Kemblinsky, professeur et compositeur de musique, et formée d'excellents éléments, auxquels viennent s'ajouter, petit à petit, les meilleurs élèves, gracieuses jeunes filles et jeunes gens, éduqués par de dévoués et compétents professeurs, soit, maintenant, 65 exécutants, vient de mettre au point un programme de choix qu'elle donnera, en audition, vendredi prochain 9 septembre, à 21 heures, au kiosque de la place de la République, avec les œuvres suivantes :
1° Le Chevalier garde, Parès ; 2° L'enlèvement au sérail, Mozart ; 3° Les Huguenots, Meyerbeer ; 4° Rosamunde, Schubert ; 5° Allegro de la Symphonie en mi-bémol, Haydn ; 6° Menuet, Boccherini ; 7° Marche turque, Mozart.
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JeanMarc
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Re: Kiosques à Musique

Message par JeanMarc » ven. 13 nov. 2015 14:11

CHERBOURG - Le Jardin du Casino
(MANCHE)
voir ici, les renseignements déjà publiés sur le kiosque du Jardin du Casino de Cherbourg.
Ancien Plan de Cherbourg pour se repérer.
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En 1828, le Conseil municipal de Cherbourg est sollicité par M. Cuman Solignac, négociant et transporteur maritime, pour participer à la création et construction d'un établissement des bains de mer. Si Cuman Solignac essuie un refus, il obtient tout de même que la municipalité lui cède gratuitement une partie du terrain nécessaire à cette édification. Il fonde une société en commandite et procède à la construction envisagée : un bâtiment de 64 mètres de longueur devant lequel une terrasse de 15 mètres de large est installée ; le jardin situé à l'arrière (192 mètres de longueur sur 64 mètres de large), entouré de murs, planté d'arbres verts et à fruits, et fermé par une grille en fer, à droite et à gauche de laquelle se situe le Logement du concierge et les bureaux de l'administration. Plus tard un café et un restaurant y seront installés.
Les baigneurs auront toujours à leur disposition une grande gondole ornée et bien équipée pour faire des promenades en rade, et une voiture à voiles, pour courir en sens divers sur les sables du bord de la mer.
Les Bains de mer vont s'appeler successivement Bains de S.A.R. Monseigneur le Dauphin jusqu'en 1830, puis Bains Louis-Philippe.
L'établissement est vendu en 1860 à Hippolyte de Tocqueville (1797-1876), résident et maire de Nacqueville, tout proche de Cherbourg (maire pendant 20 ans, il est révoqué le 23 mai 1874) ; Tocqueville fréquente assidument les courses hippiques qui se déroulent régulièrement sur la plage devant les Bains de mer, ayant même fondé, à cet effet, la Société du Cotentin organisatrice de Courses au trot. C'est le 25 septembre 1836 que les premières courses de chevaux ont eu lieu à Cherbourg ; l'hippodrome était précisément établi face au Bains Louis-Philippe.
Sous la houlette d'Hippolyte de Tocqueville, l'Etablissement des bains de mer, totalement transformé, auquel un Casino flambant neuf est adjoint, est inauguré en 1864 ; les rênes en sont confiées à l'ancien directeur des bains de Boulogne-sur-Mer. La notoriété de la station et de son Casino arrive enfin, réceptions et spectacles, concerts et festivités, congrès, courses de yachts, toute la panoplie du succès des casinotiers est déployée.
En 1901, la Société du Casino de Cherbourg est reprise par la Compagnie des Grands Hôtels, filiale hôtelière de la Cie internationale des Wagons Lits.
Le Kiosque à musique octogonal est édifié dans le jardin en 1902.
Port de transit des américains, anglais et allemands, Cherbourg manque cruellement d'un Hall ou d'une Gare maritime, et, dès avant 1903, les Compagnies Transatlantiques se plaignent des baraquements mis à la disposition de leurs passagers en escale à Cherbourg. Les compagnies menacent même de quitter la rade de Cherbourg pour celle de Boulogne s'ils n'obtiennent pas gain de cause, mais rien n'y fait, la Chambre de Commerce, tout comme la Mairie de Cherbourg ne daignent pas répondre aux demandes. Aussi, pour pallier à cette carence, une des plus grosses compagnies de navigation concernée, la Norddeutscher-Lloyd, société allemande, va prendre, avant 1909, des participations dans l'Hôtel-Casino-Bains de Cherbourg, afin d'y loger les touristes en "errance" qu'elle transporte.
Après avoir investi plus de 200.000 francs en travaux de rénovation, la Norddeutscher-Lloyd inaugure les nouveaux locaux du Casino-Hôtel en mai 1909.
La Norddeutscher-Lloyd, en 1907, possèdait une flotte comprenant 124 vapeurs, jaugeant 559 600 tonnes.
Cette prise de participation allemande va provoquer l'ire de bon nombre de germanophobes. Ainsi le 9 novembre 1910, le "correspondant particulier" du quotidien
Le Journal, affirme que "le plus gros actionnaire du Casino de Cherbourg est la Compagnie Norddeutscher LLoyd, qui retire de cet établissement un gain annuel de 120.000 fr, tandis que la taxe municipale sur les jeux du Casino s'élève seulement à 2.500 francs, preuve que les Allemands ont de bons avocats à Cherbourg".

Arrive la guerre 1914-1918 et bien entendu, dès août 1914, quatre transbordeurs appartenant à la Norddeutscher LLoyd sont saisis par l'Etat. L'administrateur du Casino, M. Sourbec, part en Suisse. L'Hôtel est réquisitionné pour servir d'hôpital temporaire.
Le 15 novembre 1914, le président du tribunal civil met sous séquestre les biens appartenant aux sujets allemands Georges Holse, maître d'hôtel du casino, Hadekorn, directeur, et Oedingen, comptable de la
Norddeutscher Lloyd. Le 28 novembre 1914, la Norddeutscher LLoydest, à son tour, mise sous séquestre, à son siège social 2 rue Scribe à Paris.
Enfin, le 27 décembre 1915, le tribunal civil de la Seine place sous séquestre la
Société des Bains de mer et du Casino de Cherbourg, détenue en majeure partie par la Norddeutscher LLoyd. M. Doyen est nommé séquestre.
Le 25 octobre 1921, M. Doyen nommé liquidateur des biens allemands séquestrés, passe l'Hôtel-Casino de Cherbourg en adjudication au Palais de justice parisien, avec mise à prix de 550.000 francs.
Fermé depuis la guerre, vendu en adjudication, l'hôtel-casino est rouvert en 1925. Il est de nouveau réquisitionné, cette fois-ci par les allemands, après leur arrivée à Cherbourg le 17 juin 1940. Et en juin 1944, il subit les derniers moments de son agonie sous les pilonnements.
Kiosque détruit.


voir ici, Emplacement actuel de l'ancien Casino de Cherbourg, Rond point de Minerve.

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publié par JeanMarc Ven 13 Nov 2015 12:50

Quelques réceptions et arrivées de célébrités lançant la renommée de la Station.
20 juin 1865 — Mardi dernier a eu lieu à Cherbourg, dans les salons de l'établissement des bains, le banquet offert à la Somerset and Dorsag railway Company et à la municipalité de Pool. La réunion était présidée par le maire de Cherbourg M. Ludé et le président de la chambre de commerce ; les convives étaient au nombre de cent. C'était pour le présent et pour l'avenir, une véritable fraternisation internationale dans la bonne acception du mot.
13 juillet 1867 — Nous avons ici au casino des bains de mer de Cherbourg, qui commence à être fréquenté, Mme Lœtizia Bonaparte-Wyse, la fille de Lucien Bonaparte, la mère de Mmes U. Ratazzi et Türr.
27 août 1867 — Lady Franklin, veuve du célèbre explorateur du Pôle Nord, Lord Franklin, qui, ainsi que je vous l'ai dit, est descendue au Casino des bains de mer, quittera Cherbourg mardi soir ; probablement elle s'embarquera à bord d'un ravissant yacht de plaisance, la Léda, qui appartient à un colonel anglais dont le nom m'échappe un des combattants de Sébastopol.
Avec lady Franklin se trouve miss Grennell, une jeune et charmante personne, fille de l'armateur de New-York qui avait, à ses frais, armé les deux navires allant à la recherche de lord Franklin.

1er juillet 1868 — On nous écrit de Cherbourg que le casino de bains de mer de cette ville, dont l'ouverture a lieu le 1er juillet, prépare une série de fêtes qui commenceront samedi prochain par une grande course de yachts anglais. Les étrangers affluent déjà dans notre grand port militaire pour jouir de ces fêtes nautiques, dont les Parisiens surtout sont très curieux.

Cherbourg - La Plage et le Casino
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publié par bojojo76 Ven 18 Oct 2013 21:58

1873 — Descriptif publicitaire de l'Hôtel-Casino et des Bains de mer.
— Cherbourg, place de guerre de première classe et le premier port militaire de la France, s'est placée depuis quelques années au premier rang comme station de bains de mer. Son établissement situé à droite de la jetée de l'Est, devant une magnifique plage à fond de sable, est des plus complets et des plus remarquables. Hôtel, restaurant, casino, bains de mer chauds, hydrothérapie à l'eau de mer, rien n'y manque.

Cherbourg - Affiches publicitaires 1901 et 1906
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14 août 1921 — La musique des Equipages de la Flotte de Brest en concert sur la Terrasse du Casino.

— La musique des Equipages de la Flotte reste à Cherbourg. Répondant à la demande de M. le vice-amiral Darthes, préfet maritime, le ministre de la Marine a accordé que la musique des Equipages de la Flotte de Brest reste jusqu'à dimanche 14 août, ce qui lui a permis de se faire entendre samedi soir, au kiosque de la place de la République. Elle jouera également pendant les régates, sur la terrasse du Casino. Voilà pour les Cherbourgeois une occasion unique d'aller entendre de la belle et bonne musique.

12 au 15 août 1921 — Congrès des officiers de pompiers de Cherbourg. Grandes fêtes. Concerts aux jardins du Casino.
— Le 36e Congrès des sapeurs-pompiers devant se tenir à Cherbourg, la municipalité a décidé à cette occasion d'organiser de grandes fêtes qui commenceront mercredi prochain 10 août par une exposition des motos pompes dans la halle au beurre.
— Vendredi 12 août, épreuves de pesage, de débit et d'aspiration en profondeur des motos pompes.
— Samedi 13, de 8 heures à 9 heures, épreuves sur routes des motos-pompes, départ place Divette. Itinéraire : rues Gambetta, de la Fontaine, François-Lavieille, places de la République, Napoélon, rues de l'Abbaye, Equeurdreville, Querqueville. Retour Urville, Querqueville, Equeurdreville, rues de l'Abbaye, Emmanuel-Liais, Gambetta, des Tribunaux, quai Alexandre-III. — Epreuve d'aspiration de motos-pompes dans le bassin du commerce. — De 20 heures à 21 h. 30, concert public sur la place de la République, retraite aux flambeaux.
— Dimanche, de 6 à 10 heures, épreuve de durée ininterrompue par les moto-pompes dans le bassin du commerce. — A 9 heures, au grand théâtre, première séance du Congrès. — A 14 heures, place de la République, réunion des congressistes, concerts et défilés des musiques et du cortège des sapeurs-pompiers en ville ; deuxième séance du congrès au grand théâtre. — A 15 heures grandes régates internationales ; fête athlétique au Foyer du Marin. — A 19 heures, banquet officiel des congressistes dans les salons de l'Hôtel de Ville. Le soir, illuminations de la place de la République et des édifices publics. — De 8 h. 30 à 10 heures, concerts publics place de la République.
A 8 h. 30. dans les jardins du Casino, théâtre de verdure, grande soirée théâtrale et musicale avec le concours de la troupe et de l'orchestre symphonique dirigé par M. Homère Tuorliax, entrée libre.
— A 10 heures, place Napoléon, grand feu d'artifice.
— Lundi 15, visite des environs en autobus, excursions en rade par les congressistes. — 14 heures, place Napoléon, grande fête de gymnastique et démonstration sportive. — Circuit vélocipédique Cherbourg-Pédale et Vélo Sport.
A 20 h. 30, dans les Jardins du Casino, concert par la musique l'Union Cherbourgeoise.
Cinéma en plein air. Illumination des jardins. Entrée libre.
Le congrès des sapeurs-pomniers sera présidé par M. Dior, ministre du Commerce.

Cherbourg - Casino, façade intérieure, hôtel, jardin & kiosque à musique — Terrasse du Casino donnant sur la Plage.
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11 juin 1920 — Réouverture du Casino de Cherbourg.
— On annonce l'ouverture du Casino-Plage de Cherbourg pour le samedi 12 juin. Le nouveau directeur, M. Edouard I. Cohn, de Paris, a fait grandement les choses. Une brillante troupe de Comédie sous la direction artistique de M. Marzel du théâtre de la Renaissance de Paris, entouré d'une sélection d'artistes est attachée à l'établissement, entièrement remis à neuf.
Un orchestre symphonique de tout premier ordre se fera entendre tous les après-midi et soirs dans les salons du Casino.
L'essai du nouveau directeur constitue une véritable décentralisation artistique en faveur de la ville de Cherbourg, sans parler des prix qui sont à la portée de tout le monde.
La façon de faire du nouveau directeur mérite vraiment de l'encouragement.

12 juin 1920 — Concert de la Lyre du Commerce sur le Kiosque du Casino.
— La Lyre du Commerce se fera entendre à l'occasion de l'ouverture du Casino sur le kiosque des jardins de ce bel établissement, dimanche prochain 13 juin, de 8 heures 30 à 9 heures 30 du soir.
Pour cette solennité locale, la Lyre du Commerce a préparé le joli programme ci-après qu'elle exécutera (faut-il le dire ?) avec sa maëstria habituelle.
Allegro mititaire, Carré — Billet doux (morceau de genre), Espitalier — Fantaisie sur Mireille, Gounod - Quod — Le Retour à la vie, valse, Chabas — Macédoine Normande, André.


1er octobre 1921 — Annonce de l'adjudication du Casino-Hôtel de Cherbourg, séquestré comme Biens allemands.
— Liquidation de Biens allemands séquestrés.
Adjudication au Palais de Justice à Paris le 25 octobre 1921, à 2 h., par le ministère de M. Doyen, liquidateur, en un seul lot, d'un Etablissement de Casino et Hôtel à Cherbourg, comprenant :
1° Un immeuble sis rue Louis-Philippe, rue de la Cayenne, rue du Rivage et sur la mer. Contenance 10.787 m. environ.
2° Fonds de commerce d'Hôtel et Casino exploité dans l'immeuble ci-dessus sous le nom de "Casino et Hôtel des Bains de mer de Cherbourg" ensemble clientèle achalandage et matériel : Revenu brut par bail 51.000 fr. Crédit Foncier à conserver. Mise à prix. 550.000 fr. Consignation 55.000 fr.
S'adresser pour renseignements à M. Doyen, liquidateur, 13, rue de Castellane à Paris, dépositaire de l'enchère, de 9 h. à 12 h., et pour visiter sur les lieux, et à M. Jeanne, séquestre adjoint à Cherbourg.


15 août 1926 — Concerts de la Fanfare du 1er Régiment d'infanterie coloniale aux Jardins du Casino.
— A 14 heures au Casino, dancing, fête de bienfaisance.
A 15 heures Jardins du Casino, concert par la fanfare du 1er régiment d'infanterie coloniale.
A 20 h. 30 au casino, concert. A 22 heures au casino, soirée dansante.
Fanfare du 1er Régiment d'infanterie coloniale. Programme des concerts qui seront donnés au Casino de Cherbourg le dimanche 15 août en matinée, de 15 heures à 16 heures en soirée, de 8 h. 30 à 9 h. 30
1. Le Drapeau Tricolore. E. Chabas — 2. La Côte d'Or (Ouverture). Bléger — 3. T'en souviens-tu ? (Valse). Turine — 4. L'Arlésienne (Intermezzo) Bizet — 5. Emilie L. (Polka pour piston)
Soliste M. Christofleau.


20 juillet 1934 — Concert de l'Union Lyrique Cherbourgeoise dans les jardins du Casino.
— Un beau concert de l'Union Lyrique. Mercredi soir, dans les jardins du Casino, devant un auditoire nombreux et attentif, notre excellente phalange musicale l'Union Lyrique, dirigée par M. Kemblinsky, a donné un très beau concert qui fut vivement apprécié. Le programme. qui était composé d oeuvres de Massenet, de Schubert, de Bizet et de M. Kemblinsky, fut exécuté avec une maitrise qui s'affirme à chaque sortie de l'Union. La section cherbourgeoise de Radio-Normandie s'était chargée de radiodiffuser ce concert, et, là aussi, de nets progrès furent enregistrés.
Pendant les entr'actes, les chœurs normands, sous la direction du chef Géo Moreau. se firent entendre devant le micro, dans l'auditorium de Radio-Normandie, aménagé sur la scène du Théâtre du Casino.


Cherbourg - Le Casino et la plage — Terrasse du Casino.
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